[NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ
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Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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MessageSujet: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mar 24 Juin - 12:36





BLACKOUT
Please, don't die. Pv Auregan




« - PETER ! GROUILLE-TOI ! Hurle Noah, la peau trempée de sueur. Il tremble comme une feuille et sent la bile monter dans sa gorge.
- Je fais ce que je peux ! Putain, qu'est-ce qui lui a pris de faire ça aussi ?! S'insurge le brun en agrippant le volant du camion . Tout en jetant une œillade inquiète à la silhouette de Lucy, blottie dans les bras de Noah. Derrière eux, Clarice tente tant bien que mal de récolter toutes les affaires de soin.

La petite rousse est souillée d'hémoglobine. Ce n'est pas l'attaque complètement folle de Peter, qui en est la cause. Mais tout simplement l'une des idées stupides de la rousse. S'interposer entre lui et une balle. Sur la route, les choses se sont légèrement compliquées. Un autre groupe a croisé leur chemin. Des cinglés extrémistes, et peut-être bien des cannibales. Marvin est blessé à l'épaule, et Clarice fait de son mieux pour l'empêcher de saigner abondamment. Tandis que sur le siège passager, Noah en fait de même. La main plaquée contre l'abdomen de la jeune femme.
- Tu crois que c'est une blessure grave ? S'enquiert la brune derrière eux.
- J- … J'crois pas. Elle ne crache pas de sang, la balle a traversée sans toucher un organe. Mais si ça continue, elle va se vider complètement, et la plaie risque de s'infecter. On doit immédiatement trouver la zone !
- T'es sûr qu'elle existe, ta zone, hein ? Demande Peter, sans cacher son habituel scepticisme.
- Pour la millième fois : OUI ! S'énerve-t-il, sans se soucier de les voir sursauter en chœur et pâlir.
- D'accord, d'accord ! Je demandais ça comme ça ! Se défend-t-il en levant les doigts du volant. Dis moi juste où je dois aller, parce que je crois que Poil de carotte est en train de nous claquer dans les pattes.
- Tourne à gauche, ordonne l'ex-militaire  avec force, avant de baisser les yeux vers une Lucy aussi pâle qu'un cachet d'aspirine. Allez … M'lâche pas, ok ? T'as pas intérêt …
Merde. Cette fille venait de lui sauver la vie. Et bien avant, l'avait empêché de sombrer dans la déprime. Plus les mois avancent, plus Noah semble penser qu'Auregan n'a pas survécue. Aujourd'hui encore, l'amertume le ronge. Si sa meilleur amie claque, il est foutu.

----

La porte du camion s’abat brutalement. Dehors, il n'y a pas un bruit. Devant les grilles et les murs immenses de la zone,  pas un rôdeur. Derrière eux, deux Pick-up stoppent leurs marches, et leurs propriétaires descendent en trombe. En tout, ils sont douze. Douze survivants que Noah a réussi à sauver. Mais tout ça ne comptera plus, si la blessée dans ses bras meure aujourd'hui. Le souffle court, Noah se précipite vers les entrées. En hauteur, des fusils se lèvent en chœur. Les déclics le stop sur place, et le blond lâche un grognement instinctif.

- NOAH CAMPBELL ! Qu'il hurle en levant les yeux. Je veux parler à Fawkes Worthington ! Dites à ce vieux con que je suis de retour ! Puis de baisser les yeux vers Lucy. Et qu'il me faut un médecin, de toute urgence ! Tiens bon ma belle … Si tu te réveilles, ce sera uniquement pour me casser les oreilles avec tes bavardages, pigé ? Quelqu'un va te soigner … »


Oui, quelqu'un va te sauver.


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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mar 24 Juin - 17:03



blackout
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Parfois, j'ai la très désagréable impression d'être retournée en arrière. D'être de nouveau dans l'Armée, à voir chaque jour de nouvelles horreurs. Ce n'est pas le cas, pourtant. La zone est plutôt sécurisée et je n'ai même pas besoin d'en sortir. Mais en tant que médecin, des atrocités, j'en vois. Plus tous les jours, heureusement. Généralement, je n'ai rien d'autre que des rhumes, ou des personnes qui ont besoin de parler de leurs problèmes. Je suis loin d'être psychologue et je me débrouille, à chaque fois, pour ne placer que quelques mois par-ci, par-là. C'est mieux pour eux, comme pour moi. Je n'ai pas besoin d'entendre ça. Je n'ai pas besoin de savoir comment la mère d'un tel est morte, ou comment un autre a dû tuer sa fiancée avec un simple stylo. Je me contente de soigner les gens, de leur donner ce que j'ai, et de faire de mon mieux pour apaiser leurs craintes. Non, un mal de tête carabiné n'amènera pas à une grippe sans précédent, et dévastatrice pour toute la zone. Non, il ne faut pas avoir de contact avec le sang des rôdeurs. J'ai vu un peu de tout, depuis que je suis là. Alors, forcément, ça me rappelle la guerre ... Parfois en pire, parfois moins. J'arrive à ne pas perdre les pédales, sans pour autant apprécier la chose. La seule fois où j'ai eu à gérer une amputation n'a pas été facile du tout, mais je m'y fais. J'apprends à retrouver mes vieilles habitudes. Parce qu'ici aussi, je manque beaucoup de ressources, de médicaments, ou même d'antibiotiques.

La plupart du temps, les journées sont calmes. Ennuyantes, même. La zone a beau être pleine à craquer, les personnes parties en expédition ne reviennent que le soir, ou en fin d'après-midi. Et c'est là, la plupart du temps, que les choses se gâtent. Que les problèmes commencent. Ce n'est pas tout le temps, cela dit. Et je me fais sacrément chier dans l'infirmerie, à attendre que le temps passe. J'ai essayé, au début, de trouver un remède à cette connerie. Mais je doute d'y arriver un jour. Ce n'est pas mon rôle, et ça n'a jamais été mon métier, de toute façon. Alors je laisse mon "collègue" s'en charger, pendant que je reçois les personnes venues ici dans l'espoir d'être consolées. C'est ce que je fais aujourd'hui. Un groupe est parti en expédition depuis la veille, et ne reviendra que demain. Alors, on attend personne de l'extérieur. Personne à part de potentiels survivants, et quelques uns qui ont voulu s'aventurer dehors pour faire on-ne-sait trop quoi. Des cris me sortent de ma torpeur passagère. La dernière patiente qui vient de me quitter a un problème à l'oeil, et semble sur le point de perdre la vue de celui-là. Je ne peux malheureusement rien faire pour elle, et ça m'embête franchement. Je lève la tête, et vois mon collègue, et accessoirement ami, m'appeler et me faire de grands signes. Je me lève et le suis en courant. Pour qu'il soit aussi pressé, il doit y avoir quelque chose de grave. J'ai à peine le temps de sortir de l'infirmerie, qu'on m'amène un brancard. J'observe la personne allongée dessus. Rousse. La trentaine. Elle est gravement blessée, et je ne peux pas m'empêcher de grimacer. ça va pas être simple de la soigner, surtout avec les faibles moyens que l'on a. Je ne perds pas de temps, et déchire son tee-shirt pour observer la plaie. C'est moche, mais je devine aisément que la balle n'a touché aucun organe. Rien de vital, en tout cas. Je m'attelle à la tâche pendant qu'une personne à côté de moi m'explique à peu près ce qu'il s'est passé. De nouveaux survivants. Au départ, à chaque fois qu'on me disait ça, j'avais l'espoir de voir débarquer Noah. Et puis, au fil, du temps, tout ça a disparu, et laissé place à une résignation sans failles. J'évite d'y penser à présent, c'est moins douloureux. « Bordel, ils l'ont pas raté. » Je murmure, rumine, grogne à moitié. Tout en tâchant de ne pas laisser partir cette fille. Je ne sais pas qui c'est, mais il est hors de question qu'elle meure aujourd'hui. Sa blessure n'est pas des plus belles, mais rien d'incontrôlable. Il faut juste que je fasse vite, pour éviter qu'elle se vide de son sang.
(c) AMIANTE



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mar 24 Juin - 18:12





BLACKOUT
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Peur panique. Le blond est à deux doigts de pousser un cri de rage. Pas comme ça, pas maintenant. Ils y étaient presque ! Là, derrière les remparts de béton. Bien-sûr, qu'il a perdu des personnes du groupe, depuis le temps. Mais, la plupart sont là, bien vivants. Et enfin en sécurité. Derrière lui, Peter passe une main sur son épaule, défiant les hommes armés d'un regard courroucé. Déjà, les portes s'ouvrent brutalement, pour laisser passer un grand homme à la mine revèche et à la crinière brune. Noah lève ses prunelles azures embuées, et reconnaît avec soulagement Fawkes.

« - Noah ! Putain, t'es vivant ! Jure l'ancien flic avant de se précipiter vers eux, tout en faisant signe aux hommes armés de baisser leurs artefacts mortels. On se calme les gars, c'est Noah ! Il est revenu ! Fait-il, plus aux anciens qu'aux nouveaux.

Mais le concerné n'entend plus rien, tout ce qu'il parvient à faire, c'est redresser un genoux, tout en soutenant Lucy du mieux que possible. La jeune femme lâche un grognement de douleur, paupières clauses. Et le fondateur porte enfin son attention sur la rouquine.

- Je t'en supplie … Implore Noah d'une voix ébranlée, elle a déjà perdu trop de sang, j'ai peur que … Mais la suite ne franchie pas la barrière de ses lippes tordues.

Fawkes opine du chef, lui et sa gueule de truand. Il n'a pas changé d'un poil, et se montre toujours aussi efficace et énergique.

- Merde, elle est dans un sale état, constate-t-il avant de se détourner. Marv', file appeler du renfort et mettez-moi là sur un brancard !

Perché en hauteur, l’intéressé montre qu'il comprend l'ordre d'un mouvement bref de la tête et disparaît déjà. Il faut seulement une demi-minute, pour qu'un petit groupe arrive avec le brancard et y place une Lucy plus pâle que jamais.

- Je veux venir avec elle, lâche Noah en esquissant un mouvement, vivement intercepté par l'un des grosses pattes du fondateur.

- Noah, je sais que tu t'inquiètes, mais ton amie sera entre de bonnes mains maintenant, d'accord ? Fait-il d'une voix calme. Quand il ne hausse pas la voix, ce vieux con rabougri peut se montrer du genre persuasif et doué pour apaiser ses pairs.

Et même s'il est bien plus petit que Noah, ce dernier en impose. Le blond tente une dernière fois de protester, mais l'autre canaille hoche la tête droite à gauche pour lui signaler qu'il est inutile d'insister. Derrière les portes bien gardées, plusieurs voix parviennent à leurs oreilles.

- De plus, je vois que tu as ramené du monde, exactement comme tu nous avais promis de le faire, constate Fawkes en embrassant l'espace boisé d'un regard scrutateur et satisfait. Il faut qu'on parle de tout ça, je vais devoir prendre vos armes, et vous poser pas mal de questions.

- Quoi ?! S'insurge Fred, un homme de petite taille – comprenez, un nain – avant de s'avancer vers eux d'une démarche claudicante. Ce dernier lève le menton, adressant une moue contrariée à l'ancien Flic. Pas question qu'-

- Fred ! Le coupe Noah en baissant les yeux vers lui. Tu me fais confiance, ou pas ?

Le nain lui lance une moue dubitative, remuant ses iris du grand blond au Fondateur avant de lâcher une parole inaudible. Ca veut dire oui, dans son langage d'ogre asocial.

- Parfait. Alors faites tous ce qu'il demande ! » Balance Noah en se détournant des portes pour aviser son groupe.

Au bout de dix minutes à négocier avec tout le monde, les survivants entrent enfin dans la Zone, sacs en mains et Pick-up aux trains. Noah, lui, se contentera simplement de répondre aux question, tel un automate. Le visage de Lucy se mélangeant aux traits d'Auregan dans sa caboche. Il a l'impression d'avoir tout perdu.

----

« - Fawkes ? Intervient un homme en entrant dans le petit bureau dans lequel ils sont tous installés. On vient de terminer, lâche-t-il.

Noah retient son souffle, ils doivent être ici depuis deux heures. Sans nouvelles. L'ex militaire se redresse immédiatement, sans pouvoir attendre plus longtemps.

- Je connais le chemin ! S'impatiente-t-il en se ruant vers les bâtiments de l'infirmerie, Peter et Clarice dans son dos.

Tous deux doivent trottiner pour parvenir à suivre les grandes enjambées de l'immense tige sur pattes qu'il est. Noah n'attend pas, et file comme une flèche sans un regard pour les passants qui l'observent. Ici, on reconnaît les nouvelles têtes. Ou les anciennes. Mais l'homme n'a pas le temps de s'extasier de voir autant de vivants réunis. Avant qu'il n'entre dans la pièce, Fawkes arrive à sa suite et lui bloque l'entrée.

- Eh, je sais que t'es pressé. Mais ça fait un moment que t'es partis, ok ? S'agace-t-il en levant une main en l'air. Ici, on a toujours nos règles, Noah. Alors calme-toi un peu, la fille va bien, on a soigné tes autres blessés. C'est une infirmerie …

Pas un putain de moulin, semblent vouloir dire ses yeux sombres.

- Ouais … Pardon. Lâche Noah d'une voix nerveuse. Ses yeux fixant la porte qui fait barrage entre lui et son amie.

- Sûr ? Insiste Fawkes sans le lâcher des yeux, menton à demi baissé.

- Sûr. Promet-il en lui rendant son regard. Ses deux azures le scrutent un long moment, et tout le monde garde le silence. Puis, au bout de ce qui lui semble être une éternité, l'homme ouvre enfin la grande porte, lui laissant le loisir d'aviser la petite rousse blottie dans un lit. Bon sang, un lit ! Un vrai ! Comme il n'en a plus vu depuis des mois. Noah entre à grandes enjambées pour précipiter à son chevet. La jeune femme, qu'il considère à présent surtout comme une petite sœur, est toujours pâle. Mais son état semble stable, et sa respiration est plus régulière. Noah s'autorise un soupire de soulagement, tout en venant prendre l'une de ses main qui semble minuscule dans la sienne. Peter et Clarice, qui jusqu'ici n'avaient pas prononcé un seul mot, se précipitent à sa suite tout en lâchant des exclamations enjoués.

- Elle nous a foutu une sacrée frousse, Dit Peter en prenant place sur une chaise à gauche du lit.

- Ouais … Souffle le concerné sans lâcher son amie du regard, il a rarement eu aussi peur depuis longtemps, maintenant.

Dans leur dos, Fawkes qui s'était absenté refait surface, avant de leur lancer d'un ton plein de fierté :

- Les gars, laissez-moi vous présenter les petits doigts de fée à qui vous devez une fière chandelle !

Dos courbé, pattes longues plantées dans l'épais tissu du matelas, le jeune homme se détourne mollement pour jeter un regard fatigué vers 'les doigts de fée'. Et c'est là, qu'il pense tomber dans le précipice. Se noyer dans l'inconscience. A moins qu'il y soit déjà. Oui, Noah doit rêver. Car, plantée devant eux, une grande rousse aux yeux brillants les fixent. Elle semble aussi stupéfaire que lui. Il se redresse si vite, que sa tête lui tourne. Depuis quand n'a-t-il pas mangé ? Il n'en sait rien, il s'en fout. Parce qu'Auregan est vivante. Il le sait bien, elle est là, devant lui. Sa bouche se ferme et s'ouvre, sans qu'aucun son ne puisse former une parole. Seuls ses pieds l'amènent tel un automate jusqu'à la jeune femme. Ses yeux eux, symbolisent à eux seuls tout le trouble, l'angoisse, le soulagement, et incompréhension qu'il ressent. Était-elle ici depuis tout ce temps ? A-t-il cherché en vain, alors qu'elle était sous son nez ?

- Aurie ? … » Il ne sait même pas si elle peut l'entendre, lui même ne perçoit qu'un pauvre souffle tremblant. L'ex-Militaire avance d'un nouveau pas peu assuré, se penchant légèrement pour pouvoir la regarder droit dans les yeux.

Il croit qu'il va chialer, comme une vraie gonzesse. Là, il va craquer. Ses immenses serres de pianiste se lèvent d'elles-même, jusqu’au visage diaphane de la jeune femme. Elle est toujours aussi belle. Plus que dans ses souvenirs, ou que sur cette vieille photographie usée. Si quelqu'un parle, il ne l'entend pas, Noah ne voit plus rien d'autre que cette femme qu'il a réclamé durant ce lui semble une vie entière.

Et dans sa tête, une seule phrase tourne en boucle :
Auregan est vivante, Auregan est vivante.


