On that open road (PV Riley) - [hot] - Page 2
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On that open road (PV Riley) - [hot]

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Jeu 28 Nov - 12:38




On that open road
Je le déteste, il me rend folle et pourtant tellement vivante à la fois. C'est de ça au final dont j'avais besoin pour faire redescendre toute cette pression, faire partir cette culpabilité de merde qui ne faisait que m'embrouiller la tête. J'avais besoin de ça, et avec lui. Surtout avec lui. Je suis à bout de souffle et pourtant, j'ai pas envie de dormir, non je me sent revivre, presque renaître, je me sent en forme. Je le laisse me toucher, encore une fois sans le quitter du regard. Je reprend mon souffle petit à petit avant de le laisser s'éloigner de moi. Dès que nos corps ne sont plus en contacts, je me met à frisonner. J'ai les jambes à l'air, le haut remonté jusqu'à ma poitrine, j'ai froid. Je ramasse rapidement mes affaires et me dépêche pour me rhabiller avant de m'attraper mal... il ne manquerait plus que ça tiens. Je reste toujours silencieuse, lui lançant parfois des regards, j'aime bien voir son corps, je ne m'en cache pas. Puis forcément, le silence ne peut pas rester éternellement, il faut qu'il l'ouvre. Bien entendu. Comme tu veux. Première fois depuis deux semaines que je ne lui cris pas dessus pour lui répondre et que je lui laisse le choix. Ca se voit que ce petit intermède m'a fait du bien, il va encore me sortir son petit sourire triomphant, je le sais, je le sent, je commence à le connaitre.

Finalement, il semble opter pour dormir un peu. Pas de problèmes, moi j'ai pas sommeil, par contre je fronce les sourcils quand il m'attrape par le poignet pour me faire m'asseoir à ses côtés. J'aime pas quand on me force à faire quelque chose et il le sait bien. Il me menace... comme si j'avais peur, par contre je ne peux m'empêcher de pouffer de rire lorsqu'il parle de m'attacher avec des menottes. Et puis je suis surprise, ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas ris comme ça, aussi spontanément. Il faut croire que ce connard me fait du bien. Il me fait du bien, je le sais mais je ne veux pas me l'avouer. T'aimerais trop ça ! Je le provoque, mais c'est pas comme précédemment où c'était dans le seul et unique but de l'énerver encore plus. Là non, c'est autre chose qui se passe. Il me mords le lobe de l'oreille et je ne peux m'empêcher de le repousser en lui faisant une tape sur le front. Qu'est ce qu'il peut m'agacer. Je lève les yeux au ciel quand il se recouche et je me dis que ça y est, je vais enfin avoir droit au silence dont j'ai besoin, mais je me laisse surprendre en me recevant une pichenette sur le front. C'est du tac au tac, ma réaction ne se fait pas attendre puisque je lui balance la boîte de conserve vide par la tête. Elle était à côté de moi, c'est un projectile facile, puis je sais qu'au final ça ne lui fera pas mal. Tais-toi et dors ! Il m'exaspère ! Je soupire un peu fort, trop fort pour que ça soit réellement naturel avant de finalement chercher dans mon sac quelque chose. J'en sors mon cahier où j'écris toute sorte de truc qui me passent par la tête, et un crayon que j'ai... par là, quelque part. Forcément il est tout au fond du sac et je suis obligée de le vider quasi entièrement pour le trouver. Pire que sac à main ! En plus je prends du temps à le vider, puis à le re ranger parce que j'essaie d'être le moins bruyante possible.

Je ramène mes jambes vers moi, je suis toujours assise à côté de lui et je commence à ouvrir mon cahier. J'ai rien écrit dessus depuis deux semaines, depuis que mon père est mort. Et là, là j'ai ce besoin de tout écrire, de poser sur ce papier tout ce que je ressent, tout ce qui me sort par la tête. Je griffonne des mots, des phrases, parfois je dessine. Je m'énerve parfois dans mon écriture, je suis tellement absorbée par tout ça que je ne me rend même pas compte du temps qui passe. Ce n'est que lorsque je lève le nez vers la fenêtre que je me rend compte que plus d'une heure a du passer. Je grimace, je fais encore me faire engueuler. Je pose mon cahier à côté de moi et puis je tourne la tête vers Yaël. Il dort. Je le contemple quelques secondes, on dirait une statut grecque sauf que ses traits ne sont en rien apaisés. Il tient ses armes comme si sa vie en dépendait, ce qui est le cas. J'avance une main vers son visage, mes doigts redessine chaque contours, son nez, ses sourcils, ses paupières, ses lèvres avant que finalement je secoue la tête. N'importe quoi ! Qu'est ce que tu fous là ? Finalement je le secoue vivement. Yaël réveilles toi ! Gueules pas, j'ai pas vu l'heure passer ! J'ai pas envie de me justifier, il comprendra de lui même en voyant mon cahier, il m'a souvent vu y écrire dedans, sans jamais avoir le droit de le lire. C'est à moi, c'est personnel. Plus que ça même, ça me permet de ne pas devenir folle dans ce monde de dingue.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Jeu 28 Nov - 18:52

On that open road
Riley&Yaël
Elle remue, je peux le sentir mais elle part pas alors je finis quand même par m’assoupir. Je dors d’un sommeil léger, toujours aux aguets. Quand elle froisse du papier, je l’entends au loin. Je suis pas rassuré et c’est bien sa faute. Cette gamine aura ma peau un jour. Même si je suis à mi-chemin des limbes et de la réalité constamment, je calcule pas du tout le temps qui passe. Deux, trois rêves décousus se perdent quand je sens ses doigts redessiner mes traits. Ma joue manque de tressauter à ce contact. Elle fout quoi encore ? J’ai envie de rire mais j’ai pas envie d’émerger. Elle est forcée de me secouer pour que je réussisse à sortir de ma léthargie. Les mots « gueule pas » me percutent en premier, ce qui me donne seulement envie de le faire sans avoir même la raison. De toute évidence, elle m’a laissé somnoler trop longtemps. Je me redresse péniblement avant de lui pincer doucement la joue en guise de représailles. « On peut pas compter sur toi, c’est quand même dingue. Enfin t’as pas bougé donc je vais épargner tes tympans… Pour l’instant. » Je soupire avant me passer une main sur le visage pour déchiffonner mes traits. J’allonge un bras pour m’emparer de mon sac et en sors une bouteille. J’engloutis un quart du contenant avant de m’étendre en faisant craquer désagréablement mes os dans l’opération. Je jette ensuite un regard en biais à ma comparse et ricane. « Encore avec ton journal intime, petite ? » Je sais qu’elle a plus rien écrit depuis que son paternel a passé l’arme à gauche. Je suppose que notre petite scène d’hier ainsi que notre petit corps-à-corps ont fini par la sortir de sa bulle. Tant mieux. J’aurais pas pu la supporter plus longtemps dans cet état. Sans me pencher ou tenter de lire – c’est ses oignons, je marmonne « Tu lui racontes comment t’abuses de mon sommeil pour me toucher ? » Avant de la bousculer un peu d'un coup de coude pour la forme.

Je prends une grande inspiration avant de me relever et de ranger définitivement tout notre bordel. Je regarde encore par la vitre pour constater qu’il pleut légèrement. « Je crois que la chasse, on va oublier ou alors on a intérêt à bien se couvrir. On devrait peut-être regarder s’il reste un commerce ou l’autre dans le coin. Après, il risque de rien rester. Je suppose que notre joyeuse communauté de la zone a déjà tout dévalisé… » Je baille un peu avant de m’orienter vers la porte. « Allez, on y va dans tous les cas ! T’as fait quoi de Bugs Bunny d’ailleurs ? » Je me rappelle plus de ce qu’elle a fait de son lapin au milieu de toute notre colère commune. Je me souviens juste qu’elle l’a sorti et après c’est le noir total jusqu’à ce qu’elle se montre entreprenante. Ouais, je suis du genre à oublier très vite ce qui me saoule. Mémoire sélective. Ça me permet de me focaliser sur les détails importants et d’être plus efficace. Ainsi que d’être relativement plus heureux et honnêtement, par les temps qui courent, c’est pas un mal. Déjà impatient, je m’agite d’un pied sur l’autre en attendant de pouvoir franchir le seuil. « On pourra peut-être rejoindre la zone d’ici ce soir. Je pense qu’on est juste à côté. Ou demain mais ça implique de se dégoter un autre abri pour la nuit. » Ouais, je réfléchis à voix haute. J’arrive pas à m’organiser là. Mon esprit est encore trop engourdi. Je roule des épaules en vérifiant calmement que mon flingue est toujours bien chargé  et prêt à l’emploi le temps que Riley se décide à bouger son petit cul - son adorable petit cul.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 29 Nov - 15:12




On that open road
J'arrive pas à rester sans rien faire pendant qu'il dort. A la base, ça n'aurait du être que pour une heure, mais au final, le fait d'avoir pris mon petit cahier qui me sert de journal intime, ou une sorte de..., je ne vois pas le temps qui passe. Pourtant, je ne suis pas tout le temps en train d'écrire, j'ai souvent le nez en l'air en train de réfléchir, de penser, mais le temps file à toute allure et quand je m'en rend compte, je sais que je vais devoir réveiller Yaël. Je sais pas ce qu'il me prend à le caresser comme ça du bout des doigts, je réfléchis pas, j'agis et puis quand je me rend compte de ce que je suis en train de lui faire, je me met à le secouer vivement. Comme si ça allait effacer les gestes tendres que je venais d'avoir à son encontre. Il a l'air encore plus fatigué que quand il s'est allongé... à se demander à quoi il rêve lorsqu'il est endormi. Dès que je le réveille, je tente de me justifier et je sais d'avance que je vais me faire engueuler, c'est presque une coutume entre nous. Contre toute attente, il ne le fait pas, je suis surprise. J'ai droit à des petits reproches quand même... rien qui ne m'aurait étonné en fait. Je reste assise dépliant mes jambes, elles sont endormies tant je suis restée assise dans cette position trop longtemps. Quand il m’appelle petite je le fusille du regard, ça y est, à peine réveillé et il m'énerve. Par contre je pique un fard quand il tente de deviner ce que j'ai pu écrire dans mon journal. Non il dormait... il dormait ? Parce que sinon c'est vraiment la honte pour moi. Je tourne la tête, j'ai pas envie qu'il me voit comme ça, comme si j'étais une adolescente.

Je le laisse se relever pendant que je range tout mon bordel dans mon sac, prenant quand même soin de mon journal. C'est bien l'une des seules choses que je tente de préserver au maximum... enfin, avec les quelques médicaments et autres trucs que j'ai dans mon sac. A la base je suis docteur non ? Ou enfin, presque docteur même s'il ne me restait au final que trois ans avant d'être chirurgien, j'étais déjà habilitée à faire pas mal de choses. Choses qui me servent aujourd'hui en cas de gros pépin. Il me reparle de la zone, je grimace. Je sais pas pourquoi, j'ai un mauvais pressentiment quant à ce truc. Pourtant, on avait décidés de s'y rendre, mais je sais pas pourquoi, au fond de moi, je me dis que c'est juste trop beau pour être vrai. Je me redresse à mon tour, j'ai les fesses gelées, j'ai l'impression d'avoir deux blocs de glaces à la place, et je me les frotte pour tenter de mes les réchauffer... en vain, elles sont pire que gelées. Il doit être par là dehors, je te l'avais balancé à la figure... Quel gâchis ce lapin ! Tout ça parce qu'il m'avait giflée et énervée, enfin bref, c'est du passé alors ce n'est pas le moment de ressasser tout ça et puis de toute façon je l'ai bien assez fait dans mon journal. Ouais, même de lui j'en parle dedans. Et puis je me lance, merde, moi aussi j'ai mon mot à dire à propos de cette foutue zone. On pourrait pas rester encore ici quelques jours ? J'ai trouvé un lapin et s'il y a un lapin c'est que pas loin il y a un point d'eau...forcément. EN plus ici on est à l'abris, si cette vieille est morte en étant enfermée là dedans c'est parce que c'est plutôt sur. Je soupire avant de reprendre. Tu vas encore me traiter de parano mais je m'en fou. Je le sent pas ce truc de zone 51, limite t'as l'impression que c'est l'arche de Noé et après quoi ? Il va se passer quoi si on la trouve réellement ou pire si elle n'existe pas et que c'est juste des conneries ? Yaël, j'ai pas envie d'y aller... pas encore... je... je sais pas, je le sent pas. Je croise les bras sur ma poitrine, j'ai pas parlé en m'énervant, ni en étant agressive ni rien, mais je suis sure qu'il va se foutre de moi. Au fond, j'ai la trouille. Même nous, qu'adviendra t il de lui et moi quand on sera là bas si ça existe vraiment cet Eldorado ?

