Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
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Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

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MessageSujet: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mar 14 Jan - 21:29

Joan Dixon & Riley Evans.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

   

   
J'avais grave merdé sur ce coup là, je n'étais pas du genre à me blesser intentionnellement, je savais qu'une plaie même bénigne pouvait signer notre arrêt de mort. Ainsi quand mon groupe avait été envoyer en mission de récupération de ferraille, j'étais décidée d'être d'une extrême prudence. Car depuis l'arrivée des morts vivants mon désir de vivre s'était trouvé décuplé. Je ne voulais pas finir comme les rôdeurs marchant le long des routes en me décomposant lentement et en attendant que mon prochain repas sur patte ai la bêtise de tomber entre mes mains. C'est donc avec la plus grande prudence que j'avais commencé à découper les morceaux de ferraille d'un entrepôt à l'abandon pas très loin de la zone 51. L'endroit était calme et le ménage était fait régulièrement, du coup il n'y avait pas trop à s’inquiéter et je laissais malheureusement mes pensées s'égarer vers les derniers arrivants à la zone 51. Je soupirais, Yaël et Riley avaient finis par débarquer, d'un côté j'en étais contente, je ne voulais pas en resté sur un échec, mais d'un autre côté, la présence de son frangin faisait remonter tellement de souvenir à la surface, tellement de rancœur dans sa famille, tellement de rêves brisés, qu'elle ne savait pas vraiment comment réagir et elle s'en était aperçu la dernière fois, elle pouvait se montrer très garce quand on la repoussait dans ces retranchements. Elle n'avait pas encore trouvé le courage d'aller voir Riley pour s'excuser de son comportement, après tous, si elle supportait son frère, alors peut être qu'elle n'était pas si méchante que cela. Il y avait Yaël bien entendu, elle l'avait vu à plusieurs reprises, il n'était jamais très loin l'observant, elle et Isaac, mais ne cherchant jamais à leur parler et en disparaissant quand elle s'approchait.

La douleur me tira de mes pensées, elle m’irradia l'avant bras et je blanchis en voyant la plaie béante que je m'étais bêtement infligée. Tellement perdu dans mes idées, je n'avais pas vu la tige de métal qui dépassait et m'étais ouverte l'avant bras sur pas loin de 15 centimètres. Je posais ma chemise dessus pour tenter d'endiguer l'hémorragie et mes collègues d'expédition me ramenèrent rapidement à la zone 51. La douleur palpitait dans mon bras et je n'arrêtais pas de m'insulter intérieurement d'avoir été si tête en l'air quand j'arrivais enfin devant le centre médical, j'avais appris que Riley y travaillais en tant que médecin et j’espérais vraiment que se ne serait pas elle qui serait de service. Malheureusement je ne devais pas avoir un bon Karma car rapidement, c'est elle qui entra dans la salle d'examen, je me sentais comme une petite fille face à elle, j'aurais voulu paraitre forte, froide et faire comme si elle m'importait peu, mais le faite était qu'elle était la personne la plus proche de Yaël, je voulais la connaitre. Je soupirais, le bras enveloppé dans ma chemise qui s'imbibait de sang.

- Salut Riley.
   
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 19 Jan - 22:54




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Cela faisait quelques jours que nous étions arrivés dans la zone 51 Yaël et moi et autant dire que les choses s'étaient accélérées de façon inconsidérée pour ma part. J'avais l'impression que ça faisait des années que j'étais ici. Le fait d'être devenue un des médecins de cette communauté me permettait de me faire connaitre, mais aussi de connaitre les autres personnes. Je ne pouvais pas encore retenir le nom de chacun mais je pouvais toutefois dire que certains visages m'avaient plus marqués que d'autres. Peut être était ce à cause de leur histoire ou des blessures que j'avais eu à soigner, je n'en avais aucune idée, c'était comme ça un point c'est tout. En attendant, je passais la majeure partie de mon temps au centre médical, prête à aider quiconque avait besoin de soins. Ça me faisait du bien de me sentir utile de cette façon et surtout de pouvoir faire ce que j'étais destinée à devenir. Je n'étais peut être pas encore un médecin dans mon ancienne vie mais il semblerait que dans cette vie là, ce soit l'étiquette que l'on m'ait donné. Finalement il semblerait que cette zone ne soit pas si mauvaise que je l'aurais imaginé. Je m'y étais faite bien vite, trop vite peut être ? Je n'en savais rien et je ne pouvais même pas en parler avec mon acolyte puisqu'on ne s'était pas revu depuis notre dispute. C'était stupide et tellement puérile mais c'était ainsi. Je crois qu'au final venir ici a signé l'arrêt de notre relation, enfin si on peut appeler ça comme ça.

