Finally, here we are (PV)
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Finally, here we are (PV)

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MessageSujet: Finally, here we are (PV) Dim 5 Jan - 11:57




Finally, here we are

Même si cela peut paraître assez étonnant nous avions réussi à tenir quelques jours dans cette cabane qui ne ressemblait à rien et qui avait pourtant été un véritable refuge pour nous. J'en revenais toujours pas que l'on soit en vie, mais surtout que Yaël puisse avoir une petite soeur. Il ne m'en avait jamais parlé et à vrai dire je n'avais jamais posé la question pour savoir s'il avait une quelconque famille par là, comme s'il était venue par le biais d'un vaisseau spatial ! Quand je repense à cette rencontre je m'en veux toujours terriblement parce que j'ai eu la pire des réactions en tapant une crise de jalousie monumentale. Il fallait être con ou complètement aveugle pour n'avoir pas saisie pourquoi j'avais un tel comportement, il faut dire que depuis la mort de mon père on s'est pas mal rapproché Yaël et moi, peut être même un peu trop au final parce que ça me fait perdre les pédales. Je suis pourtant normalement du genre physionomiste, mais là rien à faire, je ne voyais qu'une fille qui serait susceptible de le draguer là sous mes yeux. Et lui ? Lui c'était un homme alors forcément il ne dirait jamais non si une fille lui faisait des courbettes sous son nez  même si au fond j’espérais quand même le contraire. Pensant à tout cela mais aussi et surtout à ma rencontre avec William de la veille je me redressais sur ma couverture cherchant du regard mon acolyte qui se trouvait être debout devant l'embrasure de la porte surveillant sans doute les alentours. Il était dos à moi et les quelques rayons de soleil qui parvenait à transpercer sa chevelure m'offrait un spectacle plutôt agréable pour la vue. Un petit sourire apparut sur mon visage avant que je me passe les mains dessus comme pour me remettre les idées en place.

Ramenant mes jambes pour m’asseoir en tailleur je m'étirais paresseusement me faisant au passage craquer le dos. Dormir à même le plancher n'était pas la chose la plus confortable et même si j'étais encore jeune mes articulations n'appréciaient guère ce traitement. Restant un moment assise sans bouger, je me décidais finalement de me lever, sentant déjà le regard de Yaël sur moi qui devait m'observer depuis quelques minutes j'imagine. Je consentis finalement à me lever, grimaçant au passage parce que j'avais mal partout. La veille j'avais pas mal crapahuté en compagnie de William pour pouvoir rapporter quelques lapins, oubliant au passage de ne pas trop m'éloigner. Bien que Yaël n'en avait aucune idée, j'imagine qu'il avait du s'en douter en me voyant ramener ces quatre jolies lapins dont deux avaient étés tués par Will au passage. Je ne lui avais pas parlé de ma rencontre avec ce dernier, ni même de la discussion que nous avions eu, mais je sentais ce matin que je devrais le lui dire. Tout comme je sentais qu'au final il avait raison, nous ne pouvions pas rester éternellement dans cette cabane, je me leurrais depuis le départ. J'approchais de Yaël qui me surplombais de sa taille comme toujours avant de planter mon regard dans le sien. Il me connaissait suffisamment pour savoir que j'avais un air bien déterminé collé sur le visage et que j'allais sans doute lui parler. Je ne veux pas que tu ouvres la bouche avant que j'ai terminé. Voici les premiers mots que je lui dis, pas de bonjour, pas de comment ça va, non j'allais à l'essentiel. J'ai rencontré quelqu'un hier, William, je ne sais pas si tu te souviens de lui, on l'avait déjà rencontré sur la route il y a quelques mois de ça. On a discuté lui et moi, longuement et ... il m'a parlé de la zone. C'est là bas qu'il vit maintenant. C'est peut être pas l'Eldorado mais je me dis qu'on pourrait y aller. D'une parce que mon dos n'en peux plus de devoir dormir comme ça par terre à même le sol et de deux parce qu'il y a ta soeur là bas aussi et que j'ai pas le droit de te priver d'être avec elle. J'ai bien compris que vous vous étiez perdu de vue il y a longtemps et qu'au final vous ne vous connaissez même pas, mais j'ai également pu remarquer la façon dont tu la regardais. C'est ta petite soeur Yaël et il est peut être temps qu'elle ait son grand frère avec elle. Je lui offrais un petit sourire, pour le coup pas trop sure de sa réaction parce que d'une je lui apprenais qu'hier j'avais chassé en compagnie d'un autre et de deux parce que je me permettais de donner mon avis vis à vis de sa soeur. Je ne savais pas trop comment il allait réagir pour le coup.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Dim 5 Jan - 13:52

Finally, here we are
Riley&Yaël

J’étouffe un bâillement distraitement en fixant par la fenêtre les environs avec une lassitude bien familière. On a commencé à s’habituer à cet endroit et à ce quotidien. Ça craint grave. J’aime pas ça. Je veux pas rester ici, surtout depuis que je sais que Jo’ est dans cette zone avec ce Isaac que je ne connais pas. C’est pas que je veux absolument jouer le rôle du grand frère, hein. Mais bon, je peux pas laisser ma cadette seule comme ça avec mon neveu, potentiellement entourés par des inconnus que le danger peut rendre imprévisible. Ouais, je sais pas. Ça me semble normal en fait que je sois pas trop loin, enfin je crois. Je veux pas me racheter pour le passé – surtout que c’est pas entièrement ma faute si on m’a viré et que j’ai pas donné de nouvelles. Mais bon, ouais, autant être avec des gens qui partagent un peu de mon ADN plutôt que d’errer hein. C’est un bon but et une bonne mission, c’est tout ce qui compte. Et Riley dans tout ça ? Je jette un regard vers l’arrière et constate qu’elle s’est réveillée. Je sais pas ce qu’on va faire une fois dans la zone. J’ai pas spécialement envie de couper les ponts perso. Mais je sais jamais ce qu’elle veut. Cette gonzesse ne sait pas elle-même ce qu’elle veut généralement. Un coup, on va à la zone. L’autre coup, j’ai peur et on n’y va pas. Toute manière, je me fais pas d’illusions. Elle va sûrement trouver d’autres personnes avec qui traîner. Elle aurait plus besoin de moi. Faut être réaliste, elle se force à rester avec moi pour ça. Ça a toujours été comme ça, avec tout le monde. C’est pas une surprise. On se sert pas vraiment de moi mais disons, qu’y a que mon utilité qui oblige les gens à me côtoyer. Et pour la petite histoire, ouais, je m’en fiche complétement.

J’observe la blondinette se relever avec les traits encore froissés. Un petit chaton encore endormi qui vient naturellement se réfugier dans l’ombre de son maître. Cette pensée m’arrache un rictus arrogant et efface l’amertume de mes songes. Je vois bien qu’elle a un truc à m’avouer alors instinctivement je croise les bras sur ma poitrine – ça finit souvent en dispute quand elle a un air pareil sur le visage. Surtout que Madame impose déjà ses conditions à peine a-t-elle ouvert la bouche. Je ricane un peu mais l’écoute tout de même. Quand le nom de William tombe, je me crispe et mon amusement s’évanouit pour de bon. Putain, donc hier, elle m’a menti. Avec ses putains de lapins. Je me renfrogne et serre la mâchoire. Ils ont discutés longuement. A Chaque fois que je la laisse circuler seule dans son coin, elle fait n’importe quoi. Ok, ce mec avait pas l’air menaçant mais bon putain de merde. Qu’est-ce qu’elle avait besoin de lui taper la discut’ ? Parce qu’en plus, il a réussi à lui faire changer d’avis. Donc moi, elle s’en fout. De l’opinion de ma frangine, aussi. Mais ce cher Will apparemment, il y arrive. Quoi elle est tombée amoureuse ? Elle veut le rejoindre ? Son petit cul l’intéresse ? Ah putain de merde. J’entends à peine ce qu’elle raconte sur le plancher et Joan. Je suis énervé mais grave énervé. « Tu te fous de ma gueule ? Je peux savoir pourquoi t’en as pas parlé hier ? Pourquoi tu m’as caché ça ? C’est comme ça que je suis censé te faire confiance ? C’est Jésus maintenant ce Will ? Il détient la Sainte parole ? » J’arrive pas à me réjouir de sa prise de conscience. Putain. « Et ça va, ramène pas Joan sur le tapis. Fais pas genre c’est ça qui t’as fait réfléchir. Je me demande franchement comment il t’a vendu ses arguments. Enfin, je suppose que sa belle gueule a suffi. » Jaloux ? Nan. Je supporte juste pas qu’elle m’accorde pas de crédits pour après le donner à un autre mec. C’est pas de la jalousie, ça. C’est de la reconnaissance. « Vas-y prends tes affaires alors. On se casse. Cet endroit me saoule depuis trop longtemps. » Je joins l’acte à la parole et d’un geste rageur, attrape mon sac à dos pour y fourrer ce qui traine autour et qui m’appartient. Je l’attends même pas et sors d’un pas empressé pour gagner la voiture. Vivement qu’on soit dans cette zone de merde comme ça elle pourra être franche enfin et aller se trémousser devant d’autres gars. Je balance mes affaires sur la banquette arrière et fous un coup de pied dans la portière dans la foulée. Petite ingrate.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Dim 5 Jan - 16:03




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J'aurais du lui parler hier de mon entrevue avec William, je le savais, sauf que j'avais préféré ne rien dire. Pourquoi ? Parce que j'avais encore besoin de temps pour réfléchir, je devais rassembler tout ce que l'on m'avait dit dans mon esprit pour pouvoir prendre finalement une décision que j'aurais du prendre depuis bien longtemps. En me réveillant ce matin, j'avais donc pris mon courage à deux mains pour parler à Yaël. Du courage ? Oui parce que je savais déjà qu'il n'allait pas aimer tout ça surtout la partie dans laquelle j'allais lui parler du fait qu'hier j'étais avec un inconnu. Enfin, si on devait jouer sur les mots, ce n'était pas forcément un inconnu puisque nous l'avions déjà eu croisé et il n'avait été en aucun cas hostile envers nous. Pour dire vrai, je l'appréciais vraiment, parce que je trouvais qu'on avait lui et moi un caractère assez similaire. On ne parlait pas pour rien dire, on était pas non plus du genre à trop s'épancher sur les choses et puis on avait la même arme. Bon d'accord, ça c'est un peu débile comme argument, mais ç'en était un pour moi ! Je débitais tout ce que j'avais à lui dire et déjà je pouvais voir les premières réactions physiques de Yaël sous mes yeux. Sa mâchoire se contractait, son corps semblait se tendre d'un coup, j'allais me faire tuer, je le savais, je le sentais et pourtant je ne bougeais pas d'un poil, j'attendais juste que la foudre me tombe dessus. Cinq, quatre, trois, deux, un...

