(alistair) things are never gonna be the same
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(alistair) things are never gonna be the same

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MessageSujet: (alistair) things are never gonna be the same Sam 31 Mai - 15:51



things are never gonna be the same
I'm breaking in, shaping up, checking out on the prison bus, this is it, the apocalypse. I'm waking up, I feel it in my bones, enough to make my systems grow. Welcome to the new age, to the new age.
La journée est déjà bien avancée, et j'ai pourtant l'impression que cela fait tout juste une heure que je suis levée. C'est faux, bien sûr. En réalité, je traîne à droite et à gauche depuis plusieurs heures, à la recherche de quelque chose pour m'occuper, ne serait-ce qu'un instant. J'ai donc vagabondé vers les stocks de la zone, avant d'aller au réfectoire pour manger, et puis j'ai rejoint Gaylwen. Mais il travaille, et je ne peux pas le déranger alors qu'il s'occupe des blessures des uns et des autres, mais aussi des divers traumatismes. J'ai donc dû me rendre à l'évidence, il fallait que je trouve autre chose. Sur le coup, j'ai soupiré et me suis dit que j'avais définitivement hâte que le bébé naisse et me rende mon corps et ma pleine capacité à gérer les choses. L'accouchement est toujours effrayant, quand j'y pense trop longuement. Mais la simple idée de pouvoir serrer cet enfant dans mes bras, et de pouvoir faire de nouveau ce que je veux quand je le veux me motive. C'est ce qui m'empêche de perdre totalement les pédales, ou même de devenir folle. Je ne veux, et ne peux, plus songer aux aspects négatifs qui surviendront après. Tant de choses peuvent déraper mais ... ça ne peut pas être pire que maintenant. Ma situation est devenue invivable.

Je n'ai que vingt-trois ans, et je suis enceinte. Je ne regrette rien, évidemment. C'est même une chance inestimable que je puisse mettre au monde un nouveau né, dans un monde comme celui-ci. Mais c'est franchement chiant. Épuisant. Et bien d'autres adjectifs encore, que je n'ose même pas penser. Je me faufile entre les différents préfabriqués, en saluant au passage les quelques personnes que je connais. C'est que j'ai déjà pu me faire bon nombre de relations à droite et à gauche. Je passe tout mon temps à traîner, à la recherche de quelque chose à faire. Forcément, j'en ai croisé des personnes. Et beaucoup, notamment, qui ont tout fait pour me convaincre de rester assise, voire allongée. J'ai conscience des risques. Mais on ne peut quand même pas me demander de rester inactive. Je n'ai pas oublié que les rôdeurs sont toujours là. Certes, je suis en sécurité, mais il faut bien que je trouve quelque chose à faire. Je n'ai pas à attendre que les choses se passent, pendant que d'autres risquent leur vie dehors. Alors, peu importe ce qu'on pense de moi. Il faut que je bouge. J'en ai besoin. Ma décision est très vite prise. Je ne peux pas rester avec Gaylwen, et je n'ai pas la moindre envie de rester enfermée dans ma chambre.

Mes pas me mènent jusqu'à une partie toujours aussi protégée, mais un peu plus à l'écart du reste. Je jette un coup d'oeil aux alentours, et ne mets pas bien longtemps avant d'apercevoir Alistair. Je souris largement, heureuse de le trouver aussi facilement. L'après-midi est déjà bien avancé, alors il me paraissait évident qu'il serait par là, à réparer des voitures. « Alistair ! Heureusement que t'es là, je commençais à perdre espoir. Les gens me prennent vraiment pour une empotée bonne à rien. » Je m'exclame sans reprendre mon souffle, avant de rire légèrement et de me taire. Non, sérieusement, je peux mieux faire comme entrée. Je regarde vaguement autour de moi. C'est donc là, son repère ? C'est calme, il n'y a personne - ou presque -, et il me semble vraiment passionné par les voitures. Il doit être vraiment tranquille ici, dans son élément. « Tu vas bien ? » Je finis par demander, consciente que je n'ai même pas encore demandé l'essentiel. J'arrive là comme une fleur, le perturbant sans aucun doute dans ce qu'il était en train de faire, et je ne suis même pas polie. Oh, vivement que cette grossesse soit terminée, je vais vraiment devenir bonne à interner. Enfin, façon de parler, parce que c'est plus trop possible.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Jeu 26 Juin - 23:24

Alistair se sentait vaguement déprimé. C'était un état d'esprit qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps, en dépit des circonstances. Il avait beau avoir perdu des amis, vécu des choses pas forcément joyeuses et affronté un tas de situations déplaisantes, jamais il n'avait eu cette espèce de mélancolie un peu molasse qui l’étreignait maintenant. Sans doute parce que jusqu'à présent, il n'avait pas eu l'occasion de se poser vraiment. Il avait toujours été en mouvement, jamais vraiment en sécurité, sur le qui-vive constamment. La survie primait sur les états d'âme, le fait d'être dans l'action l'empêchait de laisser son esprit dériver. Endurer et survivre, sans s'attarder. Aller de l'avant, en toutes circonstances.

Mais maintenant, forcé à l'immobilité, il avait le temps de faire ce qu'il redoutait le plus : penser. Alistair n'avait jamais été très bon quand il s'agissait de gérer ses émotions et sentiments, et depuis qu'il avait un lourd bagage de pertes et de traumatismes à se traîner, c'était devenu encore pire. Bien sûr, il avait été plus qu'heureux d'arriver à la Zone, la première bonne nouvelle depuis le début de l'épidémie. Enfin, il pouvait dormir dans un lit, être à peu près sûr d'avoir à manger et se sentir dans une sécurité relative. Mais il n'était pas seul. Après avoir passé des mois en compagnie restreinte, se retrouver soudainement avec beaucoup de personnes lui était vraiment difficile. Il n'avait jamais été un social mais l'Apocalypse l'avait rendu encore plus taciturne et discret qu'avant. Il mettait les gens mal à l'aise et n'arrivait pas à se rendre plus ouvert. Rien que le simple fait d'être entouré d'autres personnes en quasipermanence – et à la Zone, une certaine promiscuité ne pouvait être évitée – le stressait. Il allait falloir qu'il se réhabitue à la vie en communauté, mais cela prendrait du temps. Et il n'avait pas réussi à tisser beaucoup de liens pour le moment, pour des raisons évidentes. Quelque part, il avait envie de partager ce qu'il ressentait, tout en se demandant s'il serait capable d'exprimer ses sentiments.

