What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK
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What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK

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MessageSujet: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 13 Aoû - 19:42



    EDEN & KENDALL

    What amazing lady.


    "Kendall Genovese. Quelqu'un pour vous au parloir."

    Tel un automate en marche, Kendall se redressa en position assise sur sa couchette et pivota pour poser en même temps ses deux pieds au sol. Il se leva, tourna la tête vers le gardien et leva un doigt en l'air comme pour lui faire une remontrance.

    "Môsieur Kendall Genovese, je vous pris. Qu'un homme soit à quelques semaines de la fin de sa vie, ne doit pas signifier qu'il ne mérite point le respect mon jeune ami. Ne vous a-t-on rien apprit à l'école de police ? Voilà qui est fort déplaisant."

    Il s'approcha malgré tout de la porte de sa cellule et sortit, avant de suivre l'homme qui semblait fort agacé par les dires du prisonnier. Sans doute n'appréciait-il pas d'être remit à sa place par un homme qu'il savait déjà mort.

    "Voyez-vous très cher, j'ai un ami en dehors de ces murs froids et tout de pierres faits, qui, tout comme moi, adore la politesse sous toutes ses formes. Je suis certain qu'il apprécierait de vous rendre service en vous guérissant de cette maladie que l'on appelle communément, 'le manque de respect'."

    Généralement, quand Kendall parlait de ses amis extérieurs, ce n'était pas très bien prit. Tout le monde dans cette prison, savait qu'il était de la mafia. Plus précisément, qu'il était le chef d'une grande famille mafieuse américaine. Il n'avait maintenant plus besoin de le dire. Et même les prisonnier eux mêmes, faisaient profil bas devant lui, le confortant dans son sentiment de toute puissance.

    "Monsieur Genovese, excusez moi, je suis obligé de vous menotter. La dame est déjà là."

    Un sourire des plus satisfaits, se dessina sur les lèvres de l'homme alors qu'il jaugeait l'autre du regard. Il daigna finalement lui tendre ses poignets pour qu'il les menotte. Jugé trop dangereux pour pouvoir se promener librement, sans ces menottes. Comme tous les autres prisonniers de Pelican Bay.

    "A ce propos. Savez-vous de qui il s'agit ? Serait-ce enfin la pute que je demande depuis des mois ? ... Je plaisante, détendez-vous."

    Kendall partit d'un rire gras, bien conscient que s'il n'avait pas été lui il aurait déjà fait demi tour pour regagner sa petite cellule. Mais il était justement lui. Cet homme aux innombrables contacts extérieurs. Et tout le monde savait qu'il ne suffirait que d'un mot de sa part, pour que cette conne de prison voit le jour de sa destruction, arriver enfin. Ou même, que l'état lui même en arrive à trembler. Une première porte fut ouverte et un autre policier prit le relais. Il l'attrapa par le bras et ouvrit la seconde porte. Au regard noir et sans une once d'amusement quelconque cette fois ci, que Kendall lui lança, il lui relâcha le bras et ferma la porte. En demeurant évidemment là. Sait-on jamais, si l'homme décidait de s'en prendre à la femme. Celui ci tourna enfin le regard vers elle et l'observa tranquillement. Joli visage, belle paire de seins ... Pour le reste difficile de juger alors qu'elle était assise à la table centrale. Ils étaient seuls, tous les trois. Kendall avait vraiment droit à tout un tas de privilèges incroyables.

    "Eh bien ... Non. Vous n'êtes pas la pute que j'avais demandé. "

    Lâcha-t-il le plus naturellement du monde, avant de s'approcher pour se laisser tomber sur une chaise, en face d'elle. Il croisa les doigts pour poser ses mains sur la table entre eux et continua de l'observer, sans vraiment prendre la peine de ciller.

    "Vous avez plus la tronche d'une bonne soeur. Je pensais pourtant que c'était le jour de notre exécution, qu'on avait droit à notre bénédiction et tout le tintouin."

    Il l'observa quelques secondes de plus, avant de lancer un bref regard au surveillant toujours posté là, regard rivé sur lui.

    "Hey mec ! Auriez-vous rapproché la date de mon exécution, par le plus grand des hasards ?"

    "Non monsieur Genovese."

    Kendall se replaça correctement face à la jeune femme sur laquelle il reporta son attention.

    "Alors qui êtes-vous donc ? Allons-nous jouer au jeu du 'qui est-ce' ? Oh, minute." Il pivota de nouveau. "Je suis certain que madame apprécierait de pouvoir se désaltérer." Et puis lui fit à nouveau face, dans l'attente d'une réponse de sa part.


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 27 Aoû - 17:32



    EDEN & KENDALL

    What amazing lady.


    «  - Non. Rétorque Eden, d'un calme étudié et sans fausse note.
    - S'il-te-plaît … Supplie la jeune femme, essuyant quelques traces d'un mascara bon marché dégoulinant sur sa peau légèrement ridée.
    Ce qu'elle lui demande est impensable. Oui, Eden Grace est une femme réputée pour sa bonté et ses nombreux services pour la ville, souvent confondue avec une sainte. Bien que ce jugement soit fortement erroné. Eden est loin d'être une femme aussi saine qu'elle le laisse présager. Non, la brune est simplement à la recherche du pardon. L'Eden d'avant, elle, était bien loin de tout cela. Un mirage, voilà ce qu'elle est.
    - Marie, ce que tu me demandes est insensé ! Soupire la veuve en se tortillant sur sa chaise, gênée d'avoir  à refuser une demande. Eden déteste dire non. Etre négative est contre ses principes.
    La blonde agite sa cigarette, crachant une bouffée toxique de fumée tout en la dévisageant.
    - Tu peux dire ce que tu voudras, tu m'en dois une. J'ai fermé ma gueule, Eden ! Personne sait, pour toi. J'suis la seule de c'te putain de ville de paumés à l'savoir. L'autre étant mort … Merde, désolée ma chérie, je voulais pas ! Se reprend-t-elle aussitôt, écrasant le bâton de nicotine rapidement dans le cendrier. Sur le plastique, la marque vulgairement collée est à présent illisible. Eden ne relève par la remarque sur Carlisle, préférant garder son calme. Contrairement aux apparences, elle a toujours des soucis de gestion de la colère. Encore une petite chose que tout le monde ignore. Et contrairement à ce que croit Marie, il y a encore quelques personnes informées à ce sujet. Ce que je veux dire, c'est … Fais-le. Il est grave têtu comme mec, mais au fond, il est pas si mauvais. Marmone Marie, moue boudeuse scotchée au visage.
    A Eden de hausser un sourcil parfaitement dessiné, croisant ses bras couverts – comme toujours, pour masquer quelques marques indésirables – avant de lui lancer un regard lourd de sens.
    - Il a tué, trompé, triché et, que sais-je encore ? Cette vie là, pour lui, ne peut rien lui apporter de bon ! Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, l'enfer l'attend de pied ferme. Et un homme tel que lui, refusera de m'écouter. Pour le faire, je vais devoir user d'autant de fourberies que lui, et je m'y refuse. C'est derrière moi, tout ça. Tu comprends, Marie ? Murmure-t-elle, veillant à ce qu'elle seule puisse l'entendre. Lui parlant comme on le ferait avec un enfant impatient et désobéissant.
    - Toi aussi, t'as trompé et triché, t'as même tué. Objecte Marie, perfide.
    Long silence. L'attaque est blessante et, Eden ne tique pas tout de suite, grinçant des dents avant de soupirer :
    - … Marie. Je fais de mon mieux pour repentir de mes crimes, pas lui. Là est toute la différence entre moi et ce criminel. J'ai tué pour protéger, j'ai mentis pour me protéger, et je le fais encore, je l'admet. J'ai triché à de nombreuses reprises pour survivre quand j'étais jeune, là encore, je l'admet. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai éprouvé de plaisir à le faire ! Et je ne me donnerai jamais d'excuses pour mes erreurs. Et au vu du statut de cet individu, permet-moi de douter quant à sa capacité à ressentir la compassion. C'est très certainement un psychop …
    - Arrête ton monologue de Profiler et de sainte ni touche avec moi, Grace ! La coupe la prostituée en montrant les dents. Tu l'connais pas ! Point ! T'as même pas vu ce mec en face que tu le juges déjà !
    - J'ai travaillé pour des hommes comme lui, marmonne Eden, honteuse, sans hausser le ton.
    - « Le pardon est divin », récite Marie, citant Eden par la même occasion.
    Combien de fois lui avait-elle murmuré cette phrase, en la berçant les soirs où elle s'était réfugiée chez elle en pleine crise d'angoisse ? Après que l'un de ces petits amis douteux qu'elle se décote sur les trottoirs l'ait frappée pour la énième fois ? Il peut paraître étrange de voir une femme telle qu'Eden en compagnie de Marie fawks, pourtant, plus rien n'étonne personne venant d'elle. Eden donne la nourriture aux sens abris sans répugner à les toucher, ce que même les autres bénévoles de classe moyenne ne parviennent pas à faire. Cette fois, elle est en proie à un dilemme dérangeant.

    L'ex-délinquante qu'elle est avait côtoyé de près les voyous, l'ex-Profiler les avait étudié et mit en cage, souvent dominé et apprivoisé. Aujourd'hui, elle n'est plus ni l'une, ni l'autre. Et ce même si elle a tendance à étudier le gens qui l'entourent. Mais, pour avoir été des deux côtés, Eden sait à quoi s'attendre. Et l'idée de retrouver une partie infime de sa vie d'avant dans une minuscule pièce en compagnie du Chef de la Mafia la rebute. Pourtant …

    - Je vais essayer. Finit-elle par craquer, consciente que Marie est bien trop instable pour rester loyale envers elle. Même si, au fond, son statut lui permet de grand privilèges. Comme celui d'avoir une attention toute particulière de la part des citoyens de cette ville. Soit, c'est sa parole contre la sienne. Marie n'a aucune chance. Pourtant, elle ne peut se résoudre à refuser, encore une fois, c'est contre ses principes.

    - Oh, merci ! Merci ma chérie ! Se réjouie bruyamment la blonde, incapable de  tenir en place.

    Au fond, Eden éprouve énormément de pitié pour elle. Ce Kendall, a coup sûr, l'a certainement déjà oubliée.

    ****

    - Eden … Je le répète, c'est une mauvaise idée. Sermonne l'agent Demond, ses grosses pattes sur ses hanches. Posture qui appuie son discours de désapprobation totale.
    La brune arque un sourcil, mains jointes. Détaillant le grand homme noir d'une quarantaine d'années avec affection. Fut un temps où elle avait travaillé de nombreuses fois avec lui.
    - Laisse-moi passer, veux-tu ? S'entête Eden, sans se défaire de sa moue patiente et aimable.
    Carl Demond, malgré sa posture imposante, n'est pas sans connaître Eden Grace. Grande femme aux formes généreuses et aux membres longilignes, dotée d'un crochet du droit à en faire pâlir plus d'un. Oui, c'était une sacrée femme du temps du F.B.I, et aujourd'hui encore, emmitouflée dans ses vêtements de luxe et cette apparence d'ange atypique, elle reste imposante. D'une certaine manière, et certainement pas comme avant. Pour les rares ayant connaissance de son passé, il est fort déconseillé de la contrarier. Mais quelque chose en son fort intérieure lui murmure que la femme en face de lui n'est plus celle qu'il a connu. Non, cette Eden là ne le plaquera pas de force contre le mur pour obtenir ce qu'elle veut. Car oui, elle l'a déjà fait. Et ses soucis de self-contrôle n'y était pour rien, à l'époque.  En vérité, s'il ne l'avait pas vu de lui-même, il n'aurait jamais cru qu'elle puisse être cette dame distinguée et … Inondée par sa bonne foi. La mort de Carlisle l'a plus touchée qu'il ne le pensait. Soupirant,l'agent finit par s'écarter de son chemin, s'attirant un nouveau regard indéchiffrable. Impossible de définir s'il s'agit d'amusement, de moquerie ou de gratitude. Ca, ça n'a pas changé.
    - C'est toi qui vois … Mais je ne comprends vraiment pas. Marmonne-t-il en enfonçant les mains dans ses poches, lui faisant penser à un petit garçon boudeur.
    - J'ai … Fais une promesse. Que Dieu me pardonne, je le regrette autant que toi. Mais c'est comme ça. Et, voyant le regard ahurit qu'il lui lance. Oui ?
    Le grand noir cligne des yeux une fois, deux fois, avant d'ouvrir et de refermer ses lèvres épaisses. Ses babines tremblent légèrement, comme s'il retenait un petit rire contrit, avant d'articuler d'une voix nerveuse :
    - Tu … Tu as tellement changé, Grace. Je vais pas m'y faire, désolé. Je te préférais avant. T'étais moins sympa, mais t'avais plus d'humour.
    - Mais si, tu vas t'y faire. Assure la brune en posant une main sur son épaule, avant de s'engouffrer dans la salle impersonnelle et insalubre.
    - Le p'tit gars que tu vois là s’appelle Cooper, il va rester avec toi. S'il y a le moindre soucis … Evite … Enfin, tu vois. Genovese est ... Enfin, tu verras par toi-même.
    De dos, Eden semble se tendre de tous ses muscles, cessant de bouger sans lui accorder un regard.
    - Je ne fais plus ça. Se contente-t-elle de répondre, avant que la porte de métal ne grince désagréablement dans son dos, sonnant le début de son cauchemars. L'estomac noué, elle prend place sur une chaise bon marché, froide et trop dure. Avant de joindre ses mains sur la table.
    Et … D'attendre l'arrivée d'un Genovese bien éloigné de ce à quoi elle s'attendait. Curieusement, la première chose qu'elle distingue chez l'individu haut perché, fut sa beauté atypique. Et, sans expression particulière, ses traits étaient loin d'être agressif, comme les nombreux chef de gang ou criminel qu'elle a croisé. Non, ses traits, eux, sont presque … Doux. Et Eden comprit immédiatement ce qui avait embobiné Marie. Ses prunelles pénétrantes et insistantes, vrillées en ce moment sur elle. Il la détaille autant qu'elle le fait. Chacun sûrement à sa manière. Par réflexe, l'ex Profiler étudie chaque geste, chaque mouvement, et chaque expression sur le visage de Kendall. L'homme respirant la fierté et l'égocentrisme, s'arme d'un sourire découvrant une rangée de dents parfaitement blanches avant de grassement s'exclamer :

    - Eh bien ... Non. Vous n'êtes pas la pute que j'avais demandé.