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 29 Nov - 16:19

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Riley&Yaël
Mes paupières se ferment alors que je gère mon agacement comme je peux. Elle nous a mis en danger pour un lapin qu’elle a laissé dehors ? Je marmonne irrité « Super. » avant de grincer des dents tout en me dirigeant vers la porte. Depuis il a dû se faire manger par d’autres bêtes ou par des macchabées. Il faut qu’on trouve un endroit où se laver aussi. Encore une raison supplémentaire pour gagner la zone le plus vite possible. Je relève les yeux quand Riley commence à émettre des réserves. Elle se fout de moi là ? Je rêve ! On a parcouru un nombre incalculable de kilomètres pour l’entendre dire à proximité du but non je ne sais pas si c’est une bonne idée ? Je la toise depuis mon pan de la cabane. Elle est pas sérieuse là ? Non, c’est une blague ? Je soupire en rangeant mon flingue dans son holster avant de m’avancer vers elle. « T’as peur ? Non mais t’as peur de quoi au juste ? Qu’on se fasse piller ? Violer, tuer ? Tu crois qu’on va entrer là-bas la bouche en cœur ? » J’enfonce mes yeux dans les siens pour qu’elle y puise un peu de bon sens. Elle me dépasse parfois, putain avec son air de vrai gosse apeuré. « Franchement, après tout ce qu’on a traversé, tu crois qu’on peut se faire piéger aussi facilement ? Riley grandis un peu ! On a plus rien à perdre ! Si elle existe pas, tant pis. Si c’est dangereux, on se casse. T’as peur de quoi au juste ? Que ça soit trop bien ? On a pas fait tout ce chemin pour pas y aller, c’est de la connerie ton histoire ! T’as la trouille pour des conneries. » Je hausse pas encore le ton, je suis juste un peu tranchant. Ca me saoule j’ai pas à la convaincre, on avait décidé ensemble de faire ce voyage.

Je regarde autour de nous en ouvrant les bras. « Un vrai palace, ici ! Tu comptes l’aménager aussi, une petite nappe, un vase ? Ouvre les yeux, on va pas pouvoir rester ici très longtemps. On a besoin de provisions, d’une douche. Et regarde l’état des murs, ça craint. C’est trop provisoire comme abri. Riley, tu sais qu’on doit y aller. A quoi ça sert de retarder l’échéance ? » Je ne la comprenais pas. Je ne la comprenais vraiment pas. Pourquoi maintenant ? J’enjambe la distance qui nous sépare pour me placer en face d’elle. Je me penche un peu pour être à sa hauteur. « Faudrait savoir, je croyais que tu voulais plus me voir ! C’est ça ? T’as envie de prolonger notre petit road trip à cause de moi ? » Je ricane. Je ne pense pas ce que je dis, je cherche juste à la provoquer pour qu’elle me donne de vraies raisons acceptables pour pas aller immédiatement dans cette foutue zone. « Et si y a pas de point d’eau ou de nourriture sur pattes, on fait comment ? Tu sais même pas si ton idée est envisageable ! Putain mais tu nous fais quoi là ? » Je me pince l’arête du nez et inspire profondément avant de tourner les talons pour ouvrir la porte, balayé les environs du regard. Un râle attire mon attention. Un zombie a apparemment trouvé bugs bunny et il le dévore à quelques mètres de nous. Parfait. J’ai besoin de passer mes nerfs. Je fais un petit signe de tête en direction de ma future proie et regarde Riley d’un air entendu. « Regarde comme le voisinage est intéressant. » Moi aussi, je suis lassé des routes et des campements de merde. Bordel.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 29 Nov - 16:57




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L'histoire du lapin c'était de sa faute ! En plus il m'avait engueulé mais là finalement il aurait été bien content de pouvoir le manger. Non mais je rêve ! Et puis limite si je vais pas en plus me faire engueuler parce que je le lui avais balancé par la figure. Il m'énerve, il aurait mieux fait de rester endormie. J'aurais mieux fait de ne pas le réveiller ça aurait été plus simple. Mais quel con ! Mentalement je compte à rebours après lui avoir fait mon petit speach: quatre, trois, deux, un... c'est parti ! Il sait pas parler ce mec, c'est pas possible, parce que dès qu'il l'ouvre c'est pour gueuler. Je supporte pas ça, dès qu'on monte un peu trop le son j'ai juste envie de me mettre dans ma bulle et de ne plus écouter. c'est une agression, et j'ai pas envie de ça, là maintenant, sauf que j'ai pas trop le choix et que je dois subir. J'en ai marre qu'il me traite encore et toujours comme une gamine, j'ai la main qui me démange. Faut que je ma calme, je tente de respirer calmement tout en l'écoutant, en regardant par la fenêtre, voir la pluie tomber ça m'a toujours apaisé. C'est con, mais c'est comme ça et c'est de toujours. Je me re concentre sur lui, et il est toujours en train de gueuler et de parler. Pourtant c'est pas une fille, j'ai pu le constater et même le vérifier, mais wow, qu'est ce qu'il peut parler et être saoulant. Je peux même pas en placer une, c'est dingue ça ! Je vais pour parler, mais il s'approche de moi et instinctivement je fais un pas pour reculer. J'aime pas quand on a une trop grande proximité parce que après mes idées s'embrouillent... et je suis sure que s'il savait ça l'amuserait trop. Je préfère passer pour une tarée, ça encore je peux l'assumer, le reste non, certainement pas.

Je veux pas y aller. Point. Bon là niveau crédibilité, je suis sure que je viens de descendre de plusieurs points, mais je n'avais vraiment pas envie d'y aller, pour tout ce qu'il a pu évoquer mais aussi parce que je sentais que c'était pas net tout ça, j'en avais la certitude. Ça me prend aux tripes et je ne peux plus me le sortir de la tête. Si lui est un bon tireur, moi j'ai toujours eu un bon instinct. Mais n'importe quoi ! Ça n'a strictement rien à voir avec toi Yaël, t'es pas le centre de l'univers je tiens à te le rappeler si jamais tu l'as oublié. C'est juste que ... écoutes, je peux pas l'expliquer comme ça, mais j'ai le pressentiment que ça va pas le faire, c'est tout. Et te voir aussi optimiste à cette idée de trouver ce refuge, je sais pas, je crois que ça me désarçonne encore plus. Et puis, toi t'as pas peur, c'est normal t'es un mec ! Moi je suis une fille, et j'ai que mes petits bras et mon arc pour me défendre. Alors t'es bien drôle toi ! J'avais vraiment une argumentation de merde. Je soupirais en faisant une grimace après avoir terminé mon petit speach, non mais c'est pas avec ça que j'allais parvenir à le convaincre. J'ai déjà tué un lapin, et il y en avait un second, je suis meilleure à la chasse que toi je tiens à te le signaler, alors je suis sure que pour au moins deux ou trois jours je peux parvenir à nous trouver de la nourriture sans problèmes. S'il y a des animaux, il y a forcément de l'eau et ça aussi je peux la trouver... Je me rapprochais finalement de lui, plantant mon regard dans le sien, tentant d'être un peu plus convaincante, ne serait ce qu'en me redressant un peu, même si au final il me surplombait toujours de sa taille. Attendre quelques jours de plus ça ferait quoi sérieusement ? On se laisse une semaine d'accord ? Je veux pouvoir voir les environs et si on est réellement pas loin, je veux tenter de voir ce qui se passe aux alentours de cette zone. Et après, on y va... Ou alors tu y vas tout seul et moi je reste ici ! Oui bon là pour le coup, je m'attendais à recevoir les foudres sur place.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 29 Nov - 18:15

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Point ? Elle croit vraiment qu’elle va placer sa ponctuation où ça lui chante et que je vais lui dire amen. Mais qu’est-ce qu’elle fiche ? Je la toise avec un peu plus de sévérité. Elle veut plus y aller ? Mais c’est un véritable caprice et après elle va encore osé me dire qu’elle est plus une gamine ? Son petit discours m’arrache un léger rire ironique. Optimiste ? Déterminé, ouais. On a rien à perdre, non ? Je viens de lui dire. Je croise mes bras sur ma poitrine en fronçant toujours plus durement les sourcils « Donc attends que je résume. Tu veux pas aller à la zone parce que tu as le pressentiment que… ? Depuis quand on doit s’appuyer sur des pressentiments ? C’est très fiable, waouh. Je te crois, toi et tes pressentiments ! » Je roule des yeux en raclant ma gorge pour marquer le sarcasme. Puis ça m’a pas échappé. Elle parle de devoir se défendre seule. Donc elle estime qu’une fois à la zone, elle applique ce qu’elle m’a dit plus tôt ? Ça me fait rire. « C’est clair que si tu préfères te la jouer solo une fois là-bas, tu vas devoir assumer tout, toute seule, chérie. » Elle m’énerve tellement. Elle sait pas ce qu’elle veut et elle fait n’importe quoi. Elle revient ensuite avec son histoire de rongeur et m’agace de plus en plus. Elle peut tout trouver, tout à coup par ici, c’est le Pays des Merveilles avec son lapin. Ouais, elle va peut-être finir par trouver un terrier, y tomber et crever. Fin de l’histoire. « Ça ferait quoi ? C’est simple, ça serait chiant. T’as vu toute la route qu’on a parcourue ? T’étais d’accord pour y aller ! A ce moment-là, ton intuition ne semblait pas nous dire de revenir sur nos pas ! Tu perds la tête là ou quoi !? Enfin ok, si t’as envie que j’y aille sans toi et que je te laisse, ok !? Ça marche ! » Ça y est, je suis officiellement énervé. J’abandonne la cabane, excédé et sors mon couteau pour trouver le zombie bouffeur de Bugs Bunny. J’appuie mon pied sur sa cage thoracique pour l'immobiliser au sol et enfonce la lame dans son crâne.

Puis je le fixe, lui et sa sale gueule durant quelques instants. La pluie s’intensifie un peu alors que je récupère mon arme. Putain et son plan ça serait quoi ? Attendre ? Analyser et aviser ? C’est pas un plan pour moi, c’est une fuite. Ça me saoule, putain. Être si proche de l’objectif mais non en fait. Je déteste faire des trucs vains. J’essuie les gouttes qui longent mes tempes et mon front avant de me diriger vers la bagnole qu’on a laissé un peu en retrait. J’y rentre histoire de pas finir par être trempé. J’ai besoin de me calmer. Ou pas. Elle me saoule, elle me saoule. En même temps, j’aurais dû m’y attendre. On devra bien tôt ou tard se perdre de vue, c’est pas comme si j’allais jouer sa nounou à vie. J’ai pas envie de ça non plus. Le fait que ça soit elle qui prenne la décision me met hors de moi. Je la trouve tellement ingrate cette gosse. Putain. Je mets le moteur en route mais démarre pas. Je la mets un peu au défi et je veux un peu la tester pour savoir ce qu’elle va faire là. Je la vois depuis ma position, je la fixe et attends une réaction. Qu’est-ce qu’elle va faire hein si elle me voit vraiment la planter là ?

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 29 Nov - 18:49




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Je savais bien qu'il allait s'énerver. Je commence à le connaitre le bougre, bien que vu ce que je lui avais servi, c'était plus que sur qu'il allait péter son câble. Il croise les bras, ça y est, il est fou de rage. J'attends qu'il m'explose au visage, je me prépare mentalement à cet assaut et bim... c'est partit. Son résumé est plutôt bon, du moins au début, après je sent bien qu'il est en train de se foutre de ma gueule. Jusqu'ici j'avais réussi à garder mon sang froid, on m'a toujours appris durant mes études que lorsqu'on se trouvait face à un patient agressif, pour faire redescendre la pression, il fallait baisser le son de sa voix, ou plutôt avoir une intonation et une attitude neutre. En règle générale, ça permet que l'interlocuteur se calme... visiblement ça ne semblait pas fonctionner avec le spécimen que j'avais en face de moi. En plus de ça, il était en train de m'agacer. Il interprétait tout et il était à côté de la plaque. Mais n'importe quoi ! Quand est ce que j'ai dit que je voudrais me la jouer solo une fois là bas ? Mais t'es délirant mon gars ! Et puis même dis pas que ça t'a pas effleuré l'esprit qu'une fois là bas tu allais me laisser en plan ? Après tout c'est logique, je t'énerve et tu peux pas me voir ! Tu crois que je l'ai pas remarqué peut être ? Les seuls moments où t'es sympa, si on peut dire ça comme ça, c'est quand on baise ! Alors vas y, viens pas me dire que c'est MOI qui ait envie de me débarrasser de TOI ! J'en peux plus de ce mec. Il est à jeter !

