Never let me go [PV Yaya]
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MessageSujet: Never let me go [PV Yaya] Ven 10 Jan - 22:59




Never let me go

Ce matin en me réveillant je n’arrivais toujours pas à croire que j’étais ici, dans cette zone, en sécurité. Cela faisait maintenant une semaine que j’étais ici et je m’acclimatais petit à petit à cet endroit, bien vite que je n’aurais pu l’espérer à vrai dire. La seule ombre noire était Yaël. Depuis notre dispute à notre arrivée on c’était à peine croisés et on avait juste échangés quelques regards furtifs et c’est tout, rien. Pourtant je le savais, je sais qu’il dort dans le couloir pas loin de mon dortoir mais j’ai toujours pas eu le cran d’aller le voir. Je tente de l’oublier, ou du moins je me dis que c’est ce que je devrais faire, sauf que je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à le faire sortir de ma tête, c’est juste impossible. Les seuls moments où je ne pense pas à lui c’est lorsque mon esprit est trop occupé pendant une auscultation ou une opération. J’ai pris du galon en arrivant ici, maintenant quand on me croise, on me salue en m’appelant Docteur et je dois dire que si au début c’était parfois gênant, désormais je m’y suis faite. Je peux aider les gens ici, et il y en a une ribambelle. On a pas forcément énormément de fournitures mais j’ai appris à aller à l’essentiel pendant plus d’un an que j’étais sur les routes. Les gens aussi ont appris à ne plus demander de la morphine ou un autre anti douleur lorsqu’ils peuvent supporter la douleur que ça risque de leur occasionné. Ce n’est pas un vrai hôpital mais c’est mieux que rien. J’ai quand même essayé de questionner les membres de la scientifiques pour savoir où en été leur recherche à propos de l’antidote mais je me suis heurtée à des murs, je crois qu’ils n’apprécient pas le fait que je puisse fourrer mon nez dans leur affaires, déjà le fait que je sois au courant alors que ça ne fait qu’une semaine que je suis ici semble les avoir profondément agacés. Une chance que personne –hormis Yaël- ne sache que j’ai rencontré William et que c’est lui qui m’a délivré cette information, une chance parce que je ne souhaiterais pas qu’il puisse lui arriver quelconque ennuis. Je me traine finalement jusqu’à la salle de bain et en croisant mon reflet je me rends compte qu’en une semaine je me suis quelque peu remplumée. Ici on peut faire trois repas par jours, c’est peut être pas toujours du luxe, mais au moins je mange à ma faim. Mon visage semble bien moins fatigué mais toujours autant soucieux. Il me donne du souci. Je file sous la douche et en ressort quelques minutes plus tard avant d’enfiler ma tenue de travail, un habit bleu de bloc opératoire et une blouse blanche. Ici j’attache mes cheveux alors que dehors je les laissais détachés, à la sauvage. Je fais plus âgée il me semble, disons que là j’ai des responsabilités, je dois m’occuper de la santé des personnes et bien qu’ils fassent attention à qui ils font entrer, les virus et les maladies eux ne passent pas aux cribles. Ca se développe à une vitesse folle et on doit faire tout notre possible pour ne pas qu’une épidémie de grippe ou de gastro puissent contaminer toute la zone.

Je regarde par la fenêtre, c’est le crépuscule. Je sais que normalement Yaël rentre aujourd’hui de son expédition ou est déjà rentré. Je n’ai pas vu l’heure passé et il me semble que normalement ça devait être cette après midi. Je sors du centre médical et c’est là que je me rends compte que les gens ont une attitude bizarre. Je vois un attroupement devant les grilles. C’est pas normal.  J’ai pas le temps de trop réfléchir que j’accours vers le groupe en me rendant compte que tout le monde semble affolé et pour cause… Le groupe est revenu, plus tard qu’il ne l’aurait du et il semblerait qu’il y ait des pertes. Mon cœur s’affole d’un coup, j’ai une boule au ventre, je n’aime pas ça. Je pense directement à Yaël, je le cherche du regard mais je ne vois rien, je ne le vois pas alors que normalement c’est celui qui dépasse d’une tête tout le monde. Il est là, il ne peut pas être… Mort ! La bile me monte à la gorge, j’ai comme du brouillard devant les yeux, j’entends ma respiration et plus rien autour, de la sueur me coule le long des tempes. Non, non et non ! J’ai pas le temps de plus le chercher qu’on m’interpelle, un des gars semble pas aller bien, je m’avance vers lui et regarde son bras. Faut couper avant que ça ne se propage ! Il me regarde d’un air effrayé, j’allais lui demander pour Yaël mais il tombe dans les pommes. Je m’approche alors d’un autre qui était à ses côtés. Dixon ? Où est il ? Je tente de le chercher du regard, mais rien, mon grand blond n’est pas là et je suis de plus en plus effrayée à l’idée de ne plus jamais le revoir. Sauf qu’une fois de plus on m’interpelle, ces abrutis ont ramenés l’un d’entre eux qui serait mort. Je cherche pas à en savoir plus et je cours comme un dératée en priant pour que ça ne soit pas Yaël. Quand je m’approchai et que je vois les pieds dépasser mon cœur bas à tout rompre, mon sang pulse dans mes oreilles, je soulève le drap qui a été déposé sur lui et je suis soulagée de voir que ce n’est pas lui, sauf que ce machin me regarde avec des yeux vitreux. Il m’attrape la tête et tente déjà de me bouffer. Je réfléchis pas, et j’attrape le couteau qui est toujours sur moi, celui qu’il m’a donné et je le lui enfonce dans le crâne avant que quelqu’un n’ait remarqué la scène et s’approche de moi en me demander comment je vais. Je réponds pas, j’y arrive pas, je regarde autour de moi, il n’est pas là. Il est… je n’entends plus que mon souffle et je vois les gens s’agiter autour de moi. On me bouscule, on ne prend plus compte de ma personne avec cette agitation.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Ven 10 Jan - 23:56

Never let me go
Riley&Yaël
Je ne peux plus courir. Depuis quand est-ce que je cours d’ailleurs ? Ma paume rencontre machinalement mon genou. Je crois que j’ai mal donc, je marche. Vers où ? Je sais pas trop. Je marche, c’est tout. Enfin, je boitille plutôt. J’ai du mal de réaliser que j’avance. Ça fait plusieurs heures que je crois être au même endroit mais non. Non, le décor est différent. Donc, je suis bien en mouvement. Ma confusion me porte jusque devant des grilles que je pense reconnaître. Ah ouais. La Zone 51. Je clopine en ayant pourtant aucune conscience direct de la douleur qui me vrille la jambe à cause de ce foutu genou, sans parler de mon épaule déboitée et de mes côtes qui me font un mal de chien. Je crois que je suis tombé violemment, c’est le bazar dans ma tête. Je sais plus trop où j’en suis, ni d’où je reviens. Je continue d’avancer, c’est tout. Que s’est-il passé ? Pourquoi y a un tel attroupement là ? Je le sais. Je le sais mais je ne veux pas m’en rappeler.

L’expédition - objectif, rapporter des vivres et des médicaments. Ok. Deux jours, une nuit. Un supermarché, une ferme et puis un quartier résidentiel.  Les maisons semblent presque intactes, suspendues dans le temps. Pas grand monde ne semble être passé par là. On vide les voitures rangées sur les côtés de leur essence et entre par groupe de deux dans les maisons proches. Ça se passe bien jusqu’ici. Zac me fait signe d’entrer. On prend tout ce qu’on trouve dans les placards et je m’autorise une collecte perso - une bonne bouteille de vodka  que je planque dans mon sac à dos l’air de rien. Voilà qui aidera à dormir cette nuit. Pas beaucoup d’heures au chrono. Peut-être 3 voir 4 par nuit. Les terreurs nocturnes sont systématiques depuis qu’on a débarqué dans cette zone. Je me dis que c’est mon instinct de survie qui me force à rester éveillé pour être vigilant. Je veux surtout pas m’avouer que c’est l’absence de Riley qui provoque ça. Les escaliers craquent affreusement quand mon coéquipier grimpe tout en haut. Des râles. Mon couteau à la main, j’en débusque deux dans le salon et entend alors l’autre ahuri en haut m’appeler. Je le rejoins à l’étage en vitesse. Quatre macchabées. Il en a mobilisé un mais deux se jettent sur lui alors que j’en maîtrise déjà un. Il en tue un et l’autre le plaque au sol, il cale son bras mais son arme lui a échappé. Un autre sort d’une autre pièce plus loin, deux autres en bas semblent se joindre à nous. Je m’apprête à tirer quand…

Je rencontre Ses yeux. Ceux de la créature qui domine Zac. Plus loin, j’entends des cris. C’est une horde qui arrive. Des coups de feu, des hurlements. Il faut qu’on parte et pour ça, je dois l’abattre avant qu’elle bouffe Zac. Il me dit de tirer. Mais je ne fais rien. Je suis en position, j’ai le bon angle. Il suffit d’appuyer. Je suis tétanisé. Il m’implore, il m’engueule. Où sont les autres ? Déjà partis ? Mais tire bon sang. Elle se penche sur sa proie. Ma balle part mais elle se fiche dans le meuble derrière elle. Je ne loupe jamais ma cible normalement. Ah oui. Mes mains tremblent. C’est pour ça. Une seconde balle, sa jambe seulement atteinte. Ça ne la ralentit pas. Elle mord Zac à sa gorge. Non. Putain. Encore une balle. Dans la poitrine. Elle le dévore. Non. Qu’est-ce que j’ai foutu ? Elle se tourne vers moi. Je la regarde vraiment bien de face. J’ai l’impression d’être minuscule, d’avoir cinq ans, de vivre un de mes cauchemars. Je la laisse à son repas et me retourne pour en finir avec le trio de rôdeurs qui veulent m’acculer. C’est plus simple avec eux. Tellement plus simple. Je reviens dans la pièce – comme si j’avais le temps. Je me place devant elle. J’ai envie de rire. C’est tellement ironique. C’est tellement… Mon flingue tremble encore un peu entre mes paumes quand je murmure « Désolé ‘man. » Cette balle file droit entre ses deux yeux et elle s’écroule devant moi pour de bon. Je me sens en décalage avec la scène, le son que ça a fait, le mouvement, tout me paraît pas réel. Mon pragmatisme reprend le dessus. J’agis, je ne pense plus. Je m’accroupis près du corps de ma mère et le porte après avoir enfoncé mon couteau dans la tête de Zac déjà mort. Je crois que je tiens bien la distance quand arriver aux escaliers, je rate une marche et les dévale complétement avec le corps monstrueux de ma génitrice dans les bras. J’atterris en bas, allongé, sonné. J’ai mal mais je me relève quand même - l'adrénaline m'y aide, et la reprend avec moi. Elle a perdu un doigt. Je fais semblant de pas le voir et me mets à courir avec mon paquet dans les mains. Plus loin, je vois mon groupe galéré. Ouais, y a un paquet de ces merdes qui arrive. Mais je ne vais pas les aider. Je me tire avec le premier véhicule que j’arrive à trouver. J’allonge le cadavre à l’arrière et roule jusqu’à tomber en panne. Alors je la sors là et attrape mon briquet. Je refuse qu’elle se décompose comme le père – c’est con hein. Avant de la faire cramer, je lui arrache son médaillon avec une froide indifférence. Elle le porte depuis que je suis né. Je le fous dans ma poche et à l’instant, où le feu se propage sur sa dépouille. Je cesse complétement d’exister. Enfin c’est ce que je crois.

Me voilà à la Zone. Comment j’ai fait pour retrouver mon chemin ? J’en sais rien. Ce qui s’est passé entre les flammes et maintenant. Je sais pas. J’ai du mal de situer les gens, les bruits. Tout me semble lointain et inatteignable. J’ai l’impression de revivre l’Irak et le bombardement qui a explosé à quelques pas de moi. Tout semble sourd. Je passe les grilles pourtant. On me pose des questions, j’entends des mots et des mots. Je ne leur trouve pas de sens. Je suis groggy, absent, perdu. Ouais, je suis perdu. Je m’adosse à l’entrée parce que mon genou a du mal de me soutenir. Je réponds pas. Je sais pas quoi répondre. Il fait nuit. Et ils gueulent. J’ai envie qu’on me foute la paix. Mais je fais rien pour les empêcher. Je reste juste là à attendre… Je sais pas quoi. Mes yeux s’égarent sur mes paumes puis sur mes bras, toutes les parcelles de mon corps que je peux atteindre visuellement. J’ai plein de sang. Je crois que c’est le sien. Je relève le regard et vois au loin Riley. Riley. Je tente de m’avancer mais c’est hasardeux parce que je boitille. Pourtant, il faut que je l’atteigne. Je sais pas pourquoi mais ça devient ma seule priorité. Il faut que je l’atteigne.  
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Sam 11 Jan - 0:29




Never let me go

Je suis comme dans un autre état, j’arrive pas à me concentrer même quand on me parle, quand on est en train de me secouer pour que je revienne à moi. C’est comme si je n’étais plus dans mon corps, comme si j’étais au dessus entrain d’observer la scène se dérouler sous nos yeux. Les expéditions, dehors c’est dangereux. C’est dangereux et Yaël est toujours là bas, il ne peut qu’être là bas. Je refuse de croire qu’il puisse être mort, c’est juste impossible, je… non. Je le sentirais s’il était mort pas vrai ? Et le pire dans tout ça c’est qu’au final les derniers mots échangés l’ont étés pendant une dispute. Une putain de dispute pour des conneries ! Il n’est pas mort, il ne peut pas être mort, il n’a pas droit d’être mort. Je fais quoi moi sans lui ? Je suis rien, rien. C’est lui qui me rend vivante, il n’y a que lui capable de me faire revivre, de faire que le temps s’arrête. Je m’accroupie, je prends ma tête entre mes mains et je laisse les personnes autour de moi s’agiter. Je tente de me calmer comme je peux, c’est con, mais quand on fait des crises d’angoisses, le fait de se recroqueviller sur soi même aide à se calmer, parce qu’on touche tous nos membres, parce qu’on se met en boule. On se crée une bulle et c’est de cette façon là que j’arrive peu à peu à me calmer. Les sons autres que celui de ma seule respiration parviennent à me revenir, je recommence à être ancré dans la réalité. Faut que je me ressaisisse ! Riley Debout ! Je me met comme en pilote automatique et je me lève, je me dirige vers le groupe et commence à regarder les diverses plaies, je donne des ordres, je dis ce qu’il y a à faire, où les amener. En fait je me retrouve comme au temps où il n’y avait pas cette merde, je suis aux urgences, un bus vient d’heurter un énorme camion et je suis en train de coller des cartons de couleurs sur chacune des victimes. J’analyse la situation à une vitesse incroyable, je pose le minimum de question, je me fous de savoir qui ils sont, je ne m’occupe que de leur blessures, de leur pathologie. Ceux qui semblent être un risque, je les envoie dans une zone encore plus sécurisée du centre médical, une chambre qui à l’époque aurait été parfaite pour les personnes atteintes d’un syndrome psychiatrique. C’est avant tout la sécurité de la zone qui compte.