    Charmant.

    Le mafieux se laisse lourdement tomber en face d'elle, reprenant aussitôt :

    - Vous avez plus la tronche d'une bonne sœur. Je pensais pourtant que c'était le jour de notre exécution, qu'on avait droit à notre bénédiction et tout le tintouin.

    Du sarcasme. Un détachement naturel et non étudier. Et un penchant pour l'humour gras et déplacé. Typique. Alors qu'il lui tourne le dos, Eden se permet de lever les yeux au ciel, comme pour implorer le saigneur de la sortir de cette situation inadéquate.

    -Hey mec ! Auriez-vous rapproché la date de mon exécution, par le plus grand des hasards ?

    - Non monsieur Genovese. Répond poliment le gardien, prunelles rivées vers le mur en face de lui.

    Tiens, intéressant … Note Eden, incapable de rester sans étudier ce qui l'entoure. La place de Genovese dans le monde du crime doit être sacrément importante, pour que cet agent s'efface avec autant de retenu envers un condamné à mort. Et au prisonnier de se retourner vers elle, semblant parfaitement loquace :

    -Alors qui êtes-vous donc ? Allons-nous jouer au jeu du 'qui est-ce' ? Oh, minute. Je suis certain que madame apprécierait de pouvoir se désaltérer. Ajoute-t-il à l'attention du gardien qui se tourne curieusement vers Eden, l'interrogeant du regard.

    Est-ce une manière de détourner l'agent de son poste ? Peut-être bien. Une pure forme de politesse ? Inutile et peu fortuite. La brune adresse un sourire parfait à l'agent, avant de tourner ses iris d'ambre vers Kendall.

    - Inutile d'en faire autant, je compte justement demander à ce Monsieur de nous laisser. N'est-ce pas ? Ajoute-t-elle en se tournant vers l’intéressé, lui adressant un regard lourd de sens.

    Celui-ci semble en proie aux doutes et à l'incertitude, soudain terriblement mal à l'aise. Seul avec ces deux-là, c'est loin d'être un cadeau.
    -Je … L'inspecteur Demond ne va vraiment pas …
    - Cooper. Insiste Grace, aimable mais ferme. Votre présence ici n'est pas nécessaire, bien au contraire. Achève-t-elle, espérant ainsi lui faire comprendre que s'il reste avec eux, Kendall ne parlera jamais. Elle en est persuadée.

    Après de nombreuses secondes, le gardien soupire, assurant qu'en cas de besoin, il ne sera pas loin. Ce dont elle ne doute absolument pas. Pourtant, elle ne se sent pas en danger, pas le moins du monde.
    Et alors qu'ils se retrouvent enfin seuls, la veuve tire délicatement ses gants, non sans veiller à ce que ses manches ne dévoilent pas ses tatouages et, tend une main au prisonnier toujours fermement menotté :

    - Eden Gabrielle Grace.»Se présente-t-elle enfin, haussant un sourcil en attendant une réaction de sa part.




Dernière édition par Eden G. Grace le Lun 11 Nov - 13:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Jeu 29 Aoû - 21:34



    EDEN & KENDALL

    What amazing lady.




    Tap tap tap tap... Tap tap tap tap... Tap tap tap tap ...

    Les doigts de l'homme tapotaient la table à un rythme régulier, le regard rivé sur la femme assise en face de lui. Les deux poignets toujours liés, il faisait cogner doucement ses doigts, les uns après les autres. Toujours le même ordre. Toujours le même rythme. Rien ne venait perturber son attention accrue et son calme olympien et habituel. Pas même la réponse de la brune. Elle n'avait donc pas peur de se retrouver seule avec lui. C'était intéressant à savoir. Il était rare qu'une personne n'éprouve aucune crainte devant lui. Il n'avait pas l'air d'un monstre tueur à série au premier regard. Mais il pouvait facilement devenir dérangeant, de par ses regards et son comportement froid. Mais elle ... Elle, elle était juste là. A attendre. Là, à le regarder. Elle l'avait demandé. Elle devait le connaître. Plutôt bien. Qu'était-elle au juste ?  Juste une nana qui n'avait pas froid aux yeux ? Ou une sorte de super women ? Un peu des deux peut-être. En tout cas, ça ne lui faisait ni chaud ni froid à Kendall.

    Il attendait juste de savoir qui elle était et ce qu'elle lui voulait au juste. Il n'appréciait que moyennement que l'on vienne le sortir de sa semi-quiétude, trouvée dans sa petite cellule miteuse, juste comme ça, sans prévenir et pour tomber avec une personne qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Sa jolie petite cellule l'attendait ... Miteuse et petite, oui, mais qu'il ne partageait avec aucun autre détenu. C'était là le seul point sur lequel il avait été intransigeant. Enfin ... Ca et quelques autres privilèges dont il n'avait même pas besoin de se vanter. C'était logique pour tout le monde qu'il ait droit à tout ça. Il n'était pas n'importe qui. Il était Kendall Genovese. Chef de mafia réputé. Adepte de la torture physique. Tueur quand ça s'avérait nécessaire. Trafiquant d'armes, de drogues et même de femmes. Et fut un temps, il s'était même avéré violeur.  Parce que ça s'apparentait à une véritable torture que de voir la femme de sa vie se faire violer. Oui, il avait fait ça aussi. Il avait fait beaucoup de choses. Et il n'existait personne sur terre, pas âme qui vive ... Qui puisse énumérer toutes les atrocités dont il était l'auteur. Pas même lui. Sa mémoire n'était pas assez fidèle pour qu'il puisse se remémorer chacun de ses crimes. Les violents. Les sanglants. Les bourrés de frics. Tous ... Il y en avait eut tant en tant d'années. Parce que même s'il n'était pas âgé, il n'était pas bien jeune non plus. Juste ce qu'il fallait pour se retirer ...

    "Inutile d'en faire autant, je compte justement demander à ce Monsieur de nous laisser. N'est-ce pas ?" Venait-elle donc de demander, devant le regard impassible de Kendall et celui, bien plus perturbé et hésitant, du flic.

    Pauvre type qui savait qu'il se ferait passer un sacré savon, quoi qu'il décide de faire.  Rester et se faire incendier par le mafieux ? Ou partir et risquer sa place ? Parce que c'était au moins sa place qu'il risquait. Surtout si le Genovese était prit d'un coup de folie et s'en prenait à cette charmante inconnue qui ne semblait pas avoir peur de lui. Peut-être que ça finirait par le rendre fou. S'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était bien la sensation de ne pas faire peur à une personne. Comment pouvait-on ne pas éprouver la moindre crainte face à lui, de toute façon ? Voilà une chose à laquelle il n'était guère habitué.

    Durant le temps que prit leur court échange, Kendall demeura parfaitement impassible, regard toujours fixé sur elle. Le genre de regard qui pouvait rapidement faire froid dans le dos tant il était dénué de tout sentiment humain. Dénué de chaleur. Un regard froid et peu rassurant. Deux yeux témoins de bien des scènes d'horreur, que l'on pourrait presque y relire encore et encore. Une profondeur dans laquelle il était préférable de ne pas se laisser aller. Bien trop dangereux. L'on s'y perdrait à tout jamais. Comme on était perdu au simple fait d'entrer dans la vie d'un tel homme. Tous ceux qui avaient un jour trouvé le courage d'entrer dans son cercle restreint de proches, avaient fini par périr de façon plus ou moins tragique. Une épouse tuée en son absence. Un frère victime d'un règlement de compte. Des amis ... Que l'on pourrait difficilement appeler amis tant ils représentaient plutôt de simples pions dans un immense jeu de rôle, dont le seul et unique joueur était Kendall lui même. C'était lui qui gérait toute sa vie et ceux qui en faisaient partis. Lui qui gérait le moindre des trafiques de leur groupe mafieux, d'une main de maître. Et Kendall n'était pas homme à laisser les rênes d'une affaire de telle envergure, entre les mains de n'importe qui. Il ne se pliait que s'il en décidait ainsi, préalablement.

    Et cette fois ci, il avait accepté. Juste un beau jour parmi tant d'autres, sa décision avait été prise. Il s'était plié. Et il attendait maintenant sa mise à mort officielle, avec une once d'impatience. Il avait vu bien des choses. Vécu encore plus de trucs. Il était maintenant prêt. Prêt à tout arrêter. Prêt à accepter un repos simple et éternel. Il aurait bien pu prendre la décision de se faire tuer lors d'échanges de tirs particulièrement virulents entre les flics et son groupe. Mais ... Non. Il avait choisit une autre option. Tomber dans les filets des autorités, de façon tout à fait volontaire. Simplement pour leur donner le faux sentiment d'avoir gagné. Ils ralentiraient ainsi leurs recherches et enquêtes concernant son groupe de mafieux.  En fait, Kendall s'était simplement dévoué pour que son trafique perdure encore longtemps. Bien après sa mort. Il faudrait le noter sur sa tombe celle là  tiens. Véritable geste de bravoure de sa part. Et ses pions en étaient parfaitement conscients. C'était ce qui ferait son nom. Qui leur rappelait à tous, ce qu'il fallait être prêt à donner pour les siens.

    La mafia, c'était l'histoire de toute une vie pour cet homme. Plus qu'une histoire. Plus qu'une vie. Sa mort  ne mettrait fin à rien du tout. Bien au contraire. Tout allait reprendre, de façon plus vive et plus incroyable que par le passé. Ils gagneraient du terrain. Posséderaient bientôt tout. Il allait donc pouvoir mourir en paix. Avec même un sourire victorieux accroché sur son visage de monstre parfait, au physique atypique et non moins plaisant. Un sourire qui aurait donc de quoi faire rager ses bourreaux. C'était ainsi qu'un Genovese devait mourir. Ni plus ni moins. Avec la plus grande fierté. Mourir avec dignité. Et non pas comme une sous-merde qui se faisait avoir lors d'une bagarre quelconque. Jamais il n'était tombé. Il était simplement en train de s'asseoir par lui même. Tranquillement. En douceur. C'était son choix. Celui de personne d'autre.

    De plus, un Genovese, ça avait le don de perturber rien que par sa présence. Parce que le regard de l'homme suivait le moindre des mouvements de celle qui se trouvait toujours parfaitement installée en face de lui. Ses regards, ses mouvements de tête, ses mains qui s'afféraient à ôter délicatement ses gants, sans dévoiler plus de peau qu'il ne fallait. Celle de ses bras était toujours dissimulée par ses manches longues. Alors quoi ? C'était vraiment une bonne ou un truc dans ce genre là, qu'elle prenne autant le soin de cacher sa peau ?  Ou est-ce qu'on l'avait simplement prévenu du fait qu'un prisonnier pourrait prendre pour invitation un corps un peu trop visible ? Parce que oui, un prisonnier hétéro ça devenait vite complètement maboule sans une femme de temps à autre. Pas pour rien que certains hétéro en arrivaient à se taper d'autres prisonniers. Surtout dans les douches. Vous connaissez l'histoire du savon qu'il ne faut surtout pas ramasser ? Surtout ceux qui avaient la malchance d'avoir un corps fin. Bref. Pas la peine d'entrer dans le détail.

