[PAST] Time to nut up or shut up
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MessageSujet: [PAST] Time to nut up or shut up Lun 11 Nov - 12:53


TIME TO NUT UP OR SHUT UP
Règle numéro 32 : Savourer les petites choses de la vie.

La masse nuageuse se teintait ça et là d’un rose pâle significatif d’un lendemain plus ou moins animé par le vent. Face à cette pensée tout à fait stupide, et inutile, Zéphir soupira en décrochant son regard du ciel assombris. Le claquement de ses bottes marronnasse sur le sol rythmait de concert les battements agités de son cœur meurtris… Véritable ombre de lui-même, le texan errait sans but dans les rues inhabitées d’une ancienne résidence dont l’allure macabre rappelait étrangement les films d’horreur pour adolescents en manque de frisson. Incapable de réfléchir correctement, le jeune homme ne parvenait pas à remettre ses idées en place alors que déjà la menace de la nuit planait au-dessus de sa tête. Nerveusement, il fit craquer l’ensemble de ses doigts, non sans ajouter le bruit grinçant que ses gants de cuir occasionnaient pendant la manipulation. Sans véhicule, avec le ventre vide depuis plus de 72h et un besoin vital de dormir, les options qui s’offraient à lui s’avéraient en réalité bien plus restreintes que prévu. Ce fut à ce moment là que ce son… ce son si particulier… Résonna dans la rue résidentielle. Ce râle. Ce râle inhumain. Pas encore… Depuis son évasion, sa vie ressemblait à une fuite dont la seule fin probable et imaginable se trouvait être une mort certaine. Le temps filait bien plus vite que sa matière grise qui peinait pour le moment à trouver une solution viable. N’y tenant plus, il se remit en marche avec le plus de discrétion possible. L’unique moyen de survivre dans pareille situation serait de trouver un abri dans lequel se terrer jusqu’au matin. Dans l’idéal dormir un peu serait utile. Non loin de lui une maison, dont la porte ne portait aucune trace de fracture, semblait lui tendre les bras. Le risque était de trouver les membres de la famille transformés et en attente d’une quelconque proie osant franchir le pas de cette fameuse porte… Merde. Ce n’était vraiment pas le moment de se poser plus de question et ce ne fut pas la lente apparition de la lune à l’horizon qui lui donna tord. En quelques enjambées, Zéphir parcouru les mètres qui le séparait de l’habitation. Avec prudence, il s’empara de son couteau de chasse avant d’inspecter l’intérieur de la bâtisse en jetant un coup d’œil expert au travers des fenêtres présentes, relevant ainsi qu’un calme plat régnait au rez-de-chaussée. Aucun loquet de sécurité n’empêcha sa progression pour sa plus grande joie. Son pantalon militaire noir lui permettait de se fondre parfaitement avec l’obscurité, son tee-shirt tout aussi sombre complétait sa tenue qui, il en était sûr, lui avait sauvé la vie plus d’une fois. Au travers de son gant, il sentait son emprise sur le manche se faire plus pressante à mesure qu’il s’avançait vers l’escalier menant au premier et seul étage. Un léger faisceau de lumière filtrait par l’embrasure d’une porte mal verrouillée… Etrange. Méfiant, le blondinet contourna la porte et se plaqua contre le mur pour pouvoir jeter un coup d’œil sans trop attirer l’attention de qui que se soit se trouvant dans cette chambre. Les bras le long du corps, il calma sa respiration et ferma un court instant les yeux dans le but d’éradiquer les effets nocifs de l’adrénaline. Mâchoire crispée, il approcha son visage de l’ouverture et… Faillit lâcher un juron. Son visage se déforma en une grimace colérique. Une foutue gamine, repliée sur elle-même avec une lampe de poche, semblait être en pleine lecture. Enfin, il l’avait supposé puisque déjà il se mit à la recherche de la salle de bain familiale. Cela faisait une semaine maintenant que sa peau n’avait pas sentit le contact agréable de l’eau chaude… Une bonne douche ne lui ferait donc pas de mal. Si jamais la petite l’entendait, elle ne se risquerait pas à trouver la source du bruit. Du moins, il le supposait. Dans le cas contraire, il n’aurait pas beaucoup de mal à la maîtriser si besoin était.

