Shadow box - P. Tybalt Morrisson
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Shadow box - P. Tybalt Morrisson

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MessageSujet: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Jeu 3 Oct - 11:09



    Tybalt & Victoria

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    Le voile épais et étouffant qui m’avait tant fait du mal dans la nuit, était en train de se déchirer, mon corps était en train de reprendre forme sous ma conscience, je savais que c’était le moment du réveil. Je l’avais provoqué, je ne voulais pas voir Tybalt sauter de cet immeuble, l’image même me faisait souffrir terriblement, du coup je forçais les portes de la conscience à leur ouverture, éructant en mon for intérieur pour sortir de ce sommeil dévastateur. D’une main, je tâtonnais sur la couche à la recherche de son corps, et mes doigts glissèrent sur son postérieur. Voilà, je n’étais pas morte, et il était encore en vie, nous étions encore sous le coup de la pandémie, et ce depuis un an maintenant, mais tout allait quand même bien, je roulais sur le côté, vers lui, pour finalement ouvrir mes yeux sur lui. Une larme glissa sur mes joues, un reste de ce cauchemar affreux. Il avait les yeux ouverts aussi et me regardait avec une intensité nouvelle, que je ne lui connaissais pas. « Tu as sauté… » Lui murmurais-je, comme si le sujet de conversation était évident. « Je mourrais et tu sautais dans le vide… » Ajoutais-je pour m’expliquer un peu plus. « Promets moi, que tu ne feras pas ça… promets moi… » Lui soufflais-je en me rapprochant de lui, collant mon front sur le sien, cherchant ses lèvres, cherchant sa chaleur si particulière. Mes jambes s’entremêlèrent aux siennes, et je collais mon corps contre le sien, l’attirant à moi, le serrant contre moi, avec toujours ce besoin d’unité totale et impartiale. L’amour, c’est vraiment étrange, quelques heures sans le voir et j’ai du mal à respirer. Nous étions en sécurité depuis peu, ayant trouvé ce bunker de l’armée sous terre, dans lequel nous avions trouvé refuge. Je sais que rien ne pourrait nous arriver de mal, qu’il fallait en profiter, cette tranquillité étrange, après des mois de course, de déplacements périlleux, de perte, d’abandon. J’unis mes lèvres aux siennes, l’embrassant passionnément, l’intimant silencieusement à ne pas rompre ce contact, pleurant doucement malgré tout, réalisant quand même la chance que j’ai de l’avoir encore en vie et avec moi. Allongée sur lui, je repris mon souffle, écartant les jambes pour m’asseoir à califourchon sur lui, passant une main dans ma tignasse. « Je t’ai vu mourir et je ne veux pas revivre ça… c’était… tellement réaliste, c’était affreux… je t’aime Tybalt et je comprends la portée de mes sentiments, je comprends maintenant tout ce que ça implique, bien plus qu’alors… c’est pour ça que… » Je glissais une main sous moi, entre nous, vers son sud, le caressant pour qu’il se dresse. « J’ai besoin que tu me prennes maintenant… S’il te plait. » Lui demandais-je tout en retirant mon marcel blanc, torse nu, ne portant qu’une culotte toute simple et ma paire de grandes chaussettes. Me penchant vers lui, pour effleurer son buste de la pointe tendue de mes siens, effleurant ses lèvres des miennes, avant de reprendre le chemin de sa bouche, de sa langue. 

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Sam 5 Oct - 21:25



    Victoria & Tybalt

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    Yeux parfaitement ouverts, regard posé sur elle, je la regardais se réveiller avec difficulté et me chercher du regard. J'étais immobile, silencieux et me contentais de l'observer alors même qu'une larme glissait sur sa peau. Quand elle me demanda de lui faire une certaine promesse, je ne répondis pas, me contentant de l'observer avec intensité, avant de répondre à son baiser avec lenteur, du bout des lèvres. Sans toujours la quitter du regard. J'avais besoin de la regarder, toujours. Besoin d'être parfaitement conscient d'elle, de sa présence. Il fallait qu'elle demeure à mes côtés pour que je sois rassuré et certain qu'elle ne risquait rien. Je roulai sur le dos pour la laisser s'allonger sur moi tandis que nous nous embrassions, conservant mes jambes entremêlées avec les siennes et mes mains posées sur sa taille menue. Je comprenais son besoin de conserver cette étreinte pressante, ce baiser ardent. J'en avais tout autant besoin qu'elle. Mon souffle se coupa quand elle s'installa à califourchon sur moi et que mon regard erra tout naturellement sur son corps. Même avec les kilos qu'elle avait perdu depuis que nous nous connaissions, je ne pouvais que la trouver démesurément désirable. Peut-être que c'était grâce à l'amour que je ressentais pour elle. Ou bien elle était juste incroyable. Dans un cas comme dans l'autre, elle était mienne. Et c'était tout ce qui comptait. Un grognement étouffé m'échappa quand, une fois torse nue, elle logea ses seins contre mon torse et que ses lèvres retrouvèrent le chemin des miennes.

