An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] - Page 2
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum optimisé pour Google Chrome.
Le 10/11/2016 : le forum a quatre ans & sa saison 5 est mise en place. Le 27/08/2017 : 24ème version du forum installée. Les awards & autres nouveautés sont à consulter ici.
Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

Partagez| .

An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Jeu 7 Mar - 18:14




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    Peut-être était-il temps que je cesse de me poser les éternelles mêmes questions. Temps d'arrêter de m'en faire et de croire que j'étais un idiot sans la moindre valeur, sans intérêt pour qui que ce soit et parfaitement inutile et facilement remplaçable. Peut-être que ma place au sein du groupe dans lequel je me trouvais, était une preuve suffisante du fait que j'avais pris de l'importance au fil du temps, et que je savais me rendre utile. Constamment rabaissé par la plupart des membres de ma fille, du temps où j'en avais encore une, j'avais pris cette fâcheuse habitude de croire le moindre de leurs mots douloureux, le moindre de leurs reproches. Quand bien même ils auraient pu être à mille lieux de la vérité. Quand on entend tous les jours les mêmes remarques mauvaises, il est impossible de ne pas finir par y croire. Ca n'avait rien d'un choix de ma part. Il était beaucoup plus facile de croire en des paroles blessantes, qu'en des tentatives de rassurer quelqu'un et lui faire entendre combien il est une personne géniale et j'en passe. Je parvenais plus facilement à me rabaisser, qu'à tenter de me rassurer moi même. Même physiquement, je me supportais avec beaucoup de difficulté. Voir, je ne m'acceptais pas du tout. Oui, c'était plus ça encore. Pour autant, je tentais de ne pas trop le montrer. Plus ça se voyait, plus les gens trouvaient à redire et à critiquer d'une façon ou d'une autre. C'était ainsi que fonctionnait la société d'aujourd'hui. Et quand on m'agressait ou m'ennuyait, je devenais franchement mauvais. Ce n'était pas pour rien que j'avais toujours été aussi solitaire. L'avantage, c'est que je n'avais jamais été le souffre douleur de qui que ce soit. J'étais parvenu à me faire la réputation du méchant du coin, à qui on n'adresse pas la parole et qu'on ne regarde même pas. C'était un peu ainsi que ça avait toujours été dans le groupe depuis la pandémie, également. Quand bien même j'étais davantage respecté qu'auparavant. C'était uniquement du au fait que je savais me servir d'une arbalète et chasser. Ca n'avait donc rien à voir avec ma petite personne, il ne fallait pas se leurrer. Bref, si je n'aimais pas la personne que j'étais et ne la supportais même pas, Jackie m'avait confirmé à sa façon, que je n'étais qu'un foutu gros con qui n'était là que pour emmerder son monde. A vrai dire, elle était de la même trempe. Du coup, je n'étais pas franchement vexé par tout cela. Mon seul problème finalement, résidait dans le fait que plus le temps passait, plus j'avais du mal à la détester. C'était un tout autre genre de sentiments qui me gagnait un peu plus chaque jour. Le genre que je ne comprenais pas du tout et qui me déroutait totalement. Le genre qu'il valait mieux que je garde pour moi, si je ne souhaitais pas qu'elle ait un autre sujet sur lequel se foutre de moi et me mettre plus bas que terre. C'était déjà bien assez difficile à vivre pour moi. Inutile d'en rajouter une couche. Ca deviendrait carrément impossible autrement. Et j'étais conscient que le fait que nous étions en train de nous embrasser de façon éperdue, ne signifiait peut-être rien du tout pour elle. Du moins pas la même chose que pour moi. Je ne pouvais pas lui demander d'éprouver pour moi, les sentiments que j'avais moi même pour elle. Tout cela était d'un compliqué ... Ou pas ... Si je décidais de me foutre royalement de tout ça et de continuer à aller de l'avant comme si de rien n'était, en clair. C'était ce que je faisais depuis un bout de temps maintenant, après tout. Mais selon toute vraisemblance, ce n'était pas le moment de me poser mille questions à ce sujet. Nous aurions tout le temps d'en parler, si seulement j'en trouvais un jour le courage. Ce qui n'était pas encore gagné. Quand il était question de mettre ma vie en danger, je n'avais aucune crainte et aucune hésitation avant de me lancer. Mais quand c'était pour parler sentiments, c'était une toute autre histoire. Là, il ne fallait pas trop m'en demander. L'instant que nous étions en train de partager, monta en tension et en passion. Après que nous nous soyons amusés à nous chercher et taquiner l'un l'autre, arriva le moment où nous fûmes incapables de nous empêcher d'aller plus loin encore. Sa main dans mon pantalon, qui me caressait avec une dextérité presque surprenante pour une fille aussi jeune qu'elle, me fit définitivement perdre pied. Raison pour laquelle je me retrouvai bien vite au dessus d'elle, à l'embrasser de façon fougueuse. Ma langue se mêlait à la sienne, pour un ballet hautement érotique, alors que ma main s'engouffrait sous son haut pour s'emparer de ses seins. Seins que j'avais eus tout le temps de lorgner d'ailleurs. Et que je rêvais d'empoigner depuis bien trop longtemps. C'était maintenant chose faite.

