On that open road (PV Riley) - [hot]
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MessageSujet: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 14:18

On that open road
Riley&Yaël
Bientôt. Bientôt, on aura atteint l’objectif. Le regard rivé vers l’asphalte, l’esprit absent, je laisse une vieille mélodie traîner dans l’habitacle en sifflotant distraitement. Je ne sais pas depuis combien de temps on est aussi silencieux. J’aime pas le silence. Enfin quitte à choisir, je le préfère à des cris et des râles de macchabées. En parlant de ceux-là, on est plutôt veinard jusqu’ici, les routes ne sont pas trop encombrées. Enfin, en tout cas, on n’a pas été submergé jusqu’ici. Mes doigts pianotent nerveusement sur le volant alors que je fais distraitement craquer mon cou en le penchant à droite puis à gauche avec insistance. La nuit ne devrait pas trop traîner. Techniquement, on a encore un peu plus de deux heures avant le crépuscule mais je ne préfère pas prendre de risque. Je brise notre mutisme commun en articulant avec lassitude. « Faudrait trouver un endroit où passer la nuit. » J’ai l’impression de radoter. C’est tous les jours la même rengaine. Au début, ça semblait sympa de bouger sans arrêt mais faut avouer qu’on arrive encore à se caler dans une monotonie carrément glauque. Je m’en fiche moi, hein. On fait clairement pas une carence en action et en adrénaline non plus. Surtout pas ces derniers temps avec ce qui s’est passé. Ça fait quoi ? Deux semaines ? Peut-être trois, j’ai perdu la notion du temps. Je m’autorise un coup d’œil en direction de Riley instinctivement. Elle a pas versé une larme et c’est à peine si on en a reparlé d’ailleurs. Ouais, j’avoue, ça me surprend. Le petit chaton joue les tigres. Ça m’arrange cela dit. Je suis pas doué pour consoler et les gens qui chialent, ça me tape sur le système. Comme si ça allait changer quoi que ce soit. Bref, elle réagit bien. Tant qu’elle transforme sa tristesse en rage, elle est sur la bonne voie. De toute façon, on sait très bien qu’il est mieux là où il est que nous ici, à nous sauver les miches quotidiennement et à courir comme des cons.

Quand je replace mon attention sur notre chemin, j’aperçois à l’horizon un petit attroupement de rôdeurs. Je soupire lourdement et pose une main sur mon flingue toujours perché dans son holster. Mes intonations se font plus fermes alors que j’écarte à nouveau le brouillard auditif qui nous encercle. « Tiens-toi prête, si jamais on doit dégager le terrain. Je vais essayer de les contourner. » Je remets ma deuxième paume sur le volant et débute les manœuvres pour les éviter. Ils ne sont que trois finalement à être gênant, je les détaille à peine, trop habitué à voir leurs sales gueules décomposées et leur démarche gauche. Ils se ruent vers nous à toute allure mais je parviens grâce à la magie du pick-up à m’écarter du bitume. Très calmement, je continue à fredonner ma musique durant les opérations. Je ne m’inquiète pas de celui qui a cogné sa hanche dans ma portière et encore moins de l’autre qui a tenté de se jeter sur mon capot. Tout se déroule tranquillement et on les sème sans trop de problèmes. « On doit plus être très loin. Mais vaut mieux qu’il fasse encore jour quand on va y débarquer. Tu vois un coin potentiel où on pourrait crécher ? » Pioncer dans la voiture, ça passe parfois mais c’est rarement la solution idéale. Je perds patience en moins d’une seconde sans lui laisser le temps de répondre et tends une main vers elle d’un geste brusque. Agacé, je lui ordonne d’une voix empressée. « Vas y, file moi la carte, ça me saoule, on va pas tourner en rond pendant deux heures. » J’attends donc qu’elle me donne ce que je réclame tout en évitant un trou gigantesque dans la route.
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Dernière édition par Yaël Dixon le Sam 4 Jan - 11:52, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 14:52




On that open road
Cela faisait maintenant trois semaines que mon père était mort et qu'on avait pris la route pour rejoindre cette zone 51 avec Yaël. Plus le temps passait et plus je me disais qu'au final c'était une belle connerie tout ça. Si cette zone avait vraiment existé, on l'aurait su bien avant et j'en venais à me dire que c'était simplement un message qui tournait en boucle. Je redoutais que l'on arrive là bas et qu'au final, nos espoirs soient vains. Enfin... à se demander si j’espérais encore quoi que ce soit de cette vie ! Depuis que mon père était mort, j'avais l'impression qu'une partie de moi était morte avec lui, c'était totalement éteinte. C'était lui qui parvenait à me faire sourire, à me donner de l'espoir et à croire à un futur, que ça s'arrangerait et que tout rentrerait dans l'ordre. Désormais, il n'était plus là, je n'avais pas été en mesure de le sauver et je m'en voulais. Je m'en voulais parce que je n'aurais jamais du partir dans la forêt avec Yaël, prétextant aller chasser un peu alors qu'en vérité, lui et moi étions en train de copuler comme de vulgaires animaux. Si j'avais été là, jamais tout ça ne serait arrivé et nous serions toujours tous les trois ensembles.

Je tournais la tête en entendant au loin la voix de Yaël me parvenir. Je fronçais les sourcils, il me fallut quelques secondes pour que mon cerveau se reconnecte à la réalité et que je comprenne ce qu'il était en train de me dire. Je me rendis alors compte que le soleil commençait à tomber et j'étais surprise de voir qu'il était parvenu à garder le silence aussi longtemps. Un exploit... qui fût visiblement de courte durée. Je ne répondit même pas à ce qu'il venait de me dire, préférant hocher la tête pour simple réponse. Depuis la mort de mon père, mon mutisme était de plus en plus présent et je me doutais bien que ça devait être pesant pour Yaël mais j'en avais rien à foutre, je n'avais pas envie de parler, au final  lui aussi je lui en voulais.

Lorsque je vis le petite attroupement de puants j'empoignais fermement mon arbalète, prête à sortir de la voiture et lâcher mes carreaux, mais Yaël était visiblement un bon conducteur puisqu'il les évita de justesse, mais les évita quand même. Et il continuait à parler et à siffler ce qui était en train de m'agacer de plus en plus. Ma machoire se crispait, mais je préférais ne rien dire, continuant à regarder la route et cherchant un coin qui pourrait m'inspirer pour qu'on se pose pour la nuit. Visiblement, je ne semblais pas être assez réactive à son goût puisqu'il me demanda de façon très cordiale que je lui file la carte. Il m'énervait et là, je n'y arrivais plus, je craquais ! Mais tu me saoules bordel ! Tu peux pas réussir à fermer ta gueule pendant plus de cinq minutes ? Je suis en train de regarder voir si un coin me parait sur, tu vois pas ? Alors vas y, prends ta putain de carte et fermes là ! J'ouvrais la boîte à gants pour lui donner la carte, ou plutôt la lui balancer en pleine figure. Je me doutais bien que mon geste n'allait pas lui plaire mais qu'importe, il m'agaçait et puis ce n'était pas comme si ça allait être la première fois qu'on allait se disputer.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 15:37

On that open road
Riley&Yaël
Plus elle s’obstine à rien dire, plus j’ai envie de causer pour combler les blancs. En fait, j’ai même limite la provoquer pour la faire réagir. Ouais, c’était peut-être bien la raison pour laquelle, j’ai réclamé cette fichue carte. Au moins, elle a desserré la mâchoire, victoire. Je souris avec arrogance au début de son énervement. Elle se met trop facilement en colère, c’est trop simple et tellement risible. Mon rictus meurt cependant quand je me prends dans la tête et devant les yeux l’objet convoité. Je fais un écart sans le vouloir, m’écarte de l’asphalte et m’arrête net alors avant de percuter quelque chose. Je me retourne brutalement vers elle et enfonce mes yeux dans les siens.  « Putain mais t’es complétement folle ! T’as perdu la tête ? Tu veux qu’on se prenne un arbre et qu’on crève ? C’est ça que tu veux ? A moins que tu préfères qu'on se fasse bouffer? » Je prends le bout de papier échoué entre ma portière et mon siège pour le balancer violemment contre elle. D’un ton ironique, j’articule avec irritation  « Si t’as envie de voyager avec un muet, je t’en prie. Y a des macchabées plus loin qui demande qu’à se serrer contre toi. » Je tourne le volant et me replace correctement sur la route avant de reprendre le trajet là où elle m’a forcé à l’abandonner. Toujours excédé, je continue « Merde Riley, je vais pas la fermer pour tes beaux yeux. Si t’as envie de te morfondre dans ton coin, c’est ton problème ma vieille et pas le mien. Et je te prie de me causer sur un autre ton, ok ? » Je me montre ingrat ? Oh ça va hein, j’ai pas placé son père dans la discussion depuis des lustres pour pas qu’elle se jette à ma gorge. Je fais preuve de beaucoup de considération, je trouve. « Au lieu de faire ta diva, trouve-nous un putain d’endroit ! » J’accélère sans en prendre conscience avec toute cette colère sous-jacente.

On passe devant une station- service désaffectée, je ralentis assez brusquement pour analyser les environs. Quatre zombies apparemment, deux à l’intérieur, deux à l’extérieur. Peut-être plus, je vois pas très bien.  « On continue. » Je trace alors directement avant que la paire de décharnés n’atteigne notre véhicule. Je suis toujours sur les nerfs et m’être retenu d’émettre un son durant les dernières heures a pour effet que je ne peux plus m’empêcher désormais. Alors je suis ma lancée de moraliste de bas étage. « On va devoir camper dans les bois. Regarde bien autour de toi cette fois-ci, je peux pas surveiller et la route, et les endroits potables. Sors de ton monde, Alice ! T’es loin du Pays des Merveilles. » J’ai conscience que j’aggrave la situation mais c’est le seul moyen de la faire parler. C’est pas mon délire d’observer une nana se murer dans son esprit. On est dans la même galère et se renfermer, ça va pas l’aider à accepter cette putain de réalité. Tout vaut mieux que devenir apathique. Si elle le devient, elle va se faire tuer en moins de deux secondes. Je peux pas passer ma vie à la protéger mais je peux la pousser à se réveiller et à se révolter. Depuis quand ça m’intéresse de jouer les psys bon marché ? Depuis qu’on est que deux et que je supporte pas de pas pouvoir en placer une. Ça sert à quoi sinon de se rattacher à un groupe ? Je n’aurai que les emmerdes sans les avantages. Ça me dérange pas de chercher les avantages en cumulant les emmerdes, ça c’est clair. Faut qu’elle passe à autre chose. Et c’est pas en s’emmurant dans son petit coin qu’elle va le faire.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 16:17




On that open road
J'avoue que ce n'était pas forcément malin de lui balancer cette carte dans la figure, mais il m'avait tellement exaspéré que je ne pouvais pas faire autrement. Si j'avais pu lui en coller une, je l'aurais fait, alors il devrait s'estimer heureux ! Heureusement que j'avais ma ceinture parce que sinon je me serais mangé le pare-brise à tous les coups. Je le fusillais du regard, j'avais envie de le tuer sur place tant il m'énervait. A croire que ça l'amusait de me rendre dans cet état. Ben tiens je vais y penser à l'avenir ! Peut être que eux au moins ne me taperons pas sur le système ! Je te demande pas grand chose si ? De te taire ! C'est si difficile que toi ? T'as été privé de paroles dans l'enfance alors maintenant tu te rattrapes c'est ça ? Bon okay, j'allais loin dans mes propos et surtout je racontais de la merde, mais c'était surtout que j'étais en train de sortir de mes gonds. Si mon père avait été là, il aurait directement mis un halte là à cette dispute et m'aurait demandé de m'excuser... mais il n'était plus là. Voilà le vrai soucis pour moi en ce moment, mon père n'était plus là.

