Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix
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Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix

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MessageSujet: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 11:35



    CARMEN & PHOENIX

    Run away, I'll attack.


    Le second hiver depuis cette putain de fin du monde, était en train de s'achever. Et après un mois de mars très pluvieux, un mois d'avril un peu plus chaud était en train de s'installer. A part un petit rhume, j'étais parvenu à ne pas chopper une maladie à la con, contrairement à l'année précédente. Ce qui me semblait être un très bon point. Tout allait donc plutôt bien pour moi qui continuais mon petit chemin sans me soucier de quoi que ce soit. Finalement, c'était mieux de voyager seul. Je n'avais pas à m'inquiéter de qui que ce soit d'autre que moi même. Parce qu'il allait de soit que je ne me faisais pas le moindre souci pour Carmen. Pourquoi ferai-je un truc pareil hein ? Les choses étaient on ne peut plus claires entre nous. A vrai dire, elle s'était plantée sur toute la ligne pour le coup. Mais tant pis. Je m'en foutais. Royalement. Ce n'était pas comme si notre mariage était encore d'actualité quand toute cette merde avait commencé. Ca faisait six mois que c'était terminé entre nous. Même plus, si l'on considérait le fait que notre relation n'était plus si belle que ça, à partir du moment où les vrais orages avaient commencé à nous éloigner l'un de l'autre. En gros, nous n'étions plus vraiment un couple, depuis des lustres. Et cette fin du monde nous permettait de ne plus nous croiser. Plus du tout. C'était ce que nous voulions l'un et l'autre après tout.

    J'avais élus domicile dans une petite supérette de village. J'étais parvenu à descendre le rideau de fer et, par dessus, des rideaux épais pour garder la chaleur et éviter d'être vu de l'extérieur. L'eau qui coulait par l'unique robinet dans l'arrière boutique, n'était évidemment pas la plus claire qui soit. Mais c'était assez pour ma toilette. Et l'avantage incroyable de cette supérette, c'était qu'elle n'avait pas été pillée. Je ne manquais donc de pas grand chose pour le moment. Entre les conserves et les bouteilles d'eau, je n'étais pas à plaindre. Ca plus la chaleur  des lieux que je parvenais à conserver presque intact, tout était donc parfait. Pour sortir, ce qui n'arrivait pas très souvent, plutôt que de relever le rideau de fer, je passais par la porte qui donnait sur l'intérieur du petit bâtiment. Bref, je menais une petite vie presque parfaite. Les rôdeurs que je croisais, c'était quand je sortais de ma planque. Puisqu'aucun ne m'avait encore repéré et ils ne tentaient donc pas d'entrer. En tout cas, j'osais espérer que ça allait durer de la sorte encore longtemps. Ca ne faisait que trois semaines que j'avais trouvé cet endroit et je serais prêt à tuer n'importe quel autre survivant, pour pouvoir y rester encore. Je craignais d'ailleurs plus les survivants que les rôdeurs. Et le bruit de moteur que j'entendis ce matin là, n'était pas du à un putain de mort sur pattes. Et bientôt, les voix d'hommes me confirmèrent cela. Pestant doucement, je récupérai mon arme à feu et quittai mon nid douillet pour traverser discrètement la rue et me loger face à mon abris. Le temps de voir s'ils ne faisaient que passer ou s'ils représentaient un danger.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 12:24



    PHOENIX & CARMEN

    Run away, I'll attack.



    Il fait sombre, humide et froid… Allongée sur le dos, je respire encore. Je viens de me réveiller, j’étais tombée dans les pommes. M’avait il guérit la main, comme il le devait ? Je la sens encore, mais je sais qu’elle n’est plus là. Comment je le sais ? Parce que la lame qui a brisé mes os, m’a fait tomber dans les pommes de douleur. « Ça y est le pansement a été apposé. J’ai cru que tu ne te réveillerais pas, et que j’avais charcuté une survivante pour rien. » Me dit il. Je tourne le visage vers lui, on est encore dans ce sous sol, on devrait être à l’abri des rôdeurs et ce malgré le sang que j’ai perdu. « J’ai essayé de soigner aussi la balafre que tu as sur la joue, ce n’était pas beau, bien infecté… du coup ça a du te brûler, c’est p’têtre ça qui t’as réveillé. » Je roule sur le côté, et mon regard sur pose sur la marre de sang. « Ouais désolé, y’a encore ton sang, j’ai pas nettoyé. » Me dit-il en remarquant mon regard. Et lentement, je me remets en position assise, et regarde mon bras gauche. Je n’ai plus de main. Ça fait bizarre, ça fait mal, ça donne envie de hurler, mais j’ai même pas envie de parler. « Je te laisse de quoi te faire deux autres bandages, et j’ai trouvé de la biceptine, je te la laisse, faudra désinfecter le moignon. » J’hoche la tête sans répondre, il est en train de se préparer à partir, on s’est croisé je sais plus comment, il était étudiant en médecine, et il m’a soigné. Pourtant lorsqu’il part, je le regarde à peine, je ne dis rien, je ne bouge pas j’ai besoin de temps. Je suis donc restée dans cette cave quelques jours, allongée sur le sol poussiéreux, à m’échapper par la pensée, à faire revivre un temps ancien, j’ai vrillé en fait. Voilà la putain de vérité, j’ai juste vrillé complètement. Le troisième jour, je suis sortie armée jusqu’aux dents, et la seule chose que j’ai pu faire c’est tuer… Un village décimé, engrangeant feu et tirs à tout va, jusqu’à ce que je me retrouve face à des survivants, que j’ai juste abattue de sang froid, comme si c’était normal. Je ne dors plus, je mange peu, mes joues se sont creusées, ma balafre est encore présente et me rappelle ce que j’ai vécu, ce que j’ai perdu. Je ne suis plus de ce monde déjà, je bute survivants et zombies, et je parcours les villages. Si au début je le suivais lui, j’ai arrêté lorsque ma main n’a pas repoussé. Ce n’est pas tant de sa faute, mais ce n’est pas loin quand même. Je détruis tout, j’incendie tout, je suis la survivante la plus dangereuse qu’il existe pour sur, et lorsque j’ai buté mes semblables, je les dépouille. Armée d’une mitraillette et de mon arbalète, me faire discrète est le cadet de mes soucis. Voilà la vérité, vriller c’est plus facile en fait que de garder de l’humanité. Je n’en ai plus. J’arrive dans une rue, ma voiture est garée au loin, et je discerne derrière quelques rôdeurs, des survivants, j’avance le regard droit, le visage fermé. Ils me voient tous deux, deux hommes bien armés. J’arme mon fusil et tire une première fois dans le genou de l’un d’entre eux, il pousse un hurlement et l’autre ne comprend pas… ça vient. Je tire une seconde fois et son crâne explose, son corps retombe sur le sol. L’autre gémit sur le sol, pleure, c’est pitoyable. Arrivée à leur niveau, je toise l’autre vers de terre qui se tortille sur le sol, qui prie, insulte et gémit, je lui colle le canon contre le front et tire.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 13:08



    CARMEN & PHOENIX

    Run away, I'll attack.