    Nos gémissements ne tardèrent pas à se mêler les uns aux autres, seuls bruits parfaitement audible alors que nos mains continuaient de s'égarer et que nos lèvres semblaient ne plus pouvoir se séparer. Nous aurions pu aller plus loin ... Beaucoup plus loin. Si j'en crevais d'envie, je voyais bien qu'elle même n'était pas loin de cet état aussi. Malheureusement, je compris bien vite qu'elle ne pourrait pas aller jusque là. Alors qu'elle prenait mon visage entre ses mains et interrompait notre baiser, j'eus le temps d'apercevoir l'ombre d'une grimace, qui venait gâcher ses si jolis traits, l'espace de quelques secondes. Je me figeai et tous mes muscles se contractèrent, à l'instant où elle laissa échapper un cri de douleur. Inquiet à l'idée que j'aie pu lui faire mal, je baissai le regard sur son corps, constatant que je n'avais pas touché à sa blessure, d'une façon ou d'une autre. « Aaaah !.. J'peux pas.. j'suis désolée.. ça fait.. top mal.. » Son regard planté dans le mien, j'hésitais quand à la réaction que j'étais censé avoir. Au départ, c'était moi qui refusais que nous allions plus loin ce soir. Mais de provocation en provocation, nous avions déjà dépassés une limite. Je soupirai et, cherchant à fuir son regard, je fermai les yeux. Dire que j'étais frustré en cet instant, serait un terrible euphémisme. Limite un blasphème. « J'ai vraiment essayé..» Je fus surpris d'entendre une forme d'excuse dans ses paroles. Certes, elle devait regretter au moins autant que moi, que nous ne puissions aller plus loin. Mais de là à vouloir s'excuser auprès de moi ? Au moins je savais qu'elle ne se foutait pas de moi et ne me tournait pas à la dérision. Je rouvris les yeux et l'étudiai du regard un bref instant, avant de me pencher pour déposer un lent baiser sur sa joue. J'en déposai un autre sur sa mâchoire, avant de me reculer légèrement. Je finis par m'allonger sur le côté, face à elle. « Dors maintenant ... Avant que je ne t'étrangle. » Marmonnai-je sur un ton faussement narquois. Malgré le léger sourire qui étirait mes lèvres. Je repliai un bras sous ma tête, pour tenter de me trouver une position qui soit un minimum confortable, alors qu'elle même se retrouvait entre le dossier du canapé et mon corps. Bien longtemps après qu'elle eut fermé les yeux, je continuais de l'observer, incapable de trouver moi même le sommeil. Endormie, elle ressemblait davantage à une gamine désabusée, à qui l'on avait volé son innocence et sa paix. Le genre de femme qui n'aurait su m'intéresser. Mais je savais que ce n'était pas, ou plus, Jackie. Inconscient de mon geste, je portai une main à son visage. Lentement, presque tendrement, je retirai la mèche de cheveux bruns qui barrait son visage, entre mon index et mon majeur. Tout aussi lentement, je caressai sa joue du revers de mes doigts. Je n'avais plus qu'à espérer qu'elle dormait suffisamment profondément, pour ne pas réaliser ce que j'étais en train de faire. Que faisais-je au juste ? Je partais totalement en vrille. Je craquais pour une gamine qui n'était ni plus ni moins qu'une sacré emmerdeuse. Je tombais amoureux de la personne qui me faisait le plus chier au monde. Je ... Hein ? Amoureux ? Moi ? Le quarantenaire qui n'avait jamais su aimer une femme, de toute sa vie ? C'était d'un pathétique ... Et parfaitement impossible. Je réalisai la force avec laquelle mon coeur battait, quand je sentis le sang battre férocement à mes tempes. Et comme si je m'étais brûlé, je retirai ma main de son visage. Nom de ... Dieu ! S'il avait fait jour et si Jackie avait été réveillée, elle aurait pu se moquer du rouge soutenu de mes joues. Mais dans l'immédiat, je n'avais que faire de ça. J'étais ... Amoureux d'elle ? Amoureux d'elle ! J'eus bien du mal à déglutir alors que je continuais de l'observer, dans le silence le plus parfait qui soit et sans commettre le moindre geste qui aurait pu l'alerter. Finalement résigné, je m'approchai davantage d'elle et passai un bras de l'autre côté de son corps, pour la serrer doucement contre moi. Sans doute parce que je savais que n'aurais plus l'occasion par la suite. Et parce que j'avais envie de profiter du peu qui m'étais donné. Paupières closes, je déposai un lent baiser sur son crâne, profitant de ce geste pour me nourrir de son odeur. Lentement, mes lèvres glissèrent pour se déposer sur son front, sa tempe, sa joue, sa mâchoire, puis revenir à ses lèvres. En parallèle, ma main caressait ses cheveux puis sa gorge, avec une lenteur à laquelle je n'étais pas habitué. Je n'étais pas tendre, pas lent, pas doux ... Je n'étais qu'un barbare incapable de tout ça. Un barbare qui était en train de tomber amoureux.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Dim 24 Mar - 11:26