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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mer 25 Juin - 0:31



blackout
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On me dit souvent que j'ai l'air calme. Apaisé, même. C'est ce que, généralement, je fais en sorte de montrer. En tant que médecin, il vaut mieux. Si je mets à paniquer devant un patient, je ne doute pas que cela aura un effet boule de neige très vite incontrôlable. J'ai toujours eu cette force. Mais j'ai aussi mes moments où je perds le contrôle, où je suis tout simplement incapable de contrôler chacune de mes émotions quand elle me tombe dessus. Et, à cet instant précis, je suis en train de perdre les pédales. Pas au point de faire n'importe quoi, je reste concentrée sur la blessure de la jeune fille, et j'arrive à maîtriser le tremblement de mes mains pour ne pas faire n'importe quoi. Mais je n'arrête pas de jurer, d'insulter tous les saints, et de jeter des regards furieux autour de moi. Même sur mon collègue qui, le pauvre, n'a rien demandé. Il essaye tant bien que mal de m'aider, mais il est chercheur plus que médecin. Sans parler de la troisième personne présente dans la pièce, qui a fait des études de médecine, mais n'aura jamais l'occasion de les terminer. Le terrain, ça me connaît. Tout comme les situations extrêmes comme celle-là. Je suppose que je suis la mieux placée pour m'occuper de son cas. Et je ne m'en vante pas, parce que je n'arrive pas à voir la chose comme une véritable qualité. Bordel, non. C'est une tare. Un putain de handicap. Si elle meure, ce sera de ma faute, et uniquement de ma faute. On aura beau me dire "Arrête de culpabiliser, tu n'aurais rien pu faire de toute façon", ça ne changera pas le fait qu'une personne est morte entre mes mains. Alors, je jure. Cela me permet d'extérioriser, de ne pas trop penser à qui elle était, à qui elle est, et aux personnes qui l'ont accompagné jusqu'ici. Je ne peux pas me permettre de paniquer de trop. Je ne peux pas me permettre de laisser ma main qui tient le scalpel déraper.

Non sans difficultés, j'arrive à extirper la balle de là. Les instruments sont désinfectés avec de l'alcool, conservée dans un coin de l'infirmerie, bien à l'abri. C'est du matériel rudimentaire. Il me faudrait une salle d'opération, une batterie d'infirmières, et même une lumière forte pour que j'y vois mieux. Mais je dois me contenter de ce que j'ai. Je dois faire avec les moyens du bord. En somme, je dois me sentir de nouveau engagée, à l'Armée, entourée de hurlements, au beau milieu d'un champ de bataille. Je déteste ça, mais je n'ai pas le choix. Plus personne ne l'a. « Eh ben, c'est une sacrée chanceuse. » Je passe mon avant-bras sur mon front, souffle un bon coup, avant de me pencher de nouveau en direction de son corps endormi. La pauvre a tellement souffert qu'elle s'en est évanouie. « Je la mets sous morphine avant de la recoudre. » C'est tout ce que nous avons, et le seul moyen que j'ai pour limiter un peu sa souffrance. Je sens la pression commencer à diminuer, même si je ne suis toujours pas totalement détendue. Comment l'être dans une situation pareille ? Je ne sais absolument pas ce qui lui est arrivé, mais ça ne peut pas être un accident, n'est-ce pas ? Peut-être aurais-je des réponses à mes questions une fois cette histoire terminée. Je nettoie la plaie autant que possible, en veillant à ne rien laisser au hasard, et me contente d'un pansement sommaire. Il faudra attendre quelques jours avant de la recoudre. Avant de la refermer, il faut être certain qu'aucune infection n'a eu le temps de s'installer. Une fois ma tâche terminée, je remonte un drap sur elle et me tourne en direction de Lincoln, le chercheur. « ça devrait être bon. Ne la laisser pas bouger de là quand elle se réveillera, surtout. » C'est assez évident en soit, mais je préfère le rappeler. Juste au cas où.

Je me lave les mains, les désinfecte, et m'apprête à retourner à mon bureau un peu plus loin, quand j'entends mon prénom. « Auregan ! Je vais te présenter aux proches de la petite ! Il est super inquiet, et sera content de pouvoir te remercier, j'en suis sûr. » Je le regarde, hésite un instant. Mais son regard est clair, il veut que j'y aille. Et qui peut dire non à Fawkes ? Pour la énième fois, je soupire, lasse. Il faut que je me remettre de mes émotions, pas que j'aille me faire congratuler. J'avance d'un pas lourd, résigné mais toujours aussi démotivé. S'il y a bien quelque chose que j'ai toujours eu du mal à apprécié dans ce métier, c'est les moments à partager avec les familles. Bien sûr, c'est toujours plus plaisant quand le type est vivant, mais même, je n'aime pas ça. Je ne fais que mon job, et j'ai du mal avec les grandes effusions d'émotions. J'espère que ça ne se passera pas comme ça cette fois-ci. Je suis Fawkes, et me plante devant lui. Les bras le long de mon corps, je refuse de bouger. Je déteste ça, et c'est tout ce à quoi je peux penser. Je lève les yeux au ciel à la mention des "petits doigts de fée" mais garde le silence. Encore et toujours. Parce que je n'ai pas mon mot à dire sur toute cette histoire, et que je ne peux que me plier à sa volonté. Plus vite je le fais, et plus vite ce sera terminé.

Fawkes s'évapore, et je me retrouve face à un fantôme. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens à ce moment-là ... En gros, c'est un cafouillis monumental. Une vague d'émotions qui me submergent, me tombent dessus soudainement. J'ouvre la bouche, comme pour dire quelque chose, mais la referme aussitôt, de toute façon incapable de dire quoi que ce soit. J'ai la gorge obstruée, les yeux déjà embués et je sais que je pourrais me mettre à pleurer à n'importe quel moment. Je suis, en théorie, le genre de personnes à garder mes sentiments pour moi. Mais pas là. Parce que Noah est face à moi, alors que je le croyais mort depuis le temps. Je me contente de rester plantée là, les bras toujours au même endroit, le regard fixé sur lui. Je n'y crois pas. Cela ne peut pas être vrai. Noah est censé être mort. J'ai mis plus d'un an avant de l'accepter, d'apprendre à vivre avec. Pourtant, je le vois se rapprocher. Je vois chacune des émotions qui traverse son visage. Et je le sens prendre en coupe mon visage de ses deux mains froides. Le sang bat à mes tempes, mon cœur semble sur le point de tout rompre dans ma poitrine. Et je suis toujours immobile. Je suis toujours incapable de parler, ou de faire quoi que ce soit. « No ... Noah ? » Ma voix est faible, tremblante, lointaine. C'est le mieux que je puisse faire. « Oh mon dieu, c'est ... C'est vraiment toi ? » Je me fiche d'avoir l'air complètement idiote. Je me fous complètement, aussi, des gens autour de nous. J'ai déjà tout oublié : les rôdeurs, la fille que je viens de soigner, la guerre, le sang, la mort, les survivants, Lincoln, Fawkes, ces derniers mois. Tout. Et puis, soudainement, j'arrive à reprendre le contrôle de mon corps. J'arrive à lever les mains pour les poser sur son épaule, pour agripper son tee-shirt. Puis, j'enfouis ma tête dans son cou et, sans que je m'en rende réellement compte au milieu de ce cataclysme, les larmes se mettent à couler librement. Et je m'accroche à lui comme à une bouée. Noah est vivant.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mer 25 Juin - 10:58





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Sa peau est infestée d'hémoglobine. Noah a mal partout, son T-shirt poisseux encore trempé du sang de Lucy lui gratte le ventre, et il a l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. Mais c'est le plus beau jour de sa vie. Au risque de paraître d'une niaiserie insupportable, Noah sent son palpitant battre irrégulièrement dans sa poitrine, et songe que la fatigue combinée au choc ne l'aidera pas à tenir éternellement debout. Pourtant, il n'éprouve aucune envie de se reposer. L'émotion d'Auregan est palpable, et il devine l'enfer qu'elle a du vivre durant toute cette année d'incertitude. Et, à ces yeux, il devine que tout était terminé. Lui aussi, s'est surpris à plusieurs reprises à se noyer dans ses songes défaitistes. A l'imaginer, rôdant sur les terres d'Amérique. Le regard vide, un râle inhumain s'échappant de ses lèvres qu'il avait embrassé tant de fois. Une vision insupportable, qui l'avait rendu complètement fou et insomniaque à plusieurs reprises, au début de l'épidémie. Avant que la lassitude ne le gagne, et que son corps ne prenne le dessus sur son subconscient.  Il l'entend articuler quelques paroles inaudibles et essoufflées. Pour toute réponse, l'ex-militaire hoche du menton, avalant sa salive. Lui lutte toujours contre les larmes. Les murmures dans son dos eux, ne l'atteignent pas. Et semblent ne pas parvenir à toucher Auregan non plus. Cette dernière, finalement, fond en larme, agrippe sa nuque d'une main froide et tremblante, avant de nicher sa tête dans son cou. C'est l’hécatombe des larmes. Les vannes sont ouvertes. Noah le sait, elle n'est pas de ces femmes qui pleurent pour un oui ou pour un non. La connaissant, il la soupçonne même de s'autoriser à craquer seulement maintenant.

A son contacte, le grand blond aux lèvres rougies lâche un soupire, ses paupières se fermant d'elles mêmes. Il sent le contacte soyeux de ses filets de feu chatouillant sa nuque. La dernière fois, c'était à son départ. Son envolée … Pour cette foutue mission. Dire qu'il n'était pas préparé à tout ça serait un euphémisme. Personne ne l'était. Et aujourd'hui encore, personne ne s'y fait. Comment le peuvent-ils seulement ? Le simple fait de se résoudre à disparaître, à être une espèce en voix d’extinction ? L'homme a lutté contre la nature durant des millénaires. Ce n'est pas aujourd'hui qu'ils accepteront une telle défaite. Auregan dans ses bras, son parfum flottant à ses narines, Campbell sent enfin sa détermination farouche renaître. Tant pis, Noah ouvre les vannes à son tour, laissant quelques larmes silencieuses couler le long de ses joues. Et, de deux bras fermes, il agrippe sa taille et soutient la rousse dans ses bras. Cette dernière semble flancher et ne plus tenir sur ses jambes, tandis qu'il la presse contre son torse, fourrageant son nez dans sa nuque. Il faut plusieurs minutes, avant qu'un raclement de gorge ne les oblige à lever le nez de leur étreinte, pour aviser le petit groupe stupéfait. Ils observent, sans un mot, les deux jeunes gens emportés par l'émotion. Et, gêné, Noah passe son index et son pouce sur ses joues pour se débarrasser des sillons de larmes salées sur sa peau. Pourtant, ses azures reviennent automatiquement vers Auregan. Et un sourire large se dessine sur sa bouille légèrement déphasée.

« - … Je me trompe, si je suppose qu'on a déjà trouvé une chambre pour Noah ? Se permet de plaisanter Fawkes à leur droite.

- T'as pas changé, Trou du cul. Lâche Noah d'un ton qui se veut revêche, mais qui ne trompe personne.

Noah est partagé. Lui qui s'inquiète pour Lucy, crève d'envie de rester seule avec Auregan. Rattraper le temps perdu, lui poser tout un tas de questions, connaître son histoire durant tout cette année chaotique. D'ailleurs, s'il compte bien, cela fait plus qu'une année maintenant. Presque deux. Dans leurs dos, Clarice et Peter échangent un regard indescriptible, et se détournent l'un de l'autre d'un air embarrassé. Depuis le temps, le Leader soupçonne ces deux amis de se chercher des poux uniquement par masochisme et par plaisir. Au fond, ils passent leur temps à se tourner autour comme deux rapaces. Clarice est une femme fière et indépendante, voir légèrement orgueilleuse, tandis que Peter est un véritable pitre éhonté et incapable de se prendre au sérieux. Quand il repense seulement au coup du bazooka … Maintenant, il se demande s'il n'a pas fait ça pour impressionner la grande black. Sur le lit, Lucy semble dormir comme un loir. Il croit même l'entendre ronfler. C'est donc hésitant, qu'il avise le Fondateur et Auregan, puis Clarice et Peter.

- Je … Il faut que je parle avec Auregan, seul à seule. Fait-il d'un ton embarrassé. Il déteste la simple idée de le les laisser comme s'ils n'étaient que des pions dans son échiquier. Mais l'apparition de l'ancienne infirmière n'était pas prévue.

- Je surveille Lucy, promet Clarice, sans faire attention à Peter qui en fait tout autant. Tu nous feras les présentations ... Plus tard. Ajoute-t-elle avec un petit sourire.

- Foutez-moi le camp de cette infirmerie, grogne Fawkes, sans pouvoir masquer un sourire moqueur. Ca pue l'eau de rose dans le coin. Qu'il ajoute, semblant pressé de pouvoir s'en prendre à son vieil ami.

Noah l'ignore superbement, se tournant vers Auregan.

- Ok… Je te suis », souffle-t-il en s'autorisant un petit sourire.


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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mer 25 Juin - 21:04



blackout
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L'émotion est palpable, à peine supportable. Je tiens bon durant de longues secondes, pourtant. Peut-être parce que je n'arrive pas à y croire, parce que je ne veux pas y croire. Et je finis par craquer. La personne en face de moi est bel et bien Noah, bien que je l'ai imaginé mort maintes et maintes fois. En un an, il s'en est passé des choses. J'imagine que de son côté aussi. Comment pourrait-il en être autrement ? Je meurs d'envie de lui poser mille et une question, de lui demander de me raconter en détails tout ce qui lui est arrivé au cours des derniers mois. Mais je prends mon mal en patience, et je me contente de profiter. De profiter des premiers instants que je passe avec lui depuis ... et bien, depuis un sacré bout de temps déjà. Je me rappelle parfaitement de ce qu'il s'est passé ce jour-là. Je me suis réveillée à ses côtés, aux anges. Et, très vite, la situation a dérapé. Il m'a annoncé qu'il repartait le jour même, et le test de grossesse s'est avéré positif. Et si cela ne fait qu'un an et quelques mois, j'ai l'impression que c'était il y a une décennie. Je l'ai perdu, et je n'ai jamais osé imaginer que je finirais par le retrouver. L'appel radio a été passé il y a un moment déjà, c'est toujours un choc quand on retrouve de nouveaux survivants venus chercher de la sécurité ici. Mais tout ça, toutes mes questions, toutes mes interrogations vagues ou précises, je les garde pour plus tard. Pour l'instant, je savoure. Je peux le toucher, le sentir, le serre contre moi. M'accrocher à lui, aussi.

Je me fiche pas mal des gens autour de nous. Seul Noah a de l'importance, à présent. J'ai les tremblantes, et je devine que je serais déjà à terre si le jeune homme ne me soutenait pas. J'étais persuadée qu'il était mort pendant tout ce temps. Constater que ce n'est finalement pas le cas fait un choc. Un gros choc, même. Je suis encore totalement perdue, embrouillée dans un flot d'émotions toutes plus fortes les unes que les autres, littéralement ensevelie sous les sentiments qui viennent de m'assaillir. Si bien que j'entends à peine le raclement de gorge venu nous interrompre. Je sens, et vois, juste Noah s'écarter de moi pour répondre à l'appel. Tant bien que mal, je reprends pied avec la réalité, et lâche Noah d'une main pour essuyer mes joues à la va-vite. Je ne suis pas le genre de femme à pleurer dès que quelque chose ne va pas. Je ne suis pas, non plus, le genre de personne, à me laisser aller devant qui que ce soit. Et, Noah mis à part, aucune personne présente ici ne m'a vu dans des états pareils. Je ne prête que vaguement attention à ce qu'ils disent, trop obnubilé par celui qui est en face de moi. Je ne suis pas encore remise de mes émotions, et je sais de source sûre que ce ne sera pas pour tout de suite. Il faut encore que j'assimile la nouvelle, et que j'accepte l'idée qu'il est bel et bien vivant. Avec moi. Je finis tout de même par tourner la tête en direction des autres personnes présentes dans l'infirmerie. Je reconnais Fawkes, mais pas les deux autres. Ils ont dû arriver en même temps que la petite rousse et ... Noah.

