An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]
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An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

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MessageSujet: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mer 14 Nov - 21:33

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Voilà près de deux jours que nous nous étions éloignés du reste de la troupe afin d'agrandir la zone de recherche dans l'espoir de débusquer de nouvelles denrées pour la communauté. Près d'une centaine de kilomètres nous séparaient du reste du campement. Nous étions seuls, livrés à nous-même. Un petit groupe de quatre individus dont William faisait parti. Un quadragénaire qui avait le don de me rendre complètement cinglée. C'est bien simple je ne pouvais pas me l'encadrer avec sa volonté ferme de me faire chier et bizarrement d'une autre façon il m'attirait terriblement. Oui j'étais compliquée comme fille et ce n'est pas l'apparition d'un virus ramenant les morts à la vie qui allait changer cela, au contraire. Il n'y avait eu aucun problème apparent jusqu'à une descente dans un village qui semblait abandonné. Semblait je dis bien car en fait c'était tout le contraire. Alors que Jason s'assit un instant sur le capot d'une voiture plus ou moins en bon état, celui-ci déclencha automatiquement l'alarme antivol. Une cacophonie ahurissante se mit à résonner dans un bruit strident et terriblement dangereux. Inquiet de ce que pouvait apporter ce vacarme sur notre position, je m'emparai rapidement de mon katana pour exploser le boitier en question. « Ma parole t'es con naturellement ou tu prends des cours du soir ? », lui dis-je sur les nerfs bien décidé à éviter d'ameuter tous les zombies du coin. « Mais c'est qu'elle pourrait presque mordre dis-moi ! C'est bon gamine détend-toi, j'ai pas fait exprès », répondit Jason comme pour se justifier. En temps normal j'aurais peut-être laissé filer mais là, je ne sais pas pourquoi, j'avais une mauvaise impression, une sensation qui ne présageait rien de bon. « De un je t'emmerde et de deux va donc expliquer ça aux cadavres sur pattes qui risquent de débarquer dans les minutes qui viennent ». Faut croire que malheureusement mon instinct ne m'avait pas fait défaut puisque alors que je m'attendais à voir débarquer deux trois tas d'os affamés, c'est toute une horde qui se mit à briser les portes d'entrées d'un gymnase situé tout juste à une dizaine de mètres de nous. En l'espace de quelques secondes un nombre incalculable de morts-vivants se jeta sur nous et Isaak fut le premier à succomber sous le coup de leur voracité sans limite. Très vite la panique s'installa alors et c'est sans plus attendre que je sortis mon katana pour dégommer tout ce qui s'approchait. J'en touchai un premier directement entre les deux yeux, puis un deuxième, un troisième.. ils étaient bien trop nombreux pour s'en débarrasser aussi facilement. Jason tenta de fuir toutefois il fut vite dépassé à son tour par les évènements. La dernière chose que je vis de lui fut son regard terrifié lorsqu'une dizaine de ces bestioles l'engloutir dans des grognements bestiaux étouffés. Il ne restait plus que William et moi à présent. Alors que je me retournai vers lui pour le chercher du regard, l'une de ses saloperies se jeta sur moi, fondant l'air tel le lion sur sa proie. Mais je n'eus pas le temps de l'esquiver que déjà mon assaillant me propulsa – alors que je me trouvais de dos – contre l'une des carcasses de voiture. Le verre de la vitre de la portière avant était brisé ; les derniers débris restant affutés comme des lames de rasoir. Sous la violence du choc, une douleur vive et stridente parcouru mon corps tout entier et plus particulièrement mon abdomen. Je ne pus toutefois m'y attarder davantage car déjà la créature tentait déjà de m'arracher un morceau d'épaule. Instinctivement je me retournai alors pour lui faire face. Sa gueule était grande ouverte et ses dents claquaient dans le vide en tentant de me mordre. Plus rien ne l'animait à part cette rage de faim, cette perspective quasi pantomime de me dévorer jusqu'à l'os. Il en était hors de question. Je n'avais pas parcouru près de la moitié du pays toute seule pendant des mois pour me faire bouffer dans une ruelle d'un patelin paumé de l'état de Washington. Le repoussant de toutes mes forces, à moitié accroupie sur le bitume, je finis enfin par atteindre mon katana tombé à même le sol durant l'impact. Je l'extraie de son fourreau et d'un coup sec qui fend l'air, la tête du zombie se décroche du reste du corps putride. Soulagée l'espace d'un instant, je ne pus cependant contemplée mon œuvre puisqu'un nombre incalculable de ces monstruosités fonçaient sur moi. Et alors que j'étais sur le point de me lever pour me préparer à sauver ma peau, un sifflement plaintif transperça mon oreille gauche. C'était en fait une flèche qui venait de se loger dans la boîte crânienne du zombie le plus proche. Je compris immédiatement que William était intervenu pour me sortir de là. Il m'attrapa par le bras pour me relever et m'éloigner de cet enfer morbide. Il fallait courir à présent, fuir cette meute assoiffée de sang qui avait déjà englouti de deux de nos compagnons de route.

Je suivais William de près, bien que celui-ci me devançait quelque peu, gardant toujours discrètement un œil sur moi. Je courrais à en perdre haleine. L'adrénaline avait pris possession de moi. Cherchant du regard un quelconque endroit pour fuir ou se cacher, nous avons fini par tomber sur une maison semblant abandonnée. Par chance la porte n'était pas fermée à clef et William me poussa sans plus attendre à l'intérieur avant de la refermer derrière moi. « Le meuble là ! Aide moi à le pousser contre la porte ». Il fallait absolument barricader l'entrée où cas où certaines de ses immondes créatures tenteraient d'entrer. Un fois l'entreprise achevée, je me retournai vers mon acolyte qui semblait inquiet, même si, tout comme moi, il le cachait plus ou moins bien. Il semblait évident que nous allions devoir passer la nuit ici puisque le véhicule qui nous avait servi à arriver jusqu'ici devait probablement être encerclé à l'heure actuelle. Je repris peu à peu mes esprits. Le souffle me manquait. Et alors que je me penchais légèrement comme pour reprendre ma respiration, la même douleur que j'avais ressenti précédemment me fit de nouveau un mal de chien. Par réflexe mes mains se posèrent sur l'origine de ma souffrance et la terrible réalité ne tarda pas à me rattraper. Mes paumes couvertes de sang, je soulevais mon t-shirt noir pour entrevoir une entaille au niveau de mon ventre plutôt conséquente mais surement pas mortelle. Du moins je l'espérais. « Et merde...», laissai-je échapper avant de partiellement m'écrouler sur le canapé tout proche.

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Dernière édition par A. Jackie Lockwood le Lun 11 Fév - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Jeu 15 Nov - 2:27



    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Chacun de nos déplacements avait une raison d'être. Personne ne quittait jamais le reste du groupe, simplement par plaisir ou juste sur un coup de tête. Et quand on s'en détachait, c'était à plusieurs et généralement pour trouver des vivres. La nourriture ne tombait malheureusement pas du ciel. Sauf quand il était question d'oiseaux auxquels j'ôtais la vie en plein vol. C'était un peu eux ou non. Et nous avions trop faim pour faire la fine bouche. Malheureusement, nous ne manquions pas uniquement de nourriture, mais de tout un tas d'autres choses maintenant. C'était bien pour cette raison que nous étions, à quatre, en train de pousser un peu plus loin sur la route. Depuis deux jours, nous avions quitté notre campement de fortune, dans l'espoir de trouver des choses intéressantes à rapporter. C'était le genre d'expédition bien trop dangereuse, pour tenter la majorité. Il fallait quelques courageux pour accepter de se lancer. Généralement, je m'y collais sans trop me plaindre. Je ne supportais tout simplement pas de rester inactif et avais besoin de me "dégourdir" en quelques sortes. Prendre la route et risquer ma vie, ne me dérangeait pas du tout. C'était préférable à ceux qui se contentaient d'accepter tout ce qui apparaîtrait devant eux. La mort ? Pourquoi pas. Non, ce n'était pas dans mes habitudes que de demeurer inactifs. Et cette presque fin du monde, n'avait fait que décupler encore ce trait de caractère, chez moi. Rester là à attendre que la mort vienne enfin me chercher et ce, sous les traits d'un putain de rôdeur ? Tout mais pas ça ! Quitte à crever, je préférais encore me tirer une balle. Mais ce choix là, il aurait sans doute fallut que je le prenne avant qu'un abruti ne trouve le meilleur moyen de nous faire tuer tous les quatre : alerter tous les zombies des environs. J'étais à peu près certain qu'une horde de rôdeurs allait maintenant rappliquer. Et tout ça à cause de ce crétin inconscient. En temps normal, j'aurais apprécié la répartie de l'unique femme qui était d'attaque pour nous suivre dans cette mission suicide : Jackie -ou la gamine emmerdante-. Mais là, dans l'immédiat, j'étais trop tendu pour penser à ça. Et près à toute éventualité. Malheureusement, je ne m'étais pas trompé. Un nombre incalculable de rôdeurs, était en train de fondre droit sur nous. Dans la pagaille sans nom qui succéda à cette scène qui m'avait parut se dérouler au ralenti avant d'être mise en accélérée, il fut bien vite question d'un terrible "chacun pour soit". Ce n'était pas la solution, évidemment. Mais quand on était assaillit de toutes parts, par des cadavres affamés, le choix n'était plus. Me servir de mon arbalète m'aurait fait perdre trop de temps. Raison pour laquelle je récupérai les deux couteaux que je gardais accrochés à ma ceinture et fendis bien vite l'air pour éliminer les rôdeurs qui s'approchaient trop de moi. Quand ils étaient plus ou moins éloignés des autres, c'était moi qui prenait l'initiative de les achever, avant qu'ils ne m'aient atteint.

    Dans le chaos qui s'était maintenant installé, je pris à peine conscience du fait que deux de nos camarades venaient d'être attrapés, déchiquetés, mâchouillés. Je n'avais malheureusement pas le temps de me préoccuper d'eux. Pendant quelques secondes, je cru que la gamine y était passée aussi. Et je me surpris à ne pas du tout aimer l'idée. Raison pour laquelle je pris le temps de la chercher du regard. Elle était toujours là, en train de se défendre bec et ongles, pour tenter de ne pas se faire bouffer. J'en aurais presque soupiré de soulagement, si les rôdeurs m'en avaient seulement laissés le temps. Ce n'était pas le cas. Et l'un d'eux était en train de gagner du terrain sur Jackie, toujours à terre. Je tirai la flèche encore en place sur mon arbalète et sans laisser le temps à la jeune femme de comprendre quoi que ce soit, je l'empoignai vivement par le bras. Sans la moindre douceur, je la forçai à se relever et la tirai quand je partis en courant. Pas le temps de prendre la peine de lui demander gentiment de me suivre. Pas le temps de me montrer galant ou même doux. De toute façon, je ne connaissais pas ça ... Nous dûmes courir à en perdre haleine, encore et encore. Le problème avec ces cons de rôdeurs, c'était qu'ils ne s'épuisaient jamais et pouvaient courir une éternité, sans avoir à s'arrêter. Alors nous courions encore et encore. Chaque inspiration que je prenais, me brûlait la gorge et chaque expiration, ressemblait plus à un râle qu'autre chose. Enfin, une maison abandonnée se présenta à nous. Il ne nous fallut guère longtemps pour y entrer et en barricader l'entrée. Merde, c'était moins une ! « Et merde...» Quand je tournai la tête vers Jackie, se fut pour la voir s'écrouler plus ou moins sur le canapé. Mes yeux se posèrent sur ses mains ensanglantés. Ma première pensée fut évidemment, qu'elle s'était faite mordre. La putain de conne s'était faite avoir. Et je ne pu m'empêcher d'être terrifié et abattu par cette idée. Alors je m'approchai rapidement d'elle et en geste tout à fait surprenant venant de moi, je l'aidai à se redresser pour s'installer correctement dans le canapé. Enfin, mes mains relevèrent son haut pour découvrir sa blessure; Même si elle saignait beaucoup et semblait assez profonde, j'étais soulagé de voir que ce n'était qu'une coupure. « Stupide gamine ! Tu pouvais pas faire gaffe ? » Grommelai-je de ma voix traînantes, pour cacher que j'étais secrètement ravi de voir que ce n'était pas une foutue morsure. Fallait-il vraiment que je sois con, pour me réjouir de la sorte ? En attendant, il allait quand même falloir la désinfecter sa plaie. Manquerait plus qu'elle crève d'une infection. « Bouge pas ! » Lui ordonnai-je en me redressant. Je m'assurai que son katana lui était à portée de main, avant de quitter la pièce. Je récupérai la lampe torche que je gardais dans ma poche et entrepris de découvrir le reste de la maison, l'un de mes couteaux bien en main. Fort heureusement, je ne découvris aucun rôdeur. Nous aurions peut être la chance de passer une nuit tranquille ici, avant de reprendre la route pour tenter de retrouver le groupe. Quand je trouvai enfin la salle de bains, je fouillai l'armoire à pharmacie. Je fus ravi d'y découvrir des médocs qui pourraient nous être fort utiles. Je pris le plus de choses possibles avant de rejoindre la pièce principale, où se trouvait Jackie. Sans vraiment prendre le temps de réfléchir à ce que j'allais faire, je me laissai tomber à côté d'elle et attrapai son tee shirt pour le lui relever. « Tiens ça ! » Ordonnai-je une nouvelle fois. Je récupérai une compresse que j'humidifiai à l'aide d'un peu d'eau qu'il me restait dans une bouteille, pour nettoyer plus ou moins la plaie. Je marmonnai un vague "fait chier" quand j'aperçus de légers éclats de verre. D'une main sur son épaule et sans la regarde, je la fis se pencher en arrière. Je récupérai la lampe torche que je pris entre mes dents, pour éclaire sa plaie. Et à l'aide d'une pince à épiler, j'entrepris de retirer les bouts de verre. Je n'étais pas des plus doux. Ca, c'était pas mon genre.


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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Ven 16 Nov - 22:46

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Nous étions hors d'atteinte de ces saloperies pour l'instant, c'était déjà ça. Mais avec la chance que j'avais, il avait fallu que je me débrouille pour me planter un morceau de verre de plus de 10 cm de diamètre dans l'abdomen. La douleur était omniprésente, me tiraillant de toute part à mesure que j'essayais de contrôler ma respiration. A en voir le visage crispé de William, il semblait que ma blessure n'était pas une simple petite égratignure. Le plus drôle dans cette histoire c'est que j'étais presque soulagée de me retrouver ici avec lui et non avec un autre, et ce même s'il pouvait être un vrai enfoiré quand il l'avait décidé. « T'as en a d'autres des questions à la con comme ça ?! », ne pus-je m'empêcher de lui répondre suite à l'interrogation rhétorique qu'il venait de me cracher en pleine figure. Si j'avais eu assez de force pour le frapper, je m'en serai donné à cœur joie. Hélas, celui-ci était en position de force comparé à l'état dans lequel je me trouvais pour l'instant. Malgré son sale caractère et sa mentalité à la con, je savais que j'étais en sécurité avec lui, qu'il ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour me protéger. Pourquoi ? Sincèrement je l'ignore. Il était une énigme pour moi, un mystère attrayant comme je l'étais pour la plupart des gens, lui y compris sans doute.

Ce dernier, après avoir relevé mon t-shirt pour constater les dégâts, disparu de la pièce et emprunta les escaliers. Je jetai alors un coup d'œil à mon vieil ami – mon katana – situé non loin de moi sur la table basse. L'idée que cette arme qui m'avait suivie à travers le pays soit à portée de main en cas d'invasion me permettait de concentrer mon esprit déjà tourmenté sur ma blessure conséquente. Un bien ou un mal en fait. Cela dépend de notre vision des choses. Le temps que William redescende, le temps se transforma comme une éternité Je tentai de me calmer et alors que je bougeai légèrement pour me replacer, je fus transpercée par une nouvelle montée de souffrance. Je retins au passage un cri de douleur. C'est à ce moment là d'ailleurs que William prit la peine de revenir. Ses mains étaient chargées de médicaments, de bandelettes et autres produits dans ce genre là. Je n'eus pas le temps de m'y attarder davantage puisque déjà mon sauveur se posait de nouveau à côté de moi, relevant mon haut et m'ordonnant de le tenir histoire qu'il nettoie ma plaie probablement. J'obéissais à contre cœur. S'il y avait bien une chose que je ne supportais pas, que ça soit la fin du monde ou non, c'était bel et bien l'autorité. Quand on se retrouve à apprendre à vivre toute seule dans la rue et par ses propres moyens à l'âge de 15 ans seulement, ça forge le caractère croyez-moi. Sauf que là, je devais faire avec au vu des circonstances, remettant alors mon sort entre les mains de William. Le quadragénaire imbiba une des compresses du peu d'eau qui nous restait avant de venir le poser sur ma peau immaculé de sang frais. Au contact du tissu sur ma plaie, j'esquissai une grimace. Mais mon inquiétude s'intensifia davantage quand je le vis attraper une pince à épiler. Merde ! Des petits morceaux de verre devaient s'être enfoncés dans ma chaire, bien décidés à rester là encore un peu. Je serrai les dents. Le calvaire que je vivais était sur le point de s'accentuer. M'obligeant à m'allonger en quelque sorte sur l'ensemble du canapé, mon regard se perdit sur le plafond du salon alors William posait fermement sa main sur mon épaule en cas de mouvement de ma part. J'avais envie de le dégager d'un coup sec et sans compromis. Je n'étais plus une enfant, je pouvais m'en occuper sans son aide. Enfin.. c'est ce que j'essayais de me me dire pour ne pas blesser ma fierté sur-dimensionnée. Mais je dois avouer qu'ici, dans cette situation, j'appréciai inconsciemment le fait de laisser cet homme s'occuper de ma personne, prendre les décisions pour moi quand bien même il était hors de question qu'il puisse l'imaginer une seule seconde.