Et là il répète son petit câble et puis se barre. Non mais il est pas sérieux quand même, il va vraiment partir ? Je le suis mais m'arrête juste devant la porte d'entrée de la cabane. Je croise les bras sur ma poitrine et je le regarde faire. Et un puant en moins, il l'a dégommé en moins de deux, preuve qu'il est vraiment en rogne. En plus de ça il pleut. Il est vraiment con ce mec y a pas à dire. Je continue de l'observer, j'ai qu'une envie c'est de lui en coller une, il me rend violente c'est pas possible. Et puis là, je le vois se barrer vers la voiture. Il va vraiment me laisser là. J'attends un moment, jusqu'à ce que j'entende le bruit du moteur se mettre en route. Je reste là encore quelques instants, et puis merde, j'ai pas envie qu'il me laisse seule. Je sort finalement de la cabane, me mouillant au passage parce que forcément il pleut et je me plante là devant la voiture. Les mains posées sur le capot de la voiture, la pluie s'infiltrant dans mes cheveux. J'ai toujours détesté la pluie et ça change pas. J'aime la regarder tomber, mais pas être dessous. Je le toise du regard à travers le pare brise qui nous sépare avant de péter mon câble. DESCENDS DE CETTE VOITURE TOUT DE SUITE DIXON ! JE T'INTERDIS DE PARTIR ! JE T'INTERDIS DE ME LAISSER TOUTE SEULE ! JE VEUX PAS QUE TU PARTES ET JE VEUX PAS ENCORE ALLER LA BAS ! DESCENDS YAËL PUTAIN ! A crier comme j'étais en train de le faire, j'allais nous faire remarquer que ce soit par un rôdeur ou par quelqu'un qui passait par là. Je m'en fou, c'était de sa faute ! Et après c'est moi qui me comporte comme une gamine ?!

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Sam 30 Nov - 1:06

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Sa petite tirade ? Elle a la mémoire courte, on dirait. Que je la laisse en plan là-bas ? Moi ? Je veux bien que je suis qu’un con mais je vais pas laisser une gamine sans son père se promener au milieu de gens dont on connait pas le passif. Elle me prend pourquoi ? Bah, ça me surprend pas. Elle a raison de penser ça. Peut-être bien après tout que je vais l’abandonner à son sort une fois à la zone, hein ? « Ecoute-toi quand tu parles, gamine ! Un peu plus tôt, c’est pas ce que tu disais. Ouais, tu m’énerves et ouais, j’attends que ça, tu savais pas ? » Elle me saoule à jouer sa victime. Elle m’énerve tout court. J’aime pas qu’on revient sur ses mots. Donc ouais, ça me met hors de moi et je me barre dans un état proche de la crise de nerfs. Quand je rentre dans la bagnole, j’ai la ferme intention de la tester. Et je suis pas déçu. Je la vois avancer, foutre les mains sur le capot et puis hurler comme une démente. Je soutiens durement son regard depuis l’autre côté du pare-brise. Je suis qu’un salaud, ouais. J’ai besoin qu’elle se rende compte qu’elle a besoin de moi. J’ai besoin moi-même qu’elle ait besoin de moi. Pour autant, la situation est pas résolue mais au moins, je suis relativement plus calme quand je coupe le moteur avant de sortir de l’habitacle pour la retrouver. Même si elle a gueulé, je lui en veux pas. J’ai eu ce que je voulais. Pour continuer à l'emmerder, j’ajoute d’un ton hargneux « Faudrait savoir hein. A t’écouter, tu pouvais largement te passer de moi y a quelques instants. » Je lui souris avant de passer un bras sur ses épaules et de l’emmener avec moi très naturellement, comme si je venais pas de la menacer de me barrer. « On va tomber malade si on reste là. » Une fois à l’intérieur de la cabane, je passe une main dans mes cheveux humides en méditant sur la suite maintenant que je suis à nouveau plus lucide.

Je reprends le débat au bout de quelques secondes de battement à la fixer avec perplexité. « Bon. Ok. On va pas dans cette putain de zone aujourd’hui. Je sais pas encore si je te laisse une semaine, je vois pas ce que ça changerait. T’as donc 24 heures pour me convaincre du contraire. »  Tout en parlant, je retire ma veste, sors un pull de mon sac que j’avais laissé là d’ailleurs – preuve que je bluffais d’ailleurs, avant de l’enfiler par-dessus mon t-shirt avant d’enfiler mon blouson à nouveau. « Je vais aller voir si je trouve ton merveilleux point d’eau. Je marche un quart d’heure et puis je reviens, ok ? Pendant ce temps-là, tu restes ici et tu fais l’inventaire de nos vivres. Au moindre souci, tu connais la procédure, je vais marcher droit vers le Nord si tu veux me retrouver, ok ?  » Je peux pas établir le campement là pour quelques jours si je suis pas sûr qu’on est proche d’un lac, d’une rivière, de n’importe quoi. L’ondée me fait pas peur et il est hors de question que je reste enfermé. Je prends le menton de Riley entre mon pouce et mon index pour la forcer à me regarder. «  Tu ne sors pas et tu ne te mets pas en danger pendant que je suis pas là, c’est compris ? » Mon regard et mon ton sont tranchants. « Tu auras le temps de réfléchir à tes arguments comme ça. Fais bien ta liste, je reste pas là sans raisons valables et logiques. » Je relâche son visage avant de rouler des épaules en observant la pluie par la vitre.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Sam 30 Nov - 21:39




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Il m'énerve, je peux plus le supporter c'est pas possible ça va finir en bain de sang. On va tous les deux finir en puants parce qu'on se sera entre tués ! Il m'énerve mais il m'énerve, je me demande comment je fais pour garder autant mon sang froid. Sérieusement, je m’épate par moments parce qu'il met mes nerfs à rude épreuve. Bon on respire, on se calme. Du moins je vais essayer, le truc c'est que là il bien de se barrer dehors sous la pluie. Il aurait pu y rester sauf qu'il a décidé d'entrer dans la voiture. Je le sais que je suis en train de me faire avoir, mais tant pis, j'assume. Il veut avoir un ascendant sur moi et ça m'insupporte mais en même temps j'ai pas envie de le lâcher. Je me foutrais des baffes ! Si mon père avait été là, jamais tout ça ne serait arrivé ou alors il serait parti tout seul comme un grand, sauf que là je me retrouverais toute seule et j'avoue, j'ai besoin de lui. Enfin, je me l'avoue à moi. Je vais le rejoindre, je reste sous la pluie et je me met à crier, à l'incendier et je le vois en train de me défier du regard. Je vais vraiment finir par lui enfoncer un carreau dans la tête c'est pas croyable. C'est ça, on y croit ! Quand il sort enfin de la voiture pour me rejoindre, il ne peut pas s'empêcher de me narguer et forcément je marche, non je cours. Je lui donne un coup de coude dans les côtes. Connard. Il passe un bras autour de mes épaules et on se dirige vers la cabane. J'en peux plus de lui. Il souffle le chaud et le froid avec moi, je sais plus sur quel pied danser, il va me rendre dingue.

Une fois à l'intérieur je tremble, j'ai froid, je suis trempée. Mais je me fige sur place, stupéfaite. Vingt quatre heures, il me laisse vingt quatre heures. C'est pas énorme, mais ce sera suffisant, je le sais, quand je veux quelque chose, j'ai pour habitude de l'obtenir et c'est pas aujourd'hui que ça va changer. Ou je le convainc de rester encore ici et de surveiller cette zone de loin, où je dois me soumettre et ça j'en ai pas envie. Mes pressentiments ne m'ont jamais fait défaut, j'ai toujours eu ce truc, ce sixième sens comme on dit, du moins dans mon métier ça me servait, alors pourquoi pas là ? Je suis sure que lui aussi il a un certain instinct et je capte pas pourquoi il veut tant aller là bas. Il ne semble pas inquiet et je crois que c'est ça qui me stresse au final, le fait qu'il soit si sûr de lui. J'aime pas les personnes trop sûres d'elles, parce que tôt ou tard, elles se mangent un mur, c'est indéniable. Je soupire avant d'enlever mon pull et me retrouver en soutien gorge devant lui. Je m'en fou, c'est pas comme si c'était la première fois que ça arrivais, bien que j'ai pas mal maigri et je le sais. Je farfouille dans mon sac et en sort une chemise à carreaux avant que je ne me tourne vers lui. Pour changer il me donne des ordres. Je lève les yeux au ciel, il m'exaspère. Oui papa ! Je lui répond en lui faisant un sourire hypocrite, il m'énerve, il m'infantilise alors que putain je suis une femme, pas une gosse ! Sauf que le fait de l'avoir appelé papa m'a fait un pincement au coeur, je me rend compte que plus jamais je le dirais... enfin au principal intéressé. Faut pas que je pense à ça, je dois pas replonger dans ma bulle. Ça va c'est bon j'ai compris. Maintenant dégage ! J'attends qu'il s'en aille et je me met à regarder de plus prêt nos vivre. Deux boites de conserves dans son sac, deux dans la mienne. Il me reste encore une bouteille d'eau de pleine et lui une moitié. Bon okay, on va pas aller loin avec ça. Je regarde autour de moi et voit une sorte de table et en dessous il y a un carton. Trouvaille ! Une dizaine de boîte de conserve pas entamées et forcément périmées mais ça on s'en fou. Il y a des légumes principalement mais tant pis, on fait plus la fine bouche. Je continue de trembler, je me met même à grelotter. Mon pantalon est trempe, mes pieds avec. Je vais m'attraper la mort si je reste comme ça. Je me déshabille et enfile un autre pantalon avec de grosses chaussettes. Tant pis je reste pied nus, mieux vaut ça que d'être malade, toujours en ces temps qui courent. La cabane a comme une petite cheminée, un tas de pierre ça fera l'affaire, sauf que je sais pas faire du feu comme ça... bon j'ai plus qu'à l'attendre voir s'il saura en faire. Ancien militaire, il devrait savoir non ? Au moins qu'il serve à quelque chose. Je regarde pas montre, ça y est, je m'impatiente, je regarde par la fenêtre voir s'il arrive et je me gèle.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Sam 30 Nov - 23:38

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En guise d’au revoir, je lui offre un sourire arrogant et me dirige ensuite vers la porte muni seulement de mon couteau ainsi que de mon arme. Je relève ma capuche et commence mon exploration au petit trot, les sens en alerte. L’odeur de la forêt est accentuée par la pluie et j’apprécie toutes les nuances olfactives que je perçois. Je cours durant cinq bonnes minutes sans me heurter à des rôdeurs – bon point. Mais toujours aucuns signes d’un cours d’eau. J’en reviens pas d’être en train de me les geler sous la pluie pour tester la théorie farfelue d’une gamine ! Qu’est-ce qui me prend, sérieux ? Je me  ramollis à cause de son père ? Ouais, peut-être un peu. Je sais pas, putain. Courir à ça de bien que je peux me défouler sans devenir violent pour autant. La présence d’arbres commence à s’amoindrir et je tombe même sur une sorte de petite clairière. Toujours pas de trace d’un point d’eau, merde. Par contre, je croise deux macchabés et les tue sans bavures. Je continue ma course en surveillant ma montre quand des voix me font m’arrêter brusquement. Je me planque derrière un tronc et attends calmement. Deux hommes passent à quelques mètres de moi. Je me focalise tellement sur eux, que je ne vois que tardivement le troisième qui s’avance déjà vers moi, lame en avant. Ok, pas de discussions possibles. Il veut me piller. Je roule à temps et il n’a le temps que de m’entailler un peu le bras. Je le désarme une fois la surprise passée et l’assomme avant de me retourner. Pas de traces de l’autre duo. Je sais pas qui ils sont, si ils étaient ensembles mais ça me regarde pas. Je fouille rapidement le connard qui a osé m’attaquer et récupère simplement son couteau avant de rebrousser le chemin à toute allure en veillant bien à ne pas être suivi. Je sais ce que je fais et je suis sûr que personne ne m’a vu quitter l’endroit. Par souci du détail, je fais des détours monstrueux afin d’être sûr d’avoir semé tout potentiel crétin. Je croise quelques rôdeurs inoffensifs et les réduits à néant. Je mets bien plus de quarante-cinq minutes avant de retrouver la cabane.

