GAYLWEN ▽ end of all days.
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MessageSujet: GAYLWEN ▽ end of all days. Mer 7 Aoû - 0:32



end of all days.
(thirty seconds to mars) ▽ I’m tired of the waiting, for the end of all days. The prophets are preaching, that the Gods are needing praise. The headlights are coming, showing me the way. The serpents are singing, a song that’s meant to say : all we need is faith, all we need is faith, faith is all we need.
Ces derniers temps, c'était loin d'être simple entre Gaylwen et moi. D'abord, sous les effets de la fièvre, il m'avait plus ou moins avoué ses sentiments pour moi en m'embrassant, au moins deux semaines auparavant, et ensuite, le lendemain pour être plus précis, il était redevenu distant. Voir même plus qu'avant, en réalité. Je savais maintenant que je ne devais pas uniquement me fier à ses réactions aussi bizarres qu'inhabituelles et, en même temps, j'aurais dû me douter à l'avance qu'il réagirait de la sorte. Gaylwen restait Gaylwen, quoi qu'il se passe, et quoi que la douleur lui fasse avouer. Il ne pouvait pas changer du jour au lendemain, et j'étais persuadée que, de toute façon, il ne le ferait pas. Bien évidemment, je m'étais attendue à tout sauf à cela. Les choses étant, d'une certaine façon, dites entre nous, cela aurait dû considérablement améliorer nos relations ... non ? Et bien, au lieu de me réveiller à ces côtés dans cette grange, exactement comme je m'y étais attendue, j'avais ouvert les yeux pour le voir s'activer entre les cartons. Il avait cherché de quoi satisfaire tous nos besoins pendant quelques temps, et avait chargé ses trouvailles dans la voiture. A part un bref et rapide "on y va", il ne m'avait pas adressé la parole. En fait, je n'étais même pas certaine qu'il m'ait regardé une seule fois. J'avais pris sur moi, et j'avais tâché de ne rien laisser paraître.

Mais c'était extrêmement tendu entre nous à présent, et Gayl ne m'adressait la parole qu'en cas d'extrême nécessité. Autant dire que, à mon tour, je mettais tout en oeuvre pour ne pas rester trop longtemps dans la même pièce que lui. Il ne pouvait pas avoir tout oublié, alors il ne me restait qu'une explication : il regrettait. Je ne savais pas vraiment sur quel point danser mais une chose était certaine, je n'allais pas le harceler, ni même le forcer à me parler, ou quoi que ce soit dans ce genre-là. C'était son choix et quoi que j'en pense, je me devais de le respecter ... Peut-être avait-il juste besoin de temps pour admettre que j'avais des sentiments pour lui. Peut-être que d'ici quelques jours, il accepterait, au moins, de me reparler, de sorte à ce que l'on agisse comme nous le faisions avant ... Avant tout cela. Tant de peut-être qui restaient en suspens, qui me laissaient un goût amer, et qui ne me donnaient pas le moins du monde envie de bouger de là. Peu de temps après la perte de la maison fabuleuse dans laquelle nous étions installés, nous étions venus ici, dans cette ferme. Elle semblait parfaite, et plutôt bien protégée, vu les clôtures qui l'entouraient. Les rôdeurs ne passeraient pas dans le coin, avec un peu de chance. De toute évidence, nous ne pourrions pas rester ici éternellement, étant donné que nos réserves s'amenuisaient. Nous aurions bientôt vidé les stocks de tous les magasins dans les alentours, il allait urgemment falloir trouver une solution.

Mes pensées étaient totalement tournées vers Gayl et son changement brutal de comportement -sans doute dû à la chute radicale de sa température-, quand je m'étais couchée la veille. Et, comme les jours précédents, cela aurait également dû être le cas  dès mon réveil ce matin mais quelque chose clochait. Non seulement je me sentais bizarre, mais en plus de cela, un mauvais pressentiment m'envahit dès que je commençai à bouger dans le lit que j'avais investi. Des bruits inhabituels dans la pièce voisine renforcèrent la boule qui s'était créée dans mon ventre. Quelque chose clochait forcément. Je me levai, enfilai rapidement mes chaussures et sortis de la pièce après avoir attrapé un pistolet qui ne me quittait que rarement. Qu'est-ce qu'il était en train de se passer ? Il y avait forcément quelque chose qui ne tournait pas rond, vu le pressentiment atroce qui me suivait encore. Il fallait que je retrouve Gaylwen et ensuite on aviserait, même si je serais sans doute rassurée, en le trouvant dans telle ou telle pièce. Je longeai le couloir et ouvris chaque pièce sur mon passage. Personne dans la salle de bain. Personne dans la cuisine. Personne dans "sa" chambre, non plus. « Gaylwen ?», demandai-je d'une voix assez forte pour qu'il m'entende, où qu'il soit, sans m'arrêter pour autant. Plus j'avançai, plus mes sens étaient en alerte, me hurlaient de courir dans ce foutu couloir et de me précipiter dans le salon. Salon qui se rapprochait de plus en plus, à mesure que les battements de mon cœur s'accéléraient. Calme toi Sam, pensai-je, je suis certaine qu'il s'est endormie sur le canapé, ou une connerie du genre. « Gaylwen ?», répétai-je, l'inquiétude perçant facilement dans ma voix. Nous étions en sécurité ici ... N'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Ven 9 Aoû - 12:09


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Il avait survécu, on ne sait pas comment mais il était toujours là. La plaie était désormais propre et même si son bras le tiraillait, il n'avait plus besoin de s'inquiéter quand à sa survie. Du moins pas par rapport à son bras. Gayl s'était doucement remis, il avait pris un sacré coup au moral et cela avait bien évidemment impacté sa relation avec Sam. Depuis qui lui avait avoué ses sentiments, il se sentait incapable d'y faire vraiment face. Il avait tellement peur de la perdre qu'il préférait garder ses distances pour éviter de trop souffrir. Et puis comment vivre une histoire dans un trou pareil ? Non c'était franchement impossible et il devait s'y faire. Prendre ses distances avec la jolie brune lui avait demandé une bonne dose de détermination. Quelques jours s'étaient écoulés depuis mais il sentait qu'il marchait sur un fil suspendu dans le vide. Il savait que si il la laissait trop s'approcher, il tomberait inévitablement dans ses filets et en plus avec plaisir. Car oui qu'importe la distance qu'il pouvait mettre entre lui et elle cela ne changeait pas ses sentiments et c'était bien le soucis.