    Je m'étais préparé à tout. Vraiment tout. Mais pas à ça. Surtout pas à ça. Je savais que Carmen était une survivante, une vraie. Et que c'était une putain de dure à cuire. Mais je ne pensais pas qu'elle pourrait dériver autant. Elle était méconnaissable. Ils étaient deux à lui faire face et la seconde d'après, elle les descendait comme s'ils n'étaient rien. Certes, c'était sans doute la meilleure chose à faire pour survivre désormais. Mais ce n'était pas ce que j'aurais fais moi. J'aurais plutôt attendu de voir s'ils traçaient leur chemin ou si, au contraire, ils représentaient un danger quelconque pour moi. Mais d'accord, les tuer c'était une chose. Ce qui me glaçait davantage le sang, c'était l'expression sur le visage de Carmen. Ou le manque d'expression. Ca ajouté à sa dégaine, à la balafre impressionnante sur sa joue et au fait qu'elle n'utilisait plus qu'une main, l'autre absente ... Toujours immobile derrière le mur, je la regardais fixement, sans savoir que faire. J'étais prêt à parier tout ce que j'avais, dont ma putain de planque parfaite, qu'elle pourrait me descendre sans l'ombre d'une hésitation. Mais je refusais de rester juste planqué là comme un crétin. J'allais prendre le risque. De toute façon, mourir n'était pas si grave. Ce serait presque un cadeau même. Bien plus avantageux que de devenir un survivant avec une seule main. Comment cela avait-il pu lui arriver ? Comment avais-je fais pour ne pas être à ses côtés quand ça lui était arrivé ?

    Si je l'avais été, aurais-je pu lui éviter cela ? « Carmen ? » Finis-je par la héler avant d'avoir changé d'avis à ce sujet. Que je sorte ou que je ne sorte pas, c'était prendre un risque. De crever ou de la voir disparaître à nouveau. Cette dernière option ne serait-elle pas préférable à la première pourtant ? Je poussai un bref soupir, toujours hésitant. Dix secondes avant ma mort. Peut-être trente si elle prenait le temps de me regarder et constater qui j'étais. « Je sors de là, ok ? Si tu pouvais baisser ton arme ... » Et comme pour lui assurer que je n'allais moi même pas tirer, je balançai mon arme à feu sur la route. Et quelques secondes après, je sortais, mains levées et regard posé sur elle avant que je ne m'arrête, dans son champ de vision. J'avais l'impression d'être face à un animal sauvage qui attaquerait à la moindre erreur. Même un regard fuyant. Je pris le temps de l'étudier du regard, sans mot dire et sourcils froncés. « Tout va bien ... » En fait non, rien n'allait. Rien n'allait plus depuis longtemps et pour encore un moment. Toujours. Mais là tout de suite, elle ne risquait rien. Tant qu'aucun autre survivant ne serait dans les parages tout du moins. Elle ne risquait rien avec moi. je n'étais pas certain que la réciproque soit vrai. J'en étais même persuadé. Elle n'avait pas besoin de se sentir en danger pour attaquer. Elle venait de me le prouver.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 13:48



    PHOENIX & CARMEN

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    Un prénom prononcé sur ma gauche, je tourne le visage vers la voix, sans le voir. Je sais qui il est. Pas con qu’il est ou a été, il prévient de sa venue, grand bien lui fasse. Il me demande de baisser mon arme, mais je ne bouge pas. Son arme glisse sur le sol et il sort finalement, je le pointe du canon de ma mitraillette. Rien ne sert de fuir, il l’a comprit, et il me toise de son regard sombre, je peux presque sentir son cerveau qui mouline, je ne bouge pas, je le scrute. « Pour toi. » Répondis-je d’une voix dénuée de toutes émotions humaines. Tout n’allait pas bien, mais ce n’était pas grave en soit, je continuais à avancer, jusqu’à ce que la mort ne me fauche. Le temps ne s’arrêterait pas, ne reviendrait pas en arrière, la seule putain d’option c’est d’avancer, seule toujours et encore, parce qu’au final ce qu’on a été est mort et enterré. Lui ne l’est pas, mort. Mais ça ne tarderait pas, il finirait par périr, et je n’en pleurerais pas, c’est comme ça, je suis le reflet juste de notre quotidien de survivant. Pas d’émotion, pas de souffrance, pas d’autre choix. « Reprends ton arme et barre toi. » Lui dis-je alors sans baisser mon arme, c’est électrique, et malsain, c’est ce que je projette vers lui, absence de souvenirs dans ma tête, non y’a plus rien auquel je puisse me raccrocher. Dans mon être, c’est comme si j’étais rongée par une maladie sombre et qui ne s’en va pas, elle est là, tapit dans l’obscurité de mes organes encore palpitantes, dans ce sang encore sain qui alimente un cœur mort depuis longtemps. Je l’entends à la porte de mon esprit, ce râle et je me retourne vivement pour shooter la tête d’un zombie attiré par l’odeur du sang, ce n’est pas le seul je sais, ils sont nombreux à grouiller, migrer vers nous, c’est le moment de tuer, encore et toujours, de tuer pour qu’il n’en reste qu’un. Je mitraille à tout va et touche mes cibles, à divers endroits, ce n’est pas une frappe chirurgicale, c’est une cacophonie baigné de sang et de chairs en putréfaction. Je ne sais pas encore occulter le fait qu’il me manque une main, et je perds de précieuses secondes pour attraper un nouveau chargeur, je m’accroupis pour recharger le flingue, je ne veux pas qu’ils m’approchent, ils m’ont déjà trop touché. Je sens la panique remonter en moi, et à l’approche de l’un d’entre eux, je me recule sur le sol, passant dans le sang de mes deux victimes, je perds mes moyens et finalement ferme les yeux en tirant droit devant moi. Allongée sur le dos une nouvelle fois, sur le corps sans vie de ma victime, recouverte de sang et d’organes, je reste là, en état de choc intense. Dans mes yeux, on dirait que la vie a quitté les falaises pour rejoindre les limbes, je ne suis plus vraiment là. J’occulte à ma manière et tant pis si je crève.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 14:19



    CARMEN & PHOENIX

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    Oui pour moi. Pour moi ça allait plutôt pas trop mal. On ne pouvait pas en dire autant d'elle. Elle semblait dans un piteux état. Physiquement et psychologiquement. Et quand elle m'ordonna de récupérer mon arme et de dégager, je pris ça comme un point positif. Elle me laissait la vie sauve. Ce n'était pas si négatif, non ? Alors je me penchai pour récupérer mon arme. Mais pas décidé à dégager. Ne serait-ce que parce que je m'étais fais un putain d'abris et que je ne supporterais pas qu'elle le foute, lui aussi, en l'air. Mais ce furent les zombies qui commencèrent à mettre en péril mon équilibre précaire. Indirectement elle, puisque c'était elle qui venait, encore une fois, de foutre un boucan pas possible en tirant à gauche et à droite. Durant de longues secondes, je la laissai se charger des rôdeurs qui arrivaient en masse. Avant de finalement me joindre à la partie, quand elle bascula et sembla perdre tous ses moyens. Recharger son arme avec une main en moins, ça ne devait pas être une chose facile. Et je pu m'en rendre compte alors qu'elle peinait à faire quoi que ce soit d'autre que tirer et tirer encore. Toutefois, je finis par intervenir. En tirant sur les rôdeurs qui s'approchaient dangereusement d'elle. Pour ne pas utiliser toutes mes munitions, je fonçai dans le tas pour éliminer les derniers. Les faire tomber, leur écraser le crâne ... C'était un véritable jeu d'enfants désormais. Ou presque en tout cas.

