Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~
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MessageSujet: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 9 Aoû - 20:24



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Il faisait froid ... Vraiment très froid ... Le genre de froid qui vous donnait envie de vous enrouler dans une énorme couette, au coin d'un feu et avec un bon bouquin en main et café brûlant à côté, fut un temps. Mais c'était un temps révolu. Maintenant quand il faisait aussi froid, il fallait se contenter de peu. Faire un feu de camp c'était prendre le risque d'être repéré. Donc, à éviter à tous prix ! Le mieux était de dénicher un coin où il ne ferait pas trop froid. Le garage dans lequel je me réfugiais depuis quelques semaines, n'était pas trop mal en son genre. Malheureusement j'étais obligé d'ouvrir la porte en ferraille à chaque fois que je voulais sortir. Et là, y'avait deux soucis. Le premier : le froid rentrait trop vite et impossible de le faire disparaître. Le second problème et non des moindres, était le fait que je ne voyais pas si des rôdeurs m'attendaient de l'autre côté. Du moins, pas tant que la porte n'était pas assez ouverte pour que je les vois. Certains malins ne bougeaient pas tant qu'ils ne me voyaient pas. Les autres tentaient de se faufiler dessous, pendant l'ouverture. A la rigueur, je préférais ceux là. J'étais quand même beaucoup moins surpris vu que j'étais habitué à être sur le qui vive en toutes circonstances. Même pendant ma vie d'avant. Sans doute à cause de mon passé de militaire. Non, pas "sans doute". Parce que c'était même certain que c'était à cause de cette période là de ma vie. Même si je n'aurais jamais dans l'idée de m'en plaindre. C'était très certainement grâce à cette période là précisément, que j'étais encore en mesure de me défendre et de survivre à l'heure d'aujourd'hui. Et il faudrait être crétin pour s'en plaindre ! Emmitouflé dans mon épaisse veste noire, je du me résoudre à quitter mon garage si douillet, pour tenter de trouver de quoi bouffer. Il y avait plusieurs épiceries dans ce petit village où je me trouvais depuis quelques temps maintenant. Si je ne les avais pas encore vidées de tout leur contenu, c'était parce que les rôdeurs finissaient toujours par m'interrompre dans ma quête et, tant qu'à faire, parce que je n'avais que deux bras.

    Je ne pouvais pas m'encombrer de plus que je ne pouvais porter, par risque de devoir tout lâcher en cours de route à cause d'une horde de morts marchant. Du coup, j'étais encore en train de partir en vadrouille. Avec une arme à feu accrochée à ma ceinture -en cas d'extrême nécessité- et ma hache. Ouais, j'adorais sacrément cette hache découverte dans le bâtiment où je me trouvais quand j'ai réalisé qu'une sacré merde était en train de prendre possession du monde que nous avions jadis connu. Une fois fin prêt, j'ouvris la grille avec lenteur. Aucun rôdeur à gauche, aucun à droite. Je quittai totalement le garage et m'éloignai dans la rue. J'eus la prudence de faire le trajet en plein milieu de la route. Pas trop près des baraques et boutiques en tout genre pour éviter qu'un rôdeur n'en sorte soudainement et me morde avant que je n'ai eus le temps de dire ouf. Et pas trop près des voitures pour la même raison. Ouais, super intell ... Merde ... C'était quoi ce bruit ? Pas vraiment utile que je me retourne pour comprendre que plusieurs rôdeurs venaient de sortir de je ne savais trop où et s'avançaient vers moi. Les bruits de râles et pas traînants, suffisaient. Je tournai malgré tout la tête pour voir combien ils étaient et ... Ok ... courir était la meilleure option. Ce que je fis donc. Sans prendre le temps de réfléchir, sans chercher à leur défoncer la boîte crânienne. Je m'élançai simplement en avant, le plus vite possible. Un regard à gauche, un à droite et sans prévenir, pris un virage à quatre vingt dix degrés, sautai vivement sur le toit d'une voiture et une autre impulsion plus tard, attrapai la barrière d'une terrasse d'appartement, au premier étage d'un petit immeuble. A la force de mes bras, je parvins à me hisser dessus, à grimper sur la terrasse et m'arrêtai là un moment. La respiration saccadée, j'attendis qu'elle se calme avant de tenter de regarder à travers la porte fenêtre. Aucun mouvement apparent. Je la poussai donc lentement pour l'ouvrir.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Sam 10 Aoû - 17:33



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Partir de cette maison, je l’ai pourtant bien nettoyé, mais ne jamais rester sur place, c’est ça la clé de la survie, comme en temps de guerre en fait. Accroupie au dessus de mon sac à dos je compte mes affaires : Clés de voiture Ok, duvet Ok, gourde d’eau vide Ok, Clopes Ok, zippo qui marche Ok, Papiers du divorce Ok. J’enfile un gros pull, qui appartenait à mon cher et tendre, qu’y était resté dans le sèche linge et qu’il a du oublier pour se tirer. Pull avec lequel j’ai dormit presque toutes les nuits d’hiver, et qui va refaire celui là encore. Il ne sent plus son odeur, mais ce n’est pas grave. Lorsque la pandémie s’est déclarée, j’étais à l’appartement, et j’ai du dans la panique abattre Mme Kremer, la petite vieille du Cinquième avec le flingue que je gardais… Ni plus ni moins lui loger une balle dans la tête alors qu’elle avait tenté de dévorer mon jeune voisin Clyde… Il ne s’en est pas tiré pour autant, sa jambe infectée a finit par le tuer. Avant tout ça, j’ai toujours eu un faible pour les films apocalyptiques, et j’étais fan des Bandes Dessinées de zombies en tous genres… Je me suis toujours demandé ce que je ferais si ça arrivait, et à l’époque, je me disais que je serais celle qui protège et sauve. Foutaises, on a beau être entrainé et tout le baratin, sauver des gens, c’est la meilleure façon d’être ralentie et de crever connement. Du coup, ça fait 1 an et demi, que je suis seule. Oui j’ai croisé des groupes de survivants, certains plus civilisés que d’autres, j’ai échappé à une tentative de viol collectif en usant mes dernières cartouches pour leur tirer dans les couilles, j’ai été braqué, et là encore mes assaillants ne s’en sont pas tirés à si bon compte. J’ai resquillé pendant une attaque importante de rôdeurs dans le centre de Los Angeles, bref… Ce n’est de tout repos. J’ai perdu pas loin de 10 kilos, j’ai faillit crever de soif dans une forêt, j’ai abattu pas loin de 80 zombies, et j’ai pleuré pratiquement 250 nuits en une année. Voilà ma vie se résume à des comptes maintenant. Je mets mon sac sur le dos, et je m’essuie le nez d’un revers de main. Je ne sais même plus ce que parler, avoir une discussion veut dire, je suis une hermite, une conquérante silencieuse, je me fais peur parfois, puisqu’il m’arrive de parler aux vrais morts. Bref. Je regarde sur le seuil du couloir, pas un bruit, la porte en bas est toujours fermée à clé et barricadée par des meubles. Je regarde ma montre, pour nous le temps s’est arrêté, mais il continu de courir pourtant, et ça augmente l’angoisse. Il est tard dans la journée, fin d’après midi, le temps de se bouger et de se la jouer en furtif, j’attrape l’échelle qui mène au toit, la déplie et grimpe aux barreaux, du grenier grinçant, j’arrive au toit à l’air libre, j’escalade en faisant attention à tout, à ne pas faire vraiment de bruits, et rapidement, je saute de toits en toits comme un chat. Dans quelques heures les rues grouilleront de zombacs et je ne serais plus en sécurité du tout, sauf si je dors sur un toit et encore… Je prends l’échelle de secours d’un immeuble, la ruelle semble vide, je vais me trouver de l’eau et de la bouffe et je filerais rejoindre ma jeep de l’armée, volée en quittant LA. Armée de mon arbalète, je guette tous les mouvements et tous les sons, entrant sans trop de mal dans la petite supérette, qui a été saccagée partiellement. C’est désolant de voir cette civilisation s’être éteindre après des années, que dis-je des siècles d’évolution ! Dehors le tonnerre gronde dans le ciel, ça annonce une nuit longue et glaciale, ça annonce un camouflage impossible. Je soupire et ouvre mon sac pour dénicher des conserves et je remplis ma gourde d’un litre avec une bouteille d’eau, je m’arrête sur une étagère et croise des clopes et de l’alcool… Parfait. J’entends du bruit et tourne la tête rapidement, juste à temps pour faire se recoucher un mort sur le sol, en lui ayant planté une flèche dans la tête. Je guette les alentours derrière la vitre crasseuse et capte le mouvement d’un homme il semblerait. La pluie commence à tomber drue et il accélère le pas. Bordel, un autre survivant à buter. Plus il se rapproche plus je me planque derrière le comptoir, il est blond, et finalement entre dans l'épicerie. Je ne bouge pas d'un cil, heureusement la pluie cache mes respirations... Il éclate de rire, je prends ça pour un signe de folie pure. en bougeant je fais tomber un objet, il s'arrête de rire et doit tenter de savoir ce que c'est, j'entends le cliquetis reconnaissable d'un flingue. "Qui est là?" Je répondrais bien ton pire cauchemar mais non... A la place je sors de ma cachette, l'arbalète armée, le regard noir et les mâchoires serrées.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Ven 16 Aoû - 15:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 13 Aoû - 19:06



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Bon ... Y'avait évidemment pas le chauffage, mais au moins on se les gelait pas autant dedans, que dehors. C'était déjà ça de gagné. Ce fut là la première pensée que j'eus en entrant dans l'appartement vers lequel le hasard m'avait poussé. Je fis quelques lents pas dans la pièce principale, en faisant le moins de bruit possible. Malheureusement, le plancher craqua. Ce qui eut le don de me faire grimacer, avant qu'un râle ne se fasse entendre. Je resserrai mon poing autour de la hache que je tenais et fis glisser ma main le long de celle ci pour poser également l'autre sur le manche. Je levai lentement les bras à mesure que le râle peu humain, semblait s'approcher. Je fis un nouveau pas en avant, en m'approchant de l'unique porte ouverte de la pièce. Et à ce même moment, celle ci acheva de s'ouvrir dans un grincement lugubre et je pu enfin poser mes yeux sur le cadavre ambulant. Jadis, ce devait être une femme d'âge mûr. Des fringues chic si l'on passait outre leur état déplorable. Des bijoux autour de son cou et de ses poignets décharnés. Des cheveux dont la moitié s'étaient faits la malle. Voilà une brève description de la morte qui s'approchait dangereusement de moi. Mais elle n'eut pas le temps de me toucher, que je fichais ma hache dans son crâne, lui ouvrant la tête en deux. Miam. Spectacle peu plaisant, oui. Mais depuis temps, j'étais habitué à voir ça. Ca ne me faisait donc maintenant, ni chaud ni froid. J'étais à peine désolé pour la personne que ces trucs avaient un jour été. Nous n'avions plus le temps de nous appesantir sur pareils détails désormais. Qu'on se le dise. Oui c'était triste. Mais tant que ce n'était pas moi qui était en train de déambuler avec un cerveau quasi totalement mort, pas de quoi me plaindre non plus. Enfin si, j'aurais tout un tas de trucs à regretter et desquelles je pourrais me plaindre; Mais je n'étais pas homme à me montrer fataliste. Ce qui arrivait, arrivait, point. Et dans tout ce merdier, seuls les plus forts demeuraient debout. Plus de place pour les faibles. Je ne me montrerais donc jamais faible. Parce que je ne l'étais tout simplement pas. Et il y avait ce truc inexplicable, cette étrange sensation tout au fond de moi qui me poussait à croire que Carmen elle même était toujours en vie.