On reprit la route et bien entendu, il fallut qu'il continue à l'ouvrir. Je me raidit d'un coup lorsqu'il parla de se morfondre. Je n'avais aucune envie qu'il parle de mon père, je ne me sentais pas la force d'aborder ce sujet, surtout pas avec lui. Non mais genre ! Je te dois le respect parce que t'as dix ans de plus que moi ? C'est ça que tu vas me sortir ? Si ça avait été dans d'autres circonstances, c'est à dire avant, jamais je n'aurais osé parler de la sorte à quelqu'un, surtout pas à une personne plus âgé que moi, mais maintenant je m'en foutais, j'étais trop en colère pour lui faire ce plaisir de toute façon. Diva ? J'avais envie de lui en coller une, mais préférais serrer mon poing fort jusqu'à ce que la jointure de mes doigts devienne blanche. Je me contrôlais tant bien que mal, valait mieux pour lui, même si je savais que je ne ferais pas le poids contre lui.

On continuait notre route jusqu'à arriver aux abords d'une station service, sauf que monsieur avait décidé que c'était trop dangereux. Mais tu débloques ou quoi ? On aurait pu les tuer ! Je te signale qu'on est deux là, alors tu commences sérieusement à me saouler à jouer ton petit chef ! Que de mots doux... Pourtant, au fond, je savais qu'il avait entièrement raison. Si on en voyait déjà quatre, sans doute il y en avait bien plus que ça à l'intérieur et rien qu'à deux, on aurait pas été en mesure de tous les tuer. Autant ne pas perdre notre temps, mais je n'avais pas envie de lui donner raison. Pas aujourd'hui en tout cas.
Le Alice fut sans doute la remarquer de trop puisque cette fois ci, mon poing ne se serra pas, non, il se logea directement dans son épaule, quitte à nous faire avoir un accident. Il me cherchait, il me trouvait ! Tu me fais chier bordel ! Mon père est mort il y a même pas deux semaines, alors merci, mais je sais très bien qu'ici c'est pas le pays des merveilles ! Ça te fait chier que je ferme ma gueule ? Tu préférerais quoi ? Que je chiale comme une fille ? Désolée je ne suis plus comme ça ! Et si ça te dérange tant que ça mon mutisme, je t'en pris, t'as qu'à me laisser sur le bas côté, je tracerais ma route toute seule, de toute façon j'ai pas besoin de toi ! J'étais à bout de souffle tant par la colère qui m'envahissait que par le débit de parole que j'avais utilisé. Une larme avait coulé le long de ma joue et de rage je l'avais essuyé du revers de ma main. Non je ne craquerais pas, parce que si je pleurais, je ne savais pas quand j'allais pouvoir m'arrêter et on avait pas le temps pour ça.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 17:05

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Riley&Yaël
Bam. Son analyse psychologique tape en plein dans le mille et elle l’ignore. Ça me ferait presque rire sauf que ça me laisse trop indifférent pour ça. Je me contente de hausser les épaules et de ricaner à la suite de ses répliques. « Tu me dois le respect, ouais gamine. Tu veux que je te rappelle tout ce que je t’ai appris et toutes les fois où j’ai sauvé ton petit cul ? T’as une drôle de façon de me remercier. » Je suis un salaud et je l’assume. Elle a besoin qu’on lui foute du plomb dans la cervelle et je suis le seul dans les environs, ça tombe mal pour elle. « J’ai bien compris que t’avais envie de jouer les suicidaires. Mais ouais, ici, c’est moi le chef, ok ? Je sais ce que je fais contrairement à toi ! On va pas gaspiller des munitions ou risquer quoique ce soit parce que t’as décidé qu’aujourd’hui tu voulais des emmerdes, pigé ? » Je continue mon chemin quand son poing se fiche avec vigueur dans mon épaule. J’accuse le coup comme je peux et serre la mâchoire sans pour autant sourciller. « Parce que t’en viens aux mains maintenant ? T'es tellement à court d'arguments que tu deviens violente, bravo! La prochaine fois, je te conseille d’y mettre plus du tien. C’est pas avec ta force de moineau que tu vas parvenir à me faire mal. » Je l’invite à être plus agressive. C’est mieux que ce qui suit. Je la vois essuyer sa larme et me crispe. Putain, je vais avoir droit aux sanglots. Je le sens. Merde. Déjà perturbé à cette perspective et du coup plus irrité, je réplique avec amertume « Tu crois que c’est mon délire de regarder une gosse chialer ? J’aime pas transporter des cadavres, tu m’excuseras. » Elle a une mine affreuse d’ailleurs. Je suis insensible ? Peut-être bien. J’évite juste de me perdre dans mon esprit et dans ce genre de conneries contrairement à elle. Faut avancer et oublier, effacer. Y a que l’instant présent qui compte, le reste c’est déjà derrière, ça compte plus.

Très sérieusement, j’embraie sur « Ouais, je pourrais t’abandonner. Je me demande vraiment ce qui me retient d’ailleurs ! T’es une plaie. » Au fond, je le sais. Je peux pas faire le connard et me retourner en la plantant. Elle va finir par vraiment y laisser sa peau et aussi insolente qu’elle est, elle mérite pas ça. Je suis pas attaché, hein. C’est juste que… Ouais, je suis pas inhumain au point de laisser Riley mourir. Puis merde, j’ai connu son père, je peux pas lui faire ça non plus. Depuis quand j’ai une morale moi ? Ahah, j’en sais rien. Mais elle me tape sur le système grave là. Alors finalement, je m’arrête à nouveau en plein milieu de nulle part et la défie du regard. Contre toute attente, mes paumes s’avancent pour se poser sur sa nuque et je force sa tête à l’aide de mes pouces, à se tourner vers moi. Je la tiens comme ça et me rapproche d’elle pour planter mes yeux dans les siens avec dureté. Ma voix néanmoins ferme, est plus calme. « Après on sera à la zone 51, on sait pas comment ça va se passer. Alors soit tu te reprends maintenant ou alors tu fais ta crise dans la minute qui suit pour qu’on en parle plus. Je peux pas me permettre de pénétrer dans un endroit inconnu avec quelqu’un qui parvient pas à rester stable. Je pourrais pas toujours jouer ton bouclier. C’est une question de vie ou de mort. Alors t’as intérêt à l’accepter le plus vite possible et à avancer. C’est pas un jeu, Riley. » Et je veux pas devoir enterrer son corps parce qu’elle aurait jugé bon de se laisser aller. Elle a beau me foutre hors de moi et tester mes limites, je vais pas la lâcher. Pourquoi ? J’en sais rien, moi. Je me suis habitué à sa présence, c’est tout. Puis combattre des morts vivant seul, c’est pas super folichon. C’est juste faire preuve de pragmatisme tout en obtenant quelques bénéfices en plus. Ah ouais ? Ah et puis j’ai pas à me justifier avec moi-même. Je fais ce qui me chante, on s’en fout.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 17:25




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Moi qui suis d'habitude forte, là je suis en train de me laisser totalement aller et je n'aime pas ça. Putain, mais je m'en veut tellement qu'il soit mort et la culpabilité ne cesse de me ronger, j'y peux rien c'est comme ça. En plus de ça, Yaël n'arrange pas les choses en me provoquant au lieu de me laisser tranquille. Qu'est ce que ça peut lui foutre si je me morfond et que je reste totalement mutique ? Et puis même si je crève qu'est ce qu'on s'en fou ? Il me tirera une balle dans la tête et puis c'est tout. En attendant quand tu me baises, t'es bien content d'avoir la gamine ! Et bim ça, il fallait que ça sorte, parce que ouais, bizarrement quand on couchait ensemble là d'un coup c'était comme s'il ne me voyait plus comme une gamine, alors que là il était en train de se comporter comme un adulte avec moi et ça avait le don de m'énerver. J'avais pas quatre ans et j'avais un père, un père qui était mort, mais un ça m'avait toujours suffit, pas la peine que lui s'y mette en plus ! Connard ! Et oui les insultes fusaient mais je m'en fichais. De toute façon c'était pas comme si c'était la première fois que je l'insultais et sans doute pas la dernière. Si on avait pas été en voiture je me serrais barré plus loin pour aller me calmer, or là j'étais enfermée avec lui et la voiture me semblait de plus en plus étroite au fur et à mesure de notre échange. Après les insultes ce fut le coup de poing dans l'épaule, en plus de ça, je venais de me faire mal à la main mais je tachais de ne pas le montrer pour ne pas avoir droit à ses railleries. Le pire dans tout ça c'est qu'il avait raison. Tellement raison que je ne pouvais plus supporter ce qu'il me disait et que je tournais la tête vers la fenêtre pour ne pas avoir à l'affronter lui ou son regard. Je tentais de me remettre dans ma bulle, de me renfermer sur moi même, mais avec pareil énergumène ce n'était vraiment pas simple.

Lorsque d'un coup il s'arrête, je ne suis plus du tout coupé du monde, coupé de lui. Une fois de plus il m'a fait sortir de ma bulle et je fronce les sourcils. Je supporte pas qu'on me parle comme ça et en temps normal je lui en aurais vraiment collé une et une bonne. Sauf que là, j'en avais même pas la force. Je me nourrissais à peine depuis que mon père était mort, suffisamment pour ne pas tomber, mais c'est tout. Il fallait que je me ressaisisse je le savais. Je tentais de l'empêcher de tourner mon visage vers lui mais il était bien trop fort. Pas la peine de baisser le regard, je plantais mes yeux dans les siens avec un air de tête à claque je le savais. La mine renfrogné, j'encaissais toutefois ce qu'il me disait et une fois de plus il n'avait pas tord. C'est bon t'as terminé ? Parce que j'en ai ras le bol que tu me gueules dessus depuis tout à l'heure. Je suis pas une gamine ! J'ai perdue mon père parce qu'on... ma voix venait d'un coup de se briser, ma gorge se nouait et je ravalais ma salive pour ne pas me mettre à pleurer. Je n'avais pas envie de me montrer faible, pas devant lui. Ce serait un argument de plus pour lui pour traiter de gamine et j'en avais pas envie du tout. Lâches moi ! Lui dis je alors en tentant d'enlever sa main de sur ma nuque. A quoi est ce qu'il jouait ? Lui qui disait ne pas vouloir me voir chialer, en attendant, il était en train de me pousser à bout là.  

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 18:08

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Son répondant me laisse autant amer qu’amusé. Je lui renvoie la pareille d’un air dédaigneux. « En effet, c’est une femme que je baise mais là devant moi, j’ai quelqu’un qui se comporte comme une gosse de quatre ans. » Injuste ? J’ai jamais prétendu vouloir jouer fair-play. Elle fait n’importe quoi alors je la remets sur les bons rails avant qu’elle aille trop loin. Sa petite insulte glisse sur moi avec aisance, c’est pas comme si j’ignorais ce que j’étais après tout. Puis ça démontre simplement qu’elle sait plus quoi répondre et que j’ai raison. Et j’aime ça, avoir raison. Oh elle vit mal ce fait, je la connais. Elle a un orgueil aussi pourri que le mien et pire que ça, elle fait preuve de mauvaise foi à ce sujet. Si elle croit que sa sale mine m’impressionne. Ça ne me fait ni chaud, ni froid. C’est le moment qu’elle se réveille. Je lui ai laissé deux semaines là. Maintenant, elle a intérêt à émerger et à reprendre sa putain de vie en main parce que je peux plus encaisser ça. Hors de question que je la porte jusqu’à ce qu’elle décide de se relever. C’est pas mon rôle et de toute manière, ça serait pas l’aider. Elle s’exprime autrement que par ses expressions faciales – c’est déjà une amélioration en soi. Le début de sa dernière phrase m’arrache un petit rire ironique alors que sa voix se brise. C’est de ça qu’il s’agit alors ? Putain. Elle est vraiment à l’ouest. Avant que je puisse ouvrir la bouche, elle me repousse. Je ressers ma prise sur elle en remontant mes mains jusqu’à son visage et en la rapprochant un peu plus du mien. Mes intonations sont plus basses, presque chuchotées mais pourtant plus tranchantes « Alors c’est ça ? Tu m’en veux ? Tu m’en veux hein ? Nan, tu nous en veux ? Tu crois que parce qu’on couchait ensemble, on a mis ton père en danger ? » Je suis réellement furax là. Je sais pas pourquoi ça me rend aussi fou qu’elle remette ça sur mon dos en partie. Je lui transmets ma fureur d’un regard éloquent. « Je t’ai pas forcé à ce que je sache hein ? T’as jamais eu un couteau sous la gorge ! Et à ma connaissance, t’as pris ton pied. »