Sans heurt, Zéphir trouva son bonheur facilement en longeant le couloir principal qui menait vers son bout de paradis personnel. Le placard servant anciennement de pharmacie avait été dévalisé et quelques produits peu viables traînaient encore sur le sol. Les habitants avaient dû faire fit de la propreté et du rangement lorsqu’ils avaient pris la fuite, nullement affligés par le désordre. Compréhensible. D’un geste souple, le texan remit les choses en place dans l’obscurité, ne voulant pas se faire remarquer. Ni des morts, ni des vivants. Tout en observant l’étroite pièce simplement pourvu d’un lavabo et d’une douche, il fit glisser le long de son bras la bretelle de son sac pour que ce dernier se trouve à ses pieds. Ce fut ensuite au tour de son holster qu’il déposa non loin de là. Laissant ainsi l’ensemble de ses armes à porté de main, Zéphir verrouilla habilement et en silence la porte de la salle de bain afin d’obtenir un minimum d’intimité. Chose rare ces derniers temps avouons-le. Son corps meurtris trouva le réconfort d’une eau plutôt tiède mais qui conviendrait parfaitement. Il n’allait tout de même pas faire la fine bouche. Entièrement vêtu, l’eau imbiba le tissu avant qu’un vieux savon fasse office de lessive ! Son esprit vagabonda tandis qu’il s’occupait à présent de sa peau ornait d’une sacrée couche de crasse. Mais alors qu’il se rinçait en profitant du filet d’eau, un grincement attira son attention. Immédiatement, il coupa l’eau et noua une serviette trouvée là en s’emparant machinalement de son pistolet. Tremblante, sa main tint fermement la poignée la porte après avoir f ait sauté le loquet et son bras se tendit pour pointer son canon lorsque la porte fut ouverte. Hébété, le jeune homme découvrit la fameuse gamine, qui s’avérait plutôt être une jeune femme à vrai dire…

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MessageSujet: Re: [PAST] Time to nut up or shut up Mar 12 Nov - 16:34



time to nut up or shut up
(thirty seconds to mars) ▽ In the middle of the night when the angels scream; I don't wanna live a lie that I believe; Time to do or die. I will never forget the moment.
Vivre avec Gaylwen n'était pas toujours de tout repos. Déjà parce qu'il imposait toujours une certaine distance entre nous, comme si cela était devenu un réflexe plus qu'autre chose, mais aussi parce qu'il n'était pas rare qu'il file au milieu de la journée, pour ne revenir que le savoir. Je savais que c'était pour notre bien, et que nous avions absolument besoin de ces excursions pour nous en sortir, mais cela ne m'empêchait pas d'être toujours beaucoup trop inquiète à son sujet. Et il fallait, du coup, toujours que je trouve quelque chose pour m'occuper l'esprit et ne pas songer des heures et des heures à lui, désespérément, dans l'attente de le voir apparaître ... ENFIN ! Le pire était, sans aucun doute, quand, comme aujourd'hui, il devait s'absenter toute la journée. Il était parti très tôt la veille et avait émis le souhait de pouvoir revenir en fin de journée, voir au milieu de la soirée, sans en être certain. La nuit était déjà bien entamée et il n'était pas encore là. J'allais encore devoir attendre quelques heures, la boule au ventre ... Il n'aimait pas me laisser toute seule habituellement, mais il n'avait pas toujours la possibilité de choisir. J'avais bien tenter de le convaincre de me laisser venir avec lui mais ... Il était toujours aussi braqué, toujours aussi incapable d'admettre que je pouvais aussi me défendre. Et dans un sens, il n'avait pas totalement tort. Je n'avais pas tué plus de deux ou trois rôdeurs depuis le début de toute cette merde ...