William & Jackie
« AN OTHER DAY IN HELL »

Même si pendant des semaines, des mois j’avais appris à le détester d’une manière inimaginable, rendant coup pour coup, je me retrouvais aujourd’hui dans l’impossibilité de me séparer de lui. Tant qu’il était là pour que je lui mène la vie dure, je me sentais un peu moins vide. Pourquoi ? Parce qu’il m’avait donné une occupation, une activité à laquelle je ne dérogeais jamais et qui me permettait surtout de chasser durant l’espace d’un instant la terrible réalité dans laquelle nous étions coincés désormais. Une chose que je pensais impossible jusqu’à lors. Pourtant il avait réussi. Ainsi je m’étais moi-même surprise à en avoir besoin, devenant une nécessité comme une droguée avec sa dose –et je sais de quoi je parle. Si par malheur il lui arrivait quelque chose, je ne sais pas si je parviendrai à m'en remettre. Encore plus aujourd’hui, où finalement toute cette haine portée à son encontre n’était rien d’autre qu’un plan de mon subconscient pour se protéger de l’explosion de nos pulsions animales destructrices. Car oui elles le seraient sûrement mais pour le moment je n’avais aucune intention ni envie d’écouter ma raison qui me disait d’arrêter. Elle pouvait toujours aller se faire foutre ! Pour la première fois depuis bien des années je ressentais enfin quelque chose autre que de la colère, du dégoût de soi-même et du pessimisme. William avait réussi à raviver une flamme sur le point de s’éteindre et pour cela je ne pouvais le laisser s’en aller. Tant pis si je fonçais droit dans le mur. Ça m’était complètement égal. Je n’avais plus que cette sensation à laquelle me raccrocher. L’abandonner conduirait à ma perte. Je pouvais le sentir au plus profond de mes entrailles. Je lutterai donc, même pour nous deux s’il le faut.
C’était assez ironique d’ailleurs d’avoir enfin réussi à trouver un sens à ma vie alors que le monde entier avait perdu tout rattachement à la réalité. C’est comme si avant toute cette merde de contamination, j’avais moi-même été un rôdeur, n’avançant que pour subvenir à des besoins primaires, sans conscience et détruisant tout sur mon passage. Et maintenant que la Terre subissait une véritable invasion de cadavres sur pattes, je parvenais enfin à retrouver goût à la vie. C’est dans ce genre de moments que je me rendais compte à quel point je pouvais être fêlée parfois, complètement déconnectée des rites et coutumes de l’humain. Mais c’est sans doute ce qui m’avait permis de survivre jusqu’à lors contrairement à des millions d’autres personnes de mon espèce. Personne n’était préparé à une telle chose, sauf moi et William. Quand j’y repense maintenant, je comprenais un peu plus chaque jour – encore plus à présent – ce qui m’avait séduit chez lui. En effet, si on retirait son désir irrésistible à me les briser à longueur de journée, on pouvait indéniablement constater que c’était un véritable survivant lui aussi, prêt à tout pour ne pas devenir l’une de ses choses. Ce trait commun n’était pas donné à tout le monde à l’heure actuelle, beaucoup subissant cette vie ou se faisant protéger alors que nous, nous l’avions accepté tout simplement. Et puis il faut dire ce qui y est, quand bien même je suis persuadée qu’il pensait tout le contraire, il avait une allure et un physique qui ne me laissait en aucun cas indifférente puisque j’avais réussi à exprimer une partie de mes sentiments à son encontre avec un baiser (plus d’un d’ailleurs) digne de mes émotions bouleversées. Quant à mon cas, ses regards désireux sur ma personne avaient été de plus en plus flagrants au fil des jours. Il n’était pas rare que je le surprenne en train de poser les yeux sur moi, reluquant les courbes maigres de mon corps frêle dissimulé sous de fines couches de vêtements délavés. Sans doute que certaines femmes auraient été gênées par un tel comportement, le traitant d’obsédé ou d’autres noms d’oiseaux, mais pas moi. Une fois de plus j’avais agis différemment, me sentant flattée et impatiente de lui en montrer davantage. Que voulez-vous, je l’avais dans la peau, tout simplement.