J'étais totalement perdue dans mes pensées lorsqu'on m'interpella. Je sursautais légèrement avant de me retourner vers l'une de mes collègues qui me dit qu'il y avait du boulot pour moi. Une jeune femme venait de se faire mal en s'entaillant le bras et s'il fallait recoudre elle préférait me laisser faire. Je levais les yeux au ciel parce que cette fille était avant l'épidémie qu'une sage femme, alors forcément s'occuper des adultes n'était pas forcément son truc. Je me demande encore pourquoi ils ont voulu la prendre ici avec les autres, cette fille tournait de l'oeil dès que ça semblait se corser et il ne fallait pas trop lui en demander. Qu'elle aille changer des couches ça oui mais pour le reste... C'est complètement exaspérée que je me dirigeais vers la salle d'examen où j'allais recevoir ma patiente. On ne m'avait pas dit grand chose sur elle, juste qu'elle était âgée de vingt-trois ans et qu'elle venait de se faire une belle entaille au bras avec de la ferraille. Ce n'est qu'en entrant dans la salle que je reconnue la bouille qui me faisait face. Joan semblait tout aussi surprise que moi et je crois que le fait de porter ma blouse blanche me permettait de rester totalement stoïque, pourtant j'étais plus que surprise de la voir ici et je ne savais pas trop comment réagir. Je m'approchais d'elle en hochant la tête en signe de bonjour, pas encore prête à vraiment ouvrir la bouche avant de l'inviter dans un signe de la main à s’asseoir sur la table d'examen. J'enfilais une paire de gants -un luxe que nous avions ici- et retirais la chemise ensanglantée inspectant l'entaille qui n'était pas très jolie mais l'artère ne semblait pas avoir été touchée. Je vais devoir désinfecter la plaie et te faire un pansement que tu devras venir changer ici tous les deux jours. Je n'ai pas envie de refermer la plaie, j'imagine que tes vaccins comme pour tout le monde ne sont pas à jour et je n'ai pas envie de risquer une septicémie. Je vais cependant te donner quelques antibiotiques pour une semaine. Est ce que tu as mal ? Je peux rajouter des antalgique également. Ma voix était plutôt calme voir même douce, rien à voir avec la harpie que j'avais été lors de notre toute première rencontre. Là j'étais dans mon élément et professionnelle, peut être un peu trop d'ailleurs parce que au final je ne faisais pas vraiment attention à elle, mais juste à son bras.


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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Ven 24 Jan - 9:29

Joan Dixon & Riley Evans.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

   

   
Je ne sais pas à quoi je m'étais attendu pour nos retrouvailles, je n'avais pas été sympa avec Riley, je m'étais même carrément montré odieuse avec elle. Bon d'accord, elle n'avait pas été très gentille non plus, ma joue me picotait d'ailleurs encore quand je repensais qu'elle m'avait tiré dessus. Mais je ne m'étais pas attendu à ce froid glacial je dois bien l'avouer, elle répondit à mon salut par un léger signe de tête puis sans attendre elle se concentra sur mon bras. Je m'installais sur la table d'auscultation et la laissait faire son travail. Je grimaçais quand elle enleva la chemise, la douleur était diffuse et si j'avais été seule j'aurais gémit, mais je voulais me montrer forte.

Riley si connaissait je devais au moins lui accorder cela, depuis notre départ il y a plusieurs mois, j'en avais croisé des personnes qui se disaient docteur et qui au final n'avait jamais tenu de stéthoscope de leur vie, de toute évidence se n'était pas son cas. Elle m'informa de ce qu'elle comptait faire et j'eus un sourire triste quand elle me parla de mes vaccins. Ma mère était une névrosé qui avait peur de la maladie, du coup nos rappel avait été fait quelques semaines avant la contamination, j'étais encore tranquille un certain temps. Je pouvais au moins remercier ma mère pour cela. Ma mère mettais un point d'honneur pour que nos vaccins soient toujours à jour. Isaac et moi on est tranquille encore quelques années. Je respirais profondément pour calmer les battements de mon coeur qui semblait bien décidé à bondir hors de ma poitrine, surement le contre coup, la fatigue et l'inquiètude pour le reste de la famille qui commençait à me peser.

Je secouais la tête quand elle me proposa les antidouleurs, se n'est pas que mon bras ne me faisait pas mal, loin de là, mais les antidouleurs étaient trop rare pour être gaspiller pour une petite coupure. Bon d'accord, s'était une grosse coupure, mais je m'en voudrait trop si une personne arrivait souffrant bien plus que moi et que l'on tombait à court d’analgésique. La douleur est supportable, il faut les garder pour ceux qui pourrait en avoir bien plus besoin. Que c'est vilain de mentir, je souffrais et je ne revais que d'un cachet qui pourrait calmer tous cela, pourtant, je réussis à sourire, je ne sais pas si je l'avais convaincu, mais il était hors de question après une telle déclaration que je la supplie de calmer la douleur. Je décidais alors de changer de sujet de conversation pendant qu'elle commençait à sortir se dont elle avait besoin pour me soigner. Je suis désolée de la manière dont je me suis comportée la dernière. Je ne suis pas si salope d'habitude. Je détournais les yeux un peu gênée.
   
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mar 28 Jan - 20:41




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

De revoir Joan me faisait bizarre, je devais bien l'avouer. J'avais été particulièrement virulente avec elle, pas seulement avec les regards noirs que j'avais pu lui lancer mais aussi et surtout en la blessant de façon tout à fait intentionnelle. Je n'avais pas réfléchi, j'avais laissé une sorte de jalousie ou quelque chose s'y rapprochant embuer mon jugement et je l'avais blessée. Je m'en voulais pas mal il fallait bien l'avouer, mais trop prise par tout le travail que j'avais désormais à la zone ou trop lâche, je n'avais pas cherché à la retrouver pour aller la voir, discuter avec elle et pourquoi pas m'excuser. Non, au lieu de ça je m'étais terrée ici. Je me faisais appeler docteur, je soignais des personnes, j'avais même opéré... une routine qui était en train de s'installer et qui me plaisait je devais bien l'avouer. Une routine qui pour le moment n'incluait en aucun cas Yaël puisque nous nous étions quittés de façon plutôt froide il fallait bien l'avouer. J'étais rancunière et c'était stupide. Stupide parce que son jugement ne devrait pas autant m'atteindre et pourtant, il m'avait clairement fait mal et je ne me sentais pas prête à pardonner. Pourtant je le savais, tôt ou tard je le reverrais et j'appréhendais ce moment.