Je tentais du mieux que je pouvais de garder mon sang froid parce qu'il était littéralement en train de me gueuler dessus. Depuis des mois qu'on traînait ensembles je devrais y être habituée, mais par moment, cette violence qu'il avait dans le regard me faisait frémir et allumait par la même occasion une certaine rage au fond de moi. Je le regardais en train de m'engueuler et d'un coup quand il parla de Will je ne pus m'empêcher d'avoir un petit sourire en coin qui vint se coller sur mon visage. D'un coup bizarrement j'étais plus amusée par autre chose, je le regardais en croisant les bras sur ma poitrine, arquant un sourcil, l'air sure de moi, trop sure... Alors c'est donc ça ! Au final c'est pas tant le fait que j'ai décidé d'aller à la zone qui te fou les nerfs, c'est parce que c'est suite à ma discussion avec William que ça te fait chier ! Mon sourire s'élargissait à mesure que je parlais parce que au final, c'était comme une évidence pour moi. Il était jaloux ! Et bizarrement cette idée me réjouissait allez comprendre pourquoi. En revanche je suis quelque peu prise de cours en le voyant ramasser ses affaires. J'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour sortir autre chose qu'il est déjà dehors en train de se diriger vers la voiture. En toute hâte, je ramasse aussi mes quelques affaires et le suis. Non, non et non, je ne suis pas en train de courir derrière lui, j'y vais à une allure normale et je suis persuadée qu'il est en train de bouillir derrière son volant. Je le vois s'acharner sur la portière et arrive enfin à son hauteur. Fais plus de bruit encore, je suis sure que tous les puants du coin ne t on pas encore entendus ! Je le regarde avec mon air de tête à claque, ouais là je suis en train de m'amuser à ses dépends parce que sa soudaine rage m'amuse plus qu'autre chose, bien que je me connais d'ici peu de temps il va m'énerver et je vais lui gueuler dessus à mon tour. Je sais pas si c'est parce qu'on a plus baisé depuis qu'il a fait son cauchemar ou quoi, mais c'est vachement plus tendu entre nous et j'aime pas ça. Au moins c'était un bon moyen de se calmer, alors que là, hormis tuer des zombies ou s'acharner en tuant des petits lapins y a pas moyen de passer ses nerfs. Si, je pourrais le frapper mais ça j'ai arrêté de le faire... par contre l'insulter c'est entré dans une certaine routine, d'ailleurs... Connard ! Après tout il l'a bien mérité ! Il m'énerve à s'exciter là alors qu'au final il a obtenue ce qu'il voulait. On va aller dans ta putain de zone, c'était pas ce que tu voulais depuis le début ? Alors c'est quoi ton problème ! Ça y est, je suis en train de perdre mon sang froid.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Dim 5 Jan - 23:16

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Riley&Yaël

C'est quoi ce sourire ? Non mais elle se fout de ma gueule en plus. Quelle gamine insolente, putain et après ça veut que je garde mon calme. Ce qu'elle dit est complètement incohérent en plus. Ça lui plaît de me mentir et de se laisser manipuler par un mec qu'elle connaît même pas. « T'es débile ! Moi, je veux aller dans cette putain de zone depuis le début ! Arrête de sourire comme une conne. Ça m'amuse pas du tout, putain. » Elle confond tout, je sais pas. Peu importe, j'embarque mes affaires et me tire vite fait sans lui laisser le temps de répliquer une autre débilité profonde. Madame prend tout son temps bien entendu alors que je fourre déjà mon sac à l'arrière en claquant la portière avec peu d'égard. J'ai envie de fracasser un truc. Je suis dans un état nerveux pas possible – manque de sommeil et sûrement de sexe. Bah ouais, je l'ai pas retouchée la môme depuis sa crise de l'autre jour. J'attends qu'elle réclame comme une grande, histoire de pas me manger une réaction du même acabit. J'ai pas que ça à faire, subir ses humeurs. Rah putain de merde. La voilà qui se ramène en prenant des airs d'adulte à deux francs. D'un ton sec et agacé, je lui crache presque à la figure « C'est vrai que t'es un exemple à suivre en matière de survie. J'avais oublié. Délaisser ton poste, gueuler après moi et faire confiance à des inconnus. T'es tellement douée. » avant de me placer côté conducteur. Hors de question qu'elle prenne le volant. J'ai pas refermé la portière qu'elle continue à faire sa chieuse. Elle me cherche. Putain, quelle blague.

Ma rage se transforme en pure provocation tandis qu'un sale sourire s'accroche à mes lèvres. « Mon problème ? Ce que t'as attendu qu'un pauvre con que tu connaissais pas, te dise peut-être bien de la merde pour y aller. Faut calmer ta libido. J'ai l'impression de traîner un animal en chaleur. » Je mets les clés sur le contact avant de me relever pour l'approcher. « T'accordes du crédit qu'en fonction de tes hormones. C'est vraiment rassurant de côtoyer quelqu'un d'aussi instable. En plus, tu me mens en pleine gueule. Pendant que je me demandais ce que tu foutais, tu faisais je sais pas quoi avec un type. Franchement, j'ai hâte qu'on y soit. Ainsi t’ira jouer avec qui tu veux sans que ça me concerne. » Je me revois comme un idiot à m'inquiéter de pas la voir rentrer à l'heure prévue. J'avais même commencer à réfléchir à une méthode de quadrillage pour la retrouver si elle revenait pas dans l'heure qui suivait. Depuis quand je suis son chien ? Merde. On est censé être une équipe. Mais de toute manière, je sais bien que c'était que par nécessité. C'est bientôt fini. Cette pensée m'énerve encore plus, je sais pas pourquoi. Je me penche sur son visage sans l'effleurer pourtant. D'un regard dur, d'une voix pourtant douce, je délie lentement « T'es contente ? Tu vas pouvoir être débarrassé de moi, enfin ! » puis je tourne les talons et m'installe sur mon siège. Avant de fermer derrière moi, je lui ordonne « Vas-y monte. Qu'on en finisse. » et boucle ma ceinture de sécurité. Je suis sur les nerfs grave. J'ai même plus envie de m'y rendre dans ce merdier. J'ai envie de démarrer et de plus me retourner. Ouais, je le ferai pas. C'est l'objectif la zone 51. Même si elle me saoule et que j'ai envie de l'étrangler, on va y aller. Elle se tapera qui ça lui chante et moi aussi. Voilà fin de l'histoire. J'ai promis à son paternel de garder un oeil sur elle. Mais je suis pas obligé de le faire à vie hein. Ouais. Je suis pas obligé.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Lun 6 Jan - 18:26




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Pour moi tout devenait clair, sa réaction était aussi virulente parce qu'il était jaloux et qu'il était dégoûté uniquement parce qu'il s'agissait d'un mec qui avait fini par me convaincre. Le pire dans tout ça c'est que William et ses propos n'avaient pas été l'unique raison pour laquelle j'avais finalement cédé, c'était aussi Yaël et les discours qu'il avait pu avoir mais bien entendu monsieur borné ne le voyait pas ainsi. Quand il s'énerva un peu plus contre moi en me reprochant de sourire je ne pus m'empêcher cette fois ci de rire. Non non, mais là il était vraiment comique pour le coup et c'était presque grisant de le voir réagir de la sorte. Moi peste ? Il fallait bien que je me mette à la hauteur du maître, soit le petit con en face de moi qui était en train de se tirer vers la voiture. Non mais quel caractère de merde sérieux ! Je consent finalement à arriver à hauteur de la voiture et je me prend encore des réflexions par la figure. J'encaisse, je sais combien il peut être désagréable quand il est énervé alors je préfère ne pas en rajouter, du moins pour le moment parce que même si je ne suis pas du genre à trop parler, au bout d'un moment je ne peux pas m'empêcher de l'ouvrir. Je préfère lever les yeux au ciel, sauf qu'au bout de moment il me porte trop sur le système et ouais forcément moi aussi je pète mon câble. J'en ai marre de me faire traiter comme ça comme une merde parce que monsieur a un orgueil mal placé. Sauf que je m'attendais pas à ce qu'il me réponde ça.

Je me prend ses paroles en pleine figure et si un petit sourire narquois c'était installé sur mon visage, là il vient clairement de se tirer. Mon regard devient plus dur, bien plus et je tente de me blinder du plus possible. Je serre les dents ainsi que mes poings, on peut même voir la jointure se blanchir tellement je tente de me retenir. Ses propos ne devraient pas m'atteindre comme ça, je devrais en avoir rien à foutre sauf qu'ils me font clairement mal. Je suis en train de me faire traiter de pute ! J'arrive pas à y croire, j'ai du mal à pouvoir imaginer qu'il pense ça de moi, sauf que c'est clairement le cas. Alors c'est ça ? Il a une telle opinion de moi ? Je compte donc pour de la merde au final. J'ai été quoi ? Son petit en cas ? Je te prend et je te jette et en plus de ça je vois en toi qu'une petite traînée ? Mes yeux sont emplis de rage, sauf que je suis bizarrement très calme. Mon regard et mon attitude sont clairement à l'opposés. Je fais finalement le tour de la voiture pour prendre place sur le siège à côté de lui, je balance mon sac à mes pieds et m'assoie avant de claquer ma portière. Démarres. Je ne dis rien de plus, je ne le regarde même pas. Là il est clairement allé trop loin et il ne me tarde qu'une chose c'est de pouvoir arriver à cette putain de zone et ne plus le voir ! Mais quel connard ! La rage me monte encore plus et je sent même une larme couler sur ma joue. Putain le salaud ! Il a réussi à m'atteindre. Voilà ce que je redoutais, de m'attacher ! De m'attacher à un connard sans coeur ! Et là je me crispe d'un coup, c'est pas moi ça, je suis pas du genre à m'écraser et je ne vais certainement pas me laisser insulter par lui. Je me tourne vivement vers lui. Je suis pas une pute et je t'interdis de le dire ou même de le penser ! J'ai pas écouté que William et t'es qu'un pauvre connard de pouvoir penser une chose pareille sur moi ! Tu sais ce que c'est ton problème Yaël ? T'as tellement peur de t'attacher à quelqu'un et qu'on te repousse qu'au final tu fais tout ton possible pour repousser les gens. Bingo tu l'as dans le mille ! Tu seras débarrassée de moi une fois arrivés là bas parce que je doute que t'ais envie d'avoir une nana en chaleur dans tes pattes. T'es allé trop loin là ! Je me rassoie correctement sur mon siège, je croise les bras sur ma poitrine et je regarde la route défiler sous mes yeux.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Lun 6 Jan - 22:57

Finally, here we are
Riley&Yaël

J’attends des répliques, un dialogue - de la communication autre que visuelle, non verbale mais j’obtiens rien d’autres qu’un acte docile et presque trop normal. Je l’observe prendre place côté passager et « m’ordonner » de démarrer. Je perçois sa colère, je sens sa rage et je sais à quel point elle rêve de me foutre son poing dans la gueule. La guerre froide reprend donc. Putain, je supporte pas ça en plus. Par pure provoc, je décide de pas allumer le moteur tant qu’elle l’aura pas ouvert. Je croise les bras sur ma poitrine comme elle. D’un air dédaigneux, j’articule placidement « Nan, je démarre pas. Tu vas pas me taper une scène à la zone non plus !? » J’attends une éternité avant qu’elle ne s’emballe enfin. Je me mange pas la même haine habituelle, je lis de la déception dans son regard. Ca y est. On y est. Le moment où je déçois sévèrement. Normal. Elle en a même versé une larme. Je roule des yeux quand elle parle de « pute ». J’ai jamais parlé de payement à ce que je sache, hein. J’ai pas non plus dit qu’elle avait couché avec ce type. Ouais bon, j’ai pas dit l’inverse non plus. Mais faut avouer qu’elle a un souci, faire confiance à d’autres types en plein apocalypse ! Déjà pour se laisser approcher par moi, faut pas être trop réglo, hein ! Sa petite psychanalyse à trois francs m’arrache un rire ironique alors que mes doigts s’agrippent aux clés que je tourne finalement. Brusquement je braque le volant et nous fais rejoindre le chemin sinueux à travers la forêt. Je suis allé trop loin ? Et elle alors ? Elle fait ce qui lui chante sans se soucier le moins du Monde des répercussions. Je suis vigilant pour deux, je pense à elle avant mo… Putain. Quel con aussi. Quel con. J’aurais pas dû la laisser prendre autant de place. Ok, je m’en suis fait ma mission et mon objectif pour avancer. Mais c’est bon. Ouais, c’est fini. Une fois à la zone, j’abandonne. Elle sera en sécurité. Mission accomplie. Elle pourra se trouver un autre pigeon pour s’assurer de sa survie. J’ai assez donné de ma personne pour une ingrate.

