Eulogy for a ghost - Sam
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Eulogy for a ghost - Sam

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MessageSujet: Eulogy for a ghost - Sam Ven 27 Juin - 23:04

Eulogy for a ghost

   
Gaylwen & Sam
   

   « Voilà mon p’ti bonhomme. Un genou tout neuf ! » Gaylwen affiche un large sourire sur le visage lorsqu’il relève les yeux vers l’enfant. Un genou sur le sol finissant d’appliquer une compresse imbibée d’alcool sur le genou écorché de cette chère petite tête brune. Son visage recouvert de la poussière de la zone 51. Les traces de ses larmes encore visibles sur ses joues alors qu’il renifle un grand coup observant le visage de Gaylwen. Un sourire s’affichant lentement a son tour sur le sien lorsqu’il se relève pour le surplomber d’une tête. Les jambes du petit bonhomme ballantes de la table. Les yeux de Gaylwen se perdent quelques instant sur le visage de ce petit chenapan ravalant ses larmes de crocodiles en observant son soigneur. Son visage recouvert noirci par la poussière ressemble à s’y méprendre aux photos de Gaylwen lorsqu’il était enfant. Il reprend rapidement ses esprits prenant alors l’enfant de six ans dans ses bras avant de le poser par terre. Il était exactement comme ce garçon lorsqu’il avait son âge. Gaylwen avait cette même petite bouille de fripouille et cette même fierté. Il refusait de pleurer lorsque quelqu’un l’observais dans les yeux après une grosse chute. Il voulait être un homme rapidement pour ne plus être considéré comme un petit garçon. Oui Gaylwen le voulait a une époque où vivre ne signifiais pas apprendre a se servir d’une arme dès le plus jeune âge. Il le voulait à une époque où vivre n’était pas qu’une simple question de survie. Un sourire sur le visage observant le petit garçon dans les yeux avant de se baisser pour être a sa taille. Gaylwen observe son père cachant son hilarité face à l’expression de son fils. Gayl’ ne se cache pas pour afficher un sourire amusé sur son visage « Ne garde pas que ta chute face a Sarah en mémoire Neil. Tu as cru apercevoir un danger. Tu as couru en appelant ton père pour protéger ton amie. C’était un très bon réflexe mon garçon. Nous sommes tous fier de toi. Tu seras aussi le héros de ta chérie. » Le visage du petit garçon s’illumine alors d’une expression radieuse alors qu’il serre la main que lui tend Gaylwen.

Les bras croisés sur la poitrine observant le père et son fils s’éloigner du centre médical. Gaylwen a perdu toute notion du temps depuis déjà trop longtemps. Trop longtemps pour savoir depuis quand Sam lui a annoncée sa grossesse. Trop longtemps pour savoir dans combien de temps il sera à son tour père. Il ne se doute même pas de la date approximative de la naissance de son enfant. Une fille ou un garçon ? Gaylwen ne cesse de se poser ces questions dès qu’il a un instant de libre. Il ne cesse de se torturer l’esprit avec ces interrogations. Il ne cesse de se remémorer les cauchemars récurrents à l’approche de la naissance de sa chair. Oui Gaylwen semble hanter par quelques fantômes ces derniers temps. Pourquoi renvoie il sa propre image sur les enfants égratigner qui viennent chercher quelques pansements a l’infirmerie ? Pourquoi ce cauchemar avec la mort de son père et celle de Tyler ? Il inspire une nouvelle fois profondément en se rendant compte qu’il est déjà sûrement très tard dans la journée. Il se rend subitement compte qu’il devrais logiquement avoir terminé d’aider a l’infirmerie depuis quelques heures déjà alors il fouille dans la poche de sa chemise afin d’y extraire une cigarette qu’il place immédiatement entre ses lèvres. L’allumant une fois à l’extérieur du bâtiment observant le soleil disparaître lentement. Un sourire en coin malgré la fraîcheur du vent lorsqu’il s’assoit sur un petit rebord. Gaylwen ne le monde a personne mais il doute énormément ces derniers temps. Il se demande si il sera un bon père dans l’apocalypse. Il se demande si il aurait été un bon père dans un monde différent. Il sait qu’il est prêt à faire des choses horribles pour la survie des siens mais ce sont des choses qui arrivent… Shit Happens… Les gens faibles meurent. Les forts deviennent des meneurs. Les types comme Gaylwen survivent. C’est l’ordre des choses. Il tire une nouvelle fois sur la cigarette entre ses doigts observant la vie suivre son cours dans la base militaire. La survie. L’organisation pour la survie. Ne pas se retrouver parmi les morts. Il sait qu’un jour son fils ne subira plus cette vie. Il sait qu’il trouvera pour lui un monde sans mort. Un monde sans lute pour la survie. Un mon… Son fils ?! Il vient bien de se dire son fils ? Gaylwen se met soudainement a se marrer tirant une nouvelle fois sur sa cigarette murmurant entre deux rires « Ty’ serait d’accord avec moi »