    Une fois fait, j'étudiai les environs pour constater que les quelques rôdeurs qui étaient encore là, étaient encore trop loin, ce qui nous laissait un peu de temps. Je me tournai vers Carmen, fit un pas vers elle et, sourcils froncés, l'étudiai du regard. Sans lui demander son avis, je me penchai pour récupérer son arme avant d'attraper sa main et la forcer à se relever, assez sèchement. Un pas en arrière et je lui rendais son arme, regard planté dans le sien. « J'ai de quoi manger, te nettoyer et te changer. Si tu veux. » Lâchai-je avant de lui tourner le dos. Ce n'était, certes, pas le truc le plus logique qui soit. Elle était armée, totalement enragée et ne me portait pas dans son coeur. C'était donc un risque pour le moins insensé. Mais quitte à choisir comment crever, je préférerais que ce soit par elle. Et sans un mot de plus, je m'éloignais pour regagner mon abris, passant une nouvelle fois par la porte du bâtiment. Qu'elle me suive ou qu'elle ne me suive pas, ça ne changerait pas radicalement ma vie. Depuis le temps que je voyageais seul, ce n'était pas si important. Pour ce qui était de Carmen, le fait était qu'elle n'était plus. Pas la Carmen que j'avais connu tout du moins. Et j'ignorais si je pouvais lui être d'une quelconque aide. Sans doute qu'il était trop tard pour ça. Que je n'aurais pas du laisser les choses prendre une telle tournure, deux mois plus tôt.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 14:57



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    Je me retrouve debout, avec mon arme dans les bras, et lui qui me parlait de me changer et de me nettoyer. Ma vue se régla, et je les vis approcher, j’étais encore là, encore en vie, encore coincée avec lui. Comme un putain de macchabée, je traversais d’un pas traînant la ruelle, le suivant, pour finalement entrer dans ce qui m’apparut être une supérette. Je ne dis rien, je ne fis rien, mes affaires étaient dans la voiture à l’orée de la ville, je n’avais pas prit mon sac. Je n’étais qu’arme, os et chair. Debout là, éloignée de la porte, je n’osais pas réellement entrer dans son univers. Je ne voulais pas non plus, retirer le grand pull crade, qui cachait mon bras gauche et mon moignon. Je déglutis, ma gorge était douloureuse, je n’avais pas prononcé un mot depuis longtemps. A quoi bon parler ? Faire connaissance pour quoi ? Je ne parle pas de lui dans ce cas de figure, je le connaissais d’avant. Je fais un pas, puis deux, avant de faire glisser mon flingue sur le sol, appuyé contre un mur et je pars vers le petit couloir, une porte et là un petit vestiaire, une petite salle d’eau tout au plus. Je croise mon visage dans un miroir salit et je serre les mâchoires, je suis méconnaissable, il fallait s’y attendre. Je lève mon bras gauche dans l’intention de passer ma main dans ma tignasse redevenue presque blonde, mais je réalise et mon cœur se serre. Je m’en fous de savoir qu’il regarde ou pas, on n’est rien l’un pour l’autre. Le regard baigné de larmes, mais la bouche toujours fermée, je retirais lentement et avec une seule main, son pull qui avait subit les affres de ma survie. Il tomba sur le sol, et je découvris mon buste, parsemé de tâches de sang, de bleus, les cotes saillantes, ma poitrine flottant dans un soutien gorge troué…. J’hochais la tête comme si on m’avait parlé, ou comme si j’avais parlé, alors que non… c’était un huis clos avec mon putain d’esprit. Au bout de mon bras gauche, un bandage à peu près propre, cachant ma peau recousue de manière grossière, je n’avais pas réussit à regarder l’absence de ma main sans bandage, je n’avais pas réussit à me confronter à ça. Il faudrait que je change mon bandage et que je désinfecte la plaie à un moment ou à un autre. Un autre. J’essuyais rapidement et brusquement mes yeux qui pleuraient, et me renfrognais, derrière moi, dans le miroir, je le vis, et le regardais. Je pivotais vers lui, très lentement, le visage fermé, sans une once d’humanité, les yeux grands ouverts, attendant sur la défensive. Il eut un mouvement trop proche de moi et ça ne manqua pas, je reculais contre le mur en grognant. Un vrai grognement guttural qui vient du fond de la gorge, les mâchoires crispées, le regardant avec noirceur, je ne le quittais pas de yeux, suivant ses mouvements, tous.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 15:25



    CARMEN & PHOENIX

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    Elle avait fini par me suivre. Et j'en étais presque soulagé. Mais je ne dis mot et attendis qu'elle pénètre plus encore dans ce cocon que je m'étais crée dans cette supérette. Je la suivis du regard sans parler, sans bouger. Et quand elle s'éloigna, je fermai et bloquai la porte avec une planche en bois placée en travers. Trois semaines c'était peu. Mais bien assez pour apprendre à se barricader. Je lui laissai quelques minutes seule avec elle même, pendant que je récupérais des fringues et de quoi la soigner au besoin. Je la rejoignis du côté de la salle d'eau et m'arrêtai dans l'entrée. Pour lui laisser le temps de réaliser ma présence. Ce qui ne manqua pas d'arriver, puisqu'elle pivota pour me faire face. Une seconde de plus et je fis un pas vers elle, avant de me figer sur place devant sa réaction. C'était pire que ce que je pensais jusqu'alors. Un véritable animal sauvage. Agressif et sur le qui vive. Mais soit. Je n'osais imaginer ce qu'elle avait traversé au cours des deux derniers mois. Peut-être que je ne voulais même pas le savoir. La pensée que j'étais en partie responsable, m'étais bien assez intolérable comme cela. Et voir les dégâts par moi même, était une punition à la hauteur me semblait-il, de tout cela. « Je t'ai apporté des trucs dont tu pourrais avoir besoin. » Indiquai-je sur un ton calme, bas et lent. Et j'attendis encore un peu avant de faire un pas de plus dans sa direction.

