Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving!
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MessageSujet: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Dim 21 Juil - 9:29



    Vagabonds 3

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    Depuis notre dernier retour de mission, où Glen n’est pas rentré avec nous, je prends beaucoup plus de temps seule. Je le savais déjà que notre vie ne tenait plus qu’à un fil maintenant, mais c’est d’autant plus frappant lorsqu’on pose le canon de son flingue, sur le front d’un compagnon, avant de lui tirer une balle dans le crâne. Je l’ai tué sous sa demande, je n’avais pas le choix, des zombies lui avaient arraché une partie de la gorge, il était question que de temps avant qu’il ne mute et tente de me bouffer. Je ne voulais pas réellement parler non plus de cette clé trouvée dans 4 kilos de cocaïne, ni des coordonnées géographiques, j’avais laissé Tybalt s’en charger, je n’avais pas envie de parler. Parler pour dire quoi en plus ? Pardon ? Je suis désolée ? Je ne sais pas ? C’est inutile tout ça, complètement inutile ! Assise sur la branche basse d’un arbre, je suis la tour de contrôle de notre groupe pour la matinée, et j’en profite pour nettoyer mon fusil de chasse, y’a peu de macchabées. Ça fait des vacances pour ainsi dire, ça permet de mettre en exergues des petites choses dans ma tête. Avec Tybalt on forme un couple, les sentiments sont là c’est indéniable, ce qui veut dire que s’il lui arrive ne serait ce qu’une toute petite chose dramatique, je finirais par me loger le canon de mon fusil sur la tempe pour me mettre à bas purement et simplement. Avant la pandémie, on luttait pour ne pas affronter la mort, aujourd’hui elle rôde partout et on ne se fait pas prier pour se faire descendre. Alors pourquoi ne pas le faire maintenant ? Pourquoi ne pas se terminer maintenant, pourquoi vouloir continuer à rester sur terre, à errer comme des âmes en peine ? Qu’attendons-nous concrètement ? Que quelqu’un rallume la civilisation et nous dise : « attendez c’était une blagounette, ça existe pas tout ça ! » Je fixe le tube de silencieux artisanal que Jack m’a fait, au bout de mon fusil et je le teste sur notre prochain client, la détonation est beaucoup moins forte et l’effet est le même. Sa tête explose et son corps se rétame sur la pelouse sauvage. Pas mauvais ce petit gadget, je grimace un sourire, qui n’y ressemble que vaguement, en regardant mon arme. Du mouvement vers la maison, me fait relever le nez, je vois Tybalt de face qui discute avec un des Zellenwiller, un que je n’ai pas – encore – frappé, et donc par conclusion que j’arrive à peu près à tolérer. Isla sort aussi de la maison, je ne peux pas décrire les ‘relations’ que j’ai avec eux, parce que mon intérêt est restrictif, je ne peux pas émettre de positif, ils ne sont pas de ma famille, et si ce n’est pas moi qui crève, ce sera eux, et j’en ai soupé de chialer sur telle ou telle personne, avec tel ou tel attachement. La relève arrive donc pour me déloger de mon arbre, dommage j’étais bien là. Je saute à terre et adresse un mouvement de tête à … je sais plus son nom, on s’en tape, c’est un mec qui nous a rejoint y’a peu. Je traverse le champ et rejoins la maison. Tybalt m’appelle, je me colle en face de lui, assise sur la rambarde qui borde la maison. « Alors, c’est quoi les ordres ? » Dis-je avec lassitude, et limite dédain. Je ne m’adresse à Tybalt de cette façon négative, lorsque nous sommes entourés de personnes, je ne sais pas pourquoi réellement, je sais juste que je ne peux pas m’en empêcher. Je yeute Ian de haut en bas, il a l’air de vouloir parler, mais j’en suis pas sure.



Dernière édition par Victoria S. Anderson le Sam 3 Aoû - 18:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Dim 21 Juil - 16:53



You've lost control, do you like the person you've become ?
Bon, ce matin-là, elle n'était pas de corvée de guet, et elle en profitait. Parce qu'elle n'avait également pas eu à tenir ce rôle tard dans la nuit dernière, elle avait dormi autant que possible. Pas excellemment bien ; de toute façon, elle ne savait plus ce qu'était le sommeil réparateur depuis des mois. Mais elle avait dormi, et c'était le mieux qu'elle aurait pu espérer d'une nuit calme. D'un sommeil ampli d'images cauchemardesques, d'images auxquelles, malheureusement, elle s'était accommodée avec le temps qui passait. Le dernier regard de Clyde avant qu'il ne rende son dernier souffle, des éclats d'angoisse concernant le reste de la famille restée à Port-Charlotte, des images d'horreur avec des visages de zombies affamés... et puis, de temps à autre, le visage souriant d'Irving, ou des souvenirs de Clyde à la fac de médecine. Ainsi le sommeil, même si elle le redoutait, lui permettait de prendre cet échappatoire le temps de quelques instants, juste pour se sentir comme avant, libre, heureuse, avec un avenir tout tracé. Et même si elle savait que tout cela n'était qu'une chimère créée par son esprit obscurci par la fatalité, Isla en profitait. Elle savourait ces moments, car elle savait qu'elle devrait se réveillait et retourner à la dure réalité. Elle savait aussi que l'instant d'après, même si elle restait assoupie, tout pouvait s'écrouler. Alors elle savourait. Et le réveil, ce matin, fut difficile. Car elle revivait sa première rencontre avec Clyde, et elle savait que ses rêves -trop rares- étaient le seul moyen qui lui restait de vivre encore l'amour qu'elle avait pour lui, aussi pitoyable que cela paraisse.

Cependant, lorsqu'elle émergea, elle repéra son frère qui s'agitait, non loin de là. Il faisait sûrement un état de leurs provisions, et Isla salua Irving d'un  « bonjour » enroué. Elle se leva, saluant au passage les autres membres du groupe et de sa famille qui se trouvaient aux alentours, et partit s'habiller. La matinée, elle la passa à faire une liste de ce qui leur manquait et ce qu'il était le plus urgent de se procurer. A un moment, elle regarda Tybalt s'éloigner avec de ses frères, alors que Joy restait à ses côtés pour trier leurs affaires. Isla savait qu'il se tramait un plan, quelque part, mais elle n'y prêtait pas attention. Après sa responsabilité non négligeable dans la complexification de la chasse qu'elle avait menée aux côtés de Ian, elle préférait rester en retrait et tenter de faire ses preuves seulement lorsqu'on lui demanderait. Un jour, elle prouverait qu'elle n'était pas qu'une potiche, et elle saisirait l'occasion qu'on lui avait tendue. Mais forcer la main pour se ridiculiser, ou pire, provoquer la mort d'un autre membre du groupe, non, ce n'était pas la peine. Celle de Clyde pesait déjà bien suffisamment lourd sur ses épaules frêles, et elle ne pouvait être responsable d'une autre disparition.

Cependant, avec Joy, elle finirent par convenir du fait qu'il leur manquait surtout de l'eau potable, et leur mission de la matinée s'arrêtait là. Elle rapporterait leurs manques aux leaders, quels qu'ils soient -Isla était perdue, même si elle savait pertinemment que c'était à son père qu'elle devait sa première allégeance. Elle se mit donc en quête de son frère, finissant ainsi par sortir à l'extérieur. Le-dit Tybalt appela Victoria, l'asociale du groupe -et pourtant, Isla ne pouvait se vanter d'être son parfait opposé, mais là, demander à la jolie brune d'être aimable revenait à demander à un hérisson d'être tout doux. Tandis qu'Isla se planta devant son frère pour en apprendre davantage, la brune demanda clairement au blond quelles étaient les ordres. « si jamais, le prochain plein qui faudra faire, ce sera de l'eau potable », ajouta Isla avant d'oublier, juste pour préciser qu'avec Joy et ses frères, elle avait correctement effectué la tâche qui lui avait été impartie durant la matinée.




HJ : je ne sais pas si ça convient mais si quelque chose ne colle pas, n'hésitez pas <3
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Dim 21 Juil - 21:47

« sometimes you have to do something ugly so that something beautiful can grow...  »
.

Ce matin-là, Ian regrettait amèrement l’époque du café. Depuis quelques temps, il dormait très peu, toujours réveillé dans la nuit par un bruit quelconque, le plus souvent un ronflement sonore de quelqu’un dans le groupe. Il ignorait qui, mais contrairement à lui, la personne semblait n’avoir aucun problème pour fermer l’œil malgré le danger constant qui les entourait. Alors Ian en profitait, il se levait au milieu de la nuit et prenait le relais pour faire des rondes de nuit. Il pensait que ça ne poserait aucun problème, puisqu’en tant qu’étudiant en médecine, il était déjà habituer à peu dormir pour passer son temps à réviser ses cours. Sauf que voilà, à l’époque, il se dopait littéralement à la caféine pour tenir le reste de la journée. Et désormais, le café était devenu une denrée rare dont il devrait se passer. Ce jour-là, il était chargé de préparer le déjeuner du groupe, c’était ça qui lui rappelait le temps lointain où il pouvait manger tout et n’importe quoi quand bon lui semblait. Désormais, c’était des boites de haricots qui commençaient à sentir mauvais (à moins que l’odeur ne vienne de lui, cela faisait un certain temps qu’aucun d’eux n’avait eu l’occasion de vraiment se laver). Ian versa le contenu de la boite dans une casserole et la posa sur le feu. Il était en train de remuer doucement lorsqu’il aperçut Tybalt s’approcher de lui. Ian leva ses yeux gonflés de fatigue vers lui. A sa tête, il devait avoir quelque chose de sacrément important à dire. Ian espérait que ça n’était pas à cause des siestes occasionnelles qu’il prenait pour contrer son manque de sommeil.

Ian écouta alors son discours avec autant d’attention qu’il le pouvait. Une histoire à dormir debout, de clé et de coordonnées géographiques que lui et Victoria avaient découverts. Tybalt voulait se rendre en expédition pour partir à la recherche de l’endroit et il avait besoin de renfort. Ian était toujours d’humeur à partir en vadrouille à tel ou tel autre endroit. Pourtant, cette histoire ne lui disait rien qui vaille et il ne se priva pas pour le faire remarquer à vive voix.

« T’es sur de ton coup ? C’est le genre de truc qui pourrait nous envoyer tout droit dans un piège. »

Pourtant, mentalement, Ian était déjà en train d’accepter la mission. Après tout, le danger, ils vivaient tous dedans vingt quatre heures sur vingt quatre depuis que l’épidémie avait ravagé la planète. Quant à lui, il avait toujours été le premier à se porter volontaire pour les missions de ravitaillement, quelle différence y avait-il avec celle-ci ? C’était toujours mieux que de réchauffer une poignée de haricots verts qui finirait sans doute en bouillie verdâtre à cause de ses talents culinaires très restreints. D’un signe de tête, il fit comprendre à Tybalt qu’il était partant pour cette mission de reconnaissance semi-suicidaire. Bah oui, après tout, ils ne savaient pas ce qu’ils allaient trouver là bas. Peut-être une caverne d’Ali Baba… Peut-être un troupeau de zombies prêts à les dévorer tout crus… Ou peut-même, et c’était le plus probable, rien du tout. C’était cet instant que les filles choisirent pour faire leur apparition. Victoria d’un côté, Isla de l’autre.

« On part pas chercher des provisions cette fois. » répondit-il à Isla froidement.

Ian espérait ainsi la dissuader de les accompagner. Il avait déjà fait l’erreur de l’entrainer dans une escapade qui s’était avérée loin d’être sans danger, il n’était pas question qu’elle se retrouve de nouveau dans une pareille situation par sa faute.

© citation : Cedric Nye, Jango's Anthem
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Lun 22 Juil - 0:20

you were sitting in the backseat smoking a cigarette you thought was going to be your last. We laugh until we think we'll die...

