You were the love of my life || C & D
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum optimisé pour Google Chrome.
Le 10/11/2017 : le forum a CINQ ans & sa saison 6 est mise en place. Nouveautés à découvrir ici (le tout accompagné d'un recensement au passage obligatoire).
ON VOUS AIME TEEEELLEMENT !! coeurrose lele Si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ? (Ouais on vous achète et alors ? /PAAN/)

Partagez| .

You were the love of my life || C & D

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: You were the love of my life || C & D Dim 26 Jan - 11:24



    CONSTANZA & DIEGO


    Marcher -ou plutôt errer- était devenu notre meilleure chance de survivre à tout ça. Demeurer statique était la meilleure façon de se faire avoir. Soit pas un putain de rôdeur puant, soit par un survivant qui ne souhaitait que nous voler. Et même en profiter sexuellement parlant, quand il était question d'une femme, à n'en pas douter. J'avais la chance d'être un homme et d'avoir, de surcroît, été un militaire haut gradé. J'avais fais la guerre. Je savais donc, sans aucune difficulté, me défendre. Et je savais parfaitement, aussi, survivre dans d'horribles conditions. Je savais chasser et pêcher. Comme je savais faire un feu ou même monter une cabane de fortune. Bref, je n'étais pas un amateur dans le genre. J'étais plutôt doué même. Et c'était sans aucun doute grâce à tout ça, que je parvenais à survivre depuis le début de l'épidémie. Qui remontait pourtant à un sacré bout de temps désormais. J'avais eus mon lot de rencontres merdiques. Qui, pour la plupart, s'étaient conclues par un coup de hache bien placée. Parce que oui, mon arme de prédilection était une hache bien tranchante, que j'avais trouvé dans le bâtiment où je me trouvais à ce moment là, logée derrière une petite vitre et à n'utiliser qu'en cas de gros pépin. Du genre incendie. Pour briser vitres et portes. A moins, ça m'avait été utile pour défoncer le crâne des zombies qui tentaient de refermer leurs mâchoires dégoulinantes de sang, autour des divers membres qui constituaient mon corps. Et je ne m'en étais jamais séparé depuis.

    A l'instant présent, bien que perdu dans mes songes, je demeurai sur mes gardes. Une habitude que j'avais déjà quand j'étais dans l'armée. Il ne me fut donc pas difficile d'entendre des bruits de pas, à quelques petits mètres de moi. Je me planquai aussitôt derrière l'un des nombreux arbres qui peuplaient cette petite forêt en bord de ville. Doigts fermement serrés autour du manche de ma hache, je demeurai aux aguets, oreilles tendues. Ce n'était pas un rôdeur qui se déplaçait là. Les bruits n'étaient pas ceux d'un zombie. Pas de pieds qui frottent l'herbe humide à chacun de ses pas en avant. Non, c'était plutôt quelqu'un de bien vivant. Je tentai un coup d'oeil pour tenter d'apercevoir quelqu'un ou quelque chose. Mais la nuit était en train de tomber et il faisait trop sombre pour que je discerne quoi que ce soit de plus qu'une ombre. Qui se déplaçait avec lenteur. Ce quelqu'un avait sans doute perçu ma présence également, et se méfiait, inquiet à l'idée de me voir sortir subitement de l'ombre pour lui tomber dessus. C'était devenu ça aujourd'hui. Tuer ou être tué. Même pour les vivants. Je tentais pourtant, encore et toujours, de limiter les dégâts et de ne pas supprimer tout ce qui était encore doté d'une vie et d'une conscience. Je soufflai, une fois, deux fois, pour me donner un peu de courage. Avant de sortir, sans doute un peu trop vivement, de derrière mon arbre.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Dim 26 Jan - 16:05


    Hj:
     
    Mes yeux s’ouvrent péniblement alors que je ressens mes muscles endoloris et cette violente douleur à ma tête. Ma vue paraît flou le temps d’un instant tout comme mes pensées alors que je me remémore péniblement les souvenirs d’il y a quelques instants… ou quelques minutes. La notion du temps ne m’est plus familière, je semble tout à fait étourdie alors que je me lève à l’aide de mon bras pour m’assoir. Mon cœur s’emballe tout à coup et mes yeux regardent vers le haut. Vers le bout de cette pente vertigineuse. Je me souvenais… j’avais été acculé par un immense groupe, sauf qu’au lieu de regarder devant moi, je ne cessais de constater s’il y avait des rôdeurs qui me suivaient. Et au moment où j’allais arrêter ma course, mon pied s’était arrêté dans le vide. Je me sentais sale, quand bien même je n’avais été totalement propre depuis longtemps, avec de la terre, du sang de mes écorchures et ma peau luisante de la sueur qui restait de ma course effrénée. Il ne me faut pas plus de temps pour me redresser, me remettre sur pieds et continuer ma route en réajustant mon sac en bandoulière. Je sais exactement où je vais, mon sens de l’orientation est presque infaillible. Merci les années d’entraînements et de missions au cours de ma carrière militaire.

