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MessageSujet: Say something I'm giving up on you • Elishua Mar 24 Juin - 11:14

« Say something I'm giving up on you »
Elizabeth & Joshua


Depuis que nous étions arrivés dans la zone 51, beaucoup de temps avait passé. Cela pouvait semblait incroyable, d'ailleurs, lorsque l'on réalisait que l'on était là depuis déjà si longtemps. Ma vie n'était pas toujours facile. J'étais fragile, peu épaisse et bien que je m'occupe des tâches avec motivation et envie, ce n'était pas ça qui allait me permettre de me faire une véritable place dans le coin. On ne me faisait pas vraiment confiance, estimant que j'étais bien trop faible pour être utile. Oui, voilà qui était le mot que l'on utilisait bien trop souvent sur mon compte. On me trouvait inutile et j'étais bien incapable de savoir pourquoi. Parfaitement incapable de comprendre ce que l'on pouvait me reprocher puisque certes, je n'étais pas une dure à cuire, ni quelqu'un qui pouvait vous protéger dans une mission. Je ne tuais pas les zombies, ce qui faisait clairement de moi le point faible de la zone. Enfin.. J'avais entendu dire qu'un autre garçon était dans ma situation, mais il semblait que c'était la peur et le regret, qui le dérangeaient. En tout cas, c'était ce que l'on entendait. Il n'était pas comme moi, à croire que tuer des zombies, ça revenait à tuer des gens. Mais malgré ça, je faisais de mon mieux, pour m'intégrer, pour montrer que je n'étais pas aussi inutile qu'ils ne semblaient vraiment le croire. Et c'était vraiment difficile, par instant, de voir les regards que l'on pouvait me lancer.

Mon groupe était parti en mission, tôt ce matin et le temps ne passait pas très vite. Comme toujours, je m'inquiétais beaucoup trop pour chacun d'entre eux et encore plus pour Joshua. Je n'osais même pas imaginer comment j'aurait pu vivre sa disparition, tant je m'étais attachée à lui. Et je ne voyais même pas vers quoi tout cela allait pouvoir me mener. Il n'y avait guère la place pour des sentiments dans ce camps. Et je n'étais même pas sûre qu'il puisse ressentir quelque chose pour moi, étant donné qu'il avait perdu celle qu'il aimait dans l'invasion. Comment la remplacer ? Je n'étais déjà que l'ombre de moi-même, comment être suffisamment forte pour qu'il réalise que j'étais là ? Mais un lien étrange s'était glissé entre nous et à l'heure actuelle, il me suffisait.

Mon regard se posa sur un membre du groupe, qui venait de faire son entrée. Un sourire se glissa sur mes lèvres à l'idée que mon inquiétude était enfin terminée, que j'allais pouvoir me reposer tout en sachant qu'ils étaient là, enfin. Mais Joshua ne se montrait pas. Mon cœur se mit à battre vraiment vite, je n'avais pas la force de demander. J'avais les mains moites, et mes jambes semblaient vouloir me lâcher à tout moment. Je n'étais pas rassurée par tout ça. J'avais terriblement peur. Je décidais d'aller dans mon refuge, mon coin où je dormais pour reprendre mon souffle avant d'aller poser la terrible question. Je n'étais pas assurée, je tremblais et j'avais terriblement envie de pleurer. J'avais peur. Joshua ne pouvait pas avoir disparu. Je ne l'aurais jamais supporté.

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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mar 24 Juin - 15:49



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Je ne sais pas ce qui me motive réellement à continuer à me battre. Mais, je le fais. Chaque matin, je me lève, et je trouve quelque chose à faire. Généralement hors de la zone, parce que je ne supporte pas l'idée de rester constamment enfermé. D'autre fois, je me contente de vérifier les clôtures avec d'autres, ou même de monter la garde. On ne sait pas ce qui peut arriver ou nous tomber dessus d'un coup, il faut à tout prix rester méfiant. Mais rien ne vaut les journées où je vais dehors. Seul ou accompagné, ça ne me dérange pas tant que ça. Pas tout le temps, tout du moins. Aujourd'hui, pourtant, tout a très vite dérapé. J'ai à peine eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, pour réagir et me tirer de là au plus vite. Nous avions pour objectif initial de fouiller quelques maisons, et d'en ramener le plus de victuailles possibles. Nous étions à deux doigts de rentrer bredouille, quand un des types participant à l'excursion -et accessoirement complètement con- a décidé -sans demander notre avis- de tenter sa chance dans une autre maison. Il a à peine eu le temps d'ouvrir la porte, et de frapper contre celle-ci pour s'assurer qu'elle était vide, qu'il s'est fait chopper. Un rôdeur venu de là-dedans. Puis un autre, encore un, et ainsi de suite. Nous avons très rapidement été submergés, et obligés de faire demi-tour sans demander notre reste. Le type est resté derrière, et un autre s'est fait attraper. Je l'ai entendu pendant que je courais.

Nous n'étions plus que trois, et il fallait se tirer de là au plus vite. J'ai couru sans prendre la peine de regarder derrière moi, et me suis cassé la gueule. Oui, vraiment. Il y avait un corps étendu là, et je me suis pris les pieds dedans. Le couteau que je tenais a légèrement entaillé ma cuisse, mais sans plus. J'ai eu de la chance, je suppose. En boitant à moitié mais sans pour autant m'arrêter de courir, j'ai atteins la voiture après les autres, et je suis montée dedans. On a réussi à se tirer de là, et c'est déjà un vrai miracle. Mais sur le trajet du retour, j'ai pas pu m'empêcher de penser aux deux types restés en arrière, en train de se faire bouffer. On n'aurait rien pu faire pour les sauver, je le sais très bien. Mine de rien, ça fait toujours le même effet de perdre quelqu'un, proche ou pas, con ou gars super cool. J'ai à peine pensé à la douleur de ma cuisse mais en descendant de la voiture, une fois dans la zone, je grimace. Bordel. C'est plus douloureux que je l'imaginais. Un regard autour de moi m'apprend que Lizzie n'est pas là. Merde. La seule personne que je veux voir n'est pas là. J'ignore les regards et questions inquiets, et me dirige vers l'endroit où je sais que je vais la trouver. Elle va toujours là-bas quand quelque chose ne va pas. Et j'avais raison. Je me précipite vers elle, aussi rapidement que ma jambe me le permet, et la prends dans mes bras tant bien que mal. « Lizzie ... Tu vas bien ? » Elle pleure. Elle est au bord de l'implosion, je le sais, je le sens. Et je déteste quand elle est dans cet état là.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mar 1 Juil - 23:10

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J'avais peur, c'était un fait. Oui, les gens pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, la situation était réellement perturbante, en réalité. Et elle avait beau dire ce qu'elle voulait, ce n'était certainement pas ça qui allait arranger les choses, rien ne pouvait être aussi simple. Oui, elle flippait, et on ne pouvait pas le lui reprocher. Parce que bon, bordel quoi, n'avait-elle donc pas le droit de s'inquiéter pour lui ? N'avait-elle donc pas le droit de se formaliser parce que Joshua n'était pas rentré ? On aurait beau dire ce que l'on voudrait, les choses n'en restaient pas moins dans cette situation et il n'y avait absolument rien à y faire. Je paniquai, incapable de reprendre mon calme alors que dans le fond, je n'avais encore pas eu la moindre preuve qu'un problème ait pu lui arriver. C'était un truc de dingue et il allait réellement falloir que je me reprenne pour que j'arrête ainsi de paniquer, je ne savais rien et il alalit surtout que je finisse par me mettre tout ça dans le crâne. Que cela me vienne ou pas, d'ailleurs, mais les choses étaient ainsi et iln 'y avait rien d'autre à ajouter. Les larmes s'étaient mises à couler sur mes joues, sans que je n'ai pu me résoudre à ce sujet. Il était absolument hors de question pour moi que cela pouvait être si compliqué, ça ne pouvait, d'ailleurs, absolument pas se passer comme ça. De mon propre point de vu, en tout cas, il était parfaitement impossible qu'il lui soit arrivé un truc, je n'aurais pas survécu, je ne m'en serais jamais remise.

Sa voix me traversa le cœur, il me perturba un instant et cela me rassura deux secondes, avant de me faire éclater de rire, alors que les larmes continuaient à couler sur mes joues. J'étais tellement heureuse, à propos de toute cette histoire, qu'il puisse être revenue vers moi sans que je ne m'en sois aperçue, sans que je n'ai eu à hurler à propos de tout ça. J'étais heureuse et il allait bien, ou en tout cas, il semblait aller bien mais je repérais alors la blessure qu'il y avait sur sa jambe. La panique me traversa alors aussitôt et me bouscula. Je ne pensais qu'à moi, à l'heure actuelle, et cela ne me rassurait absolument pas. Cela me brisait le cœur, qu'il puisse souffrir alors que j'étais en train de m'offusquer à propos de tout ça. Oui, tout ça n'avait absolument pas le moindre sens et ce n'était certainement pas moi qui allait me mettre à m'en formaliser. Oui, je m'inquiétais beaucoup trp, lorsque cela le concernait, mais je n'y  pouvais rien, je ne parvenais tout simplement pas à faire autrement. Il comptait pour moi et ce, bien plus que je ne pouvais bien l'admettre et c'était sans doute justement pour cette raison que je ne savais plus où donner de la tête.

 « J'ai eu peur. Tu es arrivé bien plus tard que les autres je.. J'ai cru qu'il 'était arrivé quelque chose de bien plus grave. Mais.. Tu es blessé, qu'est-ce qu'il t'est arrivé encore ? »

Il fouilla dans ses affaires, à la recherche de bricoles pour nettoyer la plaie et la bander. Ca allait sans doute prendre un peu de temps mais il ne pouvait absolument pas s'en empêcher, malgré tout quoi. Une chose était sûre en tout cas, il était là.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Jeu 3 Juil - 12:32



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Des sorties, j'en fais régulièrement. Il arrive, parfois, que les choses dérapent, que quelque chose de grave se passe. Mais on arrive généralement à s'en tirer. Là, on a à peine eu le temps de se casser. Et un des mecs a été tué. C'est sans aucun doute le pire dans tout ça, mais pas ce à quoi je peux penser. J'ai juste besoin de retrouver Elizabeth, et de vérifier que tout va bien de son côté. C'est toujours comme ça, il faut que je m'inquiète pour elle, et que je vois de mes propres yeux qu'elle n'est pas blessée. Elle est dans la zone, pourtant. Mais je reste méfiant en toutes circonstances. Ainsi, quand je la retrouve, je ne peux pas m'empêcher de soupirer de soulagement. Elle va bien. Enfin, à peu près. Elle est en train de pleurer. Ce n'est pas la première fois que je la vois dans un état pareil, mais il me faut la rassurer. Sans plus attendre. Je la serre dans mes bras pendant un long moment, avant que sa voix, et la douleur à ma cuisse ne me rappelle à l'ordre. Je n'ai pas de temps à perdre, il faut que je m'occupe de ma blessure. Ce n'est pas grand chose, je le sais bien, mais ça pourrait s'infecter. Et dans nos conditions de vie actuelles, c'est très, très grave. C'est même le truc à éviter à tout prix. « Tout va bien. Il faut juste ... Que je nettoie ça. » Je me lève d'un bond, et fouille dans mes affaires. Juste le temps de trouver une compresse, et un désinfectant. Je les ai ramenés de dehors, et les garde là-dedans depuis.

