(lenny) memories are our way of keeping the past alive
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MessageSujet: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Sam 31 Mai - 14:18



memories are our way of keeping the past alive
I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
Je regarde autour de moi et soupire. Bon sang, j'en ai déjà assez de voir sans arrêt les mêmes choses. Ce sont, sans aucun doute, mes hormones qui me font penser de la sorte, mais le fait est là. Je passe de plus en plus de temps dans cette maudite chambre, que je partage avec Gaylwen et, inévitablement, avec le bébé qui grandit en moi. Au départ, j'étais plus qu'heureuse d'avoir un espace rien que pour nous. Je l'avais été un peu plus encore quand j'avais pris le temps de m'attarder dans les dortoirs, bondés. Alors que maintenant, je ne savoure plus la chose de la même manière. Je passe de longues heures seule, à lire, ou à faire tout sauf m'amuser. J'aime lire, là n'est pas le problème. Mais je n'aime pas faire que ça, parce que je suis trop empotée pour marcher, selon Gaylwen, bien sûr. J'exagère un peu la chose, évidemment, mais c'est à peu près ça. J'ai envie de hurler au monde entier que je suis enceinte et pas handicapé, mais je doute que qui que ce soit m'écoute. Je fais donc juste en sorte de ne pas tomber sur n'importe qui, quand je me balade dans la zone. L'accouchement est imminent, je le sais. J'ai encore quelques semaines d'attente devant moi, mais j'ai maintenant hâte que cette heure arrive.

J'appréhende toujours un peu l'accouchement, c'est certain. Mais plus de la même façon. A présent, j'ai hâte que le bébé sorte et que je retrouve enfin toutes mes capacités. C'est pas gagné, pourtant. Sans plus prendre le temps de me lamenter sur mon bien triste sort, je me lève, non sans difficultés, du lit sur lequel j'étais avachie. J'en ai assez de voir ces quatre murs, et ce plafonds, que je connais par coeur avec le temps. Il faut que je sorte de là, avant de devenir complètement folle. Une fois devant la chambre, je prends quelques instants pour réfléchir à ce qu'il convient de faire. J'aime toujours autant Gaylwen, mais je ne suis pas franchement d'humeur à aller le voir. Et puis, il doit donner un coup de main à l'infirmerie, il n'a pas besoin que je vienne traîner dans ses pattes. Je retourne un bref instant dans la chambre pour enfiler une veste, et referme la porte derrière moi. Tant pis, j'irais où mes pas me mèneront. Une main posée sur mon ventre qui, mine de rien, fait son poids, j'avance d'un pas lourd. J'aime déjà ce bébé mais, sincèrement, j'en ai plus qu'assez. Être enceinte est bien ... Les premiers mois. Mais ça devient vite pesant, et c'est le cas de le dire.

Et puis nos conditions actuelles de vie n'aident franchement pas. Je ne peux pas me permettre de supplier Gaylwen pour des fraises à trois heures du matin. Et je n'ai pas un accès très facile aux toilettes. J'en ai bien besoin, pourtant. Je chasse ces pensées de ma tête et continue à avancer, sans réel but. Je me décide finalement à aller aider dans l'entrepôt où sont les stocks. C'est le moins que je puisse faire, non ? Je sais pourtant qu'on va sans doute me refouler, parce que mon ventre fait presque le double de moins. Mais je ne perds rien à essayer. Et puis, ce n'est pas comme si je désirais porter des trucs lourds et tout. Non, je veux juste donner un coup de main, compter quelques trucs, parler avec les personnes qui sont là-bas. Je demande pas la lune ! J'arrive rapidement là-bas -enfin, tout est relatif- et souris en constatant qu'il y a pas mal de gens dans le coin. Et même quelques nouveaux venus. Je plisse les yeux, et observe une silhouette que je reconnais. Ou, en tout cas, que je semble reconnaître. Je m'approche de cette personne, et souris faiblement en constant que c'est bel et bien celle que j'imaginais. « Lenny ? » Je demande tout de même, pour la forme plus que pour autre chose. Reste à savoir s'il va me reconnaître. Parce que la dernière fois qu'on s'est vus, je n'avais pas ce ventre énorme à trimballer partout avec moi.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Mer 4 Juin - 0:51

Sam ∞ Lenny
Memories are our way of keeping the past alive
La sueur dégouline lentement dans le dos de Lenny tandis que les muscles de ses bras se contractent à nouveau. Il accroche ses longs doigts abimés par ses conditions de vie depuis le début de l'épidémie autour des coins du carton rempli des ressources que d'autres personnes ont ramené de l'expédition qui vient de faire son retour triomphal au sein de la Zone. Il jète un œil et hausse un sourcil en découvrant un sachet rempli de minuscules boules noires avant de réaliser que ce sont probablement des graines et qu'ils prévoient de les planter dans le potager. Encore une idée à retenir, car de lui-même il n'aurait jamais eut l'idée de s'engouffrer dans un magasin botanique à la recherche de bébés légumes. Avec une lourde expiration, il soulève le paquet, plus lourd que le précédent, et se déplacent à larges pas jusqu'à la plate-forme roulante qui permettra d'apporter ces provisions dans la réserve. Et dès qu'il laisse tomber son chargement, avec le manque de délicatesse qui le caractérise, il retourne presque en courant au camion. Il prend ensuite trois larges bidons, probablement remplis d'essence, et retient un gémissement sur le trajet qui l'amène à la plate-forme de dépôt.
Cela fait une heure et demi déjà que le jeune homme fait ainsi des allers-retours en portant les chargements les plus lourds qu'il trouve afin de faciliter la tâche aux petites mains qui l'aident. Il a même du insister pour qu'une demoiselle d'à peine vingt ans et frêle, probablement une nouvelle venue qui n'avait pas eut de vrai repas depuis plusieurs jours, lâche une grande bouteille qu'elle peinait à porter à bout de bras. Et parce qu'il savait le sentiment d'impuissance qu'elle devait ressentir, et la frustration qui en découlait potentiellement, il lui avait conseillé d'aider avec des paquets légèrement moins lourds. Depuis, les deux s'indiquaient mutuellement là où l'autre était requis, et il espérait même faire de cette inconnue une complice au vu des sourires attendris qu'elle lui envoyait dès qu'elle le croisait. Une goutte de sueur tomba avec un bruit sonore peu délicat sur le cinquième bidon d'essence qu'il déposait sur la plate-forme de déchargement, et la personne en charge rigola doucement avant de lui dire : « Lenny, il reste presque rien, va te reposer. » Le ton de sa voix était suffisamment amusé pour qu'il comprenne qu'on n'était pas en train de se moquer de lui, aussi n'insista-t-il pas. De toute façon, il ne servirait à rien s'il était trop épuisé. Il s'assit alors sur un banc improvisé à l'aide de planches aux formes et aux tailles inadaptées et se contenta pendant dix longues minutes d'observer le mouvement des gens qui marchaient continuellement devant ses yeux. Bientôt, la transpiration sur sa peau sêcha et le froid commença à l'atteindre. Ce n'est que lorsqu'un frisson le fit trembler des pieds à la cime de son crâne qu'il se décida à bouger, se redressant péniblement après l'effort qu'il avait fourni.
Il s'approcha de la personne en charge, demandant rapidement s'il pouvait faire autre chose pour aider. « Va te reposer, on aura peut-être besoin de toi pour la prochaine expédition, » lui répondit-on, et Lenny hocha doucement de la tête. Il se dirigea lentement vers la porte qui menait dans le bâtiment principal, dans l'idée de s'allonger un moment sur son lit avant de partir à la recherche de Maggie. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas passé de temps seul avec sa tante, et cela lui manquait. Un sourire naquit sur ses lèvres rien qu'à l'idée du rire cristallin de la femme la plus importante de sa vie. Il effectuait quelques mouvements circulaires des épaules et du cou, histoire de se détendre un peu pour se reposer plus paisiblement, lorsque son nom résonna à ses oreilles sur un ton interrogatif. Le jeune homme s'arrêta brusquement et fronça les sourcils. Il connaissait cette voix, pourtant il ne parvenait pas à l'identifier aussi rapidement qu'il aurait du. Ce n'était pas la responsable. Ce n'était pas Eléna. Ce n'était ni sa mère ni sa tante. Il manqua de s'étouffer d'un rre silencieux quand son cerveau tint à émettre l'hypothèse que ce pouvait être Isaac. Déciment, son nouvel ami occupait un peu trop ses idées en ce moment – il se mettait même à harceler la pauvre Skylar. Il pivota lentement sur ses talons et lorsque son regard se posa sur la femme à l'origine de ses interrogations, il ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprise, bouche bée. Son cerveau ne parvenant pas à procéder l'information, il se contenta de sauter au cou de la demoiselle. Se redressant, il parvint à murmurer quelques mots compréhensibles : « Oh putain ! Sam ! »
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Mar 10 Juin - 13:09



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Je ne suis pas certaine de ce qui me permet de tenir le coup. De ne pas juste baisser les bras, et rester enfermée dans ma chambre jusqu'à ce que l'accouchement soit là. Je l'appréhende, et l'attends avec impatience en même temps. Je suppose que c'est compréhensible : je suis aussi grosse qu'une baleine, et à peine capable de me débrouiller toute seule. J'aime cet enfant mais là, franchement, trop c'est trop ! Je suis donc ravie de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes, ou revoir des visages déjà connus. Il y a beaucoup de monde dans la zone, et de plus en plus à mesure du temps, donc une infini de possibilités qui s'offrent à moi. Je sais que Gaylwen, bien que beaucoup plus détendu qu'auparavant, reste assez tendu et méfiant. Il ne veut pas faire confiance à n'importe qui et si je le comprends, je ne peux pas être de cet avis. Tout le monde a le droit à une chance, même si je m'approche de certains plus facilement que d'autres. Lenny est un cas à part. Je suis contente de le voir, tout en craignant un peu de retrouver ses mimiques et signes évidents de sa maladie. Je ne lui en ai jamais clairement parlé. Comment mettre un tel sujet sur le tapis, en même temps ? Il n'y est pour rien dans cette histoire, j'en ai conscience. Mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir garder une certaine distance entre nous. Parce que certaines de ses réactions me mettent mal à l'aise.