Ces pensées le firent se redresser à demi dans un geste inconscient d'agacement, lassé qu'il était de ses états d'âme qu'il ne parvenait pas à démêler. Il faillit se prendre le capot ouvert de la voiture qu'il était en train de réparer et se recula en étouffant un juron, avant de soupirer. Son remède pour éviter de trop penser était de s'occuper les mains. Alistair se sentait toujours mieux quand il avait quelque chose à réparer. Et quand tout fonctionnait, il vérifiait que tout allait bien, encore et encore. Quelqu'un, un des autres mécaniciens sans doute, lui avait fait remarqué qu'il frisait le TOC. Probablement, mais c'était la seule chose à laquelle il pouvait se raccrocher dernièrement. Le sentiment de se rendre utile, ne serait-ce qu'infimement, était peut-être ce qui l'empêchait de devenir vraiment fou. Sans doute qu'il se mettrait à parler aux murs, comme sa mère. Il chassa cette pensée de son esprit et se glissa sous la voiture, vérifiant que rien n'avait été abîmé lors de la dernière sortie. Il l'avait déjà fait une dizaine de minutes plus tôt, mais comme à son habitude un deuxième ou troisième passage était de mise. Et puis il n'avait pas grand-chose d'autre à faire aujourd'hui et la quiétude du lieu lui convenait. L'isolement lui faisait du bien, parfois.

- Alistair ! Heureusement que t'es là, je commençais à perdre espoir. Les gens me prennent vraiment pour une empotée bonne à rien.

Plongé dans ses pensées, il n'avait pas entendu Sam arriver. Sa voix le fit sursauter et cette fois, il se cogna pour de bon et retomba allongé, séché par le coup. Apparemment, son karma avait écrit qu'il se ferait une bosse aujourd'hui. Il se plaqua les mains contre son front, se retenant à grande-peine de ne pas hurler.

- Tu vas bien ?

Alistair ravala le grognement de douleur qui lui montait aux lèvres.

- Ça va. Et toi ?

Il se tortilla pour s'extraire de dessous la voiture et finit par se mettre debout et saluer Sam d'un sourire. Il avait les mains pleines de cambouis et s'en était sans doute étalé sur le visage, devant offrir un bien piètre spectacle. La douleur pulsait dans son front et il dut faire un effort pour rester impassible. Si elle n'avait pas été là, il se serait laissé aller au réflexe primaire dans ce genre de situation, soit se rouler par terre en jurant comme un charretier.

- Qu'est-ce qui se passe ? Je peux faire quelque chose pour toi ?

Au ton de sa voix, il avait cru comprendre qu'elle le cherchait. Machinalement, il chercha un chiffon pour s'essuyer, n'en trouva pas, et resta planté devant la voiture, un peu stupide. Pour se montrer social et non pas bizarre, c'était cramé.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Ven 27 Juin - 18:42



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J'ai l'air d'une folle, d'une hystérique, mais je ne m'en soucie pas. Bon sang, c'est déjà assez difficile pour moi de supporter mon incapacité à faire quoi que ce soit. Je ne peux pas aider à des tâches aussi primaires et nécessaires que le ménage. Et, en plus de ça, il faut que les gens soient constamment en train de me le rappeler ! Ce n'est pas toujours dit clairement, mais les regards sont assez expressifs comme ça. On me regarde avec pitié, et c'est parfois limite si on ne me propose pas de me porter jusqu'à ma chambre, voire de m'amener mon repas directement dans mon lit. Je suis encore capable de marcher, alors on ne va pas m'en empêcher. Hors de question ! C'est passablement agacée que je débarque dans le garage où est censé être Alistair. Du coup, je ne prends pas la peine de m'annoncer et, lancée, je crie à moitié, désespérée au possible. J'aurais dû me douter que ce n'était pas une bonne idée, et faire un effort pour limiter les dégâts mais ... C'est trop tard pour ça, je ne peux pas revenir en arrière. Et la tête d'Alistair risque de se rappeler de ce jour ... Un moment. « Ça va aussi. » Je fais quelques pas supplémentaires pour combler la distance qui nous sépare. L'air légèrement inquiet, je l'observe lorsqu'il s'extirpe de sous la voiture, et essaye de vérifier s'il ne s'est pas fait trop mal. Au vu du bruit que ça a fait, je n'ai que peu de doute à ce sujet, en fait.

Il ne dit rien, alors je suppose que ça va bien. Et, je l'avoue, je n'ai pas très envie de mettre le sujet sur le tapis. Si je peux éviter de l'énerver, autant le faire. J'observe son visage couvert de cambouis, et ne peux pas m'empêcher de sourire. Ça lui va bien, tiens ! J'essaye de rester concentrée, histoire de ne pas le braquer en lui faisant croire que je me moque de lui. Je ne le connais pas si bien que ça, il me paraît donc normal d'être délicate, et de ne pas me permettre certaines choses. C'est le cas avec toutes les personnes présentes dans la zone, hormis Gaylwen bien sûr. On ne peut pas anticiper les réactions des gens qu'on ne connaît pas. Et l'épidémie a tendance à nous changer, alors ... Il faut rester méfiant et assez en retrait pour ne mettre personne mal à l'aise. Ce que je sais faire ... En théorie. Enceinte, tout est totalement différent. A commencer par le fait que je ne suis plus qu'une incapable, et que tout le monde en a conscience. « Oh bah tu sais, la routine. C'est tout ce à quoi j'ai le droit maintenant. » D'ailleurs, plus le temps passe, et plus je m'imagine aller dehors, pour tuer des rôdeurs et m'occuper de cette façon. C'est dire à quel point je suis désespérée ...