Ce que je n'avais pas prévu c'était de me retrouver face à sa petite soeur. Je m'étais donc mise en mode pilote automatique et j'avais commencé à observer sa plaie sous toutes les coutures. La plaie ne semblait pas porter une atteinte vitale mais je devais m'assurer quand même si ses vaccins étaient à jour. J'avais pu constater que bon nombre de personnes ne les avaient pas à jour et tôt ou tard ce serait sur que ça allait provoquer des épidémies colossales. La réponse de Joan me fit sourire en coin, au moins sa mère avait fait quelque chose de bien et ça permettrait aux anticorps de la jeune femme de faire leur travail encore pendant quelques temps. Je tentais d'imaginer à quoi ressemblait cette femme, si Yaël avait de ses traits ou si c'était plutôt sa soeur. Je ne sais pas trop pourquoi je pense à ça. Par contre lorsqu'elle parla d'Isaac il me fallut un petit moment avant de me rappeler du fait qu'elle avait dit à Yaël dans la voiture qu'elle était ici avec son neveu. Elle semblait tellement jeune, quel âge pouvait il bien avoir ? C'est une bonne chose. Je relevais le regard vers elle, lui souriant faiblement, j'étais vraiment une handicapée à ce moment là ! Lorsque je lui parlais de la marche à suivre pour son pansement ainsi que de l'antibiothérapie et des antidouleurs, je pus rapidement me rendre compte à quel point elle semblait aussi bourrique que son frère. Je soupirais en levant les yeux au ciel avant de planter mon regard dans le sien. Faire la forte ne servira à rien! De toute façon ce n'était pas une question tu prendras ce que je te donnerais.
Pour le coup je n'étais pas forcément sympa je l'avoue, mais ça m'énerve de voir en face de moi des gens qui sont visiblement en train de souffrir mais qui veulent jouer les fortes têtes. A quoi bon ? Ce n'est pas parce que j'allais lui donner un peu de paracétamol que ça allait forcément manquer à quelqu'un... et puis oui je l'avoue, il s'agit là de la petite soeur de Yaël alors peut être que je ne suis pas objective sur le coup. Je me reculais pour partir chercher un set à pansement avec tout ce dont j'avais besoin lorsque je me figeais d'un coup en attendant les paroles de la blondinette. Un petit rictus apparut sur mon visage. Je pense qu'on a été toutes les deux de vrais "salopes" comme tu dis. En temps normal je n'agresse pas les gens avec mon arbalète. Moi aussi je suis désolée. Je lui souris doucement, cette fois ci de façon sincèrement avant de prendre une compresse avec du désinfectant pour commencer à nettoyer la plaie.

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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 2 Fév - 18:24

Joan Dixon & Riley Evans.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

   

   
Elle pensait que je faisais ma forte pour paraître brave ou dur et pourtant, il n'en était rien. En faite la douleur irradiait mon bras et je n'avais qu'une envie, me rouler en boule et pleurer jusqu'à ce que l'on m'administre de quoi me soulager. Non ce qui me poussait à refuser les calmants étaient tous ce que j'avais pu voir sur le route, des choses tellement plus grave que cette coupure ressemblait à une écharde dans un doigt. Je déglutis difficilement en tremblant, je n'aimais pas me rappeler mon voyage pour arriver ici, surtout la partie ou j'étais seul avec Isaac. Je ne veux pas jouer la forte, ok j'ai un mal de chien et j'ai juste envie de pleurer, mais ... il pourrait y avoir tellement pire, j'ai vu tellement pire que ... Je me mordis brusquement la lèvre, je ne voulais pas que la copine de Yaël me prenne pour une gamine qui pleurs pour rien, alors que là je sentais les larmes me venir. Il faut dire depuis trois mois, je m'empêchais de m’apitoyer sur moi et l'arrivée de mon frère dans la zone 51 ne m'aidait pas à ne pas penser à ce qui pourrait être arrivé à ceux que j'aimais. Je pris une profonde inspiration pour essayer de garder le contrôle et évitais de la regarder dans les yeux afin qu'elle ne voit pas combien il étaient humide. Mais après tous tu es le médecin, je ferais donc ce que tu me demande.

Je relevais les yeux un peu surprise quand elle prit le partie de s'excuser également ou du moins, de dire que nous avions été de parfaites petites pestes toute les deux. J'eus un petit rire, montrant que j'étais bien d'accord avec elle et posais ma main sur ma joue sentant la fine croute qui s'était formé là où elle m'avait coupé avec son carreau. Je restais un instant pensive, la laissant me soigner et surtout serrant les dents pour ne pas crier car ça faisait un mal de chien. Finalement, je pris sur moi, j'étais maintenant curieuse, qu'étais dont devenus Yaël depuis tout ce temps. Tu ... tu connais Yaël depuis longtemps ? La dernière fois que je l'ai vu, j'avais sept ans, il m'a aidé à préparer mon sac avant que je ne parte pour l'école, mon père était trop occupé avec son boulot, ma mère n'avait d'yeux que pour mon autre grand frère et c'est lui qui s'assurait que j'avais toujours mon déjeuner pour le midi. Je ne sais pas pourquoi je lui racontais tous cela, elle devait surement s'en foutre comme de l'an 40, mais en faite, je n'avais jamais pu parler librement de mon frère dans ma famille, il était un sujet tabou et pouvoir dire combien son départ m'avait blessé à une personne qui semblait tenir à lui et bien, ça me faisait un bien fou. Quand je suis rentrée ce soir là, c'était comme si jamais il n'avait existé, mes parents avaient déjà déménager toutes ces affaires, je n'avais même plus de photo de lui. Pendant des années, j'ai attendu qu'il vienne me voir moi, je le guettait constamment, je me disais que mes parents ne pouvaient pas l'empêcher de me voir si vraiment il le voulait.Je soupirais ayant totalement oublié la douleur que Riley me causait en me soignant.