    Je ne me fis pas prier pour rouler sur notre couche avec elle, entraînant avec nous les couvertures qui emprisonnèrent nos corps, nous maintenant étroitement serrés l'un contre l'autre. Une proximité de laquelle je ne saurais me plaindre. Je parvins tout juste à glisser une main dans les couvertures pour lui ôter son sous vêtement avec son aide. Avant de me redresser pour me caler entre ses cuisses et revenir l'embrasser avec ardeur, tandis que mon bassin dansait contre le sien de sorte à faire monter le désir. Et finalement, j'unis nos corps avec une certaine brusquerie, entamant presque aussitôt des coups de reins rares mais francs et puissants. Pas besoin de douceur, de tendresse, de réflexion. Juste un besoin de s'appartenir vraiment, de ne faire qu'un. Un besoin pour elle de savoir que j'étais là, bien avec elle, contre elle, en elle. Tout ce qui comptait, c'était que l'on soit là l'un pour l'autre. Et mon regard planté dans le sien, je l'observerais avec intensité, sans rompre ce contact un seul instant. Même quand je me redressai en appuie sur mes mains pour donner plus de force à mes mouvements. « Je suis là et je vais bien. Tu vas bien aussi. » Soufflai-je, respiration saccadée, yeux rivés dans les siens. Un soupir m'échappait à chacun de mes mouvements et finalement un grognement avant que je ne l'étouffe contre ses lèvres pour un baiser plus fiévreux et plus ardent que le précédent.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Lun 14 Oct - 20:36



    Tybalt & Victoria

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    Il répondit à ma demande, à mon besoin vital de sa proximité, et je me laissais juste posséder par ses mains, par sa bouche, son corps brûlant et le remous délicieux de notre étreinte. Jusqu’à ce que je ressente quelque chose de très étrange, un genre de… ma bouche devint pâteuse et pas parce que nous échangions nos salives, ouais un genre de nausée. Mon dieu, il faut que je me lève, je me crispe sous lui, me retourne en le poussant, pour me lever comme un diable, direction tout droit les toilettes, traversant le couloir, nue comme un vers. Je fermais la porte pour vomir littéralement dans le lavabo. Essoufflée par l’effort de cet acte si dégoutant, je me redressais, pantoise, blanche comme un linge, je me dirigeais vers le miroir, et mon reflet eut le mérite de me faire peur. Joues creusées par la faim, on voyait mes côtes sur le buste, bref… l’ombre de moi-même. J’attrapais une chemise là, qui devait appartenir à un des survivants, que je rendrais dès que j’aurais saisi un peu plus tout ça. Un gout atroce de bille dans la bouche et la gorge asséchée par mon mouvement de cœur, je me passais de l’eau sur le visage, et sur les lèvres. J’entendis toquer à la porte… et je ne répondis pas de suite, un instant juste un instant seule. « Ty ? » demandais-je à la porte. « Tu peux entrer si tu veux… » Je m’asseyais sur le rebord de la baignoire et attendis toute penaude qu’il ne rentre. « J’ai pas du digérer le manque de nourriture.. » Soufflais-je timidement. « Désolée de t’avoir éjecté de la sorte. » Je me passais une main dans ma tignasse quelque peu indisciplinée et emmêlée. « Je… viens de réaliser à quel point je n’étais pas attirante pour un sou… Je suis maigre, pâle, et poilue… » Dis-je en tirant nerveusement sur les manches de la chemise. « Comment peux tu me trouver encore attirante ? » Continuais-je en levant le visage vers lui. « Je me fais penser à ma cousine Sylvia qui était anorexique… Sauf que Sylvia est morte et que moi… » Je pouffais avant de me taire. « Je crois que je suis un peu fatiguée de tout ça, oui maintenant on se terre ici, mais jusqu’à quand ? je… » Je me mordis la lèvre, avec cette envie de pleurer, chose que je n’avais pas faite depuis des mois maintenant… Et une larme glissa sur ma joue. « Je sais pas quoi faire, n’y a-t-il que cette survie qui nous attend ? Je… » J’explosais en sanglots en me levant pour aller me blottir contre lui. « Je suis à bout, j’en ai marre de perdre des gens, j’en ai marre de voir leur gueule, je suis épuisée de tout ça, j’ai peur constamment que tu me quittes ou que tu disparaisse… Je… » Les larmes m’empêchaient de terminer ma phrase. « J’ai encore la nausée… » Explosais-je de plus bel « et y’a pas de médicaments… » Bredouillais-je dans ce craquage nerveux.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Mer 16 Oct - 20:57



    Victoria & Tybalt

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    Ca n'allait vraiment pas du tout. Je m'en rendis compte à l'instant même où, malgré l'obscurité ambiante, je pu la voir pâlir à vu d'oeil. Mais je n'eus pas le temps de réagir, qu'elle s'était déjà détachée de moi pour courir s'enfermer dans les toilettes. En un rien de temps, j'avais quitté le lit à mon tour et enfilé un pantalon pour la rejoindre. Quand je lui fis enfin face, ce fut pour constater combien elle avait l'air mal. Et je n'aimais pas ça du tout ... L'éternelle crainte de voir l'autre périr d'une façon ou d'une autre. Et si elle était vraiment très malade et que ça la tuait ? Mais non ... On s'était relevés de quelques maladies diverses et variées. Juste une nausée passagère. Un aliment qui n'était pas passé. Ou le manque de bouffe comme elle le disait ... Le manque de bouffe qui lui avait fait perdre pas mal de kilos qui plus est. Ce qu'elle me fit remarquer avant d'éclater en sanglots et se blottir contre moi. Je la serrai fermement contre mon torse, une main dans son dos et l'autre sur son crâne. « Comment pourrais-je ne pas trouver attirante, la femme de ma vie ? Tu es toujours aussi incroyablement parfaite pour moi. » Remarquai-je d'une voix douce en caressant ses cheveux avec tendresse. « Ne suis-je pas moi même plus pâle, plus maigre, plus barbu et plus chevelu ? » Demandai-je ensuite sur un ton taquin, avant de me détacher faiblement d'elle pour planter mon regard dans le sien.