    Je posai un pantalon et un tee shirt à manches longues, sur un petit meuble et posai la trousse de premier secours, juste à côté. Je n'étais pas certain que ces fringues lui aillent. Mais ce serait toujours mieux que de garder ses vêtements souillés. Et en attendant de les laver. Parce qu'il y avait évidemment de quoi les laver dans la supérette. « L'eau est tiède mais pas potable. Evite d'en mettre sur tes blessures. » Ajoutai-je toujours sur le même ton. Autant limiter un maximum, tout risque d'infection. On ne pouvait plus se permettre de mal se soigner désormais. Pensée qui me poussait à m'inquiéter plus encore pour son amputation. En prenait-elle soin ? Sans vouloir trop me pencher sur la question pour l'instant, je désignai le lavabo à côté d'elle, d'un bref mouvement de menton. « Gel douche et shampoing si tu veux. » Avant de reculer d'un pas et désigner la trousse de premier secours, sans la quitter du regard. « Je peux t'aider avec ça, si tu as besoin. » Mais ça, ce n'était pas gagné. Je n'étais pas certain qu'elle me laisse l'approcher. Je pouvais presque sentir toute la tension à l'instant présent, alors que j'étais à quelques pas d'elle. Elle était tendue comme un arc, apparemment prête à sauter comme une biche effrayée, au moindre mouvement inattendu de ma part. Je craignais de faire une bourde.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 19:45



    PHOENIX & CARMEN

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    J’ai peur et je ne me l’explique pas. Pourtant il n’est plus armé, et je ne suis plus en vue des zombies. Je le regarde lourdement, et chaque inspiration me donne l’impression de respirer du napalm. C’est ma croix, mon choix portait sur rester en vie malgré tout, et ne plus me fier à lui, et pourtant encore… encore je suis en face de lui. J’avais pleuré, j’avais hurlé de douleur, de le retrouver, de le perdre encore, mon cœur avait juste implosé et je m’étais renfermée. Qu’il ne me cherche plus, qu’il ne s’inquiète plus, qu’il me bafoue au final, il m’avait frappé à terre. Et puis j’avais rencontré ce groupe, je pensais que c’était là un salut possible, mais tout avait dégénéré. Ils avaient compris que je suivais quelqu’un, qu’il était mieux armé, mieux lotit, et avaient programmé de le dépouiller et de lui faire du mal. Je n’avais rien dit, rien qui aurait pu me mettre en danger, et finalement tout avait pété, je l’avais protégé sans qu’il le sache, et j’avais perdu ma main dans le combat. L’un des survivants du groupe, m’avait entaillé la joue de son poignard, en tentant de m’immobiliser, en tentant de me violer. J’avais choisit, et c’était encore lui. Et en cet instant, là dans le présent, je ressentais une peur irascible, une colère sans borne, ou du moins pour seule limite ma bouche et mon corps. Ça tempêtait à l’intérieur de moi et je ne savais pas comment la contrôler. Il me montra les savons et autres, avant de m’indiquer la trousse à pharmacie, mais je n’arriverais pas à parler, ce n’était pas possible. Je secouais la tête vivement en signe de négation, toujours contre le mur, attendant qu’il ne quitte la pièce, qu’il ne me laisse pleurer, parce que oui, je sentais les larmes monter. Je serrais les mâchoires encore et toujours, la seule chose tangible en ce moment. Elles ne claquent pas pour manger, elles claquent et s’entrechoquent pour masquer mon humanité que je refuse de laisser passer. Il sortit finalement et je fondis en larmes sous l’eau tiède, rinçant le sang de mon corps frottant de trop par moment. Je me détestais autant que je détestais ce monde et lui de l’autre côté de la porte, mais je me refusais à mourir, me tuer n’est pas dans mes choix. Je retirais mon pantalon maladroitement, essayant de me servir de mon bras gauche, sans y parvenir, et je m’assis par terre, pour aider le processus, me retrouvant nue en entier. Me couvrant le visage de ma seule main, chaque constat qu’il me manquait une main était terrible et me donnait envie de hurler. J’avais hurlé en silence durant trois jours, après que le dernier survivant m’ait abandonné à son tour dans cette cave sordide. J’ouvris la bouche pour crier, mais rien ne sortit qu’une plainte d’animal blessé, et je frappais contre le mur de ma main valide, quatre coups à me faire rougir la paume. Je me repris doucement, terminer ma toilette, et enfiler un pantalon un peu trop grand, et un t-shirt qui l’était tout autant. Puis mon regard croisa la trousse à pharmacie, je n’étais pas capable de retirer le bandage seule, de me désinfecter le moignon et de rebander mon bras… j’allais tomber dans les pommes je pense. Du coup je me désinfectais la balafre sur ma joue, et sortis ensuite de là, d’un pas lent et silencieux, la trousse sous mon bras gauche. Je vins à lui, bouche toujours close, comment lui faire comprendre sans mot, que je n’y arriverais pas toute seule. J’attrapais la trousse et la lui tendis. Avant de soulever la manche de mon bras gauche, commençant à déchirer le sparadrap qui maintenait le pansement, non sans mal.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Dim 27 Oct - 21:28



    CARMEN & PHOENIX

    Run away, I'll attack.


    A la voir ainsi, j'avais envie d'hurler, cogner dans quelque chose, tuer, déchirer, massacrer. Ca m'était insupportable. Et plus encore l'était l'idée que je sois en partie responsable de son état. Je l'avais laissé tomber. J'avais disparu. Encore. Mais je voulais croire que j'avais encore une chance de changer la donne, de me racheter. Je ne pourrais lui rendre ce qu'elle avait perdu, et je ne parlais pas uniquement de sa main. Mais je pourrais au moins lui assurer un peu de confort et de sécurité. Mais pour qu'elle accepte, il me faudrait sans doute beaucoup de patience et de compréhension. Et ça commençait par laisser sa dignité intact. Raison pour laquelle je quittai la petite salle d'eau en la voyant au bord de l'implosion et des larmes. J'avais envie de la serrer contre moi, fort, très fort. Et lui jurer de toujours être là désormais. Mais elle ne réagirait pas bien. Elle n'était pas prête à ce que j'envahisse autant son espace vital. Son regard suffisait à me prouver cet état de fait. Alors j'attendis sagement, de l'autre côté de la porte. Et serrai les dents en l'entendant pleurer et cogner le mur. Je m'éloignai de quelques pas et m'adossai à un autre mur. Je lâchai un long et lent souffle, dans l'espoir de chasser la boule qui m'obstruait la gorge. Et quand les larmes se joignirent à la partie, je fermai les yeux pour les faire disparaître. Et j'attendis. J'attendis. Moins longtemps que deux mois. Et pourtant, ça me parut durer une éternité. Quand elle sortit enfin et revint vers moi, je la suivis du regard sans mot dire. Avant de récupérer la trousse de premier soin qu'elle me tendait en remontant la manche de son tee shirt. Le message était assez clair comme ça. Pas besoin de mots. Ce qui, en un sens, devait l'arranger. Elle ne semblait pas prête à parler. Et ça m'allait. Je ne tenais pas à la brusquer. Si son choix était de garder le silence, je respectais.