    De toute façon, Kendall ne prenait pas ses douches avec les autres. Ca allait de soit. Et puis encore une fois, on ne lui tournait pas autour pour quoi que ce soit. Ils ne savaient que trop ce qu'ils risquaient à trop rôder autour de lui ou dans les alentours de sa cellule. Personne ne voulait risquer d'apprendre que sa famille au grand complet s'était faite descendre au dehors. Parce que ça, c'était le minimum qui pouvait arriver. Seconde option ... Les gars de Kendall faisaient sortir le type de prison à grands renforts de pognon et le passaient lourdement à tabac pendant des jours et des jours et encore des jours, avant d'enfin lui faire l'immense honneur de  lui ôter la vie. Incroyablement tentant n'est-ce pas ?

    "Eden Gabrielle Grace."

    L'attention de l'homme vola à nouveau en direction de la brune. Dénommée Eden donc. Il pencha faiblement la tête de côté en continuant de l'observer tranquillement, pendant un bout de temps. Et enfin, il daigna tendre les deux mains -pas d'autre choix- pour en glisser une dans la sienne. Main calleuse d'homme qui n'a pas peur de mettre la main à la pâte, dans main douce et légère.

    "Est-il encore nécessaire que je me présente ? " Demanda-t-il sur un ton narquois, un sourire flottant sur ses lèvres habituées à dicter ordres et injures.

    Tranquillement, il se pencha vers la table. Ses mains se retrouvèrent pour laisser ses doigts se nouer entre eux comme auparavant. Plus près d'elle que précédemment, il l'observa à nouveau avec une grande attention. Son identité ne lui en disait pas plus sur les raisons de sa présence ici. Voulait-elle vraiment le faire tourner en bourrique ou quelque chose comme ça ? Parce que si tel était son intention, il n'était pas vraiment certain d'apprécier cela et de pouvoir le supporter bien longtemps. Il n'était pas franchement patient. L'agacer -pour ne pas dire, carrément l'énerver- pouvait s'avérer si facile et si rapide.

    "Et ... Que fait une femme au nom si doux, dans une prison aussi hostile ? Si vous êtes journaliste, je ne réponds plus aux questions. Si vous êtes avocate, j'ai refusé de me défendre il y a bien longtemps. Si vous êtes bonne soeur, il n'y a aucun pêché que je souhaite avouer pour trouver la paix éternelle et bla bla bla ... Alors ? Qu'êtes-vous ? " Demanda-t-il sur un ton posé. D'une voix douce, presque caressante.

    Comme s'il était en train de lui souffler des mots doux. Ce n'était pourtant pas son genre. Pas le moins du monde. Aucune femme n'avait jamais vraiment eut droit à de jolies paroles de sa part. A quoi bon faire semblant ? La plupart du temps, il appréciait les gens pour ce qu'ils pouvaient lui apporter. Ni plus ni moins.

    " Etes-vous simplement une idiote adepte des grands méchants peut-être ? Le danger ça vous excite et vous vous demandez ce que ça peut faire ? " Demanda-t-il ensuite, avant de partir dans un rire ironique au possible.

    Avant de retrouver tout aussi rapidement, le plus grand des sérieux. Plus aucun sourire sur sa face. Pas même une étincelle d'amusement quelconque. Juste un incroyable sérieux.

    " Vous auriez du venir me trouver avant que je ne sois dans le couloir de la mort. " Conclut-il finalement, avant de se laisser à nouveau aller, dos contre le dossier de sa chaise.

    Et dès lors, il cessa de la regarder, faisant mine de s'intéresser à tout le reste de la pièce plutôt qu'à elle. Peut-être qu'elle était juste là pour entendre quelques révélations, obtenir des noms. Si tel était le cas, elle était mal tombée. Même sous la torture, il préférerait accepter la souffrance violent et incessante, plutôt que de faire de quelconques révélations. Bref, peu lui importait. Cette femme lui importait peu. Quand bien même elle avait peut-être une vraie raison pour l'avoir fait venir ici.


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Sam 14 Sep - 15:52



    EDEN & KENDALL

    What amazing lady.


    Il est observateur. Pas besoin d'être devin pour le savoir, ça se lit dans ses yeux. Froids, inquisiteurs, calculateurs. Il est à la hauteur de sa réputation. C'est bien le problème. Néanmoins, il est tout simplement hors de question pour l'ex-Profiler de laisser paraître quoi que ce soit. Il serait plus malin de mimer l'angoisse, la crainte et l'apréhension, mais c'est trop lui demander. Eden a toujours été cette femme au visage serain, rarement déformé par la haine, même dans ses pires moments de rage. Sauf, cette fois là ... Mais la brune préfère ne pas y songer, pas devant un criminel qui ne cesse de jauger sa réaction. Le moindre signe de faiblesse, et c'est fichu.

    « -Est-il encore nécessaire que je me présente ? Raille ce dernier, avant de se pencher pour serrer sa main des deux siennes, prisent dans l'étaux ferme des menottes. Encore une fois, la veuve ne lâche pas prise, n'évitant pas son regard, alors que ses mains s'attardent un peu trop longtemps sur les siens. L'homme est une bête. Baissez le regard, et vous vous soumettez, regardez-le, et tout prend alors une tout autre dimension. Du défis. Elle n'aime ni l'un, ni l'autre, et même si son regard se fait doux, nuls doutes qu'il ne le prenne comme un acte de pure folie.
    - Et ... Que fait une femme au nom si doux, dans une prison aussi hostile ? Si vous êtes journaliste, je ne réponds plus aux questions. Si vous êtes avocate, j'ai refusé de me défendre il y a bien longtemps. Si vous êtes bonne sœur, il n'y a aucun pêché que je souhaite avouer pour trouver la paix éternelle et bla bla bla ... Alors ? Qu'êtes-vous ? Susurre-t-il.
    Ses paroles sont douces mais, pas son regard. Eden lui adresse un sourire polit, avant qu'il ne reprenne.
    - Etes-vous simplement une idiote adepte des grands méchants peut-être ? Le danger ça vous excite et vous vous demandez ce que ça peut faire ? Questionne Kendall, avant de se défaire de son sourire, pour, cette fois, lui montrer son vrai visage. Froid et inexpressif.
    - Vous auriez du venir me trouver avant que je ne sois dans le couloir de la mort. Achève le condamné avant de s'abattre sur son siège, se désintéressant d'elle avec une facilité peu étonnante, venant de lui.

    Quant à Eden, elle se contente de garder une moue amusée. Oui, elle connait ce numéro. Elle est même déçue, il pourrait faire un effort. Bien qu'il soit particulièrement excentrique, dans son genre.

    - Ni l'un, ni l'autre. Rien de tout ça, en fait. Se contente-t-elle de répondre, jouant avec ses gants qu'elle finit par plier, avant de les ranger dans son sac et, de le contempler de nouveau. Je viens de la part de Marie, mais ... Vous ne souvenez très certainement pas d'elle. Une prostituée parmi tant d'autres, pour vous, quelle différence ?  S'avance Eden, sans moquerie, ni audace. Une simple remarque anodine. Parce qu'elle sait qui il est, oui. Justement.

    Et, d'un air des plus innocents, elle continue, faisant tourner l'une des bagues à son doigt.

    -Je doute que vous ayez quoi que ce soit d'intéressant à me confesser, de toute manière.»

    Oui, elle joue sur la psychologie inversée. C'est vilain, très vilain. Mais Eden ne parvient pas à chasser les anciens réflexes. Plus encore, elle sait qu'il ne peut pas s'en prendre à elle. Cet homme s'arrange pour faire tuer les proches tout en étant dans sa cellule, or, elle n'en a plus. Quant à sa propre personne, l'ex-agent sait parfaitement se défendre. Oh oui, très bien même.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Dim 15 Sep - 14:28



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    La vie de Kendall était faite de manipulations en tous genres. Tout était toujours question de manipulation, d'observation et de mensonges. Pour survivre dans son milieu, c'était une nécessité. Pour monter les échelons comme il l'avait fait, une obligation. Et c'était finalement devenu une chose tout à fait naturelle chez lui. Il n'avait jamais eut à se forcer pour mentir à propos de quoi que ce soit. Et les années lui apprenait à être toujours plus observateur et calculateur. Personne ne lui faisait peur. D'aucune façon que ce soit. Et puis le fait était qu'il n'avait strictement rien à perdre. Plus aucune famille. Pas de véritable ami. Mais même s'il était observateur, il n'était pas devin et encore moins télépathe. Raison pour laquelle il ignorait toujours le pourquoi de la présence de cette illustre inconnue devant lui. Il émettait quelques hypothèses. Simplement parce que meubler le silence signifiait prendre le contrôle de la situation.

    "Ni l'un, ni l'autre. Rien de tout ça, en fait. "

    S'il était profondément agacé de n'avoir aucune véritable réponse à ses questions, il n'en montra rien et se contenta de poursuivre son étude faussement approfondie de la pièce elle même. Il n'en avait pourtant cure. Il tenait seulement à montrer que la jeune femme n'avait aucun espèce d'intérêt pour elle. Il ne broncha pas même quand elle se mit légèrement en mouvement, n'allant pas vérifier ce qu'elle était en train de faire. Du coin de l'oeil, il la vit seulement tripoter ses gants. Parce que même s'il ne la regardait pas, son attention était toujours entièrement portée sur elle. Sait-on jamais ce qu'elle pouvait cacher. C'était peut-être juste une femme complètement givrée. Ou une tueuse à gage qui venait l'éliminer au plus vite. Avant qu'il n'ait eut le temps de commettre d'autres méfaits à l'extérieur, alors même qu'il était toujours derrière les barreaux.

    [color=firebrick]"Je viens de la part de Marie, mais ... Vous ne souvenez très certainement pas d'elle. Une prostituée parmi tant d'autres, pour vous, quelle différence ?"[color]

    Même s'il continuait de ne pas la regarder, il laissa tout de même un infime sourire étirer ses lèvres. Oh. Qu'elle était méchante. Méchante ! Méchante ! Méchante ! Hm. En effet. Quelle différence pour lui ? Une pute était une pute. Il en avait connu des masses. Exploité des masses. Vu des masses. Et les Marie, ça courait les rues.

    "Je doute que vous ayez quoi que ce soit d'intéressant à me confesser, de toute manière."

    Elle était forte. Vraiment très forte. Toutefois, i elle s'attendait à le prendre au piège de la sorte, elle se fourrait le doigt dans l'oeil. On lui avait fait visiter des tas de psychologues, de psychiatres et bon nombre de flics l'avaient interrogés. Et contre toute attente, jamais personne n'était parvenu à le faire parler. Il n'était pas assez idiot ni assez naïf pour ça.

    L'homme poussa un faible soupir, signe de son ennuie profond. Avant de se redresser dans son siège et daigner poser à nouveau les yeux sur elle. Il pencha légèrement la tête de côté pour l'observer, comme pourrait le faire un adulte tentant de faire entendre raison à un jeune enfant.

    "Très chère ... Les Marie qui se prostituent sont nombreuses. Et je ne les appelle pas. Jamais. Elles n'ont ni identité ni visage." Répondit-il sur un ton mielleux. Avant de se pencher en avant pour se rapprocher d'elle, poser ses avant bras sur la table et entremêler ses doigts.

    "Mais ne sous estimez pas ma mémoire. Je me souviens de chaque visage que je vois. De chaque identité que l'on me donne ..."

    Une menace ? Pas vraiment. C'était juste un fait. Il se souviendrait de cette Eden Grace qui s'était un jour présenté à lui en refusant de lui dire qui elle était véritablement. Mais ça ne signifierait aucunement qu'elle l'avait marqué plus que ça.

    Une fois ça dit, il laissa à nouveau son dos venir se caler contre le dossier de sa chaise et retrouva un léger sourire narquois.

    "Mais vous avez raison. Je n'ai rien d'intéressant à confesser. De toute façon ... Les confessions sont faites pour ceux qui éprouvent des regrets. Non ?"

    Le regret ? Il ne connaissait pas ce sentiment. C'était trop humain. Trop simple. Trop ... Dégoûtant. Oui, c'était dégoûtant. Il avait horreur d'éprouver quoi que ce soit de trop "humain".


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Lun 23 Sep - 11:43



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    Au fond, Eden sent le malaise gonfler de minutes en minutes. Ses prunelles, son corps tout entier mentent en laissant penser qu'il n'a aucun impacte sur elle. Mais c'est faux. La veuve ne trémousse pas sur son siège, ne tremble pas et semble indifférente. Mais il n'en est rien. Cet homme la dégoutte et, elle lutte pour ne pas lui cracher en pleine figure pour tout le mal qu'il a fait. Pour tout le mal qu'il continue de faire, là, bien caché dans sa petite cellule. Sa prison dorée. Il n'est pas ici grâce aux supers talents des agents, mais uniquement parce qu'il le voulait. Ce qu'elle ne comprend pas, c'est pourquoi ? Un indivu tel que lui ne fait rien sans bonnes raisons. Mais elle ne peut y songer plus longuement, ça ne la regarde pas, elle n'est plus du FBI.