Je soupire, et m'installe sur l'une des seules chaises du coin. Je dois bien admettre que je suis de moins en moins capable de tenir debout. Et ça m'insupporte au plus haut point. Je rêve de retrouver ma forme d'antan, et je commence à désespérer à ce propos. « Je ne te dérange pas, au moins ? » C'est vrai que, comme je le fais beaucoup ces derniers temps, je suis arrivée comme une fleur, sans me soucier de le déranger. Et vu son état ... il avait l'air occupé. « Tu peux continuer à faire ce que tu étais en train de faire, tu sais. J'étais surtout à la recherche d'un endroit où on ne me chouchouterait pas au point de me proposer de faire une sieste. » Avant cette grossesse, je n'étais qu'une gamine de vingt-deux - vingt-trois ans, et maintenant, je suis une adulte ... Incapable de s'occuper d'elle-même. Ils en font trop, et c'est vraiment chiant. J'observe Alistair, et lui souris finalement. C'est principalement ce que j'aime bien chez lui : il ne se plaint jamais. Il a de quoi, pourtant. J'arrive là à l'improviste, en mode "tout le monde m'agace, il faut que je raconte ma vie", et il est trop poli pour me dire que je le fais chier. ça change des regards de pitié, voire de compassion que j'ai toujours autant de mal à supporter. Peut-être qu'une fois le bébé né, ils se rendront compte que je ne suis pas aussi inutile que ça ... Peut-être.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mar 1 Juil - 2:38

Alistair faisait de son mieux pour rester digne, malgré l'impression d'avoir l'os frontal réduit à l'état de mie de pain. Il fit un effort pour se concentrer sur les paroles de Sam, son ton lassé ne lui échappant pas. Pendant qu'elle s'assoit, il partit chercher un chiffon afin de se décrasser un peu en s'aidant du rétroviseur. Quand il eut terminé, une trace de cambouis subsistait sur son front, mais il avait déjà moins l'air de s'être frotté le visage contre le moteur.

- Tu ne me déranges pas du tout, assura-t-il, ce qui était vrai.

Il n'avait rien d'urgent à faire, simplement des vérifications pour s'occuper. Et il aimait bien Sam ; elle faisait parti des rares personnes de la Zone dont il lui arrivait de rechercher la compagnie. A la base, il y avait eu cette compréhension mutuelle, le fait d'avoir eu une mère psychiatriquement instable, les ayant forcé à grandir trop vite. C'était la première fois qu'il avait eu l'occasion de rencontrer quelqu'un pouvant comprendre ce qu'il avait vécu, et cela lui avait fait curieusement du bien d'en parler. Même si c'était loin, que sa mère était morte depuis longtemps et que cette vie-là était enterrée sous les gravats de l'Apocalypse, cela ne lui avait pas fait de mal de panser ces vieilles blessures.

- Il n'y a rien d'urgent, juste des vérifications de routine, continua-t-il pour se justifier.

Néanmoins, comme il ne se voyait pas se tenir devant elle les bras ballants sans rien faire, il suivit sa suggestion et retourna à son inspection du moteur. Il était toujours plus à l'aise quand il s'occupait les mains. Néanmoins, avec son mal de crâne qui continuait de lui pulser derrière le front, il ne parvenait pas vraiment à se concentrer.

Sam avait l'air d'être partagée entre l'ennui et l'agacement d'être dorlotée. Alistair ne pouvait bien sûr que s'imaginer ce qu'elle pouvait vivre ces derniers temps. Il la plaignait sincèrement d'ailleurs, il aurait détesté être dans sa situation. Outre la fatigue et les désagréments physiques que cela imposait, être le centre d'attention de toute la Zone rimait pour lui avec cauchemar. Les femmes enceintes avaient déjà tendance à être prises pour des objets en porcelaine avant l'épidémie, inutile de dire qu'à présent les choses devaient être encore pire. La grossesse de Sam était un signe d'espoir, que la vie continuait malgré tout et que l'humanité n'était pas encore décidée à se déclarer en voie complète d'extinction. Alistair concevait fort bien le poids qui devait peser sur les épaules de Sam et les attentions constantes dont elle devait être le centre ; bien que cela partait des bons sentiments, à la longue cela devait être plus qu'usant.

Alistair essaya de trouver des mots réconfortants. Sam n'était peut-être pas venue pour ça, juste pour un endroit tranquille, mais il se dit qu'il pouvait toujours tenter de se montrer compréhensif. Ce n'était pas son fort, mais avec un peu de concentration, il devrait pouvoir s'en tirer.

- Ça doit être difficile, j'imagine. Mais tu ne devrais plus être loin du terme, non ? Tu devrais te sentir mieux après.

Le choix de mot n'était pas vraiment heureux. Il essaya de se rattraper sur autre chose.

- Je déteste rester inactif, moi aussi, alors je compatis.

Il se frotta le front. La douleur commençait à se dissiper, mais une bosse pointait aussi le bout de son nez.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mer 2 Juil - 14:11



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Alistair est l'une des rares personnes qui ne me juge pas uniquement sur mon état ... Disons, évident. Je suis enceinte jusqu'au cou, et beaucoup pensent que cela signifie que j'ai besoin d'être chouchoutée, et traitée comme une poupée en porcelaine. Mais ce n'est pas le cas. Et même Gaylwen, sans aucun doute la personne la plus inquiète parmi toutes, l'a compris. Il est encore plus doux et attentionné avec moi, mais pas au point de rester le plus loin possible de moi. Juste au cas où. On ne peut pas me briser aussi facilement, tout comme on ne peut pas blesser le bébé juste en me laissant marcher. N'importe quoi. Je soupire de soulagement. J'ai vraiment bien fait de venir jusqu'ici. Certes, j'ai un peu peur de déranger Alistair, mais, désolé pour lui, ce n'est pas ce qui prime sur tout le reste. J'ai juste envie d'être dans un coin tranquille, à papoter normalement avec quelqu'un suffisamment intelligent pour ne pas me traiter comme une princesse. Gaylwen bosse et, de toute façon, Alistair est la personne parfaite pour ça. Il n'est pas assez proche de moi pour être impliqué dans cette grossesse. Pire, j'ai toujours l'impression qu'il me comprend sur tous les points, depuis que j'ai appris pour sa mère, aussi malade que la mienne. Ce n'est qu'une impression, parce qu'il ne peut pas savoir ce que ça fait d'être enceinte, mais c'est déjà un bon début. « Tant mieux, alors. » Je souris, soulagée à l'idée de ne pas être un poids supplémentaire. Je n'ai pas envie de l'embêter, et de l'interrompre au milieu d'une vérification importante.

