Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen -
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Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen -

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MessageSujet: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Jeu 19 Sep - 17:21



Dis? Tu me passes la bouteille?



Vivre dans un centre commercial, quelle grande idée. J'ai toujours détesté faire les courses encore plus dans un supermarché. Le plus souvent je laissais ma mère et ma sœur s'en charger. Après tout rien de plus passionnant pour les femmes que d'arpenter les allées d'un supermarché à la recherche d'une nouvelle marque de serviettes hygiéniques.  Ces remarques m'avaient valu pas mal de querelle avec ma sœur, rien de jamais méchant, mais elle avait parfois réussi à me traîner dans ce genre d'endroit. Et pour elle je poussais même le caddie. Cette fois ci, le centre commercial avait pris une autre étiquette, il était devenu un moyen de survie comme un autre.

Le nouveau groupe que nous avions rejoint quelques jours faisaient sûrement parti de ceux ayant eu le plus de mal à trouver assez de nourriture pour survivre. Juste avant notre arrivée, une attaque de rôdeur les avait décimé. Leur moral était au plus bal et ça avait quelque chose de pesant. Impossible de leur en vouloir, je connaissais ce qu'il ressentait mais cela ne m'avait jamais empêché de garder ma ligne de conduite. Pour autant dans cette histoire, j'avais eu la chance. Je n'ai jamais vraiment perdu de proches, si ce n'est Zac mais ça c'est une autre histoire. Désormais, la seule personne à qui je tiens réellement se trouve à mes côtés et ça c'est un atout non négligeable. Perdre Aileen... Non je préfère ne même pas y penser. La dernière attaque de zombies a laissé une tracer amer, on a eu de la chance et ça m'a aider à comprendre à quel point je me suis attachée à ce bout de femme.

L'arrivée dans le centre commercial s'est finalement assez bien passé, ça aurait pu être pire. On a fini par trouver refuge dans un magasin de literie assez spartiate mais vu notre nombre ça nous suffit. Et puis au moins ça permet à tout le monde d'avoir un lieu ou se reposer ce qui reste assez essentiel au vue de l'état de la plupart des membres du groupes. Contrairement à beaucoup, je tenais la forme, ces derniers mois avaient été difficile mais on avait quand même eu pas mal de chance. En gros avec Aileen, on faisait finalement parti du peu de personne à tenir la « forme ».

Pour cette raison, on était souvent envoyer en mission.... Ramener de la nourriture, voilà ce qui nous incombait. Mais aujourd'hui,  j'avais juste une envie qu'on se barre d'ici pour un temps. J'avais besoin de voir la lumière du jour, de sentir l'air, bref de sortir de cet enfermement permanent.

« On va y aller » Chaque jour, certaines personnes se dévouaient pour un petit tour dans le centre commercial et aujourd'hui c'était notre tour... Sans vraiment attendre une réponse de sa part, j'attrapais le bras d'Aileen. Un large sourire se dessina sur mon visage, tel l'enfant qui s'apprêtait à partir faire une connerie. Enfin j'avais juste envie de me retrouver avec elle sans les autres. Parce que c'était finalement assez fatiguant de toujours se sentir suivi. Et puis, il savait parfaitement qu'elle préférait quand ils se retrouveraient tout les deux. Et par chance, c'était aussi mon cas. « On y va ?» c'était pas vraiment une question, j'attrapais mon arc , un couteau puis Aileen bien sur avant de faire demi tour pour sortir de la literie.  Le hall dans lequel nous nous trouvions était vide, mais cela ne signifiait pas que nous étions totalement seuls. « Tu veux qu'on aille ou ? J'ai une folle envie de faire un pique nique dans le jardin d'à côté » Et le pire c'est qu'il y a une partie de moi qui était sérieuse...

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Ven 20 Sep - 15:55



Dis ? Tu me passes la bouteille ?
(john keats) ▽ A thing of beauty is a joy for ever: its loveliness increases; it will never pass into nothingness; but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams, and health, and quiet breathing.
Au final, et même si je ne faisais toujours confiance à personne, excepté Ezeckiel bien sûr, il me fallait bien avouer que ce groupe n'était pas si mal. Bon, ils étaient quasiment tous déprimés au possible, et rien ne semblait pouvoir les tirer de leur semi-léthargie mais ils étaient vivants, et de toute évidence, nous également. C'était tout ce qui comptait, même si cela ne m'empêchait pas le moins du monde de me tenir aussi à distance que possible des autres membres du groupe, quels qu'ils soient. Ezeckiel était encore et toujours la seule exception, la seule personne qui pouvait m'approcher sans que je ne tourne le talon ou ne me replie sur moi-même en un rien de temps. Bien sûr, il y avait toujours cette foutue limite que je faisais en sorte d'instaurer entre nous, même si je lui faisais une confiance totale et aveugle. Même si dans mon esprit, il me semblait clair que le mieux à faire, pour me protéger, était de m'éloigner d'eux tous au plus vite, mon coeur, lui, m'indiquait une toute autre direction. Direction que je suivais d'ailleurs depuis le début, et de laquelle je n'étais pas prête de dévier. J'en étais tout simplement incapable, pour de multiples raisons qu'il serait trop long d'énumérer. Mais Ezeckiel était le point central de tout cela, mon unique point de chute et la seule personne avec qui je voulais bien rester.

Je savais que c'était complètement fou de continuer ainsi à rester là, avec eux tous, mais je ne pouvais pas faire autrement. De une, parce que je savais que si je continuais ma route seule, je ne ferais pas long feu -en témoignait ma première rencontre avec Ezeckiel- et aussi parce que le simple fait de penser à me tenir loin de lui définitivement me donnait envie de vomir. Je ne le pouvais tout simplement pas, c'était juste ... Impensable. Bien sûr, je gardais tout cela pour moi, par peur de tout ce que cela impliquait, mais il n'en restait pas moins que les sentiments étaient là. Je me sentais en sécurité avec lui et c'était peut-être cela le pire, parce que si je devais lui confier ma vie, je le ferais sans la moindre once d'hésitation. N'était-ce pas là la pire de mes faiblesses ? J'en étais désormais persuadée, mais cela ne changeait pas les choses et je savais que je voulais rester ici, du moment que j'étais avec lui. Je le suivrais n'importe où sans me poser la moindre question. Et cela me rendait malade. Oui, cela aussi.

Mais le pire était, sans aucun doute possible, de devoir rester avec tous ces gens que je n'affectionnai pas particulièrement. Ou plutôt, que je ne voulais pas approcher à moins d'un mètre. Je devais paraître complètement folle, surtout quand j'étais extirpée de mon sommeil et que je hurlai sans pouvoir m'en empêcher, mais je m'en contre-fichais. J'étais avec Ezeckiel. Néanmoins, je préférais quand nous n'étions que tous les deux, là, j'avais la sensation de ne plus avoir à craindre quoi que ce soit. Il me protégeait ... Non ? Ainsi, je ne pus m'empêcher de soupirer de soulagement quand il agrippa mon bras, et m'attira loin des autres. Nous avions aujourd'hui la tâche de faire un tour du centre commercial. Je n'aurais pas pu rêver mieux. J'étais soulagée, à ça oui, et je le suivis sans broncher, une fois que je me fus, moi aussi, emparée de quelques armes. Une hache, et deux couteaux. Cela devrait faire l'affaire, incontestablement. Il n'attendait pas réellement de réponse, après tout il devait bien savoir que c'était un pur soulagement pour moi d'être ainsi embarquée dans une nouvelle aventure, je ne lui en donnai donc pas. Le silence était souvent ma meilleure arme, pour me défendre mais aussi me cacher de toutes mes émotions insolentes. Je souris brièvement quand il parla d'un pique-nique. Du Ezeckiel tout craché. « Sérieusement ? », crus-je bon de demander, légèrement abasourdie, hésitant entre le prendre au sérieux ou non. « On ferait mieux ... Je sais pas ... de faire un tour dans les magasins de vêtements, par exemple. », proposai-je à voix basse. La voix de la raison. Toujours.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Ven 20 Sep - 16:34



Dis? Tu me passes la bouteille?



Ah les femmes... La faiblesse de l'homme. Bien évidemment pas la mienne... Enfin ça c'était avant qu'elle débarque dans mon champs de vision. Parce que jusqu'à ce moment maudit ou bénit, ça dépend du point de vue, j'étais encore maître de mes émotions. Une fille pour s'envoyer en l'air s'était parfait, une file jusqu'à la fin de sa vie, c'était l'enfer. Alors pourquoi devait-elle tout changer ? Si ça se trouve, c'était un effet secondaire de l'invasion. Comme tout le monde je devenais totalement fou...
Heureusement pour moi, ma sœur ne se trouvait pas à côté de moi. La connaissant, elle se serait encore lancé dans de grands discours romantiques, ce qui aurait fini par une bataille de popcorn. Sauf qu'elle n'était pas là et qu'on risquait pas de trouver du pop corn comme celui que nous faisait notre mère. Je n'avais finalement jamais vraiment abordé la raison qui me poussait à m'intégrer dans les groupes. Aileen se serait peut être comportée différemment si elle était au courant du fond de mes pensées mais j'en doutais. Il y avait au fond d'elle une méfiance salvatrice. C'était son moyen à elle de survivre et je ne pouvais pas vraiment intervenir. La seule chose que je pouvais me permettre, c'était de lui rendre la vie plus facile comme maintenant par exemple. Et puis de toute manière, je crois être aussi heureux qu'elle de partir de ce mouroir. Voir tout le monde pleurait, déprimé... C'était lourd !!! Et de toute manière, on était pas vraiment à notre place, on avait pas vécu le même truc. Nous on avait un eu de la chance et on pouvait pas vraiment se mettre à leur place.

J'inspirais un grand coup avec d'expirer sans gêne. « Tu trouves pas que ça sent bon » Je faisais référence à l'odeur que nous dégagions dans la literie. C'est qu'on était pas super rutilant et qu'hélàs notre magnifique hyper marché ne nous offrait pas la possibilité de nous doucher. On se servait donc des toilettes... Super pratique ! Sauf que pour la plupart d'entre nous, l'hygiène s'était plus vraiment une règle de vie, disons que c'était devenu secondaire.

« Bha oué » Sérieux ? Tout dépendait de la définition qu'on en avait... Oui j'étais sérieux mais on pouvait toujours se faire un pique nique improvisé dans le rayon lingerie du magasin d'à côté. Quoiqu'elle risquait de pas vraiment aimer l'idée. « Nous manque juste la nappe cochonou et le saucisson » Je tuerais pour un bon saucisson, mais un vrai de vrai, celui du paysan perdu dans un coin de la France. Ah la France, le pays des amoureux … Tu parles. Ça c'était encore une idée de ma sœur... on était allé en France pour visiter des sites historiques. Je me suis jamais autant emmerdé de ma vie, par contre qu'est que la bouffe était bonne. Enfin c'était peut être pas le moment de partir au pays du foie gras.

Mon regard la balaya avec un plaisir enfantin. Ma langue claqua contre mon palais tandis que mes bras se croisèrent sur mon torse juste avant de pencher légèrement la tête sur le côté, l'air pensif. « En effet, t'as vraiment besoin de changer de fringue, y a des personnes qu'un rien habille, d'autre on besoin de trouver chaussure à leur pied » Un large sourire se dessina sur mon visage. « Chouette, on va faire du shopping !  Après vous madame ! " e début de ma phrase se voulait faussement heureux. Les magasins de fringues? Elle voulait ma mort ou quoi? Dire qu'on pouvait même plus commander par internet.... Alors autant qu'elle fasse son choix. Parce que niveau magasin de fringue j'étais un peu à la ramasse.


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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Sam 21 Sep - 14:44



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(john keats) ▽ A thing of beauty is a joy for ever: its loveliness increases; it will never pass into nothingness; but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams, and health, and quiet breathing.
Au final, ce à quoi je pensais le plus, c'était survivre. Ou plutôt, que Ezeckiel et moi survivions. Je ne pouvais pas imaginer mes périples sans lui, sans sa présence qui m'était devenue indispensable avec le temps, à mon plus grand damne. Je ne pouvais plus avancer sans lui, j'en avais la certitude. Et ce n'était pas seulement une question de survie, je pourrais sans doute tenir un peu seule, mais c'était aussi parce que je tenais à lui ... Beaucoup trop. Oh oui, c'était définitivement beaucoup trop. Bien sûr, je faisais en sorte de ne pas lui montrer pour ne pas aggraver les choses et je devais m'estimer heureuse qu'il n'ait jamais reparlé de ce baiser que nous avions échangé, peu après l'attaque de son groupe de l'époque. Je n'étais pas vraiment certaine de vouloir aborder ce sujet plus que délicat. Parce que la dernière chose que je voulais, c'était le perdre, mais venait en seconde place mes sentiments, que je ne voulais avouer pour rien au monde ... sauf pour un endroit sûr et plein de trucs à manger, et une bonne douche chaude aussi ! Parce que oui, Ezeckiel n'avait pas besoin de me le faire remarquer, même si cela me faisait sourire de le voir déconner à ce sujet, la propreté n'était plus notre priorité.