Je me jette à l’intérieur une fois arrivé, frigorifié, trempé des pieds à la tête. Je balance ma veste directement, dépose mes armes, retire mon pull, mon t-shirt d’une traite sans prendre le temps de regarder Riley. «  Putain de merde, j’ai pas trouvé ton fichu point d’eau par contre, y a des connards qui rôdent par ici. J’ai fait en sorte qu’ils ne nous retrouvent pas mais putain, ça craint ! » Mes doigts trouvent la blessure que le salaud m’a infligée et je jure à moitié en retirant mon pantalon pour me retrouver en sous-vêtements devant la môme. Je crève de froid. Je fonce sur mon sac toujours sans lui adresser le moindre regard et en sors des fringues sèches. J’enfile un autre jean, un autre t-shirt mais m’arrête là vu ma plaie. « L’enfoiré, il a cru qu’il allait pouvoir me planter ça dans les côtes. Rah putain, demain il faudrait aller vers le Sud. Je laisse tomber pour aujourd’hui à moins que la pluie s’arrête. » Je marmonne de nouvelles injures avant de m’abaisser pour ramasser un des morceaux de tissu que j’ai laissé tomber pour m’approcher ensuite de la gosse en enroulant ma plaie dans mon ancien t-shirt afin d’arrêter le saignement. « Tu as compté les vivres ? On est dans la merde ?  Et tu foutais quoi là ? » J’éternue. «  Ah putain. J’en ai marre. Putain, Riley, j’en ai ras-le-bol. Tu vois pourquoi on doit aller dans cette putain de zone à la con ? » Je m’assieds sur la couverture et enfile des chaussettes en quatrième vitesse en frissonnant.  « Faut qu’on fasse un feu ! Il fait trop humide dans cette cabane de merde ! » Je balaie les environs à la recherche de truc à cramer. Y a pas grand-chose ici et le bois dehors est trempé, ça prendra jamais.  Quelle putain de situation.
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 1 Déc - 20:05




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J'ai pas de montre sur moi, alors forcément j'ai pas vraiment la notion du temps. Je tente de faire avec le soleil mais là, pas de chance, il n'y a pas de soleil. Pourtant je le sais, quinze minute ça passe vite, normalement à peine j'aurais terminé de tout inspecter ici qu'il se serait pointé. Je le sent, y a un truc qui va pas. Pourtant, je ne bouge pas, après tout je respecte les ordres... pour une fois. En plus il me dit qu'il va vers le Nord, j'ai pas de boussole et quand bien même, j'ai jamais su me repérer comme ça. J'ai le sens de l'orientation, un peu, ça m'a toujours servi de revenir à notre camp du moment mais ne me demandez pas comment j'ai fait, j'en sais rien, ça doit être l'instinct de survie ou une connerie du genre. Il est toujours pas là, je commence à avoir une boule au ventre, je déteste cette sensation. Et puis qu'est ce que je m'en fait pour lui hein ? Lui qui est un grand garçon et qui a toujours sur se débrouiller tout seul et qui d'ailleurs n'aurait même pas besoin de moi pour survivre ? J'en suis consciente, étant un ancien militaire, forcément il a des trucs de survie. Je tourne encore en rond, puis je commence à regarder cette chaise là au milieu, je suis en train de me penser qu'elle ferait du bon bois pour se chauffer quand la porte s'ouvre sur un Yaël qui ne semble visiblement pas de bonne humeur.

Je fronce les sourcils avant que mon regard se porte directement sur son corps mais surtout sur sa blessure. Je suis en train de me demander par quoi il a pu se faire attaquer mais j'ai bien rapidement la réponse. Il y a d'autres personnes ici et j'aime pas ça. S'ils l'ont attaqués c'est que ce ne sont pas des gars qui souhaitent faire amis amis mais plutôt de ceux qui prennent tout ce qu'ils peuvent. Ça me fait toujours peur, j'ai cette conne de peur qu'un jour ou l'autre je vais me faire violer. Je secoue la tête, c'est pas la préoccupation du moment, c'est lui la préoccupation, lui et sa blessure. Je le vois tenter d'appuyer sur sa blessure mais il saigne toujours, j'espère que rien n'a été touchée, je me vois mal devoir opérer ici au milieu de nulle part alors que le risque d'infection est au maximum. Je le laisse s'asseoir avant de m'accroupir devant lui, l'air toujours soucieux. La ferme ! Je ne cris pas forcément bien fort mais l'intonation est là. J'ai envie qu'il se taise, j'ai besoin de pouvoir me concentrer. Je lui pousse sa main pour pouvoir voir ce qu'il y a en dessous, c'est pas jolie, la plaie semble un peu profonde mais pas suffisamment pour avoir touché un organe vital. Je soupire de soulagement avant de me redresser pour aller vers mon sac. Continue d'appuyer fermement sur la plaie, je vais te recoudre. Et tu fermes ta gueule d'avance, je sais ce que je fais. On a de quoi tenir plusieurs jours, cinq au max... grand maximum, mais ce sera suffisant. Je fouille dans mon sac pour en sortir une grosse trousse dans laquelle j'avais récupérée des antibiotiques et des antalgiques. J'en ai une autre avec plusieurs paires de gants stériles et des seringues, ainsi qu'un kit de suture. Je sort tout ça et va fouiller dans le sac de Yaël pour en sortir une bouteille d'alcool... je sais qu'il l'a sur lui, tout ce que j'espère c'est qu'il y en a encore. Je m'approche de lui. Serres les dents ça va pas faire du bien, mais t'es un grand garçon hein ? Je me met à genoux devant lui, j'attends son signal pour pouvoir commencer, je vais pas le prendre par la surprise, pas dans ce genre de choses. Je me rend compte que ma boule au ventre est toujours présente, je suis pas rassurée, j'aime pas le savoir comme ça. Mais là on est dans mon domaine, c'est pas grand chose, je peux le soigner. Il le faut.

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Jeu 5 Déc - 21:17

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Non mais elle va se calmer ? A me répéter de la fermer tout le temps et à me donner des ordres là. Quand elle vient analyser ma plaie, je roule presque des yeux. Je grommelle dans mes dents alors qu’elle s’agite. « On s’en fout de cette blessure à la con. Faut d’abord faire un feu. On va choper une pneumonie. » Elle m’écoute pas et je me les gèle toujours. Je m’apprête à me relever quand elle revient vers moi. D’un air agacé, j’observe ce qu’elle apporte à savoir sa trousse de soins et MA bouteille. « Attends c’est une blague ? Mon alcool ? Merde Riley. C’était ma dernière bouteille. »  Je grogne encore plus quand elle me prend officiellement pour un abruti tout en s’accroupissant. « Je te dis que c’est pas urgent. Je vais pas mourir dans la seconde d’une bête entaille au bras ! Par contre, je vais choper une pneumonie si on allume pas un truc ! »  C’est pas que j’ai peur de son aiguille ou je sais pas quoi. C’est que je gèle, putain. Je me relève sans lui laisser le temps de quoique ce soit. Je noue à l’aide de mes dents et de ma main droite le bout de tissu qui me sert de pansement autour de la blessure avant de m’avancer vers la chaise en bois qui me fait de l’œil depuis plusieurs minutes. Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? Je la prends et la cogne rageusement contre la paroi la plus proche. Je répète le mouvement jusqu’à ce qu’elle soit en petits morceaux. Ca me défoule grandement, j’ai la haine d’avoir laissé un pauvre con au couteau me toucher. C’est tellement frustrant, d’être inefficace sans le vouloir. Vie de merde, endroit de merde. Je me retourne vers Riley en grognant à moitié. « Regarde dans mon sac, j’ai encore un briquet normalement. » Les pierres qui avaient déjà servi dans ce but-là -sûrement la vieille.

Je me penche pour ramasser une partie des débris du meuble et les dispose d’une certaine façon dans ce qui nous servira de cheminée pour le moment. Ce qui reste, aideront pour les prochaines heures, le temps d’avoir autre chose. Je rationalise un max le bois pour le premier feu de la journée et finalement, l’allume en un rien de temps. Je suis habitué à vivre dans des conditions extrêmes et à devoir m’adapter à tout. Je sais me nourrir, me protéger, survivre. Et ça, Riley le sait, c’est pour ça qu’elle reste et qu’elle veut me raccommoder. Je roule des épaules avant de m’accroupir et place mes paumes au-dessus des flammèches qui ondulent près de moi. « Tu comprends pourquoi on peut pas rester ici et sur les routes indéfiniment ? T’en as pas marre franchement ? De tout ça ? Moi j’aimerais juste une pause. Si ça craint cette zone de merde, on se cassera. » Pourquoi je tente encore de la convaincre ? Ah je sais pas, merde. J’aimerais juste qu’elle obéisse bon sang. Je suis encore frigorifié – pas étonnant je suis qu’en t-shirt là et mes cheveux sont toujours trempés. D’un air un peu maussade, j’articule « Honnêtement, t’as peur de quoi ? » afin de la distraire de sa future intervention. Pendant ce temps-là, je défais ma compresse sommaire d’une main et analyse les dégâts plus posément. C’est pas super moche mais c’est pas beau non plus. Je prends l’alcool qu’elle a sorti très naturellement, en bois une longue gorgée avant de me préparer à la suite et me le verse tout seul sur la blessure juste après avoir avaler en jurant quand il atteint la plaie ouverte. Je serre la mâchoire et ferme les yeux le temps que les picotements s’estompent. Je referme ce qu’il en reste et soupire lourdement ensuite avant de revenir poser mon regard dans celui de la jeune femme. J’aime pas qu’on s’occupe de moi, c’est tout.



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Dernière édition par Yaël Dixon le Ven 6 Déc - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Jeu 5 Déc - 22:59




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Forcément quand je le vois débarqué avec une blessure je m’affole direct, j'aime pas ça. Déjà dans mon métier je n'aimais pas forcément voir des blessures causées par arme blanche, mais là je crois que c'est pire. Pire parce que c'est Yaël. Parce que c'est lui. Pourtant, j'ai tous mes automatismes qui se mettent en route et déjà je commence par l'engueuler et lui sommer de se taire et de faire ce que je lui demande. Bah tiens, comme s'il allait m'écouter. Il m'écoute jamais et ça m'énerve. Je sais de quoi je parle là putain, c'est de mon job qu'il s'agit et je sais qu'une coupure aussi petite soit elle peut devenir dangereuse si on ne la désinfecte pas comme il faut et si on ne s'en occupe pas. D'autant plus actuellement, même un rhume peut vous faire crever alors une porte ouvertes aux infections n'en parlons pas ! Au lieu de m'écouter il gueule en voyant sa bouteille d'alcool et forcément je lève les yeux au ciel. Ca va, il va pas nous péter une durite parce que je prend SON alcool pour pouvoir désinfecter SA plaie ! Faute de mieux, c'est la meilleure chose que j'ai sous la main. Non mais franchement, lui qui est un dur à cuire il devrait le savoir. Il minimise la chose et ça m'énerve. Mais bordel tu peux pas te laisser faire pendant deux secondes là ? T'es toubib pour savoir si tu risques plus de crever d'une pneumonie ou de ton entaille ? Non ! Moi si ! Alors tais toi et arrêtes de bouger sinon je te jure que je vais t'assommer bon sang. Sauf que j'ai pas le temps de m'approcher de lui qu'il s'est déjà levé pour aller en direction de la chaise que j'avais déjà repéré tout à l'heure. On a eu la même idée, sauf que lui la mise à exécution. Je me redresse en levant les mains au ciel et en soufflant. Comme si ça ne pouvait pas attendre grommelais je entre mes dents en l'observant faire. Il va se faire plus mal qu'autre chose cet abrutis, comme si ça ne pouvait pas attendre. Mais non quand monsieur à une idée en tête et bien il ne l'a vraiment pas ailleurs !