Je me rappelle de l'espoir qui m'habitait encore un peu, peu après mon arrivée ici. Les regards curieux que je jetais en direction des nouveaux arrivants. Mon cœur qui ratait un battement à chaque fois que je croyais apercevoir sa silhouette. Et le désespoir qui suivait ensuite. J'ai fini par totalement abandonner l'idée. Imaginez le choc que c'est, de le retrouver à présent. Sain et sauf, quoi que tâché de sang. Je hoche la tête à la phrase de Noah et lâche son tee-shirt pour m'agripper à sa main, cette fois-ci. Je le tire derrière moi, sans vraiment réfléchir à l'endroit où je l'emmène. Il n'y a pas vraiment de lieu où il est possible de se retrouver seul à seul, ou même à l'abri des oreilles indiscrètes. Je le guide un peu plus loin, à quelques mètres de l'infirmerie. Je m'installe sur un banc légèrement en retrait, et me tourne vers Noah. Je ne veux plus le perdre des yeux. « Je ... Je croyais que tu étais ... » Ma phrase reste en suspens, mais le regard entendu que je lui lance veut tout dire. Inutile de prononcer le mot, il a compris le principe. « Tu connais déjà Fawkes, alors ? » Je le dévore du regard en lui posant cette question. Comment est-ce que j'ai fait pour supporter l'idée de l'avoir perdu ? ça me paraît tout simplement inconcevable, maintenant qu'il est là. J'ai tout un tas de questions à lui poser ... Je pense qu'il s'en doute, et que c'est réciproque aussi. « Tu ne repars pas, hein ? » J'ai l'air complètement affolée et ... C'est le cas. Je ne sais pas ce qu'il faisait dehors pendant tout ce temps. Je ne sais pas pourquoi il n'est pas venu là en entendant l'appel radio. Tout ce que je sais, c'est que je veux qu'il reste ici. Que l'on reste ici. Je l'ai retrouvé, je n'ai pas l'intention de le perdre de nouveau.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Jeu 26 Juin - 1:15





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Le choc est si brutale, que Noah se sent flotter en apesanteur. D'ailleurs, Auregan semble ne même pas reconnaître Peter. Pourtant, elle l'a déjà croisé à de nombreuses reprises. Mais ce dernier aborde tout comme chaque survivant du groupe une allure débauchée. Et la vicissitude est si grande, que leurs regards se troublent. L'ancien militaire, pourtant toujours en fonction en permanence, sent la main minuscule dans la sienne d'Auregan, qui sans attendre, l'entraîne hors de portée des regards et d'oreilles indiscrètes. Entre l'infirmerie et le banc, quelques têtes anciennes l'aperçoivent, mais personne n'ose venir l'aborder. Lui, Noah, ne fait que fixer la main d'Auregan, puis son bras, puis sa crinière volcanique qui retombe sur ses épaules en une cascade de boucles discrètes. C'est plus fort que lui, chez elle, tout le fascine. Jusqu'à la moindre tâche de rousseur. Jamais aucune femme avant elle n'avait déboussolé Noah. Pour être honnête, il avait été de ces connards qui enchaînent la baise d'un soir sans plus jamais donner de nouvelles. Ce 'petit' détail n'avait pas aidé les choses à se débloquer entre eux. Et ce n'est que sur la fin, que Noah s'était montré assez persuasif pour Auregan. Il n'avait pas fait que lui avouer ses sentiments, il les avait dévoilé. Parfois, les mots ne suffisent pas. En réalité, la plupart du temps, ils sont obsolètes.  

Comme aujourd'hui, les mots s’entre-choc dans sa cervelle embrumée, mais ne parviennent pas à atteindre ses lippes fines et pincées. Lorsqu'ils prennent place sur le banc, le grand blond ne fait que fixer d'un air hébété la jeune femme. Leurs iris rétrécies par la lumière, et le bougonnement de questions dans leurs caboches, se noient l'une dans l'autre.

 « - Je ... Je croyais que tu étais ... Commence-t-elle d'une voix éteinte. Mais ses lèvres se pincent automatiquement avant le mot fatidique. Pour simple réponse, Noah serre un peu plus la main de la rouquine.

- Tu connais déjà Fawkes, alors ? Demande-t-elle ensuite, animée par une envie évidente de poser le plus de questions possible, lui aussi à besoin d'en poser, mais préfère largement entendre la voix d'Auregan. C'est un son qui s'était fait bien trop rare. L'ex-militaire opine du chef, avant qu'elle ne reprenne d'un ton paniqué :  Tu ne repars pas, hein ?

- Oh ça non … Lâche-t-il d'un ton toujours légèrement inaudible, avant de se racler la gorge. Puis de dévorer encore un peu la distance entre eux. Il ne le supporte pas. L'infirmière est restée bien trop longtemps loin de lui. Il la croyait morte, et voilà qu'on lui offre une seconde chance. Hors de question de tout foutre en l'air. Noah inspire, ses épaules frémissants légèrement avant qu'il ne commence :

- Pour répondre à ta question, je connais Fawkes, oui. Il est ici depuis le début … En fait, je connais tous les anciens du coin ou presque. Certains militaires que tu dois croiser chaque jour étaient même dans mon régiment. Peter était là aussi, au chevet de Lucy, mais tu n'as pas du le reconnaître. C'est … Le grand blond déglutit légèrement, baissant ses azures sur leurs mains nouées. Aurie … C'était ça, ma mission. Si tu savais … J'étais loin de m'attendre à ce bordel, en te quittant ce matin là. Quand j'ai franchis la porte du Pick-up, je croyais que j'allais prendre les armes vers un inconnu pas si … Inhabituel. Et en fait … Tout ça …

Son menton s'agite nerveusement, tandis qu'il lève une main vers ses paupières qu'il écrase du bout des doigts. Il est épuisé, mais il n'a pas le temps de se reposer, pas maintenant.

- C'était chaotique. Ils disaient aux informations que ce n'était qu'une petite épidémie, tu te souviens ? Fait-il en relevant ses iris glacées vers sa bouille légèrement rougie. C'était que des conneries. Crache-t-il, d'un ton plus haineux qu'il ne le voudrait. Ils perdaient le contrôle, ça a dégénéré très vite. J'ai essayé de filer pour te retrouver, te mettre en sécurité, mais mes supérieurs m'ont mis le grappin dessus et collé un automatique dans les pattes. C'était clair et net … On devait tuer tous les infectés. Crois-moi, au début, je te jure que j'ai refusé. Jusqu'à ce que je … Que je sois témoin du meurtre d'Andrew et Max. Tu te souviens d'eux, non ?

Silence, Noah marque un temps de pause, avant de reprendre :

- Max a bouffé Andrew devant moi … J'ai lutté contre lui, j'ai tenté de le raisonner. Mais … Bah, c'était plus lui. J'ai rien pu faire. Deux mecs d'une autre unité sont arrivés, ils ont visés le tête, et m'ont embarqué ailleurs. Comme tu le sais, ça a été la folie dans toutes les grandes villes. On a procédé aux évacuations, j'ai prié pour t'y voir, mais tu n'es jamais arrivée. J'ai cru … Raclement de gorge, Noah se redresse légèrement, préférant ne pas s'attarder sur cette partie de l'histoire. Au bout d'un moment, quand ils avaient enfin pigé que c'était foutu, on a commencé à rapatrier le plus de monde possible dans la zone. C'est là que j'ai rencontré Fawkes. J'sais pas comment ce vieux con s'est retrouvé à la tête d'un tel système. C'était qu'un Flic des banlieues difficiles. En fait, ça doit être pour ça qu'ils l'ont choisis pour s'occuper de la gestion des survivants.Un vrai cerbère.  J'ai sympathisé très vite avec lui. Même si j'ai pas apprécié qu'ils nous foutent à la tête des opérations avec Peter. Je voulais me tirer et venir te chercher. Au bout d'un moment … J'ai obtenu gain de cause, avec pour mission de ramener le plus de survivants possibles.

Parler autant lui donne le tournis, le jeune homme reprend une goulée d'air, avant de passer à la dernière partie de son récit :

- Puis … Le monde dehors … L'as-tu vu, Auregan ? As-tu eu la malchance de constater ce qu'il est advenu de notre univers ? Tout a basculé … Tout s'est figé. Seuls les morts sont … Là, à déambuler. Il y a des cannibales … Des tueurs, des violeurs. L'humanité se montre telle qu'elle est. Sur la route, j'ai croisé pas mal de monde. Mon groupe compte une douzaine de survivants. Tu verras, ceux de qui je suis le plus proche, c'est Peter, Clarice, Fred, et surtout Lucy. C'est la rouquine que tu as sauvée … Puis d'ajouter avec un sourire paresseux : Tu viens de secourir la femme qui m'a sauvé la vie. Elle s'est pris cette balle pour moi, j'étais complètement dingue après ça. J'ai ... tué les types et j'ai foutu la frousse à tout mon groupe au passage. Mais … Tu vois, je pensais t'avoir perdue, Aurie … Si je l'avais perdue elle aussi … Noah marque une pause, secouant le menton avant de la regarder dans les yeux de nouveau. C'est … Comme une petite sœur, pour nous tous et surtout pour moi. Je ne te remercierais jamais assez … Le ton de sa voix est plus sincère que jamais, et surtout secoué par l'émotion.

A nouveau, le survivant lâche un soupire, la journée aura vraiment été longue et chargée en rebondissements. Sa main serre un peu plus la sienne, posée sur son genoux, alors qu'il fixe un point invisible. Il doit cligner des paupières à plusieurs reprises, avant de retourner toute son attention sur sa vis-à-vis.

- Et toi, alors ? »

Noah a besoin d'entendre sa version, de savoir ce qui s'est passé de son côté. Il ne veut rien louper, et surtout ; Ne plus jamais l'avoir loin de lui.



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Jeu 26 Juin - 18:28



blackout
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Noah est vivant. Je n'arrive toujours pas à y croire, et pourtant, il est bel et bien là. Je me perds dans ses yeux, dans sa contemplation. Un an, c'est long. Et j'ai l'impression d'être en train de sortir d'un cauchemar jusque-là sans fin, et sans interruption. Mais certaines choses ne reviendront pas. Le bébé, le temps perdu ... entre autres choses. J'ai encore du mal à réaliser, mais je suppose qu'il me faut du temps ... Beaucoup de temps. Je me tire de mes songes pour écouter ce qu'il a à me dire. Il s'est forcément passé énormément de choses dans sa vie, et j'ai hâte de tout savoir. Parce qu'entendre sa voix me fait un bien fou, et achève de me convaincre que sa présence n'est pas un rêve. Je ne veux plus le lâcher. Je ne veux plus lui permettre de rester silencieux. Et je ne sais pas encore comment je vais faire pour dormir. J'aurais trop peur qu'il disparaisse à l'instant même où mes yeux se ferment. Fawkes, Peter, Lucy ... Peter ? Soudain, son nom me revient. C'est vrai que je ne l'ai pas reconnu, mais maintenant qu'il m'en parle ... ça me revient. Je ne le connais pas si bien que ça, dans le fond. Mais proche ou pas, à l'armée, les liens sont différents, indestructibles. Alors, ami ou pas, je serais ravie de pouvoir le revoir. Et je suis contente qu'il soit en vie, aussi. Mais c'est sûr qu'à côté de Noah ... C'est différent. A l'opposé, même, de ce que je ressens là, maintenant. Je parais pourtant impassible, parce que c'est une habitude que j'ai et que je ne perdrais peut-être jamais. Mais mes pensées sont aux antipodes de ce que je montre - ou ne montre pas -. Je suis au bord de l'implosion, de l'asphyxie, de l'hyper-ventilation aussi. Noah est vivant. Je ne me lasserai jamais de le répéter encore et encore.

A la mention du fameux matin, mes doigts enserrent un peu plus encore les siens. Bon sang, je donnerais tout pour avoir le pouvoir d'arrêter tout ça. Pour avoir la capacité de retourner en arrière et d'empêcher tout ce bordel. Bien sûr, ce n'est pas possible. Et il faut vivre avec le sang, la mort, les horreurs, et tout ce qui va avec ... Mais c'est dur. A la limite du supportable, même. Et je comprends parfaitement ce qu'il veut dire. J'imagine ce qu'il a vécu, et ce qu'il a dû supporter. Je n'ai vécu le virus que de "l'intérieur", c'est-à-dire une fois qu'il avait déjà été pas mal propagé, mais j'arrive à comprendre son point de vue. Tout le long de son récit, je me contente de hocher la tête. Oui, ils parlaient d'un virus à la télé, pas de quelque chose d'aussi ... Destructeur. Ils n'ont pas parlé de zombies, au début. Et ils ont perdu le contrôle. Tout ça a été mal géré, et ça a causé la mort de beaucoup trop de personnes. Et oui, je me rappelle de Max et Andrew. Deux gamins qui n'ont pas mérité leur sort. C'est injuste. Et ça l'est encore plus, quand je me rends compte que nous n'avons pas assez songé à rendre hommage à tous ces morts. Andrew et Max avaient une famille. Famille qui est sans doute morte aussi à l'heure qu'il est. Qui se rappellera d'eux ? Qui les remerciera pour tout ce qu'ils ont fait, en tant que militaires ? Personne. Parce que tout ce qui compte à présent, c'est sauver notre peau. Sauver notre peau et retrouver nos proches, dans la limite du possible. Quel égoïsme.

Son évocation du monde tel qu'il l'est à présent m'oblige à me tendre. Depuis combien de temps ne suis-je pas sortie de la zone aujourd'hui ? Depuis combien de temps n'ai-je pas mis les pieds dehors ? Je n'ai tué aucun rôdeur depuis que je suis là. Tout est tellement plus simple ici ... Je n'ai plus à me défendre. Je n'ai plus à me soucier des rôdeurs, sauf quand les cauchemars viennent faucher mon sommeil. Je lui souris. En sauvant cette femme, je n'ai pas songé un seul instant à ses proches. A chaque fois que je m'aventure sur ces terrains-là, je suis à deux doigts de perdre les pédales. Je n'ose pas imaginer ce que ça aurait donné si je n'avais pas réussi à arrêter son hémorragie. « Je lui serais éternellement reconnaissante de t'avoir sauvé aussi, alors. » Et c'est sincère. Qui qu'elle soit, elle a empêché le pire d'arriver. Je ne sais pas comment j'aurais réagit si Noah avait été à sa place, sur ce brancard. Et je crois que je préfère ne pas l'imaginer du tout. Parce que j'aurais sans doute été difficilement capable de ne pas trembler, de ne pas perdre les pédales. Bon sang, j'ai, maintenant encore, du mal à stopper les tremblements de mes jambes et de mes doigts. Je ne le laisserai plus partir où que ce soit. Hors de question. « J'étais ... à l'hôpital quand les cas ont commencé à arriver. On ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Tu sais que, même dans les hôpitaux, ils n'ont pas donné de consignes claires ? Personne ne savait quoi faire. Il y a eu un cas, puis deux. Et puis, ils ont commencé à revenir à la vie, et ça a très vite dégénéré. » Je me rappelle parfaitement des cris, des gens qui couraient partout, des malades qui essayaient de se barricader. Et puis ... le rôdeur. La fausse couche.

Je relève le regard pour planter mes yeux dans ceux de Noah. Est-ce que je suis censée lui dire ? Lui en parler ? Sans doute ... Mais pas maintenant. Je n'ai pas envie de gâcher ces retrouvailles. Et puis, comment est-ce que je suis supposée présenter ça ? "Oh, au fait, t'as eu un gosse. Heureusement, il est mort trop tôt, et a pas pu se réveiller dans mon ventre. T'imagines, sinon ?" Euhm ... Non, ça ne convient définitivement pas. « Je me suis barricadée quelques jours, le temps que ça se calme. T'aurais vu, c'était l'horreur. Il y avait des morts partout, beaucoup de rôdeurs aussi. Il n'y avait ... Plus rien à sauver. Alors, je suis partie. » Je n'ai croisé aucun survivant. Que des corps, plus ou moins en bon état ... Plus ou moins complets. « J'ai passé les mois suivants sur la route. J'ai croisé pas mal de gens, mais je ne voulais pas rester avec eux. Je n'aurais pas pu leur faire confiance, de toute façon. » Des tueurs, des violeurs, j'ai dû en croiser. Mais j'ai eu de la chance dans mon malheur, parce que je suis toujours retombée sur mes pieds. « Je ne t'ai pas cherché, je pensais que tu n'étais même plus aux Etats-Unis. Je me suis contentée de ... errer, jusqu'à ce que je croise des militaires, venus de la zone. Je suis là depuis longtemps, maintenant. » Et j'ai réussi à retrouver un semblant de stabilité ici. Mes connaissances en médecine sont plus qu'utiles. « Tu es là, maintenant, c'est tout ce qui compte. » Je souris. Encore une fois. J'avais presque oublié ce que ça faisait ... D'être heureuse. « J'ai encore du mal à croire que tu es bien là. » Ma seconde main se pose sur sa joue, comme pour m'assurer -encore une fois- que ce n'est pas un rêve. Mais ce n'en est pas un.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Ven 27 Juin - 9:40





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Noah ne l'interrompt pas. Pas une seconde, il ne cherche à la couper tandis qu'elle entame son propre récit. Il comprend que, même si Auregan a été en sécurité ici durant tout le drame, l'attente et l'angoisse, la solitude, devaient être de très lourdes compagnes. La rouquine était malheureuse, il le sent. Et sa détresse palpable est entièrement partagée. En apparence, ils semblent pourtant neutres, autant l'un comme l'autre. Noah n'a jamais été très démonstratif outre mesure, sauf avec elle. Il y a toujours eu des petits gestes, des petits attentions. Des regards, une parole, un sourire. Parfois, les mots sont inutiles, ils n'ont pas besoin de ça pour se comprendre. Lorsqu'elle stoppe sa longue tirade, Noah clôt ses paupières serties de veines de fatigue. Il ne sait plus quoi penser. Tout a été trop éprouvant, tous deux sont brisés et ravagés par les souvenirs et les traumatismes. La simple idée de voir dans sa caboche une Auregan livrée seule à ce monde ravagé lui fait froid dans le dos, et il songe sérieusement à commencer à prier, rien que pour remercier Dieu, ou il ne sait qui, de lui avoir rendu la jeune femme seine et sauve. La culpabilité le ronge.