    Je m'éloignai de quelques pas pour récupérer une chaise et la place devant elle. Une fois qu'elle fut assise dessus, je m'accroupis à côté et posai la trousse par terre. Sans afficher la moindre émotion, je récupérai son bras en douceur et terminai de retirer le pansement. Avec une lenteur et une douceur nouvelle pour moi, j'entrepris de nettoyer et désinfecter. Une fois fait, je bandai à nouveau son bras, avec une compresse et une bande parfaitement propre. Je pris ensuite le temps de rebaisser la manche de son tee shirt. Quand je posai le regard sur son visage, j'eus l'envie de m'excuser. Mais m'excuser ne servirait à rien. Et m'excuser de quoi ? De l'avoir laissé tomber ? Je doute que ça lui apporte quoi que ce soit. Et ça ne changerait rien du tout. Tout ce que je pouvais faire, c'était être là pour elle maintenant. Même à distance s'il le fallait. Ainsi me levai en récupérant la trousse de secours et les bandages souillés, pour ranger le tout. Je me dirigeai ensuite vers le comptoir, derrière lequel J'avais placé un tas de couvertures et serviettes pour faire un lit le plus confortable possible. Je tassai le tout et récupérai l'une des couvertures pour la poser en tas un peu plus loin. « Tu peux te reposer un peu. Dormir même. Je veille. » Soufflai-je en lui désignant le lit de fortune, avant de poser mes propres fesses sur la couverture solitaire et poser mon arme à mes côtés. Je pouvais veiller pendant son sommeil oui. Si elle se sentait assez en confiance pour ça.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Mar 29 Oct - 19:13



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    Il accepta sans un mot, et me fit asseoir. Lorsqu’il commença à retirer le pansement, je tournais la tête sur le côté pour éviter de voir. Je sentais par contre parfaitement la fraicheur balayer ma cicatrice, et serrais les dents, lorsqu’il désinfecta tout ça. Les points ne sont pas encore tombés, s’ils tomberont un jour, je ne sais même pas. Il me bande le bras, et je regarde le vide, éteinte, en veille comme une vieille machine, puis il se lève, va ranger le tout, et je reste là assise sur ma chaise au milieu d’un abri qui n’est pas mien, au milieu d’un univers dans lequel je me sens inutile. Je me mordille l’intérieur de la lèvre, sans vraiment le regarder lorsqu’il repasse, je tire sur la manche gauche, pour cacher ça, je sens encore ma main, ça ne partira donc jamais. Je tourne à peine la tête vers lui, lorsqu’il commence à trifouiller derrière le comptoir de la supérette. Il me propose de me reposer et je secoue vivement la tête, je n’ai pas besoin de fermer les yeux pour voir les horreurs des jours et semaines passées, pas besoin de m’appesantir là-dessus. Je glisse de la chaise, pour aller attraper mon arme, que je mets contre mon buste, que j’encercle de mes bras comme si c’était la chose la plus précieuse, et je me faufile contre le mur à son opposé, le rasant, avant d’aller m’asseoir dans un coin de la pièce, me recroquevillant sur moi-même. Je sentais son regard sur moi, mais je ne relevais pas les yeux, fixant un coin d’étagère, faisant taire la voix en moi, qui me poussait à me souvenir que si j’en étais là aujourd’hui c’était parce qu’il avait été stupide et trop fière. Je ne sais pas combien de temps, je restais dans cette position, la tête contre le mur, lui offrant mon dos à sa vue, comptant et recomptant les traces de souillures sur le mur, c’est finalement la fatigue et la tiédeur de l’instant qui me poussèrent vers le sommeil. Mes yeux luttant pour rester ouverts, finirent par se fermer pour de bon.

    « des rires gras autour de moi, je me sais en grand danger, leurs orbes oculaires sont menaçantes et perfides, je n’ai pas de porte de sortie, si je sors, je vais mourir je le sais. Je leur demande de me laisser partir, mais ils rient de plus bel. J’ai peur, c’est la première fois de ma vie, où je sais que j’aurais beau lutter, ils arriveront à leurs fins. Ma main part sur la joue de l’un d’entre eux, le claquement résonne dans la cave, il n’a pas apprécié et m’en retourne une à son tour. C’est de bonne guerre, mais l’autre m’attrape par l’arrière, et colle ses mains sur ma poitrine, malaxant mes seins avec envie, je lui administre un coup de boule arrière, et je sais, à la douleur de mon crâne que son nez est cassé, il geint, il pisse le sang. Maintenez là, crie un autre. Elle n’attend que ça, ajoute t-il. La lutte ne sert à rien petite pute continue t-il en réussissant à me coller contre le mur, je suis désarmée, et rien n’est à la portée de mes mains en cet instant, je tente de le castrer mais la position n’est pas aisée du tout. Il colle sa langue dans ma bouche, je la lui mords et il grogne. J’aime les chiennes, mais sans dents c’est mieux me susurre t-il à l’oreille. Je lutte encore, je tente de l’éborgner, je touche ma cible et lui enfonce le pouce gauche dans l’œil, il recule, mais le premier et plus rapide que moi, son coup part et je n’ai pas le temps de retirer ma main. »

    Sors de ce rêve, sors de là Carmen ! Je gémis, je gigote, j’ai peur, je blêmis et finalement je pleure, je sens les larmes sur mes joues qui coulent, je vais réussir à déchirer le voile de ce sommeil maudit !


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Mar 29 Oct - 20:45



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    Ce que je pouvais dire de la situation actuelle, c'était combien elle était complexe. Et combien je pouvais me sentir inutile. Ce n'était pourtant pas faute d'être prêt à tout pour venir en aide à Carmen. Mais peut-être que ce n'était pas assez. Ou qu'il était juste bien trop tôt pour ça. Oui, trop tôt, c'était sans doute ça ... Mais j'avais du temps devant moi. Ca prendrait le temps que ça prendrait, mais je parviendrais à retrouver une place à ses côtés. Et lui faire comprendre que jamais plus, je ne laisserais qui que ce soit ou quoi que ce soit lui faire le moindre mal. Mais dans l'immédiat, elle était encore planquée derrière un masque de totale indifférence. Et j'acceptais ça. Je gardais mes distances parce que je sentais que c'était le mieux à faire. Je ne fis pas le moindre commentaire quand elle refusa ma proposition d'aller se reposer dans un lit de fortune mais douillet. Et je demeurai silencieux alors qu'elle s'installait à même le sol, dos à moi. Je ne pouvais ignorer la boule qui semblait avoir élu domicile dans ma gorge et qui ne semblait pas prête à se tirer. Ca me faisait mal de la voir ainsi. De la voir aussi fragilisée et détruite. Aussi différente. Mais quoi qu'elle ait pu vivre, je voulais croire qu'ils restait encore assez de raison et de force en elle, pour qu'elle s'en relève. Même si ça devait être douloureux, long et laborieux. Elle pouvait le faire ... Je croyais en elle. Je ne cesserais jamais de croire en elle. Même si par le passé, j'avais eus tendance à perdre de tout ça. Dans le fond, le passé n'avait plus guère d'importance maintenant. Ce qui était fait était fait. Ca remontait à une toute autre vie. Aujourd'hui était différent.