Je ne saurais expliquer vraiment pourquoi. Après tout, des malades, j'en ai connus. A commencer par ma mère. C'est peut-être de là que vient le problème, au final. L'impression de retourner en arrière, la sensation de se faire écraser par le poids trop important des souvenirs, plus ou moins douloureux. Mais bref, je suis tout de même contente. De le voir ici, vivant, et visiblement toujours aussi en forme. Il ne changera pas de sitôt, apparemment. Lenny, quelque peu brusque, s'agrippe à mon cou, et je souris, vaguement gênée, mais toujours heureuse de le retrouver. Même dans de telles conditions. « Oh putain ! Sam ! » Je souris de plus belle, et pose une main sur son épaule, pour le repousser légèrement. Ce n'est pas que je n'aime pas les câlins -bien au contraire !-, mais enceinte comme je le suis, il risque de faire mal à mon bébé. Et c'est la dernière chose que je veux. « Désolée, comme tu vois, je prends beaucoup de place ! » Je lance d'une voix amusée, masquant sans mal le malaise qui me gagne toujours quand il est dans le coin. C'est quand même incroyable, comme je suis rapidement gênée, avec lui. Il ne fait rien pour, pourtant. Mais ça vient tout seul, c'est inexplicable. Je ne le comprends pas moi-même, alors impossible qu'il le fasse de son côté. Je baisse la tête pour regarder mon ventre -vraiment énorme !-, puis pose ma main dessus et regarde de nouveau Lenny. Il semble être en forme. Comme toujours, je suppose.

« Tu vas bien ? » Je lui demande après une minute de silence léger. Je regarde vaguement derrière lui, à la recherche de sa mère et sa tante. Je sais qu'il ne s'en sépare jamais, et même si je n'oserai pas lui poser une telle question, je me demande où elles sont. On ne sait jamais, il pourrait très bien leur être arrivé quelque chose. Je refuse de prendre le risque de lui demander telle chose. Je n'arrive pas à les voir, et finis donc par abandonner, vaincue. Il finira bien par me le dire, de toute façon. J'ai eu largement l'occasion de lui parler et d'apprendre à le connaître. Je sais qu'il me parlera d'elles. « Je suis contente de te revoir. » Sous-entendu "je suis contente que tu sois encore en vie". Mais ça ne sert plus à rien de le dire à voix haute, tout le monde le comprend et le sait très bien. Ce n'est pas tous les jours que l'on revoit de vieilles connaissances. La zone a beau être pleine de monde, c'est un pays très vaste. Toute sa population survivante ne peut pas être ici, tout comme tout le monde n'a pas survécu. Il y a forcément des personnes que l'on a un jour connu qui ont disparu, emportées par ce virus, ou tuées par un de nos congénères. Il faut s'attendre à tout dans ce monde. Mais surtout pas à revoir des amis, de la famille. Ce serait la pire des désillusions.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Lun 23 Juin - 11:41

Sam ∞ Lenny
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Si Maggie et Lucy ressentaient encore de la méfiance vis-à-vis des fondateurs et des habitants de la Zone 51, ce n'était pas le cas du troisième des Aguirre encore vivant. Lui, au contraire, se sentait parfaitement à l'aise en évoluant au sein de ces bâtiments et parmi ces gens, et tous les prétextes étaient bons pour qu'il propose son aide. Il y a quelques jours, il avait même commencé à apprendre à faire la cuisine, une activité que les plus machistes des hommes présents refusaient systématiquement, et il était bientôt de corvée potager, ce qui était presque devenu son passe-temps favori – un parmi tant d'autres, car Lenny n'avait jamais suffisamment de choses à faire pour s'occuper les mains et l'esprit. Il était reconnaissant à ce lieu d'exister et à ces personnes de le faire fonctionner, pas tellement pour lui qui pouvait évoluer aussi bien en tant qu'électron libre, mais pour tous ces regards qu'il croisait désormais quotidiennement et qui hurlaient l'envie de vivre, et non plus de survivre. Et en posant son regard brun sur le ventre arrondin de Sam, il aurait pu sentir cette reconnaissance bondir et jaillir et grandir s'il y avait pris garde.
Il se recula légèrement, avec une délicatesse qui lui était rare. Cela se voyait à ses gestes gauches, à son attention démesurée, à son regard écarquillé. « Désolée, comme tu vois, je prends beaucoup de place ! » Un léger rire échappe au jeune homme, avant que ses iris ne remontent afin de se poser sur le visage de Sam. Il y a pourtant plusieurs mois maintenant qu'il l'a croisée, et elle lui semble n'avoir pas changé. Pourtant, ses traits sont plus matures, marqués par la fin de l'espoir qui l'habitait encore au tout début de l'épidémie, quand ils se sont croisés à San Diego. « Tu vas bien ? » Un nouveau sourire nait sur les lèvres du brun, qui hoche vigoureusement de la tête sans parvenir à cesser totalement de lancer des regard furtifs sur le ventre de celle qu'il considère comme une amie. « Oh, oui oui ! Je viens d'arriver ici, il y a peut-être deux semaines, avec Maman et Maggie... D'ailleurs il faudrait que tu les vois ! » Ses longs bras font des gestes dénués de sens alors qu'il voudrait montrer la direction dans laquelle les deux femmes de sa vie se trouvent. Sauf qu'il n'en a pas la moindre idée – c'est la seule chose qui le dérange dans la zone. Le trio a été éparpillé par la foule humaine des survivants. Sa mère doit probablement se trouver à l'infirmerie, et sa tante rôde probablement aux alentours, peu désireuse de se mêler aux habitants lambda. Un silence tranquille s'installe entre eux, et au moment où Lenny ouvre à nouveau la bouche, Sam reprend : « Je suis contente de te revoir. » Leurs mots se chevauchent : « Alors, ça fait combien de mois ? » Un rire nerveux le parcourt deux courtes secondes.
Lui aussi est heureux de la revoir, mais pour une raison qu'il ignore lui-même, il est aussi gêné. Peut-être est-ce ce signe de maternité qui l'intimide, mais il n'a plus l'impression de pouvoir la traiter comme il l'a fait ces quelques jours qu'ils ont passé ensemble. Un respect nouveau le prend aux tripes et son sourire est moins malicieux. Il ne s'adresse plus à une fille, mais à une femme, et pour lui c'est totalement différent, sans même qu'il le remarque consciemment. Il fait quelques pas en direction d'un vieux banc en bois, l'invitant d'une douce pression sur l'épaule à le suivre. Il s'assied sans attendre qu'elle en ait fait de même, persuadé de toute façon qu'elle va le suivre. Les yeux dans le vide, ses jambes trop longues pour lui se balançant dans les airs, dans le court espace libéré entre les lattes de bois du banc et le sol de pierre dure, il sourit vaguement. « Moi aussi je suis content de te voir, » répond-il doucement. Il comprend ce qu'elle a voulu dire par là. Les souvenirs défilent devant ses yeux, et il revoit la Sam qui se battait vigoureusement pour rester en vie. Un visage masculin l'accompagne. « Oh ! Le... le père, » fait-il presque mal à l'aise en montrant de manière floue le ventre de la jeune femme du doigt, « c'est Gaylwen ? » Il se souvient du grand gaillard qui accompagnait Sam partout où elle allait. Si sa mémoire ne le trompe pas, c'est lui aussi qui a poussé leur groupe de cinq à se rediviser. Visiblement, le destin n'a pas l'air d'être de son avis.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Mar 24 Juin - 15:15



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La réaction de Lenny ne se fait pas attendre. Je suppose que j'aurais dû m'en douter et m'y préparer. Mais je suis tellement habituée, à présent, à subir les regards des gens que je n'y prête plus vraiment attention. Là, c'est différent. Parce que c'est Lenny, quelqu'un que je connais, et d'avant ma grossesse qui plus est. Alors forcément, c'est différent. Je n'ai pas de quoi avoir honte ou envie de me cacher, mais je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qu'il se dit sur tout ça. J'ai beau avoir conservé une certaine distance entre nous, je l'apprécie. Il ne ferait pas de mal à une mouche, comment pourrais-je le détester ? Certes, sa maladie me mettait parfois quelque peu mal à l'aise, mais on s'y fait à la longue. Ou, en tout cas, on n'y prête plus autant d'intérêt parfois négatif. Je fais comme si de rien était, et déconne. Comme à mon habitude, je ne suis pas certaine de vouloir m'attarder sur le sujet. J'aime déjà ce bébé et j'ai du mal à accepter les critiques. Je ne pense pas, pourtant, que Lenny serait capable de me dire quoi que ce soit de méchant. Je me méfie, néanmoins. Tout est question de méfiance, à présent. Que ce soit à propos de notre sécurité, de la manière de penser des gens, de leurs habitudes. Et par rapport à ça, forcément, je garde une certaine réserve. Réserve qui sera toujours là, même une fois le bébé né. Je ne suis pas sûre, d'ailleurs, de vouloir laisser grand monde s'approcher de mon futur enfant.

Lenny n'a pas changé. Physiquement, il a peut-être l'air un peu plus mur. Mais mentalement, c'est toujours la même chose. De l'excès, des grands gestes. En soit, ça ne me dérange pas tant que ça. C'est juste ... Perturbant, et assez gênant parce qu'il me rappelle parfois ma défunte mère. Là encore, je fais bonne figure et lui souris. Inutile de se prendre la tête pour l'instant. Je suis heureuse de savoir qu'il est en vie, et que sa mère et sa tante aussi bien sûr. C'est tout ce qui compte. « J'ai hâte de les revoir, ça fait longtemps. » J'évite de dire que je suis contente de les savoir tous en vie. Ce n'est pas quelque chose à dire à voix haute. Déjà parce que je doute que ce soit une très bonne idée, et aussi parce que c'est quelque chose de sous-jacent, que tout le monde pense sans oser le dire. A tous les coups, il pense la même chose que moi: "Bon sang, elle est en vie !". Je ne peux pas garder le silence. Il faut que je dise quelque chose. Que je lui dise à quel point je suis ravie, et heureuse de le voir ici. Je ris légèrement -premier rire depuis plusieurs jours déjà-, et suis Lenny sans me poser des questions. Il a fallu que l'on prenne la parole en même temps. Nous avons tout le temps devant nous pour parler de tout et de rien, de toute façon.