Du coup, les odeurs n'étaient pas des plus délicates, surtout que nous ne pouvions pas changer de vêtement aussi souvent que nous le voulions. C'était devenu une denrée rare, au même niveau, ou presque, que la nourriture et l'eau. C'était quelque chose qui passait au second, voir même troisième plan. Néanmoins, je proposais que nous fassions un petit tour dans les magasins de vêtements. Peut-être que si on leur ramenait de quoi se changer, les membres du groupe trouveraient le temps de sourire ... Au moins un peu. Je ne répondis pas à son idée de pique-nique, parce que je n'étais pas franchement certaine de savoir sur quel pied danser à ce propos. Un pique-nique ? Avions-nous réellement le droit de prendre du temps pour une activité aussi futile et inutile que celle-ci ? Je n'en étais pas certaine. Et puis, je ne voulais pas me laisser aller, ni même baisser mes barrières ne serait-ce que pour quelques minutes avec lui. Un pique-nique m'aurait mise mal à l'aise pour tout un tas de raison. En revanche, l'idée d'un saucisson .. Hmpf. Cela faisait combien de temps que nous n'avions pas mangé déjà ? Je tâchai de ne plus songer à cela. Nous pourrions manger plus tard. Plus tard, oui. Heureusement que j'étais là pour jouer les sérieuses, si j'écoutais Ezeckiel, nous serions déjà en train de faire rouler les chariots à travers les couloirs, nous à bord. En caricaturant un peu la chose, bien sûr ...

Je levai les yeux au ciel, faussement agacé, alors qu'un petit sourire venait trahir tout cela. J'avais besoin de changer de fringues, hein ? Je le regardai de haut en bas, un sourcil haussé, notant sans mal qu'il en avait grandement besoin lui aussi. Il pouvait parler ... « Il va falloir passer du temps dans les rayons pour toi alors. », me moquai-je gentiment, un sourire sarcastique aux coins des lèvres. Bien sûr, je le taquinais juste. Il pouvait s'habiller comme bon lui semblait, j'étais certaine que tout lui allait à la perfection. Enfin, tout cela je n'allais tout de même pas lui dire. « Je t'avoue que je n'ai pas très envie de passer ma vie dans des magasins de vêtements, moi non plus ... », dis-je en jetant un coup d'oeil sur le côté, en direction des dits magasins. « On peut peut-être faire un tour dedans, récupérer deux ou trois trucs pour qu'on puisse tous se changer, puis se contenter de regarder s'il y a des rôdeurs ? Comme ça, chacun pourra venir faire son shopping quand bon lui semblera. », proposai-je alors, peu désireuse de m'aventurer dans les magasins de sous-vêtements et compagnie, avec Ezeckiel. Et puis, faire du shopping n'était définitivement plus quelque chose qui me plaisait. Loin de là, même.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Sam 21 Sep - 18:24



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D'une certaine manière, je voyais le centre commercial comme un grand terrain de jeu. La possibilité de trouver des objets insolites et amusants se profilaient à l'horizon. Ce n'était peut être pas le bon moment pour se détendre mais j'étais bien obligé de trouver une solution pour faire descendre la pression. On avait été mis à rude épreuve ces derniers jours, chacun de nous avait besoin de prendre un peu de recul sur tout ça. Aussi bien moi qu'elle. Elle avait besoin de prendre l'air, de voir autre chose que nos compagnons d'infortune et j'étais bien décidé à lui faire passer une après midi moins morbides que nos précédentes. Aileen n'était pas la femme la plus facile à saisir surtout pour quelqu'un n'ayant jamais vraiment pris le temps de réfléchir à la psychologie féminine. La drague s'était différent, tout le monde pouvait le faire. Apprendre à vraiment connaître quelqu'un c'était différent et complexe, surtout avec une personnalité comme la sienne. Au moins, elle sortait du moule, c'était durement ça qui m'attirait. De toute manière j'ai toujours été attiré par les ennuis, alors un peu plus ou un peu moins. Et puis quand ce problème est une jolie blonde au tempérament de feu, on peut subir avec plaisir.

« Je parlais de toi »
Bien sur qu'elle avait saisi , mais j'aimais ce petit jeu qui s'était installé entre nous depuis quelques temps déjà. C'était enfantin, idiot mais c'était sûrement un moyen qu'on mettait en œuvre pour montrer à l'autre toute l'importance qu'il avait. Assez surprenant mais efficace, on était toujours côte à côté. « Comme tu veux, c'est vrai que je sens un peu le bouc » Fallait bien avouer la vérité, c'était bien de sentir le mâle, ça prouvait la virilité chez certaines espèces d'animaux mais je n'étais pas un buffle, encore mois un bouc et je préférais éviter de me promener en rappelant aux autres mon existence. Et puis, plus le temps passé et plus mes affaires commençaient sérieusement à rendre l'âme. Mon jean était trouvé, ma chemise avait perdu sa couleur première et quelques boutons s'étaient lancé dans une compétition de saut. Bref me changer était une idée, une bonne idée à laquelle je n'allais pas échapper. « Une femme qui n'a pas envie de passer le temps dans les magasins, tu me surprendras toujours » A une époque elle devait sûrement prendre plaisir à arpenter les allées de ce genre de magasin. Aujourd'hui, elle n'avait plus grand intérêt à le faire mais j'appréciais réveiller en elle certains souvenirs. Ou si ça se trouve, elle n'avait jamais vraiment aimé ça...

Il soupira, qu'est qu'elle pouvait être sérieuse... « Souris, déride toi, c'est pas parce qu'on se détend qu'on va se faire tuer. Enfin peut être que si mais on crèvera bien un jour » Drole de façon de détendre l'atmosphère mais c'était pas totalement faux. C'est pas comme si je lui proposais d'aller danser une valse devant des zombies affamés. Enfin... Elle avait raison, la survie avant tout. Triste de nous... «  Moi qui espérait que tu me fasses un défilé de mode je suis franchement dessus » Notre petit moment à deux risquaient donc de prendre rapidement fin. Oué, c'était bien de ramener des fringues aux autres... très bien même mais on pouvait quand même prendre du temps pour nous. « Ok... » soupirais je. Dire que j'abdiquais... rha les femmes et leur pouvoir, ou plutôt Aileen. Enfin la journée ne faisait que commencer je n'avais pas dis mon dernier mot. Un jour ou l'autre, j'allais bien réussir à lui faire baisser ses barrières... Prenant le contrôle des événements j'empruntais une allée dégagée. Aucun zombie à l'horizon. En tout cas, c'était silencieux, s'ils étaient là, ils n'étaient pas nombreux. En tout cas pas dans cette partie. Je rentrais dans le premier magasin... pff y en avait partout. Mes mains se refermèrent un peu plus fermement sur mon arc, près à nous défendre au cas ou. Pour le moment l'endroit semblait désert... Mon regard se pencha sur les affaires qui se trouvaient devant moi, il s'agissait de tee shirt. Sans vraiment réfléchir j'attrapais le tas, ça ferait bien l'affaire. « Moi ? En train de faire du shopping, y a que toi pour me pousser à faire des trucs du genre »

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Dim 22 Sep - 9:48



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C'était du Ezeckiel tout craché de vouloir ainsi détendre l'atmosphère. Il était d'ailleurs le seul à pouvoir me faire sourire, même si je faisais toujours en sorte que ça ne dure pas trop longtemps. Je ne pouvais me permettre d'être faible, alors me laisser aller n'était pas dans mes priorités, même si, dans le fond, cela me plaisait d'être en sa compagnie. D'une certaine façon, je l'enviais pour être aussi ... insouciant, faute de meilleur terme. Il arrivait à tout combiner : la survie et les moments de détente. Comment faisait-il ? Je n'en avais pas la moindre idée. A une époque, j'étais pourtant la reine pour comprendre les problèmes des autres et essayer de les régler tant bien que mal. Aujourd'hui, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Il n'y avait qu'en compagnie de Ezeckiel que je laissais un peu tomber mes barrières pour enfin redevenir un peu celle que j'avais été. C'était pourtant une époque révolue, et jamais je ne pourrais retrouver totalement mes anciennes caractéristiques. Oh non, ce n'était pas possible. Définitivement. Ezeckiel était vraiment le seul à pouvoir me faire penser, quand il était avec moi que, peut-être, j'avais cette infime chance, cette ridicule opportunité d'être la Aileen insouciante que j'avais un jour été. Douce ironie ... je finissais toujours par me réveiller et me rendre compte que ce n'était pas possible. Vraiment pas.

Du coup, quand j'étais avec Ezeckiel, il était plus que difficile pour moi de ne pas rester celle que j'étais quand les autres étaient autour de nous. Je ne pouvais pas continuer à garder le silence éternellement et pire encore, je ne pouvais pas ne pas sourire face à ses remarques. Il savait y faire. Mais d'un autre côté, je faisais toujours en sorte de reprendre le contrôle sur la situation. Ou en tout cas, j'essayais de le faire pour ne pas perdre totalement pied. C'était difficile, mais j'y arrivais la plupart du temps. Je revins à la réalité et haussai les épaules, un léger sourire flottant aux coins de mes lèvres. Non, je n'étais pas trop shopping. Je n'en avais jamais été une fana, mais c'était tout de même plaisant pour moi ... à une époque. « Je pense juste qu'il y a plus important que de faire les magasins. », avouai-je, parfaitement sincère. En fait, je ne ressentais plus l'envie de faire quoi que ce soit, hormis de survivre. Presque inconsciemment, je me tendis quand il tenta, à sa façon, de me dérider. Je balayai l'espace du regard, légèrement mal à l'aise, puis passai une main dans mes cheveux. « Autant faire en sorte que cela arrive le plus tard possible. Sinon, autant nous mettre une balle tout de suite. », dis-je, plus sèchement que prévu. Son insouciance était vraiment affligeante et pourtant ... Je l'enviais. Ce qu'il ne saurait jamais, bien sûr.

Je levai les yeux au ciel quand il parla d'un défilé. Et puis quoi encore ? Je soufflai de soulagement quand il finit par déclarer forfait. Ok, nous allions pouvoir passer aux choses sérieuses et arrêter de ... de laisser ainsi le temps s'écouler inutilement. Oh oui, j'étais sérieuse. Sans doute trop. Mais c'était mieux comme ça. « Il faut un début à tout, dit-on ... », lançai-je à la dérobée en affichant un petit sourire. Ou disait-on plutôt ... Enfin bref, Ezeckiel faire du shopping, en effet, il y avait de quoi sourire. Il ne me donnait pas l'impression d'être du genre à s'arrêter ainsi dans les magasins de vêtements, mais ce n'était pas non plus comme si nous avions beaucoup de choix. En fait, nous n'en avions même pas du tout. J'arpentai une allée voisine à celle où Ezeckiel faisait ses "emplettes", avant de le rejoindre. Il n'y avait pas de rôdeur en vue, pour l'instant en tout cas. Tout en gardant mon couteau fermement coincé dans ma main, je m'arrêtai à ses côtés, et souris en voyant qu'il avait finalement trouvé de quoi nous rhabiller. « Tu vois quand tu veux ... », le taquinai-je gentiment. Je jetai un coup d'oeil alentour et repérait un caddie que je ramenais jusqu'à Ezeckiel. Je pris les vêtements qu'il tenait toujours, et les mis dedans. « On pourra en prendre plus pour satisfaire tout le monde, comme ça. », expliquai-je avant de continuer à avancer dans le rayon, toujours sur le qui-vive, prête à nous défendre en cas d'attaque.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Dim 22 Sep - 17:29



Dis? Tu me passes la bouteille?



Vraiment, j'aurais préféré me retrouver n'importe où mais pas ici. J'appréciais la vie en communauté, jusqu'à un certain point. Cet endroit me donner envie de gerber. Le seul truc intéressant, c'était qu'on pouvait trouver pas mal de trucs pour se divertir, mais c'était pas le truc primordial. Ce qui me dérangeait le plus, c'était l'absence quasi totale  de lumière naturelle si ce n'est les quelques baies vitrés qui faisaient office de porte entrée. L'étage était plus lumineux, mais nous ne longions pas dans les endroits visibles. L'absence de luminosité naturelle commence sérieusement à me taper sur le système. A choisir je préférais errer dans la forêt à chercher de la nourriture que restait ici à attendre qu'on vienne nous tuer. Bouger, c'était ça la survie. A force de trop s'attarder on risquait de devenir une proie facile en baissant notre garde. Mon côté gamin n'était pas une façade, il faisait partie intégrante de ma personnalité et j'aimais être comme ça, mais tout avait des limites et je savais parfaitement quand il était de temps de reprendre mon sérieux. L'expérience m'avait fait comprendre que nous devions toujours rester sur nos gardes. Cet endroit était provisoire mais je voyais bien dans le regard de certains le désir hardant de rester sur place et de ne rien faire... Ils allaient avoir besoin de temps pour se remettre de toutes ses pertes mais en avions nous vraiment ? Ma personnalité me donnait envie de les prendre pas la peau du cou pour les soulever mais ce n'était pas la bonne chose à faire. Au contraire ça allait empirer les choses.
Mais pour le moment, c'était finalement la meilleure des solutions. Cela permettait de recharger les batteries et c'était peut être pas plus mal. A moi de laisser de côté mon envie d'extérieure et de grand espace. J'allais devoir me contenter de cet endroit pour les jours voir les semaines à venir mais c'était mieux que rien.

La mort, la vie, elle avait fait parti intégrante de ma vie depuis mon enfance. Je ne la craignais pas, ou du moins, ce n'était pas maladif. Tout le monde craint la mort, c'est ce qui permet de se battre pour justement éviter qu'elle n'arrive. Mais dans le fond à la fin, on crève tous et qu'importe les précautions qu'on prend si c'est le jour J, on y passe. On allait quand même pas passer le reste de nos vie à pleurer sur notre sort ? Ma conception de la vie ne se résumait pas à ça. Pour moi, elle se devait d'être... un peu plus passionnante, sinon autant crever tout de suite en se pendant dans un des grands magasins qui constituaient ce centre commercial. Ma vision était peut être particulière mais j'y restais fidèle. Cela ne voulait pas dire que j'acceptais la mort, elle me répugnait mais je savais parfaitement que rien de ce que je pouvais faire ne changerait la donne.