« - Je te demande pardon … Souffle Noah, avant de sentir la main fine mais encore tremblante d'Auregan se poser sur sa joue.

Ce dernier entrouvre les paupières, plongeant ses iris javellisées dans les prunelles turquoises de la rousse. Son palpitant derrière sa poitrine tremblante rate un nouveau battement. Il n'arrive toujours pas à le croire. Qu'elle soit en vie semble improbable. Pas après autant de temps, pas après toutes ses désillusions. Ce dernier, de sa main libre, vient chercher quelques filets chatoyants de sa crinière pour les enrouler autour de son index.

- Si j'avais … Si j'avais été plus efficace, tu aurais été avec nous. On aurait été tous les deux … Marmonne-t-il, sa main remontant progressivement jusqu'à sa nuque, emmêlée dans ses filets rouges. Puis, son regard floue s'illumine, et ses lèvres tremblantes gerbent un rire nerveux. Tu es … J'arrive pas à le croire. Je dois vraiment être mort, au final ... Suppose Noah en l'observant.

Sur le banc, leurs corps sont à peine séparés, mais Noah sent le besoin imminent de ronger toute la distance entre eux, de s'assurer qu'elle est bien présente. La lâcher ne fait plus partie de ses options, pourtant, il sait que Fawkes, et sûrement d'autres fondateurs, risquent de le réclamer à leurs côtés. De l'accabler encore une fois des responsabilités. L'ex-militaire n'en peut plus, il a simplement besoin de se reposer, de prendre le temps de vivre un peu à l’abri des rôdeurs. Certes, il sait parfaitement qu'il devra se charger des patrouilles. Il sait aussi que Peter, Clarice et Fred risquent de vouloir le suivre dans leurs expéditions. Mais seulement pour le bien de la zone et des survivants, et certainement pas pour un temps aussi prolongé que sa première escapade. Il est partagé, entre cette vie qu'il n'a pas pu avoir avec elle, et ce devoir qui le ronge depuis toujours. Mais, actuellement, il n'y a qu'elle qui compte, et Noah espère bien tenter de rattraper le temps perdu.

- Mais tout va bien, maintenant … Ajoute le blond sans la lâcher des yeux. Sa main plaquée contre le dos de sa nuque, tandis que l'autre glisse de leur étreinte de doigts emmêlés jusqu'à sa taille. Tout va bien … Et les licornes dansent à la pleine lune en bouffant de la guimauve en forme de papillons ? C'est ça, Campbell. Crache une petite voix intérieure dans son crâne. C'est vrai quoi, l'humanité est juste en train de s'effriter. L'amour rend vraiment con, mais Noah est un connard heureux et se fout bien du reste pour le moment. Là, le survivant à seulement besoin de s'assurer que la seule femme qu'il ait jamais aimé soit bien réelle. Alors, d'un geste qu'il espère prévenant, le grand blond vient plaquer ses lippes fines et immenses sur celle d'Auregan. Son baiser de fait doux et patient, pourtant, sa respiration s'affole déjà.

Elles ont le goût du sel, et celui de l'espoir.
Elle est bel et bien là.



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Ven 27 Juin - 19:35



blackout
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Je ne sais pas comment tout cela est possible, et je ne suis plus très sûre d'avoir envie d'y réfléchir. La seule idée de revivre ces derniers mois m'est insupportable. Je ne peux pas repenser à ces trop nombreuses semaines que j'ai passées à errer. Je ne peux pas imaginer, non plus, ce que ressentait Noah à chaque fois qu'il croisait un/e survivant/e, et se rendait compte qu'elle n'était pas celle qu'il cherchait. Je comprends que ça ait été compliqué, et douloureux pour lui. Qui peut oser dire qu'il a trouvé le bonheur dans ce monde ? Ils sont rares, voire inexistants. Et même si j'ai retrouvé Noah, je ne peux pas faire partie de cette catégorie. Les rôdeurs sont toujours là. Ils sont prêts à tout pour percer les remparts de la zone afin d'y pénétrer et de satisfaire leur unique besoin : tous nous bouffer. Avec eux, les dangers sont grands. Beaucoup trop pour que l'on ferme les yeux et que l'on continue à vivre en faisant comme si de rien était. J'ai juste moins peur d'affronter ce qui nous attend encore, maintenant que Noah est là. Je hausse les sourcils en entendant le début de sa phrase, mais ne dis rien. Il n'a pas terminé, et je veux entendre jusqu'au bout ce qu'il a sur le cœur. L'interrompre ne nous amènera pas à grand chose. Je souris, je crois que j'arrive parfaitement à comprendre ce qu'il ressent, et pense de tout ça. Nous sommes encore tous les deux sous le choc, et c'est totalement normal. Je ne m'attendais vraiment plus à le revoir, et voilà que le destin a décidé de se jouer de nous. Mais je ne le déplore pas ... Bien au contraire. « Noah ... Tu n'as pas à être désolé de quoi que ce soit. Les choses se sont passées ainsi et ... On ne peut rien changer. » J'aurais bien aimé, pourtant. Mais je me garde bien de lui dire. Il n'est pas utile de lui rajouter plus de tristesse sur la conscience. Il doit en avoir assez à supporter comme ça.

Les minutes ont beau s'écouler -à une vitesse hallucinante, bizarrement-, je n'en ai cure. Tout ce qui compte, c'est Noah. Et j'ai toujours ce besoin impérieux de vérifier qu'il est bel et bien là avec moi. Que tout ça n'est pas qu'un rêve trop beau, duquel je vais me réveiller d'une seconde à l'autre. Alors le voir se rapprocher, et ne rater aucune occasion pour poser ses mains sur moi ne me dérange pas du tout. C'est tout l'inverse, même. J'en fais de même de mon côté, et ma main se décale jusqu'à sa nuque, où je m'amuse avec quelques mèches rebelle, ce que je faisais à l'époque ... Où tout allait encore à peu près. Et non, tout ne va pas bien maintenant. Il y a encore beaucoup de trop de trucs qui ne tournent pas rond. Il y a encore beaucoup de choses auxquelles nous allons devoir faire face. Mais l'essentiel, c'est que nous soyons là tous les deux. Ensemble, nous ne pouvons que nous en tirer pour le mieux. Alors, je ne veux pas me projeter dans le futur, mais je veux savourer le présenter. Profiter de chaque seconde comme si c'était la dernière, et surtout ne pas laisser Noah s'éloigner de moi. La zone est sûre, mais on ne sait jamais ce qui peut s'y passer. Je n'ai pas eu le temps de me préparer à ce baiser, mais c'est avec plaisir que j'accueille ses lèvres. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai pas eu l'occasion de les toucher, de les effleurer, de jouer avec. Et là, à cet instant précis, mon cœur jusque-là mort, se remet à battre dans ma poitrine. A une vitesse effrénée, à un rythme insoutenu. Je ferme les yeux et ne me fais pas prier pour répondre à son baiser, et même le prolonger. Ma main s'agrippe à ses cheveux, et je me perds complètement dans son étreinte depuis trop longtemps oubliée. Malheureusement, ma pauvre condition humaine m'oblige à reculer le visage pour reprendre ma respiration. Celle-ci est laborieuse, d'ailleurs, ce qui me fait rire. « Tu m'as manqué. » Phrase à moitié déplacée, mais tellement sincère que ça force le respect.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Sam 28 Juin - 9:52





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Ses lèvres d'abord patientes se font plus dominatrices et, malgré lui, Noah veut la dévorer toute entière. Il a l'impression de renaître, de redécouvrir cette parcelle de joie qui avait délaissée sa pauvre armature organique, depuis le moment où il avait franchi la porte de l'immeuble. Il entend encore le claquement de la portière, alors que Peter l'attendait côté conducteur du camion de l'armée. Le dernier regard d'Auregan l'aura hanté du début à la fin. Cette combinaison d'effroi, d’inquiétude et de remord. Il y avait eu de l'amertume, aussi. Sûrement. Pendant longtemps, Noah avait eu peur qu'elle ne lui pardonne pas. Oui, l'ex-militaire est persuadé qu'Auregan lui en voulait. A présent, les retrouvailles se font plus chaleureuses. Tous deux sont rassurés. Mais avec le temps, qui sait ? Voilà pourquoi il ressent le besoin de s'excuser, de la toucher, de la sentir et de se noyer dans leur étreinte. Inutile de préciser qu'il réalise à quel point il est devenu complètement con. Mais, à l'instar du reste, il n'y peut strictement rien. Ses pattes longilignes aussi immenses que des serres sont à la fois douces et rudes, tandis qu'il la plaque contre lui. Noah perd complètement les pédales, oublie qu'ici, les vivants rôdent et peuvent avoir une conscience aiguisé de ce qui se trame sous leur nez. Il les emmerde, et le premier qui viendra lui briser les burnes pourra faire ami-ami avec son poing. Ses lèvres viennent mordiller celles d'Auregan, les cherchant, jouant avec, sa langue découvrant la sienne pour la première dois depuis une décennie. Jusqu'à ce que le souffle leur manque à tous les deux. C'est elle qui parvient à se dégager légèrement, tout en prenant son souffle. Il y a des choses qui ne changent pas, lui l'insatiable, elle la plus sage et la plus raisonnable. Leurs lèvres sont écarlates, et Noah perçoit les légères rougeurs dans les joues de la rousse.

Le militaire cligne des yeux, revenant doucement à la raison. Son souffle et court, et ses cheveux sûrement en bataille après l'exploration des mains fines d'Auregan. Il entend le petite rire de l'infirmière, et sourit lorsqu'elle lâche d'un ton essoufflé qu'il lui a manqué. Ses babines étirées tremblent légèrement, tandis qu'il pose son front contre le sien. Un léger rire lui échappe, puis, éclate comme une bulle dans sa gorge. Ses épaules trembles, et Noah ne parvient plus à calmer l'euphorie qui le gagne. Il pète carrément les pédales. Mais il est heureux. Et ça, ce n'est pas rien. La fatigue joue sûrement aussi. Mais le blond s'écarte alors légèrement, grimaçant et se contorsionnant sur lui-même pour baisser ses iris vers son abdomen. Le T-Shirt sombre aux couleurs militaires est complètement souillé et noirci. Le sang coagulé est complètement sec. Noah a seulement eu le temps de laver la peau de ses mains et de ses bras, sans prendre la peine de se changer. Pourtant, il n'a pas remarqué les picotements jusqu'ici. Sûrement à cause de l'adrénaline qui n'a pas quitté un seul instant ses veines glacées par l'angoisse. La terreur de perdre Lucy, l'horreur de l'attente, le trouble de regagner la zone puis, Auregan. Noah détache à contre cœur l'une de ses mains de la jeune femme, pour dérouler lentement le tissu crasseux et découvrir son abdomen. Il est couvert d'ecchymoses. A gauche de son nombril, un bleu noircie de la taille d'un petit poing souille sa chair, tandis que sur son flan droit, une immense balafre barre sa peau. Noah fronce les sourcils, avec le sang, il n'a même pas réalisé ni remarqué que son t-shirt était déchiré. Les bouts de tissus collés entre eux, combinés à l'hémoglobine, ne l'ont même pas alerté sur sa propre santé.

« - Ah … Fait-il seulement, retenant une grimace. Maintenant qu'il en a conscience, la douleur se fait de plus en plus marquée. Puis de relever ses azures vers Auregan. Tu as du fil et une bouteille d'Alc-

Puis, il réalise. Il y a une vraie infirmerie ici. Noah pince les lèves, venant gratter l'arrière de sa nuque d'un air gêné.

- Désolé, le temps que je m'y fasse … »

Une vie civilisée ? Est-ce réellement ce que la zone offre ? Va-t-il seulement parvenir à oublier ses instincts sauvages ?

Un an, c'est long.
Quand en on compte chaque minute.


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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Sam 28 Juin - 23:27



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Savoir Noah sain et sauf, et à mes côtés, est incroyable. Nous avons eu une chance incroyable dans notre malheur, et j'en ai parfaitement conscience. Il est hors de question, pour moi, de ne pas en profiter pleinement. Beaucoup rêveraient d'être à notre place. Alors, j'en profite à fond. Je ne le lâche pas, et je l'embrasse jusqu'à être à bout de souffle. Cela fait une éternité qu'il est parti, et jamais je n'aurais pu imaginer que l'on se retrouve dans de telles circonstances. Beaucoup de choses ont été modifiées par la force des choses, mais d'autres restent inchangées. Et je m'en rends d'autant plus compte, maintenant que je suis avec Noah. Et que je suis dans la capacité de le serrer contre moi, et de répondre à son baiser comme si ma vie en dépendait. C'est un peu le cas, dans un sens. Maintes et maintes fois, je me suis demandée ce qui me maintenait en vie, ces derniers mois. J'avais perdu Noah, puis le bébé. Etait-ce mon instinct de survie ? L'idée de pouvoir être utile aux survivants ? Ou bien est-ce que, dans le fond, je gardais l'espoir insensé de pouvoir le retrouver ? Je n'en sais rien, mais la question ne se pose plus. Je profite d'avoir mon front posé contre le sien pour le fixer, voire même le dévorer du regard. Il va être très compliqué pour moi, à partir de maintenant, de le laisser s'éloigner ... Ne serait-ce que pour quelques heures. Bien que mon cœur soit en train de se calmer, à l'image de ma respiration jusque-là laborieuse, j'ai toujours l'impression d'être dans une réalité alternative. Ce n'est pas un rêve, pourtant, et je l'ai bien compris. Mais l'avoir cru mort pendant plus d'un an suffit à me perdre complètement. Je vais avoir besoin de temps, avant que toute cette histoire soit derrière moi. En attendant, je vais profiter de sa présence, et ne rien laisser au hasard. Quand Noah s'écarte, je ne dis rien. Parce que nos cuisses sont toujours en contact, et que ma main est encore sur son épaule. Il ne s'est pas complètement éloigné de moi.

Je me croyais calmée, et prête à reprendre contact avec la réalité. Pourtant, mon cœur rate un battement quand je vois ses plaies. Je ne pense à rien d'autre qu'à ses blessures, qu'il a gardées secrètes jusque-là. Bordel. Ce ne sont pas juste des bleus, ou de vieux hématomes. C'est bien pire que ça à certains endroits. Je retire ma main de son épaule et recule un peu, dans un mouvement purement irréfléchi. Ma main reste en suspens, alors que mon regard passe sur chaque coin et recoin de son torse loin de ce que j'ai connu. « Bon sang. Tu aurais dû me le dire tout de suite. » Ma voix est pleine de reproches. Un peu trop, peut-être. Mais je n'ai pas envie de maîtriser quoi que ce soit pour l'instant. « Comment est-ce que tu as fait ça ? » J'ignore superbement sa remarque. Il est parfaitement compréhensible qu'il ait besoin de temps pour se faire à tout ça. Il a vécu sur la route pendant plus d'un an. Et avec les rôdeurs, et tout ce qu'ils apportent avec, les pansements, désinfectants, et médicaments en tout genre se font rare. Je parcours une dernière fois sa blessure du regard, et lève les yeux pour les planter dans les siens. « Viens, t'as de la chance, tu as un médecin à ton entière disposition. » Tentative de blague dans l'espoir de détendre l'atmosphère, que j'ai moi-même alourdi. J'aurais dû réfléchir à deux fois avant de parler, mais ce n'est pas dans mes habitudes. Surtout lorsque cela concerne Noah. La douleur n'a pas été suffisamment forte pour lui faire oublier nos retrouvailles, voilà tout. Je n'ai pas de quoi en faire toute une histoire, tant qu'il me laisse le soigner. Tout de suite. Je me lève du banc à contre-cœur, et lui tend la main. Ne plus avoir de contact avec lui me paraît tout simplement inconcevable dans l'immédiat. J'ai peut-être agit sur une impulsion en voyant ses blessures cachées, et mais je suis sincèrement inquiète. Ce n'est rien de trop grave, certes, mais ça pourrait s'infecter. Cela pourrait ... Mieux vaut que j'évite d'aller plus loin dans mes raisonnements. Au risque de perdre complètement la tête.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Lun 30 Juin - 10:25





BLACKOUT
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Lorsqu'il découvre sa chair du tissu, Noah se doute de la réaction de la rousse. Il tente un sourire, ayant l'air d'un gamin pris en flagrant délit. Mais à la lueur de ses iris perçantes, il devine qu'il est foutu. Elle gronde en se penchant vers sa plaie, la mine renfrognée est inquiète.

«  - ... Bah, j'pouvais pas ! Se défend Noah en gardant un ton neutre. J'ai pas du tout … Réalisé.

Il l'observe longuement, tandis que ses longs cils clairs recouvre son regard inquiet. Puis, pour sa seconde question, le blond hausse les épaules.

- Sûrement quand j'ai tué le type qui à tiré sur Lucy. J'étais désarmé, j'ai foncé dans le tas.