    J’avançais à petit pas désormais, essayant de faire le moins de bruit possible dans cette forêt peu épaisse qui me permettait de voir de loin les rôdeurs qui trainaient et les éviter. Sauf que la nuit tombait, et l’obscurité me diminuait petit à petit mon champ de vision. J’étais presque arrivée, presque parvenu à l’orée du bois quand j’entendis du bruit à ma droite, parvenant bien distinctement à mon oreille. Je m’arrête instantanément et tourne la tête vivement avant de m’apercevoir que je venais de voir quelque chose bouger. Derrière l’arbre ? Je plisse les yeux, ma main empoigne un des couteaux rangés dans mon ceinturon et mes doigts enroulent fermement le manche. En cet instant, j’aurais préféré une lame plus grande, mon sabre que j’avais laissé temporairement dans ma cache. Je me sentais respirer profondément alors que mes yeux fixaient cet arbre. Je ne voulais pas continuer ma route pour qu’il me suive. Non. Quitte à le tuer autant le faire maintenant. Alors que ma patience diminuait et que j’allais ouvrir la bouche pour le faire déguerpir, c’est là que je le vis sortir. Instinctivement, mon bras se leva et je lançais le couteau en direction de la silhouette que je venais d’apercevoir. Coup d’bol… ou pas… il atterrit sur l’arbre à côté de lui. Je dégainais un autre, alors que je restais immobile sur mes pieds, lançant de nouveau dans sa direction pour qu’il atteigne mieux sa cible…
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Dim 26 Jan - 21:18



    CONSTANZA & DIEGO


    Le coeur qui s'affolait férocement dans ma cage thoracique, le sang qui pulsait dans mes veines, cognait à mes tempes, la respiration saccadée, les mains moites ... Toutes ces petites réactions de mon corps, je ne les connaissais maintenant que trop bien. Et j'y trouvais même mon plaisir, alors que la peur panique s'insinuait dans chaque fibre de mon corps. Déjà du temps de l'armée, je devais faire face à ce genre de sensations qui faisait palpiter mon coeur bien plus fort, bien plus vite. Ce n'était pas pour rien que je m'étais engagé très jeune. C'était pour cette sensation enivrante qui me gagnait très vite et me faisait me sentir tellement bien et tellement en phase avec mon corps. Oui, j'étais givré. Complètement et irrémédiablement fou. Maso, pour certains. Mais j'aimais ça. J'aimais beaucoup trop pour mon propre bien sans doute. J'en arriverais même à me réjouir de cette pseudo-apocalypse, si seulement j'avais pu avoir la certitude que mon épouse ... Ou ex, même si les papiers n'avaient pas tous été signés, était envie et en parfaite santé. Je voulais croire que, tout comme moi, le fait qu'elle ait fait l'armée ait pu lui porter chance jusque là. J'avais besoin de croire qu'elle était en vie et en plus ou moins bonne forme. Elle n'avait besoin de l'aide de personne pour avancer dans un monde comme celui là. Ca, j'en étais parfaitement certain et bien conscient. Certes, c'était surtout pour ne pas continuer de m'inquiéter toujours plus sur son compte. Et ne pas trop culpabiliser, par la même occasion.

    J'étais donc si avide d'action, que je me réjouis presque du premier couteau qui ne me manqua que de quelques centimètres, pour finalement finir sa course dans un tronc d'arbre dans mon dos. J'eus un bref sursaut, qui eut au moins le mérite de m'interrompre dans ma course. Ce n'était très clairement pas un rôdeur qui venait de m'attaquer de la sorte. Un survivant. Que je discernais toujours aussi mal à la seule lueur de la lune. Mais un nuage passa et la lumière se fit plus vive. Rien que quelques secondes durant lesquelles l'astres balaya la jeune femme à l'épaisse chevelure blonde. Constanza ! J'eus tout juste le temps de réaliser que c'était elle, qu'elle lançait un second couteau. Qui, ce coup ci, ne me manqua pas. Elle avait toujours été incroyable pour le lancer de couteau. Un gémissement de douleur m'échappa et je fis un pas en arrière, en portant une main à mon bras dans lequel la lame venait de se planter. Un grognement rauque suivit, quand je l'ôtai vivement. Autant le faire maintenant plutôt que d'attendre. "Stop !" Tonnai-je à son adresse, avant de faire un pas en arrière pour me réfugier derrière un arbre. "C'est moi ! C'est Diego !" Lâchai-je sur un ton ferme, en poussant un long soupir, main posée sur ma plaie dégoulinante de sang. Ne me restait plus qu'à espérer que je pourrais soigner ça et m'éviter une infection. Qui me tuerait à coup sûr et me permettrait de revenir sous les traits d'un zombie. Chouette.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Dim 26 Jan - 21:51