Le sérieux d'Aileen n'était pas surprenant, je la connaissais assez bien pour savoir qu'il s'agissait de son moyen de fonctionner et c'était pas plus mal ça me ramener sur terre. On était dans un groupe, penser au groupe avant nous faisait un peu parti de notre mission du jour et ramener des affaires aux quelques survivants suffiraient sûrement à les  booster pour la journée. Par contre, c'était sûrement pas mes talents qui allaient leur permettre de trouver chaussures à leurs pieds. Je connaissais ma taille, c'était déjà pas mal. Pour les autres, je n'en savais rien, alors autant prendre le tas et toutes les tailles dispos. « C'est ma plus grande qualité » lui répondis je d'un ton amusé. Oué j'étais du genre obstiner et ça m'avait d'ailleurs sauvé la vie à plusieurs reprises. « Ok.. » Mon regard balaya les autres rayons avec désespoir. Qu'est qui fallait prendre dans tout ce bordel. « Attend je passe devant » Et c'était un ordre, je détestais la voir partir et encore moins la voir disparaître. Alors à choisir je préférais prendre la tête des observations. Sûrement un petit reste de mon rang militaire. Une odeur désagréable parvint rapidement à mes narines. « Attends ... » dis je tout en lui faisant signe de s'immobiliser. L'odeur de la mort... je la reconnaissais parfaitement. Il ne me fallut pas bien longtemps pour me retrouver face à un cadavre ou du moins ce qu'il en restait. Il était sûrement mort depuis quelques jours... ce qui signifiait qu'on était pas les seuls. «  Va falloir faire attention.. Doit en avoir dans le coin , dépêche toi de remplir »  Ma bonne humeur venait de fondre comme neige au soleil. Un joli retour à la réalité. On était pas seul, ce qui signifiait que le danger se trouvait ici avec nous et qu'on était tous enfermer ensemble. Super... qui n'a jamais rêvé de partager sa maison avec des zombies ? « va falloir qu'on fasse vraiment gaffe, il est pas mort depuis longtemps, si ça se trouve y a peut être d'autres survivants... et encore plus de rôdeurs"  Oui j'étais super optimiste mais autant ne pas se voiler la face, ça ne servait plus à rien. Difficile de se concentrer de nouveau sur ce qu'on était en train de faire. Je trouvais cependant assez de contrôle pour m'embarrer de quelques manteaux, ça pouvait pas faire de mal...

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Lun 23 Sep - 16:30



Dis ? Tu me passes la bouteille ?
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Aller dans un centre commercial alors que la population américaine - voir même mondiale - avait été décimée par ce putain de virus pouvait s'apparenter à du suicide pur et simple. Après tout, où s'étaient dirigés la plupart des gens avec toutes ces histoires bizarres et effrayantes qui étaient racontées à la télévision ou même à la radio ? Dans les magasins, bien sûr. Il fallait faire des provisions, des stocks suffisamment grands pour durer pas mal de temps. Cela faisait partie d'un des conseils principaux qui avaient été donnés par les "gérants" du pays. Faire des stocks, puis s'enfermer chez soit à double tour. Oublier les personnes qui avaient été mordues, et cela concernait aussi bien les personnes âgées que les enfants en bas âge. Ils étaient un risque, et pour survivre, mieux valait s'enfermer et ne plus sortir, une fois les provisions récupérées. Pourtant, il n'y avait pas eu tant de rôdeurs que cela dans le centre commercial. Cela m'avait surpris moi-même, d'arriver dans un tel endroit, et de voir que les lieux étaient vides ... Ou presque. Je m'étais entendue à des hors, ou au moins à une vingtaine de rôdeurs, mais non ... Loin de là même. Quelqu'un semblait avoir pris la peine de fermer le centre commercial, et il n'y avait que peu de zombies qui étaient restés à l'intérieur. C'était une véritable aubaine pour nous. Parce que nous ne pouvions pas rêver meilleur lieu de survie qu'un centre commercial, dans lequel il y avait tout ce dont nous avions besoin. De quoi manger, boire, des vêtements, et même de quoi occuper les plus jeunes. Bien sûr, cela ne changeait rien à mon attitude envers les autres. Je ne voulais, et ne pouvais, pas me mêler à eux. Ezeckiel était l'exception, et il le savait très bien.

Fuir. C'était sans aucun doute ce qui nous convenait le mieux à tous les deux. Parce que rester trop longtemps avec les autres membres du groupe, tous déprimés et peu enclins à trouver les moyens de continuer à survivre le mieux possible, était devenu insupportable. Enfin, pour moi, cela l'était déjà à la base, mais j'avais tout de même réussi à plus ou moins m'y faire. Sans accorder ma confiance à qui que ce soit qui ne soit pas Ezeckiel, j'étais parvenue à ne plus avoir envie de m'enfuir à toutes jambes dès que l'un d'eux s'approchait de moi. Pour Ezeckiel, qui était plutôt du genre à vouloir détendre l'atmosphère en toutes circonstances, je ne doutai pas un seul instant que tout cela était devenu difficile à gérer pour lui. Je m'en voulais un peu, de jouer les sérieuses comme cela, même quand j'étais seule avec lui mais c'était plus fort que moi. C'était le meilleur moyen que j'avais trouvé pour ne pas me laisser embarquer par mes sentiments. Cela aurait été du suicide de ne pas faire gaffe à ce que je pouvais dire et faire en sa présence. Et puis ... Je n'étais plus vraiment certaine d'être capable d'être juste ... Aileen. Tout cela, c'était du passé. Un passé révolu que Ezeckiel semblait être le seul à pouvoir faire resurgir, ce qui avait le don de m'effrayer au possible. Bref, je faisais donc de mon mieux pour ne pas laisser mes émotions se refléter. Je m'engageai donc dans la même allée que celle où se trouvait Ezeckiel, une de mes mains posées sur le caddie. Il fallait que nous soyons efficaces, tout en restant vigilants. Après tout, il s'agissait l'un d'un magasin que nous n'avions pas encore eu l'occasion de visiter plus en détails. Avec un peu de chance, il n'y aurait aucun rôdeur dans le secteur mais comment pouvions-nous être sûrs de cela ?

C'était tout simplement impossible. Et Ezeckiel semblait le savoir tout aussi bien que moi. Il passa devant moi, et je ne trouvai rien à redire à cela. Si rôdeur il y avait, il saurait nous défendre, sans doute même mieux que moi, alors autant le laisser passer devant. Je venais d'attraper une pile de tee-shirts quand le jeune homme me fit signe de m'arrêter. Je m'exécutai, en scrutant l'allée devant lui. Je ne voyais pas grand chose dans cette semi-obscurité, mais l'odeur, elle, était bel et bien là. Un cadavre. Je pus l'apercevoir malgré tout et me contentai de hocher la tête aux paroles d'Ezeckiel. Il avait parfaitement raison, mieux valait faire bref dans le coin. Enfin, si rôdeur il y avait, ce ne serait pas forcément dans ce magasin précisément. Les minutes qui suivirent furent tout aussi calmes. Aucun zombie en vue, et des vêtements à volonté. Je mettais de très nombreuses choses dans le caddie, sans me soucier de ce que c'était. Nous n'avions pas le temps pour cela. « Je crois qu'on a ce qu'il faut ... », dis-je en jetant un coup d'oeil au caddie plutôt bien rempli. Je regardai ensuite Ezeckiel. « On devrait aller voir d'autres magasins. On a le temps, de toute façon. », poursuivis-je, en espérant détendre l'atmosphère. Les rôles s'inversaient, là ...
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Lun 23 Sep - 17:27



Dis? Tu me passes la bouteille?



Y a des moments dans la vie ou on a des mauvais pré sentiments et c'était exactement ce que j'étais en train de ressentir à ce moment précis. Je n'aimais pas ça...  Depuis le départ je n'aimais pas cette idée. Mon silence en avait dit long sur ma façon de penser , mais pour le reste du groupe le centre commercial représentait une aubaine, une comme ils n'en attendaient plus. Leur briser leurs rêves ? Cela n'aurait servi à rien, personne n'aurait trouvé la courage et la sainteté d'esprit d'écouter mes craintes. Car oui, il y en avait plus d'une et j'avais mes raisons. Non, ce n'était pas normal quelque chose clochait. Pourquoi ce centre commercial était il fermé ? Quelqu'un avait il pris l'initiative de le fermer pour éviter aux zombies d'y rentrer. Non c'était complètement con comme idée. Aucune personne seine d'esprit aurait eu l'idée de fermer cet endroit à part pour des raisons bien particulières. Et je préférais ne pas penser à ses raisons. Mon ressentiment était bien présent, il me suivait tous les jours et devenait de plus en plus lourd à porter. Etais-je en train de devenir totalement fou ? C'était aussi une possibilité mais elle me semblait peu probable. Non j'avais toute ma tête, je ne sentais tous simplement pas cet endroit. La découverte de ce corps n'allait pas dans le bon sens. Elle était loin de corriger mes craintes, elle était juste en train de les accroître. Ce cadavre... il avait du être attirer par le centre commercial comme nous l'avions été et il s'était fait bouffé. Ça ressemblait à un véritable traquenard... Je détestais ça... Vite qu'on se barre de cet endroit maudit. Quand c'est trop beau, y a toujours un truc qui cloche. Aileen remplissait le caddie à une vitesse fulgurante, elle était bien rapide que moi. Si bien que je choisissais une option bien masculine. Je jouais à surveiller les alentours pendant qu'elle s'occupait des affaires. « Vu qu'on vient de dévaliser le magasin, je crois que y a pas de soucis. » Au vue de l'énorme tas qui gisait dans le caddie, pas de toute la dessus, on en avait pris assez.

Mes lèvres se pincèrent, j'étais réticent à l'idée de continuer, en tout cas de continuer avec le caddie, ça faisait pas mal de boucan cette merde et l'envie de réveiller une horde de rôdeurs ne m'enchantait pas vraiment. Le reste du groupe se trouvait à quelques mètres, pas si loin que ça. « Tu veux pas qu'on ramène le caddie ? il fait du bruit et je crois que se rendre silencieux nous fera pas de mal » Une autre question le turlupinait. Devaient-ils prévenir le groupe de leur découverte ou au contraire faire comme si de rien était. « Est ce qu'on leur dit ? » J'étais pris entre deux feux. Leur dire la vérité me semblait la solution la plus appropriée, ils avaient le droit de savoir que la sécurité des lieux étaient compromises, mais de l'autre j'avais peur de créer une sorte de mouvements de panique. Chacun d'entre eux nécessitait du repos et leur dire qu'on était pas seul risquait de leur foutre un coup de plus au morale.

« On a qu'à ramener le caddie, ça leur permettra de se changer les idées, nous on continue avec des paniers, ça fera toujours moins de bruits... y a un truc de louche, j'aime pas ça » J'avais beau me montrer optimiste, la découverte de ce corps venait de réveiller en moi une méfiance jusqu'alors endormie. Mon regard se posa sur une veste en cuir. Pas mal du tout. Sans vraiment réfléchir j'enlevais la mienne, elle avait assez servi et enfilais la nouvelle. Voila qui était mieux, je me pris même à aimer l'odeur du neuf. C'est toujours agréable de porter quelque chose de propre... Le pire c'est qu'au fur et à mesure du temps qui s'était écoulé j'avais presque oublié cette sensation... déplorable mais véritable. « J 'ai vraiment envie de trouver du saucisson » ajoutais je d'un ton amusé. Car même si l'idée du pique nique avait fait un plat, celle du saucisson occupait toujours mon esprit. «  A part si tu as envie de faire autre chose ? » Car oui, elle avait peut être une meilleure idée en tête mais qu'est qui pouvait être mieux que partir à la recherche d'une bonne saucisse sèche ???

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Mer 25 Sep - 7:06



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En effet, je ne me sentais pas très à l'aise dans ce magasin, moi non plus. Nous n'avions pourtant croisé aucun rôdeur, mais le fait était que nous manquions cruellement d'éclairage et que, en plus de cela, nous avions dû faire face à un cadavre, complètement déchiqueté. Autant dire que tout semblait rassembler pour nous faire flipper ou au moins, pour nous donner envie d'abréger notre petite excursion ici. Je me mis donc à entasser encore et encore les vêtements dans le caddie, sans chercher à prendre des trucs jolis, ou même qui pourraient plaire au plus grand nombre. Tant que nous avions de quoi nous changer, c'était parfait. Personne n'irait faire la fine bouche tout de même. Et puis, si quelque chose ne leur allait pas, il n'aurait qu'à revenir ici. Avant cela, il faudrait sans doute que nous passions un peu plus de temps dans le magasin, pour nous assurer qu'aucun rôdeur ne mettrait notre groupe en danger. Tous n'était pas capable de se défendre, malheureusement. Enfin, la seule chose qui me paraissait important, pour l'instant, c'était de leur ramener quelques affaires, pour que chacun puisse se changer à sa guise, et ensuite seulement, nous pourrions mettre à exécution la suite de notre projet. Sécuriser les lieux était important, certes, mais ce n'était pas prioritaire. Nous étions en sécurité dans les endroits où nous dormions, de toute façon, et c'était l'essentiel. Personne n'allait s'aventurer ici pour l'instant, de toute façon. La plupart d'entre eux préférait rester dans leur coin, à ruminer et se lamenter. Je pouvais les comprendre, mais pas totalement non plus.