Ce n'est vraiment pas la meilleure chose à dire. L'ex-militaire prend conscience de ses paroles lâchées trop rapidement. Trop avide de communiquer avec elle. Heureusement qu'il n'a pas précisé qu'il avait tué le connard à mains nues. Mais, il se doute que l'image de sa silhouette s'élançant droit dans la gueule du loup risque de la faire bondir. Pourtant, elle semble se radoucir légèrement, avant de le jauger d'un tête à tête déterminé. Bien, les jeux sont fait. Oui, il a de la chance qu'elle soit infirmière … Noah aurait détesté que quelqu'un d'autre le touche avec ses sales pattes. Ce n'est pas le moment, le survivant ne veut pas qu'on l'emmerde. C'est un fait que, bien souvent, ses potes lui avaient reproché. Lorsqu'il est avec Auregan, il devient un véritable connard avec tout le monde, sauf elle. Un jour, Cliff, un collègue, l'avait appelé alors qu'ils passaient une journée au calme. Ils n'étaient même pas encore ensemble, pourtant, Noah l'avait rabroué tel un véritable enfoiré. Lorsqu'ils s'étaient avoués leurs sentiments, les choses ne s'étaient pas arrangées. Et, pour être honnête, il avait déjà cassé la gueule à un type qui l'avait collée avec un peu trop d'insistance. Auregan lui avait fait la tronche toute la soirée. Ce n'est pas pour rien, s'il a survécu à ses débuts à l'armée avec brio avant de devenir commandant après plusieurs années de boulot acharné. Noah a toujours cette capacité à diriger, et à donner des ordres. Pourtant, lorsque Auregan agrippe son immense patte pour le tirer jusqu'à l'infirmerie, il a l'air d'un gosse à qui on vient d'arracher une friandise.

Peter risque de lui dire qu'il encore perdu ses couilles. Rien à foutre. Dans sa tête, la même lexie tourne en boucle : 'Je suis avec Auregan, je suis avec Auregan, PUTAIN. JE SUIS. AVEC. AUREGAN.' Il va rayer son disque, si quelqu'un peut lire dans sa caboche, il aura sûrement envie de le frapper et de lui dire de la boucler, ou de changer de refrain. Mais Noah s'en fout, il s'autorise même un sourire goguenard en passant devant ses deux amis toujours au chevet d'une Lucy aux joues roses. Elle va bien, et cette vision le rassure doublement. Mais lorsque Auregan l'amène dans une pièce reculée, Noah manque de perdre sa mâchoire. Il n'a plus vu de matériaux médicaux depuis ce qui lui semble une décennie. Encore moins en aussi bons états, et surtout, dans une pièce ordonnée. La zone le perturbe complètement, lui offrant des visions furtives de son ancienne vie. Son sourire s'efface, tandis que la rousse l'observe. Il pige parfaitement le message, et prend place sur l'une l'une des table en se soulevant souplement. Il ne semble même pas gêné par sa blessure. Et, en vérité, Auregan risque de découvrir de nombreuses autres marques sur sa chair malmenée. Certaines ne lui seront pas inconnues, d'autres si.

- Alors, c'est grave Docteur ? Lâche Noah au bout d'un moment, ses mauvaises habitudes reprenant les devants.

Sa nonchalance habituelle. Il sent déjà la claque venir et reprend aussitôt :

- Je t'assure que c'est rien, Auregan. Je le sentais même pas et- AAAHH ! Il sursaute, tandis qu'une compresse imbibée d'alcool vient se plaquer contre sa plaie béante. Noah pince aussitôt les lèvres, secouant le menton tout en luttant contre les larmes de douleur. J'ai rien senti. » Qu'il prétend d'un ton étouffé.

Ses jointures blanchissent sur ses poings serrés autour du métal froid de la table.



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mar 1 Juil - 15:34



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J'arrive plus ou moins à comprendre son point de vue, et à me mettre à sa place. On vient tout juste de se retrouver tous les deux, et ça a dû complètement lui sortir de la tête. Surtout que l'une de ses amies a failli y passer pour le sauver. Alors, oui, je comprends. J'ai assez d'expérience dans le domaine de la médecine pour savoir que l'adrénaline, et bien d'autres réactions naturelles du corps, nous empêchent souvent de penser à certaines choses. Là, c'est important. Et ça a l'air de lui faire sacrément mal, même s'il le cache tant bien que mal. Alors, forcément, je ne peux pas lui dire que ce n'est rien, et que tout va aller pour le mieux. Ce n'est pas le cas. C'est grave. Et il est hors de question que je le perde, maintenant que je l'ai retrouvé ! C'était plus simple de penser à lui le moins souvent possible, quand il n'était pas là. Parce que je n'avais aucune preuve de sa mort, je ne l'avais pas vu. Je le pensais devenu un rôdeur, mais sans l'imaginer pour autant. Là, c'est différent. Il est avec moi, je viens de le retrouver, alors non, hors de question que je le laisse blessé, et potentiellement en danger. J'écoute ses explications, mais je ne laisse rien paraître d'autre que l'inquiétude. Celle-là est trop forte pour que je la cache et la laisse dans un coin de ma tête. Je l'embarque avec moi sans lui laisser le temps de comprendre, ou de m'en empêcher. Sur le passage, j'ignore tout le monde. Même Peter, que je n'avais pas reconnu jusque-là. J'aurais largement le temps d'aller le voir plus tard. Pour l'instant, il faut que je m'occupe de Noah. Et non, je ne lui laisse pas le choix. Même une fois arrivés dans la pièce, je reste silencieuse. Hors de question que je lui fasse la gueule pour ça alors que l'on vient tout juste de se retrouver. Il faut juste me laisser un peu de temps ... Pour assimiler tout ça. Pour cesser de me répéter encore et encore 'Noah est blessé. Noah est blessé.' C'est trop pour mon cerveau encombré, plus que je ne peux en supporter.

D'un mouvement de tête, je lui fais comprendre qu'il doit s'installer sur le brancard derrière lui. C'est là que je me rends compte que tout ça doit être bizarre pour lui. Depuis combien de temps n'a-t-il pas eu droit à un "chez lui" ? Il est entré dans l'armée jeune, et y a passé de très -trop- nombreuses années ensuite. L'apocalypse n'a pas aidé, et l'a forcément poussé à se cacher dans des endroits glauques, sans vie. Tout ça doit lui être étranger. Bizarre, même. Je m'affaire à quelques pas de lui, et récupère tout ce qui va m'être utile. Je suis déjà à la limite de l'implosion, et sa petite vanne achève de me mettre hors de moi. Est-ce qu'il croit vraiment que c'est le moment de plaisanter ? Parce que de mon côté, je n'en suis pas convaincue. Il essaye de se rattraper, mais c'est trop tard, j'ai plaqué une compresse alcoolisée sur sa plaie. Une petite vengeance ? Oui, sans aucun doute. Je me retiens de ricaner comme une psychopathe fière de son coup, et retire la compresse. « Heureusement que t'as rien senti alors ... Je vais peut-être devoir te faire des points de suture. » Je lui souris, un peu compatissante face à sa douleur. Un peu. « Faudra éviter de foncer dans le tas la prochaine fois. » J'en profite pour glisser ça, de manière très très subtile, bien sûr. Je me penche légèrement en avant pour regarder sa plaie, et vérifier -principalement- si elle est bien nettoyée. Par chance, il n'y a aucune trace d'infection. Et c'est plus superficiel que ce que ça semble être. « Bon, t'as de la chance, tu n'as pas besoin de point de suture. Il faudra juste que tu te reposes un jour ou deux, le temps que ton corps se charge de ce que je ne peux pas guérir. » Dommage, il ne pourra pas sortir de la zone durant ce court laps de temps. « Tu es blessé ailleurs ? » C'est soit ça, soit je l'examine moi-même. Et je serais moins indulgente cette fois-ci. Non mais.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mer 2 Juil - 11:03





BLACKOUT
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Il a beau être un sacré gaillard, Noah n'en mène pas si large. D'une angoisse qu'il tente de cacher sous des airs désabusés, et ses piques tout en humour à deux sous, Noah serre les dents. Il une trouille bleue des aiguilles, mais ça, Auregan l'ignore. La dernière fois qu'il s'est recousu seul, sa main tremblait comme une feuille. Une phobie honteuse qu'il a toujours soigneusement dissimulé à tout le monde, autant qu'à lui-même : A la mesure du possible. Résultat, le grand blond retient sa respiration et son abdomen se contracte automatiquement lorsqu'elle précise qu'il lui faudra peut-être des points de suture. A sa petite remarque, tout en finesse et subtilité, Noah se contente de répondre par un sourire qu'il n'espère pas complètement crispé. Heureusement qu'il est  heureux de la revoir, au moins, cet état de fait l'aide à digérer tout le reste. Comme le fait que, par sa faute, Lucy a manqué d'y passer. Le survivant n'a pas à s'apitoyer sur son sort. L'idée se faufile lentement de ses veines glacées jusqu'à son crâne, le préparant déjà à l'éventualité de se faire percer la peau par ce petit bout de métal maléfique.  Pourtant, Auregan constate et établit son diagnostique.

- Cool ! Lâche aussitôt Noah, tout en le regrettant. Il va vraiment s'en prendre une. Et sa dernière question lui laisse le temps de s'échapper aussitôt, tandis qu'il secoue le menton. Non, pas de blessures récentes. Tout le reste a cicatrisé. Assure-t-il en baissant les yeux vers sont haut. Mais je crois que mon T-Shirt peut dire bonjour à la poubelle. Y a des trucs qui grattent pas la peau ici ?

Des choses anodines et sans importances. En apparence, il donne l'air d'être nonchalant, indifférent face à sa situation. En réalité, Noah a tout simplement besoin de s'occuper, de parler de tout et de rien, de jeter un regard curieux sur tout. Et surtout sur elle. Il ne se lasse pas de la voir, plus encore que par le passé. Il n'est pas pudique, mais se rebute à l'idée de la laisser entrevoir plus qu'une parcelle de peau. A vrai dire, les cicatrices qu'il porte se comptent par dizaine. Des plus petites, jusqu'à la plus marquée. Une balafre recouvrant tout le long de son dos. Un bon coup de katana qu'il doit à une cinglée qui passait par là. Etre confondu en rôdeur, le comble du comble. Mais cette histoire là appartient au passé. Des histoires, ses marques en compte par dizaine. Même ce tatouage d’entrelacs celtes qui s'enroule autour de sa cheville droite.

- Je suppose que tu comptes me saucissonner, maintenant ? Fait-il en avisant la rousse, s'autorisant une moue enfantine. Il a toujours détesté les bandages. Ils grattent, sentent mauvais au bout d'une heure et ne savent pas se faire oublier. Tant pis, Noah retient ses suppliques dans sa barbe, levant les bras pour se débarrasser du tissu imbibé de sang. De toute façon, il pourra difficilement lui cacher longtemps, et porter un vêtement souillé d'hémoglobine n'a jamais été particulièrement agréable. La simple idée de pouvoir avoir à nouveau des vêtements propres le perturbe autant que le reste. Dehors, on a vite l'air d'un petit souillon. Ici, tout le monde semble tout droit débarquer du passé. De cette vie qu'il a oublié. Décidément, il risque de mettre beaucoup de temps. Derrière les murs, des rires lui parviennent aux esgourdes. Mais il ne reconnaît pas celui si particulier de Lucy. Il s'agit sûrement de Peter et Clarice s'autorisant enfin un peu de répit. Après tout ce stress, il y a de quoi …

Noah avise les murs, les objets, mais évite soigneusement de regarder Auregan. Il la connaît comme sa poche, et n'ose pas voir l'angoisse dans son regard. Il sait très bien que, en voyant toutes les preuves de ce qu'il a enduré durant toute cette année, la jeune femme doit se poser tout un tas de questions. Mais il ne veut pas y penser, il n'a pas envie de parler de ça pour le moment. L'ex-militaire doit prendre une grande inspiration avant de l'aviser de nouveau, lui adressant un sourire contrit.

- Je dois pas être très beau à voir, hein ? J'sais pas trop … Y avait pas de miroirs. »

Haussement d'épaules suggestif. Ses yeux eux, disent seulement : 'T'en fait donc pas pour ça'.
Parce qu'il sait qu'elle, a été protégée au moins physiquement ici. Et c'est tout ce qui importe.



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Jeu 3 Juil - 15:01



blackout
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Depuis le temps que je le connais, j'ai appris à cerner Noah. Il n'est pas le type le plus bavard qui soit, mais il est du genre à lancer des vannes mal placées quand il ressent le besoin de détendre l'atmosphère. Ou quand il essaye de cacher ses émotions. Je l'ai connu dans un monde encore à peu près normal, mais où il devait affronter la noirceur déjà existante. La moisissure de certains êtres humains, prêts à tout pour prendre le pouvoir, ou pour d'autres raisons beaucoup moins avouables. Peut-être n'ai-je pas tout su à son sujet. Après tout, au départ, nous passions le plus clair de notre temps en présence d'autres personnes. D'autres militaires, aussi formés que lui, et aussi résignés que nous. Et puis, il y a eu ce court laps de temps, où il m'a définitivement laissé entrer dans sa vie, dans sa tête, dans toutes ses pensées. Pour autant, je sais que je ne peux pas tout savoir à son sujet. Se confier, ce n'est pas son truc. Montrer ses faiblesses, encore moins. Avec moi, il s'est quelque peu assagit. J'ai réussi à voir un peu derrière la façade du grand gamin, toujours prêt à déconner, mais aussi sérieux quand il le fallait. Il a l'air complètement extatique à l'idée de ne pas avoir des points de suture, et je suppose que je le comprendre. Se faire recoudre dans de telles circonstances ne peut pas être plaisant. Alors, je laisse couler, et je lui souris. Je suis heureuse, aussi. Soulagée. Il n'a rien de grave.

J'ai une petite pensée pour la dénommée Lucy, qui n'a pas eu autant de chance que lui. Mais je la chasse vite de ma tête. Elle va bien, elle aussi. « On a des trucs qui ne grattent pas ... Et qui sont vachement propres. Magique, hein ? » Je le taquine, parce qu'il vaut mieux en rire. Noah est celui qui m'a appris ça, sans même en avoir conscience. Bizarrement, je me sens déjà mieux. J'ai pu constater de moi-même de sa blessure, et je sais qu'il n'y a pas de quoi s'en formaliser. Je regretterai presque de l'avoir désinfecté sans le prévenir au préalable ... Presque. « Et oui, je vais te saucissonner. Mais ne te plains pas, je me chargerai de te refaire ton bandage tous les jours. » Je souris de plus belle, avant de me détourner l'espace d'un instant, pour récupérer bandage et scotch. C'est rudimentaire, mais ça fera l'affaire. Et puis, Noah a déjà vu pire. Quand je me retourne de nouveau, je me retiens de pousser un cri d'horreur. Il a parlé de blessures cicatrisées, mais je n'ai pas imaginé qu'il puisse y en avoir autant. Ce torse, je l'ai déjà vu. Je l'ai déjà touché, embrassé. Je suis censée en connaître les moindres défauts, chacun de ses traits. Là, c'est le choc. Il y en a beaucoup plus que des mois et des mois auparavant. Je serre les dents, et décide de me taire ... Pour une fois.

Il n'a pas besoin de me voir perdre complètement les pédales. Ce n'est ni le lieu, ni le moment. Et je n'en ai plus l'habitude, de toute façon. Ce serait trop bizarre. Alors, je me contente de poser délicatement une compresse - imbibée de désinfectant, histoire d'être sûr qu'un microbe ne réussisse pas à y passer - sur sa plaie. Celle que je suis venue guérir. Celle qui est trop récente pour être déjà cicatrisée. J'achève ma tâche, avant de tourner la tête en direction de Noah. Cela aura au moins eu le mérite de me laisser le temps de reprendre mes esprits. Juste un peu. « T'es toujours aussi beau. » Je souris et me penche en avant pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. Puis, je me lève et range tout ce que j'ai sorti. « Allez, debout. On va te chercher un tee-shirt. Par contre, c'est pas à côté, il va falloir que tu traverses la moitié de la zone comme ça. » Je hausse les sourcils en le regardant, toute sourire. Au fond, ça me fait pas tant plaisir que ça. Je vais pas toutes les laisser loucher sur Noah. Même pas en rêve.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Ven 4 Juil - 19:18





BLACKOUT
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Noah sourit à chaque parole prononcée par la rouquine. C'est une véritable bouffée d'air, un soulagement qui lui semble inédit. Quelque chose qu'il n'avait pas eu la chance d'éprouver depuis que l'alerte avait été sonnée. Oui, depuis ce jour-là, Noah n'a jamais soufflé. Même dans son sommeil, ce dernier garde toujours un œil ouvert. A l’affût du moindre craquement de branche, du moindre  froissement de feuilles. Le ronflement d'un survivant du groupe, pouvait vite devenir un râle menaçant pour lui. Une véritable machine sur le qui-vive. Noah pousse un soupire de bien-être. S'il est certain que tout est loin d'être réglé, que rien ne s'arrangera aussi aisément, il sait que le lit confortable et les remparts de la zone peuvent lui offrir un bon répit. A vrai dire, même si l'envie de contempler Auregan sous toutes ses coutures, de goûter sa chair de s'oublier en elle le ronge, le besoin de trouver le sommeil domine complètement sur ses instincts primitifs. Primitif … Il se fait l'effet d'une bête, à avoir de tels songes. Noah secoue le menton, passant son pouce et son index sur ses paupières bleuies par l'épuisement. Il continue de sourire bêtement aux répliques d'Auregan.