C'était troublant. Parfois, il m'arrivait de cligner des yeux, et de songer simplement : bon, je vais faire pause, ce passage est vraiment chiant, et puis, j'ai mal aux yeux, je reprendrais plus tard. Sauf qu'il n'était pas possible d'appuyer sur un bouton et de faire arrêt sur image... Car nous n'étions pas dans un jeu vidéo. Non, les zombies qui menaçaient de nous bouffer n'avaient rien de virtuel, et c'était bien dommage. Déjà, pour l'odeur. C'était quand même autre chose de sentir un zombie que de simplement le voir évoluer à travers un écran. L'autre désavantage majeur à cet état de fait était qu'on ne pouvait pas, non plus, choisir le niveau de difficulté. C'était démerde-toi ou crève, et on avait qu'une vie. Mieux valait donc ne pas la gâcher. D'un certain côté, ma vie ne m'importait, en réalité, que peu. Je l'avais passé à poursuivre un rêve qui n'était pas le mien, à ne surtout me lier avec personne parce que j'étais incapable de garder qui que ce soit - même une plante verte, c'était pas dit que j'y sois parvenu -, et ce n'était que sur le tard que j'avais compris que je ne vivais pas vraiment. Pas pour moi, tout du moins, et c'était tout de même assez problématique de se rendre compte de ça à presque 28ans, et au moment où on allait vous décerner le titre de chirurgien titulaire pour lequel - il paraît - vous aviez travaillé durement toute votre vie durant... Le tout pour passer le reste de votre vie à faire exactement la même chose, mais cette fois, avec le respect de certains collègues qui, enfin, arrêteraient de vous remettre la faute dessus pour un oui ou pour un non, mais également, la crainte de la majorité des internes, que vous décidiez à votre tour de leur remettre la faute dessus pour un oui ou pour un non. En somme, j'avais perdu mon temps, parce que, clairement, cette vie là, elle ne m'intéressait pas. Mais alors, pas - du - tout. Cependant, cette nouvelle vie peuplée de mort et de zombies - ce qui, en soi, revenait un peu au même - m'intéressait encore moins, il fallait bien l'avouer.

Le seul point positif de toute cette catastrophe était que notre famille s'était en quelque sorte soudée. Nous gravitions les uns autour des autres dans une logistique précise, un peu comme des abeilles, ou des fourmis, qu'on aurait dit désorganisées d'un oeil extérieur, et pourtant... Avait un rôle important chacune, ainsi qu'une tâche précise à accomplir. Nous, Zellenwiller, agissions sous les ordres de notre "Reine", ici un Roi, puisqu'il s'agissait de notre père, Allan. Depuis que nous avions rejoint un groupuscule plus grand, cependant, les choses avaient légèrement changé. Quelques habitudes s'étaient perdues et, selon moi, nous devenions plus négligents, comme si, quelque part, nous nous reposions sur les autres au lieu de continuer de ne compter que sur nous-mêmes. Un handicap qui ne plaisait que peu à notre patriarche, peu avenant envers les étrangers, et hyper-protecteurs avec sa marmaille. Étant son second, autrement dit, l'extension de son influence, j'agissais de façon à perpétrer sa volonté et ses attentes, comme je l'avais toujours fait. Pourtant, de temps en temps, et de plus en plus souvent, il m'arrivait de déroger à ses règles, et de me laisser aller à mon libre arbitre. C'était ce que je faisais aujourd'hui. Tandis qu'Allan s'escrimait à apprendre à Iona à manier un arc, trouvé dans le même magasin où j'avais moi-même collecté l'arbalète qui était devenue ma plus fidèle alliée, j'étais parti de mon propre-chef dans les bois alentours à la recherche d'un animal à chasser. Avant la pandémie, ce "sport" n'avait jamais vraiment été ma tasse de thé. Tuer un animal, à la limite, cela ne me faisait pas grand chose. Après tout, je découpais des gens vivants pour vivre, et parfois, il avait bien fallu faire face à leur décès... Mais les dépecer morceaux par morceaux, enlever la peau, les vider, ce n'était pas du tout mon truc, c'était plutôt celui de Ian (que j'avais bien du mal à comprendre, mais passons). Cependant, il se trouvait toutefois que je n'étais vraiment pas mauvais dans cet exercice. Mes longues heures passées à jouer à Call of Duty m'avaient visiblement procurées d'assez bons réflexes - pour une fois, on pouvait dire que la Playstation avait été utile à la communauté... - et j'avais donc fini par revenir au camp avec deux oiseaux et un beau lièvre (bien qu'amaigri). Pas de quoi tenir bien longtemps, mais c'était toujours mieux que rien. Arborant fièrement la barbaque, je me campai près du petit groupe qui semblait s'être réuni autour du "petit déjeuner" (comprendre ici, n'importe quelle denrée comestible). Avec un grand sourire, je lançai, en réponse à Ian de qui j'avais saisi les derniers mots : « Ouais, y'a pas le feu. Avec ça, on aura au moins de quoi tenir jusqu'à ce soir. » Leurs airs graves ne m'alarmaient pas plus que ça, même s'ils me tirèrent une grimace. Clairement, je ne m'attendais pas à les voir sauter de joie en hurlant des "youpi", "hourra" et autres exclamations ravies, mais tout de même, ils auraient pu faire un effort. Mon regard glissa vers Isla, dont la mine un peu déconfite me tira un froncement de sourcils. J'approchai donc pour couler un bras autour de son cou, avant de murmurer dans son oreille. « J'ai loupé un épisode ? » Le tout en déposant ensuite un léger baiser sur sa tempe, tout en discrétion.
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Lun 22 Juil - 17:54



    Vagabonds 3

    N'arrête jamais de rêver, car le véritable rêve c'est d'en être encore capable.



    Sûr de mon coup ? Sûr de mon coup ? Est-ce qu'on pouvait encore être sûr de quoi que ce soit à l'heure d'aujourd'hui ?J'étais aussi sûr de moi au sujet de ce début de plan, que j'étais sûr d'être encore en vie le lendemain. En clair, j'en savais foutrement rien ! Mais malgré tout ce bordel, je n'étais pas défaitiste -enfin, pas vraiment-. « Un piège ? Qui nous aurait tendu un piège ? Une bande de rôdeurs affamés ? Bordel le jour où ils sont assez intelligents pour ça, je jure de me tirer une balle. » Fut la seule chose que je daignai répondre, avant d'apercevoir Victoria qui quittait son tour de garde et de l'interpeller pour qu'elle nous rejoigne. Miss "je suis une rebelle, je m'attache à personne et j'emmerde tout le monde" demeura à distance et prit quand même la peine de prendre la parole. Trop aimable. Quand ce fut au tour d'Isla de débarquer, je retins à grande peine un sourire en coin. Ah ... La surprotection d'un frère envers sa soeur adorée. Quoi que désormais, tous les hommes du groupe semblaient vouloir surprotéger tout ce qui ne portait pas une queue entre les jambes -passons l'expression-. Enfin, j'en n'étais pas pour ma part. Si j'osais faire un truc pareil à Victoria, je pourrais me prendre son poing dans la gueule. Pas une gifle, pas un coup d'ongles. Non, un coup de poing. Une vraie furie. « J'ai loupé un épisode ? » Putain ... Parlez à un Zellenwiller et toute la famille rapplique sur le champ. Je ne pu m'empêcher de grincer des dents quand le dernier arrivé câlina et embrassa sa soeur. Un peu de respect pour ceux qui ont perdus tous leurs proches. Ca leur dit rien ça ? « Nan. T'arrives juste à temps. » Répondis-je un poil trop sèchement. Vic, tu déteins sur moi. « Bon ..; Que je vous résume le truc ... » Je lançai un bref regard à l'adresse de la brune et eus une brève grimace en songeant qu'il était inutile de lui demander de l'aide pour les explications.  Elle aurait pu me dire "démerde toi tout seul", que ce serait revenu exactement au même. Bref, c'était mon job que d'expliquer. Le sien avait été de nous trouver tout ça. Faudrait peut-être qu'on reparle de tout ça quand même. Ce n'était pas très bien répartis.

    « La dernière fois qu'on est partis en expé', Victoria a vu des coordonnées géographiques écrites au sang, sur un mur. » Bon ok, ce n'était pas Vic qui les avait vu. Mais parler d'un ancien compagnon de route, désormais ... Mort -et achever par Vic elle même qui plus est-, ce n'était pas toujours bien venu. Un peu dérangeant en fait. « Dans la même pièce, un sachet de cocaïne. » Qu'elle avait récupéré pour je ne savais toujours pas quelle raison. Mais soit. Passons également ce détail là. Victoria et ses agissements pour le moins inhabituels parfois. Ca faisait bien longtemps que je ne tentais plus de tout comprendre à son sujet. « Dans le sachet, cette clé. » Joignant le geste à la parole, je montrai la clé précédemment récupérée dans la poche de mon jean et que je me trimbalais depuis notre retour. Je dépliai ensuite la carte sur laquelle nous avions notés les coordonnées géographique et la posai, à plat, sur le capot d'une voiture. Invitant tout ce beau monde à venir regarder le lieu que nous pensions avoir ciblé avec les coordonnées.  « C'est pas très loin d'ici ... » Remarquai-je en tapotant la carte de mon doigt, avant de me redresser. « Peut-être que cette idée est complètement folle. Peut-être que les deux n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Et peut-être que ce serait le truc le plus con à faire ... Mais nous pensons ... » Bref regard en direction de Victoria. « Je pense que ce serait dommage de ne pas tenter ça. Et je pense que, de toute façon, nous n'avons plus rien à perdre. Rester ici jusqu'à ce qu'une horde se forme, attirée par notre petite vie pépère ... continuer de se déplacer de façon constante en allant d'une ville à une autre ... Ou bien tenter le tout pour le tout en suivant ce qui ne sera peut-être qu'une énième désillusion ... Les options sont de moins en moins nombreuses.  Et pour sûr, on n'a vraiment rien à perdre ... » Si ce n'est se perdre les uns les autres. Une pensée qui me fit pincer les lèvres. Je ne devais pas penser à l'éventualité de perdre Victoria. Depuis plusieurs semaines maintenant, j'évitais ça.

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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Lun 22 Juil - 19:54



    Vagabonds 3

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    Qu’est ce qu’il a l’autre là ? Ian, le Zellenwiller number 2 ! Autant sa sœur ça passe, autant lui et son… Bah voilà, il est là Irving le sauveur de la veuve et de l’orphelin, monsieur je me la joue grand prince, alors qu’honnêtement ce n’est pas celui qui tape le plus dur dans la famille. Je ne dis rien, j’observe, en levant les yeux au ciel, y’a pas d’épisode, y’a rien de manqué, y’a p’têtre tout à gagner au contraire. Mais moi, on me demande plus rien, parce que je suis celle qui a dû buter Glen, moi on m’adresse la parole qu’avec déférence, j’m’en pas les valoches sévère !  Je comprends un peu que TYbalt puisse m’en vouloir de me la jouer casse burnes, mais les autres là, les triplés avec leurs accents de merde, et leur lubie pour la médecine, je m’en bats sévère ! Le patriarche il me les brise les trois quart du temps, du coup je lui adresse que le strict minimum de paroles. On se déplace, direction la caisse, et Tybalt qui échange quelques regards de temps en temps, leur adresse un condensé de ce que nous avons vécu. Non parce que si on fait version longue, ce serait plus intéressant encore, les survivants timbrés qui nous ont donné à bouffer aux zombies sur un air de walkyries, et l’après émotionnellement chargé sur le siège passager de la voiture… Je souris faiblement à ce souvenir, c’est peut être que le seul souvenir positif de cette dernière aventure. « Concrètement on vous demande si vous avez les couilles, d’assumer autre chose qu’une vie de saltimbanques, avec à la clé un peu plus de sécurité. » Leur dis-je coupant le silence. « De pouvoir mieux protéger notre groupe, et peut être même trouvé l’eldorado, qui sait… » Ouais c’était une vanne, mais vu la tronche que je tire, ce n’est pas dit qu’ils se mettent à se fendre la poire en se tapant la panse. « Bon, alors, on se remplit les fouilles de cartouches, on prend nos armes et on se casse ? Sérieux buter du zombac perché sur un arbre, ça manque carrément de folie… » Lançais-aux autres en ouvrant la portière, les regardant, attendant qu’ils ne se décident. « C’est quand même simple, au mieux on trouve des vivres et des armes, au merveilleux on trouve une vraie planque où crécher, au pire, on crève… Je ne vois pas ce qui vous pose problème ! Au final chaque mission de sortie, nous fait avoir ce cas de figure, et là franchement trop de signe tue le signe ! Sans mauvais jeu de mots… » Je regarde Ian, puis Irving, puis Isla, pour finir ma Tybalt et là mon cœur presque plus humain se serre, je n’ai pas envie qu’il crève, je n’ai pas envie qu’on crève tous, on est un groupe merde, donc autant se lancer dans l’arène et rendre coups pour coups ! « Et pis on est les cinq plus fort du groupe, à part l’autre là… » Je tourne la tête vers l’autre perché dont le prénom m’échappe. « Il les protégera, foi de survivants qui aiment la gâchette… »



Dernière édition par Victoria S. Anderson le Sam 27 Juil - 18:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mar 23 Juil - 2:30



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Fière d'elle, Isla avait quitté la maison qui leur servait d'abri depuis quelques temps. Elle avait fait le tri dans les affaires du groupe, était parvenue à la conclusion qu'il était toujours bon de connaître et de partager : l'eau allait s'avérer être la première denrée à leur manquer. Mais visiblement, ce n'était pas le sujet du débat dehors. Pourtant, en sortant, elle avait cherché le calme, la fraîcheur, mais aussi la reconnaissance, quelque part. Leur père était introuvable à l'intérieur, et c'était à lui qu'elle voulait annoncer les résultats de leur travail en premier. Bon, epic fail. Elle l'avait annoncé à Ian, Tybalt et l'asociale. Mais c'était déjà ça. Parce que la reconnaissance de Ian, elle la recherchait presque autant que celle de son père. Il était ce frère qu'elle n'avait jamais réussi à cerner, qui était aussi froid et distant son père, la jugeait de la même façon, cassant, mais n'avait pourtant rien en commun avec lui. Une drôle de façon d'aborder un frère, qui était, d'autre part, le total opposé d'Irving, qui, lui, s'occupait d'elle comme jamais personne ne l'avait fait, avec un respect et une douceur que seuls peu de membre de sa famille lui avait jamais accordés.