La folie qui c’était emparée de la zone semble peu à peu se dissiper, les personnes se sont dispersées et au final il n’y a désormais que les équipes médicales qui sont sur le qui vive ainsi que certaines personnes qui sont là pour aider. C’est là que je me dirige vers un des gars qui s’occupe de la sécurité, un militaire pour lui demander de me donner un véhicule, mon arbalète et mes carreaux. Il fait nuit et il ne veut pas me laisser partir, selon lui ma place est ici. Je m’énerve, je suis en train de lui hurler dessus, mes nerfs sont en train de lâcher et je dois me contrôler pour ne pas lui en coller une. Je lui dis que j’ai le droit de sortir si je le veux, que je ne suis pas en prison ici, que mon compagnon est dehors. Et là, je sais pas pourquoi, je tourne la tête vers les grilles à ce moment là. Elles viennent de s’ouvrir et je crois apercevoir une silhouette. La silhouette s’avance mais elle est bien trop loin, en plus de ça il y a encore de l’agitation là devant, les véhicules que le groupe avait sorties et là je le reconnais. Je sais que c’est lui. Ca ne peut être que lui. Mon cœur s’emballe et je suis déjà en train de courir vers lui. Je peux plus m’arrêter jusqu’à finalement lui sauter au cou. Je ne remarque même pas qu’il boitille ou qu’il est couvert de sang. Je le serre si fort que je manque de l’étouffer mais j’ai eu tellement peur, tellement peur de le perdre. Mes lèvres se pressent automatiquement sur les siennes, j’ai besoin de sentir qu’il va bien, qu’il est vivant. Je veux qu’il me fasse revivre, parce que pendant tout ce temps où je ne savais pas où il était j’étais morte. Je le relâche enfin. Combien de temps je suis restée comme ça à le serrer si fort et à presque l’empêcher de respirer ? J’en sais rien, je m’en fou. Mais je me rends vite compte qu’il va pas bien. Je crois que je vais d’un coup devenir folle. Je fronce les sourcils et je commence à lui baisser le visage, je le regarde sous toutes les coutures, je tire sur son tshirt pour regarder autour de son cou, je remonte ses manches pour voir ses bras. Il ne semble pas blessé et pourtant… il est couvert de sang. Je prend son visage entre mes mains et je le force à me regarder dans les yeux Parles moi Yaël, parles moi. Mes mots sont des supplications, je veux l’entendre me parler, me saouler, m’engueuler, me traiter de gamine s’il le veut, mais je veux l’entendre.



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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Sam 11 Jan - 1:13

Never let me go
Riley&Yaël
Chaque pas réveille la douleur doucement, je la sens remonter de ma jambe à mon genou mais je veux l’ignorer. Il faut qu’elle me voit. Il faut qu’elle vienne. Son regard me percute enfin vraiment, me fait accélérer comme je peux de mon pas gauche. Elle court mais ça me semble mettre une éternité avant qu’elle atterrisse dans mes bras. Je la réceptionne comme je peux. Le poids de son corps contre moi est douloureux mais pourtant, une de mes paumes se perd contre sa tête alors que mon bras lui enroule la taille. Je la serre avec la même force désespérée. Je calcule pas ses réactions, la situation, notre dernière dispute. Je calcule rien d’autres que la sensation de l’avoir proche, de ses lèvres ranimant les miennes sèches, crispées. Elle me fait vraiment mal. Je crois que je me suis fêlé ou cassé une côte, peut-être deux. Tant pis. Non, tant mieux. La souffrance me rappelle que je suis bien là. Il faut que j’atterrisse. Je suis pas encore tout à fait revenu. J’émerge pas de ma léthargie, je suis toujours sous le choc. Putain. C’est con. Je suis con. Quand elle se détache, je me sens encore plus vide. Ses doigts m’examinent rapidement. J’ai pas de blessures à proprement parlé. Juste des contusions, potentiellement des fractures et sûrement l’épaule déboitée mais avec ma veste, elle peut pas le constater. On s’en fout. J’ai envie qu’elle revienne plus près mais elle parle. Elle me demande de dire quelque chose. Pourtant, je me contente de la fixer avec mon air détaché, absent. Je sais pas. Je sais pas quoi dire. C’est là que le gros bourru débarque. Un des mecs de mon expédition qui s’en est tiré. « Putain mais t’étais passé où ? Et Zac ? On vous a appelé ! Je vous croyais… » Je dois lui répondre. Il est énervé. Je dois lui répondre mais aucun son ne parvient à franchir mes lèvres. Mon regard se perd dans le vide quelques secondes. J’ai envie d’oublier.

Il commence à s’agiter et à froncer les sourcils. « Où est Zac ? » Les flashs reviennent. Le sang, les cris de Zac, les yeux de ma mère, les bruits qu’elle produisait malgré elle. J’ai cru que j’allais la laisser à un moment… J’ai vraiment cru que… J’ai la nausée. Je ferme les yeux, livide. Je suis épuisé et  je me sens mal. Un léger vertige me surprend et ma main s’accroche de justesse au bras de Riley pour que je puisse me stabiliser sans faire souffrir le martyr à mon genou. D’une voix grave et distante, je m’entends finalement articuler « Mort. » Je peux pas dire plus. Je suis incapable. Il semble se satisfaire de cette réponse et s’éloigne en marmonnant dans ses dents. J’ai des comptes à leur rendre. Je me suis tiré, ils doivent s’en douter. Plus tard. Oh oui, plus tard. Mes doigts glissent contre la tempe droite de Riley soudainement – je maîtrise pas grand-chose. Je suis pas en état de réaliser. Je m’arrête vivement quand je me rends compte que je suis en train de créer une longue trace ensanglantée sur sa joue. Mon estomac se contracte. Je sais très bien à qui il appartient. J’ai envie d’arracher toutes mes fringues ici même tellement cette idée devient viscéralement insoutenable. Je veux lui dire qu’il faut qu’elle m’aide à atteindre les douches mais je suis toujours pas fichu d’aligner deux mots. Je me contente de la regarder comme si je l’avais pas vu depuis une décennie. Finalement, mes articulations douloureuses lâchent définitivement et je me retrouve, un genou à terre – celui qui ne peut plus rien supporter. Si je pouvais, je me laisserais complétement tomber à terre et je m’endormirais ici, comme ça. J’ai besoin de sommeil. Et d’elle. Ma main trouve la sienne et l’oblige à s’accroupir près de moi pour  que je puisse la faire revenir contre moi. « On n’aurait … pas… » J’ai du mal de respirer depuis quand ? Les mots continuent à affluer de façon saccadées, à peine chuchotés. « … dû venir... ici. » Sans ça, je l’aurais pas croisé. J’aurais pas dû la tuer. Je savais qu’elle était morte. Mais pas que j’allais devoir lui donner le coup de grâce.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mar 14 Jan - 19:30




Never let me go

Dès que je l’aperçois au loin je peux pas m'en empêcher, je me met à courir vers lui. J'écoute même pas ce que le militaire est en train de me répondre, je m'en contrefous, tout ce que je veux c'est lui, lui et lui seul. Je bouscule des personnes qui sont sur mon passage et je cours à toute hâte jusqu'à ce qu'il me réceptionne. Je réfléchis, plus, c'est comme si mon cerveau ne contrôlait plus rien, ce sont mes jambes, mes bras, mes lèvres, ce sont eux qui me contrôlent. Pourtant, dès que mes lèvres se séparent des siennes, je sent qu'un truc cloche. Il ne parle pas, et ça c'est pas normal. Il ne s'est même pas moqué à cause de ma réaction qui peut être quelque peu interprétée comme étant exagérée. Je m'en fou, j'ai vraiment eu peur de le perdre et sans lui... bref, j'ai pas envie de penser à ça. Je regarde son regard, il est vide. Il est là et pourtant je le sent si loin de moi. Je vois un mec arriver et je le fusille du regard, sauf qu'il insiste, il veut savoir où est passé un certain Zac. Je vois les réactions de Yaël et là je me met face à lui, comme un bouclier. Il est pas en état de parler tu le vois pas connard ? Quand je sent la main de Yaël se presser contre mon bras je me retourne vers lui et le soutiens du mieux que je peux en regardant l'autre gars d'un air des plus mauvais. S'il n'a pas compris que je ne l'aimais pas, c'est que c'est vraiment un con, mais finalement mon acolyte lui répond. Ce Zac est mort. Je lève les yeux vers lui, je reste à ses côtés, je peux pas le lâcher. J'en ai pas envie et je ne le ferais pas de toute façon. Je l'observe, au moins il a parlé, il n'est pas totalement mutique et ça me rassure d'un côté bien que je me demande ce qui a bien pu se passer là bas pour qu'il soit dans un état pareil. C'est pas normal, il n'est pas dans son état normal. Yaël est habitué de voir des morts, de dégommer des puants, là je le sent, il y a autre chose.

On s'observe sans parler et là je le sent passer ses doigts sur mon visage, sur ma tempe avant que son geste ne se fige. J'essaie de lire dans son regard, mais cette fois ci, je n'y parviens pas. Je sais juste qu'il va pas bien, sauf que je ne sais pas pourquoi, et ça me ronge. J'aurais presque envie de le secouer, de me dire ce qu'il a, sauf que j'ai pas envie de le brusquer plus. C'est mon roc, et de le voir comme ça c'est juste insupportable. J'étais prête à partir, à ce qu'on avance dans la foule, mais d'un coup je le sent défaillir. quand je me retourne il a déjà un genoux à terre et je suis juste choquée de le voir aussi faible. Est ce qu'il a quelque chose de cassé ? J'écarquille les yeux, j'allais lui demander où il a mal mais il m'attire vers lui, me forçant à me mettre à sa hauteur. Quand j'entend ses paroles, je fronce plus encore ses sourcils, je comprend pas où il veut en venir mais je comprend en revanche que c'est pas le moment pour le lui demander. Je m'approche plus encore de lui, je prends son visage entre mes mains Tu es en sécurité maintenant, je vais pas te lâcher tu m'entends Yaël ? Je vais pas te lâcher. Et ça, c'est pire qu'une promesse que je suis en train de lui faire, c'est presque un serment. Je me relève et l'aide à en faire de même, passant son bras sur mon épaule pour qu'il s'appuie sur moi avant de commencer à avancer à son rythme. Mon bras passé autour de sa taille, mes mains agrippent presque sa hanche, je veux pas le lâcher comme je lui ai promis. On se fraye un chemin jusqu'au centre médical et là en entrant direct quelqu'un s'approche de nous pour demander si on a besoin d'aide. Je gère merci ! Malgré le fait que je sois poli, mon ton est plutôt cinglant. C'est moi qui m'en occupe, point à la ligne. On s'avance vers une sale vide et là sous les lumières je peux me rendre compte qu'il est couvert de sang. Je prend une bassine, de l'eau, des gants et du savon et je commence à lui nettoyer le visage. Je suis concentrée, je parle pas, mais j'observe chacune de ses réactions, j'ai pas envie de le brusquer, il me parlera quand il s'en sentira capable, pour le moment tout ce qui compte c'est qu'il soit en sécurité. Oui en sécurité et avec moi.



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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mer 15 Jan - 23:43

Never let me go
Riley&Yaël
Ses doigts sont la seule chose qui me font croire que je suis pas encore étendu à terre, endormi, paumé dans un de ces putains cauchemars qui se confondent avec trop de facilité à la réalité. Cette chaleur est aussi salvatrice que terrifiante. Je préférerais rêver là. Sa voix me parvient à peine, j’ai la tête tellement lourde. Je m’en fiche de ma sécurité mais je veux pas qu’elle me lâche. Là, maintenant, en tout cas, j’ai vraiment pas envie qu’elle me lâche. J’ai pas le temps de dire un truc, n’importe quoi – même si j’ai conscience que je suis pas en état de prononcer le moindre mot sans que ça sorte de façon habituelle, normale, elle me passe un bras autour d’elle. Mes côtes me font souffrir mais moins que l’épaule qui craque désagréablement. Putain, je suis sûr que je me la suis déboitée. Je concentre toute mon énergie dans la marche qu’elle me force à mener et donc, je la ferme. Toute façon, j’ai pas trop envie de l’ouvrir pour une fois. Je retiens plusieurs grognements. Entre mon genou et le reste des douleurs, je suis servi. Le trajet me paraît long, les visages autour de moi dansent d’une façon dérangeante. Je me sens pas bien. J’ai l’impression que rien est stable, que tout n’arrête pas d’osciller. Si y avait pas Riley pour me soutenir, je pense que je ferais pas deux mètres comme ça. Je me suis pas cogné la tête si violemment, c’est plus ma cage thoracique qui s’est mangé le coup. Je comprends pas. Sûrement la fatigue. Je crois qu’elle s’adresse à quelqu’un quand on atterrit dans ce que je pense être le cabinet médical – je l’ai pas non plus spécialement approché. Ouais, en fait, je l’ai même carrément évité. On tombe dans une salle vide et je m’assieds sur la première chaise qui tombe sous mes yeux alors qu’elle va chercher je sais pas quoi. Je regrette déjà de plus l’avoir près de moi, contre moi. C’est terrible. J’ai besoin de contacts physiques, j’ai besoin d’être en contact avec elle. C’est con. Je me l’explique pas.