J'étais tombée dans le mélo là. Elle allait penser que j'étais totalement folle, je me mordillais nerveusement la lèvre évitant de la regarder. Pendant sept ans, Yaël avait été mon point de repère, presque un père pour moi. Certes, je savais qu'il faisait des bêtises, qu'il avait des soucis avec les parents, mais pour moi ça n'avait jamais compter. La colère pointa de nouveau le bout de son nez et je relevais la tête. Enfin, tous ça c'est du passé, je suis contente qu'il soit en vie et que toi tu est été présente pour lui. Je lui souris sincère, pour moi ils étaient en couple, rencontré avant ou après l'épidémie peu importe finalement, tant qu'ils se soutenaient l'un l'autre, le reste ne comptait pas.
   
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 2 Fév - 21:23




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Pour moi, Joan tentait de faire la forte devant moi. Pourquoi ? Ca j'en avais aucune idée, mais je pouvais constater qu'elle a avait comme point commun avec son frère d'être aussi têtue que lui. Mais qu'est ce qu'ils ont les Dixon à ne pas vouloir se laisser soigner de façon normale ? Sont ils si cons que ça qu'ils n'imaginent pas qu'une petite plaie peut rapidement un problème si elle s'infecte, d'autant plus dans les conditions de vies actuelles ? Certes, ici à la zone il y avait un minimum d'hygiène, mais on ne peut pas savoir quels sont les virus et les microbes qui rôdent, d'autant plus que tout le monde n'a peut être pas la chance comme elle d'avoir ses vaccins à jour! Pour ma part j'avais également la même chance qu'elle, si on peut dire ça comme ça. Ce n'était pas parce que j'avais des parents totalement hypocondriaques, juste que je faisais partie du milieu. En entendant sa réponse je levais les yeux au ciel ne préférant pas répondre, je me connais, je vais perdre patience. Et comme si elle l'avait sentie elle abdiqua ce qui me fit sourire en coin en entendant sa phrase. Brave fille ! Je me reculais alors pour farfouiller dans un tiroir et ressortir une seringue et une petite fiole en verre contenant un anti douleur. Tu crains les piqûres ? J'attendis sa réponse avant de finalement lui relever un peu plus sa manche pour pouvoir apercevoir un peu plus son épaule, la pincer entre deux doigts et lui faire l'injection. D'ici quelques minutes tu ne devrais plus rien sentir, ou du moins ça va atténuer l'effet de lancement que du dois ressentir. Je tentais de parler d'un ton plutôt calme pourtant, je me rendais compte que sans le vouloir vraiment, même si j'avais l'air rassurante mon intonation était plus froide. Je grimaçais en m'en rendant compte, je n'aimais vraiment pas ce frigo que j'étais devenue, moi qui était auparavant si douce avec les patients...

Lorsque finalement elle s'excusa pour son comportement et que j'en fis de même, je me sentais d'un coup vraiment plus légère. On c'était toutes les deux comportées comme deux petites connes, il n'y avait vraiment rien de plus à ajouter à ce propos. Je commençais mon soin lorsque finalement, il semblait que sa langue se délie sans même que je fasse quoi que ce soit. J'étais surprise de l'entendre me parler ainsi, surtout qu'elle me parlait de son histoire et par conséquent, de celle de Yaël par la même occasion. J'appris alors à quel point elle était jeune et ô combien elle pouvait idolâtrer son frère. Au final, ça ne m'étonnait guère qu'il ait pu s'occuper d'elle de la sorte, c'est tout lui ça. Il fait le mec qui s'en fou de tout mais au final il est toujours là pour surveiller vos arrières. En tout cas, c'est exactement ce qu'il fait avec moi. Je continuais de désinfecter la plaie de Joan, mais je dois bien avouer que je l'écoutais avec attention même si toute ma concentration semblait se porter sur mon travail. J’avais l'impression de me retrouver quelques années en arrière lorsque les patients du fait de se retrouver isolés et en présence d'une blouse blanche avaient leur bouche qui se déliait totalement. Mais cette fois ci, c'était autre chose comme sensation. Je n'allais pas pouvoir avoir des mots réconfortants pour elle, j'avais l'impression d'en apprendre un peu trop d'un coup, de m’immiscer dans la vie privée de Yaël et si ça aurait pu avoir un effet grisant, là ce n'était pas du tout le cas. Je me sentais mal, comme si j'étais un voyeur. Jamais je n'aurais du apprendre tout cela, du moins pas par la bouche de Joan mais plus par celle de son frère. Je me rendais alors compte à quel point les parents Dixon étaient injustes avec leur fils et surtout qu'au final Joan n'était qu'une gamine qui demandait qu'à avoir l'amour de son frère. Ils avaient de la chance quand même. Je terminais en posant des strips sur sa plaie avant de la regarder. Et voilà ! Je souris faiblement, je le savais elle attendait que je réponde à ses questions et si elle était aussi pénible que son frère pour obtenir des réponses valait mieux que j'y réponde de moi même. On se connait seulement depuis quelques mois, j'ai failli lui tirer dessus, à croire que c'est une habitude dans votre famille... Je secouais la tête avant de reprendre. Moi aussi j'avais un grand frère que j’idolâtrais énormément, tu devrais aller lui dire tout ça au de le dire à moi. Même si je suis persuadé il jouera au dur, il sera touché de savoir que tu n'as pas oublié tout ce qu'il faisait pour toi. Je n'en rajoutais pas plus, j’espérais seulement qu'elle ne me parlerais pas plus de lui. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que nous étions en froid et que je ne l'avais pas revu depuis notre arrivée ici.

