Fucking Trap - Jaccen Allister
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Fucking Trap - Jaccen Allister

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MessageSujet: Fucking Trap - Jaccen Allister Jeu 17 Oct - 19:31


Jaccen & Meghan

Comment je vais faire, comment je vais pouvoir survivre aussi longtemps sans Evan ? Ces questions ne me lâchent jamais, je suis tout le temps en train de me les poser. Si pour la survie il faut être futé, je crois que ça ne va pas le faire… Je ne suis pas stupide, mais clairement pas courageuse. Pour vous dire, là, présentement, je suis à l’intérieur d’une souche d’arbre mort, en pleine foret, parce que j’ai fuit un rôdeur… J’ai appris à me contorsionner, à me faufiler partout où je pouvais être hors d’atteinte et loin de la première ligne de combat, autant dire que si j’avais du être soldat, j’aurais été déserteur ! ou mort… Bref, je fais quelque chose de très bizarre, pliée en deux dans cette souche, laissant les insectes par encore zombifiés, eux… me grimper dessus parce que je n’ai pas le choix et que tout vaudra mieux que de me faire mordre. Bref, je sors de mon soutien gorge un mp3 avec des écouteurs, oui il n’y a plus d’électricité depuis belle lurette, mais je l’ai trouvé il y a quelques jours, et chaque jour, je l’écoute une minute pas plus, la musique adoucit mon trouble et mes nerfs à vifs. Je mets la musique et je ferme les yeux pour m’imaginer quelque part d’autre, dans un autre monde, où tout ça n’existe pas ! Dans mes oreilles, ce n’est plus mon souffle que j’entends, ni les petits craquements du dehors, ni leurs râles affreux, non j’écoute Good Life de OneRepublic… Et dire que la personne qui l’a perdu est morte ne sert à rien, parce que là je tente de me décontracter. Je n’écoutais pas forcément ça, mais ça me fait un bien fou en cet instant. Je murmure silencieusement les paroles, je commence à les connaitre par cœur. Et l’instant est pour le moins troublant, dans mon esprit, je revois mes amis, ma famille, Evan… Oui j’ai envie de pleurer, mais certains souvenirs sont salvateurs, et je m’accroche à eux du mieux que je peux. Je pourrais presque sentir le vent chaud, et pourtant il fait affreusement froid même dans ce cercueil naturel. Je me laisse bercer et chaque rythme à la batterie me permet de me reconstruire un peu, de me donner un élan autre que celui de la fuite, enfin… Si c’est un semblant de fuite que je suis en train de faire, mais j’en ai besoin, tellement besoin. Ça se termine doucement, sur le dernier baiser que j’ai échangé, avec Evan et une larme coule sur ma joue. J’éteins le MP3 qui affiche une batterie à demie entamée et le range sous mon t-shirt d’homme, dans l’armature crasseuse de mon soutien gorge. J’écoute autour, même si j’aurais voulu prolonger l’instant, et rien ne semble bouger, je pose mes mains sur le sol, et tends la tête au dehors, j’observe et autour, il n’y a plus âme qui vivent ou survivent avec leur esprit en bouillie. Je m’extirpe de là, en rampant, dans cette action, je ne suis pas totalement silencieuse, quelques branches mortes craquent, et je me fige en jetant un regard alentours. Je ne ressemble plus à grand-chose, les cheveux longs attachés par un élastique maculé de sang, le visage recouvert de sueur et de terre, portant un jean déchiré, un t-shirt à manches longues, deux fois trop grand pour moi, et une paire de vieilles converses à carreaux trouvées lors d’une ancienne excursion en ville. Je ne sais pas où je me trouve. Sur moi, j’ai un vieux briquet dans une poche, une lance en bois taillée pointue dans le dos, attachée par des morceaux de cordes, et une gourde en métal, accrochée à un passant de mon jean. J’ai froid et le vent glacé de la nuit, à fait gercer mes lèvres. J’ai faim et n’ai pas mangé depuis 2 jours… On dirait une môme qui vient tout droit d’un roman de Victor Hugo, sauf que ben je ne sais pas chanter, donc les misérables ce n’est pas pour moi. Je percute une chose, au loin, je crois rêver, mais je viens de voir passer quelqu’un… Pervers sociopathe tendance dingue ou survivant un peu sensé ? Voilà encore une bonne question, et comme poussée par une curiosité désespérée, je me lançais vers ce feu follet. Doucement d’abord, puis, j’accélérais le pas, en priant pour ne pas avoir simplement rêvé cette présence là… quelqu’un je vous en prie, aidez moi… Donnez-moi un morceau de pain, une discussion, et puis ben je vous laisserais repartir si je n’ai pas le choix. Trop absorbée par tout ça, je ne vis pas de suite le piège se refermer sur ma cheville, et je décollais du sol à vive allure, pour me retrouver pendue par un pied, la tête en bas, le t-shirt sur les bras, le ventre à l’air et l’autre jambe tendue en avant. Je poussais des petits cris, gesticulant là comme une poupée désarticulée, et tentais de remettre mon t-shirt dans mon jean, pour cacher ma poitrine à vue même encore à moitié cachée par mon soutif.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Jeu 17 Oct - 21:03

Je déteste la nuit. Un écrivain dont j'ai oublié le nom disait que les soldats préférent la nuit car au matin, les horreurs qu'ils ont vécut prennent vie. J'ai tendance à être bassement terre à terre, le jour, la vue est plus dégagée et j'ai plus de facilité à voir les puants approcher.
A la tombée de la nuit j'étais arrivé aux abords d'une petite ville. Hors de question d'y pénétrer de nuit. Les puants savent parfois se faire discrets et si je n'y vois pas bien, la lumière de ma torche risque de les attirer, sans parler de la fatigue, si je ne suis pas au top je peux me faire surprendre. Il me reste un vieux bout de pain dur, un fond d'eau et une barre de céréale.
Je me trouve un arbre idéal. Je pose quelques pièges en hate de sorte que je puisse entendre si un puant approche. Je m'attache au tronc et j'attends essayant de dormir écoutant tout les bruits de la nuit. Il fait sombre et au loin j'entends les bruits des puants, ils sont loins et Ô comble de ma joie, il fait suffisamment de vent pour qu'ils ne me sentent pas.

A la cime des arbres, je fus rapidement éveillé par le soleil. Rien autour de moi, croyez moi si vous le voulez, mais chaque nuit j'ai peur d'ouvrir les yeux avec un puant en train de me grignoter. Pas encore pour ce matin, je me détache et fidèle à ma méthode, je fais une ronde de plusieurs centaines de mètres en chasse. Mon silencieux vissé au bout de mon M4, tous sens aux aguets, je tourne autour des mes pièges les évitants soigneusement tout en créant un périmètre de sécurité et si un puant me suis, il tombera dans mon piège.

Soudain un bruit en arrière, pas le temps de regarder, je ne suis pas loin de mes pièges. Le truc me cavale derrière, j'aime pas ceux qui sont capable de sprinter. Il va m'obliger à tirer une balle et devoir démonter et nettoyer mon flingue. Bah ça vaut mieux que de crever.


Je me glisse autour d'un arbre pour se surprendre mais là second bruit. Un piège déclenché. Je contourne l'arbre et reviens. Une femme. Je pose un genou à terre et vise. A droite à gauche. Je suis loin d'elle qui pendouille. Ainsi je suis en sécurité le temps de voir que la femme est seule. Un truc cependant, elle ne fais pas les bruits habituels des puants. Je reste a distance et pointe mon arme sur son front prêt à faire un trou dedans. Elle tentait de se tenir habillée. Donc ce n'était pas un puant. Ou pas encore...

"vous avez été mordu ? Vous êtes blessée ?"

Demandais je d'une voix douce écoutant autour de moi, un truc semblait étrange. L'air était lourd, le bruit des feuilles n'était pas celui du vent qui les balayent. Sans attendre la réponse de la femme, je lachais mon arme qui se replaça grace aux attaches élastique contre mon torse canon en bas. J'ai toujours aimé ces gillets tactiques pour ça. Je crochette la nuque de la femme. Je la place horizontale au sol et de l'autre main, je tranche la corde. J'accompagne sa chutte et la voici sur pieds. J'aurai pu la laissé au cas ou un groupe de puant approche ça me permettrait de filer plus vite, mais je ne suis pas une ordure et je crois que j'adorerai parler avec quelqu'un.

"On vous a suivi ?"
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Dim 20 Oct - 16:06

Jaccen & Meghan

Putain la tête en bas à me débattre comme une poupée de chiffon, je me fis la réflexion très nette qu’il fallait vraiment que je change de t-shirt, trop de tissu, tue le tissu, si ça continu je vais mourir étouffée là ! Je gesticule, je tente et y arrive presque, à foutre ce putain de haut dans la ceinture de mon fute. Et là, on me parle, je me fige, tourne la tête et rencontre les genoux d’un homme. Enfin il n’aurait pas parlé, je n’aurais pas pu me dire qu’il s’agissait d’un homme ! Il me demande si je suis mordue ou blessée et là, ben je réponds avec beaucoup de naturel, en laissant les bras tomber vers le bas et mes mains toucher le sol. « Non, je suis une mite en pull over ! » Ok, ça n’a rien à voir avec la question, les questions, mais ça m’agace ces questions idiotes ! Non je ne suis pas morte, non je ne suis pas en train de me nécroser, j’ai juste beaucoup trop de sang dans le crâne et ça me plait pas du tout ! « Vous pourriez… » Lui demandais-je en lui désignant mon pied en l’air, qui allait manquer de sang cruellement pour le coup ! je suis pas sure qu’il ait relevé ma pique d’humour, parce qu’il lâche son flingue, me crochète la nuque, et je me retrouve en position un peu plus normale, quoique toujours pendue par le pied, et finalement, il coupe la corde et là, je comprends toute la subtilité décrite par Newton, autant accrochée j’avais l’impression d’être un peu légère, mais là clairement, le poids de mon corps revenant vers le sol, je peux vous affirmer que je sens encore nettement mon propre poids. Je mets un temps à me remettre vraiment sur mes guiboles, j’ai la tête qui tourne, j’ai toujours détesté les manèges à sensations fortes avant la pandémie, et c’est toujours aussi vrai, après celle-ci. Je colle ma paume sur le front, et le sang recommence à circuler normalement, tandis qu’il me demande cette question tout aussi futile que les deux autres. « Ouais j’adore me balader dans les bois, avec un orchestre philharmonique… ça vous dérange pas ? » Oui, j’étais ironique et oui c’était du pur sarcasme, mais je comprenais ses craintes, j’entendais aussi ce pas traînant et franchement, même si j’avais envie d’une petite discussion autour d’un croûton de pain ranci, ben là, j’ai plus envie de me carapater, les jambes autour du cou. Je guette, je me tais, et je réalise alors que derrière lui, y’a 4 zombies qui nous ont repéré, dont un, à qui il manque deux bras… Mais dont la mâchoire claque toujours aussi bien. Me décomposant du faciès, je tends le bras et l’index vers eux pour que mon nouvel ami les voie. « Bon ben c’était chouette de vous rencontrer, mais moi je sais pas me défendre donc… » Je l’invitais à buter, les 4, que j’avais surement rameuté toute seule comme une grande en le suivant lui.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Dim 20 Oct - 19:54