   
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Dim 29 Juin - 18:53



eulogy for a ghost
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Le temps file à la vitesse habituelle, et pourtant, j'ai l'impression que ça fait des lustres que je suis enceinte. Je suis incapable de donner de date exacte. Après tout, nous n'avons plus accès à internet, aux informations télé, et à tout ce qui nous paraissait si indispensable auparavant ... Il faut faire sans, par conséquent. C'est loin d'être simple, mais nous n'avons pas vraiment d'autre choix. Je suis toujours aussi stressée, et en même temps impatiente de voir cet enfant débarquer. Je suis incapable de dire quel sentiment prédomine le truc, même si j'ai hâte d'en avoir fini avec cette grossesse. Dans un monde comme celui-là, il est déjà très compliqué d'avoir un enfant, et de le garder en sécurité ... Mais être enceinte, puis accoucher, et devoir s'occuper d'un bébé est tout aussi contraignant, voire même plus. Nous avons la chance d'être dans la zone, lieu plutôt sûr. Cela ne m'empêche pas d'appréhender les mois à venir. Je ne sais pas comment tout ça va se passer, de la naissance de l'enfant, à notre nouvelle vie qui suivra forcément. Un bébé, ça change tout. A une époque, je me serais surtout inquiétée du père, et du fait que je suis bien trop jeune pour avoir un bébé. Pour l'instant, il n'y a que l'accouchement, et la manière dont il faudra gérer ce nouveau-né. Rien d'autre. Gaylwen est là pour me rassurer du mieux qu'il le peut, tout comme les médecins présents dans la zone. C'est l'un des nombreux avantages d'être ici en continu : je connais pas mal de gens à force. Et beaucoup veulent à tout prix m'aider, et m'empêcher de m'épuiser. Enfin, ce point est quand même agaçant. Je suis enceinte, pas handicapé. A tel point que j'en viens à éviter quelques personnes. Celles qui, vraiment, m'agacent, et m'obligent à rester assise en continu. Non, je ne le ferais pas. Et non, je ne veux pas rester allongée toute la journée. Bien sûr, je me ménage. Parce que je veux que ce bébé soit en bonne santé. Mais de là à rester enfermée jusqu'à ce qu'il soit là, non je ne crois pas. Je veux bien faire des efforts mais il ne faut pas trop m'en demander surtout. Je n'ai jamais été capable de tenir en place plus d'une heure, ce n'est pas maintenant que l'on va me changer.

Un dernier soupir, et je me décide à me lever de mon lit. J'en ai plus profité aujourd'hui que les autres jours. Je me fatigue de plus en plus, et le fait de n'avoir dormi que quelques heures la nuit dernière m'a poussé à rester là plus longtemps que d'habitude cet après-midi. Mais il me paraît inconcevable de ne pas bouger à présent que ça va mieux. Je ne peux pas avoir passé toute la journée ici. Non, hors de question. J'attrape le sac duquel je ne me sépare jamais juste au cas où, et rejoins l'infirmerie d'un pas sûr ... mais lent. Beaucoup trop, même. Et ça a le don de m'agacer. Je ne suis plus en pleine possession de mes moyens et bon sang que la sensation est énervante. Le fait que l'on soit sans arrêt en train de me répéter ma grossesse ne m'aide pas vraiment. Au contraire, j'ai parfois - voire très souvent - l'impression d'être une empotée. Une empotée incapable de donner un coup de main dans la zone, alors que l'on m'offre confort et sécurité. Je me rattraperai une fois le bébé né, c'est sûr et certain. Pour l'instant, je ne peux rien changer à ma condition. Et je ne peux rien faire d'autre que réfléchir, m'inquiéter et traîner à droite et à gauche. C'est comme ça, je n'y peux rien. Gaylwen est l'une des rares personnes que je peux aller voir sans me demander ce qu'il va penser de moi. Il est tout autant responsable que moi de cette grossesse, et l'assume merveilleusement bien. Certes, il me demande un peu trop souvent à mon goût de rester inactive, mais il s'inquiète juste. Alors, je ne dis rien ... La plupart du temps, en tout cas. Parfois, les hormones me poussent à m'énerver un peu contre lui, mais ça ne dure jamais. Heureusement. Je mets un peu trop longtemps avant d'arriver à l'infirmerie, mais quand j'y suis, le soulagement est bien là. Je souris en apercevant Gaylwen et me glisse aussitôt dans ses bras. « Salut. » Il est en train de fumer, alors je ne reste que peu de temps, puis je m'écarte. « Comment était ta journée ? »
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Lun 30 Juin - 16:36