De nouveau, Alistair disparaît à quelques pas de là, derrière la voiture. Je ne sais pas ce qu'il fait, et préfère même ne pas demander. Je n'y comprends rien, de toute façon. J'ai eu mon permis, mais mes connaissances en matière du fonctionnement des voitures reste très limitées ... Voire inexistantes. « Oui, j'en ai encore pour une ou deux semaines. J'ai hâte. » Et peur à la fois, mais inutile d'ennuyer Alistair avec mes histoires, celles que je répète à longueur de temps à qui veut bien l'entendre. Je me fais parfois la sensation d'être une personne âgée, qui ne peut rien faire d'autre que commérer à droite et à gauche, avec des gens qui n'ont pourtant aucune envie d'entendre tout ça. C'est pourquoi, j'essaye de me retenir la plupart du temps, même si ce n'est pas l'envie qui manque. ça fait passer le temps, que voulez-vous ? « La première chose que je vais faire, je crois, ça va être partir de là, ne serait-ce que pour quelques heures. » Je rigole, pourtant parfaitement sérieuse. Je n'ai pas l'intention de risquer ma vie. Je veux juste avoir la possibilité de respirer de l'air frais, et de voir autre chose que les préfabriqués de la zone. Je connais les lieux par coeur, c'est vraiment très chiant. « Et toi, alors ? Tu t'en sors ici ? Tu n'as pas envie de retourner dehors, parfois ? » La dernière question peut sembler stupide. Après tout, c'est dangereux là-bas. Mais beaucoup de personnes, dans la zone, détestent l'idée de rester dedans. Et, oh, comme je les comprends à présent. Ce n'est pas nécessairement l'idée de tuer des rôdeurs qui les motive - sauf pour certains téméraires, bien sûr - mais seulement le fait de pouvoir s'éloigner. Ne plus avoir à être coincé entre des grillages, privés d'une liberté que l'on a eu pendant si longtemps.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Lun 21 Juil - 23:39

Deux semaines seulement. Alistair comprenait que Sam n'en puisse plus. Qu'est-ce qu'il était content d'être un homme, dès fois... Il avait une expérience extrêmement limitée de la maternité – purement théorique, en fait. Douleur, sang, rien de très rassurant finalement. Il commençait à se dire qu'en plus, avec les moyens médicaux du bord, la délivrance risquait d'être assez périlleuse.  Puis secoua la tête et s'efforça de penser à autre chose. Cela ne servait à rien de faire flipper Sam avec ça ; elle devait en avoir conscience; et n'était sans doute pas ici pour qu'il lui délivre une piqûre d'angoisse.

A la question de sortir dehors, Alistair ne put s'empêcher de laisser échapper un rire nerveux.

- Oh non, pas du tout.

Après l'épidémie, il avait passé presque six mois tout seul dans la nature, en mode Man vs Wild, les zombies en plus. Chasser pour se nourrir, prier pour ne pas tomber sur un végétal empoisonné, ne dormir que d'un œil de peur d'être dévoré dans son sommeil, déprimer sans fin en grelottant, se disant qu'il allait mourir seul loin de tous... Très peu pour lui. Au moins dans la Zone, il pouvait avoir un sommeil relativement correct, comparé à ce qu'il avait pu endurer avant. Et même lorsqu'il avait trouvé des gens avec qui voyager, Anton d'abord puis d'autres ensuite, il fallait bouger, toujours et encore. Il était soulagé de pouvoir se poser, enfin. Demain n'était guère reluisant mais pas aussi sombre qu'avant. Et même si Alistair n'était pas très sociable, le fait d'avoir des gens autour de lui, sans forcément leur parler, lui faisait du bien. Cela lui procurait une sensation de stabilité à laquelle il n'avait pas eu droit depuis le début de l'épidémie.

- J'aime bien me rendre utile ici. Je ne suis pas très doué pour la survie à l'extérieur.

Euphémisme. Il devait avoir un ange gardien attaché spécialement à sa sécurité, pour avoir survécu aussi longtemps. Oh bien sûr, il savait bricoler des trucs, monter un campement à partir d'un trombone, un bout de métal et trois allumettes. Mais quand il fallait se défendre, lutter pour survivre, c'était une autre paire de manches. Qu'il soit encore debout avec tous ses membres attachés et surtout qu'il n'avait pas rejoint la cohorte de mort-vivants décérébrés tenait du miracle. Certes, par la force des choses, il avait progressé en la matière depuis l'Apocalypse, mais il était loin d'être un survivant acharné.

- Ici, je suis un atout. Dehors, je suis un boulet.

Il sourit et haussa une épaule.

- Et toi ? Tu serais venue quand même dans la Zone, même sans... le bébé ?
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mar 22 Juil - 15:51



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Finalement, Alistair me ressemble plus qu'on ne l'imagine. Nous sommes aussi très différents, bien sûr. Mais lui non plus, n'est pas très doué à l'extérieur. Enfin, d'après ce qu'il me dit. Ce n'est pas tant l'idée de revoir des rôdeurs, et d'en tuer de nouveaux qui me motive. Bien au contraire, même. Cette idée me terrifie, et me gèle sur place. Mais je ne peux pas m'imaginer rester à l'intérieur même de la zone plus longtemps que nécessaire. J'ai besoin de sortir, de me dégourdir les jambes. Dans un univers autre que celui-là, s'entend. La zone est grande, et je sais que Gaylwen me dira ça, quand je lui ferais part de mes envies bizarre. Mais comment leur faire comprendre que tout ce que je veux, c'est pouvoir voir autre chose ? Autre chose que les mines déconfites, les visages sombres, et les préfabriqués. Je souris à Alistair, attendrie par ses paroles. Bon, ok, j'ai une très nette tendance à être attendrie par tout et tous. J'ai toujours plus ou moins été ce genre de personnes, et les hormones n'arrangent rien. Au contraire. « Je comprends. On a tous quelque chose à faire ici. » Enfin, sauf moi. Parce que je suis enceinte. Mais je me garde bien de le dire, il n'est pas nécessaire que je m'apitoie plus longtemps sur mon sort. Après l'accouchement, je passerai les jours suivants à câliner le bébé, et après je ferais plein de trucs. Inutiles, utiles, peu importe. Dans l'optique que tout se passe bien ... Bien sûr.