A vrai dire mieux vaut être trop prudent que pas assez. Mais à croire que le proverbe aussi conne que canon prenait tout son sens. Pourquoi devait elle beugler toutes ces conneries sans aucun sens ? Me faire rire ? Aucune chance, pas avec ce qui peut rôder dans ces bois. La jeune femme était en train de blablater horriblement, elle couvrait tout les bruits allentours, je déteste ça. J'ai qu'une envie à cet instant, lui fourrer le canon de mon flingue dans la bouche pour la faire taire, mais ce serait mal. Elle pourrait m'obliger à tirer et à gâcher une balle.
L'idée de lui fourrer mon dernier quignon de pain dur restant dans la bouche pour l'occuper me tente d'avantage quand un craquement de branche et un bruissement de feuilles me fit glacer le sang. La peur, elle me tord le ventre alors que je prie pour me trouver face à un chien ou un orchestre Philarmonique pourquoi pas. Mais non. Sans rien laisser paraitre de ma peur, je pivote sur moi même. Lève mon arme et place mon doigt sur la gachette. Le pouce décroche la sécurité de mon M4. J'ai 4 puants en face de moi, un sans bras un peu en avant qui fais claquer sa machoire avec un grognement glutural dégeulasse à souhait. Je sent enfin leur odeur, ils puent la charogne, j'ai la gerbe. Mais je calcule. Ils sont proches mais j'ai le temps, la femme parle, elle ouvre la bouche et parle trop tard pour écouter, j'ai tiré. Une secousse dans l'épaule, le silencieux étouffe le coup de feu. La tête du zombie sans bras explosa. Dans la seconde suivantes, j'ai fais feu deux fois, deux zombies s'éffondrent.

Le dernier avance irrémédiablement, sur sa tête, je contemple ses cheveux noirs et épais. Je n'ai que ses dents à éviter. IL approche. Je lâche mon arme qui se plaque sur mon torse. Ce que je fais est débile dans le fond, mais l'Alaska est loin, j'ai besoin d'un maximum de balles et j'ai totalement confiance en moi malgré mes carences alimentaires. Il approche en tendant ses bras pour me saisir. Je me glisse dessous et dégainant mon couteau tactique, je tranche dans ses ligaments, son bras tombe inerte et inéficace. Si je bouzille la méchanique son corps ne lui servira à rien. Je passe dans son dos et l'agrippe par les cheveux. Aucune prise pour lui. Je tape dans ses genoux, par derrière un coup sec. ça craque atrocement. Le puant tombe à genoux mais pas le temps pour lui de pousser un cri que j'enfonce le couteau dans son oeil et perfore son cerveau. Il convulse et tombe. Par sécurité, je lui enfonce une nouvelle fois derrière le crane dans l'occiput et m'assure qu'il ne se relèvera pas. J'essuie ma lame sur lui avec précautions et me redresse en la rengainant, les lames tactiques ne gardent pas le sang. J'ai tiré trois balles, j'ai buté 4 puants. Je me tourne vers la jeune femme avec un regard sévère.

"Suivez moi, sans parler et faites le minimum de bruit."

Je tente de rester poli allez savoir pourquoi ? Je pourrais la planter là et me tirer, mais je n'en ai pas envi. Je crois que je suis juste heureux de constater que je suis pas le putain de dernier être vivant sur cette planète. Depuis un mois que j'ai quitté Rodriguez, je n'ai croisé que des gens que j'ai vu mourrir. Cette fois on va essayer de ne pas commettre d'erreurs. Je passe devant relevant mon arme qui refroidie, ce soir il faudra que je me trouve un lieu fermé ou j'aurai le temps de démonter et nettoyer mon arme. Je fléchis les genoux et remonte mes épaules, j'ai une posture assez basse typique des rangers. J'ouvre le chemin en silence, on va tenter de quitter la forêt et de rejoindre un petit village que j'ai remarqué sur une carte il y à quelques jours, a vrai dire j'aurai préféré l'éviter mais maintenant que j'ai des obligations de nettoyage et une femme peu voir pas discrète sur les bras, je vais devoir combiner autrement. Déjà je vois un tallus qui me plait. Je m'y oriente avec la jeune femme sur mes talons.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Mer 23 Oct - 22:48

Bon je ne sais pas pourquoi j’avais déblatéré autant de connerie en si peu de temps, le fait est que c’était sorti avec un naturel déroutant. Je lui indiquais les zombacs qui arrivaient, et voulu prendre la tangente, mais GI JOE en personne, alla juste les liquider avec une dextérité, qui me laissa pensive et pantoise à la fois. Il revint vers moi, et m’ordonna de le suivre en silence, d’habitude je déteste qu’on me donne des ordres, mais pour le coup, je me surpris vivement de le suivre sans rechigner. Malheureusement silencieusement, discrètement ce n’est pas ce que je fais de mieux… On m’a souvent dit que mon arrivée était assimilable avec un éléphant dans un magasin de porcelaine. C’est méchant, j’en conviens, mais ma maladresse chronique couplé à mon incapacité au silence, font que je comprends les tenants et aboutissants d’une telle thèse avancée. Bref. Je suis au début le plus silencieusement possible, mais mon nouvel ami, prend des poses de chasseurs ou de marines, et moi derrière je ne savais pas trop comment me mettre, les index collés pour faire un faux flingue avec la pose des drôles de dames peut être ? Non, à la place, je me glissais vers lui, avec la légèreté d’un mammouth. Putain, j’ai perdu bien 10 kilos depuis un an, et pourtant je fais autant de bruit ! Et là, tout s’enchaina, avec une précision dingue, un zombie arriva de derrière un fourré sur ma droite, et m’attrapa le bras droit, je poussais un hurlement sonore, de surprise bien sur, reculant dangereusement, et ne vis pas du tout le micro ravin… Dans lequel, mon corps si gracieux bascula, sauf qu’avant de chuter avec l’autre bouffeur de cervelle, je n’ai rien trouver de mieux que de me rattraper à la ceinture de mon nouveau compagnon d’infortune, ainsi, trois corps plus ou moins conscient de la chute, tombèrent à la renverse dans un genre de grande marre de boue et de flotte croupie. Criant, pour tenter de ne pas me prendre un coup de dent, je tentais d’une main d’attraper ma lance et de l’autre de repousser sa tête horrible et purulente. Ce salopard était en train de dégouliner sur moi, et je me débattais comme je pouvais. Finalement, je réussis plus ou moins, à le faire rouler dans la boue et ne prenant pas attention à mon compagnon, j’attrapais ma lance et la plantais férocement entre les deux yeux du troisième corps, c’était peut être la première fois, que je faisais ça, et je restais là, sous le choc, à regarder le corps sans vie, transpercé par ma lance en bois, qui avait brisé sous le coup… « Il faut qu’on bouge je sais, j’ai… j’ai du rameuter les autres… » Dis-je dans un état second. « Je ne vous en voudrait pas si vous voulez continuer seul, de toutes façons… je pense que la mort, sera préférable pour moi… » Je ne le regardais pas, le regard rivé sur le crâne de l’autre macchabée qui s’enfonçait dans la boue de la marre, boue dont j’étais presque quasiment recouverte en totalité. Une larme coula sur ma joue, et j’entendais au loin les râles qui arrivaient, je ne sais pas prendre soin de moi toute seule, je ne sais pas rester en vie, à quoi bon lutter…
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 25 Oct - 19:11

Pincez moi je rêve, cette dinde non contente d'être la femme la moins discrète du monde est en plus la plus tarte ? Elle marche derrière moi et j'ai l'impression qu'un connard avec des casseroles au pied s'amuse à faire le plus de vacarme possible, du coup je n'entend pas le puant qui déboule sur le flanc de la jeune femme qui hurle et nous entrainent tous dans une chute. On finit dans la boue mais pas de casse pour nous en revanche elle perfore de sa lance le crane du puant qui tombe dans la boue. Mais je comprends, cette femme est en état de choc. Si j'ai tendance à faire face à ces saloperies, la jeune femme elle semble les subir de plein fouet. Elle est en larmes et pleine de boue, elle est a bout, fatiguée épuisé. J'ai une petite chose fragile en face de moi. Et ça me touche. Je n'ai pas vu d'humanité depuis très longtemps, j'avais oublié ce goût dans ma bouche. Elle regarde le cadavre du puant s'enfoncer et je crochette sa nuque de ma main. je l'attire contre moi et la serre doucement alors que j'entends les puants qui s'approchent.

"restez calme, tout vas bien. Je ne vais pas vous laisser mourir. Ecoutez, vous aller respirer profondément et faire exactement ce que je vous dis ok ?"

Je me détache d'elle et achève de l'enduire de boue, je fais la même avec moi même et nous ressemblons à deux gros tas de terre. Les puants seront bientôt là. Je prends une poignée de petits cailloux et les balancent au loin. Je murmure alors à la jeune femme.

"Ils sont comme des animaux, ils entendent et ils sentent, mais pour certains, la vue fais défaut, vous n'allez plus bouger et ne plus parler, respirer doucement et quoi qu'il arrive faite moi confiance il ne vous arrivera rien."