Lorsque mon infirmier de fortune commença l'extraction des débris de l'arme - sa petite lampe torche dans sa bouche pour éclairer ma lésion - mes muscles se crispèrent d'un seul trait et cette fois-ci, malgré toute la volonté du monde, je ne pus m'empêcher de crier pour exprimer mon supplice apparent. Cette libération fut suivit de près d'un poétique « Putain de bordel de... ! » de ma part. Un moyen comme un autre d'extérioriser le tout vous ne trouvez pas ? En plus, il semblait évident que William ne prenait pas la peine de me ménager, au contraire. « Ma parole tu le fais exprès d'être aussi bourrin ?! », lui lançai-je avec agressivité tant la douleur avait pris possession de moi. Déjà qu'habituellement je n'étais pas du genre à avoir un langage chaste et convenable, il s'avère que dans ce cas-ci, ça l'était encore moins.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Sam 17 Nov - 3:31



    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Franchement ... On était entourés de rôdeurs et plutôt que de se faire mordre, cette idiote était parvenue à se couper. Comment ? J'en avais foutrement aucune idée ! J'étais trop occupé à tuer ces foutus zombies, pour regarder tout ce qu'elle faisait. Même si, dans un même temps, je tentais de l'avoir à l'oeil pour m'assurer qu'elle ne se faisait pas mâchouillé. Mais ça, je n'allais quand même pas le reconnaître !« T'as en a d'autres des questions à la con comme ça ?! » Je lui lançai un regard noir. Je ne supportais pas quand elle se montrait aussi hargneuse avec moi et incapable de parler correctement. Même s'il était vrai que j'en faisais de même avec elle. Mais entre nous deux, c'était elle la gamine. N'était-elle pas supposée faire preuve d'un minimum de respect à mon encontre ? Mouais ... En tout cas, elle était incapable de ça. Peut-être que je n'arrangeais rien de par mon comportement. Mais peut-être aussi que nous étions juste voués à nous détester avec une grande application. « Ouais ! Quelque chose comme : c'est quand qu't'arrêtes d'être une putain d'chieuse ?! » Demandai-je sur un ton narquois, sans la quitter du regard. Foutue chieuse à la con. J'aurais du l'abandonner aux rôdeurs tant qu'il était encore temps, finalement. Au lieu de ça, je l'avais sauvé de leurs griffes et devais maintenant la supporter. Evidemment, la vérité était que j'étais ravi de l'avoir avec moi et que si j'avais du refaire la scène, j'aurais fais exactement la même chose :la sauver et la mettre dans un endroit sécurisé. Certes, cette maison ne l'était pas tant que ça non plus. Mais c'était mieux que rien. Et le meuble que nous avions placé derrière la porte, devrait empêcher tout rôdeur d'entrer. Au moins le temps que je m'occupe de la soigner, si ce n'était pas trop demander. Et je vais justement d'entreprendre cela. Après avoir récupéré tout ce que je pouvais prendre dans l'armoire à pharmacie de la salle de bains, j'étais décidé à m'occuper de cette plaie sanguinolente sur son ventre. Elle allait sans doute encore trouver à se plaindre que je lui ferais mal. Mais franchement, je n'étais pas médecin. Je n'avais même jamais soigné qui que ce soit et c'était tout juste si j'avais eus à le faire pour moi même ! Autant dire que je n'avais aucune expérience là dedans et qu'elle allait en pâtir. Mais nous étions obligés de passer par là. Je doutais qu'elle ait l'envie de chopper une infection, d'en crever et de revenir en mode rôdeur pourri et dégoûtant. Personne ne pouvait désirer une telle chose, bien entendu. A moins de vouer une passion sans borne, pour les zombies. J'eus à peine le temps de retirer un éclat de verre de sa plaie, qu'elle laissait échappe un cri de douleur. Tout de même ! Je venais à peine de commencer ! Et elle semblait oublier bien trop rapidement à mon goût, que l'on pouvait être entendus par les rôdeurs des alentours. Est-ce qu'elle tenait vraiment à ce que l'on se fasse bouffer ?

    « Putain de bordel de... ! » Tout en relevant un regard noir vers elle, j'interrompis ma tâche. Ma main qui maintenant la pince à épiler, se suspendit dans l'air, l'autre toujours posée sur la peau délicate de son ventre. « Ma parole tu le fais exprès d'être aussi bourrin ?! » Cette fois ci, ce fut trop à mon goût. La pince à épiler passa de ma main droite à ma main gauche, dans laquelle se retrouva également la lampe torche qui déserta ma bouche. La paume de ma main libre se logea sur la bouche de Jackie, sans la moindre douceur. Je la forçai à rester allongée et me penchai vaguement, pour la surplomber. Je lâchai un long "shhhhhhh" destiné à la faire taire, alors que ma main se pressait vivement contre sa bouche. Sans doute aurait-elle quelques traces rouges par la suite. Mais ça n'avait pas la moindre importance. Tout ce qui comptait, c'était que nous ne nous fassions pas entendre. « Ferme ta putain de bouche. Tu m'entends ? La ferme ! » Tonnai-je en un murmure rageur. Ce fut seulement à cet instant là, que je pris conscience de la proximité de nos corps, de nos visages, de son regard planté dans le mien. Bon Dieu de merde. J'avais presque oublié que depuis que je devais me la coltiner dans le groupe, j'avais à faire à une attraction physique dont je me serais bien passé. Attraction qui n'aurait jamais existé, s'il n'y avait pas eut cette foutue fin du monde. Evidemment que non. C'était ... Evidemment. Elle avait la moitié de mon âge, jurait comme pas permit, était une chieuse infinie qui passait son temps à m'emmerder et était un vraie garçon manqué. Comment être attiré par ... Ca ? Aucune idée. En tout cas, c'était mon cas. Pendant quelques secondes, le souffle me manqua. Ce ne fut qu'en réalisant que la tête commençait à me tourner, que je pris conscience que j'avais oublié de respirer un peu trop longtemps. Je repris donc mon souffle, en tentant de faire mine de rien. Après un dernier regard rageur et qui, je l'espérais sincèrement, ne reflétait rien de l'émoi qui venait de me prendre, je me reculai pour reporter mon attention sur sa blessure. La lampe torche revint entre mes dents et la pince passa de ma main gauche à la droite, l'autre se reposant sur sa bouche. Je ne pouvais plus prendre de risque maintenant que je savais de quoi elle était capable à cause d'un peu de douleur. Je me concentrai à nouveau sur ma tâche, retirant ainsi les derniers éclats de verre. Enfin, je me redressai en abandonnant sa bouche, le temps d'imbiber un coton de désinfectant. Je pris soin de le faire hors de sa vue, pour qu'elle ne voit pas le degré d'alcool du produit, qui était à 90°. Pour sûr, elle aurait prit la fuite si elle l'avait vu. « Fais encore un bruit, et j'te jure que j't'assomme ! » Lâchai-je à travers mes dents serrées. Je pris soin de reposer ma main sur sa bouche et de bien la presser pour l'empêcher de crier, avant de désinfecter consciencieusement sa plaie.


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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Sam 24 Nov - 22:25

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Dans la catégorie la plus chanceuse du monde je demande la brunette avec son mascara coulant style panda dépressif. Non mais c'est vrai quoi ?! D'abord l'attaque de cadavres sur pattes prêts à nous dévorer jusqu'à l'os, puis ma saloperie d'entaille, pour finalement me retrouver encerclée dans une maisonnette par une horde de zombies affamés avec pour seul infirmier William. La vie a un drôle de sens de l'humour n'est-ce pas ? Avec tous les membres de notre groupe, il avait fallu que je me retrouve invalide et coincée dans cet endroit avec lui. Ce qui est étrange dans cette histoire c'est qu'une partie secrète de mon subconscient était heureuse de l'avoir à mes côtés, me sentant pour le moins davantage rassurée qu'avec un autre. Moi-même je ne parvenais pas réellement à comprendre cette sensation bizarre. Ou peut-être tout simplement que je me mentais à moi-même. Je n'aurais su le dire à cet instant. Ce qui était certains en tous cas, c'est que j'en arrivais à aussi bien vouloir le gifler que l'embrasser. « Le jour où tu arrêteras d'être un sale con peut-être ?... Oh mais attends que j'y pense.. ça risque d'être un peu long ! », lui répondis-je une fois de plus avec mépris et sarcasme. Pourquoi être aussi hargneuse à son encontre ? Bonne question. A vrai dire je ne me l'étais jamais réellement posée puisque cela s'était toujours produit de la sorte entre nous. Une mauvaise habitude qui n'avait cessé de s'accroître et se développer avec le temps. Et aujourd'hui n'allait sûrement pas déroger à la règle puisque William s'était improvisé médecin de fortune pour me soigner cette plaie béante sur mon abdomen. Honnêtement, je n'étais pas du genre douillette. J'en avais tellement vu durant ces années dans la rue ou avec les hommes que j'avais appris à m'endurcir. Mais là.. je parvenais difficilement à contrôler la douleur qui s'infiltrait dans mes veines tel un poison à mesure que mon bourreau retirait les débris de verre à la pince à épiler. C'est pourquoi je ne pus m'empêcher de gémir, exprimant avec vulgarité – une fois de plus – la souffrance qui me dominait. Toutefois cette expression personnelle ne fut guère au goût de William qui me fusilla du regard avant de venir plaquer l'une de ses mains sur ma bouche. Je voulus répliquer ; sans grand succès puisque mes forces m'échappaient. De même, l'échange qui se dégagea de nos yeux l'espace de quelques secondes, fut pour le moins renversant. Je ne saurais comment le définir mais quelque chose d'intense me transperça. Ma main sur la sienne, vestige de ma tentative de retirer cette pression m'entourant le bas du visage, je m'étais pourtant immobilisée suite à cette interaction entre nos deux êtres. Comment Diable en arrivais-je à ressentir pareil flot d'émotions à son encontre ? Je veux dire, il avait le double de mon âge et même s'il m'était arrivée plus d'une fois de satisfaire des clients quadragénaires, je n'en avais jamais pas pour autant ressenti le moindre plaisir ; alors que là, j'avais la désagréable envie de coller davantage mon corps au sien. D'ailleurs cette position de dominant qu'il entretenait avec moi avait le don de m'exciter encore plus. Durant le peu de temps que dura ce face à face explosif, je retins ma respiration si bien qu'au final le souffle me manqua. Une sorte de tension sexuelle me transperçait de toute part. C'était fascinant de voir mon corps réagir ainsi alors que ma blessure conséquente n'avait pas disparu pour autant. La tête me tournait . Je plongeais mon regard dans le sien et j'eus l'étonnante intuition que celui-ci partageait les mêmes émotions, le même bouleversement interne. William ne me laissa cependant pas le temps de confirmer puisque déjà mon emmerdeur de sauveur se remit en tête de finir de me soigner. Fermant les yeux par moment, comme pour supporter la douleur, je fus bien heureuse lorsqu'il eut finit de retirer le dernier éclat de ma plaie. Il retira sa main de ma bouche et je pus enfin inspirer pleinement. Mais ce bol d'air ne dura qu'un temps car William vînt presque immédiatement me bloquer de nouveau la bouche. Ce que je pouvais le maudire. De quel droit se permettait-il de me faire ça ? Merde à la fin ! Et là je compris son geste et les paroles qui le précédèrent. La compresse d'alcool à 90° eut le don de raidir tous les muscles de mon corps, brûlant mon entaille avec un supplice sans gêne et me poussant laisser échapper un long et roque « Mmmmmmm ! » étouffé entre les doigts de William. Sans pouvoir me retenir, les yeux écarquillés par cette torture apparente, je me mis à gesticuler instinctivement, emmenant même mes mains à s'agripper à sa chemise. C'est bien simple, j'avais l'impression qu'on remuait le tout avec un couteau aiguisé. Il fallait que cela cesse au plus vite où j'allais finir par planter mes dents dans la chaire de la propre main de William.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 25 Nov - 2:02




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    J'aurais sans doute du laisser cette gamine stupide, à bouffer aux zombies, plutôt que d'être là à tenter de la soigner. Emmerdante comme pas possible et insupportable, je ne comprenais pas comment je faisais depuis tout ce temps, pour ne pas l'avoir encore tué. Peut-être parce que ce n'était pas mon genre de m'en prendre aux humains. Du moins, pas à ce point là. Ou peut-être juste qu'une part de moi était assez maso pour adorer quand elle était là à m'enquiquiner, comme s'il n'y avait personne d'autre à aller ennuyer. Oui, peut-être ... Mais dans tous les cas, j'étais là à la soigner et nous nous disputions pour ne pas changer. « Le jour où tu arrêteras d'être un sale con peut-être ?... Oh mais attends que j'y pense.. ça risque d'être un peu long ! » Je lui lançai un regard noir. Plus par habitude qu'autre chose. Et plus par besoin de cacher tout le côté plus "gnian gnian" de mes pensées, qu'autre chose encore. Mais en tout cas, je le fis. Alors que mes mâchoires se crispaient. Signe de mon agacement le plus profond. Cette gamine savait mieux que personne, me faire sortir de mes gonds. Et mon côté niais, con et maso, adorait ça et en redemandait. Quand elle n'était pas là à m'en faire voir de toutes les couleurs, c'était moi qui allais la chercher. C'était ainsi que ça fonctionnait entre nous... « J'doute que tu vives assez longtemps pour voir ça, pisseuse. » Finis-je par lui rétorquer, sur un ton sec et claquant. Dans ce combat, c'était à celui qui serait le plus con, le plus méchant et qui aurait, évidemment, le dernier mot. Finalement, nous étions aussi stupides l'un que l'autre. Ca, personne ne pouvait passer à côté de ce détail et le nier par la suite. J'ignorais pourquoi nous étions bloqués dans une telle relation. Peut-être juste à cause de notre rencontre ? Il fallait dire que j'avais été loin d'être tendre avec elle, quand je l'avais trouvé dans la forêt et traîné jusque dans notre groupe. Mais j'étais ainsi et je n'allais pas faire d'effort pour elle. En quel honneur ? Sous prétexte que je me surprenais parfois à détailler son visage aux traits parfaits et son corps aux courbes plaisantes malgré la faim qui la rongeait autant que tout le monde ? Pouah, non, elle ne méritait aucun effort de ma part. Surtout pas alors qu'elle prenait un malin plaisir à faire de ma vie un enfer. Je veux dire ... Pire qu'elle ne l'était déjà à cause de cette foutue apocalypse.


    Et malgré tout ça. Malgré cette relation tendue, malgré le fait que j'avais parfois des envies de meurtre sur sa petite personne ... J'étais en train de la soigner. Ce que je ne dirais pas, c'était que j'avais pris un coup en voyant cette plaie sanguinolente sur son ventre. Si elle avait été mordue, j'aurais donné peu cher de ma santé mentale après ça. Ce qui était complètement con dans le fond. Je détestais cette mioche ... Pas vrai ? Oui, bien sûr ... Et si j'étais en train de prendre soin d'elle, c'était uniquement pour garder mon punching-ball ... J'allais tenter de me faire croire ça. Mais mes tentatives furent mises à mal, quand je posai une main sur sa bouche pour la faire taire et me retrouver un peu trop proche d'elle. Mon regard planté dans le sien, mon corps légèrement au dessus du sien en position de dominant, j'aurais presque pu jurer que je n'étais pas le seul à ressentir cette tension presque palpable, dans l'air. Du désir à l'état pur. Et pourtant, je ne pouvais pas trop y croire. Cette gamine ne pouvait pas avoir envie de moi. Cette idée était tellement stupide, que je me morigénai intérieurement. Un dernier regard noir et je m'attelai à nouveau à ma tâche. Je pris mon temps pour retirer tous les éclats de verre de sa plaie. Je ne tenais pas à ce que sa blessure s'infecte ou se cicatrice mal. De nos jours, un rien pouvait s'avérer fatale. La voir crever d'une façon aussi stupide, me ferait vraiment chier. Une fois cette tâche achevée, je retirai ma main. Pour mieux imbiber une compresse, d'alcool à 90°. Elle allait avoir sacrément mal ... Mais il n'y avait rien de plus efficace. Je posai à nouveau ma main sur sa bouche, la menaçai et finis par poser la compresse sur sa plaie. Sa réaction fut immédiate. Son corps se raidit contre le mien, la douleur se lut dans ses yeux et elle laissa échapper un long gémissement douloureux et plaintif. Putain, c'était en train de me foutre un coup de la voir souffrir autant. Il fallait vraiment que je me ressaisisse. Mais difficile à faire quand ses mains se refermaient sur ma chemise sans manche, s'agrippant telle une désespérée. Le regard que je posai sur elle, fus presque désolé. Mais bien vite dissimulé derrière un voile impénétrable, alors que je reportais mon regard sur la plaie bien plus propre maintenant. Je pris tout de même le temps de la désinfecter, avant de cesser cette torture. « Brave petite, tu as été très courageuse. Tu veux une sucette pour passer la douleur et penser à autre chose ? » Demandai-je sur un ton narquois, tout en gardant ma main sur sa bouche, par crainte qu'elle ne m'insulte et ne hurle un peu trop fort.


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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 25 Nov - 23:44

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

A cet instant je me demandais s'il n'aurait pas mieux valu que je me fasse bouffer par ces saloperies sur pattes. Mais très vite la terrible réalité me revenait en pleine face, cette vérité qu'il m'était difficile à avaler tant j'avais l'impression que ce n'était plus moi qui contrôlait mon corps et mes pensées. Je détestais cet homme et ce depuis notre rencontre pour le moins tendue la toute première fois. Cet échange qui m'avait poussé à l'envoyer chier chaque fois que l'occasion s'était faite sentir. C'était plus fort que moi, je me devais de le détester et pourtant... je ne pouvais m'empêcher d'être assailli d'une envie quasi irrésistible de me jeter sur lui à chaque instant. Cette idée là me rendait dingue, troublant parfois mon sommeil la nuit et poussant mon subconscient à imaginer des choses complètement farfelues. Oui farfelues, parce qu'il était impossible qu'un quadragénaire comme lui puisse avoir de quelconques sentiments envers une jeune fille de la moitié de son âge.. à part peut-être vouloir juste la sauter. Oui je suis crue dans mes paroles mais que voulez-vous, la vie m'avait appris à l'être ; et s'il y a bien une chose envers qui je n'avais pas confiance, c'était bel et bien les hommes. J'avais du mal à les considérer autrement que comme des obsédés, des pervers en quête de pouvoir et de domination. Je n'avais eu que trop de fois le malheur de m'en rendre compte par moi-même. D'ailleurs rien que de repenser à ses années passées à me prostituer me donnaient envie de vomir. Comment diable avais-je pu faire une chose pareille pour de la cam' ? C'est bien simple, j'en étais arrivée à me dégoûter. Alors c'était compréhensible que je doutais encore plus de ce que je pouvais éprouver pour ce mec. Peut-être qu'avec le temps j'étais devenue masochiste, cherchant par tous les moyens à me faire souffrir, physiquement ou mentalement. Je ne m'autorisais plus à éprouver du bonheur, sans doute depuis le jour où j'avais retrouver le corps de mon père baignant dans son propre vomi. C'était ma faute après tout s'il était mort et je ne méritais pas mieux sans nul doute. Toutefois, depuis la contamination et mon adhésion au groupe, j'avais réappris à m'intéresser aux autres, à m'ouvrir à eux et à ressentir de nouveau des émotions de bien être dans ce corps meurtri et gelé par la haine ainsi que la rancœur.