Je suis certaine, d'ailleurs, que nous avons un tas de chose à nous dire. En quelques mois, il s'en est passé des événements. Le plus flagrant est, sans aucun doute possible, ce bébé qui prend déjà toute la place. Je m'installe à ses côtés, sans perdre mon sourire. Je suis sincèrement contente de le revoir, aussi douloureux soit-il d'avoir quelqu'un d'aussi facilement associable à ma défunte mère. Je pose une main sur mon ventre, et me tourne vers lui. J'attends. J'attends qu'il ne se libère, et me pose enfin toutes les questions qui semblent lui brûler les lèvres. Je comprends sa curiosité ; la dernière fois que l'on s'est vus, je pesais 50 kilos toute mouillée, et je pouvais courir, sauter, frapper à ma guise. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, vous parlez d'un choc. Comme je m'y attendais, il ne met pas longtemps avant de se libérer. Sa pudeur et sa gêne apparentes me font sourire de plus belle. « Oui c'est Gaylwen. » C'était donc déjà si évident à l'époque ? « Et j'accoucherai dans quelques semaines, je pense. C'est pour ça qu'on est venu là, d'ailleurs. » Parce que Gaylwen a beau avoir fait des études de médecine, ça ne suffit pas. Loin de là, même. J'ai besoin de médecins diplômés, d'une infirmière pourquoi pas. Dans la zone, nous avons tout ce qu'il faut. Enfin, presque, bien sûr.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Sam 12 Juil - 13:04

Sam ∞ Lenny
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Le court trajet jusqu’au banc permet à Lenny de jeter des regards à la dérobée à Sam. Il ne peut pas s’empêcher de sourire comme un gamin à qui l’on aurait fait le plus beau des cadeaux, et pourtant il se sent un peu mal à l’aise. Et de la voir se déplacer avec plus de difficultés que la première fois qu’ils s’étaient rencontré lui permet de commencer à mettre le doigt sur la cause de son ressenti. Avec l’innocence naïve qui le caractérise parfois, mais que les gens ont souvent du mal à accepter comme étant un trait positif de sa composition psychique, il considère désormais cette femme comme un véritable trésor. Il n’a absolument pas idée que cela peut être fatigant d’être traitée de cette manière, entourée par des soins constants et étouffants, ou surprotégée au point de ne plus pouvoir profiter du fait d’être en vie. Mais il y a une telle différence entre les mouvements de cette Sam, et ceux de la frêle demoiselle qu’il avait croisée à San Diego ! Elle sautait dans tous les sens pour fuir les rôdeurs et frappaient dès qu’elle se sentait menacée. Elle était vive et tranchante et malgré cela elle gardait en elle un quelque chose de pétillant qu’il avait tout de suite apprécié.
Tandis qu’elle attend ses questions, qui ne tardent pas à franchir le seuil de ses lèvres, Lenny ne peut s’empêcher de plonger son regard brun dans le sien. Avec un calme qui ne lui ressemble pas, seules ses jambes remuent et le reste de son corps parvient à garder l’immobilité. Un véritable exploit du quotidien pour lui, mais c’est instinctif : comme s’il savait qu’en présence de Sam, il devait faire plus attention. Et cela, même avant que le bébé n’arrive – ça accentuait seulement la nécessité d’efforts inconscients de sa part. Et dans les iris de la jeune femme, il put retrouver celle qu’il avait connue au début de l’épidémie. Un nouveau sourire s’inscrivit alors sur ses lèvres, teinté de rassurement. Les mois passés à affronter la dure réalité du monde tel qu’il était devenu, la grossesse, la solitude ; car Lenny était persuadé que Gaylwenn n’avait accepté la présence de personne avec eux deux, sinon pourquoi aurait-il ainsi fui les Aguirre ? ; toutes ces épreuves n’avaient pas altéré Sam au point qu’elle soit une personne complètement différente de celle qu’il avait commencé à connaître dans sa ville natale. Un léger soupir lui échappa, tandis qu’il écoutait les réponses de la survivante.
Il hocha la tête un peu trop vigoureusement quand elle confirma que le bébé était de Gaylwenn. Un petit sourire en coin naquit rapidement au coin de la bouche du brun avant de disparaître, ne laissant de trace que dans la malice du regard du jeune homme. Il jeta ensuite un œil à ce qu’il se passait devant eux. Oui, la zone était un lieu de providence pour ce genre… d’événement. Il sourit franchement et échangea un geste de la main avec l’un des hommes avec qui il avait travaillé la veille, et se permit de rire en voyant la jeune femme qui avait commandé le débarquage du dernier voyage hors de l’espace sécurisé, qui portait un sac visiblement léger mais plus haut qu’elle. Soudain, une idée émergea dans son esprit et il se tourna un peu vivement vers Sam : « Mais, vous êtes venu pour les soins médicaux du coup, c’est ça ?! » Un sourire plein de joie franche avait prit possession de tout son visage. « Ma mère a reprit ses activités de médecin depuis qu’on est arrivé ! C’est parfait non ? Et je vais apprendre aussi ! » ajouta-t-il sur un coup de tête. Après tout, s’il pouvait aider dans quelque domaine que ce soit, il était partant. Et si jamais Sam devait accoucher et que sa mère était trop loin, ou occupée avec un blessé grave, ou… il se refusa à songer à la dernière raison qui pourrait nécessiter qu’il accouche Sam plutôt que Lucy, et posa un regard qui se voulait confiant sur la jeune femme. Un voile d’hésitation passa cependant sur son visage : « Tu… tu penses que Gaylwenn sera content de me revoir ? » Ce qu’il voulait dire, avec ses questions enfantines et ses peurs maladives, c’était que l’homme n’avait pas eu l’air d’apprécier leur compagnie au début de l’épidémie. Il ne voulait pas poser de problèmes à Sam.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Dim 13 Juil - 15:36



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Lenny n'a pas changé ; c'est l'une des premières choses à peu près censées que je me dis, en le voyant. Il est toujours aussi énergique, toujours aussi souriant. Bref, il est toujours lui-même. Je ne sais pas ce par quoi il est passé depuis la dernière fois que l'on s'est vus, alors que c'était plutôt évident de mon côté. Impossible de rater ma grossesse. Impossible de ne pas voir mon regard plein d'ennui. Je crois que tout le monde s'en est rendu compte à présent, même si ça ne les empêche pas de continuer à me traiter comme une poupée de porcelaine. Lenny a tout un tas de questions à me poser, je le vois dans ses yeux avides de tout savoir. Il est comme ça, Lenny, ça ne m'étonne même plus. Et ça ne me donne pas envie de partir en courant. Du moins, plus. Parce qu'à l'époque, j'avais du mal à rester en sa présence sans être mal à l'aise au possible. Là, tout est différent. J'ai changé, et ma grossesse y a été pour beaucoup. D'une certaine façon, elle est ce qui me permet de tenir plus en place, et de ne pas aller risquer ma vie dehors. Et si elle représente quelque chose d'absolument fabuleux - surtout dans ce monde rongé jusqu'à la moelle - elle est un fardeau. Elle m'empêche de faire énormément de trucs. Et elle ne fait qu'attirer la compassion autour de moi. Et, bordel, je déteste ça.

Avant l'épidémie, déjà, Gaylwen et Tyler avait la nette tendance à me protéger, à me suivre de partout, et à essayer de m'empêcher de sortir quand je le voulais. Je suis censée être indépendante, pas incapable de m'occuper de moi-même toute seule. C'est pourtant ce que je suis, maintenant. Et ça, personne ne l'a raté. Lenny non plus, forcément. Je hoche la tête vigoureusement à sa question vive. Au vue de son expression, il a une idée derrière la tête. Et comme j'ai plus ou moins appris à cerner ses réactions, et ses comportements, je sais qu'il ne se fera pas prier avant de me dire ce qu'il retourne. Je souris malicieusement en voyant mes pensées se confirmer, et me retiens de rire face à son empressement. C'est toujours un peu ... bizarre pour moi, de le voir agir. Pourtant, je trouve ça plus drôle qu'autre chose. Peut-être parce que beaucoup de temps s'est écoulé depuis notre dernière rencontre. Ou peut-être, plus simplement, que j'avais perdu de le côtoyer. Je vais faire en sorte de m'accoutumer à ses réactions atypiques. Car, une fois de plus, Lenny me prouve qu'il est plein de bonnes intentions. C'est un amour qui ne mérite pas que je sois distante avec lui. « Génial, je n'aurais pas pu espérer mieux ! » Je m'exclame, sincère. Après tout, je connais Lenny. Je connais sa mère. Il est plus facile d'être en confiance avec des gens que l'on connaît un minimum.

Je souris de plus bel, attendrie par son inquiétude soudaine. Je jette un regard sur la gauche, comme si Gaylwen s'apprêtait à débarquer. Ce n'est pas le cas, pourtant, je le sais bien. Je plante mes yeux dans ceux de Lenny et pose une main que je veux apaisante sur son épaule. « Ne t'en fais pas pour ça, Gaylwen a changé, lui aussi. » Beh oui, tout est différent maintenant. Déjà, nous sommes ensemble. Mais il apprend aussi peu à peu à vivre dans la zone, en communauté. Ce n'est pas dans ses habitudes, et je suis certaine que cela aura un impact sur lui. Notre arrivée est encore assez fraîche, il faudra donc attendre un peu. « Surtout, n'hésite pas à lui dire ce que tu viens de m'annoncer. Il sera ravi, lui aussi, de pouvoir compter sur toi et ta mère. » Je repose ma main sur ma cuisse, l'air amusé. ça l'est, Gaylwen est plein de surprises. « Il vous connaît un peu, c'est forcément un point en votre faveur. » Je rigole légèrement, imaginant parfaitement la réaction de Gaylwen. Après tout, si nous sommes là, c'est pour s'assurer que l'accouchement se passe bien. Alors, Gaylwen s'adoucira forcément en sachant que Lenny veut nous aider.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Sam 26 Juil - 16:26