Comme ça, je n'ai pas besoin d'aller à l'infirmerie. Je déteste ça. Je me rassois sur le lit et me penche en avant pour essayer de voir quelque chose. Mais le jean est à peine déchiré, si bien que je n'y vois rien. « Désolé, c'est nécessaire. » Je me relève et retire mon jean, me retrouvant en caleçon. Je n'ai rien contre ça, mais je ne suis pas certain qu'il en soit de même du côté d'Elizabeth. Je pose mes victuailles sur le côté, pas très loin d'Elizabeth et me tourne vers elle. « Est-ce que tu pourrais le faire pour moi ? » Elle prétend toujours ne pas pouvoir faire quoi que ce soit dans la zone. Et bien, c'est le moment ou jamais de lui montrer que si elle a plein de capacités. Elle a juste du mal à les cerner, et à les utiliser à bon escient. Elle n'est pas faite pour aller dehors, et affronter les rôdeurs, c'est certain. Mais bien d'autres choses sont à sa portée. Il faut juste qu'elle les voit et les accepte aussi, d'une certaine façon. « Je pourrais le faire, mais e ne suis pas certain de faire les choses correctement. » Ma visibilité est très réduite, et j'ai peur de rater quelque chose. Il ne manquerait plus que ma plaie s'infecte ! Je pourrais aller à l'infirmerie, pour être sûr que tout soit bien fait ... Mais encore une fois, je déteste ça. Et j'ai suffisamment confiance en Elizabeth. Je sais quelle fera ça correctement, j'en suis même certain à 200%.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Ven 11 Juil - 9:46

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Bien sûr que je savais que je m'inquiétais trop. Comment imaginer le contraire, alors que dès qu'il sortait de mon champ de vision, je me mettais inlassablement à penser au pire ? A imaginer qu'il allait disparaître et me quitter pour toujours ? Mon cœur était incapable de faire la part des choses, et mon cerveau imaginait toujours le pire, dans ce monde plus que destructeur. J'étais prête à bien des choses, je savais que nous étions à deux doigts de nous faire tuer, dès que l'on quittait la zone, mais ça ne voulait pas non plus dire que c'était vraimenté vident. Et ce n'était, d'ailleurs, pas pour rien que je préférais rester enfermée ici. C'était sans aucun doute le meilleur moyen que j'avais pour ne pas me perdre dans une noirceur implacable. J'avais peur. Continuellement, inlassablement, de mon lendemain, du lendemain de mes proches encore plus. Parce que peu importait à mes yeux mon existence, tant que je pouvais compter sur les gens, autour de moi.

Je le regardais fouiller dans ses affaires, pour trouver de quoi nettoyer sa plaie. Je l'avouais, le sang me rebutait toujours autant, bien qu'avec le temps, je me sois doucement mise à faire certains effort. En même temps, il était grand temps que je m'y mette, j'étais ridicule. Je ne pouvais pas les aider si je continuais sur cette voie et c'était la seule chose qu'ils me demandaient. C'était, en réalité, la seule chose pour laquelle je pouvais avoir un quelconque intérêt. Ca et le fait que je parvenais à faire à manger en partant de presque rien. Mais ce n'était pas un talent en soit, pas de survie. On pouvait se contenter de peu, quand il était question de survivre. Cuisiner, ce n'était qu'un léger détail.

 « Qu'est-ce que tu as fait Joshua ? », lui demandai-je, inquiète par cette blessur equi semblait si profonde.

Je refusais de le regarder se soigner sans faire le moindre geste, mais pourtant, je ne pus m'empêcher de rougir alors qu'il retirait son pantalon. C'était ridicule bien sûr, et ça n'avait pas vraiment de sens, mais oui, je me mettais encore à rougir devant ce garçon. Parce qu'il me plaisait, parce que ce n'était pas le moment pour faire dans le sentiment mais en plus de ça, les choses pouvaient devenir tellement compliquées d'un seul coup que je n'y connaissais que très peu de chose. J'avais uniquement envie de le voir heureux et c'était déjà une lourdce mission en soit.

Il me demanda si je pouvais moi-même le soigner et ça me semblait presque impossible. Non que je n'en sois pas capable, mais j'avais si peur de lui faire du mal, si peur de le blesser davantage que franchement, je n'osais même pas le toucher. C'était l'unique solution bien sûr, pour que je puisse l'aider mais ça ne rendait pas les choses plus simples. Ca ne rendait jamais les choses simples, de toute manière. Alors oui, il allait juste falloir que je prenne sur moi et que j'arrête de me comporter comme j'étais en train de le faire. De toute manière, cela n'avait absolument pas le moindre sens et il allait falloir que je me reprenne. Ce n'était qu'un garçon et bien qu'il s'agisse de Joshua, je ne devais surtout pas me prendre la tête pour des conneries pareille, cela n'avait pas vraiment de sens, en plus de ça. Et il avait raison, si c'était lui qui le faisait, il était évident que ça n'allait pas pouvoir bien se passer. C'était évitable, puisqu'elle pouvait s'en occuper pour lui, alors pourquoi ne pas prendre cette décision ? Pourquoi ne pas s'en occuper, du coup ? Mes mains tremblaient et je n'étais pas encore habitué aux pansements. J'avais envie de le guider vers le coin médical mais ce n'était pas la bonne solution et il se serait sans aucun doute braqué aussitôt.

 « Oui enfin.. J'imagine que si tu t'en occupes, tu pourrais être amené à empirer les choses ! »

Alors je me mis à le soigner, bien que j'avais peur d'être maladroite et de faire une gaffe. La plaie était profonde, mais ça ne saignait déjà presque plus. Je n'eus qu'à nettoyer, désinfecter et bander.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Sam 12 Juil - 21:28



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Les choses autour de moi ont évolué, et pourtant, je suis toujours plus ou moins le même : violent, agressif, toujours sur les nerfs, et prêt à décoller à la moindre occasion. Bien sûr, certaines choses ne sont plus les mêmes. Je ne peux pas être resté totalement le même avec tout ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas du tout si les choses auraient été les mêmes si ma fiancée était toujours là. Aussi étrange que cela puisse paraître, je n'y pense pas souvent. Pas parce que je ne suis pas triste à l'idée qu'elle soit morte, mais parce que c'est, peut-être, ce qui m'empêcher de m'arrêter. De ne plus me battre. Et puis, Elizabeth est là. Sans elle, je serais mort depuis un moment déjà, incapable que je suis à créer des liens avec les gens autour de moi. Elle est très importante à mes yeux, à présent. Et je sais que je peux lui faire confiance. C'est la seule, en fait, en qui j'ai tant de foi. D'ailleurs, je préfère largement que ce soit elle qui me soigne. Je n'ai pas envie d'aller à l'infirmerie. Elizabeth a un effet plus bénéfique sur moi, et c'est, sans aucun doute, grâce à elle que je ne suis pas tout replié sur moi-même. Je hausse les épaules à sa question, et tourne la tête dans sa direction, un léger sourire flottant sur mes lèvres. Je ne sais pas pourquoi je souris. Parce que je suis en vie ? Parce que je suis avec Elizabeth ? Un peu de tout en même temps, peut-être. « En courant pour fuir une horde, j'ai trébuché, le couteau en mains. » Ce n'est pas si grave, finalement. Je me retiens de le dire à Elizabeth, parce que je me doute qu'elle n'est pas du même avis que moi. Mais à côté de ce qui est arrivé à ce pauvre garçon tout à l'heure, je suis content de n'avoir "que" ça. Je peux encore marcher, et j'ai ce qu'il faut pour désinfecter la plaie. Peut-être me faudrait-il des points de suture par mesure de précaution, mais je ne m'en soucie pas. Je m'en fous complètement, même.

Je souris en voyant Elizabeth finir par flancher. Je n'ai pas raté, non plus, son rougissement. Mais je ne dis rien à ce propos, peu désireux d'amplifier un peu plus encore sa gêne. « C'est certain : j'empirerais les choses. » Je hoche la tête - de nouveau - vivement, en la regardant. Elle m'a déjà avoué se sentir inutile, alors c'est le moment ou jamais de lui prouver que ce n'est pas le cas. A mes yeux, de toute façon, elle ne l'a jamais été. Elle a beau être frêle, craintive, timide, et même fragile, elle a toujours été mon roc. Mon roc au milieu des zombies, au milieu du sang, et des traîtres en tout genre. C'est grâce à elle, que mon monde tourne encore un tant soit peu. Je ne vais pas lui dire, certes, mais j'ai encore le droit de le penser. Et puis, ma plaie doit m'avoir rendu fiévreux, en temps normal, jamais de telles pensées n'auraient osé faire ne serait-ce que se former dans mon esprit. Je cligne plusieurs fois des yeux, comme pour chasser tout ça, et pour éviter de me déconnecter de la réalité. Je me concentre sur ma blessure, et ses doigts fébriles qui s'activent pour essayer de désinfecter tout ça. Je vois bien qu'elle est hésitante. Sans doute parce qu'elle a peur de mal faire, ou de me blesser. Une fois sa tâche terminée, je lui souris grandement. « Merci. Heureusement que tu es là. » J'avoue, j'aime aussi parfois - voire assez souvent - causer sa gêne de manière tout à fait volontaire. Je trouve ça ... Plaisant. « Tu penses pouvoir me supporter ces prochains jours ? Le temps que je me remette de ma blessure et que je sois de nouveau en état de sortir. » Question purement rhétorique, je devine par avance sa réponse. Après tout, elle m'a déjà énormément supporté au cours de l'année écoulée. Pourquoi est-ce qu'elle ne le pourrait plus, hein ? Je me relève, et renfile mon pantalon. Inutile de faire durer plus longtemps que nécessaire son malaise.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mar 29 Juil - 10:28

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Peut être qu'il allait finir par réussir à me rendre folle. Je ne pouvais pas garantir le fait que la situation était simple pour moi, au contraire, il y avait bien des moments où c'était le gros bordel. Je faisais de mon mieux pour que ça ne parte pas dans tous les sens, mais ça ne voulait absolument pas dire que c'était aussi simple que ça. Pour être tout à fait honnête, je devenais dingue dès qu'il quittait la zone et pourtant, quoi que je puisse en dire, j'étais bien malgré moi incapable de le suivre dans ses aventures. C'était sans doute à cause de ça que je pouvais devenir folle, que je pouvais péter un plomb en l'espace de quelques minutes, ce n'était pas bon signe évidemment.

♣ Tu sais, ça m'arrangerait vraiment que tu te décides à faire attention à toi. Je vais finir par devenir folle, si tu continues comme ça.

Malgré le malaise et l'envie de partir en courant plutôt que de le soigner et de peut être, empirer les choses, je décidai de rester et de serrer les dents, il avait besoin de moi et, de toute manière, il n'aurait accepté l'aide de personne d'autre. Il aurait fini par se soigner lui-même et autant le dire, ça n'aurait pas vraiment aider à ce qu'il aille un peu mieux, au contraire, d'ailleurs. Mais c'était.. Tellement étrange, malgré tout. Je ne pouvais pas lui reprocher le fait qu'il ne veuille pas faire confiance aux autres, bien sûr. Chacun était comme il était et je prenais tel un honneur le fait qu'il accepte de me faire confiance, à moi. Parce que je me moquais totalement de ce qu'il pensait des autres, du moment qu'il ne me détestait pas. Le simple fait d'y penser réussit malgré tout à me glacer le sang. Il était impossible pour moi de ne pas me rassurer d'une quelconque façon à ce propos. Parce que je tenais à lui, plus qu'à n'importe qui et qu'il était hors de question pour moi de rester à ses côtés s'il ne m'appréciait pas, ne serait-ce qu'un peu. Nous n'étions pas bien lottis. Il avait ses problèmes, j'avais mes troubles alimentaires, mais bordel.. Il m'était devenu impossible de me passer de lui.