La question d'Alistair me pose une colle. Parce que je ne sais pas. Du tout. Nous sommes vraiment venus là dans l'idée d'avoir des médecins, et un minimum d'accès aux soins. Si cela n'était pas arrivé, les choses se seraient passées autrement. Probablement. Je hausse les épaules, et lui souris en le regardant. « Je ne pense pas, non. Gayl ... enfin, le père, n'aimait pas du tout l'idée de venir ici. » En fait, la réponse n'est pas si difficile que ça à trouver : non, nous ne serions probablement jamais venus ici. Peut-être aurais-je insisté, et peut-être Gaylwen aurait-il fini par succomber. Mais cela ne s'est pas passé de cette façon ... Alors je ne sais pas. « Tu sais "méfiance", "crainte des survivants", tout ça ... » Je rigole, histoire d'alléger un peu mes paroles. Je ne veux pas faire passer Gaylwen pour un crétin. Il est méfiant, c'est tout. Et c'est sans aucun doute grâce à lui si je suis encore en vie. Alors, je ne peux pas vraiment me permettre de contester ses décisions. Sauf que là, on a vraiment bien fait de venir dans la zone, puisque tout se passe bien. « Au final, on est très bien ici. Tu ne trouves pas ? » Il n'est pas très bavard, je le sais. Je n'ai pas l'impression, non plus, qu'il aime vraiment se mélanger aux autres. Mais, dans le fond, on est tous soulagés d'avoir un endroit comme ça.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Dim 27 Juil - 22:01

Alistair avait fini de passer en revue le moteur pour la deuxième fois. Il se recula, se demandant s'il allait remettre ça. C'était parfaitement inutile, mais il ne savait pas quoi faire d'autre pour s'occuper. Décidément, s'il s'était retrouvé dans la situation de Sam, il aurait vraiment pété un câble. Il pouvait passer à la révision d'une autre voiture, mais n'avait les clés que de celle-là. Il referma lentement le capot, réfléchissant à ce qu'il allait faire ensuite. Il pouvait toujours aller voir Gwen, qui allait sans aucun doute lui trouver un truc à bricoler. Mais il préférait rester discuter avec Sam, pour l'instant. D'habitude, il préférait toujours travailler que bavarder, mais maintenant qu'ils étaient posés au calme loin du tumulte de la Zone, il avait envie de faire un peu durer le moment.

Il verrouilla la voiture et récupéra ses outils, qu'il rangea avec un soin exagéré, histoire de continuer à s'occuper les mains et de ne pas être obligé de se mettre en face de Sam pour parler. S'il se sentait à l'aise pour le moment, il le serait beaucoup moins s'il devait maintenant un contact visuel. Il était beaucoup plus naturel s'il faisait autre chose en même temps.

Sam parla des réticences de Gaylwen – qu'Alistair connaissait de loin – à l'idée de venir ici. Vu ce qu'il savait du type en question, il n'était pas étonné de cette réaction. Gaylwen avait l'air d'être le type de personne qui pouvait parfaitement se suffire à lui-même pour survivre, tout le contraire d'Alistair en gros. Il pouvait comprendre que dans ce cas, il pouvait être réticent à l'idée de diluer la responsabilité de sa survie à un large groupe de parfaits inconnus. Alistair n'avait pas eu le choix, c'était le seul moyen de survivre à son avis. Les petits groupes, cela ne durait qu'un temps, comme il en avait fait amèrement l'expérience.

Il sourit à la dernière phrase de Sam. Il était entièrement d'accord avec elle ; pour lui, le fait d'être « enfermé » ne lui pesait absolument pas. Sa relative sécurité lui était précieuse et il ne regrettait pas du tout d'avoir choisi de venir ici. Pour le moment, en tout cas.

- Je suis d'accord. C'est un peu dur de s'y faire, quand on a pas l'habitude.

Mais le jeu en vaut largement la chandelle. Ayant fini de ranger ses affaires, il referma les boîtes et se redressa, faisant craquer ses vertèbres. Il commençait à avoir moins mal à la tête, même s'il devait avoir une sacrée bosse, d'après ce qu'il pouvait sentir lorsqu'il se tâta le front. Il réprima un soupir et s'efforça de sourire.

- Ça te dirait d'aller prendre l'air ?

Les alentours n'étaient pas très joyeux et il faisait un peu froid, mais c'était mieux que rien. Il se rappela soudain que Sam n'avait peut-être pas la foi de marcher vu son état, mais se retint de revenir sur sa proposition. Elle était venue justement parce qu'elle en avait marre d'être traitée comme une grande malade, il n'allait pas en rajouter une couche.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mar 29 Juil - 15:05



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Le naturel d'Alistair est une véritable bouffée d'air frais. J'avais un peu peur de le déranger au départ, mais maintenant que je suis là, je ne regrette pas le moins du monde d'avoir osé. Il s'occupe encore un peu de sa voiture, avant de décider d'en rester là. Et c'est avec une certaine lueur d'admiration que je le regarde ranger soigneusement chacun de ses outils. Décidément, il aime ce qu'il fait. Cela se voit au premier coup d’œil. J'aimerais bien, une fois l'accouchement passé, trouver quelque chose qui me passionne autant. C'est pas gagné, parce qu'à part dans la danse, il n'y a pas beaucoup de domaines auxquels j'accordais autrefois. Je le regrette désormais. Mais c'est malheureusement trop tard. Faire machine arrière n'est plus possible. Je me contente de hocher la tête à la réponse d'Alistair, conscience que je ne peux pas m'attarder sur le sujet. Je n'en ai pas très envie, de toute façon. Je n'ai pas envie de l'ennuyer, et je n'ai pas non plus envie de parler de tout cela plus longuement. Maintenant que je suis là, autant en profiter pour rester à l'écart des survivants trop inquiets. Alistair ne cherche pas à ménager chacune de mes pensées. En fait, il agit comme si nous n'étions que tous les deux. Et comme s'il n'y avait pas de troisième ... Personne, dans le coin. C'est l'une des choses que j'apprécie beaucoup chez lui, et qui me pousse à venir le voir quand je sens que je suis sur le point de craquer. De péter un plomb, appelez cela comme vous voulez.