C'est sans doute pour cette raison que j'avais fini par éprouver ce désir honteux pour William, cette envie presque incestueuse pour cet individu que je souhaitais tout autant mort que contre ma peau. Et cet échange ponctué d'une tension sexuelle sans borne avait eu le don de raviver d'autant plus la flemme qui avait déjà envahi tout mon être depuis quelques temps. Mais je n'eus guère vraiment la possibilité de m'y attarder puisque rapidement William déposa une compresse d'alcool à 90° sur ma plaie béante, m'arrachant au passage un long cris étouffé et plaintif. Et alors que je me remettais doucement de cette horrible douleur incomparable à une autre, il fallut que mon sauveur en rajoute une couche. La situation n'était apparemment pas assez tendu selon lui puisqu'il ne put s'empêcher des se moquer de moi une fois de plus. Ce n'était franchement pas l'endroit ni le moment. De colère, je me mis à gémir de rage, lui infligeant une rafale de coups, peu efficaces toutefois, pour réellement lui faire mal. Ce qu'il pouvait me rendre folle quand il s'y m'était parfois. Des envies de meurtres pouvaient m'assaillir tout d'un coup en sa présence. Tout comme là par exemple. A force de me débattre je parvins enfin à lui arracher la main de ma bouche. « Tu sais où tu peux te la carrer ta sucette ?! », beuglais-je alors, heureuse de pouvoir enfin m'exprimer. Je me relevais tout doucement, prenant grand soin de ne pas ouvrir davantage l'entaille. Il ne manquerait plus que William doive tout recommencer. D'ailleurs je ne l'avais même pas encore remercié pour m'avoir sauvé. « Merci.. même si t'es un enfoiré de première classe !», finis-je par lui dire la gorge serrée. Mon orgueil mal placé avait le don de me transformer en un véritable handicapé des sentiments, si bien qu'il était rare que je dise quelque chose de gentil et sincère envers quelqu'un. En l'occurrence ici je venais de balancer un peu des deux.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Lun 26 Nov - 17:23




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    De toute ma vie -et du haut de mes quarante ans, j'avais un long passé déjà- il ne m'était jamais arriver d'éprouver une haine mêlée à une forte attirance, comme c'était le cas avec Jackie. Je n'étais pas capable de mettre un mot sur ce que je ressentais. Mais c'était à peu près ça : de la haine et de l'attirance. Envie et répulsion ensemble ... Ca donnait un étrange mélange. Pas tout à fait normal, pas tout à fait supportable. Mais pas non plus horrible. En fait, plus je la détestais et plus j'étais attiré par elle. Quand elle parvenait à me faire sortir de mes gonds, j'avais juste envie de la faire taire en la prenant dans mes bras et en l'embrassant avec haine et envie. Après tout, la haine et le désir pouvaient être parfaitement compatibles. L'un était un sentiment, l'autre ... pas du tout. Et je voulais croire que la fin du monde y était pour beaucoup dans cette situation atypique. Je n'étais pas le genre d'homme à éprouver tout ça en même temps. Le fait que la fin du monde soit en train de nous accueillir à bras ouverts, était forcément l'explication de tout cela. Il ne pouvait tout simplement pas en être autrement. Et ce jour là, alors que je me retrouvais seul avec elle, ça ne faisait pas exception à la règle. Si j'éprouvais un malin plaisir à lui faire un peu plus mal en la soignant, j'avais tout autant l'envie de l'embrasser. Surtout à l'instant où je me retrouvai plus ou moins au dessus d'elle, main plaquée sur la bouche que je rêvais d'embrasser et yeux plongés dans les siens. Je ne supportais pas ce que je ressentais, ce que j'éprouvais, ce dont j'avais envie la concernant. Bref, elle avait le don de m'irriter sacrément. Et je savais que c'était réciproque. Je n'étais pas tout ce qu'il y avait de plus sympa non plus, avec elle. C'était volontaire. Pour tout un tas de raisons. Et c'était comme ça depuis le tout premier jour. Parce que je m'étais de suite méfié d'elle, parce que je n'avais pas eus confiance, parce que je n'avais pas non plus été tendre. Juste parce que j'étais de la sorte. Quand, enfin, j'eus terminé le soin de sa plaie, je ne pu m'empêcher de me moquer d'elle, en lâchant une sale plaisanterie. Je savais qu'elle ne supportait pas quand je la traitais de gamine. Tout comme moi je n'aimais pas quand elle me rappelait que je n'étais qu'un pur idiot ... Je le savais déjà ça. Pas la peine de me faire autant de piqûres de rappel.

    Je fus néanmoins surpris, quand elle se redressa légèrement, pour m’infliger une rafale de coups. En temps normal, je lui aurais certainement mis une gifle bien sentie, pour la calmer une bonne fois pour toute. Mais pour le coup, je parvins à me retenir. Elle était assez blessée comme ça. Je n'allais pas en rajouter une couche. De toute façon, ce n'était pas comme si elle avait assez de force pour me faire mal. J'attendis donc qu'elle se soit calmer. « Ah ça y est, t'as finis les chatouilles ? » Demandai-je avec un sérieux fou. Enfin, elle parvint à se libérer de ma main, que je laissai retomber sur mes cuisses. « Tu sais où tu peux te la carrer ta sucette ?! » Elle était d'une telle vulgarité. Je soupirai et levai les yeux au ciel. Même si j'avais envie de sourire. Drôle d'envie que celle ci, encore ... « Dans ma bouche, éventuellement ? » Demandai-je sur un ton narquois, avant de me relever quand elle même tenta de se redresser. Je ne pris pas la peine de l'aider, pensant que j'en avais déjà trop fais à mon goût. J'allai donc m'adosser à un mur non loin du canapé, l'observant sans un mot, lèvres pincées. « Merci.. même si t'es un enfoiré de première classe !» Totalement malgré moi, j'eus un léger sourire. Mélange de joie parce qu'elle venait de me remercier ... Avec une envie de rire parce qu'elle était tout aussi incapable que moi, de dire quoi que ce soit de plus ou moins gentil. Et quand c'était le cas, il fallait à tout prix qu'une insulte suive derrière. Il ne pouvait tout simplement pas en aller autrement, bien entendu. Et ça m'amusait, parce que j'étais également ainsi. Et en même temps, je n'aimais pas le fait qu'elle se le permette avec moi. Bref, j'étais totalement perdu moi même. « La prochaine fois, arrête toi au merci, pauvre idiote ! » Rétorquai-je sur un ton mordant. Sans lui accorder d'autre regard, je m'approchai de l'une des fenêtres, cachée par un rideau épais et déchiré par endroit. Tout en restant sur le côté pour ne pas être vu de l'extérieur, je déplaçai légèrement le lourd tissu et lançai un regard au dehors. Les rôdeurs passaient devant la maison, sans s'y attarder. Mais ils étaient trop nombreux encore, pour que nous puissions sortir maintenant. « Va falloir rester là pour la nuit ... » Marmonnai-je doucement. Je relâchai le rideau et tournai le regard vers elle. « J'ai presque envie de me donner aux rôdeurs, rien qu'à l'idée d'rester là avec toi pour seule compagnie. » Ajoutai-je ensuite.




Dernière édition par D. William Rockson le Sam 22 Déc - 2:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 16 Déc - 17:37

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Mon dieu ce que je pouvais le haïr, lui et sa mentalité de merde. La même qui me faisait l'aimer à un point que je n'aurais jamais pensé possible jusqu'à lors. Ce flot de sentiments contraires déchiraient littéralement mon être en deux. D'un côté ma tête me poussait à le fuir, loin, très loin ; et de l'autre mon coeur me hurlait de l'embrasser. Savais-je donc seulement ce que c'était d'aimer ? C'est vrai quoi.. Après tout je m'étais enfuie très tôt de chez moi, sans vraiment avoir eu le temps de vivre une adolescence normale. Peut-être est-ce donc tout simplement mon esprit qui avait fusionné cette multitude d'émotions opposées pour former un ensemble aléatoire, histoire de donner un minimum de réponses et de sens au réactions étranges de mon propre corps. Peut-être aussi que toute cette situation floue engendrait de ma part encore plus de colère à son encontre, si bien que nous étions destinés à se faire du mal chaque fois qu'il nous en était possible. Parfois je me disais même qu'il aurait mieux fallu que je poursuive ma route en solitaire, comme je l'avais fait les semaines précédant ma rencontre avec le groupe. Ce genre de désagrément – alors qu'on se retrouve au beau milieu de l'Apocalypse – n'avait pas sa place ici et pourtant il n'avait de cesse, un peu plus chaque jour, de me marteler le crâne dans l'espoir que je trouve une solution. Toutefois je dois avouer qu'à l'heure actuelle, il me serait impossible de les lâcher. La raison à cela ? Lui. Le fait d'avoir de nouveau une famille et de veiller les uns sur les autres c'est une chose, mais ce que je ressens pour William est bien plus fort, plus.. intense.

Et une fois de plus je me retrouvais bloquée. Pris au piège de ma propre chaire en proie à vouloir lui sauter dessus alors que le haut de mon corps, lui, ne cherchait qu'à vouloir le tuer. Encore plus quand il me titillait avec ces petits piques bien placés. Je bouillonnais à l'idée de lui faire ravaler sa langue. Une chance pour lui qu'il se soit éloigné du fauteuil, me scrutant désormais d'un des coins de la pièce. Je fis mine de n'en avoir rien à foutre mais ce n'était pas le cas. C'est pour cette raison sans doute que je ne pus m'empêcher de le remercier, certes suivi d'une insulte mais c'est l'intention qui compte non ? Il avait peut-être vingt ans de plus que moi, cependant sur bien des points nous nous ressemblions, avec notamment une fierté et un égo à toutes épreuves. Sans parler bien sûr de notre capacité remarquable à être de véritable tête de mule en puissance accompagné d'un vocabulaire soigneusement choisi. Ça donne envie hein ?
Après avoir répliqué une fois de plus à mes insultes, William se pencha vers l'une des fenêtres menant sur la rue, tirant délicatement le rideau pour éviter de se faire remarquer. Pas besoin d'être devin pour comprendre aux traits de son visage tendu et quelque peu inquiet que le départ ce n'était pas pour tout de suite. Jetant un coup d'oeil à mon katana, rassurée de l'avoir à portée de main, je voulus me lever pour aller voir ça de plus près. Mais au même moment, la pièce se mis à tourner et la douleur vive de la blessure me poussa à rester au moins assise pour l'instant. Tentant doucement de reprendre mes esprits, je ne pus m'empêcher de serrer les dents et les poings suite aux paroles de mon secouriste de fortune. « J'ai presque envie de me donner aux rôdeurs, rien qu'à l'idée d'rester là avec toi pour seule compagnie. » On s'envoyait des piques à longueur de journée sans jamais vraiment se dire les choses. Néanmoins là c'était clair. Il voulait la guerre, qu'à cela ne tienne ! Je pouvais être encore plus insupportable que ce qu'il n'avait vu auparavant. « Je t'en prie ! Te gêne pas pour moi, j'serai ravie d'être une bonne fois pour toute débarrasser de ta vieille carcasse !! », lui lançais-je alors en le foudroyant du regard. Mes yeux étaient haineux et abritaient un volcan sur le point d'imploser. Alors que mon fort intérieur hurlait le contraire « Surtout ne t'en vas pas, par pitié ne me laisse pas.. ». Mais je ne pouvais m'empêcher de poursuivre, poussée par la colère et probablement en grande partie par cette frustration de ne pouvoir le faire taire avec mes lèvres fiévreuses contre les siennes. « Et puis si je te fais tant chier que ça.. pourquoi m'avoir trimballé jusque ici ? Hein ? Pourquoi ?! ». J'étais possédée par une rage soudaine, comme une entité qui aurait pris place en moi l'espace de quelques secondes ; ce qui me donna sans doute la force de me lever jusqu'au bout cette fois-ci. « T'aurais pu me laisser crever là bas avec les autres !». Face à lui, ma voix était à peine tremblante et d'une certaine manière j'avais peur de sa réponse.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Sam 22 Déc - 2:46




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Dans un monde aux prises avec une apocalypse digne des pires cauchemars de tout à chacun, il n'y avait plus de place pour les sentiments. S'attacher à quelqu'un, c'était prendre le risque de mourir un peu soit même, quand l'autre perdait réellement la vie. Ca valait aussi bien en amour, qu'en amitié. Ne pas se faire d'amis. Simplement se lier de façon superficielle, avec des personnes de qui on virait rapidement dépendant, d'une façon ou d'une autre. Mais pas au point de souffrir en cas de perte. Evitant ainsi de devenir une proie facile pour les rôdeurs. Mais aussi pour les autres survivants. Ceux qui étaient devenus complètement fous et qui n'hésitaient pas à tuer pour voler. Ou pour des raisons plus obscures encore. Depuis le début, je faisais donc en sorte de ne pas m'attacher. D'un côté, ce n'était pas bien compliqué pour quelqu'un comme moi. J'étais de nature très solitaire, à ne supporter la présence de personne à mes côtés. Mais il avait fallut que cette fille, cette gamine stupide ... Entre finalement dans ma vie. Non, s'impose dans ma vie ! Parce que c'était bel et bien ce qu'elle avait fait. Elle avait tout simplement débarqué là dans ma vie, comme si c'était tout à fait normal. Et maintenant ... Ne se passait pas une heure sans que je ne m'inquiète pour elle. Je devrais même dire "une demie heure". L'idée qu'elle puisse mourir, me faisait peur. Et j'avais peur du fait d'avoir aussi peur pour quelqu'un d'autre que moi. En résumé, c'était un cercle vicieux qui, parfois, avait tendance à me faire me mettre moi même en danger. Tout ça pour une emmerdeuse qui passait son temps à faire de ma vie un enfer. A croire que les temps n'étaient pas assez durs comme ça. Mais l'idée que je lui rendais bien tout ça, m'aidait à me sentir plus ou moins bien. Et même si elle faisait tout pour que je la haïsse au plus haut point, je continuais de me faire du mouron pour elle. Et alors qu'elle venait de se blesser lors de notre fuite éperdue pour ne pas nous faire dévorer, j'en arrivai même à la soigner. C'était presque un honneur pour elle. Parce que personne n'avait jamais eut droit à un truc pareil venant de moi. Je n'étais peut-être pas des plus doux ... Mais je ne savais même pas faire autrement. Il était évident qu'elle allait se plaindre. Tout comme il était évident qu'une dispute allait succéder. C'était une habitude entre nous, ça ... Elever la voix et se lancer des piques bien senties. De mon côté, je m'ennuyais presque sans ça. Maso, j'y avais même pris goût, à la longue ... Finalement, on ne s'arrêtait jamais. Et non, je ne pensais pas tout ce que je disais. Quoi que parfois si. Quand je disais qu'elle était un emmerdeuse finie, je le pensais. Mais de là à préférer crever que de la supporter ? Il était évident que ce n'était pas ce que je pensais vraiment. « Je t'en prie ! Te gêne pas pour moi, j'serai ravie d'être une bonne fois pour toute débarrassée de ta vieille carcasse !! » J'abandonnai le rideau que j'avais déplacé pour regarder au dehors, et me tournai vers elle, pour la foudroyer du regard. J'avais parfois (vraiment très souvent en réalité) l'envie violente, de lui envoyer mon poing dans la gueule. Mais je savais que ça ne la calmerait sans doute pas. Je le savais pour en avoir eus une petite démonstration déjà. Dès le jour de notre rencontre. J'avais usé de mes poings pendant un bon moment. Mais par la suite ... Elle ne s'était pas dérangée pour devenir l'être le plus insupportable qu'il m'avait été donné de rencontrer.

    « Si je sors droit parmi les rôdeurs et t'abandonne là, seule, je ne suis pas certain que ce soit moi qui crève et toi qui survive. » Lui fis-je remarquer sur un ton narquois et mordant. Mon regard, toujours posé sur elle, était moqueur au possible. Je ne pouvais et ne voulais évidemment pas lui montrer combien j'étais parfois peiné par le fait qu'elle me détestait autant et puisse, sincèrement, désirer ma mort. Je l'avais cherché ... Mais quand même. « Et puis si je te fais tant chier que ça.. pourquoi m'avoir trimbalé jusque ici ? Hein ? Pourquoi ?! » Cette fois ci, elle parvint à m'atteindre. C'était sans doute complètement con ... Parce qu'après tout, elle ne venait pas de lâcher une énième vacherie ... Mais le fait qu'elle puisse remettre autant en doute la raison qui avait bien pu me pousser à lui porter secours, me faisait quelque chose. Sacrément chier, ouais. Mais que lui répondre ? Je me voyais mal lâcher, de but en blanc "en fait, j'crois que j'éprouve un p'tit quelque chose pour toi. Mais j'suis pas trop sûr. Parce que bon, les sentiments et moi ça fait deux tu vois". Aucun doute qu'elle se fouterait royalement de moi. Et il y aurait de quoi ! « T'aurais pu me laisser crever là bas avec les autres ! » Comme à chaque fois que je réfléchissais, étais pris de doute ou désirais tout simplement cacher mes sentiments et mes pensées du moment, je plissai les paupières. Mon regard lui était ainsi inaccessibles, alors que me yeux lui étaient cachés. Contre toute attente ... Je ne pris conscience du fait que je m'étais mis en marche dans sa direction, qu'à l'instant où je fus assez près d'elle pour sentir son souffle. Je voulais reculer, rire de moi même, ou encore lui dire que je plaisantais, que j'avais juste voulu lui faire peur ... Mais ce ne fut pas ce que je fis. Pas du tout. Ma main crocheta sa nuque pour attirer vivement son visage au mien. Mes lèvres s'écrasèrent contre les siennes. Ce n'était pas une réponse. Ou alors, elle allait s'imaginer que je voulais ça, en guise de remerciement. Je l'avais sauvé alors elle devait juste accepter ... Ca. Est-ce qu'elle allait croire un truc pareil ? Sans doute que oui. Elle m'avait souvent dit et répété que je n'étais qu'un vieux pervers. C'était qu'elle devait bien le penser. Et j'étais en train de confirmer. Mes lèvres se mouvaient toujours contre les siennes, avec un semblant de rage, quand je revins plus ou moins à moi. J'étais un parfait idiot. Preuve flagrante. Et j'étais maintenant catastrophé par ce que je venais de faire. Ma main relâcha vivement sa nuque, à l'instant où mes lèvres désertaient les siennes. Elle n'avait même pas répondu à mon baiser. C'était évident en un sens, qu'elle n'allait pas le faire. Elle me haïssait. Je venais d'embrasser la femme qui me haïssait sans doute le plus sur cette foutue Terre en décomposition. J'allais devoir quitter le groupe. Ca, ce fut une pensée qui finie par m'effleurer enfin l'esprit, quand je réalisai qu'elle allait pouvoir se foutre de moi au sein même du groupe. J'en oubliais de respirer, quand le ridicule de ma situation, me frappa de plein fouet. Je reculai d'un pas. Puis de deux. Et pour la première fois depuis bien des années, je baissai la tête devant quelqu'un. J'étais le dernier des abrutis ... Et j'étais persuadé que si je levai le regard, je croiserais le sien, moqueur au possible. Je crispai les mâchoires à cette pensée déplaisante. Il était trop tard pour revenir en arrière. Et j'en avais perdu l'usage de ma voix semblait-il.


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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 23 Déc - 23:20

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Mais merde ma parole ! Ce mec est un masochiste par excellence ! C'est vrai quoi, il semble grandement apprécier le fait que je puisse le haïr, ou tout du moins en redemander. A croire que son seul passe-temps depuis l'Apocalypse c'est de me faire chier à un point inimaginable. Limite les zombies passent pour des bisounours ou des enfants de coeur à côté de lui. Il me déteste, c'est évident pour moi. Et pourtant s'il savait la passion qui m'anime chaque fois que je pose les yeux sur lui... Bordel je m'en veux de ressentir une chose pareille. Ce n'est pas moi, je ne suis pas faite pour éprouver ce genre de sentiments, encore moins pour un homme ayant le double de mon âge et qui me traite comme la dernière des moins que rien. En plus outre ma méfiance envers les hommes en général, je m'étais promis de ne jamais me laisser berner par ces conneries d'émotions. Faut croire que j'étais incapable de m'y tenir. C'est comme si toutes les fibres de mon corps me hurlaient de le faire taire en scellant ses lèvres avec les miennes par un baiser fougueux et passionné. Même si à cet instant précis je dois avouer que mon envie de le tuer était plus forte que celle de lui sauter dessus pour l'embrasser. Une chance pour lui que j'étais blessée car si j'avais eu la force de me battre, je lui aurais déjà envoyé mon poing dans la figure. Enfin.. j'aurais essayé en tous cas !

Le toisant du regard avec une volonté ferme de lui montrer ma colère, j'avais réussi par je ne sais quel miracle à me lever du canapé usé pour lui faire face. Je bouillonnais littéralement. Mes muscles tremblaient à l'idée d'avancer vers lui, si bien que mes jambes qui me portaient à peine, préférèrent rester fixement clouées au sol pour l'instant. Pas sûr de toute manière qu'elles m'auraient emmené jusqu'à lui. Mon entaille me dévorait l'abdomen malgré les soins – brutaux – de William. J'essayais de faire fi de la douleur mais cela devenait de plus en plus difficile tant la plaie mordait ma chaire fraichement recousue. Les poings fermés et la mâchoires serrée, j'essayais de rester forte face à toutes les horribles choses qui pouvaient sortir de sa bouche me concernant. Comment pouvait-il me haïr à ce point alors que je n'avais rien fait au début pour qu'il en soit ainsi aujourd'hui. C'était aberrant d'assister parfois à la violence de nos échanges si bien que, la plupart du temps, le reste du groupe préférait nous laisser entre nous, espérant peut-être au final qu'on finisse par s'entretuer, qui sait.. Quoiqu'il en soit j'étais furieuse contre lui. Furieuse de se capacité à me rendre dingue sur tous les plans. Ça en devenait malsain à un point qu'il m'était plus d'une fois arrivé de rêver de sa peau brûlante contre la mienne alors qu'avant de me coucher j'avais envie de l'étriper à mains nues. Je ne pouvais plus me permettre de réagir de la sorte, et pourtant, chaque fois je retombais dans ce vice, telle une drogue dont il était impossible de me sevrer.

