[Flashback] A little way down the road - Jimmy & Naël
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[Flashback] A little way down the road - Jimmy & Naël

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MessageSujet: [Flashback] A little way down the road - Jimmy & Naël Mar 3 Sep - 15:44


    Ce que c'était chiant de marcher. Surtout en hiver.
    Le vent glacial balayait le peu de peau qui était à l'air libre, caressait le reste de mon corps qui était protégé par une foultitude de vêtements, puis s'en allait, laissant une autre vague de froid prendre le relais pour me faire chier. Si j'avais pu choisir une saison pour m'évader, j'aurai choisi l'été sans aucun doute ! Mais malheureusement il fallait bien que je tombe sur le contraire. Être en cavale en hiver c'était plus drôle hein ?

    Je marchais près d'une petite route de campagne depuis deux heures déjà. Quelques voitures étaient passées mais aucun de ces bouseux n'avaient souhaité s'arrêter pour m'emmener un peu plus loin. J'avais espéré avoir de la chance aujourd'hui, et la seule chose qui continuait à me sourire c'était l'absence de flics. Aucune voiture de police depuis plus d'une semaine ! J'étais pour le coup bien content.

    Je m'arrêtais un instant pour faire une pause. J'allais m'asseoir sur une souche d'arbre derrière un talus pour que personne ne me remarque pendant que je découvrais mon visage. J'ôtais mes gants puis ma cagoule de ski qui puait la sueur avant de m'allumer une cigarette, échappant pour une fois aux humeurs du vent. La fumée dans la gorge, j'appréciais le paysage morne et sombre qui s'étendait devant moi. Ça me rappelait le pays. En plus froid. J'aurai surement tué pour boire une bonne bière dans un bar bondé et bruyant, mais j'étais là, en solitaire depuis des semaines, à me dire que jamais je retrouverai ma vie d'antan. Mais n'allez pas croire que je n'étais pas content de ma situation actuelle hein ! Par rapport à la taule, être dehors à se les cailler c'était le pied le plus total ! Et de toute façon, si j'étais là à me trimballer de patelin en patelin pour échapper à la flicaille, c'était de ma faute et je le savais très bien. Mais je m'en foutais.

    Après ces cinq minutes de repos bien méritées, je m'efforçais de reprendre mon chemin d'un pas décidé. J'espérai trouver une ferme pour voler de la bouffe et une grange pour dormir avant minuit.

    J'entendis alors le bruit caractéristique d'une voiture derrière moi. Je tendais aussitôt mon pouce en l'air, sans vraiment m'attendre à ce que le péquenaud qui conduisait ne s'arrête pour ce qui ressemblait le plus à un clochard en tenue de ski.

    Le véhicule passa devant moi et s'arrêta à une vingtaine de mètres. Je trottinais presque en arrivant à sa hauteur et j'ouvrais la porte passager pour regarder à l'intérieur. C'était un homme, à peu près du même âge que moi, peut-être même plus jeune. Il ne ressemblait pas vraiment à un fermier du coin mais semblait plutôt voyager comme moi. Je déduisais cela en voyant des paquets de gâteaux qui trainaient et une grosse bouteille de soda sur le siège passager.

    - Merci mec ! Je dépose ma merde derrière.

    Aussitôt dit, aussitôt fait, je jetais mon sac de camping troué de partout sur les sièges arrières, en évitant d'aplatir ce qui semblait être un étui à guitare, puis je montais à bord. J'enlevais mes gants et me frottais les mains avec le sourire.

    - Moi c'est Jim ! J'ai pas vraiment de destination en tête, mais si vous roulez toujours ce soir, je m'arrêterai avant que la nuit tombe pour trouver un abri.
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En Californie, chez les sauveurs.