Je retire brusquement mes paumes d’elle pour la toiser avec dureté depuis mon siège. « Putain ! T’as honte de ça ? C’est ça ? Quelle ironie. Ça aurait changé quoi qu’on soit parti cueillir du bois, des baies ou d’autres conneries ? Ton père s’est fait tué par un rôdeur, réveille-toi, merde ! » Je lui hurle littéralement les derniers mots. Elle m’énerve. Putain, elle m’énerve. « C’est ni toi, ni moi qui l’avons abattu, faut que ça soit clair là ok ? Il s’est fait attaquer par surprise, il a pas su se défendre, fin de l’histoire. Ça peut arriver à n’importe qui, n’importe quand, pigé ? Alors la prochaine fois que tu veux me faire culpabiliser pour un acte que j’ai pas commis… Réfléchis-y à deux fois. Moi, j’ai la conscience tranquille. A toi d’assumer et d’ouvrir les yeux. Ce monde a plus aucun sens et il pue la mort. Alors arrête de te voiler la face derrière de fausses accusations. Accepte et avance. » Je la défie toujours visuellement et attends de la voir exploser. Elle va me gifler ou sortir – sauf que j’ai verrouillé les portes. Je m’en fiche de ses limites et des miennes. Là j’en ai ras-le-bol de son comportement puéril. Elle va nous faire tuer si elle continue et ça rimera à rien. Hors de question d’aller plus loin si elle se ressaisit pas. J’ai pas envie qu’elle se fasse abuser là où on va parce qu’elle est trop conne pour sortir la tête de l’eau. Merde, je suis pas un baby sitter moi.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 18:42




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Et bim ! Je l'avais cherché, je l'avais trouvé. Je m'étais reçu sa remarque en pleine figure et je n'avais pas bronché, quoi que grimacé un petit peu quand même. Je détestais quand il avait raison, ça me mettait encore plus hors de moi et je le détestais d'autant plus. Je ne supportais pas qu'on me fiche sous les yeux mes tords et surtout cette façon qu'il avait de le faire. Il montrait bien qu'il avait le dessus en ce moment et ça m'insupportait, je ne supportais pas ça.Le pire c'est qu'il le savait. Même si on ne parlait pas forcément de notre passé, on avait appris à se connaitre et on savait juger l'autre d'un seul regard. Je savais qu'il tentait de me secouer, de me bousculer pour me pousser à bout et je détestais ça. Je détestais ce qu'il faisait parce que je n'avais pas envie d'être confrontée à ma peine. J'avais peur qu'elle m'engloutisse et que je ne sois pas capable de me relever. Là j'agissais en mode robot en quelque sorte, je tuais des zombies quand il le fallait, je mangeais et buvais quand il le fallait ect... bref, je n'étais plus moi même, c'est vrai. Depuis les semaines qui c'étaient écoulées depuis la mort de mon père, c'était la première fois que je sortais de mes gonds de la sorte. J'avouais finalement la culpabilité qui me rongeais.

Je tentais de me reculer mais il resserra un peu plus sa prise sur ma nuque ce qui m'arracha un petit gémissement. Il me faisait mal bordel ! Mais j'arrêtais de me débattre, ça ne servait visiblement à rien. Je baissais même les yeux lorsqu'il prit la parole. Non je n'étais pas là pour le culpabiliser, j'en avais rien à foutre de sa conscience, j'en avais assez avec la mienne à gérer en ce moment. Enfin il me relâche, mais finalement je ne crois pas que ça soit mieux. Je me reculais, collant mon épaule contre la portière alors qu'il était complètement hors de lui et qu'il me hurlait à présent dessus. Si au début je baissais les yeux, peu à peu je levais mon regard vers lui, un regard remplie de colère et de haine à ce moment précis. Je ne supportais pas qu'il puisse parler de la mort de mon père comme ça ! Merde il était présent ! Et même si je sais qu'on est pas au pays des merveilles, je savais aussi, non j'avais la certitude que si j'avais été là, j'aurais pu le protéger. Je le savais tout au fond de moi. Là, je n'avais rien pu faire, je n'avais même pas été capable de le réanimer alors que bordel, j'ai travaillé aux urgences, j'apprenais pour devenir chirurgien et j'ai laissé mourir mon père ! J'étais folle de rage, hors de moi. Je tente alors d'ouvrir la portière mais visiblement elle est fermée à clé. Le salaud ! Mon pouls s'accélère, ma respiration avec et je me jette littéralement sur lui en tentant de le frapper comme je peux. Ouvres moi, ouvres moi bordel ! Je veux sortir ! C'était comme si j’étouffais tout à coup. Et au fur à mesure que je le frappais, je sentais mes forces me quitter. Mes coups se faisaient moins rapides, moins fort également et je sentie d'un coup que j'étais arriver au point où je ne pouvais plus retenir mes larmes. Elles coulaient à flot sur mon visage et je me détestais à ce moment présent. Je ne supportais pas me montrer aussi faible, surtout devant lui. Il devait bien être content maintenant de me voir comme ça, comme en pleine crise d'hystérie. Entre coups, larmes et insultes, il avait de quoi faire maintenant !

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 20:08

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Au début, je la vois accuser mes mots comme un petit chaton qu’on aurait grondé après une connerie. Mais c’est un peu ce que je fais hein ? Je sais pas pourquoi je suis aussi énervé après elle – qu’elle soit butée ou non dans son malheur, c’est pas mes oignons, non ? Pourquoi ses mots m’agacent à ce point mais je cherche pas le pourquoi du comment. Elle se montre juste capricieuse, on a plus le luxe de s’apitoyer sur son sort au fond d’un bon fauteuil. Elle le sait, c’est pour ça qu’elle ne relève même pas ses foutus yeux vers moi. Sauf que ma colère fait le reste et que finalement, elle redresse son regard vers moi, comme si elle acceptait le défi que je le communique implicitement. Bouge-toi, réagis, fais un truc. Je supporte pas la violence muette, elle est froide et intenable. Elle peut t’exploser à la figure sans que tu t’y attendes, c’est pour ça que je la provoque toujours. Je préfère avoir le contrôle sur le moment où elle va me pourrir l’existence. De toute manière, Riley n’est pas docile, ça lui ressemblait pas de courber l’échine devant mon discours – ce qui reste bien dommage pour moi quand même.  J’ai déclenché la bombe et j’attends donc de me prendre les éclats. J’aurais pu la désamorcer ? Je fais pas dans la dentelle, désolé. En deux secondes, elle se jette sur moi et me roue de coups. Je ne bouge même pas alors qu’elle continue. Indifférent, je la contemple se déchirer tout en m’insultant. Rien ne m’atteint et je fais qu’attendre que la tempête se calme. Pas question d’accéder à sa requête et d’ouvrir les portes. « Tu crois que je vais te laisser sortir dans cet état ? T’es complétement siphonnée ma vieille ! Arrête de croire au père noël. »  Elle ira nulle part. Elle reste là où je peux la surveiller, elle et son caractère de merde. Je suis pas con au point de laisser une suicidaire se promener dans des bois infestés de macchabées. Je vais pas commencer à courir après elle, je suis pas son chien de garde putain !

Au bout d’un certain temps, je supporte plus d’être là comme un idiot à me manger de ridicules petits poings alors je sors de mon état statique. Mes doigts agrippent ses poignets et je les tiens en l’air en la jaugeant d’un regard neutre, inexpressif. « Ça suffit maintenant. » Ouais, j’avais assez joué le punchingball pour la journée. Je mérite bien une pause. Sauf qu’en la poussant dans ses retranchements, j’ai provoqué les grandes inondations. Je soupire à moitié et passe un bras autour de ses épaules pour l’attirer contre moi. C’est comme ça qu’on s’y prend pour consoler quelqu’un, non ? Depuis quand je suis censé faire ça moi ? Je suis pas sa mère. Rah, putain dans quel merdier je me suis encore foutu. « Ca y est ? C’est bon ? Ça t’a soulagé ? Tu veux encore me casser la figure? » Ca me fout mal à l’aise  à être là comme un abruti perdu au milieu de nulle part avec une gonzesse en pleurs dans mes bras. Je sais pas quoi faire et je me sens juste très con. Si elle part en délire, faut que je la recadre. « Dans une heure, le soleil commencera à vraiment décliner, Riley. Faut qu’on se trouve un abri. » Mon regard balaie les environs et se perd sur toutes les vitres qui me sont accessibles. On est à la merci de tous là. En plus, j’ai pas coupé le moteur. « On va attirer des rôdeurs si on part pas d’ici. Faut que tu te reprennes là. Faut qu’on avance. » Est-ce qu’elle m’écoute ? On peut jamais vraiment savoir avec elle. D’un ton plus dur et plus déterminé, j’embraie sur «  Tu sais que ton père aurait pas voulu que tu crèves. Alors, va falloir que tu te secoues ! » Quitte ou double ce genre de phrases clichées. Mais je peux pas savoir tant que j’ai pas testé.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 21:45




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Au final même si j'encaissais silencieusement ce qu'il était en train de me dire ou plutôt de me crier, je restais muette, je ne disais rien tentant de me remettre dans ma bulle mais ce n'était plus une chose possible. Il tentait de me pousser à bout et c'était exactement ce qui allait se passer. Je n'étais pas du genre à me laisser abattre durant trop longtemps, c'était un trait de caractère que je tenais de mon père, mon défunt père. Rien que d'y repenser ça me donnait la nausée et si Yaël n'avait pas été là, pour sur il m'aurait dévoré puisqu'il était devenu cette chose et que j'avais été bien incapable de le tuer. C'était mon père merde ! Même si c'était un puant, c'était quand même mon père ! Je tentais de me retrancher dans mon mutisme, mais c'était sans compter sur l'aide de Yaël qui lui au contraire voulait me faire sortir de mes gonds... et il y a arriva.
Je lui sautais dessus comme une vrai lionne et me mettait à le ruer de coups et d'insultes. Enfin, je ne pense pas que je lui faisais mal, je me faisais plus mal à moi même. Ce n'était pas une douleur physique qui était en train de m'envahir, mais des émotions qui étaient en train de me submerger et ça bien entendu, ça me faisait foutrement mal ! Toutes ces émotions que j'avais scrupuleusement enfoui en moi au moment même où mon père se faisait bouffer par ce puant étaient en train de remonter à la surface. Ça faisait mal. J'ai mal. Au fur et à mesure que j'étais en train de le frapper et par la même occasion de crier sur lui, je sentais mes forces me quitter et mes coups devenaient alors moins fort, moins violents. Ça devait être équivalent à des piqûres de moustiques qui s'abattaient sur lui.

Finalement, il devait en avoir ras le bol de se recevoir mes coups parce qu'il m'attrapa par les poignets pour m’immobiliser net. J'avais les cheveux en bataille et les larmes continuaient de couler sur le visage, il avait ouvert les vannes maintenant il faudrait qu'il assume un point c'est tout. Le fait qu'il soit d'un coup aussi calme me faisait du bien, je n'avais pas besoin qu'on m'hurle dessus alors que les émotions venaient de me submerger. Je fus toutefois surprise lorsqu'il me serra dans ses bras, je ne m'y attendais vraiment pas. Surtout pas venant de lui, d'autant plus que c'était une sacrée marque d'affection. Pourtant, je ne le repoussais pas, je restais là contre lui, tentant de me calmer et à cesser de pleurer même si ce n'était pas chose facile. J'avais honte. Parce que je crois qu'il ne m'avait jamais encore vu dans un état pareil. On s'engueulait, on s'insultait, mais jamais je n'avais pleuré devant lui et j'avais peur que son opinion change. Je ne voulais pas qu'il puisse penser que j'étais faible, même si en ce moment je l'étais quand même énormément. Ma respiration se calma petit à petit et je me redressais quelque peu, relevant mon regard vers lui. Les larmes avaient cessées de couler mais j'avais les yeux rouges. Est ce que je l'écoutais vraiment ? Je ne crois pas non puisque d'un coup mes lèvres se posèrent contre les siennes. J'avais vraiment des réactions de merde c'était peu dire !