Mes doigts étaient moites et mon visage commençait à suer sous l'accumulation de cette vague de ressentis opposés. Je ne le quittais pas du regard. Je voulais qu'il me réponde. Qu'il est enfin les cojones d'avouer la raison de ma présence ici. Pourquoi m'avait-il sauvé, ramené jusque dans cette baraque et soigné si c'était pour me dire qu'il préférait encore tenter sa chance avec les rôdeurs plutôt que de rester dans la même pièce que moi ? POURQUOI ?! Mais je n'eus pas vraiment le temps d'y réfléchir davantage puisque William sorti finalement de sa torpeur pour s'avancer vers moi, le regard étrangement loin et volcanique à la fois. Inquiète sur le coup par la possibilité de me faire massacrer, je fus prise de tétanie lorsqu'il passa sa main sur ma nuque pour venir écraser sa bouche contre la mienne. Les yeux écarquillés par cette situation qui me dépassait, mes articulations toutes entières se muèrent en pierre, mon souffle se coupa et mon coeur cessa de battre l'espace d'un instant. C'est comme si la Terre avait stoppé sa course, le monde s'était arrêté de tourner. Je ne savais plus quoi faire. Mon cerveau s'était éteint tout simplement. Et il ne finit par se rallumer qu'au moment où William me libéra de son étreinte. Honteux, il baissa les yeux et recula de plusieurs centimètres. Il me fallut quelques secondes pour comprendre ce qu'il venait de se passer. Cet homme venait bel et bien de m'embrasser ? Étais-je en train de rêver ? La douleur était-elle si intense qu'elle avait fini par me faire délirer ? Il n'en était rien. J'avais envie d'ouvrir la bouche, de lui parler, de hurler pour qu'il m'explique à quoi tout ça rimait, toutefois il semblait évident que William ne puisse davantage m'éclairer. Il avait l'air encore plus paumé que moi. Le plus dingue dans cette histoire c'est que c'était ce que j'avais toujours secrètement désiré, au plus profond de mon être. C'est sans doute pour cette raison -après avoir enfin réussi à ingurgiter de l'air dans mes poumons- que je me jetai sur lui pour lui relever la tête en l'assaillant de mes deux mains. Puis je vins à mon tour assiéger ses lèvres d'une flemme incandescente que je pensais éteinte depuis bien des années. Ma rage était tellement forte qu'il m'était impossible de la contenir. Je le poussai vers l'arrière sans aucune indulgence pour son état physique ou le mien. D'ailleurs je n'avais que faire désormais du supplice qu'engendrait ma blessure. Plus rien n'avait d'importance à part lui. Prise dans l'élan de cette délectation fiévreuse, j'invitai ma langue à passer outre ses barrières afin me joindre à la sienne. Mais soudainement, comme William précédemment, mon cerveau se réenclencha et l'invraisemblance de notre situation me fit reculer d'un pas. Paniquée et ne sachant plus vraiment où j'en étais, je ne pus m'empêcher de lâcher d'une voix tremblante en le dévisageant. « Merde ! C'est quoi ce bordel ?! ». Toujours aussi élégante je dois l'avouer mais à cet instant précis c'était la phrase la plus élaborée qu'il m'était possible de faire.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Lun 31 Déc - 0:37




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    C'était un rêve. Oui, c'en était forcément un. Il ne pouvait en être autrement. Je ne pouvais pas sincèrement avoir fait ... Ca. Cette connerie monumentale qui consistait à embrasser la femme qui me haïssait le plus sur cette foutue Terre. Je ne pouvais pas être assez con pour faire un truc pareil. Et pourtant, con, je l'étais. J'en tenais une sacré belle couche. Et la femme ici présente, était celle qui me l'avait le plus rappelé en plus de quarante ans que j'existais. Et elle me l'avait suffisamment dit, pour que je sache qu'elle avait vraiment une piètre opinion de moi. Ce n'était pas comme si j'avais fais quoi que ce soit pour que ça ne soit pas le cas d'ailleurs. J'étais un enfoiré fini avec elle. Parce que j'étais ainsi. Mais aussi, parce que c'était ce qu'elle m'inspirait elle même. Elle me donnait envie d'agir comme le dernier des cons avec elle. Le fait que, au fil du temps, j'avais commencé à éprouver une certaine attirance pour elle, n'avait pas aidé. Je lui en voulais vraiment pour ça. Comme si c'était de sa faute. Et en un sens, ça me faisait un peu de bien de me dire que oui, elle était entièrement responsable de ça. Bref, peu importait les comment et les pourquoi. Le fait était qu'on se faisait une guerre sans merci, à grands renforts de moqueries, de coups bas, de vannes et d'insultes. D'une certaine façon, on pouvait dire que nos échanges étaient passionnés. Mais pas de façon positive du tout. C'était même tout le contraire. Rien d'autre qu'une haine profonde et partagée. Quoi que, encore une fois, je tentais seulement de m'en convaincre. Compte tenu de cette foutue apocalypse qui était en train de tous nous emporter vers une mort certaine et douloureuse, il était préférable de ne pas s'attacher à qui que ce soit. Ce serait clairement une très mauvaise idée. Parce que la personne allait forcément nous être arrachée. Et ça, ce serait douloureux à coup sûr. Ce n'était pas supposé être quelque chose de difficile pour moi, puisque je n'étais pas du genre à m'attacher, même avant l'apocalypse. J'étais trop peu sûr de moi, trop solitaire, trop impulsif et, bien trop associable. Je n'aimais pas les gens. C'était un fait indéniable. Mais depuis que les survivants étaient nettement moins nombreux que les rôdeurs, je leur trouvait un intérêt un peu plus élevé. Sans pour autant les apprécier non plus. J'étais toujours aussi solitaire. Je commençais seulement à me dire qu'il me faudrait sans doute apprendre à faire avec eux, si je ne voulais pas crever. Ca s'arrêtait là. De là à sympathiser avec qui que ce soit ... Mais tout ça, évidemment, c'était avant que je ne développe un étrange attrait pour cette jeune femme actuellement en ma présence. Cette jeune femme que j'avais le culot d'embrasser. Comme si c'était normal. Comme si elle allait pouvoir me répondre. Pour ça, il aurait fallut qu'elle en ait eut envie. Or, comment pourrait-elle avoir envie d'embrasser un type trop vieux pour elle, loin d'avoir le physique d'un petit minet ou d'un monsieur muscles et qu'elle détestait ?

    J'attendais maintenant la gifle qui ne pouvait qu'arriver. Parce que ça ne pouvait qu'être la réaction qu'elle allait avoir. Je la dégoûtais, je le savais ... Et je l'avais quand même embrassé. Crétin. Triple idiot. Abruti. Je sentais presque la brûlure de la gifle qu'elle allait me mettre, par avance. Quand je l'entendis bouger, je me crispai davantage sur place, affichant même une grimace à l'idée de la gifle à venir. J'en avais pourtant reçu des tas, quand j'étais gosse, avec ma mère. Mais maintenant que j'étais adulte et que j'avais une fierté immense, l'idée me tentait encore moins. Et à coup sûr, je lui rendrais le coup qu'elle me mettrait. C'était ce que j'étais en train de penser, quand ses mains se posèrent sur mon visage. Pas pour une gifle ... Mais pour me forcer à me redresser. Ce que je fis, n'ayant d'autre choix que celui là. Ses lèvres percutèrent les miennes avec une rare violence, avant que je n'ai eus le temps de dire ouf. Elle mit beaucoup plus d'ardeur à ce baiser, que je ne l'avais moi même fais un instant plus tôt. Quand je sentis sa langue contre mes lèvres, je ne me fis pas prier pour l'accueillir, de sorte à approfondir le baiser. Mais l'instant d'après, c'était elle qui se reculait, apparemment tout aussi choquée et abasourdie, que je l'étais moi même. Elle m'avait embrassé. Elle n'avait pas juste répondu à mon baiser ... C'était elle qui avait initié celui là. Pourquoi au juste ? Par envie ? L'envie de m'embrasser ? C'était tout bonnement impossible ... Non, elle ne pouvait pas avoir eut ... Envie de m'embrasser. Ca ne collait pas avec tout le reste. Son comportement et tout ça ... Pendant de longues secondes que je mis à profit pour retrouver mon souffle manquant et un rythme cardiaque normal, nous nous dévisageâmes, aussi sonnés l'un que l'autre. « Merde ! C'est quoi ce bordel ?! » Question que j'avais bien envie de lui retourner d'ailleurs. Si la raison de son baiser était la même que la mienne ... Non, c'était impensable que cette gamine puisse éprouver quoi que ce soit pour moi. Surtout pas une attirance physique. Alors que le contraire était somme toute, assez logique. Il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer qu'elle avait un physique plus qu'agréable. J'avais même toujours trouvé qu'elle était la femme la plus attirante du groupe. « Rien qui vaille l'coup qu'on s'y attarde. » Marmonnai-je en évitant à nouveau son regard. Parce que je mentais. Moi, ça allait me rester. J'allais même être hanté par ce baiser à la con. Ces deux baisers. Me tourmenter à me demander pourquoi elle avait fait ça. Nerveux, je finis par me détourner d'elle. Mais après deux pas seulement, je lui faisais à nouveau face et posais un regard le plus assassin possible, sur elle. A vrai dire, je semblais plus perdu que vraiment énervé. « Mais pourquoi t'as fais ça, bordel ? T'étais censée me repousser, me traiter d'gros porc et m'gifler. Pas ... Faire ça !» A m'entendre, on aurait pu penser que c'était ce que je voulais qu'elle fasse. Evidemment, c'était loin d'être le cas. J'étais juste encore sous le coup de la surprise. Du choc, même ! Cette gamine qui aimait à me rappeler mon âge et le fait que j'étais, selon elle, un vieux pervers, venait de m'embrasser. Et bon Dieu, la seule chose dont j'avais envie maintenant, c'était d'apprendre qu'elle l'avait réellement voulu et que ça ne serait pas le dernier baiser échangé. J'avais encore le goût de ses lèvres contre les miennes. Involontairement, je baissai d'ailleurs le regard sur celles ci.


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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mar 1 Jan - 21:58

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Mais qu'est-ce qui m'avait pris bon sens ? Pourquoi lui avais-je répondu ? Pourquoi diable l'avais-je embrassé à mon tour alors qu'il venait de me frapper de stupeur en collant ses lèvres aux miennes ? J'aurais dû le repousser, l'insulter, le traiter de tous les noms à l'idée même qu'il puisse tenter quoique ce soit. Et au lieu de ça qu'avais-je fait ? Je lui avais montré ma faiblesse, ma faille que je gardais profondément cachée au fond de mes entrailles. Je ne comprenais plus rien. Ce n'était plus moi. C'est comme si plus rien n'avait de sens. Peut-être était-ce parce que le monde lui-même partait en vrille ? Je n'en savais foutrement que dalle et là était tout le problème justement. Habituée à vivre à la dure, à ne compter que sur moi-même, j'avais appris à ne faire confiance qu'à mon esprit et mon instinct. C'était une question de survie pour moi, je n'avais guère le choix d'agir ainsi et ce n'était pas plus mal dans un sens. Je savais où j'allais et ce que je devais faire dans la quasi totalité des situations auxquelles j'avais dû faire face depuis ma fugue lors de l'année de mes quinze ans. Mais là c'était différent.. J'avais totalement perdu pied et ce depuis ma première rencontre – pour le moins chaotique – avec lui. Il avait réussi à m'intriguer, m'ensorceler et me rendre entièrement accroc à sa personne si bien qu'il ne se passait plus une journée, voir une nuit, sur ce foutu caillou à la dérive où je ne pensais pas à lui. J'en arrivais à avoir peur pour William, m'inquiétant et me demandant sans cesse s'il reviendrait de la chasse par exemple. C'est sans doute pour l'une de ces raisons que je le haïssais tant ; car pour la première fois depuis cinq ans, j'avais cessé de ne penser qu'à ma petite personne. Et le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'il semblait tout aussi désemparé que moi face à cette situation complètement irrationnelle. Se pouvait-il que lui aussi ressente la même vague d'émotions paradoxale à mon égard ? « Pffff ne rêve pas ma pov' fille ! » me balança alors ma conscience, amusée semble-t-il par le bordel de toute cette histoire. Il est vrai que même si j'avais couché avec de nombreux hommes durant ces années, faisant le tapin à longueur de journée pour ma misérable dose quotidienne, je n'avais jamais réellement eu confiance en moi. Après tout c'est vrai ; je veux dire que j'étais loin de ressembler à une icône de mode avec ma poitrine inexistante et mon corps maigrichon. Même si j'essayais parfois de faire abstraction, il était évident que je ne pouvais rivaliser avec d'autres femmes du groupe à la plastique avantageuse. Je précise bien le mot femme puisque William prenait chaque fois un malin plaisir à me rappeler mon âge en me traitant de gamine, pisseuse, merdeuse et autres dérivés dans ce genre là. Et pourtant.. il devait bien y avoir une explication au geste de William ? La question était de trouver laquelle à présent.

Tétanisée parce que je venais de faire, mon regard apeuré et confus allait et venait sur son visage. J'en avais complètement oublié ma blessure ou les cadavres sur pattes rôdant aux alentours de notre refuge de fortune. J'ignorais pourquoi j'avais dit ces mots là après l'avoir embrassé. A vrai dire, je ne savais plus ce que je faisais depuis bien longtemps. Même si là l'état des choses actuel avait empiré le tourment de mon esprit déjà bien déboussolé. « Rien qui vaille l'coup qu'on s'y attarde. » Sérieusement William ? Croyait-il une seule minute que j'allais me contenter de ce genre de réponse ? Que j'allais me rassoir sur ce canapé, me reposer quelque peu avant de reprendre la route demain matin et de rentrer au campement tous les deux comme si ça n'avait jamais eu lieu ? Il n'était pas aussi idiot, même si je ne me cachais pas pour le comparer à un abruti de première à longueur de journée. J'étais sur le point de lui répondre lorsqu'il me coupa dans mon élan en venant me foudroyer du regard. Si ses yeux avaient pu parler, ils m'auraient sans doute pulvériser sur l'instant. « Mais pourquoi t'as fais ça, bordel ? T'étais censée me repousser, me traiter d'gros porc et m'gifler. Pas ... Faire ça !». Sa réaction me désempara. Une partie de moi était entièrement d'accord avec lui alors que l'autre, elle, était déjà en manque de ses lèvres sucrées à souhait. Gênée comme un enfant qu'on viendrait de gronder, je baissai les yeux quelques secondes. Mais la pression était trop forte et le flot de sentiments incohérents me submergea aussitôt. « M'fais pas passer pour la coupable ! C'est toi qui a commencé ! », lui lâchai-je alors avec un mélange de colère et de confusion. Puis je pris une profonde inspiration, tentant vainement de contrôler les battements de mon cœur qui tambourinaient à rompre ma poitrine, avant de partager de nouveau son regard. « Et si j'ai fait ça c'est parce que... j'en avais envie... ». Et c'est sans trop comprendre de nouveau que je laissai mes jambes me porter jusque vers lui, mes yeux brillant d'une étrange étincelle à son encontre. Mon visage n'était plus désormais qu'à quelques centimètres du sien. J'avais perdu toute logique, j'étais comme possédée par mes envies et mes pulsions. Ma main droite se leva par magie sans que je ne puisse rien y changer et vînt délicatement caresser l'une de ses joues alors que ma bouche se rapprochait dangereusement de la sienne, avant de finalement goûter de nouveau à l'objet de toutes mes convoitises.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mar 1 Jan - 23:52




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Tout ça ne pouvait pas vraiment avoir eut lieu. Ce baiser et ces questions incessants. Ces pourquoi, ces comment, et toutes les questions internes qui s'imposaient ... Ca ne pouvait pas s'être vraiment passé. Je n'arrivais pas encore à assimiler le fait que j'avais eus le culot monstre de l'embrasser. Ce n'était pas mon genre de faire des trucs pareils. Et pourtant, je venais bel et bien d'agir. Parce que je ne supportais plus qu'elle s'imagine que je la haïssais au point d'avoir l'envie de la laisser derrière moi, pour en être tout simplement débarrassé. Elle ne pouvait évidemment pas savoir, que j'étais en train de me découvrir de nouveaux sentiments pour elle. Quelque chose que je n'étais même pas capable de comprendre moi même. Je ne pouvais donc même pas lui donner de quelconques explications sur mon geste. A part un simple "j'en avais envie". Je ne pouvais pas lui avouer que ça faisait un bout de temps déjà, que j'avais envie de l'embrasser. Et de faire beaucoup plus que ça, même. La situation était bien assez étrange et dérangeante à mon goût, sans rajouter des explications difficiles, pour ne pas dire impossibles, à avouer. Je n'allais pas non plus lui avouer que ce n'était plus une simple haine que j'éprouvais pour elle. Lui avouer que je lui en voulais d'exercer un réel et fort attrait à mon encontre. Lui avouer tout ça ... Non, ce n'était pas mon genre. Ne serait-ce que parce que je ne me confiais jamais à qui que ce soit. Et surtout pas sur mes sentiments. Sentiments ... Est-ce que j'en avais pour elle ? Bordel que je lui en voulais de me faire avoir de tels questionnements internes. Je ne pouvais tout simplement pas avoir de quelconques sentiments pour elle. Ce n'était qu'une foutue gamine. Et pour elle, je n'étais ni plus ni moins qu'un foutu vieux pervers dégueulasse. Bref, tout était là pour nous prouver à l'un comme à l'autre, que ça ne pourrait jamais coller entre nous. Pas même pour une histoire de cul. Est-ce que je venais vraiment d'avoir une telle idée en tête ? Elle et moi, couchant ensemble ... Mauvais plan. Y penser n'allait pas m'aider à chasser tout ça de mon esprit. C'était totalement impossible et in-envisageable. Aucun doute qu'elle n'avait même pas envie de ça, de son côté. Ce qui était parfaitement normal d'ailleurs. Je n'étais pas le genre de type qui attirait les femmes juste avec mon physique. Et encore moins une gamine de vingt ans grand maximum. Pour sûr, je n'étais pas l'idéal masculin de toutes les femmes. Je le savais, je le vivais bien et je m'en foutais bien. Ce n'était pas comme si j'avais eus l'ambition, un jour, de devenir un coureur de jupons. Les femmes, c'était trop emmerdant, de toute façon. Je l'avais toujours pensé. Et maintenant que j'avais rencontré Jackie, je le pensais plus que jamais encore ! Si tant est que ce soit possible, bien entendu.