Lorsqu'elle sortit de la maison pour s'enquérir des projets de chacun -de Ian et de Tybalt, dans un premier temps, qui discutaient depuis de nombreuses minutes, puis de l'asociale qui s'était greffée au trio-, Isla était emplie d'espoir, et d'angoisse en même temps. Elle savait que quelque chose se tramait, mais elle savait aussi qu'elle était volontairement laissée de côté tant que c'était possible. Cette fois-ci, visiblement, sa sortie de la maison pour rejoindre le groupe avait rendu la chose impossible, et Ian lui fit bien comprendre que son aide n'était pas si bienvenue que ça... Le « On part pas chercher des provisions cette fois. » glacial de Ian la figea sur place. Elle perdit son sourire de conquérante mais ne dit pas un mot. Elle n'avait rien à dire, comment pouvait-elle se défendre ? Et pourtant, il y avait bien un moment où ça n'avait pas été pareil avec Ian. Un moment où, au lieu de la pousser vers le bas, il l'avait fait émerger de sa panique. Pour sa propre survie, et peut-être un peu pour la sienne, mais à ce moment-là, dans l'épicerie, Isla avait senti que Ian, comme Irving était son frère, et qu'ils partageaient le même sang. Qu'ils avaient perdu trop de temps à se croiser sans se voir. Mais toutes ces promesses s'étaient évanouies presque aussitôt, et elle venait d'en avoir la confirmation. Ian ne la considérerait jamais comme une sœur, mais plutôt comme un parasite maladroit et totalement inutile. Voilà ce qu'elle se disait lorsqu'Irving se joignit au groupe. « Ouais, y'a pas le feu. Avec ça, on aura au moins de quoi tenir jusqu'à ce soir. » entendit-elle alors qu'elle levait son regard vers la viande qu'il ramenait. Les yeux de la brunette se remirent à pétiller à la simple présence de son frère protecteur, mais celui-ci la connaissait définitivement par cœur, et le baiser qu'il déposa sur sa tempe eut le don d'atténuer les paroles glaciales de Ian. Irving était celui qui réchauffait chacune de ses pensées, celui qui, lorsqu'il l'enlaçait par le cou, avait déjà réussi à lui faire voir le bon côté de chacun des malheurs qui pouvaient abattre sur eux. « T'inquiètes, » souffla-t-elle doucement en prenant sa main dans la sienne. « Tu connais déjà le scénario de cet épisode. »

Et pourtant, la guerre entre les Zellenwiller était loin d'être la plus marquée. « Nan. T'arrives juste à temps. » lançait déjà Tybalt, alors qu'Isla reportait son attention sur lui, bloquée sur le ton qu'il avait employé. Ca donnait vraiment envie de survivre, une ambiance pareille... Elle aurait mieux fait de planquer les réserves d'eau pour sa famille, voilà ce qu'elle se disait. Cette technique d'entre-aide sans aucun égard pour chacun ne lui plaisait pas vraiment. Parce qu'elle était naïve et idéaliste, sans doute. Mais à quoi cela servait-il de survivre si on se détestait tous ? Si les seuls rapports sociaux qui nous restaient étaient constitués d'attaques et de défense ? « Bon ..; Que je vous résume le truc ... » continuait l'homme, visiblement peu troublé par tout ça. « La dernière fois qu'on est partis en expé', Victoria a vu des coordonnées géographiques écrites au sang, sur un mur. » Isla se tût, mais son esprit commençait à bouillonner de suppositions. « Dans la même pièce, un sachet de cocaïne. » De plus en plus intéressant, tout ça. Elle avait l'impression d'être dans un mauvais scénario de série ; c'était trop d'un coup. « Dans le sachet, cette clé. » Et dans l'esprit d'Isla, une question : pourquoi focaliser toute son attention sur un sac de cocaïne alors que le but de tout un chacun était théoriquement de survivre ? La cocaïne n'était pas létale pour les rôdeurs, jusqu'à preuve du contraire... Isla jeta un coup d’œil inquisiteur à l'autre brune, mais ce fut bien bref, puisque le prénommé Tybalt étalait une carte sur un capot de voiture, sur lequel tous se concentrèrent alors. « C'est pas très loin d'ici ... » On se doute, pensa Isla, on va pas traverser le pays pour voir ce que pourrait potentiellement ouvrir une clé. « Peut-être que cette idée est complètement folle. Peut-être que les deux n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Et peut-être que ce serait le truc le plus con à faire ... Mais nous pensons ... Je pense que ce serait dommage de ne pas tenter ça. Et je pense que, de toute façon, nous n'avons plus rien à perdre. Rester ici jusqu'à ce qu'une horde se forme, attirée par notre petite vie pépère ... continuer de se déplacer de façon constante en allant d'une ville à une autre ... Ou bien tenter le tout pour le tout en suivant ce qui ne sera peut-être qu'une énième désillusion ... Les options sont de moins en moins nombreuses.  Et pour sûr, on n'a vraiment rien à perdre ... » La dernière remarque fit tiquer Isla, qui jeta un coup d’œil inquiet à Irving d'abord, puis à Ian, qui, lui, elle n'arrivait plus vraiment à en douter, serait sans doute plus tranquille sans certains d'entre eux. Puis elle se mit à réfléchir à toutes les possibilités. Évidemment, il y avait celle de trouver un abri luxueux rempli de bouffe, d'eau, de médicaments et autres vivres auxquels ils n'osaient plus penser depuis des mois. Mais il y avait aussi celle de tomber sur des zones remplies de rôdeurs, ou, et c'était ce qui l'inquiétait le plus, de tomber sur un abri convoité par d'autres survivants. « Concrètement on vous demande si vous avez les couilles, d’assumer autre chose qu’une vie de saltimbanques, avec à la clé un peu plus de sécurité. » Isla leva les yeux vers l'autre femme, n'appréciant de nouveau pas le ton utilisé. Décidément, personne ne respectait personne ici, ça aussi, ça devenait une denrée rare... « On est pas idiots, » fut tout ce qu'elle trouva à répondre, alors que la fille reprenait déjà. « De pouvoir mieux protéger notre groupe, et peut être même trouver l’eldorado, qui sait… » A ces paroles, Isla décrocha quelques instants, ne sachant trop si le discours de l'autre était censé motiver les troupes ou donner envie à quiconque avait des arguments contradictoires à les exposer. Elle la regarda ouvrir la porte de la voiture sans cesser de parler, mais son esprit transformait toutes les données en blablabla alors qu'elle s'imaginait ce sur quoi ils pouvaient tomber. « C’est quand même simple, au mieux on trouve des vivres et des armes, au merveilleux on trouve une vraie planque où crécher, au pire, on crève… Je ne vois pas ce qui vous pose problème ! » entendit-elle de loin alors que son esprit atterrissait. « On a pas de problèmes; on réfléchit. Il paraît que les problèmes, ça aide même à les résoudre » se surprit-elle à lui répondre alors qu'elle revoyait les données que Tybalt avait exposées. « Et pis on est les cinq plus fort du groupe, à part l’autre là… Il les protégera, foi de survivants qui aiment la gâchette… » Isla haussa les épaules avant d'ajouter : « y'a notre père, aussi. Mais... » Hésitant à donner son avis, avec pour habitude d'être sous souvent rabaissée, Isla serra la main d'Irving, anxieuse, avant de la lâcher pour s'avancer. « Vous trouvez pas tout ça bizarre, quand même ? Une clé dans de la cocaïne, quelque chose cloche ! Vous avez pas pensé que ça peut être un piège de certains survivants ? Donner l'espoir d'une planque confortable pour mieux nous tomber dessus ? » Elle marqua une pause avant de reprendre à l'attention de l'écervelée, posée. « J'ai pas de couilles, et toi non plus, d'ailleurs, mais je suis aussi prête à tenter le coup. Mais vous pensez vraiment qu'à cinq, on sera suffisamment en cas de piège ? »

Ou Isla, le frein à tout bon plan, taraudée par les et si, imprégnée d'une façon d'aborder les problèmes bien spécifique à certaines professions : la réflexion avant l'action, car l'action peut coûter la vie si elle n'a pas été mûrement pensée auparavant.
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mar 23 Juil - 12:13

« sometimes you have to do something ugly so that something beautiful can grow...  »
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Lorsqu’Irving s’était tranquillement tapé l’incruste au sein du petit groupe qui venait de se former, Ian avait tiqué. Son frère, pensait-il, ne laisserait pas passer la chance extraordinaire de se comporter une fois de plus en héros aux yeux du reste de leur famille en rapportant la bonne nouvelle de ce qu’ils avaient pu découvrir au lieu indiqué par les coordonnées. Si elles les conduisaient à quelque chose de bon, cela allait de soi. Mais ce qui gêna Ian encore plus, ce fût le regard qu’Isla avait posé sur leur aîné à son arrivée. C’était toujours la même chose, Irving avait droit à l’admiration, alors que pour lui, quoi qu’il fit, il n’y avait que du ressentiment dans les yeux des autres. Il n’y avait bien que Victoria qui ne regardait pas Irving de la sorte, mais il fallait avouer qu’elle regardait tout le monde avec le même regard noir. A part peut-être Tybalt, avait remarqué Ian ces derniers temps, mais il se garda d’en faire part à qui que ce soit, ce n’était pas ses oignons, après tout.

Ils suivirent tous Tybalt jusqu’à la voiture, écoutant ses moindres paroles pendant qu’il exposait la situation au groupe. Ian sentait, en voyant la tête que faisaient son frère et sa soeur, que ces derniers étaient plutôt réticents aux premiers abords. Tant mieux, peut-être finiraient-ils par ne pas vouloir venir. Lui, de toute façon, avait déjà pris sa décision, il accepterait d’aller n’importe où, pour faire n’importe quoi, du moment qu’il devrait quitter cet endroit et sa corvée de cuisine matinale. Tybalt étala la carte sur la voiture et pointa du doigt le lieu indiqué par les coordonnées. Ce n’était pas très loin, ils pourraient arriver jusque là dans la journée, voire peut-être rentrer au camp avant la tombée de la nuit s’ils ne trouvaient rien de concret là-bas. Tybalt et Victoria avaient raison, si ils ne tentaient rien, ils finiraient par s’en mordre les doigts à force de se demander si ils avaient bel et bien loupé let pot rempli d’or au pied de l’arc en ciel. Ils avaient tout à gagner en se rendant sur place, mais contrairement à ce que pouvaient penser Tybalt, ils avaient également beaucoup à perdre. Ian n’avait toujours pas laisser tomber l’idée qu’ils puissent se retrouver nez à nez avec une bande de crapules armées jusqu’aux dents et prêtes à tout pour défendre leur bout de terrain. Visiblement, Isla était du même avis, puisqu’elle s’attaquait déjà à Victoria avec ces mêmes arguments.