Voilà pourquoi je me sentais planée dans ses bras, oubliant un instant l’horrible douleur qui me ronger l’abdomen et me laissant aller contre la chaleur de son propre corps. Il avait le véritable don de m’apaiser ou de faire rentrer dans une furie monumentale, ce qui, vous me l’accorderez, était assez paradoxale. Entre haine et amour il n’y a qu’un pas après tout. Attendez ! Ai-je bien parlé d’amour ?! MOI ?! En fait plus je réfléchissais, plus je me disais que finalement c’était peut-être ça l’amour : un besoin constant de sentir la présence de l’autre, de s’inquiéter à tout moment pour sa vie et une peur irrépressible qu’il ne disparaisse à jamais de la votre. Oh beh merde c’était totalement ça. Qui l’aurait cru ? Sûrement pas moi en tous cas car depuis le divorce de mes parents je m’étais toujours promise de ne jamais tomber amoureuse ni même de m’attacher à qui que ce soit pour éviter de souffrir de nouveau comme dans le passé. Ça avait toujours fonctionné, ne m’en portant que mieux. Du moins c’est ce que je croyais car la place qu’avait prise William dans mon cœur était venu combler un trou béant de vide et de solitude. Cependant, malgré mon explosion de bonheur apparent, ma blessure me remis rapidement les pieds sur Terre, me faisant de nouveau souffrir dans le creux de mon ventre. Je ne pouvais plus continuer et j'en étais sincèrement dégoûtée, voir totalement frustrée. C'était peut-être ma seule chance et voilà qu'une fois de plus ces saloperies de rôdeurs m'en privaient. Suite à mes paroles, je scrutai le regard de William, espérant qu'il ne me rejette pas ou qu'il puisse penser que je me jouais de lui depuis le début. C'était tout sauf ça ! Et alors que l'inquiétude grandissait en moi, ses tendres baisers sur mon visage suivis de ses mots toujours tournés dans un sarcasme qui lui allait si bien, eurent le don de me soulager littéralement. Affichant un petit sourire béat sans trop m'en rendre compte, je venais me coller contre sa poitrine, comme un enfant cherchant l'affection et la sécurité du corps chaud d'un adulte. « Je me rattraperai.. », laissai-je seulement échapper avant de sombrer dans les bras de Morphée, bien trop épuisée par cette fin de soirée riche en émotions. Je ne dormais pas facilement, encore moins depuis la contamination mais pour la première fois depuis ces quelques mois, je fermais les yeux sans aucune crainte de ne jamais les ré-ouvrir. William était tout prêt de moi. Je ne sais pas exactement combien de temps je me mise à rêver. Cela aurait pu être une éternité comme toute juste l'affaire de quelques minutes. Je me trouvais dans les bras de mon cher et tendre emmerdeur de service, profitant de l'enlacement de ses doigts autour de mon corps désireux de chacun de ses contacts et de ses baisers à mon encontre d'une tendresse que je ne lui connaissais pas. Il m'embrassait le front, les joues, la mâchoire avant d'arriver au niveau de mes lèvres. C'était un pur moment de délice. Je n'aurais pu en désirer davantage. Mais alors que je me laissais bercer par mon imagination débordante – et semblant tellement réaliste à ce moment là – la scène d'horreur qui nous avait conduits jusqu'à cette maison abandonnée se dessina de nouveau devant mes yeux. Une vingtaine de zombies affamés déferla sur nous et cette fois-ci mon sauveur n'eut pas le temps d'y échapper. Horrifiée par ce tableau d'horreur, je me mise à hurler son nom et à pleurer à chaudes larmes, ne parvenant plus du tout à me rendre compte que ceci n'était qu'un horrible cauchemar. C'est sans doute la voix de William qui me ramena à la réalité. Mes peurs spectrales avaient dû s'extirper de ma bouche et du reste de mon corps pendant ce sommeil agité. C'est le regard écarquillé et encore larmoyant, que je posai mes yeux sur lui avant de venir blottir davantage ma tête contre son torse. Il était vivant. « Ne m'abandonne pas William, je t'en prie.. », murmurai-je dans un sanglot étouffé alors que l'une de mes mains venait d'agripper sa chemise. Si je n'avais pas autant été secouée par le propre fruit de mon imagination, jamais je ne me serais permise de me laisser aller de la sorte. Mais il faut croire qu'avec cet homme, tout était différent.

© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE] Sam 6 Avr - 23:55




    Jackie && William

    An other day in hell ...


    « Je me rattraperai.. » J'étais moi même surpris par le plaisir que je ressentais à entendre un sourire dans sa voix. Surpris qu'une chose aussi futile, puisse me faire tilter. Comme si nous avions encore le temps désormais, de prêter attention à tout ce que nous ne remarquions même pas à l'époque où la vie semblait être simple et normale. Mais désormais, il n'y avait plus rien de normal et de logique au fait que nous vivions encore et toujours. Quand bien même nous survivions plus que nous ne vivions, il n'en demeurait pas moins que nous continuions d'avancer, de respirer, d'espérer et même, dans certains cas rares, d'aimer. Parce que oui, je savais maintenant que c'était de l'amour que je ressentais pour cette jeune femme qui se trouvait dans mes bras et qui finit par se blottir tout contre moi comme si c'était d'une logique imparable. Je n'étais pas tout à fait à l'aise avec l'idée qu'elle éprouve cette envie d'être aussi près de moi. Tout simplement parce que je ne comprenais pas qu'elle puisse avoir une telle envie. Je n'étais pas habitué à provoquer cela chez qui que ce soit. J'étais plus le genre de type à provoquer la colère et même la haine chez autrui. J'étais même certain de causer plus de dégoût que de désir chez la plupart des femmes. En plus d'avoir plus de quarante ans déjà, je n'avais pas un corps parfait et encore moins un visage attrayant. Je n'avais aucun charisme, j'étais vulgaire et insupportable. Je buvais l'alcool comme de l'eau, n'avais pas peur de me battre, était associable de naissance et j'avais tant d'autres défauts encore. Bref ... Comment Jackie pouvait-elle sincèrement me désirer, moi ? Et se blottir contre moi, comme si j'étais la personne la plus importante dans sa vie ? En un sens, c'était peut-être bien le cas. J'étais la seule personne qu'elle pouvait se targuer d'avoir désormais, alors que le monde avait couru à sa perte depuis quelques mois maintenant. Bien qu'on ne pouvait pas dire que notre relation allait en ce sens. Le fait que nous passions tout notre temps à nous prendre la tête et à se chercher l'un et l'autre, était là pour montrer que nous n'étions rien ni personne pour l'autre. Si ce n'est un emmerdeur pour elle et une emmerdeuse pour moi. Et parce que j'étais persuadé que les choses retourneraient à leur merde précédente, j'étais bien décidé à en profiter jusqu'au bout. Quitte à l'entendre me faire des reproches dès le lendemain matin, en réalisant que tout ça n'aurait jamais du se passer. Et que ça ne serait jamais arrivé si elle n'avait pas été blessée et si nous ne nous étions pas retrouvés seuls de la sorte. En un sens, c'était on ne peut plus logique. Avec d'autres personnes alentours, difficile de se laisser aller à des envies aussi futiles que celles ci. Le désir physique. C'était une chose que j'avais pensé totalement disparue, à partir du jour au la fin du monde s'était présentée sous la forme de morts vivants. Mais ça, c'était évidemment avant de rencontrer Jackie. Son arrivée n'avait causé chez moi qu'une vive inquiétude durant les premiers jours ,tant je m'étais persuadé qu'on ne pouvait lui faire confiance. Mais bien assez rapidement, un tout autre genre de sentiments était apparu en moi, pour elle. Et ce n'était que ce soir là, que je parvenais à mettre un doigt dessus. Peut-être bien qu'il s'agissait d'amour. Difficile à reconnaître en sachant que c'était la première fois qu'une telle chose m'arrivait.