Malgré mes mains tremblantes, je me battai pour essayer de garder un certain contrôle, histoire de ne pas faire autant de dégâts que je n'en étais persuadée. Après tout, le but était de le soigner, pas de le casser davantage. Ce que j'allais finir par faire si je continuais sur cette voie. Mais je savais que j'allais finir par réussir à faire ce qu'il me demandait et c'était le plus important. Je refusai, pourtant, de regarder son visage, de peur de voir une grimace de douleur qui m'aurait sans doute fait perdre tous mes moyens. Il allait falloir que je me reprenne. Comment pouvait-il s'attarder sur une fille aussi fragile que moi ? Comment pouvait-il s'intéresser, ne serait-ce qu'un peu, à un boulot comme ça ? Je ne tardai pas à finir, assez fière du résultat, puisque je n'avais pas fait autant de gaffe que je ne l'aurais cru. Et je m'autorisai alors à lever les yeux vers lui.

Le sourire dont il me gratifia me fit presque perdre mes moyens. J'avais.. Tellement envie de le prendre dans mes bras que me retenir ne fut pas simple du tout. Il n'avait absolument pas la moindre raison de me remercier, je n'avais pas non plus fait quelque chose de si extraordinaire que ça et ça me faisait plaisir. Vraiment plaisir, de pouvoir lui donner un coup de main comme ça.

♣ Tu sais bien que je suis là pour te filer un coup de main ! Tu n'as pas à me remercier !

Surtout pas avec un sourire pareil. Résister était difficile. Et puis bone.. Je n'étais pas persuadée de vouloir non plus. C'était compliqué, en tout cas. Et je n'avais pas envie de voir que ça pouvait le devenir encore plus. En tout cas, il était évident pour toi que tu pourrais le supporter pour les prochains jours. C'était même beaucoup plus sûr que de le laisser repartir à l'aventure avec sa blessure. Il fallait qu'il reste tranquille, mais ça ne voulait pas dire que ça allait être facile pour lui, au contraire, d'ailleurs.

♣ Je suis étonnée de voir que tu continue de poser la question. Bien sûr que tu peux rester !.

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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mer 30 Juil - 15:21



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Le temps passant, j'apprends à connaître Elizabeth. Bon, ça fait, certes, plusieurs mois déjà que je l'ai rencontré. Quand j'ai atterri dans ce groupe de survivants, Elizabeth y était déjà. Et c'est tout naturellement que je me suis rapproché d'elle. Elle a un truc en plus, que les autres n'ont pas. Que je n'ai pas, non plus d'ailleurs. Son innocence, peut-être. Ou ce côté fragile qui l'empêche de participer aux expéditions, ou de sortir de la zone tout court. Dans un sens, j'aimerais bien être comme elle. Mais, à l'inverse, je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur moyen de s'en sortir, dans un monde comme celui-là. Elle n'y est pour rien, je le sais bien. En tout les cas, je ne peux pas m'empêcher de me tourner vers elle quand quelque chose ne va pas, ou juste quand j'ai envie de sourire. Elle est naturelle, et très gentille aussi. Trop, peut-être ? Elle m'accueille toujours à bras ouverts. Et je m'en veux un peu, parfois. Elle ne mérite pas qu'un type comme moi soit sur son dos constamment. Non, je ne la mérite pas, c'est sûr et certain. Depuis le départ, ou presque, j'essaye de me convaincre de laisser une certaine distance entre nous. Peut-être parce que je n'ai pas envie de la blesser, que j'ai peur, ou bien que je suis trop concentrée par ma recherche d'anti-dépresseurs. Je ne sais pas. Mais elle est toujours là. A chaque fois. Et je ne la remercierai jamais assez pour ça, de m'avoir accepté tel que je suis sans se poser de questions. « Je fais attention, pourtant ! » Le pire, c'est que je suis sérieux. Peut-être n'ai-je pas de chance, tout simplement. J'ai appris, au fil des mois, que l'on se doit d'être méfiant à chaque seconde passée dehors. Parce qu'une horde de zombies - ou de survivants - peut nous tomber dessus à tout moment. Nous ne sommes jamais en sécurité. Il n'y a que dans la zone que j'arrive à relâcher un peu ma vigilance, et à me poser sans regarder autour de moi toutes les cinq minutes. C'est peut-être la présence d'Elizabeth qui m'y aide, aussi. Je lui souris, désireux de la rassurer. A ce sujet, mais aussi pour ma blessure qu'elle s'apprête à soigner.

Ses mains sont tremblantes, je ne peux pas m'empêcher de les fixer alors qu'elle essaye de faire de son mieux. Elle sait que je déteste l'infirmerie et que, si elle ne m'aide pas, je me chargerais de le faire seul. C'est, sans aucun doute, pour ça, qu'elle a accepté de le faire au final. Toujours est-il qu'elle parvient sans mal à poursuivre et terminer sa tâche. Quand elle s'écarte, j'observe ma blessure et souris de plus bel en constatant qu'elle est niquel. Il faudra peut-être qu'Elizabeth songe un jour à cesser de se rabaisser. Elle n'a aucune raison valable de le faire. « Tu vois, tu t'en es très bien sortie ! » Je me dis que, peut-être, si je la complimente, elle finira par accepter la réalité. A savoir qu'elle peut très bien trouver ça place ici, elle aussi. Elle n'a pas à ne faire que se trouver des défauts sans arrêt. Elle est bourrée de qualités, il faut juste qu'elle le voit, et que je ne sois plus le seul à le faire. « Tu faisais des études de quoi avant, déjà ? » Je lui demande soudainement, conscient que je n'ai jamais pris le temps de le faire. C'est fou, quand même ! On a passé des mois et des mois côte à côte, et ce n'est que maintenant que je prends le temps de lui poser une question pareille. On peut, peut-être, m'excuser : nous avions beaucoup à faire, avec notre farouche envie de survivre. Maintenant, la zone nous apporte un minimum de sécurité. On a beaucoup plus de temps pour se poser et parler. Ce n'est pas trop mon truc, pourtant, mais j'ai envie d'en savoir plus sur Elizabeth. Sur Elizabeth et sa vie d'avant, bien sûr. « Je ne veux pas m'imposer. », je dis finalement, en réponse à sa précédente question. Je sais qu'elle ne pense pas pareille chose, mais c'est la stricte vérité. Je m'installe à ses côtés et la regarde, attendant qu'elle reprenne la parole. Je suis définitivement trop curieux quand ça la concerne.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Dim 3 Aoû - 20:58

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Avant que l'épidémie ne se produise, sur bon nombre de point, je n'avais pas eu beaucoup d'amis. J'étais la jeune fille timide, celle qui passait un peu inaperçue et qui n'attirait pas forcément les regards. Ou alors, il ne s'agissait que des regards de pitié, puisqu'il était aussi question de ma maigreur maladive. Je n'y avais jamais vraiment compris grand chose et puis bon, j'avais un peu de mal avec le fait qu'on puisse me reprocher d'être qui j'étais et surtout, qui je voulais être. Je m'en foutais bien sûr et pour ma part, il était absolument hors de question pour moi de perdre mon temps sur les conneries que l'on pouvait dire autour de moi. Je faisais ce que je voulais et, bien trop souvent, ça finissait par partir en sucette. Ca avait donc un petit quelque chose d'énervant mais soit. Je m'y faisais. Il était plus facile d'ignorer les gens que de m'attarder sur ce qu'on disait sur moi, de toute manière. Et depuis l'invasion, je n'avais pas vraiment changer mais aussi bizarre que cela puisse paraître, ça m'avait plutôt réussi. Je pouvais compter sur les gens et eux, ils pouvaient compter sur moi. On se soutenait, je me montrais aussi utile que je le pouvais et on ne me demandait rien de plus. Enfin voilà, une chose était sûre en tout cas, je me sentais mieux dans cette nouvelle vie et pourtant, ça n'avait pas de sens ! Comment pouvais-je mieux me sentir dans ce monde de chaos ? Peut être que j'étais aussi brisée que tous semblaient l'être.

Très peu de gens avaient compté pour moi, par le passé et maintenant ? Maintenant, je dépendais de certaines personnes et je m'inquiétais pour des gens sur qui je ne me serais sans doute jamais retournée avant. C'était étrange et c'était une bonne sensation. J'aimais vraiment me sentir ainsi. Et c'était une chose qu'on ne pouvait pas m'enlever. Tout comme on ne pouvait pas m'enlever le fait que j'avais besoin de Joshua pour continuer à avancer et ce, depuis qu'ils s'était un peu ouvert à moi. Et maintenant, je n'imaginais tout simplement plus ma vie sans lui, aussi étrange que cela puisse paraître étant donné que je n'étais absolument pas capable de prendre une décision quant à tout ça.

Peut être qu'il faisait vraiment attention mais je ne pouvais pas me résoudre à le penser puisque bien trop souvent, il venait avec une plaie par-ci ou quelque chose, en tout cas, qui ne semblait pas tourner parfaitement rond. Et je n'avais qu'une envie, dans ces moments, c'était de hurler ou même, de tout bêtement partir en courant. Tout ça, c'était vraiment compliqué. Et ça me pétrifiait, aussi, le fait que je puisse être à ce point. Alors oui, je ne doutais pas du fait qu'il fasse un minimum attention pour que rien ne puisse vraiment m'arriver. Mais ce n'était pas simple. Ca ne l'était jamais.

 « Oui mais pour ma santé mentale, fais-le un peu mieux s'il te plaît ! ».

Pour ce qu'il en était de le soigner, je n'étais pas convaincue de m'en être aussi bien sortie qu'il ne semblait le prétendre là, tout de suite. Bien sûr, il disait probablement cela pour me rassurer mais ça ne voulait pas dire que ça marchait vraiment. J'avais eu les mains tremblantes, le cœur qui palpitait et j'étais convaincue, du coup, que j'avais forcément fait de la merde. Mais il respirait encore alors.. C'était déjà un assez bon début. Pourquoi songer à ce que ça aurait pu être dans une meilleure situation. J'avais fait de mon mieux, j'avais réellement fait tout ce que je pouvais et je supposais que c'était là ce qu'il y avait de plus important.

 « Pas en chirurgie ! J'étais en fac de psychologie ! Et tu dis uniquement ça pour me rassurer mais.. Si tu fais une infection, je vais jamais m'en remettre ! ».

Au contraire, s'il venait à faire une infection, je doutais de pouvoir m'en remettre un jour. Je pensais avoir fait tout ce qui se trouvait être nécessaire mais comment le savoir avec certitude ? Je n'avais pas non plus envie de trop y réfléchir, je l'avouais. Il m'avait dit quoi faire. Je supposais donc qu'il savait comment soigner une plaie. Après tout, c'étiat un peu lui qui se l'était infligé en tombant maladroitement. Etpuis, c'était loin d'être la première blessure qu'il ait été amené à se faire et il s'en était toujours sorti ! Pourquoi étais-je contraint de toujours voir le mal où que je puisse bien regarder ? C'était ridicule.

 « C'est un plaisir et tu le sais bien. Tu ne t'imposes absolument pas ».

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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Lun 4 Aoû - 20:29



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Une nouvelle fois, je souris à Elizabeth. Je la connais suffisamment maintenant pour savoir qu'elle s'inquiète beaucoup. Beaucoup trop, même. Je ne le fais pas nécessairement de manière à ce que cela soit visible, mais j'essaye généralement de la rassurer sur bien des sujets. Elle doit bien savoir que je fais attention quand je sors. Je ne me laisserai pas tuer aussi facilement, elle peut en être sûr ! Bon, je prends quand même parfois des risques inconsidérés. Et il arrive aussi que je me blesse, mais ce n'est jamais bien grave. Un peu comme aujourd'hui. Et, finalement, j'ai vraiment de la chance de pouvoir compter sur elle. « Promis. », je souffle à voix basse. Elle a constamment besoin d'être rassurée, ça je l'ai bien compris. Ce n'est pas mon genre, mais je prends peu à peu l'habitude de le faire. De lui glisser quelques mots destinés à lui faire comprendre que je ne fais pas n'importe quoi, dehors. Je ne me jette pas dans une horde de rôdeurs, par exemple. Je ne suis pas suicidaire. Loin de là, même. Soudainement, comme une évidence, je me rends compte que je ne sais que peu de choses sur elle. Je n'ai jamais vraiment pris le temps de lui poser des questions sur son ancienne vie. Par peur de la braquer, ou parce que j'ai oublié, plus simplement. Après tout, nous avons vécu sur les routes. Et dans de telles conditions de vie, difficile de penser à autre chose qu'au lendemain, et à notre sécurité.