Elle revient avec de quoi me laver.  Au début, je bronche pas et je la laisse faire. L’eau fraîche me tire un peu de ma léthargie, assez pour me faire baisser le regard vers la bassine et voir le liquide souillé par le sang. Le sang de ma mère. J’ai envie de vomir mais je sais pas comment j’arrive à contenir ma nausée mais je lève le bras qui souffre pas d’une épaule déboitée pour lui faire arrêter ça. « Ça sert à rien. » Je respire lentement en déglutissant difficilement. J’ai vraiment l’impression que je pourrais dégobiller à n’importe quel moment. Putain quoi. J’en ai vu d’autres et des bien plus moches. C’est pas un peu de rouge qui va me chambouler l’estomac. Qu’est-ce qui m’arrive bordel ! Je suis pas une lopette, merde. Je me redresse vivement en repoussant un peu Riley dans l’opération et accuse la douleur dans ma jambe en me retenant au siège que je viens de quitter en étouffant un cri entre mes lèvres. Je veux tout retirer. Ces fringues me collent à la peau avec l’hémoglobine qui a séché. Je peux même pas les ôter comme ça, je peux pas. Ils sont comme une seconde peau, incrustés dans mon épiderme. J’ai l’impression de porter le cadavre de ma mère sur moi comme une parure, putain. C’est insoutenable et j’en peux plus. Je fonce vers je ne sais pas quelle porte que j’identifie comme une douche en clopinant quand même et en jurant à chaque fois que la douleur manque de me faire tomber. Je me laisse tomber sur mes fesses dans la cabine, incapable de rester plus longtemps sur mes deux pieds et actionne en levant mon bras comme je peux vers les robinets, le jet d’eau chaude. Le liquide ondule sur mes cheveux, ma nuque, mon torse et mes jambes enfin. Je reste là, le regard dans le vide. Je suis incapable de me déshabiller même si maintenant ça devrait aller mieux. Je me contente d’observer les filaments vermeils s’éparpiller de mes fringues pour tomber dans l’évacuation de la douche. C’est comme si je l’enterrais à nouveau presque, comme si elle me filait entre les doigts. Les dernières traces de sa présence s’éloignent. Je me sens tellement mal. Je me prends la tête entre les mains et me force à inspirer parce que je sens mon rythme cardiaque repartir en délire. Putain mais vas-y, ressaisis-toi pauvre abruti !
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Ven 24 Jan - 22:51




Never let me go

Je ne compte pas le lâcher, non rectification, je ne compte plus le lâcher, j'ai eu bien trop peur. Je ne sais pas trop comment j'aurais réagi si jamais il n'était pas revenu, si jamais il avait été retrouvé mort ou pire, ce soit moi qui le retrouve sans vie. Je n'en ai aucune idée, et je n'ai pas envie de le découvrir, j'ai eu peur, bien trop peur. Je l'agrippe tant bien que mal, comme je le peux et je me dirige vers le centre médical. Je suis peut être plus petite et moins forte que lui, mais j'ai une soudaine force qui me permet de pouvoir le maintenir. Non, je ne vais pas le lâcher. Je rembourre une personne et on se dirige vers une chambre vide. Dès qu'on entre dans la chambre je referme la porte juste derrière moi et je me dirige vers la petite salle de bain pour pouvoir prendre de quoi le rafraichir un peu et le laver au passage. Je fais couler l'eau, pas trop chaud, ni trop froide, je prend un gant au passage et je reviens vers lui avec tout ça. C'est la première fois que je le vois comme ça, aussi démunie. Non en fait c'est la seconde, mais je crois qu'il m'est plus facile de gérer ses cauchemars, tandis que là je ne sais pas trop quoi faire. Je me met une fois de plus en mode pilote automatique, je me met à lui laver le visage, lui enlever ce sang qu'il a sur lui. Je me demande à qui il appartient parce que visiblement ça ne semble pas être le sien. Du moins, quand j'ai vérifié rapidement dehors il n'avait aucune plaie, alors non, ce n'est pas le sien. Peut être est ce celui de ce Zac ? J'en sais rien, je m'en fou, là la priorité c'est Yaël. Lui et uniquement lui, plus rien d'autre n'a d'importance à ce moment là. Le nombre de pertes ? Je m'en fou ! Est ce que d'autres ce sont transformés ? Je m'en fiche aussi. Je me concentre sur Yaël et uniquement sur lui. Enfin, sans doute que je ne suis pas assez concentrée sur lui, parce que je ne me suis rendu compte qu'il bougeait que lorsqu'il m'a poussé pour pouvoir se lever. Je grimace en l'observant faire et comprend bien vite qu'il est blessé à la jambe et peut être même ailleurs. Je fronce les sourcils, et je le regarde s'éloigner de moi. Il se dirige vers la salle de bain et j'entends rapidement l'eau couler.

Je reste assise quelques secondes avant de me résoudre à aller le rejoindre. Je sais pas quoi faire, tout cette situation me dépasse et c'est en train de me stresser. Quand j'arrive dans la salle de bain je le trouve assis par terre, sous le jet d'eau. Il est complètement trempe et l'eau qui s'évacue est ensanglantée. C'est pas la première fois que je vois du sang, mais c'est pourtant la première fois que ça me fait un pareil effet. Je réfléchis pas, terminé le pilotage automatique, je peux pas faire comme si de rien n'était alors que mon acolyte va mal. Je m'avance vers lui et je me met à genoux devant lui. Moi aussi l'eau touche mes vêtements ainsi que mes cheveux et je me retrouve aussi trempée que lui. Tant pis, je m'en fou. Je pose mes mains sur les siennes et je les sort de son visage pour pouvoir y déposer les miennes, sur chacune de ses joues. Mon visage s'approche du sien et je colle mon front contre le sien. Qu'est ce qui t'es arrivé là bas ? Ce silence est insoutenable, pourtant, même si je le questionne, je le respecte. Mes mains passent sur ses joues doucement avant de finalement partir sur ses cheveux et puis de descendre dans sa nuque vers ses épaules. Elles descendent encore jusqu'à arriver en bas de son haut que je soulève. Je veut lui retirer ses vêtements, je veux plus qu'il ait ce sang sur lui, je supporte pas de le voir comme ça et puis oui j'avoue, ça va me permettre de voir comment il est. J'ai pas pu réellement voir et j'ai toujours aussi peur que ce sang puisse lui appartenir. Tout en douceur je lui enlève son haut, je me rend compte qu'il a mal à une épaule. Je grimace. J'aime pas le voir souffrir putain et puis même moi là je ne suis d'aucune aide. Je me redresse finalement, face à lui, lui tendant une main. Debout ! C'est pas une question, c'est un ordre. Je veux qu'il se lève. Je veux retrouver Yaël. Mon Yaël.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Sam 25 Jan - 1:05

Never let me go
Riley&Yaël
L’eau s’écoule toujours, je sens le sang se défiler mais pourtant, je parviens pas à retrouver un semblant de calme. Je me sens mal, je suis pas habitué à ça, à ce sentiment d’impuissance. Ah putain. Quelle lopette. Qu’est-ce que je fous ?  J’en sais rien mais faut que ça passe. Putain, faut que ça passe, j’en peux déjà plus. Je me sens tellement oppressé, j’aime pas ça. J’ai l’impression que je vais étouffer sans raisons. Que c’est stupide, je suis stupide. J’entends à peine ses pas mais je la sens proche soudainement. Ses doigts s’emparent de mes mains et je la laisse faire parce que de toute façon, j’ai pas la force de l’empêcher. Son front se pose contre le mien rapidement alors que ses paumes entourent mon visage. Sa question roule sur moi. Je vois pas quoi répondre. Je sais pas quoi répondre. Je suis muet. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Le dire, ça va le rendre concret. J’arrive pas à m’y résoudre. Je suis un con en plein déni. Bravo quoi. Ah bah bravo vraiment. Je me mets à rire soudainement. Un rire qui va finir par foutre la chair de poule à Riley tellement il est glauque. Il s’évanouit de lui-même quand elle me retire mon t-shirt et que la douleur me force à serrer la mâchoire. J’étouffe un gémissement quand je dois vraiment relever mon bras à l’épaule déboitée. Ça me tiraille de plus en plus comme si je commençais à me réveiller de ma léthargie. Je la regarde même pas quand elle se relève. Je suis complétement amorphe mais quand elle m’intime l’ordre de me redresser, inconsciemment, j’obéis. Péniblement, je m’agrippe à la paroi proche pour me hisser sur mes jambes et manque de retomber quand mon genou refuse de me supporter. « Putain de… » Je reste accolé pour éviter toute chute et fixe alors la jeune femme comme si j’attendais la suite.

Un regard en biais m’apprend que j’ai plusieurs ecchymoses plutôt moches et gigantesques même sur le flanc gauche – sûrement l’endroit où j’ai la sensation de m’être fêlé une ou deux côtes. Je soupire en me forçant à émerger un peu plus. Plus je me bouscule pour sortir du choc, plus j’ai l’impression que le Monde s’écroule sous mes pieds. Je connais pas ça. Je comprends pas. Mais en croisant les yeux de ma comparse, je me rend compte que je peux pas supporter ça. Malgré le jet, je me sens frigorifié et terriblement … vide à l’intérieur. Instinctivement, je la rapproche en posant mes doigts sur son bras et la cale contre mon torse. J’ai besoin qu’elle me fasse revivre. Chaque contact endort un chagrin que je ne m’explique pas et sans réfléchir, mes lèvres viennent trouver les siennes. Je l’embrasse à pleine bouche jusqu’à ne plus savoir d’oxygène et finalement, relâche sa nuque pour la serrer un peu plus contre moi. Je me mords la lèvre quand je sens que cette simple pression me fait souffrir réellement. Je me détache légèrement en repensant à sa question et me contente de lui expliquer simplement ça. « Je suis tombé. Du haut d’un escalier. » Un sourire ironique se hisse sur mes lèvres très vite. « C’est plutôt stupide, hein ? » Je ricane devant ma propre connerie avant de me passer une main sur le front. Faut que je retire ces fringues. Ça me rend fou de voir tout ce sang, j’ai l’impression que je peux vraiment vomir à n’importe quel moment. Sans aucune gêne apparente, je me déshabille comme je peux en manquant de tomber à quelques reprises. Avant de balancer mon jean, je me souviens d’un détail. J’extirpe le médaillon de la poche, la gorge nouée, j’évite de le regarder et le tend à Riley très naturellement. « Tu peux aller poser ça quelque part ? » Je ne peux pas me déplacer facilement et je veux qu’il soit dans un lieu moins humide… C’est aussi simple que ça.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mar 28 Jan - 21:23




Never let me go

De le voir comme ça aussi vulnérable c'est effrayant. Voir les faiblesses des gens n'est pas quelque chose dont je raffole et encore moins lorsqu'il s'agit de lui. Mon roc. J'ai la sensation qu'à chaque passage de l'eau sur son corps il est en train de s'effriter un peu plus. J'en ai vu des gens comme ça et qui ne parvenaient pas à se relever, tout ce que j'espère c'est que lui y parviendra. Il le faut, parce que sinon je me vois mal être sans lui. C'est là que je me rend vraiment compte à quel point je tiens à lui. Ça me fait chier de prendre conscience de ça, alors pour le moment je laisse ça traîner dans un coin de ma tête, c'est pas la priorité. La priorité c'est lui. Je m'approche de lui, je m'en fou d'être mouillée ou même que quelqu'un puisse rentrer dans la chambre et nous trouver là. On nous prendra pour des tarés sans doute, ouais et alors ? Je m'en fiche. Je veux être le plus rassurante avec lui alors je deviens tactile. Mes mains sur ses joues, mon front contre le sien et je tente d'être le plus apaisante même si les battements de mon cœur me ramènent à la réalité. Je suis flippée, carrément flippée, surtout quand il se met à rire suite à ma question. Je crois que le silence était bien mieux que d'entendre ça. Je ne tremble pas comme une feuille mais j'en suis pas loin. Alors oui, je me redresse après lui avoir ôté son haut et je lui intime l'ordre de se lever. On est trempés, mes habits me collent à la peau, je passe mes cheveux derrière mes oreilles et lorsqu'il se redresse je fais la mauvaise découverte de ses hématomes. Il doit avoir une ou deux côtes de cassées, c'est pas possible autrement. Je comprend mieux maintenant pourquoi il grimaçait tant et je me dis que j'ai du lui faire mal quand je l'ai fermement agrippé pour arriver jusqu'ici. Quelle conne !