« - Je suppose que je dois m'estimer heureux d'être blessé alors , la taquine-t-il tout en levant le menton vers elle. Tout est floue, sauf elle, lorsqu'il la regarde. Sa vision périphérique habituellement si efficace lui fait défaut. Trop fasciné qu'il est par chacun de ses traits.

Mais lorsqu'il l'avise, les traits d'Aurie se retrouvent déformés. Il a eu le temps de la voir sursauter, porter une main à sa poitrine et écarquiller les yeux devant le spectacle navrant qu'il doit lui offrir. Confus, Noah lance une nouvelle petite plaisanterie, signalant qu'il ne doit pas être très agréable à voir. On dit que les femmes trouvent les cicatrices sexy. Mais tout est relatif. Pourtant, très vite, l'infirmière reprend son calme, se donne un air qu'elle souhaite apaisé et rassurant et, sourit tout en lui affirmant le contraire.

- Pas autant que toi … Réplique Noah, sincère. C'est vrai qu'elle est magnifique. Mais il a su voir au-delà de sa belle gueule. Comme Auregan. Un beau jour, elle l'a fouillé de fond en comble, a cherché à le connaître véritablement. Il l'avait vue amusée, exaspérée, désespérée ou contrite face à ses comportements parfois gamins, en dehors du boulot.

Sur le terrain, il était trop froid, trop autoritaire. Il en avait fait baver à pas mal de nouvelles recrues. L'armée, c'était sa vie. Mais parfois, dehors, Noah avait eu besoin de décompresser. Et c'est là qu'il déraillait. Clope, sexe, drogue, clope, sexe, drogue. Encore et encore. Et parfois, il plongeait la tête la première dans n'importe quelle bagarre. Ouais, un putain de débauché. Un vrai baroudeur dans l'âme. Mais Noah étant quelqu'un de contradictoire, il lui arrivait aussi de partir, sans prévenir personne. De prendre le stricte minimum, un paquet de clopes,  n sac de couchage et son thermos. Et deux jours ou trois s'écoulaient sans qu'il ne daigne répondre au téléphone. Il ramenait avec lui un bon livre, des vieux classiques, du bon vieux Rock à fond dans les oreilles, et pouvait courir pendant des heures, pour se laver ensuite uniquement à l'eau de la rivière. Noah n'a jamais eu de vrai maison. Parce qu'au delà de cette apparence qu'il offrait, Noah était déjà autre chose. Ce truc qu'Auregan avait su voir. Et, au final, il réalise une chose effrayante. Sa maison, c'est elle. Auregan et sa maison. Son seul véritable repaire. Cette personne que certains passent leur vie à chercher, ou que d'autres confonde avec une fable. Putain. Le survivant bat des cils, chassant ses pensées pour se focaliser sur Auregan. A sa remarque, Noah hausse les épaules, non sans apercevoir une pointe incandescente dans le regard d'Auregan. Sa jalousie. L'une des preuves que leur relation a toujours été passionnelle. D'autres diraient dévastatrices, mais il n'est pas d'accord. Elle dépose un léger baiser au coin de ses lèvres, mais ne lui laisse pas le temps de répliquer. Peut-être bien qu'elle a raison, dans le cas contraire, ils ne risquent pas de sortir de là.

- Putain, même ça, ça m'avait manqué ! S'exclame le survivant en sautant sur ses pieds, souriant de toutes ses dents en baissant les yeux vers elle. Mais leurs arrache pas les yeux, hein ? J'ai envie de changer de registre ! … Je blague, je blague. Se reprend-t-il aussitôt, passant un bras autour de sa taille. Dis, y a l'eau chaude maintenant ? Non parce qu'avant que je parte, y avait plus rien ! On a cherché un plombier partout, mais forcément, y sont jamais là quand on a besoin d'eux ceux-là ! Tu te souviens de la panne que j'avais eu à la maison ? On s'est retrouvés trempés à trois heures du matin ... C'était une catastrophe !  

Voilà, Noah est lancé, il va difficile de l'arrêter. Lorsqu'il est content, il n'arrête plus de jacasser. Du moins, avec ses proches, les gens qu'il aime vraiment. Parfois, il parlait tellement avec Lucy, que tout le monde pétait les plombs. Ils riaient à s'en décrocher les mâchoires, accompagnés par un Peter goguenard. Toujours là pour faire le con, lui. Heureusement qu'il l'avait retrouvé ...  Lorsqu'ils sortent de la pièce, Fawkes est déjà là, prêt à leur foncer dedans.

- Auregan ! J'ai accompagné les autres au réfectoire, je te laisse t'occuper de ce cas-là ? Et … Moment d'arrêt. Le fondateur baisse les yeux, clignant des paupières tout en fixant le buste de l'ex-militaire. Le trouble est perceptible dans son regard, assez pour gêner Noah. Hm, je voulais te parler, Noah, mais ça attendra. Trouve-toi un T-Shirt et va te laver, avant de me déclencher une émeute. Et reposez-vous l'un comme l'autre, la journée a été longue. Pas de folies ! Qu'il plaisante avant de les dépasser comme une flèche.

Ils n'ont même pas eu le temps de dire quoi que ce soit.

- Tu crois qu'il respire parfois ? » S'amuse le grand blond, baissant ses azures vers Auregan tandis qu'ils se dirigent vers la sortie. Pourquoi a-t-il le traque ? Il sait qu'ici, il risque de revoir pas mal de monde. Mais ce qui inquiète Noah, ce sont les autres. Ceux qui ne seront peut-être plus là.

Jusqu'à quel point les choses ont-elles changées ?
Ca, il se le demande chaque jour.



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Dernière édition par Noah G. Campbell le Mer 23 Juil - 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Sam 5 Juil - 23:48



blackout
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Qui peut se vanter d'être rester inchangé malgré l'épidémie ? Noah a changé. J'ai changé. Et il en va de même pour les survivants, résistants encore et toujours à l'invasion de rôdeurs, qui nous est tombée dessus du jour au lendemain. Physiquement, je n'ai absolument rien de différent. Je suis peut-être encore un peu plus mince qu'auparavant. Il est possible, notamment, que mes joues soient creuses. Mais hormis ce détail à peine visible, je suis la même, physiquement parlant. C'est mon mental qui a tout pris, mon mental qui, dans un sens, n'est plus le même. Retrouver Noah est une bouffée d'air frais, et une chance inestimable. Il est là. Blessé, certes mais bel et bien là. Il est vivant, et je n'ai aucune envie de le laisser partir. Aucune envie de laisser quoi que ce soit au hasard. C'est pourquoi, je préfère vérifier que sa blessure est inoffensive, tout comme je préfère lui demander s'il en a d'autres qui peuvent paraître graves. Si j'ai réussi à m'en sortir sans lui pendant tout ce temps, c'est par un miracle que je ne parviens pas à comprendre moi-même. Alors, maintenant que je l'ai retrouvé, il est hors de question que je le perde. Je n'y survivrai tout simplement pas. En quelques minutes seulement, il a réussi à me redonner plein d'espoir, et l'envie de sourire. Il est le seul à avoir ce pouvoir. Je lui souris pour la énième fois, et décide de passer à autre chose avant de me mettre à l'examiner sous toutes les coutures ... De gré ou de force.

Et, au final, la conversation ne tourne pas vraiment en ma faveur. Il est torse nu, et va devoir traverser toute la zone comme ça. Alors, non, ça ne me plaît pas. Et non, je n'ai pas envie de prétendre le contraire. De toute façon, Noah le sait bien. Il n'a, généralement, pas besoin de me l'entendre dire pour tout savoir. Même avant moi, parfois. Je rigole légèrement, déjà plus détendue. Il suffit qu'il mette des mots sur ce que je pense pour me le faire oublier. Enfin, presque. Parce que je sais que ça reviendra au galop dès que je verrais un regard sur lui. Ce qui arrivera forcément. « Je vais essayer de me retenir. » Je murmure, quelques secondes avant que Noah se lance, apparemment emporté par ses propres paroles. Je souris, plus qu'heureuse de le voir comme ça. En fait, je suis heureuse de le voir tout court. Mais ça, c'est une autre histoire. « Une catastrophe, peut-être. Mais j'en garde de bons souvenirs. » Ma vie, avant son départ, me paraît de toute façon parfaite en tout point de vue. C'est sans aucun mal que je pourrais y retourner ... et y rester, de préférence. Malheureusement, ce n'est pas possible. Alors, il faut se contenter de ce que l'on a ... Ou de ce que l'on a pas, dans certains cas. Ce jour-là était tout de même particulièrement génial. Un peu catastrophique, en effet, mais c'est à peine si j'arrive à me rappeler de tous ses aspects négatifs. Noah était encore avec moi, et je vivais à ses côtés dans l'insouciance la plus totale. Plus pour longtemps, malheureusement.

Enfin, Noah se lève et on peut sortir de là. Je ne sais pas si j'ai vraiment hâte qu'il enfile un tee-shirt. Cela peut peut-être attendre, non ? Je soupire, et chasse définitivement cette idée de ma tête. Bien sûr que non, ça ne peut pas attendre. Il traversera la zone comme ça, et je garderai mes mains et mes yeux noirs pour moi. Ou pas. C'est Fawkes qui, le premier, nous saute dessus ... Et louche complètement sur le torse de Noah. Bah merde, il peut pas se retenir ? Je lève les yeux au ciel, bien consciente que c'est juste un de ses "bug" dont il a le secret. Il est pas normal ce type, je l'ai toujours dit. Enfin, pensé. Parce que je n'avais personne à qui dire ce genre de choses. J'ai tout juste le temps de hocher la tête, avant qu'il ne file, sans demander son reste. Complètement bizarre, ce type. « Non, jamais. » Je rigole, mais perds bien vite mon sourire en voyant la porte de la sortie. De manière tout à fait fortuite, je me tourne vers Noah et pose un nouveau baiser sur ses lèvres. Il m'a juste manqué, juré. « Allez, allons couvrir tout ça. » Je souris, et l'embarque derrière moi, direction la réserve, où on est censé trouver de quoi faire l'affaire. Au final, on ne croise pas tant de monde que ça. La plupart sont affairés à droite et à gauche, peut-être sont-ils, eux aussi, au réfectoire en train de manger. Toujours est-il que je n'ai que quelques regards noirs à lancer.

Pas grand chose, donc. Mais ça me suffit à me mettre autant que possible devant lui et à ne surtout pas lâcher sa main. Je ne peux pas cacher grand chose, mais c'est mieux que rien, et c'est tout ce que j'ai à ma disposition. En arrivant devant le préfabriqué où se trouvent toutes les réserves de la zone, je salue un des gardes - qui a d'ailleurs l'air de se faire royalement chier - et il nous laisse passer sans trop de difficultés. Il est juste là pour veiller à ce que tout se passe bien, je suppose. « Bon, tout le monde en est sorti vivant. Y a du progrès, tu trouves pas ? » Je rigole, et jette un regard autour de moi. Il y a un vieil homme un peu plus loin, penché sur des papiers. A n'en pas douter, il s'agit de la liste de tout ce qui se trouve ici. Il doit vérifier que l'on ait encore de quoi tenir quelques temps. ça ne durera pas éternellement, malheureusement. Plus le temps passe, et plus des gens débarquent. Les stocks diminuent forcément. « Je sais que ça va te faire tout drôle que je dise ça ... Mais tu peux choisir le tee-shirt que tu veux. » Et oui, il n'en a plus l'habitude. Changer de vêtements est loin d'être une priorité, dehors. A présent que je suis ici, pourtant, il me paraît impensable de passer à côté de quelque chose d'aussi ... Humain. Oui, c'est le terme approprié.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Dim 6 Juil - 17:12





BLACKOUT
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Il est assez surréaliste de constater que, contrairement à quatre bonnes heures plus tôt, tout a promptement changé. La panique et l'angoisse ont laissés place à un soulagement bénéfique, laissant le loisir aux deux protagonistes de se libérer du poids implacable de leurs responsabilités. C'est de courte durée, mais toujours bon à prendre. Pour s'accrocher, Noah a toujours tenté de voir le verre à moitié plein. Un beau jour, il a surpris le regard médusé de Lucy devant son cri de victoire. Il n'avait fait que trouver un morceau de charbon, très utile pour pouvoir gribouiller ses croquis dans son carnet à dessins. Un rien peut vous aider à vous occuper l'esprit, et tout était bon à prendre. Peut-être bien que c'est l'armée, qui a forgé son caractère, et a fait de lui un homme totalement dépendant de toutes ces technologies qui rendaient tant les jeunes de sa générations, et les plus jeunes, complètement accrocs. Pour être honnête, Noah ne savait presque pas se servir d'un Ordinateur. Et dès lors que Peter, Fred ou Lucy commençaient à débattre sur de tels sujets, il décrochait totalement, et se focalisait sur une occupation plus prolifique à son sens. Lecture, dessin, mise en place de pièges ou inventaire d'armes et de vivres.  A sa petite plaisanterie, Auregan lâche un rire en répondant par la négative. Et tous deux s’esclaffent en chœur. C'est étrange, il a déjà partagé cette complicité au cours de cette année là, mais plus comme ça. Pas le cœur à nouveau gonflé dans sa poitrine, prêt à exploser.

« - Il a toujours été bizarre, s'amuse-t-il, se penchant d'un geste automatique pour déposer un baiser sur le crâne de la rouquine.

La fatigue lui donne le tournis, mais pas seulement. Le reste aussi, ses retrouvailles, la zone, et il sait que dehors, ça sera pire. En arrivant, Noah n'a pas vraiment pris le temps de vérifier si tout était comme avant, il n'en avait rien à foutre. Maintenant, c'est différent, il peut prendre le temps, contempler l'espace autour de lui, respirer une goulée d'air frais sans avoir l'impression de le partager avec les macchabées. Fait qui empoisonne incontestablement chaque particule de votre être, même si, au fond, c'est purement psychologique. D'un seul coup, L'ancien militaire  a l'impression d'être une sorte de Dante moderne. Et fait Ironique, il avait le même âge. Et oui, il a traversé l'enfer 'à cause' d'une seule et unique femme. Sauf que cela n'a rien de psychédélique, que ça en valait la chandelle, et qu'il n'est absolument pas croyant. Pourquoi est-ce qu'il pense à ça ? Noah secoue le menton, revenant à une Auregan déterminée à ne pas le laisser se balader comme ça plus longtemps que nécessaire. Sa main minuscule dans la sienne le tire en dehors de l'immeuble qui sert d'infirmerie, et sur le chemin, Noah ne peut s'empêcher de regarder partout autour de lui. Globalement, les survivants sont parvenus à garder la zone dans un état correcte et vivable. Pour eux, cela doit sembler terriblement banal, mais pour lui, c'est la caverne d'Alli Baba. Pourtant, il sait que les ressources manquent, de plus en plus. Et le fait d'avoir ramené onze personnes, en plus de lui même, ne risque pas d'arranger les choses. Plus les survivants sont nombreux, plus les besoins grandissent.

C'est donc tout naturellement qu'il se demande s'il y a des terres fertiles dans le coin, s'ils utilisent la nature et ce qu'elle a toujours eu à offrir pour se ressourcer. Il vérifiera ça par lui-même, en espérant que la zone n'est pas uniquement faite de goudron. Le peu de temps qu'il a passé ici, c'était pour gérer la foule en panique ou exécuter les tâches qu'on lui confiait. Si quelques regards se tournent vers eux, Noah ne s'en rend même pas compte, trop accaparé qu'il est pas la contemplation des lieux, et par le dos d'Auregan. Il croit même la voir jeter un regard noir, et ne peut s'empêcher de sourire. Lorsqu'ils arrivent devant un énorme hangar, l'ex-militaire comprend qu'il s'agit de la réserve, vivement gardée par des hommes armés. Celui perché devant l'entrée aborde une mine placide, l'air d'avoir sincèrement envie d'être ailleurs qu'ici. Certaines choses ne changent pas tant que ça, finalement. Tout en se retenant de gratter ses bandages, Noah esquisse un sourire à la plaisanterie d'Auregan. Ouais, y a du progrès. Non pas que l'idée de la voir en frapper une autre le dérange … Son petit côté sauvage. Tout est parfaitement normal. Lorsqu'elle lui propose de choisir ce qu'il veut, Noah hausse un sourcil.