Il voyait bien qu'elle souffrait de la situation et il avait envie d'y mettre un terme. Mais il y avait toujours ce petit truc inscrit dans ses veines qui l'empêchaient d'être trop proche. Instinctivement il se mettait en rentrer et qu'importe à quel point il voulait inverser la tendance rien ne fonctionnait. Il était totalement soumis à ça. Est ce que ça lui venait de l'assassinat de ses parents ou était ce tout simplement dans son caractère, il n'en savait rien. Mais dès que ça commençait a devenir sérieux, il préférait s'enfuir et ne pas faire face. D'ailleurs, si le monde n'avais pas prit cette tournure radicale, il se serait surement enfuit en la laissant toute seule. Aujourd'hui au vue de la situation, il en était incapable. Ils avançaient ensemble ou ils n'avançaient pas.

Le duo avait repris la route, ils avaient trouvé refuge dans une petite ferme. Celle ci ferait bien l'affaire pour quelques jours. Pour une fois, il avait suivi Sam. C'était elle qui avait eu l'idée et finalement ce n'était pas plus mal. Il n'était pas encore au top de sa forme, il était plus lent, un peu moins réfléchi. Disons qu'il était las, fatigué et qu'il devait reprendre du poil de la bête.

Il se reveilla grâce aux légers rayons de soleil qui pénètrent dans sa chambre. Son premier réfléxe fut d'attraper ses armes avant de se rendre dans la chambre de Sam. Celle ci dormait à point fermé. Sa couverture avait légérement glissé. Par crainte qu'elle attrape froid, il la remonta doucement jusqu'au de ses épaules avant de s'asseoir sur un pouf pour la regardait dormir. Il aimait la voir comme ça... Paisible. C'était tellement rare. Qu'est qu'il pouvait s'en vouloir de lui faire vivre tout ça, de ne pas être assez à la hauteur, il était une partie de la souffrance de Sam et ça il ne le supportait pas.

Il serait surement resté jusqu'à son réveil s'il n'avait pas entendu un bruit dans les pièces du bas de la ferme. Il descendit avec précaution, arme au poing. Cependant, il ne fut pas assez rapide. Un homme lui sauta dessus avec violence l'envoyant voler contre une armoire. Il sentit alors l'affreuse douleur d'un couteau qui pénétra ses poumons. Par réflexe, il empoigna son revolver et tira en pleine tête. L'homme s'écroula par terre, ça au moins c'était fait. Quand à lui il sentit la chaleur de son sang s'écoulait le long de son torse. Gaylwen le savait, ce n'était pas le genre de blessures de laquelle il pourrait se remettre. Il allait mourir... C'était fini. Aussi étrange que cela puisse paraître il accepta rapidement son sort. C'était Sam qui l'inquiétait, juste elle, lui était mort depuis bien longtemps. Mais que deviendrait elle sans lui ? Aurait elle la force de continuer seule...
Il entendit sa voix, elle avait du entendre du bruit... Il aurait aimé crié mais la douleur était trop intense pour qu'il puisse vraiment se le permettre. Il se contentant donc de parler en espérant qu'elle puisse l'entendre. « Je suis là... »

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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Ven 9 Aoû - 15:41



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Un coup de feu. J'avais clairement entendu un coup de feu. La peur me submergea, en même temps que je passai dans chacune des pièces de la ferme pour trouver l'origine du bruit et surtout, pour retrouver Gayl. Je venais tout juste de me réveiller et pourtant, tous mes sens étaient en alerte. J'étais prête à chasser une horde de zombies s'il le fallait, rien ne pourrait m'arrêter. Rien à part la peur de perdre Gaylwen. Parce que s'il était en danger, j'étais certaine de ne pas pouvoir le supporter. Je tâchai de ne pas penser au pire, alors que je me rapprochai des dernières pièces pas encore explorées, arme au poing. J'étais prête à dégainer à tout moment, si jamais la personne qui avait tiré quelques instants auparavant pointait le bout de son nez. Quand il s'agissait de défendre notre lieu actuel de vie, et surtout Gaylwen, j'étais prête à tout ... Même à tuer un être humain si besoin était. Là, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine. Où était-il ? Mes mains étaient désormais moites, pas parce que j'avais peur de me faire attaquer, mais parce que j'étais inquiète de ne pas entendre ou voir Gayl. Il savait parfaitement que tirer avec une arme à feu était la pire idée qui soit, puisque c'était le meilleur pour attirer les rôdeurs qui traînaient dans le coin. Il me restait donc deux options, soit il avait tiré parce qu'il n'avait pas le choix, soit il n'était pas à l'origine du coup de feu, et cette idée m'était insupportable.

Je tendis l'oreille, à l'affût du moindre bruit qui puisse m'indiquer l'origine de tout cela, et de ce qu'il venait de se passer. J'étais terrifiée mais cela ne m'empêchait pas de continuer à avancer dans les pièces, bien au contraire. J'étais motivée par l'envie de savoir ce qu'il était arrivé, et surtout je voulais retrouver Gaylwen à tout prix. « Je suis là... », entendis-je à quelques mètres de moi, dans la pièce voisine à celle où j'étais actuellement. Le simple fait d'entendre sa voix aussi faible m'affola encore un peu plus. L'arme toujours pointée face à moi, au cas où il ne soit pas seul là où il était, je pris la direction du salon. La scène qui se jouait devant moi me figea sur place. Gayl était là, étendu de tout son long, une large tâche rouge s'écoulant sur son tee-shirt, ne faisant aucun doute sur son origine. Un autre homme était étendu pas loin de lui, mort. Il me fallut une bonne minute pour me décider à me bouger, alors que mon bras s'était déjà baissé. Je me précipitai dans sa direction et m'agenouillai à ses côtés, trop choquée pour dire quoi que ce soit. Je restai immobile, les yeux écarquillés, mon regard planté dans le sien.