Je me recule un instant pour mieux observer ses contusions et je passe doucement la main dessus. J'arrive pas à l'ausculter de façon rationnelle, non, je suis irrationnelle et je suis en train de regarder s'il n'a pas de morsure. Stupide ? Totalement mais j'assume ma connerie. Par contre, je suis surprise lorsqu'il me rapproche de lui. Je me laisse faire, que pourrais je faire d'autre ? Ses lèvres s'échouent contre les miennes et je prolonge le baiser qu'il me donne en venant me coller un peu plus à lui, passant mes bras autour de sa nuque pour le rapprocher un peu plus de moi. Je suis à bout de souffle lorsqu'enfin nos bouches se séparent. J'ai besoin de ce genre de contact avec lui. C'est vital. Ce n'est pas que pour l'aspect physique, non c'est bien plus que ça. On se fait revivre mutuellement, on s’insuffle la vie comme si le fait de partager notre oxygène pouvait nous sauver de... De quoi au juste ? J'en ai aucune idée. Enfin il se met à parler. Sans même m'en rendre compte j'ai un soupir de soulagement avant de froncer les sourcils en entendant sa réponse. J'espère qu'il ne s'est pas cogné la tête également, et s'il avait perdu connaissance ? Et s'il avait un hématome sous dural ? Non non et non, il ne faut pas que je commence à penser à ce genre de chose, je dois être objective, je dois me mettre à rationaliser. J'ai le regard fixé sur son expression alors qu'il se met à s'enlever le reste de ses habits. Est ce que je suis gênée ? Même pas ! C'est pas comme si c'était la première fois que je le voyais nu de toute façon et ça me permet au passage de voir s'il n'a pas de plaie apparente. Rien. J'en conclue rapidement que le sang n'était pas le sien mais même si la question de savoir à qui il appartient me brûle les lèvres je n'ose la poser. Je sais pas pourquoi, je sent que la réponse ne pourrait pas me plaire. Il me demande alors d'aller poser quelque part un médaillon qu'il sort de sa poche. J'hoche la tête avant de le prendre et de partir vers la chambre pour le déposer sur la petite table de nuit disposée à côté du lit. Je fouille ensuite dans un petit meuble où est disposé du linge et je prend deux serviettes, un bas de pyjama bleu et un ensemble tshirt et pantalon vert pour moi. Des habits de chirurgien pour être plus précis. Je prend quelques minutes pour me déshabiller et enlever mes affaires toutes trempées pour enfiler la tenue verte avant de revenir dans la salle de bain. Je m'approche de lui et ferme les vannes avant de l'entourer avec la serviette. J'ai besoin du moindre contact avec lui. Je pose ma tête contre son torse, à gauche, contre son coeur pour entendre les battements de son corps avant d'y déposer mes lèvres dessus. Me refait plus jamais ça. C'est sorti, c'est un aveu que je lui fais, quelque chose qu'il n'a pas intêret d'oublier. J'ai pas besoin de plus m'étaler je pense que c'est suffisamment explicite comme ça. Il faudrait être carrément débile pour ne pas comprendre. Je passe mes mains sur son flanc avant d'arriver à ses hématomes. On a pas de matériel pour faire une radio, je te ferais un bandage compressif au cas où il y ait une hémorragie bien que ça m'étonnerait... Je palpe doucement son abdomen. Il est souple, alors je pense que c'est juste cassé, et encore je n'en suis pas sure, ce ne sont peut être que de simples contusions. Tu vas devoir te reposer, de toute façon t'as pas le choix, je veux pas que tu repartes. Et là mon ton est sans appel. C'est pas une requête, c'est un ordre.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mar 28 Jan - 23:23

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Elle obtempère sans rechigner ou ajouter quoique ce soit ce qui me soulage partiellement. Pas besoin de justificatifs, pas besoin d'une seule parole, elle obéit. Depuis quand elle est aussi docile et aussi peu curieuse ? Je suis satisfait de sa réaction mais aussitôt qu'elle déserte mon espace, je me sens mal. Putain. J'ai pas envie d'être seul. Enfin pas que seul, c'est surtout d'être sans elle. Sans elle à proximité. Mes doigts trouvent machinalement de quoi me laver et je me dépêche comme je peux de frotter les résidus de sang sur ma peau. J'ai des hauts le cœur à plusieurs reprises et la gorge de plus en plus serrée. J'ai la sensation que chaque parcelle d'hémoglobine que j'efface est un coup de poignard que je m'inflige. C'est ridicule. Mes mains tremblent légèrement et je fais mine de pas le voir. Quand elle revient, j'ai l'impression que ce moment a duré des heures mais à tout casser, ça lui a pris cinq minutes. Je relève les yeux pour cueillir ses traits alors qu'elle s'occupe de fermer les vannes et de m'enrouler dans une serviette. Sa tête rejoint mon torse, ma main, sa nuque. On reste comme ça un peu. Ses lèvres atterrissent à l'endroit où mon cœur bat de façon encore anarchique. Sa voix me parvient et ses mots me font froncer les sourcils. C'est plutôt à elle de ne jamais me faire ça. Je lui dis pas parce que c'est débile de répondre ça. Je suis parano, ok mais je suis pas non plus de ceux qui prônent la fin du Monde et d'autres conneries. Je me contente de lui demander en suivant ma logique « T'as toujours le couteau que je t'ai filé sur toi ? » Je veux qu'elle puisse se défendre le jour où la zone pourrait tomber. Je veux jamais devoir lui foutre une balle entre les yeux. Putain. Je sais même si j'en serais capable. Je refoule cette conclusion très loin alors que ses doigts me parcourent m'arrachant de longs frissons malgré la légère douleur qu'ils suscitent quand elle s'arrête sur mes côtes. Elle fait alors son diagnostic et je hausse des épaules – aoutch j'avais oublié que j'en avais une d'accidenté, en guise de réponse. Je m'en fiche de repartir, de me reposer et d'être soigné. Je pense pas à demain. Je pense même pas à l'heure qui arrive. Je sais plus ce que je veux mais je sais ce que je veux pas. C'est qu'elle s'éloigne là.

Je vois qu'elle m'a apporté des fringues et ça tombe bien, je gèle. Je m'écarte un peu d'elle pour finir de me sécher au prix de plusieurs tiraillements. Ma main s'empare du textile bleu et je me débrouille en m'appuyant sur la paroi proche pour l'enfiler. Je grogne à moitié quand je me force à plier mon genou blessé. Quand j'ai terminé avec ça, mon regard se perd sur le tas de vêtements poisseux que j'ai retiré juste avant. C'est tout ce qu'il reste du sang de ma mère. D'une voix froide et inflexible, je m'entends articuler « Faut les brûler. » avant de me décoller de mon mur. L'humidité de la pièce et l'empreinte du massacre trop présente me donnent l'envie de sortir de là et vite. Je rend sa serviette à Riley avant de quitter la cabine de ma démarche boiteuse en espérant qu'elle me suive. Je m'assieds sur le lit qui m'attend et retrouve ce que je lui ai confié sur la table de chevet. Je veux pas le voir mais ça m'empêche pas de le serrer entre mes paumes et de jouer machinalement avec. Va falloir que je vois ma soeur pour lui dire. Pas maintenant. Je suis pas capable mais... Rapidement quand même. Elle mérite de savoir. Après tout, c'était plus sa mère que la mienne. Elles ont eu une vraie relation même si elle était pas torride. De mes intonations toujours dématérialisées, je demande à mon interlocutrice « Jo est toujours dans la zone en ce moment, hein ?» On sait jamais qu'elle se soit cassée aussi en expédition. A force de faire tourner le bijou entre mes doigts, il s'ouvre. Une photo du frangin sur la droite et de la sœurette sur la gauche. Bien entendu, j'ai pas ma place là dedans, je l'ai jamais eu. Je rigole légèrement avant de le refermer. Dire que je suis en train de délirer à cause d'une femme qui en a jamais rien eu à foutre de ma gueule et dont les derniers mots auront été casse-toi de chez moi. Je suis con. Mais tellement con. Très calmement, mon attention traque et trouve ma blondinette. « Frappe moi. » Faut que je me reprenne et que je réalise. Y a rien de mieux qu'un bon coup de poing pour se souvenir et pour se rappeler. « Vas-y, frappe-moi. » Ca la soulagerait aussi, je suis sûr de ça. Je suis qu'un pauvre idiot après tout. Et je lui en ai donné des raisons de le faire.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Jeu 30 Jan - 13:37




Never let me go

Là je ne suis plus en train de me battre avec lui, en train de tenter d'avoir raison ou d'avoir le dernier mot. Non, je m'en fou de tout ça, tout ce qui m'importe à présent c'est de savoir comment il va. Je peux déjà constater que physiquement ce n'est vraiment pas ça, son corps est tuméfié à divers endroits et je tente rapidement de faire un diagnostic dans ma tête. Si ça avait été avant, je l'aurais direct envoyé passer un scanner au niveau de la tête pour voir si en tombant il n'y avait pas eu de lésions cérébrales et ensuite du ventre, pour voir s'il n'y avait aucune hémorragie interne . Ouais, ça, ça aurait été avant, mais maintenant je devais faire mon diagnostic, comme ça, sans avoir aucun outil sur moi, hormis le stéthoscope qui se trouve dans la poche de la blouse que j'ai laissé par terre lorsque je me suis changée. Je l'entoure avec une serviette, comme si elle pouvait le protéger et je pose ma tête pour entendre battre son cœur . Je crois qu'après toute la frayeur que j'ai pu ressentir, c'est l'un des plus beau son qu'il m'ait été donné d'entendre. Ouais, je sais je suis gnangnan à fond et j'ai presque envie de me donner des gifles, sauf que voilà, j'ai eu très peur et ça j'y peux rien. Moi aussi je me prend cette évidence en plein dans la face et je dois bien comprendre qu'au final, il m'est bien plus indispensable que je veux bien le laisser entendre. Je ne vais pas non plus dire qu'il m'ait essentiel, on va pas non plus exagérer, mais depuis que mon père est mort il est le seul en qui j'ai une confiance aveugle qui me reste, alors oui il est important. C'est peut être pas un membre de ma famille, mais désormais c'est tout comme, il compte tout autant que comptait mon père pour moi. C'est pas la même chose, ça non, mais c'est quand même similaire.Bref, j'ai pas envie de réfléchir à ça parce que je sent que ça va me donner mal à la tête et surtout j'ai pas envie de penser à l'évidence que cela signifie. Je le quitte jamais  Il me l'a donné, je l'ai gardé, et d'ailleurs il m'a bien servi un peu plus tôt quand un des gars s'est transformé et a failli me bouffer la tête. Je pousse même le vice à dormir avec. Par contre là, je ne l'ai pas avec moi, je l'ai laissé par terre avec mes affaires, parce que je sais qu'avec lui je suis en sécurité et que j'ai pas besoin de surveiller mes arrières. Stupide ? Non rationnel. Quand je l'ausculte brièvement et dis ce que je vais devoir lui faire, je le vois grimacer quand il hausse les épaules.  Ca aussi je te la remettrais en place Avoir été par le passé aux urgences, j'ai pu faire un peu de tout et la traumato en faisait partie, alors ça devrait être un jeu d'enfant... pour moi, par pour lui, je sais combien ça peut faire souffrir de remettre une épaule ou une quelconque articulation en place, mais on souffre sur le moment et ensuite comme par magie ça va mieux. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, je verrais bien sur lui.

Je laisse se sécher et enfiler le pantalon que je lui ai amené. Je me retiens de ne pas l'aider mais ça me permet aussi d'évaluer les dégâts. Il souffre, et ça me fait mal de le voir comme ça, j'aime pas ça. Quand il me parle de brûler les affaire j'hoche la tête. Je le ferais après, ouais parce que pour moi c'est définitivement pas la priorité. La priorité maintenant c'est de m'occuper de ses blessures, le linge je m'en fou, il va rester là dans la salle de bain jusqu'à ce que je décide que j'ai le temps d'aller les foutre en l'air ou de les brûler comme il me l'a demandé. Pourquoi brûler d'ailleurs ? J'en ai aucune idée et je me retiens de poser la question, j'ai comme qui dirait la sensation que ça a avoir avec ce médaillon. Je sent qu'il y a quelque chose de louche là dessous mais je dis rien. Non, je ferme ma gueule. Je le suis jusque dans la chambre où il s'installa sur le lit, je reste devant lui, je pose instinctivement mes mains sur ses cuisses. Je sais pas pourquoi j'ai besoin du moindre contact avec lui, c'est comme ça. Quand il me parle de Jo' je réfléchis, et oui elle est encore là, je l'ai vu la veille pour lui refaire son pansement mais ça je préfère le garder pour moi pour le moment, c'est pas le moment de l’inquiéter avec des conneries surtout que sa plaie est quasiment cicatrisée. Elle est là oui. Tu veux que je demande à aller la chercher ? S'il veut la voir je peux le faire, surtout que j'imagine que les nouvelles allant bien vite elle a du apprendre que son frère était arrivé en bien piteux état. Elle doit être morte d'inquiétude j'imagine. Je fronce les sourcils à cette idée avant de l'entendre rire. Je l'observe refermer le médaillon et là je le lui prend des mains avec force avant de l'ouvrir et de reconnaître Joan sur une des photos. Les pièces du puzzle sont en train de se mettre petit à petit en place, mais il y a toujours un truc qui m'échappe, alors j'ose demander.  Tu l'as trouvé où ?  J'aurais pu clairement demandé à qui il était, mais j'ose pas. Je crois que je redoute la réponse, j'imagine que ça appartenait à quelqu'un de sa famille, peut être sa mère... et si ce sang ? J'écarquille en grand les yeux comme si je venais tout à coup de comprendre et je pose un regard complètement ahurie quand il me demande de le frapper. Mais t'es con ou quoi ? T'as vu dans quel état tu es ? Je secoue la tête et je m'éloigner pour aller chercher mon stéthoscope et une grande bande pour faire mon pansement compressif. Connard !  Ouais finalement je l'ai dit plus tôt que prévu. Je pose l'embout froid sur le ventre de Yaël, à l'endroit des hématomes et j'écoute... rien. T'as pas d’hémorragie en tout cas .