    Ma respiration s’arrête pendant un temps et je rate un battement alors que le couteau atterri tout droit sur l’arbre. Mon dieu que cela m’avait frustré de rater ma cible. Peut-être était-ce dû à mes bras qui me faisaient toujours mal, tout comme mes jambes d’ailleurs. Je ne dormais que d’une oreille et faisait sans cesse des trajets pour éviter de rester au même endroit et me faire avoir par une horde soudainement. Cela faisait pourtant quelques jours que j’avais investi des lieux, tout proche, dans la ville qui n’était plus très loin désormais. Le deuxième couteau me rendit fière, même s’il avait touché que le bras. En même temps, si je visais la tête tout de suite, ce ne serait plus marrant, non ? L’adrénaline me montait petit à petit, mon regard était avide de sang, sanguinaire en somme. Je n’avais aucune pitié et ce ne serait pas cette personne qui allait m’empêcher de faire ce que j’ai toujours fait jusque-là. Ou du moins… ce que je faisais à présent depuis pas mal de temps, depuis ces horribles semaines. Comment faire autrement ? Je suis changée à jamais, et mon expérience dans l’Armée de Terre ne me fait que plus dangereuse. Je sais à peu près tout faire, même si je ne suis pas excellente en tout, sauf que jusque-là j’étais restée entière. Quand bien même je me faisais toujours des folies, cherchant à trouver les difficultés, les solutions presque impossibles. C’était comme ça que je vivais, je ne pouvais rester à ne rien faire, je devais m’occuper l’esprit. Cet esprit si torturé et qui me torturait de ce fait.

    Sa voix me fit comme une boule d’émotion qui explosait à l’intérieur de moi, avant qu’elle ne s’efface complètement, englobé dans ce gouffre si énorme qui m’habitait. Je lui aurais bien renvoyé un autre couteau mais je m’arrêtais dans mon élan alors qu’il se cachait de nouveau. Putain, j’avais été au fin fond de la Floride, ce n’était pas pour le recroiser lui ! C’était quoi ? Une mauvaise plaisanterie ? Quoi qu’il en soit, je sentais cette haine revenir à la charge, profonde et violente. Dangereuse. Son prénom ne me fit ni chaud ni froid. Que pourrait éprouver une âme sans vie de toute façon ? Je décidais d’avancer, ou plutôt de contourner cet arbre lentement pour me diriger vers mon couteau qui s’était planté dans le mauvais endroit. En même temps, s’il avait atteint sa cible peut-être ne serait-il pas en aussi bonne forme. Je le pris fermement avant de le retirer avec force, non sans m’y être reprise à deux fois, avant de me retourner vers Diego, les deux couteaux en mains.

    « Rend-moi mon couteau avant qu’il n’y en ait un autre qui arrive sur toi ! »

    Très fin en effet, très sec et dénué d’émotion également. Une petite menace qui s’y glissait également à ne pas prendre à la légère. J’affectionnais mes couteaux, essayant de ne pas les paumer dans de la chair pourrie comme de la chair fraîche d’ailleurs. Je voulais qu’il me rende mon couteau et qu’il s’en aille par la même occasion. Car je savais qu’il serait une plaie, mais je ne lui donnerais en aucun cas l’occasion de vouloir me suivre ou rester ici en ma présence. Je n’avais pas envie de parler, j’avais envie de prendre des vies, seulement pour pouvoir me sentir bien ne serait-ce qu’un instant. Il ne fallait pas qu’il me test, mon regard le prouvait, tout comme dans mon attitudes qui étaient sur le qui-vive, prête à ce qu’il soit de nouveau ma cible.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Lun 27 Jan - 20:28



    CONSTANZA & DIEGO


    Avec l'épidémie qui ramenait les morts à la vie et poussait les survivants à tuer tout ce qui bougeait pour leur propre survie, chacun se devait d'évoluer d'une façon pas forcément plaisante. L'on était forcés de devenir des tueurs en puissances, des dangereux en quête de meurtres et de sang. Certains parvenaient malgré tout à conserver une part d'humanité en eux. D'autres en étaient tout bonnement incapables. Pour ma part, je ne savais trop où j'en étais. Je savais seulement que je n'éprouvais pas le moindre remord à ôter la vie de vivants si le besoin s'en faisait ressentir. Je ne culpabilisais plus depuis belle lurette. Mais dans le fond, j'étais conscient du fait que je n'avais pas tant changé que cela. Par le passé, j'avais déjà cette faculté à tuer quand il le fallait. Dans le cadre de guerres, certes. Mais c'était quand même tuer. Chose que tout le monde ne savait pas forcément faire. Il fallait y mettre toute sa volonté pour accepter de commettre un meurtre, peu importe de la façon dont ça se passait. Mais je n'aurais jamais la force de m'en prendre à quelqu'un que je jugeais innocent. Et encore moins à une personne bien précisément. A Constanza elle même. Qui s'avérait d'ailleurs être mon agresseuse du jour. En effet, je venais de réaliser que c'était elle qui venait de balancer deux couteaux dans ma direction. Dont un qui n'avait que trop bien atteint sa cible. Le bras en sang, je venais de le retirer pour libérer mon bras blessé. Avant de me planquer pour lui ôter l'envie de m'achever.