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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 16 Fév - 22:20

Joan Dixon a écrit:
Joan Dixon & Riley Evans.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

   

   
EJe grimaçais quand elle parla de piqure, puis je pris une profonde inspiration, je n'aimais pas les piqures. Bon je n'étais pas à me rouler par terre en hurlant en espérant que l'on ne m'en fasse pas, mais je dois bien avouer que j'avais tendance à les fuir. J'aurais préféré qu'elle me propose un cachet à avaler ce qui aurait été largement plus plaisant pour moi. Je ne pouvais pourtant pas faire ma flippée, elle me prenait déjà pour une emmerdeuse, j'allais peut être arrêter là les dégâts. S'il y a une sucette après, je te promet de ne pas bouger et ne pas crier. Je lui fis un petit sourire crispé et je détournais la tête quand elle arriva et me fit l'injection. Je pris plusieurs grosses inspiration pour rester maitre de moi-même, petite il fallait me tenir pour me faire des prises de sang et des vaccins, heureusement en grandissant, j'avais réussit à maitriser en partie cette peur. Je hochais la tête quand elle m'expliqua que la douleur allait cesser, ça s'était vraiment une bonne nouvelle. Je fermais un instant les yeux, essayant de voir une amélioration et effectivement au bout de quelques minutes, la douleur se transforma en un lancement sourd et j'ouvris les yeux en poussant un soupir de bien être.

EElle commença à me soigner et ça aussi j'évitais de le regarder, moi tous ce qui était médical se n'était pas du tout ma tasse de thé, bon bien sur, maintenant, j'avais un peu pris sur moi, il faut dire que depuis que l'épidémie avait commencé, je n'avais pas franchement eut le choix, il n'y avait plus de médecin pour soigner les petits bobos, comme les plus gros d'ailleurs. J'étais nerveuse, du coup je m'étais mis à parler, de tous, de rien et surtout de ce qui me rendait nerveuse en ce moment, le bien nommé Yaël. Et puis maintenant que je m'étais excusée et qu'elle était là, je comptais bien faire sa connaissance, je voulais connaitre qui était celle qui avait capturé le cœur de mon frère. Je regardais mon bras et retrouvais aussitôt le sourire, la plaie était propre et je n'avais plus mal. Merci. Je la regardais avec un petit sourire, je ne savais pas vraiment comment elle allait réagir à mon petit discours, à la maison, si j'avais le malheurs de parler de mon frère, je récoltais un regard froid et haineux et une punition dans ma chambre. Parler librement de lui m'avait fait beaucoup de bien.

JJe me mordis la lèvre et ris quand elle parla rapidement de sa rencontre avec Yaël, effectivement, j'avais cru comprendre que même si j'étais beaucoup plus sage et docile que lui, ma mère trouvais que je lui ressemblais trop. Je baissais la tête quand elle parla de son frère, le ton qu'elle avais employé me fis penser qu'il n'était plus parmi nous, j'espérais juste pour elle, qu'elle n'avait pas eut à l'achever, un instant, l'image de mon père se fit à moi et je frissonnais. Elle émit l'idée d'aller voir Yaël et de lui ouvrir mon cœur, cette idée me fit rire, mon frère n'avait jamais été un fan des grands discours et l'émotif le faisait fuir. Je me repris alors ne voulant pas qu'elle pense que je me moquait d'elle. Désolée, mais je me vois mal aller voir Yaël pour évoquer tous ces souvenirs d'enfance, ma famille à été monstrueuse avec lui et il n'a jamais été fana de l'affectif. Je soupirais, s'était ridule, ma mère avait écartelé notre famille, l'avait détruite et aujourd'hui au lieu d'être uni et solidaire on était totalement incapable de communiquer les uns avec les autres. Il pense que je l'ai jugé pour le passé, mais, c'est faux, c'est juste que j'étais tellement jeune et ma mère tellement acerbe que parfois je ne sais plus ce qui est vrai ou non.
   