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Lun 3 Fév - 0:52

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Est-ce que j’ai envie de voir ma sœur ? Mon estomac se contracte à cette simple pensée. Non. Putain, non. Je pourrais pas le supporter. Elle ressemble à … C’est comme si… Ah merde quoi. Je peux juste pas là. Mettre des mots sur ce qu’il s’est passé. Lui expliquer ce qu’il s’est passé. Je compte pas garder ce fichu médaillon, je l’ai pris pour elle surtout. Je suis pas du genre à tenir des trucs par nostalgie ou d’autres conneries du genre. Je veux qu’elle me croit et… Je sais pas. Peu importe. Je veux pas devoir assister à sa réaction et devoir l’affronter maintenant. Je peux pas, c’est tout. Ça peut attendre de toute façon. Je me contente d’articuler calmement « Non. » à cette question et me perd dans la contemplation de ce bijou qui me rappelle à quel point, j’ai disparu de son existence. C’est bien comme ça. Ils ont disparu de la mienne aussi. Je suis sous le choc de l’avoir tuée comme ça, je pensais pas tomber sur elle dans cet état – ce qui est con je le reconnais, je me doutais bien que ça finirait comme ça. Mais ça passera vite. Ils n’étaient déjà plus rien pour moi. Pourquoi je me laisse envahir par des souvenirs ? Je suis censé être au-dessus de ça. Je le suis. Je le dois. Riley me ramène sur Terre en m’arrachant des mains la babiole ensanglantée de la vieille. Je veux m’énerver et je sens que je le pourrais mais quelque chose me retient. La lassitude, la confusion. Je fronce les sourcils et serre la mâchoire néanmoins. J’ai pas envie qu’elle fasse de déductions, j’ai pas envie d’en parler. J’ai envie d’oublier. J’ai envie qu’elle ignore tout. Je veux pas de sa pitié ou qu’elle se méprenne sur moi. Je suis un connard, c’est tout. D’une voix plutôt ferme, je m’entends répliquer « Ça ne te regarde pas ! Repose ça tout  de suite. » Ce début de rancune s’évanouit aussi vite qu’il a éclot. Je suis trop fatigué et j’ai trop besoin d’elle pour commencer nos disputes habituelles. Je reviens d’une bataille et j’en mène encore une dans ma tête, pas besoin d’en ajouter avec la seule personne qui peut me soigner - à tous les niveaux.

En parlant des habitudes, elles reviennent décidément à vitesse hallucinante. Le connard me ferait rire d’ordinaire mais là il me laisse simplement abattu. Tout semble normal, même ses injures, pourtant, je ne me sens pas « normal ». Je souris tristement en ajoutant placidement « Je croyais que tu rêvais de m’achever. » Je soupire alors qu’elle s’approche avec du matériel. Je suis tellement crevé. L’embout métallique de son stéthoscope m’arrache plusieurs frissons. Sarcastiquement, je m’écoute délier un « Super. » quand elle m’annonce que j’ai pas d’hémorragie. Je m’en fiche de ma santé, des coups. On s’en fout tellement. Ça n’a pas d’importance. En observant le bandage qu’elle a apporté, je grimace. « Tu peux pas t’occuper de cette merde demain ? Ça changera rien. » C’est vrai après tout, j’ai juste un ou deux trucs de déboités, des hématomes. Je peux dormir là-dessus comme ça. J’ai juste besoin qu’elle soit là. Près, contre moi. Le reste, ça me semble moindre. Ma survie mentale la réclame et celle physique dépend de la première. Elle devrait le savoir. Elle est médecin après tout. « Oublie ça. Viens. » Dans cette optique, j’écarte l’instrument médical de mon épiderme alors que mon autre paume attrape son poignet et que je la tire vers moi pour qu’elle puisse s’asseoir à côté de moi. Je pose aussi sec ma tête sur son épaule et laisse mon nez s’égarer dans le creux de sa nuque. « Tu restes avec moi ce soir. » Ce n’est pas une question, ni une requête, c’est un ordre. Je sais que je pourrais pas m’endormir sans elle. Je suis déjà inquiet à l’idée de ce qui m’attend dans mon sommeil. Je vais avoir besoin qu’on jette un œil sur moi. Y a cinq jours, j’ai manqué de passer à travers une fenêtre. Je commence à devenir somnambule – là ça devient dangereux. J’ai réussi à me réveiller à temps mais depuis, je veille à me tenir éloigné le plus possible de toutes les issues. Mes lèvres se perdent sur son cou à deux reprises alors que je m’imprègne de son odeur. C’est tout qui m’importe actuellement, être là avec elle.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Jeu 6 Fév - 19:39




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Lorsqu'il me parle de sa sœur, je lui propose tout simplement d'aller la chercher mais son non me surprend. Je ne dis rien, je le regarde assez surprise, mais c'est son choix, sauf que pour le coup je ne comprend pas pourquoi il me demande si elle est toujours à la zone si c'est pour ne pas la voir. A moins qu'il attende demain matin pour être un peu plus en forme et en meilleur état ? Possible. Il ne veut peut être pas égratigner l'image du héros qu'elle a de lui, enfin ça il ne doit même pas le savoir, même pas s'en douter. Ces deux là devraient vraiment parler, et je devrais moi aussi dire à Yaël que j'ai appris sans rien demander pas mal de choses au sujet de sa famille. M'en voudra t il ? Lui en voudra t il à elle ? Sans doute que oui... avec cette tête de pioche rien n'est impossible ! En le voyant comme ça et surtout sa réaction face au bijou, je ne peux m'empêcher de le lui prendre des mains pour y découvrir en photo Joan et sans doute le reste de sa famille. Je suis pour le moins choquée, j'ai un tas de questions qui me viennent en tête sauf que je préfère les garder pour moi. J'ai bien appris à comprendre le Yaël et ce que je sais c'est qu'il n'aime pas parler de lui. Tout ce que j'ai pu apprendre sur son passé me vient directement de la bouche de sa petite sœur ce qui est pour le moins déroutant. Je sursaute lorsqu'il me répond aussi fermement à la question de savoir où il l'a trouvé. Je déglutis ma salive avant de refermer le médaillon et de le reposer là où je l'avais laissé quelques minutes plus tôt. Je déteste quand il me parle comme ça, quand il m'engueule de la sorte. J'ai d'un coup la sensation d'être qu'une gamine d'à peine trois ans. Le hic, c'est qu'en temps normal je lui répliquerais quelque chose de pas sympa, sauf que là je ferme ma gueule. Je me la ferme parce que je sais qu'il n'est pas bien, mais ce n'est pas pour autant que je compte oublier de le questionner. Ça ne sera que partie remise et il me connait suffisamment pour savoir que si je coopère aussi facilement, ça ne veut pas pour autant dire que je lâche l'affaire. Non. Je la repousse.

Quand il me demande le frapper je l'insulte. C'est plutôt chose habituelle entre nous, c'est comme des mots doux en fait, ça a le même impact et en règle générale ça le fait rire ou sourire, là rien. C'est pas comme d'habitude. Situation de merde. Je préfère me mettre à l'ausculter une fois de plus. Pourtant c'est pas faute de l'avoir fait, mais je sais pas, j'ai comme besoin de me sentir utile, je sais que c'est débile mais j'y peux rien. Mon stétho sur lui, je peux le sentir frisonner et je grimace en imaginant que le fait de se crisper ainsi doit lui réveiller la douleur. Son ironie me fait rouler des yeux. Ça y est il m'agace ! Je veux m'occuper de lui maintenant. Pourquoi ? Parce que au moins ce sera fait. Non. Mensonge. Je veux le faire parce que ça me rassure, c'est tout, sauf que ce que j'oublie c'est que c'est lui qui doit être rassuré, pas moi et il me le fait très bien comprendre. En m'attirant vers lui il m'oblige à cesser tout soin ou toute idée de le soigner. Je pose les bandes que j'avais apporté sur la table de nuit, juste à côté du médaillon avant de venir m'asseoir à côté de lui. Il pose sa tête sur mon épaule et je frisonne au moment même où il vient y aller courir son nez. Je ferme les yeux quelques instants, je l'entends, c'est pas une requête, je sais qu'il me laissera pas le choix, de toute façon c'est pas comme si j'allais me forcer parce que je comptais pas partir. Et si je veux pas ? Pure provocation et je suis sure qu'il le sait, j'essaie de faire ma forte sauf que je sent que peu à peu la force que j'avais trouvé est en train de me quitter. J'ai eu tellement peur. Tellement. Je sent ses lèvres sur mon cou et je me met à renifler. Putain pas ça. J'ai réussi à faire la forte jusqu'à maintenant ou du moins tenter de l'être le plus possible et là je sent que mes barrières sont en train de s'effriter peu à peu. Je déteste ça. Je déteste que l'on me fasse ressentir ce genre de choses sauf que j'y peux rien, je peux rien arrêter c'est plus fort que moi, faut que ça sorte. Je sent déjà mes joues s'humidifier. Ouais je pleure en silence. Je tourne mon visage vers lui et j'attrape son menton pour lui relever la tête vers moi, je reste quelques instants sans rien dire mon regard ancré dans le sien. J'aimerais pouvoir dire quelque chose mais les mots ne veulent pas sortir et d'un côté vaut mieux pas parce qu'on va rentrer dans des paroles que je risquerais de regretter d'avoir dites. J'aime pas me dévoiler et au final je me dévoile bien assez comme ça, surtout que je sais qu'il gère mal quand je pleure, mais là faut que ça sorte. Mon nez se frotter contre le sien et mes lèvres viennent rapidement à l'encontre des siennes pour l'embrasser tendrement. Je crois que j'ai jamais été aussi douce avec lui, c'est pour dire à quel point je suis chamboulée. Je sépare nos bouches et je pose une main sur son torse pour le faire s'allonger avant d'en faire de même en me pressant contre lui, prenant soin tout de même de ne pas lui faire mal aux côtes.  J'irais nulle part. C'est comme une promesse que je lui fais alors que je pose ma tête sur son torse et une de mes mains contre sa joue. De quoi on doit avoir l'air ? Je m'en fou, j'ai pas envie de le quitter et de l'avoir contre moi ça me rassure.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Ven 7 Fév - 0:52

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Je m’attends pas à une réponse. Je mise trop sur sa compassion là, clairement. Qu’elle soit plus docile me dérange pas, j’espère juste que c’est pas uniquement par pitié. Enfin à ce stade, je peux pas prétendre à ce luxe. Tant qu’elle la ferme et en rajoute pas trois couches, ça me convient. Sauf que j’ai été trop optimiste sur ce coup et qu’elle réplique à ma demande. J’ai envie de ricaner et de la forcer à s’allonger immédiatement mais je me contente de regarder dans le vide à la place. Je vais pas la retenir, je pense. Enfin… Je sais pas. J’ai pas de forces mais je me vois pas rester comme un con ici, seul. Je grogne entre mes dents pour signaler ma désapprobation néanmoins. Quand elle m’attrape le menton, m’ôtant de sa nuque par ce geste, je suis surpris de la découvrir en larmes. Qu’est-ce qui se passe là ? J’ai loupé un épisode ? Je fronce les sourcils tandis qu’elle s’agrippe à mes yeux comme à une bouée. Qu’est-ce qu’elle fout ? Je la comprends pas. Complétement confus face à cette réaction qui m’irrite autant que ça m’inquiète au fond – bah ouais, sa santé mentale semble pas au plus fort de sa forme hein, je lâche d’un air faussement détaché « Pourquoi tu pleures ? » Je supporte pas de la voir chialer. Encore moins quand j’en comprends pas les raisons. D’un seul coup comme ça ? Sérieux ? Parce que je lui ai dit qu’elle devait rester ? Je vois pas pourquoi elle en pleurerait. Peut-être qu’elle a un autre mec sous le coude et qu’elle s’en veut ? C’est ça l’histoire ? Elle culpabilise ? Je délire ? Peut-être peu, ouais. Je sais pas ce que je dois faire, ni ce qu’elle attend là. Putain que je déteste ça. Son nez frotte le mien comme pour chercher à se convaincre d’un truc qui m’échappe. La possibilité d’un autre amant me passe encore dans l’esprit. Je veux pas le savoir, putain. Je marmonne « C’est bon, y se passe rien là. » dans l’espoir de me convaincre aussi. Mais ouais, y a rien de grave dans l’immédiat. Je la suis pas. Mais alors vraiment pas.

Et je suis pas au bout de mes surprises quand ses lèvres trouvent les miennes. Elle m’embrasse d’une façon tellement délicate et douce que j’en reste con. Je me souviens pas avoir été, une seule fois embrassé comme ça. Si ça me plaît ? J’en sais même rien. Je suis paumé et c’est pas avec les dernières 24 heures que je viens de vivre que je vais y voir plus clair. Cette nana est dingue, c’est officiel. Et je suis aussi taré qu’elle pour me laisser faire. Je réfléchis pas plus que ça au final parce que je lui ai rendu son baiser et que j’ai pas envie d’analyser le pourquoi du comment. Y en a pas. Je suis fatigué, désorienté et elle… Bah c’est Riley quoi. On peut pas savoir toute la contradiction qui se loge dans son crâne. Une vraie girouette. La preuve ! Elle m’allonge et me dit qu’elle va pas me laisser. C’était donc du bluff plus tôt ? Je pourrais rouler des yeux si ses larmes s’étaient effacées. Je soupire lourdement en appuyant mes paumes sur ses joues humides. « De toute manière, j’allais pas te laisser partir. » J’en sais rien en vrai mais bon. Mes doigts dévient sur sa bouche. « Je t’interdis de bouger cette nuit. » Je penche ma tête et l’embrasse langoureusement avant de reprendre notre position initiale. Je l’entoure de mes bras pour raffermir notre étreinte, quitte à en éprouver quelques tiraillements – je m’en fous. Il me faut à peine deux minutes pour sombrer dans un sommeil de plomb. J’ai même pas pu résister, c’est comme si un gouffre m’avait emporté. Je suis lessivé. Je sais pas combien de temps file comme ça alors que je suis endormi. Mais étrangement, je parviens pas à me souvenir du cauchemar. Pourtant quand j’ouvre les yeux, je suis debout. Debout ? Je me suis levé quand ? Aïe mon genou, putain, quelle idée. Dans ma main ? Un couteau. Devant moi ? Riley. Je la menace. Je menace Riley. Putain. Je lâche la lame aussitôt, elle tombe avec fracas au sol et recule de quelques pas vacillants. J’analyse comme je peux, encore somnolent ma comparse pour vérifier que je ne lui ai rien fait avant de me mettre à rigoler alors en me retenant au meuble le plus proche. Bonsoir, je suis officiellement somnambule et officiellement dangereux.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Ven 7 Fév - 13:09




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Il me prend quoi là ? J'en sais rien, j'en ai juste aucune idée et j'ai pas envie de réfléchir à ça maintenant. Tout ce que je sais c'est que je ne contrôle plus aucune de mes réactions et tout ce à quoi je pense c'est que j'ai failli le perdre et cette pensée semble piétiner mon cœur. Pourquoi je réagis comme ça ? On est pas ensembles, on est pas un coupe, on est quoi au final d'ailleurs ? Juste deux personnes qui tentent de survivre et qui ont parfois un moment d'égarement, ouais c'est ça. Alors pourquoi est ce que je suis en train de me mettre dans un état pareil ? Pourquoi j'ai été aussi heureuse de le savoir en vie ? Pourquoi je suis morte des milliers de fois en l'imaginant mort ? J'en sais rien, enfin je crois pas savoir. Mon cerveau est embrouillé, je suis fatiguée. J'avais passé les heures d'avant son retour en train d'ausculter des personnes et j'avais fait une opération juste avant. La pause café que j'aurais du avoir c'était envolé quand on m'a ramené un gosse qui s'était amusé avec une fourche et ce l'était planté dans le pied. Quelle idée déjà ont les parents de l'avoir laissé jouer avec ça ? Faut être totalement inconscient putain! Et puis après, ben après il y a eu le retour de Yaël, et tout ce qui a pu se passer juste avant. Je crois que mes défenses sont tombées toutes petit à petit sans même que je puisse m'en rendre compte. J'ai rien vu venir et maintenant je suis en train de pleurer. J'ai envie de me gifler. Je vais pas le faire sinon il va vraiment me prendre pour une cinglée, alors je le fais mentalement. Est ce que ça fait du bien ? Même pas ! Sa question de savoir pourquoi je pleure m'arrache un ricannement. Qu'est ce qu'il peut être con ma parole ! Je secoue la tête exaspérée mais je répond pas. Répondre quoi ? Que j'ai eu peur qu'il ne me revienne pas ? Que je suis morte des centaines fois en l'imaginant devenir un puant ou en train de crever par là au bord de la route ? Non merci!Il serait encore foutu de prendre la poudre d'ecampette ou de me rejeter et j'en ai clairement pas envie. Au lieu de lui répondre avec des mots, ce sont les gestes qui prennent le relais et là encore il semble rien comprendre. Connard Ouais je sais, je devrais pas l'insulter, mais là pour le coup ça n'a même pas cette signification là.