    « -Très chère ... Les Marie qui se prostituent sont nombreuses. Et je ne les appelle pas. Jamais. Elles n'ont ni identité ni visage. Qu'il finit par rétorquer, toujours avec un calme à glacer le sang. Pas une pointe de regret dans la voix, ni même de satisfaction. Un blasé. Et de s'approcher légèrement, entremêlant ses doigts alors qu'elle retient un mouvement de recul, imperceptible heureusement.

    - Mais ne sous estimez pas ma mémoire. Je me souviens de chaque visage que je vois. De chaque identité que l'on me donne ...

    Bien, c'est noté. Eden le fixe, droit dans les yeux tout en haussant un sourcil. Manace, ou simple fait ? Elle ne peut réellement le définir, il faut l'avouer. Les deux sont plausibles avec cet homme-là. Il est un manipulateur né. Sûrement un trouble de psychopathie. Impossible de voir actuellement s'il est aussi victime de pulsions plus macabres.

    - Mais vous avez raison. Je n'ai rien d'intéressant à confesser. De toute façon ... Les confessions sont faites pour ceux qui éprouvent des regrets. Non ?

    Tu ne peux pas t'énerver, Eden. Tu ne fais plus ça. Se sermonne-t-elle sans détacher son regard alors que son visage faussement impassible trahit une légère pointe de satisfaction. Il pense avoir gagné, il pense qu'elle le laissera tranquille. Autant le laisser croire ça. Ce n'est plus une affaire entre Marie et elle, maintenant. Ce Kendall vient subitement de réveiller en elle un instinct vif et sauvage. Pour un peu qu'elle lui attraperait la tête pour l'écraser contre cette table, et lui briser ce joli nez. Que Dieu la pardonne pour ses pensées si impures.  S'armant d'un sourire lent et mauvais, Eden pose chaque doigt sur la table, se levant lentement avant d'attraper précautionneusement ses gants, et de les enfiler avec flegme.

    - Intéressant, vraiment ...  

    Est son unique réponse. Ni au revoir, ni adieu, ni promesse de lendemain. Non, elle préfère le laisser cogiter dans sa cellule morbide. Oh non, tu ne m'oublieras pas mon gars, ca c'est certain. Qu'elle songe avant d'appeler le garde, et de lui indiquer d'un simple signe du menton de lui ouvrir la grille.

    Sans un mot, ni un regard pour lui. Les derniers mots de cet être abjecte en mémoire :  «  Et je ne les appelle pas. Jamais. Elles n'ont ni identité ni visage. ». Oui, c'est une sorte confession, une confession qu'il doit bien répéter chaque jour, avec la plus grande des fiertés, sans aucun regret. Ce type-là est un égocentrique. Eden s'arme de courage pour offrir des sourires radieux, sans failles, à ceux qu'elle croise avant de se diriger vers la sortie principale. Avec une nouvelle question en tête : A quoi est-ce que ça rime ?

    Trois jours plus tard

    - Dis-moi que je rêve, Eden ? Je croyais que t'avais laissé tombé !
    Et à la brune de hausser ses deux sourcils, moue faussement surprise collée au visage.
    - J'ai dis ça, moi ?

    Non, bien-sûr que non, puisqu'elle n'avait rien dit à personne, elle s'en était allé sans un mot. Et durant ses trois jours, tout avait basculé. Une nouvelle épidémie commençait à faire rage dehors. Bien que les autorités et le gouvernement affirment qu'il n'y a rien d'inquiétant, les rumeurs qui circulent sont affligeantes. Tout ça ne lui dit rien qui vaille.

    - Bon, tu ouvres,  oui ?  S'impatiente-t-elle, bras croisés.

    Aujourd'hui, pas de gants, cette dernière s'étant contentée d'un sous-pull noir à manches longues, et d'un jean cintré. Il y avait des jours comme ça, où elle avait besoin de se sentir plus légère. Surtout face à l'autre, là.  Et à son ex-collègue de capituler, ouvrant la porte et la laissant entrer dans la salle toujours aussi dénuée de vie et de couleurs.

    - Je vois vraiment pas pourquoi elle fait ça ... » marmonne le grand noir dans son dos alors qu'il ferme la porte.

    Moi non plus … Songe Eden en repensant à sa promesse sans queue ni tête. Elle se sent coupable rien qu'à cette pensée, mais Marie est stupide.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Ven 4 Oct - 22:40



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    Kendall n'était que moyennement intéressé par ce que pouvait bien lui vouloir cette illustre inconnue. Elle n'était pas dépourvue d'intérêt pourtant. Enfin sans doute pas pour une personne normale. Mais lui, il se fichait bien de ce qu'elle lui voulait. C'était sans doute pour cette raison qu'il demeurait toujours aussi impassible alors même qu'elle était revenue le voir, à quelques reprises. Ils avaient peu parlé finalement. Et à tous les coups, ou presque, ils se contentaient de se regarder dans le blanc des yeux, se défiant sans avoir à le préciser à voix haute. Ils étaient du genre à avoir tous les deux un très mauvais caractère. A ne jamais baisser la garde. Et à ne surtout jamais s'avouer vaincu. Ils étaient tous les deux de la même trempe. Et dans le fond, c'était bien ce qui rendait le tout si intéressant. Ou ça ne rendait la situation que plus agaçante peut-être. Difficile à dire. Le fait était qu'ils se confrontaient sans cesse du regard sans qu'aucun ne parvienne à baisser le sien, trop têtus et fiers qu'ils étaient. C'était presque drôle à voir. Et dans le fond, ça avait au moins le mérite de distraire un tant soit peu. Non pas qu'il s'ennuyait dans cette prison qui s'avérait être sa dernière demeure. Mais presque quand même ... Il avait presque hâte de voir son tout dernier jour arriver.

    Mais peut-être que, tout compte fait, il arriverait beaucoup plus tôt que prévu. Pour un coup que la fin du monde soit pour aujourd'hui. Parce que c'était un peu ce qui courait dans les couloirs. Drôle de rumeurs que le prisonnier entendait tous les jours. Une maladie ... Un virus grave qui se propageait à une vitesse complètement dingue et affolante. Et la terreur se propageait également à une vitesse dingue, au sein même de la prison. Pour sa part, Kendall préférait attendre pour voir par lui même. Rien de mieux que de constater les faits par soit même. En tout cas, c'était sa façon d'être depuis toujours. Et ce n'était pas parce qu'il était sur le point de crever devant un public, qu'il allait changer quoi que ce soit. Tout au contraire même. Jusqu'à la fin, il serait l'être froid et cruel qu'il avait toujours été. Peut-être même qu'il leur ferait l'affront, à tous, de crever avec le sourire. Y avait-il quelque chose de plus rageant que de voir un condamné à mort accepter cela sans l'ombre d'une hésitation ?

    "Miss Grace. Nous voilà donc pour notre ... Entretien ... Hebdomadaire. Comment allez vous aujourd'hui ?"

    Pure politesse feinte de sa part, bien entendu. Depuis quand se souciait-il de qui que ce soit au juste ? Personne n'avait autant d'importance que lui même, pour lui même. Point.

    "Quoi que, non ... On sait tous les deux que je m'en fiche bien. " Ajouta-t-il sur un ton tout ce qu'il y avait de plus normal et naturel. Oui, il s'en fichait. "La seule chose qui m'intéresse, c'est ce qu'il se passe au dehors. Vous en savez sans doute plus que moi ..."



[HJ : nul à chier ... pardon ...]
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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 15 Oct - 16:35



    EDEN & KENDALL

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    Les choses avaient pris une tournure étrange et inhabituelle. Pour le moins … Particulière et hors norme, si on peut dire. Car, d'une certaine manière, son rendez-vous 'hebdomadaire'', était un condamné à mort, un meurtrier immonde et impardonnable. Ils ne parlent pas toujours, pas réellement. Ils se jaugent bien souvent, ne répondant parfois qu'à une unique question. C'était ça le jeu. Une question par 'séance'. Kendall, des jours durant, avait appuyé sur un interrupteur sensible. Il avait défié Eden. La trentenaire possède un sens de compétition enfoui en elle depuis si longtemps, que lentement elle s’enlise dans cette drôle de situation. Mais, il ne faut vraiment pas se faire d'illusions. Même si l'ex Profiler est bien trop chaste à présent, bien trop gentille pour réellement souhaiter sa mort. Elle sait qu'il mérite un châtiment digne de ce nom. Et il semblerait que la voir l'ennui terriblement … Hors, elle apprécie le fait de lui casser un peu les pieds, sans qu'il ne puisse même l'atteindre …  Et alors qu'elle prend place en face de lui, doigts posés contre la table droite qu'elle connaît par cœur à présent, le prisonnier la regarde, s'armant d'un sourire faux. Oui, elle a vite appris à cerner chaque expression, chez lui.

    « -Miss Grace. Nous voilà donc pour notre ... Entretien ... Hebdomadaire. Comment allez vous aujourd'hui ?

    C'est un égoïste imbu de lui-même et auto-suffisant. Mais, Eden sourit légèrement, ses babines s'étirant au coin de sa joue alors qu'elle joint ses mains. Non sans se donner la peine de répondre. Pourquoi faire ? Il s'en moque, et pour être honnête, elle se moque bien elle aussi de savoir comment il va. Il est enfermé dans une cage à longueur de journée, privé de ses ailes noires.

    -Quoi que, non ... On sait tous les deux que je m'en fiche bien. La seule chose qui m'intéresse, c'est ce qu'il se passe au dehors. Vous en savez sans doute plus que moi … Qu'il ajoute, en lui jetant un regard.

    - Il va falloir être bien plus précis, Genovese. S'amuse Eden, sans se défaire de sa posture droite, et ses épaules légèrement voûtées alors que ses coudes sont posés sur la table. Qu'est-ce qu'y vous intéresse réellement, dehors ? Hm ? Car, si je ne m'abuse … Tant que ça vous ne concerne pas, c'est désuet. Et il me semble bien que plus rien ne vous concerne réellement … Là.

    Et de pointer le mur dans son dos, désignant ainsi l'extérieur. Oui, elle cherche encore et toujours la petite bête. C'est plus fort qu'elle, Eden adore voir les réactions qu'il peut avoir. Elles sont rares mais, parfois, elle décèle une petite lueur traîtresse.

    - Oh … Il y a bien quelque chose mais …  N'avez-vous donc pas la télé, dans votre cellule dorée ? Termine Eden en haussant un sourcil.

    Oh, elle fait bien référence à cette épidémie qui fait rage, dehors. Quelque chose … D'étrange, d'effroyable. Tout le monde prétend que ce n'est rien, que tout va s'arranger. Mais les rumeurs colportent de plus en plus d'hérésies. Selon certains témoins, les morts se relèveraient …. Comme la bible le cite. Cette simple pensée la fait légèrement déglutir, alors qu'elle affiche un air toujours aussi impassible. Eden ne sait vraiment pas quoi penser de tout ça.

    - Vous êtes bien protégés, vous les prisonniers. » Se contente-t-elle de marmonner, d'un air sombre qu'elle n'affiche jamais pourtant.

    Car il faut être en contacte avec les malades, pour attraper cette peste. Et si ça avait été le cas ici, elle ne serait pas là.





( Hj : Mais non ! =O)
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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Jeu 24 Oct - 23:12



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    Les visites régulières d'Eden, étaient devenues un passe temps très divertissant pour Kendall. Il s'amusait toujours de constater son regard très observateur sur lui. Parce qu'elle semblait réellement vouloir le percer à jour, comprendre ce qu'il cachait et qui il était vraiment. Oh, qui il était, il ne le cachait pas le moins du monde. Parce qu'il n'avait aucune honte, aucun regret, aucun sentiment de culpabilité qui le rongeait, rien du tout. Il vivait très bien tel qu'il était. Et il mourrait avec fierté même. D'autant plus de fierté, que la femme assise en face de lui n'aurait toujours pas la moindre véritable info à son sujet. Si ce n'est les conclusions qu'elle pouvait tirer à propos de sa personnalité et tout ce qui s'ensuit. C'était déjà trop, certes. Mais Kendall s'en fichait bien. Il ne disait rien. Et ne dirait jamais rien non plus. Quand bien même elle se montrait des plus patientes ...