L’asphalte crisse sous les pneus quand on rejoint la route principale. Je roule trop vite et je m’en fiche. Si un obstacle se présente, je suis pas sûr de savoir freiner à temps. Mais je m’en fiche. Je suis dans un état pas possible. J’ai même plus envie de discuter – c’est pour dire à quel point je suis en colère. Je me sens dans l’extrême. Je pourrais très bien arrêter le véhicule, me tirer comme ça ou foncer dans un arbre. Suicidaire ? Ouais, peut-être pas. Mais la violence qui s’empare de moi est radicale. On peut s’étonner de ça mais je suis du genre indifférent normalement. Enfin, je peux partir au quart de tour en bon impulsif que je suis mais ça reste rare au final sauf si on atteint à ma liberté. Riley a le don de me faire sortir de mes gonds. Finalement, mon silence a duré que cinq minutes à tout casser. Je m’entends lui hurler en serrant toujours plus le volant entre mes doigts et en appuyant toujours comme un dératé sur l’accélérateur « T’es qu’une sale ingrate ! Tu réalises même pas tous les putains d’efforts que j’ai fait pour toi ! Tu crois que c’était une partie de plaisir de tout faire pour te garder en vie ? Tu crois que c’est amusant de se faire prendre pour un pauvre con ? On peut compter… Non, je rectifie! On pouvait compter que l’un sur l’autre ! T’es qu’une égoïste ! Tu t’en fous complétement de crever en fait! Putain ! T’étais bien heureuse de m’avoir sous la main quand y a fallu s’occuper de ton vieux je  te signale ! Et tu vois moi contrairement à toi, je serais pas rentré une heure en retard parce que j’ai croisé et tapé la discussion à une pauvre nana paumée sans importance! Tu penses qu’à toi ! Pas à ta survie ou à l’imbécile qui t’attend comme un con. Enfin, c'est bon maintenant. T'auras plus besoin de moi. T'es libre de cette contrainte. » Je m’en ferais plus pour elle. C’est fini. Fini.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Lun 6 Jan - 23:48




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Je suis déçue, j'en reviens pas qu'il puisse me considérer comme ça. Je m'attendais à quoi sérieux ? C'est pas parce que la dernière fois on a fait l'amour au lieu de baiser que ça signifiait quelque chose. Pauvre conne ! Je me foutrais des gifles tellement je me sent idiote sur ce coup là et surtout conne de lui avoir laissé autant de place. C'est sa faute ! Il s'est insinué petit à petit, il a fait ça sans même que je puisse m'en rendre compte. J'ai pas été assez vigilante et comme une débile je l'ai laissé se frayer ce chemin et maintenant putain que ça fait mal ! J'ai mal ! Mon orgueil et ma fierté viennent de se prendre un méchant coup dans la tête, moi aussi, je m'attendais à quoi ? Je savais d'avance comment il était et d'ailleurs j'ai toujours fait en sorte de ne pas m'approcher des mecs comme ça, sauf de lui ! Lui il a été plus malin que les autres ! Et mon père, mon père je lui en veux de l'avoir laissé comme ça avec nous ! S'il n'avait pas été là, ouais okay peut être que je serais devenue un puant mais en attendant ça ne ferait pas mal comme là. Faut que je me blinde, faut que je me ressaisisse, je veux pas lui montrer qu'il veut m'atteindre, plutôt crever. Je suis à bout quand d'un coup j'explose, il se met à rire, connard. J'ai qu'une envie c'est de lui en coller une sauf que je me retiens, j'ai pas envie de m'exploser la main même si j'avoue que ça me ferait plaisir de le voir pisser du sang. Putain j'ai la haine ! Je le hais ! Je le hais !

Et là, il met d'un coup le moteur en marche et il part comme une flèche. Je suis pas attachée et je le regrette déjà, je me cramponne à mon siège et tourne le regard vers lui en le fusillant du regard. Non mais il est cinglé ou quoi ? Il veut nous tuer ? Mais il est complètement barré ! En plus de ça il ne parle même pas, il a les yeux rivés sur la route, on dirait qu'il est hors de lui. J'ai envie de le frapper sauf que j'ai trop peur qu'on se prenne un arbre et là que je pensais qu'il avait totalement perdu la raison il se met à me gueuler dessus. Moi égoïste ? Ben voyons ! Il n'en a pas marre de me répéter la même chose ? Et là il dépasse une fois de plus la ligne, il ose parler de mon père ? Non mais il veut clairement mourir, et à mon tour j'hausse le ton. Je t'interdis de parler de mon père pauvre con, parce qu'en attendant t'étais bien content de tomber sur nous il y a quelques temps ! Alors quoi ? Je dois te remercier ô grand seigneur d'avoir veillé sur moi ? Mais je t'ai rien demandé Yaël, je t'ai rien demandé ! Et non j'ai pas envie de crever ! Je te signale que quand tu t'es retrouvé face à ta soeur que tu savais même pas qui elle était tu m'as envoyé faire les courses ! Tu crois quoi ? Que j'étais contente d'être mise de côté comme ça ? On savait pas qui c'était et elle aurait pu te tuer ! Mais non monsieur se la joue comme toujours grand héros, c'est moi qui gère et toi tu pars faire les courses ! Non mais tu m'as prise pour quoi ? Tu sais quoi ? Roules, vas y et surtout plus vite comme ça soit on arrivera plus vite, soit on se mangera un arbre ! Allez mais vas y je t'en pris, t'en crève d'envie de te débarrasser de moi. Tu sais quoi ? Je suis pas attaché, tu devrais même freiner d'un coup ou alors ouvrir ma portière ! Je sent mon coeur battre de plus en plus vite et je suis essoufflée par ma tirade. Je suis au bord de la crise de nerfs, je serre encore plus les mains sur mon siège, soit c'est toi, soit je lui saute dessus et je l'étrangle.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 1:02

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C’est parti. Ouais, c’est reparti même. Mais je préfère ses putains de cris à son mutisme. Enfin, c’est ce que je crois avant de sentir sa rage se mêler la mienne pour la faire atteindre des sommets. J’ai envie de répondre à sa provocation, c’est brutal comment j’ai envie de briser quelque chose. Moi, elle, la bagnole, je sais pas. Je vois rouge un instant, rouge sang mais je suis encore assez lucide pour connaître les priorités. Je lui gueule dessus en ne ralentissant toujours pas pour autant. « OUAIS C’EST CA ! Allons-y ! » J’accélère un instant avant de retrouver vraiment mes esprits. « PUTAIN MAIS T’ES VRAIMENT CONNE ! METS TA CEINTURE ! »Je vois des ombres se dessiner sur la route plus loin. Oh putain. Putain, putain. Merde. « RILEY ! FOUS TA PUTAIN DE CEINTURE ! SINON… » Je ralentis mais le compteur frôle encore les 160 quand on arrive à hauteur des zombies. Je serre la mâchoire, le cœur me remonte la gorge alors qu’en plus des macchabée, y a des débris sur le bas-côté de la route. Je peux pas freiner, elle se mange le tableau de bord sinon dans le meilleur des cas ou le pare-brise. On va se tuer. J’ai peur. Putain, j’ai la trouille. Pour elle, pas pour moi. Je retiens les tremblements de mes mains en me crispant davantage sur le volant quand je manœuvre en ralentissant progressivement. Je sais pas comment je fais mais je les évite. Je les distance de plusieurs mètres avant de m’arrêter net, l’adrénaline battant encore dans mes tempes. J’ai eu le temps de la voir mourir dix fois depuis, j’ai le rythme cardiaque en vrac. Je suis prêt à la gifler mais finalement, je me contente de grogner entre mes dents avant de sortir précipitamment en claquant la portière pour aller ouvrir la sienne. Je m’agite sur place.

« TU VOIS !? PUTAIN ! Tu comprends pourquoi je passe mon temps à te gueuler dessus ? T’ES INCONSCIENTE ! T’ES COMPLETEMENT INCONSCIENTE !? Tu crois que je veux ta mort ? TU CROIS QUE JE VEUX TE TUER ? TU COMPRENDS RIEN ! Tu me prends vraiment pourquoi toi ? PUTAIN ! MAIS T’ES FOLLE ! » Je serre les poings et contiens la rage physique qui me secoue. « Putain. PUTAIN ! Mais tu réalises ce qu’on vient d’éviter ? » Je manque de cogner la carrosserie. Je respire plusieurs goulées d’air avant de la toiser plus durement encore. « Tu sais quoi! Vas-y fais ce QUE TU VEUX. Crève si ça te chante. Moi, j’en ai marre. J’EN AI MA CLAQUE DE M’INQUIETER POUR UNE GAMINE QUI EN A RIEN A FOUTRE ! » Je la tire de son siège en la prenant par le bras. Je plante mon regard dans le sien avec insistance et l’espace d’un instant, je sais pas ce que je vais faire d’elle. Franchement, je ne sais plus quoi faire de cette gonzesse insolente comme pas permis. Finalement, je la plaque contre la porte arrière pour asseoir ma domination – après avoir manqué de perdre le contrôle. « Tu sais pour qui je te prends vraiment hein ? Tu sais mieux que moi, c’est sûr. » Mes doigts se calent sur son menton et force ses prunelles à me fixer. Je suis aussi enragé que troublé. « La prochaine fois que tu me provoques comme ça avec ta vie, je te jure que je te le fais regretter. » Je la relâche brusquement et recule d’un bon mètre. « T’as qu’à conduire. Vas-y ! Vu qu’apparemment, je te bouffe TA FIERTE. » La vérité, c’est que je suis plus en état, je suis sous le choc d’avoir manqué de la foutre dans le décor et trop hors de moi pour continuer comme ça.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 11:42




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Au final j'ai pas pu rester silencieuse très longtemps tellement il me sort par les yeux. Si au début mes paroles sont amplifiées par la haine, par la suite ce n'est que pure provocation. Je le provoque, c'est pas la première fois et certainement pas la dernière. J'aurais du m'en douter, il fait quoi ? Il se met à me gueuler dessus bien entendu ! Au lieu de relever tout ce que j'ai pu lui dire la seule chose sur laquelle il bloque c'est le fait que je n'ai pas mis ma ceinture. Je tourne la tête en haussant un sourcil avant de froncer les sourcils en le voyant accélérer. MAIS T'ES MALADE OU QUOI ? Je regarde finalement vers la route et là mon pouls se met à pulser jusque dans mes oreilles, merde, merde, merde. J'avais pas prévu ça, en même temps, en temps normal il ne conduit pas aussi vite. J'ai les mains qui tremblent tellement la peur s'empare de moi. Putain non, j'ai pas envie de mourir bordel ! J'attrape la ceinture sauf que cette dernière se coince, je la tire trop vite, c'est la sécurité. Je m'excite dessus comme une dératée sauf que je tire toujours beaucoup trop fort et que je n'arrive pas à l'attraper. C'EST COINCE !!! Je tourne le visage vers Yaël mais je ne sais même pas s'il m'a entendu tellement il est concentré sur sa conduite, et là en regardant par la fenêtre je vois qu'on dépasse un petit groupe de puants. On les dépasse et puis il s'arrête un peu plus loin. J'ai encore mon corps qui bat la chamade, j'ai peur, j'ai cru que j'allais y passer pour de bon.

Il est là dehors en train de s'agiter comme un con alors que moi je tente de reprendre mes esprits. Je l'écoute à peine pendant qu'il me gueule dessus. Il hurle et automatiquement je me met comme des bouchons dans les oreilles et au final je ne l'entends plus, je ne fais que le voir s'agiter, je vois son regard furieux posé sur moi, mais je ne l'entend plus. C'est une chance de pouvoir se mettre comme ça dans sa petite bulle et de ne plus faire cas de ce qui se passe autour, c'est ce qui m'a toujours permis d'être concentrée à l’hôpital. Vous savez, quand vous recevez quelqu'un aux urgences il a bien souvent tous les maux du monde et il va vous le verbaliser de plusieurs façon. La clinique, c'est la première chose que l'on doit faire pour savoir si ce qu'un patient vous dit est vrai, alors pendant qu'il parle vous faites mine de l'écouter, vous hochez la tête de temps à autre et vous vous mettez à l'ausculter et à le palper aux endroits qu'ils vous indique et à ceux qui vous savez pourront déclencher un quelconque rictus sur leur visage. Faut pas tout écouter, faut savoir en prendre et en laisser. En salle d'opération c'est la même chose, pourquoi pensez vous que les chirurgien se mettent souvent de la musique ? C'est pas tant pour se mettre de bonne humeur, c'est pour ne pas qu'on puisse interférer dans leur bulle. D'un coup je me retrouve acculée contre la voiture, je l'ai pas vu venir celle là. Je relève les yeux vers lui, il est vraiment furieux et là je sais pas ce qui me prend. Je me mord la lèvre pour me faire mal parce que je le sent arriver, c'est en train de monter, monter, monter. Finalement il se recule et m'hurle dessus pour que j'aille conduire et là j'arrive plus à me retenir ça sort. Un énorme rire sort de ma bouche. Je sais que c'est pas la réaction appropriée mais j'arrive pas à me retenir. Je porte ma main sur ma bouche comme pour me faire taire, mais il n'y a rien à faire, je peux plus m'arrêter. Je suis dans un tel état de stress, j'ai eu tellement peur de mourir que j'évacue tout ça avec un fou rire. Ouais un fou rire ! C'est pas approprié, c'est débile et en plus de ça je sent qu'il va me tuer, mais je peux plus m'arrêter. Ça me fait mal aux côtes, à tel point que je dois me les tenir, je me plie presque en deux. Mais quelle réaction de merde !