Eulogy for a ghost

   
Gaylwen & Sam
   

   Le visage de Gaylwen s’illumine soudainement. Un large sourire sur les lèvres lorsqu’il pose ses yeux sur Sam approchant à sa petite allure. Le cœur soulagé de la voir déambuler parfaitement au sein de la zone a ce stade de sa grossesse. Un sentiment de réconfort s’emparant de lui a chaque fois qu’il pose ses yeux sur Sam. Ils sont ici. Ils sont en sécurité. Ils sont au cœur de la Zone 51. Si Gaylwen aurait été un fervent croyant comme son père. Il ne fait aucun doute qu’il aurait très certainement remercié le seigneur de toute sa bonté au milieu de son enfer. Il lui aurait très certainement adresser ses plus profond remerciements pour lui avoir accorder la chance de voir son enfant naître dans un lieu sécurisé. Oui. Si Gaylwen aurait été un fervent croyant comme son père. Il aurait très sincèrement remercier l’être suprême pour lui avoir accorder la possibilité de reprendre ses forces après une lutte de chaque instant pour la survie de sa famille dans ce merdier. Cette simple possibilité de le ne plus être recouvert de sang. Cette chance de ne plus retirer des morceaux de cervelles de ses vêtements.

Le brun est debout effectuant un simple mouvement pour la laisser venir se glisser dans ses bras. Un geste si simple. Un geste si réconfortant. Aujourd’hui ce n’est plus qu’un simple mouvement permettant à deux personnes de se rapprocher. Non. Aujourd’hui dans ce monde en ruine. C’est bien plus que deux personnes se serrant l’une contre l’autre. Aujourd’hui ce geste simple et réconfortant prend une signification bien particulière aux yeux de Gaylwen. Ce n’est plus un geste anodin. Non. Aujourd’hui. C’est lorsqu’il serre Sam contre lui qu’il oublie que l’humanité est si proche de l’extinction. Aujourd’hui. C’est lorsqu’il serre Sam contre lui qu’il prend conscience que ses décisions étaient justifiées. Elles étaient justifiées pour la survie. Elles étaient justifiées pour la survie de Sam. Elles étaient justifiées pour la survie du bébé. Elles étaient justifiées pour sa propre survie. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Les actions de Gaylwen étaient toujours justifiées par la survie. La méfiance des étrangers. L’indifférence du sort d’un homme seul face aux morts. Les épuisant jours de voyage pour s’accorder un peu de repos dans un lieu parfaitement sécurisé. Ces choses qu’ils ont vécus ensemble depuis le début de l’épidémie. Elles prennent enfin un sens à ses yeux. Elles prennent un sens lorsqu’il pose sa main sur le ventre de Sam. Elles prennent un sens lorsqu’il plonge ses yeux dans les siens et que son visage fatiguer par les mois de lutte s’illumine d’un nouveau sourire avant qu’elle ne s’écarte de lui en lui demandant comment était sa journée. C’est pour ces petits instants qu’il a combattu les morts depuis le premier jour. C’est pour ces petits instants qu’il n’a jamais cessé de se battre. Cette petite fraction de seconde. Cet infime moment depuis le début de l’épidémie. Cette courte impression que le monde n’est pas sur le point de prendre fin.

« Quelques bobos sur le genou de Neil. Une crise d’asthme et une d’épilepsie. » Il laisse transparaître un sourire dans sa barbe. Aujourd’hui était une bonne journée. Il n’y a pas eu de morsures. Il n’y a eu personne a qui abréger les souffrances. Il n’y a pas eu de disparu. Les journées comme celle-ci sont rares depuis quelques temps. Elles sont réconfortantes. Elles accentuent ce sentiment de sécurité mais sont souvent traîtres. On en oublierait presque le chaos de l’extérieur. On en oublierait presque les hordes grandissantes. « Une bonne journée en somme. Et la tienne ? » Gaylwen éteint sa cigarette rangeant celle ci dans une poche de sa veste. Il essaye au maximum de ne plus fumer en présence de Sam. Apocalypse ou non. Il préfère eviter au bébé de respirer ces saloperies. Un bras attrapant Sam avant de la serrer une nouvelle fois contre lui en passant dans son dos. Un petit bisou sur la joue. Un sourire amusé sur le coin des lèvres en la serrant contre lui. Le ton de sa voix est aussi empreint de cet amusement « Regarde nous… On est là comme si le monde était encore sur ses pieds à se demander comment était notre journée… Un petit monstre sur le point de naître…. »  On décèle parfaitement son sourire dans sa voix. Il y a longtemps qu’il n’avait pas eu ce genre de sourire sur le visage mais il disparaît rapidement. Il sait que la suite ne risque pas de plaire à Sam mais ils n’ont pas véritablement le choix. « Je me disais que je pourrais sortir deux heures de la base. J’irais avec quelqu’un à la recherche de fournitures pour le bébé. On a pas vraiment le choix... Ty' l'aurait fait depuis longtemps... »