Je suis tellement chamboulée, tellement soulagée à la fois que je l'embrasse, mais pas comme d'habitude. Il me prend quoi là ? Je devrais arrêter ça tout de suite, sauf que j'y arrive pas. Mon corps n'écoute plus pas tête, non il agit à sa guise, sans réfléchir. J'ai presque l'impression d'assister à la scène de loin et franchement de me voir être cette nana ça me donne la gerbe. Pourquoi ? Parce qu'on dirait que je m'accroche à lui comme si je ne pouvais pas vivre sans lui. Bordel Riley réveilles toi ma fille!T'es pas devenue accro à ce mec quand même ? C'est le pire choix putain ! Je pourrais me détacher de lui, voir même me barrer sauf que je le fais pas. Il a autant besoin de moi que j'ai besoin de lui et là ça me saute au visage. Je crois que dans toute ma connerie je n'ai jamais été aussi lucide. On a besoin l'un de l'autre, c'est comme ça et je peux rien y faire. Rectification, je ne veux rien y faire. Je veux pas que ça change. Je le fais s'allonger et je me colle à lui en lui faisant comme une promesse. Je compte pas m'en aller, pas tant qu'il ne se sera pas réveillé et qu'il n'ira pas mieux. Je souris en entendant ces paroles et une fois de plus on s'embrasse. Je crois qu'on s'est jamais autant embrassés que durant ces dernières heures. C'est déroutant mais pas désagréable pour autant. Je ferme les yeux sauf que je n'arrive pas à trouver le sommeil. Je colle mon oreille contre son cœur et j'entends progressivement ses bâtements se calmer tout comme sa respiration. Elle est beaucoup plus profonde et semble bien plus apaisée. J'ose pas bouger par peur de le reveiller et finalement, tout en me concentrant sur tout ça je m'endors moi aussi. Je sais pas depuis combien de temps je dors mais je me sent d'un coup comme secouée, et puis le froid s'empare de mon corps. J'ouvre un œil et je me rend compte que je suis toute seule dans le lit. Je me redresse en le cherchant du regard mais rien, je le vois pas, enfin pas tout de suite. Je sais pas pourquoi j'ai comme un mauvais pressentiment, je fronce les sourcils, seule la lumière du couloir éclaire la chambre, on est dans la peine ombre et d'un coup je parviens à distinguer ses formes. Mais qu'est ce que tu fais debout ! Viens te recoucher ou alors je.... J'ai pas le temps de terminer ma phrase que je vois une lame briller dans sa main. Il s'approche de moi et là je sens que ça va vraiment pas du tout. Il marmonne des choses totalement insensées mais j'ai le temps d'entendre un qu'est ce que tu lui as fait. Ma respiration s'accélère, j'ai clairement peur. Yaël qu'est ce que tu fais avec ce couteau ? Lâches ça ! Tout va bien, c'est moi Riley, tu es avec moi, au Centre médical Sauf que rien de ce que je peux dire semble le calmer, je vois son regard et c'est le même que celui qu'il avait à la cabane quand il avait eu sa crise. Je le vois lever la lame vers moi et je suis comme paralysée, sauf que d'un coup il semble se réveiller. La lame tombe au sol et son regard viens de changer. Je me penche juste pour pouvoir allumer la lumière, conne que je suis, pourquoi je ne l'ai pas fait avant hein ? Je me lève d'un bond et je lui fais face, je suis furieuse. Depuis quand ? Depuis quand ça dure ? Je suis médecin, je suis pas conne et je viens de comprendre qu'il était somnambule, en plus de ça sur un militaire. Comment j'ai pas pu le remarquer avant putain ? Réponds Dixon !  


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Sam 8 Fév - 0:32

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Je rigole encore comme un idiot alors qu’elle s’est penchée pour allumer la lumière. Sérieux. Je trouve rien de mieux à faire dans mes rêves que de poignarder la première personne à ma portée ? Putain. Quelle connerie. Ça devient réellement grave cette merde. La dernière fois que j’ai eu une crise de somnambulisme, ça remonte à… un an ? Moins ? Plus ? Je sais pas. Les terreurs nocturnes ont toujours été ponctuelles avant que je tombe sur Riley et son paternel et ça depuis que je suis môme. Mais ça, c’est le stade au-dessus. Ca a débuté quand j’ai quitté la demeure des Dixon et ça s’est pas amélioré avec l’armée. Mais ça reste moindre, enfin, ça a jamais été systématique. J’en faisais peut-être deux maxi par mois. Je crois… Je sais plus. Le temps s’est tellement effiloché quand j’étais encore soldat. Toute ma vie a toujours été plutôt décousue, difficile de savoir. Toujours est-il que la mine grave et apparemment furieuse de ma presque victime me toise suffisamment sévèrement pour que je comprenne que j’ai intérêt à désamorcer l’histoire. J’ai pas envie que ça devienne une affaire d’état même si je suis au fond moi-même flippé. Je commence à créer des emmerdes la nuit, ça peut vite devenir problématique. Manquer de traverser une vitre et de faire un saut, c’est une chose. Tenter d’assassiner des gens, c’est une autre. Ça peut aller vite. C’est terrifiant en fait mais j’en montre rien. Mon hilarité s’évanouit alors que je la regarde se lever comme une furie pour se poster face à moi. Elle joue la petite chef, c’est reparti. Elle pense avoir du pouvoir su moi parce qu’elle m’a trouvé en état merdique ? Ça me plait pas. Son énervement, elle peut aussi réaliser d’elle-même que c’est pas ma faute putain. Elle croit que je fais exprès ?

Son ordre à la fin entraine mon ricanement à la suite. Sérieusement ? « C’est comme ça que tu traites avec tes patients, toi ? En leur gueulant dessus ? Bravo! » Je fais semblant d’applaudir avant de relever un peu mon pied du sol pour que mon genou accidenté ne continue plus à me faire souffrir le martyr. D’un air dédaigneux et sarcastique, je réponds à sa question – on peut pas dire que je fais pas d’efforts là. « Tu crois que je tiens un historique peut-être ? Je sais pas, putain. » Je détourne les yeux l’instant d’après et fais semblant de m’intéresser au couteau que je m’empresse de ramasser pour faire bonne mesure. En vrai, j’aime pas parler de ça. Ça la regarde pas. Je veux pas qu’elle se mêle de ça. Elle en a déjà assez vu quand je suis rentré plus tôt, bordel. C’est bon. Je manque de tomber en me penchant mais je me rattrape au meuble le plus proche quand je me redresse avec la lame. Je marmonne toujours nonchalamment « De toute façon, on s’en fout. Y a pas eu d’accident à ce que je sache, c’est bon. » Dédramatiser. Heureusement que je suis pas assez con pour lui raconter l’épisode d’y a quelques nuits avec la fenêtre. Elle risque de m’attacher sinon. Cela dit c’est peut-être une solution mais c’est pas un truc que je ferai pour autant. Faut pas déconner. On est entouré de mecs et nanas qu’on connait pas ou à peine. De toute manière, je supporterai pas ça même si on était que tous les deux. Je lui tends la lame et reconnaissait sa facture. C’est ce que je lui avais filé en arrivant ici, j’ai dû lui voler en dormant ? « Tiens reprend ça et range-le. » Quelque part où je suis sûr de pas l’atteindre de préférence. Je le place au creux de sa paume avant de me diriger en clopinant jusqu’au lit pour m’y asseoir. Je suis encore crevé et partiellement essoufflé par ce cauchemar dont je parviens pas à me souvenir. J’essuie d’un revers de main la sueur sur mon front et fais presque comme si il ne s’était rien passé malgré que je suis flippé intérieurement. « Quelle heure il est ? » Je me passe distraitement une paume sur mes hématomes. Ils sont de toutes les couleurs, un vrai arc-en-ciel. Je me suis vraiment pas loupé.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mar 11 Fév - 22:35




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Je viens de me faire réveiller par cet abruti qui est en train de me menacer avec un couteau, mais pas n'importe lequel, c'est MON couteau, enfin celui qu'il m'a donné pour me protéger. Mais putain comment il est allé le récupérer et ce, sans même que je me réveille et que je m'en rende compte. Je me retrouve face à lui, totalement terrorisée en train de tenter de l'apaiser et de le réveiller en douceur. Les somnambules pour ce que j'en connais peuvent faire des choses vraiment bizarres sans s'en rendre compte. Si encore il était parti pisser dans la douche j'en aurais eu rien à foutre, mais là il me menace et au vu de ses propos, il est en plein rêve. Rêve de quoi ? J'en ai aucune idée et je m'en fou, il faut qu'il se réveille. Mais quand enfin ça se produit je vois son regard changer et je souffle d'un coup. Mais qu'est ce que j'ai pu avoir peur bordel!  J'allume la lumière, je me lève d'un bond et je suis furieuse. Furieuse et soulagée à la fois parce que je suis en vie et qu'il ne m'a pas poignardé. Sauf qu'il n'a pas vraiment la réaction escompté, non, pas du tout même. Monsieur se marre! Non mais comme si c'était drôle là! Il a fallut me poignarder dans mon sommeil et si je ne m'étais pas réveillée il se serait passé quoi? Si mes yeux pouvaient lancer des flammes je crois que je l'aurais foudroyé il  a bien longtemps. Gros malade va! Il me dépasse, me surplombe totalement mais je m'en fou, il ne me fait pas peur. Rectification, il ne me fait plus peur depuis qu'il est redevenu lui-même.

A sa remarque je fronce les sourcils et porte ma main à mon visage pinçant l'arrête de mon nez entre mon pouce et mon index. Faut que je me calme parce que je vais m'énerver, sauf que j'y arrive pas. Ouais et même que je dors avec eux! Connard! Et ça y est, c'est reparti pour un tour. Au final ça n'aura pas duré bien longtemps ce petit moment d’accalmie. Les insultes reviennent  plus vite que je l'aurais imaginé, surtout que là je le pense. Il veut pas répondre à ma question, il reste évasif alors que je suis persuadée qu'il sait pertinemment quand ça lui ai arrivé la dernière fois. Même moi je le sais puisqu'il était avec moi à la cabane! Enfin, il ne s'est pas levé, mais il était clairement bizarre et je me souviens encore de la façon dont il avait crié mon nom. Rien qu'en y pensant j'ai des frissons qui me parcours tout le corps. Frissons qui cessent dès l'instant où il dit que ce n'est pas grave. Je plisse les yeux, croise les bras sur ma poitrine, il est clairement en train de se foutre de ma gueule là? Il est pas en train de minimiser le fait qu'il a failli me tuer quand même? C'en est trop, j'explose! PUTAIN DE CONNARD DE MERDE! TU TE FOUS DE MA GUEULE LA A DIRE CA? T'AS FAILLI ME POIGNARDER PUTAIN ET ON S'EN FOU? J'inspire. J'expire. Je répète ça plusieurs fois de suite pour tacher de retrouver mon calme parce que même s'il est dans un sale état et qu'il y a quelques heures de ça je l'embrassais et pleurais parce que j'avais failli le perdre, là je suis passé dans une autre émotion. J'ai envie de le frapper! Finalement, j'aurais peut être du le faire quand il me l'avait demandé. Je l'observe en train de ramasser le couteau et j'ai un moment de recul avant de comprendre qu'il est en train de me le rendre. J'ai vraiment eu peur. Je le lui prend des mains avant de finalement le ranger un peu plus loin dans un tiroir au milieu des bandages. En me retournant il est revenu sur le lit et me demande l'heure, je me sens perdue. Je sais pas quoi faire. Quatre heure. Au final on a du dormir trois heures à tout casser, normal qu'on ait cette mine fatiguée. Je m'approche de lui, me posant juste devant et je pose mes mains sur ses cuisses. En fait, je fais ça de façon instinctive, sans même m'en rendre compte, comme si au final cette proximité me rassurait alors que quelques minutes avant j'avais un moment de recul. Cherchez pas à comprendre, vous allez avoir la migraine. Faut que tu me dises depuis quand ça dure Yaël, je plaisante pas. Je peux t'aider. On a des somnifères ou d'autres sédatifs que je pourrais t'administrer la nuit. Est ce que c'était la première fois que tu te levais comme ça? Parce que, j'ai pas le souvenir de t'avoir vu te lever quand on était sur les routes. Je suis sure que je vais encore me faire remballer et que je vais encore gueuler mais tant pis, c'est comme ça comme fonctionne et à force je commence à prendre le plis. Par contre on a du faire du grabuge parce que quelqu'un frappe à la porte. Je me retourne alors pour aller voir de qui il s'agit, c'est un autre médecin, un homme d'une trentaine d'année qui veut savoir si tout va bien. Je lui réponds que oui sauf qu'il veut en être sur et me force à ouvrir un peu plus la porte pour pouvoir voir à l'intérieur découvrant ainsi Yaël assis sur le lit. Ça va je t'ai dit, tout est sous contrôle. J'ai juste fait un cauchemar et il était là, voilà fin de l'histoire tu peux aller voir ailleurs et merci de fermer la porte et de ne plus venir nous déranger. On a envie de dormir ! Je lui claque littéralement la porte au nez. Sale con! Ouais je l'aime pas, c'est un sale fouineur et il m'énerve depuis le jour où je suis arrivé ici.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Jeu 13 Fév - 0:24