- Wow … Ca fait beaucoup en une journée, là ! Qu'il blague, tout en farfouillant dans les piles de vêtements, se foutant pas mal de ce qui lui passe sous la main.  Tout est plié, il est difficile de choisir. Alors, Noah agrippe le premier haut qu'il voit, le dépliant et se retenant de rire. Non, pas ça ! Fait-il en éjectant le t-shirt pour femme, se voyant mal aborder un col aussi plongeant, ou serré dans un top de nana. Au final, dans un geste automatique, il opte pour un T-Shirt simple d'un vert sombre, non sans rappeler ceux qu'il mettait à l'armée. Les habitudes ont la vie dure.

Mais il a quand même besoin d'une douche … Le jeune homme regarde un peu partout autour de lui, farfouillant distraitement entre les différents rayons, toutes les étagères sont en fer, et poussiéreuses. Ca pour être une réserve … On est loin du glamour des magasins logés sous les grands buildings.

- Très authentique ! Raille le blond planqué dans un rayon, juste logé face à l'entrée. Assez pour aviser le garde qui lui jette un coup d’œil revêche. Celui-là, il ne le connaît pas, mais lui offre tout de même un sourire goguenard. Curieux, Noah baisse les yeux vers les caisses, sans trop regarder leur contenu. La simple idée de voir autant de ressources suffit à lui remonter un peu plus le moral. Hm … J'ai la dalle … Qu'il marmonne pour lui-même, tout en se détournant pour voir Auregan, juste à quelques centimètres de lui. Hey … Coucou toi … Ronronne Noah avec un sourire en coin, se penchant pour déposer un baiser sur ses lèvres. Alors, c'est quoi le programme ? » Demande-t-il, laissant pour une fois la direction des opérations à autrui. Fait bien rare chez Campbell.


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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Lun 7 Juil - 23:44



blackout
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C'est fou comme tout semble revenu à la normale en un rien de temps. Je ne m'attendais plus à revoir Noah. Pour moi, et même si j'évitais d'y penser la plupart du temps, c'était foutu. Clairement. Il a pourtant suffit qu'il fasse une réapparition soudaine et inattendue pour que je sois de nouveau ... Normale. Bien sûr, certaines choses ne changent pas. Et je sais que Noah est la seule personne en qui je vais avoir une confiance aveugle. Mais il n'empêche que je mets à rire, et à sourire de nouveau. Bordel, je me permets même d'être jalouse ! Je ne sais pas comment tout ça est possible, mais c'est la réalité. La fabuleuse réalité, bien que difficilement considérée comme acquise. Parce que si j'ai l'impression d'être en train de revivre, de reprendre une respiration normale, et d'avoir des battements de cœur plus réguliers, une partie de moi reste sceptique. Froide. Distante. Méfiante, même. C'est sans aucune difficultés que j'ai pu constater à quel point le monde a changé. A quel point il peut basculer du bonheur le plus total, à l'horreur absolue. Des familles déchirées, des amours disparus. Tout ça ne peut pas être effacé par sa seule présence. Pour l'instant, c'est tout ce qui compte ; le fait qu'il soit là, à mes côtés, vivant. Mais je sais que, rapidement, la réalité reprendra le dessus. Rien n'est gagné. Tout peut encore nous être arraché sans le moindre scrupule. J'en ai conscience, même si je suis encore trop heureuse de retrouver l'homme de ma vie pour y prêter attention.

Parce que si je ne sais pas de quoi demain est fait, je sais que Noah est avec moi. Je sais qu'il est en sécurité, et que je ne plus loin de lui. Je ne veux plus l'être. Et rien ne l'empêchera de partir d'ici ... N'est-ce pas ? Il suffit qu'il soit là pour que je me remettre à espérer. Mais l'espoir est souvent éphémère, et trompeur, aussi. Il cache la face cachée de ce monde, noirci par le sang, par la mort. Je souris, le cerveau encore trop engourdi par ces retrouvailles pour continuer à avoir de tels songes. J'aurais tout le temps de m'attarder là-dessus plus tard, une fois que le temps aura fait son affaire, et m'auras permis de retrouver pleine possession de mes moyens. Ce n'est pas le cas, pour l'instant. Et tout ce à quoi je peux penser, c'est Noah et son bien-être. Bon ... Ok, aussi un peu (voire beaucoup) au fait qu'il lui faut un tee-shirt. Genre, tout de suite. Pour qu'il n'attrape pas froid ... Evidemment. « Pourquoi ça ne m'étonne pas que tu ais choisi un tee-shirt pareil ? » L'armée, c'est toute sa vie. Alors, forcément, la couleur ne m'étonne pas vraiment. Voire pas du tout, à vrai dire. Et à tous les coups, il mettra aussi souvent que possible de bonnes vieilles tenues militaires. C'est du Noah tout craché. « Il te va bien, en tout cas. » Je lui lance un sourire malicieux, et regarde en même temps que lui l'endroit.

C'est vrai que je ne viens jamais ici. J'ai dû y passer une fois pour fouiller, et essayer de trouver des pansements, ou de vieux médicaments. Mais ça s'arrête là. Je reste, la plupart du temps, enfermée dans l'infirmerie, à soigner les quelques personnes qui y passent. Je n'ai aucune raison de traîner par là. Sa remarque me fait rire - je crois que je pourrais rire avec une blague absolument pourrie du moment qu'elle sort de sa bouche -. Le garde n'a pas l'air de trouver ça aussi drôle que nous, mais que voulez-vous, l'humour ne peut pas convenir à tout le monde. Et puis, il n'a peut-être pas autant de raisons que nous d'être heureux, et de savourer le fait qu'il est en vie. Oh comme je le comprends. J'étais comme ça il y a quelques heures en arrière encore. « Le programme, c'est que je t'emmène manger, maintenant que tu es sortable. Après, tu pourras aller prendre une douche, puis te reposer. Je pense que tu en as besoin. » Mon regard se perd sur son visage. Il a ce pli soucieux, sur son front, qui montre à quel point le Noah d'autrefois n'est plus. Enfin, si, bien sûr, il est toujours là. Mais il a forcément changé. Nous avons tous dû évoluer ... Chacun à notre façon. Et ces cernes montrent bien qu'il a grandement besoin de se reposer. Une bonne nuit de sommeil dans un endroit sûr ne pourra pas lui faire de mal.

Je me rappelle encore de ma première nuit ici. Pleine de doutes, de méfiance, et de tracas habituels. Elle a été courte, mais je n'avais pas Noah pour veiller sur moi. Maintenant, j'ai la certitude qu'il est en vie. Et le simple fait de pouvoir le serrer dans mes bras toute la nuit suffira certainement à m'apaiser. Cette nuit sera forcément la meilleure depuis des mois et des mois. « Tu as besoin d'autre chose ici ? » C'est que ça doit lui faire tout drôle, d'arriver dans un endroit comme celui-là, et d'y trouver autant de réserves. Il y a de tout ici, enfin dans le nécessaire bien sûr. De quoi manger, des vêtements en tout genre, et même des livres si on cherche bien. « ça fait bizarre d'avoir accès à tant de choses, hein ? » Je rigole légèrement, et m'écarte de lui pour aller indiquer sur l'inventaire de la réserve ce que l'on vient de prendre. Comme ça, on voit plus facilement ce qui doit être cherché, et ramené ici. Au moins, on ne tombe pas en rade de quoi que ce soit. Pas pour l'instant, en tout cas. « Et tu sais quoi ? T'auras pas à t'entasser dans les dortoirs bondés. Je me suis créée un cocon dans un coin de l'infirmerie. » Je lui souris, amusée. Je ne précise pas, bien sûr, qu'il ne s'agit que d'un vieux matelas à moitié déchiré, et une couverture en très mauvais état. Il doit bien se douter qu'il est difficile de trouver des trucs neufs -ou presque-, de nos jours. « Allez, viens. » Je lui tends la main, bien décidée à l'emmener manger maintenant que tout ça est réglé. Il doit crever de faim, et de fatigue. Alors, il est grand temps de remédier à ça.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Mer 9 Juil - 18:00





BLACKOUT
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Il est légèrement ailleurs, ou complètement accaparé par elle. Mais, en tout cas, Noah ne pense même plus aux morts qui rôdent dehors. Du moins, pas pour le moment. C'est un court répit plus que bienvenu pour lui. Celui ou l'espoir germe à nouveau dans son esprit, lui permettant de se sentir à nouveau vivant. D'avoir un but. Protéger des survivants pour les ramener dans la zone, ce n'est pas rien. Mais malgré Noah, ça a toujours été complètement mécanique. Protéger les gens a toujours été le but de Noah, dès le plus jeune âge et grâce à son physique, il savait venir en aide aux plus 'faibles'. Mais, durant toute cette année là, il n'avait pas été en mesure de se concentrer pleinement, d'y voir un but ultime qui le délivrerait de ses tourments. A chaque fois que Noah croisait un groupe, il priait pour y voir une Auregan bien vivante et, à chaque fois, la déception l'enfonçait peu à peu dans le désarroi. S'il n'avait pas eu ce petit groupe qu'il a formé avec Peter, Fred, Clarice et Lucy, il ne sait pas comment il aurait tenu sans péter un plomb. Parfois, Noah surprenait leurs regards intrigués ou inquiets. Ceux silencieux de Fred et Clarice. Celui bien moins discret de Peter, qui accompagnait toujours ses paroles d'une petite vanne. Puis, le regard et les lèvres tordues de Lucy. Elle savait mieux que personne ce qui le rongeait. Parce qu'avec elle, Noah avait peut-être davantage communiqué. Non pas qu'il ne voulait pas le faire avec les autres, mais c'était différent, et ça le sera toujours. Clarice n'a jamais parlé d'elle, tout comme Fred. Peter passe son temps à dire des conneries pour détendre. Au final, il avait développé ces conversations étranges et psychologiques uniquement avec la rouquine. En songeant à elle, Noah espère la voir réveillée au plus vite. Il veut lui présenter Auregan, et vice versa.

Lorsqu'il tourne les talons et qu'il l'aperçoit, Noah s'arme d'un nouveau sourire ravi. Celle-ci lui demande alors s'il veut autre chose, mais le blond secoue le menton. Honnêtement, il s'est tellement privé qu'il ne sait plus même ce que veut dire le mot 'besoin', tant que ce besoin n'est pas totalement primaire, et non pas secondaire.

- Ton petit programme me va parfaitement, à manger, dormir … Soupire-t-il, la fatigue creusant des rides au coin de ses paupières. Avec toi ... Qu'il ajoute, sans s'empêcher d'étirer ses lèvres en un sourire plein de malice.

Et lorsqu'elle lui annonce la bonne nouvelle à propos des dortoirs, il lâche même un petit rire. L'idée d'être seul avec elle lui plaît, inutile de le dire. Il se fout bien du confort, il a dormi dans le sable, sur un tapis d'épines, ou sur du goudron pendant si longtemps, que même si Auregan lui présente un futon rongé aux mythes, son dos ne verra pas la différence.

- Je te suis ! Fait-il l'air docile, en prenant sa main. Sa grande patte engouffre celle de la rousse, et ce dernier jette un dernier coup d’œil derrière lui. Le garde fait toujours la gueule, mais même ça, ça l'amuse. Le souvenirs du bon vieux temps s'impose à lui dans sa cervelle, mais ce n'est pas désagréable. Peut-être qu'ils y arriveront … A reconstruire un semblant de vie. Bien-sûr, il n'y aura plus jamais le même rythme qu'avant, du moins, pas avant des siècles … Dans le cas contraire, il serait vraiment surpris. S'il tient jusque là. Qui sait, peut-être qu'il fait partie d'une génération totalement nouvelle. Ceux qui sont témoins. Y aura-t-il un après ? Noah regarde tout autour d'eux, observant attentivement chaque survivant. Le soleil commence déjà à regagner les limites de l'horizon, assombrissant le ciel. Bientôt, il sera tapissé d'étoiles.

- Dis … Il y a des plantations ? S'enquiert le blond en se grattant machinalement la nuque. La crasse commence sérieusement à devenir gênante, il a l'impression de puer autant qu'un rôdeur, si ce n'est plus. Je veux dire … J'ai pas mangé de légumes depuis … Depuis le début. A part des boites de conserve. Ajoute Noah avec une grimace. La plupart de ses trouvailles étaient périmées. Une fois, j'suis tombé malade, une horreur. Lucy a été la seule à me supporter. Tu sais comment j'suis quand j'ai la crève … »

Un vrai gamin. Et incapable de rester dix minutes sans râler. Il n'a jamais fait 'un bon malade'. Ni même un bon patient pour ses passages dans les hôpitaux. Et tout en parlant, ce dernier continue de la suivre, sans savoir où Auregan compte l'embarquer. Il est totalement paumé, et réalise avec embarra qu'il ne connaît finalement plus si bien la zone que ça.



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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Sam 12 Juil - 13:32



blackout
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Notre petite excursion aura été rapide, mais plutôt utile. Il repart habillé, et moi plutôt contente d'avoir enfin remis les pieds ici. Je pourrais venir emprunter quelques livres, à l'occasion. Maintenant que je sais Noah avec moi, tout me paraît possible et envisageable. C'était loin d'être le cas, quelques mois en arrière. Mais repenser à cette période me semble inapproprié. Je viens de retrouver Noah, alors mieux vaut penser au présent, et envisager le futur dans les limites du raisonnable, que de ressasser un passé lointain. Je souris à sa réplique, toutes pensées noires déjà envolées de mon esprit. Je ne sais pas comment il fait, mais sa présence a toujours cet effet bénéfique sur moi. En sa présence, je ne suis pas franchement capable de ruminer, de me morfondre, et d'avoir envie de prendre mes jambes à mon cou. Quand il est là, j'ai l'impression que le monde entier s'est tut pour nous laisser quelques instants de répit. J'ai la sensation de ne plus avoir à me battre pour ma survie, et de pouvoir agir comme si tout ce qui nous entoure était normal. Ce n'est pas le cas, bien sûr, si l'on se positionne de manière à être plus ancré dans le passé que dans ce qui fait notre monde aujourd'hui. Mais Noah, en tous les cas, a cet aspect curatif sur mon corps et mon esprit. Il l'a toujours eu, en fait, et je suis plutôt contente de voir que ça, au moins, ça n'a pas changé.

La main de Noah dans la mienne, je me mets à avancer à pas rapides, sans prendre la peine de regarder autour de moi. Tout ça ne m'intéresse pas. Pas parce que je suis un être insensible et sans cœur, et que la souffrance d'autrui ne m'est d'aucun intérêt, je n'ai juste pas besoin de ça. Aussi égoïste cela puisse-t-il paraître, je n'ai pas envie de songer à quoi que ce soit d'autre que Noah. Peut-être les choses seront-elles différentes dans quelques jours, voire dans quelques semaines. Oui, peut-être. Mais pour l'instant, Noah est ma seule préoccupation. Il semble avoir envie de tout connaître sur la zone, qu'il a connue il y a quelques mois en arrière si j'ai bien tout suivi. Et je compte bien lui donner toutes les informations que j'ai en ma possession. Très peu, donc, mais c'est déjà ça de pris. Je hoche la tête, avant d'ouvrir la bouche pour lui offrir une réponse plus détaillée, et plus élaborée. « On a même des serres un peu plus loin. Malheureusement, on est en janvier, alors il n'y a plus grand chose. Je crois qu'ils en ont gardé dans la réserve. » Je hausse les épaules, quelque peu désolée de ne pas pouvoir plus l'aider. Mes journées, je les passais dans l'infirmerie. Alors, forcément, je ne suis pas très renseignée sur le monde extérieur, et tout ce qui se passe dans la zone. Des légumes, j'en ai mangées. Mais je n'ai pas cherché à savoir s'ils venaient des serres ou de boîtes de conserve trouvées.