   
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Mar 1 Juil - 22:11



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Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Certaines choses ne changent pas. C'est toujours avec autant de plaisir que je me glisse dans les bras de Gaylwen. Je sais que ça ne sera jamais plus tout à fait pareil. Le bébé va arriver, et a déjà modifié pas mal de choses. Ce sera pire encore, une fois qu'il sera là. Mais ça aurait été exactement la même chose en dehors de tout ça. L'épidémie aggrave juste notre situation, sur bien des points. Nous sommes dans la zone, et ça, c'est un détail non négligeable. Un détail qui me permettra d'accoucher dans de bien meilleures circonstances. Malgré tout, je sais que le risque zéro n'existe plus. Et je sais aussi que nous n'avons plus les mêmes moyens qu'auparavant, et donc au moins deux fois plus de chance que l'accouchement tourne mal. Mais je ne veux pas penser à ça, ce serait du stress inutile en plus. Je souris en entendant la réponse de Gaylwen. J'ai beau être un peu jalouse à l'idée qu'il ait pu voir du monde, et bouger, je n'en reste pas moins contente que tout se soit bien passé de son côté. C'est arrivé plusieurs fois depuis qu'on est là, que des cas trop graves achèvent son moral. Parce que nous avons beau être dans une zone sécurisée et plutôt bien tenue, il n'en reste pas moins que le monde extérieur est dangereux. Très dangereux, même. Il nous faut rester méfier, et parfois faire l'inimaginable. Travaillant dans l'infirmerie, Gaylwen a parfois des cas bouleversants. Et même s'il ne le montre pas nécessairement pour éviter de m'inquiéter, je sais que ça le touche quelque part.

Il retourne ma question, et je hausse les épaules. De mon côté, je n'ai absolument rien à lui raconter. Il ne se passe jamais énormément de choses, au cours de mes journées. Là, c'est pire encore puisque je ne suis quasiment pas sortie de notre chambre. Pas de visites, pas de discussions à rallonge sur divers sujets inintéressants. Juste moi, et les murs de la pièce. « Ennuyante. Comme d'habitude. » Je me glisse de nouveau dans ses bras, et pose une de mes mains sur son torse, pendant que l'autre se niche dans son dos. De côté par rapport à Gaylwen, je parviens aisément à poser ma tête sur son épaule, du moins ce que je peux en atteindre. Je souris, déjà bien mieux que quelques heures auparavant. J'ai beau être aigrie, prête à craquer à tout moment, il suffit - généralement, en tout cas - que Gayl' soit dans les parages pour que je me sente mieux. Et puis, je suis d'accord avec lui. Je ne vois pas encore trop les choses avec discernement - trop concentrée que je suis sur mon ventre sans cesse grossissant - mais je peux bien admettre qu'il a raison. On a une vie presque ... Normale ici. Presque, bien sûr. Parce que certaines choses ne peuvent pas redevenir telle qu'elles étaient. J'arrive même à m'imaginer ici sur le long terme. J'ai toujours été optimiste, et notre présence ici suffit à raviver ce côté de ma personnalité. Enceinte, ou pas, je le reste. « Et ce sera encore mieux quand il sera là. »