Alistair semble mal à l'aise aussi, mais je fais comme si je ne le voyais pas. J'imagine que ce serait pire encore, si je lui en faisais la remarque. Et il n'a pas besoin de ça. Je lui ai déjà causé une bosse, inutile d'en rajouter. Sa proposition me fait sourire de plus bel. Lui, au moins, n'essaie pas de me forcer à rester inactive, immobile, et tout. Il sait que je peux marcher, même enceinte. Bon, je ne suis plus ce que j'étais. Ma souplesse de danseuse a laissé place à la délicatesse d'un éléphant. Mais ce n'est pas pour autant que je ne peux rien faire. Et je bénis tous les dieux d'avoir fait quelqu'un comme Alistair, capable de discerner ça. « Avec plaisir. » Non sans difficultés somme toute normales, je me lève, avant de rejoindre Alistair. « Si ça ne te dérange pas, j'aimerais bien éviter les endroits trop ... Peuplés. » Je rigole légèrement. J'ai aussi très bien compris qu'Alistair n'est pas très sociable. Ou, en tout cas, qu'il préfère la solitude. Alors, je ne doute pas une seule seconde qu'il acceptera sans mal ma proposition. Sans plus attendre, j'avance jusqu'à me retrouver à l'extérieur, devant le garage. Ou, tout du moins, ce qui s'y apparente. « Alors, qu'est-ce que tu penses de ta vie ici ? » Non, parce que je ne fais que me plaindre depuis tout à l'heure. Il est temps de remédier à cela, et de questionner un peu plus Alistair. Il n'a pas l'air de vraiment aimer parler de lui, mais je ne perds rien à essayer.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Sam 23 Aoû - 21:33

La remarque de Sam le fit légèrement sourire. Ils étaient sur la même longueur d'onde, au moins ; lui non plus n'avait pas envie d'aller se balader au milieu des gens, bien au contraire. Les endroits déserts étaient rares dans la Zone, qui au fil du temps devenait de plus en plus surpeuplée, mais les alentours étaient en général assez tranquilles. Il haussa une épaule, montrant qu'il avait compris et intégré sa remarque, et alla poser ses affaires dans un coin, espérant que personne n'allait y toucher. C'était le problème ici, on était en sécurité certes, mais les notions d'intimité et de propriété privée étaient fortement revues à la baisse. C'était le prix à payer, sans doute.

Il la suivit ensuite à l'extérieur, où ils marchèrent lentement, côte à côte. Le ciel était bas et gris et un vent léger mais persistant s'insinuaient sous leurs vêtements. Alistair réprima un frisson et remonta le col de sa veste. Bien qu'il ait un peu froid, cela lui faisait du bien de prendre l'air.  

La question de Sam le prit un peu au dépourvu. Il se mordilla la lèvre, indécis.

- Oh… Ça va.

C'était une réponse générique, qu'il aurait donné à n'importe qui, n'étant pas du genre à trop aimer se confier. Mais Sam méritait mieux que ça. Il se força à y réfléchir un peu plus en profondeur, puisant dans des sentiments et des pensées qu'il n'avait pas eu l'occasion de remuer depuis longtemps. Peut-être que ça lui ferait du bien d'en discuter, plutôt que de laisser tout ça stagner et moisir. Cela lui demandait un effort certain, n'était pas très doué pour parler de lui.

- Disons que la sécurité et le fait de ne plus avoir à bouger sans cesse sont un vrai soulagement. Ça m'a fait du bien de me poser.

Il voulut donner un coup de pied dans un caillou, le manqua, étouffa un juron et recommença, avec plus de succès cette fois. La pierre alla voler une dizaine de mètres plus loin.

- Mais c'est parfois un peu difficile de vivre avec tout ce monde. J'ai du mal à m'habituer.

Il glissa un coup d’œil en bais à Sam, voulant évaluer si elle saisissait ce qu'il était en train de dire. C'était stupéfiant à quel point il s'était senti extrêmement seul à certains moments dans la Zone, alors qu'elle grouillait de monde autour de lui. C'était une solitude plus profonde, différente de celle qu'il avait affronté juste après l'épidémie, quelque chose qui venait de lui plutôt que de son entourage. Il avait du mal à poser les mots justes dessus.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Dim 31 Aoû - 17:53



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N'étant pas une grande amatrice des foules, et endroits trop peu intimistes, c'est sans gêne aucune que je lui demande - le supplie serait peut-être plus exact - d'éviter ce genre de ... Coin, disons. Malheureusement, ils sont nombreux. Et je sais qu'arrivera un moment où je n'aurais plus aucun échappatoire. Parfois, il faut savoir se fondre dans la masse, et s'armer de patience pour ne pas craquer face à ces bains de foule de plus en plus nombreux. Le silence ne tarde pas à s'installer entre nous mais je préfère le briser. Non pas parce que je n'apprécie pas à sa juste valeur la quiétude des lieux, mais parce que Alistair reste une énigme. Et je ne peux pas empêcher ma curiosité de prendre le pas sur ma raison. Tant pis s'il n'apprécie pas mes questions. Après tout, s'il préfère esquiver, il peut le faire à sa guise. Je ne m'en sentirai pas froissée pour autant. Je me sais trop curieuse et, bizarrement, ma grossesse ne semble pas avoir refréné ce côté de ma personnalité. Bien au contraire, même. Alistair me répond finalement. A demi mots d'abord, puis avec une réponse un peu élaborée. Je vois bien qu'il n'est pas très à l'aise alors, je souris. Rigole même un peu. Sa réponse n'a rien de drôle, pourtant. Mais je partage trop ses pensées pour ne pas m'arrêter là-dessus. Et pour ne pas, au final, y trouver un côté amusant.