Néanmoins, passer la nuit seule me terrifiait. Cela venait principalement du fait que je m'inquiétais pour lui et que je ne savais pas comment il faisait pour s'en sortir alors que la nuit était très largement tombée. Je devrais peut-être aussi m'inquiéter du fait que j'étais seule dans une maison au beau campagne et qu'un rôdeur, ou un survivant pourquoi pas, pouvait parfaitement passer dans le coin. Mais ce n'était pas vraiment à tout cela que je pensais, je regrettai juste de ne pas avoir obligé Gaylwen à me laisser venir avec lui. Il était trop tard pour cela, bien sûr, et j'allais devoir passer les heures à venir seule, dans le brouillard le plus complet, sans dormir. Parce que j'étais incapable de fermer les yeux sans avoir à l'esprit des images terrifiantes de Gaylwen dans une mauvaise posture. Et s'il se faisait mordre ? Et s'il ne revenait jamais ? Et si je le perdais, d'une manière ou d'une autre ? Incapable de supporter plus longtemps ces pensées pessimistes, je me redressai dans le lit que j'occupai, et m'extirpai de sous les couettes. J'avais les yeux grands ouverts, il était tout bonnement impossible pour moi de retrouver un état d'esprit serein. Pas tant qu'il était toujours dehors à risquer sa vie pour nous aider à poursuivre notre route.

J'attrapai un livre trouvé dans le tiroir de la table de chevet, ainsi qu'une lampe torche en parfait état de marche, puis allai me caler dans un coin de la pièce. Rester sur le sol me permettait non seulement de me maintenir éveillée, mais c'était aussi plus confortable que le vieux matelas rouillé ... Et dégueulasse. Le livre n'était pas des plus intéressant, mais il avait au moins le mérite de me faire passer le temps et oublier, l'espace d'un instant, que Gayl' était toujours dehors, alors que la lune avait d'ores et déjà fait son apparition dans le ciel obscur. Totalement plongée dans ma lecture, je ne faisais plus guère attention au reste du monde. Peu importait ce qui se passait dehors, peu importait les rôdeurs qui traînaient toujours dans les ruelles. Rien d'autre ne pouvait compter, et surtout rien d'autre ne devait venir m'obstruer l'esprit. Penser et m'inquiéter à propos de Gaylwen ne le ferait pas revenir plus vite. Alors que le fait d'aérer mes pensées et de me laisser totalement emporter par le texte que je dévorais ferait, avec un peu de chance, passer le temps plus vite ... Au moins un petit peu ... Pourtant, un bruit extérieur à la pièce réussit à me tirer de ma lecture, à me perturber l'espace d'un instant. De l'eau qui coulait. Comment de l'eau pouvait-elle couler au beau milieu de la nuit et de manière aussi soudaine ?

Inquiète, je déposai le livre sur le sol, sans me soucier de la page à laquelle je m'étais arrêtée. Cela n'avait pas d'importance, il fallait juste que je m'assure que ce n'était rien d'autre qu'une fuite, ou quelque chose du genre ... Et puis, même si je l'espérais de manière parfaitement inconsciente, cela ne pouvait pas être Gaylwen. Il ne serait jamais rentré sans me prévenir. De toute façon, à l'heure actuelle, il devait s'être mis à l'abri, soit dans sa voiture, soit dans une maison plus proche de l'endroit qu'il avait fouillé. Une fuite. Voilà ce que ce devait être. Je me redressai, agrippai fermement le couteau que je gardai toujours sur moi, au cas où, et me levai. Je suivis la provenance du bruit, le coeur battant à un rythme effréné, la respiration saccadée. J'étais terrifiée à l'idée de ce que j'allais découvrir, tout en voulant croire à tout prix que ce n'était rien d'autre qu'un accident, ou un truc totalement naturel. Ce genre de choses arrivait bien, non ? Malheureusement pour moi, je finis par atterrir devant la porte de la salle de bain. J'hésitai une longue minute, une de trop peut-être puisqu'elle finit par s'ouvrir, laissant apparaître devant moi un homme à l'allure plus qu'imposante, une arme à feu pointée sur moi. Je ne fis pas le moindre mouvement, consciente qu'une balle pouvait partir à tout moment, consciente du feu qu'avec mon petit couteau de rien d'autre, j'étais définitivement en position d'infériorité. Et ce n'était pas ma lampe torche non pus qui allait le faire fuir ... « Je ... Ne tirez pas, d'accord ? Je vais juste déposer mon couteau par terre ... Si vous pouviez en faire de même ... », murmurai-je, plus qu'hésitante, et tremblante, avant de m'accroupir pour déposer mon "arme" sur le sol. Je me relevai aussitôt, lui fis de nouveau face. Je n'avais plus qu'à espérer ne pas avoir à faire à un psychopathe. Il devait bien voir, de toute façon, qu'il ne craignait rien avec moi ... Du moins, je l'espérais. De toute façon, je n'avais pas une tonne de choix : ce n'était qu'une question de chance. Etais-je tombée sur la pire personne qui soit ... Ou pas du tout ?
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MessageSujet: Re: [PAST] Time to nut up or shut up Jeu 14 Nov - 11:15