Maintenant que nous sommes dans la zone, il est plus simple de s'attarder sur des détails. Des détails qui ne nous paraissaient finalement plus si important quelques mois plus tôt. Pourtant, je suis curieux. J'ai envie de découvrir qui est Elizabeth, mais surtout qui elle était. Ce qu'elle faisait, etc. Finalement, je ne suis pas si surpris que ça par sa réponse. Je trouve que la psychologie lui va bien. Elle est du genre à apprécier de parler aux gens, mais aussi de les écouter. « Je ne ferais pas d'infection, je nettoierai une deuxième fois la plaie demain, s'il n'y a que ça pour te rassurer. » C'est effrayant, quand même, d'imaginer ce qu'elle ferait sans moi. Mais surtout ce que moi je ferais sans elle. Elle a beau se sentir très souvent inutile, il n'en est rien. Pas pour moi, en tout cas. Mais ça, je ne vais pas lui dire. Pas mon genre, encore une fois. « La psychologie, ça te va plutôt bien. » Et ça offre beaucoup de possibilités dans la zone, aussi. Mais elle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Ou préfère ne pas le voir, va savoir. Il faudra que je songe à lui ramener un livre de psychologie, lors de l'une de mes futures excursions. Je sais qu'elle n'ose pas trop demander, mais elle serait sans doute ravie de pouvoir renouer avec ses anciennes habitudes. Je ne sais pas exactement si ses études lui plaisaient. Mais ça ne peut pas lui faire de mal, de se replonger dans ses souvenirs.

« Et comment c'était, la psychologie, alors ? » Je me sens d'humeur curieux aujourd'hui. Alors je n'hésite pas à lui poser tout un tas de questions sur elle et sur son ancienne vie. Je la connais, elle sera sans doute mal à l'aise face à toutes ses interrogations. Mais tant pis, je n'ai pas envie de me priver. Et puis, je vais devoir passer les prochains jours enfermé dans la zone. J'ai l'impression de, déjà, commencer à m'ennuyer. Pourtant, ça ne peut pas me faire de mal de rester là. Et de ne pas avoir à courir pour échapper aux rôdeurs, aussi. Il faudra juste que je trouve quelque chose à faire de mes journées, au risque de devenir un vrai lion en cage. Je pourrais peut-être aller voir là où sont toutes les voitures s'il y en a une qui ne fonctionne pas. Mais à part le manque d'essence, c'est rare. Et ça l'est d'autant plus que je ne suis pas le seul mécano de la zone. Forcément, il n'y a pas toujours quelque chose à faire, là-bas. « Dis-moi, tu fais quoi la journée, ici ? » Décidément, ma curiosité l'emporte aujourd'hui. Mais, en même temps, il est bien temps que je découvre tout ça. On en parle jamais, au final. C'est le moment ou jamais de rattraper le temps perdu, si on peut appeler ça ainsi.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Ven 22 Aoû - 10:38

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Bien sûr qu'il n'y avait que ça pour me rassurer. Je n'étais pas douée avec les mots et bien souvent, on pouvait mal comprendre ce que je voulais dire. Je ne voulais pas qu'il s'infecte, je ne voulais pas qu'il souffre parce qu'il comptait pour moi. Parce que si je le perdais, je n'aurais plus de point d'attache, je n'aurais plus cette base sur laquelle m'accrocher quand les choses ne vont pas bien. Je ne pouvais, bien sûr, pas le crier sur tous les toits, je ne pouvais pas hurler à quel point il était important pour moi, tout comme je n'osais même pas le lui dire à lui. Mais c'était ainsi. Et que cela me plaise ou non, ce n'était pas prêt de changer. Jamais. Alors il allait juste falloir qu'il le comprenne et surtout, aussi, qu'il l'accepte. Tout pouvait me rassurer, du moment qu'il était là. Alors oui, cette blessure me retournait le cœur.

 « Bien sûr que ça me rassure ! Il faut la nettoyer tous les jours, jusqu'à ce que ça ait une meilleure tête. Je le ferais si tu veux. »

J'étais prête à tout pour qu'il aille mieux. Encore plus s'il passait son temps avec moi, pendant qu'il était blessé. Le simple fait de le savoir auprès de moi me faisait bizarre, les papillons me tiraillant l'estomac. Mais il n'y avait pas de place pour la tendresse ici. Il n'y avait pas la place pour la beauté des sentiments. Il n'y avait que sang, perte et drame. Rien qui ne soit vraiment en mesure d'amener le sourire. Rien qui ne puisse laisser place aux cœurs qui battent. Alors je ne disais rien.

Penser à me passé me fit un mal de chien. Bien sûr, je ne le dis pas, mais j'imaginais assez bien que cela devait se lire sur mes traits. Il ne voulait pas mal mais ma vie d'avant me manquait, et en même temps, ici, j'avais eu l'occasion de le rencontrer lui. C'était tout aussi important que le reste, à mes yeux. Tout en étant un peu compliqué aussi. Il allait juste falloir que je me détende, au moins un peu, et cela n'avait absolument rien de gagner. J'avais envie de hurler, n'en avais-je pas le droit ? Mais oui, j'étais bien à la fac, au moins là-bas, on ne me demandait pas constamment de manger quelque chose, on ne me forçait pas alors qu'à la maison, ma mère pensait que j'allais mourir dans l'heure, si je n'avalais pas un truc. Et dans le fond, avais-je vraiment envie de me souvenir de mon hospitalisation ? La fac, je l'avais arrêté depuis un an, quand tout ça est arrivé. Mais je ne me souvenais pas lui en avoir parler. Je n'avais pas envie d'en parler.

 « C'était sympa oui »

Le temps que cela avait duré. Mais j'avais dû prendre une année sabbatique – et plus encore si les zombies n'étaient pas arrivés – parce que ma mère était persuadée que j'allais mourir. Aujourd'hui, je n'étais toujours pas guérie. Et j'étais en bien meilleure santé qu'elle.. Une larme glissa sur ma joue, que j'essuyais presque aussitôt. Je n'avais pas envie de penser à elle. C'était trop dure, encore aujourd'hui.

 « Et toi, tu faisais quoi avant ? »

Il me demanda ce que je faisais de mes journées dans la zone et un fin sourire se dessina sur mes lèvres. Mon planning était ennuyeux, pour beaucoup de monde puisque je ne sortais pas, puisque je ne prenais pas vraiment de risques. En même temps, je ne leurs demandais pas d'aimer ma vie, elle ne devait plaire qu'à moi. Et elle me plaisait très bien, d'ailleurs.

 « Pas grand chose. Je traîne ici et là pour voir si on a besoin d'aide, je prépare parfois le repas de midi.. Je lis, dès que je trouve un nouveau livre, mais je relis souvent les mêmes. Ce genre de chose. Je te préviens, tu risques de t'ennuyer très vite »

Il était sans doute déjà en train de s'ennuyer. Je n'étais pas faite pour occuper les gens..



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Sam 30 Aoû - 15:16



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Un rire s'échappe de mes lèvres, face à l'empressement de Lizzie. Elle semble ne rien vouloir laisser au hasard. Et puisque ce n'est pas mon genre, de me préoccuper à ce point d'une blessure finalement pas si grave, je veux bien la laisser faire. Bizarrement, j'aime l'idée qu'elle soit aussi inquiète de mon sort, et désireuse de me faire aller bien. Mais ça, impossible que je l'avoue. Pas même sous la torture. « Et je te laisserais t'en charger avec plaisir. » C'est tout ce que je peux lui donner : des affirmations vagues et dénuées de sens. Pourtant, elle doit bien avoir deviné, depuis le temps, à quel point elle est importante pour moi ... Non ? Je ne me sens, de toute façon, pas prêt à en dire plus. Je préfère me contenter de peu, puisque ça me semble suffisant. Pourtant, j'ai envie d'en savoir plus à son sujet. Cela fait des mois que l'on voyage ensemble, que l'on traverse des armées de rôdeurs côte à côte, et on n'a jamais vraiment pris le temps d'apprendre à se connaître. Je ne sais que peu de choses sur elle et, soudainement, ça me paraît intolérable. Puisque je vais passer les prochains jours avec elle, autant commencer à la questionner dès maintenant. J'ai le temps de le faire, mais c'est maintenant que les questions affluent. Autant en profiter, et les poser.

« J'étais mécanicien. » Et je le suis toujours un peu, dans la zone ... quand je ne sors pas. Ce qui, avouons-le, est plutôt rare. Mais je n'ai aucune envie de parler de moi. Aucune envie de m'épancher sur un passé qui me paraît trop lointain. Je préfère en apprendre plus sur Elizabeth qui, au final, représente une véritable énigme pour moi. Passer les prochains jours ici ne me dérange pas tant que ça, au final. Oh, bien sûr, j'ai hâte de reprendre du poil de la bête pour retourner en quête de mes saints anti-dépresseurs. Mais d'ici là, j'aurais Elizabeth pour me tenir compagnie. Et c'est tout ce qui compte. Même si ses journées ne sont pas très excitantes, je sens que je vais beaucoup apprécier la semaine à venir. Pas vraiment pour lire, et faire la cuisine. La présence d'Elizabeth me suffira amplement. Peut-être même acceptera-t-elle de venir avec moi dans le garage. Histoire que je me rende utile, malgré ma blessure. Après tout, ce n'est pas une blessure à la jambe qui devrait m'empêcher de réparer une voiture ou deux, n'est-ce pas ? « Tu dis n'importe quoi ! » Un sourire planté sur mon visage vient trahir mon amusement.

« Bien sûr que non, on ne s'ennuiera pas ! Il y a toujours quelque chose à faire. » Enfin, ça ... Je le suppose. Je ne suis pas là bien souvent, après tout. Mais il faut bien surveiller les grillages qui entourent la zone, ranger les réserves apportées par les plus courageux et que sais-je encore ? Organiser les dortoirs ? Même si je ne suis pas sûr que ce soit toujours faisable, ça. Nous sommes trop nombreux, maintenant. « Lire me paraît plutôt pas mal, tiens. Ça fait longtemps que je n'ai pas pu me poser avec un livre. » En fait, même avant, je ne prenais pas le temps de le faire. Pas que ça me déplaise, juste que je manquais de temps. Et que je remettais toujours au lendemain, sûr de n'avoir rien à craindre ... Grave erreur. Mais inutile de penser à ça maintenant. Je m’assois plus confortablement sur la couchette d'Elizabeth, m'adossant au mur qui se trouve juste derrière moi. « On pourra même aller faire un tour dans la réserve, ou même dans le garage. Je suis sûr qu'il y a de quoi s'occuper, là-bas. » Bien sûr, je ne l'oblige à rien. Mais je me doute qu'elle n'ose que rarement faire telle ou telle chose. Vu que je serais là, c'est l'occasion ou jamais de se lancer et de lui prouver qu'elle peut être utile hors des cuisines. Elle en doute un peu trop à mon goût.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mer 3 Sep - 17:21

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Il était probable oui, que je sois un peu trop du genre à dramatiser pour peu de chose. J'étais, par ailleurs, incapable de savoir pourquoi cela m'attirait à ce point. C'était plus fort que moi et j'avais beau faire de mon mieux pour ne pas péter un plomb je ne parvenais pas à faire autrement. Je voulais son bien, je voulais que les choses se passent toutes au mieux pour lui. Oui, bien sûr que c'était quelque peu égoïste de ma part de le faire passer avant plusieurs personnes. Mais oui, je voulais qu'il aille bien, j'étais prête à tout pour que les choses se passent au mieux possible pour lui. J'avais envie qu'il se sente comme chez lui, j'avais envie d'être certaine que les choses étaient correctes pour lui. Bien sûr, ce n'était pas forcément facile, puisque je ne voulais pas non plus lui faire peur, je ne voulais pas le pousser à s'imaginer que j'étais prête au plus lourd des sacrifices pour lui. Je n'en étais pas à ce point. Mais les choses étant comme elles étaient, je voulais malgré tout que tout soit bon pour lui. Devait-on me le reprocher ? Non, impossible. Disons, en tout cas, que je faisais de mon mieux. Bordel.. Ce que je pouvais ne plus tourner rond quand les choses le concernaient, cela en était réellement affligeant.