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mar 18 Fév - 11:38




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

La remarque de Joan me fait sourire, je comprends rapidement qu'elle n'est pas une fan des piqûres...comme la majorité des personnes en fait. A moins d'être un camé on aime pas ça, quelque chose qui transperce votre peau ce n'est jamais agréable. Je fais doucement, j'ai pas envie de l'entendre crier, je supporte pas ça quand les gens gueulent même si je suis la première à le faire quand on m'énerve et ça son frère le sait. Je m'occupe finalement de sa blessure, le fait de faire mon travail me permet de me concentrer plus sur sa plaie que sur le malaise que je peux ressentir en sa présence. C'est con hein mais c'est comme ça! Elle a des traits de Yaël et sachant qu'on est en froid tous les deux en ce moment ça me fait presque mal de me retrouver en face d'elle. Pourtant je dis rien, non comme à mon habitude je ferme ma gueule et je me terre dans ma petite bulle, sauf que ce que je n'avais pas prévu c'est qu'elle se mette à vider son sac. J'écoute, ouais pour le coup je suis plus qu'attentive parce que j'en apprends un peu plus sur lui. Je me rend compte qu'on a eu des vies totalement à l'opposée. J'ai toujours été la petite princesse au sein de ma famille alors que lui c'était le vilain petit canard. Et ça m'énerve. Ça me révolte d'apprendre qu'une mère ait pu être aussi odieuse avec son gamin. Putain! Mais il était si jeune. Je comprends mieux maintenant pourquoi il n'est pas le genre de gars à s'attacher, pourtant il m'a toujours traîné avec lui et garder auprès de lui après la mort de mon père. Pourquoi? Il aurait pu se barrer et reprendre sa vie de solitaire, mais au final je suis quand même bien contente qu'il ne l'ait pas fait.

Plaie nettoyée, pansement terminé, discussion terminée? Non bien sur que non je suis face à une Dixon. Moi qui aurait préféré pouvoir sortir de cette sale et retourner à mes occupations me voilà comme prisonnière de la mini Dixon et ça me fait vraiment un effet bizarre. Je suis pas le genre de nana à m'épancher et à parler énormément, ce qui d'ailleurs agace souvent Yaël parce que je ne parle pas beaucoup contrairement à lui qui peut se montrer très saoulant, surtout quand on se dispute. Si je suis du genre à me murer dans un mutisme lui au contraire à besoin de parler et de laisser sa colère se déverser en un flot de paroles. Et puis... et puis ça se termine toujours de la même façon entre nous, c'est la seule chose sur laquelle on semble être d'accord et qui semble nous calmer. Je me lève pour aller mettre à désinfecter le matériel dont je me suis servi et jeter les compresses imbibées de sang dans la poubelle prévue à cet effet lorsque je sent qu'elle a besoin de parler. Putain. Je lui parle de mon frère et bien entendu ma voix se casse un peu, je vais pas plus parler de lui sinon je risque de me mettre à chialer et ça je veux pas. Au final même si son frère est parti quand elle était toute jeune elle connait plutôt bien et sa remarque m'arrache un petit sourire et je soupire à mon tour. Putain, qu'est ce que j'aime pas me retrouver dans cette situation, j'ai limite la sensation qu'elle attend quelque chose de moi, sauf que je peux rien lui donner. On est pas ensemble avec Yaël, on est pas un couple et je me vois mal débarquer et aller lui dire d'aller voir sa petite soeur parce qu'elle a besoin de lui et surtout de lui parler. Déjà il déteste les ordres et en plus de ça il m'enverra chier. Je me réinstalle face à elle et reste silencieuse quelques instants, je réfléchie à ce que je peux lui dire. Vrai. Yaël est loin d'aimer tout ce qui se rapporte à l'affectif mais du peu que je connais chez lui il aime la sincérité et je pense qu'il a besoin d'entendre tout ce que tu me dis là. Ton frère est parti quand tu n'étais qu'une gamine et forcément t'as eu droit semble t il à un sacré bourrage de crâne mais en attendant, dès le moment où il t'a reconnu il a selon moi repris son rôle de grand frère. On aurait pu te laisser au bord de la route ou te faire bouffer par les puants, mais non, Yaël t'a protégé. Je crois que c'est d'ailleurs une des meilleures choses qu'il sait faire... Je me tais quelques instants avant de grimacer en repensant à notre dernière dispute. Je ne sais pas si tu recherches de l'aide de ma part mais je vais pas pouvoir lui parler à ta place Joan... J'en dis pas plus, j'ai pas envie de lui dire que depuis notre arrivée on ne s'est pas croisé et qu'on s'évite comme la peste.

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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 13 Avr - 16:36


 

 

  Joan & Riley
  Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
La situation est tendue je m'en rend bien compte, je ne comprend tout de fois pas pourquoi, elle semble si distante. Je me suis excusée et je lui montre que je ne suis pas une sans cœur qui ne se soucie pas de son frère. Bon d'accord, elle à raison, c'est vers l’intéresser que je devrais me diriger, mais j'ai peur de me trouvé face à lui et qu'une fois de plus il me fasse comprendre que je ne comptais pas pour lui, qu'il se portait mieux sans moi. Sa tirade arrive à me faire monter les larmes aux yeux, elle n'a pas tord il faut dire pourtant je n'étais pas encore prête à m'ouvrir émotionnellement à mon frère. Quand elle parla de bourrage de crâne, j'eus un sourire sans joie. Je ne sais pas si Yaël t'a un jour parler de nos parents. Ils n'ont jamais sut nous aimer pour ce que nous étions réellement, ils se faisaient une image de ce que devrait être leurs enfants et Yaël n'entrait pas dans le moule, je sais qu'ils ont été horrible avec eux, j'en ai de vague souvenir. Mais depuis ma mère à tous fait pour salir l'image que j'avais de lui et je crois que malgré moi, elle à réussit. Je regardais ma main bander, la douleur était toujours présente, mais largement plus supportable, je respire plusieurs fois pour reprendre le contrôle de moi-même, je vais passer pour une faible pleurnicharde et ça je ne veux pas, je me suis montrée forte depuis le début et je veux continuer comme ça.