    Je lui lançai un regard surpris quand elle me menaça de nouveau, une fois placée devant moi. A une distance respectable toutefois. Tout, dans ses mots et son attitude, était là pour me faire comprendre qu'elle ne plaisantait pas. Je la connaissais trop -du moins je voulais croire qu'elle ne pouvait avoir changé du tout au tout- pour maintenant douter de ses paroles et sa capacité à les mettre à exécution. Raison pour laquelle je balançai son couteau à ses pieds, de ma main couverte de sang. Pourrait-elle toutefois aller jusqu'à me tuer ? Moi ? Compte tenu de notre passé commun ? Certes, elle éprouvait sans aucun doute l'envie de se venger du coup de canif que j'avais mis dans notre contrat. Un mariage, c'était supposé être pour la vie. Mais elle ne pouvait pas en arriver à vouloir me tuer, si ? La douleur dans mon bras me rappela à l'ordre et une grimace légère traversa mes traits. j'avais connu tellement pire que ce n'était pas ça qui allait me faire flancher ! Mais il fallait que j'arrête le sang de couler. Je ne perdis donc pas de temps à sortir une bouteille d'alcool de mon sac, pour en verser généreusement sur ma plaie. Ce coup ci, un râle rauque de douleur m'échappa et je du serrer les dents pour ne pas hurler. C'était atroce cette sensation de brûlure qui se propagea bien vite, dans tout mon bras. Le visage ruisselant de sueur et la respiration saccadée, je me hâtai ensuite de ranger la bouteille et dégoter une chemise dans mon sac, dont j'arrachai la manche, pour l'enrouler autour de ma plaie découverte. Je fis un noeud que je serrai très fort, sans jamais me soucier de Constanza. Je doutais toujours qu'elle puisse me tuer.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Lun 27 Jan - 23:00


    Je ne voyais pas bien ses traits, ni même tout son visage mais je l’avais toujours en mémoire. Oui, même après tout ce temps j’avais en moi de parfait souvenir. De son sourire, de ses mots, de son touché. Mais tout cela était bien loin et je n’y avais plus accès depuis longtemps. Je n’avais plus que l’envie de tuer, l’envie de manier mes couteaux tout comme mon sabre qui n’était pas en ma possession aujourd’hui. J’avais un flingue aussi, mais ne l’utilisait que très rarement. Je rangeais un de mes deux couteaux sur mon ceinturon, ne quittant pas pour autant mon regard toujours fixé vers Diego. Je ne voulais pas me remémorer des souvenirs. Depuis combien de temps je n’avais pas souris ? Depuis combien de temps n’avais-je pas ressenti quelque chose de bien ? Je ne ressentais que la noirceur et le dégoût. Le dégoût pour les hommes, le dégoût pour ce putain de monde chaotique qui nous englobait petit à petit. Combien de temps tiendrons-nous ? Combien de temps affronterais-je la mort sans qu’elle ne me touche ? Pourtant je lui donnais souvent l’opportunité de me prendre, pourquoi ne m’avait-elle pas pris avant que je ne devienne qu’une dépouille, qu’une poupée désarticulée sous les coups de poings et coup de bassin que m’envoyaient perpétuellement ces hommes. Comment ne pas faire autrement que de ne plus rien ressentir ? Eteindre son humanité si profondément pour éviter de se sentir brisée de toute part. Ne sentir que le désir d’enfoncer mes lames, encore et toujours.

    J’entendis un bruit qui me fit sortir de mes pensées, alors que ma tête se pencha en avant et mon regard trouva le couteau. Je jetais un coup d’œil à Diego alors que je savais que je l’avais bien touché. Cela ne me faisait ni chaud ni froid. Par contre, je n’avais pas pensé à l’odeur du sang qui pourrait attirer des rôdeurs. Généralement, je tuais, fouillais et m’en allait. Sauf que là, il était toujours vivant. Blessé, mais vivant. Je me demandais s’il fallait que je lance ce couteau, ma main me démangeait en vérité. Finalement, je pris le couteau planter dans la terre, le nettoyais à l’aide du revers de ma veste avant de le remettre dans le ceinturon. Lorsque je me redressais je remarquais immédiatement sa présence. Il s’approchait doucement mais sûrement, et mon bras n’attendit pas plus longtemps, je levais mon bras, ne me demandant pas comment Diego prendrait le geste et je l’étendis, lâchant ma lame qui vient direct se retrouver dans la tête du rôdeur. Il s’écroula au sol, à un mètre seulement de l’arbre où était toujours Diego. Sans même un regard vers lui, je m’avance vers ma cible déjà morte avant de prendre le couteau et de l’enfoncer à plusieurs reprise. Oui, juste pour être sûre et pour pouvoir me défouler un peu aussi. Son sang explose sur mes vêtements et à moitié sur mon visage avant que je ne m’arrête.