    Le problème maintenant, résidait dans le fait que je ne doutais pas que cet amour n'était pas réciproque. Qu'elle me désir semblait déjà bien assez dingue comme cela. Penser qu'elle puisse m'aimer en retour, était tout simplement impossible. Raison pour laquelle je reprendrais mes distances aussitôt l'aube venue chasser la nuit. En attendant, je voulais en profiter davantage encore. Ce pourquoi mes lèvres partirent à la conquête de son visage, déposant de tendres baisers sur sa peau avant de m'attarder un instant sur ses propres lèvres. Une fois que je fus suffisamment satisfait, je posai la tête sur l'accoudoir, près de la sienne, et fermai les yeux à mon tour. J'eus tout juste le temps de sombrer dans l'inconscience, avant qu'elle ne commence à s'agiter puis à faire bien trop de bruit pour la situation dans laquelle nous nous trouvions. Je me redressai vivement et posai une main sur sa bouche en me figeant sur place. J'étais paniqué à l'idée d'être découvert par les rôdeurs alentours, en plein milieu de la nuit. Fuir dans de telles conditions, serait des plus compliqués et risqués. « Chut ... Chut ... Jackie, chut ... » Soufflai-je doucement, en conservant ma main sur sa bouche, sans pour autant y mettre trop de pression. Je fus surpris de sentir des larmes couler le long de ses joues, glisser sur mes mains pour finalement échouer probablement dans ses cheveux. J'ignorais totalement de quoi elle venait de rêver ... Mais c'était quelque chose de suffisamment terrible pour pouvoir la mettre dans un tel état. Je n'avais pas souvenir de l'avoir déjà sentie aussi vulnérable. Et ça me faisait quelque chose. « Ne m'abandonne pas William, je t'en prie.. » Plus que de la surprise, ce fut un véritable choc qui m'ébranla tout entier. Selon toute vraisemblance, j'étais le principal sujet de son cauchemars. M'avait-elle vu mourir ? Avait-elle réalisé ce qu'elle venait de dire ou l'avait-elle échappé dans l’inconscience totale ? Je me voyais difficilement la secouer pour lui poser ces questions. Et même au petit matin, je doutais de trouver le courage de la questionner sur cette nuit mouvementée. Ce fut donc sans lui répondre, que je l'attirai plus encore contre moi, me retrouvant à demi au dessus d'elle. Comme si je pouvais représenter une rempare suffisamment solide pour la protéger de toute l'horreur qui nous entourait à tout instant. Mais ce soir plus que jamais, parce que nous n'étions que deux. Deux face à tout cela. Je répétai son prénom à voix basse, avant de sombrer à peine dans le sommeil, à mon tour. Même si je ne dormais que d'une oreille par habitude, cela restait un doux sommeil, car il était partagé avec celle pour qui je venais de me découvrir de forts sentiments. C'était tel, que j'eus bien du mal à me détacher d'elle au petit matin. Pourtant je le fis. J'ignorais comment j'étais supposé me comporter avec elle, après tout cela. Mais pour sûr, les choses allaient changer. Je profitai de son sommeil pour faire une expédition plus poussée dans la cuisine, où je trouvai quelques conserves de fruits. De retour dans le salon, j'en glissai la plupart dans mon sac, prenant soin d'en garder deux de côté, pour Jackie et moi même. Le temps qu'elle se réveille, je me postai devant la fenêtre du salon toujours dissimulée par un épais rideau et regardai discrètement au dehors. Je constatai ainsi que les rôdeurs n'étaient désormais plus là. Ce qui était un bon point et une chance pour nous, de prendre rapidement la fuite pour rejoindre notre camp. Il ne restait plus qu'à espérer que nous parviendrions à le retrouver.

Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

WANNA SEE MORE ?



MessageSujet: Re: An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

Revenir en haut Aller en bas

An other day in hell [WILLIAM&JACKIE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BORN TO BE A WALKER :: ARE YOU ALIVE ? :: CEMETERY :: VIEUX RPS-