Après tout, il fallait qu'ils se battent, et ce n'était pas toujours ce qu'ils faisaient. Pas tous, en tout cas. J'écoutai Ezeckiel sans broncher et acquiesçai quand il parla de ramener le caddie. C'était super pratique, oui, mais cela faisait aussi un boucan infernal. Et j'étais totalement d'accord avec lui, je n'avais pas très envie de réveiller tous les rôdeurs du centre commercial. Autant rester silencieux pour nous faufiler et les tuer sans qu'ils s'y attendent, ou sans qu'ils aient le temps de nous attaquer. « Oui, on fait comme tu as dit, on pourra rester discret avec des paniers, au moins. », acceptai-je finalement, tout en continuer à réfléchir à sa précédente question. Devions-nous réellement prévenir les autres membres du groupe de notre macabre découverte ? Je ne parvenais pas à trancher, ou en tout cas, j'avais beaucoup de mal à le faire. D'un côté, ils étaient assez déprimés comme cela, mais d'un autre côté ... Il en allait de notre sécurité à tous. « On devrait peut-être ... Garder ça pour nous. Et puis, demain, ou tout à l'heure si on trouve le temps, on fera une recherche plus approfondie dans le magasin et on leur en parlera si on trouve quelque chose ... Je n'ai pas envie de les affoler pour rien. », proposais-je, toujours aussi peu certaine de la manière avec laquelle nous devions agir. C'était un sujet délicat, et il allait bien falloir que nous tranchions. Autant pencher entre les deux sans nous décider définitivement, c'était le mieux à faire pour l'instant.

J'observai sans rien dire Ezeckiel qui attrapa qui échangea sa veste contre une autre toute neuve. Je souris en l'entendant de nouveau aborder le sujet du saucisson. Il n'allait pas lâcher l'affaire et avait déjà réussi à m'affamer rien qu'en parlant d'un tel luxe. « On ramène le caddie, et on va chercher un saucisson et d'autres trucs à manger ok ? », lançai-je en riant quelque peu. Il n'y avait vraiment que lui pour me faire penser à de telles folies. Enfin, ce n'était pas plus mal. Sans vraiment attendre de réponse de sa part, j'attrapai le caddie et le poussai jusqu'au groupe, qui l’accueilli avec joie. Cela les occuperait pour un moment, et nous laisserait très largement le temps de partir à l'aventure. Je fis signe à Ezeckiel que je revenais, attrapai un jean et un tee-shirt et allai dans un coin pour me changer aussi rapidement que possible. Cela faisait un bien fou de pouvoir enfiler enfiler des affaires propres. Je rejoignis Ezeckiel, et lui sourit brièvement. « On peut y aller ... à moins que tu ne veuilles te changer toi aussi ? », lui demandai-je. Après tout, il devait bien savoir à quel point c'était agréable de pouvoir porter des vêtements propres, bien qu'un peu poussiéreux ... Et avec la journée qui nous attendait encore, cela ne pouvait qu'être pour le mieux.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Jeu 26 Sep - 11:20



Dis? Tu me passes la bouteille?



La présence d'Aileen me permettait de garder le contact avec la réalité, c'était mon lien avec la vie. Elle représentait beaucoup pour moi, peut être un peu trop. S'attacher c'était pas vraiment une bonne idée et pourtant comment ne pas créer des liens avec les autres rescapés. Mais avec Aileen, c'était bien plus qu'un simple attachement. Et c'était bien ça qui me posait problèmes. Je n'avais jamais vraiment été à l'aise avec le sentiment amoureux, en fait je n'avais jamais vraiment accepter ce mot. L'amour avait toujours représentait pour moi un nid à emmerde et qui plus est à conneries. Pas vraiment ma tasse de thé. Peut être à cause de mon père ou de la vie amoureuse de ma mère. Ou toute autre raison qui m'échappait. Pourtant quand mon regard se pose sur elle et sa chevelure blonde, il y a quelque chose qui fait que j'aime y croire, sans vraiment pousser le sujet plus loin. Quelle idée de l'embrasser quelques mois plus tôt sans lui avoir donner la moindre explication. C'était franchement pas la meilleure des choses à faire, mais sur le coup je n'y avais pas vraiment réfléchi, ça avait été un peu instinctif. J'avais eu pas mal de chance, Aileen avait aussi bien enterré le sujet que je ne l'avais fait et depuis on avait repris notre relation amicale sans aucune ombre au tableau. C'était sûrement la meilleure des solutions mais au fond de moi je bouillonnais d 'envie de dire la vérité. Pourtant avec la jolie blonde toute mes règles se trouvaient mise à mal. Elle n'était pas comme toutes les autres et elle me semblait excessivement difficile à atteindre. Mes pensées s'étaient perdues au fur et à mesure qu'elle farfouillait dans les affaires . Tout en avançant, elle brisa le silence me ramenant doucement à la réalité. C'est vrai que dans cette histoire, nous n'étions pas les seuls et sur ce coup là j'étais de son avis. Le silence était sûrement la meilleure des méthodes que nous avions.Leur dire la vérité , du moins pour le moment, ne servirait qu'à les affoler et c'était sûrement pas la meilleure des méthodes. « Oui... en espérant qu'on trouve rien ... » Mais j'étais pas vraiment sur de moi... Non cette histoire sentait mauvais depuis le début mais faire une fouille plus étendue des lieux restait la meilleure des solutions pour se rassurer. « Une petite chasse aux rôdeurs, il me tarde déjà d'être a demain » Affichant un sourire blagueur , je ne pouvais cependant pas m’empêcher d'être sarcastique. Y avait des choses plus sympa que partir à la découverte d'un lieu potentiellement envahi par des zombies. Sauf que dans ce nouveau monde, c'était un peu une obligation à laquelle je me pliais finalement assez facilement. Entre rester à rien faire et partir trancher des têtes, je préférais la deuxième solution, tout simplement parce que je détestais me sentir faible. Me battre, c'était une des raisons qui me poussait à avancer, hors de questions de se laisser crever, c'était même pas imaginable. Alors oui autant partir à la découverte des lieux ça m'éviterait de broyer du noir et tomber dans une certaine lassitude. La seule chose que je n'aimais pas c'était de savoir qu'Aileen allait être de la partie. A choisir, j'aurais préféré la savoir dans un coin en sécurité mais ça c'était sans compter sur le tempérament de la jolie blonde et malgré mes demandes celle ci ne resterait jamais en arrière. Et puis je la connaissais assez bien pour savoir qu'il serait bien plus difficile pour elle de rester avec les autres que de m'accompagner. Et finalement je m'y étais habitué. Et puis au moins, j'étais là pour la protéger si quelque chose devait arriver... et le pourcentage que ça arrive était tout de même assez important.

Allez chercher à manger, voilà ce qui était désormais à mon esprit. La faim, on se battait tout les jours contre la faim et celle ci avait tendance à nous affaiblir. On était dans un endroit riche en aliments, plus qu'à espérer que nos courses se passent bien. « Avec plaisir, on trouvera peut être même de la bière » Légèrement amusé je lui donnais une tape amicale sur l'épaule avant de franchir la porte de literie... Doux retour à la réalité. Le caddie rempli de vêtements eut un effet des plus positifs sur le petit groupe. C'était plaisant de faire plaisir, ça me permettait de me sentir utile et vu les mines réjouies de la plupart des membres du groupe. on avait réussi notre coup. Ou plutôt, elle avait réussi son coup car cette idée , à la base, c'était la sienne. C'était bien la première fois depuis quelques jours qu'une telle effervescence régnait dans le groupe. Si bien que je prenais place contre le comptoir en mode observation. Et bien sur la personne que j'observais le plus ce n'était ni A, ni B, encore moins C mais bien Aileen qui venait de disparaître avec une pile de vêtements. Quelques secondes suffirent pour que je commence à m'inquiéter. Qu'est qu'elle foutait ? Elle mettait bien du temps pour s'habiller, c'était quand même pas sorcier de passer un tee shirt et un pantalon...

De toute façon elle aurait pu allé plus vite que Flash j'aurais sûrement trouvé à redire. La jolie bonde fit cependant rapidement son apparition me permettant ainsi de retrouver un certain calme. Et je devais d'ailleurs avouer que sa nouvelle tenue lui allait particulièrement bien. Si bien que je fus obligé de me forcer à détourner le regard pour ne pas trop me laisser aller aux quelques formes que je pouvais entrevoir. Allez mon vieux remet toi. Se changer oué, c'était une bonne idée. Ma main passa rapidement dans sa chevelure blonde lui ébouriffant avec un certain plaisir. «ouep je vais me changer » Bien moins pudique qu'elle, mais disons que c'était un peu commun aux hommes, je ne prenais pas la peine de partir dans un coin. De toute façon tout le monde se changeait au milieu de la pièce, alors autant faire pareil et puis je n'avais franchement rien à cacher. Un regard assez dégoutté se posa sur mon lot d'affaires sales. Mon tee shirt, blanc à l'origine avait tourné au jaune crasseux, mon jean était excessivement rêche et puait la mort. Se changer était donc un véritable plaisir. « C'est bon on peut y aller, vous voulez des choses en particulier ?" car oui autant s'adresser au groupe. Pour la plupart, les demandes étaient habituelles : nourritures. Une voix féminine s'éleva cependant parmi l'assemblée et demanda avec gène qu'on fasse un arrêt dans la partie hygiène féminine. C'est sur que j'étais loin de penser à ce genre de courses, Aileen serait sûrement plus en mesure que moi de s'y retrouver au milieu des serviettes et autres tampons. Une fois la liste des courses bien en tête, je tournais les talons pour sortir de la literie, direction le magasin... « Tu veux qu'on commence par quoi ? je fais le rayon saucisson et tu fais le rayon hygiène féminine ? » lui demandais je d'un ton narquois. Sachant pertinemment que de toute manière il était hors de questions que je parte loin d'elle. C'était juste une boutade comme j'avais l'habitude d'en faire... et bien sur elle était loin d'être drôle.

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Jeu 26 Sep - 16:44



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Ezeckiel était désormais le seul à pouvoir me dérider et me faire sourire, même si cela n'était, la plupart du temps, que sur une courte durée. En effet, je faisais toujours en sorte de me remettre de mes émotions aussi rapidement que possible, pour ne pas m'affaiblir. C'était ainsi que je voyais les choses désormais. Rien ne devait me rendre faible, que ce soit mes sentiments, ou mes émotions plus éphémères. C'était d'ailleurs pour cette raison que je faisais en sorte de cacher ce que je ressentais pour Ezeckiel. Dans un premier temps, j'avais même refusé de l'accepter, avant de me rendre à l'évidence et de me rendre compte que j'étais perdue sur ce point, et que rien ne pourrait faire changer la réalité des choses. C'était ainsi, et il n'y avait rien que je puisse faire pour modifier la situation à mon profit. Absolument rien ... Tout ce que je devais me contenter de faire, c'était de continuer à avancer à ses côtés, à profiter de sa présence et de notre amitié. Et tout cela, bien sûr, sans montrer à quel point il avait été capable de m'atteindre au fil des mois. De toute façon, il devait bien, au moins en partie, s'être rendue compte de tout cela. Après tout, il était le seul que je laissais s'approcher, et le seul avec qui je tenais de véritables discussions. Je pourrais passer des heures et des heures à parler de Ezeckiel et de notre relation si spéciale, mais mieux valait en rester là pour l'instant. L'heure n'était pas aux évaporations de pensées à droite et à gauche. Nous avions découvert un cadavre, ce qui impliquait forcément la présence de rôdeurs dans le coin. Nous n'avions plus qu'à espérer que ce soit une fausse alerte, ou qu'il n'y ait pas grand chose à trouver ... Un rôdeur solitaire, peut-être ?

En tous les cas, de manière évidente, je n'envisageai pas que nous puissions juste retourner auprès des autres pour leur avouer ce que nous venions de voir. Ils étaient bien trop fragiles pour cela, surtout que nous ne savions pas s'il y avait réellement de quoi s'alarmer. Seule notre expédition à venir nous le dirait. En attendant, autant les occuper avec les vêtements que nous avions récupérés. « Ce sera déjà plus excitant que de rester avec les déprimés. », lançai-je aussitôt en lui souriant, à moitié ironique et en même temps ... Plutôt sérieuse. Après tout, il n'était pas franchement plaisant de rester pendant une journée complète en présence de personnes qui, plutôt que de tout faire pour survivre, préféraient se morfondre et se rouler en boule dans un coin. Et puis ... Tant que j'étais loin d'eux, et de tous les dangers potentiels que représentaient les autres hommes du groupes, et qu'en plus de cela j'étais avec Ezeckiel, cela ne pouvait qu'être agréable. Et je le penserais aussi si nous venions à trouver un ou plusieurs rôdeurs. Bien évidemment, je préférais garder cela pour moi. « Oh oui, de la bière, ça fait une éternité ! », m'exclamai-je en souriant. Je ne prenais jamais le temps de penser à de telles futilités, qui n'avaient plus réellement leur place dans notre monde, mais maintenant qu'il m'en parlait ... J'en mourais d'envie. Et à choisir entre le saucisson et la bière, c'était la bière que je choisissais. Une fois le sujet clos, mais toujours bel et bien installé dans mon esprit, on sortit du magasin et enfin, le groupe pu découvrir ce que nous avions réussi à collecter. Il y en avait de toutes les tailles, et pour tous les goûts, si bien qu'il ne me fut pas difficile de trouver un jean et un tee-shirt à ma taille.