    Peut-être même beaucoup trop compte tenu de l'état actuel de Carmen. Elle était dans un tel état psychologique, que son sommeil fut soudainement très agité. Très inquiet, je me levai et récupérai une couverture pour m'approcher d'elle. Mais j'eus quelques secondes d'hésitation. Et finalement, je me penchai pour lui ôter doucement son arme. Je préférais éviter qu'elle ne l'utilise en se réveillant soudainement et en prenant peur. Et en douceur, je posai la couverture sur ses épaules, avant de m'accroupir près d'elle et en même temps pas trop. Durant de longues secondes, je répétai de long "sshhh". Plus dans l'espoir de la calmer et l'apaiser dans son sommeil, que pour la réveiller. Non pas que je la préférais endormie. Mais elle semblait avoir besoin de sommeil. Je n'avais juste pas prévu qu'il soit malheureusement aussi agité. Donc, pas aussi reposant qu'il le faudrait. « Carmen ... Ca va ... Tout va bien ... » Soufflai-je doucement. Là encore, avec pour but de l'apaiser. Même si je n'étais pas vraiment doué pour ça. Tant et si bien, que je craignais de voir l'effet inverse, avec elle se réveillant et me sautant à la gorge.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Sam 2 Nov - 22:40



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    M’extirper de ce cauchemar, ne plus me souvenir de leurs visages, de leur cruauté, tout ça parce que j’ai dit non, tout ça parce que je les ai empêché de faire du mal à Diego, tout ça parce que je ne suis une femme avec du caractère. Ou du moins, j’en étais une. Je ne suis même plus sure d’être une vraie personne maintenant. Bref, j’entends une voix à l’autre bout du tunnel de l’inconscient, je sais que quelqu’un m’attend à la surface, c’est quelqu’un qui me connait. Je lutte une dernière fois, et je bats des jambes pour remonter ce fleuve terrible, qui a tenté de m’emmener vers le fond. J’ouvre les yeux, je vois flou à cause des larmes, je me tâte la poitrine et je réalise que je n’ai plus mon arme. Panique à bord, je suis faible et sans défense. Je gigote un peu, tourne la tête, essuie mes larmes et réalise qu’il est très proche de moi, j’ai un mouvement de recul inutile, vu que je suis contre le mur, alors je le regarde. Je ne sais pas quoi dire et encore moins quoi faire, du coup, je reste là et je le regarde. Ses yeux m’ont manqué, et sa bouche, putain… ne pas penser que je puisse encore l’aimer, c’est faux et pourtant si je pouvais me fondre contre lui, m’abreuver de sa tendresse et de sa force je le ferais. Je me raclais la gorge, en secouant la tête. « Un mauvais rêve rien de plus. » Dis-je pour le rassurer, et pourquoi le ferais-je au juste ? Je me remis en position assise, portant mon bras gauche de mon bras droit, au réveil, la douleur de mon moignon est réel, j’ai besoin de me soutenir le bras et de prendre un temps pour me reconcentrer sur autre chose que la douleur. Je m’assis contre le sur en léger décalage de lui. Il est toujours là, qu’attend-il au juste ? Je souffle doucement, et je ferme les yeux un instant, la douleur est là, et l’impression que ma main est encore là est très présente, c’est perturbant au possible. Je rouvre les yeux, et finis par me lever. « Ou est mon arme ? » Lui demandais-je d’une voix peu encline à la complicité, ni à l’amabilité la plus primaire. « Je vais partir… c’est mieux… » Continuais-je tout en cherchant du regard mon arme, avant de finalement la trouver. Malheureusement le réveil est dur pour ma seule main encore présente, et l’arme me glisse entre les doigts. Je tremble, ça m’arrive souvent ça aussi. Je me racle une nouvelle fois la gorge, tout en repoussant de mon bras handicapé, des mèches de cheveux qui trainent devant mes yeux. « Merci pour la douche. Et bonne route à toi… » Lui dis-je tout en reprenant d’une main sure mon arme contre moi. Je n’ai besoin de personne, surtout pas d’un homme, je vais continuer ce que je faisais depuis ces dernières semaines, tuer les survivants et les zombies, et peut être qu’un jour, l’un d’entre eux arrivera à me coller une balle entre les deux yeux


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Lun 4 Nov - 21:02



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    Oui, un mauvais rêve, sans aucun doute possible. Mais pas que. Ce mauvais rêve avait été grandement agité. Et je ne me souvenais pas d'une Carmen qui réagissait aussi vivement à un cauchemar. Quelque chose la hantait. Il lui était arrivé un truc vraiment grave. Ca semblait d'ailleurs évident, compte tenu de son état physique actuel. Mais c'était là une preuve de plus de ce douloureux état de fait. Elle avait connu quelques horreurs au cours des dernières semaines. Et je m'en sentais terriblement responsable. Mais ce n'était pas uniquement la culpabilité qui me rendait aussi prévenant à son encontre et aussi enclin à encaisser tout ce qu'elle pourrait me faire endurer si son choix était de me faire souffrir d'une façon ou d'une autre. Non, pas que. Il y avait également notre lien. J'avais beau avoir quitté le domicile conjugale six mois avant l'épidémie, je l'aimais encore aujourd'hui. Oui, ça pouvait paraître complètement. Mais le fait était là. Je l'aimais. Et ça me tuait de voir ce que j'avais causé, indirectement. Et quand elle se releva pour récupérer son arme, prête à prendre la poudre d'escampette, je me figeai sur place. Avant de me relever à mon tour, avec lenteur et sans la quitter du regard. Je ne pouvais pas la laisser partir. L'idée m'était insupportable. Mais dans un même temps, que faire d'autre ? Je ne pouvais pas non plus la retenir contre son gré. Si j'employais la force ou autre persuasion un peu musclée, je ne doutais pas qu'elle allait plus mal réagir encore.

    Blessée et meurtrie, elle n'avait pas besoin de se sentir en danger en ma présence. Il fallait que je la mette en confiance. Même si elle me connaissait par coeur et était supposée savoir qu'elle ne risquait rien en ma présence. Et ne risquerait jamais rien, quoi qu'il arrive et quoi qu'elle fasse. « Attend ! » M'exclamai-je un peu trop vivement, en levant une main dans sa direction comme pour la retenir. Mais je laissai retomber mon bras avec lenteur. Pas de geste brusque dans sa direction. « Attend ... » Répétai-je plus doucement, avant de hocher quelque peu la tête. « Tu es libre de partir, bien sûr. Tu n'es pas ma prisonnière. » Commençai-je calmement, en désignant la porte d'un bref hochement de menton, sans pour autant la quitter du regard. « Mais j'aimerais que tu restes. » Oui je le voulais, plutôt que j'en ressentais la nécessité. Tout était dans la nuance. « Je sais qu'on ne s'est pas quittés en bons termes ... » Doux euphémisme, soit. « Mais j'ai commis une erreur en acceptant qu'on parte chacun de notre côté comme on l'a fait. » Je fis un pas vers elle, tout en demeurant à une distance respectable encore. « Je propose qu'on continue d'avancer ensemble, pour pouvoir se protéger l'un l'autre. En sachant que, pour l'instant, nous avons cette planque incroyable ... Qu'en penses-tu ? » J'espérais vraiment qu'elle accepterait. J'en avais besoin !