    C'était sans doute stupide ... Mais je faisais confiance à cette intime conviction. Et puis elle était, elle aussi, une personne forte. Pas le genre à se laisser bouffer par un truc aussi faible qu'un zombie, je n'en doutais pas. Et puis d'abord, qu'en avais-je à foutre de savoir si elle était ou non en vie, hein ? Notre mariage était terminé avant même le début de cette foutue épidémie. Ce n'était pas comme si elle même s'interrogeait actuellement de mon sort. Si tant est qu'elle fut véritablement vivante. Ce qui, il fallait quand même le dire, n'était pas gagné d'avance. Enfin soit. J'ignorais si elle était en vie, c'était un fait. Et ce n'était pas une raison pour me laisser crever comme un faible. Raison pour laquelle j'étais actuellement en train de déambuler dans un appartement, le plus discrètement possible. Je ne croisai aucun autre rôdeur et pu même me payer le luxe de fermer la porte d'entrée pour empêcher d'éventuels autres cadavres d'entrer. Avant de la barricader à l'aide d'un meuble que j'eus, quand même, du mal à déplacer. Si moi je peinais, il en irait de même pour eux. Une fois ça fait, je pris davantage le temps pour faire le tour de l'appart'. Et ô, quelle incroyable joie de découvrir quelques conserves dans la cuisine, entre deux aliments pourris et bien pourris depuis le temps. Même quelques sachets de pâtes et du riz, tant qu'à faire. Génial. Je venais de décrocher le gros lot. En tentant de tourner le robinet, je cru même hurler de joie en voyant l'eau couler. Bon, elle n'était pas super claire et incroyablement glaciale. Mais c'était largement assez pour prendre un semblant de douche. Ainsi me rendis-je dans la salle de bains, où je fus incroyablement heureux de découvrir des produits hygiéniques en tous genres. Ok. J'allais crever de joie. Quoi que non, ce serait juste tellement con ! Alors je pris sur moi et me contentai de lâcher un long soupir de soulagement et de joie. En attendant de prendre cette douche et de manger, je continuai mon exploration poussée et récoltai couettes et couvertures pas trop crades, que je réunis dans le salon pour m'y faire un véritable petit nid douillet. J'allais passer une incroyable nuit, pour sûr. Je ne devrais même, pas avoir trop froid pour une fois, avec tout ça sur mon dos.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 16 Aoû - 16:10



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Ok. Je le pointe avec mon arme et lui avec la sienne et on se regarde en chien de Fayence. Putain, qui va faire la connerie en premier ? Je vous le donne en mille le remake de Ken des années 1980. « Salut poupée, vas y vide ton sac sur le comptoir, j’emporte le tout et je te laisse la vie sauve, je peux même soulager ta libido ma belle. » Je n’aime pas sa voix, et le petit geste lubrique qu’il fait avec sa langue. « Je crois pas non. » Je lui réponds du tac o tac et j’ajoute même. « Faudra me passer sur le corps chéri et virer tes fringues, j’emmène le tout, et t’auras de la chance de pas te prendre une flèche entre les deux yeux. » Il rigole et se jette sur le comptoir au même moment où je saute dessus et lui envoie ma godasse dans la gueule, il recule mais ne chute pas, j’ai le temps de filer vers la porte mais dehors je vois quelque chose qui ne me fait pas rire du tout, une horde de zombies en approche, dense et trop nombreuse pour que je sorte par là. L’autre naze s’est remit de ses émotions, et m’agrippe violement au sac pour me faire basculer en arrière, il n’a pas vu ce que j’ai vu et se jette sur moi. Je geins, je me débats, et je le maitrise pas trop mal pour finir par me dégager, tandis qu’il se relève à son tour, on se regarde mon arbalète toujours en main et lui avec son flingue, il tire. Fils de pute, un premier coup part et je l’esquive en glissant sur le sol, lorsque je relève la tête je vois le pied d’un mort vivant entrer dans l’épicerie. « Désolée mon grand on est fermé ! » Je lui envoie un coup de pied dans la rotule, il chut mais continue son avancée, l’autre tire vers moi tout azimuts, le dingue, je savais qu’il n’était pas net, j’en ai la preuve. Je plante mon couteau dans la tête d’un zombie, avant de reculer, me relever et sauter à travers la vitre pour sortir assez loin pour me permettre une échappée, et l’autre naze qui hurle comme un dément, pour me rappeler à lui. « CREVE FILS DE PUTE ! » Lui hurlais-je tout en me battant avec hargne avec quelques zombies, pas malin d’avoir crié je sais, mais ça me défoule tellement. Je suis agrippée un peu partout, je tourne sur moi-même avec mon poignard en avant et découpe des chairs en putréfaction, avant de me dégager du mieux possible sans me faire blesser, je cours dans la rue, grimpe sur le capot d’une voiture à pieds joints et déjà je suis encerclée, bordel de merde, je déteste les survivants. Je grimpe sur le toit et ça fait un raffut de tous les diables, ça vient de partout, je cherche la solution que je trouve sans trop de mal, je prends mon élan pour sauter sur une autre voiture et je fais des bonds comme ça jusqu’à atteindre un poteau d’éclairage publique encore debout. Les mains bien serrées autour, je me balance quelques fois, avant de réussir à me hisser dessus, je grimpe, pour voir tout en bas, les mains violacées se tendre vers moi comme si j’étais la plus grande star du monde. J’attrape dans mon sac une grenade, que je dégoupille avant de la lancer en direction de l’épicerie quelques mètres plus loin et l’explosion se fait, n’arrivant pas à me tenir de la vibration et du bruit, ayant tué quelques zombies, je glisse lentement mais surement de mon perchoir et finalement attrape les câbles électriques le long d’une façade de bâtiment, fonçant pieds en avant pour défoncer une seconde vitre et arriver en glissant sur le dos, dans un appartement. « Putain je suis en vie… » Soufflais-je à moi-même. Je restais sans bouger quelques instants, avant de me relever, m’attacher les cheveux rapidement et vérifier que je n’avais pas péter mes bouteilles d’alcool. Dos à la porte de l’appartement, comme si tout ça devait juste se terminer de la sorte et basta !




Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Dim 18 Aoû - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 16 Aoû - 23:34



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    J'étais vraiment bien parti pour pouvoir profiter du confort incroyable que j'étais parvenu à trouver. Un endroit où faire un brin de toilette, un coin douillet et chaud pour dormir et, comble du luxe, de la bouffe ! Mon Dieu. Je me réjouissais déjà de tout ça. Mais apparemment, le moment n'était pas encore venu. Je venais de terminer l'installation de mon lit quand des coups de feu se firent entendre. Après un sursaut de surprise, je poussai un soupir excédé. Non, sérieusement ? Impossible d'être tranquille plus de cinq minutes ? J'attendis un moment avant d'entre des hurlements, des râles en masse et encore des coups de feu. Putain. Je grommelai dans ma barbe et m'approchai de la porte fenêtre par laquelle j'étais entré. Je me penchai à peine de sorte à ne pas être vu de l'extérieur et aperçu une incroyable horde de zombies qui était encore en train de se former. Bon très bien. Un humain était en train de les exciter. Plus que moi je ne l'avais fais en tout cas. Et ça avait de quoi sacrément m'emmerder. Un sentiment qui s'amplifia davantage encore, quand une forte détonation eut parvint à faire trembler les murs de l'immeuble et même exploser en éclats, la fenêtre à côté de laquelle je me trouvais. Heureusement, j'étais trop en retrait pour être blessé. Mais putain mon nid douillet venait d'imploser littéralement ! Et c'était assez pour me foutre carrément en rogne. Le silence ne retomba pas totalement mais au moins assez pour que j'entende quelqu'un se déplacer pas très loin de ma fenêtre. Je ne me penchai pas pour voir mais entendis nettement des bruits de verre brisé juste au dessus et un choc juste au dessus de ma tête. Je demeurai un moment hésitation, avant de récupérer hache et arme à feu. Très bien. De toute évidence, le survivant était toujours en vie et venait d'atterrir dans l'appartement du dessus. J'aurais pu m'en fiche complètement et ne pas m'en inquiéter outre mesure. Mais je n'étais pas naïf et savais bien que c'était un gros risque ! Il ne fallait pas faire confiance aux vivants.

    Cette personne pourrait tout à fait me surprendre en pleine nuit pour me voler ce que j'avais. Alors autant la devancer. Raison pour laquelle, bien armé, je décidai de monter d'un étage. Poussé par l'adrénaline du moment, j'eus moins de mal à retirer le meuble qui obstruait la porte d'entrée. Et bien vite, je fus dehors et en train de monter en toute hâte les escaliers. Habitué à la discrétion totale de par mon ancien emploi de militaire, je parvins à me déplacer sans faire le moindre bruit. Surprenant pour un type avec ma carrure. Mais j'avais un passé pour le moins intéressant, qui expliquait très nettement cela. Une fois arrivé à l'étage, je fus ravi de voir que la porte d'entrée était entrouverte. Juste assez pour que je me glisse sans prendre le risque de la pousser. Elle aurait très bien grincer et donc, signaler ma présence. Mon plan aurait alors misérablement échoué ! Mais soit, ce n'était pas le cas. Ainsi, arme au poing, je pu m'approcher toujours aussi silencieusement et lentement, de la jeune femme qui se trouvait là, en plein milieu de la pièce. Parce que oui, c'était une femme. Une fois que je fus assez près, je logeai le canon de mon flingue contre son crâne et retirai le cran de sûreté. « Je devrais peut-être récupérer tous tes effets, avant de te balancer par la fenêtre. Tu distrairas les rôdeur que t'as attiré par là en bas par ta connerie. » Lâchai-je froidement, mon accent s'accentuant davantage encore à cause de la colère qui bouillonnait en moi. Par sa faute, les rôdeurs parviendraient peut être à entrer dans l'immeuble. Bien sûr, j'osais espérer que non. Mais s'ils étaient nombreux, ils le pourraient. Et pour un peu qu'il y en ait à l'intérieur de l'immeuble, ils n'avaient pu manquer son entrée pour le moins fracassante dans l'appartement. Malheureusement -ou non d'ailleurs- je n'étais pas un meurtrier. Soit, j'avais éliminé quelques survivants depuis le début de l'épidémie. Mais toujours pour me défendre moi, ainsi que mes propres biens. Or, cette femme ne représentait pas encore un réel danger. En dehors de sa connerie en tout cas.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Dim 18 Aoû - 21:33



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?




    FAN-TAS-TIQUE. C’est le premier mot qui me vient en tête lorsque je me rends compte que l’alcool n’a pas cassé, enfin une bonne nouvelle ! Je dois aller regarder si personne n’est rentré, si je suis un minimum en sécurité, et après je m’en grille une, j’enquille du sky et j’attends le lever du soleil. Ouais c’est un bon plan. Dommage, le fils de pute qui vient de se glisser derrière moi en mode furtif, vient de coller son flingue contre mon crâne et a retiré le cran de sûreté. Dois-je répéter le mot fantastique, mais version beaucoup moins joyeuse ? Non… Pas besoin, la suite est tellement plus marrante. Lorsqu’il parle, mon sang se fige dans mes veines, cet accent appuyé, cette façon de s’exprimer, et le côté je me glisse derrière toi sans que tu le saches réellement… Diego. Je ne bouge pas d’un cil, et j’attends l’illumination. J’attends aussi que mon cerveau se remette en marche, partagée entre une furieuse envie de me retourner calmement pour qu’il ne puisse croiser mon regard et celui de lui faire passer l’envie de me braquer avec son flingue. Pile ou face ? Devrais-je lui demander s’il a une pièce pour faire mon choix, mais je sais que si je prononce une seule parole, il me reconnaîtra peut être et franchement pour des retrouvailles, c’est trop simpliste, je préfère nettement le côté plus direct. Direct pour moi, pas pour lui. J’écoute sa respiration et les bruits autour, pas de râles approchant, pas de quoi fouetter un chat… C’est le moment, quoique je remarque une chose, je n’ai que ma bouteille d’alcool dans la main, du coup je boude. Putain je n’ai pas envie de la lui fracasser sur la gueule, elle a survécu comme moi à cette entrée pour le moins brutale, ce n’est pas pour finir sur la gueule de mon mari ! Quelques secondes égrainées et finalement je prends le parti de lui coller la raclée de sa vie à ce pourri ! Et dire qu’il m’a quitté quelques mois avant la fin du monde, sans même chercher à me retrouver, ni regret, ni remord, j’aurais pu être morte qu’il s’en foutrait bien ! Les hommes sont tous les mêmes ! Tout se passe rapidement, toujours accroupie, je pivote pour lui attraper le flingue entre mes mains, me relevant pour lui coller un coup de pied dans les flancs pour le faire vaciller. Je lui tords les poignets pour qu’il lâche le flingue et pousse le sac du pied pour qu’il n’y ait pas de casse. Face à face, les poings levés vers mon visage en position d’attaque je le regarde et prononce en espagnol. « Bonjour Diego, comment ça va ? » Un sourire passe sur mes traits, avant que je parte à l’assaut de son visage, coup de poing à droite, coup de poing à gauche, certains touchent d’autres non. Le souci c’est qu’il a été entraîné comme moi dans l’armée, donc là, c’est un peu le combat des titans. C’est prétentieux, m’enfin les militaires ou anciens militaires ont plus de chance de ressortir vivant d’une telle pandémie et de survivre. Je lui envoie un coup de pied retourné bien cinglant, et mon pied touche sa cible, il va avoir la marque de mes pompes sur la gueule. « Tu m’as terriblement manqué mon poussin, ou étais tu partis ? » Ajoutais-je avec sarcasme, essuyant ma lèvre d’un revers de main. « Et moi je t’ai manqué ? » Je lui collais une claque dans la tête en esquivant un coup qui aurait pu me clouer au mur. « Vas y donc Diego braque moi… avec ton flingue encore… raquette moi… amour… » Je suis essoufflée oui, mais pas prête à m’arrêter tout de suite.




Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Mar 20 Aoû - 13:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 20 Aoû - 5:54



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Tout était allé beaucoup trop vite pour que j'ais le temps de comprendre quoi que ce soit. Pris par surprise par la soudaineté de cette femme, je me retrouvai bien vite désarmé. Ce ne fut que lorsqu'elle se recula d'un pas, apparemment prête à cogner, que je posai les yeux sur son visage. Mon souffle se coupa et je ne réagis pas à ses paroles. Je mis même quelques secondes avant de réaliser qu'elle s'en prenait physiquement à moi. Durant les premières minutes, je me contentai d'esquiver les coups qu'elle tentait de me mettre, peu désireux encore de la frapper. Elle avait beau avoir fait l'armée et être super bien entraînée, je ne parvenais pas à m'y résoudre. Je n'étais qu'un faible homme sans doute. Mais en réalisant qu'elle ne cessait pas et frappait même toujours plus fort, je finis par perdre patience et lui rendre coup pour coup, bien que mesurant ma force. Mon but n'était pas non plus de la mettre totalement HS. Et apparemment, elle avait grand besoin de se défouler. Qu'elle fasse donc. Ce n'était pas moi qu'elle parviendrait à mettre en pièces. J'étais seulement agacé par le fait que c'était épuiser des ressources que nous n'avions ni l'un ni l'autre. Parce que je doutais que de son côté, elle ait plus de nourriture que moi ou même, qu'elle soit plus reposée. Elle utilisait donc ses dernières ressources. Apparemment, poussée par la haine qu'elle me vouait depuis que je l'avais quitté. Soit. Je pouvais au moins me vanter d'être en grande partie responsable d'autant d'ardeur dans son combat. Même si j'avais surtout envie de m'en plaindre dans l'immédiat, parce qu'elle se défendait bien trop pour mon propre bien à moi. Trop occupé à vouloir ne pas lui faire trop de mal, je finis par me prendre un coup de bien dans la tronche, qui eut au moins le mérite de me faire reculer. Lèvre ouverte, pommette endolorie, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne m'avait pas raté. Je passai ma langue sur ma lèvre ensanglantée, avant de l'essuyer d'un revers de ma main, sans la quitter un seul instant du regard.

    Elle parvint pourtant à me gifler avant de s'esquiver. Contre toute attente, ce fut un sourire en coin, ironique au possible, qui fit son apparition sur mes lèvres. Tête penchée légèrement en avant, mon regard de fou furieux toujours posé sur elle, je finis même par rire. Un rire froid, sans une ombre de réel amusement ou de joie quelconque. « Tellement hargneuse chérie. » Lâchai-je sur un ton ironique. « C'est la perspective de me retrouver et me foutre une raclée, qui t'as maintenu en vie ? Mon Dieu, tu m'aimes tellement que c'en est presque gênant, chérie. » Ajoutai-je sans me départir ni de mon sourire ni de mon regard froid, mauvais, calculateur. Ce fut à ce moment que, sans prévenir, je récupérai ma hache abandonnée au sol, me redressai et la balançai de toutes mes forces, en direction de Carmen. Oui, non, pas pour elle. Pour le rôdeur à trois pas d'elle tout au plus. Mais ils arrivaient en masse les bougres. Raison pour laquelle je me hâtai de passer à côté d'elle sans un regard de plus, que je récupérai ma hache qui se libéra du crâne mort en un "sprounch" fort appétissant et que je prenais ensuite la direction de la terrasse. Je passai par dessus la rambarde, pivotai sur moi même pour faire face à Carmen et aux rôdeurs qui entraient dans l'appartement. « Bon appétit ? » Hm oui, pas à elle. A eux, derrière elle. Dernier sourire narquois et je lâchai prise pour finalement me rattraper à la terrasse du dessous. Encore une fois à la force de mes bras, je me hissai pour grimper dessus. Evidemment, certains rôdeurs s'étaient déjà emparés de la place. Mais j'eus tôt fait de m'en débarrasser à grands renforts de coups de hache secs et précis. Je fermai ensuite la porte, tirai le verrou manuel et tandis que d'autres cognaient derrière, j'eus le temps de pousser à nouveau le meuble devant la porte. Soit. L'immeuble était maintenant envahit.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 20 Aoû - 13:57



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?


    Ouh l’ignoble salop. C’est peut-être la seule chose qui me vient en tête, lorsqu’il y va de sa tirade, je lui balancerais bien une insulte bien sentie, mais je n’ai pas le temps, il attrape sa hache et la lance dans ma direction, je suis effarée et me baisse pour éviter son tir, avant de me rendre compte que le macchabé derrière se l’est prit dans la tête, avant de tomber au sol. Bordel, derrière lui c’est toute la famille qui s’invite à la maison, je me jette sur mon sac à dos pour attraper mon arbalète, et tire pour m’en sortir, ce fils de chien saute de la terrasse avec une petite répartie qui se veut amusante. « HIJO DE PUTA ! » Lui criais-je très énervée. Coup de pied, coup de poing, yeurk ça dégouline de chairs putrides sur ma main, dégueulasse, c’est franchement immonde, cessons donc de se servir de ses mains, sinon je vais avoir un haut le cœur et vomir sur eux. Je lutte quelques bonne dizaines de minutes, avant de sortir dehors, dans la rue c’est bondé, bordel, ils nous ont repéré, je pensais que la déflagration de la grenade cacherait le bruit de mon entrée fracassante mais ce n’est pas le cas, et pire mon coup d’éclat a rameuté toute la smala stagnante de cette petite bourgade. Certes ce n’était pas malin, mais j’avais un choix à faire, le laisser tirer à tous azimuts pour les faire venir tous, ou alors… Ouais d’accord j’ai été aussi con que lui pour le coup. L’un d’entre eux m’agrippe par les cheveux, mauvais calcul je lui envoie quelques coups ici et là et le décapite avec la chaine qui servait autrefois à fermer les rideaux. Bon et bien, que faire, ma jeep est là-bas, en vue, noyée dans une marée de zombacs aussi pressés de nous rejoindre que des adolescentes d’aller rejoindre Parîs, le chanteur décoloré dont elles étaient toutes fans. Bref, soit je monte et je me barre par les toits, soit je descends pour récupérer Diego et ensuite on monte, je n’ai pas mille seconde de réflexion, bien loin de là même et finalement, je saute, pour arriver à me jeter sur la terrasse du premier, les râles s’étant accentués au-dessus de ma tête et au-dessous tout en bas. « Désolée de vous décevoir, mais ce n’est pas aujourd’hui que vous boufferez argentin ! » Le salopard s’est barricadé dans l’appartement, j’entre par la baie vitrée et regarde le meuble qui bloque, entendant très nettement que sa tambourine à la porte. « Chéri, tu as de la visite ! » dis-je en allant vers la porte. « Ce n’est pas très poli de ne pas ouvrir la porte à tes amis, les crevards ! » Dis-je avec un peu plus de hargne, c’était un petit jeu, qui visait à me sentir un peu mieux, mais ça ne marchait pas vraiment. « Bon, tu restes ici jusqu’à ce qu’ils arrivent à éclater la porte, ou tu veux une porte de sortie ? » Lui demandais-je avec beaucoup de sérieux. Retournant ensuite vers la terrasse, si on se hisse à la gouttière, on pourra rejoindre le toit sans trop de mal. « Allez viens. » Lui dis-je attrapant le fameux conduit, et l’y hissant à la force de mes jambes plus que de mes mains, comme on nous l’avait appris à l’armée en somme. La porte céda quelques temps après le début de mon ascension. Arrivée en haut, j’étais laminée littéralement et je m’allongeais sur le dos, regardant le ciel. On était à peu près en sécurité, et le feu voisin continuait de brûler tranquillement, tandis que la rue se remplissait à vue d’œil. Nous n’avions pas le choix, nous allions devoir passer la nuit ici même et en tête à tête. « J’ai besoin de toi ma belle… » Dis-je en m’asseyant sur les fesses, fouillant dans mon sac à la recherche de ma bouteille. Je l’ouvris et en bus une longue rasade avant, non sans hésitation de la poser devant Diego. « Craches pas dedans, j’ai assez affronté de merde ce soir. » Je me levais pour aller me caler près d’un petit muret en angle, qui saurait peut être me protéger du froid ce soir. Et me recroquevillais en allumant une cigarette, regardant au loin.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Jeu 22 Aoû - 10:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 20 Aoû - 20:30



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    La laisser se débrouiller seule avec la horde de rôdeurs qui entraient dans l'appartement, ce n'était pas vraiment sympa de ma part. Pas le moins du monde, en effet. Mais si elle n'avait pas commencé en m'agressant sans me laisser le temps de réaliser ce qui m'arrivait, je n'aurais pas agis comme un gros con. Bon, peut-être que si. Parce que j'étais un gros con. Du moins, j'en étais devenu un. Et ce, bien avant l'épidémie. Depuis l'époque de notre mariage qui avait commencé à courir à sa perte, pour être plus précis. J'eus même un léger rire amusé à son insulte. Carmen et son tempérament de feu. Elle n'avait guère changé en deux ans. Mon Dieu, deux ans que j'avais quitté notre appartement. Je ne m'étais pas rendu compte du temps qui avait filé. De toute façon, depuis le début de l'épidémie, je n'avais conscience que des rôdeurs que je croisais et décapitais à coup de hache bien placé. « Chéri, tu as de la visite ! » Putain elle était encore là elle ? Certes, j'aurais du me douter qu'elle était trop rusée pour se faire avoir par une bande de macchabées affamés. Mais j'aurais préféré qu'elle s'en aille genre un peu plus loin. Et ne reste pas dans mes pattes. Quand elle me proposa une porte de sortie, j'eus une seconde d'hésitation. J'étais pas vraiment sûr de son coup. Non seulement je n'avais pas très confiance en elle ... Mais en plus de ça, je préférais presque l'idée de décapiter une cinquantaine de zombies qui n'entraient que par deux ou trois, que de finir dans la rue face à une horde au grand complet qui aurait tôt fait de m'encercler. Alors j'ignorais quelle était son idée ... Mais je doutais qu'elle soit bonne. Non pas qu'elle était du genre idiote à prendre des décisions stupides ... Mais là, je ne faisais plus confiance qu'en moi même. Pourtant, en réalisant que la porte allait vraiment céder sous les assauts répétés des zombies, je songeai que tenter le tout pour le tout ne pourrait pas me faire grand mal de toute façon.