    « Y’en aura d’autres avec ton putain de sang. J’me casse. »

    Inutile de lui dire qu’il ne fallait pas qu’il me suive, en tout cas, je pensais que c’était clair. C’était aussi parfaitement clair qu’il ne fallait pas rester ici plus longtemps, d’autres arriveraient pour sûr. Je me dirigeais donc dans la direction de la ville, alors qu’elle n’était plus très loin. Je tournais le dos à un homme, oui, sauf que j’avais toujours deux couteaux en main.


Dernière édition par Constanza Mili De La Vega le Dim 2 Fév - 21:57, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Dim 2 Fév - 13:58



    CONSTANZA & DIEGO


    Incapable de bouger, je demeurais prostré contre mon tronc d'arbre, à tenter d'arrêter le sang de mon bras tout en lançant de brefs regards en direction de Constanza. Quelque chose chez elle me dérangeait en cet instant. Elle me donnait vraiment l'impression d'être prête à m'ôter la vie, à tout moment. En était-elle arrivée à me détester à ce point ? Ou un truc grave lui était-il arrivé au cours des derniers mois, qui pourrait expliquer qu'elle soit devenue si froide et si cruelle ? Cette dernière option était malheureusement fort envisageable. Mais pour sûr, elle avait changé. Et je sentais que je devais me méfier de la nouvelle personne qu'elle était devenue. Elle n'était pas de confiance. Et il suffirait sans doute d'un geste trop brusque de ma part, pour qu'elle vienne me planter un couteau dans le crâne ou en plein coeur. Tous les sens en alerte, j'eus le réflexe de m'abriter un peu plus derrière l'arbre, quand les pas d'un rôdeur se firent entendre. Il semblait nous avoir entendu et s'approchait de nous sans l'ombre d'une hésitation. Evidemment, Constanza s'occupa de lui. Les paroles de la jeune femme, m'arrachèrent un bref rire ironique, qui s'étrangla bien vite dans ma gorge quand un élan douloureux me traversa le bras.

    « Y'aurait pas de sang si t'avais été capable de te contenir, putain de conne hystérique. » Lâchai-je d'un ton mordant, en tentant toutefois de contenir le volume de ma voix.

    Histoire de ne pas attirer d'autres rôdeurs. Malheureusement pour moi, c'était déjà cuit. Les bruits de notre bataille, en avaient attiré plusieurs hordes. Puisqu'un petit groupe était en train de s'approcher. Ce furent leurs râles et grognements, qui attirèrent de suite mon attention. Si Constanza se cassait, j'étais cuis. Compte tenu de l'état dans lequel elle venait de me foutre, avec son putain de coup de couteau.

    « Bordel ! Ca c'est de ta faute ! » Grognai-je vivement à son intention.

    Avant de me pencher pour récupérer mon sac dont je flanquai, tant bien que mal, l'une des bandoulières sur l'épaule de mon bras blessé. Une grimace déforma mes traits mais je tentai de ne pas trop penser à la douleur. Ca ne ferait qu'empirer la chose. Je me penchai ensuite pour récupérer ma hache, de ma main parfaitement valide. Je n'avais qu'à espérer trouver un refuge avant qu'il ne soit trop tard. Parce que j'allais rapidement m'épuiser et ralentir la cadence. Or, si je ralentissais, eux, ne ralentiraient pas leur marche. Contrairement aux vivants, ils avaient la capacité à ne jamais s'épuiser. Tant mieux pour eux. Tant pis pour nous autres qui n'avions d'autre solution que de courir toujours plus, encore et encore, sans arrêt. Ou de trouver un endroit où se planquer sans qu'ils n'aient le temps de voir où. Parce qu'évidemment, ils pouvaient aussi défoncer une porte s'ils étaient beaucoup à cogner contre. Ils n'abandonnaient jamais. Jamais ... Et c'était ce qui causait notre perte, à nous autres survivants. Un soupir de lassitude m'échappa, avant que, sans un regard de plus pour mon ex, je n'entreprenne de m'éloigner le plus vite possible de là.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Dim 2 Fév - 22:40