Je me rend compte qu'elle ne semble pas aller bien et une fois de plus je me sens coupable, je ne fais que parler de moi et de mes petits problèmes, alors que la jeune femme en face de moi semble au bord de l'épuisement et ne pas être très heureuse, du moins autant que l'on peu l'être dans un monde aussi fou. Je suis désolée je t’ennuie avec mes problème, c'est que je n'ai pas vraiment copiné avec les autres ici, ils ne me font pas vraiment confiance et du coup ... Je m'interromps, voilà une nouvelle fois que je reporte les propos sur moi, se n'est pas comme ça que je vais apprendre à connaitre la petite amie de mon frère, et j'ai réellement envie de la connaitre et pourquoi pas devenir son amie. Tu as l'air fatiguée, tu n'en fais pas trop au moins ?
 
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mar 15 Avr - 13:14




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Ça me fait bizarre d'entendre tout ça sur Yaël, jamais il ne s'est ouvert à moi de la sorte, alors oui, pour le coup j'en apprend peut être plus que je ne devrais le savoir. Toute cette conversation me met mal à l'aise et pourtant, je reste ici à l'écouter alors que je pourrais feindre avoir d'autres patients à m'occuper et me barrer. Je reste ici, je l'écoute parce que je sens qu'elle en a besoin. Quand Yaël parle, en règle générale c'est pour m'engueuler ou me faire sortir de mes gonds, tandis qu'elle, et bien elle s'épanche, elle vide son sac. Quand elle ajoute que leur mère a tout fait pour entacher l'image de Yaël et qu'elle pense qu'elle a réussi, je secoua la tête en lui souriant de façon sincère. C'est peut être la première fois depuis que je suis entrée dans cette pièce que je suis aussi sincère. Je ne connais pas votre histoire Joan, Yaël ne m'en a jamais parlé. Jusqu'à ta rencontre je ne savais même pas qu'il avait une petite soeur et... Je réfléchis un instant à mes mots avant de poursuivre. Je me rend compte avec tout ce que tu me dis que ta mère a du raconter des choses affreuses sur lui, mais je ne pense pas qu'elle soit parvenue à entacher son image sinon tu serais pas là à me parler et à te poser ces questions. Logique non? Enfin pour moi ça l'est. Je pourrais encore ajouter quelque chose, mais j'ai du mal à vraiment parler. Avant, c'était facile pour moi, j'étais plutôt du genre expansive à vrai dire, alors que maintenant je ne parle que lorsqu'on m'énerve et que je pète un câble. Ca c'est la spécialité de Yaël, et quand mon père était encore de ce monde, lui aussi savait y faire. Quand je faisais la gueule ou qu'on voyait sur mon visage que quelque chose me contrariait il me poussait à bout jusqu'à ce que je dise ce qu'il y a. Une bonne méthode, parce qu'en général, ça me fait du bien.

Je sens qu'elle m'observe et j'ai la sensation qu'elle est en train d'analyser tous mes fait et gestes. J'aime pas ça, mais je vais pas péter un câble juste parce qu'elle me regarde quand même? Et puis quand d'un coup elle s'excuse à me disant qu'elle n'a pas copiné avec les autres un autre sourire se fend sur mon visage. Je n'ai pas vraiment copiné non plus, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas confiance en moi, mais plutôt parce que moi je n'ai pas confiance en eux et que j'ai peur de m'attacher. Mais elle, cette gamine, elle est attachante. Saloperie de Dixon oui! J'ai pas beaucoup d'amis ici, alors peut être qu'on pourrait tenter de l'être! Non mais ça sort d'où ça? Depuis quand je parle comme ça et je suis sympa? Putain... ce sont des diables dans cette famille! Et puis là, elle me pose cette question, je souffle un bon coup en gonflant avant mes joues comme un hamster avant de les dégonfler en soupirant. Si on doit être amies autant que je sois franche. On s'est engueulés Yaël et moi et je l'ai pas revu depuis notre arrivée. Je baisse la tête, je me giflerais, j'aimais pas être comme ça. Non rectification. J'aime pas qu'il me fasse devenir comme ça.

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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Dim 20 Avr - 10:20


 

 

  Joan & Riley
  Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
Ma vie de famille était tellement compliquée, tellement tendue et ambiguë qu'il était difficile de dire ce que je ressentais réellement, trop de non dit, trop de mensonge et de déception. Pourtant, elle avait raison, autant j'aimais ma mère, autant Yael avait une place encore plus forte dans mon cœur. Car même si elle m'avait raconté ces bêtises, je savais que tant qu'il avait été avec moi, il m'avait profondément aimé et j'espérais que malgré les années de séparation, c'était toujours le cas. Je soupirais doucement, je gardais tous cela pour moi depuis si longtemps qu'en parler avec Riley me fit énormément de bien. Je lui souris, déjà bien plus calme. Merci Riley, c'est la première fois que je peux parler de ma famille si librement. Lentement je rabaissais la manche de mon t-shirt, j'allais devoir en changer, il était complétement fichu, taché de sang, j'allais faire flipper Isaac.