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 24 Nov - 23:35

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Riley&Yaël
L’espace d’un instant, je crois vraiment qu’elle a emmagasiné ce que j’ai dit. Elle se redresse et je pense que c’est pour reprendre un peu mieux place sur son siège sauf qu’elle fait rien de ce que j’ai prévu. Avant que j’ai le temps d’en placer encore une, ses lèvres atterrissent sur les miennes. Mon esprit devient complétement blanc pendant une bonne minute. Après toute cette fichue colère et cette situation de merde, je sais pas. J’ai peut-être juste besoin d’oublier toute cette connerie moi aussi. Alors durant cette putain de minute, je lui rends son baiser avec plus d’ardeur encore et l’attire contre moi sans réserves – autant que possible vu que la boîte à vitesse nous barre le passage. Mon bras s’enroule autour de sa taille, ma main se cale sur sa nuque et je réfléchis pas comme d’habitude quand je finis sur sa bouche. Sauf que le goût de ses larmes est bien trop acerbe  contre ma langue et que je me souviens alors des circonstances, de notre localisation. Je la repousse alors brusquement sans crier gare et lui hurle dessus parce que je comprends pas sa réaction. « Merde Riley ! Qu’est-ce que tu fous ? A quoi tu penses ? On est au milieu de nulle part là ! » Ca peut pas être une marque d’affection – forcément, y a pas de ça entre nous. Et on peut pas coucher ici en pleine cambrousse cerné par des macchabées. On est pas en sécurité et le soleil se couche. A quoi elle joue putain ? Et pourquoi c’est aussi facile pour moi de pas m’écouter penser quand elle est comme ça ? Elle agit vraiment n’importe comment et je suis qu’un idiot à subir ses humeurs là. Je suis sur les nerfs quand je la force d’un bras à se rasseoir correctement en la prenant par l’épaule avec peu de ménagement et lui remets placidement sa ceinture de sécurité comme à un gosse sans lui laisser le choix. « Il faut qu’on trouve un endroit sûr MAINTENANT, ok ? » Je sais pas si je tente de la raisonner ou de me raisonner, moi. Au final, on s’en fiche. Faut qu’on bouge de là illico car un coup d’œil dans le rétro m’apprend qu’on a fini par alerter un petit troupeau de zombies. Je les vois débarquer au loin.

Je reprends la route en grommelant dans mes dents tout un tas de trucs intelligibles alors que mes prunelles se perdent sur l’horizon qui commence peu à peu à perdre ses couleurs. Je trouve un chemin de terre et l’emprunte sans réfléchir. Y a sûrement une cabane d’un garde de chasse ou une connerie du genre dans le coin. Je me mets une limite de dix minutes, si on la trouve pas pour rebrousser chemin. « Regarde si tu vois un truc pour s’abriter. » On commence grave à se foutre dans les emmerdes là avec tout ça. J’ose même pas vérifier si elle chiale encore ou pas, j’ai pas la patience pour continuer à la gérer comme ça de toute manière. Je fixe l’asphalte et me cale sur l’objectif. On doit trouver un endroit où passer la nuit et tout ça dans l’heure qui suivrait. Surtout si on trouve un endroit qu’il faut nettoyer. « Tu vois quelque chose de ton côté ? » Le petit sentier devient de moins en moins praticable et j’hésite à faire demi-tour mais pourtant reste convaincu de la trouvaille en bout de chemin. Ça serait idéal si on pouvait se barricader dans un truc comme ça.  Au pire, on plante un campement et on prie pour pas devoir déménager en plein milieu de la nuit parce qu’on se fait canarder. Il est temps qu’on atteigne cette putain de zone, ouais.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 0:23




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J'avais vraiment des réactions de merde, pire que ça j'étais en train de devenir lunatique et je ne supportais pas ça. Non mais sérieux qu'est ce qu'il m'arrivait là ? Je sais que depuis que mon père est mort j'avais refusé tout contact physique avec lui, mais ce n'était pas une raison valable pour lui sauter dessus comme j'étais en train de le faire. On aurait dit une nana en manque et je détestais cette image que je donnais de moi. Quoi que lui devait me prendre pour une siphonnée et je crois que pour le coup il n'avait pas tord. Pourtant il ne m'a pas repoussé, du moins pas au début. Il a prolongé le baiser en pressant ses lèvres bien plus fortement sur les miennes et ses mains sont venues se loger sur les miennes tout naturellement... jusqu'à ce que finalement il ait la présence d'esprit de me repousser. Il n'avait pas tord sur ce coup là et je n'étais pas en mesure de lui rétorquer quoi que ce soit. Je grimace alors, comme une pauvre gamine qu'on est en train d'engueuler et me ratatine d'un coup.

De manière plutôt brusque, il me repousse sur mon siège et me rattache. J'étais passé en quelques secondes de la femme qu'il embrasse avec envie à la gamine qu'il rattache sur son siège. Je secouais la tête avant de finalement essuyer le reste de larmes que j'avais sur le visage avec le revers de ma manche. Je ne disais plus rien, préférant me murer une fois de plus dans mon mutisme, c'était ma façon à moi de réagir, de me protéger. Mais bon sang, que m'était il arrivé ? Je lui gueule dessus, je me met à pleurer et puis je l'embrasse. Ça tournait vraiment pas rond dans ma tête et je ne pus m'empêcher de soupirer d'exaspération. Je m'énervais moi même pour le coup ! Lorsque je le vois prendre ce chemin de terre à travers la forêt, je le regarde en fronçant les sourcils et en grimaçant, je ne comprenais pas où il voulait aller et mon instinct me disait que ce n'était pas une bonne idée. Pourtant, je gardais mon avis pour moi, hochant la tête pour lui répondre, avant de scruter pour le paysage pour tenter de voir quelque chose. Et là d'un coup, apparut au travers des arbres ce qui semblait être une petite maison, ou un hangard, je ne savais pas vraiment, c'était trop loin et trop sombre. Là bas ! Lui criais je en lui montrant la petite bâtisse du doigt. Ça semble vide et je ne vois que deux puants. Il semblerait que j'avais repris du poil de la bête, et pourtant, j'avais trop honte pour le regarder. J'attendis qu'il coupe le contact et s'arrête. Sans même le regarder j'empoignais mon arbalète, arrangé le couteau qui se trouvait attaché à ma ceinture et sortait de la voiture en ne faisant que pousser la voiture. Je faisais attention à ne pas marcher sur un branche morte et déjà je tirais un premier carré qui arriva pile au milieu du crâne du puant. Ça me faisait du bien de me défouler de la sorte, sauf que je n'avais pas vu celui qui venait de sortir de derrière un buisson et qui se ruait vers moi...  

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 1:12

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Je me demande si elle va encore décrocher un mot après tout ce mélodrame et je suis plus forcément déterminé à jouer avec ses limites. Ça me tape sur le système. Alors quand sa voix émerge, elle me fait presque sursauter. Mon regard file droit dans la direction qu’elle m’indique. Jackpot ! Je détaille le duo de boiteux et avise leur position avant de m’arrêter. Je jette ensuite un coup d’œil discret à Riley et constate avec plaisir qu’elle s’est un peu réveillée. Bien, je vais pas devoir la coller comme son ombre. « Tu prends le beau gosse de gauche et moi, miss Amérique à droite. » Je sors mon couteau avant d’ouvrir la portière et j’attrape puis passe mon sac à dos sur une épaule dans la foulée. Comme convenu, elle s’occupe du zombie de son côté et moi, je me débrouille avec l’autre. Elle peut tirer à distance, moi, je suis forcé de m’en approcher et de leur planter la lame dans le crâne. Je gère facilement la créature et me retourne vers elle pour la garder à l’œil – après toute la scène qu’elle m’a joué plus tôt, ça serait con de pas la surveiller. C’est là que je vois le macchabée sortir de nulle part. En deux bonds, je suis déjà près d’elle, je la pousse brutalement pour l’éloigner et laisse le rôdeur me faire tomber pour lui enfoncer le métal dans la cervelle. Très calmement, je le repousse d’un coup de bras et me redresse afin de retrouver la jeune femme. Je vais pas la lâcher d’une semelle, elle est pas assez vigilante. « Alors on se fait avoir comme une débutante ? Tu me déçois, Evans. » Je soupire lourdement avant de la faire passer devant moi sans lui laisser le choix, en lui tapant légèrement le dos pour qu’elle avance. « Allez en route. » Je me concentre instinctivement sur tous les bruits qui nous entourent et veille à avoir des yeux partout. On atteint le cabanon en bois sans autres encombres.

Je frappe méthodiquement à la seule vitre de l’endroit et vois une jolie tête avec de la chair putréfiée gisant sur des os saillants, me répondre d’un cri tout à fait délectable. Je murmure en direction de ma comparse. « Charmant l’accueil. Ça a l’air plutôt minuscule, à mon avis, ils sont pas plus de trois à l’intérieur. Avec un peu de chance, y a qu’elle. » Je ressers ma prise autour de mon arme et me poste contre la porte d’entrée. « 3, 2, 1. » Je l’ouvre sans difficultés et laisse mémère sortir de sa tanière. Elle est seule – un peu de chance, c’est pas refus, et on l’abat bien vite. L’endroit est rudimentaire, une  seule pièce, un matelas à terre, des conserves périmées traînant. C’était un lieu abandonné que la vieille avait sûrement squatté avant de crever.  Après une inspection rapide de l’endroit, je m’exclame naturellement « Putain, je crève de soif. » L’exiguïté du lieu nous offre la possibilité de gérer plutôt bien toute situation chaotique qu’il pourrait se produire mais il amplifie également notre proximité. Après l’épisode de la bagnole, je sais plus trop à quoi m’en tenir avec cette gamine. C’est le bordel dans sa tête et je refuse qu’elle foute le bazar dans la mienne par la même occasion. J’ouvre mon sac et en sors de quoi boire. Les rations diminuent, il faudra qu’on se penche là-dessus dans les jours à venir. Je pose une couverture à terre et m’y assieds avant de sortir un paquet de bouffe pour le balancer au visage de Riley. « Je prends le premier tour de garde. T’as une mine abominable. » Je lui offre un sourire arrogant avant de boire une gorgée d’eau. « Mange ça et va te coucher ! » Au moins, ça va peut-être définitivement la calmer si c’est toujours pas le cas. Je doute qu’elle soit plus tranquille demain mais au moins quand elle pionce, moi, j’ai la paix. Enfin. Si on veut.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 14:34




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Au final ma petite crise m'avait fait du bien. Même si ça faisait mal de laisser sortir tout ça, j'en avais besoin et quoi qu'on puisse en dire, je remerciais intérieurement Yaël. Oui intérieurement, parce que je n'allais pas lui laisser le plaisir de me sortir un "j'avais raison" ou bien lui laisser croire que j'avais besoin de lui. Il ne m'était pas indispensable qu'on se le dise ! Juste oui, c'était mieux d'être à deux dans ce merdier que d'être tout seul et ça, mon père l'avait bien entendu compris en ayant décidé de l'embarquer avec nous. Je soupçonne que ce soit un truc de militaires, de ne pas laisser quelqu'un à la traine et que c'est cette solidarité tacite qui lui a donné confiance en lui. Il n'avait pas tord, il faut dire que mon père avait toujours cette capacité à cernier les gens en un seul regard... vous pouvez imaginer comment se passait la rencontre avec mes anciens petits amis. Une vraie catastrophe, avoir un père militaire c'était bien mais d'un autre côté ça pouvait devenir une vraie plaie. Finalement le bidasse à mes côtés n'avait pas tord de suivre son instinct et peut être devrais je lui faire un peu plus confiance moi aussi. Un petite taudis en bois allait devenir notre refuge. Sa façon de parler des puants me faisait toujours sourire, sauf que là aucun sourire, je ne fis qu'hocher la tête avant de m'occuper de mon boy toy. Il n'avait pas la face très abîmée, le pauvre... Même si c'était une question de survie ça me faisait toujours quelque chose d'enfoncer quelque chose dans leur crâne. J'avais signé le serment d’Hippocrate et il n'a jamais été question là dedans d'ôter la vie... Sans doute encore secouée, je n'avais même pas entendu l'autre puant se ruer sur moi, et j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il se passait. Je me retrouvais d'un coup projetée à terre et Yaël s'occupant de la bêbête. Je me relevais en soupirant, je n'avais pas envie de lui dire merci et à sa petite remarque je lui fis un petit sourire crispé et hypocrite. Il m'énervait !