    Et puis la seule chose qu'il souhaitait savoir depuis quelques jours à peine, c'était ce qu'il se passait au dehors. Pour la simple et bonne raison que ça semblait prendre peu à peu place dans la prison elle même. Chose qui le dérangeait un peu beaucoup il était vrai. Kendall avait tenté de joindre les personnes extérieures, de qui il était "proche". Mais personne n'avait répondu. Absolument personne. Quant aux gardiens de la prison, ils peinaient à rétablir le calme et la panique s'emparait de tout le monde.

    "Il va falloir être bien plus précis, Genovese." Il pinça les lèvres d'agacement mais prit sur lui pour ne pas dire tout haut ce qu'il pensait tout bas. "Qu'est-ce qu'y vous intéresse réellement, dehors ? Hm ? Car, si je ne m'abuse … Tant que ça vous ne concerne pas, c'est désuet. Et il me semble bien que plus rien ne vous concerne réellement … Là."

    Un sourire froid étira les lèvres du prisonnier. Avant qu'il ne se penche avec lenteur pour bien planter son regard dans le sien. Il ne s'était pas trompé. Elle commençait sérieusement à cerner le personnage qu'il était. Mais il s'en fichait. Ca ne changeait rien au fait qu'elle ignorait encore bien des choses sur lui, pour ne pas dire tout ou presque.

    "Ce qui me concerne s'étend sur bien des points." Remarqua-t-il sur un ton mielleux et caressant. Qui puait évidemment l'ironie.

    "Oh … Il y a bien quelque chose mais … N'avez-vous donc pas la télé, dans votre cellule dorée ?"

    Soupir de lassitude de la part de l'homme tandis qu'il se laisse de nouveau aller dans le fond de son siège, sans toutefois quitter la brune du regard. Ce qu'elle pouvait être agaçante quand elle s'y mettait. Quoi que non ... Elle était toujours pleinement agaçante. Il ne perdait pourtant jamais le contrôle de lui même et gardait même une certaine forme de prise sur lui même. Tout allait bien. Tout allait même très bien. Aucune raison quelconque de s'emporter et s'énerver.

    "Il n'y a plus grand chose qui fonctionne par ici, ces derniers temps ... " Répondit-il sur un ton lent, avant de hausser les épaules comme si c'était d'une évidence imparable. Ou comme s'il s'en fichait comme de son premier délit.

    Il n'appréciait évidemment pas de constater et de savoir que la jeune femme passait en réalité son temps à le guetter, à vouloir surprendre la moindre de ses émotions, à attendre qu'il daigne se confier sur ce qu'elle jugeait sans nul doute intéressant. Il n'appréciait pas mais ne le montrait pas. Il jouait le jeu. Faisait mine de rien et poursuivait sa petite vie sans avoir l'air de s'interroger ou se déranger à ce sujet ci.

    "Vous êtes bien protégés, vous les prisonniers."

    Un rire sans joie échappa à l'homme qui roula des yeux avant de les reposer sur elle. Il posa ses coudes sur les accoudoirs de sa chaise de fer pour placer ses mains, à plat l'une contre l'autre, devant sa bouche. Comme s'il était en train de prier mentalement.

    "Dois-je donc me sentir parfaitement en sécurité en sachant qu'un virus semble être en train d'éradiquer la moitié des prisonniers ?"



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Lun 11 Nov - 14:14



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    «  - Ce qui me concerne s'étend sur bien des points. Objecte-t-il, mais Eden n'y prête pas attention, continuant sur sa lancée alors qu'il continue à afficher une moue neutre et blasée au possible. La veuve persiste tout de même, précisant qu'en effet, beaucoup de choses arrivent là, dehors. Mais ne le voit-il pas, de là où il est ? Ce que l'ex-profiler fait remarquer, sans se faire prier. Immédiatement, un soupir las s'échappe des lèvres de Genovese, et à Eden de lui rendre son regard morne.

    - Il n'y a plus grand chose qui fonctionne par ici, ces derniers temps ... Explique-t-il lentement. Comme s'il était blasé par tout et pour tout. Ce qui est sûrement le cas, oui. Eden songe sincèrement qu'il ne peut rien ressentir.  N'y-a-t-il donc rien qui puisse éveiller cette carcasse sans vie et sans âme ? Lorsqu'elle tourne ses prunelles vers lui, pour lui asséner une nouvelle attaque verbale, Kendall lâche un rire jaune, joignant ses mains à plat devant ses lèvres. Quelle ironie, le fait-il exprès ?

    - Dois-je donc me sentir parfaitement en sécurité en sachant qu'un virus semble être en train d'éradiquer la moitié des prisonniers ? Réplique l'italien au tac au tac.

    Quoi ? Eden se redresse légèrement, fixant le détenu comme s'il venait de lui apprendre qu'une bombe nucléaire saccagerait toute la ville d'ici deux minutes. Ce qui se traduit uniquement par un léger froncement de sourcils. Elle s'humecte les lèvres, tournant ses prunelles vers la porte sans pour autant tourner le menton. Demond lui aurait dit, s'il y avait eu une épidémie dans la prison, n'est-ce pas ? Le condamné à mort doit certainement se jouer d'elle, tenter de la perturber. Déclencher une réaction chez elle, lui faisait sûrement très plaisir. Un mouvement de panique ? Elle ne lui donnera pas ce plaisir. Pourtant, dehors … Les rumeurs s'insinuent librement dans les oreilles de chacun. Certains refusent d'entendre, d'autre de voir la vérité en face, à travers les rares images qui filtrent malgré les censures. Mais ce qui arrive dépasse de loin tout ce qui est arrivé bien avant. La grippe A, la vache folle, tout ça n'est rien à côté. L'humanité a fait face à des fléaux particulièrement mortels, mais jamais, au grand jamais, on avait encore entendu parler d'humain dévorant leurs comparses. La brune arque les sourcils, tournant ses prunelles vers Kendall.

    - Vous insinuez ( Et de lever un doigt fin en l'air ) - Si je me fie à vos dires - que cette prison ( et de baisser le dit doigt pour pointer la table) est victime du virus ? Qu'est-ce qui me prouve que vous dites vrai ? Demande-t-elle calmement.

    Pourtant, à l'intérieur, Eden gronde et tremble. Si des prisonniers enfermés et isolés attrapent le virus, c'est que les choses sont bien plus graves qu'elle ne le pensait … La brune se pince les lèvres, joignant ses mains en les entremêlant avant de lâcher un soupire.

    - Hmmm … Je -

    Qu'elle commence, presque aussitôt coupée par un BAM retentissent, raisonnant jusqu'à leurs oreilles. Eden tourne ses prunelles émeraude vers la porte, d'où le son semble provenir, avant de se tendre de la tête aux pieds, chaque muscle tendu. Mouvement imperceptible, qui ne laisse qu'une image figé d'elle.

    - … Inspecteur Demond ? » Lâche-t-elle, sans se défaire de son calme habituel.

    Et pourtant, rien, pas un bruit, pas une réponse. Si ce qu'un râle indéfinissables, suivit d'un coup de feu semblable à un peu qui crève. Et maintenant, doit-elle paniquer ?



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Jeu 14 Nov - 18:52



    EDEN & KENDALL

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    Kendall ne comprenait pas vraiment ce qui était en train d'arriver. Dans leurs cellules, ils n'avaient plus la télévision depuis quelques jours déjà. Or, il semblait que le monde était en train de partir en couilles là dehors. Kendall s'en doutait. Il ignorait simplement de quelle façon et à quel point c'était le cas. Raison pour laquelle il tentait d'en savoir maintenant plus, en questionnant la jeune femme qui venait directement de dehors. Elle semblait malheureusement peu encline à l'informer de quoi que ce soit. Quelle emmerdeuse. Ne savait-elle donc faire que cela ? Le faire tourner en bourrique au point de lui taire des informations qui pourraient s'avérer capitales ?

    "Vous insinuez - Si je me fie à vos dires - que cette prison ... est victime du virus ? Qu'est-ce qui me prouve que vous dites vrai ?"

    Un sourire ironique prit place sur les lèvres du prisonnier. Sourire qui dévoila ses dents parfaitement blanches et alignées, tandis qu'il toisait la jeune femme. Il s'agissait donc d'un virus ? Quel genre de virus ? Pourquoi se bornait-elle à garder ainsi le silence ? Trouvait-elle cette idée judicieuse ? Ne pensait-elle pas qu'il serait tout de même plus sympa de m'avertir de ce qui était en train d'arriver ? Enfin, certes, être sympa avec moi, c'était presque con. J'étais un condamné à mort. Ca signifiait que je n'avais fais que d'horribles choses au cours de ma vie. Alors être sympa avec moi, c'était presque tendre le bâton pour se faire battre.

    "Comment saurais-je qu'il est en train d'arriver un truc, en sachant que la télévision est coupée depuis plusieurs jours, si ledit truc n'était pas en train d'arriver dans la prison elle même ... ? " Demanda-t-il avec une ironie palpable.

    Il arqua un sourcil en affichant toujours la même palette d'émotion, quand elle commença à remuer quelque peu sur son siège si peu confortable. Elle semblait soudainement assez hésitante. Comme si elle réalisait qu'il était peut être bel et bien en train de dire vrai. Et ça, ça signifierait qu'elle n'était pas très en sécurité non plus en étant ici. Et sans doute que ça voulait également dire que ledit virus était beaucoup plus virulent que prévu, rapide à se développer et destructeur à souhait. L'homme pencha quelque peu la tête de côté pour continuer son observation silencieuse, tandis qu'elle lâchait un bref soupir.

    " Hmmm … Je ..."

    Il continua de l'observer, cette fois ci sans mot dire. Juste à attendre qu'elle décide de quoi faire. Mais la seconde suivante, un puissant bruit se fit entendre et l'homme se crispa quelque peu sur place, tous ses sens en alerte. Il tourna alors vivement la tête vers la porte, s'attendant presque à voir quelqu'un ou ... Quelque chose, entrer là.

    "… Inspecteur Demond ? "

    A défaut d'une véritable réponse, ils n'eurent droit qu'à un râle, suivit d'un coup de feu. Le condamné à mort se figea de plus bel, tandis que la poignée de la porte tournait. Il tira sur les chaînes qui le maintenait prisonnier, évidemment en vain. Un hurlement se fit entendre, un coup de feu, puis des râles. Et la porte s'ouvrit sur deux ... Deux ... C'était quoi ces trucs ? Des cadavres ambulants qui arrivaient droit sur eux. L'homme se leva comme un diable sorti de sa boite et quand le rôdeur fut proche de lui, il flanqua un puissant coup de pied dans la chaise, pour la lui envoyer dessus et l'envoyer valdinguer contre le mur.

    "Vous comptez rester là à regarder ? " Tonna-t-il froidement, avant de flanquer un coup de pied dans le genoux de l'autre zombie, le lui brisant sec et le faisant tomber à terre. Il tenta de lui attraper la jambe, mais son pied s'écrasa dans son crâne, provoquant un SPROUNCH des plus glauques, et redécorant le sol d'un rouge soutenu et de morceaux de cervelles.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Sam 7 Déc - 12:37



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    «  - Comment saurais-je qu'il est en train d'arriver un truc, en sachant que la télévision est coupée depuis plusieurs jours, si ledit truc n'était pas en train d'arriver dans la prison elle même ... ? Qu'il a judicieusement rétorqué. Soit … Elle a toutes les raisons de penser que quelque chose ne tourne clairement pas rond ici, vraiment pas. La brune met un long moment avant de digérer l'information lâchée par le prisonnier, le tout en jetant un regard accusateur à la porte de sortie. Desmond oserait-il lui faire un coup pareil ? Certes, c'est une civile à présent. Mais Eden reste plus que cela. La veuve a toujours le cul entre deux chaises. Et contre toutes attentes, l'ex-profiler obtient une réponse des plus inattendues. Coup de feu qui éclate dans l'air, semblable à un ballon de baudruche qu'on crève, ou encore à un pneu. Intéressant … Déjà, la presque quarantenaire se tend de tous ses muscles, plongée dans cette fixette interminable. En apparence, tétanisée. A l'intérieur, prête à bondir comme une lionne. Comme … Avant. Depuis sa 'reconversion' étrange, la veuve n'a jamais été confrontée au danger. Pas comme ça.

    Et ce qui arrive par la suite est bien loin de ce à quoi elle s'attend. Un mugissement terrible, un râle sombre et morbide. Et un nouveau coup de feu éclate, perçant un silence pesant, entrecoupé uniquement par des cris, ou … Ce bruit de gorge semblable à un gargouillis indéchiffrable. La clenche tourne, mais ce n'est pas Desmond qui sort. Non, c'est … Autre chose. Et plus rien n'existe. Elle oublie Kendall, et toute la pièce pathétiquement fade. Seuls deux orbites fous l'observent, vides, blancs. Et morts.

    - Impossible … Qu'elle souffle entre ses lèvres gonflées.