Je passe mon bras autour de sa taille, j'ai le temps de décrocher mon arme pour la libérer et la pose devant le ventre de la jolie jeune femme. Je la plaque contre moi, son dos écrase mon ventre. je m'adosse à un rocher et nous laisse glisser, la boue va bloquer notre odeur et si nous ne faisons pas de bruits, il passeront sans soucis. Je pose mon menton sur son épaule et j'attends, les puants sont allés vers là où j'ai fais du bruit. Certains approchent pour renifler le zombie mort. J'observe sans un mot, aucun geste brusque. Si la jeune femme ne fais pas ce que je lui dis nous auront du mal à nous en tirer. Mais elle semble tenir bon. Je prends sa main dans la mienne et caresse de mon pouce le dessus de sa main pour l'encourager à rester forte le temps que les puants se cassent. je n'en rate pas une miette, je suis si proche d'eux et c'est souvent très instructif d'observer l'ennemie...
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Sam 26 Oct - 12:35

Je ne compris pas ce qu’il m’arriva. Je me retrouvais contre lui, j’étais à mille lieux de penser qu’il ferait ça. Me coller une balle dans la tête, ou se tirer fissa étant les deux seules possibilités que j’avais échafaudées dans mon esprit troublé. Il me chuchota des mots, et je vous jure, je ne suis pas comme ça d’habitude, mais en cet instant, avec lui là, GI Joe, dans cette posture ridicule, moi collé à lui, recouverte de boue avec des zombies qui vont pas tarder à arriver… Je me sentie incroyablement en sécurité. Alors que je ne le connais pas, il est peut être devenu cinglé avec le temps et la solitude, ou c’est peut être juste une ruse pour me donner à bouffer à des membres de sa famille zombie, qu’il a gardé dans un camp pas loin… ça semble gros certes, mais ce n’est pas loin d’un cas de figure qui c’était présenté à nous (Evan et moi) quelques mois plus tôt. Et on avait faillit y passer tous les deux comme des cons. Bref. J’hoche la tête pour lui signifier que j’ai comprit et que je ferais tout ce qu’il me dira, parce que s’il peut faire en sorte qu’on s’en sorte, je ne suis pas contre. En fait, c’est juste que je suis contre de lutter seule, je vais mourir quoiqu’il arrive, c’est affreux ce monde là, lorsqu’on est seule. Ses mains glissent sur ma peau et il étale la boue sur mon visage et j’écoutais ses indications avec le plus grand sérieux, il avait l’air tellement sur de lui, tellement maitrisé, tellement sain. J’allumerais un cierge si je m’en sors, et si par la suite, je me rends compte qu’il n’est pas juste un manipulateur complètement frappé. Ni une, ni deux, je me retrouve sur lui, son arme collé sur mon ventre, et mon dos contre son torse. Je fais ce que l’on m’a demandé, je respire par petite lapée, et le plus doucement possible, collant mes mains sur son bras autour de ma taille, j’ai besoin de ce contact surréaliste, j’ai l’impression de ne plus être seule pour gérer mes paniques et stress, et en cet instant, je n’ai besoin que de ça. Ce contact, je sens la puissance de son corps dans mon dos, il est super musclé, c’est la réflexion première et idiote qui me vient à l’esprit, tandis que j’entends les zombies s’amasser vers nous. Je ferme la bouche et serre les lèvres pour retenir tout hurlement, je prie en mon for intérieur, et j’espère de tout mon cœur qu’aucun ne va vouloir se pencher au dessus de nous. Finalement, crispée comme pas permit, sentant le souffle régulier de mon compagnon, à mon oreille, je les vois repartir, du moins de les entends repartir parce que j’ai préféré fermer les yeux. Lorsque la forêt redevient un peu plus calme, et naturelle dans le sens où les râles sont maintenant lointain, mon corps se relâche contre lui, et je pousse un soupir, calant ma tête contre son épaule avec plus de relâchement. « Merci mon dieu… » Me mis-je à murmurer. « Merci d’être resté là… »Je tournais la tête lentement vers la sienne, levant le regard vers son menton, vers sa bouche. « Il va falloir se trouver des fringues, ou une rivière… » Dis-je et pourtant je ne bougeais pas, comme si j’attendais qu’il me donne l’autorisation de le faire.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Lun 28 Oct - 20:19

Malgré mon air assuré, je balise un max. Mais je reste fort et droit, je n'ai pas le droit de faiblir. Je regarde au loin les fourrés qui bougent et vont s'écarter bientôt pour laisser passer ces faces de cauchemards mais je me sent bien. Mon premier vrai contact humain depuis je ne sais plus quand. Je la serre contre moi et je me sent bien, je me sent sur de mon fait et de moi. Les puants débarquent. Mon index se dégage de la gachette et se pose contre afin d'éviter de tirer par mégarde. Je dois me faire silencieux. Ces saloperies peuvent me voir mais s'il ne nous sentent pas ils nous prendront pour autre chose.
Effectivement, ils passent leur route. Je reste sans respirer de longues secondes jusqu'à ne plus les entendrent. La jeune femme dont je ne connais même pas le nom laisse éclater doucement son soulagement. Je me risque à un petit sourire en coin qui accentue la petite fossette sur ma joue. Sans se dégager, elle tourne la tête pour me regarder. Elle me parle de rivière, de se laver. Elle n'a pas tort. Et je dois nettoyer mon arme pour être sur qu'elle fonctionnera demain si je recroise des puants. On va devoir entrer en ville... Mais la bonne nouvelle c'est qu'elle ne compte visiblement pas me quitter de sitôt et quelque part ça fait du bien.

"On va devoir entrer en ville... ça ne me fait pas plaisir, mais on doit jouer la discrétion, trouver une planque ou nous seront en sécurité"

Je la fait se lever doucement et me redresse aussi, je remet la sécurité de mon arme en place et regarde la jeune femme.

"Je me nomme Jaccen, Jaccen Allister, on parlera plus tard, restez près de moi et essayez de ne pas faire de bruit, imitez mon style de déplacement, ça va vous faire mal aux cuisses mais au moins vous ferez le minimum de bruit, si vous voyez un Zombie, vous me tapotez l'épaule du côté où vous le voyez. Ne paniquez pas et restez toujours près de moi."

Je la regarde et j'ai l'impression que je viens de lui donner un mode d'emploi pour faire une opération à coeur ouvert. Je lui fait un nouveau sourire, tiens, ça fait deux fois. Heureusement que personne de mon unité est là car je me ferait allègrement vanner. Mais elle m'amuse cette petite femme, elle est tellement différente de moi. Je tapote son épaule avant d'effacer mon sourire.

"ça va aller vous en faites pas"

Je me met en marche doucement faisant en sorte qu'elle me suive je vais essayer de nous trouver un coin tranquille, mais je redoute vraiment les villes et villages, le danger rôde dans tout les recoins.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Sam 2 Nov - 17:39

Trop d’informations en si peu de temps, il s’appelle Jaccen, on va devoir entrer en ville, il faut que je marche comme lui pour me sentir plus légère, et tout va bien se passer. Voilà tout ce que mon cerveau perturbé a réussit à retenir. C’est peu. Quant à moi, j’ai bredouillé un « Meghan » lorsqu’il se présenta, je ne suis même pas sure qu’il ait entendu. Nous revoilà partis vers la ville, et je déteste ça, la dernière fois que j’étais en ville, Evan est mort, j’ai du lui enfoncer un couteau entre les deux yeux et je me suis retrouvée archie seule au milieu d’une horde de zombies. Je ne sais pas comment j’ai fait pour rester en vie tiens. Je le suis, et je tente de marcher comme lui, mais à part me lancer dans les cuisses, l’effet bruit est le même, on dirait un éléphant. Bref, on sort de la forêt, et je n’ai plus d’armes, autant dire que je suis presque morte, j’ai récupéré une demie lance pointue qui a un œil au bout de la pointe, œil que je n’ai pas réussi à retirer tellement j’ai trouvé ça dégueulasse. Un pas sur le bitume, et je sens que ça va mal tourner. Je me fige alors, immobile, à l’orée de cette ruelle déserte pour le moment. « Je ne peux pas… » Lui soufflais-je alors qu’il s’éloignait. « Je ne peux pas entrer en ville… je suis terrorisée, la dernière fois que j’ai fait ça, mon compagnon et mari a été tué, ils lui ont arraché la gorge, sa pomme d’Adam pendait lamentablement sur sa gorge, et il me regardait avec des yeux blancs, révulsés d’horreur… » Lui murmurais-je assez fort pour qu’il entende. « Je ne sais pas me défendre, je vais vous faire tuer, je suis désolée déjà qu’à cause de moi, on soit dans cet état de décomposition naturelle pour une fois… Je ne me sens pas de traverser cette route et faire comme si j’étais une warrior, ce que je ne suis pas, et je suis en panique présentement, du coup je déblatère à vive allure et je m’en excuse vivement, ça craint putain, je ne sais pas si je vais réussir à m’arrê… » Je me coupais net, la bouche encore ouverte, réalisant qu’un peu plus loin dans la ruelle, un troupeau de rôdeurs venaient vers nous. Je couinais alors, terrorisée. « J’aimerais faire péter la ville avec une grenade ou une bombe, pour qu’ils meurent tous… » Lui dis-je avant de finalement être emportée vers lui par mes jambes qui me criaient ‘courage fuyons’ avec flegme ! Je courrais sans trop savoir ou aller, et finalement je pénétrais dans un bar, pour tomber nez à nez avec un zombie, hurlement silencieux, avant que je le pousse, qu’il chute sur une table. Et je fonçais derrière le bar, pour me planquer tandis que mon GI Joe attitré se débarrasse du corps. Accroupie là, je réalisais juste qu’une tête sans corps était en train de claquer des dents près de moi, je me relevais comme un diable sortie de sa boite, en poussant un couinement aigu. « Putain… Je n’aimais pas les films d’horreur de mon vivant et je suis en plein dedans, au secours Jaccen, y’a une tête là… » Ouais on dirait vraiment une fifille dans toute sa splendeur si je ne me contenais pas un peu, j’aurais sauté sur Jaccen, pour lui grimper sur le dos, pour ne plus toucher cette terre dégueulasse, recouverte de tout un tas de choses humaines dégueulasses. « Sauvez moi, sauvons nous » Le pressais-je, réalisant qu’il y avait un escalier là derrière nous. Tentons le tout pour le tout, je commençais à le grimper.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Dim 3 Nov - 13:53

Meghan, elle se nomme Meghan. ça lui va bien. Mais rapidement elle tente de me suivre, j'aurai bien filé mon flingue à cette femme, l'idée m'avait traversé aussitôt écarté par mon esprit pragmatique. Je ne sais pas si elle sait tirer et chaque balle est précieuse, si elle ne tue pas elle est gâchée. Et puis j'ai peur qu'elle soit du genre à vider le chargeur sur un zombie sans parvenir à lui toucher la tête.
Elle est derrière, elle me suis, mais elle fait un boucan du diable, quelques fois je presse l'allure pour la distancer d'un mètre ou deux pour mieux écouter. Le parcours se fait facilement malgré tout, on approche de la ville, j'évite de nous faire déplacer trop à découvert cherchant du regard le meilleur endroit pour se planquer pour la nuit. Mais Meghan commence à me raconter son histoire j'essaye de lui faire signe de parler plus bas que ce n'est pas le moment que moi aussi j'ai peur. Puis je la vois se figer. Pas besoin de regarder ce qu'elle vient de voir pour savoir ce qui me glace la colonne vertébrale. Nous avons tous ce regard il me semble. Je me tourne et vise. Je pourrais faire un carton mais je perdrais trop de balles et ils sont si nombreux que je ne peux pas les compter. Ma tête réfléchie rapidement à quoi faire dans l'immédiat pour nous tirer de là mais Meghan pars en courrant. J'ai même pas le temps de lui crier non.

"quelle conne."

Je quitte ma planque et tente de la suivre, elle cours au hasard, elle est stupide. J'ai très envie de lui tirer dans la jambe et de la laisser se faire bouffer pour que je puisse m'en sortir, mais non. Je réalise que le troupeau approche d'un pick up Warmer de 1978, celui que j'avais récupéré de mon père. Ils sont une sale tendance à conserver de l'essence dans un réservoir ridicule. J'ai un angle. Je ne fais ni une ni deux. Mon genoux se pose au sol sans douleur grace à ma genouillère, j'ajuste mon fusil M4 sur l'épaule et aligne la mire, je met moins de 1 seconde à faire ça. Je bloque mon souffle, je presse la détente. Un boum fabuleux se déclenche et le pick up explose, les zombies sont soufflés ou brulent, en tout cas ils sont retardés. C'est là que je me sent encore plus con. On a rameuté la ville, ça débarque de partout. Ou est cette putain de bombe H quand on en a vraiment besoin ? Je tuerais pour un soutient aérien chargé de napalme.