Sam ∞ Lenny
Memories are our way of keeping the past alive
Déjà il s'imaginait aux côtés de sa mère, lui apportant les éléments nécessaires à un accouchement. Il s'imaginait se bruler les doigts sur les bords d'un seau rempli d'eau bouillante, apportant une serviette sur un troisième bras qui lui était poussé pour qu'il puisse être efficace... Il n'arrivait cependant pas à s'imaginer accueillir le nouveau-né entre les jambes de Sam, d'une part parce qu'il la respectait trop pour chercher à s'imaginer cette partie de son anatomie et d'autre part parce qu'il ne savait à vrai dire pas comment cela se présentait dans la situation donnée. Une expression concentrée s'inscrivit alors sur le visage de Lenny, indiquant sa résolution intérieure à apprendre les rudiments de médecine auprès de sa maman. Cela faisait plus de deux ans que l'apocalypse avait commencé et que chacun devait se battre non plus pour vivre mais bel et bien pour survivre ; malgré cela, il n'avait jamais prit la peine de savoir comment se soigner, à part se mettre un pansement sur le bout du doigt. Quel besoin en avait-il, de toute façon, entouré par sa mère et sa tante ? Il se contentait de tuer du zombie sans penser au lendemain. Jusqu'au jour où il avait entendu ce message sur une radio avec laquelle il s'amusait depuis plusieurs jours. Au début, il n'y avait pas cru, mais Maggie entendait bien la même chose que lui derrière les grésillements... Alors il avait convaincu les femmes de sa vie de le suivre dans cette aventure et ils avaient fait demi-tour. Et désormais qu'ils avaient trouvé cette zone miraculeuse, il prenait conscience de nombreuses lacunes de sa part. Il ne pouvait plus laisser sa mère prendre soin de lui, il devait lui donner l'occasion de reprendre sa vie en main, en acceptant de grandir et d'avoir une existence à lui, indépendante des regards et des gestes tendres maternels qui le faisaient tenir jusqu'à maintenant. Il avait commencé à apprendre à s'occuper d'un potager, et il adorait ça. Il n'y avait aucune raison pour qu'il ne montre pas le même enthousiasme à étudier la discipline de sa mère, au contraire.
Mais s'il y avait bien un domaine dans lequel il ne changeait pas, et ne désirait pas changer en vérité, c'était au niveau des relations sociales. Il avait toujours su trouver son chemin dans la jungle humaine de San Diego, malgré sa différence, malgré sa maladie. Il continuerait à agir ainsi parce que, tel que son père le lui avait souvent répété, ceux qui n'étaient pas capables de l'apprécier pour ce qu'il était ne valaient pas le coup. Après tout, il était d'une compagnie plutôt agréable, et trop positif plutôt que le contraire. Etant donné l'ambiance actuelle du monde, cela ne pouvait de son point de vue que faire du bien, et il avait du mal à saisir les pessimistes qui considéraient cela comme une marque de bêtise. Il avait survécu tout ce temps. Au contraire, perdre espoir signifait se laisser mourir : car quel était le but, si l'on ne nourrissait pas l'espoir de faire repousser la graine de la vie ? Visiblement, Sam partageait au moins cet avis, puisqu'elle semblait chérir l'être nouveau qu'elle ne tarderait plus à mettre au monde. Et elle semblait également de l'opinion que Lenny était un garçon sympathique, puisqu'elle lui assurait que Gaylwenn parviendrait à surmonter ses réticences. Il sourit doucement, un peu rassuré. Il lui faudrait faire face au gaillard pour être complètement convaincu, pourtant ; car le compagnon de la jeune femme avait laissé une forte impression à l'adolescent qu'il était encore quand ils s'étaient connus. Sam et lui avaient été les premiers êtres vivants qu'ils avaient croisé en sortant de chez eux après deux longs mois assiégés par les rôdeurs, et il avait assez mal vécu dans un premier temps que Gayl' insiste pour qu'ils se séparent. Etant donné les rumeurs qui circulaient sur les habitudes de certains survivants, il comprenait désormais un peu plus les peurs de l'homme, mais avaient peur du rejet, comme à son habitude. Pourtant, les arguments qu'alignaient la future maman en leur faveur finirent par gagner la confiance de Lenny. Un sourire franc se dessina sur ses lèvres. « Et il est où en ce moment ? Vous vous habituez bien à la Zone ? C'est agréable non ? » Ce disant, il porta un regard de gamin sur tout ce qui les entourait. Les mains accrochées au bois du banc, entre ses deux jambes, il avait l'air d'un enfant ébahi face à des merveilles innombrables. Il faut dire qu'il n'avait pas encore tout à fait eu le temps de s'ennuyer du paysage, encore nouveau pour lui, de la Zone.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Lun 28 Juil - 15:25



memories are our way of keeping the past alive
I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
Je me rappelle sans mal nos débuts, quand l'épidémie ne semblait encore être qu'un mauvais moment à passer. Du moins, c'est ce que j'arrivais encore à m'imaginer à ce moment-là. Et puis, j'ai perdu Tyler. Et c'est peu de temps après que nous sommes tombés sur Lenny et ses proches. Evidemment, il nous fallait nous entraider pour nous en tirer vivants. Alors, bien sûr, je n'aurais pas pu les repousser et les demander de faire leur chemin de leur côté. Et j'ai Gaylwen d'en faire de même. Je l'avoue, depuis que nos chemins se sont séparés, je n'ai pas vraiment pris le temps de me repencher sur toute cette histoire. Bien sûr, j'ai déjà eu une fois ou deux une pensée dans leur direction, espérant que tout se soit bien passé pour eux. Mais tant de choses se sont passées - comme l'en montre mon ventre surdimensionné, notamment -. Cela a eu le mérite de faire passer le temps plus vite. Alors, forcément, je suis heureuse de voir Lenny, de savoir qu'il va bien, et qu'il en est de même pour sa mère et sa tante. J'arrive aussi, de manière étrange, à ne pas paniquer face à Lenny et ses réactions excessives. Peut-être parce qu'il a changé, et que de mon côté aussi. Peut-être que très rapidement, mes vieilles habitudes le concernant reprendront le dessus. Mais pour l'heure, ce n'est pas le cas, et je compte pleinement en profiter. Lenny semble bien décider à me donner un coup de main avec tout ça, et loin de moi l'idée de le repousser.

Ce n'est pas mon genre et, surtout, c'est gentil de sa part. Je me vois mal lui dire de dégager. Peu à peu, je me rends compte qu'il n'a pas tant changé que cela, au final. Il est toujours très ... Mouvementé. Et il pose tout un tas de questions, sans me laisser le temps d'y répondre. Du Lenny tout craché, semble-t-il. Je souris face à ces questions incessantes, qui me tombent dessus de nouveau. Non, il n'a vraiment pas changé. « Il a fait des études de médecine, alors il aide dans le centre médical. » C'était soit ça, soit il se proposait pour diverses expéditions. Evidemment, il ne a choisit cette première option, qui me convient bien mieux. Et, dans le fond, je suis certaine qu'elle lui convient, à lui aussi. Nous pouvons enfin avoir une vie plus ou moins normale ici, et personne n'ira cracher dessus, j'en suis sûre. « Et oui, je trouve qu'on est plutôt bien ici. Bon, on tourne vite en rond, mais je suppose que c'est un mal pour un bien. » Tout particulièrement quand on est enceinte, et à peine capable de marcher pour aller se chercher sa propre bouffe. Mais ça, je me retiens de l'ajouter. J'ai l'impression de ne faire que ça ces derniers temps : répéter les mêmes plaintes. Encore et encore. Si pour moi c'est lassant, je n'ose pas imaginer ce que cela donne chez les personnes qui m'écoutent. Les pauvres.

Je jette un bref regard en direction de la zone, qui nous entoure totalement. Puis je repose mes yeux sur Lenny, toujours à mes côtés. « Tu verras, c'est vraiment très bien ici. Dans l'ensemble, les gens sont plutôt sympas. Et surtout, tout le monde n'a pas besoin d'aller risquer sa vie dehors. » Certains le doivent, bien sûr. Pour la survie du groupe dans sa globalité. Mais les gens comme moi, ou ceux qui ne peuvent pas aller dehors pour diverses raisons, n'ont pas àl e faire. Et c'est ce que j'apprécie tant dans cet endroit. Même si je pourrais aussi citer les points négatifs, s'il le fallait. « D'ailleurs, où sont ta mère et ta tante ? » Je m'autorise à lui demander parce que je sais qu'elles vont bien. Je me demande juste où elles peuvent bien être passées. A la découverte de la zone, peut-être ? Cela ne m'étonnerait pas, il y a quand même pas mal de chose à voir, au début. Après, bien sûr, les choses se tassent, et on s'habitue à l'endroit. Dans certains cas - comme le mien, par exemple -, on s'en lasse. Ce n'est pas tant le fait de voir toujours les mêmes visages qui me dérangent. Bien au contraire, j'adore ça. Mais devoir rester inactive à longueur de journée n'a rien de plaisant. Surtout quand on sait que certaines personnes risquent leur vie dehors pour pouvoir amener à manger pour ceux qui restent ici. C'est vraiment très difficile à accepter, pour moi.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Jeu 14 Aoû - 23:44