    La situation actuelle et l'ambiance qui allait avec, étaient assez drôles. Pas pour nous toutefois. Mais pour une personne extérieure, ce devait être vraiment tordant. Nous étions l'un en face de l'autre, incapables de nous regarder mais pourtant en train de tenter de comprendre l'un et l'autre, pourquoi et comment ça s'était passé. Pourquoi l'avais-je embrassé comme je l'avais fais ? Et pourquoi avait-elle fini par me répondre ? Le tout, alors que nous étions supposés nous haïr comme pas permit. Nous étions aussi paumés l'un que l'autre et ne savions ni que dire, ni que faire. On n'osait plus se regarder ni vraiment parler. Nous ressemblions à deux gamins prit en faute. Bref, la situation était pour le moins atypique. Et pour ma part, je ne voyais vraiment pas que dire ni que faire, pour changer tout ça. Elle fut d'ailleurs la première à attaquer. C'était quoi tout ça ? J'avais seulement envie de lui retourner la question. Pour comprendre, bien sûr. Mais également pour ne pas avoir à répondre moi même. C'était trop gênant pour moi. Trop ... Difficile. Autant que si on me demandait de me confier. Un truc que je n'aimais décidément pas du tout. Finalement, je repris un ton froid et un regard noir, pour lui demander à son tour, des explications. Pourquoi ne m'avait-elle pas repoussé, giflé et traité de vieux pervers, comme elle aurait normalement du le faire ? Je fus surpris quand elle baissa le regard. Venait-elle vraiment de faire ça devant moi ? C'était ... Totalement inédit. « M'fais pas passer pour la coupable ! C'est toi qui a commencé ! » Je l'observais à travers mes paupières plissées, alors que je tentais toujours vainement de comprendre. Comprendre ce qui avait bien pu ne pas tourner rond, pour que ça parte en vrille de la sorte. Qu'est-ce qui avait changé, au juste ? « Peut-être ... Mais t'as répondu. » Lui fis-je remarquer, buté. « Et si j'ai fait ça c'est parce que... j'en avais envie... » Quoi ? C'était juste ça ? Aussi simple que ça ? Lâcher un "j'en avais envie", ne demandait donc aucun effort ? Pour elle, apparemment pas. Pour moi, c'était une toute autre paire de manches. Mais de toute façon, elle ne semblait pas avoir besoin de me l'entendre dire. Car déjà, elle revenait tout près de moi. Je me figeai quelque peu, tous mes muscles semblant se contracter devant ce nouveau contact physique. En voyant ses lèvres si proches des miennes, alors que sa main venait de se loger sur ma joue, je ne pu m'empêcher d'entrouvrir mes propres lèvres et de les humidifier de la pointe de ma langue. Je me morigénais mentalement, pour ma réaction immédiate. Le souffle qui se coupait, le coeur qui s'emballait et le regard incapable de se détacher d'elle. Merde, mais j'avais quel âge pour m'emballer comme ça ? J'arrêtai de me poser toutes questions, dès l'instant où ses lèvres se posaient à nouveau contre les miennes. C'était la seconde fois qu'elle m'embrassait. Et je ne me fis pas prier pour répondre à son baiser et pour me rapprocher d'elle. J'enroulai un bras autour de sa taille pour l'attirer à moi et glissai mon autre main dans ses cheveux. Ma langue ne tarda pas à franchir la barrière de ses lèvres, pour trouver la sienne, approfondissant encore et encore le baiser. Après un moment, je reculai à peine mes lèvres des siennes, pour pouvoir plonger mon regard dans le sien. « J'en avais envie aussi... » FInis-je par marmonner, comme une confidence que je daignais enfin balancer, un peu au hasard. Et comme si je regrettais déjà de lui en avoir trop dis, je pressais à nouveau me lèvres contre les siennes, avec davantage d'ardeur encore. Simplement parce que je laissais maintenant parler mes envies.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Lun 11 Fév - 16:23

William & Jackie
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Dieu sait que le monde ne tournait pas rond ces derniers temps, mais là je dois avouer que tout ce en quoi je m'étais rattachée durant ces longs mois solitaires ou depuis ma fugue venaient de s'écrouler en un battement de coeur. Comment avais-je pu en arriver jusque là ? C'est comme si j'étais le spectateur de mon propre corps. Mes pulsions avaient pris le dessus sur toute raison. C'était de la pure folie, irrationnel de bien des manières. Moi qui m'étais jurée de ne jamais devenir esclave de mes sentiments, voilà que je les laissais à présent diriger la barque sans que je ne puisse réagir. Un flot d'émotions me percuta de nouveau lorsque mes lèvres retrouvèrent les siennes. C'était comme goûter à l'impossible, au fruit défendu que ma conscience ne cessait de m'interdire. Je ne voulais pas y croire et pourtant au fond de moi j'avais peur, peur de me ridiculiser devant lui alors que j'avais mis tant de temps à me construire une image de femme forte pour me défendre face à ses moqueries ou son sarcasme. J'étais terrorisée à l'idée qu'il me rejette, même s'il avait ouvert en premier la boîte de Pandore. Peut-être ne voulait-il qu'une bonne partie de baise comme certains au campement. C'était sans doute l'idée la plus probable. Après tout je n'étais bonne qu'à ça : me faire sauter, que cela soit dans une chambre d'hôtel pour quelques billets ou dans une baraque abandonnée au beau milieu de l'Apocalypse. Cependant cette fois-ci c'était différent. Pourquoi ? Parce que moi aussi j'en avais terriblement envie. Je voulais me serrer contre lui, l'embrasser jusqu'à en perdre haleine et unir nos corps dans une étreinte animale et passionnée. Rares étaient les hommes qui avaient une telle emprise sur mes instincts. En fait à vrai dire.. il n'y avait que lui. J'aurais pu en choisir un autre, plus jeune, plus attentionné avec moi et prêt à tout pour me faire plaisir mais non.. j'avais choisi le quadragénaire associable, cynique et qui avait une dent contre moi. Une vraie masochiste n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi sérieusement ? Je fonçais droit dans la gueule du loup, vers un homme qui me ferait probablement souffrir et malgré toutes ces menaces, je ne parvenais pas à m'arrêter. L'inquiétude qui m'animait se dissipa cependant peu à peu lorsque William vint enrouler de son bras ma taille tandis que son autre main caressait ma chevelure emmêlée. Mais le plus délicieux fut sans nul doute au moment où il me retourna mes paroles « J'en avais envie aussi... ». Une simple phrase qui provoqua un raté dans les battements de mon cœur au point que j'en eus le souffle coupé l'espace de quelques secondes. Mon regard plongea dans le sien et ce fut comme si le monde avait stoppé sa course. Plus rien n'avait d'importance excepté mes pulsions dévastatrices pour lui.

Il ne m'en fallait pas plus pour balayer toutes suspicions ou questionnement de ma part quand sa bouche embrassa de nouveau la mienne. Excitée davantage, je laissai mes mains glisser le long de son cou, puis de son torse et enfin de son bas ventre, pensant outre son gilet de cuir et sa chemise sans manche. Mon dieu que sa peau était chaude, d'une agréable intensité qui poussait mes doigts à s'en imprégner de chaque parcelle. C'est dingue ô combien cet homme arrivait à me bouleverser de la sorte. Je veux dire que ce n'est pas comme si j'étais une petite vierge prête à sauter le pas ; j'avais pas mal de bagages derrière moi. Le plus drôle dans cette histoire, c'est que je me plaisais à me perdre ainsi, à laisser mes émotions guider chacun de mes mouvements. Son souffle chaud contre le mien, sa langue en harmonie avec la mienne, faisaient vibrer toutes les fibres de mon corps. Et alors que je me laissais emporter dans le délicieux tourment de cette vague de pulsions primitives, ma propre voix me parvint à mes oreilles, brisant le silence sensuel de cette étreinte explosive. « Tu as envie de moi ?... ». Un murmure qui se déroba. Une pensée, un questionnement qui tiraillait mon être avant de finalement réussir à s'extirper de ma bouche. Je ne voulais pas sortir ça comme ça mais il faut croire que j'étais tellement chamboulée que je ne parvenais plus rien à contrôler, au point de sortir de telle ânerie. Évidemment qu'il a envie de toi abrutie ! Tu crois qu'il t'agripperait de la sorte si ce n'était pas le cas ? Tu as déjà tout oublié ? Je secouai furtivement la tête pour faire disparaître toutes ces interférences pas franchement utiles au vu de la situation gênante et me remis en tête de profiter de ce que j'avais sous les yeux. Mes doigts allaient et venaient sur sa peau à ma merci. Je pouvais sentir des frissons émaner de mes extrémités. C'était magique et terriblement attractif. Durant tout ce temps je n'avais eu de cesse de le considérer, contemplant ses yeux d'un bleu gris perçant au point d'en oublier tout le reste. Et alors que je me collai davantage à lui pour lui faire bien comprendre mes intentions – mon bassin contre le sien – un léger rictus se dessina sur mon visage. J'en avais presque oublié l'entaille qui nous avait sans doute amenés à ce rapprochement. Je fis mine que tout allait bien car il était hors de question que celle-ci ne vienne tout gâcher.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Jeu 14 Fév - 22:01




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Comme si la fin du monde que nous étions en train de traverser, n'était pas déjà assez la merde et ne nous mettait pas suffisamment sans dessus dessous, il avait fallut que je tombe sur Jackie. Cette gamine emmerdante comme pas deux, m'avait toujours semblé n'être là que pour me faire chier et faire de ma vie un véritable enfer. Mais tout ce en quoi j'avais cru avec une certitude sans faille, pendant ces dernières semaines, était en train d'être entièrement chamboulé et mis à mal. Je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'elle puisse éprouver une quelconque attirance pour moi. Je n'étais pas censé intéresser une femme comme elle. J'aurais pu penser qu'elle se foutait tout simplement de ma gueule. Mais le baiser que nous échangions semblait prouver le contraire. Ou alors j'étais totalement idiot et je ne comprenais rien à rien. Ce qui n'aurait pas grand chose de surprenant non plus, il fallait bien le reconnaître. Je n'étais pas une lumière dans mon genre. Mais au point de ne pas comprendre qu'elle me désirait bel et bien à cet instant ? Je ne pensais pas. Ou alors elle était vraiment une très bonne actrice. Bref, dans tous les cas, ce baiser avait une saveur toute particulière. Un mélange de passion que la frustration faisait parler plus vivement, avec de la crainte et de la surprise. Parce que nous l'étions tout autant l'un que l'autre. Après des mois à se faire la guerre, à s'injurier, à se moquer de l'autre, c'était une situation bien étrange. Nous avions perdu du temps inutilement, à tenter de nous faire du mal et à se repousser l'un et l'autre. Peut-être qu'instinctivement, nous avions tenté de nous protéger d'un lien trop fort qui pourrait apparaître. Mais le résultait était le même. Maintenant que j'avais confirmé combien j'avais eus tout autant envie de ce baiser qu'elle, il me semblait qu'aucune marche arrière n'était possible. Et puis finalement, ce n'était pas comme si j'en avais eus l'envie. J'étais bien trop ravi et heureux de constater que je ne lui faisais pas autant horreur que je le pensais. Elle n'était pas faite pour moi, autant que je n'étais pas fais pour elle. Et pourtant nous nous étions trouvés. Il avait fallut une apocalypse, pour que je rencontre une femme capable de me faire vibrer. A plus de quarante ans, c'était assez pathétique. Mais ce n'était pas le moment d'y penser. J'avais déjà envie de la fuir. Autant que j'avais envie de la garder contre moi pour répondre à un désir que j'avais trop longtemps tu. Ou bien simplement pour sentir son corps pressé contre le mien. Un peu de réconfort après toutes nos mésaventures des derniers mois ... Ca ne serait pas de refus. D'une façon ou d'une autre. Et nos baisers étaient un réconfort à eux seuls. Je ne pouvais déjà plus m'en lasser, continuant inlassablement de revenir à la charge alors qu'elle même me répondait sans aucune hésitation. Allais-je pouvoir accepter l'idée de ne plus pouvoir approcher ses lèvres une fois que nous aurions quitté cette maison ? Parce que j'étais à peu près certain qu'une distance réapparaîtrait entre nous, dès que nous aurions regagné le campement ... Ce n'était que l'histoire d'une soirée, d'une nuit, à cause de la solitude, d'une retombée de la peur, d'un besoin d'évacuer un trop plein ...

    Quand je sentis ses doigts glisser le long de mon corps pour finalement s'engouffrer sous mes vêtements, j'eus une seconde durant laquelle tout mon corps se contracta, comme perturbé par cette intrusion soudaine et inattendue. Ca faisait des mois que je n'avais rien fais, comme bien des gens, et presque autant de temps que j'étais persuadé que Jackie me haïssait. Bref, je n'avais pu me préparer à un tel rapprochement. Nos langues mirent un moment avant de cesser de batailler l'une avec l'autre, avec une conviction sans faille. Quand enfin nos bouches se séparèrent, nos yeux prirent le relais, nos regards se plantant l'un dans l'autre. « Tu as envie de moi ?... » Surpris par cette question stupide, je marquai un temps d'arrêt. Mes sourcils se haussèrent et je reculai légèrement le visage pour la regarder. Venait-elle sérieusement de me poser cette question ? Est-ce qu'elle doutait vraiment de l'envie que je pouvais avoir d'elle ? Compte tenu du baiser que nous venions d'échanger, ce serait assez mal venu. Ou peut-être avait-elle tout simplement envie de m'entendre le dire. Sauf qu'elle n'était pas tombé sur le mec le plus causant et le plus à l'aise en conversation, pour ce faire. D'autant plus que j'étais perturbé par les caresses légères de ses doigts, le long de mon torse. Légers frôlements qui provoquaient des frissons que je ne pouvais retenir tout à fait. « Pas du tout ... J'te trouve pas du tout désirable. J'fantasme pas sur toi depuis des mois. J'pense pas à tout ce que j'aimerais t'faire quand tu t'trimballes en petite culotte devant moi. Et tu m'fais absolument pas le moindre effet. » Marmonnai-je doucement, en levant les yeux au ciel. Parce que je n'étais pas capable de faire mieux, elle allait devoir se contenter de ça comme réponse. Je ne voyais vraiment pas quoi lui dire d'autre de toute façon. Avouer ce que je pensais, ce n'était pas mon fort. Mais la vérité, c'était qu'à cet instant, je ne pensais plus à rien d'autre qu'à son corps qu'elle colla d'ailleurs vivement au mien, et à mon envie d'elle. Bien qu'un rictus sur son joli visage, attira mon attention. Presque autant que le fait que son bassin était pressé contre le mien et que par conséquent, elle ne pouvait plus manquer le fait que je la désirais bel et bien. Je me reculai d'ailleurs quelque peu, pour penser un peu moins à cette envie qui me rongeait de plus en plus. « Quoi ? Ta blessure putain. Va t'coucher avant d'pisser l'sang. » La rabrouai-je plus sèchement que prévu. Je grognai de frustration en réalisant que les sales habitudes avaient la vie dur. Je n'étais même pas capable d'agir autrement avec elle, même après ce que nous venions de partager. Je soupirai et reculai d'un nouveau pas. « Faut dormir d'toute façon. Qu'on se lève et parte tôt demain. » Ajoutai-je sur un ton radoucis, en évitant son regard. Du moins, aussi radoucis que j'en étais capable. Disons pas grandement non plus.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Ven 15 Fév - 16:57

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Mais qu'est-ce qui m'avait passé par l'esprit pour lui demander une chose pareille ?! « Est-ce que tu as envie de moi... ». Pathétique sérieusement, je ne me reconnaissais en aucun cas dans ce genre de propos. Ce n'était pas moi, ce n'était pas qui j'étais. Du moins c'est ce que j'ai toujours voulu croire. Il semblerait que face à cet homme je perdais tout self-control. Comme s'il avait un pouvoir hypnotisant sur mon corps et mon esprit au point de me faire perdre pied. C'est moi d'habitude qui faisait vibrer la gente masculine, pas le contraire. Je m'interdisais ce genre de sentiments vis à vis d'eux et ce notamment depuis la mort de mon père. Je m'étais jurée de ne jamais me laisser duper par ces fantaisies futiles et sans grand intérêt pour ne pas un jour souffrir comme mes parents. Et qu'ai-je fait pour ça ? J'ai attendu que l'Apocalypse se répande sur Terre – là où justement je devrais davantage renforcer ma carapace pour survivre – pour m'éprendre d'un quadragénaire qui n'avait eu de cesse de me persécuter depuis notre rencontre. Je ne pouvais être que masochiste, il n'y avait aucune autre explication logique à tout cela. Oui mais est-ce qu'il y avait encore un peu de bon sens dans ce caillou qui partait à la dérive ? Je n'en étais plus si certaine que ça, encore moins lorsque mes lèvres se mêlaient aux siennes dans une étreinte à la fois passionnée et empli de peur. Car oui j'avais peur. Enfin, ''nous'' avions peur je pense bien que toute intuition ou certitude m'avait quitté il y a plusieurs minutes. Au lieu de ça, je préférais me perdre dans les tourments de la vague d'émotions qui me frappait encore et encore de plein fouet à chaque fois que ma peau se retrouvait en contact avec la sienne. C'était bien plus simple, tellement plus reposant de se vider l'esprit au point d'en oublier où nous étions et qui nous étions. Fini les deux survivants toujours en train de s'envoyer des vacheries ou de se blesser volontairement. Pour ma part je n'étais plus qu'une coquille noyée par un plaisir intense, prêt à imploser à tout instant. Et je dois avouer que laisser mes doigts parcourir son torse n'aidait en rien ma libido à se calmer. C'était comme tenter d'éteindre un feu en y balançant de l'essence. Vous voyez le tableau.