    Raison pour laquelle je finis par la suivre. J'eus tout juste le temps d'embarquer mon sac à dos et d'en passer les anses autour de mes épaules, avant d'arriver sur la terrasse. Et quand un rôdeur m'attrapa la cheville alors que je grimpais, j'eus tôt fais de lui balancer mon pied dans la tronche, avant de me hisser sur le toit à la suite de Carmen. Une fois là, à bout de souffle, je pris le temps de regarder plus bas dans la rue. Et ce, pour constater que les rôdeurs de toute la ville étaient maintenant réunis là. Un bref regard circulaire à l'ensemble du toit, m'apprit qu'aucune porte ne donnait là. Ce qui nous évitait des escaliers communiquant avec le reste des étages. C'était un avantage. A moins de savoir grimper sur les murs ou même de voler, aucun zombie ne pourrait venir jusqu'à nous. Je baissai à peine le regard vers mon ex épouse -toujours épouse apparemment- quand elle me tendit sa bouteille. « Garde là. T'en auras besoin pour te réchauffer cette nuit. » Marmonnai-je froidement avant de m'éloigner pour me placer de l'autre côté du toit. Je m'assieds dans le coin, sortis un épais pull de mon sac et le roulai en boule pour le poser contre le muret, de sorte à y placer mon dos pour avoir un minimum de confort. Mais mes fesses sur le sol dur, ça, ce n'était pas confortable du tout. Mais mieux que rien. Je finis par ôter mon manteau pour m'en servir comme d'une couverture en me réfugiant dessous. Je pris évidemment le soin de poser ma hache ainsi que mon arme à feu, à mes côtés. Toujours être prévoyant. Et puis Carmen pourrait soudainement être prise d'une envie de me massacrer. M'attaquer n'avait peut être pas été assez pour elle et son besoin de vengeance. Vengeance pour quoi au juste ? Pour mon départ précipité ? Mon silence ? Le fait que je n'ai jamais même fais mine de la chercher ? Un peu de tout ça sans doute. Et en fait, je m'en balançais complètement.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Jeu 22 Aoû - 11:16



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Pas un mot échangé. J’ai récupéré ma bouteille et en ai bu quelques gorgées. Lui, il s’est calé sous son épais manteau et a fait mine de pioncer. Voilà, je ne sais pas trop quoi dire, faire, ou comment me comporter, du coup je garde le silence, je fume et bois tout en entendant les râles plus bas qui n’ont de cesse d’être. Au milieu de la nuit, le froid est terrifiant et le vent s’est levé, je suis recroquevillée sur le côté, incapable de dormir, ou de fermer l’œil, j’ai l’impression que je vais crever de froid sur ce toit en face d’un étranger. Lorsque je pense qu’il dort, je me permets de laisser couler quelques larmes sur mes joues, les essuyant rapidement, je suis au comble de la tristesse. J’ai été bafouée, humiliée et déçue par cet homme-là en face. Abandonnée, dénigrée, et là juste ignorée. Sur les coups de 3 heures du matin, je me remets en position assise, rongeant un de mes ongles, je regarde tout autour de moi, si je me débrouille bien, je pourrais fuir sans me faire attaquer, le jour va se lever dans deux heures, il n’y a plus un bruit, plus rien qui bouge et les rôdeurs s’éloignent de notre point de chute, le feu s’est éteint et mes chances de survie pour regagner ma jeep sont beaucoup plus élevées. J’hésite à le réveiller, mais il me l’a prouvé plus avant, il n’en a rien à faire de moi, de toute façon venant d’un homme, qui a déserté l’appartement conjugale comme un lâche, à quoi pouvais-je m’attendre au juste ? La vérité, c’est que quoiqu’on fasse, qui que l’on soit, la déception existera toujours, et ce même avec une pandémie zombiesque ou non. Je range doucement ma bouteille dans le sac à dos, et tombe nez à nez avec les papiers du divorce, je ne les ai jamais signé, je ne pouvais pas m’y résigner. Mais là… c’est symbolique plus que réellement utile pour le coup. Je les sors, attrape un stylo et les signe et paraphe. Lorsque c’est fait, je bloque sur la signature de Diego, pousse un soupir lourd de sanglots masqués avant de me relever, de me glisser vers lui dans le plus grand silence et les glisser sous son flingue. Je le regarde une dernière fois, une foutue larme coulant encore sur ma joue et je tournais les talons vers une quelconque porte de sortie. Voyons voir, si j’attrape ce câble-là, je pourrais sauter vers le toit suivant, ce que je fis en m’assurant au préalable que ça tiendrait mon poids. J’arrivais sur l’autre bâtiment plus bas, en roulant, mais en vie. Un dernier regard vers là-haut, avant de me faufiler, de toits en toits, utilisant des techniques toutes pour le moins particulières et originales. Au dernier toit, une maison, assise sur les tuiles, regardant ma voiture, j’hésitais à sauter au sol, avant de courir vers elle et me tirer, bien que cette solution ne devrait réussir sans encombre qu’à 30%, parce que c’est toujours plus simple dans sa tête qu’en vrai. Songeant à la meilleure façon, le regard rivé sur la bagnole, observant aussi chaque rôdeurs à 2 mètres plus bas.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Lun 26 Aoû - 20:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Dim 25 Aoû - 1:14



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Si j'avais l'air de parfaitement bien dormir, en réalité il n'en était rien du tout. Parce que depuis que j'évoluais seul pour échapper aux rôdeurs et même aux autres survivants, je ne pouvais me permettre que de dormir d'une seule oreille. Je me contentais donc de somnoler uniquement, quand bien même ce n'était pas ce qu'il y avait de plus reposant. Raison pour laquelle j'entendis parfaitement que Carmen gigotait de son côté. Comme je l'entendis s'approcher de moi. De façon imperceptible, je me tendis sous mon épais manteau. Et je ne bronchai pourtant pas le moins du monde. Pas même quand elle gigota quelque chose vers mon arme. Elle aurait bien pu la relever contre moi, que je l'aurais donc laissée faire et aurait accepté qu'elle me tue. Si elle pouvait véritablement en arriver là, alors c'était que ça devait se faire, point. Mais elle ne le fit pas. Et bientôt, je l'entendis s'éloigner. J'attendis quelques secondes avant de rouvrir les yeux, repousser mon manteau et me lever. Je pu ainsi l'apercevoir qui se déplaçait de toit en toit. Je ne pu m'empêcher de sourire tant sa façon de se mouvoir, de sauter et de courir, n'avait pas changé. Ca me rappelait l'époque de l'armée. Mais ... Bref. Je ne pouvais me permettre de songer à notre passé. Surtout pas la partie commune de celui ci ! Je soupirai et me détournai. C'était juste trop bizarre de la voir revenir dans ma vie et disparaître presque aussi rapidement. A croire que le destin nous poussait à nous retrouver en nous remettant sur le chemin l'un de l'autre. Mais que, comme deux crétins, nous préférions tout gâcher. Mais tout ça, c'était de sa faute ! Evidemment que ça l'était. Si elle ne m'avait pas trompé ... !

    Certes, je n'avais jamais eus de preuve réelle, autre que les rumeurs. Mais à la longue, ça s'était avéré éreintant et démoralisant. Alors oui, j'avais fais preuve de lâcheté et avais disparu dans la nature. C'était comme ça. Tout le monde, au moins une fois dans sa vie, abandonnait un problème lorsqu'il devenait trop douloureux. Et pourtant ce coup ci, je ne me sentais surtout pas le courage de la laisser partir juste comme ça. Pas dans ces conditions. Raison pour laquelle je me détournai pour aller récupérer mes affaires. Et là, j'aperçu simultanément deux choses. La première, furent les papiers du divorce qu'elle avait posé près de moi. La seconde : la horde de zombies qui arrivaient droit dans sa direction. La maison légèrement en retrait, ne lui permettait pas d'apercevoir ce qu'il se passait au bout de la rue. Mais moi je voyais. Je soupirai et finis par récupérer mon sac à dos et mes armes. J'abandonnai mon manteau bien trop encombrant et rejoignis l'échelle que je descendis en glissant, pieds de part et d'autre, pour atterrir presque brutalement au sol. Je me tapai ensuite un sprint incroyable dans la rue, en direction de la voiture de Carmen. Je connaissais trop ce coin là pour ne pas savoir quel véhicule n'était pas là d'ordinaire. Sur mon parcours, j'évitai les rôdeurs trop lents pour me courir après de toute façon. Je pu ainsi arriver à la voiture sans blessure et monter à bord sur le champ. Je fis une marche arrière pour écraser les deux zombies qui arrivaient, avant de mettre un coup d'accélérateur pour expulser ceux qui se trouvaient devant la maison sur laquelle Carmen était toujours perchée. Je m'éloignai ensuite avant de revenir en marche arrière pour être prêt à repartir. Si elle prenait au moins la peine de descendre de son perchoir. J'avais sa voiture de toute façon.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Lun 26 Aoû - 20:50



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Non mais… PUTAIN QU EST-CE QU IL FOUUUTTTT !!!! J’ouvre de grands yeux et me relève instinctivement. FILS DE …. Oh putain. Je le vois courir vers ma voiture !!! J’ai envie de hurler voleur, mais je percute qu’il y a du mouvement, du gros, gros mouvement qui arrive vers la maison. Bordel de merde ! Ils sont pires que des chiens de chasse !! Ils auraient du être engagés en temps de guerre !! Je me penche pour voir mieux qu’effectivement c’est toute la ville qui a décidé de venir me bouffer, et lui et bien je le vois conduire ma voiture, a tous les coups il a fait démarrer la caisse avec les fils. Bordel, je me pose les mains sur le visage puis sur la tête, pas le choix donc ce stupide ex mari va finir par m’user jusqu’à la corde ! Je ronchonne, je jure et je grogne, pas contente du tout la Carmen, est pas contente du tout ! Je me tourne vers l’autre côté, je regarde le néant, allez putain décides toi ! Et finalement je grimpe sur la pente douce du toit, attrape un câble électrique pas loin et me jette dans le vide, pour atterrir comme une folle sur le toit d’une caisse pas loin, ça c’est fait et je cours rapidement vers MA voiture, j’ouvre la portière et grimpe dedans, tapant sur la portière. « Allez roule, roule, ROULE !! » Dis-je de manière autoritaire, regardant dans le rétroviseur la foule qui s’était pressée là pour m’accueillir. Le vent fouette mon visage, il n’y a pas de vitre à la jeep, je les ai pété lors d’un assaut avec un ancien survivant, que j’avais pris sous mon aile, avant qu’il se fasse mordre la joue et que je lui tire une balle dans la tête. Je me passe la main sur la joue, réalisant que j’étais en vie, mais comprenant lorsque mon corps se relâcha, que je m’étais fait mal à la jambe en tombant sur le toit de la carcasse. Je grimaçais, tout en montrant le moins possible ma douleur. Bordel, la vie n’est déjà pas simple avec deux jambes qui marchent, alors avec une seule… Bref, n’y pensons pas, j’y penserais plus tard. On sort du village et le soleil se lève au loin, j’arrive presque à respirer correctement et ce malgré sa présence parasite. « Merci. » Dis-je simplement et doucement à son intention. Je ne sais pas où l’on va, je ne sais pas s’il reste ou s’il part, je ne sais rien, j’espère qu’il n’est pas en train de se gargariser de m’avoir sauvé la mise. Y’a rien qui m’énerverait le plus. Il roule, on roule et y’a pas grand-chose qui est échangé, on dit quoi au juste à son ex mari, qu’on croyait mort ? « T’as survécu. » Lançais-je simplement en bougeant, et en grinçant des dents lorsque ma jambe me lança. J’espère qu’elle n’est pas cassée la conne, j’ai autre chose à foutre que de me faire plâtrer la jambe. Je décide de regarder ça de plus prêt, les muscles me tirent, et je soulève ma jambe pour poser mon pied sur le tableau de bord. Un petit cri sort de ma bouche. « Roule t’occupes. » Dis-je froidement. Ça me lançais de la fesse droite jusqu’au genou, donc non ce n’est pas cassé, sinon je serais en train de hurler ma mère. Je penche plus pour une bonne grosse élongation, le genre de mal que tu ne soignes qu’avec le repos et des massages, génial... « Parfait… Bon, je ne sais pas si tu as un QG toi, mais moi, je serais partante pour que MA voiture, nous amène dans un coin reculé. » J’attrapais la carte dans la boite à gant. « mmm Prends à gauche à la prochaine intersection. »



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Mer 28 Aoû - 15:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 27 Aoû - 18:11



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Sa voix si douce résonnait agréablement dans l'habitacle de la voiture. Que ça m'avait manqué ... Cette douceur ... Ce ton ... Cette ... Non, oui, je déconne. En fait, j'avais envie de freiner le plus sèchement possible pour qu'elle traverse le part brise et me barrer sans demander mon reste -voir, lui rouler dessus au passage-. Mais merde. Ses ordres ... Ses putains d'ordres ! J'avais toujours autant horreur que l'on m'en donne. Et peut-être même plus que jamais maintenant ! Roule ... Comme si j'allais stupidement rester là à attendre qu'une incroyable horde de rôdeurs vienne nous submerger et nous bouffer l'un après l'autre. Quoi que je pourrais les laisser la bouffer elle pendant que moi, je me ferais la malle. Certes ... Plus facile à dire qu'à faire. J'étais même tellement détaché de tout ça, que j'avais décidé de lui venir en aide tiens. Stupide crétin. J'avais survécu ouais, de toute évidence ... Elle était stupide sa remarque. « Bravo. Bien vu. » Rétorquai-je sur un ton narquois en continuant de conduire à vive allure pour quitter la ville au plus vite. C'était beaucoup trop dangereux de s'attarder dans le coin. Inutile de prendre un tel risque. Et même si cette imbécile m'agaçait. Jusqu'à ce qu'elle laisse échapper une vague plainte de douleur qui m'obligea à tourner le regard dans sa direction. Mais soit. C'était son problème si elle était blessée. Et si, dans notre fuite, elle nous ralentissait ... Eh bien je la laisserait derrière et point barre. Bon. Ok. Je pensais ça pour faire mon malin plus qu'autre chose. Parce que je n'oubliais pas qui elle était et ce que j'avais pu ressentir pour elle au cours de notre vie conjugale. Et dont il me restait quelques réminiscences me semblait-il. Même si j'aurais préféré que ça ne soit pas le cas. Frustration ...