« Vous trouvez pas tout ça bizarre, quand même ? Une clé dans de la cocaïne, quelque chose cloche ! Vous avez pas pensé que ça peut être un piège de certains survivants ? Donner l'espoir d'une planque confortable pour mieux nous tomber dessus ? »
« Elle a pas tort. Vous dites que vous avez trouvé la clé dans un sac de cocaïne. A ma connaissance, ce genre de chose appartient toujours à quelqu’un qui apprécie rarement qu’on touche à ses affaires. » commença Ian. « Il va falloir qu’on redouble de vigilance une fois là-bas. » termina-t-il, comme pour faire comprendre que, danger ou pas, lui restait de la partie.
« J'ai pas de couilles, et toi non plus, d'ailleurs, mais je suis aussi prête à tenter le coup. Mais vous pensez vraiment qu'à cinq, on sera suffisamment en cas de piège ? » Isla continuait-elle de s’énerver à l’adresse de Victoria qui, il fallait l’avouer, l’avait bien cherché à force de mordre tout ce qui bougeait.
« Si on tombe dans un piège, moins on sera nombreux à y aller, moins on sera à mourir là-bas. » répondit-il, et pour être sur qu’elle comprenne son sous-entendu, il ajouta avec autorité : « Il n’est pas question que tu viennes cette fois. »

A son tour, il se dirigea vers l’une des portières, pour signaler que lui aussi était prêt à partir. Il espérait vraiment que cette fois Isla ne les accompagne pas. Il avait déjà failli la faire tuer lors d’une simple mission de ravitaillement, il n’était pas question qu’il soit de nouveau responsable de sa sécurité alors qu’il se doutait que leur escapade serait cette fois beaucoup plus dangereuse. Il avait pleinement conscience de se montrer dur et froid envers elle, comme leur père l’aurait fait à sa place, mais il ne savait pas vraiment quelle autre tournure de phrase employer. Quant à Irving, Ian espérait aussi qu’il se désiste. La simple idée de devoir passer la journée avec lui le rendait malade, mais il s’abstint tout bonnement de lui adresser la parole, voire même de le regarder. Néanmoins, au fond de lui, il savait qu’Isla finirait quand même par les accompagner, puisque Victoria l’avait inconsciemment provoquée. Elle chercherait à faire ses preuves, à prouver qu’elle était, elle aussi, capable de faire face au danger. Ian connaissait ce type d’attitude, il aurait fait pareil à sa place. Et parce qu’Isla viendrait avec eux, Irving le ferait aussi, il le savait et il se préparait déjà mentalement à affronter cette situation.

© citation : Cedric Nye, Jango's Anthem
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mer 24 Juil - 11:10

you were sitting in the backseat smoking a cigarette you thought was going to be your last. We laugh until we think we'll die...

J'avais toujours trouvé amusante cette façon subtile qu'avait Ian de m'ignorer. Il ne me répondait que si je lui adressais directement la parole ; et encore, pas toujours. Dans notre quatuor de frangins frangines, il s'était toujours placé comme celui un peu en marge. Le seul qui semblait trouver normal que Papa nous mena à tous la vie dure et qui n'avait que rarement bronché. En tant qu'ainé je n'avais pas beaucoup bronché non plus ; à vrai dire j'avais toujours considéré que, si je faisais ce qu'il voulait, peut être porterait-il moins de responsabilités sur les épaules de mes frères et soeurs, et ainsi pourraient-ils décider de faire de leur vie ce que bon leur semblait... Hélas, je me trompais. Face à ma réussite, j'avais fait peser sur eux une pression encore plus forte, puisqu'il leur fallait à présent suivre mon exemple pour espérer recueillir l'estime du paternel... Chose qui, avec le temps, était devenue de plus en plus difficile, comme si tous ceux qui passaient après moi ne pourraient jamais faire aussi bien puisqu'à ses yeux, j'étais, en quelque sorte, la perfection, et qu'il était presque impossible de l'égaler. Moi, au fond, je n'avais jamais demandé à l'être, ce fils prodige. Ce chirurgien respectable et respecté. Non, moi, j'aurais largement préféré devenir l'être le plus abject et le plus imparfait qui soit, tant que je pouvais faire ce que j'aimais au lieu d'aspirer à quelque chose qui n'avait fait que me rendre de plus en plus malheureux d'années en années. Et combien de fois n'avais-je pas souhaité tout foutre en l'air... sans parvenir à m'y résoudre, conditionné que je l'étais par une enfance passée à tenter de devenir quelqu'un, tout en tâchant de protéger mes frères et soeurs du reste du monde. S'il y avait bien une chose dont je n'avais jamais réussi à les protéger, cependant, c'était de l'influence de mon père, et ça, c'était sûrement mon plus cuisant échec.

La petite allusion d'Isla au monde du cinéma me tira un bref sourire. C'était sa façon de me dire merci, je le comprenais aisément. Reportant mon attention sur les autres maintenant que j'avais réussi à apporter un peu de réconfort ma soeur - et que cela plaise ou non, c'était une mission à laquelle il n'était pas question que je déroge - j'écoutais tranquillement Tybalt exposé la "situation", dont les rebondissements étaient dignes d'un film sans grande substance - hormis illicite, donc, oui je suis drôle... Je pouvais voir à l'air d'Isla qu'elle était d'accord avec moi sur ce point : cette affaire ne tenait pas debout ou, en tous les cas, ne lui disait rien de bon. Cacher une clé dans de la cocaïne, en un sens, c'était comme appeler tous les drogués de la région - encore en vie - à venir piquer leur prétendu trésor (ou quoi que ce soit que cette clé puisse ouvrir). Vu l'arrivisme et la fiabilité d'une personne en manque, clairement, y'avait pas à dire : c'était hyper intelligent, comme truc. Quant à cette histoire de coordonnées avec du sang... J'hésitais à en frissonner ou à me demander si il n'aurait pas été plus simple d'utiliser un papier et un crayon, puis de cacher le tout avec la clé dans le sachet. Au moins, on aurait su direct que les deux étaient liés car, là, de mon point de vue, rien n'indiquait clairement que ces deux éléments n'étaient pas simplement sans rapport les uns avec les autres. D'accord, ils étaient au même endroit, et après ? Comment déterminer depuis combien de temps la clé était là ou depuis quand ces écrits macabres avaient été "peints" ? A ce que je sache, on était pas dans les experts et ce genre de choses ne se devinaient pas d'un simple coup d'oeil. « Et elle vous est venue comment, l'idée de fouiller dans la coke ? » Simple curiosité... A laquelle je n'attendais pas vraiment de réponse. Après tout, ça les regardait s'ils s'étaient faits un petit rail sur la route. Posant la barbaque que j'avais ramené sur un rondin de bois non loin, je suivis la petite troupe jusqu'à la bagnole, Isla sur mes talons.

Après les explications - et démonstrations - de Tybalt qui avait visiblement tout prévu - et savait lire une carte, contrairement à moi, qui suis une vraie merde pour décrypter ces machins (vive les GPS quoi) - ce fut au tour de Victoria d'exposer son sacrosaint point de vue. C'est d'un air pensif que je la laissais balancer ses leçons de morale pour une question à laquelle, visiblement, elle avait déjà répondu et se fichait comme d'une guigne d'entendre l'avis contraire général, qu'Isla et Ian semblaient toutefois vouloir lui faire entendre - sans réellement contester, toutefois, pour le second - concernant l'affaire. Tomber dans un piège ou ne pas tomber dans un piège, là était la question. Et la réponse semblait, selon moi, que si on ne se remuait pas le fion pour le découvrir, bah on le saurait jamais. Je me gardai toutefois d'en faire état de suite, même si ma conclusion me tira une vague moue d'approbation pour moi-même. « Il n’est pas question que tu viennes cette fois. » Venait de conclure Ian, affublé de son regard désapprobateur qui disait "fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais". Je levai les yeux au ciel. Je ne pouvais, clairement, pas lui donner tort, puisque l'intégrité physique d'Isla passait avant tout, pour moi... Mais elle avait également son libre arbitre et, ça, c'était quelque chose que je ne lui aurais nié pour rien au monde. « Tu es sûre que tu ne veux pas rester...? » Tentai-je tout de même, exprimant, pour une fois, un avis pas trop contraire à celui de mon cadet. Je ne l'aurais, cependant, jamais obligée à faire quoi que ce soit contre son gré. Même si je risquais de ne pas me le pardonner ensuite s'il lui arrivait malheur. « C'est ta décision. » Terminai-je donc, dans un soupir. Je lui pressai l'épaule tout en lui jetant un regard équivoque, mes yeux clairs exprimant ma crainte de ne, peut être, pas pouvoir la protéger. Mes entrailles se tordaient à la simple pensée qu'elle soit mise en danger en venant avec nous... Oui, je disais bien avec nous, car j'avais déjà pris la décision que j'irais, moi aussi, idée de merde ou pas. Arrachant une page du carnet que je portais toujours sur moi, j'y griffonnais vaguement un mot avant de le coller contre un arbre avec le chewing-gum que j'avais entre les dents. Histoire que les autres sachent où on allait, quoi, si Isla ne restait pas pour les prévenir... Après quoi, je me tournai vers les autres : « J'en suis. Et c'est pas question d'avoir des couilles en acier, quelque chose à prouver, un égo à regonfler ou quoi. C'est juste que, si je reste une seconde de plus dans ce camp, à devoir suivre une énième piste de rongeur, je vais devenir dingue. A ce stade, autant partir à la poursuite d'une chimère, ça nous changera au moins les idées. » Et puis c'est tout. Je n'avais rien d'autre à ajouter sur le sujet. Clairement, monologuer pendant 107ans, c'était pas mon truc. Je m'approchai donc de la portière opposée à celle d'Ian, prêt à partir. J’espérais vivement, en mon for intérieur, qu'y avait l'autoradio, dans ce tas de ferrailles, parce que je sentais que le trajet allait être long si on le passait à tous se regarder dans le blanc des yeux...
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mer 24 Juil - 22:20



    Vagabonds 3

    N'arrête jamais de rêver, car le véritable rêve c'est d'en être encore capable.



    Ok ... Je faisais un peu mon malin en affirmant qu'on n'avait rien à perdre. Un simple regard en direction de Victoria suffisait à me rappeler que pour le coup, j'avais plutôt tout à perdre. Ou au moins le plus important. Parce qu'elle était désormais tout ce qui comptait pour moi. Et ce n'était pas rien. Pas rien du tout. Mais je parlais surtout de nos conditions de vie. Compte tenu de la dure réalité de ce qui nous entourait, on n'était quand même plus à ça près. La vie que nous menions était vraiment à la limite du supportable. Alors autant qu'on tente de voir ailleurs si on ne pouvait pas trouver mieux. Ce que je n'avais pas prévu par contre, c'est que les Zellenwiller soient aussi emmerdants. Enfin, pas bien méchants ni chiants à souhait ... Mais il semblait qu'ils voulaient trouver à redire à tous les niveaux. Si c'était un piège, pourquoi un truc aussi con ? Pourquoi de tels indices ? Et puis si c'était vraiment le cas, quel était le vrai fond du problème hein ? On risquait de tous crever et alors ? Je posai le regard sur Ian quand il mentionna le genre de propriétaire auquel avait pu appartenir ces effets. Ouais, de la cocaïne ça n'appartenait évidemment pas à quelqu'un de fort recommandable. Mais ... « Y'avait pas grand chose de vivant quand on est partis ... Ca ne devrait donc manquer à personne ... » Je décidai de ne pas mentionner les personnes que l'on avait du éliminer pour pouvoir se sortir vivant de cette impasse. Je me contentais juste de dire que tout le monde était mort par là bas. J'osais espérer que nous n'en n'avions laissé s'échapper aucun. Sans quoi, oui, il n'était pas impossible qu'on soit en train de courir en plein dans un piège vraiment con. Mais les Zelltrucs n'avaient pas besoin de tout savoir. Tout ce qui importait, c'était qu'ils suivent et aident. « Et elle vous est venue comment, l'idée de fouiller dans la coke ? » Mais quelle question intelligente. Oui, vraiment très importante. Fallait dire qu'il n'y avait que ça qui comptait alors qu'on était sur le point de tenter un truc énorme et sans doute dangereux. Je soupirai donc et lui lançai un regard pour le moins agacé.

    « Il semblerait qu'après la perte de Glen, il y ait eut un petit moment de crise et que la frustration nous ait fait cogner dans ce putain de sachet qui a déversé tout son contenu, une fois qu'on est rentrés au campement. » Me contentai-je de répondre sur le ton de la conversation, malgré mon regard ironique au possible. Je ne précisais pas que c'était Vic elle même qui avait fait une petite crise de rage après tout ça. Ce n'était pas important. Elle passait déjà assez pour un monstre comme ça, à mon humble avis. Par la suite, alors que la conversation du oui ou non, s'éternisait, je tentais de ne pas prêter attention aux mot doux que s'échangeaient les deux nanas. J'osais seulement espérer qu'elles allaient prendre sur elles au cours du voyage. Enfin, si voyage il y avait pour Isla. Parce que Ian n'avait pas l'air franchement d'accord avec l'idée qu'elle en soit. Et comme ça ne me regardait pas leurs histoires de famille, j'allais juste attendre de voir ce qu'ils foutaient, bien sagement. Ainsi les observais-je calmement et songeai, pendant une minute ou deux, que les deux frères se taperaient peut être dessus avant les deux nanas. J'espérais pour eux que leurs relations n'étaient pas aussi merdiques avant l'épidémie. Sans quoi, je n'osais imaginer les réunions de famille. Bon allez. Trêve de blabla. Ca jacassait trop. Tout naturellement, je pris donc place derrière le volant. J'étais quand même celui qui avait su lire cette foutue carte -j'osais quand même espérer que je ne m'étais pas lourdement planté et qu'on n'allait pas tomber en plein milieu de ... Nulle part-. « Et on attache les ceintures. Pas l'temps de rouler comme une mémé. » Et pour appuyer mes dires, je démarrai assez vivement avant de foncer sans plus de cérémonie. « Tu peux m'indiquer en allant ? » Demandai-je à Victoria en lui tendant la carte, sans prêter attention aux trois Zelltrucs. Je n'avais absolument rien contre eux ... Simplement un problème avec l'attachement. C'était trop douloureux de s'attacher et de perdre les gens en allant. Même s'ils étaient peut être forts et résistants, ils n'étaient pas éternels. Tout comme moi. Tout comme Vi... Si, si elle l'était elle. Même un rôdeur voudrait pas d'elle. Y'avait que moi pour être assez zarb' pour ça. Pensée qui me fit sourire. Oui, seul, comme un crétin, je souriais. Pour moi même.