Oh oui, je ne rêvais que de cela ... pouvoir me changer et enfiler des vêtements propres. Et, comme je m'y étais attendue, cela me fit un bien fou de retrouver une telle sensation. Sans plus attendre, je rejoignis Ezeckiel et lui proposai de faire de même avant que nous ne nous précipitions dans de nouvelles aventures toutes aussi trépidantes dans ce grand centre commercial. Contrairement à moi, il ne se gêna pas de la présence d'autres personnes autour de lui et se changea là. En même temps, tous ou presque agissait de la sorte. Je devais être ... trop pudique, je ne l'étais pourtant pas à ce point, à une époque. En même temps, je n'avais pas certaines de mes cicatrices à l'époque. Étrangement, pendant tout le temps qu'il passa à se changer, je ne fixai rien d'autre que la tête des autres membres du groupe, qui s'extasiaient enfin devant quelque chose. Des vêtements ! Enfin ! Je pouvais comprendre qu'ils soient aussi excités face à une telle nouveauté, ou en tout cas, qu'ils soient contents de pouvoir avoir à faire à quelque chose qui nous manquait cruellement. Et puisque, habituellement, ce n'était pas notre centre d'intérêt, ils avaient raison d'en profiter. Enfin, Ezeckiel termina de se changer et ne tarda pas à me rejoindre. J'observai sa tenue à la dérobée, et ne pus m'empêcher de remarquer qu'elle lui allait extrêmement bien. Comme habituellement, il se chargea de s'enquérir auprès des autres de ce qu'ils souhaitaient que nous leur ramenions. Je ne parlais que très rarement avec eux, alors ce n'était certainement pas pour m'adresser devant tout le groupe de la sorte.

Enfin, Ezeckiel acheva de recueillir les volontés du groupe, et tourna les talons. Sans plus attendre, je le suivis, ma main toujours agrippée autour de mon couteau. Il était juste hors de question que je le lâche, je ne voulais pas prendre de tel risque. Nous étions plus ou moins en sécurité ici, et idéalement placés pour avoir tout le nécessaire, alors autant ne pas risquer ma vie de manière inutile voir même complètement débile. Très rapidement, on rejoignit un des magasins désormais à notre disposition, et qui proposait un large choix de produits en tout genre. Je souris en entendant la réplique d'Ezeckiel. Il n'avait pas l'air très emballé à l'idée de faire les courses, et encore moins de se rendre dans le rayon hygiène féminine. Néanmoins, je savais aussi qu'il n'est pas très adepte du "on se sépare en deux groupes", ce que je pouvais très aisément concevoir. Nous n'étions toujours pas pleinement certains que les lieux étaient sûrs, alors autant éviter de courir des risques inutiles. « Commençons par le fond du magasin, et on reviendra vers la sortie en prenant ce qui sera utile. En sachant que, si je ne me trompe, pas le rayon hygiène féminine est presque tout au fond. Cela devrait te plaire. », le taquinai-je avant d'attraper un panier qui traînait à l'entrée pour ensuite m'élancer dans le fond du magasin. Un panier chacun suffirait sans doute, il fallait, bien sûr, que nous gardions au moins une main libre, histoire de pouvoir nous défendre en cas de danger. Parce que la sécurité devait primer sur tout le reste, aussi génial cela soit-il d'avoir un tel magasin à notre disposition.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Dim 29 Sep - 14:50



Dis? Tu me passes la bouteille?



A une époque je répondais à des ordres de mission et je m'envolais dans un raptor pour protéger les frontière de notre belle Amérique du Nord. Mes soucis étaient bien différents de ceux d'aujourd'hui et ma vie était d'un certain côté beaucoup plus passionnante. Aujourd'hui j'étais en train de faire les courses pour un groupe de survivants qui n'allait sûrement pas tarder à rendre l'âme s'ils n'y mettaient pas un peu du leur. Plus personne ne parlait d'avant, c'était devenu un sujet tabou, le sujet qu'on n'aborde pas parce que c'est le sujet douloureux par excellence. Sauf qu'aucun de nous n'a pu oublié comment c'était avant... On s'en souvient tous et même si certains souvenirs disparaissent, d'autre restent. Aileen n'avait jamais évoqué son passé comme je n'avais jamais vraiment évoqué le mien. Le truc c'est que de toute façon en parlait ne changer rien à ce que l'on vivait désormais, mais il m'arrivait parfois d'avoir envie d'en savoir plus sur mes compagnons de route. Je gardais cependant cela pour moi après tout la curiosité est un mauvais défaut. Les demandes pour les courses étaient finalement très basiques. Juste le nécessaire, on ne s'encombre pas de choses inutiles. J'essayais donc d'enregistrer le plus possible de demandes, mais ça allait le faire. De toute façon, tout le monde voulait manger, le reste était secondaire.

C'était la première fois de ma vie que je marchais dans une grande surface en compagnie d'Aileen. Notre première fois ensemble au supermarché, quelle joie XD. Enfin je me serais sûrement passé des armes que je portais mais désormais je ne m'en séparais jamais. Surtout pas quand on sait ce qu'il peut roder dans les allées de ce centre commercial. Ma tendance à me dissiper était connu de tous et en particulier d'Aileen. Sans elle j'étais bien capable de me perdre dans les rayons et de me passer une demi heure à chercher un paquet de pâtes. Alors oui procéder d'une façon logique en suivant un ordre précis était sûrement la meilleure des solutions. Des fois je me demandais bien comment j'avais fait pour devenir pilote, j'avais pas le profil type et pourtant. Un léger sourire se dessina sur mon visage. Ah l'hygiène féminine.... toute une histoire. C'était pas le genre de rayons qui allait me plaire, autant celui des bonbons et autre merde risquaient de me passionner. Celui des serviettes et autres tampons, c'était une toute autre histoire. « Je suis sur que tu arriveras à rendre ça ultra passionnant » Autre rayon qui risquait de me plaire : celui des enfants ou le rayon multimédia. Sauf que bien évidemment c'était plus vraiment l'époque ou on pouvait jouer à FIFA toute la journée. Ah... Quelle tristesse.

J'attrapais le panier qu'elle me tendait affichant un rictus qui exprimait mon bonheur extrême à rentrer dans l'enfer de la mondialisation. Tient d'ailleurs, elle nous avait mener loin celle ci, à la fin elle avait sauvé personne. Et puis au vue de la population mondiale difficile d'enrayer une telle épidémie. D'ailleurs en y réfléchissant, personne n'avait sûrement pensé à une telle fin. On était plus branché sur l'optique d'un réchauffement climatique. Rha je détestais ce genre d'endroit, encore plus en absence de luminaires. On voyait que dalle.... Heureusement ma lampe torche fonctionnait encore et si je voulais que ça continue, autant passer par le rayon pile. Le premier rayon était dédié à la primeur... viande pourrie... odeur nauséabonde. Je n'étais pourtant pas sensible aux odeurs mais là c'était juste insoutenable. «  Je crois que c'est pas là qu'on trouvera quelque chose » Les réfrigérateurs avaient cessé de faire du froid sûrement depuis des semaines, voir des mois.... alors évidemment la viande avait fini par pourrir. On avançait à tâtons, difficile de se frayer un chemin quand les seules lumières naturelles sont quelques ouvertures dans le plafond.
Le prochain rayon était un peu plus intéressant … « Ahhh... » c'était celui des condiments « On prend des pâtes ? On pourrait manger italien ce soir » murmurais je avec un certain amusement dans la voix. J'adorais la bouffe italienne au passage. « Ma mère était la reine des spaghettis... » Ah... oui, un véritable délice. J'attrapais quelques sachets « Comment on va les faire cuir? » Bha oui ??? pour faire cuire des pâtes faut de l'eau bouillante... « On devrait réussi à trouver un truc de gaz pour le camping... ça pourrait aider ? »

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Lun 30 Sep - 17:38



Dis ? Tu me passes la bouteille ?
(john keats) ▽ A thing of beauty is a joy for ever: its loveliness increases; it will never pass into nothingness; but still will keep a bower quiet for us, and a sleep full of sweet dreams, and health, and quiet breathing.
Faire les courses ... Cela ne me dérangeait pas tant que cela à une époque. Mais cette était révolue et tout ce qui comptait, était de survivre. En courant, et en changeant sans arrêt de position, par exemple. Parce qu'il y avait bien une chose qui était certaine avec les rôdeurs, c'était qu'ils n'abandonnaient jamais. Tant qu'il y avait de la chair fraîche à leur disposition, ils ne lâchaient pas l'affaire. Ainsi, ils nous pourchasseraient sans relâche où que nous soyons et il n'y avait aucun endroit où nous pouvions avoir la possibilité de nous cacher. Aucun. C'était donc le problème principal qui se posait à nous, comment continuer à survivre alors que, nous, nous nous épuisions plutôt rapidement ? Tout cela ne se faisait pas sans difficulté, il nous fallait toujours courir, et tout cela, sans oublier de trouver des endroits où il y avait de quoi nous nourrir et boire. Ce n'était pas simple, vraiment pas, mais il fallait s'adapter, en quelque sorte s'habituer à cette nouvelle vie que l'on nous imposait. Alors, le centre commercial m'apparaissait comme une véritable aubaine. L'endroit paraissait sécurisé, de la menace extérieure en tout cas, et c'était le plus important. Bien sûr, j'avais peu d'espoir vis à vis d'un éventuel futur ici, mais il ne fallait pas non plus que je sois totalement pessimiste, j'en avais parfaitement conscience. L'espoir était tout ce qui nous restait à présent, et même si je n'étais pas la pro pour cela, je tentai vraiment de faire des efforts.

Et heureusement, Ezeckiel était là. Il n'était pas non plus le plus optimiste, surtout quand cela concernait le groupe mais il était là, et c'était ce qui comptait le plus pour moi. Si, demain, il décidait de quitter le centre commercial pour dieu seul sait quelle destination, je n'hésiterai pas un seul instant à lui emboîter le pas. Tout en restant aussi vigilante qu'il était nécessaire de l'être désormais, je commençai à avancer entre les rayons, sans quitter Ezeckiel, bien sûr. Je souris à sa remarque, mais ne la commentai pas, amusée. En effet, j'étais certaine qu'il n'adorerait pas notre petit détour par le rayon hygiène, mais ce n'était pas comme si nous avions réellement le choix. D'autres membres du groupe pourraient revenir par ici un peu plus tard, mais c'était ce qu'il y avait de plus urgent. Et oui, c'était quelque chose dont les femmes ne pouvaient pas se passer, ce n'était pas une question de choix, mais d'obligation. Enfin, cela ne me dérangeait pas vraiment de faire de telle recherche, et je ne doutais pas un seul instant que de son côté, Ezeckiel aurait donné beaucoup pour ne pas avoir à passer par là. C'était compréhensible après tout ... Non ? Je plissai le nez de dégoût quand on atterrit dans le rayon des viandes, toutes plus pourries les unes que les autres. Charmant ... « Oh non, certainement pas ... », lançai-je avant que nous quittions enfin le rayon maudit, pour le suivant. Les condiments.

Je souris en entendant Ezeckiel évoquer son passé. J'adorai quand il abordait de tels sujets, ne serait-ce que parce que cela nous permettait de garder les pieds sur Terre, et de ne pas faire que voir tout ce qui était noir, et terrifiant. « Alors tu sauras nous faire de délicieuses pâtes ! », dis-je à mon tour en lui jetant un regard amusé. Et bien oui, sa mère devait lui avoir préparé de très bons plats ... Il devait bien avoir une petite idée sur comment préparer tel ou tel plat. De mon côté, je n'avais jamais été une grande cuisinière -excepté pour la pâtisserie qui m'avait longuement passionné mais ce n'était même pas pensable avec nos conditions de vie actuelles-. En revanche, j'étais une pro dans l'art de préparer des cocktails de toute sorte. Autant dire que je ne pouvais plus m'exercer à ce niveau-là. Plutôt mourir que de boire une seule goutte d'alcool. « On devrait pouvoir trouver ça, il me semble avoir vu un magasin pour tout ce qui est voyages, l'autre fois. Il devrait bien y avoir cela en stock ... », dis-je en visualisant parfaitement le devant de ce fameux magasin. Skis, cordes, chaussures de marche, il me semblait bien qu'il y avait à peu près tout là-dedans. Alors pourquoi pas cela, hein ? « Ma mère cuisinait divinement bien les lasagnes ... », dis-je, légèrement rêveuse, avant de me reprendre en remarquant que nous étions finalement arrivé au bout de ce rayon. J'attrapai un dernier sachet, et me plaçai dans l'allée centrale. Dans la semi pénombre, je ne pouvais pas voir le rayon suivant, en revanche ... je pus parfaitement entendre un grognement distinct. Et merde, nous n'étions pas seuls ici. Je levai mon couteau, mais j'étais incapable de voir quoi que ce soit. Il ne devait pas être à portée de main ... pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Mar 1 Oct - 9:06



Dis? Tu me passes la bouteille?



Au choix, je préférais mourir dans un crash d'avion qu'entre les dents d'un rôdeurs. Au moins c'était plus rapide. Sauf que désormais j'avais beaucoup plus de chance de mourir en me faisant bouffer. J'avais assisté plus d'une fois à ce genre de spectacle et autant avouer que ce n'était pas vraiment beau à voir. Les rôdeurs étaient lents, stupides, mais ils étaient forts et cette force était leur principal avantage. Difficile en effet de se débattre quand ils ont mis la main sur vous. La meilleure solution est donc de rester à distance de leur mains et de leurs dents tout en essayant de leur transpercer la tête. Dans les films, tuer un zombie ça semble toujours assez facile à faire. En réalité c'est légèrement plus compliqué. Le truc c'était de prendre le coup de main après on arrivait à s'en sortir. Je ne le faisais pas d'illusions et même si je m'en sortais assez bien pour le moment je doutais que cela puisse continuer ainsi pendant des années. Un an s'était écoulé et la fatigue accumulée n'avait rien à voir avec l'ancienne fatigue qui vous faisiez vous plaindre à votre voisin. C'est une fatigue plus profonde que la simple fatigue physique. Celle ci était mêlée à une certaine fatigue psychologique et facilitait les attaques des rôdeurs et donc le nombre de morts dans nos rangs. En fait on était en train d'apprendre un tout autre moyen de survivre. A une époque, celle ci était finalement assez simple, trouver un job, une maison, bref avoir assez de fric pour pas crever sous les ponts. Aujourd'hui on devait faire face à des sortes de cannibales qui n'auraient de cesse de nous traquer jusqu'aux derniers. Notre survie dépendait donc d'une chose simple et compliquée à la fois : Notre possibilité d'adaptation. Heureusement pour moi, j'avais toujours fait parti de ces quelques personnes adaptables qui acceptent sans trop de mal ce qui leur arrive. Non, je n'étais pas comme les autres survivants et je ne le serais sûrement jamais. Rester à attendre que cela passe... ce n'était pas moi et ça ne le serait jamais. Je préférais crever en essayant de vivre que vivre en voulant mourir. Et c'était donc une des raisons qui m'avait poussé à partir à la recherche de vivres. Et d'un côté je trouvais même le moyen d'apprécier cette petite sortie. Déjà parce qu'elle me permettait de me dégourdir les jambes, de deux parce qu'elle me permettait de fuir la dépression collective qui avait envahi la literie et de trois parce qu'en sa présence je pouvais me laisser aller à quelques plaisanteries qui me ressemblaient temps.