TIME TO NUT UP OR SHUT UP
Règle numéro 32 : Savourer les petites choses de la vie.

L’ivresse que provoquait l’adrénaline se déversa dans l’ensemble de son réseau veineux, lui insufflant du même coup une puissante vague de chaleur vivifiante. Les pupilles dilatées, il observait calmement le bout de femme se trouvant devant lui. Haute comme trois pommes. Frêle. Il évalua la situation rapidement, comme un militaire entraîné aurait certainement pu le faire. Il en allait de sa survie. Sur sa route, il avait à plusieurs reprises croisé le chemin de survivants peu désireux de lui laisser la vie sauve. Rien ne laissait présager la présence d’autres personnes, Zephir avait minutieusement fouillé la maison pour en être totalement sûr. Mais rien ne lui disait qu’elle n’attendait pas quelqu’un d’autre… « Je ... Ne tirez pas, d'accord ? Je vais juste déposer mon couteau par terre ... Si vous pouviez en faire de même ... » Le canon de son arme suivait les gestes ralentit de la demoiselle qui déposa sagement son ridicule canif à ses pieds. La tenant en joue, il se devait de réfléchir rapidement afin de prendre la meilleure décision possible. Sans prévenir, l’ancien taulard se recula un instant puis, à l’aide de son pied, fit claquer la porte. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres meurtries par le froid et les coups récemment reçus… A croire que même en pleine apocalypse il trouvait toujours le moyen de s’attirer des ennuis. Il pestait intérieurement en menant le canon à ses têtes tandis que, tel un lion en cage, il arpentait l’exiguë salle de bain en long et en large. Il peinait à trouver quel comportement il se devait d’adopter dans une telle situation. Jour après jour, kilomètre après kilomètre, il avait l’impression de perdre le fil de sa propre vie… En même temps que son esprit. La folie semblait guetter le moindre faux pas, à l’abri dans son ombre…

La serviette éponge retomba lourdement sur le sol alors que le jeune homme entreprenait de se rhabiller. Essayer d’avoir une conversation avec une inconnue lorsque l’on est nu comme un ver ne mettrait personne à l’aise. Ayant précédemment nettoyé sa première tenue, il enfila sa seconde en attendant que tout sèche. Résistant à l’envie de ressortir armé, il raccrocha tout de même son holster dans lequel il rangea prudemment son arme. Quant à la machette et au couteau de chasse qui trônait fièrement entrecroisé dans son dos, il préféra les ranger dans son sac qu’il jeta sur son épaule en ouvrant la porte une ultime fois. La survivante, passablement hébétée, n’avait apparemment pas bougée et l’entrebâillement qu’offrait l’espace entre ses lèvres laisser présager qu’elle avait été prise de court par la sortie théâtrale du jeune homme. « Je n’ai aucunement l’intention de te faire du mal. J’ai été surpris, tout comme toi. » Son regard assombris observa les alentours à la recherche d’une quelconque autre personne qui accompagnerait la gamine. Imaginant très mal comment elle pourrait survivre sans aide extérieur, non pas qu’il doutait de ses possibles ressources mais sa carrure n’indiquait pas qu’elle était une redoutable guerrière. Ses tremblements et l’hésitation présente dans sa voix était une preuve de plus. Sa solitude ne devait être que passagère. « Je suppose que tu n’es pas seule. » Affirma-t-il sans jamais réellement la regarder dans les yeux.