Je rentre dans le bar, Meg cavale en haut d'un escalier. Un zombie se relève, je trouve une queue de billard cassé et pointue. Je la lui plante sous la machoire et perce son cerveau par dessous, il convulse et meure pour de bon cette fois, j'ai économisé une balle. J'ai juste le temps de pousser un canapé contre la porte pour les ralentir que j'abadonne cette tête sur le bar qui me regarde et cours à l'étage. Je lâche mon fusil qui se plaque à mon torse grace aux sangles élastiques et reste en place. Petit espace veut dire combat rapproché. Machinalement, je dégaine mon flingue. Je ne prends pas le temps de visser le silencieux et prend dans la gauche lame vers le bas mon couteau tactique. Je croise mes poignets. Main gauche en soutient lame vers l'avant comme une baillonette. Main droite posée par dessus le canon de mon arme faisant le prolongement de mon regard. J'espère ne pas trouver Meg gorge ouverte en train de se faire bouffer par un puant. J'ai le stress, je ne veux pas l'abandonner. Mais on est parti pour se faire coincer, c'est stupide de monter quand on panique car en haut il n'est plus possible de se défendre ou de fuir, on affronte sa fin. J'avance lentement je cherche Meg.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 8 Nov - 21:46

D’accord c’est n’importe quoi, j’ai paniqué, je suis partie comme une flèche, si j’avais pu me nicher dans un trou de souris je l’aurais fait, tout en montant les escaliers, je me dis qu’à tout moment je vais en croiser un autre, un puant, un zombac, l’un de ceux qui n’ont plus de mâchoire à force de se casser les dents sur les côtes solides des survivants attaqués. Je ne peux pas m’arrêter en faite, cette foutue tête m’a filé la frousse, et tout en grimpant jusqu’au dernier étage, sans m’arrêter réellement, je réalise que je suis en train de pleurer. Mon seul mécanisme de défense consiste à courir, pleurer ou crier, je suis nulle, c’est pour ça que je vais mourir. Je m’arrête en haut, je n’entends rien, que les pas de Jaccen me suivant, il faut trouver un endroit en sécurité, n’importe quoi je m’en fiche, quelque chose en tout cas. J’ai entendu la détonation, j’ai compris qu’il avait fait péter quelque chose, j’aurais voulu voir ça, mais à la place, j’ai préféré courir comme une dératée direction le bar du coin. Je n’y avais pas pensé avant, mais je ne cracherais pas sur une bonne rasade de téquila. Ce n’est pas le moment, j’ouvre une première porte sur la droite, je n’ai pas le choix en fait, y’a trois portes, et à tout moment je peux tomber sur un puant. Heureusement la première porte ouvre sur un bureau, complètement vide, y’a du sang sur les murs oui, mais pas de puants, ni de tête sans corps claquant des dents, non juste un bureau, je vais à la fenêtre et vois le feu, ouais ça en a cramé quelques un mine de rien. Avec un peu de chance, ils ne nous ont pas vu, pas réellement, et on serait peut être en sécurité pendant quelques minutes. J’espère plus. Je ressors du bureau et avant que Jaccen arrive à mon niveau, ouvre à la volée la seconde porte, ça ne manque pas évidemment, y’en avait un à l’intérieur et c’est une charmante jeune femme, dénudée, aux veines saillantes et poitrine à moitié bouffé, qui vient à notre rencontre, je fais un bon sur le côté, pousse un petit cri bien sur, avant de shooter dedans, ma pointe de lance est trop courte, je n’aurais pas le courage de la lui planter dans la tête, et pourtant, je vais devoir, sachant que Mademoiselle cachait son compagnon tout aussi affreux, lui, ne reste que la moitié de son visage en place. « Vous êtes tout à fait charmant mais pas mon type. » Lui lançais-je sous forme de plaisanterie, avant de le pousser vers un mur, coller la paume de ma main sur son front dégueulasse, grimaçante, avant de finalement réussir non pas à me faire mordre, mais bien à lui planter la lance (ou ce qu’il en reste) dans le crâne. Je lâchais tout, et le corps retomba sur le sol. « Décidément, c’est ma journée… » Soufflais-je, en essuyant d’un revers de main, mon front maculé de son sang dégueulasse. « Je tuerais pour un bain… » Ajoutais-je avant de finalement entrer dans la seconde pièce, qui s’avéra être une chambre, avec un placard, que j’ouvris, pour trouver des vêtements, d’homme certes, mais des vêtements. « Bingo. » Dis-je à Jaccen, avant de retirer mon t-shirt boueux à moitié sec et cartonneux, attrapant ensuite une chemise que j’enfilais. « Parfait. » Je réalisais seulement là, que je m’étais foutue torse nue devant lui. « Désolée, je vais retirer mon jean, pouvez vous vous retourner ? » Mon cul c’est sacré, il est maigrichon ces temps ci, et j’ai mieux à faire que de me le faire reluquer, après tout je ne sais pas s’il est sain d’esprit. « Je rêvais de me retirer ses fringues, merci d’avoir fait sauter la rue, j’aurais voulu être là, mais j’ai paniqué, et puis… Il faudrait aller ouvrir la dernière porte, faire le ménage, j’entends rien là, on est peut être tranquille. Merci de m’avoir aidé, et merci d’être resté avec moi, j’ai apprécié votre geste, et votre proximité… » Je réalisais que dans ma diatribe verbale je venais de lui faire un aveu qui pourrait paraitre déplacé. « Enfin, votre présence, pas proximité, même si oui vous êtes charmant pour un survivant, d’ailleurs, vous ressemblez à GI Joe, je vous appelle intérieurement comme ça, désolée, je me remets à parler de trop. » Durant tout ce temps, j’avais eu le temps d’enfiler un autre pantalon, un peu trop grand certes, mais avec une corde autour de la taille (corde qui tient ma gourde) ça va parfaitement.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Lun 11 Nov - 13:27

Meg m’a mis le stress, j’ai peur de débouler en haut et de la trouver en train de se faire bouffer par un puant dégueulasse. Alors que je vais m’engager dans le couloir je me fige avec une arrière pensée. Je fonce connement sans prendre de précautions. Je me retourne et observe. Rien. Les puants que j’ai pris dans l’explosion du pick up sont mort ou déboussolés. La tête coupée trône toujours sur le bar et j’ai peur qu’elle n’alerte les autres. J’ai a peine le temps de visser mon silencieux au bout de mon arme de poing que je la met en joue et tire. Elle éclate sans bruit. Je guette un peu. Aucun puant ne rentre et s’ils tentent de le faire ils vont faire un boucan du tonnerre. Ça laisse du repos. Je grimpe à l’étage en hâte. Une porte. Je la ferme derrière moi. Je trouve un balais et m’en sert pour bloquer la porte histoire d’avoir une seconde sécurité. J’entends alors Meg parler. Je m’élance rapidement essayant de pointer du bout de mon arme chaque recoins que je « sécurise » j’ai une pensée pour mon unité quand dans ma tête résonne leurs voix au son de RAS… RAS…

Je déboule et trouve Meg au prise avec un puant qu’elle fracasse avec son restant de lance. Elle s’en sort bien, mais cette femme bénéficie d’une chance affolante presque odieuse. Elle enchaine avec la porte restante comme si de rien n’était. J’ai envi de crier non mais elle semble contente de ce qu’elle trouve. Je guette un peu les alentours quand je me fige face à la jeune femme. Elle vient de retirer son haut sans détour, je peux tout voir. Ça remonte en moi comme une bouffée d’adolescence. Comme si j’avais jamais vu une paire de seins. Mais étrangement les siens me semblent parfait, c’est là que je remarque que cette femme est sans doute la plus belle que j’ai jamais vu. Je dois rougir un peu mais je suis incapable de détourner mon regard d’elle. Elle me fixe comme si elle venait de se rendre compte de ce qu’elle vient de m’offrir là… Je reste face à elle quand elle me dit qu’elle va retirer son jean et si je peux me retourner parce qu’elle va l’enlever, j’ai aucune envi de me détourner pour voir des corps en charpies et décomposés alors qu’une femme sublime et bien vivante se trouve devant moi. Elle commence à parler et lui fait signe de se taire en plaçant mon index sur mes lèvres.

« essayez de garder le silence au maximum, je sécurise l’étage, prenez votre temps et attention avec ce sang que vous avez sur vous. »

J’essaye d’être doux, le plus doux possible dans ma voix, mais la voir nu m’a mis le feu. Je réalise que j’ai pas baisé depuis des siècles et j’ai l’impression que ma tronche est en feu. Je vérifie la pièce et la salle de bain d’un regard. Tout roule. Je sors avec un dernier regard sur elle et un sourire, j’essaye de contempler uniquement son visage, mais mon regard glisse sur son corps entier avant de sortir. J’ai l’impression d’être un putain de satyre mais c’est trop tard. Je me retrouve dans le couloir avec un zombie mort. Que du bonheur. Je fais le tour des pièces que Meg a ouvertes et observe en silence, rien de fameux à trouver là dedans, du matériel de bureau. Je cherche le strict nécessaire. Je trouve un coupe papier, pointu et long, parfait à enfoncer dans le crane d’un puant, je le glisser près des tournevis attachés sur mon gilet pare balle. Toujours pratique en combat rapproché. Je planque les cadavres dans un coin et ferme la porte. Il est temps de revenir vers la jeune femme. La douche coulait. Je m’emparait d’une table que j’installais. Gardant mon arme de poing à portée, je me mit en t-shirt pour démonter mon M4 et le nettoyer précisément tout en gardant la tête relevée au cas ou j’aurais une faille dans mon système de défense improvisé. J’écoute le bruit de la douche pour ne pas avoir un réflexe malheureux en l’entendant débarquer dans mon dos.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Mar 12 Nov - 19:27