    « Tu devrais boire un peu d'eau et t'asseoir cinq minutes. » Lui ordonnai-je gentiment, avant de la pousser en douceur pour qu'elle s'assied sur les toilettes après que j'en eus baissé la lunette. Je remplis un gobelet d'eau et le lui tendis avant de m'accroupir devant elle et poser mes mains sur ses cuisses pour la regarder. « Je suis complètement fou de toi Vic. Et crois moi, cette raison suffit à me garder toujours à tes côtés. Il ne m'arrivera rien parce que s'il m'arrive un truc, c'est qu'il t'ai arrivé un truc à toi. Or, je ne laisserai jamais ça arriver. On s'en fout des autres, d'accord ? C'est toi et moi, quoi qu'il arrive. » Et non, aucun remord à ce sujet. Depuis le début c'était elle et moi avant tout. Ou plutôt, ça le devenait chaque jour un peu plus. A force de perdre des gens, on était bien obligés de se détacher des personnes qui nous entouraient, pour ne plus souffrir de leurs pertes. Mais il était bien trop tard pour changer quoi que ce soit à ma relation avec Vic. Et ça me convenait parfaitement. Elle était la seule que je ne supporterais pas de perdre. Alors je faisais en sorte que ça n'arrive pas. Jamais ! Je veillais sur elle comme elle veillait sur moi. C'était ainsi que ça fonctionnait. « Et je suis certain qu'on finira par trouver mieux. Je sais pas ... Peut-être qu'on tombera sur des survivants plus nombreux et plus malins qui auront réussit à se faire un petit village ? » D'un naturel optimiste. Toujours. Je me redressai, déposai un bref baiser sur sa joue au passage, pour finalement me lever. J'ôtai l'élastique qui retenait mes cheveux pour lui attacher les siens en une queue de cheval. « Ca va mieux ? »

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Dim 20 Oct - 8:06



    Tybalt & Victoria

    Shadow box



    Blottie étroitement contre lui, me sentant en sécurité, mais terriblement mise à nue quand même. Je ne comprenais pas bien ce pétage de câble nerveux, je n’avais pas pleuré depuis des lustres et là, ça coulait non stop. « T’es trop gentil… » Couinais-je lorsqu’il m’appela ‘femme de sa vie’, parce que oui c’était d’une gentillesse folle, mais avec les larmes et les hoquets là, je ne suis pas sure qu’il m’ait entendu très clairement. Il se détache de moi, plante son magnifique regard dans le mien, et continu de me rassurer avec dextérité. Il est tellement fantastique avec moi, et dire qu’à nos débuts, j’aurais nettement préféré qu’il se fasse bouffer la cervelle par une horde de zombies baveurs, alors que là… Je suis presque la plus heureuse et la plus choyée des survivantes. J’étais vraiment méchante, ce qui me fit renifler bruyamment, avant que le dos de ma main vienne essuyer mon nez. Tout ça dans une mimique de gamine, version dessin animé. Oui il était plus barbu, plus chevelu, et plus poilu, mais je le trouvais incroyablement sexy tel quel, on c’était connu, il avait une coupe mulet avec une tie and dye blond affreux, et là… Il était mon homme de Cro-Magnon. Je pris entre mes doigts une de ses mèches de cheveux, jouant avec. « Oui mais ça te va bien… » Lui soufflais-je en fixant mon regard sur son menton poilu, sur ses longs cheveux, et relevais qu’un tout petit peu mon regard vers ses yeux. Comme si j’avais fait une connerie un peu. Je me laissais pousser et m’assis sur les chiottes, buvant une gorgée d’eau ou deux, il s’accroupit près de moi et posa ses grandes mains sur mes cuisses, tout en me répétant qu’il était amoureux de moi, que les autres pouvaient aller se faire enfler au Pakistan ! J’hochais la tête. « Toi et moi… » Répondis-je. Et j’en étais consciente totalement, pas parce que j’étais une crevarde notoire, comme pouvait le dire Isla ou autre, mais parce que j’ai choisi mes priorités et ce sera toujours Tybalt quoiqu’il arrive. Je ris lorsqu’il me parla d’un hypothétique village de survivant. « C’est beau de rêvé, c’est tellement toi… » Dis-je en caressant sa joue, lui adressant un visage tendre. Mais ce qui suivit ne fut pas du tout là pour me rassurer, un haut le cœur, et je posais vivement ma main sur la bouche, en ouvrant de grands yeux. « J’vais vomir… » Lui dis-je me levant en hâte pour ouvrir le clapet et plonger la tête dans le trou, pour cracher encore cette bile infâme qui me vrilla l’intérieur avec force. Mon corps se contracta plusieurs fois, et je pouvais avoir l’impression qu’à tout moment, c’est mon cœur ou un poumon que j’allais recracher. Je déteste cette sensation, je la déteste. Finalement après une énième nausée, j’acceptais de retourner dans la chambre pour me recoucher, blottie contre Tybalt. Ce n’était pas un évènement isolé, je le sais très bien, quelques jours plus tôt, j’avais vomi mon maigre repas dans les fourrés et ce, en mission, je savais donc maintenant, j’en avais la preuve tangible, que quelque chose clochait. Je grignotais quelque truc dans l’après midi de cette même journée, et je ne ressentis pas de nausée notoire, ça me fit même beaucoup de bien. Finalement, je me faufilais dans la bibliothèque du bunker, seule, pour aller farfouiller dans les dossiers, mais aussi dans les livres, à la recherche de réponses, bien qu’il ne fallait pas rêver, ça m’étonnerait qu’une femme ait pu bosser ici et oublier un putain de test de grossesse. Si j’avais peur ? Oui, assurément… Vu la forme de mon corps, vu ma stature, je ne suis pas sure que l’enfant pourrait trouver sa place et son compte. Et puis, je m’étais toujours dit être d’accord avec un accouchement sans douleur… Mais là ! Je secouais la tête, assise dans un fauteuil, jambes repliées contre moi, je lisais distraitement des listes de mots, qui pour le coup n’avait pas de sens réel. Je levais le nez, pour tourner la tête vers Ty, lui adressant un sourire léger, ça ne sert à rien de le faire flipper, j’espère juste qu’on doive aller en ville sous peu, et que je puisse trouver un test de grossesse dans un drug store, voilà, ça c’est la première étape, et le reste n’a pas encore d’importance. Je lui pris la main. « C’est l’heure de partir à la chasse ? » Lui dis-je doucement.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Ven 25 Oct - 22:57