Zephir n’était pas homme à faire facilement confiance à l’espèce humaine, doutant de sa nature ambivalente. Si le bon est présent en tout être humain, le mal l’est également et sa méfiance lui avait bien des fois sauvé la vie. En ces temps apocalyptique, ce trait de caractère était d’autant plus appréciable. Sans un mot de plus, il la contourna après avoir entendu un râle significatif. Ces monstres ne cesseraient donc jamais de hanter ses longues journées de marche comme ses courtes nuits rythmées de cauchemars aussi effrayants qu’ils étaient réels. Sans réfléchir plus que ça, il dégagea son arme de prédilection en jetant un coup d’œil par-dessus la balustrade… Apparemment, ce dernier n’avait pas pénétré dans la maison. Il était donc inutile de se lancer dans une espèce de vendetta personnelle contre ses erreurs de la nature. Peu importe la haine qui l’animait. « Je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité, mais mes chances de survie à l’extérieur, à cette heure tardive, sont restreinte. » Chuchota-t-il sans prendre la peine de lui demander une quelconque autorisation pour rester. Ses lourdes bottes à moitié enfilés n’étaient pas des plus discrètes et ses pas résonnaient quelque peu alors que, déjà, il se dirigeait vers une chambre vide. La crasse y avait déjà élu domicile, quant au désordre, il était à l’image du monde d’aujourd’hui. Nullement rebuté par cet état des lieux, Zephir balança son sac sur le matelas jauni posé à même le sol. Debout aux côtés de la fenêtre filtrant la faible lumière de la lune, il tira de sa poche une barre de céréale et une cigarette. D’un geste vif, il envoya le maigre repas en direction de la demoiselle amaigrie. « Mange. Tu es pâle comme un linge. » Le bout rougie de sa cigarette éclairait par intermittence son visage fermé. Il n’avait aucunement l’intention de faire ami-ami. Il ne comptait pas rester indéfiniment ici non plus, mais l’idée de suffoquer à cause de son propre sang qui lui monterait aux lèvres après avoir été attaqué dans son sommeil par des survivants suspicieux, ne lui disait guère. Autant resté courtois. Tout n’était qu’une question de survie à présent…

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MessageSujet: Re: [PAST] Time to nut up or shut up Sam 16 Nov - 20:13



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(thirty seconds to mars) ▽ In the middle of the night when the angels scream; I don't wanna live a lie that I believe; Time to do or die. I will never forget the moment.
Je ne m'étais pas du tout préparée à l'éventualité de recevoir de la visite. Le fait que Gaylwen soit absent me gênait, tout en me soulageant quelque peu. D'un côté, ce n'était pas plus mal qu'il n'ait pas été celui qui ait accueilli le jeune homme puisque, le connaissant, il l'aurait aussitôt jeté dehors ... Ou tué sans aucune pitié. Quand il s'agissait de notre sécurité, il ne faisait généralement pas dans la demi-mesure, et c'était une bonne et une mauvaise chose à la fois. Mauvaise parce que ce n'était pas du tout ce que je voulais. Je n'étais pas vraiment du genre à me méfier des survivants. Enfin, si, dans un sens ... je n'allais pas me jeter sur le premier venu pour le serrer dans mes bras, ravie de découvrir enfin de nouveaux survivants. Loin de là, même. Mais je n'étais pas non plus du genre à tuer les premiers intrus, sous prétexte qu'ils pouvaient, éventuellement, être une menace. De toute façon, je n'étais, à ce moment précis, pas du tout en position de force. L'avais-je seulement été un jour, en fait ? Je restai plantée face à cet homme, pas vraiment consciente du fait qu'il n'avait pour seul habit qu'une serviette. La chose qui me préoccupait le plus, c'était son arme, pointée sur moi. C'était pire que cela, en fait, j'étais terrifiée. Quelle mort horrible ce serait, de se faire tuer par un survivant, alors que cela faisait plusieurs mois que je survivais face aux rôdeurs ... A ma plus grande surprise, plutôt que de baisser son arme ou tirer, il recula de quelques pas, et claqua la porte. Ok... Je restai parfaitement immobile, pas certaine de savoir quoi faire. D'un côté, je ne pouvais pas aller chercher une arme pour le menacer à mon tour, et d'un autre, je n'allais peut-être pas rester là à attendre qu'il sorte pour finir ce qu'il avait commencé ... Si ?