En route donc vers notre abris, gentiment bousculé par Yaël qui eut droit à un regard noir de ma part. Je n'étais pas très loquace, faut dire, je n'étais pas non plus le genre de fille très bavarde... ça m'avait changé cette merde. J'imagine que tu t'en occupes ? Je lui lançais cette phrase en me mettant un peu en retrait de la porte, mon arbalète dirigé vers cette dernière pour pouvoir tirer sur ce qui en sortirait. S'il n'y en avait qu'un, ce serait facile pour Yaël, mais au delà les choses se corseraient. Il était peut être très bon pour tuer ces choses, mais il n'était pas non plus un super héros. Au final il n'y en avait qu'un, tant mieux, j'étais lessivée et je n'avais aucune envie de devoir encore me battre ou courir. J'étais épuisée, sur les rotules. En entrant dans la petite bicoque je scrutait les environs, une seule pièce, plutôt exigüe mais tant pis, faute de mieux il faudrait s'en contenter. La pauvre vieille, elle avait du rester là jusqu'à dépérir, sans doute une bonne pneumopathie qui l'avait emportée. Je grimaçais à cette idée, avant on serait allé chez le médecin, on aurait pris des antibiotiques et l'affaire aurait été réglé en quelques jours, au pire on se serait retrouvé à l’hôpital, mais maintenant un simple rhume pouvait vous terrasser, ça fait vraiment flipper ! J'étais en train de regarder par la fenêtre lorsque je me reçus en pleine figure ce qui semblait être un paquet de chips. Etant donné que j'avais encore mon arbalète en main, je fis tout ce que toute personne ayant peur aurait fait... j'ai lâché mon carreau qui alla directement se planter en face, juste à côté de la tête de Yaël. Mais quel con putain ! Ca y est je reparlais ! Mais cet idiot avait failli se prendre ça dans la tête et pour sur je ne me le serais pas pardonné. J'approchais alors vers lui pour reprendre mon due en lui lançant un regard noir, surtout suite à ces gentils compliments. J'ai pas besoin de ta pitié Yaël ! Néanmoins, j'étais crevée, et je ne me fis pas prier pour lui laisser le premier tour de garde. Je déposais mes affaires au sol avant de prendre une petite gourde de mon sac pour en boire quelque gorgée. Nos réserves s'amenuisaient, il faudrait vraiment que demain j'aille chercher un point d'eau par là. Je n'avais pas faim, et poliment je repoussais le paquet de chips qu'il m'avait balancé plus tôt dans la figure avant de finalement m'allonger à côté de lui. J'étais recroquevillée sur moi même, en position fœtale et sans même m'en rendre compte le sommeil m'emportait.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 16:35

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Un projectile siffle à côté de ma tête et je me retourne alors tranquillement vers sa source. Je me suis pas trompé sur l’instabilité de Riley. Je la laisse récupérer son carreau en la narguant d’un rictus. Imperturbable, je déclare très calmement. « Faudrait apprendre à mieux viser si tu veux me buter à l’avenir » Elle est clairement sur les nerfs et elle devient un vrai danger pour tout le monde. Donc elle va dormir ou je l’assomme. « C’est pas de la pitié, c’est de la survie. J’ai pas envie que tu t’endormes et qu’on crève. Allez va te coucher insolente ! » Elle obtempère et nous économise par la même occasion un débat, une dispute et de l’énergie qu’on a même pas. Je lève les yeux au ciel quand je la vois repousser le paquet que je lui ai balancé mais je lui fiche la paix pour le moment. Je la saoulerai quand elle sera réveillée. Elle se roule en boule à côté de moi et rejoint Morphée en même pas cinq minutes. Un vrai chaton cette gonzesse. Je soupire en la détaillant. Elle a maigri, je blaguais pas quand je disais qu’elle avait une sale tête. Il est grand temps qu’elle se secoue putain, elle va pas se laisser dépérir. Je me passe une main sur le visage pour déchiffonner mes propres traits. Je suis pas vraiment fatigué, plutôt lassé et son humeur des derniers jours n’arrange rien à ce sentiment. Je sais pas ce qu’on va vraiment trouver à la zone 51 mais ça risque de pas être à la hauteur de nos espérances – en même temps, ça aussi c’est un luxe qu’on peut plus s’offrir. Après je pense que tout est mieux que cette existence de merde. Alors au point où on en est hein.

D’habitude, on change toutes les trois heures la garde mais je me sens pas d’humeur à pioncer alors je continue mon tour. C’est elle qui en a plus besoin. Pas que je m’en fais pour elle, c’est juste complétement pragmatique. Je peux pas m’appuyer sur elle ou lui faire confiance si elle est éreintée et complétement à l’ouest. Je fais pas attention à la nuit qui défile, je m’occupe en aiguisant mes couteaux et en mangeant ma ration du jour. C’est les moments les plus pénibles rester quasi immobile, à rien dire entouré par un silence macabre. D’après mes observations, ça fait bien huit heures qu’elle ronfle. Mes yeux commencent à papillonner de plus en plus, faut que je la laisse prendre la suite. En baissant mon regard sur elle, je grimace d’agacement. Même comme ça, elle a pas l’air apaisé. Ça m’énerve. Pourquoi ? Parce que... Ouais, elle va encore être infernale. « Riley ! Debout ! » Je pose ma main sur son épaule et la secoue sans ménagements. « Allez c’est ton tour ! Et si tu manges rien, je te jure d’enfoncer la nourriture moi-même dans ta gorge. » Je lui fous une conserve devant la tête ainsi qu’une fourchette avec grand fracas pour être sûr qu’elle émerge. « A mon réveil, si tu as rien avalé, je te jure que je mets mes menaces à exécution. Et joue pas à la plus maligne si tu le jettes, je le saurais. Je te rappelle qu’on a pas grand-chose donc pas de gaspillage ! » Je lui lance un regard dur et déterminé avant de m’allonger sur le dos en calant mon sac sous ma nuque. Comme toujours, je tiens mon flingue dans une main et ma lame dans l’autre en cas d’urgence. « Tu me réveilles dans trois heures. Faut qu’on aille se réapprovisionner. » Je ferme les paupières une fois que je suis certain qu’elle est aux alertes et glisse dans les limbes aussi sec.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 17:43




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Je n'avais pas envie de me chamailler avec lui une fois de plus, disons plutôt que je n'en avais pas la force. J'étais épuisée, et le simple fait d'avoir tiré sans faire attention en risquant de l'embrocher prouvait à quel point je n'en pouvais plus. Je devenais dangereuse, que ce soit pour lui ou pour moi et ça je ne pouvais pas le permettre. Lorsqu'il me traita d'insolente je ne pus m'empêcher de sourire en coin, oui pour le coup j'étais amusé par sa remarque... pour une fois. Je m'endormais finalement à ses côtés, recroquevillée sur moi même. On ne peut pas dire que j'avais le sommeil lourd habituellement, mais là, je crois que même un tremblement de terre ne m'aurait pas réveillé. Pourtant, mon sommeil était quelque peu agité. Je ne cessais de revoir le moment où mon père se faisait attaquer et quand il devenait cette chose vide, sans âme. Pour autant, je ne me réveillais pas en sursaut, je ne criais pas non plus, bien que je pense avoir plus d'une fois gémis un "papa", mais rien qui ne parvenait à me sortir de mon sommeil. J'étais bien trop épuisée et ce fut lorsque Yaël me secoua que j'ouvris doucement mes yeux. D'abord un, et puis l'autre. Heureusement que je savais qu'il n'y avait que lui pour me réveiller de façon aussi brutale parce qu'il se serait sans doute pris mon poing dans la figure. Je me redressais en me frottant les yeux, je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était et depuis combien de temps je dormais, mais il semblait faire jour.

Repoussant le visage lorsqu'il me mit une boite de conserve sous le nez, je la lui pris des mains avant de grommeler quelques mots inaudibles pour lui mais qui était sans aucun doute des injures à son encontre. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il continuait à en rajouter ce qui me fit froncer les sourcils. Ça va, ça va c'est bon ! Je vais manger ! Dors et tais toi ! Au moins j'avais retrouvé la parole même si ma voix était encore un peu endormie et semblait quelque peu enrouée... la voix du matin en résumé. Je fus soulagée lorsqu'enfin il s'endormie. Ce n'est pas que j'appréciais pas sa présence mais en ce moment c'était pesant pour moi de devoir parler ou faire la discussion et Yaël semblait détester le silence. Soit il parlait, soit il chantait, soit il sifflait, soit il faisait des bruitages, en résumé, il était égal à un gamin de quatre ans. Je pris la boîte de conserve qu'il m'avait donné un peu plus tôt et sans même m'en rendre compte j'en avais vidé le contenu. Au final j'avais bien plus faim que je voulais le croire et ça faisait du bien d'ingurgiter quelque chose. Ne supportant pas rester assise, je me levais en faisait craquer mes genoux et ensuite mes doigts et mon cou. Je fis quelques pas pour me dégourdir et m'approchais de la fenêtre pour regarder dehors. C'était le calme plat, je ne voyais pas un seul puant et l'idée de partir chasser me vint à l'esprit. Il faudrait que je sois rapide.