Sam ∞ Lenny
Memories are our way of keeping the past alive
Il se souvient des heures qu'il a passé seul, ou en compagnie de Maggie, quand ses parents étaient tous les deux pris par leurs emplois exigeant. Son père n'avait que de rares permissions lui permettant de passer du temps avec son fils et sa femme, et ils se réjouissaient tous quand ils trouvaient le temps d'avoir une conversation via Skype, mais le jeune Lenny s'était rapidement habitué à cette situation, car elle avait toujours existé à ses yeux. Son père avait eu la chance de pouvoir passer les dix-huit premiers mois aux côtés de sa femme mais il avait bientôt du reprendre ses responsabilités militaires, plus importantes apparemment que la paternité. Et son fils avait grandi avec cette absence inscrite comme une évidence dans le déroulement des choses. Son père ne lui manquait que rarement, et il se réjouissait toujours simplement de le retrouver. Avec sa mère, c'était différent. Elle était toujours, ou presque, avec lui. Et elle l'avait éduqué de telle sorte qu'il avait longtemps considéré qu'elle lui était dédiée, qu'il était la seule chose dont elle s'occupait. Dès qu'il y avait un souci, elle était là et le prenait dans ses bras. Aussi avait-il du mal à comprendre, quand ses recherches médicales la prenait soudainement et qu'elle ne pouvait pas lui accorder son attention. Il avait été méchant, mesquin, désagréable avec sa tante quand elle tentait vainement de lui faire oublier l'absence de Lucy. Il s'en était d'ailleurs voulu par la suite.
Il n'imaginait pas ce que cela aurait été, de suivre des études aussi exigeantes que la médecine, s'il avait déjà du mal à supporter que sa mère en fasse son travail. Son respect pour Gaylwenn, déjà imposant dans son imaginaire fantasmagorique, n'en fut qu'agrandit lorsqu'il apprit qu'il était également capable d'une telle rigueur. « Wow... » se contenta-t-il de lâcher dans sa barbe, les yeux flottants dans le vide tandis que ses pouces caressaient machinalement la matière du banc sur lequel ils étaient installés. Il reporta son regard noisette sur Sam lorsqu'elle reprit la parole. Aussitôt, un large sourire s'imprima à ses lèvres, plus comme un réflexe intégré dans son ADN que comme une surprise illuminant son visage. « Aaah ! Tourner en rond, j'y crois pas ! » s'exclama-t-il d'un air malicieux. En effet, il avait commencé à entrainer son nouvel ami, Isaac, qu'il avait banalement rencontré en faisant la vaisselle, dans des expéditions auxquelles il donnait des airs de merveilleux voyages de pirates, dans les méandres des couloirs de la Zone 51. Comme un enfant lancé dans une chasse au trésor, il était convaincu – ou peut-être se convaincait-il afin de donner encore plus d'attrait à cet endroit, et pour avoir une occasion de trainer Isaac dans ses pattes – que de nombreux espaces insolites, secrets ou magiques restaient à découvrir. Il y mettait tant d'entrain que, même si le succès concrêt de leurs recherches n'était pas toujours là, les deux larons avaient l'impression d'avoir fait des découvertes majeures, comme les explorateurs des Amériques. La Zone était un nouveau terrain de jeu pour cet éternel enfant.
Son sourire prit une teinte légèrement plus apaisée quand Sam évoqua les gens qui habitaient ici et qui s'agitaient, pour certains, devant leurs yeux à l'instant même. Lenny changea de position, se mettant davantage face à la scène et de profil, par conséquent, à son interlocutrice. Il se pencha un peu en arrière, déplaçant ses mais pour le soutenir, tandis qu'un de ses pieds dessinait des aller-retours au sol. « Je pensais que je sortirais plus souvent, quand on est arrivés, » lacha-t-il enfin. Non pas qu'il se plaignait – jamais il n'aurait osé remettre en question les décisions des Grands Manitous de la Zone 51, qu'il traitait en quelque sorte comme des divinités – mais cela l'avait surpris au départ. Il pensait que sa force brute aurait été bienvenue dans les expéditions ; au final, il était soulagé de l'état des choses et surtout d'avoir son mot à dire. Il n'avait ainsi pas à expliquer les crises et tout ce qui en résultait. Il pouvait simplement accepter ou refuser de participer à une expédition. Parfois, cependant, un vent de liberté soufflait dans sa tignasse brune et il courait rejoindre Maggie avec qui il sortait parfois malgré les directives. En parlant du loup... « Bah ! » Un rire le secoua brièvement. « Maman est au centre médical aussi, si ça se trouve elle a croisé Gaylwenn ! Maggie fait la difficile et elle refuse parfois de rester dans la Zone, elle rôde un peu à la frontière... » En réalité, sa tante se pliait aux exigences des responsables, mais il était vrai qu'elle passait le plus clair de son temps près des barrières et qu'elle insistait pour faire partie de la quasi-totalité des sorties.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Sam 16 Aoû - 13:16



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I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
Revoir une tête connue, mais perdue de vue depuis trop longtemps, me fait un bien fou. Cela me permet d'oublier, l'espace d'un instant, tous mes tracas. Ceux qui s'accumulent, s'infiltrent sous ma peau et m'empêchent clairement de profiter pleinement de la sécurité et du confort apportés par la zone. Oh, bien sûr, je leur suis à tous redevable de tout ce qu'ils font. C'est eux, ces gens qui sortent, qui veillent à la sûreté des lieux, qui me permettent de ne pas avoir besoin de me soucier de tout ça. Je peux ainsi profiter de chaque instant de ma grossesse, et ne pas m'inquiéter en continu. Gaylwen veille, de toute façon, personnellement à ce que ce ne soit pas le cas. Il n'a de cesse de me répéter que je dois me ménager, et profiter de mon état pour reprendre du poil de la bête. C'est plus facile à dire qu'à faire. Je m'inquiète malgré tout. Je suis souvent réveillée en sursaut après un cauchemar des plus réalistes. Mais il a raison : nous sommes chanceux. D'être arrivés jusqu'ici sans réel incident. D'être arrivés ici tout court, en fait. Alors, oui, je suis contente que Lenny soit là aussi. Au moins, je suis rassurée quant à leur santé à tous les trois, d'autant plus qu'il a l'air aussi ... Mouvementé qu'auparavant. Même s'il semble avoir comme principal objectif de me ménager. Sa réflexion ne m'étonne pas vraiment. Je me rappelle de lui comme d'un hyperactif bien difficilement capable de tenir en place.

J'imagine que le confinement dans lequel nous sommes maintenant ne peut pas être des plus plaisants pour lui. Néanmoins, je ne comprends pas trop. Beaucoup de personnes sortent quand ils le souhaitent ... Dans la limite du raisonnable, bien sûr. Les gardes n'ont pas que ça à faire, de fouiller encore et encore les personnes qui font des allers-retours. « Quand ils sauront, eux aussi, qu'ils peuvent te faire pleinement confiance pour ne pas revenir les mains vides, je suis certaine que tu pourras sortir autant que tu le souhaite. » Je tente de le rassurer, sourire aux lèvres. Je comprends que ce ne soit pas simple, pour lui. Il vient d'arriver, et doit encore s'accommoder aux règles, et aux diverses obligations qu'amène notre vie dans la zone. Il lui faudra du temps, mais je suis sûre qu'il finira par s'y faire. On l'a tous fait, après tout. La curiosité l'emportant sur tout le reste, je finis par lui poser des questions. Sur sa mère et sa tante, notamment. Cela me permet de changer de sujet, et de ne pas plus m'attarder sur les inquiétudes qui me secouent dès que la question de mon accouchement revient sur le tapis. Et puis, je les ai beaucoup appréciées toutes les deux, je suis ravie de les savoir en bonne santé aussi. Je m'inquiète juste de savoir où elles sont, et le pourquoi du comment de la solitude de Lenny. Sa réponse ne me surprend pas plus que cela. Je me rappelle de sa tante comme d'une personne déterminée à protéger sa famille. Ce n'est pas étonnant qu'elle ne tienne pas en place.

Leurs liens familiaux ne m'ont jamais paru aussi évidents, quand je vois tous les points qu'ils ont en commun. Enfin bref, je tourne la tête en direction de Lenny, un léger sourire flottant toujours sur mon visage. Il faudrait que toutes les journées passées dans la zone soient ainsi : faites de soulagement et de retrouvailles. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Alors, je compte bien profiter de sa présence. « Ça ne m'étonne même pas ! » Je lâche, rigolant légèrement. Ma main se pose instinctivement sur mon ventre, comme je le fais très souvent depuis que j'ai découvert ma grossesse. « Et toi, qu'est-ce que tu fais dans la zone ? Tu as su trouver ta place ? » Je lui demande, curieuse, et désireuse d'en apprendre plus sur sa vie depuis son arrivée ici. Je sais qu'il est doué dans plein de domaines, et qu'il maniait très bien les armes, dehors. Mais s'il ne peut pas sortir aussi souvent qu'il l'espère, je me demande bien ce qu'il peut faire de ses journées, et de son temps libre. Non pas que je ne l'imagine pas faire quoi que ce soit d'autre, mais ma curiosité est plus forte que tout. A-t-il, lui aussi, des connaissances en médecine ? Grâce à sa mère, par exemple ? A moins qu'on ne lui ait trouvé une place toute autre, dans les cuisines ou ailleurs. Je n'en ai pas la moindre idée, ce ne sont rien d'autre que de simples suppositions. Lui seul pourra éclaircir mes pensées.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Jeu 4 Sep - 1:45

Sam ∞ Lenny
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Lenny hausse les épaules sans pouvoir s'empêcher de grimacer doucement quand Sam prononce le mot « confiance ». Désabusé, il a parfaitement conscience du fait que ce n'est pas exactement le premier mot qui vient à l'esprit de quiconque tentant de le décrire, malgré le fait qu'il soit une personne intègre et honnête, malgré le fait qu'il n'ait jamais trahi quiconque, malgré le fait qu'il soigne réellement digne de cette distinction. Son attitude toujours en décalé, ses manières inhabituelles, l'énergie qu'il dégage : autant de choses que l'on remarque bien plus vite, et, surtout, que l'on retient bien mieux à son sujet. Même son père n'utilisait que rarement ce mot pour parler de lui. Seules sa mère et sa tante le font désormais, car elles ont développés au cours des derniers une consience plus aigue des malaises qui le prenaient parfois quand on lui refusait cette qualification. Après tout, il a participé au fait de les garder tous trois en vie, et elles le savent aussi bien que lui. Peu de mots sont nécessaires entre eux, et pourtant il sait qu'il n'y a probablement personne sur Terre qui lui fasse davantage confiance que ces deux femmes, la réciproque étant naturellement vraie également. Il ne souhaite cependant pas s'apesantir sur ce sujet, son amertume n'étant que très légère face à l'enthousiasme qu'il éprouvait par rapport à la Zone 51.
La conversation s'oriente alors vers les deux membres absents de la famille Aguirre, et Lenny se fait une joie d'informer la jeune femme à propos des habitudes de sa mère et de sa tante depuis leur arrivée toute fraiche ici. Sam s'exclame que ses réponses ne l'étonnent pas, et il se joint à elle dans un rire joyeux : « En même temps, je vois mal où elles pourraient être à part là, » fit-il dans un sourire en reprenant son soufle, « elles sont égales à elles-mêmes quoi... Comme moi ! » ajoute-t-il en écartant les bras, comme s'il pointait une évidence. Et comme une preuve qu'ils sont sur la même longueur d'onde à cet instant précis, la survivante l'interroge alors à son sujet. Il prend son temps pour répondre, étirant d'abord longuement ses jambes qui commencent à être engourdies par le manque d'action. Il déteste être assis, il déteste être immobile, il déteste ne pas bouger. Mais il se détesterait encore plus s'il se levait ; il ne voulait pas que cette discussion prenne fin, pas encore, et il se serait coupé un bras plutôt que de réclamer de Sam plus d'efforts que nécessaire étant donné son ventre trahissant sa grossesse bien avancée. Il se retourna vers elle : « Egal à moi-même... » souffla-t-il tandis que ses yeux se perdaient dans le vide un court instant. Il focalisa ses pupilles sur celles de la future maman, dont la couleur reflétait le ciel, et un sourire étira doucement ses lèvres. « Je fais pleins de trucs ici, » commença-t-il calmement, retenant l'ardeur qui le prenait trop souvent quand il parlait beaucoup. « Comme j'ai envie de tout connaître, de tout découvrir, ben je me porte volontaire dès qu'il y a besoin, et puis je rechigne à rien ! J'ai commencé à apprendre comment on gère un potager ! C'est trop trop intéressant ! J'me suis occupé des pommes de terre, au début ça fait bizarre parce qu'on a quand même davantage l'habitude de les voir toutes prêtes à être dévorer... Mais c'est trop cool ! » Il inspira doucement. « Bon, j'ai aussi passé des matinés à faire la vaisselle ou le ménage dans les cellules, quoi. » Un sourire amusé naquit sur ses lèvres pleines. « Mais même ça j'aime bien ! J'dois être bizarre... Vraiment bizarre, » souligna-t-il : « Encore plus que ce qu'on savait déjà. » Il partit dans un grand rire avant de se calmer.
Son regard brun explora un moment les nuages qui flottaient au dessus de leur tête. Petit à petit, l'activité diminuait devant eux alors que les camions étaient vidés. L'endroit se vida même de ses habitants, qui voulaient tous retrouver leurs proches, leurs nouveaux amis, leur futur tout simplement ; rentrer chez soi après une journée de dur labeur. L'illusion que les choses pouvaient à nouveau s'organiser comme avant, une sorte de métro-boulot-dodo déformé par la présence des rodeurs et la sensation constante de survivre plutôt que de vivre simplement. « Tu veux qu'on aille voir ma mère maintenant ? » La question sortait de nulle part, de même que l'idée même. Peut-être que son cerveau proposait des solutions alternatives à son besoin de bouger, qui se confrontait toujours à son envie de rester auprès de Sam, de continuer à échanger avec elle. Ses iris se posèren un instant sur le ventre arrondi : « Comment vous avez fait pour suivre... l'évolution, jusqu'à maintenant ? » Il n'y connaissait rien et ne trouvait pas le bon mot, même s'il le sentait au bout de son doigt. Frustrant.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Lun 8 Sep - 11:20