Je le laisse faire et j’obtempère même lorsqu'il me demande d'aller regarder dans son sac. Je fouille un peu et au bout de quelques secondes je trouve le fameux briqué dont il me parle et le lui balance. Il m'énerve, si je pouvais l'assommer je le ferais, mais je préfère le laisser faire, parce que après il n'aura plus de raisons pour ne pas que je puisse m'occuper de lui. Je l'observe, un peu en retrait, j'adore quand il prend les choses en main comme ça, mais je préférerais crever que de devoir le lui avouer. Il fait le feu rapidement, je suis toujours autant épatée quand je le vois y arriver, alors que si ça avait été moi, j'y serais sans doute encore et ça durerait des heures jusqu'à ce que ça prenne... c'est pas possible il doit avoir un don. Quand j'y repense, ça doit être un truc de militaire, mon père aussi savait faire du feu et lorsqu'on partait faire du camping avec mon frère aîné, c'était toujours lui qui gérait le feu, moi je gérais les marshmallow, chacun son truc ! Je lève les yeux au ciel lorsqu'il recommence à me parler du fait que c'est pas bien d'être sur la route. Je détourne le regard, j'ai le visage tourné vers la fenêtre, je me mure totalement de la conversation, j'ai pas envie de reparler de ça. Là tout ce à quoi je pense c'est à sa putain de blessure qu'il ne veut pas soigner et ça m'agace. Ça m'agace parce que je sais que je peux m'occuper de lui, sauf qu'il refuse toujours et tente de tout faire pour que je me casse ou que je m'énerve contre lui et j'oublie. Et bien non mon gars, je vais pas oublier de te soigner ! Je le vois s'accroupir devant le feu et je reste là debout derrière lui à l'observer attendant qu'il rende les armes d'une certaine façon. J'allais gueuler lorsque je le vois boire de l'alcool mais j'ai eu raison d'attendre un peu puisque je le vois en train de s'en vider sur la plaie.... et il grimace, tient donc ça m'aurait étonné. Je m'assois face à lui, en tailleur, avant de me pencher en arrière pour attraper ma trousse de premier soin et le matériel que j'ai sorti. Je prend son bras pour le poser sur une de mes cuisses et observe la plaie en grimaçant. Je relève le regard vers lui, ça va être du donnant donnant je le sais, si je lui répond pas, il se laissera pas faire. Je soupire avant d'attraper une pince et une compresse pour nettoyer un peu plus tout ça et puis je me met à parler, après tout c'est ce qu'il veut. J'ai peur qu'il y ait trop de règles, que ça soit plus une dictature qu'un vrai refuge. J'ai peur de revoir des personnes que je connais ou au contraire qu'on m'apprenne que certaines sont décédées. J'ai peur de retrouver un semblant de vie normale, parce que je sais pas si après tout ça je suis capable de pouvoir redevenir la Riley d'avant... j'ai tellement changé. Je souris en coin en le regardant. Je raconte tout ça tout en le soignant. Je prend un peu d'anti douleur que je prépare dans une seringue avant de le lui injecter. J'attends un peu que ça fasse effet. Ça risque de piquer un peu. Je préfère le prévenir même s'il doit s'en douter et je poursuis tout en me mettant à suturer sa plaie avec les moyens du bords. Je fais couler un peu d'alcool sur un fil et avec une aiguille que j'ai approché du feu je commence à recoudre tout ça, rien de pire qu'une plaie qui suinte pour s'attraper une connerie ! J'ai la sensation que tout ça est trop beau pour être vrai. Depuis un an je me suis pas posée, c'est une course à travers le pays pour tenter de trouver un refuge et je sais que ça dure jamais plus de quelques semaines voir un mois. Et puis... Je relève le regard vers lui, je me sent vraiment vulnérable à lui parler comme ça, comme si le fait de retrouver des gestes que je connais me délivraient d'une certaine façon. J'ai peur de ce qu'on deviendra là bas. Je me reconcentre sur son bras, prend une bande que je défais de son emballage avant de lui faire un bandage. Ayant terminé je souris en coin. Tu vois ! C'était pas si terrible !

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Sam 7 Déc - 16:33

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J’ai pas envie de la laisser faire mais je me plie quand même à sa volonté. Autant qu’on en finisse rapidement et même si j’en suis bien capable, je suis pas assez con pour essayer de me recoudre tout seul. J’ai des principes, ouais mais je vais pas non plus mettre en jeu ma survie pour une putain d’égratignure qu’elle peut régler facilement, hein ? Puis comme ça, elle sera peut-être moins soûlante. Je la regarde prendre mon bras sans rien dire mais ajoutant tout de même un lourd soupir pour la forme – histoire qu’elle pense pas quand même que j’approuve. Elle joue au docteur pendant que je surveille distraitement le feu juste à côté de nous. Dès qu’elle passe sur ma blessure, je grimace et grogne même parfois. « Sois plus douce bordel ! » Dire que si elle m’avait écouté, on serait déjà sur les routes. D’ailleurs à ce propos, elle l’ouvre enfin. Peur ? Elle croit qu’on peut s’offrir ce genre de luxe ? La peur, ça permet de s’en sortir, ouais de toute manière, à se dépasser. Mais si ça l’arrête, ça devient handicapant, en effet. Dictature ? Si c’est le cas, on se barre. Je vois pas le souci franchement. Au point où on en est de toute manière, on risque notre peau chaque jour. Et puis le reste ? Du babillage et de la fuite évidente. Quand va-t-elle cesser de penser et d’agir comme une enfant ? Perdre son père aurait pas dû un peu la faire mûrir ? Je sais bien que je suis dur avec elle. Mais plus elle va se laisser aller dans cette sensibilité déplacée, plus elle risque d’être inefficace devant le danger. C’est ça que je tente de rentrer dans sa petite cervelle de moineau. D’un ton un peu âpre, je rétorque « T’as changé, ouais. Le Monde, aussi. Tu crois pas qu’il y a un moment où il faut juste arrêter de fuir ce qui t’effrayes ? C’est comme ça que tu veux continuer à vivre ? Tu peux pas courir sans arrêt sans te retourner ! Pour tes autres peurs, on s’en fout. On prend le risque, ça se passe pas bien, on se tire. C’est tout. » Putain pourquoi je passe ma vie à lui faire la morale. Ça me fatigue.

Elle continue les opérations juste après et je la regarde avec perplexité. « Qu’est-ce que tu fous Riley ? C’est qu’une petite entaille, j’en ai vu d’autres. Faut garder cette seringue de côté pour un plus gros truc, réfléchis un peu ! » Mon nombre de cicatrices sur l’ensemble de mon corps en atteste. J’ai déjà subi bien pire que ça. Et j’ai rarement eu la possibilité de bénéficier de traitement de ce type. Je serre les dents quand elle commence le travail de suture et me décrispe un peu néanmoins quand je réalise que c’est largement supportable. Ouais, j’ai connu bien pire. Elle reprend alors sa petite tirade là où elle avait laissé. Je roule des yeux mais arrête mon petit show quand elle achève sa dernière phrase. Mon regard se visse sur elle automatiquement alors que le sien se repose sur mon bras. J’ai pas vraiment envie de comprendre ce qu’elle m’a dit et pourtant, je l’ai bien saisi. Elle dépend de moi. Une fois qu’on sera là-bas, ce ne sera plus une obligation. Plus rien ne nous rattachera l’un à l’autre si elle est plus seule et qu’elle a plus besoin de moi pour rester en vie. Plus rien ? Moi, j’ai encore une promesse sur les épaules. Mais je peux aussi ne pas la respecter. Je pourrais, ouais. Au fond, elle a raison. Y a de fortes chances qu’on se côtoie plus du tout. Je sais pas pourquoi mais ça m’énerve. Qu’elle dise ça alors qu’on est rien. Qu’elle dise ça alors qu’elle voulait que je me casse l’autre jour. Qu’elle dise ça alors que je l’insupporte. Qu’elle dise ça et que je…. Ah putain. Je suis excédé. L’intensité de mes yeux pèse sur elle alors qu’elle finit de me bander le bras. J’écoute même plus ce qu’elle me dit une fois que c’est fait et je lui attrape l’épaule avec force. « C’est-à-dire ? Hein ? Qu’est-ce que tu veux dire ? » Je suis en colère et je sais même plus si c’est vraiment elle qui m’exaspère ou si c’est… Ma façon d’encaisser ses mots. Je la relâche et inspire avant de me relever pour attraper mon sac, enfiler un pull. « Toute manière, tant qu’on y va pas, on peut pas savoir. Dis-moi franchement, tu trouves qu’on a encore quelque chose à perdre ? » J’ose même plus l’observer tellement ça me saoule. Cette discussion et cette situation de merde. Je me place de l’autre côté du feu et à l’aide d’un autre morceau de bois j’attise un peu les flammes en remuant les cendres et les débris se consumant. Ce qu’on deviendra ? J’ai pas envie de le savoir.




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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 8 Déc - 11:48




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Il m’agace et ça c’est pas nouveau mais je crois que le fait de le voir blessé et aussi buté quant au fait que je le soigne m’énerve d’autant plus. Comme s’il pouvait se payer le luxe dans cette putain de vie d’avoir justement sous la main une personne capable de le soigner comme il faut. Eh oh connard moi je suis là ! De toute façon je m’en fou, j’ai décidé que je m’occuperais de cette plaie et je le fais. Se faisant je m’assoie et place son bras sur ma cuisse pour pouvoir commencer. Quand il m’engueule en me demandant d’être plus douce je lève les yeux vers lui et fronce les sourcils en le fusillant du regard. C’est à vif petit con ! C’est normal que ça fasse mal ! Les hommes sont vraiment des chochottes, certes je n’ai pas de petit anesthésiant à lui passer mais il a connu la guerre non ? Il devrait être capable de pouvoir s’en sortir sans faire ses petites simagrées qui ont le don de me crisper d’autant plus. Heureusement que j’ai du apprendre à travailler dans l’urgence ces derniers mois, parce que sinon, jamais je n’aurais pu m’employer à le soigner, supporter ses soupirs et en plus de ça bavarder avec lui. Enfin bavarder… si on veut puisqu’il est clairement en train de tenter de me sonder. Pour une fois je semble bien vouloir m’ouvrir à lui, mais dès qu’il ouvre la bouche je le regrette déjà. Il ne tente même pas de me comprendre il ne fait que me juger et me sermonner. Je serre les dents, et continue de le suturer sans broncher. Si je m’écouter c’est sa bouche que je lui fermerais à l’aide de mon fil et de mon aiguille. Ca me ferait des vacances ! Au lieu de ça j’encaisse sans broncher… mouais enfin en apparence, parce que ça me fait clairement chier de l’entendre me parler comme ça. Il se met ensuite à gueuler parce que je veux utiliser ma seringue d’antalgique et avec un grand sourire je la lui enfonce dans le bras pour lui injecter le produit. Ce qu’il peut m’énerver ! En vrai on se supporte pas et je crois que si cette merde ne nous avait pas mis sur la même route, jamais on se serait rencontrés… et si ça avait été le cas, je crois qu’il m’aurait tellement exaspéré que j’aurais même pas posé les yeux sur lui comme il m’arrivait de le faire…

Je continue mes explications, et puis je pose finalement LA question qui fâche ou plutôt qui va le fâcher. Je le sens bien se raidir mais je continue à le recoudre comme si de rien n’était. J’attends la tempête patiemment, je sais que je vais encore me faire engueuler il suffit de voir comment il a le bras tendu sur ma cuisse pour que je puisse m’en rendre compte. Je capte pas pourquoi il réagit comme ça, ma question est juste pertinente merde ! Je sent son regard sur moi, comme s’il me transperçait mais je ne relève pas la tête, je préfère m’attarder sur son bandage, bien que je le fais plutôt lentement, mais ça il n’en sait rien. Je fais tout mon possible pour gagner du temps, mais au bout d’un moment j’arrive à la fin de la bande. J’ai pas envie de relever la tête, mais il va bien falloir, alors me voilà en train de lancer une petit pique moqueuse pour tenter de détendre l’atmosphère. Rien à faire. Il est tendu, crispé je le vois et j’attends que la seconde tempête vienne s’abattre sur ma tête. Foutu caractère. Je suis en train de tout ranger quand il m’attrape l’épaule avec force. Je le fusille du regard, j’aime pas quand il use de sa force sur moi, ça m’horripile. Je l’observe se mettre un pull avant de poursuivre son rangement, sauf que je sais bien qu’il ne va pas s’arrêter là. Je me redresse à mon tour, comme si en étant debout il m’était plus facile d’encaisser ses paroles, comme si… J’ai même plus envie de te répondre puisque dès que j’ouvre la bouche tu t’énerves. Tu me demandes les choses mais au fond tu n’écoutes pas ! Non tu juges et tu me sermonnes ! T’es pas mon père putain ! J’ai pas besoin de quelqu’un pour me sermonner ! Et en plus de quel droit hein ? De quel droit tu te permets ? Tu crois que t’es une personne meilleure que moi ? Que parce que t’es plus âgé tu dois me transmettre ta sagesse ou un délire dans le genre ? Je te dis que j’ai peur, et toi tu me réponds qu’il faut que j’arrête de fuir ! WOW merci du conseil ! Je serre mes poings avant de m’accroupir devant le feu pour y passer mes mains au dessus. Cette chaleur me fait du bien. Je me rend alors compte que j’ai les mains abîmées et je secoue la tête. Dire que la première chose pour un médecin en devenir et de surcroît un chirurgien c’est de faire attention à ses mains. Belle connerie. Finalement je tourne la tête vers Yaël. Tu vois ! C’est exactement à cause de ce genre de réactions débiles que je me demande ce qu’on va devenir une fois là bas ! J’ai pas besoin d’en rajouter, j’estime que j’ai été suffisamment claire et s’il le comprend pas, je m’en fou. Il m’énerve !