Jetant un dernier coup d'oeil à Yaël, je m'approchais de lui pour vérifier s'il dormait ou s'il faisait semblant. Après avoir fait passer ma main à plusieurs reprises devant son visage pour vérifier qu'il dormait, je me surpris à lui caresser doucement la joue avant de finalement prendre mon arbalète, mes carreaux et mon sac et sortir doucement. Je n'allais pas trop m'éloigner, suffisamment pour pouvoir chasser librement, mais pas trop loin pour avoir un oeil sur la bicoque. Il faisait plutôt frais, mais ça me permettait de me remettre mes idées en place et d'un coup j'attendis un bruit de feuille qui bougeait. En me tournant je pus apercevoir deux petits lapins, le temps de viser, et ... bingo dans le mille ! L'autre lapin détala à toute hâte alors que de mon côté j'approchais pour aller récupérer mon gibier. Finalement dormir m'avait fait du bien. Et là, en me redressant et rangeant le lapin dans mon sac, je tournais la tête vers la bicoque pour finalement m’apercevoir que la porte était ouverte. Mon coeur se mit à battre à toute allure et je me mis à courir, évitant de justesse une racine d'arbre en la sautant avant d'arriver devant la porte et là... rien. Yaël n'était plus là. Je fis tomber mon sac à terre, ma respiration s'accélérant et même si normalement je ne devrais pas crier, je ne pus m'en empêcher. YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAEL ! C'était plus fort que moi. Tout ça, parce que j'avais été incapable de l'attendre pour aller chasser.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 19:00

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Riley&Yaël
Tout est incohérent. Des bombardements, des cris. L’Irak ? Je cours, je recule, je tire. Il y a beaucoup de mouvements, beaucoup de personnes qui me heurtent. Un râle. Un autre. Des rôdeurs. Je m’enfuis. Je hurle après quelqu’un que je ne vois pas. Je me réfugie. Une maison. Ma maison. Le cadavre à terre, c’est mon imbécile de père. Plus loin, une autre silhouette. Elle est debout. Elle approche. Ses yeux s’empalent dans les miens. Joan. Joan est vivante. Je m’avance, un rayon de lumière m’aveugle. Et je la redécouvre. Non. Elle est devenue l’un de ces saletés. Je lève mon fusil sur sa tête. Je sais que je dois tirer. Je le sais mais je fais rien. Je recule jusqu’à me retrouver acculé dans un coin. Elle est là, les dents prêtes à me dévorer. Elle est là et je bouge pas. Un coup retentit. Le mien ? Je me réveille en sursaut avant de le savoir, de la sueur froide me dévorant le front et la nuque. Toujours bloqué dans ma panique, perdu entre mon cauchemar et la réalité, mon regard et mes mains cherchent Riley. Putain. Elle est où ? Où est Riley ? Je me redresse et titube encore endormi jusqu’à la porte que j’ouvre en la défonçant à moitié. L’adrénaline roule dans mes veines, le paysage n’est pas encore net. Je n’ai pas émergé. Je crois même qu’un obus explose sur ma gauche alors je bondis à droite et cours sans connaître ma direction. Je m’arrête quand je suis à bout de souffle. « Riley. PUTAIN ! T'ES OU? » Le son enroué de ma propre voix me fait sortir de mon somnambulisme. Mon rythme cardiaque frôle la démence et je décide de me reprendre. Calme. Maintenant que je suis lucide, je dois agir avec logique comme d’habitude. Retourner à la cabane. Regarder les pistes et la suivre. J’ai appris ça, je sais traquer. Elle n'a pas pu aller bien loin, elle va bien. Elle va... Et si elle s'est suicidée? Putain de merde. Non. Elle peut pas avoir fait ça. Je reviens sur mes pas et constate que je ne suis pas tellement enfoncé dans la forêt finalement. Toutes mes perceptions ont été altérées par mon état second.

Quand j’atteins notre refuge, je la trouve en train de hurler. Je suis aussi soulagé qu'en colère. Elle semble être complétement anéantie. Ah bah c’est malin hein. Tant mieux. Je la laisse être désespérée encore quelques seconds juste parce que j’ai les nerfs avant d’enjamber la distance qui me sépare d’elle. Je remets mon flingue dans mon holster, mon couteau dans ma ceinture et sans avoir le temps d’esquisser mentalement l’action, je me vois la gifler. Ma main agrippe son bras juste après alors que je me rapproche pour lui hurler dessus. Je suis enragé, je me contrôle à peine. Je déteste d’avoir été si désarçonné par son absence et je déteste ne pas pouvoir compter sur elle. Si elle oublie les règles de bases, on va aller où ? Putain d’égoïste. « T’es conne ? T’ES VRAIMENT CONNE !? TU SAIS QUE TU DOIS PAS SORTIR !? PUTAIN ! ET SI TU T’ETAIS FAIT ATTAQUER ? OU ENLEVER ? TU REFLECHIS CINQ SECONDES ? COMMENT JE PEUX AVOIR CONFIANCE EN TOI SI ENDORMI, TU TE TIRES COMME CA ? T’AS ENVIE QUE JE CREVE ? T’AS ENVIE QU’ON CREVE ? IL SE PASSE QUOI DANS TA TETE LA ? PUTAIN DE MERDE ! CA T’A PAS SUFFIT DE PERDRE TON PÈRE ? Y A PLUS QUE NOUS RILEY ! METS TOI CA DANS LE CRANE ! ON EST QUE DEUX ! ON DOIT S’AIDER PUTAIN ! » Je la relâche brutalement et me mets à faire les cents pas en marmonnant une foule d’injures dans mes dents. J’ai envie de casser un truc, n’importe quoi. Si un zombie passait par là, ça m’arrangerait vraiment pour une fois.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 25 Nov - 20:07




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J'avais pris la décision de partir chasser parce que je savais que nos réserves s'amenuisaient et j'avais pris suffisamment de précautions pour savoir que personne ne pourrait rentrer dans la bicoque sans que je ne puisse le voir ou l'entendre... enfin ça c'était ce que j'imaginais puisque dès lors que je m'étais retourné, la porte était ouverte. Mon sang ne fit qu'un tour et je courrais à toute hâte pour retrouver notre refuge. En ne le voyant pas je m'imaginais déjà le pire des scénarios possible et je m'en voulais énormément. Si jamais il était arrivé quelque chose à Yaël par ma faute, jamais je ne pourrais me le pardonner. Mais qu'elle idiote ! A quoi est ce que je pensais sincèrement ? Pouvoir tranquillement partir chasser et revenir comme si de rien n'était ? On était deux ! Je devais penser pour nous deux et surtout voir que le danger nous entourait de partout. En dormant, il était à la merci de n'importe qui, mort ou vivant. J'hurlais son nom, qu'importe si les rôdeurs m'entendaient je m'en contrefichais, je voulais le voir, qu'il me réponde, qu'il me gueule dessus s'il le voulait, mais je voulais le voir.

Sa main heurta si violemment ma joue que ma tête tourna du côté opposé. Je sentais déjà comme une morsure, voir même une brûlure s’emparant de ma joue et irradiant jusqu'à ma mâchoire. J'étais sonnée. Il n'y était pas allé de main morte. Ma main se porta machinalement sur ma joue endolorie alors qu'il était en train de me crier dessus et de m'insulter. Une gifle ! Il m'avait giflé ! Non mais on va où là ? Si la veille je l'avais un peu frappé dans la voiture, là ça n'allait être rien de comparable. Je n'écoutais même plus son flot de paroles et d'un coup je me jetais sur lui, lui collant à mon tour une gifle monumentale. Peut être que je ne lui avais pas fait mal -bien que ça m'étonnerait parce que j'y avais mis toute ma force-, mais dans tous les cas j'étais folle de rage. JE T'INTERDIS DE ME FRAPPER TU M'ENTENDS ! JE T'INTERDIS ! A mon tour je lui hurlais dessus avant de finalement ouvrir mon sac, bien qu'en ayant un peu de mal tant j'étais tremblante. La colère me faisait trembler mais aussi le choc qu'il ait pu me gifler. Pour moi ce n'était pas un geste anodin, c'était pire que tout ce qu'il venait de faire. J'attrapais le cadavre du lapin que j'avais tué un peu plus tôt et le lui balançait en pleine figure. J'étais parti chasser connard ! POUR NOUS DEUX ! Je m'éloignais alors de lui, entrant dans la bicoque pour aller récupérer le peu d'affaire que j'y avais. Accroupis, je tachais de rassembler ce que je pouvais, mais mes mains tremblaient encore. J'étais véritablement choqué qu'il ait pu avoir ce geste à mon encontre, vraiment. Jamais on ne m'avait encore frappé et j'étais choquée par ce geste, par cette violence. Dans mon travail j'avais pu voir des femmes battues arriver et je m'étais promis une chose c'est que jamais un homme ne lèverait un jour la main sur moi...finalement ça arrive bien plus vite qu'on ne peut l'imaginer. Parce que au final ce n'était pas tant la douleur qui faisait le plus mal même si je suis persuadée que je devais avoir la joue rouge, c'était le geste qui était de la pire des violence à mon goût.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mar 26 Nov - 12:00

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Riley&Yaël
Le retour de flamme ? Il ne fût pas bien long. Sa main percute ma joue avec la même intensité. Putain, elle a du culot. Je lui jette un regard menaçant en serrant la mâchoire et me retenant de la secouer tandis qu’elle s’emporte sur mon geste. Il était pas réfléchi merde. Elle réalise pas la connerie de son acte et dans quel état elle m’a foutu. Ça me rend complétement dingue. « ALORS ARRETE DE FAIRE L’IMBECILE ! »  Elle me déballe un lapin et me le balance en tentant de se justifier sauf que ça pardonne rien. Je lui avais dit d’attendre mon réveil. J’aurai pu me faire attaquer, elle aurait pu se faire bouffer aussi. C’est le principe d’une équipe. Je peux même plus compter sur elle ? C’est quoi ce délire ! « ET MOI, JE T’AVAIS DIT DE M’ATTENDRE PUTAIN !? T’ES SOURDE OU QUOI ?  » Elle se défile et je prends sur moi pour pas briser la vitre de cette connerie de bicoque avant d’y entrer à mon tour pour la voir ranger avec empressement ses affaires. Je bloque l’entrée en m’accolant à la porte que j’ai refermée. « Tu fous quoi maintenant ? »   Je croise les bras sur ma poitrine et je la toise avec la même violence dans le regard. « Tu vas te casser ? Pour aller où ? Hein ? Tu vas aller où Riley ? On arrive à la zone 51 ! OUVRE LES YEUX UN PEU ! Tu peux pas partir comme ça !? »  Je la laisserai pas se barrer. Elle peut toujours rêver. Mais alors vraiment rêver pour que je la lâche. J’ai promis à son paternel de veiller sur elle et puis merde, elle reste, c’est tout. Elle assume sa bêtise et c’est tout. « T’as BESOIN de moi et tu le sais ! » C'est pour ça qu'elle est pas encore partie de toute manière. Je sais bien qu'elle est là juste parce que je suis utile, je suis pas débile non plus. Elle survivra pas deux jours sans que je sois là. Les gens s’en sortent rarement seuls et encore moins, les nanas dans son genre.

Bordel, elle est tellement sur sa planète. J’en ai marre de son putain de comportement de gamine. Ouais, en fait, je supporte qu’elle passe son temps à m’ignorer. J’ai pas à subir ça. Merde. Et maintenant, elle me plante carrément en position de faiblesse. Elle se rend pas compte de ce qu’elle fait. Finalement, je fais quelques pas et je lui retire son sac des mains pour le jeter plus loin. « Tu crois vraiment que je vais te laisser faire ? Tu vas NULLE PART ! PUTAIN ! FAUT QUE TU SORTES DE TON MONDE ! » L’endroit est tellement minuscule que c’est facile de la prendre par les épaules pour la plaquer contre un mur, mes mains posées contre la paroi, mes bras encadrant son visage. Je baisse la nuque vers elle. Mon nez frôle quasi le sien à cette distance et mes prunelles lâchent pas les siennes. Mes intonations descendent d’un cran mais se font pas pour autant moins féroces.  « Tu sais ce que j’ai pensé en me réveillant ? » Je me crispe d’énervement.  « J’ai cru que t’étais partie te suicider. Ça m’aurait pas surpris, putain. Que t’attendes que je sois endormi pour te casser comme ça. Y a plus rien qui compte pour toi, c’est ça ? Putain, je t’ai laissé du temps. Mais là j’en ai marre Riley ! Alors tu te reprends et t’arrêtes de faire la conne. Tu es en train de me taper sur le système.» Je fais en sorte qu’elle puisse pas filer en réajustant ma position et reste aux aguets si jamais il lui vient l’envie de me frapper. La tension qui circule entre nous est à son comble. Mais si j’arrive à la contrôler pour l’instant, je sais pas ce qu’il en est pour elle. Dans tous les cas, elle se cassera pas. Je lui interdis.