C'était comme si je savais déjà. Je savais qu'il ne pourrait pas se rétablir après une telle blessure. Je ne la voyais pas encore, mais au vu du sang qui s'écoulait jusqu'au sol, c'était grave. Si encore il y avait des médecins, du matériel, bref tout le nécessaire, il aurait toutes ses chances de s'en sortir. Mais pas là. Et même moi, l'optimiste légendaire, je m'en rendais compte. Je le devinais. Cela ne m'empêcha pas de tenter ma chance. Je jetai mon arme dans un coin, ne me souciant même pas de savoir où elle allait. Même si une horde de rôdeurs débarquaient ici, cela ne me posait aucun problème. Tout ce qui m'importait était l'état de santé de Gayl, plus inquiétant que jamais. Je soulevai son tee-shirt, pour y voir sa plaie béante et effrayante, causée par le couteau déposa juste à côté de lui. Je retins un hoquet de stupeur et retirai ma veste pour la presser sur sa blessure. Il fallait ... arrêter l'hémorragie ... L'arrêter ... et tout irait bien ... Tout devait aller bien. « Reste éveillé ... Tu ne peux pas ... tu ne peux pas lâcher maintenant ... D'accord ? », dis-je d'une voix lointaine, même à mes propres oreilles. Je continuai à appuyer sur la veste, alors que son écoulement de sang se faisait déjà moins important. Cela allait marcher, non ? Mon coeur battait à cent à l'heure, et ma tête n'avait de cesse de vouloir me faire entendre raison : il ne s'en sortirait pas cette fois. Non, c'était impossible ! Je ne pouvais, et ne voulais pas y croire. Certainement pas. « Tu vas voir ... Tu vas aller bien ... ça va aller .. », continuai-je à dire dans une litanie incessante, comme pour tenter de me convaincre moi-même.
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Jeu 15 Aoû - 14:37


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Gaylwen avait assez étudié la médecine pour savoir qu'il allait mourir dans les heures à venir. Ce genre de blessures demandaient une chirurgie rapide... Et celle ci n'était pas gage de survie. De toute façon, il fallait bien cela s'arrête un jour ou l'autre. Plus le temps passé et plus il s'en approchait. Il s'en voulait de ne pas avoir été assez attentif. Gaylwen préférait mourir de fatigue que tuer par un abruti... Cet homme devait surement être aussi paumé que lui mais l'idée de se faire tuer par un de ses semblables lui donnait un goût amer dans la bouche. Gayl savait se défendre, si seulement il avait été plus sur l'oeil rien de tout ceux ci ne serait arrivé. Seulement, il ne l'avait pas été, il venait de se faire prendre à son propre jeu. Non il n'était pas un surhomme, la mort regnait à chaque coin et il l'avait oublié pendant quelques secondes. Des secondes qui venaient de lui être fatale. Face à l'idée de la mort, il se montrait assez calme, posé, il trouvait même l'idée plaisante d'un certain côté. Après tout, c'est facile de mourir, plus besoin de se battre, plus besoin d'esperer... Il n'y plus que le néant, la fin de la route.

Dans tout ça, Sam était toujours là, mais Gayl se sentait bien incapable de continuer à la protéger désormais. Il ne pouvait, c'était terminé, elle allait devoir prendre sur elle, pour lui, pour elle. Elle pouvait pas mourir dans ce trou, pas elle, c'était impossible. Quand il la vit arriver dans le salon, il ne pu retenir un sourir, mais les mots lui manquait et l'air se faisait désormais un peu plus rare. Il trouva la force pour se redresser un peu. La grimace qui se posa sur visage affirma la douleur croissante qui était en train de se rependre. Doucement Gayl était en train de faire une hémorragie interne. Il partait tout doucement. Chaque seconde le rapprochait un peu plus de la fin. Au moins, cela lui offrait le temps de faire ses adieux, même si pour le moment il ne voyait pas ce qu'il pouvait dire pour améliorer la situation. Il n'avait pas envie qu'elle se sente coupable, encore moins envie de lui dire qu'il l'aimait mais qu'il était incapable de passer au dessus de ses peurs. C'était surement la pire des choses qui pouvait lui dire en sachant l'issue de cette matinée.

Il comprit dans le regard de Sam.. Elle aussi avait comprit comment tout cela allait se terminer. D'une certaine façon cela le rassura, il n'avait plus besoin de le lui expliquer... Tout le monde sait ce qu'est la mort... Tout le monde la craint d'une certaine façon à part quand on a abdiqué depuis bien longtemps. Tout en sentant ainsi partir, une sombre colère grondait en lui. Une sorte de seconde personnalité qui refusait cette issue mais qui était trop faible désormais pour pouvoir s'exprimer. Et pourtant elle était toujours là, elle toquait à la porte comme si elle cherchait un moyen de sortir pour tirer Gayl de cette merde, pour le remettre sur ses pieds. Mais rien ne pourrait changer la tragique issue qui se présentait à lui.

Il observa Sam se battre pour tenter d'enrayer hémorragie. Elle avait encore la force de se battre pas lui... Il n'acceptait pas qu'elle se batte pour rien. Elle n'était pas morte, elle devait garder ses forces pour continuer à avancer, qu'importe ce qui lui en coûte. Gayl lui saisit la main, la même qui tenait le linge qui s'imbibait de son sang à une vitesse déconcertante. « Tu sais bien que non... c'est fini Sam » Sa voix avait gagner en sérénité, non il n'était pas triste de partir, il était triste de la laisser, il mettait désormais tout son espoir en elle. « Faut que tu continues Sam, que tu trouves un groupe, on a pas fait ça pour rien » Que lui meurt, ok, mais pas Sam... Non c'était hors de questions.

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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Mer 21 Aoû - 23:59



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La situation était atroce. J'ai été quasiment incapable de mettre des mots sur ce que je ressentais, juste ... Un trou béant qui me barrait la poitrine, parce que je savais. Je savais que quoi que je fasse, quoi que je dise, rien ne pourrait changer. Les faits étaient là. Gaylwen était souffrant, mourant en réalité, et il n'y avait rien en mon pouvoir que je puisse faire pour inverser la tendance. Cela ne m'empêcha pas de m'écrouler à ses côtés, à moitié abattue et à moitié déconcertée face à la scène qui se jouait devant moi. Rapidement, mes mains se pressèrent sur sa blessure béante, sanglante, atroce. Je voulais arrêter l'hémorragie, je devais arrêter l'hémorragie. Gaylwen était condamné. Je le savais parfaitement. Mais l'idée de le perdre m'était insupportable, à tel point que je ne voulais pas y croire un seul instant. Comme si le simple fait de me dire que je ne pouvais pas m'en sortir sans lui et que je ne pouvais pas le perdre d'aucune manière que ce soit, suffirait à le tirer de là. Mais cela ne serait pas le cas. La plaie était trop profonde. Il avait perdu trop de sang, et le couteau avait sans doute touché un organe vital. Telle une désespérée, je m'acharnai sur sa blessure, pressant encore et encore le tissu imbibé de sang en ne cessant pas un seul instant de le supplier de rester en vie. Si seulement il avait le choix ...