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 12:36

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Je sens vraiment que je suis sur un point d’équilibre. Je peine à contenir ma rage et la peur ne fait qu’amplifier ça. Je n’aime pas me sentir démuni, impuissant et … vulnérable. Je ne supporte pas du tout éprouver ça à cause d’une … D’une… De cette… Putain mais j’ai vraiment eu peur. Et l’autre, elle réagit n’importe comment. Elle m’a semblé complétement ailleurs et là elle part dans une hilarité grave déplacée. Pendant un instant, j’ai envie de la secouer pour qu’elle se reprenne – c’est clair que c’est nerveux. Elle se fout peut-être aussi un peu de moi mais ça ressemble davantage à une grosse de crise de nerfs qui lâchent. Je connais ça. Je l’observe se plier en deux en rigolant toujours plus. Je lui laisse cinq minutes pour se calmer après je la fous dans l’habitacle de force ou non. Pendant ce temps, je m’écarte d’elle en posant mes paumes succinctement sur mes paupières afin d’apaiser mon rythme cardiaque. J’inspire plusieurs fois plus profondément. Merde. Tout ça me saoule. Un jour, on va finir par s’entretuer d’une façon ou d’une autre. Ça finira par arriver si ça continue. C’est peut-être pour ça qu’il vaut mieux qu’on se sépare là-bas. Putain, ça m’énerve toujours autant de l’envisager. Je fais les cents pas devant la voiture et une fois plus ou moins, apaisé, je reviens près d’elle. « C’est bon ? T’as fini de te marrer ? » Je soupire lourdement. « Je vais conduire, hein. Tu me sembles pas en état finalement. » Ma paume se cale alors sous sa mâchoire et je la force à me regarder. « Et tu mets ta ceinture, pigé ? » Mon autre paume vient encadrer son visage que je rapproche du mien. « Faut arrêter de jouer avec ta vie. Ça m’amuse pas. » Je pose mon front contre le sien avec peu de délicatesse histoire de lui faire rentrer dans le crâne que ça me plait pas avant d’incruster mon regard dans le sien. Ah putain, j’ai envie de l’embrasser. Mais c’est débile. Je l’ai peut-être vue morte mais ça justifie pas ça. Faut que je laisse tomber.

Mon pouce fait des rond sur sa joue. Je me demande si elle va me gifler si je continue à me pencher. J’ai presque envie qu’elle le fasse. Ouais, faut me remettre les idées en place. Y a un instant, j’avais envie de la massacrer et là, je suis à l’opposé. C’est pas possible d’être aussi lunatique et d’aller dans des extrêmes pas croyables à cause d’une gonzesse – ça me ressemble pas, bordel. Je m’écouterai elle serait déjà plus là mais allongée sur la banquette et … Ta gueule. Je refoule les images obscènes qui se bousculent dans mon crâne sans ma permission. Je sais pas si c’est pour la sentir vivante que je veux faire ça ou si c’est parce que je dois me défouler après toute cette tension ou simplement parce que j’en peux plus de me disputer là et que je connais pas d’autres moyens. Je suis lessivé. J’en ai marre royalement. Enfin peu importe. Faut qu’on avance, faut qu’on arrive dans cette zone à la con et puis… Bah c’est fini. Ouais, on aura plus l’occasion de profiter de l’autre. . Elle aura d’autres gens pour veiller sur elle, hein. C’est peut-être pour ça que j’ai envie de me jeter sur elle – une dernière fois. Je la relâche en serrant la mâchoire à cette pensée, limite à deux doigts de craquer et la pousse pas bien méchamment vers son siège avant de faire le tour de la bagnole pour m’installer derrière le volant. Je démarrerai pas tant que je suis pas sûr qu’elle ait mis sa ceinture cette fois-ci. Je l’attacherai de force si il faut. Pas question qu’on recommence ce cirque.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 15:16




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Je sais pas ce qu'il me prend, c'est la première fois que je réagis comme ça. Jusqu'à présent après une forte dose de frayeur ou un état de stress intense je me met à crier, ou bien je me mure dans mon mutisme ou encore je tape sur quelque chose, je me défoule. Là ma réaction est clairement à l'opposée de ce que j'ai toujours pu faire. J'ai mal tellement je rigole, je suis obligée de me tenir les côtes et ça me fait même pencher vers l'avant. Ça y est, je suis devenue tarée ! Si c'est pas la mort qui vous emporte c'est la folie et je crois que c'est mon heure. Merde non, je suis en état de choc, j'évacue la pression comme je le peux et le moyen que j'ai trouvé de façon inconsciente c'est de rire. Je me redresse, me tient désormais les reins, j'ouvre ma cage thoracique pour pouvoir prendre le plus d'air possible, je dois avoir les joues rouges, je sent de la chaleur à ce niveau là. Je tente de contrôler ma respiration, de retrouver un semblant sérieux mais j'y arrive pas, c'est plus fort que moi. J'en ai les larmes aux yeux, j'arrive pas à me calmer et je continue à rire, là toute seule au milieu de la route appuyée contre la voiture. C'est là moment qu'il trouve le plus opportun pour revenir vers moi. avec tout ça, je l'avais presque oublié, ouais presque, parce que du coin de l'oeil je le voyais bien faire les cent pas. Il m'attrape le menton et direct je me calme. Finalement c'était peut être ça la solution...

J'aime pas quand il fait ça, quand il s'emploie à me montrer sa supériorité, son ascendant sur ma petite personne. Il me tient le visage et me force à lever le regard vers lui, mes yeux le fusillent. Je l'écoute quand il me parle et roule des yeux quand il me dit que je dois mettre ma ceinture, mais surtout je l'entends quand il me dit que ça ne l'amuse pas quand je joue avec ma vie. Je ne peux pas m'empêcher de sourire en coin, j'ai un petit sourire provocateur scotchée sur le visage avant qu'il ne se rapproche de moi. Ça, c'est la mauvaise distance entre nous, parce que quand il est aussi proche de moi, c'est comme si mes neurones se court-circuitaient et j'arrive plus à réfléchir normalement. Mon sourire s'évanouie tout comme la rage que j'avais contre lui. Ce mec me rend dingue, littéralement parlant. Je le regarde dans les yeux et tente de contrôler ma respiration sauf qu'il n'y a rien à faire, ma poitrine se relève plus vite, j'ai envie de l'embrasser. Pourtant je ne fais rien, je ne bouge pas, j'ai quand même encore ses paroles en tête et il m'a blessé. J'ai pas envie de céder à mes pulsions et d'être faible, surtout pas après la façon dont il m'a parlé, surtout pas vu comment il me considère. Si je lui cède, ça voudra dire qu'il a raison, que je ne fais qu'écouter mes hormones de filles en chaleur et ça je le refuse. Je pose une main sur son torse et le recule de moi en secouant la tête. Faut qu'on arrête ça. S'engueuler, se traiter de tous les noms d'oiseaux et ensuite se sauter dessus, c'est malsain, et je peux plus continuer comme ça. Il faut qu'on arrive à cette zone, là bas au moins on verra d'autre personnes et ça ne pourra pas nous faire du mal. Rien qu'à l'idée d'imaginer que l'on puisse être séparée me panique. En vrai j'ai pas envie qu'il me lâche, maintenant plus qu'avant. C'est débile je sais, mais il y a des choses qui ne se contrôlent pas. Finalement j'entre dans la voiture et m'installe sur le siège côté passager. Je ferme la portière et attend avant de tourner la tête vers lui. La ceinture ! Je secoue la tête, mais visiblement mon corps n'écoute plus ma tête puisque je suis penchée vers lui, mes mains ayant attrapées son visage et je l'embrasse. Je peux pas m'en empêcher même s'il m'a fait du mal, je peux pas m'arrêter non plus. Je l'embrasse comme si c'était la dernière fois et c'est peut être la dernière fois. Je lâche son visage et quitte ses lèvres non pas sans regrets avant de me rasseoir correctement et d'attacher ma ceinture. Je pose ma tête contre la vitre et voit au niveau du rétroviseur que les puants qu'on a dépassés sont en train de gagner du terrain et d'arriver vers nous. Finalement on aura pas eu un grand moment de répit.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 15:48

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Ses mots me font sourire ironiquement mais je réponds rien. Y a rien à dire, pas vrai ? Toute façon, on est rien l’un pour l’autre. On a juste tenté de survivre en équipe et on a juste profité de l’autre pour épancher certains besoins. C’est tout, ouais. Sa phrase est ridicule en fait. Arrêter quoi ? De toute manière, une fois dans la zone, on va plus se voir. Y aura d’autres gens, elle trouvera un autre type pour la baiser et voilà. Voilà, terminé le roadtrip. Au moins, elle m’a remis un peu les idées en place et je me dirige vers ma place en étant moins enclin au désir. Quand je referme la portière, je soupire lourdement pourtant et pas de soulagement étrangement. Je sais pas pourquoi ça me plaît pas. Allez, je vais retrouver ma tranquillité et je vais à nouveau pouvoir être égoïste – putain que ça me manque de penser qu’à mes miches. Ouais, enfin, après y a Jo’ & Isaac mais bon. C’est pas le même, hein. On a aucune relation avec Riley, aucune. Elle me doit rien, je lui dois rien. Je me retourne sur elle une seconde pour vérifier sa ceinture quand elle me bondit dessus. Je perds complétement le fil de mes pensées, mes bras la serrent déjà alors que ma bouche la cherche toujours plus. Je sais que c’est un au revoir. Je le sens.  Putain, c’est n’importe quoi. On est pas ensemble à la base. Pourquoi on réagit comme ça ? Stupide. Il est vraiment temps qu’on atteigne ce fichu endroit pour retrouver nos esprits. La route, ça rend dingue. Quand elle se décolle, j’ai l’espace d’un instant l’envie de l’arrêter mais je fais rien. Y a plus rien à faire, non ? On en aura bien profité, fin de cette petite aventure. C’est bien comme ça. C’est même parfait.

Je cale mon coude contre la vitre et démarre ensuite après qu’elle ait bien mis sa ceinture de sécurité. Je suis plus prudent cette fois-ci et j’ajuste ma position sur l’asphalte comme il faut à vitesse raisonnable. Le silence ? Il est inhabituel, c’est clair. Mais je vois pas comment combler des blancs là. En fait, je crois que je suis déçu moi aussi. Quelle blague, pas vrai ? Je croyais quoi ? Que j’allais pouvoir me faire Riley indéfiniment ? Sûrement pas. Je suis pas un mec qui reste braqué sur une nana même que pour le sexe. Là, c’est la situation qui a fait que … Le temps s’écoule et on s’enfonce toujours plus dans notre mutisme tous les deux. J’ai hâte d’y être. J’ai vraiment… Nan, putain si je pouvais prendre cent mille détours, je le ferais. Je suis con, putain. Mais tellement con. Toute façon, tout est clair là. Limpide même. On y est quasiment. Je m’arrête quelques mètres avant mais on discerne les fortifications de là où on en est. Je me retourne sur ma passagère alors mais je trouve toujours rien à ajouter. Putain, Yaël Dixon muet. Voilà qui ferait rire ma fratrie. Je me contente d’un regard et d’un « Fais gaffe à toi. » Ouais, j’ai rien de mieux sous la main puis je redémarre sans lui laisser la possibilité de répliquer. C’est parti. Zone 51. Nous voici, enfin. On me fait arrêter le véhicule et j’en sors très naturellement. Tout se déroule vite. Je peux pas m’empêcher de jeter des coups d’œil vers la jeune femme pour vérifier qu’ils ne font pas n’importe quoi avec elle. Pour l’instant, je l’ai encore sous ma protection, non ? On va être séparé sous peu. Putain, ça me plaît pas. Mais alors vraiment pas.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 16:23




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Je sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça, pourquoi j'ai eu le besoin de l'embrasser alors que juste avant il m'a presque insulté. C'est tout moi ça, on me traite de salope et j'accours vers la personne ! Du grand n'importe quoi, pourtant, j'ai encore au fond de moi une petite voix qui me dit qu'il est jaloux et que la jalousie fait faire et dire n'importe quoi. Ouais dégages putain d'optimiste ! J'ai besoin de ce baiser c'est tout et si on avait pas été autant pressé par le temps je crois même que je me serais laissé allongée sur la banquette arrière pour un dernier deux à deux. Au lieu de ça je me recule et je reprend ma place. Il démarre et pour une fois, j'ai du mal à supporter le silence qui envahit l'habitacle. Je sais que c'est notre dernier trajet à tous les deux et au final ça me met pas le coeur en joie comme je l'aurais imaginé. Je déteste cette zone avant même d'y être arrivée même si au final ce matin, c'est moi qui ait pris la décision qu'on allait partir. Allez ma grande on se ressaisie. Là bas c'est peut être pas l'Eldorado mais au moins tu pourras bouffer tous les jours, prendre une douche, dormir sur un lit et reprendre tes fonctions de médecins. Ça, ça c'est le truc qui me motive, de pouvoir recommencer à soigner des personnes, j'ai besoin de ça, et je sais qu'en période de crise on a jamais assez de médecins. Certes j'étais pas encore diplômée, ouais et alors ? En une année j'ai du apprendre bien plus que les quelques années de médecine que j'ai pu me taper par le passé. Je tourne la tête vers Yaël, il est concentré sur la route et silencieux, bizarrement silencieux, ça lui ressemble pas. Je payerais cher pour savoir ce qu'il pense en ce moment.