Je regarde mon buste, en effet, y’a du sang un peu partout… Yeurk. Il quitte la pièce, et je me dirige vers la petite salle de bain, honnêtement lorsque j’ai ouvert l’eau, je ne pensais pas en trouver. Elle est marronnasse dégueulasse, elle n’est pas fantastique et froide, mais ouais, y’a de l’eau ! Ni une, ni deux je retire mes fringues et je saute dans la douche, c’est plus que froid, c’est glacé, mais j’y vais quand même, je frotte le sang un peu partout, la boue ici et là sur mon visage et mes mains et je sors… Pas de serviette, jusqu’à ce que je trouve un semblant de chiffon à peu près propre, je me sèche par tampons, parce que ce sera toujours mieux que de réenfiler des sapes trempées. Et finalement, je remets la chemise, je remets le pantalon, et j’abandonne l’idée de remettre mon soutif, vu l’état avancé de délabrement. Je sors de là, pour retomber nez à nez avec Jaccen. « L’eau est gelée, mais c’est de l’eau, elle est aussi marron dégueulasse, mais ce sera toujours ça de gagné… » Lui dis-je en lui indiquant la petite salle de bain derrière moi. Je lui laisse la place, et reste dans l’espèce de bureau chambre adjacent. Je ne sais pas ce que je cherche, mais je fouine, sait on jamais ce que l’on peut trouver dans certains lieux abandonnés. Pour l’instant, on est tranquille, mais pour combien de temps ? Je tombe sur les comptes du bar en bas, sur les carnets de marchandises, de livraison, pas vraiment intéressant, pas vraiment utile en fait. Je m’assois sur un lit une place poussiéreuse, et attrape un livre corné sur lequel du sang séché est resté… Putain, la mort c’est vraiment le pire à vivre, déjà avant la pandémie c’était compliqué, mais là. Là c’est de pire en pire, mais je suis contente d’avoir trouvé quelqu’un d’à peu près sain… Je ne le connais pas encore, et peut être que je vais me rendre compte qu’il est barge, sociopathe, tueur en série en fuite ou autre, mais pour le coup et dans l’instant, je peux jurer que je suis mieux ici qu’ailleurs. Je ne peux pas m’allonger et dieu sait qu’un peu de sommeil me ferait du bien, mais j’ai peur de m’allonger sur la place du mort. Que lui ait-il arrivé à ce tenancier de bar ? Quelle est son histoire ? Est-ce que seulement, quelqu’un se soucie de savoir les parcours chaotiques de ces personnes mortes et disparues ? Il n’existera peut être plus de livres, que des récits de survivants écrits ici et là, à l’encre ou au sang. C’est d’une tristesse réelle. L’eau s’arrête de l’autre côté de la porte, et je me dis qu’il aura besoin d’intimité pour se changer, du coup, je me relève et sors sur le palier, ils sont morts les êtres décérébrés sur le sol, et je les regarde sans trop m’approcher pour autant, et j’écoute les bruits environnant, pas de bruit, ou juste lointain d’un feu qui crépite. Je ne sais pas trop où nous nous trouvons, les noms de villes traversées ne me disent plus rien depuis que tout ça à commencer, il faut dire que je n’ai jamais vraiment voyagé. Lorsqu'il a terminé, je me retourne vers lui. « J'ai besoin de savoir qu'elle est votre histoire... Si ça ne vous dérange pas trop bien sur. »


Dernière édition par Meghan Quyeras le Mar 12 Nov - 22:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Mar 12 Nov - 19:53

Assis au bureau j'écoute parfaitement ce qu'elle me raconte, j'hoche la tête mais on verra plus tard pour la douche. L'mportant est d'avoir une arme fonctionnelle le plus longtemps possible, j'ai souvent vu des gens se croire fort parce qu'ils avaient un flingue et crever car le chien, la gachette ou que le mécanisme merde a cause d'une absence d'entretient. Mon flingue m'aide à rester en vie alors il a la priorité. Je fini de remonter mon M4, Meg est là avec un livre. Je dégaine mon poignard pour l'avoir en main au cas ou et démonte mon arme de poing. Plus rapide a nettoyer et remonter, je la range dans son étuit contre ma cuisse. Je me tourne vers la jeune femme et retire ma veste pour rester en t-shirt. Elle me dit alors qu'elle veut connaitre mon histoire. Il faut que je me lave. Je désigne la douche d'un mouvement de tête.

"je vais me laver, restez près de la porte et regardez l'entrée de la chambre pour éviter qu'on se fasse surprendre connement, je vous raconterai"

On pourrait me croire flipper mais oui, je le suis. Je n'ai aucune envi de me fair tuer. Et un excès de prudence n'est pas un défaut à mon sens. Je profite du soleil couchant en me disant qu'on n'allumera pas la lumière ce soir car on montrerait notre présence.

Je passe dans la salle de bain. Couteau dans la douche, arme de poing à portée. Je me met en boxer. Putain, j'ai les cheveux longs, la barbe a déjà poussée mais c'est ma mine fatiguée et les joues creusées que je contemple, je suis torse nu. J'ai toujours eu une musculature fine et bien dessinée. Je suis sec mais là j'ai l'impression d'être désséché. Il va vraiment falloir que je pense à faire un vrai repas. Je tourne le dos à Meg qui se place à la porte et commence à me doucher, c'est froid. Mais mon corps ne réagit pas. J'ai connu pire. J'ai de l'eau, alors la température importe peu. J'évite juste de la boire on sait jamais, une bonne chiasse serait une vrai galère. Meg attend mon récit. Restant de dos à elle, je me savonne avec un morceau qui ressemble à une pièce de 1 dollards.

"Je viens d'une unité de Rangers au nouveau Mexique. En rentrant de mission en Amerique centrale on a découvert que la base était infestée. J'ai perdu trois hommes ce jour là. Puis on a tenté de trouver des survivants, de sécuriser une ville. Peine perdu, j'ai perdu tout mes hommes. Nous n'étions plus que deux et on s'est séparé, il est retourné vers le Mexique. Moi je pars pour l'Alaska. J'ai un chalet là bas et quelques armes et c'est le lieu ou j'aimerai le plus me trouver."

Je ne raconte pas tout, j'ai pas envi d'entendre quelqu'un me plaindre. L'avantage avec cette saloperie de pandémie c'est qu'on est tous égaux en souffrance. Je me rince et coupe l'eau et me tourne vers elle sans me cacher, j'ai jamais été pudique et à vrai dire, je pense à tout sauf à jouer les prudes. Je me sèche avec un bout de tissus qui traine là, on dirait une serpière qu'on a laissé sécher ici. Je m'habille de mon boxer et mon pantalon ajuste mon holster et récupère flingue et lame mais je reste torse nu.

"Et vous ? j'ai l'impression que votre survie tiens du miracle non ?"

J'esquisse un petit sourire pour lui montrer que j'essaye d'être sympa et de la taquiner pour essayer de voir un sourire aujourd'hui...
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 15 Nov - 22:11

Il se douche et je ne regarde pas, parce que l’intimité c’est tout ce qui nous reste, et que je ne suis pas ce genre de nanas. Pas forcément prude, y’a des moments, ou je me dis que de me perdre dans les bras d’un homme, me ferait un bien fou, mais les survivants sont souvent cinglés, et j’aurais peur pour la suite des évènements… Le genre, survivant ancien sérial killer, qui après m’avoir sauté, me jetterais en pâture aux zombies pour finir de prendre son pied. Je fronce les sourcils à cette pensée, avant de relever le nez légèrement, je suis rentrée dans la petite chambre bureau et j’ai fermé la porte qui donne sur le couloir, parce que voir le corps des puants étendus là sur le sol, n’est pas la vue la plus sympathique. Il m’explique alors son parcours, et son corps est caché par la vitre floutée de la douche, je ne distingue que ses puissantes épaules, je baisse le regard pour me concentrer sur autre chose, sérieusement ça craint. Je l’écoute, c’est un ranger, d’accord je comprends mieux ça maitrise des armes et du terrain dangereux… GI Joe, est donc réel. Un ancien soldat qui a perdu son unité, et qui souhaite partir vers l’Alaska, pourquoi pas après tout ? Lui au moins a un but, moi je ne sais même pas si je réussirais à m’en sortir toute seule jusqu’à demain ! Lorsqu’il coupe l’eau, je ne relève pas de suite le visage, regardant encore le livre entre mes mains, et puis il s’adresse à moi, et mon regard balaie son corps complètement nu, pour finalement se planter dans le sien. Très bien, c’est… étrange, mais soit, remarquez j’ai bien retiré mon t-shirt dégueu tout à l’heure devant lui, sans lui demander son avis, donc… Je me fixe sur ses yeux, parce que si je regarde en l’air, il va comprendre que ça me gêne et si je regarde en bas, il va peut être penser que je ne suis pas insensible à son corps juste parfait. Je me racle la gorge, rougis bien sur, mais je continue à le regarder dans les yeux, attendant qu’il n’enfile son pantalon. Une fois chose faite, je me détends un peu, mais je ne peux pas manquer la contraction de mes muscles et la crispation notable de tout mon corps en fait. Il faut que je me laisse respirer un peu, Evan est mort, la chaleur humaine, n’est qu’en fait représenté que par les étreintes des puants que j’évite soigneusement… Je me mords l’intérieur de la lèvre, avant d’hausser les sourcils. « C’est… sur… » J’esquissais un tout petit sourire timide. « Ma survie à moi, ne ressemble pas à la tienne… Je suis seule depuis 3 semaines je crois, bien que je ne compte plus les jours… Mon mari voyageait avec moi, il me protégeait et maintenant il est mort… Et moi, je me demande tous les jours, comment je fais pour garder le cap. Je ne sais pas me servir d’une arme, lorsque je vois des puants, je me glisse dans des cachettes improbables, tout à l’heure avant de tomber dans ton piège, je m’étais glissée dans le tronc creux d’un arbre mort, pour lui échapper. Je suis la souris, pas le renard en fait. » Lui dis-je en haussant les épaules avant de lever réellement le nez vers lui. « Tu… m’as sauvé la vie là bas dans le ravin… Merci vraiment… » Dis-je d’une petite voix timide, comme un souffle. « Maintenant je me doute, que tu dois vouloir repartir vers l’Alaska… Moi… je pense que je vais rester ici, dehors c’est pas pour moi. » Dis-je en hochant la tête, pour me convaincre de mes propres paroles. Les larmes aux yeux, je tentais de contenir la venue des larmes à l’idée de me retrouver seule. Et puis contre toutes attentes, je me levais, pour lui fondre dessus, lui sauter au cou, le serrant fort contre moi, pour sentir cette chaleur humaine réelle, qui m’avait tellement manqué.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 15 Nov - 22:36

J'ai un petit sourire quand elle me tutoie. J'ai encore cette putain de rigidité militaire qui me ferait presque l'appeller Madame comme le veux la convention, mais j'ai jamais été un soldat très zélé sur le protocole. Je suis du genre à me la jouer efficace. Elle me parle de son mari. J'ai une peine profonde pour elle et je crois que je ne préfére pas savoir ce qui est arrivé à ce Evan. J'ai perdu des gens qui m'étaient chers, mais j'ai toujours été un solitaire. C'est sans doute ma force en ce monde. Rien a perdre, rien à gagner. Juste survivre le plus longtemps possible. Et ça tombe bien, c'est à ça que je suis le meilleur. Elle me remercie de lui avoir sauvé la vie et j'esquisse un petit sourire, cette petite bombe sexuelle a bien failli me faire crever 10 fois.
C'est alors qu'elle me sidère. Elle semble au bord de craquer nerveusement et me demande de l'abandonner et que je peux reprendre ma route. Je la sent à bout. De force et de nerfs. Je fais un pas en avant. Je plaque mon torse a son corps, elle est à peine plus petite que moi. Je crochette sa nuque de ma main et la serre contre pour enfouissant son visage au creu de mon cou. Croyez moi si vous le voulez mais elle me touche profondément. C'est comme quand on est au front au combat, on se dit que le monde est fou et qu'on est plongé dans une merde dont on ne veut pas. Mais on espère le jour ou l'on rentrera et ou ce ne sera qu'un souvenir. Mais avec ce qui se passe dehors c'est juste l'enfer.