    Paralysée, elle observe. La chose valdinguer de gaucher à droite, dans cette démarche précaire. Bras pendus. Et un autre arrive derrière. Même schéma. Impossible. Elle ne voit même pas Kendall qui tente de se dégager, déjà prêt à lutter pour sa survie. Eden ne peut distinguer que ces corps boursouflés, criblés de balles, les mâchoires souillées d'hémoglobine. Et ces regards morts … Elle connaît malheureusement trop bien ce regard. Orbites vides, deux ovales voilées. Sans âmes … Des morts. Des cadavres ambulants. Voilà, c'est ça. C'est le jugement dernier.

    - Vous comptez rester là à regarder ? Tonna Kendall, qui à sa grande stupeur s'est levé, la chaise collée contre son arrière train. Et bien avant que la brune ne réagisse, la chose plauqée à terre tente d'agripper ses guibolles, claquant ses mâchoires avec avidité. Elle veut disparaître,  rejoindre Carlysle au plus vite. Car elle comprend déjà ce qui arrive. La bible l'avait bien prévenue, tout est vrai. Le pied de l'Italien vient s'écraser sur la carcasse. A en juger par la facilité à lui éclater la tête d'un simple coup de pied, celui-là est mort depuis un petit moment. Ecarlate. La traîné rouge gicle contre le carrelage blanc, tout comme les restes de cervelles. La brune reste stoïque en apparence, mais hurle intérieurement. Impossible. IMPOSSIBLE.

    - «  12. Je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône ... » Récite-t-elle, vois basse. « 14.Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. L'étang de feu, c'est la seconde mort ... » …

    Ses iris rétractées dansent dans ses orbites, avant qu'elle ne pose son regard floue sur Kendall. Et déjà, l'autre macchabée s'agite, prêt à bondir sur le prisonnier. Une vie est une vie … Même aussi terrible soit-elle. La brune respire, encore et encore , souffle saccadé et goûte de sueur perlant le long de sa nuque. Chaque son semble ne plus vouloir traverser ses tympans, si le brun lui parle, elle n'entend rien d'autre qu'une voix étouffée et rageuse. Un choix … Ne peut-être judicieux avec aussi peu de raisonnements, de temps ... Mais … Alors que ses iris tombent sur l'ouverture e la porte entrebâillée, elle le voit. Un bras, noir, maculé de sang. Desmond … Ses yeux piquent, alors qu'un souvenir poignant la percute. Desmond … Une vie et une vie … Alors, elle bondit. Main droite plaquée contre la table, la brune soulève sa carcasse maigre et élancée, avant de glisser sur la table, jambe tendue et main droite maintenant la chaise de métal. Déjà, son pied vient fracasser la silhouette molle, qui s'écrase à terre. La chaise suit le mouvement, fermement maintenue par une main de fer. Les balles ne font rien. Ils ne sentent rien. Ils sont damnés. Elle doit le libérer, maintenant. Ce n'est pas un meurtre … Qu'elle tente de se persuader. Et déjà, dans un bruit de gorge étouffé, l'ancienne militaire soulève la chaise au-dessus de sa tête. Un râle vite étouffé par un pied cylindré planté dans le crâne. Et le métal qui tombe contre le carrelage. Ses épaules montent et descendent, tandis qu'elle lute contre les larmes. Son dernier ami vient de périr. Et la brune vient de commettre un nouveau meurtre. Pire, elle se consume dans le pécher, en sentant cette joie sauvage provoquée par le mouvement de violence. Comme toujours … Eden a toujours aimé jouer des poings, adoré l'adrénaline. Elle brûlera en enfer pour ça … Avalant sa salive, elle baisse la tête vers ses mains. Sur sa peau, et sous le tissus de sa manche relevée, on devine un début de tatouage qu'elle masque rapidement en baissant les dites manches, se détournant vers le condamné à mort. Prunelles noires. Il reste un prisonnier … Eden ne peut pas juger pour d'autres. Mais avant qu'elle n'est le temps de réagir, un coup éclate, contre la porte … Opposée. Et dans un sursaut, de se détourner, reculant d'un pas prudent.

    - Bien ... On dirait que vous n'allez pas retourner dans votre cage. »

    Simple constatation.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 17 Déc - 18:01



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    Il ne savait pas ce qui était en train d'arriver. Il ne comprenait pas. Il se doutait juste. Et c'était déjà trop. C'était beaucoup trop. Parce qu'il n'avait aucune certitude. Et c'était encore plus inquiétant. Si au moins l'idiote qui lui faisait fasse, ne prenait-elle pas un tel plaisir à le faire languir et à refuser de lui en dire plus ... Ce serait sans doute davantage supportable. Mais là ... Là, bon sang, il ne supportait vraiment plus d'être dans l'incertitude. Lui qui, d'ordinaire, était maître de tout et également au courant de tout ... Il ne ressentait pas uniquement de la frustration. Non, il y avait également une terreur incroyable. Lui ! Lui qui n'avait peur de rien et de personne ! Il avait peur ... Peur de l'inconnu. De ce qu'il ne comprenait pas, ignorait même.

    Et quand il vit débarquer un cadavre ambulant, décharné, sanglant et puant, son sang ne fit qu'un tour. Ce fut sans aucun doute l'adrénaline qui l'aida à se défendre, malgré les attaches qui maintenaient ses poignets accrochés à la table. Et pendant ce temps, cette idiote d'Eden demeurait là, figée et le regard vague. Il voulaist bien croire qu'elle se foutait royalement de sa vie à lui. Mais pourquoi demeurait-elle ainsi figée, plutôt que de se battre pour sa propre vie ? Oh, sans doute parce que ce truc dégueulasse voulait le bouffer lui et que, du coup, ça lui laisserait tout le temps de retomber sur terre et prendre tranquillement la fuite.

    « 12. Je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône ... 14.Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. L'étang de feu, c'est la seconde mort ... »

    Quoi ? Qu'était-elle encore en train de faire cette cinglée ? Abasourdi, il posa le regard sur elle. Juste quelques secondes avant de faire à nouveau face à la porte par laquelle était entré le zombie. Histoire d'être prêt au cas où il en entrerait d'autres. Parce que quelque chose lui disait qu'il ne pouvait pas compter sur la jeune femme pour l'aider, en cas de nouvelle attaque. A part réciter la bible, elle ne semblait pas vouloir faire autre chose. Etait-elle volontairement stupide ou juste inconsciente ?

    Un autre zombie était en train de foncer droit sur le mafieux, qui ne savait plus que faire pour le garder à distance. Il s'avérait être trop fort, trop grand, trop affamé même. Finalement, la jeune femme se bougea enfin l'arrière train, passant sur la table pour s'occuper du ... Truc. Kendall laissa échapper un faible soupir de soulagement. Même si ce n'était pas encore gagné dans le fond. Mais c'était toujours ça, qu'elle sorte enfin de sa putain de léthargie. Toutefois, il demeura coi durant quelques secondes, regard rivé sur le pied de chaise fiché dans le crâne de l'homme déjà mort bien avant. D'accord, il ne s'était pas vraiment attendu à ça de la part de la jeune femme. En même temps, que faire d'autre ?

    Enfin, elle se redressa et planta son regard dans celui de l'homme qui la toisa sans mot dire. Avant que le fil de ses pensées ne soit interrompu par un bruit sourd contre l'une des portes. Lui même eut un léger sursaut et tourna le regard vers ladite porte, encore fermée. Mais pour combien de temps au juste ? Elle était certes solide, mais pas indestructible.

    "Bien ... On dirait que vous n'allez pas retourner dans votre cage."

    Non, sans blague ? Elle avait fait quoi au juste ? Maths sup', peut-être, pour pouvoir décrocher une remarque aussi judicieuse ? Il grinça des dents, sans reposer les yeux sur elle.

    "Non, sans déconner ? J'vais peut-être plutôt servir de repas, si vous ne me détachez pas. Trouvez moi les putains de clés de ces chaînes. "



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 24 Déc - 16:30



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    La stupeur, l’appréhension et l'angoisse rendent sa bouche sèche et pâteuse. De ses orteils jusque ses tempes, elle se sent bourdonner et bouillonner. Peut-être s'est-elle complètement fourvoyée, empêtrée dans une erreur irréparable … L'urgence de la situation, ainsi que les apparences peuvent terriblement induire en erreur. Pourtant … Le sang coagulé, presque noirci, qui souille le sol de marbre est une preuve … Irréfutable. Machinalement, sa poitrine se soulève, tandis qu'elle inspire et expire dans le vain espoir de reprendre son souffle, de calmer l'angoisse qui menace. La situation semble grave, assez pour briser les remparts des deux têtes brûlées qui se tiennent là, côte à côte. Un drôle de couple que voilà. Destiné sans le savoir à faire une longue route ensemble.

    « - Non, sans déconner ? J'vais peut-être plutôt servir de repas, si vous ne me détachez pas. Trouvez-moi les putains de clés de ces chaînes. Râle le prisonnier en lui jetant un regard courroucé.

    Presque aussitôt, l’instinct d'Eden reprend les dessus alors qu'elle bondit droit sur lui, poings contre ses hanches et dents serrés.

    - Je n'ai pas d'ordres à recevoir de vous, Genovese ! Qu'elle crache, avec cette vielle autorité autrefois réservée aux individus rendus coupables, tiraillée qu'elle est. Elle se fout bien de son nom, de sa réputation et de tout le reste. Des personnes à l'état de décomposition viennent de tenter de leur mordre la chair. Un feulement lui échappe, et c'est méconnaissable qu'elle détourne les talons avant de se diriger énergiquement vers la sortie.

    Mais aussitôt, ce qu'elle découvre en dehors de la pièce lui soulève le cœur.

    - Demond … A peine un murmure, un souffle tremblant et fiévreux

    A terre, le corps de son ancien collègue gît, moue figée de terreur et de douleur. Le regard voilé … La brune ravale sa bile, déglutissant et ravalant ses larmes pour plus tard. Eden refuse de pleurer la mort d'un ami devant Genovese, qui de son côté ignore totalement à qui il a à faire. Dans l'esprit du condamné, elle n'est même pas sensé le connaître. Quand bien même, elle n'est pas disposée à se montrer larmoyante devant témoin. C'est d'une main tremblante, trahissant sont état de trouble qu'elle avant une main aux longs doigts pour attraper le trousseau de clefs et de son arme, les accrochant à sa ceinture sans se donner la peine de détacher celles des menottes. Et alors qu'elle entend les pas de l'Italien derrière elle, Eden se tourne, sans voir la main du défunt tressaillir.

    - J'ai vos clefs, mais je ne compte pas vous détacher tout de suite. Si je dois vous laisser en liberté, ont va d'abord le faire à ma manière. » Explique Eden avec dédains et, d'une voix tranchante, mais légèrement tremblante. Tapotant la cross de l'arme à sa ceinture, histoire d'être certaine qu'il l'entende bien. Elle sait parfaitement que ça va le mettre hors de lui, mais peu importe. La situation est déjà assez hors de contrôle. Inutile de lâcher un sauvage de plus en pleine nature, tant que la situation n'est pas réglé. Et une fois fait, elle cessera ce petit manège et ne reviendra plus jamais le voir!





Dernière édition par Eden G. Grace le Sam 4 Jan - 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Lun 30 Déc - 12:50



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    "Je n'ai pas d'ordres à recevoir de vous, Genovese ! "

    Il la fusilla de son regard noir, mâchoires crispées. Envolée l'assurance de l'homme, ses airs parfaitement impassibles et son silence quasi religieux. Il n'était pas effrayé, non. Mais il n'était pas à l'aise. Et il se sentait plus que prit au piège à être ainsi attaché alors que ces puanteurs sur pattes semblaient bien décidées à le tuer. Pourquoi ne le libérait-elle pas ? Oh, très certainement parce qu'il était un foutu condamné à mort et que ça signifiait forcément qu'il était un dangereux criminel. Et encore, c'était peu dire.

    "Si vous aviez eus un minimum de bon sens, je n'aurais pas eus à demander quoi que ce soit, vous l'auriez fais de vous même. " Cracha-t-il froidement.

    Mais elle se fichait bien de ce qu'il avait à dire, de ce qu'il demandait. Puisqu'elle se détourna de lui sans plus de cérémonie. Et il ne manqua aucun de ses gestes alors qu'elle farfouillait dans les poches de ce foutu Desmond. Elle semblait véritablement effrayée. Ce qui n'avait rien de bien surprenant. On le serait à moins. Mais Kendall ne souffla mot, se contentant de la suivre du regard, même quand elle pivota de nouveau pour lui faire face.

    "J'ai vos clefs, mais je ne compte pas vous détacher tout de suite. Si je dois vous laisser en liberté, ont va d'abord le faire à ma manière."

    Froid, insensible et sans afficher la moindre émotion, il se contenta de l'observer, lèvres pincées.