Mecanicien alors. Oui, pourquoi pas ? Je ne pouvais pas vraiment nier que de ce côté là, je n'avais jamais réfléchi au métier qu'il pourrait bien être amené à faire. Je n'y avait juste jamais réfléchi plus que ça. La vie que les gens avaient pu avoir par le passé n'était absolument pas évidente et puis.. Cela n'aidait pas très souvent les gens, en plus de ça.Mais ouais, de manière général, je ne parlait pas de la vie que j'avais eu avant. Cela me rappelait avec bien trop de violence que cette vie n'était plus la mienne aujourd'hui. Tout était, d'ailleurs, devenu bien difficile.. Mais en tout cas, cela expliquait assez bien le fait qu'il fasse ça ici. Disons qu'il aurait pu savoir bidouiller de base, sans que cela ait été son métier quoi.

 « Oh. Sympa comme emploi. Et cela te plaisait ? »

Pourquoi fallait-il que je pose ce genre de question ? C'était plutôt horrible de lui demander comme avait été sa vie mais je ne parvenais pas à m'en empêcher pourtant. Je ne parvenais pas à me résoudre à faire autrement parce que malgré le temps qu'i lavait pu s'écouler, il était resté une énigme pour moi. J'avais envie d'en apprendre plus à son sujet. J'avais envie qu'il me parle des choses, de toutes les choses. Je voulais tout savoir, voilà tout.. Mais j'avais peur de poser les question. J'avais peur de le pousser à fuir, alors que ce n'était absolument pas ce que je voulais. C'était difficile à gérer, en tout cas.

Il disait que je disais n'importe quoi mais ma vie ici n'était pas folle en aventure, en zombies et ce genre de chose. Je vivais le plus normalement possible, en fonction des événement, en fonction du comportement des gens. Je m'en foutais pas mal, de ce que l'on en pensait, que l'on puisse être amené à me trouver nulle, et bien oui, très bien. En tout cas, ce n'était certainement pas moi qui me serait permise de voir les choses autrement. Je ne voulais pas tuer les zombies. Je ne voulais pas m'en prendre à eux, quoi que l'on puisse en dire sur moi. Cela ne m'intéressait absolument pas. La situation me convenait parfaitement.

 « Peut-on vraiment dire qu'il y a toujours quelque chose à faire quand toute la zone dépend des gens qui sont dehors ? »

Un soupir s'échappa de mes lèvres alors que je ne pouvais m'empêcher de le regarder. Je trouvais ça assez ridicule finalement. Et je ne voyais pas vraiment l'intérêt de faire ma gamine, de me plaindre comme j'étais en train de le faire. Cela n'avait pas le moindre sens, en plus du reste. La situation me dépassait et je n'en pouvais plus, d'avoir l'impression de ne pas être utile, dans tout ce bordel. Pourtant, dans le fond, je savais que j'avais ma place, je savais que je n'étais pas aussi inutile que je ne semblais le croire. Mais cela ne voulait pas pour autant dire que j'étais vraiment utile quoi.

 « J'ai quelques livres dans le coin là, regardes. S'il y en a un qui te plaît un minimum, n'hésites pas à le prendre », dis-je en lui montrant du bout des doigts la petite pile de livre qui traînait.

Je n'avait jamais été en aventure dehors. Enfin.. En mission, du coup, les livres que j'avais n'étaient pas vraiment nouveaux pour moi. Je les avais pris à l'hôpital avant de prendre la route. C'était assez bizarre bien sûr, pour les gens, de se dire que j'avais pris des livres avec moi, alors qu'il y avait bon nombre de choses bien plus utiles. Mais je m'en moquais plutôt pas mal, de ce que l'on pouvait dire à propos de moi. Cela ne m'intéressait absolument pas, d'ailleurs.

 « Oui, on pourra aller voir dans la réserve. On pourra se promener. Ce n'est jamais intéressant quand on est seul, mais à deux, ça devrait être sympa »

De toute façon, j'étais certaine qu'en sa compagnie, j'étais prête à faire bien des choses. Trop, d'ailleurs.

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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Dim 7 Sep - 15:36



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Parler de mon passé ne me dérange pas autant que je le pensais. Peut-être que le temps m'a permis de cicatriser un peu mes plaies. Ou peut-être, plus simple, que c'est la présence d'Elizabeth qui me fait ça. Après tout, je lui fais pleinement confiance. Et il me semble que l'inverse est vrai, aussi. « Oui, bien sûr. » Aurais-je voulu faire un autre métier ? Aurais-je pu me lancer dans une toute autre aventure ? Je n'en sais rien. Et je ne le saurais jamais. Mais dire que mon boulot ne me plaisait pas serait mentir. La solitude que ce boulot m'apportait me satisfaisait. La joie que je ressentais, quand je finissais de réparer une voiture était indescriptible. Tout est différent, à présent. Et même quand je me retrouve dans le garage, penché au-dessus d'un capot, je ne ressens plus tout ça. Ce n'est plus pareil, et je suppose que c'est la même chose pour tout le monde. Pas seulement moi. En tous les cas, j'enchaîne rapidement sur d'autres sujets. Plus léger, qui ne me mette pas sur le devant de la scène. Je préfère quand il en va ainsi. Et puis, je suis curieux d'en apprendre plus sur la vie d'Elizabeth, dans la zone. Même si ce qu'elle a à me dire n'est pas très joyeux. Et loin d'être optimiste. Mes sourcils se haussent d'elle-même. Pense-t-elle vraiment que nous dépendons uniquement de ceux qui sortent ? Alors, oui, bien sûr, ils sont primordiaux à la vie du camp. Mais les gardes sont aussi très importants. Ainsi que ceux qui s'occupent de tout ce qu'il se passe à l'intérieur. L'infirmerie, le réfectoire, il y a tant de choses à faire ...

Ne le voit-elle pas - ou plus - parce qu'elle a passé trop de temps ici ? Ou le pense-t-elle réellement ? En tous les cas, je ne peux pas ne pas lui poser la question. Je suis trop curieux, soudainement. « Tu penses vraiment que ceux qui sortent sont les plus importants ? Bien sûr, ils sont très utiles. Mais il ne s'agit pas que de ça. » J'essaye de m'expliquer, mais je ne me sens pas très claire. Alors, bien vite, je reprends la parole. « Ceux qui partent en expédition ne pourraient pas le faire s'ils ne pouvaient pas se reposer. Idem s'ils n'avaient pas de plateaux repas, préparés par ceux qui restent. La zone aurait déjà viré au grand n'importe si les médecins n'étaient pas là pour faire des tests, les gardes pour s'assurer que l'ordre règne. Et il faut bien des personnes pour ranger la réserve, non ? » Sans aucun doute, c'est le plus long monologue que j'ai fait depuis plus d'un an. Elizabeth sera peut-être surprise mais ça me parait important de remettre les choses dans l'ordre. Et de lui prouver, aussi, qu'il y a toujours quelque chose d'utile à faire. Personne ne sert à rien, ici. Sauf les invalides, mais ils se font rares. Voire très très rares. Encore une fois, le sujet change totalement. Mais j'appréhende un peu les jours à venir, alors j'ai de la chance d'avoir Elizabeth pour me rassurer. Et pour rester avec moi, aussi. Je hoche la tête à sa proposition, et vais vaguement fouiller là où elle m'a indiqué que se trouvaient ses livres. Je reviens aussitôt m'installer à ses côtés, les bouquins en main.

« Bien sûr que ça le sera ! » C'est étrange, de se dire que l'on peut se promener en toute sécurité, dans la zone. J'en ai presque perdu l'habitude, tiens. Et puis, elle dit vrai : tant que je suis avec elle, tout se passera bien. Et je ne m'ennuierai pas une seule seconde, en plus de ça. Je jette un coup d'oeil aux livres, entre mes mains, et porte bien vite mon choix sur le premier. Je repose les autres à l'endroit où je les ai pris, et me tourne vers Elizabeth. « Je les lirais tous, comme ça on pourra en discuter. » La connaissant plutôt bien, j'imagine qu'elle les a tous déjà lus, elle. Alors, c'est un sujet de discussion comme un autre. Bien mieux que de parler de notre passé, quoi. « D'ailleurs, tu sais que l'on ramène toujours pas mal de livres de dehors, hein ? Ils sont dans la réserve. On profitera de notre promenade pour y faire un tour, et renouveler un peu ton stock. » Je me doute que ce sera plus simple pour elle d'emprunter des trucs, si je suis avec elle. C'est que, même si on ne parle pas tant que ça de nous, je commence à vraiment bien la connaître. Et même à anticiper ses réactions ! Un sourire se forme sur mes lèvres à cette idée. Espérons que ces quelques jours que je vais passer à ses côtés me permettent de la connaître mieux encore. Même si je n'en doute pas une seule seconde.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mer 10 Sep - 18:42

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De mon point de vu, oui, les gens qui quittent la zone sont un peu plus important. Cela pouvait sembler assez ridicule, d'une certaine manière, mais je ne pouvais pas non plus nier que j'étais prête à bien des choses, que j'étais prête à faire tout ce qui pouvait s'avérer nécessaire. Mais les choses n'étaient jamais aussi évidentes que l'on pourrait le vouloir. Je sais bien que chacun y va de son utilité dans le groupe, ce n'est certainement pas à moi de décider de qui est important ici et qui ne l'est pas. Mais en même temps, je ne peux pas non plus nier que je n'ai pas l'impression de servir à quelque chose, je me sens ridicule et pathétique, j'ai l'impression qu'il serait préférable pour moi de me creuser un trou, j'ai besoin de disparaître, aussi, tant ma logique est pathétique. Je n'ai pas le droit de dire aux gens qui est utile et qui ne l'est pas. Ce n'est à moi de faire ça. Et il faut vraiment que je me reprenne deux minutes. Je n'ai pas le droit de faire ce genre de connerie. Je suis pathétique. Et je ne sais même pas ce que je pourrais dire à propos de tout ça. Je ne peux pas m'excuser pour quelque chose que je pense dur comme fer. Et je sais à quel point je peux être ridicule. Je sais à quel point je suis pathétique. Bordel, c'est énervant à souhait. Et il va vraiment falloir que je me ressaisisse deux secondes. Que cela soit évident ou pas, d'ailleurs. Mais à l'heure qu'il est, on ne peut pas dire que tourner en rond pourra me filer un coup de main. Impossible.