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 8 Déc - 14:44

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Je relève mon regard quand elle reprend la parole. Elle joue son rôle à merveille, le petit chaton offusqué. Ça pourrait être mignon sauf que ça m’agace gravement. Elle joue l’incomprise, celle qui est pas capable elle-même d’emmagasiner que je veux qu’elle s’endurcisse. Ca servirait à quoi de jouer les compatissants ? Elle va encore plus s’enrouler de ses peurs, je veux pas les légitimer, c’est tout. Je la fixe avec beaucoup de perplexité quand je la vois toujours plus s’emporter. Elle veut une épaule sur laquelle pleurer ? Je lui ai déjà offert ça y a pas longtemps, non ? Je parle pas de la petite scène agréable de la veille mais de la voiture. Faut croire que ça a rien changé. Je me frictionne les mains l’une contre l’autre en continuant à la dévisager avec sévérité. « C’est pas une question d’âge. Tu veux que je te dise quoi ? Oui, je comprends, tu as raison. C’est la merde de partout et que tu es en droit d’avoir peur ? Ouais, c’est un sentiment normal, tu crois que t’es la seule au monde à éprouver ça, hein ? Je veux juste que tu le dépasses, tu piges pas ça !? Si on s’arrête à chaque fois à ça, on va crever, tu vois ? Transforme tes appréhensions en force, fais pas l’inverse. » Je sais même pas pourquoi je la sermonne tout le temps. Elle a raison, je suis pas son père. Ah putain, tout ça me prend la tête. Sa dernière phrase me fait complétement implosé, je me relève brutalement et la pointe du doigt. « Ce qu’on deviendra ? Tu crois que je le sais pas ? Je te servirai plus à rien là-bas, ouais. Tu trouveras d’autres gens bien plus arrangeant à côtoyer et voilà fin de l’histoire. T’es heureuse ? »

Elle me gave, elle me gave trop. Je peux même pas dire de sortir de là même si j’étouffe ici parce qu’il pleut encore des cordes et que je suis toujours frigorifié. Je commence à faire les cents pas à l’intérieur de la pièce pour passer mes nerfs puis je la regarde, toujours excédé et me jette sur elle soudainement. Je retombe sur mes genoux alors que mes mains prennent sa nuque pour faire basculer sa tête. Mes lèvres trouvent les siennes alors que je l’embrasse irrationalité. Ma main trouve son dos et je la colle avec toujours plus force contre moi. Ma langue joue avec la sienne durant un bon moment, je ne lui laisse pas le choix de ce baiser car je ressers mon emprise sur elle à mesure que je prolonge cette échange. A bout de souffle, j’écarte ma bouche d’elle suffisamment pour parler mais sans la relâcher pour autant. « Tu vas chercher à m’oublier. Et tu vas même y parvenir d’ailleurs. » Je reprends ses lèvres et la fait s’allonger un peu plus au sol en continuant à me presser contre elle. « C’est ça que tu veux entendre ? Hein ? » Mes doigts descendent de sa mâchoire à son cou avant que ma bouche emprunte le même chemin pour mordiller sa nuque avant de me redresser et de l’emmener avec moi dans ce mouvement afin qu’on soit tous les deux assis au sol. Je lui coule un regard provocateur à mi-chemin entre le désir et la colère avant de lui demander d’une voix un peu moqueuse. « T’as moins froid maintenant, hein ? » Je ne retire pas mon bras de sa taille et ne recule pas non plus, je plante mes yeux dans les siens et jauge sa réaction.




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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 8 Déc - 17:14




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J'aime pas qu'il me regarde comme ça, comme si j'étais qu'une sale gosse en train de débiter des conneries. Ce que je dis ça a du sens non mais ! qu'il ne le comprenne pas c'est une chose, mais son regard là. Si j'étais un animal je lui aurais feulé dessus et je l'aurais griffé ! Bien sur, je m'imagine en tant que tigresse, ou une panthère comme Bagheera, bref quelque chose qui pourrait être en mesure de lui faire peur...si tenté il puisse avoir peur de quelque chose. Le pire, c'est qu'après ce que je venais de lui dire il en refoutait une couche ! Non mais c'est pas croyable ! Ce mec aime définitivement pouvoir s'imposer et donner son avis et faire en sorte que son avis soit unanime. Il m'énerve, je vais l'étriper. Avant de faire ça, je le fusille du regard, une fois n'est pas coutume, il ne cille même pas, comme si je pouvais lui faire peur tseuh. Non mais genre ! Tu t'écoutes un peu quand tu parles ? Quoi que ouais tu dois t'écouter puisque la plupart du temps il n'y a que toi qui parle ! Il me saoule, je prend même plus la peine de lui répondre il est têtu et borné et en plus de ça il veut absolument avoir raison. Je comprend mieux pourquoi je ne suis pas du genre à trop utiliser ma salive avec lui, ça sert à rien. Monsieur a raison, Monsieur veut toujours avoir raison. Lorsqu'il explose littéralement je me fige d'un coup. Non mais j'en crois pas mes oreilles de ce qu'il est en train de me sortir. Il n'en a pas ras le bol de dire des conneries pareilles ? Surtout que je pense avoir été assez claire non ? Bon non okay c'est vrai, avec les mecs faut leur dire les choses clairement sans passer par des détours parce que sinon ils ne comprennent rien. Mais si je lui parle du fait que ça fait partie de mes appréhensions ça prouve bien que c'est parce que je n'ai pas envie qu'il s'éloigner non. Je secoue la tête en le regardant. Tu comprends vraiment rien. Je reporte mon attention sur le feu. Lui au moins il me réchauffe et il m'apaise et puis il dit pas des conneries !

Il est en colère, je le sais, je le sent. Il suffit de le voir en train de tourner en rond et de faire les cent pas pour s'en rendre compte. J'arrête de l'observer parce qu'il va me donner le tournis et préfère me concentrer sur les flemmes. Je sais pas pourquoi, mais les flammes d'un feu, c'est comme regarder des poissons nager ça m'apaise. Faut pas chercher à comprendre, c'est comme ça. Mais c'est alors que je me perd dans ma contemplation que je sent un truc me sauter dessus. Je pousse un cris de terreur avant de me rendre compte qu'il s'agit de Yaël. Mais qu'est ce qu... j'ai pas le temps de terminer ma phrase qu'il a déjà tourné ma tête vers lui et qu'il m'embrasse. J'arrive pas à le repousser, pourtant j'y vais de toute mes forces mais il me tient fermement, et puis je me rend compte qu'au fur et à mesure j'y met moins de force aussi. Je me déteste. Je le déteste. Ma main s'agrippe au haut de son pull alors qu'il se recule un peu, faisant ainsi cesser notre baiser. Il m'a tellement prise au dépourvu que je suis à bout de souffle. Connard. Ses mots atteignent directement mon coeur, le fait de l'entendre dire ça, ça me fait mal. Putain oui, il me fait mal ! Il n'a rien compris, vraiment rien compris, mais j'ai pas le temps d'en placer une qu'il repose ses lèvres sur les miennes et même qu'il m'allonge avec lui. Je me retrouve carrément au dessus de lui et je peux pas me défaire de lui, il me serre trop fort. Beaucoup trop fort pour que je puisse m'en extirper même si j'en avais envie. Je suis en train de me consumer, mon corps tout entier se consume pour cet homme et je déteste le fait qu'il puisse avoir un tel ascendant sur moi, pourtant je ne cherche même plus à le repousser. Ma respiration se met à accélérer quand il passe ses doigts, puis ses lèvres contre mon cou. Je le déteste. Je me déteste. Finalement il nous redresse, de façon à ce qu'on se retrouve tous les deux assis l'un en face de l'autre. Je plonge mes yeux dans les siens, je tente de comprendre ce qu'il lui arrive, ce qu'il m'arrive. Putain de connard de merde ! voilà ce que je lui hurle dessus alors qu'il me tient toujours contre lui et que je ne tente même pas de m'extirper, j'en ai pas envie, je veux pas qu'il me lâche. Je vais pas t'oublier putain ! Je veux pas t'oublier ! C'est ça que tu veux entendre toi ? T'es content ? Ça y est t'as compris maintenant ? Connard ! Et pour couronner le tout je lui en colle une. Merde il va pas aimer !


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 8 Déc - 18:43

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On se comprend et on veut pas se comprendre comme toujours. On est crevé, on fait que courir et sauver notre peau. On a pas le temps à se chercher comme des cons comme on le fait sans arrêt. Pourtant on fait que ça, se disputer pour coucher ensemble juste après. Je sais pas, on connaît pas d'autres façons de se côtoyer. C'est ça, ouais. On s'épuise l'un et l'autre mais on peut fonctionner autrement. Ça m'arrange bien souvent mais là, ça m'emmerde. Je sais que ce baiser lui plaît pas et je sais que c'est pour ça que je l'ai encore plus forcé après. Parce que quand je vais plus loin que sa volonté, je la sens céder immanquablement. J'arrive même assez régulièrement à inverser la tendance et à ce qu'elle me désire, vienne d'elle-même me réclamer. Ouais, ça me valorise et donc ça me plaît. J'ai jamais prétendu être un gentleman, hein. Je la vois mal s'encombrer de ça de toute manière. On s'en fout. Je vois que je l'ai embrouillé autant par mes actes que mes paroles, j'adore ça. Y a un léger blanc entre nous qu'elle comble finalement par une insulte qui me ferait ricaner si j'étais pas aussi tendu par tout ce qui se passe entre nous. Elle a beau me maudire, elle tente pas de s'échapper. Elle reste là alors que la pression de mes bras contre elle lui donne le loisir de se casser. Finalement, elle répond à mes remarques rhétoriques mais j'ai pas le temps de me sentir un peu satisfait que je me mange sa main sur la tête. Je laisse mon visage suivre le mouvement de ses doigts avant de revenir la regarder avec intensité sans osciller. Je sais pas ce que je pense, ni ce que je veux. Je suis un peu paumé sur ce qu'il se passe, sur ce qu'elle m'a avoué et sur ce que j'en retire. J'articule d'une voix basse et étrangement calme, étrangement trop calme « T'appelles ça une gifle ? Et je croyais qu'on devait plus lever la main l'un sur l'autre, hein. T'oublies tes propres règles et tu les respectes pas. T'attends pas à ce que je les suive alors.  »

En prononçant ces mots, mes mains remontent doucement de ses hanches à son dos alors que je la rapproche un peu plus de moi. Je la cale un peu mieux dans mes bras avant de déposer ma bouche le long de sa tempe et de venir me placer à quelques millimètres de ses lèvres. Avec du retard, je lui réponds sur un ton un peu plus dur « On verra ça. » Je sais pas combien y a de chances qu'on se perde de vue après mais elles doivent être élevées. On est rien l'un pour l'autre, juste des amants occasionnels et des compagnons de route. Bref. Je sais bien comment ça va finir mais je le dis même pas. Ça sert à rien. On a pas le temps pour ça non plus. A la place, je prends la paume qui m'a giflé dans la mienne et la force à se poser sur mon dos, sous mes deux couches de fringues. « Si t'as envie de massacrer un truc ou de me taper, fais quelque chose de plus constructif à la place. De toute manière, c'est ça qui t'énerve non ?  » Je continue à la fixer avec insistance. Mes intonations deviennent murmures quand je m'approche de son oreille. « Ça t'énerve hein de me désirer. C'est ça qui te saoule. On le sait tous les deux. » Mes doigts jouent avec sa colonne vertébrale pendant que je parle. Je crève de froid et c'est un bon moyen de se réchauffer, non ?