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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Sam 27 Juil - 19:08



    Vagabonds 3

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    Bon, il semblerait qu’Isla ne m’apprécie pas beaucoup, je ne peux pas lui en vouloir, j’ai frappé son cher frère ainé la dernière fois. Une bonne droite, pour lui apprendre à ne pas me sous estimer ! Elle m’attaque et je lui lance un regard noir, qu’elle ne commence pas à me les briser la scotish sinon je la jette en pâture. Mais je ne dis rien, à part ce que j’ai à dire, et contre toutes attentes, Ian, le n°2 comme je l’appelle, abonde dans mon sens, je suis saisie qu’enfin il y en ait un d’entre eux, qui soit enfin prêt à se mouiller. J’ai presque envie de lui sauter dans les bras. Presque. « Merci l’rouquin, au moins on sait où sont passés tout le courage de la famille Zellenwiller. » Dis-je pour le remercier à ma façon. Je reniflais un coup, ouais le glamour c’est pour l’ancienne vie, maintenant c’est nature. « Si c’est un piège skipper, promis tu seras en première ligne pour savourer ta victoire sur notre idée. » Lui dis-je avec véhémence. Ouais je l’ai appelé Skipper, c’était la meilleure amie de Barbie, la brune exactement et je trouve que ce surnom lui va parfaitement ! Irving nous coupa dans notre échange cinglant pour poser THE question, de suite c’est Tybalt qui réponds et me regarde, j’objecte. « J’étais en pétard, j’ai collé mon couteau dans le sac de coke et ça a fait boing, j’ai ouvert le paquet et j’ai trouvé cette clé. Une autre question ? » Je tendis le doigt vers la clé que tenait Tybalt, tout en jetant un regard franc et glacial à Irving. Oui, parce que ce n’est pas lui, qu’à collé le canon de son flingue sur le front de Glen, avant de lui exploser le crâne ! Il semblerait que tous veuillent venir, plus on est de fou, plus on s’marre. J’ouvre la portière passagère et me glisse dedans, sans écouter le reste des paroles que la fratrie s’échange. « C’est pas une chimère… » Bredouillais-je à voix basse, amis je ne suis pas sure qu’il m’ait entendu. J’attrape ma ceinture, et la fait cliqueter sous l’ordre de Tybalt, c’est lui qui conduit, c’est une première faut dire que je veux tout le temps garder le contrôle, mais là passer le flambeau de temps en temps, je ne suis pas contre ! Il me tend la carte, et j’acquiesce sans un mot. « A droite au prochain carrefour. » Dis-je d’abord.  Tout en regardant la route, je le guide, et finalement à ce train d’enfer, on arrive à l’orée d’une forêt, je regarde la carte, je regarde dehors, et non… C’est bien ça, c’est l’entrée d’un chemin pédestre direction le chœur de la forêt. « On y est. Gare-toi en marche arrière devant la barrière, on fait le reste à pied. » Je plais la carte, attrapais mon flingue et mon sac à dos remplit de cartouches et sortis de la voiture. Autour de nous, pas âmes qui vivent. « Chouette, une petite promenade en forêt… » Dis-je en regardant le clan Zellen W. « Prenez vos armes, on y va. » Je doublais la voiture, pour passer par dessus de la barrière. Regardant, observant, me concentrant sur chaque bruit. Je tournais la tête vers Tybalt, lui adressant un regard tendre et doux, avant de me mettre à marcher le long de ce petit chemin de terre, qui était bordé par une épaisse forêt bien dense. Nous ouvrions la marche, inspectant tout ce qui nous entourait, c’était nécessaire…  Toutes les 2 minutes, je jetais des coups d’œil à notre groupe, pour être sure de ne pas avoir perdu l’un d’entre eux, en cours de route. Je m’arrêtais net au bout du chemin, lorsque je vis une petite cabane en bois au bout… Je fis signe au groupe de se déployer, comme en pleine mission commando, pas besoin de parler, s’il y a des zombacs, ils nous ont sentis.



Dernière édition par Victoria S. Anderson le Jeu 1 Aoû - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Sam 27 Juil - 22:29



You've lost control, do you like the person you've become ?
Vouloir faire ses preuves était une chose, et penser mériter le respect d'autrui en était une autre. Isla était peut-être un peu naïve et peu confiante en elle-même et en plein de choses, mais elle n'était pas conne, loin de là. Et elle n'aimait pas qu'on s'adresse à elle comme si elle avait le quotient intellectuel d'une huître arrosée de jus de citron. Et d'un autre côté, prétendre dominer le monde parce qu'on ne connait pas la politesse représentait l'irrespect le plus total pour la brunette, et pourtant, ça venait de quelqu'un qui n'avait connu que peu de restrictions et d'inhibition dans sa vie précédente, vous savez, cette vie où elle faisait la fête entre des heures entières de révisions. Isla ne se considérait pas comme un modèle, encore moins maintenant que les zombies dominaient le monde et que ses diplômes, la seule réelle richesse qu'elle pouvait autrefois se permettre d'exhiber, ne valaient plus grand chose ; mais une valeur qui comptait désormais plus que tout à ses yeux était le respect de tout un chacun, surtout lorsqu'il s'agissait de vivre en communauté. Sa naïveté ne la poussait pas à offrir une part de gâteau au premier survivant qu'elle croiserait au détour d'un chemin, par contre, elle l'amenait à considérer politesse, respect et considération à quiconque avait à faire à elle. Sauf que le contraire semblait impossible. Exemple flagrant : l'asociale, qui, en plus de ce surnom, venait d'en écoper d'une dizaine d'autres, encore moins valorisant, dans l'esprit de l'écossaise. Mais, dans un but de survie, elle préférait les taire. Car c'était bien souvent parce qu'un connard ouvrait et sa gueule et que l'autre répliquait sur le même ton que les plus grandes guerres avaient autrefois débuté... Elle ne serait pas la deuxième conne, et laissait le rôle leader de la première dérangée à Victoria, qui s'énerverait toute seule, si cela pouvait lui permettre de se valorisait d'une quelconque façon. C'était sans doute qu'il n'y avait pas grand chose d'autre que son cul et sa grande gueule à valoriser, se disait Isla. Quant à l'écossaise, elle pouvait se vanter d'avoir à ses côtés son frère de sang et de cœur, Irving, qui veillait sur elle comme personne ne l'avait jamais fait. Ian était aussi là, mais Isla préférait le laisser entre parenthèse, ne comprenant clairement pas quelles étaient ses considérations envers elle. Pourtant, il s'agissait aussi de son frère...

Une famille, voilà ce qu'aucun des deux autres ne pouvait se vanter d'avoir. Une famille, qui, bien que complexe, était restée soudée depuis plus de six mois. Une famille, qui, se déchirant de l'intérieur, ne laisserait personne de côté, même si l'occasion leur était donnée. Et c'était ce qui faisait la force d'Isla. C'était ce qui lui avait donné envie d'avancer après le décès de Clyde, et c'était aussi ce qui la fit monter dans la voiture, laissant l'écervelée ouvrir sa gueule, puisque ça lui faisait tellement plaisir. Pourtant, les mots n'avaient pas manqué d'affluer dans son esprit, mais elle s'était tue. Elle avait simplement lancé un « la question se pose pas, en effet, mais je viens » à Ian lorsqu'il lui avait interdit de se joindre à eux, et un coup d’œil entendu à Irving, qui avait répliqué derrière. Sa décision était prise depuis longtemps, et personne ne ferait changer d'avis.

Sauf que maintenant qu'elle était dans la voiture silencieuse, elle commençait à se demander s'ils formaient vraiment le meilleur groupe possible pour une mission suicide comme celle-ci promettait de l'être. Entre l'écervelée grande gueule qui remenait de la drogue pour y fouiller, et le gars approximatif qui se prenait pour le roi du monde, cela ne laissait présager rien de bon. Isla jeta d'ailleurs un regard inquiet à Irving, à sa droite, sur la banquette arrière de la voiture, tandis qu'elle s'imaginait les pires des scénarios. Comme le piège, qui, il fallait bien l'admettre, n'était pas le plus impossible d'entre eux. S'il s'agissait de quelque chose de menaçant, dans tous les cas, les deux autres se sauveraient l'un l'autre, et eux trois également. Mais il y avait clairement deux clans. Et Isla ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur avant, au centre du pare-brise avant, pour observer les passagers avant.

C'est l'écervelée qui prit les rênes pour guider Tybalt, et ils finirent par s'arrêter devant un sentier qui semblait s'enfoncer plus encore dans la forêt. Magnifique... Et la revoilà qui redonnait des ordres. Isla se sentir bouillonner, mais elle se tut. Sa pseudo remarque pseudo marrante la fit pseudo marrer, mais en réalité, elle se croyait de plus en plus dans un mauvais film. Même les répliques y étaient... Et puis, elle était à peu près sûre qu'aucun d'eux ne comptait y aller sans armes. Nouveau regard en direction d'Irving, puis elle suivit le groupe, aux aguets, son colt pointé devant elle, faisant de petites rotations conceptuelles pour tout voir avec les yeux de son colt. Il me faudrait vraiment une autre arme, songea-t-elle un bref instant, avant d'involontairement croiser le regard de Ian, auquel elle offrit un bref sourire gêné, ne sachant guère sur quel pied danser. D'autre part, elle interceptât le regard que s'échangèrent les deux autres, alors que l'évidence venait s'effondrer sur elle. Voilà pourquoi ils formaient tous les deux un clan bien défini... Ses fesses, un atout décidément bien utile. De toute façon, une écervelée ne pouvait pas avoir grand chose d'avantageux qu'un cul et des seins... Oh, merde. Elle se mettait vraiment à penser comme un mec, se disait-elle sans continuer de faire valser son regard noisette tout autour pour s'assurer que la forêt ne cachait rien de mauvais.

Et puis, finalement, ils arrivèrent en face d'une petite maison toute de bois faite. Perdue au milieu de nulle part, ou plutôt, d'une foret bien trop dense pour être rassurante. Encore une fois, c'est Victoria qui prit les devants, se prenant pour le leader du groupe, mais Isla n'eut d'autre choix que de suivre l'ordre qu'elle donna d'un geste de la main. Cette fois, leur survie en dépendait directement. Un dernier coup d’œil peu rassuré à ses deux frères, puis elle trotta jusqu'à la maison, comme tout le groupe, qui se déployait alors autour de celle-ci. Elle attaqua par la droite, se collant au mur, qu'elle longea en s'arrêtant de temps de temps pour observer les alentours, et surtout la forêt face à elle.

Bientôt, elle aurait fait le tour de la maisonnette, et tenterait une entrée en forcenée. Rien ne semblait bouger pour le moment. Mais elle ne put s'empêcher de se demander s'ils étaient bel et bien arrivés au bon endroit... Pourquoi cacher la clé d'une maison comme celle-ci ? Elle avait l'air d'un ennui banal, pas mal assez solide pour abriter un groupe en cas d'attaque... alors pourquoi quelqu'un en planquerait la clé dans un paquet de cocaïne ?
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Dim 28 Juil - 19:35

« sometimes you have to do something ugly so that something beautiful can grow...  »
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Isla avait finalement décidé de venir avec eux, et ce malgré les conseils d’Irving. Si il y avait bien quelqu’un qu’elle aurait écouté, ça aurait été lui et, il fallait l’avouer, il avait été beaucoup plus subtil que Ian pour faire comprendre à leur sœur qu’il était préférable pour elle qu’elle reste au camp. Mais bon, la subtilité, c’était clairement pas son truc à Ian. Il avait toujours préféré être franc et direct, quitte à blesser les gens, plutôt que de prendre des pincettes et y aller par quatre chemins pour au final arriver au même résultat. D’ailleurs, cette attitude semblait lui avoir fait gagner des points auprès de Victoria. Il avait constaté avec surprise qu’il venait d’entrer dans le club très fermé de ses bonnes grâces. Il ignorait encore si c’était une bonne chose ou non, ou même si il allait y rester longtemps, mais ça faisait du bien, pour une fois, d’avoir quelqu’un de son côté, mais pas de celui d’Irving. Ian sourit brièvement au compliment et grimpa dans la voiture, plutôt satisfait de lui. Le seul point sombre dans le tableau restait sans nul doute la présence d’Irving et d’Isla. Le premier parce qu’il n’aimait tout simplement pas passer de longues heures en sa présence, et la seconde parce qu’il aurait bien voulu lui épargner une nouvelle expérience traumatisante. Mais il fallait qu’il l’accepte : l’horreur, ils vivaient désormais tous en plein dedans, et quoiqu’il fasse, personne ne pouvait en être protégé indéfiniment. Aussi préféra-t-il ne pas rajouter de braise sur le feu lorsqu’Isla, déjà bien énervée, avait exprimé sa volonté de les accompagner.