"pleure si tu veux"

Je la tutoie, parce que même moi j'ai besoin de me sentir proche d'un être vivant, de parler, d'avoir un truc humain à partager. Mon autre mais se glisser derrière ses reins et je la serre plus fort. J'ai le menton posé sur le haut de sa tête. J'attends un moment gardant un oeil vers la porte. Réflexe de sécurité. J'attends qu'elle se calme et lui dit d'une voix douce.

"maintenant réfléchi. Tu vas rester seule ici et crever de fin, l'eau n'est même pas potable je pense. A tout casser tu vas tenir 5 jours et tu vas agir connement et te faire bouffer. Tu vas encore me traiter de GI joe, mais je crois que je suis ta meilleur chance en ce moment. Là où je vais, j'ai stocké des vivres, la maison est résistante et a deux on est plus fort"

Je la recule et la regarde dans les yeux, elle semble si fragile et j'ai envi de lui promettre la lune si ça peut lui faire juste oublier sa peur un moment.

"je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais si tu me fais confiance, et que tu m'écoutes comme tout à l'heure dans le bois, on peut s'en tirer. Au moins le temps qu'on te trouve un endroit sur ou tu pourras te poser si tu le désire, mais d'ici là, je pense qu'on augmente nos chances en restant ensemble."
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 15 Nov - 22:59

Il me sert contre lui, sans que j’ai besoin d’émettre une idée, un son, un murmure, ni une envie, juste il me prend contre lui et me serre, autre détail qui a son importance, il m’autorise à pleurer contre lui, et ça, ça vaut tout l’or du monde, cette parole, ne manque pas de me faire ouvrir les vannes, je m’accroche à lui et je pleure sans retenu aucune. Debout là contre lui, je me laisse aller, et je me sens incroyablement en sécurité, alors que j’ai toujours eu une certaine méfiance pour tous les autres survivants. Non, là contre Jaccen, le monde peut s’écrouler bien plus, j’ai l’impression que rien ne peut m’arriver, et doucement les larmes et sanglots, disparaissent comme ils sont venus, je renifle oui, et j’essuie mes larmes, tout en écoutant ses paroles. J’aime ses paroles, elles ont le don, comme sa proximité, de me réconforter et c’est juste parfait, c’était juste ce que je rêvais d’entendre de sa part. Il me recule et plante son regard dans le mien, je renifle une nouvelle fois, tout en essuyant mon nez d’un coup de revers de manche de t-shirt, pas glamour j’en conviens, mais qu’est qu’on en a à foutre d’être glamour ou pas ! J’hoche la tête, pour toute réponse. « Merci, promis je pleure plus, enfin… presque plus… » Lui dis-je une petite boule dans la gorge continuellement présente. On dirait une gamine, j’ai l’air d’une môme, habillée avec les fringues de son père qui plus est. Je passe une main dans mes cheveux. « Pourras-tu m’expliquer comment fonctionne une arme à feu… un jour ? » Lui demandais-je tour en restant en face de lui. « Que je meure… » Je m’arrêtais, réalisant que l’expression ‘que je meure moins con’ faisait tâche dans le décor. « Enfin tu vois, que j’apprenne un truc qui me sauver, bien que je doute que tu veuilles me laisser une de tes armes entre les mains… » Dis-je en baissant les yeux. « Mais ce serait cool, de ne pas juste un boulet de plus, j’aimerais pouvoir me défendre au besoin, sans que tu aies besoin de me sauver H24, ou du moins H24 durant ce voyage… » Je glissais mes mains dans les poches du pantalon, dans la posture de la gamine qui demanderait un gros service. « Et puis si tu es un ancien soldat, tu dois savoir former… non ? » Je levais le nez de ma contemplation du sol, vers son regard qui m’était apparu alors si tendre et si sensible. J’attendis qu’il ne me parle, avant de lui proposer de rester peut être là quelques heures, de dormir pourquoi pas, et peut être de repartir après… en quête d’une voiture. « Je conduis très bien, je faisais des rallyes par chez moi, des rallyes pour amateurs certes, mais c’est quand même mon seul atout dans la survie… » Lui dis-je avant d’aller m’asseoir sur le rebord du lit. J’avais envie qu’il me reprenne dans ses bras, mais c’était quand même un peu trop de lui redemander ça, alors que je venais de pleurer contre son torse encore incroyablement formé… Arrêtes de penser à ça, je déglutis alors. « Je pense qu’on peut s’allonger tous les deux là, et puis… ça me rassurerait… que tu sois… là… » Finis-je par avouer en lui glissant un petit regard par en dessous, agrémenté d’un battement de cil.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 15 Nov - 23:18

(pfiou je suis gâté quel bel avatar ^^)

J'ai l'impression que j'arrive à la calmer et que je lui dis les mots juste. Elle se reprends, c'est bien. Elle parle, elle tourne elle vire. Elle me donnerait presque le tournis.

"je te formerais comme je peux, on va devoir bosser en équipe et faire en sorte de pouvoir compter l'un sur l'autre. Mais là, on va profiter d'avoir ce repos pleinement. Nous verrons la suite plus tard."

Bon a vrai dire ce serait un exploit si j'arrive à en faire un soldat capable d'être calme et de prendre le temps d'ajuster un puant pour lui loger une balle entre les deux yeux et pas vider connement le chargeur de l'arme sur lui. Pour l'instant mon flingue sera plus efficace dans son holster à ma cuisse droite. Mais je comprends qu'elle veuille se rendre utile.

"ne t'en fait pas tu auras ta part de travail dans notre progression"

Elle s'écarte et je retourne vers mon gillet pare balle. Il j'ai mon flingue à la cuisse et je met la sécurité de mon arme mais je l'approche du lit. Je prends mon couteau et je le passe dans ma ceinture. Si je dors ce soir dans ce lit il faut que je puisse réagir dans la seconde en cas d'attaque. Je crois que je tuerais pour une simple nuit au calme, mais ces portes qui nous coupent des puants dehors n'ont pas de verrous et malgré les protections que j'ai placé, je crois que si les puants nous repèrent elles ne serviront qu'à les ralentirs, a nous de rester discrets. Alors quand elle me parle de Rallye et de trouver une voiture, je l'immagine moteur grondant furieusement roulant dans les rues attirant tout les puants du pays avec le boucan. Mais bon c'est intéressant à savoir.

"ça peut être utile on verra ce qu'on peut faire, mais l'essence est rare et il serait trop dangereux de perdre du temps à Siphoner des fonds de réservoirs"

C'est alors qu'elle me demande de rester près d'elle sur le lit. A vrai dire c'était bien mon idée. J'hoche la tête avant de lui lancer une boite de chili con carne, vive les conserves.

"On va d'abords manger un peu. Je vais observer les allentours, mange la moitié et laisse moi le reste. On va dormir dans ce lit j'ai le sommeil léger ne t'en fait pas. Au petit matin on repart"
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Ven 15 Nov - 23:41

(bril)

Il acquiesce, il est gentil et vraiment réconfortant, je ne pensais pas qu’il existait encore des personnes dotée encore d’humanité réelle. Je réalise que oui il avait l’intention et ce avant que je l’invite à venir sur le lit, de dormir sur le lit sur lequel je suis assise. Je me trouve con, d’avoir pu penser, qu’il me demanderait quelque chose. Il me lance alors une conserve et j’ai juste le temps de la réceptionner avant qu’elle ne me percute le torse. Je regarde l’étiquette… Je déteste le chili con carne, mais je ne peux pas faire ma difficile, je n’ai pas mangé depuis deux jours déjà ? Du coup j’ouvre le couvercle et hoche la tête lorsqu’il me demande de lui en laisser la moitié, ça va de soit, je ne suis pas une morfale non plus. Je m’aide du couvercle pour manger, ça fait une espèce de cuillère, coupante certes, mais je préfère ça que les doigts. Les premières bouchées sont difficiles, j’ai du mal à avaler, il faut dire que c’est froid, pas mon plat préféré, et surtout solide… Après des jours à manger des trucs en sachets, qu’il me restait de la survie avec Evan, là c’était compliqué. Je pris le temps de bien mâcher et surtout de me forcer à avaler tout ça, sans avoir un haut le cœur. Je réussis admirablement la tâche, puis je me levais en posant la boite de conserve et son couvercle sur le bureau, devant lequel il avait nettoyé son arme un peu avant. « Merci… » Je n’avais pas mangé la moitié, moins certainement, mais si je poussais trop, je finirais par me faire vomir. Je retournais vers le lit, retirais les draps tachetés de sang, et étalais la couverture par-dessus de le matelas et l’oreiller. M’allongeant sur celui-ci contre le mur, sur le côté, un bras sous la tête, le regardant, attendant qu’il ne me rejoigne. Etrange, de faire tout ça en fait, étrange d’en attendre auprès de quelqu’un que je connais depuis moins de deux heures maintenant. Mais soit les règles pour faire connaissance, on changé, c’est ce qu’il faut en retenir, tout a changé, même nous… alors l’ancienne éducation et les peurs stériles dues à des rapprochements direct, je vous assure que j’en m’en cogne. Je sais que j’ai besoin de me retrouver contre lui en cet instant, et c’est plus fort qu’un quelconque passé avant la pandémie. Face à face, il a terminé de manger, il est venu s’allonger, et le contact avec son regard me plait, la proximité aussi, je lui adresse un sourire léger, mais un sourire quand même. « Je me sens tellement… en sécurité… » Lui dis-je dans un murmure, sur le ton de la confidence, lentement je pose ma main libre à plat contre son torse, sentant la chaleur de sa peau se rependre sur ma paume. « J’ai besoin de… toucher… désolée… » Lui dis-je en fronçant les sourcils, me rendant compte que cette dernière phrase était pour le moins ridicule. Tout aussi doucement, mes pieds vinrent se mêler aux siens, c’est magnétique, j’ai besoin de ce rapprochement pour me sentir en vie, j’ai besoin de lui en cet instant.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Mer 20 Nov - 8:51

Je laisse ce chili dégueu mais plein de protéine a Meg qui l'ouvre. Je passe dans le couloir. Je dévisse une ampoule et la mettant dans un tissus, je la brise pour en faire des petits éclats que je répand au sol près de la porte, si des puants décident de débarquer, je pourrais être avertis.