    Victoria & Tybalt

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    Tomber malade par les temps qui couraient, pouvait s'avérer vraiment dangereux. Même s'il s'agissait d'un petit virus que l'on serait en droit d'imaginer inoffensif. Comme une grippe ou une gastro par exemple. Avant, il était très facile de se soigner pour ces maladies très répandues. Mais désormais, c'était une toute autre histoire. On ne trouvait plus de médicaments aussi facilement qu'avant. Et encore moins des médecins. Du coup, on subissait. Avec l'espoir que ça finirait par passer. Donc là, c'était le cas. J'espérais que Victoria n'avait réellement rien de grave. Juste un truc qu'elle n'arrivait pas à digérer et que ça allait juste passer sans trop de mal. Aucune maladie ne pouvait venir à bout d'elle. Cela allait de soit pour moi ! Mais ça ne m'empêchait pas de m'inquiéter quand même pour elle. A tel point, que je pris soin d'elle comme je le pouvais. En demeurant à ses côtés sans trop en faire quand elle fut à nouveau prise de vomissements. Et en la raccompagnant ensuite au lit. Je veillais sur elle comme rarement je le faisais. Pour la simple et bonne raison que je ne l'avais encore jamais vu aussi faible qu'en cet instant. Et autant dire que ça ne me plaisait pas du tout. Malgré tout, je ne tenais pas à l'étouffer en la surveillant de trop près. Raison pour laquelle, une fois qu'elle se releva, je la laissai filer de son côté. Alors que pour ma part, je rejoignis le reste du groupe. Il était à nouveau question d'une expédition à l'extérieur. Mais ce coup ci, pour étudier un village de plus près. La chasse, c'était une bonne chose. Mais nous étions en train de bouffer tous les animaux environnant. Arriverait un moment où il n'y en n'aurait plus le moindre. Ils devaient donc pousser leurs recherches plus loin désormais. Et c'était ainsi qu'un membre du groupe avait repéré un village à quelques petits kilomètres de là.

    Une fois que la décision fut prise et les plans parfaitement au point, je décidai d'aller en informer Victoria. Même si je n'étais malheureusement pas trop sûr de sa réaction. Elle refuserait sans doute que j'y aille sans elle. Soit parce qu'elle aurait peur pour moi, ce que je comprendrais compte tenu de son cauchemars de la nuit dernière. Soit, parce qu'elle ne supportait pas de rester à l'écart du groupe et d'être considérée comme inutile ou trop faible pour agir avec la plupart des autres. Comme la plupart des femmes en gros. Parce qu'elles étaient peu nombreuses à prendre le risque de sortir. Soit par peur pure et simple. Soit parce qu'elles se savaient tout simplement incapables de se battre contre qui que ce soit ou quoi que ce soit. Mais ce n'était pas le cas de Victoria. Jamais. Elle était forte et déterminée. Et il s'agissait de choses que j'aimais tant chez elle. Et ça, ce n'était pas prêt de changer. Même si elle semblait s'inquiéter à l'idée que ça ne finisse par arriver. Ce que je n'étais pas certain de pouvoir comprendre. Depuis quand s'imaginait-elle que je pourrais moins l'aimer ou tout simplement cesser de la désirer ? Mais soit. C'était sans doute parce qu'elle était malade et patraque qu'elle pensait de la sorte. Je m'approchai doucement d'elle et souris en glissant ma main dans la sienne. Avant de grimacer à sa question. « Apparemment, il y a un village à quelques kilomètres de là. On pense y aller ... » Lui répondis-je doucement, en m'accroupissant devant elle alors qu'elle était toujours assise, pour planter mon regard dans le sien. « Tu restes ici ? Je pense que tu as besoin de te reposer. Dis moi si tu veux que je te ramène quelque chose. » Proposai-je tranquillement. Comme s'il n'y avait rien d'anormal dans le fait qu'elle resterait ici pendant que, pour ma part, j'irais prendre des risques évidents. Certes, je n'étais pas certain qu'elle accepte sans broncher.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Sam 26 Oct - 12:16