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MessageSujet: Re: [Flashback] A little way down the road - Jimmy & Naël Lun 9 Sep - 23:41



a little way down the road.
(fight club) ▽ Et alors il s’est passé quelque chose, je me suis laissé aller, dans un total oubli de moi même envahi par la nuit le silence et la plénitude. J’avais trouvé la liberté. Perdre tout espoir, c’était cela la liberté.
Rouler. Encore et encore. J'avais perdu le fil des jours, et ne pouvait plus m'imaginer un seul instant faire autre chose que cela. Découvrir du pays, continuer à avancer sans but précis, et ne pas me prendre la tête avec tous les cons qui peuplaient la Terre. Tout cela me plaisait, et m'avait toujours plu, pour tout dire. A présent que j'étais à fond dans les voyages, je ne voyais pas comment j'aurais pu survivre de manière différence. Ma vie était désormais ainsi faite et j'avais su m'y accommoder. J'avais fait plus que cela, en réalité. Ce mode de vie était devenu le mien et pour rien au monde je ne changerai quoi que ce soit dans mon quotidien. Quand j'avais ouvert les yeux, tôt ce matin, je m'étais senti en pleine forme, comme toujours, bien sûr. Je n'avais rien eu d'autre à faire que de redresser mon siège et démarrer la voiture sans plus attendre. Qu'est-ce que j'aimais être réveillé de la sorte, les vitres légèrement ouvertes pour laisser passer l'air frais de l'extérieur dans l'habitacle. Heureusement, j'avais un polo pour me protéger du froid excessif, je n'aurais pas supporté de rester enfermé dans cette putain de voiture plus longuement.

La radio lancée à fond, j'avais ainsi parcouru des kilomètres et des kilomètres sans trop me soucier de regarder le réservoir. Je savais juste que j'avais assez d'essence pour finir la nuit... et peut-être même pour continuer encore un peu cette nuit. Je ne savais pas trop où j'allais, mais peu m'importait. Tout ce qui comptait, c'était que je sente encore un peu plus longtemps cette sensation de liberté qui me saisissait les tripes à chaque fois que je pouvais passer une telle journée sur les routes, loin de tout et de tous. J'étais bien seule, vraiment très bien. En fait, j'étais même mieux que si j'avais été accompagné par qui que ce soit. J'attrapai un paquet de bonbons qui traînait sur le siège passager et j'en fis mon repas du midi. Je ne mangeai jamais véritablement sain, excepté les quelques fois où je m'arrêtai dans un restaurant histoire d'avoir un repas complet au moins une fois par semaine. A mes yeux, ma vie était la plus parfaite de tout. Je jetai le paquet à l'arrière de la voiture sans me soucier de l'endroit exact où il atterrirait, puis montai les sons de la radio pour me mettre à chanter à tue-tête ... et horriblement faux.

Les heures s'écoulèrent sans que je ne les vois réellement défiler, tout content que j'étais de pouvoir voir la route défiler sous mes yeux avides de nouvelles découvertes. La seule chose qui put me tirer de mon habituel exaltation face aux merveilles du monde que je découvrais autour de moi, était cet homme, marchant sur le bas-côté de la route, et qui leva le pouce dans ma direction quand je passai devant lui. Sans chercher à réfléchir, j'appuyai brusquement sur la pédale du frein, et éteignis brusquement la radio. Autant l'accueillir dans ma voiture, ma maison sur roues quoi, dans les meilleures conditions possibles. Il ne tarda pas à arriver à hauteur de la portière passagère et je pus découvrir son visage. Un jeune homme qui devait avoir quelques années de plus que moi, tout au plus. Il ne semblait pas en super bon état, et j'étais vraiment content de pouvoir lui rendre ce service. Beaucoup ne le ferait, et ne le faisait pas. Je lui souris amicalement, et le laissai s'installer avant de redémarrer, une fois la portière fermée. Il enclencha la conversation, et je tournai vaguement la tête dans sa direction, passant de son visage rougi par la fraîcheur de l'extérieur, à la route que je voyais encore défiler. « Et je suis Naël ! Content de pouvoir rendre service. », lançai-je à mon tour, un léger sourire flottant sur mes lèvres. J'avais beau aimer être seul, un peu de compagnie et une personne avec qui parler de tout et de rien ne pouvait pas être déplaisant. « Tu vas où ? Je te tutoie, j'espère que ça ne te dérangera pas, mais il semblerait qu'on va faire un peu de route ensemble, alors tant qu'à faire ... », ajoutai-je, avec la franchise et la légèreté qui me caractérisait si bien.
(c) AMIANTE



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Maybe it wasn't meant to be, not at all.
I don't want to play this game no more. I don't want to stay 'round here no more. Like rain on a Monday morning, like pain that just keeps on going on. Look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.

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