Oh oui, j'ai hâte. Et pour bien des raisons. Mais je l'appréhende aussi, parce que je sais que, quoi qu'il arrive, l'accouchement ne sera pas de tout repos. La seule idée d'avoir un bébé, et de pouvoir enfin le serrer dans mes bras, me ravit au plus haut point ... et me terrifie en même temps. Et si quelque chose tournait mal ? Je ne pars pas pessimiste mais je ne peux pas m'empêcher, parfois, de songer à tous les risques que je cours ... Voire même que nous courons. Le bébé et moi. Tant de choses peuvent tourner mal ... Mes pensées sont totalement interrompues par la voix de Gaylwen. Je relève aussitôt la tête, et la recule suffisamment pour pouvoir le regarder. Mes yeux, et mon expression même, montrent à quel point l'idée de le laisser sortir de la zone me terrifie et m'inquiète. « Quelqu'un d'autre ne peut pas y aller à ta ... » Je m'interromps, et ferme les yeux. Bien sûr que non. On ne peut pas se permettre de demander à quelqu'un de le remplacer. Gaylwen n'accepterait pas de toute façon et, à vrai dire ... Moi non plus. Cette idée, quoi que terrifiante, est la meilleure que nous ayons à notre disposition. Je soupire, et rouvre les yeux. « Evidemment que non. Tu feras attention, hein ? Et pas plus de deux heures, sinon je vais trop m'inquiéter, comme tu t'en doutes. » Je réussis à lui sourire, aussi franchement que possible. Ce n'est pas vraiment une réussite, mais c'est tout ce ue j'ai en ma possession.
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Mer 2 Juil - 16:56

Eulogy for a ghost

   
Gaylwen & Sam
   

   Ce fut instantané… Dès l’instant où il avait croisé le regard de Sam Whiteley, Gaylwen avait compris. Il avait soudainement compris que plus rien ne serait plus jamais pareil dans sa misérable vie à Los Angeles. Une fraction de seconde. C’est tout ce qu’il avait suffit à Gaylwen pour prendre conscience qu’elle deviendrais très différente de celle qu’il avait vécu jusqu’alors à Los Angeles. Il ne se doutait pourtant pas que le changement dans sa vie serait d’une radicalité effrayante. Non. Il ne se serait jamais douter qu’un jour il serait ici à se soucier non seulement pour la santé de Sam mais aussi pour celle d’une bébé. Un bébé. Un petit être sur le point de naître dans un monde dévasté. Ce bébé dont il est le père. Qui l’aurait cru ? Qui aurait cru à l’instant même où les deux se sont rencontrés que Gaylwen deviendrait le père de son enfant ? Qui aurait eu l’audace de regarder Tyler Whiteley dans les yeux pour lui dire que son meilleur ami deviendrait non seulement le père de son neveu mais aussi son beau frère ? Ils étaient très peu pour ne pas dire inexistant…

La seule idée d’être père suffit à glacer le sang dans les veines de Gaylwen. L’idée d’être père dans ce monde en prise avec l’anarchie ? Elle terrifie Gaylwen. Cette simple idée suffit a terrifier Gaylwen au même titre que d’imaginer des complications durant la naissance de l’enfant. Si le gaillard a appris à cacher ses émotions négatives pour Sam, il n’en reste pas moins effrayer à l’idée de devoir s’occuper d’un nouveau né dans ce monde où la moindre erreur est fatale. La voix de Sam l’extirpe violemment de ses pensées. Il baisse les yeux observant alors son expression a mi chemin entre l’inquiétude et la terreur. Envoyer quelqu’un d’autre a sa place ? C’est hors de question. Gaylwen est soudainement pris d’un sursaut d’orgueil prêt à lui répondre lorsqu’elle rouvre les yeux. Elle tente péniblement de cacher son inquiétude. L’étreinte de Gaylwen sur Sam se resserre alors doucement dans un geste pour la rassurer. Un sourire au coin des lèvres.  « Deux heures... »  Gaylwen plonge son regard dans celui de Sam. Une tentative comme une autre pour faire en sorte qu’elle cesse de s’inquièter. Il sait pertinemment que le monde à l’extérieur est dangereux. Il sait aussi que la situation est très certainement plus préoccupante que lorsqu’ils sont arriver dans la zone. Gaylwen ne souhaite pas simplement sortir pour cette raison. La zone. Il a l’impression que la sécurité de celle ci lui fait perdre ses moyens de défendre sa famille. Cette impression de relâchement dangereuse. Oui. Cette vie beaucoup trop normale au cœur de la zone. Elle est dangereuse. Elle est dangereuse pour lui. Elle est dangereuse pour sa famille. « Je fais ce que j’ai à faire. Je saute dans la voiture et je suis de retour bien avant que tu comprennes le déroulement des opérations. Je sais où me rendre et je sais quoi prendre avec moi. » Un sourire se dessine dans sa barbe alors qu’il pose son front contre celui de Sam dans un geste plein de tendresse. Les yeux clos écoutant sa respiration avant de laisser échapper un petit rire. « Bleu ou rose ? » L’amusement dans sa voix est perceptible a des années lumières lorsqu’il rouvre les yeux sans pour autant changer de position. « Tu penses quoi de Logan ? Logan Whiteley-Evermoore. L’enfant de la zone »