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Lun 4 Nov - 23:40



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    Il m’interpella un peu trop brutalement, j’avais tourné les talons et je m’arrêtais net, relevant un regard noir dans sa direction. Figée par la peur de l’instant, qu’allait il me faire au juste ? Il comprit son erreur, je le sentis nettement, et il se posa, répétant plus lentement qu’il me fallait attendre. Je baissais les yeux, soupirant. A quoi bon putain ?! Que cela va-t-il changer au juste ?! Il veut un petit coup rapide sur le coin d’une étagère ?! Mon ventre se contracte, mes mâchoires se serrent et je relève le regard vers lui, alors qu’il se livre un peu plus. Je pense pouvoir lui échapper, mais plus il parle, plus son regard m’emprisonne, il n’y a que lui putain qui ait ce pouvoir là sur moi, il est le seul à me faire vriller le cœur et l’estomac en même temps, à allumer un putain de feu en moi, et ce en un seul regard. Je ne dis rien, je déglutis juste en serrant fermement les mâchoires, c’est mon seul putain de pouvoir, les serrer encore et encore, à m’en faire des crampes et imaginer que j’atomise mes ennemis avec. Il fit un pas vers moi, m’avouant toutes les choses que j’aurais aimé entendre il y a deux mois, je ne bougeais pas vraiment, trop gelée sur place, partagée entre pleins de sentiments contradictoires, luttant contre une partie de moi, criant intérieurement, pleurant, me prenant à rêver qu’il accepterait de me toucher, de me prendre dans ses bras, de me rassurer, et de me dire que tout irait bien, que je ne serais plus jamais seule et plus je me disais ça, plus l’envie de pleurer montait crescendo. Et je dus tourner les talons d’un coup, pour regarder ailleurs, reprendre un temps soit peu de consistance, essayer de reprendre le dessus coute que coute. Ne pas me faire avoir si facilement bordel… Putain CARMEN ! Et finalement les larmes passèrent la barrière de mes yeux, et c’est alors que je lâchais mon flingue sur le sol, que je pivotais en avançant pour enrouler mes bras autour de lui, et enfouir mon visage contre son torse. Il a toujours été plus grand que moi, plus fort, plus solide, et là encore dans mon état de faiblesse, je m’en rendais compte. Pleurant presque silencieusement contre lui, je me trouvais à la fois idiote et soulagée, allez savoir pourquoi ! Je suis pas comme lui, j’ai jamais été aussi dure que mes paroles ne paraissent l’être et il a toujours été mon roc. Du coup, je craque, je voudrais serrer son pull de mes deux mains, mais il ne m’en reste qu’une, je pleure de plus bel, étouffant mes sanglots contre son torse, collant ma bouche contre son pectoral droit, étouffant un cri muet, une souffrance que je ne peux pas garder pour moi. Souhaitant qu’il ne m’encercle de ses bras puissants, qu’il me protège de son corps, qu’il me console de ces derniers jours, de ces dernières semaines et finalement lorsque ses bras se referment sur moi, je panique, je recule vivement, essuie mon nez et mes yeux d’un mouvement de bras gauche, n’osant pas vraiment le regarder après ça. « je reste. » Dis-je d’un air bourru et sur la défensive, tout en tentant de reprendre un peu de force, ramassant ma putain de fierté sur le sol ouais ! J’hochais la tête, allant ramasser mon flingue, avec maladresse, mais s’il m’avait aidé, je lui aurais plombé le bide je pense et il le sait, ou du moins je pense qu’il le sait. Je me glissais vers le mur opposé de là ou j’avais dormit, et je m’assis, les genoux relevés, mon flingue entre les jambes.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Mar 5 Nov - 18:58



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    Je me gelai sur place à l'instant où elle tourna les talons. Elle ne pouvait pas partir. Putain ! Tout mais pas ça ! Et contre toute attente, non. Pas encore du moins. Elle me tournait juste le don. Et je crispai les mâchoires en comprenant qu'elle cherchait surtout à me cacher ses larmes. J'avais la terrible envie d'enrouler mes bras autour d'elle et de la sentir se blottir contre moi. J'avais envie de lui promettre que le passé n'avait plus la moindre importance et que désormais, c'était nous contre le monde entier. Nous contre ces putains de rôdeurs. Je ne laisserais plus jamais quoi que ce soit de mal lui arriver. L'idée m'était juste intolérable. La voir aussi fragile m'était intolérable. Et j'étais en partie responsable de cet état là. Ce que je ne saurais me pardonner. Et finalement, Carmen craqua. Elle vint se réfugier contre moi, bras autour de moi et visage pressé contre mon torse. Je fermai les yeux et eus un mal fou à déglutir tant ma gorge était serrée. Ou obstruée par une boule impressionnante, au choix. Mais dans un cas comme dans l'autre ,il s'en fallut de peu pour que je ne me mette à pleurer comme elle. Sauf que je devais être fort. Si je ne le faisais pas pour moi, je devais le faire pour elle. Elle avait besoin de voir et savoir que moi je pensais possible une survie. Et que tout irait bien. Enfin ... Aussi bien que pouvait l'être une survie en pleine invasion de morts vivants.

    Quand je finis par trouver le courage de poser mes mains dans son dos, elle se recula assez vivement. Et je la laissai faire sans broncher, laissant mes bras retomber le long de mon corps. « Merci ... » Lâchai-je doucement, en la regardant récupérer difficilement son arme. Merci pour quoi ? Pour un peu tout sans doute. Mais merci d'être encore là et de me prouver, sans doute inconsciemment, qu'elle avait encore un tant soit peu confiance en moi. Ce qui, pour le coup, n'était pas gagné le moins du monde. Je la suivis du regard alors qu'elle retournait s'installer dans un coin différent du précédent. Et finalement, me détournai et m'éloignai parmi les rayonnages de l'épicerie. C'était, évidemment, un peu comme chez moi ici. Alors je connaissais l'emplacement exact de chaque élément qui composait l'ensemble. Ainsi ne tardai-je pas à revenir avec une boîte de conserve, une salade de fruits en conserve également et un paquet de gâteaux. Que je vins déposer devant elle. « Y'a un réchaud à gaz si tu veux. En fait, y'a à peu près tout ce qui est nécessaire à un bon camping sauvage. On n'avait pas autant à l'armée. » Façon de dire que nous avions vraiment tout le confort, ou presque. Pas de quoi se plaindre. Mais nettement de quoi survivre un petit moment ainsi. Si aucun survivant ne venait nous emmerder pour nous piquer notre place, bien sûr. Et qu'aucune horde en surnombre ne tente de nous bouffer, également. Pour l'heure, je ne m'inquiétais pas trop. Ce fut donc dans un bon état d'esprit, que je regagnai la couche que je m'étais installé derrière le comptoir. Dans le champ de vision de Carmen.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Ven 8 Nov - 22:06