Ils avaient tous grimpé dans la petite voiture et étaient désormais en route vers le coin indiqué par les coordonnées trouvées par Victoria et Tybalt. Malgré la vitesse extrème à laquelle roulait ce-dernier, le trajet parrut long… très long. Personne n’ouvrit la bouche une seule fois, si ce n’était Victoria qui donnait de temps en temps quelques indications sur la route à suivre. Ce silence lui rappela les vacances familiales lorsqu’ils étaient enfants. Soit ils se faisaient tous la gueule pour une raison ou pour une autre, soit leur père les engueulait sévèrement de sa grosse voix parce qu’ils se chamaillaient trop entre eux et que ça finissait toujours par le fatiguer. Ce souvenir incongru tira un léger sourire au coin des lèvres de Ian. La situation était exactement la même, à la différence près qu’aucun d’entre eux n’avait cinq ans. D’un autre côté, c’était peut-être mieux ainsi. Si ils se retrouvaient embusqués (par des zombies ou même par des êtres bien vivants), il vallait mieux qu’ils ne s’engueulent pas davantage. Les deux filles en étaient déjà presque venues aux mains avant même le départ de l’expédition et Ian était certain qu’en cas de pépin, l’une n’hésiterait pas une seule seconde avant de se retourner contre l’autre. C’était bien là l’un des pires scénarios envisageables et il ne donnerait pas cher pour la survie d’Isla dans ce cas-là. Et les relations houleuses entre les deux filles n’étaient pas les seules à inquiéter Ian. En effet, il doutait également de son frère, ou plutôt de lui vis-à-vis d’Irving. Quoiqu’il arrive, Ian savait qu’il couvrirait toujours les arrières de tout le monde, il s’était toujours montré d’une exemplarité sans pareille sur le terrain. Lui, en revanche, c’était une autre histoire… Il n’était pas sûr de pouvoir en faire autant si c’était Irving qui se retrouvait surpris par l’ennemi. D’ailleurs, si il pouvait se prendre une balle perdue, ce serait peut-être pas plus mal, pensa-t-il en toute innocence.

La voiture s’arrêta dans un crissement de pneus auprès d’un sentier. Ils allaient devoir continuer à pied. Ian n’était qu’à demi rassuré. La forêt semblait de plus en plus dense et plus il y avait d’arbres, plus les rôdeurs pouvaient les surprendre facilement en surgissant de derrière l’un d’eux. Et ne parlons pas des vivants, qui eux pouvaient grimper aux arbres pour leur tirer dessus comme du gibier. Oui, il était toujours persuadé qu’ils ne seraient pas les seuls par ici. Après tout, même si on laissait de côté l’aspect cartel de la drogue, les coordonnées n’en avaient pas moins été écrites en gros sur un mur, à la vue de n’importe qui qui serait passé par là avant Tybalt et Victoria. Mais il se tue, il était inutile de rabacher tout cela, ils en avaient déjà suffisamment parlé avant de quitter le camp et, qui plus est, ça avait le principal sujet de leur conflit initial.

Leur avancée jusqu’à la cabane fut tout autant silencieuse que leur voyage jusque là, mais cette fois pour des raisons bien différentes. A pied, ils étaient tous conscients du danger qu’ils risquaient, et avec les morts qui rôdaient certainement dans le coin, la discrétion était primordiale, leur survie en dépendait. Ils arrivèrent sans problème jusqu’à leur destination : une vieille cabane en bois qui, à une autre époque, pouvait avoir servie de décor pour un film d’horreur. Pistolet en main, Ian commença à faire le tour de la cabane. Oui, “pistolet”, il avait décidé de ranger sa traditionelle hache au profit d’une arme à feu. Pour les zombies, la hache était rapide et silencieuse, mais pour les êtres encore dotés d’un semblant d’intelligence et d’un penchant pour la gachette, il valait mieux pouvoir les abattre de loin. Finalement, son père avait eu raison : « On ne peut pas toujours foncer dans le tas. » avait-il dit en posant le flingue entre les mains de son plus jeune fils. Pour être honnête, Ian n’avait jamais bien aimé les armes à feu, elles étaient bruyantes et il était beaucoup trop facile d’abattre l’un des siens par accident (Isla en était l’exemple parfait). Aussi gardait-il les trois quarts du temps l’arme à sa ceinture. Quant au quart qui restait, il arrivait tout simplement à Ian d’oublier son nouveau joujou dans la maison avant de sortir. Mais aujourd’hui, il était bien content de ne pas l’avoir oublié à côté de sa couchette. Bon, d’accord, ça ne l’avait pas empêché de garder sa hache avec lui, attachée dans son dos, juste au cas où il aurait besoin d’abattre un rôdeur solitaire. Mais visiblement, ça n’avait pas l’air pour tout de suite. Ian jeta un rapide coup d’œil par l’une des fenêtres de la cabane. Tout avait l’air très calme à l’intérieur, mais il y avait quelques angles-morts, principalement dûs au fait qu’un rideau trônait derrière la fenêtre et que cette dernière était à certains endroits tellements sale qu’on ne pouvait vraiment voir à l’intérieur. Il commençait à se dire, en voyant l’état de la maison, que toute cette étrange histoire n’en valait pas vraiment le coup, ou qu’ils étaient au mauvais endroit. Qu’est-ce que cette maison pouvait bien cacher pour qu’il vaille la peine qu’on écrive ses coordonnées en lettres de sang sur un mur quelconque ?

© citation : Cedric Nye, Jango's Anthem
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Lun 29 Juil - 2:05

you were sitting in the backseat smoking a cigarette you thought was going to be your last. We laugh until we think we'll die...

La subtilité, l'honnêteté, la franchise, tout ça était, au fond, des notions bien vagues. On pouvait être franc tout en étant subtil, ou honnête en vantant sa transparence. Quelque part, tout dépendait de l'impact que l'on voulait avoir sur les choses, ou les gens, et de ce qu'on était prêt ou non à assumer comme conséquence ensuite. Cela ne faisait pas très longtemps, en ce qui me concernait, que j'avais décidé qu'il était temps pour moi de changer, et d'arrêter de prendre les choses à la légère. Si j'étais toujours plutôt peu expansif et taciturne sur les bords, préférant garder mes émotions pour moi plutôt que de les dévoiler aux yeux de tous, je ne rechignais plus de temps à autre à faire savoir le fond de ma pensée, et faire valoir mon avis. N'aimant pas le conflits, j'évitais toutefois en général de me mêler des affaires des autres, voir de me mettre en avant délibérément. Plutôt habitué que j'étais à me laisser couler sur le fleuve plus ou moins tranquille de l'existence - ce qui me rendait, par ailleurs, assez mauvais quand il s'agissait de prendre des décisions importantes et incapable de m'engager émotionnellement à long terme - j'essayais de ne plus me laisser manipuler par qui que ce soit, malgré une certaine instabilité. Certains jours c'était facile et d'autres non. Se projeter dans l'avenir, il était là, en réalité, mon problème. Je n'avais jamais vraiment su, ce que je voulais, et surtout, qui je voulais être. J'avais attendu le déclic et maintenant, il était trop tard. Sûrement que me prendre une balle perdue aurait amplement simplifié les choses... Car essayer de le faire dans un monde devenu post-apocalyptique autrement que par la frénésie cinématographique due à la fascination morbide de quelques réalisateurs, c'était, comme qui dirait, un peu suicidaire. Comme si c'était déjà pas assez compliqué pour moi, avant, de décider de ce que j'allais bouffer le lendemain matin... A présent, je ne savais même pas s'il y aurait un nouveau matin, et c'était quand même de suite hautement plus emmerdant que de choisir entre pancakes, toasts ou céréales. Ouais, y'avait pas à dire, c'était dur, la vie, quand même.

Heureusement, le sourire d'Isla était là pour la rendre un peu plus douce, même si, depuis quelques temps, il était plus difficile à apercevoir. Cette dernière était grimpée dans la voiture en me passant devant, et j'avais refermé la portière la faisant claquer, donnant ainsi le top départ. Comme je l'avais prédit, c'est dans un silence de mort que s'était déroulé la virée, rythmée par les indications plus ou moins claires d'une Victoria concentrée sur sa tâche (au moins ça lui évitait de crier sur tout le monde) et les coups de volants plus ou moins subtils de Tybalt, qui semblait s'entraîner pour les 24h du Mans. Une fois ou deux, j'avais hésité à commenter sobrement le paysage, plus pour apaiser Isla - qui semblait plutôt nerveuse sur son siège - qu'autre chose, voire à poser les questions qui me brûlaient la langue mais que je m'étais retenu de poser - notamment après l'épisode de "la drogue a fait boing", chose supposée être une explication suffisante de Victoria-je-m'exprime-comme-si-j'avais-cinq-ans pour fouiller dans de la coke. Mais bon, trop tard, et de toute façon, je me foutais bien de la raison qui avait pu les pousser à mettre leur nez dans un sachet de coke (arrêtez, elle était bonne celle là). Je m'étais cependant contenté de jeter des regards de-ci de-là à l'assistance, de temps à autre. Quand le moment de se garer était - enfin - arrivé, et que Victoria, qui avait pris la tête des opérations, trouva utile de nous rappeler de prendre leurs armes, je dus retenir un soupir un poil exaspéré, mais m'exécutais quand même. Que celui qui veut y aller à poils se dénonce ! Personne ? C'est bien ce que je me disais... Enclenchant une flèche dans mon arbalète, fourreau placé en bandoulière, je reportai ensuite mon regard sur la scène qui se jouait autour de nous et me mordis brièvement la lèvre. Le décor n'inspirait, clairement, pas confiance, mais je suivis tout de même la progression du groupe sans un mot, fermant la marche, doigts bien resserrés autour de la crosse de mon arme. Un peu de plus et je me serais attendu à entendre des enfants chantonner promenons-nous, dans les bois, pendant que le zombie n'y est pas sur nos pas... Chair de poule garantie.

Pas mécontent d'enfin apercevoir une habitation - quoi que peu engageante, de prime abord - je suivis l'impulsion de Victoria et pris du même côté qu'Isla, quoi qu'en retrait par rapport à elle. Je finis par me séparer de sa piste pour décrire de plus grandes enjambées, plus éloignées, afin de réaliser un tour du périmètre plus que de la maison en elle-même, explorant le terrain tandis que les quatre autres observaient l'habitation et, du même coup, pouvant réagir plus vite à une possible arrivée impromptue. Cet endroit était lugubre, en partie à cause du silence environnant qui permettait au moindre bruit de se répercuter à la ronde, mais également à cause des arbres qui encadraient - voir étouffaient - la maison, et faisaient qu'on se sentait épiés de tous les côtés, sans trop savoir s'il s'agissait là d'une intuition ou simplement de paranoïa face à tant de végétation. Les branchages que j'entendais craquer sous nos pas durant ce bref repérage augmentaient encore un peu la tension, déjà palpable, de l'atmosphère, et avec elle, la mienne. Je devais déployer mes sens pour, éventuellement, en repérer qui ne viendraient pas de nous, et c'était une tâche qui requérait une concentration extrême. A chaque bruissement de feuilles ou le plus infime bruit que je percevais, pouvant s'agir d'un animal comme du vent, mes muscles se contractaient tandis que je sondais les bois épais, mes yeux clairs plissés pour aiguiser ma vision à travers l'oeil de mon viseur. Je ne comptais plus les fois où, ainsi, je m'étais arrêté avant de reprendre d'une allure feutrée ma marche, respirant par le ventre avant de maintenir une posture droite et de ne pas trembler. Une fois que j'eus fait tout le tour, et eus été à peu près certain que nous semblions relativement tranquille, je décidai de couper vers la maison, revenant un peu sur mes pas, là où j'avais laissé Isla, toujours sur le qui-vive, quoi qu'un peu rassuré de n'avoir rien vu d'anormal jusque là. Mes compagnons de route avaient, eux aussi, certainement terminé. Restait toujours à déterminer l'enjeu que composait la bâtisse, et, également et avant tout, dissiper le mystère sur ce qui se trouvait dedans... Bon comme mauvais. Attendant de savoir où se situaient les possibles entrées (et si, surtout, on savait si cette foutue clé ouvrait vraiment la porte), je continuais de jeter des coups d'oeil dans les bois, n'aimant pas spécialement être ainsi à découvert. Je n'étais, toutefois, pas bien certain que je n'allais pas regretter aussitôt d'être entre quatre murs une fois que j'aurais franchi le seuil du bâtiment... Tout dépendrait de ce qui nous y attendait.
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mar 30 Juil - 21:55



    Vagabonds 3

    N'arrête jamais de rêver, car le véritable rêve c'est d'en être encore capable.