   
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Jeu 3 Juil - 16:36



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Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Je suis tout bonnement incapable de dire depuis combien de temps exactement nous sommes dans la zone. Le temps défile sans que je puisse en avoir conscience. Est-ce que cela fait deux semaines ? Trois ? Ou bien largement plus ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Si je suis certaine d'une chose, en revanche, c'est que je suis proche du terme. Et je ne sais pas si je suis angoissée, ou impatiente. Un peu les deux, peut-être. J'ai tout de même de la chance d'avoir Gaylwen avec moi. Il est là pour me soutenir, comme il l'a fait au tout départ, quand nous avons perdu Tyler. ça a été dur pour lui aussi, mais il a réussit à nous maintenir en vie, à faire en sorte que l'on continue à avancer malgré tout. Sans lui, je serais morte dès le départ. Je ne peux pas me voiler la face à ce sujet. Et si je sais qu'il est débrouillard, et capable de se tirer des situations les plus extrêmes, j'ai peur. Peur de le laisser sortir et de ne pas le voir revenir. Et, en même temps, je sais que l'on a pas le choix. On ne peut quand même pas demander à quelqu'un d'autre de risquer sa vie pour nous. Pour ce bébé à venir. C'est même hors de question. Je soupire, et cède. A condition qu'il fasse aussi vite que possible et qu'il n'ait pas de retard. Sinon, c'est la crise cardiaque assurée. Je lui souris, et ne détache pas un seul instant mon regard du sien, nos visages de toute façon trop proches pour que j'y échappe. C'est un petit sourire, mais pour autant sincère et tendre. Je lui fais confiance. Mais je suis terrifiée malgré tout.

Je hoche la tête, légèrement. C'est tout ce que je peux faire, tout ce que je peux lui offrir pour l'instant. La peur me noue les entrailles, alors même qu'il n'est pas encore parti. Je sens que ça va être les deux heures les plus longues de toute ma vie. Je ferme les yeux un instant, me laissant bercée par sa respiration. Il me suffit de la présence de Gaylwen pour me calmer, et je sens que toutes mes craintes sont apaisées en l'espace de quelques secondes. Parce qu'il est là. ça ne durera pas, je le sais pertinemment. Mais je veux profiter de chaque instant sans avoir besoin de me poser mille questions. A l'image de Gaylwen, je rigole légèrement, et rouvre les yeux. « Rose, bien sûr. » Je suis certaine que ce sera une fille, et Gaylwen persuadé que ce sera un p'tit gars. Dans le fond, peu importe que ce soit l'un ou l'autre ; mais j'aime essayer de deviner. Nous n'avons aucun moyen de trancher, alors on fait avec les moyens du bord : nos intuitions. « Whiteley-Evermoore : parfait. Logan, parfait aussi ... Si c'est un garçon. L'enfant de la zone par contre ... Non ! » Je rigole et écarte le visage pour pouvoir mieux voir celui de Gaylwen. « Et si c'est une fille, je propose ... Sasha. Ou ... Juliet ! » J'ai toujours été nulle pour trouver des idées de prénoms, on dirait que ça ne s'améliore pas avec le temps. Quoi que, Juliet Whiteley-Evermoore, ça sonne plutôt pas mal ... Non ?
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Dim 6 Juil - 19:10