 « Je sais que c'est stupide, mais j'ai réellement l'impression de ne servir à rien, d'être.. Inutile à souhait. Je sais que je fais des choses et que je ne suis pas non plus SI nulle que ça. Mais quand je vois tout ce que vous faites, j'ai du mal.. »

Je baisse les yeux, incapable de supporter son regard plus longtemps. Je me sens, par ailleurs, assez minable, à l'idée qu'il puisse penser que je le prends pour un débile, ou ce genre de chose. Je n'ai pas envie de lui faire croire que je suis une quiche. Que j'imagine les choses aussi bêtement et sans réfléchir plus loin. Malgré ça, je ne peux pas nier que je trouve réellement bizarre le fait qu'il puisse me tenir un discours pareil d'un seul coup. Il ne m'a jamais parlé aussi longtemps, en réalité. Non que cela me déplaise mais cela me fait bizarre, malgré tout. J'aimerais qu'il me parle plus souvent comme ça. Trop peu de fois, il ne m'a vraiment tenu une grande conversation et souvent, d'ailleurs, il semblait se perdre dans son envie de garder le silence. Ce que je n'ai jamais apprécié, ou même compris. Mais je n'ai jamais voulu le brusquer. J'apprends à le connaître en tout cas, à découvrir son comportement, qui il est vraiment aussi. Mais ça n'a rien de simple.

Je ne peux pas m'empêcher de sourire, quand il évoque l'idée qu'il aimerait lire les livres que je possède, afin de pouvoir aborder le sujet avec moi. Il est vrai que je n'ai jamais l'occasion d'aborder ce genre de sujet avec quelqu'un. De manière général, on me pousse toujours à me taire, on me pousse toujours à garder les choses juste pour moi, parce que parler bouquin, ça n'a rien de simple ou d'utile. Mais malgré ça, ça ne me déplaît pas et, je suppose que mon sourire évoque cette idée. J'imagine que mon sourire peut aider avec tout ça. Bien que cela ne soit pas évident. J'ai envie d'aborder des sujets plus calmes avec Joshua, plus détendu aussi. J'ai envie de parler avec lui, parce que je suis persuadée que ce sera intéressant. Je n'ai aucun doute.

J'écarquille les yeux lorsqu'il parle de livres dans la réserve. Il est vrai que je ne me suis jamais intéressée de près ou de loin aux choses que l'on ramène souvent des expéditions. Et au final, c'est lui qui en parle. Des livres, de nouveaux livres que je n'ai pas encore lu. Bordel, ça compte quoi. Ca compte vraiment beaucoup, de mon point de vu. Et qu'il m'en parle, comme ça, on dirait une parfaite mine d'or, on dirait quelque chose de magnifique, en même temps. J'ai envie de savoir, j'ai envie d'en apprendre un peu plus. Et j'ai tellement envie de lui parler, en plus.

 « Hm. Je dois bien dire que je me sens stupide. Ca fait.. Dix fois ou presque que je relis les livres que tu vois là. Je n'ai même jamais pensé à ce que l'on pouvait trouvé dans la réserve. Tu sais à quel point je ne suis pas curieuse.. »

Et encore une fois, je me trouve un peu à côté de la plaque.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Dim 14 Sep - 22:18



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
Plus le temps passe, et plus j'apprends à connaître Elizabeth. Je sais qu'elle a des défauts, comme tout le monde, mais j'ai, généralement, du mal à m'attarder là-dessus. Le reste m'importe plus. En tous les cas, je ne peux pas dire le contraire : elle est persuadée de ne servir à rien. Et est très têtue, par-dessus le marché. J'ai beau lui dire que ce n'est pas le cas ; elle ne me croit pas. Et est toujours sûre de tout ça. Instinctivement, je pose ma main sur son épaule, comme pour la réconforter. Il n'y a bien qu'avec elle que je suis aussi prévenant et patient. « Tu ne dois pas penser comme ça ... Je sais que je ne suis pas prêt de te faire changer d'avis sur ce sujet... » Un léger rire vient interrompre mes paroles, avant que je ne me décide à reprendre : « En tous les cas, sache que tu es bien la seule à penser que tu es "nulle" et que tu "ne sers à rien". » Je souris légèrement, désireux de lui faire comprendre que je suis sincère. Sincère et sûr de ce que je dis. Comment peut-elle penser ne serait-ce qu'une seule seconde qu'elle est inutile ? La machine ne peut pas fonctionner sans tous ses pions, Elizabeth y compris. Il suffit que l'un d'entre eux cesse toute activité pour que les choses virent au grand n'importe quoi ...

Après, je peux concevoir que les gens à l'intérieur prennent moins de risques. Ils n'affrontent pas les rôdeurs, et ne risquent -en théorie- pas leur vie dès qu'ils mettent un pied sur la terre ferme. Néanmoins, leur utilité n'est plus à refaire. Il faut bien quelqu'un pour préparer les repas, et entretenir la zone ... Et, à n'en pas douter, j'oublie bien d'autres activités nécessaires à notre survie et à notre vie. Enfin bref, Elizabeth doit aussi avoir du temps à revendre. Et pour parer à cela, elle semble beaucoup lire. Néanmoins, la surprise se lit clairement sur son visage, quand je lui parle des livres qui traînent dans la réserve. N'en savait-elle réellement rien ? Je pensais pourtant qu'elle avait trouvé ceux-là là-bas ... A croire que je me suis trompé sur toute la ligne. En tous les cas, sa réaction me fait beaucoup rire. « Et si, il y en a. Et même pas mal, si tu veux tout savoir. » Encore une fois, je rigole légèrement, avant de reprendre mon sérieux. Inutile, bien sûr, de lui faire penser que je me moque d'elle. « Enfin, tu peux les emprunter un par un, et il faut que tu les rendes une fois que tu l'as lu. » Les règles, au sein de la zone, sont parfois contraignantes. Mais celle-là, je la comprends parfaitement. Après tout, ce que l'on ramène de l'extérieur est pour tous. Le partage équitable, voilà quelque chose que l'on doit respecter à la lettre, à présent.

Le silence s'installe finalement, entre nous. Mais mon cerveau, lui, n'arrête pas de fonctionner. J'aime l'idée de mettre à l'aise Elizabeth, et de lui permettre de ne pas s'ennuyer. Alors, s'il y a quelque chose que je puisse faire pour l'y aider, je n'hésiterais pas. « Si tu veux, je t'en ramènerai la prochaine fois que je sortirais. Discrètement, s'entend. Comme ça, tu pourras les garder ... Et les lire dix fois chacun si ça te chante. » Un sourire malicieux se glisse sur mes lèvres, alors que je continue de la regarder. De toute façon, si je ramène d'autre trucs utiles pour la zone, on ne me dira rien. Tant que je ne me mets pas à garder pour moi de la bouffe, ou des vêtements, ou même des armes tiens, ils s'en contre-foutent. Tout ce à quoi ils peuvent penser, eux, c'est "survie". Et, dans un sens, c'est complètement normal. « Enfin, si tu les as lus autant, c'est qu'ils doivent être bien. » C'est tout naturellement, qu'une fois de plus, je souris. C'est de plus en plus instinctif, et de moins en moins calculé, quand je suis avec elle. C'est terrifiant, et plaisant à la fois. Un peu tout en même temps, quoi. Mais je ne fais rien pour le freiner, en même temps. Au contraire, je le laisse faire ... Et j'en profite à fond. Je ne sais pas combien de temps ça durera, alors ...
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Mar 30 Sep - 16:44

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Disons en tout cas que s’il voulait me faire changer d’avis, il allait un peu falloir qu’il attende et qu’il laisse le temps agir à sa manière. Les choses ne pouvaient pas changer en l’espace d’une minute, juste parce qu’il me disait que mon point de vu n’était pas le bon. Pour moi en tout cas, ce n’était pas comme cela que ça fonctionnait et je refusais de laisser tomber tous ces trucs. Je savais bien sûr, que je pensais mal, que me buter sur le fait que tout ça n’avait pas de sens et que cela ne fonctionnait pas comme je le voulais, ça n’allait pas aller en s’arrangeant. Continuer à croire de la sorte que je ne servais à rien, ça ne servait à rien, justement. Et il allait vraiment falloir que je tente de me reprendre. Me morfondre ne servait à rien et ça, je m’en étais déjà rendue compte. Pour autant, rien de tout ceci ne tournait vraiment rond. En tout cas, si à côté de tout ça, j’étais la seule et unique personne à penser que je ne servais à rien, on pouvait bien me le laisser. Certes, j’étais heureuse de savoir, malgré tout, qu’il n’y avait que moi qui pensais de cette manière. Je n’aurais pas supporté que d’autres s’y mettent et cela m’aurait très clairement attristé, par la même occasion. Mais.. Chasser le naturel et il revient au galop. Je n’avais jamais été très douée pour me valoriser, et cela ne risquait pas de changer dans la minute, malheureusement. Pourtant, je faisais de mon mieux.

« Je suis désolée. Je passe mon temps à me dévaloriser. C’est surtout ça qui me rend inutile... »

Je levai les yeux en réalisant qu’en disant ça, je continuais à le faire. Cela ne risquait pas de s’arranger, si je ne me décidais pas à me taire. Et au final, le pire, c’était que je continuais à parler, encore et encore, sans que je ne puisse m’en empêcher. C’était comme... Plus fort que moi, comme une seconde nature.

Un sourire se dessina rapidement sur mes lèvres lorsqu’il évoqua l’idée de me ramener discrètement des livres. Maintenant qu’il le disait, j’imaginais que si des gens en ramenaient, soit ils les gardaient pour eux, soit ils les cachaient mais en tout cas, je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de mettre la main dessus et cela me rendait triste. Peut-être que s’il m’en ramenait souvent, par contre, je ne serais pas contrainte de les lire plusieurs fois. Cela pourrait déjà être une grande avancée. Un grand changement aussi. Cela me plaisait plutôt bien.

« Ce serait vraiment géniale ! Mais d’abord, du repos hein ! Tu ne repars pas tout de suite sinon, j’en mourrais d’inquiétude ! »

Bon okay, j’abusais mais finalement, pas tant que ça non plus. Je n’étais pas apte à supporter qu’on lui fasse du mal. A lui, comme à certaines autres personnes de mon entourage. J’avais besoin de pouvoir le compter parmi mes amis, de pouvoir le savoir près de moi. S’il venait à disparaître… Je ne m’en remettrais jamais… Je souris, lorsqu’il évoqua le fait que j’avais déjà lu les miens dix fois. Oui bon… Je n’avais pas vraiment de quoi m’en vanter. Cela me rendait triste d’avoir à lire dix fois les mêmes romans mais à côté de ça, c’était les seuls que j’avais.

« Ils sont très bien même ! Mais je n’ai pas envie de les relire encore et encore. Je veux du nouveau, c’est vrai. Mais je n’ai jamais osé en demander. Il y a tellement de choses plus importantes.. »

Tout le monde avait la survie dans la bouche. Et je le comprenais bien sûr. Mais j’étais malgré tout un peu triste de ne pas avoir eu l’occasion d’en prendre plus, quand tout ça avait commencé. Mais moi aussi, j’avais dû penser à ma survie et m’alourdir ne m’aurait pas vraiment aidé, en réalité. Alors que de la nourriture, c’était tout de suite un peu plus de circonstance, évidemment.

« Merci en tout cas, de penser à moi ! »

Et je ne pus m’empêcher de le prendre dans mes bras.