On roule à bonne allure et on rencontre rien sur notre route jusqu'à finalement commencer à voir les fortifications de la zone. On connait la route, on y est déjà venue il y a quelques jours pour y déposer Joan. Et là il arrête le moteur. Je me crispe sur mon siège, pourquoi il s'arrête ? Je prie au fond de moi pour qu'il ait décidé de faire demi tour et qu'on retrouve notre cabane, mais au lieu de ça il me dit de faire attention à moi. J'ouvrais la bouche pour lui répondre quelque chose sauf que les mots restent coincés, j'ai la gorge nouée. Je crois que si je l'ouvre je vais chialer, alors je me contente de hocher la tête et c'est tout. Il m'épargne tout autre commentaire en redémarrant et on arrive à hauteur des grandes grilles. Je dis rien mais je suis effrayée. Je sort de la voiture quand on nous l'ordonne et j'attrape mes affaires en lançant des regards à Yaël. Je suis pas rassurée et je crois que ça se voit. Un des gars pose une main amicale sur mon épaule sauf que je fais presque un bond en arrière. Je veux pas qu'on me touche, il n'y a que lui qui a le droit. Un autre me demande si je veux de l'aide pour porter mes affaires, je fronce les sourcils et là je peux pas m'empêcher de rétorquer sur un ton plutôt sec. Je suis pas en sucre ! Je crois pouvoir gérer ! Ça m'énerve d'avance leur attitude, mais quand on nous ouvre le portail je peux pas m'empêcher d'ouvrir grand la bouche. Un gars se charge de la voiture et on nous escorte jusqu'à un bâtiment où on va nous ausculter et nous poser quelques questions. Il y a beaucoup de monde, bien plus que je ne l'aurais imaginé et au lieu de me sentir rassurée je suis effrayée. Ma main frôle celle de Yaël qui marche juste à côté de moi, putain j'ai pas envie de m'éloigner de lui, et pourtant je suis forcée. Dès le moment où on rentre dans un bâtiment on nous isole chacun dans une pièce. Je pose mes affaires à même le sol et là c'est plus fort que moi, j'éclate en sanglots. J'ai peur et je suis clairement en train de laisser la panique m'envahir. Je prend une grande inspiration et sèche mes larmes quand je vois une personne entrer, une femme en blouse blanche qui se présente comme étant médecin... par la tenue je l'aurais pas deviné ! On discute, elle m'ausculte, je répond le strict minimum, mais à ma façon de parler elle capte direct qu'on est du même milieu. Je me demande si c'est la même chose pour Yaël.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 17:35

Finally, here we are
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Ca se présente mal pour mes nerfs. Je suis trop habitué à la surveiller, trop habitué à ce qu’on soit que deux – voir trois quand y avait son père mais bon. Le premier gars qui pose sa main sur son épaule, je dois me retenir de lui bondir dessus. Allez, c’est stupide. Je continue de l’observer d’un coin d’œil tandis qu’on me fouille avec peu de soin. Je lance un regard de défi à celui qui s’amuse à compter le nombre de couteaux que j’ai sur moi. Ouais, j’en ai une belle collection, connard. Pas d’hostilités. On a décidé de venir ici pour cette communauté. Enfin… Je suis pas sûr que ça soit pour ça en fait. Je veux juste vivre plus décemment. Je peux me passer des gens sinon. Ils prennent le véhicule, je me mords l’intérieur de la joue. Ils s’approprient nos trucs. Putain, quelle merde. On nous emmène vers le fameux cabinet médical. Je cherche machinalement ma sœur des yeux dans les silhouettes que je croise mais je la vois pas. La main de Riley m’effleure et je manque de la prendre. Je me contente de glisser mes doigts sur son poignet pour la calmer - au cas où. Je sens qu’elle est flippé. Ah putain. Je croyais que son grand ami Will l’avait rassuré moi. Je lui jette un dernier regard avant de rejoindre la salle qu’on m’indique. Je me demande ce qui se passe pour Riley alors que je me suis assis très naturellement sur une chaise en attendant. Putain, j’espère qu’y a pas de cons pour l’emmerder. Un médecin me coupe de ma rêverie. C’est parti pour la rigolade. Je réponds n’importe quoi à ses questions et fais de l’humour ou de l’ironie dès que je peux. Je vois que ses nerfs commencent à s’user quand il me demande de justifier chaque cicatrice – et vu leur nombre, on est encore là demain si je m’y mets. Je finis par lui avouer que je fais partie de l’armée quand je vois sa veine palpiter sur son front. Il note ça mais rien grand-chose d’autres vu que je fais que le baratiner de conneries. Il regarde ma blessure au bras et juge bon de la désinfecter à nouveau, refaire le bandage, tout ça, tout ça. Il me demande qui m’a recousu. Je lui réponds que c’est le père noël. Il va finir par vouloir m’achever. C’est pas que je veux être virer hein. Mais je peux pas m’empêcher là. Je suis méfiant.

Finalement, j’ai le droit de me rhabiller- Dieu merci, hein, je me les gelais. On me transfert alors dans une autre aile. On m’a déjà confisqué mes armes et mon sac. Franchement, ça commence fort. J’ai déjà provoqué quatre mecs différents sur deux trajets. Au moins, ils savent à quoi s’en tenir. Bon du coup, ils ont été eux aussi sur leur garde. J’ai eu droit à une autre fouille. Bah. Je suis le premier dans une salle avec des chaises et une table. Ça pue l’interrogatoire. Et Riley… Je me demande ce qu’ils lui font, lui disent. Ça me prend la tête d’être là comme un con pendant qu’elle est quelque part à être examinée sous toutes les coutures aussi. J’espère qu’elle a eu une nana elle. L’idée que même un pro la touche me révulse. Ouais, nan mais on les connait pas après tout. Je trouve ça déplacé, c’est tout. Je fais craquer mes doigts, ma nuque et commence à siffloter d’impatience quand enfin la porte s’ouvre. Une gonzesse entre avec un sourire Colgate tout à fait répugnant auquel je réponds par une mine totalement indifférente. Elle s’installe devant moi et range ses papiers tranquillement. Je comprends qu’on doit être rejoint. Ah putain que ça me saoule. Quand quelqu’un arrive enfin, je suis soulagé de constater que c’est Riley. Je la détaille avec intensité et l’observe s’asseoir. « Surprenant, ils ne t’ont pas ouvert le crâne non plus. La dissection, c’est peut-être pour plus tard, après. En fonction de ce qu'on répond, je présume! » Bah quoi. Faut bien détendre l’atmosphère un peu…
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 18:14




Finally, here we are

Depuis plusieurs mois on se supporte, on s'est apprivoisés, on a appris à se connaitre aussi. J'ai du mal à le croire, mais je crois que jusqu'à aujourd'hui c'est quand même le seul homme à me connaitre autant. Il y avait bien mon père certes, mais lui c'était normal, c'était mon père, tandis que Yaël lui, il parvient à déchiffrer le moindre de mes regards, le moindre de mes soupirs. Je me rend compte dès qu'on arrive à la zone que les gars à l'entrée sont bien plus doux avec moi qu'avec lui. J'aime pas ce traitement de faveur, moi aussi je suis une dure à cuire ! Ouais bon pas vraiment, surtout que je suis flippé à mort. Quand je frôle sa main et que je sent ses doigts parcourir mon poignet je frisonne, mais au moins je sais qu'il est là. Il est là, juste à côté, il ne peut rien m'arriver. Will m'avait parlé de l'endroit, dit brièvement quelques trucs, mais j'ai quand même peur. Mon instinct de survie se met en marche et je ne peux m'empêcher d'être méfiante et d'être encore plus vigilante. Quand on me sépare de Yaël, je jette un dernier regard vers lui et puis la porte se ferme. Lorsqu'elle s'ouvre je suis face à cette doctoresse qui m'explique qui elle est et qui me blablate un peu. J'ai pas forcément envie de parler mais je peux pas rester indéfiniment sur la défensive, alors quand elle me questionne sur ma santé je lui explique que je vais bien. Elle vient le constater elle même en m'examinant des pieds à la tête, j'ai presque honte de montrer un corps aussi amaigrie et automatiquement je tente le plus possible de me cacher même si à aucun moment on me fou complètement à poil. Je trouve ça assez humiliant comme procédé, mais je peux le comprendre, ils ne peuvent pas prendre le risque de faire entrer une personne infectée. Je me risque alors à demander s'ils ont besoin de médecin et là son visage s'éclaircie. Pas besoin de parler, j'ai ma réponse.

Finalement c'est passé plus vite que je l'aurais imaginé. On me fait me rhabiller et je suis la doctoresse vers une autre pièce. On m'a pris mon sac et mon arbalète et j'ai l'impression d'être complètement démunie bien qu'on m'ait dit qu'on me rendra mes affaires, hormis mon arme, elle sera stockée et si je veux un jour partir on me la rendra. Parce que certains veulent partir ? La question est sortie toute seule, j'ai pas réfléchie en parlant. On m'explique que c'est pas une prison avant que finalement on m'ouvre une autre porte. Quand je vois Yaël assis je peux retenir un petit sourire. Il semble aller bien. Il va bien. Je vois la chaise à côté de lui et imagine que c'est pour moi alors je m'installa avant de secouer la tête en entendant Yaël, au moins il n'a pas perdu de son humour. Le mien surement, le tien ça servirait à rien ils trouveraient qu'un petit pois ! La femme qui se trouve en face de nous se racle la gorge me ramenant par la même occasion à la réalité avant de nous poser quelques questions. Des trucs de routines j'imagine, notre âge, notre profession, si on peut contribuer d'une quelconque façon à la communauté, comment on a trouvé la zone, si on a du tuer beaucoup de zombies ect... Ouais la routine, mais la routine m'emmerde profondément et je crois que l'autre à côté de moi en a marre aussi. Il répond une fois sur quatre sans dire de conneries et la nana commence à être exaspérée. Il est exaspérant et je me demande encore comment j'ai pu le supporter autant de moi... il y a le bonus qui va avec diront nous ! Et là vient la question "fatidique" Vous êtes ensembles ? Je sais pas pourquoi je me met à rougir, je baisse la tête et heureusement que mes cheveux cachent mon visage du moins je l'espère. Je m'attendais à tout sauf à ça et cette fois ci je laisse Yaël et son légendaire répondant s'en charger.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mar 7 Jan - 19:16

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«  C’est pas la taille qui compte, il paraît. » Je ricane à la suite. Je sais qu’on agace mademoiselle-papiers et j’adore ça. Quand elle se racle la gorge, je lui jette un regard ah-tiens-tu-es-encore-là-toi. Et on démarre les hostilités. Nom, âge, profession, état d’origine, blablablabla. Je réponds n’importe quoi à plusieurs reprises ce qui la fait sourire d’une manière crispée et irritée. Je me suis déjà bien fait remarquer et je suis certain qu’elle était déjà au courant de mon tempérament. Les rumeurs doivent courir vite dans le coin. Et sinon, elle veut pas connaître aussi la taille de mon caleçon ? Non mais on sait jamais, hein. Merci la vie privée. On atteint l’apogée néanmoins avec sa dernière question qui me fait littéralement rire. Pourquoi elle rougit, Riley ? D’un air nonchalant et tout à fait provocateur, je réplique  du tac-au-tac. « Pourquoi, t’es intéressée ? » Non mais franchement, ils veulent tout savoir. On va se calmer ici ? Elle nous explique alors qu’il ne reste qu’une place dans un dortoir et que si on veut rester ensemble, ça risque de poser problèmes. Je comprends à demi-mot qu’on a le choix entre un lit ou quedal – enfin le sol je suppose. Je soupire en croisant les bras sur ma poitrine. « Filez-lui la place. Mais je trouve ça un peu fort. Je croyais que vous auriez au moins eu la décence d’aménager l’espace au mieux. On nous confisque tout à l’entrée et on viole presque notre vie privée juste après. C’est peut-être l’apocalypse mais j’ai connu des lieutenants moins coincés et plus accueillants que vous. » Oh blondie pâlit. Je suis sûr qu’elle veut m’étrangler mais elle se contente de nier mes propos et de terminer de remplir sa paperasse. On conclut l’entretien sur ce qu’on est prêt à faire pour rester. J’exige à être sur le terrain – toute façon, vu mon métier initial, c’est  clairement ma place. Hors de question que je reste enfermé ici, je vais devenir dingue de toute manière. Elle m’explique qu’on va me mettre à l’épreuve avant que je puisse rejoindre un des groupes. Je roule des yeux. Montrer mes plaques suffit pas. Boarf.