    Son rire me parvint jusqu’à mes oreilles et lui jetait un regard noir. Il pensait quoi ? Qu’il était en vie juste parce que je l’avais voulu ? C’était seulement parce que mes membres étaient de plus en plus engourdit que j’avais raté ma cible, ni plus ni moins. Sinon j’aurais visé la tête comme à ce rôdeur qui était à présent étalé sur le sol, du sang rouge sombre s’écoulant de sa tête transpercer de toute part, et déjà pas très belle avant, elle était encore plus horrible. Ils étaient morts, pourquoi ne l’avaient-ils pas resté ? On aurait eu moins d’emmerde, j’aurais eu moins d’emmerde et je serais toujours en Argentine, peut-être même avec une toute autre vie, quand bien même je n’aurais pas changé de métier… mais peut-être de mari. J’en revenais pas que j’arrivais à penser à notre mariage, pour quoi au juste ? Il ne fallait pas que je m’embarrasse de chose aussi futile, et même si j’avais l’air à l’aise en sa présence, ça n’était pas du tout le cas. Il aurait suffi d’un geste mal placé de sa part pour qu’il se prenne un autre couteau dans le bras. Déjà qu’il pissait assez le sang comme ça…

    J’entendais déjà d’autres rôdeurs alors que je m’écartais doucement, ne courant pas pour le moment. Constatant de mon regard que ce n’était pas que quelques zombies, mais plutôt quelques hordes qui arriveraient bientôt sur nous… sur moi. Sur la ville aussi où je m’étais installée provisoirement. Bordel ! Si je ne m’étais pas arrêtée ici rien de tout cela ne serait arrivé. Pourquoi il avait pointé le bout de son nez ? Pourquoi ne l’avais-je pas tué ? Alors que je m’évadais dans mes pensées, ce fut les râles d’une personne humaine, de Diego qui me réveilla de mes songes. Je n’avais pas pour habitude de m’égarer comme ça, c’était toute cette situation qui me rendait tendue et mon quotidien qui était juste brisé en mille morceaux par… lui. Je l’observais alors qu’il se barrait dans une autre direction. Je bloquais un instant, car je savais que la direction qu’il prenait était sans échappatoire. La seule qu’il pouvait y avoir était dans ma direction. Je grognais puis me dirigeais vers lui en courant sans même réfléchir à ce que je faisais. Arrivée derrière lui je lui chope le bras, ne constatant pas que c’est celui où mon couteau avait fait mouche et repartie dans l’autre direction, lui empoignant férocement le bras. Pour sprinter, je devenais plus qu’experte, comme nous tous vraisemblablement. Je n’arrêtais pas ma course jusqu’à arriver à l’orée du village où je m’étais installée, ne laissant pas le temps à Diego de placer un mot ni même de se défaire de ma poigne. Je m’arrêtais un court instant avant de courir jusqu’à l’opposé. Mon souffle était court et rapide, je tournais vers une ruelle et balançais Diego sur le mur en le plaquant sur celui-ci et en plaçant directement mon avant-bras sur son cou.

    « Si t'avais envie de faire une p’tite balade, t'as choisi le mauvais moment et le mauvais bois. » Je repris ma respiration alors que j’haletais de notre course effrénée. « Qu’est-ce que tu viens foutre dans les environs ? » Je n’en revenais pas moi-même de ce que j’avais fait plus tôt. D’habitude je ne me retournais pas, et là j’avais Diego en face de moi, et malgré l’obscurité qui régnait je voyais distinctement son visage. Je me reculais alors que la proximité me rendait malade, des vertiges me prirent et je reculais jusqu’à ce que mon dos atteigne l’autre mur en face. Je savais qu’ici nous n’étions pas en sécurité, je voulais rentrer là où il y avait mon petit coin à quelques mètres de là. Pour l’heure, je devais reprendre mon souffle et la conscience des choses. J’étais épuisée, et mon corps me le faisait savoir.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Lun 3 Fév - 21:04



    CONSTANZA & DIEGO


    En de longs pas, j'entrepris de m'éloigner d'elle le plus vite possible. Enfin, pas vraiment d'elle. Plus des rôdeurs qui venaient de nous repérer et qui arrivaient lentement mais sûrement dans notre direction. Comme je ne tenais pas à devenir leur casse croûte, j'entrepris donc de m'en éloigner au plus vite, malgré la blessure qui me tiraillait de douleur. J'étais habitué à ce genre de souffrance et pouvais donc passer outre. J'avais tout intérêt de toute façon, si je ne voulais pas crever comme un faible. Et je ne le voulais évidemment pas du tout ! Il n'était même pas utile que je le précise. Mais tandis que je m'éloignais, Constanza me rattrapa et empoigna fermement mon bras blessé pour m'attirer avec elle, dans une toute autre direction. Je du serrer les dents pour ne pas grogner de douleur et la laissai faire, parce que j'avais perdu trop de sang pour trouver la force nécessaire de la repousser. Je me contentais donc de la suivre tant bien que mal, sans me plaindre et en calquant mes pas sur les siens pour ne pas trop perdre le rythme. C'était difficile, parce qu'elle marchait évidemment très vite pour échapper à la horde de rôdeurs. Mais il était tout de même question de vie ou de mort. Alors je puisai dans mes dernières ressources, pour ne pas capituler au point qu'elle doive abandonner l'idée de me faire sortir de cette forêt, avec elle. Et si possible, en un seul morceau. Quand bien même elle était déjà responsable de ma blessure.