Une fois fait, je vais observer par la fenêtre du bureau. Je vois une superette et un chemin couvert pour y aller et sans doute que nous pourrions quitter la ville par là bas... Je laisse là mes réflexions, car j'ai de bonnes raisons de croire que cette nuit aucun puant ne s'invitera. Alors une fois persuadé qu’aucun zombie ne rentra ici sans faire un barouf du diable je retourne vers Meg et referme la porte derrière moi. Alors que je mange un peu de ce chili gerbant en me forçant, je remarque qu’elle a fait de ce lit crasseux un nid qui semble accueillant et sur lequel elle s’est installé. Le lit étant contre le mur, Meg s’est placée de sorte qu’elle se retrouve entre celui-ci et moi. Tant mieux je l’aurai proposé, j’aime mieux me savoir en première ligne qu’elle en cas de « réveil ». Mais je chasse cette pensée alors que je repose la boite de conserve dont il reste un tiers de son contenu et place mon fusil d’assaut au pied du lit, mon arme de poing sur une chaise non loin et le couteau sous mon oreiller. Nous sommes encore dans les régions dites chaudes, mais même quand il faisait froid j’ai toujours dormi ainsi, ça évite qu’au matin on grelotte parce qu’on est trop couvert et on met trop de temps à réveiller son corps. Alors j’enlève mon t-shirt et le dépose dans un coin. Torse nu et pieds nus je me glisse dans le lit.

L’espace d’un instant je croise son regard et j’ai le sentiment d’être Brad Pitt dans ses yeux. Je crois qu’aucune femme ne m’a jamais regardé avec autant de douceur. J’ai presque envi de me demander si c’est donc ça que ressent superman quand on le regarde ? Mais a peine ais je le temps de formuler cette réflexion que Meghan s’est rapprochée doucement. Je déglutit alors qu’elle me regarde dans les yeux et m’avoue se sentir en sécurité. J’ai envi de la contredire, mais pour une fois que je lis autre chose dans ses yeux que la peur croyez moi je n’ai aucune envi de la contredire de quoi que ce soit. Et là, elle pose sa main sur mon torse, je la regarde sans un mot mais j’ai l’impression qu’elle vient d’appliquer un fer brulant sur ma peau qui me dévore la chair et la fait crépiter. Je me rend compte tristement que je n’ai pas connu de douceur depuis un mois et la présence de Meg est en train d’embrouiller mon esprit. Je suis en train d’oublier où je me trouve et que quelques mètres de béton me séparent de l’enfer alors que la nuit est maintenant tombée. Meghan se rapproche, elle me serre et enroule ses pieds aux miens, j’ai le souffle court mais je ne dis rien elle m’avoue avoir besoin de toucher et s’en excuse.

J’aimerai lui dire que tout va bien, mais les mots ne sortent pas, l’intérieur de mon être est en fusion et je suis bloqué. Ma seule réponse vient de mon corps. Mon bassin n’est pas encore incontrôlable alors je me serre contre elle et passant mon bras dans son dos, je la serre doucement contre mon corps pour lui porter du réconfort mais même moi j’en profite, parce que ce câlin sans queue ni tête me fait du bien. Un être humain, je me trouve avec un être humain, je peux oublier le soldat, la guerre que je mène depuis plus d’un mois, c’est une petite récompense. Et le pire, c’est que je me sent bien. Ma tête me hurle de basculer sur elle et de la prendre sans retenue, je sais qu’elle ne me repousserait pas. Mais je ne suis pas du genre à profiter d’une situation comme ça. Meg est fragilisé, perturbée. Et ce simple calin est juste parfait pour le moment pour que je cherche à pousser d’avantage les choses. Je hasarde toute fois un baiser sur le haut de son crâne et lui murmure.

« Endors toi, il faut que tu récupères des forces »

Mais je reste contre elle, hors de question que je la lâche mais si il faisait subitement 1000° dehors, je suis bien, sa présence contre moi m’apaise et me réconforte et oui, même sous mes aspects de croc mitaine j’ai besoin de contact humain et de réconfort.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Mer 20 Nov - 21:58

Il ne répond rien, c’est en silence, que se fait cet échange de peau contre peau, c’est dans le calme absolu, qu’il enveloppe ses bras autour de moi, et qu’il me serre contre lui. Mon souffle se répercutant contre son torse puissant, mes bras l’enveloppant aussi, caressant son dos. Je suis parfaitement bien là, pour rien au monde je n’échangerais ma place, sa chaleur, son assurance, sa maîtrise de lui-même, le fait qu’il m’ait protégé, et pas abandonné comme tous les autres. Mon dieu, en cet instant, je me sentis tellement bien. Je ne l’avouerais jamais en mots, mais ce contact là, est plus sacré que tout, tellement plus rassurant que n’importe quel carreau de chocolat, c’est salvateur et je ne ressens aucune peur. Je ferme les yeux, appréciant son intime proximité, bien qu’il ne tente rien de plus que de déposer un baiser sur mon front. Il est parfait, et je pourrais presque en pleurer, à la place, et suivant ses mots de réconfort purs, je lève la tête vers lui, regardant ses yeux, regardant ses lèvres… Avant d’approcher mes lèvres des siennes. Étrange vous avez dit ? Non, je le remercie silencieusement de me protéger sans me connaitre, ou plutôt de me protéger malgré ce qu’il a vu de moi. Je dépose un baiser sur ses lèvres, très doucement de peur qu’il ne me repousse, me reculant un instant pour voir un peu sa réaction, avant de fondre une nouvelle fois sur sa bouche, attrapant entre mes lèvres, sa lèvre inférieure. Embrasser un pur étranger, à ce petit quelque chose d’assez étrange, mais pour le coup, pas désagréable du tout. « Bonne nuit. » Lui soufflais-je alors en rompant le baiser, me blottissant contre son torse, au plus proche plus précisément, pour capter toute sa délicieuse chaleur. Je m’endormis assez rapidement, crevée je l’étais complètement, et ainsi blottie, je sombrais dans le sommeil, sans rêve pour une fois et sans interruption. Au petit matin, allongé sur le côté, je sentais dans mon dos, la turgescence d’un homme sur mon postérieur. Je fronçais les sourcils, ne me souvenant que peu de qui était à côté de moi. Lorsque j’ouvris les yeux, je m décalais sur le dos, pour regarder le visage paisible de Jaccen. Il dormait encore, et le soleil commençait à se lever dans le ciel, projetant quelques rayons de lumière dans la petite pièce. Rien ne bougeait, il n’y avait aucun bruit, je me laissais juste bercer délicieusement par sa respiration. Je me retournais face à lui, comme je m’étais endormie en fait, mais j’avais du bouger dans la nuit. Mon index allait caresser doucement l’aile de son nez, avant de dessiner des courbes sur la peau douce de son visage. Je voulais qu’il se réveille paisiblement, qu’il ne tente pas de me tuer le cas échéant, je sais que bon nombre d’entre nous, les survivants j’entends, pouvons avoir des réactions très extrêmes au réveil, nous avons vécu tellement d’horreur. « Bonjour… » Murmurais-je à son intention, lui adressant un petit sourire léger. Pour être honnête je n’avais pas envie de parler, je n’avais pas envie de bouger de là, j’aurais adoré prolonger notre étreinte… Du coup, je réitère mon expérience de la veille au soir, je pose une main sur son pectoral gauche et vais juste l’embrasser comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Je n’ai pas eu l’impression la veille au soir, qu’il eut répondu à mon baiser, et c’est étrange mais j’avais besoin qu’il y réponde, me laissant penser que peut être il aurait pu porter un certain intérêt à ma personne. Me rassurer, me sentir faire partie de quelque chose, cette volonté, ce désir d’appartenir à quelqu’un coûte que coûte.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Jeu 21 Nov - 23:11

Je me rend compte que je suis tendu contre elle, je déglutit alors que je me sent très étrange en ce moment. Je me demande ce que je fous là. Je me demande si tout ce que j'ai vécut jusque là n'est pas un rêve dont je viens de m'éveiller ? J'aurais simplement rencontré cette jolie femme un soir de perm, elle aurait cédé l'alcool aidant un peu et au matin je me réveil de ce cauchemard alors qu'elle est contre moi et que je me dirais que j'attends qu'elle se réveille pour connaitre son nom ?

Mais elle se nomme Meg, et je profite de son odeur et de sa présence, son coeur bat contre mon torse et je me sent bien, j'en oublie presque d'écouter les râles des puants au fond de la rue. Mais soudain un truc étrange. Je sent quelque chose de chaud et doux sur mes lèvres. Je la regarde surpris et elle m'embrasse de nouveau aussi simplement qu'elle me dirait bonjour. Elle me dit bon soir et je reste comme un con avec elle dans mes bras qui viens de s'endormir. J'aurais besoin d'une douche froide, ses baisers m'ont mis le feu. J'ai qu'une envie, la rouler sur le dos, venir sur elle et l'empêcher de dormir un peu. Je me décide mais elle dort si bien, si paisiblement. Je change d'idée et essaye de m'endormir à mon tour.

Je suis toujours cependant un putain de soldat sur le qui vive. Impossible d'avoir le sommeil plus léger que le mien. Meg se tourne et se retourne et de nombreuses fois je me redresse en hate prêt à cogner la moindre forme penchée sur moi, mais rien, tout est calme, Meg dors. Je me rallonge contre elle et me rendort. Je fais ça souvent. Mais je dors bien. Aux première lueurs du jour, Meg dors encore, je vérifie que tout roule toujours dans la chambre et me rend compte qu'elle a les fesses collées à mon bassin et je suis excité comme souvent les hommes au matin. Je ferme les yeux en la laissant se frotter contre moi sans m'en affoler, pire, j'aime bien ça. Mais elle s'éveille, je ferme les yeux pour jouer les innocents et elle se retourne face à moi je le sent. Je reste impassible comme si je dormais. Elle me caresse doucement le nez et me dit bonjour, j'ouvre mes yeux et elle me tend ses lèvres. Je la laisse m'embrasser. Je n'ose lui répondre de peur de ne pas être capable de m'arrêter à ça. Je commence à aimer ça, je serais même capable d'oublier les zombies dehors. Mais alors que je me dit que je dois être raisonnable, c'est moi qui ouvre les lèvres pour laisser ma langue approcher de la sienne. Je fais quoi là ? Je viens rouler sur elle et l'embrasse doucement avant de me forcer à cesser et poser mon front contre le sien pour respirer, non, pour retrouver mon souffle.

"J'aimerai faire ça toute la journée... On doit y aller"

Mais je galère à me décoller d'elle. Finalement, je m'écarte d'elle avec douceur pour ne pas la brusquer ni me tenter de retrouver ses lèvres. Je me lève et enfile chaussettes et chaussures. Puis t-shirt et veste. Je réajuste mon gillet pare balle je sais ce que je vais en faire avec elle. Je le tend à Meg.