Mes lèvres s'étendent en un sourire amusé, quand le reste de la phrase de Noah me revient en tête. « Oh oui, je le sais parfaitement. Et je la trouve très courageuse d'avoir réussi à ne pas t'en mettre une. A moins qu'elle l'ait fait ? » Je le taquine, comme si le monde était toujours le même. Je le taquine, parce que je me dois de profiter de cette chance que j'aie, de pouvoir encore le faire. Ce n'est pas donné à tout le monde et, en tant que médecin dans la zone, j'ai largement eu l'occasion de le voir. D'assister à des chagrins sans pareille. De laisser un type crever sous mes mains parce que je n'ai pas été capable de le sauver. Mais bref. Je chasse ces pensées de ma tête et embarque Noah avec moi un peu plus loin, vers le réfectoire. C'est l'un des endroits que je connais le mieux. Pas parce que j'y passe beaucoup de temps, mais parce que j'y vais deux fois par jour, quand je ne suis pas trop occupée à l'infirmerie. Je tire l'une des portes principales du réfectoire, et y entre après Noah. D'un mouvement de menton, je désigne une des tables libres. Il n'y a pas grand monde à cette heure-là, heureusement. « Installe-toi, je reviens tout de suite. » Je reviens deux minutes plus tard, avec un plateau tout près pour Noah, et une bouteille d'eau pour moi. « Tiens, régale-toi. » Je m'installe à côté de lui, un sourire malicieux aux lèvres. Ce plateau n'est pas forcément plein de plats délicieux, mais je sais parfaitement que ça lui conviendra. Quand on a passé des mois et des mois dehors, à galérer pour trouver ne serait-ce que de l'eau potable, on se contente de rien. On s'en réjouit, même.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Sam 12 Juil - 17:51





BLACKOUT
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Noah opine du chef lorsque Auregan l'informe de l'existence d'une serre, et c'est tout en souriant qu'il apprend la bonne nouvelle. Certes, ce n'est pas la période la plus propice pour faire pousser quoi que ce soit. Surtout en ces temps où l'homme ne peut plus se prendre pour dieu, et déjouer les lois de la nature. Mais c'est une très bonne nouvelle quand même. Il est ironique de constater qu'un homme qui s'est battu avec une arme, retrouvé dans les conditions les plus désastreuses et affronté ce fléau qu'est la guerre, en vienne à ne plus supporter autant de résistance. Son corps le lâche, le supplie de ne plus jouer au con et de lui donner ce dont il a besoin. Quelque chose de plus sain, un rythme plus lent et posé. Et tout est bon à prendre. Le simple fait de savoir qu'il aura de l'eau potable pousse un peu plus son enthousiasme qui ne fait qu’accroître au fil des heures qui passent. Bientôt, il aura le ventre plein, et pourra enfin dormir sur ses deux oreilles. Du moins, s'il y arrive. On ne guérit pas une presque insomnie aussi aisément. Noah caresse le dos de la main d'Auregan du pouce distraitement, tout en scrutant les alentours, contrairement à l'infirmière qui fonce droit vers les réfectoires. Il comprend que pour elle, tout ça est parfaitement habituel. Elle sait où elle, et n'a pas besoin d'en voir davantage. Lorsque sa compagne le vanne un peu, Noah éclate de rire, ne se défendant que par un 'Hey !', inutile et enfantin.

Son propre rire lui fait l'effet d'une secousse, depuis combien temps n'a pas t-il  perçu ces intonations d'angoisse dans sa propre voix ?

« - Non, elle a juste râlé contre moi en me menaçant de me donner à manger aux zombies, mais je suis trop lourd pour son petit gabarie, balance-t-il en faisant la moue. C'est vrai qu'elle est minuscule, Lucy. Surtout face à son bon mètre quatre-vingt-sept. Même si un énième sourire étire ses babines malicieuses. Je suis sûr que tu t'entendras à merveille avec elle, mais elle est timide avec les gens en général. Faudra pas que tu sois surprise si elle reste seulement avec moi au départ. C'était une vraie nerd avant l'invasion. C'est dingue quand même, comment les jeunes peuvent rester des heures sur leurs écrans ? Enfin, le problème se pose plus … Ah, et au cas ou ta pasion dévorante pour ma petite personne te pousse à montrer les griffes, je tiens à te préciser que t'es bien plus son genre que moi le sien ! Qu'il s'esclaffe, songeant à la fois où Lucy avait trouvé sa photo. 'La vache, c'est qui cette bombe ! T'as vraiment réussi à l'avoir, moche comme t'es ? T'as le cul bordé de nouilles, espère d'enfoiré ! ', selon ses mots. Et il est franchement d'accord.


Déjà, Auregan les amène au réfectoire. Le simple fait de voir autant de tables lui fait un choc qu'il tente tant bien que mal de masquer, ses prunelles brillantes avisant les nombreux résidents déjà attablés, partageant leurs repas. Une vision qui, malgré lui, le trouble et fait remonter une bile au fond de sa gorge. L'humanité lui manque horriblement, et Noah a l'impression d'en prendre conscience seulement maintenant. Auregan ne lui laisse pas le temps de cogiter de trop, et lui fait signe de l'attendre en désignant les tables. Le blond fléchie ses grandes guibolles, se posant dans une grimace douloureuse. Il a vraiment mal partout. Bientôt, et après un repas copieux – car aussi minimes sont les réserves, ce sera toujours plus que dehors – Noah sait que le sommeil s'abattra sur lui très rapidement. Pour une fois, son insomnie lui foutra sûrement la paix, au moins pour quelque heures. L'ex-militaire avise la pièce, les gens, les moindres détails. C'est tellement … Blanc, propre. Il en a les rétines qui brûlent. Auregan revient rapidement avec un plateau contenant l'essentiel. Légumes, viande et fruits. Ce n'est pas de la grande cuisine, mais l'ancien commandant a le sentiment d'être dans un putain de cinq étoiles. Pourtant, il trouve encore le moyen de retarder ce que lui demande son estomac, pour tourner ses prunelles inquiètes vers Auregan. Uniquement armée d'une bouteille d'eau.

- … Eh, tu manges pas ? S'enquiert le survivant, l'air soudain sévère. Ses sourcils se froncent davantage, et malgré lui, ses lèvres forment un pli autoritaire.  Auregan a été plus de deux heures avec Lucy, à tenter de la ramener parmi les vivants et l'empêcher de passer de l'autre côté. Noah se lève sans même d'ajouter quoi que ce soit, filant jusqu'aux étagères contenant des couverts, pour revenir à leur table et lui passer une fourchette. On partage ! Décide-t-il, déterminé à ne pas la laisser le ventre vide. Et c'est pas la peine de me faire un long discours sur le manque de bouffe à l'extérieur, j'ai le bide de la taille d'une orange, y en a trop pour mon estomac de toute façon ! »  Assure Noah en plantant sa fourchette dans une poignée de tomates. Lorsqu'il engouffre les légumes entre ses lèvres, c'est une véritable explosion. Son estomac gronde un peu plus. Et ses papilles manquent de le faire jouir sur place. En vérité, il pourrait avaler tout le réfectoire. Mais la simple idée qu'Auregan se prive pour lui lui tord le ventre, et si ce n'est pas le cas, il refuse tout de même de la voir se laisser aller. La rouquine a déjà perdu beaucoup de poids, peut-être même plus que lui.



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Dernière édition par Noah G. Campbell le Mer 23 Juil - 15:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Dim 13 Juil - 17:15



blackout
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ma destination, je la connais. J'ai beau passer le plus clair de mon temps dans l'infirmerie et nul part ailleurs, je n'en reste pas moins une habituée des lieux. Il est bien difficile de se perdre dans un coin comme ça, quand on y est depuis des mois et des mois. Et puis, il suffit d'avoir quelques repères pour savoir où l'on se trouve. La zone n'est pas ridiculement petite, mais elle est, malgré tout, un lieu clos. Les gens qui y sont constamment finissent, de toute évidence, par connaître chaque coin et recoin. Certes, je ne serais pas capable de le faire les yeux fermés, ou d'indiquer son chemin à quelqu'un qui n'y connaît rien, mais j'arrive tout de même à reconnaître le réfectoire entre tous les autres bâtiments. Je rigole en entendant parler de plus bel de cette Lucy. J'ai vraiment hâte de la voir se réveiller pour pouvoir lui parler et apprendre à la connaître. Et dire que quand je l'ai opéré elle n'était qu'une blessée parmi tant d'autres. Que je voulais à tout prix sauver, certes, mais qui ne faisait pas partie de mes connaissances. Je souris, amusée. Noah me connaît définitivement trop bien. Comment a-t-il pu faire pour savoir que j'étais à deux doigts de sortir mes griffes ? Il ne voit pas mon visage, pourtant. Il prédit donc chacun de mes gestes ... Désolant. « Très bien, je range mes griffes. »

Je suis son genre plus que le sien, hein ? Je me retiens de rebondir sur ce sujet pour le taquiner une fois de plus. Et pour ça, il faut que je me pince les lèvres. C'est le moyen le plus utile que j'ai trouvé, avec le temps. Au moins, de cette façon, j'empêche les mots de s'échapper, pour les laisser sortir en des temps plus propices. Là, Noah meure de faim. Autant éviter de nous retarder, donc. Une fois arrivés dans le réfectoire, je laisse Noah à sa contemplation. Je le comprends, j'étais un peu dans le même état quand j'ai débarqué pour la première fois ici. C'est toujours surprenant, de voir tant de tables alignées à la perfection. Surtout quand on sait qu'il s'agit d'un réfectoire, destiné à accueillir des personnes pour les nourrir. A une époque, il nous suffisait d'aller faire nos courses pour avoir tout ce que l'on désirait. Maintenant, il faut risquer sa vie dans l'espoir de ne pas mourir de faim. Je rejoins rapidement Noah, déjà installé à une des tables. Il en a presque les yeux ouverts, tant tout ce qu'il voit lui paraît surréaliste. Il a déjà été dans la zone, mais les choses ne sont certainement plus les mêmes.

Un sourire amusé essaye de se glisser sur mon visage, mais je le retiens. Noah s'inquiète pour moi, et je pense que j'en ferais de même, à sa place. Mais je ne le suis pas. C'est lui qui revient de l'extérieur. Lui qui a besoin de manger, de dormir, de se laver et de faire toutes ces choses qui nous paraissaient autrefois banales. A une époque lointaine, j'aurais été agacée qu'il me donne des ordres. Là, je suis trop heureuse de le retrouver pour ne faire ne serait-ce que songer à être énervée. Je crois que je pourrais rester éveillée toute la nuit pour le fixer, et m'assurer qu'il est bel et bien là. Que tout ça n'est pas un rêve. Alors, je me contente de prendre la fourchette du bout des doigts, sans rien lui dire à ce sujet. Je grogne un peu pour la forme, et lève les yeux au ciel. Décidément, je ne peux rien faire sans qu'il soit au courant avant moi de ce que je m'apprête à dire. Ou à faire. « Tout est rationné ici, donc ils font attention à ce qu'il y en ait assez pour tout le monde. Il y a juste quelque ... manque, parfois. » Comme là. Mais c'est le début de la soirée, il est donc normal que les plateaux repas se fassent rares. Voire très, très rares.

Pendant une longue minute, je me contente de regarder Noah. Il ne s'agit que de quelques légumes, et pourtant, il semble au bord de l'extase. Depuis combien de temps n'avait-il pas mangé, au juste ? Je baisse la tête, et plante la fourchette dans une courgette abandonnée. Je la porte à mes lèvres et en savoure chaque morceaux. En effet, ce n'est pas de la grande cuisine, mais c'est déjà ça de pris. Et, franchement, ce n'est pas la bonne période pour faire sa fine bouche. Je picore plus qu'autre chose, déplaçant le plat d'un bout à l'autre de l'assiette en plastique. Pour faire plaisir à Noah, et aussi pour contenter mon estomac, je mange un peu. Je sais qu'il ne me laisse pas le choix, de toute façon. Mais quoi qu'il dise, il en a plus besoin que moi. « La douche est pour bientôt. » Je lui souris, persuadée qu'il en rêve depuis un moment déjà. Ce n'est pas un luxe que l'on peut se permettre souvent, alors je me doute de ce qu'il ressent à l'idée de pouvoir se glisser sous un jet d'eau. Chaude, qui plus est. « Par contre, je pense qu'il faudra que tu fasses vite. Ils coupent l'eau, dans la soirée. » Pour éviter le gaspillage, sans doute. Je jette un coup d'oeil au plateau, qui est vide. Il aura, je pense, au moins une bonne vingtaine de minutes devant lui. De toute façon, cinq minutes lui suffiraient certainement à le contenter. D'un mouvement de bras, je lui indique une porte, à l'autre bout de la salle. « En passant par là, il faut suivre le couloir. Au bout, il y a les douches, et tout ce qu'il faut avec. » Serviette, savon. Le paradis, en quelque sorte.
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MessageSujet: Re: [NOREGAN] - BLACKOUT. | TERMINÉ Lun 14 Juil - 11:12





BLACKOUT
Please, don't die. Pv Auregan



Certaines prunelles se tournent parfois vers eux. Ou du moins, vers Auregan. Et à cette constatation, Noah marque une pause dans sa dégustation pour aviser la rouquine. Telle qu'il la connaît, l'ex-militaire soupçonne cette dernière d'avoir toujours erré en solitaire dans la zone. Alors, qu'on la voit piquer dans l'assiette du type qui vient de débarquer doit être un drôle de spectacle. Noah pourrait sourire, si seulement Aurie n'avait pas évoqué les rations. Ce serait malvenu, et au lieu de ça, l'ancien commandant affiche une moue des plus sérieuses. Qui disparaît très vite à l'évocation de la douche. C'est presque religieusement que le grand blond écoute sa compagne, tout en pinçant les lèvres. En général, et avant l'épidémie, il plaisantait toujours en lui proposant de le rejoindre. Mais pour des raisons évidentes, il garde ses enfantillages de côté. L'eau est précieuse et, peut-être bien qu'il a besoin d'un moment en solitaire pour digérer le contrecoup de toute cette histoire.

«  - Ok, j'fais au plus vite. Répond-t-il en avisant le plateau déjà vide. Il ne s'en est même pas rendu compte. Bon sang, ce que le grignotage de cochonneries lui manque.

Pourtant, Noah se tourne à nouveau vers Auregan. Il a la trouille de la voir disparaître. De se réveiller d'un songe, c'est bien trop beau pour être vrai. Et s'il se termine en cauchemars, et qu'une horde de morts se précipitent vers eux pour lui arracher cette femme qu'il considère comme tout ce qu'il a au monde ou presque ? Ses lèvres s'entrouvrent, et se ferment aussitôt. Et c'est par un simple geste qu'il vient serrer l'une de ses mains, tout en se penchant pour déposer un baiser affectueux et protecteur sur son crâne. Il ne rêve pas, il ne rêve pas. Tout va bien se passer, il n'a quand même pas été assez mauvais pour mériter un tel châtiment, si ? Le blond s'écarte déjà, repoussant sa chaise pour filer dans la direction pointée par l'index de l'infirmière. Et c'est non sans hâte qu'il se rue vers les portes, plus pressé de la retrouver que désinfecter sa carcasse abîmée et crasseuse. Noah ne s'attarde pas sur ce qui l'entoure cette fois, et se souvient soudain de cet endroit. C'est fou tout ce qu'on peut oublier en une année, lorsqu'on court pour sa survie. Tel un automate, le grand blond se dirige vers les douches. Il lui faut plus de temps que prévu pour se déshabiller, et c'est tout en grimaçant qu'il s'appuie au mur pour retirer ses bottes.

- Bordel ! » Qu'il jure entre ses dents serrées, réalisant la douleur lancinante qui le prend dans toute sa carcasse. Il n'est plus qu'une enveloppe organique déstructurée et endolorie. Noah passe ensuite ses vêtements par-dessus la porte de la cabine, avant d'activer l'eau et de sursauter à son contacte bouillant. C'est à peine croyable. L'eau qui s'écoule du socle posté en hauteur dégage déjà une légère vapeur. De l'eau chaude. Un rire est gerbé de sa gorge avec force, et c'est en douceur qu'il tente de réhabituer son corps à ce contacte oublié. Pourtant, il s'y fait très vite, et sa chair de poule se fait bientôt lisse sous les assauts du liquide translucide. Il lui faut une volonté de fer, pour ne pas resté amorphe sous le jet, et attraper la savonnette pour laver avec application chaque centimètre carré de son enveloppe corporelle. Exepté là où Auregan a posé ses bandages. A force d'avoir surmené son corps à l'armée, il n'est pas sans connaître chaque muscle qu'il possède. La douleur est partout sans exception, réveillée par l'eau bouillante. Tandis que ses membres se détendent enfin, les courbatures s'éveillent. Mais le survivant est aux anges tout de même. Et c'est une fois enfin propre qu'il s'extirpe de la cabine, tout en attrapant une serviette qu'il enroule autour de sa taille.  C'est d'une démarche légèrement boitillante qu'il se dirige vers les miroirs. Il est tard et, plus personne n'est présent.

Mais ce qu'il voit dans le reflet lui fait l'effet d'une gifle. Depuis combien de temps ne s'est-il pas vu dans un miroir ? Longtemps, très longtemps. Tout en déglutissant, le blond se rapproche légèrement, avisant sous les néons de longues cernes violettes. Avec sa barbe, il a sincèrement l'air de sortir tout droit de la nature. Elle n'est pas si épaisse, mais suffisamment pour ronger tout le bas de sa mâchoire. Sur sa joue droite, une cicatrice fine et à peine perceptible souille son faciès. Noah se donne l'air d'un homme aux portes de la mort. Ses paupières se ferment quelques minutes, et avec un long soupire, le grand blond tourne le menton vers une nouvelle étagère. Il n'y a bien des rasoirs, mais bien entendu, pas de mousse à raser. Il faudra faire avec les moyens du bord, soit faire mousser le savon. Et il songe aussi qu'il demandera à Auregan de lui couper les cheveux. Le tout lui prend plus de temps qu'il ne l'espère, et c'est un bon quart d'heures plus tard, que Noah remet non dans grimacer ses vêtements pour aller rejoindre Auregan.



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Dernière édition par Noah G. Campbell le Mer 23 Juil - 15:39, édité 2 fois
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