Alors que j'étais prête à me faire remballer dignement et comme il se doit, les paroles de William à mon étrange question eurent le don de me faire sourire. Le rustre que j'avais finalement appris à apprécier était bel et bien toujours présent. A ma plus grande joie d'ailleurs car je ne voulais surtout pas le changer. Du moins pas totalement.. Je le voulais comme il était ; un point c'est tout. Il n'avait pas besoin d'être quelqu'un d'autre pour moi, comme j'espérais la même chose pour lui. Deux emmerdeurs professionnels ne pouvaient que se trouver au final non ? C'est ce que j'espérais en tous cas. En effet, au fond de moi j'étais terrorisée par l'idée que cela ne puisse être que l'atmosphère de cette fin d'après midi et la possibilité que je ne sois qu'un vulgaire plan baise dans sa tête. Ce qui, au passage, aurait été tout à fait normal. A part mon cul je n'avais rien d'autre à apporter à mes semblables. Une prostituée qui avait un dégoût d'elle-même.. n'est-ce pas ironique ? Tout dans cette situation l'était en même temps. C'est pourquoi je secouai la tête histoire d'effacer toutes ces pensées et de me consacrer sur le présent. J'étouffai un petit rire moqueur avant de lui répondre sur le même ton : « Aaah ! J'en étais sûr pour le coup de la petite culotte ! ». Sournoise et cynique même dans ce genre de situation, c'était tout moi. Un sourire malicieux s'était dessiné sur mon visage alors que j'avançais davantage mon bassin contre le sien pour lui faire ressentir toute l'envie qui m'habitait à cet instant. Mais au même moment la dure réalité me frappa de nouveau et je pus sentir les picotements vénéneux de ma plaie fraichement recousue. Je ne fus pas la seule à le remarquer d'ailleurs puisque je vis tout de suite William me jauger. Merde il a compris ! « Quoi ? Ta blessure putain. Va t'coucher avant d'pisser l'sang. » Il est sérieux ?! Je préfère encore me vider de mon sang que d'être frustrée de la sorte. Il peut pas me faire ça. Il peut pas se faire ça non plus non ? « Faut dormir d'toute façon. Qu'on se lève et parte tôt demain. ». Je ne suis pas folle pourtant, j'ai bien senti ce qu'il voulait vraiment à travers son pantalon, il y a tout juste quelques secondes. A moins qu'il n'ait changé d'avis ? Qu'il trouve plus judicieux de s'arrêter maintenant avant que l'on ne dérape une bonne fois pour toute ? Il avait sans doute raison mais au diable toutes les bonnes convenances. Ni lui ni moi n'étions apte pour ces étiquettes. Ainsi, malgré la douleur qui me tordait l'estomac, je levai de nouveau la tête en sa direction pour goûter une énième fois sa bouche sucrée à souhait. Si c'était la dernière possibilité qu'il m'était donné de le faire, autant alors en profiter. Ce que je fis sans lui demander son reste d'ailleurs. Une fois finie, je fus moi-même surprise par toute la magie que j'y avais mis. Quoiqu'il arrive je resterai sur ce goût transcendant de fruit défendu. Toutefois, alors que je m'apprêtais à lui obéir en allant sagement me coucher suite à ce baiser, je ne pus m'empêcher de plonger mon regard dans le sien et de lui attraper la main pour en enlacer chacun de ses doigts. Puis, dans un murmure tendancieux je laissai échapper : « Seulement si tu viens te coucher avec moi.. ». Qui ne tente rien n'a rien après tout.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 17 Fév - 2:16




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Ce n'était maintenant plus une question d'envie ... Mais d'un besoin. Le besoin de s'appartenir l'un l'autre. Le besoin d'avoir encore une raison d'autre. Le besoin d'oublier toute cette merde, au moins quelques heures. Des heures que nous volerions à la course du temps. Cette course éternelle qui nous rongeait, nous détruisait les uns après les autres, sans que quiconque ne puisse faire cesser cela. C'était ainsi que ça devait se passer. Alors ça se passait, point. Nous ne pouvions qu'attendre patiemment notre tour, parce qu'il arriverait tôt ou tard. Et je commençais sérieusement à me demander si les plus chanceux étaient vraiment ceux qui restaient, et non pas ceux qui étaient finalement enfin délivrés de toute cette merde. A défaut de trouver la réponse, je continuais de me battre. Je n'étais pas encore prêt à accepter un truc aussi durable que la mort. A défaut, je faisais pas le temps comme je pouvais. En faisant chier Jackie, accessoirement. Du moins, en lui rendant tant bien que mal ce qu'elle me foutait dans la tronche. Parce que le moins que l'on pouvait en dire, c'était bien que cette gamine avait plus d'un tour dans son sac. Est-ce que je m'en plaignais ? Pas le moins du monde, non. Plus maintenant en tout cas. Pas alors que nous étions en train de nous embrasser, nous rapprocher, nous trouver, nous découvrir. J'appréciais la caresse de sa langue contre la mienne, la douceur de sa bouche qui bougeait lentement contre mes lèvres. Et j'appréciais tout autant la caresse légère de sa main sur mon torse, alors que ses doigts courraient inlassablement sur ma peau. J'aimais découvrir que malgré la sauvagerie et la vulgarité qu'elle affichait à tout bout de champ, elle était également capable de douceur. Ce qui n'était pas mon cas en revanche. Du moins, je ne pensais pas. Depuis quand un mec comme moi, pouvait faire preuve de douceur et de tendresse ? Berk, si c'était le cas, ça se saurait ! Pourtant, j'avais moi même l'envie de laisser mes mains courir sur sa peau, avant d'y déposer de lents baisers du bout de mes lèvres. J'avais envie de découvrir chaque parcelle de son corps, de la sentir frémir sous mes caresses, gémir et me demander toujours plus. J'avais envie de la taquiner, de la faire patienter, de la tourmenter avant de répondre à notre désir à tous les deux. Mais en attendant, elle trouva le moyen de me faire perdre le fil de mes pensées et de mes désirs, en me demandant si j'avais envie d'elle. Dans le genre question à la con, on ne faisait pas mieux. Est-ce qu'il lui fallait un dessin pour comprendre et avoir la preuve que je crevais d'envie d'elle ? A défaut de faire ça -parce que je ne savais pas dessiner de toute façon-, je lui répondis sur un ton assez rogue, affirmant tout le contraire de ce que je pensais vraiment. Pas mon genre de me laisser aller à de quelconques confidences. « Aaah ! J'en étais sûr pour le coup de la petite culotte ! » Je levai les yeux au ciel, amusé malgré moi. Mais je parvins à retenir le sourire qui menaçait d'étirer mes lèvres. Le traite. Au lieu de ça, je lâchai un faible soupir qui se voulait consterné. Comme si j'étais assez con pour ne pas comprendre qu'elle se promenait volontairement en petite tenue devant moi. Pensait-elle donc que j'étais naïf à ce point. Certes, je n'avais pas remarqué qu'elle avait autant envie de moi, que moi j'avais envie d'elle. Mais tout de même. « Si t'avais douté d'ton p'tit effet, t'aurais arrêté cette provocation. » Marmonnai-je dans ma barbe. Quelques secondes plus tard, apparemment désireuse de reprendre là où nous nous étions arrêtés, Jackie vint franchement coller son bassin au mien. Pour laisser apparaître une légère grimace, à l'instant même où nous corps se percutaient. Et aussitôt me revint en mémoire sa blessure. Merde, cette connerie que j'avais totalement oublié.

    Comme je ne tenais pas à la voir se vider de son sang devant moi, je lui fis remarquer qu'il fallait aller dormir. Il était plus que temps même. Il nous faudrait sans doute marcher longtemps au petit matin, pour retrouver notre groupe. Autant reprendre des forces des maintenant en clair. Même si j'avais de toutes autres envies que celle ci. Comme la faire mienne par exemple. Mais ça, ce n'était apparemment pas prêt d'arriver. De quoi me frustrer et me faire passer la pire nuit de ma vie. Malgré tout, son état de santé était plus important que n'importe quoi d'autre. Et alors que j'espérais qu'elle allait simplement se contenter de m'obéir sans rechigner, pour une fois, elle s'approcha à nouveau de moi. Et ses lèvres retrouvèrent les miennes, sans le moindre mal. Comme si ce geste était tout à fait naturel, je lui répondis avec lenteur, presque douceur. En un sens, j'en profitais comme si c'était là le dernier baiser que nous pourrions échanger. C'était peut-être le cas après tout. J'ignorais dans quel état d'esprit elle se trouvait. Et dans lequel elle serait au matin. Peut-être allait-il falloir que j'accepte que nous reprenions notre terrible routine. Surtout une fois de retour dans le groupe. Faire comme si de rien n'était. Comme si nous n'avions pas découvert qu'un simple baiser pouvait nous enflammer l'un et l'autre, au point de nous faire oublier dans quelle merde nous baignions. Ce fut un soupir de frustration qui s'échappa d'entre mes lèvres quand elle se recula. Bien vite étouffée par mes lèvres qui se pincèrent alors que je reposais le regard sur elle. Je fus suffisamment surpris, en sentant ses doigts entrelacer les miens, pour baisser le regard sur nos mains désormais liées. Un geste simple auquel je n'étais absolument pas habitué. Ce qui expliquait ma surprise et même un soupçon de gêne. J'eus envie de récupérer ma main, mais parvins à me retenir à la dernière minute. J'appréciais ce contact autant qu'il me faisait peur. « Seulement si tu viens te coucher avec moi.. » Hein ? Me coucher avec elle? Genre, dans le même coin, la laisser se coller à moi, avoir son corps contre le miens tout au long de la nuit ? Je relevai aussi sec la tête, pour la dévisager comme si elle était un extra-terrestre tout droit tombé de la planète mars. Bah merde alors. Si je m'y étais attendu ... Je fronçai les sourcils en oubliant totalement sa main toujours présente dans la mienne, et regardai tout autour de nous. « Le canapé ! Toi tu dors là dessus, moi j'serai par terre. J'doute de pouvoir dormir en sachant ce qui rôde autour d'la maison. Autant que j'monte la garde. » Marmonnai-je en évitant son regard le plus possible. Je finis par relâcher sa main et regrettai aussitôt ce geste. Je n'aurais jamais le courage de la récupérer, quand bien même je pourrais en crever d'envie. J'aurais du en profiter davantage. Mais il était trop tard. « J'vais regarder si j'trouve pas des couvertures. Installe toi ! » Lui ordonnai-je vivement. Et après un bref regard dans sa direction, je me détournai et quittai la pièce. Après avoir fouillé plusieurs pièces, je revins avec une couverture que je lui balançai plus qu'autre chose. La seule encore en suffisamment bon état pour être utilisée. « Dors ! J'te réveillerai à l'aube. » Enfin, je pris place au pied du canapé, m'y adossant au niveau de l'accoudoir. Jambes repliées devant moi, coudes posés dessus, mon arbalète posé à mes côtés. Position que je ne fus pas capable de garder bien longtemps. Raison pour laquelle je me laissai glisser à terre, m'allongeant sur le côté, dos au canapé. Je doutais de pouvoir trouver le sommeil. Mais au moins, le temps me paraîtrait moins long dans une position un tant soit peu confortable. Même si elle ne le serait jamais autant que si j'avais eus Jackie plus près de moi. J'pouvais toujours courir.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mar 19 Fév - 22:13

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Même si je parvenais difficilement à l'avouer, je ne pouvais plus me passer de William. Il était devenu ma nouvelle drogue, telle la pute camée que j'étais auparavant. Un besoin vital encré au plus profond de mon être. Il avait un incroyable pouvoir sur moi, même si je pense qu'il l'ignorait totalement. Cela ne servait à rien de lutter, tout était là pour me le prouver. Cette boule au ventre chaque fois que je croisais son chemin, et pas seulement parce que je savais que j'allais une fois de plus en prendre pour mon grade, n'était pas là par hasard. Il hantait continuellement mon esprit et ce de plus en plus sans que je ne puisse y changer quoique ce soit. Est-ce que je le voulais après tout ? Non, parce qu'il avait réussi – je ne sais trop comment - à raviver une flamme quasiment éteinte dans une coquille morne et vide. Certes au départ tout ceci n'était que vacheries et insultes entre nous, un moyen comme un autre de communiquer mais au moins nous existions dans l'esprit de l'autre. Et ça, au vu des temps fragiles que nous devions affronter, ce n'était en rien négligeable. Puis cette haine avait fini par se transformer en quelque chose de plus positif, plus fort. Des pulsions animales dévastatrices pour lui comme pour moi, sans doute à l'origine de nos disputes quotidiennes. Un moyen comme un autre de se protéger de cette pression de vagues émotionnelles aussi explosives qui ne nous laissaient aucun véritable répit. Pour la première fois depuis bien des années désormais, cet homme m'avait permis de ressentir des sentiments autre que de la colère, du dégoût de soi-même ou du pessimisme. Il avait réussi à refaire battre mon cœur et à détruire ce mur que j'avais édifié depuis trop longtemps à présent. Comment ? Je ne pourrais véritablement l'expliquer mais c'était évident. Je pouvais le sentir un peu plus chaque jour. Là où je passais mon temps à survivre tout simplement, ne prêtant pas attention aux autres et pensant à moi quoiqu'il arrive, j'en étais arrivée à un stade où je m'inquiétais pour les membres de mon groupe dans lequel j'avais élu domicile ; surtout un en particulier à vrai dire. Pas besoin de vous citer son nom, vous l'aurez deviné. Qualifier ça d'amour ? Difficile à dire car depuis ma fugue je n'y avais plus goûté au point d'en oublier la moindre saveur. J'étais donc la moins bien placée parmi les survivants pour diagnostiquer mon cas. Et puis je n'en avais strictement rien à foutre. Tout ce qui comptait maintenant c'était de l'avoir près de moi. Je pense ne pas m'avancer d'ailleurs en prétendant que lui aussi avait envie d'être ici. La bosse de son pantalon ne pouvait trahir mon jugement. Ainsi, elle n'était pas née la personne qui parviendrait à me détacher de l'idée de l'abandonner désormais. Et ce quand bien même William en personne me mettrait des bâtons dans les roues.

C'est ce qu'il semblait avoir décidé de faire d'ailleurs si j'en croyais son comportement en refusant de venir se coucher avec moi. Déjà que la frustration m'avait envahi – tout comme lui j'ose imaginer - après avoir compris que je ne pourrais m'imprégner davantage de son corps, je devais m'endormir avec l'idée que je ne pourrais pas m'enivrer de son odeur naturelle ? Hors de question. C'était peut-être la dernière fois qu'il m'était possible d'en profiter alors je n'allais sûrement pas laisser passer ma chance. D'autant plus que je me doutais que William le souhaitait aussi d'une certaine manière. Il préférait sans doute garder ses distances pour ne pas craquer. Mais c'était sans compter sur mon incroyable capacité à obtenir gain de cause. J'observai mon emmerdeur préféré s'assoir à même le sol, le dos contre le devant du canapé et suite à ses paroles je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel, un air désespère sur le visage. Mon dieu ce qu'il pouvait être un vrai casse-couilles quand il le voulait. Il me donnait autant envie de le gifler que de l'embrasser de nouveau. Je le fusillai du regard. « Tu comptes vraiment passer la nuit sur ce parquet miteux ?.. », lui balançais-je, un air exaspéré sur le visage. Il était hors de question que qui que ce soit sur ce caillou à la dérive ne dorme à mes pieds alors que je profiterai d'un semblant de confort, encore moins cet homme dont tout me manquait déjà terriblement : la chaleur de sa peau contre mon épiderme, son souffle dévastateur dans le creux de mon cou et ses lèvres sucrées collées aux miennes. Je n'avais pas goûter au paradis pour redescendre aussi vite. Serrant la mâchoire comme pour me calmer, j'inspirai profondément, les bras croisés, avant de me diriger vers lui et de finir par m'assoir juste à côté. J'essayai tant bien que mal de ne pas davantage aggraver la douleur qui me tiraillait l'abdomen en me positionnant ainsi. Mais à en croire la petit grimace qui imprégna les traits de mon visage, j'avais lamentablement échoué. Une fois installée, je ne prenais même pas la peine de le regarder avant de rajouter « Soit ! Tu veux jouer au vieux con chieur à ses heures perdues ? Dans ce cas je dormirai là aussi, et ce même si tu tentes de m'y arracher par la peau du cul ! Ce n'est pas négociable. ». S'il voulait m'empêcher de le rejoindre, c'était mal barré pour lui. J'étais prête à lui tenir tête toute la nuit s'il le fallait même si j'espérais sincèrement qu'il finisse par me rejoindre sur ce foutu fauteuil rongé par les mites car, pour être honnête, je ne sais pas combien de temps j'allais lutter contre le supplice de ma blessure fraichement recousue.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mer 20 Fév - 21:58




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Tout ce qui était en train de se passer entre Jackie et moi, ne perdurerait pas dans le temps. Du moins, c'était ce que je pensais. Parce que je ne pouvais tout simplement pas imaginer un monde dans lequel cette jeune femme, pouvait désirer un type comme moi. Rien que le fait que nous étions aussi emmerdeurs l'un que l'autre, était une excellente raison pour qu'aucun lien ne nous unisse, elle et moi. Et pourtant, j'avais la sensation que quelque chose venait de changer entre nous, sans que je ne parvienne à dire quoi exactement. C'était peut être même plus qu'une histoire de désir purement sexuel. En tout cas, de mon côté, ce n'était vraiment pas que ça. Malheureusement, je doutais qu'il puisse en aller de même pour elle. Alors je me préparais à l'idée que tout ça puisse n'être que l'histoire d'une soirée, une nuit tout au plus. Avant que tout ne se détériore à nouveau et ne prenne pleinement fin. J'aurais pu, et même du, profiter de son total abandon à nos baisers passionnés. C'était même ce que je m'apprêtais à faire, avant que je ne prenne conscience du fait qu'elle souffrait encore de sa blessure. Aussitôt, à cette prise de conscience, je me reculai pour lui ordonner de se coucher. Quand bien même je crevais d'une toute autre envie, je pensais surtout à son état de santé. Je ne tenais pas à la voir se vider de son sang devant moi, avant de crever d'une hémorragie. Ce serait dommage de mourir d'une telle façon alors que ça pouvait être évité. Bref, ça eut au moins le mérite de me remettre les idées parfaitement en place. Il ne fallait pas que nous fassions quoi que ce soit que nous serions susceptibles de regretter, le lendemain matin même. La vérité était surtout que je craignais ses réactions à elle et que je me savais incapable de supporter que nous passions une nuit ensemble, pour être ensuite rejeté. Est-ce qu'elle ferait vraiment une chose pareille ? J'étais persuadé que oui. Pour la simple et bonne raison qu'elle ne pourrait absolument pas assumer une quelconque liaison entre elle et moi, devant tout le monde. Bref, de toute façon ce n'était pas le moment de me poser un tas de questions sur le sujet. Il était plutôt temps que nous dormions et retrouvions des forces pour pouvoir quitter les lieux, le plus tôt possible. Et compte tenu de sa blessure, il était préférable qu'elle bénéficie d'un minimum de confort, quitte à ce que je sois obligé de passer la nuit par terre pour ma part. Ce que je prévoyais d'ailleurs de faire, alors que je m'installais contre l'un des accoudoirs, fesses posées sur le sol poussiéreux. Ce n'était pas tout confort ... mais c'était le prix à payer. Et puis ce n'était pas comme si nous étions habitués au grand luxe depuis la pandémie. Le simple fait d'avoir un canapé, c'était déjà du luxe. « Tu comptes vraiment passer la nuit sur ce parquet miteux ?.. » Je soupirai et me mis à regretter, une nouvelle fois, l'entêtement insensé de cette fille qui était étendue dans mon dos. Avait-elle l'impression que je faisais semblant de vouloir rester assit là, sur le sol ? Est-ce qu'elle ne me connaissait pas suffisamment pour savoir que je ne plaisantais jamais, ou bien très rarement ? « Non j'm'installe par terre simplement pour la forme. Idiote... » Marmonnai-je d'une voix lasse. Je n'étais pas vraiment las d'elle ... Plutôt de sa stupidité. Ou de la mienne ... Ou de nos stupidités mêlées et parfaitement incompatibles l'une avec l'autre.

    Bref, j'étais las de nos guerres perpétuelles surtout. Et je n'en fus que plus las encore, quand cela la poussa à se lever pour me rejoindre à même le sol. Que cherchait-elle à prouver en agissant comme une gamine capricieuse ? A moins que ça ne soit que pour me faire chier ? Ca n'aurait absolument rien de bien surprenant à vrai dire. C'était tout à fait son genre en tout cas. Je tournai à demi la tête vers elle quand elle s'installa à mes côtés et n'eus donc aucun mal à remarquer la grimace de douleur qui étira ses traits. Elle agissait aux dépends de sa santé. Elle était pire qu'idiote. Et j'avais envie de la secouer pour lui remettre les idées en place. « Soit ! Tu veux jouer au vieux con chieur à ses heures perdues ? Dans ce cas je dormirai là aussi, et ce même si tu tentes de m'y arracher par la peau du cul ! Ce n'est pas négociable. » Hein ? Vraiment ? Elle s'amusait à me tester pour voir à quel moment j'allais m'énerver ? Ou est-ce qu'elle était vraiment sérieuse et comptait bel et bien foutre sa santé en jeu, simplement pour me faire bouger de ce sol de merde ? Je grinçai vivement des dents et détournai le regard. Qu'étais-je censé faire ? Certes, elle semblait s'inquiéter pour moi. Et ça ... C'était ... Eh bien, disons que je n'y étais pas habitué le moins du monde. Mais je n'étais pas du genre à obéir au doigt et à l'oeil, simplement pour faire plaisir à qui que ce soit. Et encore moins à une emmerdeuse de première comme elle. Pourtant, mon inquiétude pour elle et sa santé, surplombait tout le reste. Raison pour laquelle je finis par me lever en soupirant vivement. Arriverait un jour où je perdrais patience pour de bon et étranglerait son joli petit cou, avec mes deux mains. « Putain d'chieuse. C'est la dernière fois que j'accepte de partir dans une expédition avec toi. » Grognai-je vaguement. Pourtant, je lui tendis une main pour l'aider à se relever, sachant qu'elle risquait d'en voir de toutes les couleurs si elle forçait de trop. « T'as dix secondes pour t'installer, avant que je n'change d'avis et t'laisse dormir par terre. » Ajoutai-je sur un ton brusque. Une fois qu'elle fut installée, ce fut pourtant en douceur que je la rejoignis, pour ne pas lui faire mal. Tout aussi doucement, je la fis se tourner pour s'allonger sur le côté, m'installant moi même dans son dos. Un rapprochement bien trop important à mon goût, mon bassin se retrouvant ainsi collé à ses fesses. Je parvins à caler mon bras entre mon torse et son dos. Plutôt crever que de l'enrouler autour de sa taille ... Non pas par manque d'envie ... Mais parce que j'avais déjà bien assez envie de la toucher comme ça, sans en rajouter une couche en commençant à le faire d'une façon ou d'une autre. Quand je fermai les yeux, je fus pleinement assaillit par son odeur personnelle, qui se dégageait de sa chevelure étendue sur le canapé. J'allais passer la pire, et en même temps la meilleure, nuit de ma vie ... « Bouge une seule fois et tu finis ta nuit par terre ... » Ne pus-je m'empêcher de la menacer. Principalement parce que je risquais de craquer si elle venait à bouger ...