Pour le moment l'ambiance était assez détendue. Du moins autant qu'elle pouvait l'être quand on sait qu'on risque de se faire attaquer par quelques rôdeurs affamés. Car oui s'ils étaient enfermé ici depuis quelques temps, ils étaient sûrement aussi affamés que nous... en pire alors autant éviter de les tenter. « Si je t'en fais après tu pourras plus t'en passer » Oué, elle me supplierait de lui en refaire ou pas... fallait il encore que je les réussisse. J'avais même pas remarqué le magasin dont elle était en train de me parler. « ça peut être intéressant, pour trouver des sacs de couchages ou des trucs... » Oué car on vivait quand même d'une manière assez précaire. Changer de sac par exemple n'était pas une mauvaise idée. Un sac de randonnée me permettrait de mettre plus de choses à l'intérieure mais trop chargé je ne servirais à rien. « Au fait tu as déjà voyagé, enfin quitter les states … avant tout ça ? » Oué bon c'était peut être pas le moment d'en parler mais en fait y avait jamais aucun moment pour un parler...  « Elle se serait sûrement entendu avec la mienne alors » Entre grandes cuisinières de pâtes elle aurait sûrement eu des choses à se dire. Pendant quelques secondes mes pensées s'envolèrent. Que se serait il passé si on s'était rencontré avant ? On se serait peut être croisé  sans chercher à se revoir, on se serait peut être oublié.... Pourtant aujourd'hui elle était un point central dans ma vie et je ne m'en éloignais pas. Ce fut un grognement qui me ramena à la réalité. Retenant un soupir blasé, j'attrapais moi aussi un couteau avant de tenter de détecter un mouvement haché. Ça avait pourtant bien commencé... maintenant fallait espérer que ça finisse bien. Quelques secondes s'écoulèrent, de très longues secondes pendants lesquelles nous étions tout les deux attentifs à notre environnement mais le peu de luminosité jouait en notre défaveur. Surtout que pour éviter de nous faire remarquer j'avais opté pour étendre ma lampe. La seule luminosité qui nous éclairait était donc faible car les puits de lumières situaient dans le plafond ne permettait pas de voir clairement ce qui se passait autour de nous. Le truc avec les rôdeurs c'est qu'il avait tendance à sortir de nul part ce qui me forçait à penser qu'ils étaient de redoutables traqueurs. Un autre grognement se fit entendre, plus proche, trop proche pour que notre sécurité soit garantie. A peine avais je pensé à reculer qu'une ombre apparut dans mon champs de vision. Instinctivement je me poussais violemment sur le côté pendant que le rôdeur allait s'écraser contre une des rayons. Sur ce coup là j'avais eu pas mal de chance, le rôdeur ne m'avait pas mordu, il venait juste de me démonter l'épaule... Enfin façon de parler. D'autres grognements se firent entendre, super, ils venaient d'appeler la compagnie, génial ! Et bien évidemment il relancer la charge, sauf que mon couteau gisait sur le sol... c'était la merde !

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Mer 2 Oct - 8:44



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Depuis le début de toute cette merde, je m'étais demandée au moins une fois si cela valait réellement le coup de continuer. En effet, à part voir des gens que l'on appréciait tomber un par un, et vivre dans la peur constante, sans beaucoup de victuailles, il n'y avait que peu de choses qui en valait le coup. Mais d'un autre côté, si je n'avais pas rencontré Ezeckiel, jamais je n'aurais survécu. Et ce, même si l'on mettait de côté le fait qu'il m'avait bel et bien sauvé la vie ce jour-là. Après tout, seule, je ne pouvais pas m'en sortir, je le savais parfaitement. Du coup, je m'étais mis en tête que je lui devais bien cela. Il ne méritait pas que je mette fin à mes jours par pure faiblesse alors que lui continuait à risquer sa vie chaque jour, en tâchant le plus souvent possible de détendre l'atmosphère et de faire sourire les quelques survivants qui "vivaient" désormais avec nous. Et puis, s'il y avait bien quelque chose qu'il ne fallait pas sous-estimer, c'était l'instinct de survie humain. Même face à toutes les horreurs du monde et tout ce que j'avais vécu depuis l'année dernière, je voulais vivre. C'était plus fort que moi, c'était ce qui me faisait me bouger chaque jour. Non, je ne voulais pas me laisser bouffer par ces merdes, et je voulais encore moins me tirer une balle par faiblesse. Cela me paraissait tout simplement inconcevable, que ce soit maintenant ou d'ici quelques mois. Bien sûr, si je venais à être mordue, ce que je voulais à tout prix éviter, je n'hésiterai plus. Mais ce n'était pas le cas, et je comptais bien essayer autant que possible de faire en sorte que cela ne se produise pas de si tôt. Je voulais vivre, c'était tout, c'était comme ça, et je n'avais même pas d'explication concrète à donner.

Serais-je un jour capable de me libérer un peu plus et de cesser d'être aussi distante et froide avec tout le monde ? Je n'en savais rien. Je n'étais pas capable de dire si oui ou non, je resterai ainsi jusqu'à ce que la mort finisse par m'emporter. Tout ce que je savais, c'était que j'étais terrifiée à l'idée de m'ouvrir à qui que ce soit, Ezeckiel compris, pour tout un tas de raisons floues et quasi incompréhensibles. La peur de mourir, la peur de voir quiconque se faire avoir par ces putains de rôdeurs, etc ... Je ne voulais pas avouer mes sentiments à Ezeckiel par peur de le perdre, tout simplement. Nous n'étions pas en sécurité, et nous ne le serions jamais. C'était tout ce que je me forçais à garder en tête pour ne pas flancher. Et jusqu'ici, je tenais bon, même s'il arrivait, un peu comme maintenant, que je baisse un peu mon masque, pour avoir une conversation "normale" avec lui. Mais cela ne se produisait que quand nous n'étions que tous les deux. Le cas inverse, il était hors de question que je me laisse aller à quelques confidences, aussi futiles soient-elles. « Tant pis, je deviendrais accro, mais je ne veux surtout pas passer à côté d'une telle occasion. », dis-je en souriant, amusée. Des pâtes, cela m'avait parue lassant à force de ne manger que cela dans mon petit appartement, mais à présent, c'était un luxe. Un luxe que nous allions peut-être enfin pouvoir nous permettre. J'en avais déjà l'eau à la bouche, tiens ... « Ah oui, je n'avais pas pensé à ça. Cela ne nous fera pas de mal, bien au contraire ... », répondis-je, en m'imaginant presque déjà me glisser dans un tout nouveau sac de couchage, tout propre. Peut-être que cela me permettrait enfin d'avoir droit à une vraie nuit de sommeil. Peut-être, oui ...

On continua notre chemin, en n'oubliant pas de regarder autour de nous, autant pour trouver de quoi manger ou boire, que pour vérifier que nous étions bel et bien seuls. Il était hors de question de nous laisser surprendre par des rôdeurs, surtout pas ici, alors que nous étions presque en sécurité. La question lancée par Ezeckiel me surprit, plus parce que je ne m'y étais pas attendue qu'autre chose, mais je me repris bien vite. Je ne voyais aucun mal à aborder ma vie d'avant, il s'agissait d'Ezeckiel après tout. Et puis ... En parler me permettait de ne rien oublier, ce que je ne voulais surtout pas. « Je voyageais pour la toute première fois quand tout a commencé, mais j'aurais bien aimé quitté les Etats-Unis plus tôt, c'est certain ... », avouai-je en jetant un nouveau coup d'oeil autour de nous. Ne rien laisser au hasard, surtout pas. « Et toi, tu as déjà voyagé ? », lui demandai-je, sincèrement curieuse. Quand il s'agissait d'Ezeckiel, j'avais bizarrement toujours envie de tout savoir. « Oh oui, elles auraient sans doute été de très grandes amies. », lançai-je sans trop réfléchir. Et pourtant, cela n'aurait pas été la première fois que je me serais demandée comment aurait, éventuellement, pu se passer une rencontre entre nous à une autre époque ... Quand tout allait bien. Un bruit plus que suspect me tira finalement de mes réflexions. Un rôdeur... Ou des ? venait de perturber notre échange. Je balayai l'espace du regard mais je ne voyais pas grand chose. Un bruit sourd me fit sursauter. Ezeckiel ! J'eus tout juste le temps d'enfoncer mon couteau dans la tête du rôdeur qui se précipitait pour la seconde fois sur lui. Je le récupérai aussitôt, il semblerait que j'allais en avoir besoin vu les grognements qui se faisaient entendre. « Tu vas bien ? », lui demandai-je, au comble de l'inquiétude. « T'as toujours la lampe torche ? Je crois qu'on va en avoir besoin. », dis-je, parfaitement consciente du fait que les grognements se rapprochaient de plus en plus. Nous étions dans une sacré merde, mais il était hors de question que je laisse ce magasin aux prises avec les rôdeurs. Nous en avions foutrement besoin.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Jeu 3 Oct - 19:03



Dis? Tu me passes la bouteille?




« Si je fais des spaghettis faudra que tu fasses des lasagnes » Bhé oué, pourquoi devait il s'y couler tout seul . En plus il adorait les lasagnes. Il jeta un rapide coup d'oeil à la jeune femme avant de oser un sourcil. « Ou peut être qu'on devrait les prendre congelées » Quoique vu l'état des congélateurs ça risquait plus de les tuer qu'autre chose. Alors au choix autant laisser Aileen cuisiner.

Avec Aileen, on ne s'était pas vraiment raconté nos vies, on avait préféré avancer ensemble sans se prendre la tête avec ce qui avait amené à notre rencontre. Puis finalement on avait pas non plus eu énormément de temps pour se lancer dans des soirées – je te raconte ma vie- Non on était plus du genre à vouloir survivre pour éviter de se faire tuer, mais finalement ça ne pouvait pas nous faire du mal de parler de notre vie d'avant. Ça nous faisait du bien. « Tu voulais aller ou ? » Pour avoir voyager, j'avais eu plusieurs fois l’occasion de découvrir des pays mais vue du ciel. « Disons que je les ai survolé mais j'ai jamais eu le temps de visiter » Oué il n'avait jamais eu l’occasion de partir en Europe ou même au Mexique. « Ma mère voulait nous amener en Italie, elle revait de visiter venise » Oué c'était bien ma mère, une romantique de première sans parler de ma sœur qui s'était lancé dans les réservations et compagnie. Et moi bhé j'avais pas eu le courage de leur dire non... après tout y a des jolies brunes en Italie. « On devait partir pour les prochaines vacances, à la place je dégommais des rôdeurs »

C'était bien de discuter, mais c'était encore mieux de se maintenir en vie. Et pour le moment c'était assez mal partie. Heureusement pour moi, la jolie blonde se montra rapide et déterminé. Le rodeur tomba au sol  dans un bruit sourd tandis que je baissais pour attraper le couteau. Ma main se porta rapidement sur ma torche que j'allumais dans la seconde.  Le faisceau de lumineux me permit d'avoir une meilleure vision des choses. En fait on était encerclé 3 rôdeurs à gauche, 4 à droite... Je décochais deux flèches qui allèrent s'enfoncer dans deux d'entre eux mais les autres étaient toujours là. C'était le moment de pas lâcher... Si on voulait s'en sortir, on devait se battre. Maintenant ou jamais ? « Fais attention à toi » Me battre ça je pouvais le faire, c'était pas un soucis et d'ailleurs j'avais qu'une envie foncer dans le tas pour les dégommer. Le seul truc qui me chiffonnait c'était la sécurité d'Aileen. Mais je n'eus pas vraiment le temps d'y penser vu qu'une autre vague de rôdeur nous arriva dessus. Je prenais plaisir à les tuer, pas par folie morbide mais tout simplement parce que ça me permettait de me dire qu'au moins cela n'emmerderait plus personne. La vague se fit moins forte jusqu'à que je tue mon numéro 4... «  ça va ? » dis je en me retournant espérant retrouver une aileen saine et sauve.

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Sam 5 Oct - 6:27



Dis ? Tu me passes la bouteille ?
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Au final, même si vivre dans un centre commercial qui devait avoir abrité énormément de gens lors de l'apocalypse, était extrêmement dangereux, cela ne pouvait pas nous faire de mal. Enfin, si l'on mettait de côté la menace évidente des rôdeurs, bien sûr. Mais le fait était que nous avions très largement de quoi tous nous nourrir et boire autant que nous en avions envie, et c'était tout ce qu'il nous fallait. Pour l'heure, nous étions à la recherche de quelques aliments pour les jours à venir, et de quoi faire plaisir aux autres membres du groupe aussi. Ils étaient tellement déprimés que cela ne pourrait pas leur faire de mal, et il en allait de même pour nous bien sûr. « Des lasagnes sans four ? », fis-je remarquer en souriant, amusée. Oh, je pouvais toujours essayé de faire sans, mais je ne pouvais pas assurer le résultat et la qualité du truc. J'allais tous nous empoisonner, c'était tout ce que j'allais faire. Enfin, s'il voulait tenter, hein ... « Tu veux vraiment tous nous tuer, toi. », le taquinai-je alors qu'il fit référence aux aliments congelés. Moui, je n'étais définitivement pas certaine que c'était le meilleur plan qu'il ait jamais eu ... Cela devait très largement avoir eu le temps de moisir, et de re-moisir par-dessus pendant plus d'un an.