Gayl me tira de mon hébétude, de ma transe, en attrapant mon poignet. Comme brusquement réveillée, je tournai la tête dans sa direction, sans tenter quoi que ce soit pour dégager mon bras et reprendre là où je m'en étais arrêtée. C'était trop tard. Trop tard. « Tu sais bien que non... c'est fini Sam », dit-il d'une voix trop sereine pour m'apaiser moi. J'avais juste envie de le secouer pour faire en sorte qu'il se réveille ou bien de ... De quoi au juste ? De me pincer pour vérifier si je n'étais pas en train de faire un cauchemar ? De tenter de le sauver de l'issu fatale qui se profilait d'ores et déjà ? Je me rendis bientôt compte que des larmes roulaient le long de mes joues, hors de mon contrôle. Gayl ne se remettrait pas de cette ultime bataille, et je n'étais pas assez forte ou puissante pour empêcher qu'une telle chose arriver. Toujours à moitié inconsciente, je lâchai le morceau de tissu imbibé de son sang, et regardai sa plaie rapidement, confirmant tout ce que je pensais déjà. D'ici quelques heures, il pousserait son dernier soupir. Le temps était traître, et je ne pouvais rien faire pour que cela s'écoule plus lentement.

« Faut que tu continues Sam, que tu trouves un groupe, on a pas fait ça pour rien », ajouta-t-il, tandis que je passai une main pleine de sang dans mes cheveux. Comme si je pouvais prêter attention à un tel détail alors que le pire était en train d'arriver. Perdre Gaylwen. Combien de fois avais-je pensé à une telle issue ? Combien de fois m'étais-je imaginer le pire ? Malheureusement, je n'étais pas en train de rêver. Gaylwen allait mourir, et il me demandait de continuer sans lui ? Comment pouvait-il m'en penser seulement capable ? Mon regard éteint se reposa sur lui, et mon bras retomba mollement sur ma cuisse. Je retirai mes jambes de sous mes fesses, me rapprochai de lui et déposai ma tête dans son cou, toujours aussi silencieuse. Il allait mourir, et c'était encore lui qui me rassurait. Jusqu'à la fin, il aura été mon plus fidèle soutien. Comment étais-je censée continuer à avancer s'il n'était plus là ? « Je ne m'en sortirai jamais sans toi ... », soufflai-je, la voix tremblante, cassée par l'émotion qui me clouait littéralement sur place et était en train de lentement me broyer de l'intérieur. « Je ne suis pas assez forte pour continuer à avancer ... Pas sans toi ... », ajoutai-je peu de temps après dans un murmure. Nous avancions en duo et sans lui, je n'étais rien. Pourquoi ne s'en rendait-il pas compte ?
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Lun 26 Aoû - 12:53


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Enfant, il ne s'était surement jamais imaginé finir sa vie contre un mur en se vidant de son sang. Non c'était un peu plus « beau », une mort digne ou mourir en sauvant le monde. Quelque chose de plus glorieux, de plus valorisant, quoiqu'il n'y a rien de super valorisant dans la mort. On meurt et c'est fini. Pour une fois le mot fini sonnait dans son esprit comme une véritable libération. Il aurait aimé se savoir plus combatif, mais comment pouvait-il avoir de l'espoir alors qu'il savait pertinemment qu'aucune autre option que la mort ne s'offrait à lui. Ils n'étaient pas de ceux dont l'optimisme ne meurt jamais. Tyler était un peu comme ça, lui était totalement différent, il aimait vivre au jour le jour et qu'importe ce qui allait lui arriver, il acceptait son sort. Celui-ci semblait avoir été écrit depuis bien longtemps. De toute façon depuis des années, sa vie craignait totalement. Il avait bien tenté de s'en sortir, mais rien n'avait fonctionné. Quand il avait vu Sam, il avait eu une lueur d'espoir mais rien de ce qu'il n'avait eu en tête ne s'était passé comme prévu. Au revoir la petite maison au bord du lac avec les enfants et le chien qui font la course aux papillons - ça c'était un peu too mutch- et bonjour au monde zombiesque et à la mort proche.

Il était en train de ressentir la mort, celle-ci était insidieuse, elle prenait tout doucement part de son corps à mesure qu'il se vidait de son sang. Avec un peu d'imagination, il aurait sûrement été en mesure de voir la faucheuse l'observait du coin de la pièce avec un rire malsain prêt à l'amener dans un monde qu'elle seule connaissant. Gayl n'était pas croyant et même dans ce moment tragique, il n'éprouvait nullement le besoin de monter au paradis, il voulait la paix, uniquement le silence et la nuit sans fin.

Le regard de Sam fixait sur lui n'arrivait pas à lui donner un sursaut d'envie. Gayl avait accepté son sort au moment même ou son regard s'était posé sur la blessure. Il ne voulait pas perdre son énergie à se battre pour rien. Il préférait la garder pour rester avec Sam le plus longtemps possible, lutter un peu plus contre la mort pour ne pas qu'elle le suive. Il avait peur qu'elle prenne une décision hâtive, le genre de décision que lui pourrait prendre dans le cas contraire et c'était la chose qui lui faisait peur. Mourir il s'en foutait, savoir que Sam ne s'en sortirait pas, c'était ça qui lui faisait peur...

Il jeta un coup d’œil autour d'eux. La salon qui jusqu'alors était digne d'une émission télé de déco venait d'en prendre un sacré goût. Tout était renversé, de la nourriture traînait sur le sol. Conserves qu'ils avaient mis tant de temps à trouver. A ses pieds, le cadavre de son assassin étaient étendu dans une mare de sang. Pour lui, la mort avait été rapide, abrupte, Gayl ne lui avait laissé aucune chance.
Il n'était même pas en colère contre cet homme, pourquoi le serait-il ? Personne n'avait toute sa tête...