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Jeu 21 Fév - 19:58

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

C'est dingue ce qu'il arrivait à me faire faire tout de même ! Quand j'y pense, jamais je n'aurais mis ma santé en danger pour quelqu'un d'autre, encore moins juste pour obtenir gain de cause. J'étais têtue et incroyablement butée quand je voulais mais de là à en arriver à ce genre d'extrémités.. c'était bien la première fois. Mais qu'est-ce qui m'arrivait bon sens ? Comment parvenait-il à contrôler mon esprit de la sorte ? C'est dingue ! Je n'en revenais pas. Je venais bel et bien de m'assoir à côté de lui, sur ce sol poussiéreux, avec une plaie béante fraichement recousue, juste pour qu'il me rejoigne sur ce foutu canapé. Ça en devenait ridicule. Un caprice ? Si seulement. C'était bien plus, je pouvais le ressentir. J'avais tant besoin de lui désormais. Et l'idée même que ça soit peut-être ma dernière possibilité de profiter de son corps aussi près du mien, me poussait davantage à poursuivre cet odieux chantage. Car oui ça en était. Je l'assumais complètement. Enfin, ma tête oui alors que mon corps, lui – plus particulièrement mon abdomen – n'était pas réellement du même avis à en juger par la douleur qui me tiraillait un peu plus à chaque seconde. Étais-je condamnée à ne pas pouvoir profiter des rares moments de bonheur dans ce grand merdier planétaire ? Bref. En tous cas j'étais prête à en découdre avec William et lui faire regretter son choix. J'espérais secrètement que les raisons qui le poussaient à refuser de me rejoindre étaient dues à sa peur de ne pas pouvoir me résister et non parce qu'il s'était tout simplement remis les idées en place. La deuxième réponse aurait sans doute été la meilleure, pour chacun d'entre nous, hélas j'avais tendance à ne jamais vouloir mon bien sur la durée. Une chose que j'avais remarqué au cours des années. J'étais plutôt le genre de femme à brûler la vie par les deux bouts, sans se préoccuper vraiment de ce que cela donnerait dans le futur. Et quand je vois l'espèce humaine aujourd'hui, je me dis que j'ai bien fait de penser comme ça. Ce fut un moyen comme un autre de me préserver d'un éventuel pétage de plomb, de sombrer dans une folie quasi attendue pour des gens habitués à leur train train quotidien. Tour ça pour dire que j'avais terriblement envie de lui maintenant, et que, quand bien même nous ne pourrions passer à l'étape suivante à cause de ma blessure, j'étais décidée à ne pas en rester là, quitte à souffrir pour l'obtenir.

Par chance, William finit par céder. « Putain d'chieuse. C'est la dernière fois que j'accepte de partir dans une expédition avec toi. ». Cru mais véridique. J'étais une chieuse née et cela ne me gênait en rien, au contraire, puisque j'avais un magnifique spécimen mâle de la même espèce devant mes yeux. Sans que je m'y attende alors, ce dernier me tendit la main pour m'aider à me relever. Un simple geste dont j'en savourais toute la teneur. Dissimulant un petit sourire conquérant, je tâchais de ne pas lui montrer toute la joie qui m'animait à ce changement de décision. « T'as dix secondes pour t'installer, avant que je n'change d'avis et t'laisse dormir par terre. ». Olalalah du calme William ! Ce qu'il pouvait être grognon parfois. Bon c'est vrai que je l'avais cherché mais tant que je gagnais au final, le reste n'avait que peu d'importance. C'est donc satisfaite que je m'installai soigneusement sur ce fameux canapé, prenant grand soin de lui laisser suffisamment de place pour qu'il puisse me rejoindre. « Arrête de râler un peu, ça changera !... », ne pus-je m'empêcher de murmurer d'un air cynique mais amusé alors que je sentais à présent son corps chaud contre le creux de mes reins. Mon dieu que c'était plaisant comme sensation. Un léger frisson parcouru mon échine et mes muscles se crispèrent en un mouvement. C'est surprenant l'effet que pouvait me faire cet homme. Le pire fut sans doute lorsque son bassin rencontra le bas de mon dos. A ce moment là je pus imaginer ô combien William devait me maudire, car moi-même je me haïssais littéralement pour ne pas pouvoir en profiter davantage. Toutefois je n'avais aucunement l'intention de faire comme s'il n'était pas là. Même avec toute la volonté du monde, cela aurait été impossible. « Bouge une seule fois et tu finis ta nuit par terre ... ». Je raclai ma gorge comme pour m'empêcher de rire mais je ne pus retenir un petit gloussement significatif. C'était sa façon à lui, brute certes, de me dire d'éviter de le chauffer car il n'était pas sûr de pouvoir tenir. Maintenant j'en étais persuadée. Si ça n'avait pas été le cas il ne m'aurait jamais laissé gagner. M'installant de la manière la plus confortable possible, j'allais chercher sa main gauche dissimulée derrière moi pour l'enlacer du dessus avec la mienne, histoire de la contrôler. Je ne savais pas réellement pourquoi j'étais en train de faire ça, mais c'était plus fort que moi. J'en avais besoin pour calmer ma frustration, et lui faire plaisir d'une certaine manière également. « Et si tu profitais juste de l'instant ?.. », lui soufflais-je alors d'une voix malicieuse sans tenter de me tourner pour le regarder. Puis, dans le même élan, je fis glisser sa main le long de mon corps. D'abord ma cuisse, puis la courbe de mon bassin, le gouffre de ma taille, l'esquisse de ma poitrine, le désert de mon cou avant de frôler le bout de mes lèvres. Toute cette excitation me poussa alors à ouvrir la bouche et à faire parcourir mon souffle haletant sur son index avant de finalement l'ingurgiter pour commencer à le sucer avec provocation. J'en savourai le moindre centimètre, léchant et mordillant aussi sans aucune gêne. Dans le même temps, je me cambrai légèrement au point de frotter mes fesses contre le bas de sa ceinture. Je finis enfin par relâcher légèrement sa main pour le laisser faire désormais. « Tu veux toujours me foutre par terre ? », lui demandais-je alors d'un air faussement innocent. Il ne restait plus qu'à voir comment William allait réagir face à mon comportement démoniaque pour nos deux corps en proie à des pulsions dévastatrices.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Sam 23 Fév - 1:13




    Jackie && William

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    Si, pour une fois, j'étais honnête avec moi même ... J'accepterais de confirmer que la relation que j'avais avec Jackie, avait une raison d'être aussi tendue et difficile. De mon côté, ça avait toujours été à cause d'une attirance particulièrement forte et tenace. Et après le baiser plein de fougue que nous venions d'échanger, j'avais envie de croire que c'était une attirance qui se trouvait être réciproque. Je voulais penser qu'elle avait tout autant envie de moi, que moi j'avais envie d'elle. Et puis si ça n'avait pas été le cas, je ne voyais pas de raison qui aurait pu la pousser à répondre à notre baiser avec autant d'ardeur. Parce que plus les secondes étaient passées, plus le baiser avait été passionné et fougueux. Chose que j'avais su apprécier à sa juste valeur, jusqu'à ce que je ne réalise que sa blessure la faisait bien trop souffrir. Assez pour que nous ne puissions nous permettre d'aller plus loin. Ce fut donc prêt à affronter une longue nuit de frustration, que je m'installai à terre, pour échapper au désir qui me poussait à lui sauter dessus. Je ne le ferais pas. C'était aussi simple que ça ! Je m'inquiétais beaucoup trop pour sa santé, pour accepter de prendre le moindre risque qui pourrait lui nuire. C'était vraiment étrange venant de moi, qui ne me souciais jamais vraiment de qui que ce soit. Mais il était question de Jackie là ... La femme qui me faisait fondre chaque jour un peu plus, quand bien même je refusais et refuserais de l'avouer. Malgré tout ce que j'étais et lui faisais, le fait était que je me souciais vraiment d'elle et que je m'inquiétais de façon sincère. Chose que je ne comptais pas lui dire toutefois. Je n'étais pas maso ... Et encore moins suicidaire ! Et je savais qu'elle se foutrait ouvertement de moi, si elle venait à apprendre que mes sentiments n'étaient peut-être pas qu'une simple attirance physique. Parce que j'étais persuadé que, de son côté, ça s'arrêtait là. Elle ne pouvait pas éprouver quoi que ce soit de plus à mon encontre. J'étais déjà bien assez surpris par l'idée qu'elle puisse être attirée par moi. Il ne fallait pas trop en demander non plus. Elle méritait tellement plus et tellement mieux que moi, que ce serait honteux de l'imaginer avec moi. Mais en même temps, une part de moi pensait qu'elle ne valait pas bien mieux que moi. Elle était tout aussi emmerdante et chieuse que moi. Si ce n'est plus, même. Bref, personne ne méritait ça finalement. Tout comme personne ne méritait d'avoir à me supporter moi. Ce qui allait dans un sens, allait dans l'autre. Parce que même si nous avions envie de faire croire le contraire, nous étions un peu trop semblables. Sans doute que ça contribuait à ce rapprochement qui venait d'opérer. Parce qu'en un sens, nous nous comprenions un peu. Sans pour autant l'avouer. Il ne fallait pas trop en demander. Et si j'étais têtu, elle l'était tout autant, si ce n'est plus. Ainsi, elle parvint à me vaincre. Elle était apparemment prête à tout pour m'obliger à dormir sur le canapé avec elle, plutôt que de rester sur l'inconfort du sol. Et comme je refusais qu'elle se blesse davantage uniquement pour que je change d'avis, je finis par craquer. J'allai même jusqu'à lui tendre une main pour l'aider à se relever. Histoire qu'elle force moins sur ses abdo. Comme bien souvent, je grommelai durant d'interminables secondes, pendant qu'elle daignait s'installer enfin sur le canapé, comme j'attendais qu'elle le fasse. « Arrête de râler un peu, ça changera !... » Je soupirai faiblement avant de la rejoindre sur le canapé, après une courte hésitation. Si moi je râlais, elle, elle faisait bien pire encore. Ou pas en fait. Mais nous étions semblables sur ces points là également. « Arrête de me donner matière à râler. Ca changera ! » Rétorquai-je alors que je m'installais plus confortablement dans son dos.

    Position pour le moins explicite et donc un poil dérangeante, compte tenu du fait qu'il m'était bien assez difficile de lui résister, comme ça. Mon corps se retrouva étroitement moulé contre le sien. Suffisamment pour que je sente toute la crispation de ses muscles. Et, mâchoires crispées, je l'a mise en garde. Il ne fallait pas qu'elle bouge au cours de la nuit. C'était une question de vie ou de mort. Ou presque. Je me figeai quand je l'entendis rire, pensant aussitôt qu'elle était en train de se foutre de moi. Pourtant je ne dis rien, me contentant de me crisper d'un cran de plus encore, posant enfin ma tête sur l'accoudoir du canapé. Je fronçai les sourcils quand sa main glissa entre nos corps, pour récupérer la mienne et la maintenir de sorte à pouvoir la maintenir ouverte. J'ignorais à quel jeu elle jouait ... Mais elle était la seule à s'en amuser. « Et si tu profitais juste de l'instant ?.. » Avant que je n'ai le temps de répondre quoi que ce soit à cela, elle posa ma main sur son corps. Trop surpris pour réagir, je me contentai de me contracter au maximum, en laissant ma main simplement là, posée sur elle. Mon coeur s'emballa définitivement, quand elle entreprit de faire remonter ma main le long de son corps. Je pouvais sentir les creux et les arrondis de son corps sous mes doigts. Sa cuisse, son bassin, sa taille, sa poitrine, son cou, ses lèvres. Si j'avais été cardiaque, mon coeur m'aurait déjà lâché tant il battait à vive allure. J'étais même surpris qu'elle ne m'ait pas déjà demandé pourquoi elle l'entendait battre aussi fort que ça. Je ne pu retenir un faible grognement, quand ses lèvres se refermèrent autour de mon doigt. Si elle avait décidé de me tuer, elle était en bonne voie pour cela. J'étais en train de me consumer sur place, alors qu'elle faisait aller et venir mon doigt entre ses lèvres, le torturant également de ses dents et de sa langue. Comme elle l'aurait fait ... De toute autre chose. Et à cette idée, j'eus bien du mal à contenir mon excitation. Comme en attestait la dureté qui pointait à nouveau, un peu plus au sud. Ce ne fut que pire encore, quand ses fesses vinrent s'y loger de façon provocante. Cette fois ci, je fus bien incapable de contenir un grognement d'excitation, alors que mon bassin partait tout naturellement à la rencontre du sien, mon bas ventre se plaquant davantage contre l'arrondi parfait de ses fesses. « Tu veux toujours me foutre par terre ? » Sans répondre quoi que ce soit, souffle coupé et coeur battant la chamade, je vins loger mon visage dans le creux de son cou. Du bout des lèvres, j'y déposai une pluie de baisers, alors que ma main désertait son visage pour faire le chemin en sens inverse. Cette fois ci, je m'attardai davantage sur sa poitrine, prenant le temps de la découvrir, de la caresser, de l'empoigner plus ou moins vivement, avant de redescendre plus bas encore. Après avoir glissé sur sa hanche, ma main s'engouffra entre ses cuisses fermées. Et sans lui laisser le temps de réagir, je l'empoignai avec douceur mais fermeté également. Je suçotais et mordillais la peau de son cou avec une certaine insistance, comme pour marquer mon territoire à ma façon. Pendant que mon bas ventre heurtait parfois ses fesses, sans que je ne m'en rende tout à fait compte, et que ma main la caressait à travers son pantalon. Après un vague grognement d'envie pure et dure, je me redressai, ma main déserta son corps pour se reloger entre nous et mes lèvres laissèrent sa peau que je rêvais pourtant de dévorer. « Tu ferais mieux d'arrêter de jouer à ce petit jeu. » Grognai-je sur un ton menaçant, alors que mon corps tout entier me soufflait d'assouvir nos envies à tous les deux. Qu'est-ce qui me retenait en dehors de sa blessure ? Un tas de choses ...

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 24 Fév - 17:17

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Bon d'accord je veux bien l'avouer. Peut-être que je le cherchais un peu.. beaucoup même. Mais c'était plus fort que moi. Ce n'était plus à 100 % de mon ressort puisqu'il mettait à mal toutes les barrières que j'avais pu édifier au cours de ces nombreuses années. Depuis notre rencontre, j'avais secrètement fait taire cette foule d'émotions qu'il me procurait chaque fois que j'avais le malheur de croiser son regard. Et pourtant quand j'y repense ce n'était pas gagné au départ. Je veux dire par là que notre premier échange fut sans doute le plus brutal de tous puisqu'il n'avait pas hésité à me secouer vivement – pour être poli – afin d'en savoir davantage sur ma personne. A cet instant là c'était plus une envie de meurtre qui m'avait traversé l'esprit plutôt que l'idée de l'embrasser fougueusement. Maso certes mais j'ai des limites quand même ! Puis au fur et à mesure du temps j'avais appris à l'apprécier à sa manière ainsi que nos discussions des plus houleuses ou de nos chamailleries intempestives. J'avais découvert une partie de l'homme qu'il refusait de montrer aux autres et qui pourtant méritait d'être mise en valeur. C'était quelqu'un de courageux, de tenace, prêt à sauver la vie d'une personne sans rien demander en retour. En bref, c'était le genre d'individu nécessaire dans ce genre monde apocalyptique. Surtout le mien. Son physique ? Beaucoup n'auraient sans doute pas compris mon choix mais je n'en avais cure ; car pour moi il m'attirait vraiment. Je ne sais pas si c'était son côté bad boy vagabond ou autre chose. En attendant je sentais mon cœur battre la chamade à chaque fois qu'il se trouvait dans les environs. Le reste alors n'avait que peu d'importance à mes yeux. Au vu des temps qui courent en plus, il n'était pas recommandé de s'attarder sur des détails capables de vous ruiner l'esprit. Je sais de quoi je parle puisque pendant des semaines je n'avais eu de cesse d'essayer de me l'ôter de la tête, devenant encore plus virulente ou l'évitant un maximum. Le problème c'est que ça ne faisait qu'empirer. Jusqu'à ce soir où il m'avait enfin fait comprendre ses intentions. Heureusement qu'il avait cédé à ses pulsions car je ne sais pas si au final j'aurais fini par craquer. Ma fierté et ma peur d'être ridicule étaient tellement fortes qu'elles auraient pu surpasser tout le reste. Tant pis si cela n'était que pour une nuit. Au moins la bête assoiffée de passion subsistant au fond de mes entrailles aurait de quoi de se satisfaire ce soir. Du moins c'est ce que je pensais au début. En effet, ma satanée blessure en avait décidé autrement et nous n'avions plus que les caresses de nos corps enlacés l'un à l'autre pour satisfaire un minimum nos besoins respectifs. Je comptais bien en profiter le plus possible. En plus, pour être totalement honnête, j'avais peur qu'il me laisse tomber en voyant qu'il ne pourrait pas aller plus loin. Voilà pourquoi j'étais si chieuse à l'idée qu'il vienne me rejoindre sur ce canapé. Évidemment j'en avais terriblement envie aussi. Ça ce n'était même pas négociable. Rien ne l'était en ce qui le concernait d'ailleurs.