Eulogy for a ghost

   
Gaylwen & Sam
   

   Ces derniers mois, Gaylwen avait commencé à se demander s’il continuait à vivre parmi le chaos pour la seule survie de Sam. S’il essayait de se convaincre qu’il pouvait y avoir un avenir meilleur. Une sorte de monde différent laissant la possibilité d’un retour a une vie paisible après les effusions de sang. Une vie bien différente de celle qu’ils avaient eu la chance de vivre avant que le chaos ne décide de s’emparer de la planète. Oui. Il se demandait simplement si le monde se reconstruirait un jour. Gaylwen avait commencé à demander si survivre était encore utile. Le doute ne faisant que persister dans sa tête au fur et à mesure que les sanglantes semaines s’écoulait devant ses yeux. La mort. Elle commençait à devenir une solution simple pour mettre un terme à une misère sanglante. Oui. Il s’était demandé plus d’une fois si cette fin du monde n’était pas un signe. La fin d’une ère pour cette planète. La fin d’un cycle permettant à un nouveau de prendre le relais. Il s’était alors poser la question de savoir si il ne s’agissait pas du simple fonctionnement cyclique de l’univers comme de nombreux physicien l’avaient avancé quelques mois avant la fin probable de cette planète. Si la lute pour la survie n’était finalement qu’une perte de temps ou un simple plaisir de cette chose régissant la moindre atome. Si il avait quelque peu perdu les pédales ? Oui. Gaylwen n’avait plus d’espoir. La simple idée que le monde puisse se reconstruire n’arrivait plus a effleuré son esprit. Non. Il n’y voyait plus que les morts revenant à la vie pour grossir leurs rangs. Il n’y voyait plus que le sang. Les larmes. La faim. La douleur. La soif. La peine. Oui. Gaylwen ne voyait plus que le mal qui régnait sur cette planète. Ce mal rongeant le moindre être vivant l’obligeant a devenir une sorte de monstre. Ces choses. Ces horribles choses qu’ils n’auraient eu le courage de faire. Ces pulsions meurtrières le laissant au bord d’un meurtre de sang froid. Cet instinct de survie l’obligeant a abandonner des survivants derrière lui. Ce mal nécessaire pour sa survie et celle de Sam. A ses yeux… Dans ce monde… Il n’y avait plus rien d’autres que de mauvaises choses. Il n’y avait plus rien d’autres que de mauvaises personnes avec de mauvaises intentions… Il n’y avait plus grand-chose. Il n’y avait plus que des obligations. L’obligation de voir ses proches disparaître brutalement. L’obligation de mettre fin a des souffrances. Cette atroce obligation de devoir être le premier a tué pour ne pas être tuer… Il savait. Il savait qu’il était prêt à abattre un homme de sang froid pour survivre. Il n’y avait plus rien…

Un beau jour… Il y eu pourtant cette agréable et effrayante nouvelle. Elle venait directement de Sam. Qui d’autres ? Qui d’autres au milieu de cet enfer aurait réussi à lui redonner l’espoir qu’il avait abandonné sur le bord de la route ? Qui d’autres au milieu de cet enfer aurait réussi à lui redonner le sourire qu’il avait perdu depuis déjà si longtemps ? La fatigue. L’angoisse. La faim. La peur. La douleur. La souffrance. Toutes ces choses. Elles avaient eu raison des traits de son visage sous son épaisse barbe. Il n’était plus le même physiquement. Il n’était plus le même mentalement. Le regard est le miroir de l’âme mais ses yeux… Ils avaient perdu tout éclats depuis bien longtemps. Ils étaient vides de toute expression depuis bien longtemps. Ils ne brillaient plus. Il n’y avait qu’une expression perceptible dans ses yeux. Elle était visible lorsqu’il croisait le regard de Sam. Un mélange. L’espoir. L’amour. La combativité. La tendresse mais aussi la frayeur. Ces choses qui l’obligeaient à se battre au quotidien pour sa bien aimée. Un beau jour. Elle lui avait annoncée être enceinte. Elle lui avait annoncée qu’au milieu de cet enfer il deviendrait un père. Sam lui avait annoncée qu’il ne s’était pas simplement battu pour sa survie. Non. Il s’était battu jusqu'à l’épuisement pour sa famille. Pour sa femme. Pour son enfant. Pour leur enfant. La plus belle récompense qu’il pouvait obtenir durant le court séjour chez son oncle. La satisfaction de ne pas s’être battu inutilement. Cette satisfaction de se dire qu’il y avait une raison aux mois de souffrances.

Il fumait une cigarette en observant le crépuscule entre deux planches de bois lorsqu’il se remémorât une citation de William Shakespeare. « Qui n’a plus d’espoir n’auras plus de regrets ». C’est a ce moment précis qu’il compris que l’espoir ne l’avait jamais abandonner. Il s’était simplement éclipser dans un coin de son esprit tourmenté par les horreurs du quotidien. S’il mourrait demain. S’il regretterait de ne pas voir son enfant venir au monde ? Oui. S’il mourrait demain. Regretterait-il de laisser Sam à son propre sort avec un enfant sur les bras ? Oui. S’il devait mourir demain. Aurait il le regret de ne pas avoir eu l’occasion de sauver la vie de Tyler ? Oui. Un sourire sur le coin des lèvres. Aujourd’hui. Son visage n’est plus aussi marqué par les mois de survie. C’est avec tendresse qu’il vient poser ses mains sur les joues de Sam avant de lui déposer un baiser sur le front. «  D’accord… D’accord… On ne le surnommera pas l’enfant de la zone. » Il est persuadé que l’enfant à naître sera un petit garçon. Les mois de souffrances. Les mois de lutte. Les litres de sang versés. Ce sont des signes. Les signes qu’un garçon viendra au monde pour veiller a son tour sur sa mère. Les signes qu’un garçon viendra au monde pour à son tour veiller sur une femme qu’il chérira de tout son cœur. « Juliet ? Juliet Whiteley-Evermoore… C’est… » Il fait mine de réfléchir quelques instants en faisant une drôle de tête fuyant le regard de Sam « C’est plutôt pas mal en fait… » Un large sourire sur les lèvres. Son regard amusé croisant une nouvelle fois celui de Sam resserrant une nouvelle fois son étreinte protectrice autour d’elle. « Ce seras un garçon. Un véritable champion ! J’en suis sur… Et il sera aussi courageux que sa mère... Je doute par contre qu’il soit un jour aussi sexy qu’elle… Par contre si c'est une fille. Aucun doute qu'elle le seras » Gaylwen s’approche un peu plus d’elle avec un grand sourire avant de venir l’embrasser. Aujourd’hui dans la zone. La vie reprend un semblant de normalité mais Gaylwen sait qu’elle ne tient pas a grand-chose. Il en a des preuves tout les jours au centre médical. Il essaye juste de profiter de chaque instant sachant qu’ils pourraient être malheureusement les derniers comme les premiers et les plus beau d’une très longues période de bonheur…