    "Ce qui signifie ? Que vous allez me laisser attaché à cette putain de table pendant que vous irez faire un tour de la prison ? C'est ça votre super plan ?" Demanda-t-il avec ironie.

    Son regard sombre balaya encore une fois les environs. Il survola les cadavres dont les cervelles étaient à présent étalées en morceaux sur le sol gris.

    "Vous ne devriez pas rester plantée là en tout cas. Et descendre ce type ..." Remarqua-t-il en désignant le Desmond dont la main commençait à tâter l'air, à la recherche d'un quelque chose de vivant. "Ou vous préférez que je ne m'en charge peut-être ?"



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Sam 4 Jan - 15:51



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    L'homme se contente de lui lancer un regard glacial, avant de rétorquer d'un ton amer :

    « - Ce qui signifie ? Que vous allez me laisser attaché à cette putain de table pendant que vous irez faire un tour de la prison ? C'est ça votre super plan ? Non sans une pointe de sarcasme.

    Et à Eden de lever les yeux au ciel, ayant plus hâte que jamais d'être débarrassée de lui.

    - Non, je ne serais pas responsable de votre mort !

    Et elle est parfaitement sérieuse. Quand le prisonnier y passera, ce sera le fait de la justice, pas d'une incompétence de sa part. Encore mue par certains réflexes, la brune a tendance à penser comme un parfait petit soldat en cas de crise. Cette simple idée lui arrache une grimace, elle qui veut plus que tout laisser tout cela derrière elle. Et à jamais ! Pourtant, elle ignore encore que c'est impossible.

    - Vous ne devriez pas rester plantée là en tout cas. Et descendre ce type … Intervient Genovese derrière elle, prunelles fixés sur ses pieds. Ou vous préférez que je ne m'en charge peut-être ? Qu'il propose.

    Est-ce qu'il est en train de la prendre pour conne ? Et sans aucune subtilité, en plus !

    Elle jurerait entendre une pointe d'envie dans sa voix. Pourtant, la brune baisse les yeux et, distingue avec horreur les doigts de Demond qui s'agitent. NON ! La veuve se mord la lèvre pour se faire violence, retenant un cri d'effroi. C'est plus fort qu'elle, la femm crève d'envie de se réfugier dans une pièce. Seule. Avec ses larmes. Son coéquipier de plusieurs années et ami est mort. Et elle va devoir l'achever ?!

    - C'est bon, je m'en occupe. Crache-t-elle avec mauvaise humeur. Montrer le moindre signe de faiblesse devant ce fou furieux est un risque qu'elle refuse de prendre.

    Le dos tourné, Eden déglutit légèrement tout en sortant sa nouvelle compagne. Une arme. Elle qui croyait sincèrement ne plus jamais en tenir une … Ses doigts tremblants agrippent la cross, tandis qu'elle retire la sécurité d'une main experte mais tremblante, pointant le canon droit sur le crâne de Demond. Avec un peu de chance, son hésitation sera confondue avec une trouille bleue de mettre fin à une vie quelconque. Une part de vérité. Et non à celle d'un ami. D'un allié … D'un homme qu'elle connaît très bien.

    Connaissait.


    Un siècle s'écoule avant que Demond n'ouvre ses yeux vitreux et blancs, s'agitant déjà. Le diable au corps, il tente d'agripper la jambe d'Eden, claquant les mâchoires dans la ferme intention d'en croquer un bout. De sa gorge s'échappe un râle guttural et lointain, écœurant. Et BAM. Le coup part. Explosant la carcasse encore fraîche du défunt, laissant une giclée écarlate sur le sol de marbre. Dans un craquement écœurant, la tête lourde du mort retombe. Le tout donnant à sa mort une réalité plus poignante encore. Mâchoire serrée, la brune tient fermement l'arme, d'où une traînée de fumée et de poudre s'évaporent.

    Adieu …

    Elle ne peut même pas le lui dire, la gorge trop sèche, les larmes menacent de briser son masque de glace tandis qu'elle range l'arme, serrant et desserrant les poings. Elle veut fracasser la face de Kendall, prise d'une soudaine pulsion ancienne. La violence mal contrôlée. Comment peut-elle gérer tout cela à la fois, elle qui n'avait même plus osé réprimander un simple enfant durant tout ce temps ? En l'espace de seulement dix minutes, elle vient de fracasser un crâne à coup de pied de chaise, et de tirer une balle dans le crâne d'un ami de longue date. Lentement, Eden s'humecte les lèvres avant de se tourner vers le condamné à mort.

    - Ok … Je vais voir à l’accueil. Je suppose que vous préférez suivre ? Demande-t-elle, une pointe de sarcasme dans la voix.

    Et d'ajouter, plus pour elle-même :

    - Le virus s'est propagé furieusement, maintenant, on doit voir les dégâts. Je vais devoir vous laisser avec des gens compétents et qualifiés, le reste ... On verra. Vous allez sûrement être transféré.»

    Non pas qu'elle n'est pas compétente ou qualifier, mais autant faire comme si. Se débarrasser de lui au plus vite, et jouer un rôle plus important en ville. En espérant que tout cela ne soit arrivé qu'ici ...



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Sam 18 Jan - 1:18



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    " Non, je ne serais pas responsable de votre mort ! "

    Ah ouais ? Alors qu'attendait-elle pour le détacher au juste ? Qu'il soit trop tard et se soit déjà fait bouffer par l'une de ces merdes sur pattes ? Parce qu'à ce rythme là, c'était bien ce qui allait arriver. Et merde, franchement, il n'avait pas envie de mourir de cette façon. Il préférait encore la chaise électrique ou l'injection létale.

    " A c'est certain que si vous laissez l'un de ces trucs me bouffer, vous serez pas directement responsable après tout ... " Cracha-t-il avec une ironie palpable, prunelles plantées dans les siennes. Avant qu'elle ne se détourne.

    Elle semblait incertaine quant à ce qu'elle devait faire. Alors que, de son côté, le prisonnier savait parfaitement ce qui devait être fait. Il était temps de soulager les peines de ce pauvre type, en lui ôtant définitivement la vie. Qu'attendait-elle au juste ? Qu'il le fasse lui même ? Si tel était le cas, lui, il était largement partant. Il le ferait même avec grand plaisir. Et sans dissimuler sa joie évidente. Mais justement. Elle devait s'en douter et ne lui offrirait pas un tel plaisir.

    "C'est bon, je m'en occupe."

    Il soupira presque de déception et roula des yeux de façon excessive. Avant de se redresser pour s'asseoir sur le coin de la table de fer, les mains toujours accrochées à cette dernière. Ca commençait à sacrément lui peser. Mais la jeune femme semblait toujours aussi peu encline à le détacher. Il pourrait bien lui promettre qu'il ne ferait rien de répréhensible, qu'elle ne le croirait pas le moins du monde. Ce qui était parfaitement normal, il est vrai. Le fait est qu'il était un menteur, manipulateur, sans doute même atteint d'une grave maladie psychologique pour savoir faire preuve d'autant de sadisme et de machiavélisme, entre autres choses.

    "Sans déc ..." Grommela-t-il sans afficher la moindre émotion, attendant simplement qu'elle qu'elle s'en charge, comme elle venait si bien de le dire. Et si possible, avant que le mec ne se relève. Ce qui ne saurait sans doute tarder, si elle ne se hâtait pas.

    Alors qu'elle s'éloignait de lui pour exécuter définitivement cet homme, je me penchai légèrement pour ne rien manquer du spectacle. J'eus le temps d'entendre le type se réveiller et grogner quelque peu. Avant que le coup ne parte et ne mette fin à tout ça. L'homme continua de n'afficher pas la moindre émotion, quand elle revint et lui fit face.

    "Ok … Je vais voir à l’accueil. Je suppose que vous préférez suivre ?" Quelle question bête n'est-ce pas ? Que croyait-elle au juste ? Qu'il allait plutôt préférer demeurer enfermé dans cette pièce, attaché et donc incapable de se défendre, si jamais un de ces trucs venait à entrer là et à le repérer. Il écouta à peine la suite de ses paroles, bien conscient du fait qu'elle les disait plus pour elle même que pour lui. Il soupira et se releva en tendant ses mains attachées, vers elle. "Je préfère, en effet. Et si possible, sans avoir à traîner la table avec moi ..."


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Ven 31 Jan - 18:16



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    L'homme en face d'elle, ce n'est pas n'importe qui. C'est à un criminel qu'elle à affaire. Eden sait parfaitement ce que cela veut dire. Il est indigne de confiance, l'être psychotique est un prédateur mortel. Et au court des nombreux mois, il lui a largement prouvé qu'il est digne de sa réputation de malfaiteur. Fauteur de trouble, psychopathe en puissance. Un cynique doublé d'un menteur sans la moindre parcelle d'émotion. Oui, un vrai sociopathe. Eden ne veut pas l'aider, il ne le mérite pas. Mais c'est aller contre ses principes, ces foutus principes qui lui mènent la vie dure. Comment diable pourrait-elle être capable de se pardonner un tel méfait ? Comme elle le disait si bien quelques minutes plus tôt, elle ne sera pas responsable de sa mort, et même si ça l'emmerde de l'admettre, elle préfère éviter de le laisser crever. Une vie est une vie, aussi pourrie soit-elle. En parlant de pourri …  

    «- Je préfère, en effet. Et si possible, sans avoir à traîner la table avec moi … Souligne Kendall, sarcastique.  

    Un haussement de sourcils, et la brune se détourne pour lui faire complètement face. Distinguant la chaîne tirée de ses menottes. A force d'avancer et de s'agiter, les poignets du détenu virent au rouge. Et dieu soit loué, ça ne lui pose aucun problème. Si seulement il pouvait se la mettre où elle pense, sa maudite table ! L'ex-profiler grince des dents, ça fait bien longtemps qu'elle n'a pas détesté quelqu'un à ce point. Au point d'avoir envie de lui faire vraiment mal. La pensée pècheresse lui arrache une vilaine grimace, tandis qu'elle gronde tout en avançant vers lui, plongeant sa main droite vers la cross de son arme.

    - Si vous faites seulement mine de m'attaquer, je vous brise les genoux. Lance-t-elle d'un ton neutre, retirant les clefs des menottes tout en lui lançant un regard d'avertissement.

    Eden ne compte pas lui foutre la trouille, elle sait parfaitement qu'il n'est absolument pas intimidé par elle. Ce qui pour être honnête lui change un peu.  Mais tout simplement s'assurer qu'il ne jouera pas au plus malin avec elle. Alors, arme tendue vers lui, à une bonne distance, et les genoux bien encrés au sol, Eden approche une main au doigts longilignes vers le trousseau, avant d'en retirer la clef pour la lui lancer.

    - Détachez-vous de la table et remettez-les ensuite.»  Ordonne-t-elle simplement, attendant sagement qu'il s'active.

    Mais déjà, quelque chose dans son dos l'intrigue. Un bruit de succion, vif, qui fend l'air. Des sifflements, à peine perceptible derrière l'épais mur de briques froides. Les doigts sur la cross de son arme, Eden fronce les sourcils. Elle jurerait avoir entendu des cris. Les bruits se font plus pressants, bruyants et sourds. Quelque chose grince, un bruit de métal et …


    Blackout.

    Les murs explosent derrière la veuve, Tandis que les rouages d'une hélice coupée en plein élan fendent le mur. Les pierres tombent en miettes, projetant les deux corps à l'autre bout de la pièce. Noyant l'espace fade dans un nuage de poussières toxiques. Eden sent déjà son arme glisser de ses doigts, tandis que ses jambes lâchent prise. Tel un vulgaire sac d'os, son corps tout entier glisse dans l'air poussiéreux. Les débris, dans leur élans, viennent s'éclater autour d'eux. Eden n'a pas le temps de voir, ni le temps de comprendre ce qui se passe. Ses cheveux bruns trop longs voletant dans l'air, un air lourd à l'odeur nauséabonde. L'hélicoptère termine sa course folle, trop loin pour les atteindre. A demi couché sur le flan, laissant une vue imprenable sur une rue presque dévastée, et une foule d'habitants en panique. Soit entiers, soit projetés par l'appareil dévastateur. Laissant un amas de pierres, de verres brisés et de bois striés. Et parmi les débris, le corps de la jeune femme, inerte et inconscient. Dans l'hélicoptère, le cadavre remuant d'un mord déchiqueté s'agite, tandis que celui inerte du pilote, cou tuméfié et injecté d'hémoglobine, attend son heure pour être réanimé.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Dim 2 Fév - 17:41



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    Brune, cette nana ? Seulement extérieurement. Parce que c'était à se demander si ses racines n'étaient pas blondes. Depuis le temps, elle savait que le prisonnier était accroché à cette table, comme un chien dangereux était attaché à un poteau dans la cours de ses maîtres. Mais non, elle ne réagissait pas. Et ce n'était pourtant pas faute de vouloir le lui rappeler, encore et encore, pour qu'elle réagisse et vienne ouvrir les menottes qui le maintenait prisonnier. Si elle ne le faisait pas, il risquait de finir comme l'un de ces puants atroces. Il crèverait tout simplement. Parce qu'il n'avait pas le moindre moyen de se défendre actuellement.