    « Ouais j'en avais un. Et tu l'as foutu en l'air en excitant tous les zombies de la ville. » Lui fis-je remarquer. Quelle connerie aussi. Elle aurait du faire un peu plus de bruit aussi. Et secouer un peu plus la ville. Ouais. Ca aurait été super drôle si elle avait attiré encore plus de rôdeurs. Parce que ouais, y'en avait sans doute en dehors de la ville également et assez près pour entendre un bruit aussi soudain que celui de sa conne de grenade. Une conne de grenade balancée par une idiote irréfléchie. Blonde de surcroît. Même si sa couleur actuelle cachait bien ça. Quelle horreur cette couleur d'ailleurs. Enfin sans doute que non. Mais pour moi qui était habitué à sa blondeur, ça l'était sacrément. « Depuis quand t'es rousse toi ..? » Marmonnai-je doucement, plus pour moi que pour elle, tandis que je continuais de rouler en suivant ses indications. J'ignorais totalement où elle nous emmenait comme ça. J'osais espérer qu'elle savait ce qu'elle faisait en tout cas. Ce serait idiot de se perdre définitivement et de ne plus savoir où nous nous trouvions. Même si ça n'avait plus autant d'importance qu'avant, désormais. Que l'on soit dans tel ou tel état, ça ne changeait pas grand chose à notre vie. Enfin. A notre survie pour le coup. Une survie que nous n'allions pas partager à deux, contrairement à un certain laps de temps de notre vie. Enfin ce n'était pas que je ne le voulais pas. Mais je doutais que l'on puisse se supporter plus de quelques jours sans se taper dessus. D'autant plus qu'elle me semblait beaucoup plus hargneuse que par le passé encore. Non, vraiment, je ne me sentais pas apte à la supporter bien longtemps si elle était toujours ainsi.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mer 28 Aoû - 15:36



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Mal embouché en plus, je lui aurais bien balancé un truc cinglant, et bien je te trouve sec, la pétasse pour laquelle tu m’as quitté ne suçait pas ou quoi ? Laisse moi deviner, elle a essayé de te bouffer, remarques j’aurais fait comme elle. Mais non. Je n’ai rien dit, sa présence m’énerve déjà assez pour en rajouter une couche, j’ai besoin d’un break d’insultes et de tirades sorties toutes droites d’un très mauvais film. Je grinçais des dents et pour le fait que j’avais atomisé sa planque et parce que je déplaçais ma jambe. « Désolée, j’avais la grenade qui me démangeait. » Dis-je avec sarcasme. Sans prêter plus attention à lui, je sais que nos échanges sont pour le moins virulent, je me dis que s’il ne m’avait pas braqué avec son flingue, j’aurais pu lui offrir des retrouvailles moins dégueulasses, mais… Attendez non, même pas ! Je divague, c’est la douleur, le froid et la fatigue qui parlent. Je me défais de mon sac que je passe à mes pieds, et je me mets à regarder mon arbalète sous toutes les coutures, vérifiant que tout fonctionne. « Je suis devenue rousse quand mon mari m’a quitté, étonnant non ? Il parait que c’est un truc que les femmes font pour mettre fin à une période de leur vie, un truc de psycho nul dans les anciens magazines féminins, lu un jour. » Répondis-je sans le regarder, en visant de mon arme le par brise. « Bref. » Terminais-je avant de poser l’arme et reprendre la carte. Je le guidais dans les dédales de routes de campagne, et malheureusement pour nous, la route non loin de mon abri à moi, repéré il y a quelques temps, était barrée par de nouvelles voitures abandonnées, ouvertes etc… Je regardais à droite, le champ est trop peu sûr pour passer par là, à gauche, si on ferme les portières et qu’on pousse les corps on peut, peut être passer. « Ok, je te laisse aller déblayer le chemin, j’ai la patte folle et j’avance la caisse ok ? » Pas sure qu’il accepte, parce qu’il a peut être peur que l’abandonne là. « Croix de bois, croix de fer, si je t’abandonne j’irais me faire bouffer par un zombie sur terre. » Lui dis-je solennellement pour lui faire comprendre que je ne le laisserais pas en plan. Pas que l’envie m’en manque, mais il m’a quand même sauvé la mise ce fils de pute. « Allez bouge bordel ! » Finis-je par dire avec autorité, avant de me glisser vers son siège, non sans grincer des dents de douleur. Je fis craquer mon cou, et posais les mains sur le volant, le laissant donc m’ouvrir la voie, avançant lentement sur un chemin miné, mes roues passant sur un corps ou deux, visualisant dans ma tête, que ce sont des rochers et c’est tout. Finalement ça se passe sans trop d’encombres et la voiture se retrouve libre de rouler, je m’arrête un peu plus loin, le laissant revenir vers la voiture et le laissant re rentrer dans l’habitacle. « Bien. » Je reprends la route, et me faufile entre les débris divers et variés sur le sol, avant de tourner sur la droite, là, devant nous, s’érige une tour de pierres, donnant l’impression de ne pas avoir de fenêtre, ni de porte. « Je te présente, ma tour, la princesse que je suis, s’y est enfermée pendant pas mal de temps. » Je coupais le contact, attrapais mes affaires avant de descendre de la caisse en boitant. « C’est un ancien phare, comme si, fusse t-il un temps, il y avait la mer ici… » Je débranchais la batterie pour que personne ne soit tenté de me la tirer ma caisse et sautillant sur une jambe, je me dirigeais vers la petite porte de bois, qui de front, n’est pas visible. Un coup d’épaule et elle céda, je demandais à Diego de la refermer derrière lui et allumais une lampe à huile posée là, le petit couloir déboucha donc sur une pièce ronde, avec un coin nuit rudimentaire, une table et deux chaises, et un escalier qui grimpe à un genre de salle de bain, qui bien sur n’a plus d’eau depuis longtemps. Je posais mon sac sur ma couche, avant de me laisser choir sur une chaise. Dans les murs des meurtrières pour laisser passer l’air, et  c’est tout. C’est étouffant par moment, mais on s’y fait lorsqu’on a pas le choix.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Ven 30 Aoû - 11:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Jeu 29 Aoû - 21:36



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Un sourire ironique étira mes lèvres à la réponse de Carmen. Elle s'était teinte suite à notre séparation. Ouais ça, j'en doutais pas. Je doutais seulement du fait que ce soit pour changer de vie et tout le tralala. « Etrange ... J'aurais plutôt parié que c'était pour plaire à l'un de tes nombreux amants. » Remarquai-je sur un ton froid et ironique. Parce que je ne doutais pas qu'ils avaient été nombreux, du temps de notre mariage. Et d'ailleurs, puisqu'elle n'avait pas signé les papiers du divorce jusqu'à quelques heures plus tôt, même ceux après notre relation, étaient des putains d'amants. Dire qu'au cours des six mois précédents l'invasion, quand bien même je l'avais quitté, j'avais été incapable de voir une autre femme qu'elle. Pauvre crétin toujours fidèle même en étant un putain de cocu. Pour tout ça, je la détestais tellement ... Raison pour laquelle, inconsciemment, je resserrai mes mains autour du volant, regard rivé sur la route alors qu'elle me guidait tranquillement. Jusqu'à ce que notre route fut coupée par des voitures en panne et de nombreux cadavres en décomposition. J'écoutais à peine ses paroles et ne tiltai qu'à son putain d'ordre qui me fit lui lancer un regard noir. Je détestais quand elle s'adressait à moi sur ce ton et elle le savait très bien. Connasse. Mal baisée ! Ou pas du tout d'ailleurs. Alors quoi ? Elle était en manque ? Elle n'avait rien trouvé à se mettre sous la dent depuis trop longtemps -voyez l'ironie de l'expression- ? Pour sûr qu'après avoir longtemps cumulé les aventures, elle ne devait plus être habituée à demeurer seule trop longtemps. La pauvre, je pourrais presque la plaindre. Mais non ... Ma "peine" pour elle n'irait pas jusqu'au point où je me proposerais pour devenir son jouet. J'avais déjà assez donné par le passé, merci bien. Je ne me sentais pas capable de supporter ça à nouveau. Plus jamais. Enfin soit. Désormais, je ne croisais plus que des zombies. Alors pour avoir une nouvelle relation, on repassera. Ce fut donc dans un soupir las que je quittais la voiture et me mettais à l'oeuvre en veillant bien à ce qu'aucun putain de zombie ne se relève pour me mordre par surprise. Ce serait si rapide ...

    Quand elle passa enfin, je ne bronchai pas et suivis simplement la voiture du regard jusqu'à ce qu'elle s'arrête. Si j'avais craint qu'elle ne tienne pas sa promesse ? Non, bien sûr que non ... Bon ok, si. Carrément même ! J'avais pris sur moi pour ne pas embarquer mon sac à dos, au cas où. Mais il était toujours dans la caisse. Et je fus presque heureux de pouvoir me retrouver à ses côtés quand je repris place dans l'habitacle. Le trajet ne fut plus très long jusqu'à ce que nous nous arrêtions devant ce qui semblait être un phare, tout de pierres fait. Je pris le temps de l'observer un moment, avant d'attraper mon sac et descendre de l'auto. Je suivis Carmen en lui lançant un regard peu amène alors qu'elle semblait peiner à avancer. Absolument rien à foutre. Qu'elle souffre donc. Ca ne pouvait qu'être bénéfique pour elle tiens ! Et puis elle avait connu pire de toute façon. Une fois à l'intérieur, je balayai la pièce du regard. C'était petit. Il faisait chaud -ce qui faisait un bien fou compte tenu des basses températures au dehors- et tout cela représentait un petit nid douillet plus ou moins sécurisé. Qui n'attirait sans doute pas les rôdeurs de prime abord. Mais c'était l'abri de Carmen. Pas le mien. « Le village le plus proche, autre que celui qu'on vient de quitter, il est à combien de kilomètres ? » Demandai-je froidement en posant mon sac à dos sur la table pour commencer à fouiller dedans. Je ne comptais pas m'attarder ici. Non seulement je n'y avais pas ma place, mais en plus ... On risquait de se foutre dans la gueule avant même le levé du jour. Autant disparaître aussi vite que possible et renouer avec ma sacro sainte solitude. J'en étais là de ma décision, quand je mis la main sur ce que je cherchais. Je balançai une pommade chauffante sur la table devant elle, sans la regarder. « N'utilise pas tout surtout. »