Et, techniquement, en plus d'un an, nous devrions aussi avoir eu le temps de partager des informations sur nos vies d'avant. Pourtant, ce n'était pas tant le cas. J'avais passé un temps fou avec Ezeckiel et peu d'infos avaient filtré. A croire que nous préférions nous enfoncer dans la noirceur du monde, plutôt que de nous laisser aller à quelques confidences. Maintenant plus que jamais, je me rendais compte à quel point cela avait été une mauvaise idée. Certes, je ne me voyais pas non plus laisser tomber toutes mes barrières mais après tout ... Pourquoi ne pas parlé de celle que j'avais un jour été ? De ma famille ? Quoi que, c'était peut-être un sujet encore trop sensible, surtout qu'il allait de pair avec d'autres souvenirs nettement moins agréables. Mais parler des voyages ne me dérangeaient pas le moins du monde, surtout qu'il n'y avait pas franchement matière à s'étaler dessus des heures durant. « Je suis allée à San Francisco ... Je n'étais pas chez moi quand tout a commencé. », répondis-je en me perdant un bref instant dans mes pensées. Ce n'était pourtant pas le moment du tout. « Quelle fille n'a jamais rêvé de visiter Venise ? », lançai-je en rigolant à moitié. Pauvre Ezeckiel. Être obligé d'aller en Italie alors qu'il ne semblait pas franchement emballé par l'idée. « Vous deviez partir quand ? », lui demandai-je, compatissante. Finalement, ce n'était pas si drôle que cela ... il n'a avait peut-être pas très envie d'aller en Italie à l'époque, mais il devait avoir atrocement envie de retourner en arrière pour réparer cela et le faire plus tard, à présent. Mais c'était trop tard, nos rêves et nos projets avaient été balayés en même temps que tout le reste ...

Evidemment, comme à chaque fois que les choses semblaient s'améliorer et devenir un peu moins sombres, il fallait que la réalité de ce monde ne nous soit lancée n pleine gueule. C'était exactement le cas maintenant. Il fallait que nous soyons attaqués par les rôdeurs pour que toutes pensées ne se focalisent de nouveau dessus. Oubliés les voyages, nos familles, et tout le reste. Seule comptait notre sécurité. Presque instinctivement, je tuai le rôdeur qui s'apprêtait à réduire Ez' à néant, et me précipitai dans sa direction, pour m'assurer qu'il allait bien. Comme j'aurais sans doute dû le deviner, il ne me répondit pas, mais je compris tout de suite qu'il n'était pas blessé. Comme quoi, nous n'avions pas toujours besoin de mots pour parler et nous comprendre. Il alluma sa lampe et on put constater l'ampleur des dégâts. Nous étions encerclés. Je me contentai de hocher la tête quand il me dit de faire attention, et le vis en tuer plusieurs avant que l'un d'entre eux ne se rapproche suffisamment pour que je puisse lui enfoncer le couteau dans le crâne. Je venais d'en tuer deux, et je ne contentai pas le nombre de victimes faites par Ezeckiel avec son arc. Je tuai le dernier à notre portée, qui s'élançai dans notre direction et balayai l'espace du regard. Pour l'instant, nous étions seuls. Mais le bruit, l'odeur ou que sais-je encore, risquaient d'en avoir attiré plus. « Je vais bien. Est-ce que tu en vois d'autre ? », le questionnai-je pour qu'il tourne sa lampe et ne nous montre le reste de la pièce. Je n'entendais pas le moindre bruit, c'était bon signe. « Avec un peu de chance, c'étaient les derniers. », dis-je, le souffle court, clairement épuisée. Oh oui, mieux valait pour nous qu'il n'y en ait pas d'autres.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Sam 5 Oct - 16:40



Dis? Tu me passes la bouteille?



« Bha … faut un four pour les lasagnes ? » Pas de chance pour elle, mes connaissances en matière culinaire s'arrêtaient au niveau des spaghettis. « La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut tous prendre » Un léger sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je me tournais vers elle cherchant à savoir si elle avait compris l'allusion. « Gandalf dans le retour du roi » Le seigneur des anneaux c'était mon film préféré, bref, je demeurais un fan incontesté de la série et des bouquins. D'ailleurs fallait vraiment que je choppe les bouquins dans une bibliothèque. Enfin c'était pas vraiment le sujet... « ça t'es jamais arrivé de vouloir faire plaisir à ta mère » râlais je entre mes dents. Comme si j'avais eu envie d'aller à Venise. « Elle a toujours été romantique... genre TRES , comme ma sœur d'ailleurs. Venise pour elles c'était le paradis, pour moi ça représentait l'enfer mais j'ai jamais pu dire non à ma sœur, problème de gémellité »

En fait j'adorais cette conversation. Mais à chaque fois que ça se passait bien, il fallait qu'on vienne nous emmerder. Si ça avait été des membres du groupe, on aurait tout simplement pu leur demander de nous laisser. Là il s'agissait de zombies enragés, c'était du genre un peu plus compliqué. Depuis l'enfance, je possédais un petit côté inconscient, mais dans le fond je n'étais jamais allé trop loin. Je connaissais mes limites, c'était plus facile comme ça et ça me permettait d'éviter de me retrouver dans une situation compliquée comme celle qu'on était en train de vivre. On aurait sûrement pu être plus prudent mais de toute façon on pouvait faire ce qu'on voulait, ils nous retrouver toujours. Alors autant profiter de se savoir en vie. Quand le dernier zombie au sol, ma lampe se braqua automatiquement sur Aileen. Avant de regarder mon état, je lui faisais passé un check-up rapide qui s'assura rassurant. Quand à moi, aucune douleur ne m'indiquait une morsure. On avait donc réussi à se sortir de ce guêpier. Fallait il encore qu'on arrive à s'en sortir pour les prochaines minutes. La torche me permit de balayer le rayon dans lequel on se trouvait. Pour le moment, aucun autre zombie ne semblait être en vue. C'était positif, on allait pouvoir continuer. Car oui pas question de faire demi tour, on était là pour ramener des vivres et on allait le faire. Mon bras se posa sur l'épaule de la jolie blonde « Allez viens on va trouver un truc à boire » Oué vu comme elle semblait épuisée, un peu d'eau ne lui ferait pas de mal et à moi non plus d'ailleurs. Par chance, le rayon se trouvait pile en face de celui dans lequel nous étions. Au vue des bouteilles qui parsemaient le sol du rayon, il était facile de dire que ce rayon avait déjà été visité.. J'attrapais une bouteille d'eau que je tendais à Aileen avait d'en attraper une à mon tour. Toute cette aventure m'avait donné soif … « Bon nous reste plus qu'à visiter le reste... » Soit plus des ¾ du magasin. On en était pas sorti. « Va falloir qu'on leur dise, on peut pas rester ici, c'est un mouroir » impossible que nos copains allongés sur les sols soient les seuls à arpenter les allées de ce centre commercial... « J'ai toujours détesté les centres commerciaux » sifflais je entre mes dents avant de m’adosser à un poteau pour avaler quelques gorgées d'eau.

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Dim 6 Oct - 12:58



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Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qu'Ezeckiel n'avait jamais été un fana de cuisine. Et oui, il fallait bel et bien un four pour faire des lasagnes, ma mère en avait fait devant moi suffisamment de fois pour que je sache au moins cela. A dire vrai, je n'étais même pas certaine de pouvoir fouiller dans ma mémoire pour retrouver la recette exacte et précise. Mais de toute façon, c'était chose réglée : nous n'avions pas d'électricité, et encore moins un four... « Oh oui, il faut un four. », ds-je en souriant. Malheureusement, d'ailleurs, parce que je n'aurais pas dit non à de bonnes lasagnes faites maison. Je haussai les sourcils quand Ez' sembla faire une référence, que je ne compris pas. Ah, le Seigner des Anneaux. Cela n'avait jamais vraiment été ma tasse de thé. Trop de noms compliqués, trop de science-fiction pour moi ... Je ne relevai pas, ne voulant pas entamer une discussion enflammée sur le bien-fondé ou non de cette saga. Pour citer une phrase, il devait en être fan, et je ne doutais pas un seul instant qu'il serait prêt à argumenter sur le sujet si nous laissions le sujet s'étendre. Non pas que je n'aimais pas discuter avec lui, bien sûr.

Je rigolais face à la réaction faussement énervé d'Ez. C'était juste drôle de l'imaginer aller à Venise, rien que pour faire plaisir à sa mère. Et c'était tout mignon, aussi. « Je te comprends, t'en fais pas. J'aurais tout fait pour ma sœur. Et encore, ce n'était pas ma soeur jumelle, je n'ose pas imaginer ce que c'est. », dis-je, rassurante. Je ne voulais quand même pas me moquer de lui, il était normal qu'il veuille faire plaisir à sa famille. Heureusement pour moi, je pus éviter le sujet sensible de ma soeur, puisque des rôdeurs ne tardèrent pas à nous perturber dans notre conversation. Bon, en même temps, à choisir, j'aurais préféré continuer à parler de ma famille et de ma vie d'avant, et écouter Ez' me parlait de la sienne. Mais ce n'était pas comme si nous avions réellement le choix. Nous eûmes, malgré tout, de la chance dans notre malheur. Les rôdeurs n'étaient pas trop nombreux, ce qui était une très bonne nouvelle. Je soupirai de soulagement quand, le dernier zombie à terre, je pus voir que Ezeckiel allait bien. Aucune morsure à déplorer, heureusement.

Je ne bronchai pas quand il posa son bras sur mon épaule et, au contraire, me retins difficilement de ne pas me blottir contre lui. Comme toujours, j'y parvins. Ce n'était vraiment pas le moment de réduire à néant tous mes efforts pour me tenir éloigné de lui. Quoi qu'en même temps, j'avais comme l'impression que la situation m'avait déjà échappée depuis bien longtemps ... Une bouteille idée, voilà une merveilleuse idée. Je n'avais pas mangé depuis plusieurs heures, et je sentais que mon corps ne tarderait pas à me lâcher si je n'avalais pas quoi que ce soit, de l'eau ferait l'affaire ... Pour l'instant, en tout cas. « Merci. », murmurai-je, à bout de souffle, quand il me tendit une bouteille que je ne me fis pas prier pour attraper. J'en bus de longues gorgées aussitôt, désireuse, avant tout, de ne pas m'évanouir. Heureusement je sentais que plus le temps passait, et plus mes forces revenaient. Enfin, façon de parler, je n'étais pas non plus musclée. « Tu ne crois pas que ça vaudrait peut-être le coup de nettoyer le coin ? On a tout ce qu'il nous faut ici ... Alors que si on repart sur les routes, on devra tout laisser derrière nous. », expliquai-je en jetant un furtif regard autour de nous. Je m'adossai à l'un des rayons et plantai mon regard dans celui d'Ezeckiel, qui se trouvait juste en face de moi. La simple idée de devoir de nouveau vivre dans une précarité sans nom me hérissait le poil.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Dim 6 Oct - 17:59



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« C'est difficile à décrire tellement c'est fort, mais je suis quasiment sur qu'elle est toujours en vie » Trêve de bavardes, les rôdeurs arrivèrent mettant ainsi fin à la discussion. On pourrait la reprendre ou pas dans quelques temps. On avait tous des passions dans la vie. Pour ma sœur c'était Disney , pour moi le seigneur des anneaux. D'ailleurs si mon double était ici à ce moment précis, elle aurait sûrement trouvé un truc à dire en rapport au roi lion ou autre petite sirène. En fait on adorait jouer aux citations de films. Hélas cela ne semblait pas vraiment fonctionner avec Aileen. Mais y avait sans doute que moi et ma sœur pour nous éclater avec ce genre de délire. Bref, elle n'était pas là et on n'avait pas le temps pour s'éclater comme j'aimais si bien le faire et comme j'aimais autant et toujours le faire. Pour le moment on venait juste de survivre à une attaque de rôdeurs. La meilleure des choses à faire pour le moment, c'était de reprendre notre souffle pour faire face à la prochaine attaque. Car oui il y en aurait une... fallait pas trop rêver.

J'étais pas trop épuisé si ce n'est essoufflé à cause des mouvements rapides que j'avais du effectué. Pour le reste, la pression était descendue et ma respiration commençait déjà à devenir normal. Je pris plaisir à boire d'une traite une bonne quantité d'eau. C'était sûrement pas la meilleure des choses à faire mais je crevais tout simplement de soif et je n'étais pas le seul dans ce cas. Aileen semblait tout aussi assoiffé que moi, mais rien d'étonnant à tout ça. L'eau n'était plus si facile à trouver, on devait faire des efforts pour boire ce qui n'était pas du tout naturel. L'époque ou on ouvrait le robinet ou le frigo pour se servir était révolu... Je refermais ma bouteille et la fourrait dans le sac ainsi que 4 autres bouteilles avant de le refermer. Le truc avec les bouteilles c'est que c'est lourd, que ça prend de la place et qu'il faut mieux éviter de nous charger. « Tu veux boire un autre truc ? » Tant qu'ils étaient là, autant en profiter. Il attrapa une bouteille de coca qu'il ouvrit avec un grand plaisir et même le psshhh le fit sourire. Aileen avait le choix, il restait encore un tas de soda et vu leur état un peu de sucre ne leur ferait pas de mal, d'ailleurs prendre quelques sodas pour le groupe n'étaient pas une mauvaise idée.