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Dernière édition par Yaël Dixon le Mar 26 Nov - 13:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mar 26 Nov - 13:10




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J'étais folle de rage. Une gifle ! Non mais on va où là ? Qu'il m'insulte, me traite de gamine ou de conne, ça encore je peux le supporter, mais une gifle, il était vraiment sérieux là ? Je tremblais tellement j'étais en colère, j'avais envie de hurler, de taper sur quelque chose ou sur quelqu'un, j'avais besoin de me défouler. Il m'avait mise hors de moi. Si quelques jours auparavant j'étais une loque ou dans un état de léthargie totale, là au contraire j'avais ce feu en moi qui brûlait et qui ne demandait qu'à sortir. Il m'avait énervé, maintenant il allait devoir récolter les copeaux de ma colère. Je me hâtais d'aller récupérer mes affaires, je ne voulais plus rester une seconde de plus en sa présence. Putain mais merde à la fin, j'avais rien fait de mal là ! J'avais un oeil sur la cabane et je voulais le laisser dormir parce que j'étais consciente qu'il m'avait laissé à moi bien plus que les trois heures qu'on se donnait à chaque fois. Et j'avais eu droit à quoi ? Une gifle. Ouais je focalisais là dessus, sans doute que si ça avait été quelqu'un d'autre je n'aurais pas réagis aussi violemment, mais putain, c'était lui !

Je l'entendis derrière moi mais malgré mes mains tremblante je continuais de rassembler mes quelques affaires. J'étais gauche dans mes mouvements, mais tant pis, du moment que je partais de ce trou, je m'en foutais. Lorsqu'il me dit que j'avais besoin de lui, je tournais vivement la tête vers lui en le fusillant du regard. Le visage fermé, la mâchoire serré, non mais il se foutait de moi là non ? Et là, il me prend violemment mon sac des mains pour le balancer plus loin. Je me redresse vivement le toisant du regard. La tension est palpable entre nous, mais je ne desserre pas les lèvres, je sais qu'il ne supporte pas le silence et j'en profite pour le pousser encore plus à bout. Il va faire quoi ? Me ruer de coups ? Finalement je ne reçois pas de coups, par contre je me retrouve collée contre le mur, il me barre le passage en se collant presque à moi. Je peux sentir sa respiration sur ma peau, putain qu'est ce qu'il est sexy à ce moment là ! Je secoue la tête, faut que je me sorte cette sale idée tout de suite. Lorsque j'entends ses révélations je suis surprise, je m'attendais à tout sauf à ça. Je fronce les sourcils et continue de l'écouter, ma respiration est de plus en plus rapide, j'ai vraiment les nerfs à vif. Je pose mes mains sur son torse pour tenter de le repousser mais il est vraiment trop fort pour moi, je fais pas le poids c'est tout. Je capte pas son délire, si je l'énerve autant à quoi bon se soucier autant de moi ? Autant se débarrasser du boulet que je suis. Je le sonde du regard, j'y vois rien, juste de la colère, il reste indéchiffrable pour moi mais on peut ressentir la haine qui émane de nous en ce moment là. Il m'énerve, il me pousse à bout et je supporte pas ça. Je surveillais la cabane de loin, j'étais qu'à quelques mètres et j'avais pris toutes les précautions pour ne pas que tu te fasses bouffer putain ! Mon père m'a tout appris, m'a tout montré et j'étais juste en train de chasser pour rapporter un truc à bouffer. Je suis pas conne, je savais bien que tu m'avais laissé dormir plus que de raison alors je voulais faire la même. Je vais être claire avec toi, dès qu'on sera arrivé dans cette putain de zone, tu ne t'approches plus de moi. Tu fais le moindre faux pas et je peux te jurer que j'aurais pas le moindre scrupule à enfoncer mon couteau dans ton crâne ! Je parlais de façon bizarrement calme et pourtant, mes mots était tranchants. Et là d'un coup, je sais pas trop ce qui me prend, mais je lui empoigne fermement ses bijoux de famille. Dernière chose, ne t'avises pas de me frapper une nouvelle fois, parce que crois moi, tu vas le regretter. Je m'étais hissée sur le pointe des pieds pour lui susurrer cette menace à l'oreille. Il m'avait cherché, il voulait que je me réveille, voilà qui était fait. Savoures !

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mar 26 Nov - 14:35

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Ma colère réussit à nourrir la sienne, je peux le sentir dans sa façon de chercher à me repousser. Sauf que j’ai la détermination de lutter contre sa force de petit chaton enragé. Elle sait qui aura toujours le dessus. Après ma tirade, la sienne s’enclenche. Ses justifications me font ricaner et je me rapproche encore un peu plus d’elle pour me faire toujours plus menaçant, oppressant. Je suis tellement énervé que je pourrais vraiment faire n’importe quoi. Ouais, je me sens capable de tout. Son putain de regard qui me défie arrange rien. Ses mots me surprennent pas, je m’attendais bien à ce type de réaction. Quand elle aura plus besoin de mes services, elle va se tirer. Elle est comme tous les autres, bien sûr. L’appât du gain, l’intérêt. Et tout ça, je comprends. Je suis comme ça moi aussi. Ses petites menaces m’arrachent un sourire ironique. Elle croit qu’elle me fait peur ? Elle sera jamais assez rapide pour parvenir à ses fins. Elle joue toujours au gros félin alors qu’elle miaule comme un nouveau-né. Ses doigts viennent agripper brutalement mes bijoux de famille ce qui élargit mon rictus provocateur. Elle cherche à avoir le contrôle mais elle fait que se rendre ridicule. C’est tellement risible.  Quand elle a fini son petit show, je me colle franchement à elle, la bloquant contre la paroi derrière elle. Mes doigts glissent sur sa joue et sa nuque très doucement alors que ma bouche se pose sur son oreille. Mes intonations sont plus mielleuses et plus basses bien que toujours fermes. « Si tu veux me faire peur et me faire mal, bébé, tu t’y prends très mal. » Ma main continue sa lente descente sur son épaule, son bras avant d’atteindre ses fesses. Je la presse un peu plus contre moi. « La prochaine fois que t’abandonnes ton poste de cette façon, c’est moi qui vais te le faire regretter. » Toute cette tension nerveuse entre nous s’est déjà muée en quelque chose de complétement différent. Bordel de merde, elle est aussi attirante que chiante cette gamine. Mon autre paume vient très vite se caler sur sa mâchoire et avec force, sans lui laisser le choix, mes lèvres s’emparent des siennes. Je l’embrasse avec rage et lui mords sans ménagement la lèvre inférieure.

Je fais glisser mes doigts sous le textile qu’elle porte jusqu’à toucher la peau de son dos, je remonte lentement sa colonne vertébrale en lui chuchotant très calmement. « Je vais te manquer, poupée. Tu verras. Tu finiras par me regretter. » Ma bouche caresse son cou en l’effleurant à peine. Ça serait simple d’aller plus loin et de lui faire avoir envie de ça. Trop simple. Je m’arrête brusquement et m’écarte d’elle sans demander mon reste pour ramasser mon propre bazar. D’une voix plus neutre, je déclare tranquillement. « Vu que t’as écourté ma nuit, on va continuer. Puis t’as l’air d’être plutôt emballée de trouver la zone et de te débarrasser de moi. Alors, on y va. Prends ton sac. » J’ai dormi qu’une heure, je suis sur les nerfs et ce qui me saoule par-dessus de tout, c’est de la désirer alors qu’elle est aussi frustrante et aussi... Si je m’écoutais, elle serait déjà allongée à terre. Pourquoi je fais preuve d’autant de retenue ? Elle vient de me provoquer. J’ai pas envie de lui donner satisfaction. Même si… Putain. Elle m’énerve à me mettre dans des états à la con aussi ! Je replie la couverture avec peu de soin et la fourre dans mon sac sans autre forme de procès avant de faire rouler une bouteille d’eau à ses pieds. « Bois ça et on se casse. » Je me relève et observe le ciel par la vitre sale, usée. Les nuages commencent à s’amonceler. Super. Il manquait plus qu’une petite ondée pour compléter le tableau.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mar 26 Nov - 23:46




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Il m'énervait et je cessais de me le répéter comme si c'était une formule magique, comme si ça allait suffire pour me contenir mais rien à faire. J'avais limite des envies de meurtres en sa présence liées à des envies bien plus primaires. J'avais presque honte de m'avouer qu'à ce moment précis, au pic de sa colère il était plus sexy que jamais et je crois que s'il m'avait allongé je n'aurais presque pas protesté ou bien juste pour la forme. Je suis en train de devenir cinglée c'est pas possible ! Il me rend cinglée ! Et pour tout arranger il se presse encore plus contre moi. Putain mais je vais étouffer là ! Pourtant je ne tente même plus de le repousser, ça sert juste à m'épuiser parce qu'il est bien trop fort pour moi. Le pire c'est que quand je lui choppe ses bijoux de famille il ne proteste même pas, pourtant j'y vais pas de main morte, mais au contraire ça semble l'agacer. J'ai envie de le frapper. J'en ai pas envie et pourtant, mon corps se met naturellement à réagir contre le sien alors que je tente de me contrôler mais rien à faire. Ma respiration se fait plus rapide, je le déteste de parvenir de me mettre dans un état pareil. Même si on se menace, que c'est malsain, j'adore ce que je suis en train de ressentir en ce moment, parce qu'au final ça veut dire que je suis vivante. C'est con à dire mais il me rend vivante. Je bouge la tête sur le côté, il m'énerve, si je croise encore son regard je crois que je vais le gifler, mais il m'en donne pas l'autorisation puisque après ses petites menaces qui me font au final ni chaud, ni froid, il m'attrape le menton et m'embrasse. Putain que c'est bon. Je me surprend même à passer mes doigts dans ses cheveux et à les lui tirer. Je le déteste, et j'adore en même temps ce baiser. Je suis presque à bout de souffle quand il relâche mes lèvres. Connard !

Il doit le sentir que je frisonne, pourtant je tente de me contrôler mais là c'est plus ma tête qui commande, c'est mon corps. Il sait où sont mes points sensibles, il a apprit à les connaitre parce que j'ai été trop faible et que je l'ai laissé les découvrir. Je me déteste à ce moment là, et je le déteste lui aussi à jouer comme ça avec moi. Si mon père avait été là, jamais un truc pareil ne serait arrivé... d'ailleurs s'il avait su qu'on couchait parfois ensemble il l'aurait flingué sur place j'en suis sure. Le salaud il me laisse sur ma faim ! Je le déteste, je le déteste, je le déteste ! Et je me déteste aussi par la même occasion parce que même si je le fusille toujours du regard il a bien du me sentir un peu plus chancelante et surtout réceptive. Connard ! Je ne peux m'empêcher de l'insulter mentalement, c'est pas forcément bien, mais ça me fait du bien à moi alors c'est le principal. Je réponds pas, il m'énerve, j'ai pas envie de gaspiller ma salive pour lui. J'arque simplement un sourcil à sa petite remarque avant de sourire en coin. Moi aussi je sais agacer les autres, y a pas que lui qui excelle dans le domaine faut pas croire. Je ramasse mon sac, mais faut pas croire c'est pas parce que je lui obéis, c'est parce qu'il le faut si je veux me tirer d'ici. Par contre il a tord sur une chose, même s'il m'exaspère j'ai pas envie de me débarrasser de lui quoi qu'il en dise, pourtant il me fou hors de moi, mais je sais pas, je le suis dans un sens redevable et je déteste cette impression d'être comme lié à lui. J'ai pas soif... Au moins c'est clair et puis j'ai toujours ce besoin de le contredire j'y peux rien, ça m'amuse au final je crois de le faire sortir de ses gonds ... et j'ai pas non plus envie de partir... Là au moins je me remet à parler, je lâche mon sac qui fait un bruit sourd en tombant et je fais quelques pas pour arriver jusqu'à sa hauteur. Cette fois ci, c'est moi qui le plaque contre le mur avant que je me hisse sur la pointe des pieds et que je l'embrasse avec une fougue non dissimulé. En fait mon baiser est plus bestial qu'autre chose, il dénote toute la colère que j'ai contre lui, c'est presque animal. Ma tête ne réfléchie plus et là d'un coup je descend la fermeture de son pantalon avant de planter mon regard dans le sien ... c'est ça que je veux ! Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Qu'est ce que je peux me détester quand je suis comme ça. J'ai l'impression d'être une toute autre personne, je ne réfléchis plus, c'est pas ma tête qui dicte mes actes, c'est mon corps. A voir maintenant comment lui il va réagir, parce que je suis pas folle, je sais très bien qu'il en a autant envie de moi.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mer 27 Nov - 0:50