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I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
Le caractère de Lenny est quelque chose auquel j'ai eu du mal à m'habituer, dans un premier temps. Il est très gentil, ça je ne lui ôterai pas. Mais son comportement est parfois ... anormal, et c'est ce qui m'a longtemps mis mal à l'aise. Je le suis toujours un peu, mais je suppose que ma grossesse me permet de relativiser pas mal. Et puis, il me propose son aide avec tant d'entrain, comment pourrais-je le lui refuser ? Comment pourrais-je lui dire que, non, je ne lui fais pas assez confiance pour ça ? C'est un homme de confiance, il l'a prouvé à de multiples reprises. Je suis prête à faire tous les efforts du monde pour ne le voir que comme Lenny, et plus comme le type parfois trop brusque, toujours hyperactif. Il est ainsi, il faut juste s'habituer. Et puis, c'est l'occasion ou jamais de nouer de vrais liens avec lui. Je n'en ai pas vraiment eu le temps, à l'époque, je dois même avouer que j'ai plus parler avec les autres membres de la famille Aguirre. Maintenant, je vais pouvoir me rattraper. Cette fois, l'optimiste à toute épreuve de Lenny, et sa bonne humeur sont contagieux. La mention qu'il fait de sa tante et de sa mère me font rire. Oh non, leurs comportements à toutes les deux ne sont pas étonnants. Et j'ai aussi très envie de savoir ce qu'il en est de Lenny au sein de la zone, même si j'ai déjà eu une ébauche de réponse.

Il ne tarde pas à m'en dire plus, de nouveau armé de son sourire. Son explication, comme très souvent, me fait rire. Tout me semble tellement plus simple avec lui ... est-ce parce que je le connais déjà ? ou peut-être parce que, effectivement, sa bonne humeur est contagieuse ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais j'ai bien l'intention d'en profiter pour le temps que ça durera. Un survivant d'une telle épidémie ne peut pas cracher sur une telle occasion. J'écoute attentivement Lenny, amusée par l'entrain qu'il met dans chacune de ses paroles. A croire qu'il se plait vraiment ici ; ce qui n'est, en soit, pas étonnant. Loin de là, même. C'est aussi ce que j'apprécie chez Lenny : il sait se contenter de ce qu'il a. Et d'à peu près tout. Il voit toujours la lumière, dans les endroits les plus obscurs. Mon rire accompagne le sien quand il conclut sa tirade par une petite blague tout à fait dans son style. Je crois que je vais être capable de me faire, cette fois-ci, à sa bonne humeur continuelle. Il sait endiguer son monde dans sa manière de voir le monde. « Tant mieux si tu aimes bien faire tout ça ! On en a besoin autant que des gens qui sortent récupérer des vivres. » Je souris, attendrie par l'expression de son visage. Je n'aurais jamais imaginé penser un truc comme ça, quelques mois en arrière. Mais Lenny semble savoir se faire apprécier. Surtout qu'il est plus - voire beaucoup plus - calme qu'à l'accoutumée. Ce qui m'arrange bien, en soit.

Son calme apparent laisse bien vite à la rapidité qui le caractérise si bien. Sa question tombe soudainement, inattendue et pourtant très sérieuse. Je réfléchis rapidement. Oh, bien sûr, j'ai très envie de revoir sa mère. Mais ai-je vraiment envie - et besoin - qu'on me dorlote, qu'on me fasse passer les quelques tests disponibles ici ? J'aime savoir que mon enfant va bien, évidemment. Mais je le sens parfois bouger, et ça me suffit. Enfin, sauf quand je ne l'entends plus durant plusieurs heures d'affilée, mais ça c'est autre chose. D'instinct, je hausse les épaules. En fait, je ne sais même pas quoi lui répondre. Je ne sais même pas de quoi j'ai envie, c'est dire ! Une seconde question fuse, alors que j'essaye toujours de mettre de l'ordre dans mes pensées. Je souris de nouveau. C'est que sa manière de présenter ça est très amusante, vous ne trouvez pas ? « On a fait comme on a pu avec ce qu'on avait ; c'est-à-dire pas grand chose, voire rien. » Mon regard se perd un instant devant moi, là où ne circule plus grand monde. Sont-ils déjà tous rentrés ? Probablement. « Tant que je le sens bouger, tout va bien. Et, forcément, depuis qu'on est dans la zone, c'est plus simple. Il y a des médecins, et des gens prêts à risquer leur vie pour aller récupérer des biberons, couches, et divers autres trucs. » Même si, généralement, Gaylwen préfère y aller lui-même. Pour lui, comme pour moi, c'est impensable de laisser des gens prendre d'aussi gros risques pour nous. « J'irais voir ta mère demain matin, comme ça je m'assurerai que tout va bien en même temps. » Je regarde en direction de Lenny, qui semble sur le point de se lever dans un bond. Ça non plus, ça ne m'étonne pas de lui. « Ou on peut lui rendre visite tout de suite, si tu préfères ... »
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Lun 13 Oct - 13:39

Sam ∞ Lenny
Memories are our way of keeping the past alive
Il n'allait pas pouvoir rester plus longtemps le cul posé à ce banc de bois. Il le savait en s'asseyant, mais il avait tenté de chasser de son esprit cette petite voix agaçante qui lui brouillait l'esprit quand il ne lui obéissait pas, cette espèce de matérialisation sonore de sa maladie, comme s'il n'en subissait pas suffisamment les effets comme cela. Et désormais, les fourmis qui semblait envahir les muscles de ses jambes constituaient un indice de plus, de même que le ressort qu'il avait l'impression d'avoir au bout de la colonne vertébrale, qui le poussait à se redresser sans but précis, mis à part réagir naturellement à cet élan. Il posa son regard doré sur Sam et un sourire lui vint naturellement. Il ressentait une joie simple et honnête à la retrouver, ici, en sécurité et visiblement porteuse d'un heureux événement. Il voulait réellement la protéger – la protéger de tout – mais peut-être aurait-il du commencer par la protéger de lui-même. Il y avait bien des aspects de sa personnalité qui étaient agréables, et il espérait qu'elle ne lui en voudrait de lui faire profiter de cela. Mais il avait tendance à oublier qu'il n'y avait pas que ceux-là, et que l'hyperactivité qui découlait de son état constituait visiblement un frein à sa bonne entente avec nombre d'individus.
Il ne voulait pas, il n'avait jamais voulu laisser la maladie l'emporter sur lui, il ne s'était pas laissé faire. C'était peut-être pour cela qu'il avait continué à se battre avec la même fougue quand l'épidémie avait commencé : c'était un état normal et continu chez lui que de lutter. Ce n'était certainement pas maintenant qu'il allait commencer à baisser les bras. Surtout qu'il était en présence de l'une des rares personnes qu'il osait appeler « amie », malgré l'ambiguité de leur relation et surtout la brièveté de leur première rencontre. Mais dès l'instant où il avait posé les yeux sur son visage familier, qu'il n'avait jamais oublié malgré les mois qui défilaient dans la monotonie brutale du monde tel qu'il était désormais ; dès ce moment il avait su qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que l'amitié qu'il ressentait à l'égard Sam et son amant soit réciproque. Il cacha donc naturellement son besoin physique de déplacement sous la proposition bonne enfant de rendre visite à sa mère, et par la même occasion aux ressources médicales que la Zone possédait. Il s'attendait à ce que cette perspective enchante la blonde, oubliant totalement l'embarras qu'elle pouvait ressentir à passer sans arrêt des tests de ce type ou encore avoir l'impression d'utiliser toutes les ressources quand d'autres en auraient peut-être eut besoin également. Lui ne songeait à vrai dire pas tellement à cet aspect des choses, mais plutôt aux simples retrouvailles entre la survivante et Lucy. Il prit la première réponse de Sam pour une acceptation et s'apprêtait à se lever et à lui proposer son bras pour se relever à son tour ; quand elle reprit la parole. Un sourire attendri étira ses traits tendit que ses muscles se détendaient un instant, l'image du petit pied ou de la petite main se dessinant sur le ventre tendu d'une femme enceinte le faisant fondre.
Avant l'épidémie, avant cette rencontre, il n'avait jamais vraiment pensé aux bébés, à la paternité, ce genre de chose. Il n'était encore qu'un gamin lui-même, et il était très clair qu'il ne pouvait pas se gérer tout seul. Il était de plus incapable de maintenir une relation amoureuse stable, malgré ses efforts. Il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas, ou bien il faisait une gaffe, ou bien il se lassait de filles trop possessives... Il était tout simplement malheureux en amour, et ne s'en formalisait pas outre mesure. Ca n'avait jamais été sa préoccupation majeure, à vrai dire ; et si ses partenaires n'étaient pas prêts à l'accepter tel qu'il était il ne voyait pas l'intérêt d'insister. Il ne finirait que par les blesser ou se blesser lui-même : telle était la conclusion à laquelle il était arrivé. Il gachait déjà la vie de sa famille, il n'y avait pas de nécessité à ajouter du monde dans ce panier-là. Mais il se découvrait à cette nouvelle occasion une âme douce, et pour un peu il aurait laché un petit soupir attendri. Ses épaules s'affaissèrent par contre ostensiblement quand Sam dit finalement qu'elle préférait y aller le lendemain. Il eut à peine le temps de protester qu'elle se ravisa ; et un sourire naquit sur les lèvres du brun : « Tu sais quoi, laisse tomber ! Je suis sure que tu seras plus tranquille demain matin pour passer à l'infirmerie. » Il sentait bien qu'elle n'avait pas envie d'y aller et que sa proposition n'avait été faite que pour lui faire plaisir à lui. « Et puis tu peux passer dans notre 'maison', » ajouta-t-il, les guillements audibles dans son ton, « quand tu veux, ce soir, demain, un autre jour, qu'importe ! Tu es toujours la bienvenue. Et, et Gaylwenn bien sur, » ajouta-t-il précipitamment, comme un enfant pris sur le fait.
En attendant, la voix continuait à torturer son esprit, et il sentit bientôt sa jambe qui tremblait convulsivement. Il l'immobilisa avec son bras et releva un regard honteux vers Sam. « Je... je suis désolé. » Il se leva du banc et se tint debout devant elle, se sentant légèrement stupide. « Tu, t'es pas obligée de bouger hein, je vais juste... rester là. » Il s'était rarement senti aussi mal par rapport à son hypomanie.
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... je fais même pas de commentaire pour le délai.
/me part s'enterrer très loin.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Jeu 16 Oct - 17:50