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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Dim 5 Oct - 14:03



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
La personnalité d'Elizabeth m'a toujours beaucoup intrigué. Je suis incapable de dire pourquoi, mais la curiosité me dévore quand il s'agit d'elle. Et puis, je ressens ce besoin inconcevable de la protéger, envers et contre tous ... Et même d'elle. Je sais qu'elle est du genre à se dévaloriser, et à se laisser plus bas que terre. Pourtant, elle est bourrée de qualités. Pourquoi n'en a-t-elle pas elle-même conscience ? C'est incroyable ! Et j'ai beau essayer de lui prouver qu'elle ne sert pas à rien, comme elle semble le penser, il n'y a rien à faire ... Elle le pense toujours. Et le revendique même. « Ne dis pas n'importe quoi. » Un léger grognement s'échappe de mes lèvres, de manière tout à fait incontrôlée. Je n'irais pas jusqu'à dire que cela m'agace de l'entendre dire de telles choses mais ... Je meure d'envie de la faire entendre raison. De lui faire ouvrir les yeux sur sa vraie nature. Elle ne sert pas à rien, bordel ! Je change rapidement de sujet, conscient de ne pas pouvoir me laisser déborder par mes propres émotions. Il ne manquerait plus que ça ! Je la fixe sans sourciller, lui faisant une proposition qui me tient à cœur. Je lirais ses livres sans problème mais, en contre-partie, je veux aussi aller lui en chercher d'autre. Je sais qu'il y en a plein dans la réserve, autant lui en faire profiter.

Et puis, mes futures sorties ne resteront pas vaines : je pourrais lui en ramener, qu'elle n'aura pas forcément à partager avec le reste de la communauté. « Bien sûr que non ! Pour l'instant, je reste ici. » Heureusement que j'ai encore un petit stock d'anti-dépresseurs. Comme ça, je pourrais réellement passer les prochains jours dans la zone. Et sans avoir à me soucier de tout ça. C'est un véritable miracle mais je me sens presque ... soulagé, de me dire que je n'aurais pas à sortir avant quelques jours. En plus de ça, je pourrais toujours me rendre utile pour le bien de la communauté. Notamment dans le garage, même si je n'ai pas vraiment envie d'avoir à y croiser Alistair. Au moins, je ne prendrais pas de risques inutiles avec ma blessure, et je pourrais passer énormément de temps avec Elizabeth. Tout cela est non négligeable ! Je lui souris brièvement, quand elle s'épanche sur sa vie ici. Non seulement elle prétend être inutile, mais en plus, elle n'ose pas demander des livres ? Décidément, il va falloir que je prenne les choses en mains la concernant. Je me laisse quelques jours pour lui faire réaliser que son charabia n'a pas de raison d'être. Elle aussi donne un coup de main. Elle aussi a de quoi aider les dirigeants de la zone. Et pas seulement en cuisine.

En parlant de la réserve, je me demande pourquoi elle n'y est pas allée plus longuement. Peut-être même pourrait-elle justement y "bosser" ? Ça lui permettrait de voir l'étendue des livres disponibles là-bas. Certes, ce n'est pas ce que les gens récupèrent en premier de nos jours, mais il y en a quand même pas mal. « S'ils ont construit cette zone, Elizabeth, c'est pour que l'on puisse retrouver un semblant de vie normale. Alors, ne te sens pas mal de chercher à passer le temps en lisant. Au contraire, c'est important de prétendre que tout va bien, que le monde n'est plus aussi merdique qu'il y a cinq-six mois. » Mon petit speech m'étonne moi-même, mais je n'en montre rien. Ce que je viens de dire est vrai. Cet endroit a été maintenu sur pieds pour ça, et uniquement pour ça. Pour que des survivants s'y mélangent, et créent une communauté exactement comme on en avait autrefois. Seulement, ce n'est pas aussi simple que ça. Et je peux comprendre qu'il soit difficile de s'y accommoder ... Je pense que je n'y arriverai jamais moi-même. Elizabeth me remercie, avant de me prendre dans ses bras. Là, j'ai clairement du mal à réagir dans un premier temps. Je reste stoïque, avant de me décider à enrouler mes bras autour d'elle, de sorte à la maintenir contre moi. Je préfère ne pas penser à ce que tout cela signifie, mais ça fait un bien fou en tous les cas. « Je t'en prie ! » Je dis, dans un sourire. « Et merci à toi d'accepter de me supporter les jours à venir. » Et il va lui falloir beaucoup de courage pour y parvenir, je n'en doute pas.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Jeu 9 Oct - 21:50

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Je décidais qu’il était préférable de me taire, plutôt que de continuer sur cette voie, j’allais juste finir par le gonfler et ce n’était pas forcément mon but ultime. J’avais envie qu’il reste avec moi pour la durée de sa convalescence, et non pas qu’il ait envie de prendre le large genre.. Maintenant. J’avais réellement besoin de lui et il ne pouvait pas me l’enlever. Donc l’idéal restait de me taire et de ne plus rien ajouter à tout ce bordel. Sinon, je risquais sans doute de faire une bien trop grosse bêtise. Ce qui aurait, alors, été la pire erreur de toute ma vie. Je préférais cent fois me taire et ne rien ajouter à tout ça. Et j’étais certaine que le silence arrangerait bien plus facilement les choses qu’une continuité de mots qui ne serviraient qu’à me rabaisser. Donc je préférais amplement garder le silence, j’estimais que cela rendait – ne serait-ce qu’un peu – les choses plus simples. Mais ce n’était peut être que mon vulgaire avis.

En tout cas, j’étais malgré tout contente de l’entendre dire qu’il voulait rester ici, avec moi. Ca comptait tout de même et je ne pouvais pas m’en plaindre. J’étais heureuse de pouvoir me dire qu’il allait rester avec moi pour quelques temps et pourtant, à côté de ça, je ne pouvais pas nier que ça restait légèrement étrange. Il n’y avait pas grand-chose à en dire, et ça n’avait rien d’évident, mais je ne le vivais pas trop mal.. Tant qu’il restait avec moi. S’il venait à prendre la fuite parce que ma compagnie était ennuyante, je n’aurais certainement pas vu les choses de la même manière. Et ça, ça ne me plaisait pas de la même manière.

« Cool ! Maintenant, il va juste falloir que l’on se trouve des trucs à faire ! Je crois que y en a qui ont ramené des jeux de société et des trucs du genre ! »

Rien de vraiment exceptionnel, mais il fallait réellement que je sois en mesure de le distraire, afin qu’il ne s’ennuie pas autant qu’il n’aurait pu le croire une seule seconde. Parce que je restais persuadée que malgré tout ce qu’il pouvait bien dire, il allait forcément s’ennuyer à un moment où un autre. Mais c’était à moi de faire en sorte que cela n’arrive pas. A moi, et à moi seule. Bien qu’il s’agisse malgré tout d’une très lourde mission dont je me trouvais responsable. C’était un peu le bordel mais je voulais croire que je pouvais le faire.

Je me demandais déjà moi-même pourquoi je n’avais jamais pris la peine de me rendre dans cette foutue réserve. Et franchement, je n’étais même pas capable de le savoir moi-même. Cela me perturbait, par instant, et j’aurais tout donné pour être capable de le comprendre. Mais je n’y arrivais pas. Pour la simple et bonne raison que cela m’échappait pleinement. Enfin... Disons que je ne posais surtout jamais de question et que pour le coup, on n’avait pas forcément pris la peine de m’en parler. Bordel, les choses étaient un peu trop compliquées en fait, par rapport à tout ce bordel. Et il n’y avait pas grand-chose que l’on pouvait dire à propos de ce truc. J’avais envie de savoir, c’était un fait. Mais je n’avais pas voulu me poser de question et cela m’avait paru bien plus simple ainsi. Et je n’aimais pas franchement fouillé, de toute manière.

»Oui je sais bien.. Mais je n’y ai pas pensé. Tu sais que je suis légèrement tête en l’air.. Et cela nous donne une occasion pour y aller ensemble en plus, non ? »

Bon, je n’allais pas vraiment prétendre que c’était une bonne raison pour rester dans l’ombre des choses de la zone, mais je m’en moquais plutôt pas mal. On aurait beau dire ce que l’on voudrait, cela ne risquait pas de changer grand-chose.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Lun 13 Oct - 0:11



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Evidemment, j'étais plus qu'heureux d'avoir la possibilité de passer les jours à venir avec Elizabeth. Je veux dire ... Je n'aurais pas pu espérer meilleure compagnie. Si je ne le voulais pas au départ, j'ai appris à la connaître. Et, presque malgré moi, à l'apprécier. A présent, j'ai bien du mal à me passer d'elle. Après, je ne peux pas dire le contraire, j'appréhende un peu tout ce temps que je vais devoir passer enfermé ... A coup sûr, Elizabeth rendra ça beaucoup plus supportable, et heureusement. Je n'y survivrai pas si elle n'était pas là. En fait, je serais sans doute même sorti malgré ma blessure. Mais la question ne se pose pas, puisque je vais pouvoir passer tout ce temps avec elle. Et rien qu'avec elle. L'idée de faire des plans ne m'emballe pas plus que ça, mais pour Elizabeth, je fais un effort. Nous ne savons pas, après tout, de quoi demain est fait. Le monde pourrait de nouveau s'écrouler autour de nous et fonder trop d'espoir en la zone n'est pas une bonne idée à mes yeux, mais je ne peux pas enlever ça à la jeune femme. Surtout pas. « C'est génial ça ! Je vais pouvoir te prouver à quel point je suis un fin stratège. » Un sourire accompagne mes paroles, ce qui est assez rare dans mon cas ... mais très fréquent quand je suis en présence de Lizzie.

En tous les cas, je suis foutrement surpris d'apprendre que la brune n'a jamais mis un seul pied dans la réserve. Je veux dire ... J'étais persuadé que chacun des survivants présent ici l'avait déjà fait au moins une fois. J'ai désormais confirmation que ce n'est pas le cas ... Ce qui reste surprenant. Définitivement, il faut que je l'y amène. Il est hors de question que je laisse les choses rester ainsi. Elle doit absolument voir tout ce qui est à sa disposition. Après tout, elle a droit, autant que les autres d'accéder à tout ça. « Bien sûr, on ira voir ça dès demain si tu veux ! Là, je t'avoue que j'suis claqué. » Oh oui, je l'emmènerai bien dès maintenant, mais je ne suis pas sûr d'en avoir les forces. Cette sortie m'a complètement éreinté, autant sur le plan physique que psychologique. Elle doit pouvoir le comprendre. En fait ... Il suffit de regarder mon visage pour en avoir confirmation, à tous les coups. D'ailleurs, ses paroles seules suffisent à me piquer les yeux. Bordel, ouais, je suis crevé. Je crois que je vais profiter de ces quelques jours pour rattraper tout le sommeil que je peux avoir en retard. Il faut dire que le monde actuel ne prête pas aux grasses matinées et compagnie ...