Sa remarque me pris au dépourvus, je ne pensais pas qu'elle répondrais favorablement à ma demande totalement sous-entendu. J'avais besoin d'une personne sur qui compter, avec qui je pourrais discuter et qui était totalement étrangère à la famille Dixon enfin plutôt qui connaissait Yaël et semblait l'apprécier. J'eus un petit rire. Si tu as envie un jour, j'ai du café lyophilisé dans ma chambre que j'ai réussit à faire passer en douce. ça me ferais plaisir de t'en offrir une tasse. Sa révélation pourtant, souffle toute la bonne humeur qui m'avait saisit depuis que j'étais rentrée dans cette pièce, un instant j'avais oublié la fin du monde, mon inquiétude pour le reste de ma famille et la colère que j'avais contre mon frère. Je soupirais et posais ma main valide sur son épaule. Alors je pense qu'il va falloir que je trouve du chocolat pour aller avec ce café. Je n'avais pas l'habitude d'aider les autres surtout dans leur relation amoureuse. Je n'étais pas très sociable et ma seule relation vraiment sérieuse se trouvait dans la nature, peut être devenu l'un de ces monstres. Je fermais un instant les yeux, je ne devais pas penser comme ça, sinon je ne tiendrais pas le coup. Yaël, à souvent des réactions stupide, mais ... garde seulement à l'esprit que personne ne lui à jamais appris a avoir confiance aux autres. Il te reviendra. Je lui souris, je ne l'avais pas vu depuis longtemps, mais je me souvenais parfaitement de son caractère buté. Il ne m'a pas adressé la parole pendant 11 jours une fois, j'avais dessiné sur ces comics et crois moi il y tenait comme à la prunelle de ces yeux. Je m'interrompais un instant. Surtout ne lui dit jamais que je te l'ai dit, il me tuerais pour ces paroles. Je souris doucement pour la rassurer. Finalement, le onzième jours, je me suis levé, il m'a sourit et dit bonjour, la tempête était passé. Je ne sais pas si mon histoire allait la rassurer ou pas, mais j'espérais vraiment réussir à lui remonter le moral.

 
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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mar 22 Avr - 21:26




Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Je me rendais compte grâce à Joan que Yaël n'avait pas eu une vie des plus facile ou du moins son enfance. Je n'ose même pas imaginer ce que je serais devenue si j'avais eu des parents aussi horrible que les siens. Sans doute que j'aurais mal tourné, et c'est là que je me dis que quand même, ça reste un mec bien. Certes c'est un petit con et ça je crois que ça ne changera jamais, mais il est bien et surtout une personne en qui j'ai entièrement confiance. Le fait de me le dire et de faire ce constat me fait quand même mal, parce que je me rend compte avec tout ça qu'il me manque. On ne dirait pas, mais le fait de rester pendant vingt quatre heures avec une personne et ce depuis plusieurs mois et bien oui, qu'on le veuille ou non, on tisse des liens. Putain fait chier! Je ne pensais pas qu'il me manquerait autant et ça m'agace. Malgré tout, je continue d'écouter Joan parce que je sens bien qu'elle en a besoin. Je ne vais tout de même pas la repousser alors que franchement, je me rend compte qu'elle est vraiment adorable et sans doute même que dans une autre vie, ou si on c'était rencontrée avant tout ça on aurait pu être amies. Y a pas de quoi! C'est vrai, si ça a pu l'aider, tant mieux. Après tout, dans mon rôle de médecin je suis également là pour écouter les autres, même si là j'ai la sensation d'être en plein intrusion dans la vie de Yaël.

Bizarrement, dès l'instant où elle me parle de café je semble d'un coup être plus encore disposée à être son amie. Après tout, avoir une autre alliée ici ne me fera pas de mal, et puis avoir une amie fille aussi car au final je n'ai que Yaël et c'est pas avec lui que je peux parler de certaines choses dont j'aurais envie. Bien qu'en fait je ne sais même pas si on a déjà été du genre à parler. Se gueuler dessus oui, parler...bof! Bref, passons. Le coup du café m'arrache un autre sourire, je suis une accro à la caféine alors forcément ça ne peut que me faire plaisir. Tu sais que tu me prends par les sentiments là? Je suis une accro à la caféine! En fait c'est quand j'avais commencé mes études de médecine que j'ai commencé à en boire et ensuite cette manie ne m'a pas quitté...enfin, si, par la force des choses. Je lui souris avant de me rendre compte qu'en fait je lui parle sans réfléchir, de façon spontanée. Moi! Je trouve ça totalement délirant, mais pas désagréable pour autant. Puis finalement, me sentant de plus en plus mal à l'aise dévoquer Yaël, j'ose avouer à mon interlocutrice qu'on ne se reparle plus depuis notre arrivée à la zone. Et là, je suis surprise par sa réaction, le fait de poser sa main comme ça sur mon épaule et surtout la mienne... je ne me dérobe pas. Sa petite anecdote m'arrache une fois de plus un sourire. En fait, je me rend compte que ça me fait du bien d'entendre des petites choses sur lui, et surtout je me dis qu'au final, peut être que je ne le connais pas si bien que ça... Enfin j'en sais trop rien, c'est confus. Jusqu'à présent, je pensais quand même le connaitre, mais en fait... Oui, enfin bon on verra bien. Puis je ne sais pas pourquoi, j'ai comme la sensation que je dois rajouter un truc, parce que j'ai comme qui dirait l'impression qu'elle se fait des idées sur son frère et moi. Puis c'est pas comme si on était ensembles tu sais... On ne se doit rien lui et moi. Je me redresse finalement parce que je me sens mal à l'aise, de nouveau. Est ce que ça va aller? Si jamais tu as mal je peux te donner quelque chose à prendre ce soir pour mieux dormir. Parler boulot, au moins ça m'aide à ne pas trop penser à lui!

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MessageSujet: Re: Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir. Mer 13 Aoû - 21:07

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