    "Si vous faites seulement mine de m'attaquer, je vous brise les genoux."

    Non, sans déconner ? Un sourire lugubre étira les lèvres de l'homme qui continuait de la détailler du regard sans ciller.

    "Je suis tellement impressionné par votre petite personne ..." Remarqua-t-il sur un ton pourtant plus amusé qu'autre chose.

    Mais ça, elle le savait parfaitement qu'il n'éprouvait pas la moindre crainte à son encontre. Qu'elle pourrait bien faire ou dire quoi que ce soit, ça ne lui ferait toujours ni froid ni chaud. Il lui en fallait plus. Pour sûr, il avait davantage peur de ces cadavres debout, que d'elle.

    "Détachez-vous de la table et remettez-les ensuite."

    Il ne se fit pas prier pour attraper les clés qu'elle lui balançait, sans doute pour ne pas s'approcher de trop près de lui. Il eut tout juste le temps de la glisser dans la serrure et de tourner qu'une suite d'événements opérèrent. Kendall n'eut guère le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Il fut propulsé contre un mur le long duquel il glissa ensuite, à demi inconscient. Il ne lui fallut que quelques minutes avant de reprendre peu à peu connaissance. Il se redressa, étouffa un grognement de douleur et toussota, à cause de la poussière en train de retomber lentement sur la scène apocalyptique. Il s'essuya le visage d'un revers de main et redressa la tête à la recherche de la jeune femme. Il l'aperçut, à quelques mètres de lui à peine. Elle était inconsciente. Sans doute déjà morte. Alors il se leva, en serrant les dents, et entreprit de passer une jambe puis l'autre, par dessus un morceau de mur détruit. Mais un râle derrière lui se fit entendre. Et quand il tourna la tête, ce fut pour apercevoir deux zombies à moitié déchiqueté, qui approchaient dangereusement d'Eden toujours inconsciente.

    Il eut une seconde d'hésitation. Ce n'était pas son genre de s'inquiéter pour autrui. Ca ne lui arrivait même jamais. Mais après un soupir de frustration, il fit marche arrière, récupéra une barre de fer qui devait être un pied de table, et le flanqua dans le crâne du premier; Avant de le récupérer pour offrir le même traitement à son acolyte. Enfin débarrassé d'eux, il s'approcha de la brindille toujours inconsciente, glissa une main dans son cou pour vérifier son pouls et constata qu'elle était toujours en vie.

    "Bordel ne me forcez pas à vous porter." Grommela-t-il.


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Ven 7 Fév - 18:01



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    Une torpeur douloureuse envahit les sens de la brune. Perdue, ses idées se brouillent lentement dans son crâne. Dans tout son corps, ses nerfs semblent s'être complètement relâchés, décidés à l'abandonner à son triste sort. Peut-être que c'est ça, la mort ? Ses membres fins flottent sur un nuage. Plus rien, elle ne ressent absolument pas qu'autour d'elle, c'est un chaos sans nom. Que la mort l'accueil, elle la rejoindra avec joie. Peut-être qu'il est là, quelque part, à l'attendre. Carlisle. Après tout, les années de solitude l'épuise. Faire le bien autour d'elle, rattraper les années perdues. Tenter de recoudre morceau par morceau une vie défaillante et chaotique. Faite de pêchés et de décadances. C'en est trop pour elle. Eden en a assez fait, et ce jusqu'au bout. Elle est prête. Et à en juger par le chaos qui l'attend dehors, mieux vaut encore passer l'arme à gauche maintenant, non ?

    “ - Bordel ne me forcez pas à vous porter. Gronde une voix lointaine. La porter ? Pourquoi faire ?

    L'air était-il aussi lourd, avant l'explosion ? La veuve lâche un léger grognement, toujours incapable de bouger ne serait-ce que le petit orteil. Dans son dos, quelque chose picote, remontant lentement de ses hanches à son échine, pour exploser dans son crâne. Une douleur insoutenable, qui l'éveil doucement mais sûrement. Ce n'est par sur un nuage qu'elle flotte, mais un amas de briques et de pierres qui s'enfoncent insensiblement dans sa chair meurtrie.

    - … Hmmm … Ses lèvres soupirent, et la liqueur chaude d'hémoglobine au coin de son front confirme ses doutes. Elle est vivante, chaque parcelle de son corps est en train de hurler.

    Eden sent bien la présence de l'homme à ses côtés, son ombres légère couvrant sa taille fine. Pourtant, ses propres jambes semblent incapables de se manifester. Sa main cherche automatiquement un appuie, quelque chose, n'importe quoi. Et lentement, sans ouvrir les yeux, ses phalanges blanchies par l'effort la portent. En vain, son corps retombe presque aussitôt, dans un élan douloureux qui lui arrache un grognement frustré.

    - Qu'est … ce … Tente Eden, en vain. Qu'est-ce qui s'est passé ? Veux-t-elle demander.

    Puis avec effroi, elle se souvient. C'est Kendall Genovese. Elle est fichue, il va la laisser mourir ici. Sûrement en se vidant lentement de son hémoglobine, ou dévorée par une bestiole affamée. Ses paupières lourdes clignent une fois, deux fois, avant d'entrevoir légèrement le visage atypique de l'italien. Il a l'air contrarié. Il devrait sauter de joie, non ?

    - Kendall ? …” Marmonne l'ex-profiler d'une voix rauque et pâteuse.

    Il est libre de ses chaînes, et elle est sans défense. Ce petit fumier peut se faire la malle quand il veut et disparaître à jamais. Et sortir une fois encore victorieux. Lentement, sa tête retombe contre une plaque de granit chauffée par l'explosion, tandis qu'elle sent à nouveau cette lourde envie de sommeil. Et voilà, c'est terminé pour elle.



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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Lun 17 Fév - 17:51



    EDEN & KENDALL

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    " Non, je ne serais pas responsable de votre mort ! "

    Le chaos était tranquillement en train de prendre place et la jeune femme était toujours inconsciente. Kendall du s'assurer qu'aucun de ces trucs ambulants n'allaient débarquer et les bouffer tous les deux ou l'un des deux seulement. L'homme aurait pu simplement se tirer et la laisser derrière lui. Après tout, elle avait voulu qu'il soit de nouveau menotter, aussitôt débarrassé de la table. Or, il ne fallait pas être idiot pour se douter que c'était un gros risque et que ça aurait sans doute pu lui coûter carrément la vie. Et pourtant, il ne voulait pas simplement la laisser là. Il n'était peut-être pas si cruel que ça. Quoi que ... En réalité, il était surtout en train de calculer ses chances de survie et pensait au fait qu'il ignorait totalement ce qui était exactement en train d'arriver au dehors. Elle pourrait faire monnaie d'échange. Sa liberté contre la sienne. Qui dit mieux ?

    "Qu'est … ce …"

    Un soupir de lassitude s'échappa des lèvres du prisonnier, tandis que la jeune femme avait vainement tenté de se redresser, pour finalement retomber véritablement comme une merde. Dans le fond, peut-être serait-il préférable qu'il se casse et la laisse derrière. Il aurait davantage de chances de s'en sortir en réalité. Elle n'allait que le faire ralentir, à n'en pas douter. Et pourtant. Pourtant il attendit qu'elle revienne, lentement mais sûrement, à elle. Ce n'était pas comme s'ils avaient tout leur temps.

    "Kendall ? …"

    Cette fois ci, il leva les yeux au ciel. Ce fut tout juste s'il ne lui flanqua pas carrément une gifle pour la secouer. Mais il craignait de lui arracher le crâne. Elle semblait si fragile.

    "Ouais Kendall. Vous avez l'impression qu'il ..." Commença-t-il.

    Mais il s'interrompit en voyant ses yeux se refermer et tous les muscles de son visage se détendre. Merde. Elle était morte !? Il palpa sa gorge pour tenter de trouver son pouls. En sentant son coeur battre encore, il hésita entre le soulagement et la frustration. Finalement, il se pencha, lui attrapa un bras et la tira avec fermeté pour la lever. Il flanqua ainsi son corps frêle sur son épaule. Heureusement qu'elle était légère. Presque trop. C'en était inquiétant.

    "Les bonnes femmes ..." Marmonna-t-il.

    Il fit quelques pas en direction du mur effondré et tenta un regard à l'extérieur. Les grilles étaient tombées. Des mecs couraient. D'autres se faisaient apparemment bouffer. C'était la merde. Une sacré merde. Mais ça semblait pire encore entre les murs de la prison. Hurlements, coups de feu, râles lugubres. Kendall raffermit sa prise sur le corps de la jeune femme et entreprit de descendre et traverser la cours, en tentant de demeurer le plus loin possible des cadavres ambulants ou encore étendus sur le sol. Il parvint à quitter la prison, sans qu'un regard mort ou vivant ne se pose sur lui. Et il gagna ainsi la forêt dans laquelle il s'engagea assez loin pour s'y sentir un peu plus en sécurité. De là, il posa la jeune femme à terre, dos contre un arbre. Elle n'était pas lourde mais marcher avec elle dans les bras, ce n'était pas si simple que ça. Kendall s'éloigna de quelques pas, pour apercevoir la prison qui était à demi en ruines. Impossible de savoir que faire, seul. Impossible de comprendre, non plus.


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MessageSujet: Re: What amazing lady. Between Eden & Kendall // FLASHBACK Mar 4 Mar - 17:53



    EDEN & KENDALL

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    Son corps est porté, bercé de gauche à droite. La brune aux longs membres sent toute son ossature valdinguée, portée par des bras assez forts pour supporter son poids. Car si elle semble maigre, Eden n'en reste pas moins grande. Elle ne sent rien, et par intermittence elle entend parfois quelques râles lugubres, des cris d'effrois, des plaintes larmoyantes. Et surtout, la respiration rauque et le souffle chaud de l'homme qui la porte qui frôle sa joue, fait légèrement remuer ses longs cils noirs. L'air soudain plus frais l'avertis qu'ils sont à l'extérieur. Mais à nouveau, l'ex profiler sombre légèrement, son esprit hésitant entre l'inconscient et l'éveil.  
    Et lorsqu'enfin, elle parvient à cligner des paupières, ce qu'elle distingue la perturbe. Quelques branches d'arbres, dépourvues de feuilles. Et le vent glacé les avertissant d'un hiver proche fait légèrement frissonner sa peau moite de sueur, tandis qu'une vive douleur fait battre une nouvelle fois son crâne souillé d'une tâche d'hémoglobine séchée.  Elle parvient à peine à balbutier, la bouche pâteuse, elle s'agite tout en sentant les pics de quelques épis sous ses mains.  
    La forêt.  
    Dans un raclement de gorge, elle se redresse lentement, veillant à ne pas aller trop vite sous peine de retomber dans l'inconscient. Eden tente tant bien que mal de rassembler ses idées, farfouillant dans son esprit pour comprendre ce qui est arrivé. Le crash dans la pièce. Sourcils froncés elle enfonces ses pattes fines aux longs doigts dans le sol, se redressant et distinguant plus loin un Kendall qui lui tourne le dos. Et c'est d'une démarche traînante qu'elle le rejoint, s'appuyant aussitôt contre le tronc de l'arbre le plus proche. Rendue muette et chancelante devant le spectacle morbide qui s'étend devant ses prunelles hallucinées.
    Chaos.
    Ses lippes tordues s'apprêtent à formuler une parole désignant le saigneur lui-même, avant qu'elle ne réalise. Il ne leur viendra pas en aide. Car le jugement dernier se joue devant les deux protagonistes rendus aphasiques par le carnage qui se déroule plus bas. Les pauvres humains détalent comme des lapins, tirent ou s'empressent d'évacuer la zone. Et quelques gardes protégés par des combinaisons noire tentent tant bien que mal de faire régner l'ordre dans la Prison. Mais il est trop tard. Un immense hélicoptère trône dans la pièce qu'ils avaient occupés plus tôt. Couché sur le sol, sa carcasse dépuillée souillée de flammes et de fumée. La bil dans la gorge, elle retient une envie de vomir lorsqu'un homme enragé se précipite sur un autre, déchirant la chair molle de son cou.
    Les morts se relèvent.  
    Devant eux se joue la fin de l'humanité, et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Et dans un mouvement imperceptible, Eden jette une œillade discrète au détenu qui se tient à côté de lui, sans même se douter qu'il serait alors celui qu'elle va suivre pour survivre.


    A SUIVRE.


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