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Son silence me poursuit toujours. Elle articule à peine trois mots pour me contredire et m'agacer – encore. Je grince des dents et soupire. Elle se laisserait presque crever en ce moment. Mes yeux se portent sur la boîte de conserve que je lui ai donné un peu plus tôt. Apparemment, elle l'a mangé. Ouais, c'est déjà ça. Elle nous fera pas de malaise au moins. Quand je fais quelques pas vers la fenêtre, je l'entends encore râler. Elle a décidé de me rendre dingue, bordel. Elle sait pas ce qu'elle raconte ou quoi ? Elle cherche juste à me foutre hors de moi. Elle doit m'en vouloir de mon petit manège. D'une voix ferme et agacé, je déclare « Je t'ai pas demandé ce que tu voulais au cas où tu l'aurais pas encore compris. » Je croise les bras sur la poitrine en me retournant vers elle. Riley lâche alors son sac d'un coup sec et me retrouve pour m'acculer contre un mur à son tour. Ses lèvres revendiquent les miennes mais je réagis à peine. Si je me blinde pas, elle va vraiment finir au sol. Sauf qu'elle joue pas et qu'elle bluffe pas non plus. Ses doigts trouvent le chemin de mon jean et je partage la férocité de son regard l'espace d'un instant. Un sourire se hisse sur mes lèvres très rapidement. J'ai gagné. Ouais, j'ai remporté cette partie à son insu. C'est trop simple et trop délectable pour ne pas m'amuser. Mes mains s'emparent à nouveau de sa nuque, mes pouces sur ma mâchoire et mes doigts sur l'arrière de son crâne font basculer sa tête en arrière. Mes intonations sont basses, à peine murmurées. « Pour quelqu'un qui voulait plus avoir affaire à moi, je te trouve bien gourmande. » Je pourrais encore me jouer d'elle mais j'en ai plus envie. Je demande qu'à céder, je peux sentir à quel point elle attend ça. Putain elle me fait toujours un de ces effets. Alors, je l'embrasse aussi sec à pleine bouche. Je sais pas combien de temps on a et de toute manière, tout a une sorte d'urgence depuis le début de cette putain d'épidémie. On sait jamais si c'est la dernière fois ou non qu'on peut profiter de la chaleur de l'autre. En vrai, je m'en fiche de ça. Je fais juste que plier sous toute cette tension qui me broie de l'intérieur depuis trop longtemps. C'est basique comme désir, primaire, viscérale.

Mes paumes glissent sous ses vêtements sans autre forme de procès, grignotent chaque partie de son corps que je sais, sensibles. Je la connais et j'aime avoir ce contrôle sur elle, ce pouvoir. Je peux faire ce que je veux d'elle. Elle est à moi, c'est grisant comme sensation. Tous mes gestes sont empressés, saccadés et peu amènes. Après avoir défait la fermeture de son pantalon et lui avoir retiré, je cale mes paumes sous ses fesses pour la soulever et la plaque avec force contre la paroi perpendiculaire à notre position. Mes lèvres retrouvent les siennes alors que j'entremêle nos corps avec peu de douceur. On ne connaît pas la douceur de toute manière. Elle et moi, on couche pas ensemble. On baise. C'est avant tout animal. Pas d'émotions, pas de sentiments, c'est qu'une question de besoins à combler et d'envie - celle de se sentir vivant et entier. Le but est de se consumer et d'oublier. On fait qu'exister à travers des sensations qui ne sont ni liés à la fatigue, ni à la faim ou au froid. C'est ça qui nous permet de pas perdre la tête. C'est ça qui nous rappelle en quoi on est différent de la menace constante au dehors. L'instant présent. Il n'y a que ça qui compte. La chaleur de Riley, sa respiration, le son de sa voix, des détails qui amplifient chacun de mes mouvements et de mes réactions. Cette nana a beau être horripilante et invivable, jamais je parviendrai à regretter ce qu'on fait. Faudrait être vraiment con pour ça. Pendant un moment, on a au moins l'illusion de pas être paumé et de savoir ce qu'on fait. En tout cas, je sais exactement ce que je fais. Je veux lui faire perdre la tête, je veux qu'elle regrette chaque mot qu'elle m'ait dit aujourd'hui. Je veux vraiment gagner sur toute la ligne alors je m'applique. On sait pas quand une autre occasion se représentera, ouais. Alors autant en profiter un maximum. Et à vrai dire, j'ai aucun souci avec ça.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mer 27 Nov - 11:43




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Je sais pas trop ce qui est en train de se passer dans ma tête, en fait j'ai pas envie de tout décortiquer, tout analyser. Je suffoque, j'ai besoin de respirer et c'est comme s'il était le remède, le remède à tout ça. C'est assez dingue quand on y pense, parce que juste avant on s'est mutuellement giflés et là maintenant je suis prête à lui sauter dessus pour assouvir mes plus bas désirs. C'est l'animal qui est en train de se réveiller en moi, comme s'il avait été endormis depuis trop longtemps. Il faut dire que depuis la mort de mon père je m'étais refusé tout contact physique avec lui et là j'en avais besoin. Ajoutons à cela la rage qui m'animait. Oui, tout ceci était primaire, mais cette merde nous a tous rendus un peu comme ça. La civilité n'existe plus ou presque plus, les hommes sont devenus des animaux. C'est triste, mais c'est comme ça.

En un rien de temps ma rage se transforme en désir, pourtant je suis toujours en colère, mais je connais un seul moyen pour la faire passer, ou plutôt une seule façon. Il a gagné, il le sait et ça le fait sourire. Je ne peux m'empêcher de tirer sur ses cheveux comme pour le réprimander en silence alors que ma bouche est toujours collée à la sienne. La ferme ! J'ai pas envie qu'il parle, surtout pour me faire savoir qu'il a gagné, je le sais, mais cette fois ci je m'en fou parce que moi aussi j'ai gagné dans un sens. Si je suis faible de céder à mes plus bats instincts lui non plus n'est pas mieux, il me cède d'une certaine façon alors qu'il aurait pu me repousser, sauf que je le savais, j'en était sure, il en crevait d'envie. Il me presse contre le mur, m'enlève mon pantalon, j'en fais de même avec le sien que je baisse à peine, juste ce qu'il faut. Si quelqu'un entrait à ce moment là il ne verrait pas deux personnes en train de faire l'amour, mais deux personnes en train de baiser. C'est bestial, c'est violent aussi, c'est comme si on a besoin de ça pour faire partir toute cette rage qui nous anime. J'ai besoin de le sentir tout contre moi, en moi, c'est viscéral. Il me rend vivante, c'est la seule façon pour moi de sentir que je suis en vie. Son corps qui m'écrase, les baisers qui m’étouffent, j'en ai besoin. Le pire c'est que je ne regrette pas ça, même si la culpabilité était présente à la mort de mon père, je me rend compte qu'il avait raison. Quoi qu'on avait pu faire, ce serait arrivé, ce serait arrivé parce qu'on vie dans un monde de merde. Je resserre un peu plus mes jambes, je passe mes mains sous son haut et je le griffe parfois, le mord aussi parfois au niveau du cou. Je gémie, j'halète, je crie, je me laisse totalement aller, je suis à sa merci, il peut faire ce qu'il veut de moi en ce moment là. Du moment que je suis vivante, je m'en fiche, c'est ça dont j'ai besoin, me sentir vivante. Et au fur et à mesure, je sent mes forces me quitter, ma colère elle est toujours présente, c'est comme si on était en plein combat, sauf que là aucun de nous deux ne va gagner ou perdre, on est sur la même longueur d'onde. Je plante mon regard dans le sien, bouche entre ouverte, respiration se mêlant avec la sienne avant que finalement mes doigts se crispent dans ses cheveux. C'est terminé, mais putain que c'était intense. Je l'embrasse une fois de plus, mais j'ai plus cette rage en moi, c'est comme si elle c'était envolée. Je reste encore collée à lui, comme si je redoutais le fait qu'il s'éloigne de moi. J'ai pas envie qu'il me lâche, tout simplement.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mer 27 Nov - 13:58

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Riley&Yaël
Réceptive ? Le mot est faible. Il y a plus vraiment de barrières entre elle et moi, plus de mots à se balancer au visage. Ça reste assurément un combat mais pas une compétition. Riley et moi, à ce niveau-là, on se comprend parfaitement. On a appris à s’apprivoiser et à se connaître. C’est notre seul terrain d’entente, notre seule façon d’enterrer la hache de guerre. On est de véritables animaux. Quand on peut plus gérer notre ressentiment et notre frustration, on se jette l’un sur l’autre. A moins que ça soit l’inverse. On se cherche tellement avec ce but précis ? J’en sais rien, je m’en fous. Plus elle se laisse aller, moins je me montre tendre avec elle. On poursuit le même objectif, on a les mêmes attentes. Ses ongles s’enfoncent dans mon dos, côtoyant de vieilles cicatrices de guerre. Ses dents viennent picorer ma chair de la même façon alors que j’amplifie notre rythme. Ses gémissements se mêlent à mes grognements dématérialisés. Mes bras la soutenant, resserrent avidement leur prise autour d’elle une ultime fois alors que ses yeux se perdent dans les miens, ses doigts dans mes cheveux. Ma tête rejoint un instant sa nuque alors que je relâche la tension. Putain, ça a beau être une vraie harpie parfois, elle vaut quand même le détour. Je suis qu’un con, ouais. Ses lèvres retrouvent une dernière fois les miennes alors qu’on est tous deux essoufflés et plutôt apaisés du coup. Après deux semaines de prises de tête, cette parenthèse pouvait pas nous faire de torts – surtout pas à moi. Je la repose au sol en la détachant un minimum de moi mais en profite dans la foulée pour glisser mes paumes sur son corps une dernière fois. Mes mains reviennent bien vite sur ses fesses – je vais pas me gêner. Je lui offre un autre sourire arrogant. D’une voix encore un peu hachée, je marmonne amusé « Et maintenant, c’est bon, t’as envie de bouger ? » Il est encore tôt. Je pourrais pioncer encore au moins une heure. J’hésite.

Je m’écarte finalement et me rhabille rapidement en lui coulant encore des regards un peu provocateurs. On est tous les deux plus détendu – sans blague. C’est notre seule façon saine de se côtoyer, c’est notre seul fonctionnement alors bon une fois qu’on le brise, ça part d'office en diagonale. « Vu que tu m’as sauvagement attaqué, je crois que j’ai bien mérité une autre petite heure de sommeil. » J’ouvre mon sac à dos et en ressors  la couverture. Je la jette à terre et revient poser mon attention sur Riley. « Et cette fois-ci…» Je la prends par le poignet et la force à s’asseoir avec moi. « Tu bouges pas, compris ? On ira se réapprovisionner ENSEMBLE après, ok ? T’as pigé ? » Je la défie du regard durant une poignée de secondes. « Si il faut que je te menotte, j’hésiterai pas. » Je ricane avant de me pencher sur son cou, je retire ses cheveux et laisse ma bouche atteindre son oreille. « Donc me tente pas trop, compris ? » Je lui mords le lobe avant de m’allonger, mon sac sous ma nuque comme un peu plus tôt. « Tu me réveilles dans une heure. » Je reprends couteau et flingue dans mes paumes. J’attends quelques instants avant de fermer les paupières. Je grommelle une dernière fois « Tu sors pas de cette cabane, hein! Toute façon, je l’entendrai. Me sous-estime pas. » Je me redresse et lui fais une pichenette sur le front en guise d’avertissement avant de me rejeter en arrière sur le dos en étouffant un bâillement. Pour ça qu’il faut que je récupère un minimum. Inutile de prendre des risques à cause d’un manque de sommeil. Je sombre très rapidement en veillant à ce que mon bras la touche – si elle se casse, je veux être sûr de le sentir. J’ai pas trop envie de la poursuivre dans cette putain forêt.


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On that open road (PV Riley) - [hot]

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