    Quand nous arrivâmes enfin dans une petite ville, Constanza ne me laissa guère le temps de réagir et me flanqua contre un mur, bras en travers de ma gorge. Refusant catégoriquement de parler tant qu'elle s'amusait à garder cet espèce de contrôle physique sur ma personne, je serrai les mâchoires et la fusillai du regard. Jusqu'à ce qu'elle daigne enfin me relâcher. Je poussai alors un long soupir pour retrouver une respiration et un rythme cardiaque normaux. « Ce que font tous les survivants. A savoir, chasser et chercher un abris pour survivre la nuit. Que voulais-tu que je sois en train de faire d'autre ? Un camping pour le plaisir ? » Lâchai-je sur un ton narquois et mordant. Avant de poser une main sur mon bras qui me faisait de plus en plus mal. « Et si, toi, tu m'expliquais un peu ce que tu me veux ? Un coup tu me blesse, un coup tu me sauves et le coup d'après, tu m'agresses à nouveau. C'est quoi ton putain de problème ? » La questionnai-je vivement, tout en tentant de garder un ton peu élevé pour ne pas attirer d'éventuels rôdeurs vers nous. Il ne manquerait plus que ça tiens. Et quelque chose me disait que Constanza pourrait tout simplement me tuer sans la moindre état d'âme, si j'en arrivais à être trop bruyant à son goût. Parce qu'elle me semblait bien être devenue ce genre de machine à tuer, sans sentiment, sans regret, sans ... Rien de bien humain.


Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Lun 10 Fév - 13:27

    En effet, j’aurais pu le laisser partir dans la mauvaise direction, le laisser crever aussi puisque je l’avais moi-même blessé au bras s’en aucune retenu, sans état d’âme. Le réflexe que j’avais eu ? Je n’en savais trop rien, quelque chose d’impulsif que je regretterais sûrement. Je ne savais guère comment l’expliquer, mais une fois que je l’avais rattrapé et que je lui avais empoigné son bras meurtri, je ne pouvais plus faire marche arrière. Je me contentais de courir, histoire de distancer assez rapidement les rôdeurs et que je puisse m’écarter de Diego au plus vite. Le plus tôt était le mieux, mais pour le moment je ne réfléchissais pas à tout ça, je savais où j’allais et où je nous emmenais. Une fois sorti du bois, on se retrouvait rapidement dans la ville. Ma cache était un peu plus loin alors que je décidais de m’arrêter dans une petite ruelle pour le plaquer sur le mur. C’était brutal, sans ménagement, mais je voulais rester maître de la situation. Il ne comprendrait sûrement pas pourquoi – et cela ne lui plaisait pas au vu du regard qu’il me faisait – mais je m’en fichais. Je voulais qu’il comprenne qu’il était inutile de tenter quoi que ce soit. Pourquoi le ferait-il ? Je n’en savais rien, même Diego n’était qu’un homme comme les autres après tout. Je ne pouvais indéniablement rester comme ça plus longtemps, je n’aimais plus la proximité. Après lui avoir plutôt parlé sèchement, je me décalais alors que je luttais contre la fatigue et les vertiges qui me prenaient assez souvent ces temps-ci.

    Je me soutins sur le mur d’en face, mon dos collé sur le mur froid et ce froid me faisait du bien après ma course et tout ce qui s’en était suivi. Il répondit à mes paroles alors que je regrettais presque de lui avoir posé la question. Je lâchais un léger rire nerveux alors que j’entendis la fin de sa phrase. Camping pour le plaisir ? Cela me rappelait bien des choses… bien malheureusement. « Je ne sais pas, chercher une victime par exemple ? Ca à l’air d’être à la mode ces temps-ci. » Lâchais-je d’un ton sec et remplit de sarcasme. Je savais que ça pouvait me retomber sur la gueule, mais je m’en fichais. Je ne cherchais personnes, je me défendais comme je le pouvais et la mort était comme mon allié désormais. Je n’hésitais plus, j’avais trop hésité, avait été trop niaise de croire que le genre humain n’avait pas de côté sombre. J’avais sombré également, seulement je ne profitais pas des gens sous la force, contre leur gré. Je secouais légèrement la tête, refoulant une nouvelle fois tout ce que je ressentais. Il ne fallait pas que ça m’atteigne, il ne fallait plus. Et puis, c’était à lui de me poser des questions… auxquelles je ne savais répondre… « C’est toi mon putain de problème ! Je n’ai pas choisi d’être au fin fond de la Floride pour te croiser ! » Je m’emportais, évidemment. Mais au moins je feintais ses autres questions. Le pourquoi du comment je l’avais agressé, je l’avais sauvé. Ben il était vivant non ? « Je ne cherche pas de remerciement si tu penses que c’est le cas, mais je t’en prie, tu peux continuer ta route et aller droit vers une impasse, j’en ai rien à battre. » Je me stoppe alors que je crois entendre des gémissements. J’empoigne un de mes couteaux sur mon ceinturon et avance doucement vers un des coins, mon dos frôlant le mur. Avant de faire quoi que ce soit, j’observe les alentours même si l’obscurité ne me permet pas de voir bien loin. Je jure alors que je constate qu’il y a quelques rôdeurs qui traînent.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D Lun 17 Fév - 19:59