« Je sais pas... » L'idée de faire le ménage m'était passé par la tête mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que c'était une mauvaise idée. Cet endroit puait la mort et difficile pour moi de passer au dessus de cette impression. Aileen me surprenait. Elle qui ne voulait pas venir était désormais en train de me dire qu'elle voulait rester. Comme quoi, elle changeait... doucement mais elle changeait. « J'aurais jamais pensé que tu dirais ça, tu voulais pas venir » Ce n'était pas une réflexion, juste une constatation. En fait j'étais même heureux de remarquer qu'elle s’acclimatait doucement à ce nouveau mode de vie. « On pourrait nettoyer mais vu la surface... on est que 10 dont la moitié est incapable de se battre. Si ça se trouve y a des centaines de rôdeurs... on a pas encore tout visité » Je marquais une pause pour boire quelques gorgées de coca « Et puis, un jour ou l'autre un autre groupe va passer par là... et je sais pas si c'est la meilleure idée de rester ici à les attendre. De toute manière, un jour ou l'autre y aura plus rien à trouver...  » Car oui, cet endroit ne pourrait nous servir définitivement... c'était impossible. « Bon allez on va aux conserves ? » sûrement un des plus importants, car les conserves.... justement ça se converse...


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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Lun 7 Oct - 17:21



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J'eus tout juste le temps d'être ébahie par la puissance de conviction d'Ezeckiel, avant que les rôdeurs ne nous attaquent, et ne brisent ainsi notre rare moment de félicité. Il avait donc une soeur jumelle, qu'il disait savoir toujours en vie. Comment pouvait-il s'en douter ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais cela ne m'empêchait pas de lui faire confiance à ce sujet. Combien de fois avais-je entendu parler d'un prétendu lien entre les jumeaux ? Cela ne pouvait donc pas se passer autrement pour lui, il savait qu'elle était en vie, alors elle devait sans doute l'être. Même si j'avais toujours été très proche de ma soeur, jamais je n'aurais pu deviner telle chose. Néanmoins, je pouvais réussir à apercevoir le pourquoi du comment, et à comprendre comment une telle chose était possible. Il était tellement sûr de lui à ce sujet, que je ne pourrais jamais me permettre de penser différemment de lui. Malheureusement, je n'eus pas plus le temps de m'attarder sur le sujet, ni même sur ce lien étrange qui semblait avoir un jour lié Ezeckiel à sa soeur, puisque les rôdeurs, une fois de plus, réduisirent à néant notre semblant de normalité. Nous n'avions donc jamais le droit à une journée complète de répit. Il allait sans doute falloir que je finisse par me faire à l'idée. Mais c'était loin d'être chose simple ...

Heureusement, nous n'avions pas eu à faire à une horde trop conséquentes de rôdeurs. Je savais que ce n'était que partie remise, nous finirions bien par manquer de chance, et par tomber sur un nombre ingérable de rôdeurs. Mais pour l'heure, nous n'avions qu'à profiter de -sans doute- court moment de répit, pour nous ressourcer et ... boire. Parce que nous en avions foutrement besoin après les efforts que nous venions de faire. Je bus quelques gorgées supplémentaires d'eau, avant de refermer la bouteille et de la fourrer dans mon sac. J'imitai Ezeckiel, et en mis deux de plus dans mon sac, histoire de les apporter au reste du groupe. Je ne pouvais malheureusement pas en prendre plus, ou il faudrait qu'il me traîne jusque là-bas. J'étais à bout de forces, et, en effet, un soda ne pouvait pas nous faire de mal. Je hochai la tête et attrapai une bouteille de schweppes. Ma boisson préféré, à l'époque. Je profitai pleinement de la chance qui s'offrait exceptionnellement à nous, et ne bus plusieurs gorgées. Bon sang, cela faisait un bien fou. Je finis par la ranger dans mon sac, elle aussi. Je ne pouvais plus avaler une seule goutte de quoi que ce soit.

Vider le centre commercial ... Cela paraissait idyllique, voir même carrément irréalisable. Et pourtant, j'étais persuadée qu'avec des efforts considérables, nous pouvions nous lancer dans cette aventure totalement surréaliste. Je détournai le regard quand il parla du fait que je ne voulais pas venir ici, initialement. Oh oui, je le savais parfaitement. Il m'avait fallu beaucoup de temps, mais je reconnaissais finalement qu'il fallait être "nombreux" pour nous en sortir. Seul ou à deux, c'était impossible ... voir même suicidaire. « Je sais, mais c'est notre seule chance de nous en sortir. », fis-je remarquer avant de planter de nouveau mon regard dans le sien. Et c'était aussi, et surtout, en fait, pour lui que j'étais là. Mais avait-il vraiment besoin de le savoir ? « Je ne sais pas ce qu'on doit faire ... Qu'on soit ici ou sur les routes, je crois qu'on est tout aussi en danger. On devrait peut-être en parler aux autres ? Voir ce qu'ils en pensent. », proposais-je sans trop de conviction. Je n'étais définitivement pas certaine de ce qui semblait être le mieux pour nous. « Allons aux conserves, c'est le plus sûr au final ! », dis-je en souriant, avant de me redresser et de faire quelques pas en avant. Autant nous lancer tout de suite. « Techniquement, on ne devrait plus avoir de problèmes de rôdeurs dans ce magasin. », dis-je, clairement soulagée.
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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Mar 8 Oct - 17:04



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Je n'étais pas là pour lui broyer le morale, bien au contraire. Je détestais la confronter à la réalité de ce monde, elle en avait déjà pleinement conscience et je détestais par dessus tout la pousser dans ses retranchements. Avec le temps et même si elle se confiait peu, j'avais appris à la connaître. Elle cachait beaucoup de choses, sûrement un peu trop mais c'était son mode de fonctionnement. Je le savais je possédais un caractère assez difficile à supporter. Oui j'étais sur de moi et ça ne m'avait jamais fait défaut. Je n'avais aucune envie de rester là et pas non plus envie de quitter le groupe...
« Je suis pas d'accord » Si ça continuait comme ça, on allait pas tarder à s’engueuler en plein magasin. Le plus souvent c'était les gamins qui hurlaient dans les rayons pour qu'on leur achète le dernier album de spiderman... On était adulte, on allait sûrement réussi à passer la crise sans trop de difficultés. « Tu es en train de dire que vivre dans cet endroit c'est le seul moyen de survivre, on a déjà survécu jusqu'ici, sans ce centre et ça continuera après » Je n'y pouvais rien, quelque chose en moi m'empêchait de pouvoir vraiment me poser dans cet endroit. Je le détestais... Je n'aimais pas ça, je n'aimais pas cet enfermement... cette absence de lumière, bref je détestais tout ça. « On s'en sortira centre commercial ou pas » lui répondis je yeux dans les yeux. « Vais pas te laisser tomber et croit moi , on ne crèvera pas dans ce trou. On crèvera quand on sera trop vieux pour fuir » A choisir autant mourir en regardant le ciel sur une plage déserte... Quoique... « Je ne dis pas qu'on devrait partir tout de suite mais qu'il va falloir s'y préparer... C'est trop exposé, trop grand pour qu'on puisse tout gérer » On avait déjà du mal à faire les courses sans se faire attaquer... si ça se trouve les rôdeurs avaient même trouver une entrée dont on avait pas idée... « C'est sur ça risque pas de nous empoissonner » Car oui hormis les conserves, les gâteaux , les pâtes, riz , le reste était inconsommable. « J'aime bien quand tu dis techniquement » Quelque peu amusé je m'aventurais un peu plus loin dans les rayons restant tout de même sur nos gardes, on était sur de rien... et franchement si un rôdeur arrivait, il nous serait difficile de le voir venir.  « On a le choix... » Assez surpris... le rayon des conserves étaient intact... « J'ai jamais été aussi heureux de ma vie en voyant des conserves... »

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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Jeu 10 Oct - 15:47



Dis ? Tu me passes la bouteille ?
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Je restai un long moment figé face à lui. J'hésitai entre lui répondre sèchement comme je savais si bien le faire, ou tenter de calmer les choses en lui expliquant plus clairement mon point de vue. Mais à quoi bon ? Il le savait déjà. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de tiquer, de grimacer à moitié, quand il dit que l'on avait survécu jusque-là. Vraiment, hein ? « Tu parles d'une survie ... », commentai-je, avant de me redresser, peu désireuse de poursuivre plus longtemps cette conversation qui risquait de très vite dériver si nous laissions les choses se faire ainsi. Evidemment, je ne disais pas non plus que nous allions nous disputer tels deux enfants en plein caprice, mais cela ne nous empêchait pas d'avoir deux avis totalement différents. L'extérieur ne m'avait jamais parue aussi peu attirant. Il avait parfaitement raison, il y a peu j'étais prête à tout pour ne pas avoir à rejoindre un groupe, et maintenant je voulais rester ici avec eux. Plutôt paradoxale, comme attitude ... Mais en même temps, je ne pouvais pas contrôler mes pensées, et encore moins mes peurs. Le fait était là : j'étais terrifiée à l'idée de retourner à l'extérieur, alors que le monde entier était contre nous. « Il ne faut pas se faire trop d'illusions, que l'on reste ici ou que l'on retourne à notre vie misérable sur la route, c'est la mort assurée. Maintenant, à nous de voir comment on veut mourir. », ne pus-je m'empêcher de faire remarquer, totalement naturellement, et très sérieusement.

Je ne voulais pas paraître ultra pessimiste, mais il fallait voir les choses telles qu'elles étaient. Nous n'étions que des pions, des appâts, et des proies pour des millions d'humains devenus des créatures avides de sang et de chair. Autant dire que nous ne pourrions pas les fuir éternellement. Il ne fallait pas trop rêver, non plus ... Heureusement, et comme à l'accoutumée, la situation finit par se détendre. Enfin, aussi détendue puisse être un moment pareil ... Même si nous n'avions que très peu de probabilité de tomber sur des rôdeurs maintenant que le boucan avait été fait, le risque était toujours énorme, et l'obscurité toujours aussi compacte. Mieux valait, donc, continuer à rester sur nos gardes. « Pragmatique en toutes circonstances ! », dis-je sur un ton tout autant amusé, et en commençant à m'aventurer dans le rayon. Je me stoppai net face aux conserves, au moins aussi ébahie que Ezeckiel. « Il faut dire qu'il y a de quoi être heureux ... On va en avoir pour un bout de temps avec tout ça. », lançai-je en souriant, fière et contente de notre trouvaille. Pour sûr, cela allait remonter le moral des autres membres du groupe, ne serait-ce que pour la soirée. Et puis, bien sûr, l'excitation et la joie finiraient par s’essouffler ... « Fais-toi donc plaisir, prends ce dont tu as envie. », dis-je ensuite, sans perdre mon sourire. Comme toujours quand quelque chose venait égayer un peu nos moments de survie, j'allais être heureuse pour un bout de temps ... Enfin, pour quelques heures ...
(c) AMIANTE



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MessageSujet: Re: Dis? Tu me passes la bouteille ? - Aileen - Sam 12 Oct - 17:12



Dis? Tu me passes la bouteille?




Je n'avais aucune envie de passer ce moment à nous tirer entre les pattes. Je connaissais ses doutes mais je me voyais mal vivre comme ça. Pour moi c'était hors de question. Je ne vivrais pas en pensant constamment à la mort. Malgré tout ce qui se passait, tout ce que nous avions vécu et que nous allions encore vivre, je refusais de laisser tomber l'idée folle qu'un jour tout allait cessé. Oh non je ne pensais pas à retrouver ma vie d'avant mais trouver un lieu moins exposé ou les hommes seraient en mesure de vivre ensemble, en société, avec assez de moyens pour se défendre contre les rôdeurs. Un peu comme on l'a toujours fait, l'adaptation, la clé de la survie, c'était en elle que je mettais mon avenir. L'espèce humaine avait toujours trouvé un moyen pour continuer à vivre, on avait évolué alors non je refusais de mourir... et je refusais que ces pensées m'empêchent de vivre.
« Je n'ai jamais pensé à la mort comme une évidence, zombies ou pas ça ne changera pas. La mort fait partie de la vie, qu'importe ou on est ou ce que l'on fait. Elle arrivera tôt ou tard » Je l'avais accepté depuis tellement longtemps et ça m'avait finalement permis de continuer sans trop de difficultés. Ah qu'est que c'était déprimant d'être avec des personnes qui ne pensaient qu'à la mort. Pourquoi essayaient-il de survivre ? Si la mort était inévitable, autant se faire bouffer et que cela cesse. Bien sur qu'on allait crever mais je refusais qu'on choisisse ce moment. J'allais continuer, jusqu'à ne plus en pouvoir et le jour ou la mort se fera inéluctable, alors je me ferais une joie de l'accepter.

Autant regarder les boites de conserves, c'était plus heureux que de rester à parler de notre futur qui pour Aileen se résumait en deux mots : La mort. Tragique me diriez vous mais pour moi pas obligé... non on était pas encore mort. « Je suis franchement pas difficile, y a un truc que tu préfères manger » autant prendre ce qui est le plus nourrissant, ou ce que préfère les gens. J'attrapais donc des boites et les fourrer dans mon sacs jusqu'à ce que lui suit soit plein. «Je crois qu'on en aura assez et c'est pas comme si on ne savait pas ou revenir se servir...» Sur ce coup là on était chanceux, mais pour combien de temps. Aileen ne semblait pas prête à quitter cet endroit et je me refusais à la pousser à un tel choix alors qu'elle commençait à se sentir à l'aise. Du moins autant qu'elle pouvait l'être. « Ah j'ai toujours détesté les converses et pourtant aujourd'hui je crois que je pourrais passer ma vie à en manger »


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