Elle se lève et on est pris direct en charge par un autre type qui reluque un peu trop Riley à mon goût. Je le fusille discrètement du regard pour qu’il comprenne et le message passe plus ou moins bien. Non mais ça va aller ! On nous fait visiter rapidement le complexe très rapidement, je fouille du regard les environs en quête des Dixon mais à part, mon propre reflet… Je verrais plus tard. Je dis trop rien durant la visite même si plusieurs trucs me brûlent les lèvres. Je me concentre sur les informations qu’on nous sert et analyse du mieux que je peux tout ce que je vois – on sait jamais. On nous fait finalement entrer dans le bâtiment à vivre. Quand je vois des couvertures disposées ci et là dans les couloirs, je comprends où je vais passer ma nuit. Enfin au moins, on a un toit et Riley aura un lit techniquement. « Top confort dis donc. » Il nous laisse là après avoir donné les dernières indications et la section où elle va dormir. Je le laisse s’éloigner et fais exprès d’amener Riley dans un coin tranquille d’un signe de tête pour lui adresser quelques mots. « Je sais pas ce que t’en penses mais ça sera pas une partie de plaisir. T’as bien un petit couteau sur toi, hein ? » On est autorisé à en porter un d’une certaine taille. Et si l’un de nous doit bien en avoir un sur soi, c’est elle. Pas moi. J’ai appris à me battre même à mains nues et c’est elle, la nana de nous deux. Si elle en a pas, je lui file le mien. J’ai pas envie d’avoir ça sur la conscience. Elle, sans défenses.


Dernière édition par Yaël Dixon le Mer 8 Jan - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mer 8 Jan - 13:26




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En l'entendant répliquer je lève les yeux au ciel, il est véritablement agaçant et quand je vois la femme en face de nous en train de se pincer l'arrête du nez je lui lance un petit sourire compatissant. Et bien oui, je comprend sa douleur, je sais ce qu'elle endure, sauf que contrairement à elle j'ai réussi à m'en accommoder et au final je n'y fais presque plus cas. J'ai plus la sensation qu'il débite des conneries pour se protéger, sauf que selon moi, c'est pas la meilleure des solutions. Il agace les personnes et ça va mal finir. Si lui dit que des conneries, moi en revanche je répond normalement aux questions. Parfois d'un ton sec, assez agacée quand même d'avoir droit à un pareil interrogatoire, mais au final elle semble contente d'avoir là devant elle un toubib. On me dit que dès que je serais reposée on me ferait visiter les structures du centre médical plus en détail et qu'on me donnerait un poste à la hauteur de mes compétences. J'écarquille les yeux et je bafouille que je ne suis pas diplômée mais apparemment ça ils s'en foutent. Tu peux être un véto qu'ils te colleraient une blouse de chirurgien. Tant mieux, au final ça ne me fera pas de mal de me remettre dans mon milieu. Mais quand elle nous demande si on est ensemble là pour le coup je sais pas pourquoi je me met à rougir. On est pas ensemble pourtant et je sent le regard de Yaël sur moi ainsi que celui de la femme. Je laisse mon acolyte se charger de répondre et au final il reste vague, je tourne la tête vers lui quand il dit qu'on peut me laisser le dernier lit de libre, je suis plutôt surprise mais je dis rien. Je reste silencieuse jusqu'à ce qu'on nous escorte, ou plutôt on nous fait rapidement visiter les lieux. J'ai le sens de l'orientation mais là je sent que je vais me perdre plus d'une fois. Le gars à côté de moi arrête pas de me reluquer et ça m'énerve, je fais genre de pas le voir, vaut mieux sinon je vais péter un plomb.

On nous laisse finalement seul et bizarrement je redoute ce moment. Je regarde autour de nous et tente de me remémorer ce que le gars vient de me dire sur le lieu de mon dortoir, j'ai juste retenue le numéro du couloir, je pense que je trouverais par la suite. Yaël me fait signe de le suivre et cette proximité me met bizarrement mal à l'aise, je recule d'un pas, inconsciemment. Quand il me demande si j'ai un couteau sur moi je fais une grimace. Merde! J'ai tout donné, j'ai pas vraiment réfléchi, je savais même pas qu'on pouvait en garder un sur soit. Non mais, ça va aller, je serais la plupart du temps au centre médical tu sais et si on me fait chier, j'aurais de quoi préparer une seringue avec une bonne dose de remède miracle. Je me fait d'un coup bousculer par un gosse qui cours dans les couloirs et me retrouve contre Yaël, je me retrouve accolée à lui et relève le regard avant de sourire en coin. Y a de la vie ici ! En vrai ça me déroute, tout ce monde me fait peur. Je crois que le fait d'avoir été en petit groupe depuis si longtemps m'a rendu bien plus sauvage que je n'aurais pu l'imaginer. Je me sent pas en sécurité et en plus de ça je sent la fatigue pointer son nez.Je passe mes mains pour me frotter les yeux je suis vraiment naze, sauf que je viens de me rappeler qu'ils ont parlés de douches... Une douche mon dieu ! A toi aussi ils t'ont parlés de douches ? Je me demande où elles se trouvent... Enfin tu devrais aller voir où sont ta soeur et ton neveu. Non je ne lui fais pas de propositions ! Je suis encore énervée après ce qu'il m'a dit et c'est pas parce qu'on a partagé ce baiser que ça va tout effacer.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mer 8 Jan - 14:12

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Je m’en doute qu’elle y a pas pensé. Je la connais tellement. Son excuse ne prend vraiment pas, mais alors vraiment pas. Je lui laisse pas le choix en fait, je prends sa paume et glisse le petit couteau. Mon regard se fait déterminé et pas conciliant du tout. D’un ton sec, j’articule « Tu seras pas tout le temps dans ce centre. Tu manges et dors aussi – juste au cas où tu l’oublies !? A moins que tu te balades avec une seringue toute la journée – ce qui serait risible. Prends-ça. » avant de reculer un peu pour ne pas qu’elle me le rende aussi vite dans les mains. J’aurais le dernier mot toute façon, quitte à la glisser sous son oreiller quand elle dort. Hors de question qu’elle dandine son adorable fessier sans ça. J’ai vu comment le mec la reluquait et on sait pas quelle vermine traîne par ici. Putain, je regrette déjà presque qu’on y soit entré. Ouais, bon, on verra. Un môme court et la pousse contre moi. D’un ton autoritaire, je gueule « Hey gamin ! Fais gaffe à tes fesses! », histoire de le calmer. Le sourire de Riley me fait lever les yeux au ciel. « Ouais. Peut-être un peu trop même. » Sa petite mine parle pour elle. Elle est naze, faut qu’elle dorme. Et moi aussi, j’avoue que je serais pas contre un peu de répit. Mais je suis assez aux aguets et trop en terrain inconnu pour pouvoir fermer l’œil. Faut que je fasse du repérage.« Quoi les douches ? » J’ai à moitié suivi ce qu’elle a dit. J’étais ailleurs. « Ah ouais, attends, c’est par là ! » On sait très bien que de nous deux, c’est moi qui aies le meilleur sens de l’orientation. J’ai une mémoire photographique hallucinante.

J’ai bien entendu qu’elle a parlé de Jo et d’Isaac mais je compte pas les retrouver là, maintenant. J’ai pas spécialement la patience de me manger des réprimandes actuellement. Je suis aussi crevé même si ça se voit pas. Je mène la marche et guide Riley vers le coin des douches avec une facilité déconcertante. J’ai vu le plan à l’entrée du bâtiment, faut dire. Plusieurs personnes nous dévisagent quand on franchit certaines ailes. Je leur adresse à peine un regard et continue sur ma lancée. « Je suis sûr que si ils avaient des appareils photos, ils se gêneraient pas. » Je manque de demander à un mec si il veut un autographe mais je m’abstiens parce qu’on atteint l’objectif du jour. Je souris d'une manière arrogante alors, satisfait de moi. « Tout est dans le talent, tu remarqueras ! Ça ira pour retrouver ton dortoir ou tu as encore besoin de mes services? » Je sais pas ce que j’ai à vouloir la protéger comme ça. Elle est pas en sucre et ça me ressemble pas. Faut dire que dans un milieu inconnu comme ça, on a l’impression que c’est nous contre le Monde entier. Elle est la seule personne en qui je place toute ma confiance – même plus qu’en Joan que je connais peu finalement et qui me voit comme le frère insensible que je suis. La promesse que j’ai faites à son vieux est pas non plus étrangère à tout ça. Je l’ai un peu sous ma responsabilité d’une façon ou d’une autre. Ouais, c’est un peu mon boulet. Je jette un œil évasif vers les vestiaires en rêvant moi-même d’une douche. « Tu gardes bien ce que je t’ai donné sur toi, ok ? On les connait pas, faut rester vigilant. » Mon regard s’incruste dans celui de la blondinette. Je sais pas ce que j’attends, juste qu’elle file sûrement. J’oublie pas notre au revoir dans la bagnole et je me doute qu’à la seconde où elle disparaitra, elle aura coupé les ponts.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mer 8 Jan - 14:38




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J'ai de nouveau l'impression de n'être qu'une gamine face à lui, une gamine tête à l'air qui oubli que le danger est présent au moment même où elle passe les portes de la zone. Je crois que le fait de garder ce couteau veut dire qu'au final, on devra toujours être sur nos gardes et ça me fatigue d'avance. Si on est ici c'est pour avoir un semblant de vie normale non ? Du moins c'était ce que j'espérais, sauf que je me rend compte que ce sont des conneries. Je roule des yeux à sa remarque avant qu'il ne me fourgue le couteau dans les mains. J'ai même pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'au final il se recule pour ne pas que je le lui rende. Je soupire, mais j'abdique, je suis bien trop fatiguée pour me disputer avec lui, là maintenant à propos d'un couteau, d'autant plus qu'il ne fait que se soucier de ma survie. J'ai pas non plus le temps de faire quoi que ce soit qu'un gamin me bouscule. C'est vrai qu'il y a de la vie ici, et qu'il y a du monde aussi, je l'avais presque oublié... ouais presque parce qu'on semble attirer les regards. J'imagine qu'on doit avoir une sale tête et qu'en plus de ça on doit puer la mort ! La mort, on l'a côtoyé pendant plus d'un an et maintenant on se retrouve ici. Effrayant. Je suis fatiguée, je sais pas comment je fais pour continuer d'avancer, j'ai la sensation que toute la fatigue retombe d'un coup, pourtant je me sent pas tant en sécurité que ça, mais je sais pas, mon cerveau doit se dire que c'est le mieux qu'on ait jamais eu. J'espère, parce que sinon il faudra retourner sur les routes.