    CONSTANZA & DIEGO


    Chercher une victime ? Qu'entendait-elle par là au juste ? Je ne comprenais vraiment pas. Raison pour laquelle je fronçai les sourcils et pris le temps de l'observer. Comme si la réponse à ma question allait être notée sur son front. Mais ce n'était évidemment pas le cas. Et comme je n'étais aucunement capable de lire dans les pensées, je ne pouvais pas deviner ou comprendre exactement ce qui était en train de lui passer par la tête. C'était des plus étranges. Sa remarque l'était. « Mais de quoi tu parles ? » Soupirai-je avec lassitude, en fermant un instant les yeux pour tenter de chasser le léger malaise qui me prenait. Tout ça à cause de ma perte de sang, du à un putain de coup de couteau, de la part de Constanza elle même. Je pris une long et lente inspiration, avant d'exhaler tout aussi lentement. Il me fallait manger un truc et arrêter réellement le sang qui commençait à couler le long de mon bras. Avant de perdre connaissance. Je n'étais pas en sécurité. Pas dans un lieu protégé. Alors autant dire que si je m'évanouissais maintenant, je risquais de me faire dévorer dans mon inconscient. Une simple morsure suffirait à m'ôter totalement et définitivement la vie. Enfin, façon de parler en un sens, puisque je reviendrais sous les traits d'un connard de rôdeur. Ce qui n'était pas du tout une bonne chose, bien sûr. Toutefois, tant qu'elle demeurait dans les parages, je ne doutais pas que mon ex pourrait mettre totalement fin à mon errance. Et ce, sans la moindre état d'âme. Il suffisait de voir avec quelle rage et quelle haine elle me regardait et se comportait à mon encontre, pour comprendre qu'elle ne ressentait rien de plus que des sentiments négatifs à mon encontre, désormais. C'était plutôt excessif tout de même.

    Un léger rire ironique et sans joie m'échappa, quand elle me répondit plus ou moins quant à savoir quel était son problème. Elle était idiote ? Ou en train de péter royalement une durite ? Les deux sans doute. Car le fait est que je ne comprenais rien à ce qu'elle me racontait là. Je n'avais pas choisis de me retrouver sur sa route, encore une fois, non plus. Si c'était ce qu'elle commençait à s'imaginer, autant lui ôter cette idée de la tête, tout de suite. « Parce que tu crois que je me fous volontairement sur ton chemin ? Te fais pas trop d'illusions. » Marmonnai-je en continuant d'afficher un sourire pleinement ironique. « Et je comptais pas te remercier. Surtout pas alors que tu m'as plus agressée qu'autre chose. » Lui fis-je froidement remarquer. Quand des râles se firent entendre, je grimaçai et tentai de me redresser. J'arrachai la seconde manche de ma chemise, pour remplacer l'autre autour de ma blessure, et cette fois tirai fort sur le noeud, avec mes dents. Nouveau râle de douleur mais qui eut au moins le mérite de voir le sang s'arrêter de couler. Je pris encore une fois le temps de souffler un bon coup, avant de récupérer mon sac et ma hache. « Tiens donc. Devinez quoi. Une horde de rôdeurs en approche. Et, oh, c'est trop dommage ça que j'ai été blessé justement au bras. » Enumérai-je sur un ton des plus ironiques, avant de m'approcher du bout de la ruelle à mon tour, pour tenter d'apercevoir les quelques zombies de ci et de là. « J'espère pour toi que tu n'comptes pas me laisser dans la merde noire dans laquelle tu m'as foutu toi même. » Grommelai-je sur un ton redevenu sérieux, mais également froid.


Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: You were the love of my life || C & D

Revenir en haut Aller en bas

You were the love of my life || C & D

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BORN TO BE A WALKER :: ARE YOU ALIVE ? :: CEMETERY :: VIEUX RPS-