    Tybalt & Victoria

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    Rester ici ?! Je fronce les sourcils en penchant la tête sur le côté, et mon sourire tombe. « Tu me penses incapable de gérer c’est ça ?! » Lui demandais-je d’une voix basse mais tranchante. « Je refuse tout net Ty, tu ne sortiras pas sans moi, j’ai toujours couvert tes arrières et tu as toujours couvert les miens… Si tu sors seul… je ne pourrais pas. » Lui dis-je alors en plantant mon regard dans le sien. Glissant mes jambes sur le sol de chaque côté de lui, pour me pencher en avant. « Je ne peux pas prendre le risque de te perdre, je ne suis pas à l’article de la mort, je suis juste un peu sous nourrie, c’est tout… » J’avais dit ça en regardant ailleurs, preuve que je me mentais et lui mentais par la même occasion, je priais pour qu’il n’ait rien vu de ce petit split de regards vers la droite. Je posais ma main sur sa joue amaigrie aussi, grattant sa barbe trop longue, en un silence contemplatif, je l’ai connu avec sa coupe mulet blond platine… Putain, si je suis enceinte, j’ai un pourcentage non négligeable de mort durant l’accouchement. Tout en pensant à ça, je glissais mon pouce vers ses lèvres, les caressant doucement, mon regard remontant vers le sien. « Ne me laisse pas seule ici, je ne supporterais pas que tu me mettes à l’écart Tybalt Paris Morrisson… Pour le meilleur et pour le pire, vous allez me supporter jusqu’à la fin de l’un d’entre nous… » Je n’attendis pas vraiment qu’il y répondre, et glissais le visage vers lui, apposant de mes lèvres, un baiser sur les siennes, j’aimais son gout et ce malgré la pénurie de dentifrice dans le coin. C’était l’heure d’y aller, et je ne sais pas ce qui avait convaincu Tybalt de me laisser venir, le baiser, ce qui a suivit contre les étagères de la bibliothèque, ou mon discours, mais au final, j’étais en train de m’armer et de compter mes cartouches. Prête à partir, le visage fermé, envolé le désir, l’amour fou, le visage serein d’après orgasme, là… je me concentrais, on sortit donc du bunker par la cabane dans laquelle j’avais faillit perdre une jambe, ou plus… Bref, on traversa le chemin forestier jusqu’à la voiture, et le laissais conduire. Quatre survivants pâles et décharnés, partant en direction d’une nouvelle mission suicide, c’est ça le quotidien, c’est à ça que ressemble la vie actuelle… Tomber enceinte dans une pareille situation, c’est risible, ce n’est pas possible, je ne peux être enceinte ! Pas que je ne le veuille pas, mais je ne peux pas y croire, j’aurais adoré lui faire des enfants, dans un monde où tout va bien… mais là, j’espère que j’ai juste la gastro ou autre, mais pas ça. Plongée dans mes pensées, je tente de compter le nombre de jours depuis mes dernières règles, mais j’ai beaucoup de mal à me rappeler, on n’a pas de calendrier, et je suis perdue la plupart du temps dans le compte des jours. Je n’ai pas le temps de m’appesantir plus, puisque le village se dessine à l’horizon, je n’ai pas percuté, mais je me suis rongée les ongles durant le trajet, tellement préoccupée, il faut que je me recentre, allez Vic, tu peux le faire.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Dim 27 Oct - 13:58



    Victoria & Tybalt

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    Ce qu'elle pouvait être agaçante quand elle s'y mettait. Véritablement ... ! Bien sûr que je la savais capable de gérer ça. Je craignais juste de passer le plus clair de mon temps à m'inquiéter pour elle, compte tenu de son état physique depuis son réveil. Ne manquerait plus qu'elle nous fasse un malaise en pleine mission en extérieure. Mais soit. Elle était peut-être encore plus forte que ce que je voulais bien croire. « Tu ne pourras jamais me mentir sans que je ne le vois ... » Remarquai-je doucement, quand elle évita mon regard pour m'annoncer qu'elle était seulement sous nourrie. Je savais que ce n'était pas la raison de tout ça. Et elle le savait également. Mais il n'était pas utile du tout d'insister pour si peu. Elle était malade, c'était un fait. Mais pas encore assez pour ne pas se montrer convaincante quant au fait qu'elle devait à tout prix venir avec nous. Avec moi plus précisément. Quand elle mentionna la fin de l'un d'entre nous deux, je ne dis rien. Mais dans le fond, je trouvais son cauchemar parfaitement en phase avec ce qui pourrait bien arriver. Sans elle à mes côtés, il y avait peu de chance pour que je prenne encore la peine de survivre. Elle était la seule et unique raison pour laquelle j'étais encore debout à l'heure d'aujourd'hui. Même si ça, je préférais ne pas le lui dire. Elle semblait avoir déjà prit un sacré coup avec ce cauchemar, sans que je n'en rajoute.

    Un long moment plus tard, j'arrêtais la voiture dans l'entrée du village, en position pour repartir à la moindre merde et les clés toujours sur le contact. Avant de descendre, j'attrapai le bras de Vic pour la retenir quelques secondes, le temps de planter mon regard dans le sien et lui souffler à voix basse. « Vic, je ne sais pas ce qu'il se passe actuellement dans ta tête, mais prend sur toi s'il te plait. Ta nervosité ne passe pas inaperçue. » Et après un dernier regard entendu, je quittai la voiture, claquai la portière et rejoignis les deux autres en armant mon flingue. J'attendis que Vic ne soit à notre hauteur, avant de reprendre la parole. « Deux par deux. Vous par là, nous de ce côté. » Lâchai-je froidement, avant de leur faire un bref signe pour qu'on se sépare. Ce que nous fîmes donc. Vic et moi d'un côté. Les deux autres, de l'autre côté. Dans un premier temps, une épicerie. Dont les vitres brisées et le bordel ambiant, ne pouvait que nous amener à penser que l'endroit avait déjà été pillé. Y faire un tour ne nous ferait pourtant pas de mal. Pour un peu que nous ayons un coup de chance. Pour commencer, je passai derrière le comptoir, vérifier qu'il n'y avait pas d'arme. Et non, elle avait été délogée et ne s'était jamais trouvée là. Sans jamais m'éloigner de trop, de Victoria, je poursuivis mon tour de la petite épicerie.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Mer 30 Oct - 21:37