Gayl se concentra de nouveau sur Sam. Lui dire au revoir, voilà ce qui allait être le plus difficile. Il aurait sans doute réussi à faire face si elle avait pu se tenir devant lui sans montrer la moindre émotion. Mais Sam n'était pas comme ça, elle ne l'avait jamais été et c'était surement ça qui l'avait touché en premier. Il passa la main sur sa joue. La douceur de sa peau le surprenait toujours... Dire qu'il allait en être privé... « Mais non... On a pas fait ça pour rien ! Tu peux pas laisser tombé, pas maintenant ! » Ils avaient fait trop de chemins pour que celui s'arrête ici. « Me laisse pas mourir pour rien » Oui il avait toujours tout fait pour la sauver, la moindre des choses c'était qu'elle tente de survivre encore un peu plus. « Il doit bien y avoir un groupe, on en a vu Sam » Ils s'étaient bien entendus cacher pour les éviter... mais elle pouvait surement arriver jusqu'à eux. « On a réussi à continuer sans ton frère, tu peux continuer sans moi... » Il n'avait pas envie qu'elle continue sans lui, il n'avait pas envie de la quitter, pas envie de la voir disparaître, c'était bien pire que la mort. Mais aujourd'hui Gayl n'avait pas le choix... la mort n'en laisse pas. « Tyler m'a demandé de te protéger, c'est ce que fait, pour lui, comme pour moi, tu peux pas abandonner ! »

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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Mar 27 Aoû - 22:21



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Gaylwen allait mourir. C'était un fait, que je ne pouvais ni nier, ni même tenter de faire face. Je souffrais déjà atrocement à l'idée que j'allais le perdre de manière définitive d'ici quelques heures, alors je ne pouvais pas m'imaginer l'accepter comme si tout cela était ... logique. Cela ne l'était pas. Tout comme ce n'était pas acceptable, et encore moins surmontable. Il suffisait que je pense quelques instants à mon avenir sans lui, et tout ce que je voyais, c'était un avenir sombre, douloureux, et insupportable, qui avait d'ailleurs déjà débuté. Il n'était pas encore parti, mais c'était comme s'il l'était. Je tentai pourtant de m'accrocher à ces derniers moments à ces côtés, mes mains agrippés à ses cheveux comme si cela pouvait l'empêcher de partir. Ce n'était pas le cas. Chaque minutes qui s'écoulaient l'éloignaient de moi, de manière parfaitement incontrôlable. Je me sentais atrocement égoïste, à profiter ainsi de ses dernières forces alors que c'était lui qui était censée avoir peur, et moi qui était supposée le rassurer tant bien que mal. Mais je n'en étais pas capable. Je n'avais pas sa force, pas ses capacités à masquer ses émotions. Je souffrais déjà à l'idée de le perdre, et il en était, de toute évidence, au courant. Comme si j'étais seulement capable de lui cacher quelque chose ... Enfin, si ... ces dernières semaines, il y avait bien un élément important de nos vies à propos duquel il ne savait rien.

C'est ce sur quoi mes pensées se fixèrent alors qu'il tentait de me calmer, et surtout de me motiver à continuer sans lui. J'étais non seulement égoïste par rapport à Gaylwen mais aussi avec ... ça ? Je fermai un instant les yeux, et je m'apaisai de moi-même, l'esprit soudainement plus serein ... Bien sûr, il n'en était rien. J'étais toujours terrifiée, et la boule logée dans mon ventre à l'idée de perdre l'être qui m'était le plus cher, n'était pas prête de s'apaiser, ni même de diminuer. Néanmoins, je me sentais plus calme, comme si j'acceptai notre destin tragique, parce que je n'avais pas le choix. Je n'étais pas la seule à devoir être prise en compte dans cette histoire, et je ne pouvais, de toute façon, rien faire pour empêcher ce qui était sur le point d'arriver. Je laissai le silence s'installer, après que Gaylwen ait évoqué Tyler, avant de reculer suffisamment la tête pour le regarder dans les yeux. C'était maintenant ou jamais. Je lui souris faiblement, et posai ma main sur sa joue, mon pouce traçant des cercles invisibles sur sa peau de plus en plus blanche à mesure que le temps s'écoulait, nous échappait. Je pris une profonde inspiration, ce qui eut le mérite de me donner un peu de courage, suffisamment pour ce que je m'apprêtai à lui dire, à lui avouer. Ce n'était pas rien, et j'avais conscience que j'aurais dû lui dire depuis bien longtemps, mais je n'en avais pas trouvé le temps, ni même le courage plus tôt. Il était plus que temps de me confesser.

Je baissai un instant les yeux, avant de planter mon regard dans le sien, déterminée. « Tu sais que je t'aime, hein ? », dis-je d'une voix douce, les yeux brillants. Mais je ne laisserai plus les larmes couler, plus maintenant. Je n'en avais pas le droit. Je devais être forte. Pour Gayl, pour Tyler et ... pour moi et l'être qui grandissait dans mon ventre. « Je suis enceinte Gayl, je ... J'avais des soupçons depuis pas mal de temps, mais j'en suis sûre depuis quelques jours. », ajoutai-je d'une voix aussi calme que possible. Il méritait de savoir, et je n'avais pas envie de culpabiliser d'ici quelques jours si je ne lui disais pas tout avant qu'il ne soit trop tard. « Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit plus tôt ... Je ne savais pas quoi faire, et je ne sais toujours pas d'ailleurs. », dis-je laconiquement, en le regardant toujours. Si je le regrettai ? Pas vraiment, je ne pouvais pas regretter quoi que ce soit tant que cela concernait Gaylwen. Mais en même temps ... avoir un enfant dans un monde comme celui-là me paraissait relever purement et simplement du suicide, du meurtre en fait. Allais-je pouvoir supporter de devoir élever un enfant dans un monde aussi détruit que le nôtre ? Sans lui ? En fait, la question était plutôt de savoir si j'allais pouvoir trouver un groupe à temps. Parce qu'être enceinte impliquait tout un tas de trucs difficilement vivables, comme les nausées, qui étaient, heureusement, presque derrière moi. « Je vais tout faire pour ... pour qu'on s'en sorte. Tous les deux. Cela va être très dur, mais je vais tout tenter pour Tyler. Pour toi. Je te le promets. », conclus-je d'une voix aussi sereine que possible, alors que j'avais plutôt la sensation d'être passée sous un rouleau compresseur. 
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Dim 1 Sep - 21:41