    Avant, j'avais horreur des forêts -pour tout ce qui pouvait se planquer dans les branches d'un arbre, derrière un tronc, sous un rocher, dans un trou-, maintenant, c'était pire que tout. Vraiment rien de comparable. Ces putains de rôdeurs qui pouvaient arriver par surprise, de vraiment n'importe où. Non, vraiment, je n'aimais pas ça. Pas du tout. Je préférais encore me balader en plein coeur d'une immense ville, avec tous les zombies qui s'entassaient de ci et de là. C'était beaucoup plus drôle de se taper une sacré course poursuite dans les rues et ruelles, non ? Non ? Bon, j'avais peut-être quelques sérieux soucis. On mettra ça sur le compte de l'éternelle peur de se faire bouffer et de l'insoutenable douleur d'avoir perdu tout ceux qui comptaient. Ou on dira juste que j'avais cette fâcheuse tendance à être ... Peu normal et difficile à suivre. Dans tous les cas, ça n'avait plus guère d'importance maintenant. Qu'est-ce qui en avait encore, au juste ? Pas grand chose ... Ah si, Victoria. Cette emmerdeuse de première qui passait son temps à donner des ordres à tout le monde et même à moi. Mais pour le coup, je ne pouvais pas me plaindre de vouloir prendre les choses en main. En la matière, je ne pouvais pas nier qu'elle était bien meilleure que moi. Je n'aimais que modérément donner des ordres et je n'avais pas forcément l'esprit d'un chef. Je la laissais donc gérer tout ça d'une main de maître, pendant que moi je demeurais tranquillement en retrait. Au final, j'étais plus son second qu'autre chose, quand il était question de ce genre d'excursion. Et pendant qu'on se déployait tout autour de la petite cabane plantée au milieu de nulle part, que nous venions de trouver, mon regard balaya le petit groupe à plusieurs reprises. Histoire d'être certain qu'aucun n'était sur le point de servir de repas à un rôdeur qui se serait planqué non loin d'eux et les aurait repérés. Mais ce n'était vraisemblablement pas le cas. Nous pouvions donc observer de plus près la maison et les alentours, sans trop de risque. Tout était calme. Presque beaucoup trop calme selon moi. C'en était inquiétant. L'atmosphère était oppressante au possible. De quoi foutre le frisson quand même. Mais c'était devenu une question d'habitude désormais. Il fallait s'habituer à vivre dans la peur constante. C'était le cas depuis plus d'un an.

    Quand il sembla que nous avions déjà fait le tour de la maison à plusieurs reprises ainsi qu'un rapide tour d'horizon, je m'approchai de la porte d'entrée. J'y collai mon oreille tout en demeurant sur mes gardes pour le cas où elle s'ouvrirait. On ne savait vraiment pas ce qui nous attendait derrière. Peut-être qu'il y avait bel et bien des survivants et qu'ils attendaient le bon moment pour nous foutre tous les cinq en l'air. Ce serait quand même con de mourir d'une façon aussi stupide. Enfin soit, je ne détectai aucun bruit. Je me redressai donc en hochant faiblement la tête. Et tranquillement, récupérai la clé que je gardais bien en sécurité dans ma poche, avant de la tendre à Victoria. C'était elle qui l'avait trouvé. A elle de voir si c'était cette porte qu'elle ouvrait ou autre chose à l'intérieur. Batte en main, je me plaçai perpendiculairement à la porte et à peine en retrait. De quoi la protéger si jamais un sale truc lui tombait sur le coin du nez.. Et je ne faisais pas ça uniquement parce qu'elle était elle et parce que nous vivions plus ou moins une relation depuis quelques temps. J'aurais agis de la sorte avec n'importe qui d'autre. Mais le fait était que, forcément, j'avais plus peur de la perdre elle, que de perdre l'un des trois Zelltruc qui se trouvaient non loin de nous. Comme eux mêmes devaient plus s'inquiéter les uns pour les autres, que pour l'un de nous deux. C'était somme toute assez logique. Enfin ... certes, ils ne semblaient pas tous en très bons termes. Mais je préférais rester en dehors de tout ça. Premièrement, ce n'était vraiment pas mes oignons ! Et ensuite, nous avions d'autres chats à fouetter. Des trucs beaucoup plus importants que des querelles familiales royalement inutiles et juste bonnes à nous faire perdre notre temps à tous. Victoria et moi même, par exemple, ne perdions pas de temps à nous prendre la tête pour des broutilles. Les disputes conjugales n'étaient utiles que lorsque la vie s'y prêtait bien. Maintenant, alors qu'on se battait pour survivre et qu'on ignorait combien de temps il nous restait avec telle ou telle personne, c'était bien bête de se laisser aller à de quelconques chamailleries. A moins de se battre pour un peu de bouffe ? Un peu d'eau ? Du savon ?

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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Sam 3 Aoû - 18:14



    Vagabonds 3

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    On fait le tour, y’a rien qui bouge, je n’aime pas ce calme, ça me dit rien qui vaille, mais je ne montre rien, je prends appuis mentalement sur Tybalt, je puise en lui ma force mentale. Il est mon tout, grâce à lui la lutte ne m’a jamais semblé aussi légère. Enfin en un sens. On s’approche de la porte et Ty me tend les clés, charmant alors c’est à moi d’ouvrir les festivités ? Bref, je prends les clés et rapidement, me rends compte qu’elle n’ouvre rien, ou du moins pas cette porte. Je soupire et pose la main sur la poignée et l’ouvre en grand… Elle grince et là, ce que nous avons sous les yeux me glace le sang. La cahute fait à peine 10m2, mais ce qui me frappe, et qui occupe mes prunelles, c’est le corps d’un homme, pendu par le cou, au plafond de la cahute. Au milieu plus précisément. Je déglutis, il est violacé, en putréfaction avancée, mais ne bouge pas. C’est peut être le choix le plus sage, mettre fin à ses jours lorsqu’on n’a pas la force de supporter ce qui suivra. J’entre dans la pièce et me positionne aux côtés du cadavre sans vie, euphémisme dans un autre monde, ici c’est notre quotidien ni plus ni moins. Je fais un pas, puis deux et lorsque les autres entrent à leur tour, l’un d’entre eux marche sur un latte de bois grinçante, celle là même qui vient de se soulever et de me racler le mollet. Je grince des dents, avant de réaliser qu’un liquide chaud coule sur ma peau… Génial, je saigne. Je me penche pour regarder ma blessure, effectivement ça a un peu arraché la peau. Toujours sur le qui vive, le cadavre se met à bouger et râler comme un putain de zombie, je me plaque contre un des murs de surprise, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il se mouvoit. Dans la hâte je me mange un bureau bas dans la tête, je ronchonne. « Bordel. » Soufflais-je laissant l’un d’entre eux liquider ce pantin désarticuler qui tend les mains vers mon groupe, tente ensuite de se tourner vers l’odeur de mon sang, vers moi en soit, tout en claquant des mâchoires. « Connard de macchabée. » Lançais-je lorsqu’on le mit à bas… Ce qui s’en suit aurait pu être appelé un vaudeville, la corde céda, laissant le corps sans vie retomber lourdement à mes pieds. Me donnant une furieuse envie de vomir, je me redressais non sans mal, pour m’asseoir sur le bureau que ma tête avait rencontré plus avant. Posant ma jambe blessée dessus, pour voir l’étendue des dégâts. Putain, ça a tâché mes godasses. J’attrape un mouchoir dans mon sac, c’est mon dernier et éponge la plaie. « Bon, c’était comique comme enchaînement, mais est ce qu’on pourrait arrêter de se tirer dans les pattes maintenant ? » Je tournais le visage vers mon cher groupe, avec un sourcil arqué et ma moue des mauvais jours.

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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Dim 11 Aoû - 2:11



You've lost control, do you like the person you've become ?
Si Isla avait retenu une chose de toutes les aventures qu'elle avait déjà vécues, c'était bien que le calme ne présageait pas forcément plus de bien que le bordel. C'était plus vicieux, et même plus inquiétant que des râles et des bruits de chair déchiquetée. Pourquoi ? Parce que lorsque tout était silencieux, le danger pouvait venir de n'importe où. Absolument n'importe où. Et c'était généralement ce qui rendait Isla encore plus méfiante, à la limite du paranoïaque. Comme c'était le cas à présent, maintenant qu'elle faisait le tour de la petite maison en bois que le groupe venait de découvrir. Le fait qu'ils soient cinq la rassurait à peine car, en réalité, deux clans semblaient particulièrement marqués : Tybalt et Victoria d'un côté, et les Zellenwiller de l'autre. Et ce second sous-groupe n'était pas forcément des plus rassurants : la tension qui régnait entre eux laissait toujours un doute quant aux issues possibles dans une situation particulièrement dangereuse. Isla ne doutait de la loyauté d'aucun de ses deux frères, mais le seul en qui elle avait une confiance aveugle était et resterait Irving. Ian... Ian, c'était autre chose. Parce qu'il était des plus imprévisibles, et que l'aventure qu'ils avaient vécu ensemble ne semblaient pas les avoir soudés comme elle l'avait tout d'abord pensé. Frôler la mort ensemble n'avait fait que rappeler à Ian qu'elle, Isla, était un danger public. Que devait-il penser d'elle ? Sans aucun doute qu'elle n'était encore et toujours que la petite fille surprotégée par Irving, mais également celle qui n'avait jamais su se préoccuper du vital, même avant l'épidémie. Il devait être persuadé que ses compétences se limitaient à la pose de vernis à ongles et au shopping. Sauf que les mois avaient passé, et que ces mois-là l'avaient forgée. Dès le premier jour. Elle n'était pas des puissants, de ceux qui influencent ou qui savent se battre, défendre leur peau et celle des autres. Elle était fragile, en réalité. Mais parce qu'elle n'était plus très sûre d'avoir de quelconques convictions, un quelconque but. Le seul fil qui la reliait à la vie était indescriptible, un instinct animal, sans doute. Ces bouffées d'adrénaline lorsque le danger s'approchait d'elle ou de sa famille ; cette peur constante de s'endormir pour se réveiller dans la panique et voir l'épouvante à laquelle elle rêvait toutes les nuits se produire sous ses yeux. C'était cette part inexplicable d'elle-même qui la maintenait à la vie. Ça, et les sourires que lui arrachait encore Irving, lui qui la connaissait par cœur. Les questions sur la gémellité, pour les avoir étudiées en cours, elle les connaissait sur le bout des doigts. Comment des jumeaux peuvent-ils être sur une même longueur d'onde sans avoir à se parler ? Comment un seul regard peut suffire pour tout exprimer ? Elle n'en avait fichtrement aucune idée, mais ce dont Isla était désormais sûre, c'est que ces privilèges n'étaient pas réservés aux jumeaux. Et si elle était épouvantée chaque jour qu'un quelconque dieu voulait bien leur accorder sur cette Terre misérable, il y avait bien une chose qui la soulageait de ce poids insupportable : les attentions d'Irving. Et c'était dans des moments comme celui qu'elle vivait à ce moment précis qu'elle regrettait que sa force se transforme en faiblesse. Et si elle perdait Irving ? Et si elle perdait Ian ? Elle avait déjà trop perdu...

Sur ses gardes comme jamais -et comme toujours, en fait-, Isla faisait le tour du cabanon, sur le qui-vive, son arme pointée devant elle, prête à s'élancer dans n'importe quelle direction suivant les événements qui pourraient s'imposer à elle. Ce tour du terrain fut à la fois trop long et trop rapides. Tous étaient prudents, et Isla ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d’œils furtifs à ceux d'entre eux qui croisaient son chemin en faisant le tour du petit bâtiment. Ce calme était de plus en plus oppressant...