C'est pourtant ce que je fis, incapable de prendre une décision concrète et réfléchie. Heureusement pour moi, le jeune homme se décida à sortir de sa cachette, m'extirpant de mon choc. Et il n'était plus armé, en voilà une bonne chose. « Je n’ai aucunement l’intention de te faire du mal. J’ai été surpris, tout comme toi. », dit-il sur un ton neutre, ni agressif, ni agréable. Je me retins de soupirer de soulagement. Quoi qu'en même temps, s'il voulait me faire du mal, il n'allait pas le dire clairement. Il jeta un regard derrière moi, sans doute pour vérifier si je n'avais pas ramené quelque chose ou quelqu'un pour sa sortie. « Je suppose que tu n’es pas seule. » Je haussai la tête pour toute réponse, avant de me rendre compte qu'il ne me fixait pas réellement, ce qui avait le don de me mettre mal à l'aise d'ailleurs. « Non, je ne suis pas seule. » Je n'ajoutai rien d'autre, n'étant pas vraiment en confiance. Il n'était pas obligé de savoir qu'il n'y avait personne dans la maison, ou les alentours. Il n'était pas non plus forcé de lui apprendre que nous n'étions que deux. Quand le jeune homme me contourna et s'éloigna, je restai parfaitement immobile de longues minutes, avant de me décider à esquisser un mouvement. Je me détournai de la porte de la salle de bain, qui n'avait finalement rien de bien passionnant, pour regarder par où il était parti. Je ne voulais pas le quitter des yeux, qui savait ce dont il était capable ... Il jeta un regard par la fenêtre, apparemment pas très soucieux de me dire quoi que ce soit de plus. Et ... C'était tout ? Nous n'étions pas censés être heureux de retrouver des survivants, ou ce genre de trucs ? Non ? Ce n'était peut-être pas le cas de tout le monde, après tout ...

« Je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité, mais mes chances de survie à l’extérieur, à cette heure tardive, sont restreinte. », dit-il si doucement que j'aurais presque pu ne pas l'entendre. Je n'eus pas à réfléchir bien longtemps pour prendre une décision. Pour moi, c'était comme si elle était déjà toute prête ... Et c'était aussi comme si on ne me laissait pas vraiment le choix. Mais je comprenais, il ne devait pas franchement avoir envie de sortir de là en pleine nuit. « Bien sûr que tu peux rester. Juste ... Si mes amis reviennent, essaye de te faire discret, je ne suis pas certaine qu'ils se laisseraient facilement surprendre. », conseillai-je d'une voix douce. Je ne voulais pas lui faire peur, mais je ne voulais pas non plus le laisser dans sa merde sans rien lui dire. Parce qu'en effet, si Gaylwen revenait et tombait nez à nez avec lui, l'un des deux serait forcément blessé, voir tué. Et comme je ne voulais surtout pas que cela arrive ... Je préférais le prévenir. Tout simplement. Sans trop réfléchir, je le suivis jusqu'à la chambre qu'il avait, semble-t-il, prévu d'investir. J'étais encore sous le choc de sa présence ici, et mon coeur battait toujours un peu plus vite que la normale, et je ne voulais pas juste le laisser aller dans la chambre sans rien chercher à dire ou faire. Il avait beau m'avoir dit ne me vouloir aucun mal, je ne pouvais pas en être sûre. Mieux valait rester prudente, donc. Je ne m'étais néanmoins pas attendue à ce qu'il me donne une barre de céréales que je réussis, par chance, à attraper. Je lui souris vaguement, consciente qu'il valait mieux ne pas relever sa remarque. Il voulait bien faire, et je devais en faire de même de mon côté. « Merci beaucoup. » Et puis, je n'étais vraiment pas en position de refuser telle offre ... « Je suis Sam, au fait. », dis-je, peu désireuse de laisser le silence s'installer trop longtemps. Je m'adossai contre l'encadrement de la porte, le regard posé sur la vague silhouette du jeune homme que j'apercevais toujours. Il fumait, alors je ne pouvais décemment pas le louper. « Tu as une destination particulière ou tu voyages un peu au hasard ? », demandai-je ensuite. Je pouvais mieux faire en terme de conversation, soit ...
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