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L'envie de vivre l'avait poussé à continuer dans les basfonds de Los Angeles. La drogue, être passeur, vendeur, c'était facile quand on n'avait rien à perdre. Les dealers... Son père en avait eu plusieurs à défendre, leur cause était toujours difficilement défendable. Ils finissaient tous un moment ou l'autre en prison pour y croupir pendant quelques mois voir des années. C'est ce qui aurait du l'attendre si la vie ne lui avait pas offert la possibilité de prendre un chemin. C'est à partir de sa rencontre avec Sam, qu'il s'est mis à revivre un peu pour lui mais beaucoup pour elle. Bref depuis plusieurs années sa vie avait tournée autour se celle de Sam. Encore plus ces dernières années depuis l'invasion. Il ne craignait pas de mourir mais juste de la laisser car plus que tout il voulait qu'elle vive. Il voulait qu'elle soit là le jour ou tout cela finirait. Car oui, Gayl voulait encore avoir de l'espoir pour elle. Pour qu'elle puisse vivre de nouveau dans un monde sans rodeur. Bien sur, le monde ne reviendrait jamais celui qu'il avait connu, mais il arriverait surement à se reconstruire. L'être humain a vécu bien des choses, il est capable de survivre à ce cataclysme... et Sam fera partit des survivants. Pour lui, c'était une véritable obligation. Sam devait vivre un point c'est tout. Ces derniers temps elle avait progressé, elle avait pris en maturité et devenait aussi bonne que lui dans le difficile exercice de l'extinction de zombies. Depuis qu'elle le suivait partout, il avait pu lui apprendre à tirer à l'arc et donc à trouver de la nourriture.... Elle pouvait continuer sans lui, pas de toute la dessus. Ils avaient déjà entendu parler de groupes, il devait en avoir un dans le coin... Et si ce n'était pas le cas, elle pouvait toujours prendre la voiture pour en trouver un...
Bref, il ne partirait pas – enfin il l'espérait- tant qu'elle ne lui semblait pas sur à 100 % de continuer sans lui.

La douleur bien que toujours présente commençait à s'apaiser, signe avant coureur du début de la fin. Il n'avait jamais pensé à l'après... ce qu'il allait devenir. ? En fait il s'en moquait, il n'avait pas envie de se retrouver au paradis et d'observer le monde d'en bas s'en pouvoir interagir, il n'avait pas non plus envie de se retrouver bruler en enfer. La mort tout simple lui semblait donc être la meilleure des options... Disparaitre et ne jamais revenir. Le plus dur ce n'était pas de se savoir mourir mais de savoir qu'il allait quitté la seule personne qu'il aimait.

Sam semblait commencer à prendre du poil de la bête ce qui le soulageait. Si elle continuait à pleurer, elle n'allait pas faire long feu. Il lui demandait quelque chose de très difficile, il le savait pertinemment mais il n'allait pas la laisser s'en tirer aussi facilement. Ce genre de vie n'était pas faite pour les faibles, elle demandait de l'énergie, du courage.... et Sam avait tout ça en elle si elle cherchait un peu plus loin.

« Tu sais bien que moi aussi... » Il était toujours aussi peu doué pour exprimer ses sentiments mais avant qu'il ne parte il voulait au moins qu'elle sache....
L'amour qu'il avait pour lui, lui avait paru totalement en contradiction avec ce qu'il avait vécu, avec ce qu'il désirait et pourtant rien n'avait été en mesure de l'effacer. Il se lova un peu plus contre elle, resserra son emprise sur sa main avec le peu de force qui lui restait.

La suite des événements le laissa sans voix. Hein ? Il lui fallut quelques secondes pour bien assimiler. Pas la peine de lui demander comment c'était possible, c'est vrai qu'ils avaient oublié les précautions d'usage la dernière fois....

Il écoutait parler Sam, sans vraiment comprendre. Disons qu'il venait de déconnecter. Elle était enceinte ? De quoi lui mettre un petit coup au moral. Non il ne s'était jamais vu avec un goss enfin pas depuis l'arrivé des rodeurs. Mais l'idée de ne jamais voir son enfant lui paraissait bien pire que celle de mourir. Il se reconnecta doucement avec la réalité pour prendre contact avec le regard assez convaincu de la jolie brune. Au moins, il n'allait pas partir les mains vides... et encore moins sans inquiétude. Elle devait trouver un groupe et tout de suite ! Gayl termina par esquisser un sourire. Car oui dans le fond, il était heureux, c'était une bonne nouvelle. Malgré tout, la vie continuait... Il posa doucement sa main sur le ventre de Sam -comme s'il allait réussir à sentir quelque chose, mais c'était surement le seul moment de sa vie ou il en aurait l'occasion. «  Y a pas de questions à se poser.... tu dois être fort pour lui, pour le voir grandir » Il laissa le silence s'installait un instant avant de rajouter d'une voix légèrement émue « Pour lui parler de moi... » Il avait toujours été assez famille dans le fond mais la vie ne lui avait pas donner la chance d'en profiter pleinement. Et au moment ou il allait fondé la sienne... il était en train de mourir... « si tu le fais pas, je viendrais te hanter »

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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Dim 8 Sep - 16:41



end of all days.
(thirty seconds to mars) ▽ I’m tired of the waiting, for the end of all days. The prophets are preaching, that the Gods are needing praise. The headlights are coming, showing me the way. The serpents are singing, a song that’s meant to say : all we need is faith, all we need is faith, faith is all we need.
Pour de multiples raisons, Gaylwen m'avait toujours paru inaccessible. D'abord, j'avais eu beaucoup de mal à l'approcher un minimum après notre première rencontre. Il avait toujours cet air mystérieux et il semblait constamment vouloir imposer une certaine distance entre nous. Maintenant que je savais que je n'étais pas une sœur à ses yeux, je comprenais mieux le second point qui nous avait, finalement, peut-être été bénéfique. Nous avions pu entretenir une relation plus ou moins normale, sans que Tyler ne se rende compte de ce qui se tramait réellement dans nos têtes. Et puis ... avec la mort de Tyler, les choses avaient changé. Gayl, sans s'être pour autant confié à moi, avait accepté le rapprochement qui s'était opéré avec le temps, jusqu'à ce soir-là, où j'avais failli le perdre et inversement. Notre maison avait été envahie par les rôdeurs et Gaylwen, blessé, avait miraculeusement réussi à se faufiler jusqu'à ma cachette, à l'étage. Cette blessure, qui lui avait causé de la fièvre, avait également changé bien des choses entre nous. Cela remontait maintenant à plusieurs semaines et je n'avais oublié aucun détail, en particulier en ce qui concernait les paroles qu'il avait enfin osées me dire. « Je suis complètement fou de toi Sam », avait-il lâché telle une bombe, avant de m'embrasser. Bon sa,g il n'y avait rien qui puisse effacer de ma mémoire les souvenirs de cette soirée, où j'avais pu découvrir une toute nouvelle facette du jeune homme. Il s'était complètement laissé allé ce soir-là, et n'avait plus cherché à se voiler la face, ou à laisser paraître une personne qu'il n'était pas. La fièvre l'avait totalement achevée, et transportée à mille lieux d'ici, dans un endroit où il faisait bon vivre et où il pouvait me faire une confiance infaillible.