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 30 Aoû - 11:41



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Me balancer que je m’étais teinte pour un de mes amants, c’était bas et dégueulasse, sachant en plus que je ne l’avais jamais trompé. Pourquoi l’aurais-je fait, il était mon chez moi, tout ce qui avait été le plus génial dans ma vie, protecteur, doux, intense, fier, drôle, intelligent, aimant et terriblement beau. Oui, il avait aussi de délicieux défauts, buté, déterminé, sanguin, mauvais par moment, une pointe d’orgueil et assez possessif en un sens. Et j’étais folle amoureuse de lui, je n’avais aucune raison d’aller papillonner avec n’importe quelle célébrité qui me faisait du rentre dedans. Mon plaisir, c’était de le retrouver lui, de me faire prendre sauvagement par le dominant qu’il était et de tout faire pour lui par la suite. On avait un couple très hispanique dans le genre, très représentatif, j’étais dévouée à la maison et je ne prenais presque pas la place de l’homme dans le couple, ça m’arrivait bien sûr, mais il était celui qui portait le pantalon et je le lui laissais sans une once d’hésitation. Mais je ne répondis rien à part pour lui demander de bouger son gros cul de ma caisse pour nous déblayer le chemin, et je laissais tomber ses regards torves vers moi lorsque je quittais la voiture pour rejoindre la tour en boitillant, et je ne prêtais que peu attention à ses remarques vénéneuses à mon égard. Je me doute que se faire tabasser par son ex compagne, alors qu’il m’a cru infidèle, c’était un peu la pilule de trop, sans compter que j’ai détruit son abri et tutti quanti. E m’assis d’abord et attrapais sa pommade. « Trop aimable. » Dis-je simplement en me relevant difficilement tout en déboutonnant mon pantalon, pour le faire glisser sur le sol. Dos à lui, me massant donc les fesses (peu recouvertes d’une petite culotte noire en coton toute simple), je levais le nez de ma tâche pour le regarder. « Il n’y a pas d’autres villages proches, une ville tout au plus à 23 kilomètres de là… » Lui répondis-je finalement avant de continuer à me masser les fesses en gémissant de bonheur. « Tu as toujours su penser à ce qu’il fallait, quand je suis partie j’ai pris armes et change sans penser pansement, crème etc… » Je me massais donc longuement avant de retirer mon fute et mes chaussures, poser la crème à côté de son sac et me rediriger avec mes affaires sous le bras vers ma couche de fortune. Je m’y assis, jambes tendues, en posant le dos contre le coussin et le mur. « Tu peux rester si tu veux. » Dis-je en premier lieu avant de changer mon fusil d’épaule, ou juste le poser sur le sol. « Je n’ai pas parlé avec personne depuis 396 jours environ, je ne pensais pas devoir reparler avec toi un jour. » Commençais-je doucement en installant ma jambe convenablement. « Je me doute que tu ne veuilles plus me parler, si tu m’as quitté comme tu l’as fait, c’est que tu ne m’aimais plus et que tu avais trouvé mieux comme relation. Les guerres nous ont rapprochés et la vie simple nous a éloignés, marrant non ? » Dis-je en levant le nez de mes jambes. « Je n’ai pas répondu sur le coup, Diego, mais non… Les journaux, les médias avaient tort sur toute la ligne, je ne t’ai jamais trompé, comment aurais-je pu vouloir un autre que toi ? » Je me mordis la lèvre pour taire le reste de mes pensées, et baisser le visage. « Je pense qu’aujourd’hui tu dois t’en foutre comme de ta première chemise. Mais je voulais te le dire. Tu as été mon chez moi pendant des années, mon soleil autour duquel je gravitais sans pouvoir m’en éloigner, et je t’ai été fidèle jusqu’à la fin… du monde… » J’ai précisé cette fin là pour lui faire comprendre que depuis la pandémie, je n’avais même pas cherché à être avec quelqu’un, pas la tête à ça probablement. « Je me couvris d’une couverture et m’enfonçais dans le lit, repliant les jambes l’une contre l’autre et tournant le corps sur la couche. « Tu peux venir contre moi si tu as froid... » Ajoutais-je en fermant les yeux pour me laisser porter par le sommeil à rattraper, me sentant incroyablement en sécurité en sa présence.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Mar 3 Sep - 12:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 30 Aoû - 17:23



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Pour quelqu'un qui voulait montrer à son ex qu'il n'en avait absolument rien à foutre d'elle, je ne m'y prenais pas franchement bien. Certes, j'agissais un peu comme un gros connard. Mais le simple fait de lui filer de la pommade, c'était déjà lui montrer que je m'inquiétais un tant soit peu pour elle. Fut un temps où plutôt que de juste la lui donner, j'aurais pris plaisir à la masser. La faire s'allonger sur le lit une fois nue pour la masser intégralement avant de la prendre. Tendrement ou bestialement. Ca aurait dépendu de mon humeur. Et si ça avait été le cas là maintenant, je ne me serais pas montré très tendre. Mais bref, là n'était pas la question puisqu'elle se la mettait toute seule sa foutue pommade. Et j'évitais de la regarder faire, pour ne pas commencer à loucher sur son postérieur. J'étais en train de compter le nombre de mois passés sans baiser et ... ouais, putain, ça faisait un bout de temps. Ca se comptait en années. Deux. Les six mois de séparation puis un an et demi d'épidémie. Si je commençais à zieuter dans sa direction et en connaissant notre relation passée, je risquais de perdre le contrôle. 23 kilomètres. Putain. 23 kilomètres. Ca représentait de nombreuses heures de marche ça ... « J'ai surtout été obligé de piller une pharmacie quand je suis tombé malade l'hiver dernier. » Lui fis-je remarquer quand elle mentionna le fait que je pensais toujours à ce qu'il fallait. Certes, ce n'était pas tout à fait faux. Je n'avais pris qu'une arme à feu. Trop bruyant et éphémère. Inutile de s'en charger donc. J'avais surtout pensé fringues et nourriture. Les médicaments et tout le tralala, je m'en étais rendu compte quand une simple bronchite avait manqué me tuer. Je m'étais bourré aux médocs et planqué dans l'arrière salle de la pharmacie durant quelques semaines. Je m'étais plutôt bien remis finalement. Et heureusement ! Je soupirai quand Carmen m'annonça que je pouvais rester. Allais-je demeurer ici comme elle me le proposait ? Je doutais que ce soit une bonne idée. Mais dans l'immédiat, je devais reconnaître que je n'en voyais pas d'autre. Partir au petit matin ne serait pas une si mauvaise idée que ça. De quoi marcher toute la journée pour trouver cette ville dont elle venait de me parler. Quand elle commença à parler de nous, je me détournai tout à fait d'elle et pris place sur une chaise pour écouter sans broncher.

    Est-ce que je devais la croire ? C'était tellement facile de nier maintenant que tout le monde était mort, ses amants compris. Facile de me dire que j'avais toujours été le seul, maintenant que c'était foutrement le cas. Putain. J'avais tellement envie de la croire. Le simple fait qu'elle ait pu imaginer que j'étais parti par manque d'amour ou pour une autre, était juste ahurissant et me mettais le doute. Mais ... Non. Je ne pouvais pas gober tout ça sans broncher. C'était tellement facile de prétendre tout ça maintenant et après tout ce temps. Trop facile. J'avais envie de lui répondre. Lui dire n'importe quoi. Lui demander d'aller se faire foutre, d'aller au diable, d'arrêter avec ses mensonges ... Mais je ne le fis pas. Je me contentais de demeurer parfaitement immobile sur la chaise, bien après qu'elle se soit endormie. J'ignorais toujours quoi penser de tout ça. Mais un courant d'air qui me fit frissonner, eut au moins le mérite de me faire sortir de ma torpeur. Et après un regard dans sa direction, je me levai et la rejoignis. Sans vraiment réfléchir, je relevai la couverture pour me glisser dessous et prendre place dans son dos. Comme je l'avais fais à maintes reprises par le passé quand je la rejoignais dans notre lit et au cours de son sommeil, je collai mon torse à son dos, enroulai un bras autour d'elle et plaçai l'autre sur l'oreiller au dessus de sa tête. J'enfouis mon visage dans ses cheveux, à la fois heureux et surpris de retrouver son odeur. Pas ses parfums coûteux qu'elle portait depuis qu'elle était connue. Non. Son odeur. Sa véritable odeur. Douce, épicée, naturelle. Elle sentait la maison. Et ce fut avec un véritable apaisement, que je trouvai le sommeil. Un vrai sommeil de plomb comme je n'en avais pas eus depuis trop longtemps à mon goût. Et quand je rouvris les yeux quelques heures plus tard, elle dormait toujours et le soleil était déjà de retour. Je me redressai dans les couvertures pour la regarder dormir durant quelques secondes. Un spectacle qui me fit sourire avant que je ne me force à quitter le lit. Je récupérai toutes mes affaires et montai à l'étage. Pas d'eau dans la salle de bains, non. Mais avec ma bouteille pleine, je pus faire un brin de toilette avant de monter d'un étage encore et arriver à ce qui s'apparentait à un poste de garde. J'abandonnai mes affaires à terre et en fit le tour.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 3 Sep - 12:56



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Ce n’est pas le sexe qui me manquait, j’avais tellement peur de me choper ce virus-là, juste en me touchant, que non ce n’était pas ça qui me manquait le plus. Ce qui me manquait c’était la tendresse, les câlins, les baisers, les moments complices qui rassurent. Et lorsqu’il se glissa près de moi, je le sentis, son corps puissant contre moi, son bras autour de ma taille et de mon ventre. J’aurais pu pleurer en cet instant, tellement ce contact-là avait été une torture tellement il m’avait manqué. Je ne bougeais que peu, collant mon postérieur contre lui, habitude je présume. Je me réveillais quelques heures plus tard, seule dans le lit, à tel point que je me demandais si je n’avais pas juste fantasmé qu’il soit venu se coller à moi au petit matin. Je m’étirais le dos et les bras, retombant sur le dos, regardant le plafond. Il n’a pas pu partir, pas comme ça… Je regardais la table et  la pommade y était encore. Je me hissais debout, ma jambe me tirait toujours mais avec beaucoup moins de douleur. Je pris une noix de crème sur mes doigts et me massais l’arrière de la cuisse et la fesse, pour calmer le nerf sciatique qui avait juste décidé de me pomper l’air. Une fois fait, je me dirigeais vers mon sac et en sortis un legging moulant noir que j’enfilais, ça aurait l’avantage non pas de sublimer mon postérieur,  mais de tenir enserré ma cuisse et mon muscle. Je me brossais les dents rapidement avec mon index et un peu de dentifrice et crachais dans une casserole. Je me rinçais la bouche avec ma gourde d’eau et avalais au lieu de recracher. L’eau est précieuse par les temps qui courent. Debout, les mains sur les hanches devant le grand escalier tournant, je pris une inspiration avant de grimper, personne dans la salle de bain mais des traces de passage. Je grimpais tout là-haut ensuite, poussant la porte grinçante en bois, qui donnait sur une coursive en cercle, faisant tout le tour de la tour justement. Je vis le sac avant de voir Diego, qui scrutait les environs. « Bonjour. » Dis-je doucement comme pour ne pas le faire sursauter. Il faisait un froid de canard dehors, et je marchais vers lui, tout en me frottant les bras à travers le gros pull en laine, lui appartenant. « Alors, ça bouge autour ? » Demandais-je en me dirigeant à côté de lui, pour regarder au loin, par-dessus les arbres. La réponse était non bien sûr, pas de traces de fumée, pas de rôdeurs en bas, pas de vie en somme, rien. J’inspirais et expirais tout en fumée blanche. « Qu’as-tu prévu de faire ? Je veux dire… As-tu un but dans cette survie ? Ou… Essayes-tu juste de t’en sortir et de vagabonder ? » Lui demandais-je en m’asseyant sur le rebord de la tour, à plus de 10 mètres de hauteur. Le vide ne me fait pas peur du tout. Je me sortis une clope, dommage pour le brossage de dents, vive la clopinette. Je l’allumais et lui en tendis une. « Je ne sais pas si tu t’y es mis, je me dis que de raccourcir de quelques années ma vie, n’a pas réellement d’importance. »



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Mer 18 Sep - 15:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mar 3 Sep - 17:46



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Au grincement de la porte dans mon dos, je tournai simplement la tête pour la voir arriver. Et mon regard s'attarda quelques secondes sur son pull, qui s'avérait être le mien. J'hésitais entre me moquer d'elle pour l'avoir encore aujourd'hui et trouver ça beau. Dans le sens où ça pourrait éventuellement représenter quelque chose ... Si seulement elle n'avait pas eut plusieurs amants pendant et après moi. Enfin elle m'avait affirmé le contraire. Mais comment démêler le vrai du faux après tout ce temps ? « Salut ... » Lui répondis-je doucement avant de me détourner de nouveau pour continuer d'observer les alentours. Si ça bougeait ? On ne pouvait pas dire que oui. A la vérité ... Aucun mouvement. Rien de rien. Pas même un cadavre ambulant. Le néant, le vide. Comme depuis longtemps. Je soupirai et me penchai en avant pour poser mes mains sur le muret. Après m'avoir interrogé sur la suite de ma survie, elle prit place sur le bord en sortant une clope. Tiens. Ca aussi c'était nouveau. J'arquai un sourcil mais ne fis pas le moindre commentaire et me contentai de hocher négativement la tête. « J'ai toujours aussi horreur de l'haleine clope. » Lui répondis-je simplement. Ouais c'était pas nouveau chez moi. Mais d'autant plus vrai maintenant que trouver du dentifrice était une bénédiction et que manger était un luxe. Ca avait bien moins d'importance quand on voyageait seul d'ailleurs. Quoi qu'on pouvait faire de surprenantes rencontres. Comme ce fut le cas la veille, en retrouvant Carmen.