memories are our way of keeping the past alive
I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
Découvrir Lenny ici est une grande surprise. Une surprise qui reste agréable, bien sûr. Il va bien, et c'est tout ce qui compte. Et puis, ma grossesse semble me permettre d'appréhender, d'une certaine façon, plus sereinement son comportement parfois excentrique. A n'en pas douter, je finirais par m'y faire. Les choses ont changé, depuis la dernière fois que je l'ai croisé. J'apprends peu à peu à m'adapter à la zone, et je dois en faire de même avec Lenny. Il n'est pas méchant, ça j'en suis certaine. Mais sa maladie me mettait parfois mal à l'aise, autrefois. Peut-être parce qu'elle me rappelait celle de ma défunte mère. Mais tout est différent, maintenant. Aussi bien autour de moi, que chez moi de manière plus spécifique. C'est à lui que je veux faire plaisir avant tout, pour lui montrer que je n'ai rien contre lui. C'est que je n'étais pas toujours délicate dans mes discussions avec lui, lors de notre première rencontre ... « C'est surtout que je suis éreintée. D'ici une heure, je serais probablement douchée, et couchée. » Et j'aurais fait un petit détour pour manger un morceau, bien sûr. Je ne laisse rien au hasard quand il s'agit de prendre soin de la vie qui grandit de jour en jour dans mon ventre. Enfin bref, j'aurais au moins tenter de lui faire plaisir. Et je ne doute pas que d'autres occasions se présenteront. Lenny est maintenant dans la zone, et je compte bien en profiter pour le voir de temps à autre ! J'ai beaucoup de temps libre, ces temps-ci, alors c'est le moment ou jamais. Sa proposition tombe pile au bon moment.

Je tourne la tête dans sa direction, un léger sourire flottant sur mes lèvres. Je sens bien que sa réaction n'est pas tout à fait naturelle. Je n'arrive pas trop à comprendre pourquoi, ni comment. Mais ce n'est pas très important. Ce qui compte, ce sont ses paroles en elles-mêmes. Et je serais ravie de leur rendre visite dès que possible ! Peut-être ce soir si j'ai un élan de motivation, et au pire d'ici un ou deux jours. Le temps que je me repose et reprenne des forces ; ces derniers jours ayant été éreintants de bien des manières. « Pas de soucis, je passerai dès que possible vous rendre une petite visite ! » Sourire compatissant pour le rassurer, et le mettre à l'aise, mais ça ne semble pas vraiment marcher. A peine une minute plus tard, Lenny se lève brusquement. Je le regarde, sourcils froncés, pas bien sûre de comprendre sa réaction. Quoi qu'en même temps, je devrais le savoir maintenant : Lenny a beau le cacher, il est malade. Et agit parfois de manière déraisonnée ... Mais jamais bien méchante, alors je n'ai pas de quoi lui en vouloir ou un truc du genre. « C'est pas grave, ne t'en fais pas. » Je tente de le rassurer, mais j'ai comme l'impression qu'il en faudra plus que ça pour y parvenir. Sa remarque me fait rire, mais je ne dis rien. Oh, j'aimerais bien me joindre à lui, mais à ce niveau-là, ce n'est plus trop une question de choix. Rester debout, ce serait prendre le risque de rappeler ma vessie à mon bon souvenir. Et je fais déjà suffisamment d'aller-retours en direction des toilettes. Du moins, à mon goût.

« Rien que pour ça, j'ai hâte d'en avoir fini avec cette grossesse. Je rêve de pouvoir marcher et courir comme bon me semble. » Tentative lamentable de plaisanterie, mais c'est déjà un bon début. Avec un peu de chance, cela permettra à Lenny de se rendre compte que je me fiche pas mal qu'il soit assis, debout, face à moi ou à mes côtés. Et puis, la zone a beau être un grand espace, je ne doute pas que nos chemins se croiseront encore et encore, à l'avenir. Vivre en très grand nombre, ce n'est pas forcément synonyme d'ignorance. Je ne connaîtrais jamais tout le monde ici, mais je sais distinguer les visages à présent. Peut-être parce que, justement, je n'ai pas grand chose à faire de mes journées. Cela me pousse inévitablement à observer les gens autour de moi. Et même, bien que je ne le dirais jamais à voix haute, à écouter ce qui se dit à droite et à gauche. Le commérage, ça n'a jamais été mon truc ... et bien maintenant, si. Alors, en effet, j'appréhende toujours l'accouchement comme pas permis, mais j'ai hâte que ce soit une affaire dont il faut parler au passé. Juste histoire de retrouver mes vieilles habitudes, et d'arrêter d'être considérée comme une poupée en porcelaine qu'il faut manipuler avec de grandes précautions. « Si tu as besoin d'aller te promener, ou faire je ne sais quoi, n'hésite pas hein ... » Hors de question que je sois un poids pour Lenny. Et je vois bien qu'il a du mal à tenir en place, je ne veux surtout pas l'empêcher de vivre sa vie et d'aller où bon lui semble.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Lun 27 Oct - 0:44

Sam ∞ Lenny
Memories are our way of keeping the past alive
Lenny hocha la tête avec ravissement quand Sam confirma qu'elle répondrait positivement à son invitation. « Oui, surtout fais comme ça t'arrange ! » Il ne voulait pas qu'elle prenne sa proposition pour une demande trop insistante, et qu'elle se force à passer les voir alors qu'elle était fatiguée ou tout simplement qu'elle n'avait pas la tête à cela. Il pensait seulement à la joie qu'auraient Lucy et Maggie en revoyant leurs premiers compagnons d'infortunes. Ils avaient fait d'autres rencontres avant d'arriver ici, mais Gaylwenn et sa désormais petite amie avaient été les premiers êtres humains qu'ils avaient croisé depuis le début de l'épidémie, quand les choses avaient vraiment commencé à mal aller. Ils avaient une place particulière dans leurs cœurs et dans leurs mémoires, et il savait que même sa tante ne ferait pas sa sauvage et se montrerait accueillante envers les futurs parents. Il se demanda avec un sourire pensif s'il devait leur annoncer dès ce soir que Sam était dans la Zone, ce qui leur procurerait le plaisir de la chercher parmi les visages anonymes de la foule des Résidents, ou bien s'il était préférable de leur laisser la surprise. Le mouvement convulsif de sa propre jambe le tira de sa jolie pensée et il du se reconcentrer sur l'instant présent. Cette maladie ne lui laissait aucun répit. Jamais il ne pouvait simplement se reposer, détendre chacun de ses muscles sans appréhender une réaction qu'il ne controllerait pas. Il ne pouvait pas prendre une pause, même en dormant : car il n'avait jamais envie de dormir.
Il se releva donc, ressemblant pour le coup plus à une pile électrique qu'à un jeune homme qui se redressait. Il s'excusa, n'osant plus poser son regard sur Sam. Déjà, lors de leur première rencontre, il avait senti qu'elle avait un problème avec certains de ses comportements. Maintenant qu'il la voyait enceinte, il ressentait encore plus de honte à lui infliger sa présence. Si cela avait été sa nature, peut-être aurait-il rougi, ou laissé une larme couler, au lieu de quoi il piétina sur place quelques secondes, s'énervant intérieurement contre lui-même. La voix douce de la jeune femme qui tentait de le rassurer ne fut que vaguement entendu, et il secoua la tête pour indiquer son désaccord. « Si, c'est grave, » siffla-t-il entre ses dents, tentant de garder le contrôle sur le peu de lui-même qui écoutait encore la raison. « Rien que pour ça, j'ai hâte d'en avoir fini avec cette grossesse. Je rêve de pouvoir marcher et courir comme bon me semble. » La remarque de la blonde le fit sourire et il releva un peu la tête, l'observant au travers de ses cils, sans oser pour autant la regarder en face. Si elle savait combien de fois il avait rêvé de n'avoir pas envie constamment de marcher et de courir ! Il était en harmonie avec lui-même la plupart du temps, et cela incluait sa condition ; pourtant il y avait encore des moments où il aurait voulu être différent. Surtout, il avait mit des années à faire sa paix avec cette voix, ces ressorts, ces impulsions qui le dirigeaient.  « Si tu as besoin d'aller te promener, ou faire je ne sais quoi, n'hésite pas hein ... » Un nouveau rire s'échappa de la gorge du brun qui tira sur les manches de son t-shirt, un geste de nervosité qui aurait pu paraître ridiculement féminin s'il n'était pas accompagné d'une expression ostensible de désespoir.
Il esquisa quelques pas de danse, avant de s'assoir à nouveau sur le banc pour ne plus avoir à affronter l'image de la survivante. Il s'y laissa plus tomber qu'autre chose, ne cherchant plus à cacher l'impatience de ses grandes jambes dont il ne savait jamais quoi faire. Même s'il l'avait voulu, il ne l'aurait pu. Il n'en avait plus tellement conscience. Son regard doré flottait dans le vague tandis qu'il rigola à nouveau. « Besoin, c'est bien le mot, » lacha-t-il finalement sur un ton un peu trop sarcastique, un peu plus aggressif qu'il ne l'aurait souhaité. Il se racla la gorge et tenta de se calmer. Il devait reprendre le pouvoir sur son corps et son esprit. Il inspira profondément et lorsqu'il reprit la parole, chaque mot était pesé, lentement prononcé, et séparé du suivant par un court laps de temps : « J'en ai besoin, mais absolument pas envie. » Sa main remonta automatiquement sur son tatouage, caché par le tissus de son habit, et il se gratta nerveusement l'épaule avant d'oser remonter ses yeux bruns vers Sam. « Je suis désolé, je devrais te laisser te reposer. Tu es fatiguée, » ajouta-t-il en écho à ce qu'elle lui avait dit avant qu'il ne perde les pédales.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Jeu 30 Oct - 0:02