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    Je sais que mon angoisse se voit, et je n’ai pas besoin qu’on me le dise, mais il semblerait que Ty veuille m’en faire part malgré tout. Je reprends le contrôle de mes mains, et je le suis, on entre dans une supérette, elle avait déjà été pillée plusieurs fois, mais la certitude que j’ai en cet instant, c’est que peu de survivants sont à la recherche de tests de grossesse… C’est un avantage pour moi, je regarde toutes les étagères, tous les recoins, et je guette doucement Tybalt, pas que je ne veux pas lui dire ce que je pense, mais parce que nous sommes en mission là, et ce n’est pas le moment de lui dire qu’il va peut être, être appelé papa dans 8 mois ! Finalement, dos à lui, je repère quelques produits d’hygiène courants, dont une boite rose pâle qui signifie soit stérilet, soit test et c’est le second choix, du coup je le fous dans mon sac avec le reste, je ne regarde pas trop ce que je prends à vrai dire, je blinde mon sac du fatras qu’il y a sur l’étagère. Et je m’aventure ailleurs ensuite, par terre deux boites de conserve, je les prends. Bref tout ce qui me passe sous la main, je le prends. Mais je me dis alors, que le test de grossesse dans le sac c’est une connerie, s’il fait le compte de ce que nous avons et le croise, je ne saurais pas comment lui expliquer sans qu’il ne panique. Du coup, je sors le test de grossesse, le fourre comme je peux dans la poche de mon pantalon, avant de lever le nez vivement de ma tâche lorsque j’entendis au loin un hurlement fou dans la rue. Je me crispais sur place, tétanisée un peu, reprenant mon arme, je me dirigeais vers la ruelle, pour voir arriver droit sur nous, quelque chose auquel je ne m’attendis pas du tout… J’ouvris grand les yeux et partis rapidement, attrapant le t-shirt de Tybalt, pour courir loin de la marée de zombies qui étaient en train de rappliquer vers nous, et nous entendions derrière nous, les hurlements d’appel au secours de nos deux acolytes, se faisant dévorer par quelques âmes errantes. Je courus très vite, évitant les voitures, les pièges sur le chemin, nous ne pouvions pas nous attendre à cette telle masse de zombies, mais elle était bien là, bien présente, ce n’était pas seulement une poignée de dix, mais bien une marée humaine en putréfaction qui venait de l’autre bout de la ville, poussés par une faim tenace je pense. Je faillis me vautrer dans la course vers la voiture, mais finis par arriver et lui aussi, le pressant pour qu’il entre, et qu’il démarre. Partir loin, abandonner tout ça, c’est affreux mais lorsqu’on n’a pas le choix c’est le mieux à faire. La voiture repartait de là, et j’hallucinais d’en avoir vu autant. « Putain, c’était quoi ça ?! Tu as vu le nombre ?! » Lui dis-je en plaquant ma paume contre mon front. « Pourquoi sont ils aussi nombreux, ont il comprit qu’il fallait partir pour trouver à manger eux aussi ?! » Lui dis-je tapotant du pied, mouvement d’angoisse que je ne saurais retenir plus longtemps. J’attendis quelque minute, l’écoutant avant de lâcher la bombe. « Je crois que je suis enceinte. »

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Mar 5 Nov - 17:59



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    Question d'habitude, nous prenions tout ce que nous pouvions prendre et balancions le tout, pèle mêle, dans nos sacs. Nous n'avions pas franchement le temps de regarder ce que nous prenions. Alors la seule règle, c'était d'en prendre un max. Et évidemment, nos choix premiers se tournaient vers tout ce qui était ou semblait être comestible. C'était en majorité de bouffe que nous manquions cruellement. Et histoire de changer un peu de la viande que nous pouvions trouver et chasser en pleine forêt. Même si nous ne pouvions évidemment pas faire la fine bouche. Nous mangions ce qu'il y avait et nous remercions le ciel pour tout ça. Même quand c'était sacrément mauvais. Ou que, parfois, ça nous rendait malade. Tant pis. Tant que nous avions quelque chose dans le ventre de façon plus ou moins régulière, nous prenions sans trop nous plaindre. Et c'était très bien ainsi. Malheureusement, il était de plus en plus difficile de trouver des aliments encore comestibles, vu le temps depuis lequel les zombies avaient envahit nos terres. Désormais, il était plus question de chance qu'autre chose. Parce que nombreux étaient les survivants qui avaient cherché de quoi se sustenter dans les grandes surfaces. Et du coup, il était de plus en plus compliqué de trouver quelque chose à se mettre sous la dent. J'étais justement en train de fourrer une boîte de conserve dans mon sac à dos, quand un bruit m'interpella. Tous les sens en alerte, je me figeai et redressai la tête pour voir Victoria s'approcher de la porte. Je la rejoignis et je n'eus pas le temps de comprendre quoi que ce soit, qu'elle m'attrapait par le tee shirt pour m'entraîner au dehors. Il était trop tard pour nos deux comparses. Raison pour laquelle nous rejoignîmes la voiture sans un regard en arrière. Et à peine Victoria eut-elle le temps de claquer sa portière, que je démarrais et filais à vive allure.