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Dim 8 Déc - 22:26




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J’en ai marre de lui et pourtant je suis toujours en train de céder à ses avances quand ce n’est pas moi qui le supplie presque de coucher avec moi. Ca m’énerve d’être comme ça, d’être aussi dépendante alors qu’avant cette merde je l’étais pas. Faut dire, j’accumulais tellement les heures à l’hôpital que je n’avais pas à proprement parler de vie privée. Je n’avais pas de petits copains, j’avais juste un mec qui mourrait d’envie de se mettre en couple avec moi et c’était toujours la même chose. Je l’appelais, il passait chez moi ou au boulot et on s’envoyait en l’air pour qu’au final je lui dise merci et lui dise qu’il était mieux pour nous deux qu’on reste amis, parce que au final je le ferais souffrir. Quand cette merde est arrivée, je savais qu’à part ma famille et mes amis je n’avais aucune autre attache. Ouais ça c’était avant, parce que maintenant il y avait ce connard sur qui j’étais assise et qui me tenais contre lui. J’avais un souci mental c’était pas possible autrement. Ouais cette merde m’avait laissé des séquelles. Au moins quand il y avait mon père on faisait ça à la sauvette, c’était rapide et c’était rare… Mais là j’avais la sensation que maintenant qu’il n’était plus là pour nous surveiller ça allait arriver bien plus souvent. Est-ce que j’étais en train de me plaindre ? Un peu oui, mais c’était plus pour la forme qu’autre chose parce que j’avais réellement envie de lui. Je crevais d’envie qu’il me possède. Après ma gifle, j’étais persuadée qu’il me gueulerait dessus et je dus juste surprise par sa réaction. Il ne gueulait même pas, il était calme. Je le regardais en fronçant les sourcils. Je grimaçais quand il me dit que je ne respectais même pas mes propres règles. Il avait raison. Mais j’étais bien trop fière pour m’excuser, de toute façon j’avais une toute autre façon de faire pour ça, une façon qu’on appréciait tous les deux.

Quand je sentis ses mains contre ma peau je frissonnais. Je vins même me mordiller la lèvre inférieure et je savais qu’il me scrutait, qu’il voyait l’effet qu’il me faisait. Connard. C’était plus fort que moi, ‘avais besoin de l’insulter pour lui prouver qu’au final il n’était rien pour moi. C’est ça ! Mes paroles et mes actes étaient totalement  opposés et il faudrait être con pour ne pas le comprendre. Cet abruti me faisait perdre la tête, mais au moins pendant ce temps là je me sentais revivre. C’est fou qu’il faille passer par le sexe pour que j’ai la sensation que j’étais vivante. D’autres se contenteraient du fait de pouvoir se réveiller tous les matins sains et saufs. Pas moi. Moi j’avais besoin de lui. Quand il prit ma main pour la poser dans son dos, je plonge mon regard dans le siens. On est tellement proche à ce moment là, et même si on s’énerve mutuellement, c’est notre terrain d’entente. Là on se comprend. Je souris en coin, il a raison. Parce que toi tu ne me désires pas peut être ? Je réponds à sa question sans y répondre, sauf que finalement je décide de rentrer dans son jeu. Il pleut dehors alors on sait tous les deux qu’on ne sortira pas. On a un feu, on a des vivres, on a le temps… enfin un peu. J’enlève sa main de son dos pour finalement venir ôter mon pull et mon tshirt, me retrouvant en soutif face à lui, sauf que je ne m’arrête pas là, lui aussi je l’enlève. Je frisonne, il fait froid putain ! Dis que tu me désires toi aussi. Moi aussi j’ai besoin de l’entendre.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 9 Déc - 17:14

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Plus elle continue à m'insulter, plus je suis sûr de moi. Je sais que je suis sur la bonne voie. Je la connais depuis le temps qu'on se supporte sur les routes. Quand elle s'obstine comme ça, j'ai encore plus envie de la provoquer. Sauf que cette fois-ci, c'est elle qui se met à jouer ce jeu là. Sa question étend un sourire éloquent sur mes lèvres mais avant que je puisse esquisser une réponse. Elle s'écarte un peu pour retirer ses couches. Je la regarde toujours avec le même amusement quand elle dégrafe son soutien gorge. Je reste immobile en attendant qu'elle m'explique où elle veut en venir. Ok. Elle cherche juste à me renvoyer la pareille. Elle croit me prendre à mon propre piège ? J'allonge un bras vers elle et glisse mes doigts sur son bras jusqu'à son épaule. « Tu préfères que je te le dises ou que je te le montre? » Je la rapproche et enroule mes bras autour d'elle. Elle est gelée ce qui m'arrache un rictus avant que je me refasse plus sérieux et plus dur. « Tu vas choper la crève. Tu réfléchis parfois? » Après ces mots et contre toute logique, je retire mon pull et mon t-shirt afin que nos peaux mises à nus s'entrechoquent. Je la serre contre moi en laissant la chaleur relative de ma peau faire effet sur la sienne. Mes lèvres divaguent entre sa mâchoire et sa clavicule avant de descendre toujours plus bas jusqu'à son nombril. Je relève ensuite la nuque vers elle et mon regard est attiré directement par la vitre. Hé merde. Deux macchabées en approche. « Putain. » Je relâche Riley, prends son t-shirt et lui balance à la figure avant de me redresser pour prendre mon couteau. Ils sont toujours entrain de foncer vers la cabane. J'hésite pas un instant et bondis à l'extérieur afin de les éliminer sauf que j'ai pas de chaussures comme un con et que je glisse avec cette foutue pluie. Je tombe mais me rattrape à l'embrasure de la porte.

Je me retourne alors vers ma comparse. « Y en a un troisième qui s'amène ! Je vais avoir besoin de toi ! » Je retire rageusement mes chaussettes en parlant et m'avance à pieds nus dans la terre battue vers le plus menaçant des trois zombies. Je le tue en moins d'une minute et aies à peine le temps de relever la nuque qu'une deux autres apparaissent. Putain si c'est une horde... Je crie tant pis pour le bruit. « Riley ! » La pluie me glace le sang mais l'adrénaline me fait occulter cette sensation désagréable. Il y a plus urgent à gérer qu'un peu d'eau. Le second rôdeur est à ma portée s'amuse à accélérer, je l'esquive et lui plante ma lame dans la tête directement. Ma main commence à titiller mon flingue – au cas où on se ferait submerger... Je perçois un râle derrière moi et vois un des macchabées entrer dans la cabane. Ah merde. Merde. Merde. Je fonce sur lui avant qu'il n'atteigne la jeune femme et me jette sur lui pour lui enfoncer mon arme dans la tête. Sauf que le duo des derniers s'approche et que je n'ai pas le temps de me redresser pour éviter le plus proche. Il me bondit dessus et me renverse en arrière. Je cherche à l'écarter en le repoussant mais une de ses putains de mains appuie sur ma blessure récente. Je serre la mâchoire et tente toujours de l'éloigner mais la douleur m'empêche d'y mettre pleinement ma force. Je tente d'y aller avec mon pied du coup mais j'oublie que j'ai pas de pompes alors je glisse sur son sale corps gluant. Putain. Merde.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Lun 9 Déc - 18:11




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J'en avais ras le bol d'être celle qui forcément allait craquer. Pourquoi toujours moi d'abord alors que je voyais clairement dans son regard le désir qui l'animait. S'il couchait avec moi ce n'était pas juste par convenance, du moins je l'espérais quand même un peu sinon ce serait un coup dur pour mon orgueil et pour mon côté femme forte. Je savais qu'il me désirait et qu'au final, lorsque je rendais les armes et que nous passions du temps nsemble, je nous donnais à tous les deux une bonne occasion de relâcher la pression. C'était la seule façon que l'on avait de communiquer sans pour autant nous disputer ou nous crier dessus. Là c'était naturel, ça allait tout seul. Voilà pourquoi j'étais clairement en train de m'offrir à lui mais pas sans retour. Je voulais qu'il le dise, je voulais l'entendre. Dis le moi. Oui je voulais qu'il me le dise, pour une fois j'avais envie de l'entendre sachant pertinemment qu'il me le montrerait tôt ou tard. J'étais à moitié nue et j'étais en train de me geler, j'avais la chair de poule et au final ses petites caresses sur ma peau n'arrangeaient rien. A sa remarque je souris en coin. Parfois. Là en l’occurrence j'avais pas envie de réfléchir et pour ce qu'on allait faire on en avait pas vraiment besoin. Je lui mordillais doucement le cou quand tout à coup je l'entendis jurer. Mais quoi encore ! Je tournais la tête pour voir ce qu'il regardait et en voyant les puants par la fenêtre je bondis sur mes pieds. Je me reçu au passage un tshirt par la figure et l'enfilait rapidement avant de me mettre à chercher mon arme. Putain mais il était où ? Forcément il était sous mes habits que j'avais balancé plus loin, et c'est en l'entendant crier mon prénom que je m'activais.

Je sortie en trombe de la cabane quand je le vis s'occuper de deux puants. Un autre venait d'arriver sur moi quand je lui balançais un coup dans le crâne avant de le repousser pour le faire tomber à terre. Il me fallut que de trois coups de pieds pour lui exploser le crâne. Quand je me retournais je vis alors que Yaël était au sol avec un puant sur lui. La peur s'empara de moi. Jusqu'à présent, même si certes il n'était pas un sur-homme, il était toujours parvenu à être plus fort qu'eux, alors que là, je sentais que le puant était en train de prendre le dessus. J'accourais vers lui, balançant un coup de pied contre le zombie qui tomba de l'autre côté avant de lui décocher un carreau... manque de chance, je le ratais de peu. Mes mains tremblaient. J'avais peur, peur qu'il puisse s'en prendre à lui et en plus de ça la pluie n'aidait en rien. Après quelques secondes à tâtons je parvins à remettre un carreau dans mon arbalète mais cette saloperie était déjà sur moi me faisant tomber au sol. J'eus juste le temps d'appuyer sur la gâchette pour lui enfoncer dans le crâne. Je reposais ma tête au sol, j'étais mouillée, sale et frigorifiée mais au moins j'étais en vie. C'est là que je repensais à Yaël. Je repoussais le corps lourd de sur moi avant de me redresser et de m'approcher de lui. Ça va ? Rien de cassé ? Un seul moment d'inattention et t'es mort. T'as pas le droit au doute et t'es mort. Je me ressassais les conseils de mon père, et cette fois ci j'avais quand même merdé. Normalement j'étais plus réactive, sauf que là j'avais eu peur... et pas une peur normale dirons nous.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mer 11 Déc - 14:47

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Les dents de ce macchabée s'approchent toujours trop à mon goût de ma chair. J'ai envie d'interpeller Riley mais la douleur et l'effort me clouent au sol sans voix. Quand je sens la pression de ce corps puant me déserter, j'y crois à peine. Je n'ai pas le temps de me redresser qu'elle tente de le viser mais elle rate. Elle tremble. Merde. Et un autre arrive d'ailleurs. J'ai juste le temps de me relever pour m'en occuper sans savoir ce qu'il advient de ma comparse. Putain. Si elle crève comme ça, je lui pardonnerai pas. Quand je me retourne, elle ôte le cadavre de sa poitrine et j'oublie de respirer en analysant son corps rapidement pour voir si elle a été mordue. J'entends même pas ce qu'elle me demande. Je me rapproche soudainement et la palpe sommairement en me penchant pour atteindre les endroits que je vois pas avant de soupirer de soulagement. J'essuie d'un revers de main la sueur de mon front après m'être détendu. D'une voix dure, pâteuse, j'articule « Il faut aller dans cette zone 51, Riley, putain. » On est tous les deux couvert de boue ainsi que de sang, mes pieds sont immaculés de terre et on est gelé. Je tuerai pour avoir le luxe de prendre une douche brûlante là. Mais avant tout, je tire les deux zombies encore présents hors de notre abri et rend dans la foulée son carreau à ma comparse. L’ondée me fouette le visage et je me dis avec ironie que c’est la seule douche qu’on peut se permettre. Je reviens ensuite à l'intérieur relativement crevé et frigorifié. Je prends une petite bassine qui trône dans un coin de la pièce et la place sous la pluie, sur le pas de la porte.