Mais bien évidemment, tout bonne chose a une fin. Il lui avait suffit d'une nuit, et il était totalement rétabli, tout comme il avait reprit le contrôle sur ses émotions. C'était à peine s'il m'avait adressé la parole le lendemain, et le sur-lendemain, et il avait été plus distant que jamais avec moi, me laissant totalement abasourdie. Je n'avais pas daigné tenter de lui demander des explications, j'avais juste ... Laissé les choses se faire. Et aujourd'hui, je le regrettai amèrement. Parce que j'étais en train de le perdre. Chacune minute qui s'égrenait m'éloignait de l'homme dont j'étais follement amoureuse depuis toutes ces années. Si j'étais anéantie, je tâchai de me reprendre, parce qu'il fallait que je lui avoue quelque chose avant qu'il ne soit ... trop tard. « Tu sais bien que moi aussi... », dit-il à son tour, me faisant sourire instantanément. Toujours aussi peu démonstratif quand il s'agissait d'évoquer ses sentiments ... Je ne me laissai pas emporter par mes pensées, et lui avouai tout. J'étais enceinte. Bien sûr, cela m'avait causé un sacré choc le jour de ma prise de conscience. Il m'avait fallu plusieurs heures pour me remettre de mes émotions, et admettre enfin l'inévitable : j'allais donner la vie, dans un monde détruit. J'avais longuement réfléchi à ce que j'étais censée faire, à comment tout avouer à Gaylwen sans qu'il ne fasse une attaque. Et puis, le destin m'avait forcé la main de la pire des façons. Et même si j'avais atrocement peur à l'idée de tout ce que j'allais avoir à affronter seule, je ne voulais plus perdre la face. Plus maintenant. Gayl ne méritait pas que je m'effondre totalement. Et je ne pouvais pas me permettre de foutre en l'air tous les efforts que Tyler et lui avaient faits pour me maintenir en vie tant bien que mal ...

La réaction de Gaylwen ne se fit pas attendre, et me soulagea d'un poids. Un infime poids, qui n'était définitivement rien en comparaison de tout ce qui m'attendait encore, mais c'était déjà cela. Je fermai un bref instant les yeux quand il posa sa main sur mon ventre pour l'instant toujours plat, avant de planter mon regard dans le sien, émue, les yeux brillants. Rien n'aurait pu me paraître plus beau que d'avoir un enfant de Gayl ... Mais dans d'autres circonstances. «  Y a pas de questions à se poser.... tu dois être fort pour lui, pour le voir grandir », commença-t-il, alors que je hochai simplement la tête, la gorge nouée. Bien sûr que je serais forte, pour lui ... Pour Tyler ... Pour ce futur enfant. « Pour lui parler de moi... », continua-t-il tout aussi ému que moi. Je lui souris, et ma main se glissa sur sa joue, que je caressai de mon pouce. Les larmes coulaient sur mon visage et je ne faisais rien pour les arrêter. Je serais forte pour tout un tas de raisons, bien sûr, mais je ne pouvais pas pour autant empêcher l'émotion de me saisir. « si tu le fais pas, je viendrais te hanter », dit-il, me faisant rire à travers mes larmes. Je rapprochai mon visage de lui, l'esprit complètement hagard. « Je prendrai soin de lui. », confirmai-je, la voix aussi assurée que possible. « Je t'aime .. », murmurai-je avant de combler les derniers centimètres qui nous séparaient encore pour l'embrasser à en perdre haleine, l'embrasser et marquer ces dernier instants dans ma mémoire.
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Lun 9 Sep - 20:53


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Etre père ? Il n'avait jamais vraiment su ce que cela signifiait. Le sien n'avait jamais été un exemple en la matière. Gayl représentait avant tout un membre de sa famille, il devait lui faire honneur. Enfant, il s'était senti poussé dans un avenir qui n'était pas le sien. Le résultat était la seule et unique chose qui pouvait faire sourire son père. Il s'était toujours démener pour se faire aimer de lui, mais l'homme s'était toujours montré distant vis à vis de son fils. Il préférait passé des heures au bureau pour travailler sur ses plaidoyers que de se lancer dans une partie de foot avec son fils. Gayl ne lui avait jamais pardonné, ni à sa mère d'ailleurs qui avait elle aussi préféré sa carrière à la vie de son fils. Cette enfance marqué par une opulence matérielle l'avait conduit à prendre le monde comme acquis. Il était certain que si sa route avait croisé celle de Sam à cette époque, il ne se serait sûrement jamais entendu. Tout ça pour dire qu'il avait toujours sur que s'il avait des enfants un jour, il se comporterait d'une manière différente à celle de son père. Il sentit soudain un grosse déception l'envahir en comprenant que jamais il ne pourrait voir sa fille ou son fils. Il allait laisser Sam affronter cela toute seule. Cela ne serait pas simple mais il faisait assez confiance pour savoir qu'elle réussirait à s'en sortir.

S'il avait été plus à l'aise ou plus romantique, il aurait été capable de lui résister des poèmes ou peut être même de lui écrire des lettres. Mais Gayl n'avait jamais été comme ça et le simple fait de prendre un crayon pour écrire ses sentiments lui semblait si peu masculin qui préférait éviter d'y penser. En tout cas, il avait assez de sentiments pour lui écrire tout les jours. Sentir Sam contre lui, lui faisait un bien fou et même s'il aurait espéré apprendre la nouvelle dans d'autres circonstances, il était bien décidé à en profiter jusqu'à ce que mort s'en suive.

Cette nouvelle venait de lui donner l'envie subite de continuer à vivre, de reprendre la lutte. Il sentait son esprit se défendre , refuser l'échéance qui s'approchait ) grand pas. Mais tout ses efforts ne servaient à rien. Plus les secondes s'écoulaient et plus il se sentait partir... Sans le vouloir il était entrain de quitter, d'abandonner la seule famille qui lui restait. Gayl avait envie de jurer, de s’insurger contre cette putain d'épidémie mais il préférait garder le peu de force qui lui restait pour profiter de la douce présence que Sam lui offrait. Après tout, il ne pouvait pas espérer mieux que mourir dans ses bras.