    Inattendu mais pas aussi déplaisant que ce que je voulais bien faire croire. « Tout ce que je fais ... C'est avancer, survivre ... C'est un combat perpétuel. Au moins, pas le temps de s'ennuyer. Trouver à bouffer. Chercher un coin où se pieuter au chaud sans risquer de se faire bouffer pendant la nuit. Se méfier des autres survivants ... » Répondis-je tranquillement en lui lançant un bref regard avant de hausser les épaules et détourner de nouveau la tête. « J'suis meilleur dans le rôle du survivant que dans celui de l'homme d'affaires. » Ajoutai-je en affichant un sourire ironique. Finalement, c'était seulement au cours de notre vie normale, que tout avait merdé pour de bon. Peut-être que nous n'avions jamais été faits pour ça dans le fond. Nous avions commis l'erreur de croire que nous pourrions être comme tout le monde. Et ça nous avait coûté notre mariage. Ce que je regrettais vraiment. Parce qu'il n'y avait eut qu'elle. Toujours. Je finis par poser de nouveau les yeux sur elle, l'étudiant du regard en silence pendant quelques minutes. « Ca va mieux ta cuisse ? » Et non, je ne faisais pas semblant de m'inquiéter pour elle. A vrai dire, je craignais l'idée qu'elle puisse ne pouvoir se débrouiller seule durant quelques temps, une fois que je serais moi même parti. Parce que je comptais toujours partir. Je n'avais aucune raison de rester. Et pourtant, l'envie était là. Si forte, si tenace ... Songeur, je baissai le regard sur sa cuisse blessée. Mon intention n'était aucunement de la mater comme un vicieux en manque. Et mes sourcils froncés signifiaient la réflexion dans laquelle j'étais perdu. Une habitude chez moi. « Et toi ? Un but ? Une raison de survivre ? Tu es enfermée dans cette tour depuis longtemps ou tu vagabondes de ville en ville comme moi je le fais ? »


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Mer 18 Sep - 15:51



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Je l’écoutais sans rien dire, pas parce que sa conversation n’était pas intéressante, mais parce qu’au final quoi rajouter de plus. Tous les jours, on se bat, c’est la seule chose à retenir, notre leit motiv, et franchement ce n’est pas ce genre de discussions qui nous change les idées, bien loin de là même ! Je m’accoude sur le rebord dentelé de la tour et je regarde au loin en laissant mon esprit vagabonder un peu. Je pousse un soupir et tourne la tête lorsqu’il me demande pour ma jambe, sur mon visage on peut y voir un sourcil arqué, et une expression de franche surprise. « Je ne pensais pas, que tu me poserais cette question, dans le top ten des questions, j’aurais plus vu : ‘ alors tu as chopé la gangrène avec ton muscle ? ‘ Ou encore ‘ Vu que tu boites, tu n’as pas envie de sauter maintenant là tout de suite ? ‘ » Je souris et ris de manière étouffée, en secouant la tête. Je n’avais pas envie de le repousser, et pourtant, c’est exactement ce que je m’apprêtais à faire, parce qu’au final c’est plus simple de le penser mort, que de le voir là, devant mes yeux et si distant. Se doute y-il, que je souffre sincèrement de la situation ? Je pense qu’il s’en fout. Avec la fin du monde, y a-t-il encore une place pour les sentiments et les questionnements internes ? Je ne pense pas, et c’est dommage d’ailleurs, parce que des deux-là, j’en ai une chiée. Je posais une main sur ma joue, dans la posture du gosse qui s’ennuie en cours. « Ma cuisse se remettra, et franchement je pense que tu as posé la question par pure politesse. Si un tel mot est encore possible dans notre monde. Donc, ne te donne pas cette peine Diego, je n’ai ni besoin qu’on me paterne, ni besoin que l’on me soutienne. Comme tu l’as dit plus avant, la survie la plus pure. » J’écrasais la clope sous mes pompes avant de jeter le mégot par-dessus la tour. Je fis quelques pas, avant de m’asseoir à califourchon sur une dent de pierre, une jambe dans le vide, à plus de 15 mètres de hauteur. Je regardais en bas, en mâchouillant un morceau de papier que je m’étais mise dans la bouche. Ça fait office de chewing gum et ça détend un peu. Il ne se formalisa pas de mon repoussoir et me demanda même ce que je comptais faire après ça. Ce qui me confirma qu’il ne resterait pas avec moi pour mes beaux yeux. J’hochais la tête, en encaissant la nouvelle, alors oui… Notre histoire était bien terminée, et la fin du monde n’aura fait que le confirmer. Je ne sais pas si j’ai envie de rire ou de pleurer, ou peut-être les deux d’ailleurs. Je posais mes mains à plats devant mon buste, en regardant les quelques petites fourmis se baladant là, comme si de rien n’était. « Moi ? Je suis restée dans cette tour pendant quelques semaines, peu de temps après la pandémie en fait, je n’y étais pas retournée depuis des lustres. » Je comptais sur mes doigts les mois me séparant de cette période. « Ouais environ 9 mois et demi… Bref. » Je baissais le regard, sur ses pompes à lui, réalisant que je me sentais faible et plus du tout encline à lui en mettre plein la gueule. Deux solutions s’offraient à moi, la première lui avouer que je l’aime encore, et que sensiblement je me sens faible et attirée par lui en cet instant. La seconde, oublier le côté sensible et léger de la petite fleur qui se cache en moi, et lui demander de me sauter avant de me quitter. Je me passais une main dans les cheveux, en expirant. « Diego.. » Commençais-je avant de réussir l’exploit d’affronter son regard si dense.  Je me passais la main dans le dos, en étirant mon bras, signe de mon anxiété réelle, qu’il ne pouvait pas louper. Puis je me dégonflais comme un ballon de baudruche, me relevant de mon assise lui passant devant. « Ferme la porte derrière toi. » Dis-je simplement, en me glissant vers la porte menant à l’escalier. Boitillant légèrement, je descendis les marches, en essuyant nerveusement la larme qui osa se pointer sur mes joues l’air de rien ! Connasse de larme ! Connasse d’émotion ! ARGH. Je fis mon sac, enfournant tout dans ma toile militaire, c’était l’heure de partir, je lui laissais la tour, préférant affronter le fou.



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Ven 20 Sep - 0:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Jeu 19 Sep - 16:54



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Elle n'avait pas changé le moins du monde. Toujours aussi emmerdante. Et toujours à tirer des conclusions hâtives. A s'imaginer que chaque acte, chaque parole, avait forcément un sens caché. Je lui avais demandé comment allait sa cuisse, par réelle inquiétude, même si je ne le montrais pas trop. Mais forcément, elle s'imaginait que c'était juste de la politesse de ma part. C'était quand même mal me connaître. Depuis le temps, elle était supposée savoir que je ne faisais jamais rien par politesse. Et puis maintenant, vu l'état du monde, la politesse elle était occupée à chier bien loin d'ici. Alors non, ma question n'était pas par pure politesse. Je ne répondis rien et préférai enchaîner au sujet de ce qu'elle faisait pour survivre et ce qu'il en était pour cette tour qu'elle avait trouvé. Le sujet aurait pu demeurer clos s'il ne m'avait pas semblé qu'elle voulait dire quelque chose. Même si ses soudaines paroles, semblaient affirmer le contraire. Je doutais fortement qu'elle n'ait rien à dire. A vrai dire, j'étais même certain qu'elle venait juste de réaliser l'impact que pourraient avoir ses propos. Mais quels étaient-ils ? Là était toute la question, en effet. Je ne supportais pas que l'on commence à me dire une chose, pour finalement se rétracter. Et elle le savait. Nom de Dieu, elle me connaissait assez pour ça ! A moins d'avoir absolument tout oublié à mon sujet. Mais ce serait quand même un comble ! J'attendis qu'elle soit parti avant de pousser un fort soupir. Qui se transforma néanmoins en léger sourire amusé. Quittez une femme, laissez la seule face à des rôdeurs et retrouvez la quelques mois plus tard ... Toujours la même ... Juste ... Ouais, quand même un peu plus chiante. Mais peut-être que c'était seulement elle qui était de la sorte, pour ce que j'en savais. Et là tout de suite ... Je l'imaginais soit en train de bouder comme une merdeuse ... soit en train de plier bagage pour se faire la malle. Sauf que ça, c'était beaucoup trop facile. Je n'allais pas la laisser quitter sa propre tour. Blessée qui plus est ! Alors je quittai les lieux à mon tour, fermai la porte derrière moi et descendis les escaliers en toute hâte. Une fois en bas, j'aurais presque pu lâcher un hourra joyeux tant j'étais fier de constater que je ne m'étais pas planté sur ce qu'elle était en train de faire.

    « Alors ... Tu préfères affronter les morts ambulants, à moitié handicapée, plutôt que de me supporter moi ? » Demandai-je sur un ton tout ce qu'il y avait de plus ironique, en lui faisant face à deux petits mètres d'elle. Mains dans les poches de mon pantalon, j'affichais toujours le même léger sourire, le regard pourtant plus froid qu'autre chose. « Tu es lâche. » Lâchai-je sur un ton détaché, comme si c'était une information tout ce qu'il y avait de plus simple et de plus normale. Je hochai la tête de gauche à droite, en affichant un air presque déçu en me détournant d'elle. Je prenais néanmoins soin de demeurer entre la porte et elle. Sait-on jamais s'il lui passait une drôle d'idée par la tête. Même s'il était vrai que je serais forcément plus rapide qu'elle qui était ralentie par sa cuisse blessée. « Je t'ai demandé comment allait ta cuisse, parce que je me demandais comment tu allais survivre seule et blessée. » L'informai-je calmement, en pivotant sur moi même pour la regarder de nouveau. Bien sûr que c'était pour cette raison là. Pour quoi d'autre ? Juste une réelle et immense inquiétude pour elle ? Certes, c'était de l'inquiétude. Mais pas démesurée de la sorte non plus. Finalement, je m'éloignai d'elle et de la porte, pour me laisser tomber sur une chaise, dos contre le mur, regard rivé sur elle. « Maintenant, tu as le choix. Soit tu restes ici et supportes ma présence le temps que tu te rétablisses tout à fait. Soit tu prends le risque de sortir et de te faire courser par des rôdeurs qui, contrairement à toi, n'éprouvent aucune douleur et ne s'épuisent jamais. » Bon, ok ... Elle n'avait pas réellement le choix. Le fait était que je ne supporterais pas qu'elle décide de courir le monde dans cet état là. Malgré tout ce qui avait pu arriver à notre couple par le passé, elle était toujours la personne qui comptait le plus pour moi. Sans parler de mon amour pour elle. Toujours là. Même si je préférais faire mine de rien. Et le garder enfouit.


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 20 Sep - 0:47



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Mais il est lui. Le putain de Phoenix, celui qui ne lâche rien, jamais. Sauf moi. A croire que je suis l’exception qui confirme la règle. Entre nous, je n’ai jamais comprit ce crédo, pourquoi un fait opposé, confirmerait une règle ! Stupides américains, je suis sure que ce sont eux les inventeurs de cette phrase sans queue ni tête. Quand on parle du loup, qui a une tête et une… Bref. Je ne lève pas le nez vers lui, et ne réponds même pas à sa phrase, pas besoin de parader là, en faisant le caid Diego, tu me connais assez pour savoir que je ne fais pas mes valises pour rien. J’aurais voulu lui rétorquer un ‘il semblerait’ mais non même pas, je me tais juste et contracte les mâchoires lorsqu’il m’insulte. Je déteste qu’on me traite de lâche, du coup, je le fusille du regard et il fait comme si je n’étais pas là. Putain d’enfoiré. J’aimerais lui faire ravaler sa putain de fierté de merde, en lui pétant trois, quatre dents. On n’est plus marié après tout, et la police n’existe plus, je ne me ferais pas radiée, je n’aurais pas de casier, je peux juste donc lui casser la gueule et le laisser pour mort. Cette idée prenant racine dans mon esprit, me fait oublier le temps qui passe, et je n’ai pas le temps de lui dire un ‘va te faire foutre’ plein de fougue, qu’il ré embraye sur autre chose. Putain, mais ferme là sérieux ! « Je ne suis pas à l’article de la mort, ni cul de jatte Diego, ce n’est pas un putain de muscle froissé qui va m’arrêter. Si tu le penses, je me dis que ta connerie n’a donc pas cessé avec le règne de l’humanité. Dommage. » Je lui avais balancé ça avec sarcasme et véhémence. Il finit par se tirer de mon chemin pour aller poser son cul sur ma chaise, avec son air désinvolte, il me rend dingue et pas de la manière positive. Il me laissa un choix que j’avais déjà fait. « Laisse-moi réfléchir… » Dis-je de manière théâtrale en me tapotant le menton de l’index. « Je sais… Je préfère nettement me faire bouffer par 5 zombies que de rester 5 minutes de plus dans la même pièce que toi. » Terminais-je de dire, attrapant mon sac que je balançais par-dessus mon épaule, accusant le poids de ma jambe, mais ne grimaçant pas. « Et entre nous Diego, la lâcheté c’est ton crédo, moi je n’ai pas abandonné mon mari sans un mot, avec juste les papiers d’une putain de demande de divorce. » Je le toisais de mon petit mètre 70, avant de prendre la tangente, je m’engouffrais dans le petit couloir et poussais la porte le plus calmement possible. Vérifiant à droite, devant, puis à gauche, et finalement marcher sereinement vers ma jeep. Fils de pute, je le déteste ce salopard, qu’il crève, reste ou autre, je m’en tape comme de l’an 90. Je jette mon sac sur la banquette arrière et ce qui arrive me fait pousser un hurlement de surprise, on m’attrape par les épaules et on m’agrippe. . .