Un léger sourire aux coins des lèvres, je tourne - pour la énième fois - la tête en direction d'Elizabeth. « Tu ne m'en veux pas si je dors maintenant, hein ? » Bien sûr, c'est dit sur le ton de la plaisanterie : je sais bien qu'elle ne m'en voudra pas. Au contraire, je crois même qu'elle serait prête à m'assommer pour s'assurer que je dorme et rattrape enfin tout le sommeil dont j'ai besoin. Bien sûr, je ne lui proposerais pas cette idée, sait-on jamais ... De toute façon, il va bien falloir que je reprenne des forces à un moment ou un autre, ou je ne tiendrais pas le rythme. Et puis ... je fais confiance à Elizabeth, je sais que rien ne pourra m'arriver, du moment que je reste avec elle. Un peu utopique, et un peu trop optimiste au vu de ce qui se passe tous les jours à présent ... Mais c'est plus fort que moi. La fatigue a, semble-t-il, pris le dessus sur ma raison habituellement en béton armé. « Dès que je me réveille, je te fais visiter cette fabuleuse réserve. » Je dis d'une voix somnolente, avant de, presque inconsciemment, prendre Elizabeth dans mes bras. Il est grand temps que je dorme, il semblerait.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Ven 14 Nov - 14:39

I'm giving up on you
Je passais mon temps à me rabaisser, et je ne le savais que trop bien, d’ailleurs. A côté de ça, je ne pouvais pas non nier le fait que je n’étais pas certaine d’être suffisamment intéressante pour occuper Joshua pendant la durée de son séjour avec moi. Je ne prétendais pas être ennuyeuse à ce point, mais je ne pouvais pourtant pas négliger le fait que les choses n’étaient pas évidentes non plus. Il y avait bien des points qui pouvaient poser problèmes : Déjà, je n’étais pas particulièrement causante, je n’étais pas douée pour raconter des choses futiles et faire rires la galerie, du coup, on pouvait facilement préférer une meilleure compagnie, et c’était quelque chose que je pouvais comprendre. Ensuite, il y avait le fait que je ne sache pas vraiment comment m’occuper, lorsque j’étais seule. Comment alors, imaginer que j’allais pouvoir trouver des trucs à faire à deux ? Même si sur ce point, j’avais facilement pu comprendre qu’il allait me donner un certain coup de main. Ce n’était pas aussi évident qu’on aurait pu le vouloir et je le comprenais, mais je ne pouvais pas non plus nier le fait que je savais qu’il allait être là, pour moi. Et il s’agissait clairement de quelque chose qui me plaisait. J’en avais besoin, en tout cas, et on ne pourrait pas une seule seconde faire comme si cela pouvait être évident. J’avais besoin de compagnie, après tout, et à deux, les activités se font bien plus divertissantes, de toute manière. J’espérais juste parvenir à suffisamment le distraire pour qu’il ne soit pas amené à regretter les sorties. Je savais que cela lui plaisait, de sortir, de tuer des zombies et de profiter de la liberté qui suivait le mouvement. Mais en même temps, je ne pouvais clairement pas lui reprocher de vouloir passer un peu de temps dehors. Je le comprenais, mais je savais aussi que je n’en étais absolument pas capable. Et de toute manière, je n’étais pas vraiment certain de vouloir sortir. La peur m’aurait arraché le cœur et je ne parvenais pas à tuer les zombies. Je restais bloquée sur l’idée qu’ils avaient un jour été des hommes. Et ça restait plus fort que moi. Devait-on me le reprocher ? Je n’étais pas apte à le savoir. Et de toute façon, je m’en moquais bien. Il était absolument hors de question pour moi de prendre un pareil risque. Je n’en aurais, de toute façon, pas été capable, je ne l’aurais pas supporté. Je préférais, et de loin, prendre le temps de voir les choses venir. C’était bien mieux comme ça. Chacun avait sa place, au final, et moi, j’étais uniquement là pour m’assurer que les choses se passaient d’une manière, et non d’une autre. Cela pouvait sembler dingue, et stupide, mais cela me convenait très bien comme ça. Je n’étais pas faite pour me battre, et je ne voulais même pas le faire. Je savais, d’ailleurs, que la plupart des gens en étaient conscients et qu’ils ne cherchaient pas à m’y pousser. Ce n’était pas plus mal ! Je n’étais absolument pas faite pour ça. Et à quoi bon m’envoyer au front, si c’était pour que je meurs dans les premières minutes ? Ce n’était pas vraiment l’idée du siècle.

 « Ca marche ! Nous verrons bien qui de nous deux distrait le plus l’autre ! »

Je restais persuadée qu’il y arriverait bien plus facilement que moi, mais cela ne voulait pas non plus dire que j’étais du genre à jour les faibles. Enfin… Si bien sûr, et je le faisais même tout le temps, mais je ne l’étais pas quand il était question de jeu inoffensif, ou ce genre de chose. Cela changeait tout et je me sentais aussitôt bien mieux. En tout cas, pour ma part, il me semblait évident que j’allais beaucoup m’amuser, en sa compagnie. Ou en tout cas, je ne pouvais pas nier le fait que je me plaisais toujours avec lui et que nous finissions toujours par passer du bon temps. Non comme je l’aurais voulu, puisque cela pouvait devenir légèrement tendancieux et un peu trop poussé, mais à côté de ça, je ne pouvais pas non plus nier que la situation restait amusante.

Je sentais d’ailleurs qu’il semblait réellement dérangé par l’idée que j’ai pu passer tant de temps loin de la réserve. Et à vrai dire, je l’étais sans doute tout autant que lui. A ceci près que je n’en faisais pas tout un cas. Je ne prétendais pas que c’était son cas, à lui, mais je ne pouvais pourtant pas nier le fait qu’il semblait réellement ne pas en revenir. Je savais que je n’étais pas la personne la plus douée du monde. Je n’aimais, d’ailleurs, pas du tout explorer, cela finissait toujours par lourdement me prendre la tête. Je restais donc dans mon coin et je ne posais, en moyenne, pas 36 questions. C’était souvent pour ça que les choses finissaient par m’échapper, en réalité. J’avais beau faire de mon mieux, ça n’allait pas toujours. Il allait réellement falloir que je me reprenne deux minutes. Que cela m’apparaisse évident ou non, d’ailleurs.

 « Oh bah je n’ai absolument pas dit que nous devions y aller maintenant ! Après tout, tu es blessé, et tu as très clairement besoin de repos ! »

Certes, j’avais, le temps d’un instant, oublié sa blessure, qui me revenait d’un seul coup, et je le regrettai aussitôt. Après tout, il fallait bien avouer que cette histoire n’avait pas l’ombre d’un sens. J’étais clairement ridicule, en fin de compte, et il était grand temps pour moi de me reprendre, puisque c’était complètement stupide hein ! A force de bavarder avec lui, j’en venais à oublier la raison de sa venue ! Alors que ce n’était vraiment pas censé arriver. D’ailleurs, il me demanda si cela allait me déranger, que je m’endorme, là, comme ça. Je n’allais pas prétendre le contraire. J’aurais pu parler avec lui encore longtemps, mais cela aurait été ridicule de ma part, il fallait avant tout que je me reprenne. Et surtout que je le laisse dormir. Dès qu’il était dans les parages, je perdais le fil des choses. C’était pathétique.

 « Je suis désolée… On papote et j’en oublie que tu es blessée. J’espère que tu ne m’en veux pas hein ? Dors, reposes-toi aussi longtemps que cela pourra t’être nécessaire, n’hésites pas. »
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Lun 17 Nov - 14:00



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The world is a filthy place; It's a filthy goddamn horror show. There's so much pain, you know? There's so much… There is something about all that blood; I drown in it.
L'idée de passer les quelques jours à venir ici me laisse perplexe. En fait, je n'arrive pas à définir si je m'en réjouis, ou si j'appréhende. En un sens, je suis bien content de ne pas avoir à courir les rues pendant quelques jours. De ne pas avoir à me méfier de l'endroit où je me trouve, et des éventuels rôdeurs qui pourraient me sauter dessus à tout moment. Seulement, je n'aime pas l'idée d'être enfermé. Des anti-dépresseurs, j'en ai encore en stock alors ce qui me dérange le plus, c'est le fait de devoir rester là. Dans la zone. Heureusement, Elizabeth sera là pour me tenir compagnie et m'empêcher d'enchaîner connerie sur connerie. Parce que je sais que quand je suis dehors, je ne crains rien : mes sautes d'humeur ne peuvent pas survenir n'importe quand. Je sais me contrôler quand c'est nécessaire. Mais là, ce sera différent. Je ne suis jamais resté aussi longtemps enfermé dans la zone. Ce sera exceptionnel et ... Ouais, j'appréhende vraiment. Il faut peut-être que j'évite d'y penser maintenant, parce que je ne suis encore qu'au début de ma "détention" et que ça ne sert strictement à rien de me lamenter sur mon sort. Certaines personnes vivent là en permanence, ne voient jamais rien d'autre que les vieux bâtiments, le sable ... et les grillages. Je ne sais pas comment ils font. Je ne sais pas comment Elizabeth fait pour supporter ce mode de vie. Mais je crois avoir compris qu'elle n'aime pas vraiment cela, elle le supporte juste parce que c'est ce qu'il y a de plus sûr. Et qu'elle ne peut pas prendre des risques insensés en sortant, alors qu'elle est encore effrayée à l'idée de tuer un zombie. Oh, je la comprends, là n'est pas le problème. Et je préfère la savoir ici, en sécurité, plutôt que dehors, livrée à elle-même. Mais tout de même, cela reste un mystère complet pour moi. Comment fait-elle pour supporter de voir les mêmes têtes tous les jours ? Et comment fait-elle pour rester ici sans péter un câble ? Ça, ça relève de l'incompréhension total pour moi. Et je compte bien profiter des quelques jours que je vais passer ici, avec elle, pour mieux me mettre tout ça en tête. Avec un peu de chance, je réussirais même à lui faire comprendre que non, elle ne sert pas à rien. Et que nous avons tous quelque chose à faire, une utilité dans cet endroit. Elle n'a pas à se rabaisser comme ça. Et si je sais que ce ne sera pas simple de lui faire changer d'avis, elle a, après tout, cette idée en tête depuis un moment, je veux essayer. Pour son bien, mais aussi parce que je me sens ... Responsable d'elle, d'une certaine manière. Je ne peux pas imaginer ce que serait ma vie dans la zone sans elle.

Je n'y suis pas longtemps, certes. Mais il y a toujours Elizabeth dans les parages pour me remonter le moral ou, plus simple, pour me permettre d'y voir plus clair. Elle m'apaise. Et si je ne lui dirais jamais les choses clairement, elle doit bien se douter de tout ce qu'elle représente pour moi, non ? J'ai des doutes là-dessus. Elle est tellement toujours en train de se rabaisser et de se faire passer pour une moins-que-rein qu'elle serait sans doute capable de s'imaginer le pire me concernant. Voilà encore quelque chose que je devrais essayer de lui faire comprendre ... Dans la limite du raisonnable. Je n'ai pas non plus envie de me mettre à genoux devant elle pour lui confesser quoi que ce soit. Ce n'est pas mon genre. Et déjà que je vais devoir changer mes habitudes, je n'ai pas envie de changer, en plus de ça, ma manière de me comporter. Enfin si, peut-être un peu. Juste assez pour ne pas embarrasser Elizabeth dans une situation quelconque. « Je ne vais pas t'en vouloir pour ça, enfin ! » Un mince sourire étire mes lèvres. Plus le temps passe, et plus je constate à quel point elle manque de confiance en elle. Elle a toujours peur de mal faire, peur de blesser les gens. Du coup, elle pense plus aux autres qu'à elle-même. Mais il faudrait peut-être qu'elle se rende compte que vivre comme ça n'est pas ... Sain. Elle doit apprendre à se rebeller, et à faire entendre sa voix. En toute situation, et en tout point de vue. « Et j'te connais : repose-toi aussi. » Ce serait tout à fait son genre d'essayer de passer entre les mailles du filet. Mais maintenant que je suis là, je compte bien essayer de lui faire ouvrir les yeux sur certaines choses. Elle ne se rend peut-être pas compte de cela, mais c'est en quelque chose elle qui me maintient en vie. Et j'ai le sentiment de lui devoir ça. Je vais lui apporter mon aide autant que possible, avec mes maigres moyens. Et pour le coup, je ne lui laisse pas le choix : il faut qu'elle dorme elle aussi. Elle n'est peut-être pas blessée, mais je suis sûr qu'elle est bien plus éreinté qu'elle ne veut bien le montrer. C'est son genre aussi, ça : cacher ses émotions et ses faiblesses. Mais pas avec moi. Sans rien dire et les yeux fermés, je glisse mon bras autour d'elle pour lui faire comprendre que je ne la laisserais pas partir. Je me sens m'enfoncer dans les bras de Morphée, mais je sais que ça ne m'empêchera pas de me réveiller si elle essaye de s'enfuir. Il faut bien qu'elle se mette ça en tête : ce n'est pas réalisable pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Say something I'm giving up on you • Elishua Dim 12 Avr - 23:05

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