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I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
La grosse m'a finalement, d'une certaine façon, apaisé. Sur de nombreux points, je suis encore plus nerveuse et stressée qu'autrefois mais cela paraît logique. Nous n'avons plus les mêmes moyens qu'avant et ma grossesse me fait encourir de nombreux risques. Pourtant, avec Lenny, je ne me sens plus aussi mal à l'aise que lors de nos premières rencontres. Peut-être que cela vient uniquement du fait que je viens de le retrouver, et que j'en suis trop soulagée pour songer à tout le reste. Dans le fond, ce n'est même pas important. Ce qui compte, c'est que je me sens plutôt bien en la présence de Lenny et ce, malgré son agitation visible. Il a du mal à tenir en place ; c'est quelque chose qui n'a pas changé. Et, il me semble bien, quelque chose sur lequel il n'a pas le moindre contrôle. Oh oui, j'ai hâte de pouvoir de nouveau bouger comme bon me semble, même si ça ne pourra pas être facile, avec le nouveau né. Dans un geste protecteur, et presque inconscient, je pose ma main sur mon ventre arrondi. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais c'est ainsi. Mon instinct maternel risque de me mettre à dos pas mal de personne. Je suis certaine que j'aurais dû mal à laisser mon bébé dans les bras de parfaits inconnus. A vrai dire, je pense même que j'en serais incapable. Enfin bref, je crois que finalement, Lenny a eu raison de mes bonnes résolutions. Son agacement est visible, presque palpable. Si je n'étais plus mal à l'aise, il semblerait que de son côté, il en soit tout autre.

Sa maladie m'est, au final, complètement inconnue. Tout ce que je peux savoir sur lui, je l'ai découvert lorsque l'on s'est rencontré. Et, je dois bien l'avouer, je n'ai jamais cherché à en savoir plus. Les questions pourraient très bien l'agacer, et c'est la dernière chose que je souhaitais à l'époque, et que je souhaite toujours ! Mes yeux se lèvent automatiquement pour chercher ceux de Lenny, mais il semble les éviter comme la peste. Maintenant que nous sommes tous les deux en sécurité dans la zone, je finirais peut-être par oser demander de plus amples informations ... En quoi consiste sa maladie exactement ? Quels sont ses symptômes exacts ? Depuis quand ? Néanmoins, je ne sais pas si je trouverais un jour le courage de lui demander ça. Il pourrait mal le prendre, et ce serait compréhensible. Alors, comme toujours, je me contente d'un sourire de façade, et d'une oreille attentive. Peut-être que, de cette façon, je pourrais glaner des informations. Tout ce qu'il veut bien me dire, je le prends. « Je comprends. » Ces deux mots sont lâchés sans que je les maîtrise réellement. Ils ne sont pas tout à fait vrais, mais pas tout à fait faux non plus. Ma mère avait, elle aussi, ce genre de problème. Avec la maladie, ce n'est plus une question d'envie ... Ce que l'on désire n'est plus vraiment au premier plan, dans ces cas-là. Et il semblerait que ce soit précisément ce qui arrive à Lenny.

Encore une fois, le jeune homme semble au comble de la gêne. Quand ses yeux rencontrent enfin les miens, c'est tout ce que j'ai la possibilité d'y lire. Avec un peu de compassion, peut-être. Mais je ne suis pas franchement douée pour deviner les pensées d'autrui. Je préfère écouter, être pleine de compassion et de bonnes intentions. C'est le cas avec Lenny, bien sûr. « Oh tu sais, je ne fais que ça à longueur de journée : me reposer. Il suffit que je mette un pied dans les cuisines pour qu'on me prie de retourner dans ma chambre. » Sans vraiment m'en rendre compte, je lève les yeux au ciel. Il ne faut surtout pas me lancer sur le sujet "repose-toi", "ne fais pas ça", etc : j'en ai des tonnes à dire. « Enfin, tu devrais peut-être y aller. Tu as l'air d'avoir besoin d'une bonne promenade et aussi tentant cela soit-il, je ne pense pas pouvoir t'accompagner. » Et pour le coup, ce n'est pas l'envie qui manque. Au contraire, je ressens le besoin de marcher, de bouger, de faire quelque chose. Mais je ne peux pas. La volonté n'est parfois - voire souvent - pas suffisant pour nous permettre d’exhausser nos souhaits, et de mettre en oeuvre nos désirs.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Dim 23 Nov - 18:43

Sam ∞ Lenny
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Il était rare de le voir dans cet état. Lenny n'avait pas l'un des degrés les plus élevés de sa maladie, il avait grandi avec en l'apprivoisant presque parfaitement – autant que possible du moins – et il était adulte, ce qui signifiait que ses syndrômes étaient plus contrôlés et plus sporadiques. Il n'avait pas fait de crise majeure depuis son arrivée dans la Zone 5. Mais cela faisait un moment maintenant qu'il se contenait ainsi. L'excitation de revoir Sam et l'angoisse timide qu'il ressentait face à son statut de future maman exacerbaient toutes ses sensations, et ses sentiments par la même occasion. Et chez lui, l'agitation émotionnelle se traduisait fortement au niveau physique. Il ne pouvait pas cacher ce qu'il se passait sous son crâne, malgré la masse de cheveux qu'il laissait pousser et la couche de saleté qui s'y entassait faute d'une douche digne de ce nom. Il se tenait donc parfois debout parfois assis aux côtés de la jeune femme, une expression embarrassée collée au visage, ses yeux fuyant ceux de celle qu'il aurait voulu considérer comme une amie. Et plus elle faisait preuve d'empathie et de compréhension, plus lui-même se sentait intransigeant sur sa conduite. Il aurait du être capable d'avoir une conversation normale avec elle, s'inquiéter de ce qu'elle vivait, s'occuper de la distraire, sans devenir un monstre de foire sous ses yeux.
Il fronça les sourcils quand elle assura qu'elle comprenait. Il était habitué à cette réponse, les gens prononçaient généralement ces mots pour éviter qu'il ne se sente mal, ou peut-être pour se déculpabiliser de l'avoir traité différemment après avoir appris les raisons de certaines de ses attitudes. Cela avait toujours le son de la fausseté à ses oreilles ; mais là, c'était différent. Pour une raison qu'il ignorait, il avait l'impression qu'elle comprenait vraiment. En tout cas, mieux que la plupart de ceux qui disaient cela. Il la fixa une courte seconde tandis que son regard se brouillait, et il se promit de se pencher là-dessus plus tard. Peut-être qu'il comprendrait mieux, ainsi, les raisons de la distance qu'elle avait toujours maintenu entre eux quand il avaient voyagés ensemble autour de San Diego. Mais l'instant d'après, son esprit ne pensait absolument plus à cela, fasciné par le mouvement de la chevelure de Sam sur ses épaules, par le geste protecteur de sa main, par la tache sombre sur son pantalon... Il se rassit près d'elle en exprimant son mécontentement, avant de suggérer qu'il la laisse se reposer. Elle protesta alors, et un sourire lui vint lorsqu'elle se mit à ronchonner qu'elle ne faisait que se reposer. Un franc rire échappa de ses lèvres : « Mais c'est normal, Sam ! Tu attends un bébé ! » Un large sourire lui barrait le visage, mais ses jambes continuaient à rebondir sur le bord du banc. La lueur de joie se dissipa rapidement et il baissa à nouveau les yeux, fixant le sol comme un enfant puni. Un soupir lui échappa et il releva finalement la tête vers son amie – car elle en était vraiment une. Malgré sa gêne évidente, elle faisait de son mieux pour qu'il se sente bien.
Il posa une main sur l'épaule de Sam, incertain quant à la façon dont il devait la saluer, et finit par lui laisser un léger baiser sur la joue tout en se redressant. « Prend bien soin de toi, madame Je-veux-porter-des-trucs-lourds ! Et passe nous voir à l'occasion, » rappela-t-il en lui indiquant l'emplacement où les trois Aguirre avaient élu domicile, là où Snow Fawkes les avait mené quand ils s'étaient décidés à passer les barrières de protection de la Zone. Il s'éloigna avec un sourire en coin aux lèvres, amusé par l'ironie du sort. Lui et Sam avaient des désirs et des besoins qui s'opposaient parfaitement, comme un joli produit en croix. Quelques mètres plus loin, il se mit à courir, d'abord à petite allure, puis à toute vitesse, sillonant les espaces libres à l'interieur de la Zone. Demain, il irait se porter volontaire pour une excursion à l'extérieur.
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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Dim 23 Nov - 20:06

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MessageSujet: Re: (lenny) memories are our way of keeping the past alive Jeu 18 Fév - 19:23

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(lenny) memories are our way of keeping the past alive

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