    Et je n'accordai qu'un bref regard à mon rétro, pour m'assurer que la horde était assez loin. Et c'était bel et bien le cas. Je parvins à retrouver mon souffle sans trop de mal, habitué que j'étais à devoir courir comme un dératé. Finalement, c'était ça notre quotidien à nous autres survivants. « On dirait qu'ils se réunissent ... Tu crois qu'ils sont capables de comprendre qu'ils sont plus forts quand ils sont plus nombreux ? Ou peut-être que des survivants sont passés par là et que tous les groupes de rôdeurs qu'ils ont croisés, ont finit par se retrouver comme ça ? » Emis-je tout haut, avant de grimacer. « Putain je sais pas mais j'espère qu'ils n'ont pas conscience des survivants, d'aussi loin ... » Marmonnai-je ensuite avant de pousser un long soupir de lassitude. Mais ce n'était rien. Rien de véritablement inquiétant. On s'en sortirait toujours. J'étais si perdu dans mes pensées et mes craintes à ce sujet, que je ne réalisai pas de suite les dernières paroles de Victoria. Le silence perdura durant d'interminables minutes, avant que ses mots ne se fraient un chemin jusqu'à mon cerveau. Et le temps que l'idée s'installe, je ralentis peu à peu la voiture, jusqu'à finalement m'arrêter au bord de la route, heureusement déserte. « Tu crois que ... Quoi ... ? » Demandai-je sur un ton des plus bas et lents. Mais j'avais bien entendu. Un peu trop même. « Impossible ... » Protestai-je toujours sur le même ton, en tapotant doucement le volant de mes doigts. « Pourquoi tu penses ça au juste ? Si c'est parce que tu n'as plus tes règles, dois-je vraiment te rappeler que le manque de nourriture y est sans doute pour beaucoup ? » Tentai-je sur un ton léger. C'était plus facile que d'accepter l'idée qu'un truc pareil puisse être arrivé. Je refusais qu'elle soit enceinte. Pas parce que je ne souhaitais pas d'enfant d'elle. Dans un autre contexte, j'aurais adoré ça. Mais là ... Elle avait de grandes chances d'y passer, si elle était vraiment enceinte. Or, l'idée était intolérable.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Sam 9 Nov - 9:35



    Tybalt & Victoria

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    Je secouais la tête. « Non ils ne peuvent pas être zombies et intelligents, on arrête de déconner 5 minutes, marre que tous soient plus forts que les petits survivants pas vraiment entrainés que nous sommes ! Après ce sera quoi ? Y’en a qui vont se réveiller savant, capable de comprendre l’utilisation de leurs pouces opposables pour ouvrir une porte ?! » Lançais-je un peu agacée de ce que nous venions de vivre et des conclusions que nous pouvions en tirer. Conclusions qui ne me sciaient guère vraiment ! « Il faudra prévenir les autres, et puis ne crois pas que je sois ingrate, ce bunker c’est un quand même une chance, parce que sous terre et quasiment hors d’atteinte, mais entre nous, j’aimerais bien qu’on trouve autre chose sur le long terme, s’ils se regroupent trop proche de nos sorties, comment fera t-on pour sortir chercher à se nourrir ? Je n’ai pas envie de rester coincée sous terre à cause d’un troupeau de marcheurs ! » Lui dis-je en réalisant qu’étant donné, ma peut être situation, ce serait carrément mauvais. Je me tue alors quelques minutes, avant de lâcher la bombe, non parce que je ne sais pas lui mentir très longtemps et j’ai même le besoin de lui dire la vérité, c’est lui, c’est mon compagnon le plus proche et peut être le père… Putain, si c’est vrai que je suis enceinte, je vais redoubler d’agressivité envers tous ceux qui s’approcheront de moi, déjà que je n’étais pas commode, c’est con. Je réalise alors que la voiture s’arrête et que Tybalt, vient aussi de réaliser ce que je venais de dire. Il sembla préoccupé au plus haut point, avais-je mal fait de lui dire mes craintes et doutes ? Trop calme, beaucoup trop calme, je l’avais vu qu’une seule fois comme ça, et ce n’était pas bon signe du tout. Dans un tout autre contexte, il aurait peut être sauté de joie, mais par les temps qui courre je ne peux pas lui en vouloir de flipper. La survie sans cette complication est déjà compliquée, alors une survivante envoyée à chaque sortie, enceinte qui plus est, ce n’est pas tout à fait une bonne nouvelle. Je déglutis, en tirant sur les manches de ma chemise. « Je sais, ça pourrait être ça, mais… je suis forcée de constater que la nausée ne me quitte plus depuis une semaine, chaque matin, elle est présente… J’ai mal aux seins, j’ai plus mes règles, et j’ai envie de dormir tout le temps. » Lui dis-je le regard bas, d’une voix calme et mesurée, rien ne sert de le faire exploser de colère, il faut temporiser tout ça. « Écoutes, j’ai piqué un test de grossesse ou deux dans l’épicerie, rentrons, que je puisse te rassurer. » Je remarquais que je n’avais pas dit ‘nous rassurer’ mais bien ‘te rassurer’, quoique j’en pense, une partie de moi, était contente de ce fait, ne plus être réellement seule, se battre plus férocement pour le petit être qui aurait réussit à se frayer un chemin dans le chaos, c’est une belle preuve que l’humanité sera sauve, c’est une belle preuve que tout est possible, même l’espoir, même l’amour. Arrivés devant la porte du Bunker, je me glissais en premier, regardant aux alentours, et descendis les escaliers sombres en m’aidant à tâtons des murs de part et d’autres. Quelques uns nous attendaient, et nous leur annoncions que nous étions les seuls de retour, encore et toujours… Pas plus forts non, juste plus déterminés à ne pas se laisser bouffer, et depuis plus d’un an, nous en avions vécu des vertes et des pas mures. Je laissais la nourriture, les serviettes hygiéniques et tout ce petit monde, dentifrice, savons et bouteille d’eau à Dixon, avant de filer sous le regard de Tybalt, dans un wc. Ce n’est pas facile pour une survivante de faire pipi normalement, mais à grand renfort de deux gourdes d’eau, je finis par avoir envie de faire ça. J’attendis d’avoir terminé d’être aux toilettes, pour laisser Tybalt entrer, de sorte que nous attendions ensemble. Assise sur la cuvette fermée des chiottes, me rongeant un ongle, j’attendais les deux putains de minutes prescrites. Silence dans la pièce, intense réflexion, pour finalement que je relise les indications sur la boite, avant de regarder finalement le bâtonnet. Deux lignes roses étaient apparues. Si je dis négatif et qu’il me voit grossir à vue d’œil, il ne me pardonnera pas de lui avoir mentit, même si j’aurais adoré le faire, pour le rassurer réellement. « Positif. » Soufflais-je alors d’une voix d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Shadow box - P. Tybalt Morrisson Dim 10 Nov - 1:28