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Son énervement m'est complètement passé au-dessus de la tête. Je suis choqué même si je le montre pas et que je tente de minimiser la presque-agression. Je veux juste me rassurer moi-même mais je sais que ça craint. Y a rien à faire contre cette merde en plus. Le toubib que ma mère avait été forcé de me faire voir – après que j'ai cassé pas mal de vaisselle plusieurs nuits d'affilée, avait rien trouvé de miraculeux. Dans mon cas avec des antécédents de terreurs nocturnes, il avait conseillé un suivi psy. Quand j'y repense, je rigole encore. Ça, c'est le truc qu'on te sort quand on est dépassé. Tu es fou, c'est plus simple à justifier que je suis incompétent mais file moi ton fric. Bref, je vais devoir m'enfoncer quelque part dans la zone pour les prochaines nuits, loin des gens et loin de tout objet coupant. C'est la seule solution. Je me débrouillerai. Je suis assis sur mon lit en tentant de comprendre un peu dans quel univers je me trouve quand Riley se rapproche. Pire qu'une girouette cette gonzesse. Elle me hurle à la figure et maintenant elle se montre toute docile. Une gosse, c'est pas possible ! Ses mains sur mes cuisses calment instantanément mon rythme cardiaque encore un peu désordonné. Je sais bien qu'elle va insister – elle est soûlante quand elle veut. Enfin même quand elle veut pas en fait. Et bingo. C'est parti pour le moment sentimentaliste où elle m'expose son inquiétude et en même temps, se la joue pro/médecin. Elle a même pas le diplôme. Je soupire lourdement en plein milieu de sa tirade et finis par lever les yeux au ciel. « Ça y est. Ils t'embauchent ici et tu penses pouvoir m'aider du coup. Allez... » Je me penche vers elle à quelques centimètres de son visage en baissant légèrement les yeux avant de lui faire finalement une pichenette sur le front. « Aucun médecin a su résoudre mon cas, ma vieille. Oublie l'idée. De toute façon, ça passera. Comme toujours. Si on m'énervait pas autant de la journée aussi ! » Ouais, je sais que c'est des conneries mais c'est bon. J'ai pas envie qu'elle continue à s'angoisser pour si peu. Franchement, ça en vaut pas la peine.

C'est là qu'un emmerdeur de première ramène sa fraise. Quatre heures du mat, il espérait tomber sur du porno gratuit peut-être ? Il voulait se joindre aussi à nous tant qu'on y est ? Je lui adresse un sale sourire arrogant et provocateur quand il m'observe. C'est bien parce que je crève de mal aux côtes sinon j'aurai cherché à amplifier ambiguïté de la situation rien que pour qu'il se sente encore plus con cet ahuri de première. Quand ma comparse s'énerve sur lui d'un seul coup, je compatis un peu mais m'effondre de rire quand elle lui claque la porte au nez. « Collector. Ça fait très pro, docteur ! » Cela dit j'ai pas loupé qu'elle a pris ma place dans la scène antérieure. Je sais pas comment je dois le prendre alors j'y pense pas. Je me contente de mon hilarité quelques instants avant d'étouffer un bâillement. Très naturellement pour désamorcer toujours ce presque-drame qui nous guette, j'articule avec nonchalance « Je devrais aller m'enfermer dans la douche. Quoique... Je risquerais de me brûler avec l'eau chaude. » J'élargis mon rictus. « Tu me retrouverais au matin, la peau calcinée comme un vampire au soleil. Et ouais je me doute que l'idée doit te plaire au fond! » Ouais, je vais déjà un peu mieux pour le coup. Faut dire que là je fais tout pour pas me rappeler la veille. Et ça fonctionne. Je grimace en voulant m'allonger. Putain d'épaule. Au final, je me relève et cherche un coin de mur. Je sais comment me replacer cette merde. Je l'ai déjà fait par le passé. Quand t'es en mission et que t'as pas le luxe d'une épique médicale à proximité, t'apprends à te démerder. On a eu des cours de secourisme de toute façon. Je me suis déjà retiré une balle et recousu tout seul. Ce genre de trucs, ça me fait pas peur. Très normalement, je vais vers un pan qui me parait bien et m'apprête à me remboîter ça quand je réalise que je risque d'aggraver mes fêlures potentielles sur le flan droit. Je grommelle dans mes dents et me rapproche de la jeune femme. « Vas-y remets moi cette connerie. Ça me soûle. » J'aime pas lui demander de l'aide mais bon. Quand t'as pas le choix... T'as pas le choix.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Dim 16 Fév - 19:46




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Je suis folle de rage, contre lui certes mais ça encore c'est habituel mais aussi contre moi même parce que je ne me suis rendue compte de rien alors que ça fait plusieurs mois qu'on sillonne les routes ensembles. Je m'en serais rendue compte quand même si jamais il avait eu des crises de somnambulismes non? A moins que mon père ait toujours fait en sorte de palier à ça, qu'il fasse en sorte de s'en occuper lui. J'en sais rien et ça m'énerve d'essayer de réfléchir à tout ça alors que je commence à avoir un mal de tête pas possible. Je tente de me calmer et le fait de me rapprocher de lui me fait du bien. J'ai besoin de le sentir proche de moi, de le toucher, j'y peux rien c'est plus fort que moi. Même s'il m'a énervé, s'il m'a fait peur, j'ai besoin d'être avec lui. Pathétique. Moi qui ait toujours voulu être une personne totalement indépendante, là j'ai la sensation qu'une partie de moi veut dépendre de lui et ça me plait pas du tout. J'ai même la sensation qu'au final mon père se doutait de tout ça puisqu'il a toujours insisté à ce qu'il reste avec nous, qu'il reste avec moi surtout. Putain faut que j'arrête de penser à lui sinon je vais rentrer dans un sale spleen et c'est pas bon du tout! Pas du tout, du tout même. Je soupire en l'entendant me répondre. Comme toujours il tente de dédramatiser les choses et joue au je-m'en-foutiste ce qui m'énerve au plus profond de moi même mais je tente de garder mon sang froid. Je vais pas encore m'énerver quand même! Je fronce les sourcils quand il me fait sa pichenette et instinctivement je lui donne un petit coup de poing dans l'épaule... sauf que c'était la mauvaise et je grimace. Désolée. Mais fallait pas chercher aussi! Ouais je suis de mauvaise fois mais bon pour une fois que c'est moi et pas lui autant en profiter. Oh ta gueule! J'ai peut être jamais été diplômée mais en attendant je suis sure que je suis carrément mieux que tous les médecins que tu as pu côtoyer. Tu comptes faire quoi hein? Laisser les choses s'aggraver? Et si jamais tu blesses quelqu'un ou pire que tu te blesses? Tu crois sincèrement que je vais laisser ça passer maintenant que je suis au courant. Tu rêves! Même si je dois t'attacher avec moi, je compte pas te laisser tout seul la nuit. Compris?!

J'allais poursuivre ma tirade, lui dire que je commencerais par lui administrer des choses pas très fortes pour ne pas qu'il soit dans le brouillard le lendemain sauf qu'on se fait interrompre par un petit connard à qui j'aurais bien envie de foutre mon poing dans la gueule. Ouais je suis pas sympa et alors? Je suis pas ici pour faire copain-copain avec tout le monde et certainement pas lui. Surtout que ce gros dégueulasse a déjà essayé de me toucher et il a eu de la chance que notre supérieur soit arrivé parce que sinon je lui aurais brisé les doigts et les couilles! C'est con mais y en a bien un qui a ce droit là. Ce même petit con qui est justement en train de ricaner alors que je viens de fermer la porte au nez de l'autre. Quoi? Tu aurais préféré que je laisse entrer? Quoi qu'il aurait aimer, il a envie de me sauter! Plan à trois? Je le rappelle? Pure provocation mais il l'a bien cherché. Et quoi? Il est vraiment en train de faire ça? Il dédramatise encore la situation et tente de détourner mon attention de ce qui vient de se passer. Non mais il m'a bien regardé là ou quoi? Il sait à qui il s'adresse au moins? Mon sourcil se lève instantanément et je rigole pas. Pas du tout même, j'ai les traits plutôt fermés et j'ai qu'une envie c'est de l'attacher à ce lit et de... ah putain non pas ces idées maintenant bordel! Je sais que ça fait longtemps que lui et moi on a pas... mais pas maintenant! Je l'observe aller s'allonger avant qu'il ne se relève pour aller vers ... un mur. Je comprend pas tout de suite ce qu'il cherche à faire avant de finalement le voir mettre son épaule contre un pan du mur. Je lève les yeux au ciel. Exaspérant! Et quoi? Non j'ai du mal entendre, il me demande de l'aide, sérieux? J'ai un immense sourire narquois affichée sur le visage alors qu'il se rapproche de moi. Assis toi, t'es trop grand. Non sérieux? Il me dépasse de plus d'une tête alors forcément... Ça risque de faire un peu mal, serre les dents. Je jubile, j'adore lui donner des ordres parce que je sais qu'il déteste ça. Un... deux... J'ai pas dit trois que je viens de lui remettre son épaule en place et que je dépose mes lèvres sur les siennes pour l'embrasser et pour étouffer le cris ou les injures qu'il pourrait sortir à mon encontre. Trois... Je me recule avant d'aller chercher un bandage, cette fois ci pour lui faire une sorte d'écharpe. Tiens et ça tu devras le garder deux ou trois jours histoire de soulager ton épaule. Qu'est ce que c'est grisant de lui donner des ordres...


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Dim 16 Fév - 23:40

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Riley&Yaël
Blablablablabla. Je roule des yeux durant son petit discours en soupirant. J’ai pas le temps de rétorquer à sa tirade super pompeuse car y a l’imbécile de première qui se pointe mais j’en pense pas moins. Elle croit qu’on a rien testé ? Sédatif ou non, je me réveille toujours même si je dors. C’est pas une question de nervosité, je crois. Enfin peu importe. J’avoue que l’idée d’être attaché à elle durant la nuit, c’est vachement tentant mais je préfère ma liberté quand même. Ah putain maintenant, je pense à son corps. Elle semble d’ailleurs avoir retrouvé un peu de ses sublimes courbes. Je la détaille quand elle s’adresse à l’ahuri sans réserves avant qu’elle ne me fasse mourir de rire. Sa réplique amplifie toujours plus mon hilarité et je peine presque à articuler au milieu de deux éclats de rire « Mais oui, c’est ça. Invite-le afin qu’il contemple nos prouesses. Il a pas besoin de participer, t'as assez avec moi.» Quand je me reprends enfin et que je décide de m’occuper de mon épaule qui m’emmerde, je réalise vraiment ce qu’elle a dit. Il a voulu la sauter. Attends, attends. Il a vraiment voulu la sauter, c’était pas genre pour le délire du plan à trois ? Quand elle me dit de m’asseoir, je le fais en fronçant les sourcils. Je me souviens pas assez de la gueule du connard pour pouvoir dire de lui faire un peu peur. Je suis pas sûr de le reconnaître. Faut que j’obtienne son nom. J’ai pas le temps de demander à Riley parce qu’elle se met déjà à compter. Quand trois arrive et que je sens mes os craquer avant qu’une douleur fulgurante ne se diffuse dans mon épaule. Je grogne entre mes dents et fais siffler ma voix avec énervement pour faire passer ça « Putain de… » Je ferme mes yeux en me mordant les lèvres. Quand je les ouvre, elle est occupée à me foutre un truc pour immobiliser mon bras et son extension. Ah super ! Ca va être trop génial de se trimballer ce truc pendant quelques jours. « C’est vraiment obligatoire franchement ? » Je pousse un lourd soupire.