Je referme derrière moi et reviens vers la jeune femme en veillant à ne pas glisser. « On attend que ça soit rempli pour se laver. » Je retire déjà mon pull crasseux pour le rouler en boule et le balancer d'un air nonchalant plus loin. « Faut qu'on trouve un point d'eau absolument demain. Nos fringues et même nous- en ont besoin. » Je relève les yeux vers elle et soupire ensuite. « J'espère que tu réalises tout ce qu'on risque en restant ici plusieurs jours de plus ? » Je suis las franchement de tout ça. Je comprends pas qu'elle ressente pas la même chose, surtout depuis la mort de son paternel. Je retourne vers l'entrée de notre refuge et reprend l'objet que j'y avais posé. « Si on avait une grille ou quelque chose, on pourrait la foutre au-dessus du feu pour la réchauffer un peu... » Je balaie des yeux l'ensemble mais trouve rien alors en désespoir de cause, je dépose le récipient rempli d'eau de pluie devant elle avant de sortir une éponge de mon sac ainsi que du savon que je lui tends. « Vas-y mollo hein, j’en ai besoin aussi. »  Je lui tends les objets avant de me rétracter en laissant courir un sourire arrogant sur mes traits. « A moins que tu préfères que je te lave moi-même ? » Je perds jamais le Nord, non. J’étouffe un bâillement avant de quand même lui fourrer les outils dans les mains et m’étire en attendant qu’elle fasse ce qu’elle a à faire. Je m’approche du feu et remets un morceau de bois pour entretenir les flammes. « On a beaucoup de choses à faire demain. Reste plus qu’à espérer que cette putain d’averse s’arrête. Et tu dois encore me convaincre aussi. Là c’est plutôt mal parti pour toi. » Je roule des épaules en attendant pour me réchauffer sommairement.


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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Mer 11 Déc - 19:18




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C'était bien la première fois qu'un truc pareil m'arrivait. Certes je n'étais pas une experte à proprement parler, mais j'avais une arme qui n'était pas bien difficile à utiliser et qui me permettait d'être silencieuse mais aussi et surtout précise. Sauf que là, la panique m'avait prise et j'avais été incapable de viser ma cible. Bien sur que j'avais peur de crever tous les jours à cause de ces puants, mais là j'avais plus peur pour lui que pour moi. Une toute nouvelle émotion pour moi qui m'avait prise au dépourvu. Pas le temps d'y réfléchir, puisque le puant se jetait sur moi et que je n'eus que quelques secondes pour parvenir à lui enfoncer un carreau dans le crâne et à m'en sortir indemne. J'étais coincée sous lui, sous son odeur de mort et paradoxalement je soufflais. Je soufflais parce que j'avais été à ça d'y passer. Repoussant cette puanteur de sur moi j'étais totalement trempée et pleine de boue quand je vis que Yaël allait bien. J'étais plus que soulagée. Pendant qu'il m'observait sous toutes les coutures j'en faisais de même. Si en temps normal j'aurais gueulé de le voir agir ainsi, là je ne disais rien, je le laissais faire. Il avait besoin de se rassurer et moi aussi par la même occasion en me rendant compte qu'il n'avait rien. Je roulais des yeux quand il me reparla de la zone 51 mais je préférais ne rien dire, il avait raison pour le coup.

J'étais trempe, j'étais frigorifiée et en rentrant je m'activais à alimenter le feu, il ne manquerait plus que ça, qu'il nous lâche alors que là on en avait vraiment besoin. J'étais accroupie devant ce dernier lorsque je me retournais pour voir Yaël attraper une bassine et la mettre dehors. Une douche chaude, voilà ce que j'aimerais tant avoir, mais faute de mieux j'allais devoir me contenter de l'eau de pluie. Quand il me parle de trouver un point d'eau je ne peux m'empêcher de sourire en coin C'est vrai que tu pues ! Et moi donc alors ! Je ne ressemblais à rien lorsque j'étais nue. Il était révolu le temps où nous les filles devions absolument être irrésistible et irréprochable pour ces messieurs et j'étais vraiment amaigrie, pas de quoi donner envie à un homme, vraiment pas ! Lorsqu'il reparla de la zone, une fois de plus je me mettais dans ma petite bulle, me contente de regarder ailleurs, bref je le snobais carrément en fait jusqu'à ce qu'il ne ramène la bassine et la pose devant moi. A sa remarque je ne pus m'empêcher d'arquer un sourcil, non mais il plaisantait là non ? Après tout ça t'as vraiment envie ? Non mais t'es un gros malade ! Donnes moi ça espèce de vieux pervers ! Oui vieux, parce qu'il était quand même bien plus âgé que moi. Pas au point d'être mon père, il ne fallait pas exagérer non plus, mais il avait bien une dizaine d'années de plus que moi... plutôt bien conservé d'ailleurs ! Je lui arrachais littéralement des mains l'éponge et le savon avant de me déshabiller. Mes habits me collaient à la peau et je me retrouvais d'ailleurs totalement prisonnière de mon haut. Tu peux m'aider ? Oui bon, j'avais pas fait exprès, je le jure, je le jure. Essayez de vous déshabiller toute seule alors que vos habits sont imprégnés par la boue, l'eau et la crasse ! Et puis se laver à deux, ça peut être sympa non ?

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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Jeu 12 Déc - 22:15

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Son silence en dit long sur son manque d’arguments ce qui me fait intérieurement bien rire mais qui change rien à notre problème actuel. Je laisse couler pour le moment parce que je suis partiellement crevé et que j’en ai marre d’être dégueu'. Le sang d’un mort, c’est passable mais celui d’un rôdeur, c’est pas la même chose. La putréfaction, la chair qui se décolle des os. J’en ai vu des merdes sur le front mais c’est pas comparable à ces trucs. Je suis relativement heureux à l’idée d’effacer toute ces merdes de moi et j’attends qu’une chose – que Riley se dépêche. Ce qui n’a pas l’air d’être le cas. Quand elle me dit que je pue, je la dévisage de haut en bas en ajoutant « T’es pas mal non plus dans ton genre. Miss Puanteur 2013. » Je lui dépose le savon au creux de sa paume en m’inclinant légèrement « Avec les félicitations du jury ! » Ouais, si on plaisante plus même après ce genre d’assaut, on rigole plus jamais. La vie continue, faut avancer et tirer son épingle du jeu. Je suis toujours à côté du feu quand elle commence à se déshabiller, j’admire le spectacle sans y participer vu son peu d’intérêt. Je m’attends presque à ce qu’elle me demande un peu d’intimité mais elle ne le fait pas au final. Elle fait mieux. Elle me demande de l’aider. Un sourire arrogant se perche à la commissure de mes lèvres alors que je me redresse avec plaisir pour la rejoindre. « Tiens, tu as besoin d’un vieux pervers pour ça ? Je suis pas sûr de bien voir là… Ma vue baisse. » En prenant ce prétexte, je glisse mes mains sur ses fesses. « Ah non, c’est plus haut, je pense. » Je remonte mes doigts et place mes pouces sur son nombril avant de remonter sur sa poitrine. « Oups, trop haut, décidément. » Je ricane ensuite avant d’arrêter ma comédie pour attraper le tissu et lui ôter en le décollant de sa peau.

Je le jette plus loin et admire son soutien-gorge. « Je crois que tu vas limite pouvoir le jeter ce machin. » Je parle bien du truc que je viens de lui retirer, pas de ce que je m’apprêter à lui enlever. « Tant que je suis debout, je vais bien t’aider pour ça aussi. » Mes mains glissent sur sa colonne vertébrale avant que je dégrafe les attaches et libère son buste de toute entrave. Je m’abaisse ensuite vers la bassine, y dépose l’éponge et la ressors avant d’appliquer le savon puis reviens vers elle pour la glisser doucement le long de sa nuque jusqu’au creux de ses reins. Je nettoie son dos avec une lenteur frôlant l’absurdité et continue en effleurant sa nuque, ses épaules, ses bras, ses seins et son ventre. Quand j’ai terminé, je souris encore d’une manière très provocatrice. « Voilà qui est mieux. Je te laisse te débrouiller pour le bas ou tu penses encore avoir besoin de mes services ? » J’en oublierai presque je me les gèle torse nu à attendre qu’elle soit propre pour pouvoir à mon tour me rafraichir. Je la regarde et fronce les sourcils. « Ah ouais, j’ai oublié un détail. » J’avance à nouveau l’éponge vers elle et nettoie avec plus de rapidité son visage. Je cale son menton entre mon pouce et ma main en ajoutant d’une voix moqueuse « C’est qu’il y a de la peau sous la crasse. Épatant. » Quand j’ai fini, je repose l’objet dans l’eau et l’admire durant quelques secondes. Avec son sale caractère, j’oublie parfois à quel point elle cache un corps de femme sous un tas de vêtements. Ouais, je sais que je mens là. Comme si j’allais l’oublier.



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MessageSujet: Re: On that open road (PV Riley) - [hot] Ven 13 Déc - 13:26




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J'ai plus envie de reparler de tout ça et j'ai envie d'avoir un moment de pause, un moment où on pense plus à rien ou du moins à pas grand chose. Parfois l'esprit a besoin de se reposer et c'était le moment où jamais. Dire que j'ai toujours adoré les douches bien chaudes ou prendre des bains et là je dois me contenter d'une bassine d'eau froide avec une éponge et du savon... encore une chance qu'il pleuve au final même si l'eau est glaciale. Je me moque de lui, ouais ça fait du bien parfois un peu de légèreté et je peux pas m'empêcher de ricaner à mon tour quand il se moque de moi. J'aime bien quand on est comme ça, parce que c'est plus reposant, on se gueule pas dessus, on se tire pas dans les pattes on est juste normal. Normal, le truc qui arrive que rarement et c'est bien dommage. Merci très cher ! Je penche un peu la tête sur le côté et je lui fais un clin d'oeil, on dirait presque que je suis en train de le draguer... comme si j'en avais besoin ! Je commence à me déshabiller, j'ai commencé par le plus simple, enlever mes chaussures, mes chaussettes et mon pantalon. Je reste encore en culotte... qu'il me reste au moins ça. Je sais qu'il m'observe mais je dis rien, je le laisse admirer le spectacle, s'il peut trouver ça beau, tant mieux pour lui. Sauf que forcément, je me coince avec mon pull. Il est tellement lourd et crasseux que j'arrive pas à l'enlever alors oui je lui demande son aide. Il se fait pas trop prier non plus sauf qu'il s'amuse. J'ai un sourire en coin sur le visage en le sentant faire. Bordel il m'énerve à me faire ça, à me faire cet effet là !

Puis là, je sais pas, l'ambiance change autour de nous et je le laisse finalement faire. Quand il m'enlève enfin mon haut je frisonne, c'est qu'il fait froid. Il m'enlève aussi mon soutiens gorge et finalement je me trouve qu'en petit culotte devant lui. Je sais pas si c'est l'eau froide ou le fait que ça soit lui qui me lave mais j'ai des frissons qui me parcours le corps entier. Je le regarde en me mordillant la lèvre inférieure. Tu profites bien ? Je peux pas m'empêcher de le chercher c'est plus fort que moi, je sais pas me taire dans ces moments là. Un détail ? Je me demande de quoi il parle, je me demande alors ce qu'il va bien pouvoir me faire et c'est là qu'il me lave le visage. Je soutiens son regard et là je souris toujours doucement, pour une fois il se montre plutôt doux. Ça change... et c'est bien mieux que les engueulades. A mon tour ! Bouges pas ! Je prends l'éponge de ses mains et à mon tour je le lave. Je commence d'abord par son dos, qu'est ce qu'il est musclé et j'adore ça, oui je l'avoue. J'y vais tout en douceur comme lui et puis je le rince et là je dépose des petits baiser dessus, je m'amuse un peu à mon tour. Je fais ensuite la même chose avec son torse, sauf que là je peux le regarder dans les yeux. Je le savonne doucement, je le rince et puis je dépose des baisers sur son torse, un peu partout, je pars à sa découverte et j'adore voir l'effet que ça lui procure, le sentir se crisper. Je souris en coin. Il me semble que tu devais me dire quelque chose non ? Je perds pas le nord et j'ai pas encore Alzheimer, je veux qu'il me dise qu'il me désire. Et là avec un air de défit je commence à lui défaire son pantalon, je le fais glisser le long de ses jambes et me voilà désormais juste à genoux devant lui. Je prends l'éponge et je lui lave une jambe, je pars de la cuisse et je fais des mouvements circulaires jusqu'à descendre vers les mollets et je fais de même avec l'autre jambe. Je fais comme pour le haut, je me met à déposer des petits baiser sur sa peau, sauf que là je suis clairement en train de jouer avec ses nerfs, je commence par les genoux et puis je remonte le long de ses cuisses jusqu'à l'intérieur. Alors ? Moi aussi je peux jouer à ce jeu là! A qui peut faire perdre la tête à l'autre.

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