J'ai envie de me doucher! En fait c'est la première chose qui m'a traversée l'esprit au moment même où on nous en a parlé, sauf que j'ai aucune idée d'où elles se trouvent. Tout se ressemble ici et y avait trop d'information pour que je puisse tout assimiler d'un coup. Laissez moi dans une fôret et j'arrive tant bien que mal à retrouver mon chemin tandis que là... Une chance que Yaël ait repéré les lieux, une chance oui. Je le suis sans broncher rencontrant les regards des gens autour de nous, j'imagine qu'ils cherchent à savoir si on les connait, si on fait partie de leur famille ou un délire dans le genre. Certains ont le regard vide, semblent blessés, d'autres sont tout sourire. J'arrive pas à leur rendre leur sourire, je fais qu'avancer et les observer tentant au maximum de mémoriser leur visage mais il yen a trop, beaucoup trop. La remarque de Yaël me fait sourire, voit même ricaner. Tu crois ? Vu notre allure... Maigres, crasseux, pouilleux... bref on ressemble à rien, vraiment à rien. Finalement on arrive à bon port, j'ai encore cette putain de boule au ventre qui revient comme dans la voiture. J'aime pas ça, j'ai juste la sensation qu'après ce sera fini, qu'on ne se reverra plus ou qu'on se croisera que de temps en temps. Peut être même qu'il oubliera mon visage d'ici quelques temps... Je ferme les yeux un instant voulant chasser ces pensées avant de lever mon regard vers lui. T'as pas envie de te doucher ? Parce que sincèrement tu empestes ! Je souris en coin avant de m'éloigner. Non ce n'est pas une proposition! J'entre dans les douches, et me rend compte que ça sent bon, très bon même, j'ai du mal à y croire. Il y a plusieurs compartiments avec des portes pour l'intimité de chacun. Finalement tout a été étudié pour avoir le minimum de confort. J'en choisi finalement une avant de laisser couler l'eau et là je suis plus que surprise en sentant l'eau tiède. Je me mord la lèvre inférieure, mon dieu... Je sent les larmes me monter et je m'empresse de me déshabiller pour filer sous le jet d'eau chaude. Je ferme les yeux, penche la tête en arrière et savoure. Je sent mes larmes sortir et couler le long de mes joues, je suis pas triste, non je suis heureuse même si ça ne se voit pas. Jamais j'aurais pu imaginer un endroit pareil, jamais. Si seulement papa était là...

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Mer 8 Jan - 19:23

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Elle réagit pas à mes mots et se tire sur une phrase énigmatique que je déchiffre pas. Quoi, elle attend quoi ? Je comprends rien. Putain. Elle est obligée de se la jouer comme ça ? Bon tant pis. Toute façon, je comptais la prendre cette douche. Je marche d’un pas moins empressé que le sien à l’intérieur du lieu et analyse tous les recoins calmement. Au son, je perçois bien qu'y a que Riley dans le coin. Bien. J’agis toujours comme un animal traqué – contrairement à elle. Elle a pas connu la guerre, faut dire. Ouais, ça t’apprend à te méfier des vivants autant que des zombies. Pour moi, ça peut être encore un traquenard. Parano ? Je dirais vigilant et réaliste. Je m’oriente vers la cabine adjacente à la sienne mais j’hésite une fois ma paume sur la poignée. Est-ce que c’était une proposition ? Ou simplement une provocation ? Je sais pas. Mais je le sens pas. Faut qu’on s’éloigne l’un de l’autre de toute manière. Ouais, j’ai aussi besoin d’être seul moi aussi mais je préfère pas me tenter et choisis la douche la plus éloignée d’elle – de toute manière, elle a dû s’enfermer, non ? Avant de retirer mes fringues, je vérifie que j’ai tout à portée de mains. Ça semble être le cas. J’ôte tout  et me fous sous le jet tiède. Putain. De l’eau tiède, ouais ! Je m’appuie paumes contre la paroi face à moi et laisse le liquide onduler contre mes muscles noués. Le luxe ! Bon si y avait Riley, ça serait encore mieux hein... Allez la ferme, saleté d’esprit. Je prends le temps de me laver et constate que j’ai totalement zappé le bandage ainsi que ma récente blessure. Tant pis. Je me suis pas senti vraiment propre depuis que j’ai squatté cette baraque au Texas. Il leur restait de quoi alimenter le chauffe-eau. Ça doit faire … 9 mois. Je crois, je suis même pas sûr. On perd facilement la notion du temps quand on est sur les routes à lutter pour sa vie.

Je referme à regret les vannes une fois que je suis définitivement propre et me sèche à la vitesse de l’éclair. Je défais le bandage et  le jette dans la première poubelle  que je déniche. Ça pique un peu mais c'est pas grave. On nous a donné d’autres fringues un peu plus tôt et je les enfile sans me poser de questions en bazardant les miens dans le bac prévu à cet effet. Bon c’est limite niveau de la longueur des bras mais ça passe. Ils doivent pas être habitués à accueillir des géants comme moi. Cette pensée me fait sournoisement ricaner alors que je m’approche d’un lavabo pour finir mes ablutions et me raser dignement. Mes doigts passent mécaniquement sur mon menton lisse alors que j’avise mon reflet. J’ai remarqué qu’elle avait maigri la gamine mais je m’étais pas rendu compte que j’y avais pas échappé. Boarf. C’est pas important. Je range mon bazar et débarrasse le plancher. Je m’arrête à la hauteur de la cabine de la môme et tend l’oreille pour voir si elle a terminé ou non. « T’es sûre que tu t’en sors ? Le savon, c’est pas pour manger hein ! » Ouais, j’ai rien trouvé de mieux pour m’assurer ou non de sa présence. Si elle s’est tirée… Enfin, on va arriver à ça. Je le sais. Mais bon. J’aimerais autant le voir. Quoique… Qu’est-ce que ça change. Ah putain, je sais plus quoi penser moi. Tout ça, c’est chiant. Je perds un peu patience – pour changer, et tente d’ouvrir la porte de sa cabine. Alors fermée ou pas ? Partie ou non? Suspense !
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Jeu 9 Jan - 1:32




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Rester vigilent ? Ouais comme d'habitude en fait, mais ça il n'avait pas spécialement besoin de me le dire, je n'étais pas du genre à être gentille avec tout le monde si ? Bon d'accord si, un peu, mais je n'y pouvais rien et puis moi au moins je ne suis pas une espèce de paranoïaque comme lui ! Il m'a donné son couteau et je pense pas avoir besoin de m'en servir ici, du moins je l'espère, parce que je suis pas forcément adroite avec ce genre d'arme. Sans mon arbalète je suis quand même sans défenses faut bien l'avouer, et sans lui aussi. Au final, je lui rétorque un truc comme quoi il devrait se doucher parce qu'il put et puis je m'en vais. J'ai pas envie de rejouer la scène de la voiture, parce que ça va me foutre le cafard et j'ai pas envie d'avoir cet air monotone sur le visage. Après on va me prendre pour une dépressive et puis je me connais, s'il s'approche encore de moi comme il l'a fait je crois que je vais plus pouvoir répondre de mes gestes. Ouais je suis faible, j'avoue mais j'assume pas !

Finalement m'engouffrer dans la cabine de douche va me faire le plus grand bien. On nous a filé des fringues propres et même de quoi se laver, franchement j'aurais pas espéré autant mais c'est tant mieux, j'ai pas à m'en plaindre. Sauf que je sais pas pourquoi, le fait de sentir cette eau tiède sur mon corps me fait verser des larmes. Tout un tas de choses viennent me submerger mais au final je suis quand même heureuse. Ce ne sont pas des larmes de dépressive que j'ai, mais plus des larmes de soulagement parce que pendant plus d'un on a erré sur les routes et je dois dire que oui, ça m'a lessivé. Je me lave et rien que le fait de voir l'eau crasseuse partir je me dis que j'en avais vraiment besoin. Je vais être propre et sentir bon et surtout je vais pouvoir aller me reposer... dans un lit. Quand je repense au lit, je me dis quand même qu'il faudrait que j'en parle avec Yaël, je ne trouve pas ça juste d'être la seule à pouvoir en profiter, au pire on pourra faire un jour sur deux, ou même se serrer. C'est pas comme si on avait jamais dormi ensembles hein ! Je reste encore sous la douche, cette eau chaude me fait le plus grand bien quand je me rend compte que j'ai vraiment des jambes atroces... atroces dans le genre poilues et pas du tout féminines pour le coup. Je fouille dans ce qu'on m'a donné et je trouve un rasoir ! Non mais ils ont vraiment pensés à tout j'y crois pas. J'ai un sourire de gamine scotchée sur le visage j'en suis sure pendant que je m'attaque à mes jambes, non mais quelle horreur ! Enfin, je peux tout de même dire que c'est pas ça qui a arrêté Yaël ou qui l'a freiné... comme quoi avant on se faisait vraiment du mal pour rien ! Je souris en coin à cette pensée, et alors que je viens de terminer mon dur labeur je sursaute en entendant la voix de Yaël. Je me croyais presque seule ici. Je sais pas si tu as testé mais ils ont... j'ai pas le temps de terminer ma phrase que la porte s'ouvre sur Yaël qui est changé et qui semble même s'être rasé. Je fronce alors les sourcils. Vas y, te gêne surtout pas ! D'un geste plutôt rageur je me retourne pour me remettre encore un peu sous le jet d'eau chaude avant de finalement fermer les robinets et attraper la serviette et la nouer autour de moi avant de m'approcher de lui et de me mettre sur la pointe des pieds pour venir respirer son odeur. Tu sent bon. Je souris en coin, avant de plonger mon regard dans le sien, je sais pas trop à quoi je joue. Non, rectifications, je sais clairement à quoi je joue et c'est pas bien, j'ai déjà une petite voix qui me rappelle ce qu'il m'a dit et sous entendu dans le voiture et une autre qui me dit qu'on a qu'une vie et qu'avec le merdier dans lequel on vit c'est encore plus vrai. Carpe Diem.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Jeu 9 Jan - 15:14

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Sa voix me parvient quand ma main atterrit sur la poignée, c’est déjà trop tard. J’ai commencé à l’ouvrir. Un sourire narquois et satisfait se glisse sur mes lèvres quand je la découvre nue. C’est qu’elle prend son temps cette petite. Je m’attends à une réaction violente mais j’ai droit qu’à une petite remarque ridicule. Hé bien. Son geste rageur est même drôle alors qu’elle se remet sous l’eau. J’admire le spectacle en entrant un peu plus dans la cabine tout en veillant à être hors d’atteinte du jet. « Je vois pas pourquoi je devrais me gêner. Et fais pas comme si ça te plaisait pas ! » Elle n’a même pas cherché à se rhabiller. Si c’est pas la preuve de sa mauvaise foi actuelle ! Je reste dans mon coin en continuant de la contempler. Je sais pas trop si j’ai le droit de toucher pour le moment mais je risque de pas me gêner si elle continue à se trémousser comme ça devant moi. Une vraie allumeuse, cette nana. Bon ok, j’exagère un peu. Quoique… Elle s’enroule d’une serviette après avoir coupé les vannes et m’approche. Mon rictus s’élargit quand elle me complimente sur mon odeur. « Je suis pas certain que tu puisses sentir à cette distance. Je crois qu’il faut que tu te rapproches. » Mon bras enroule sa taille et la plaque contre moi alors que j’abolis les derniers centimètres qui me font encore être à moitié à l’extérieur. La porte claque derrière moi tandis que mon nez glisse déjà sur sa nuque et que je la respire à outrance. « Ca va, t’as l’air d’avoir compris comment on utilisait le savon. C’est rassurant. » Je commence à regretter sérieusement de pas être venu direct ici pour partager sa douche. Toutes ses fringues entre nous sont tellement inconvenantes.