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    Certes, jusqu'à présent, je n'avais pas encore pensé à ce que nous ferions si jamais les rôdeurs venaient à faire une petite réunion sur notre toit. Parce que oui, nous vivions sous terre. Et oui, c'était une bonne chose comme c'en était une très mauvaise. Mais pour l'instant, nous n'avions pas trouvé mieux et devions donc faire avec sans nous plaindre. Ce n'était pas comme si nous avions le droit de nous plaindre de grand chose désormais. Et chaque chose qui jouait en notre faveur, méritait davantage un incroyable merci et une reconnaissance réelle. Ce bunker avait donc représenté une belle aubaine pour nous autres survivants. Et pour l'instant, nous n'étions pas encore en mesure de penser à trouver autre chose. Ca arriverait sans doute. Mais pour l'instant, nous pensions surtout à nous reposer dans cet abris qui représentait un incroyable cadeau, avant de penser à chercher autre chose. Je ne répondis donc pas vraiment aux paroles de Vic, préférant simplement hocher la tête de façon positive. Oui, il faudrait que l'on pense à chercher quelque chose de mieux ailleurs. Mais un mieux, ce serait un immense camp de survivants. Avec toute une armadas de militaires pour nous protéger. Et de scientifiques pour sauver l'humanité. Inutile de préciser que j'avais totalement perdu espoir depuis le temps que nous étions envahit par les zombies. A savoir, un an et demi déjà. En un an et demi de combat perpétuel, jamais aucune nouvelle ne m'a fait l'effet d'une bombe, comme le fit l'annonce de Vic. Enceinte. Elle pensait être enceinte. L'idée eut un mal fou à se frayer un chemin jusqu'à mon esprit. Chose pour le moins logique me semblait-il. Et je refusais tellement l'éventualité d'une grossesse, que je tentai quelques explications à ceci et à cela. Mais force me fut de constater que ses arguments étaient infaillibles et réels. Beaucoup trop de  choses qui poussaient bel et bien à croire qu'elle était enceinte. Et quand elle mentionna les tests de grossesse, je pinçai les lèvres et repris la route sans un mot. Je ne savais pas que dire pour l'instant. Mais je priais intérieurement, répétant encore et encore la même prière, pour que les résultats soient négatifs et qu'elle ne soit pas enceinte. A notre retour dans le bunker, je la laissai expliquer pourquoi nous n'étions plus que deux. Aussi horrible que ça puisse sembler, j'en avais déjà oublié nos pertes tragiques.

    J'étais bien trop obnubilé par l'annonce de Victoria, pour penser à ça. Et sous le regard des autres membres de notre groupe, nous disparûmes en laissant nos trouvailles derrière nous. Et j'attendis derrière la porte des toilettes que Vic me laisse entrer. Ce que je fis quelques minutes plus tard. Bras croisés, mine renfrognée, lèvres pincées, j'attendais le visage bas, qu'arrive le résultat. Et le couperet tomba. Clair, net, limpide. Le genre d'annonce qui vous coupe les deux jambes, qui vous glace sur place, vous fait avoir la crise cardiaque de l'année. Encore une fois, j'eus besoin de quelques secondes de réflexion, avant de réagir. Et ma réaction ne fut peut-être pas vraiment celle que l'on aurait pu attendre de moi. Avant l'épidémie, avec Victoria, j'aurais sauté de joie et l'aurais embrassé à en perdre haleine. Au début de l'épidémie, j'aurais faits une crise de panique et peut être même que j'aurais pleuré. Là, je fis quelques pas dans la micro pièce, au bord de l'implosion. Pas de larmes, non. De rage. Ce sentiment de colère qui me prenait aux tripes, grossissait et grossissait encore, me rongeant, me brûlant de l'intérieur. Quand j'arrêtai d'évoluer dans la pièce, ce fut pour flanquer mon poing dans un mur, une fois, deux fois, trois fois. Et je dus m'arrêter quand le sang commença à perler sur mes phalanges. Mains posées à plat sur le mur, j'y posai également mon front, regard rivé sur le sol et respiration saccadée. « Je suis désolé. Tellement désolé. C'est de ma faute. Je n'ai pas été assez prudent. Quelle connerie aussi. Qu'est-ce que j'ai fais ... ? Qu'est-ce que je t'ai fais ? » Gémis-je d'une voix torturée, mâchoires serrées et avant que ce ne soit mon front que je ne cogne contre le mur. Assez fortement. Mais pas assez pour faire disparaître la douleur qui m'étreignait le coeur et me faisait suffoquer. Je fis un pas en arrière et, bien incapable de regarder Victoria dans les yeux, je portai mes mains à mon crâne en regardant de partout sauf dans sa direction. « Je vais réparer mon erreur, d'accord ? Trouver une solution pour t'en débarrasser. » Toujours le même ton précipité, perturbé, torturé. Difficilement compréhensible à cause de ma respiration toujours aussi laborieuse, poussée par une panique et une rage grandissante. C'était évidemment contre moi que j'en avais. Je me faisais actuellement horreur.  « On va t'en débarrasser. » Répétai-je en glissant mes deux mains devant mon visage. Je refusais de considérer cet être logé au creux de son ventre, comme mon enfant. Comme un enfant tout court même. Pour moi, il n'était représentatif que de mort. La mort de la seule personne que j'aimais et qui comptais encore pour moi.

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