Par chance, il finit par se placer derrière moi ce qui, en un sens, me réconforta sur mes pensées. Et alors qu'il s'était mis en position de défense, préférant sûrement éviter toute tentation, je ne pus m'empêcher de venir l'amadouer, le torturant de la manière la plus agréable qu'il soit. Il faut dire que j'en éprouvais de terribles frissons également mais pas autant que lorsque William voulut se venger. Il savait parfaitement s'y prendre lui aussi. Tout d'abord ces baisers torrides dans mon cou eurent littéralement le don de me faire fondre. Je laissai alors échapper de faibles gémissements de plaisir, savourant le moindre contact de ses lèvres, que j'avais eu plaisir à embrasser, sur ma peau totalement réceptive. Mon dieu l'effet qu'il produisait en moi, notamment dans mon bas ventre. Puis il commença à empoigner ma poitrine, malaxant délicatement mes seins comme s'ils étaient siens. A cet instant précis, il n'aurait eu qu'à demander pour que je fasse tout ce qu'il souhaite. Il était maître de mon corps, je lui appartenais totalement. Mes battements redoublèrent d'effort et ma respiration se fit plus haletante. Il ne devait pas être difficile pour William de voir ô combien son emprise était forte sur moi. Je le haïssais et l'idolâtrais en même temps pour ce qu'il parvenait à me faire ressentir. Et alors que je croyais avoir bien assez souffert de plaisir, ce dernier descendit davantage le long de mes courbes avant de venir loger sa main entre mes cuisses contractées. La pression fut-elle que cette partie là de mon corps se raidit de plus belle au point que mes fesses vinrent de nouveau s'unir à son bassin. La bosse de désir à mon encontre que je sentis au passage ne fit qu'accroître cette dangereuse sensation. Lui aussi parvenait difficilement à se retenir. Nous n'étions plus que deux corps luttant pour leur propre survie désormais ; le danger étant de craquer à tout moment. Mais quel merveilleux danger était-ce là ! Fermant les yeux pour me repaître de toute cette folie émotionnelle, je me mordillai la lèvre inférieure pour retenir un minimum de gémissements explicites à mesure que sa bouche et le reste de ses mains dévoraient mon corps tout entier. Et là, soudainement, il stoppa net son entreprise. Comme tirée d'un délicieux rêve, je relevai mes paupières pour essayer de comprendre. « Tu ferais mieux d'arrêter de jouer à ce petit jeu. », me dit-il alors. Décontenancée d'avoir été coupée en plein nirvana, je me libérai d'un grognement plaintif. J'avais la désagréable sensation d'être un enfant à qui on aurait volé sa sucette préférée. Dieu sait que je détestais être prise pour une gamine en plus. Inspirant profondément comme pour me calmer, je me retournai alors ver lui, me démerdant comme je pouvais sans trop me faire mal afin de me retrouver face à face, collée à lui. Mes yeux plongèrent dans les siens avec une profondeur que je ne lui connaissais pas et sans plus attendre je vins lui caresser la joue comme pour ne pas perdre ce précieux contact physique. « C'est un jeu seulement s'il y a un perdant à la fin.», lui murmurai-je malicieusement, le tout accompagné d'un petit sourire sincère. Mon autre main se dirigea de manière intentionnelle vers le sud, glissant de nouveau sous son haut avant de poursuivre cette fois-ci mon chemin droit vers son pantalon. J'engouffrai finalement mon extrémité sans aucune retenue ni gêne, me laissant totalement guidée par mes pulsions alors que je commençai à mordiller et suçoter le haut de son cou. « Et puis je ne peux pas m'en empêcher.. c'est plus fort que moi..», finis-je par rajouter avec une vérité qui m'étonnait moi-même. Pendant ce temps ma main arriva à l'objet de toutes mes convoitises, se rendant bien compte de la dureté de son sexe en ma présence. Bougeant comme il m'était possible de le faire, je me mis à caresser son membre avec une expérience qui ne me faisait plus défaut aujourd'hui. Je ne me reconnaissais en rien dans cette situation mais j'adorais ça.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Jeu 28 Fév - 0:30




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Toute chose connaissait une certaine évolution, au cours de sa vie. Qu'elle soit rapide, lente, qu'elle stagne, qu'elle soit importante ou non, qu'elle soit positive ou négative. Tout était fait pour changer, d'une façon ou d'une autre. Le tour qu'était en train de prendre l'humanité, à cause d'une certaine invasion de zombies, en était la preuve évidente. L'Homme n'était plus ce qu'il avait jadis été. Plus de civilité, plus de pitié, plus de "normalité", plus de bonté ... Plus grand chose à vrai dire. Je pensais avoir moi même beaucoup changé, au cours des derniers mois. J'avais du apprendre à me civiliser un tant soit peu, contrairement à la plupart des autres survivants. A croire que j'avais été conçu à l'envers, pour avoir à faire tout ce que les autres ne faisaient pas. Quand la plupart des gens, apprenaient à être individualistes pour pouvoir survivre en toute situation, je faisais là encore, tout le contraire. Je n'irais pas jusqu'à dire que je crèverais pour de parfaits inconnus. Mon sens de la générosité n'était pas encore aussi poussé. Mais pour sûr, j'apprenais à ne plus penser qu'à moi et à moi seul. Je vivais désormais dans un groupe. Et dans un groupe comme celui ci, on était supposé être capable d'aider un peu tout le monde, pour ne pas se retrouver seul sur le carreau. Je ne tenais pas à subir tout ça en solo. Ne plus pouvoir dormir du tout, sous peine d'être bouffé dans son sommeil, puisque personne ne serait dans les parages pour veiller ... Ca ne me tentait guère. Limiter le nombre d'expéditions en ville et autres lieux craintifs, car personne pour surveiller ses arrières ... Non, vraiment, il ne faisait pas bon d'évoluer seul désormais. Et c'était avec cette idée clairement en tête, que je continuais de vivre avec ce groupe qui était désormais le mien. Et quand il fallait se tremper et prendre des risques, pour le bien être du plus grand nombre, j'acceptais de le faire sans trop rechigner. Peut-être parce que, contrairement à la plupart des gens normaux, je n'avais pas peur de grand chose. Les rôdeurs ne me faisaient absolument pas peur. Ils me faisaient juste ... Sacrément chier. Parce qu'ils foutaient ma vie en l'air, comme celle de tous les autres survivants. Quoi que je n'avais pas perdu grand chose, le jour où ils avaient décidés de nous envahir. Pas véritablement de famille, aucun emploi stable, pas de perspectives d'avenir ... Aucune petite amie, pas même d'animal de compagnie. J'avais une vie bien plus intéressante et importante, à l'heure d'aujourd'hui. Pas de quoi s'en vanter, c'était certain. Mais je n'avais jamais connu la moindre évolution, jusqu'à ce que les morts se relèvent avec la ferme intention de bouffer tout ce qui bougeait et qui était encore vivant. Et maintenant que le monde se foutait en l'air lui même, j'avais l'impression qu'il m'arrivait des trucs à peu près bien. En plus d'avoir évolué moi même, c'était ma relation avec la pire chieuse qu'il m'avait été donné de rencontrer, qui évoluait. De façon ... Positive ? Je ne saurais le dire. Mais elle connaissait une vive évolution, c'était certain. Surtout depuis ce soir, alors que nous nous étions retrouvés seuls tous les deux, dans cette maison abandonnée et désormais encerclée par une armée de rôdeurs qui rêvaient de nous dévorer. Parce qu'un baiser avait fini par être échangé. J'avais envie de dire "enfin", tant j'en avais rêvé. Mais dans un même temps, je craignais la signification qu'il avait pour elle. Parce que je pensais qu'il n'avait sans doute pas la même que pour moi. Moi qui en rêvais depuis longtemps et qui la désirait sincèrement. Pas uniquement pour une nuit, non ... Mais pour quoi au juste ? J'étais incapable de le savoir. Et pourtant, quand bien même je rêvais désormais, de la prendre comme je le souhaitais depuis bien trop longtemps, je fus encore capable de me contenir. Sans doute parce que maintenant ... Je n'étais plus à ça près. Ou parce que les sentiments qui m'animaient, ne concernaient pas uniquement un désir physique. Le fait que je pense à son bien être, avant le désir qui me brûlait littéralement de l'intérieur, semblait être une preuve que je tenais vraiment à elle. Et ça, j'avais bien du mal à le supporter. Je n'avais jamais eus de sentiments de ce genre, pour qui que ce soit. Pourquoi fallait-il que ça commence maintenant ? M'attacher à elle, c'était prendre le risque de me détruire si l'invasion finissait par avoir raison d'elle. Parce qu'il fallait être honnête avec soit même et accepter l'idée que tout le monde ne pouvait pas survivre à cette apocalypse ... Mais elle ... ? Putain, non. Je crèverais avant elle. Parce que j'étais assez con pour accepter l'idée de mourir à sa place, si un choix devait être fait.

    C'était ça aussi le souci, quand on s'attachait à quelqu'un désormais. Le fait que l'on soit prêt à mourir pour cette personne. Quelle sale idée ... Mais le pire dans tout ça, c'était peut-être encore le fait que je sois con au point d'obéir à ses requêtes. Parce qu'elle était plus têtue et emmerdante que moi, elle était parvenue à me faire venir sur le canapé, tout contre elle. Un rapprochement physique qui me plaisait autant qu'il me dérangeait. Surtout quand elle s'amusa à loger ses fesses, contre mon bas ventre. Parce que j'étais aussi emmerdant qu'elle et que je ne voulais pas la laisser gagner, je pris à demi possession de son corps. Si j'étais en train de la punir en faisant cela, je me faisais du mal en même temps. Parce que dès l'instant où mes lèvres se posèrent dans son cou, je rêvais de les loger à nouveau contre les siennes. Et ma main sur sa poitrine, qui ne tarda pas à glisser plus au sud, voulait emprisonner les siennes lors d'une étreinte plus passionnée encore. Ses réactions ne m'aidaient aucunement à me contenir. Réagirait-elle aussi vivement, ou plus encore, si je venais à aller plus encore au fond des choses ? Serait-elle aussi réceptive à des caresses plus intimes encore ? Cette respiration laborieuse que j'entendais. Les battements rapides de son coeur que je sentais sous mes lèvres qui continuaient de marquer délicatement son cou ... Ses fesses qui se pressèrent plus vivement contre mon entrejambe qui était désormais la preuve flagrante de mon désir pour elle. Si ce fut une véritable torture pour moi, d'interrompre cela, j'en eus tout de même la force. Et je me sentis récompensé par son grognement plaintif. Elle s'était amusée, c'était désormais mon tour. Néanmoins, quand elle se retourna pour se retrouver face à moi, je me figeai, pinçai les lèvres et tous les muscles de mon corps se crispèrent. Je craignais ce qu'elle allait faire. Parce que je la savais capable de tout et que j'étais conscient du fait qu'elle voudrait me faire payer cela. Malgré moi, j'eus un léger frisson de bien être quand sa main vint caresser ma joue. Douceur à laquelle je n'avais jamais été habitué, de ma vie. « C'est un jeu seulement s'il y a un perdant à la fin.» Alors que j'ouvrais la bouche pour lui répondre, avec la ferme intention de la remettre à sa place, je sentis sa main glisser le long de mon corps. Et aussitôt, je refermais la bouche. J'aurais du l'interrompre et repousser cette main qui se dirigeait droit vers mon pantalon. Mais mon cerveau semblait s'être mit aux abonnés absents. Comme si c'était mon corps qui commandait désormais. Corps qui suppliait Jackie d'aller au bout de ses envies. Seul mon cerveau faisait maintenant le rabat joie. Je ne repris même pas contact avec la réalité, quand sa main se faufila enfin sous mon haut puis s'engouffra sous ma ceinture. Finalement, je ne fis que fermer les yeux et déglutir avec peine, en la sentant loger ses lèvres dans mon cou. Il était temps que je l'arrête, la remette à sa place, l'engueule, lui ordonne d'arrêter ses conneries ... Bref, il fallait que tout ça prenne fin avant qu'il ne soit trop tard. Mais c'était bien trop me demander que de lui faire une telle "demande". J'avais trop envie qu'elle continue. Du moins, c'était l'envie de mon corps. « Et puis je ne peux pas m'en empêcher.. c'est plus fort que moi..» Même si je l'avais voulu, j'aurais été bien incapable de lui répondre quoi que ce soit. Pour la simple et bonne raison, que sa main venait d'arriver à destination. Et que dès lors, mon esprit cessa de se concentrer sur autre chose que sur cette main logée là. Je lâchai un faible grognement alors que j'empoignais vivement le dossier du canapé, sous le coup de la surprise et du plaisir. Ses mouvements sûrs, provoquèrent un raz de marée de sensations, toutes plus dingues les unes que les autres. Le coeur battant la chamade, le souffle coupé, je lâchai un nouveau faible gémissement. « Bordel ... Jackie !» Grognai-je à travers mes dents serrées, alors que ma main se resserrait plus vivement encore, sur le coussin. L'instant d'après, je le relâchai pour enfouir mes doigts dans sa masse de cheveux, et approcher son visage du mien. Mes lèvres trouvèrent les siennes sans difficulté et ma langue vint approfondir le baiser sans la moindre hésitation. Pris dans mon élan, je finis par l'allonger sur le dos pour me retrouver au dessus d'elle, prenant tout de même garde à ne pas la blesser et à ne pas peser de mon poids sur elle. Sans interrompre le baiser, je glissai une main sous son haut, pour la refermer autour de l'un de ses seins, que j'entrepris de caresser avec insistance, alors que l'une de mes cuisses se logeait entre les siennes, pour se presser contre son intimité.

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Mar 5 Mar - 0:32

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Quand je repense au chemin que j'avais fait depuis mon adolescence, il m'était toujours difficile de me dire que les choses avaient autant évolué en si peu d'années. Je vivais dans une famille aimante, un havre de paix que je pensais indestructible jusqu'au divorce de mes parents. Pendant longtemps – malgré un caractère assez fort – j'avais toujours imaginé vivre le parfait amour comme mon père et ma mère, trouver un mari attentionné avec qui j'aurais des enfants et une belle maison. Pathétique n'est-ce pas ? Et oui que voulez-vous j'étais une rêveuse naïve à cette époque mais pouvait-on me blâmer pour de telles aspirations ? Je ne crois pas non. Après tout je n'étais pas différente des autres filles de mon âge. Tout était déjà tracé : une vie posée, un brillant avenir à l'université de part mes capacités intellectuelles.. Rien que d'en reparler cela me fait sourire car mes facilités déroutantes en mathématiques ne me servait plus à grande chose aujourd'hui. D'ailleurs je crois bien que personne dans le groupe n'était au courant des aptitudes de calculs que j'avais en ma possession. Ce n'était pas plus mal d'ailleurs. J'évitais un maximum de parler de mon passé aux autres survivants. C'était une partie de moi que je préférais dissimuler, choisissant -à tort peut-être – d'oublier la jeune fille que j'étais avant le drame de mon père et toute cette merde aujourd'hui. Cependant, ce changement brutal dans ma petite existence parfaite avait sans doute considérablement développé mon potentiel de survie dans ce monde apocalyptique : apprendre à vivre tout seul, se débrouiller par ses propres moyens, ne faire confiance à personne et surtout souffrir en silence. Il était bien sûr évident que cela m'avait transformé radicalement, m'avait fait grandir en une personne, une chose que je ne reconnaissais plus aujourd'hui. J'avais sombré dans la dépression, je m'étais droguée pour m'enfoncer dans les méandres de mon subconscient et arrêter de lutter jusqu'à finir par me prostituer pour avoir ma dose. Je n'étais plus que l'ombre de moi, inlassablement poursuivie par les fantômes de mon passé. Et plus j'essayais d'y échapper plus je sombrais. Il faut croire que je dus attendre la fin de notre monde pour me réveiller en parti de ce brouillard transcendant. Un autre cauchemar se mit alors en place mais un cauchemar où cette fois-ci j'avais ma place. Les rôdeurs ? Je n'avais plus réellement de proches alors pour moi ils n'étaient plus que d'horribles cadavres sur pattes dont je devais me débarrasser pour ne pas finir comme eux ou dans leur estomac. Aucune place pour la sensibilité désormais. J'étais libre de toute contrainte, j'avançais jour à après jour avec pour seule et unique compagnie, ma propre personne. Le plus drôle c'est que ça en était presque libérateur. Plus besoin de me piquer dès que le manque se ressentait ou d'approcher tous ces hommes qui avaient fini par me dégoûter littéralement de toute envie de coucher avec qui ce soit. D'ailleurs je n'avais jamais ressenti aucun plaisir avec eux, juste une indifférence quasi inquiétante jusqu'à découvrir un genre de sentiments nouveaux. Et ça je le devais à un seul individu. Un chieur de première classe – comme moi – dont je ne pouvais me passer désormais. Peut-être que c'était lui cet homme que j'avais imaginé étant plus jeune ; capable de me faire découvrir des émotions passionnelles et destructrices. Bon certes je ne me l'étais sûrement pas décrit avec un caractère de merde, prenant un malin plaisir à m'emmerder à longueur de journée et avec presque vingt ans d'écart. Comme quoi le prince charmant de zombieland avait quelque peu changé des stéréotypes moyenâgeux. Ce qui me convenait complètement.

Il avait ce don terrible de mettre tous mes sens en éveil, encore pire à cet instant. Glissant mes doigts experts dans son pantalon je pouvais ressentir tout son désir s'infiltrant dans les veines de son cou dont je prenais un malin plaisir à suçoter et mordiller. Sa peau avait un goût de friandise et ses lèvres la cerise sur le gâteau. C'était juste indescriptible tellement c'était bon. Caressant son sexe durcit contre ma main, j'en éprouvais une sensation de fierté. Il était loin d'être le premier à réagir de la sorte mais c'était bien le premier à me rendre fière du bien être que je pouvais lui faire ressentir. Heureusement que mon visage était enfoui dans le creux de son cou car à cet instant précis j'en rougissais presque. Ça en était légèrement embarrassant. Je n'étais pas habituée à réagir de la sorte, pourtant je redoublais d'effort pour le satisfaire. Si je ne pouvais passer concrètement à l'acte à cause de cette maudite entaille, autant en profiter un maximum. Le gémissement de William eut raison de ma poussée de désir pour lui, contractant alors chacun de mes muscles en un seul mouvement. Puis vînt le moment où il s'agrippa à mes cheveux pour mieux approcher son visage du mien, étouffant ses grognements dans un baiser long et langoureux. Je me joignais à lui avec une intensité redoutable, tandis que ma main poursuivait ses caresses insoutenables au niveau de son bas ventre. Ma langue tournoyait de manière infernale et mes dents venaient parfois m'approprier la chaire de ses lèvres. Elles étaient miennes désormais et quiconque essaierait de me les retirer en subirait les conséquences. Et alors que nous nous abandonnions l'un à l'autre, William commença à se mouvoir avant de finalement se retrouver au dessus de moi, le tout avec une délicatesse entièrement destinée à mon encontre. C'était sidérant et en même temps tellement séduisant de le voir agir de la sorte juste pour éviter de me blesser. J'en étais presque ébahie, toutefois mes pensées étaient bien vites dissipées parce son engouement bestial envers mon corps qui n'en réclamait que toujours plus. Lorsque ses doigts s'engouffrèrent sous mon haut pour finir par atteindre ma poitrine, je laissais échapper un gémissement de plaisir tant attendu, sentant la pointe de mes seins se durcir à leur contact. Déstabilisée par cette vague de délectation sans nom dont je n'avais aucune habitude, je resserrai mes jambes contre sa cuisse pour l'approcher davantage de l'éruption bouillonnante de mon sexe en supplication. J'en arrivais même à trembler, ce qui m'arrachait parfois des pointes voir de gros piques au niveau de l'abdomen. Arf pourquoi elle ne pouvait pas s'en aller celle là, sérieusement ?! Tâchant de dégager avec un grand coup de pied au cul la douleur de ma blessure, je venais enlacer son visage mal rasé de mes deux mains, ayant laissé pour l'instant son entre-jambes. Malheureusement, au plus je tentais de chasser la souffrance, au plus cette garce sadique revenait me dévorer de l'intérieur. Mes grimaces se voulaient plus tenaces, plus imposantes et malgré tout la puissance de cette euphorie bestiale je finis après quelques minutes par lâcher un petit cri plaintif : « Aaaah !.. J'peux pas.. j'suis désolée.. ça fait.. top mal.. », réussis-je à dire entre deux respirations insoutenables. La terrible réalité m'était revenue en pleine figure sans que je ne puisse rien faire. Elle avait gagné, pour mon plus grand désespoir. Inquiète par la future réaction de William, je plongeai mon regard dans le sien, le scrutant comme un enfant apeuré et encore endolori par cette épreuve. « J'ai vraiment essayé..», rajoutais-je comme pour m'excuser de mon comportement. Ironie quand tu nous tiens ! Je ne me reconnaissais plus du tout. Qu'est-ce qu'il m'avait fait bon sens ? Dans l'excès de mon affliction, j'en étais arrivée par réflexe à mettre mes mains contre le haut de son torse comme pour l'arrêter dans son élan.

© Chieuze

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MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

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An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

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