Isla n'avait pas réellement pris la peine de regarder à l'intérieur en faisant le tour. Les fenêtres étaient dégueulasses, presque opaques, et le seul réel danger auquel ils auraient pu être confrontés à ce moment-là viendrait de l'extérieur, pour le moment, tout du moins. Ils finirent tous, sans doute plus ou moins par hasard, par se retrouver devant la porte d'entrée. Le danger des alentours était à peu près écarté, et il était temps de découvrir ce pour quoi ils étaient venus... Isla arriva juste à temps pour voir Victoria retirer la clé de la serrure et ouvrir la porte... sans l'aide de la fameuse clé. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Les deux premiers à rentrer furent Victoria et Tybalt. Isla, bien que curieuse, préféra continuer à assurer leurs arrières tant qu'ils n'étaient pas tous hors de vue de quiconque traînerait dans les parages. La forêt environnante était sinistre, remplie de possibilités glauques, et le sang de la brunette en était même glacé rien que d'imaginer ce qui pouvait en sortir à tout instant. La voiture n'était plus tout près, et il fallait être paré à toute éventualité, y compris la fuite... Car, et elle y songeait plus que jamais, ce plan n'était clairement pas des plus rassurants. Si elle avait accompagné le groupe, ce n'était clairement pas parce qu'elle était convaincue du bien fondé de l'expédition. Elle avait ses propres raisons, mais le moment actuel était des plus angoissants. Et rester en arrière de la sorte ne la rassurait pas vraiment, c'était un fait. Ce n'est que lorsqu'elle rentra à la suite des autres qu'elle comprit que non, le lieu n'était pas des plus paisibles. Un mec était pendu, un peu plus loin, dans la petite pièce. Ce n'est pas tant la vision de la scène que l'odeur qui arracha un haut-le-cœur à la jeune femme. En avançant, dégoûtée, Isla vit son équilibre faillir le temps d'un éclair et attrapa la manche de Ian quelques instants, par réflexe. Elle s'excusa d'un regard, la mine déconfite, avant de comprendre, d'une part, qu'une planche avait bougé sous son poids et que, d'autre part, Victoria en avait payé les frais. Super, maintenant, elle allait sans aucun doute lui rejeter la faute dessus. Seulement, ce n'était pas le principal de leurs soucis. Bientôt, le cadavre se mit à mouvoir, et c'est l'un des hommes du groupe qui se chargea de l'abattre sans plus attendre. Baissant son arme quelques secondes, Isla glissa son sac en bandouillière sur son bassin pour en sortir une petite boîte orangée. « Pénicilline à large spectre, un cachet deux fois par jour pendant une semaine. Si j'étais toi, je commencerais dès maintenant », glissa-t-elle à l'autre membre féminin du groupe, lui lançant le petit pot non sans justifier son acte en observant l'atmosphère lugubre et sale de l'endroit.

Et visiblement, c'est le moment que celle-ci choisit pour faire sa bonne action du jo-- mois. « Bon, c’était comique comme enchaînement, mais est ce qu’on pourrait arrêter de se tirer dans les pattes maintenant ? » demanda-t-elle alors qu'Isla, sidérée, grommelait : « ... dit le dragon. » De toute façon, si elle lui avait donné la petite vingtaine de pilules qu'elle avait gardée sur elle au cas-où, c'était simplement parce que c'était un des seuls rôles qu'elle se connaissait. Servir de médecin de fortune. Elle préférait ne pas insister devant la requête de Victoria, et, rabattant son sac dans son dos et relevant son arme, s'apprêta à faire le tour du cabanon. Elle fit le tour d'une petite table, observant autour d'elle ce qui, par le plus grand des hasards, aurait pu s'ouvrir avec une clé. Elle se mettait également à réfléchir à cet homme qui s'était pendu ici-même. Pourquoi le faire dans un abri comme celui-là ? Un arbre aurait tout autant fait l'affaire que la poutre à laquelle il était attaché encore quelques instants auparavant. Cette antre avait peut-être quelque chose de spécial, tout compte fait... Mais quelque chose qui n'avait pas suffi à sa survie non plus, visiblement. A nouveau dos à la porte qu'elle referma doucement, Isla marcha à nouveau dans la direction du cadavre, et perdit l'équilibre exactement au même endroit. « Parquet de merde ! » pesta-t-elle en reportant son attention sur le décor. Même s'ils revenaient au camp avec quelques espoirs évaporés, ils auraient pu faire le plan... Il y avait de quoi recharger pas mal d'armes, mais aussi des lampes de poche, ce qui manquait cruellement à Isla depuis que la pile de sa propre lampe avait rendu l'âme. La jeune femme s'approcha donc de la table et attrapa l'une d'entre elles, vérifiant qu'elle fonctionnait bien. Avant de brutalement se retourner vers les autres : « Dites... un mec qui se pend alors qu'il a même pas fini de manger, vous trouvez pas ça bizarre ? » demanda-t-elle, brusquement inquiète, désignant le vieux sandwich, à peine entamé, qui trônait à côté des quelques lampes de poche. Elle redressa son arme, de plus en plus inquiète, s'attendant maintenant à pire que le pire auquel elle s'attendait avant d'entrer ici, s'approchant d'une fenêtre pour vérifier si le calme des alentours était toujours synonyme de solitude.
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MessageSujet: Re: Home - Ian, Isla, Tybalt, Victoria et peut être même Irving! Mar 13 Aoû - 20:42

« sometimes you have to do something ugly so that something beautiful can grow...  »
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Seul le son de leurs pas sur la terre sèche venait rompre le silence oppressant qui peuplait les lieux. Rien ne leur parvenait de la cabane, et rien ne parvenait de la forêt qui l’entourait, pas un seul bruit étranger, pas un seul râle de zombie. Ce qui aurait pu être rassurant pour ne l’était pas du tout pour Ian. N’importe quoi pouvait surgir du silence, alors qu’un bruit vous alertait toujours du danger. Dans ce monde peuplé de créatures ne cherchant qu’à vous dévorer tout cru, le silence était toujours plus inquiétant, surtout dans un lieu qui vous était inconnu. Ce n’était pas le moment de se la couler douce. De son côté, Victoria s’avançait déjà vers la porte, clef en main, prête à résoudre le mystère de se qui pouvait bien se cacher dans cette cabane. A la surprise de tous, la clef n’ouvrait pas la porte. Maintenant que Ian y repensait, qu’est-ce qui liait réellement cette clef aux coordonnées ? Le lieu où elles avaient été trouvées ? Ce n’était peut-être pas suffisant, les deux n’avaient peut-être aucun rapport. Par chance, la porte n’était pas verrouillée et s’ouvrit au contact de la poignée. Enfin… Chance était peut-être un grand mot. Le spectacle qui s’offrit à eux n’avait rien d’envieux, bien au contraire. Entre l’odeur de pourriture et le macchabé pendu au plafond, il y avait vraiment de quoi en repousser plus d’un. Mais depuis le temps, ils étaient tous devenus habitués à ces répugnances. Pour Ian, le plus décourageant était certainement que l’homme s’était pendu. S’il s’était suicidé, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : cette cabane était loin d’être l’eldorado qu’ils avaient tous espérer. On ne mettait fin à ses jours que par désespoir, lorsqu’il n’y avait plus rien d’autre à perdre. C’était l’estomac serré que Ian pénétra dans la pièce, suivi de près par Isla. Il se demanda un instant ce qui pouvait bien le pousser, lui, à continuer de vivre, alors que tous ses rêves de grandeur étaient tombés aux oubliettes et qu’il se voyait obligé de passer le restant de ses jours en compagnie de la personne qu’il méprisait le plus au monde : Irving. Il déglutit avec difficulté, mais il se rappela que malgré toute l’aversion qu’il éprouvait pour sa famille, c’était elle qui le faisait tenir debout ces temps-ci. Les Zellenwiller avaient été élevés ainsi, ils restaient soudés pour le meilleur et pour le pire et en dépit tous ses efforts, Ian n’avait pas su se défaire de cet état d’esprit. Famille, Travail, Honneur était en quelque sorte leur devise. Sans cela, il serait parti depuis longtemps de son côté.

Isla s’accrocha doucement à lui en trébuchant sur une planche. Il jeta un rapide coup d’œil vers elle. Elle était blême, elle aurait peut-être même vomi si la situation n’avait pas très vite tourné davantage en eau de boudin. Ian était sur le point d’essayer de la distraire d’une quelconque manière, voire même la faire carrément sortir pour éviter qu’elle ne gerbe sur lui, lorsque le pendu se mit à se mouvoir de gestes amples. C’en était presque comique. Presque, si la pièce n’était pas si exiguë et qu’aucun d’entre eux ne se tenait à moins d’un mètre du zombie qui gigotait rageusement en vue d’attraper sa nouvelle proie. Il semblait avoir jeté son dévolu sur Victoria et sa jambe ensanglantée. Le spectacle surprit tout le monde et la panique sembla gagner tout le monde dans la cabane d’une façon ou d’une autre, surtout Victoria qui se tortillait pour échapper au zombie, pourtant prisonnier de son nœud coulant. Personne ne s’était attendu à ce que ce mort-là ne revienne à la vie. Machinalement, Ian rangea son pistolet à sa ceinture et le remplaça par sa hache. S’il y avait d’autres rôdeurs dans le coin, il valait mieux ne pas les ameuter avec le bruit d’un coup de feu, sans compter que l’écossais se débrouillait mille fois mieux avec sa hache qu’avec une arme à feu. Avec une rapidité fulgurante, il fit virevolter sa hache jusqu’à la tête du prédateur. La corde se rompit également par mégarde et le corps en décomposition heurta le plancher dans un bruit sourd.

Tous encore sous le choc, ils mirent quelques instants à reprendre leur souffle avant de s’adonner à ce pourquoi ils étaient là : la fouille de la cabane. Le parquet grinçait sous leurs pas alors qu’ils se déplaçaient chacun d’un bout à l’autre de la pièce. Ian prit quelques secondes pour essuyer avec nonchalance son arme sur la chemise du mort avant de la ranger à sa place. Puis il se mit à faire comme tout le monde et s’avança vers le meuble le plus proche pour en découvrir le contenu. Son choix se porta sur une vieille petite table d’appoint dont le bois rustique avait craqué un peu partout. Il dût tirer avec force pour ouvrir le premier tiroir. Il n’était pas verrouillé, mais avait certainement connu de meilleurs jours. D’ailleurs, il était vide. Ian le referma en soupirant. Par chance, le tiroir suivant s’ouvrit plus facilement. A l’intérieur il découvrit une paire de talkie-walkie qui n’étaient pas en trop mauvais état, accompagnée d’une boite de piles à moitié pleine. Au premier abord, ils avaient l’air de fonctionner. Toutefois, Ian n’était pas certain qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle. Un talkie, ça pouvait toujours être utile lors d’un repérage des lieux, lorsqu’il faut se séparer. Mais d’un autre côté, c’était le genre de truc à être bruyant - trop bruyant – et à attirer les zombies un peu trop facilement. Il suffisait d’un appel plein de bonne volonté de la part d’un partenaire pour attirer les monstres vers vous alors que vous essayiez désespérément de vous cacher. « Hey, j’ai trouvé ça. » dit-il en balançant l’un des appareils à la personne la plus proche de lui. « Ils peuvent toujours servir, mais il faudrait les utiliser avec précaution. » Malgré ses réticences, Ian ne se gêna pas pour garder le deuxième qu’il coinça dans son pantalon avant de reprendre sa fouille.

« Dites... un mec qui se pend alors qu'il a même pas fini de manger, vous trouvez pas ça bizarre ? » s’enquit la voix d’Isla derrière lui. Quelle remarque incongrue, se dit-il. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire si ce type avait terminé son sandwich ou non ? Bon d'accord, il comprenait parfaitement l'inquiétude que pouvait avoir sa sœur. Mais il savait aussi qu'une Isla trop inquiète n'était pas toujours une bonne chose pour la survie de tous. « Il était peut-être pas bon. Ce serait con de crever avec un truc dégueu pour dernier repas. » répondit-il pour détendre l’atmosphère, avant de se rendre compte que son commentaire n’était ni drôle, ni inapproprié compte tenu des circonstances actuelles. « Vu l’état du corps – sans compter celui du sandwich, je dirais que ça fait plusieurs semaines qu’il est mort. Si il y avait quelqu’un d’autre ici, ça fait longtemps qu’ils sont partis. » continua-t-il avec plus de sérieux, étalant au passage sa science macabre. Il éprouva une certaine nostalgie à la pensée qu’il fut un jour, dans ce qui semblait désormais être une autre vie, ce qu’on pouvait appeler un spécialiste des morts. Maintenant il n’était plus un grand légiste en devenir, mais un petit écossais balancé au milieu d’une apocalypse zombie et il se retrouvait aussi paumé que n’importe qui. Quelle ironie !

© citation : Cedric Nye, Jango's Anthem
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