« Je crois que l'on partage un peu tous ce sentiment. » Je lâche, désireuse de détendre l'atmosphère. Une nouvelle fois. Je n'ai aucune envie de braquer Alistair et je me doute qu'en enchaînant les questions, j'y parviendrai forcément à un moment ou un autre. « Enfin, j'ai la chance de ne pas partager les dortoirs avec tout le monde. Tu te rends compte que certains sont obligés de dormir dans les couloirs, à même le sol ? » Je souris, amusée et un peu dépitée aussi. La zone a beau nous offrir beaucoup de sécurité, le confort est parfois froissé par l'arrivée très régulière de nouveaux survivants. Enfin, je parle je parle, mais j'en oublie presque que Alistair vit peut-être dans ces conditions ... Il est, certes, là depuis un moment, mais ça ne l'empêche pas de devoir se soumettre à la pression du nombre en croissance continuelle. « As-tu au moins la chance d'avoir ta propre couchette, dis-moi ? » Mieux vaut en rire, après tout ... Même si je me doute que ce ne soit pas le sujet le plus hilarant du coin. En même temps, trouver sujet à plaisanter n'est plus facile de nos jours. Au contraire, c'est devenu une véritable corvée, à laquelle je ne suis pas prête de me soumettre. M'enfin, je ne doute pas qu'Alistair saura saisir la touche d'humour que j'essaye désespérément de glisser dans cette conversation un peu trop sérieuse à mon goût.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mar 9 Sep - 22:28

Il haussa une épaule sceptique à la réponse de Sam. Il n'était pas sûr que son sentiment de solitude soit partagé par le reste de ses congénères de la Zone ; justement, ledit sentiment était alimenté par le fait qu'il ait l'impression d'être le seul dans ce cas. Mais peut-être avait-elle raison, et que c'était lui-même et ses difficultés à se sociabiliser qui l'isolaient des autres. Il médita un peu sur la question, n'ayant pas vu les choses sous cet angle. Mais cela demandait de faire l'effort de surmonter sa réserve et d'aller vers les autres, d'essayer de se lier un peu avec eux au lieu de les fuir. C'était encore trop difficile pour lui. Déjà d'un naturel taciturne, l'expérience de la solitude l'avait fait se replier encore plus sur lui-même. A de rares exceptions près – Sam par exemple – la compagnie d'autrui était trop anxiogène et il préférait la fuir. Mais il reconnaissait que son manque d'effort dans ce sens n'arrangeait certes pas les choses.

Il sourit légèrement à sa remarque sur les dortoirs, comprenant son envie d'alléger l'atmosphère.

- Oui, heureusement de ce côté-là je n'ai pas à me plaindre.

Dormir dans un lieu surpeuplé, avec un va-et-vient incessant de gens pas forcément discrets, n'était pas vraiment le grand luxe mais il était parmi les mieux lotis et n'allait certainement pas s'en plaindre.

- Bon, mon voisin actuel ronfle, mais au moins je ne dors pas dans le couloir !

Il avait gardé un ton léger, préférant comme Sam plaisanter sur la situation plutôt que de s'y morfondre. Après avoir passé des mois en pleine nature, livré à lui-même, supporter le dortoir avait été une vraie épreuve. Il ne s'y habituait toujours pas, d'ailleurs, mais comme il venait de le dire il avait la chance de disposer d'une couchette, ce qui était quand même mieux que les nouveaux arrivants contraints de s'installer un peu n'importe où.

Il fut un instant tenté de lui demander comment elle allait s'en sortir avec le bébé – nul doute que ses voisins allaient être ravis d'avoir un bambin hurlant juste à côté – mais préféra ne pas le faire, ne voulant pas ramener la conversation sur un sujet qu'elle n'avait sans doute que trop entendu.

- La surpopulation commence à être critique, je trouve. Tu sais comment ils comptent faire ? S'ils vont aménager d'autres bâtiments ?

Il n'avait rien entendu de tel mais il faut dire qu'il ne parlait pas beaucoup aux autres, donc n'était pas forcément au courant de tout.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Ven 12 Sep - 16:31



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L'atmosphère se détend soudainement, et j'en suis vraiment soulagée. Je n'ai aucune envie de braquer Alistair sur un sujet aussi con que celui-là. Après tout, je ne suis pas dans sa tête pour juger de quoi que ce soit. Nous avons chacun notre manière de voir les choses et de les appréhender. Et puis, je suis enceinte ... Ce n'est pas son cas. Tant de différences qui nous poussent à avoir des points de vue différentes sur bien des sujets, j'en suis persuadée. C'est ce qui me plaît, dans cet endroit -en plus du fait que ce soit sécurité, bien sûr- : il y en a pour tous les goûts. A un point où les dortoirs sont bondés ... En même temps, je n'imagine pas les dirigeants refuser des survivants à l'entrée. S'ils ont passé cet appel radio, c'est qu'ils voulaient en réunir le plus possible. Inutile de dire que ce n'est pas le moment de changer d'avis. La remarque d'Alistair me fait rire. Il a eu la chance d'arriver dans les premières vagues et, par conséquent, n'a pas à dormir dans le couloir comme certains ... Mais le fait de vivre en communauté pose toujours des problèmes. En plus de ça, c'est compliqué de s'adapter de nouveau à toutes les règles que ça impose, après une année passée sur les routes. Avec pour seul contraire : la survie. « Tu devrais demander à ce qu'on te ramène des boules quies. » Plaisanterie, encore et toujours. C'est mieux que de se morfondre sur tel ou tel sujet.

Avec Alistair, de toute façon, la conversation se fait facilement. De manière générale, je ne suis pas bien difficile : j'apprécie tous les types de personne. Des plus discrets aux plus exubérants. Mais, maintenant, dans la zone, Alistair est le genre de personnes de qui j'ai besoin, ne serait-ce que pour une après-midi. Il évite les sujets qui fâche, et est facile à vivre. Forcément, ça me permet de me détendre et de ne pas penser à ma grossesse. Même si c'est de plus en plus difficile de l'éviter, celle-là ... « Je ne sais pas du tout ... » Ma voix est complètement blasée. Ce n'est pas que j'ai peur - ou pas envie - d'accueillir de nouveaux survivants dans nos pré-fabriqués bondés. Mais, j'avoue, je ne sais pas comment on va faire pour tous s'entasser ... Et, à ce rythme-là, des gens se retrouveront bientôt à dormir dehors. Oui, carrément. « Pourtant, comme tu le sais, j'ai beaucoup de temps à perdre. Et j'ai beau interroger les gens autour de moi, personne n'est capable de me donner de réponse claire ... » Je souris de toutes mes dents, consciente de donner l'impression que je suis une vraie commère. Je ne l'étais pas avant, mais, en effet, le fait de rester ici me pousse à m'intéresser à tout ... et n'importe quoi. « Espérons que c'est ce qu'ils vont faire. J'ai vu un gosse de huit ans dormir assis, la dernière fois ... » C'est franchement terrifiant à voir, croyez-moi. Je lui aurais bien laissé ma place dans mon lit, si Gaylwen ne m'avait pas engueulé. Non mais franchement ! « Et puis, je ne veux pas t'inquiéter mais ... même niveau ressources, ça commence à devenir limité. » Oh oui, on en entend des choses, à force de passer ses journées enfermée. A nous, maintenant, de démêler le vrai du faux ...
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Mer 12 Nov - 21:56

Alistair laissa échapper un léger rire.