Quand elle a terminé, je la prends soudainement par la taille – du bras valide et la force à s’asseoir sur mes genoux en évitant cependant qu’elle touche celui qui est amoché. C’est pas que je vais la remercier hein mais j’en ai déjà marre qu’elle se prenne pour la chef là.  Et puis j’en ai pas fini avec ce crétin qui lui tourne autour. Mes doigts chatouillent sa joue et sa mâchoire alors que je rapproche son visage du mien. « Et donc comme ça, il t’emmerde le con de tout à l’heure ? » Je me penche sur sa gorge dépose mes lèvres à trois reprises avant de revenir à la hauteur de son oreille « Tu crois qu’il aurait aimé voir ça ? » Je fais coulisser ma bouche sur son menton et remonte doucement. Je viens alors mordre sa lèvre inférieure calmement tandis que ma paume quitte sa taille pour se perdre sur sa cuisse. Je lui rappelle un peu ce qu’elle a loupé ces dernières semaines. Comme ça, si jamais elle se sent sur le point d’aller flirter avec l’autre débile, elle se souviendra de ce qu’elle manque avec moi. Ouais, je suis qu’un putain d’égoïste. Je viens l’embrasser à pleine bouche alors que ma main remonte dans son dos, atteint sa nuque. Je recule hors d’haleine et parvient juste à articuler avec un rictus arrogant tordant mes traits  « Ouais, il aurait dû voir ça. » Je viens mordiller le lobe de son oreille ensuite avant de lui glisser en veillant à effleurer sa peau du bout des lèvres « Il aurait très bien vu que t’aimes ça et que ça servait à rien de te courir après. » Arrogant ? Réaliste. Je sens qu’elle apprécie chaque mouvement que je fais. Je la connais par cœur, je connais son corps par cœur.  « T’as quelque chose à redire ? » Je lui pose cette question en faisant coulisser mes doigts doucement sur sa peau, sous son dessus. Je frôle le bas de son dos avant de grimper sa colonne vertébrale jusqu’à atteindre son épaule. Qu’elle ose me dire que ça lui fait rien. Qu'elle ose mentir que je rigole. J'aime avoir ce pouvoir sur elle. C'est grisant.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mar 18 Fév - 12:17




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J'aime pas ce mec, c'est comme ça c'est viscéral. C'est le genre de gars qu'avant l'épidémie j'évitais comme la peste et que maintenant j'évite encore plus. Le genre de mec qui pense que tout leur est due, même les nanas et qui se servent sans demander la permission. Le hic, c'est qu'il est tombé sur un os avec moi. On se sert pas comme ça avec moi ou plutôt de moi. Rien que le fait de le croiser dans les couloirs et de voir son regard parcourir mes formes et descendre toujours au niveau de ma poitrine me met en rage, il me donne envie de vomir. Littéralement parlant. Je suis pas du genre froussarde et pourtant, je redoute le jour où je me retrouverais seule avec lui, parce que forcément avec nos gardes qui tournent ça pourrait arriver tôt et tard et là je crois qu'il vaudra mieux qu'il sache se défendre parce que s'il ose me toucher je vais pas le rater! Connard! Je me retourne après avoir fermé la porte au nez à ce con vers Yaël qui semble amusé par la situation. Je me retiens de lui balancer quelque chose dans la figure préférant le provoquer, sauf qu'il semble pas capter que je suis pas forcément en train de me marrer. Je suis persuadée qu'il aurait aimé nous rejoindre. Gros dégueulasse! Je lève les yeux au ciel préférant ne rien ajouter puisque de toute façon il ne semble pas comprendre la subtilité... un mec quoi! Mais là où je prend énormément de plaisir et que mon petit côté sadique ressort c'est quand je lui remet son épaule en place. Je prends pas non plus un malin plaisir à lui faire mal, mais j'avoue que ce qui me fait sourire c'est de lui donner des ordres. J'adore ça, mais genre vraiment. Je sais pas pourquoi, peut être parce que là il s'agit de mon domaine et qu'il ne peut pas me contredire. Ouais ça doit être ça, parce que sinon il trouve toujours un truc à dire et il aime avoir le dernier mot, mais cette fois ci c'est moi qui l'ait. Enfin...

Je suis surprise lorsqu'il m'attrape par la taille de son bras valide. Mais qu'est ce que tu...? J'ai pas le temps de terminer ma question que je me retrouve assise sur ses genoux et je le fixe avec de gros yeux, je comprends pas ce qu'il est en train de faire et où il veut en venir jusqu'à ce que je sente ses mains se poser sur moi. C'est instinctif je me met à frisonner et quand j'entends sa question qui n'en est pas réellement une, un petit sourire se colle sur mon visage. Il en aura fallut du temps mais il semblerait que mes paroles à l'encontre de l'autre aient fait leur chemin dans sa petite tête. Je sais pas pourquoi mais de le sentir possessif comme ça avec moi j'adore. Je suis malade, ouais complètement malade. On est en plein milieu de la nuit et on recommence à faire les cons comme si la veille n'était qu'un mauvais souvenir. Le pire dans tout ça c'est qu'il sait exactement quoi faire pour que mon corps se mette à réagir. Quand je sens ses lèvres sur ma peau, ma respiration se met automatiquement à s'accélérer tout comme les battements de mon coeur. Je déteste ça et pourtant j'adore. J'adore la sensation qu'il me procure et je me rend compte que durant ces dernières semaines ça m'a vraiment manqué. Il m'a manqué. Mon corps, mes lèvres, tout répond favorablement à ses gestes et à sa bouche. J'ai l'impression d'être une junkie en manque qui a besoin de sa dose. Je sais que c'est mal, que ça mènera à rien et pourtant j'ai besoin de la prendre. Putain oui. Ma peau se couvre de frissons au contact de ses doigts et sa dernière question me ramène un peu à la réalité. Je le regarde en souriant et me mordillant la lèvre. Je le déteste autant que j'aime ce qu'il me fait ressentir et le pire dans tout ça c'est qu'il a raison. J'aime son arrogance et le fait qu'il me connaisse autant. Qu'il connaisse autant mon corps. J'aime le retrouver, parce que là c'est mon Yaël. Et pourtant, la raison semble l'emporter puisque j'enlève sa main posée sur moi et je me remet sur mes jambes. J'en dis que t'es pas en état... Je sais qu'il va s'énerver alors je me rapproche de lui, me calant entre ses jambes et collant mon corps au sien ...mais que tu as le droit de ne pas être raisonnable. Je dépose mes lèvres sur les siennes et l'embrasse à en perdre haleine. Mon corps me dis de lui sauter dessus sauf que ma tête me dis qu'il est blessé et que ça ne serait vraiment pas sérieux tout ça. Putain ça fait plusieurs semaines! Je le déteste de nous faire ça. Quand nos lèvres se séparent je secoue la tête, ça y est je sais qui viens de gagner le combat. Toi lit, moi fauteuil. Et ça, je le dis pas de gaieté de coeur.


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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mer 19 Fév - 2:01

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Je fais ça pour la déstabiliser et je dois dire que ça me vexe presque qu’elle se relève juste après en prétextant que je suis presque infirme. Ah putain. C’est encore sa fierté, je suis sûr. Ça me fait à moitié sourire, à moitié pester. J’ai bien senti à quel point je la laisse pas indifférente – elle peut pas mentir là-dessus. Elle revient aussi vite, en fait, en se calant entre mes jambes et en laissant planer un doute avant de m’embrasser à pleine bouche. Puis elle se retire pour mieux me faire comprendre que tout ça, c’était du bluff. Ah la garce, elle se fout bien de moi. Je déclare en ricanant d’une façon vraiment provocante « Tu n’abuserais même pas d’un patient. Quelle rigueur. Par contre, l’allumer… Ça pose pas de soucis, hein… » En réponse à sa connerie d’ordre à deux francs cinquante, je réplique « Toi, tu vas ramener tes petites fesses ici. Et moi, je vais pouvoir les admirer de plus près comme ça. » Je lui laisse pas vraiment le choix, je pose ma main sur les dites-fesses et l’attire dans le lit avec moi au prix d’un effort qui m’en coûte. Je me mords les lèvres quand toutes mes douleurs diverses et variées se réveillent d’un seul coup alors que je l’ai forcée à s’allonger sur moi. Mes côtes me font souffrir le martyr et je suis obligé de la décaler sur le côté avant de finir par en crever. Je garde ma paume sur son derrière et déclare très naturellement « Tu pionces, ici, c’est tout. » Je lui offre un rictus arrogant avant de remonter mes doigts au creux de ses reins pour la coller un peu mieux contre moi. « T’as peur que je t’attaque ? T’as éloigné tous les objets dangereux, nan ? Puis je pensais que tu savais te défendre… » Ouais, si je plaisante pas là-dessus, elle va encore tout dramatiser. J’en ai rien à foutre que je perds la boule en roupillant, il est pas question qu’elle aille sur ce putain de fauteuil. Elle reste là, c’est tout.

Je laisse ma bouche jouer avec sa gorge une nouvelle fois avant de fermer les yeux et de me poser le mieux possible contre elle, je fais exprès de placer ma tête contre sa poitrine. « C’est confortable par ici. » Je rigole doucement. Même si c’est pas l’envie qui manque, je sais bien qu’on fera rien. Je suis pas en état, je dois le reconnaître. Elle a raison parfois, cette môme. J'ai pas envie d'arrêter soudainement parce que je peux pas suivre le rythme. J'ai une réputation à entretenir après tout. Puis dans l'absolu, on est plus à un jour près, hein. Même si bordel... C'est tentant quand même. Vaut mieux qu’on en reste là pour le moment puis, c’est pas mal de se laisser désirer. Ça la fera peut-être réfléchir. « Bonne nuit gamine. » J’attends que Morphée se ramène et il a de la chance, il se manifeste plus vite que prévu. Je retombe dans le sommeil graduellement et reviens me perdre en cauchemars. Je revis la scène avec ma mère en rêve avec Joan en arrière-plan qui n’a rien à foutre là. Elle me dit de pas tirer plusieurs fois alors que notre génitrice se rapproche dangereusement d’elle. Je me réveille en sursaut quand je lui tire la balle et qu’elle s’écroule. Et tout ce que je sais c’est que quand j’ouvre les yeux, j’ai pas bougé d’un iota. Je suis toujours dans le lit. Yeah ! Je cherche Riley à tâtons, je suis pas encore très réveillé. « Riley ? » Où elle est encore, putain? J’essuie la sueur sur mon front et retente un second «  Hey gamine ? » J’ai super mal à la cage thoracique. Faut qu’elle fasse quelque chose, ça devient chiant. Elle est médecin ou non ? Je me redresse tant bien que mal en la cherchant du regard dans la pièce.
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MessageSujet: Re: Never let me go [PV Yaya] Mer 26 Fév - 19:27




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Putain j'en ai marre, il me fait toujours un effet de malade et là c'est juste de la torture parce que je sais pertinemment qu'il n'est pas en forme pour pouvoir poursuivre tout ça. Je le déteste pour le coup parce que franchement c'est juste un sadique! De toute façon, si moi ça me fait du mal en quelque sorte, je suis persuadée que c'est la même chose pour lui. Je suis pas conne, j'ai qu'à lire dans ses yeux pour voir le désir qui l'anime et je suis persuadée que j'ai le même regard qui se pose sur lui. Connard. Je m'installe entre ses jambes et je l'embrasse, comme si au fond je me faisais pardonner d'une certaine façon ou bien que je le tentais? Non, je suis bien trop professionnelle pour ça et contrairement à lui j'arrive à réfléchir avec ma tête et pas avec autre chose. Sa petite réplique me fait sourire, voir même rire un peu. Et même dormir avec! Comme si je faisais ça avec d'autres patients. Jamais. Il est le seul et c'est ce qui a du irriter profondément mon collègue, je m'en fou, je suis pas à lui. Finalement, il veut pas que je dorme sur le fauteuil et me veut auprès de lui, bizarrement ça me soulage. D'une parce que le fauteuil m'aurait fait horriblement mal au dos, de deux parce que j'ai besoin d'être auprès de lui, surtout après ce qui a pu se passer la veille. Je souris en coin quand je sens ses mains se poser sur mes fesses, je me demande s'il a remarqué que j'avais un peu repris du poids, quoi que non, il a eu d'autres chats à fouetter ce soir! Quand il me prend avec lui dans le lit, je grimace d'entrée en le voyant faire, je vois ses traits se crisper et j'aime pas ça. Je tente de me pousser un peu, sauf qu'il me veut réellement contre lui et me rapprocher plus encore de son corps, comme un peu plus tôt dans la nuit. Je fais en sorte de ne pas bouger, j'ai pas envie de lui faire plus de mal. Quand il reparle de l'épisode précédent avec sa crise de somnambulisme je fronce les sourcils. Il a de la chance de ne pas être en état parce que je lui en aurais sans doute collé une. Il m'énerve à plaisanter là dessus, comme si c'était drôle... Mais ta gueule!

Il m'agace, c'est comme ça, c'est plus fort que moi et je crois que ça ne changera jamais entre nous. Il m'énerve, je l'énerve, on s'énerve. Je ferme les yeux en sentant ses lèvres sur ma peau et sans me contrôler je soupire de bien être. C'est con mais ouais, ça me fait un bien fou qu'il soit comme ça avec moi et quand il s'installe sur ma poitrine et parle du fait que c'est confortable je ne peux pas m'empêcher de m'éclater de rire. Obsédé! Je prend son visage entre mes mains et je dépose un baiser sur ses lèvres avant qu'il ne me souhaite une bonne nuit... à sa façon. Ça m'énerve qu'il me traite toujours de gamine, je sais pas pourquoi, mais je le supporte de moins en moins qu'il m'appelle comme ça. Bref, je ferme ma gueule et décide de fermer les yeux sauf que j'ai du mal à m'endormir. J'arrive pas à trouver le sommeil,  je le surveille en fait. Mes doigts caressent doucement sa nuque et le haut de sa colonne vertébrale et je le sent d'endormir contre moi, je l'entends à sa respiration. Il dort paisiblement quand je vois que le jour est en train de se lever, je m'extirpe comme je peux du lit avant de me lever, de prendre nos affaires et de sortir de la chambre pour aller brûler les siennes comme il me l'a demandé et mettre les miennes à laver. Je m'approche du lit et dépose un baiser sur sa tempe, il est toujours en train de dormir alors que je sors doucement de la chambre. J'espère que ça va bien se passer et qu'il ne va pas se réveiller entre temps. On verra. Je compte bien revenir le plus rapidement possible et avec de quoi déjeuner. J'en profite pour aller me prendre une bonne tasse de café et je recroise mon collègue qui me lance une vanne en pleine figure mais j'ai pas le temps de lui rétorquer quoi que ce soit que le chef arrive et demande à aller le voir dans son bureau. C'est bon, il a du avoir eu vent de ce qui s'est passé cette nuit et je vais encore m'en prendre pour mon grade. Je souffle un bon coup et j'entre dans le bureau avec lui. Finalement j'ai pas droit à un remontage de bretelle, il veut juste savoir comment je vais et là j'éclate en sanglots. Bravo ma fille!

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