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    Il ne se formalise pas que je me sois reculée si rapidement, d’ailleurs, c’est une chose à savoir sur Diego, autant il peut être sanguin, autant il est patient. C’est une qualité appréciable chez lui. Je secoue la tête, il me remercie et j’ai envie de lui demander pourquoi, mais à la place je vais m’installer là bas, pas loin de sa couche de fortune, et pourtant je ne m’en approche pas trop. On est au calme c’est vrai, et dehors, y’a presque peu de bruits, ça râle ouais, mais ce n’est pas menaçant. Il part dans les rayons, et je caresse d’une main distraite mon arme, tout en faisant craquer ma nuque, il revient, s’approche et me tend une conserve de fruits et des biscuits. Je lève les yeux vers les siens et souris faiblement, c’est plus une grimace qu’un vrai sourire, mais c’est un effort, un remerciement pour lui. Il était touchant dans sa démarche, et je me trouvais assez bête, gênée même, mine de rien je lui avais braqué mon arme dessus, plus tôt dans la journée, je l’avais épargné oui, mais j’avais faillit basculer, je le sais. Le voir, c’est comme me souvenir encore et encore que j’ai perdu ma main, que j’ai été violé, et que j’ai finalement commencé à vriller en butant des survivants. Je sais une chose, c’est que je ne vais pas cesser de les buter en les croisant, parce que tôt ou tard, ils se transformeront, mourront et tenteront de me bouffer, ou de leur vivant, deviendront cinglés et feront du mal aux autres. Je ne dis pas que je suis la seule saine d’esprit, bien loin de moi cette pensée, mais je sais et suis consciente que je suis devenue assez dangereuse, et le fait de cette réalité, fait de moi quelqu’un de plus apte que les autres. Je ne sais pas si je suis très claire, je sais juste que ouais, je me doute qu’un jour, quelqu’un me tuera et ce sera peut être un survivant. Il retourne s’allonger derrière le comptoir, et je ne le suis pas du regard, j’ouvre le sachet de gâteaux et mords dedans, c’est pâteux dans ma bouche, au début très dur à avaler et finalement ça se fraie un chemin dans ma gorge et vers mon estomac par extension. J’ouvre ensuite la conserve avec pas mal de difficulté, mais en la calant contre mes pieds, le couvercle accepte de se soulever, faisant gicler du sirop sur mes godasses, mais je m’en moque. Je plonge la main droite dans le contenant et attrape un morceau d’ananas, j’ai toujours adoré l’ananas, j’aurais pu m’en mettre une ventrée avant, là, ça avait beaucoup de mal à passer. Je toussotais tout en me forçant à avaler, et bu le sirop à même la boite en métal. Ce n’était pas mauvais, le sucre m’aiderait sans doute à relativiser un peu, avant tout ça, il me permettait d’avoir la pêche et le sourire… En parlant d’avant, je tuerais pour un carré de chocolat au lait, rien que ça. Mais je ne tente pas de me lever, je mange juste très lentement, veillant sur sa cachette, le laissant dormir tranquillement, il méritait bien ça après sa BA à mon encontre. Je ne termine pas la conserve et la pose sur une étagère en face de là, je la finirais plus tard, un jour si je survis encore quelques temps. Je me lèche les doigts, tout en repoussant les mèches de cheveux devant mon visage. Je pourrais aller me laver les mains là bas, mais je m’essuie ceux là sur le pantalon. L’avantage de n’avoir qu’une main, c’est qu’il y a moins à laver. C’est peut être le seul avantage. Quelques minutes plus tard, je coulais un regard vers lui, il avait les yeux clos, endormit probablement. Comme un guépard le plus silencieusement du monde, je posais mon arme, rampant à quatre pattes vers lui, me glissant sur sa couche, me faxant presque, je ne voulais pas de câlin, je voulais seulement le regarder, ce que je fis, avec l’attitude d’une bête sauvage.


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MessageSujet: Re: Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix Sam 9 Nov - 20:53



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    Run away, I'll attack.


    Je pouvais distinctement entendre le moindre bruit qu'elle faisait, à quelques pas de moi. Rien d'inquiétant. Je savais qu'elle était en train de se nourrir et ça me convenait. Sans doute ne put-elle pas avalé grand chose. Si elle avait l'estomac vide, ça ne pourrait que la rendre malade de trop avaler. Et elle le savait. Je ne su finalement pas à quel moment je trouvai le sommeil, rassuré de savoir qu'elle allait "bien" et qu'elle n'était pas bien loin. Yeux fermés, esprit à mille lieu de là, je pu profiter d'un semblant de rêve. De l'illusion d'une vie passée, qui pourrait revenir. Ce n'était évidemment pas possible du tout, je devais bien me rendre à l'évidence. Mais y croire un tant soit peu ne pourrait me faire le moindre mal. Mon esprit me joua donc quelques tours, m'offrant des images toutes plus plaisantes les unes que les autres. Souvenir d'une vie qui n'avait vraiment débuté qu'avec ma rencontre avec celle qui était toujours aujourd'hui, n'en déplaise à la principale intéressée, mon épouse. Au départ rien de bien simple. Elle n'était qu'une jeune femme militaire parmi tant d'autres. Certes, pas tant "d'autres" que ça, puisque les femmes qui s'engageaient dans l'armée étaient assez rares. Et certes, la raison de sa présence était finalement assez classique. Elle avait complètement vrillé dans sa vie et était une véritable fouteuse de merde. Mais je m'en foutais bien. Je me foutais d'à peu près tout à cette époque là. Même de ma propre vie qui n'avait pas grande valeur selon moi. J'avais manqué mourir quelques mois plus tôt. Et ça ne m'avait fait ni chaud ni froid. Jusqu'à, quelques mois plus tard, quand cette relation avait débuté. Puis que le mariage était, à son tour, arrivé. Je ne me souvenais plus vraiment de l'ordre dans lequel les choses étaient arrivées.

    Mais elles étaient arrivées. Le bonheur avec, en supplément. Et c'était tout cela qui me revenait en tête alors que j'oscillais entre sommeil profond et somnolence légère. Heureusement pour moi, je ne bronchais jamais quand je dormais, ne laissant donc pas apercevoir le fait que j'étais en train de rêver. Aucun mouvement, pas le moindre bruit, rien du tout. Un véritable mort. C'était limite si l'on pouvait m'entendre respirer. Carmen m'en avait d'ailleurs fait la remarque au début de notre relation, m'affirmant qu'elle m'avait cru réellement mort lors de notre première nuit. Glauque hein ? Bref, la seule chose que je faisais, parfois, c'était sourire. Ce que je du faire. Parce que quand je retrouvai peu à peu conscience, je ressentis une légère crampe au niveau des joues. Ca, c'était parce que je perdais l'habitude de faire fonctionner les muscles de mon visage. Je ne parlais plus beaucoup -avec qui en même temps ?-, je ne souriais plus, ne grimaçais plus non plus. Je n'avais même plus de raison de froncer les sourcils, non plus. Ainsi, je laissai mes lèvres reprendre lentement leur place initiale. Et dans un même temps, je ressentis l'effroyable sensation d'être observé. Le genre de truc carrément flippant. Et si, en quelques secondes à peine, je ne m'étais pas rappelé de la présence de Carmen, j'aurais sans doute bondis sur l'opportun pour le désarmer et lui foutre une bonne rouste. Mais je me souvins. Et me détendis dans la seconde, laissant même échapper un involontaire soupir de soulagement. Avant d'ouvrir les yeux, froncer les sourcils et tourner la tête vers elle. Regard rivé sur moi et dans la posture d'un animal sauvage, elle avait de quoi perturber. Pour ne pas dire, carrément faire peur. « Tu veux la place ? » Demandai-je doucement, incertain.


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Run away, I'll attack ~ Carmen & Phoenix

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