- En voilà une bonne idée !

Les occasions de se détendre étaient rares, aussi n'hésitait-il pas à les saisir dès qu'elles se présentaient. On n'avait pas souvent l'occasion de rire dans la Zone…  Il se forçait un peu mais cela lui faisait du bien. Afin d'oublier un peu la rudesse de sa vie, ses morts à pleurer et les rôdeurs qui déambulaient non loin, parfois arborant le visage d'un être cher… Vraiment, tout prétexte était bon à prendre. Ici, à bavarder avec Sam sur un ton léger, Alistair se sentait presque détendu.

La suite du discours de Sam est moins joyeuse. La tension revient dans les épaules d'Alistair, qui songe qu'elle a raison et que l'afflux de réfugiés, appelés comme lui par le message radio, n'allait pas tarder à poser d'énormes problèmes de gestion. Il n'avait pas à s'en occuper mais il en souffrirait, comme tout le monde. Étant de naturel stressé, cela n'aidait pas à le calmer, c'était certain. A son avis, la situation était alarmante, mais Alistair n'était jamais très optimiste. Et pour le moment, il n'avait pas envie d'y penser. Lui encore pouvait s'absorber dans le travail et oublier tout ça. Sam elle, à rester enfermée, ne pouvait guère y échapper. Jugeant qu'elle avait sans doute entendu assez de ragots flippants, il prit le parti de ne pas en rajouter.

- Je sais, mais c'est toujours mieux que dehors. On va s'en sortir.

Il hésita, ne sachant comment préciser sa pensée, mais fut interrompu par la sonnerie de son talkie-walkie. Il grimaça, soupira, et résolut de le décrocher. Déjà qu'il n'aimait pas téléphoner avant la catastrophe…

- O'Sullivan ?

- C'est Gwen ! J'ai du travail pour toi, c'est urgent !

Il retint un nouveau soupir.

- Très bien, j'arrive.

Il coupa le talkie et le remit à sa ceinture.

- Désolé Sam, il faut que j'y aille. Ça m'a fait plaisir que tu passes me voir, en tout cas. Vraiment.

Il se dandina d'un pied sur l'autre, un sourire incertain aux lèvres. Il y avait tellement plus à ajouter, qu'il était absolument sincère et qu'elle était une des très rares personnes avec qui il préférait passer du temps au lieu de travailler ; mais les mots ne venaient pas et il ne pouvait qu'espérer qu'elle sache déjà tout cela. Il lui posa la main sur l'épaule et la serra un peu maladroitement, puis la laissa pour retourner vers les bâtiments de la Zone. Retour au travail.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Sam 15 Nov - 14:34



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La situation est presque détendue. C'est parce qu'il s'agit d'Alistair, que j'apprécie énormément. Il n'aime pas emmerder les gens, préfère rester dans son coin. C'est, sans aucun doute, pour cette raison qu'il est aussi simple de parler de sujets légers avec lui. En fait, il est même le mieux placé pour ça. Malgré tout, quelques ombres planent toujours autour de nous ; où que l'on aille, on ne peut pas y échapper. L'optimisme d'Alistair fait plaisir à voir, mais je ne peux pas m'empêcher de ne pas trop y croire. Les survivants sont trop nombreux, tout le monde le sait, personne ne fait rien pour stopper ce flux continu. Mais, en même temps, impossible de dire à qui que ce soit "non, dégage, on ne t'accepte pas ici, on est déjà trop nombreux". Définitivement pas imaginable. Je souris, attends sagement qu'Alistair en est fini avec son talkie-walkie. Bon sang que ça fait bizarre de voir des personnes communiquer comme ça. Les téléphones, c'est terminé. Ne nous reste plus que ces trucs, que l'on considérait comme trop vieux à l'époque, mais qui sont fort utiles. La zone, après tout, est un grand espace. Il est impossible de faire des allers-retours sans arrêt pour communiquer avec telle ou telle personne. Alistair, en tout cas, ne semble pas vraiment apprécier ça. Pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas de lui ? C'est que je commence à le cerner ... Un peu.

Enfin bref, je pourrais presque détester ce foutu talkie-walkie aussi, maintenant qu'il pousse Alistair à aller vers d'autres horizons. Mais, non, en fait. Pas parce que j'en avais déjà assez de papoter avec lui, mais parce que je suis un peu fatiguée, il faudrait peut-être que j'aille me reposer. Juste une heure ou deux. Vivement que j'en ai finit avec cette grossesse ! Je ne supporte pas d'être aussi impuissante et constamment à moitié endormie ! « Oh ne t'en fais pas, il faut que j'aille me reposer de toute façon. » Aussitôt que ces mots sont sortis, je les regrette. Alistair ne m'en tiendra pas rigueur, mais tout de même ... Pendant que lui va bosser, moi je vais aller m'allonger. Génial ! Un mince sourire gêné étire mes lèvres, avant que je ne parte dans l'autre direction, là où sont les dortoirs. Heureusement que Gaylwen et moi avons eu droit à une chambre à part, parce que je ne sais pas comment je ferais, sur les couchettes déjà toutes utilisées, sinon. Et puis, le boucan ambiant ne pourrait pas m'aider à m'endormir non plus. Oui, j'ai finalement de la chance dans mon malheur.
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MessageSujet: Re: (alistair) things are never gonna be the same Jeu 18 Fév - 19:23

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(alistair) things are never gonna be the same

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