"Essaye le"
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Sam 23 Nov - 20:48

Un instant il ne répond pas, ni ne me repousse, je le sens tendu contre moi mais enclin à me repousser. Lorsque je pense qu’il va arrêter ce baiser, je sens sa langue se glisser entre mes lèvres, allant caresser la même et je ne peux retenir un gémissement de pur contentement. Je me laisse rouler sur le dos, et profites de ce vrai baiser en oubliant que dehors la vermine grouille encore et que nous n’aurons peut être pas d’autres moments d’intimité. Je ne veux pas penser qu’il pourrait mourir aujourd’hui, parce que cette idée me fait souffrir plus que de raisons. Il s’arrête, et je sens l’effet de trop peu à mon gout. Une main sur ma joue, son front contre le mien, il me rappelle à l’ordre, je me lèche les lèvres, son gout y est resté. J’hoche la tête, je sais qu’il faut partir, bouger, éviter de se faire piéger, et je le suivrais jusqu’à… ou ? Voudra t-il de moi encore longtemps ? Une petite boule se forme au niveau de mon ventre, j’ai la crainte qu’il ne m’abandonne, il va me falloir courage et concentration pour ne pas l’agacer comme la veille. Je me relève à mon tour, il triture son gilet par balle et d’un coup, il me le tend. J’arque un sourcil. « Non… euh… c’est ta protection… Je ne peux pas accepter. » Lui dis-je doucement en me relevant du lit, qui avait accueillit une nuit de sommeil, de contact, de tendresse… Bref. Il insiste et j’avoue que je n’ose pas le contrer plus que ça, j’attrape le gilet par balles et l’enfile par la tête. Je grimace… Ma poitrine n’a quasiment pas subit les affres de la mal nutrition depuis le début de la pandémie, et je suis littéralement comprimée. Je voudrais remettre mes attributs en place, mais pas comme ça, je me tourne dos à lui, pour aller remettre en place, ce qui devait l’être. Ouais, c’était serré, et ça me donnait l’allure d’une dame de 1900. Je me retournais vers lui. « On ne pourra pas en mettre plus, ni serrer plus je pense… » Lui dis-je avec un petit sourire en coin, tout en replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Je n’ai plus d’arme, mais je suis protégée au niveau de la poitrine, si jamais un zombie tente de me tirer une balle dans le cœur… Ou un survivant, bref, je balaie mes considérations d’un clignement d’œil. « Allons y. » Lui dis-je tout en sortant la première de la pièce, arrivant sur le palier de l’étage, qui avait accueillit mon second exploit d’assassinat d’un zombie. Zombie qui d’ailleurs n’avait pas bougé réellement, et qui terminerait ses derniers jours ici, sur ce plancher poussiéreux. Je descends l’escalier doucement, en l’attendant, et finalement arrivée dans le bar, je réalise qu’on y est, c’est le moment de me focaliser sur la survie, sans faire prendre de risques à Jaccen. « Je me sens un peu démunie sans… » J’allais ajouter sans arme, mais mon regard se posa sur un couteau au sol. Je me penchais avec difficulté, du au gilet par balle, pour aller le ramasser. « Arme. » Je souris à Jaccen, et gardais le manche du couteau étroitement dans ma main serrée. « Go » Lui dis-je en déglutissant. Dehors, et bien ça c’était calmé, je pouvais voir la ville, désertée et déserte, quelques cadavres ici et là, des membres aussi sur le sol, bref le panorama de base d’une ville après pandémie. Je marchais à ses côtés, ne regardant pas vraiment derrière nous, nous devions avancer, et je m’arrêtais juste au niveau d’une voiture, arrêtée au milieu de la rue, portière ouverte. « Il nous faut un véhicule, de toutes façons ces créatures ne peuvent pas courir, et pour aller là où tu dois aller, il faudra un véhicule. Profitons qu’il n’y ait personne pour nous attaquer pour regarder l’état des voitures… Regardes, les clés sont sur celle-ci… » J’ouvris la portière conducteur, personne derrière le volant et les clés encore dessus, je m’assis lentement et tournais la clé, la jauge d’essence était basse oui, mais ça pourrait nous permettre d’avancer un peu. « Montes. » Lui dis-je alors.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Lun 25 Nov - 14:39

Je dois être devenu complètement débile, j'ai une femme superbe sans doute la plus belle que j'ai jamais vu, elle m'embrasse et me colle, je sais que si je la déshabille et décide de lui faire l'amour elle ne me repoussera pas. Alors pourquoi est-ce que je m'écarte d'elle alors que mon pantalon va exploser ? Parce que mon instinct de survie me joue des tours sans doute, mais on doit bouger, c'est dangereux de rester trop longtemps au même endroit.
Décidant qu'il est temps que j'arrête de penser avec ma queue et plus avec ma tronche, je lui passe mon gillet pare balle que j'ai amélioré, j'ai viré les protections et en gros j'ai tout mon matériel dessus. Mais surtout Meg a une panoplie de couteaux et de tourne vis énorme et longs parfait pour le combat rapproché. Moi je peux faire avec ce que j'ai et je ferai en sorte que la jeune femme n'ai pas a en utiliser un seul. Elle tente de me dire non mais je souris et le lui attache.

"Il ne sert pas à protéger, mais tu as tout mon matériel sur toi et nottament des lames et de quoi te défendre en cas de combat rapproché. A l'occasion j'te ferai un cours sur la façon d'utiliser ça"

J'attache le truc et là je me traite une nouvelle fois de gros débile, elle a des seins magnifique, ils ne rentrent même pas dans le gillet et je dois me contenir de ne pas le lui enlever pour me la faire sans plus de cérémonie. Je me prépare rapidement, mon arme sera moins pratique sans le gilet mais bon je préfére savoir Meg en sécurité avec mon gillet. On descend sans un bruit, elle est calme et fais moins de boucan, c'est parfait. Je pointe chaque recoins d'angle de vue avec mon fusil d'assaut au bout duquel j'ai placé mon silencieux. On sort, la rue est désert, pas pour longtemps, Meg approche d'un grosse voiture, je la vérifie en un éclair, pas de puant ou de cadavre dedans. Clefs sur le contact baterie en état, assez d'essence pour rouler 2h voir 3... Je grimpe coté passagé verrouille mon fusil et dit d'une voix douce et ténu.

"En douceur, ne fais pas crier le moteur, roule doucement qu'on ait assez d'essence pour faire un maximum de distance sans attirer l'attention."

Je guette le temps qu'on quitte la ville. Quelques puants relève la tête sur notre passage mais on se barre rapidement. Je crois d'ailleurs que c'est la première fois que je désire vraiment être a bord d'une hybride, ça nous éviterai de faire du bruit avec le moteur. Je me penche sur meg et prend dans une des poches du gillet une carte je l'ouvre et la regarde avant de la plier et de la ranger.

"Un petit village dans 3h, si on y arrive on essayera de siphoner un réservoir et de trouver de quoi avoir des vivres"

Je me remet à regarder la route et autour de nous. On est sur une longue route de campagne typiquement de chez nous. Il fait beau et la température est idéal, pas de nuage, tant mieux, la pluie rend tout plus chiant.
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MessageSujet: Re: Fucking Trap - Jaccen Allister Dim 1 Déc - 21:48

bien sur que je n’allais pas faire ronronner le moteur comme un pilote de course, je n’étais ni en rallye, ni en formule 1. Je ne dis pourtant rien, j’acquiesçais juste tout en démarrant la voiture, il avait de quoi m’impressionner, assez pour que je ne moufte pas. Sa main se tendit alors vers mon buste, de quoi me surprendre, mais non, il ne me pelota pas, il prit juste la carte dans l’une de mes poches. Et je me reconcentra sur la route, et non sur les réminiscences de ses lèvres sur les miennes, de la lourdeur de son corps sur le mien, de la bosse dans son pantalon, non… Juste la route et rien d’autres. En effet, au bout de 275 kilomètres, la flèche du compteur avait sacrément baissé, c’était à prévoir, et effectivement la voiture nous lâcha aux abords d’un ‘village’ si par village il entendait une seule ruelle, bordée de maisons vides, et quelques rôdeurs, et bien c’était ça. Même pas une ville à mon sens, non juste un de ces patelins américains, où déjà avant la pandémie, il n’y avait pas beaucoup de monde ! Mais là… Je m’arrêtais aux abords, garant la voiture. « On peut même changer de voiture… Celle-ci sent l’hémoglobine non ? » Oui parce que j’étais prête à parier que les anciens propriétaires étaient morts sur les sièges. Charmant en somme. On sortit donc de la voiture, je fouillais un peu dans le coffre, pour trouver un paquet de gâteaux pas trop périmé, et surtout un pack de 6 bouteilles d’eau plate. « Pas mal, on a de l’eau… Cela dit, si ça ne te gêne pas, je te laisserais siphonner la voiture là bas, avec ma maladresse légendaire, je vais avaler de l’essence… » Je refermais le coffre, pris les clés de voiture, et contournais le véhicule. « On fouille et on décampe, d’accord ? Enfin… Avant qu’on en affronte certains, Jaccen, je voulais te remercier d’avoir fait tout ça… et… » Je m’approchais de lui, au plus près. « Si on meurt… ou si je meurs plutôt… » Je glissais mes lèvres sur les siennes, posant mes mains sur son visage. « Merci… » Soufflais-je avant de me séparer de lui. Le regard bas, relevant le visage. « C’est partit… je suis prête, du moins presque. » Lui dis-je comme une gamine. Je le suis donc, et j’évite soigneusement de croiser de trop près les quelques trainant, qui sont à proximité, le truc qui fait chier, c’est que si on les shoote avec une arme on attire les autres avec le bruit, et si on attend qu’ils nous approchent, on risque de se faire becter. Un régal, je préférerais nettement une invasion d’araignées géantes, ou encore je sais pas moi, quelques tempêtes naturelles, quoique dans tous les cas, la mort est une conclusion. Je marche derrière lui, angoissée que je suis, je ne sais pas quelle est la meilleure position, debout je sais, mais je veux dire, devant, à son côté ou là justement derrière lui ? Bref, je marche doucement, et j’évite de me faire déconcentrer par sa carrure, et son postérieur, en fait, je suis tellement stressée… que je me focalise sur des hors sujet, comme le fait de l’avoir encore une fois embrassée, pas que c’était désagréable non… Mais totalement hors de propos. Je sursaute un instant, oui il faut aller voir dans les maisonnées, histoire de trouver à manger, je sais, et si il siphonne les réservoirs, il ne peut pas aussi s’occuper de trouver de la bouffe, donc… On est deux, je n’ai pas trop le choix ! Je m’approche d’une porte, la pousse, elle grince un peu et je regarde, j’écoute, mais rien ne bouge, je déglutis tranquillement, et entre, c’est crade oui, mais il n’y a pas l’air d’avoir quoique ce soit qui bouge. Ok, allez Megan entre là dedans, me dis-je à moi-même, sans pour autant le faire, hésitante… sacrément même.
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Fucking Trap - Jaccen Allister

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