Je reviens poser mes yeux dans les siens alors mes doigts remontent doucement sa cuisse et s’arrête au seul tissu préservant sa pudeur. Je sais très bien comment ça va finir. J’ai pas spécialement envie de m’arrêter là et je vois bien qu’elle, non plus. C’est tellement facile d’oublier le reste, tellement facile que je le fais sans hésiter. J’avance doucement en la gardant calée contre moi jusqu’à ce que son dos rencontre une des parois de la cabine. Ma bouche s’empare au même moment de la sienne, je l’embrasse longuement et fais remonter une de ses jambes contre moi. J’en apprécie la douceur et manque de ricaner contre ses lèvres. Ce mélange de parfums et de texture m’enivre encore plus. Mes mains dévalent déjà ses hanches, ses fesses par-dessus ce qu’elle porte. J’omets qu’on est à la zone là, qu’on est censé s’être dit bye bye et que je suis normalement énervé contre elle. Tout ça me passe complétement au-dessus de la tête. Je commence à lui ôter sa serviette et la glisse sur les endroits de son épiderme qui ne sont pas encore secs. Je ne déserte pas sa bouche pour autant. J’entoure ses épaules du textile et la recolle contre moi par ce biais. Une main sur sa nuque, l’autre sur ses fesses. C’est là que des voix me font dévier de ses lèvres. Merde. On a de la visite. Je vérifie d’un regard nonchalant vers l’arrière mais oui, notre cabine est bien fermée. Les inconnus babillent et se dispersent dans les diverses douches. Je suis obligé de contenir mon hilarité en calant ma bouche contre l’épaule de Riley. Quelle connerie. Sérieusement. On est plus habitué à pas être que deux. Ça nous joue de sales tours. Enfin ça aurait pu être pire.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Jeu 9 Jan - 17:19




Finally, here we are

J'ai à peine le temps de lui répondre qu'il a déjà ouvert la porte de la cabine pour se planter là devant. C'est de ma faute aussi, j'aurais dû fermer le verrou et d'ailleurs je sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait... quoi que si, je pensais en vérité qu'il me rejoindrait même si je n'avais pas spécialement été claire, pourtant, je pensais qu'il en aurait eu envie... Je m'énerve rapidement après lui avant de continuer à profiter de cette douche chaude. Je sent son regard sur moi et je sais pas pourquoi, même si oui il m'a énervé, j'aime ça. J'aime bien quand il a les yeux brillants comme il doit les avoir à présent. J'arrête l'eau, je prend la serviette et là je l'allume complètement. Je ne cache même plus mes intentions au final et il semble partager les miennes puisqu'il me prend par la taille pour me ramener vers lui. Je plante mon regard dans le sien avec un petit sourire en coin avant de pencher légèrement le cou pour le laisser venir humer à son tour mon parfum. Je suis tellement ancrée dans le moment présent que je ne sursaute pas quand la porte de ma cabine claque. On se retrouve tous les deux enfermés ici et non, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer ça ne me dérange pas. Il aurait même dû venir ici plus tôt tiens... je lui aurais bien savonné le dos moi !

Le temps semble s'arrêter de s'égrener pendant un instant parce qu'on ne réfléchi plus et on se laisse aller à nos envies, nos pulsions. Quand il plante son regard dans le miens et qu'il me caresse la cuisse, je le regarde avec défis. Osera t il ou pas ? La question ne se pose même pas au final, bien sur qu'il ose et je crois que s'il ne l'avait pas fait je lui aurais fait payer. Au lieu de ça, je me retrouve accolée contre le mur, je frisonne quand je sent le carrelage froid contre mon dos et là il m'embrasse. Je n'ai plus aucune volonté qui m'habite c'est comme si j'étais devenue une poupée de chiffon. Je me laisse aller à ses baisers et à ses caresses, j'entreprend même de soulever son tshirt alors qu'il est en train de me retirer ma serviette. Il a l'habitude de me voir nue, c'est pas comme si c'était la première fois, mais dans une cabine de douche, ça change tout. L'ambiance s'électrise, je ne suis plus que sensations lorsque d'un coup des voix me ramènent à la réalité. Je me fige d'un coup, mes mains se trouvent toujours posées sur ses reins alors qu'il reste collée contre moi. Et là, je ne sais pas pourquoi, mais je me rend compte qu'une fois de plus j'ai tout écouté sauf ma tête. Non mais à quoi on joue là ? A quoi je joue ? Réveilles toi Riley ! Rappelle toi un peu de la façon dont il t'a traité dans la voiture et du mal que ça a pu te faire ! Tu ne vas pas te laisser aller comme ça à cause de quelques baisers ! J'enlève une de mes mains de sous son tshirt pour venir la laisser glisser dans ses cheveux avant de resserrer mes doigts dessus et même de tirer dessus pour sortir son visage de mon épaule. Je le force à rencontrer mon regard. Et maintenant, c'est qui l'animal en chaleur ? Si tout à l'heure j'avais un regard de défis qui était mêlée à du désir, là c'est de la fureur qu'il peut lire, et pour cause, je viens de reprendre les mêmes mots qu'il m'a sortie dans la voiture.

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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Jeu 9 Jan - 20:56

Finally, here we are
Riley&Yaël

L’apparition impromptue de personnes a fait redescendre l’intensité de plusieurs crans à tel point que je rigole contre l’épaule de Riley. Sa main est toujours contre ma peau, sous mon t-shirt et ça me fait toujours autant regretter de pas être venu direct la retrouver. On n’aurait plus eu à s’embarrasser de ces tissus encombrants. J’ai pas le temps de reprendre un peu mon sérieux que ses mains lâchent mon épiderme pour atterrir sur ma chevelure. Pendant quelques secondes, je pense que c’est pour me ramener sur ses lèvres mais non. Mon rire meurt dans l’air alors qu’elle enfonce ses doigts dans mon cuir chevelu pour mieux me tirer la tête vers l’arrière. Sa fureur devient vite désir d’habitude. Hé bien, l’inverse – de toute évidence, s’avère également possible. Bien ma veine ça. Elle a beau cherché à me « dominer » en me tirant par les cheveux, j’ai un sale sourire narquois perché sur les lèvres. Le chaton grogne – c’est censé me faire peur ? Sa remarque élargit nettement mon rictus. « Ça t’a jamais déplu jusqu’ici, hein. » Je rigole légèrement avant que ma paume n’arrache la sienne de ma tête sans grande difficulté. J’ai encore un rythme cardiaque un peu affolé, le souffle qui me manque encore un peu quand je m’écarte d’elle.« Je te trouve bien arrogante et hypocrite. » Je ramasse la serviette qui a fini sa course à terre et la lui tend très calmement. « Hé bien, merci quand même pour le spectacle. » Je ricane avant de sortir de la cabine pour de bon. Je peux pas me calmer si je continue à la fixer. Contrairement à elle, je suis pas fâché – enfin pas vraiment. Je sais pas trop. Dès le moment où je m’extirpe du cagibi qui sert de douche, je me sens sur les nerfs et mon amusement s’évanouit aussi sec. Quelle harpie, sérieusement.

Une des nanas qui est entrée un peu plus tôt, sort de sa douche et m’adresse un signe poli de tête auquel je réponds d’un vague redressement de nez même pas assez prononcé pour qu’elle comprenne. Je m’en fiche. Elle a pas encore dû grillé qu’on était deux à l’intérieur de ce truc. J’espère qu’elles vont capter quand Riley va en sortir. Ahah. Elle va avoir honte, je suis sûr. Dans l’optique de lui foutre la gêne, je me retourne vers sa porte et crie. « Je t’attends dans le couloir, Riley. » Hop avec son prénom en plus. L’autre gonzesse me fixe choquée. Voilà qui au moins parvient à mobiliser un peu de ma bonne humeur. Je sors de la salle définitivement et m’adosse au mur, une fois, dans le couloir. Si elle croit qu’elle va se débarrasser de moi comme ça. Si elle veut couper les ponts, elle va devoir le faire en face. Point. Parce que je le veux pas ? Boarf. Moi, je m’en fous, comme d’habitude. Quand je vois le genre de gars qui passent à ma hauteur – enfin si on veut je dépasse tout le monde d’une tête avec ma taille de géant, je me dis qu’il vaut mieux être sur ses gardes. Faut que je pense à me trouver un couteau. J’aurais peut-être l’occaz en expédition. On verra. Mes doigts pianotent nerveusement la paroi contre laquelle je suis appuyé. Je rêve déjà d’une cigarette et d’un bond verre de whisky mais je doute pouvoir me trouver ça aisément. Mais y doit y avoir des trocs discrets. On va pas me faire croire que tout est vraiment réquisitionné. Je dois mener ma petite enquête, c’est limite dans mes priorités. Faudrait que je chope Joan aussi pour au moins lui rappeler que je suis vivant et de toute évidence, bloqué dans la même galère. Rencontrer Isaac peut attendre. Le mini Warren… Ça peut attendre ouais.
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MessageSujet: Re: Finally, here we are (PV) Ven 10 Jan - 0:17




Finally, here we are

Je crois que je ne remercierais jamais assez ces personnes d'avoir interrompue tout ça et de m'avoir permis par la même occasion de reprendre mes esprits. Je partais clairement dans un mauvais trip avec lui alors que je me suis jurée à moi même de ne plus recommencer, enfin, pas tant qu'il se sera excusé pour ses propos en tout cas. Je rêve hein ? Je crois encore au père noël et même à la petite souris c'est ça ? Je sais, jamais il ne s'excusera, et bien tant pis ! Je me passerais de lui, même si ... mais non pas de mais, pas de même si, je m'en passerais et puis voilà. Je dois être forte et puis c'est tout, déjà là rien que le fait de décoller son visage de mon épaule ça me permet de reprendre mes idées. Je les avais pas claire et lui non plus par la même occasion ! J'en ai marre de ce mec putain ! J'en ai marre de l'avoir comme ça dans la peau ! Je me gifle mentalement... parce que ça faisait longtemps et que ça me fait du bien. Son arrogance m'agace plus encore et je crois que si j'avais des fusils de chasses à la place des yeux ils seraient déjà six pieds sous terre et bien enterré tant qu'à faire pour ne pas devenir un puant ! Je le repoussais vivement et avec la même vivacité je reprenais la serviette qu'il me tendait pour me cacher avec. C'était débile sachant qu'il connaissait mon corps à la perfection et sans doute même les yeux fermés. Ça m'énervait de savoir qu'il avait toujours cet ascendant sur moi, mais pour une fois, c'est moi le boss ! C'est moi qui ai reprit le dessus.

Quand il sort de la cabine de douche j'ai qu'une envie c'est de me taper la tête contre le mur, sauf que j'ai pas vraiment le temps de le faire que je l'entends dire qu'il m'attend dans le couloir. Mais le con ! Mais le sale con oui ! Je ferme les yeux très forts au point de me faire mal avant de m'agiter comme une folle dans la cabine en agitant bras et jambes presque en même temps. Si quelqu'un me voyait soit il penserait que je suis atteinte d'épilepsie et en proie à une crise, soit que je suis totalement timbrée. Finalement la deuxième supposition serait peut être la meilleure. Je me sèche et m'habille en quatrième vitesse, notant au passage qu'on m'a donné une robe... Je crois que je vais pleurer dans pas longtemps ! En temps normal j'ai jamais été fan des robes mais alors maintenant je crois que c'est pire que tout ! C'est quoi ce bordel putain ? C'est de la discrimination merde ! Je sors de la cabine de douche avec mes autres affaires dont je dois me défaire avant de rencontrer le regard des femmes présentes. Je me sent rougir d'un coup et j'ai droit à des petits sourires en coin qui me donnent qu'une envie les étrangler ! Je cherche pas à comprendre, je leur rend un sourire forcé et hypocrite avant de sortir en trombe de cette salle de bain gigantesque et fondre sur Yaël. Je me retiens pas et je lui colle mon poing dans la figure. Je sais qu'on avait dit qu'on ne se frapperais plus mais il m'énerve trop. Sauf que ce connard il a la peau dure, et je suis déjà en train de me plier en deux et de me tordre à cause de la douleur fulgurante de mon poignet. Je sais qu'il n'est pas cassé, mais certainement pas opérationnel pour quoi que ce soit pendant sans doute quelques heures. Je me retourne vers lui, je m'apprête à parler à le pointant avec mon index sauf qu'en fait aucun mots ne sortent de ma bouche, et là je vois les femmes sortir de la salle de bain et nous toiser tous les deux du regard. C'est bon le spectacle est plaisant ? Vous en voulez encore ? Faudra prendre un ticket la prochaine fois ! Ça y est, j'ai du me faire cataloguer comme étant la furie de service. Et toi ta gueule ! Ça c'est à l'intention de Yaël, parce que s'il l'ouvre je ne répond plus de moi... quoi que avec mon poignet qui me fait mal. Je ne le regarde même pas et m'en vais comme une furie vers la direction qui me semble la plus indiquée pour aller rejoindre mon dortoir. J'ai besoin de dormir, pas de me faire remarquer et de passer pour la pire des asociale à cause de ce gros con. En plus de ça, même si je l'ai repoussée dans la douche je suis frustrée parce que j'avais envie de lui ! J'en ai marre !

© charney

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