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Ven 27 Sep - 7:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Dim 22 Sep - 20:08



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    La traiter de lâche n'était pas un choix aussi judicieux que je l'avais espéré. Je savais qu'elle détestait se faire insulter. Surtout par moi, bien sûr. Simplement, j'espérais qu'elle voudrait me prouver tout le contraire en restant justement là. Au lieu de ça, elle me retourna un regard noir et sembla davantage s'activer à plier bagage pour s'en aller. Sa répartie m'amusait plus qu'elle ne m'énervait finalement. Ouais, va donc affronter et te faire bouffer par des rôdeurs triple idiote. Elle me laissait sa forteresse pour refuge. De quoi allais-je me plaindre ? Je n'avais aucune raison de la rattraper après tout. Moi j'étais en sécurité. Elle, elle faisait ses propres choix. Tant pis pour elle s'ils n'étaient pas les meilleurs. Sa vacherie ne me fit ni chaud ni froid. J'étais lâche d'avoir demandé le divorce, si ça la chantait. Si j'avais cessé de vouloir me battre pour nous, ce n'était pas par lâcheté. Plutôt, justement, parce que je ne l'aimais que trop. Laisser l'être aimé pouvait parfois être la meilleure solution. Elle m'avait trop longtemps donné l'impression de pouvoir être mieux sans moi. Alors j'étais parti. Comme un lâche, si c'était ce qu'elle voulait croire, ouais. Mais la voir me tourner le dos à son tour, fut apparemment trop pour moi. L'idée de la perdre, ce coup ci, ne me plaisait pas. Parce que cette fois, elle ne pourrait être mieux sans moi. Dans ce monde, il était préférable de voyager par deux. Ou plus. Surtout si les deux personnes étaient entraînées pour survivre dans un tel contexte. Ce fut pour cette raison et elle seule -ou pas-, que je me levai et quittai le phare à mon tour. Une brève étude des environs, d'un rapide coup d'oeil, avant que je ne rejoigne Carmen. Encore une fois, trop silencieusement pour qu'elle réalise que j'arrivais droit sur elle. C'était une sacré manie chez moi ça. Même quand ce n'était pas mon but, je ne réalisais pas que j'étais trop silencieux.

    Ainsi fus-je surpris par le hurlement de Carmen. Qui eut le don de me faire sursauter comme un crétin que je pouvais parfois être. Mais j'eus l'heureux réflexe de presser fermement une main sur sa bouche pour la faire taire. Et d'enrouler mon bras libre autour d'elle pour l'empêcher de se débattre, en collant mon corps au sien sans trop réfléchir. « Shhhht ! Mais tu vas la fermer ! Maldito ! » Grommelai-je en serrant les dents. « Tu veux alerter les rôdeurs qui se trouvent alentours ou quoi ? Mujer estúpida ! » Et enfin, je réalisai la pression de ses fesses sur mon bas ventre. L'emboîtement parfait de nos corps l'un contre l'autre. Stupide homme. Ca aussi je pouvais le dire. Et comme si elle était responsable de ce contact physique trop dérangeant à mon goût, je la libérai et la poussai contre la voiture. Mon regard fut alors attiré par un groupe de rôdeurs qui se détachait de l'épais brouillard à plusieurs mètres de nous et s'approchait. Merde. Stupide femme, je confirmais. Et avant qu'elle n'ait eut le temps de réagir, je me penchai pour l'attraper par les hanches et la soulever de terre. Je la flanquai sur mon épaule sans autre forme de cérémonie. Fut un temps ou j'aimais à faire ça pour l'entraîner dans le lit conjugal. Ce coup ci, je pensais surtout à lui sauver les fesses. Et les miennes par la même occasion. Je pris néanmoins le temps de récupérer son sac et claquer la portière, avant de filer vers le phare, y entrer, aller la faire tomber sur sa couchette et retourner fermer la porte en plaçant derrière, une chaise. Ouais, pas forcément solide. Mais assez pour un ou deux rôdeurs. Puisque la porte n'était pas assez large pour que plusieurs viennent la pousser en même temps. Et puis je n'avais pas la foutu clé de cette foutue porte. Derrière laquelle je demeurai posté, attendant de voir si le groupe allait rappliquer ou non. « Putain d'bonne femme ... » Grommelai-je dans ma barbe, simplement désireux d'évacuer un tas d'émotions qui venaient de me submerger. Rage, terreur, surprise et ... Ce putain de désir. Pour cette hystérique ! Cette enragée !


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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Ven 27 Sep - 7:08



    Diego & Carmen

    Are You Alive ?



    Je déteste sa manie de se glisser sournoisement et silencieusement derrière les gens, surtout ben que là, il aurait pu se manger mon coude dans le nez, maldito lui-même ! Il me bâillonne avec sa main et m’attrape par la taille, je pose les mains sur son bras là justement et reste là, docile et attentive. Je sens très clairement son entrejambe se durcir contre mes fesses, et pour le coup, je trouve la posture, très sexy. Il a repéré les mouvements plus loin, avant de me balancer en travers de son épaule pour me ramener à l’intérieur, quant à moi, je pose mes mains sur la ceinture de son pantalon pour ne pas faire juste le poids mort. Arrivée dans la pièce, il me laisse choir sur la couche, pose mon sac et va bloquer la porte avec une chaise, tout en jurant sur ma personne. Je grimace, arque le sourcil, tout en me glissant à quatre pattes vers mon sac, fouillant, le vidant même, jusqu’à trouver un petit bocal, remplit d’un liquide rouge. Si j’ai bien apprit quelque chose durant cette survie solitaire, c’est que leur odeur masquant la notre, les empêche d’avoir envie de nous bouffer. Je me relève en grinçant des dents, parce que ma putain de cuisse est encore douloureuse… Et je me mets à boitiller vers la porte, poussant momentanément mon cher et tendre ex mari. J’ouvris le bocal, et je pouvais entendre derrière la porte, les râles, bien sur qu’on avait été repéré, parce que ça ne pouvait pas être tout autre bien sur ! Près de 5 mois, seule ici, sans me faire repérer, et j’y emmène mon ex et là ! BIM qui vient toquer à la porte, les morts bien sur !! ça puait dans le bocal, la putréfaction et la mort la plus primaire, mais je bloquais la respiration nasale, pour vider le contenu sur le sol, à l’orée de la porte, là où notre propre odeur était susceptible d’être sentie. Puis je posais le bocal refermé dans la pièce, tirant Diego à l’intérieur, au centre de la pièce même, avant de lever le nez vers là haut. Il fallait à tous prix que notre odeur passe inaperçue. Je lui fis signe que nous devions regrimper, au moins dans la pseudo salle de bain. Une marche après l’autre, sans bruit, me glissant vers le premier étage, j’entrais dans l’espace, me collant dans la baignoire poussiéreuse, l’entrainant avec moi et le collant en face de moi. « Il faut attendre quelques minutes » Lui murmurais-je en articulant correctement chaque syllabe. Au début je le regardais pas, j’écoutais au dehors, chaque froissement de feuilles, chaque signe avant coureur ou non, d’une retraite, et puis les minutes s’égrainèrent, et mon regard se glissa sur lui. Mes yeux s’accrochèrent au sien, mais je n’entendais plus au dehors, focalisée sur lui et juste sur lui. Echange passif dans un premier temps, avant que les étincelles silencieuses ne fusent entre nous, et que je sente très clairement ma chute de rein s’enflammer, mon bas ventre se contracter et mon cœur se mettre à battre plus rapidement. Je sais quand ça va dégénérer entre nous, et ce n’est pas loin du tout. Finalement et contre toutes attentes, je bascule en avant, pour fondre sur lui, collant mon corps au sien, mes lèvres rencontrant les siennes avec une dévorante passion, que je ne pensais pas pouvoir ressentir encore maintenant !



Dernière édition par Carmen M. De La Vega le Sam 12 Oct - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you alive ? ~ Carmen & Phoenix ~ Sam 5 Oct - 0:01



    CARMEN & PHOENIX

    Are you alive ?


    Ca ... C'était vraiment ... Dégueulasse. Il n'y avait pas d'autre mot -si ce n'est son équivalent dans ma langue natale- pour décrire ce qu'elle était en train de faire. L'idée était grandement ingénieuse, bien sûr, je ne pouvais le nier. Mais conserver ce truc immonde dans un bocal ... Ouais, fallait y penser. Et je ne voulais même pas imaginer comment elle avait une idée aussi tordue et de quelle façon elle s'y était prise pour conserver un échantillon de rôdeur. C'était dégueulasse de toute façon. Juste dégueulasse. C'était la seule chose que je retenais pour ma part. Mais avec un peu de chance, c'était ce truc là qui allait nous sauver la vie. Alors je ne protestai pas et demeurai en retrait pendant qu'elle s'appliquait à étaler cette horreur par terre, dans l'espoir de dissimuler notre odeur. Je la suivis même sans un mot et docilement, jusqu'à l'étage, où nous nous retrouvâmes à nouveau dans la salle de bain. Bientôt assis face à elle dans la baignoire, je ne réalisai même pas que je la regardais fixement. Perdu dans mes pensées diverses et variées, j'étais totalement immobile et silencieux, regard posé sur son visage. Et bientôt, sur ses yeux qu'elle planta dans les miens. Je ne répondis pas à ses paroles. En revanche, je répondis sans l'ombre d'une hésitation à son baiser. C'était à croire que mon corps et tout le reste de ma petite personne, n'avait attendu que ça dès l'instant où j'avais posé les yeux sur elle. Comme si j'avais tout de suite su que ça finirait par arriver. Je savais pourtant que c'était idiot et que je le regretterais quand j'en souffrirais.

    Mais c'était plus fort que moi. L'attrait qu'elle exerçait sur moi, était plus fort que moi. Je n'avais jamais été capable de demeurer sourd à ses appels incessants. Raison pour laquelle je pris autant de plaisir à répondre à son baiser, ma langue bataillant avec la sienne, presque avec rage. Et dans un même temps, je posai mes jambes dans le fond de la baignoire et empoignai ses hanches pour l'attirer plus près de moi encore, de sorte à ce qu'elle se retrouve assise à califourchon sur moi. A bout de souffle, j'interrompis le baiser pour planter mon regard dans le sien, l'espace de quelques petites secondes en peine. Je pouvais lire le désir briller dans ses yeux, tout comme il devait également transparaître dans les miens. Et finalement, sans me soucier du froid ambiant, je lui ôtai ses couches de vêtements supérieure, jusqu'à ne lui laisser que son soutien gorge. Je ne me souciais guère du froid. J'avais une bien meilleure façon de nous réchauffer, que quelques épaisseurs de fringue. Et puis le sexe, c'était ce qui avait toujours le mieux fonctionné entre nous. Raison pour laquelle mes mains caressèrent sa peau en se glissant dans son dos et que mon visage se logea dans son cou. Je maltraitais sa peau de mes dents, la réconfortais de mes lèvres et la titillais de la pointe de ma langue. Le tout, en continuant de laisser courir mes doigts dans son dos, jusqu'à finalement se loger sur ses fesses que j'empoignai vivement pour la faire se mouvoir tout contre moi, sur moi.


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