Sam le rassura, il était apte à partir. Elle allait s'en sortir et elle ne serait pas seule. En quelques secondes, elle décida de lui faire le plus beau cadeau d'adieu qu'elle pouvait lui offrir. Non, il n'oublierait jamais le goût de ses lèvres. Si bien qu'il ne mit pas longtemps à répondre à ses lèvres. Baiser ardant, baiser d'adieu, Gayl finit par se détacher d'elle en sentant venir l'heure de la fin. Il posa délicatement sa tête contre l'épaule de la jeune femme. « je t'aime Sam... l'oublie Pas... »
Ce furent ses derniers mots avant que son cœur manque un battement, puis deux...
Inconscient, il sentit une pression sur son épaule. Son regard croisa celui d'un passeur d'âme. Une femme élancée qui ressemblait étrangement à sa mère. Silencieuse, entoura d'une aura lumineuse, elle lui tendait la main. La douleur s'était dissipée, il se sentait tout un coup bien plus léger, plus libre qu'il ne l'avait jamais été. Il ne put cependant s'autoriser à détacher son regard de Sam. Il tenta de la toucher mais sa main traversa celui de Sam. C'était si incompréhensible qu'il ne chercha même pas à comprendre ce qu'il se passait. Le passeur ne lui laissa pas vraiment le choix, il ne tarda pas à saisir l'épaule du réfractaire pour l'amener bien loin d'ici. Après tout dépend de vos croyances... Certains disent qu'une vie succède en une autre, en cette fin d'après midi cela prenait tout son sens...

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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days. Mar 10 Sep - 0:15



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(thirty seconds to mars) ▽ I’m tired of the waiting, for the end of all days. The prophets are preaching, that the Gods are needing praise. The headlights are coming, showing me the way. The serpents are singing, a song that’s meant to say : all we need is faith, all we need is faith, faith is all we need.
Jamais je n'aurais pu imaginer pire situation. Je me sentais tellement impuissante, à ne rien pouvoir faire d'autre que serrer Gaylwen contre moi et tenter de le rassurer sur mon avenir ... et l'avenir de ce bébé qui grandissait lentement dans mon ventre. Bon sang, mais pourquoi n'avions-nous juste pas pris le temps de nous protéger ? Evidemment, je ne pouvais pas regretter de porter cet enfant, ne serait-ce que parce que Gayl en était le père mais en même temps ... je ne pouvais pas imaginer ce que cela pouvait donner d'élever un enfant dans un monde pareil. La population mondiale avait été décimée par ce putain de virus et je voulais faire naître un être innocent et pur au milieu de toutes ces ruines ? Au final, c'était plus cruel qu'autre chose mais ... je ne pouvais pas regretter. Gaylwen aurait été un fabuleux père, j'en avais l'intime conviction, et je savais aussi que cela n'aurait pu que bien se passer pour nous deux s'il n'y avait pas eu ce ... ce putain de mec qui avait tué la dernière personne qu'il me restait sur cette terre. Pourquoi avait-il fallu que les choses se passent ainsi ? Pourquoi n'avions-nous pas, pour une fois, eu la chance de démarrer sur un bon pied ? Tout semblait liguer contre nous et notre relation depuis le départ. A l'époque, je n'avais rien tenté parce qu'il était le meilleur ami de mon frère et puis, ensuite ... Le monde s'était écroulé.

Perdre Gaylwen, et devoir continuer seule me paraissait être une épreuve insurmontable ... Mais j'allais me battre, et tenter de m'en sortir coûte que coûte, ne serait-ce que pour cet enfant à venir, et pour tout ce que Gayl avait fait pour moi depuis le début. Il ne méritait pas de mourir ainsi, et ne méritait certainement pas que je gâche tous ses efforts en commettant un acte stupide, et lâche. Oui, ce serait lâche d'abandonner maintenant, et pour Gaylwen, j'étais prête à tenter le tout pour le tout. Il allait falloir que je trouve un groupe au plus vite, mais ce n'était définitivement pas ce qui me préoccupait le plus à cet instant précis. J'étais en train de perdre la personne qui m'avait tenu en vie ces derniers mois, celui duquel j'étais éperdument, et follement amoureuse, et rien ne pouvait me détourner de lui à cet instant précis. Dans un élan parfaitement irréfléchi mais oh combien bien entrepris, j'embrassai Gaylwen. Jamais je ne pourrais oublier la sensation de ses lèvres sur les miennes, et je mis autant d'ardeur que possible dans ce baiser ... Le dernier ... Parce que je sentais, à la température corporelle de Gaylwen, que la fin approchait de plus en plus. A bout de souffle, il finit par s'écarter de moi, pour poser sa tête sur mon épaule. Je repris difficilement ma respiration, les yeux toujours brillant de larmes, que je contenais pour le laisser partir en paix. Il méritait bien cela ...

Je posai une de mes mains dans mes cheveux, collant le plus possible sa tête contre mon épaule, et le serrant désespérément dans mes bras. Et dire que c'était la dernière fois que je pouvais faire cela ... « je t'aime Sam... l'oublie pas... » , souffla-t-il contre ma peau. Mon coeur rata un battement, avant de se mettre à pulser violemment contre ma poitrine. J'entendis distinctement le dernier souffle qui s'échappa de ses lèvres, avant que le corps de Gaylwen ne se détendre complètement dans mes bras. Maintenant certaine que c'était fini, je relâchai totalement la pression et m'effondrai contre lui. J'enfouis mon nez dans ses cheveux, et agrippée désespérément à son corps inanimé, je me mis à me balancer d'avant en arrière, des sanglots déchirants venant troubler le silence qui s'était installé dans la pièce. Dans une litanie sans fin, je prononçai le prénom de celui qui venait de me quitter, sans doute pour un monde meilleur ... Ou en tout cas, je l'espérais pour lui. Parce qu'il n'y avait plus aucun bonheur à trouver sur cette Terre moisie, rongée jusqu'à la moelle par ces putains de rôdeurs. Mais pour cet enfant, je ferai tout mon possible ...
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MessageSujet: Re: GAYLWEN ▽ end of all days.

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GAYLWEN ▽ end of all days.

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