   
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Mar 8 Juil - 15:37



eulogy for a ghost
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Maintenant que nous sommes là, en sécurité, je peux sans trop de mal me remémorer les débuts. Notre vie avant, mais aussi tout ce que nous avons traversé pour en arriver là. Du chemin, nous en avons passé, avec plus ou moins de difficultés selon les moments. Bien sûr, à choisir j'aurais préféré que tout cela ne se passe pas, que l'on puisse continuer à vivre une vie saine et sans rôdeurs. Ce n'est pas possible bien sûr. Et, au final, c'est ce qui m'a rapproché de Gaylwen, et c'est aussi ce qui va m'amener cet enfant. Rien de tout ça ne se serait passé sans l'épidémie, et c'est avec amertume que je le constate. Je ne peux pas savoir comment les choses auraient réellement évolué entre Gaylwen et moi, mais je ne peux pas regretter tout ce qu'il s'est passé depuis l'épidémie. Tout cela serait encore plus parfait si Tyler était toujours là, pour nous donner son approbation mais aussi, et surtout, pour nous épauler. Enfin, j'ai toujours Gaylwen. Alors, je pars du principe que je n'ai pas vraiment le droit de me plaindre. Je ne peux pas me lamenter à longueur de temps et prétendre que rien ne va. J'ai de l'espoir. Je reste optimiste pour la suite. Je pleure encore Tyler, mais tout cela me semble appartenir à une époque révolue. Une époque trop lointaine pour m'empêcher de vivre, pour m'empêcher de savourer tous ces moments précieux que je partage avec une personne à laquelle je tiens infiniment. J'aime Gaylwen. Et j'aime déjà ce bébé. Rien ne pourra m'empêcher d'être heureuse dans cette zone, avec ma famille, et des personnes que j'apprends à apprécier avec le temps.

En tous les cas, je sais que nous avons bien fait de venir ici. Autant pour l'enfant à venir que pour nous. Plus le temps passe, et plus je vois Gaylwen s'ouvrir. Je sais que son idée de départ était de ne pas venir là. Enfin, c'était avant d'apprendre que j'étais enceinte, bien sûr. Cette information a totalement changé la donne. A l'époque où tout me semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, il était déjà complètement recroquevillé sur lui-même. Et il n'y avait qu'avec Tyler qu'il réussissait à être lui-même, à se laisser aller en quelque sorte. Les choses sont totalement différentes, à présent. Je sais que ce n'est pas simple pour lui, et qu'il a encore beaucoup de travail à faire avant d'avoir un comportement totalement adapté à la vie en communauté. Mais le fait qu'il travaille - en quelque sorte - en contact avec les autres est déjà une grande aide. Cela lui permet de voir du monde et, j'en suis convaincue, de leur parler. Je ne sais pas exactement comment les choses se passent dans l'infirmerie, mais je suis certaine qu'il s'en sort bien. Son visage lui-même, me prouve qu'il est en train de changer, en train de se faire à tout ça. Il est moins fatigué, moins tendu, moins sur le qui-vive, aussi. Il s'inquiète toujours beaucoup trop - ce que je peux comprendre, en l'occurrence - mais est en progrès constant. Alors, je ne me fais pas de soucis. Une fois l'enfant né - si tout se passe bien jusque-là mais restons optimistes -, il sera un père formidable. Je n'aurais pas pu espérer mieux, en fait.

Je sais qu'il est impossible de louper ma grossesse, mais le fait de parler de cet enfant me rassure, et rend tout ça plus ... réel. Finalement, j'appréhende un peu moins l'accouchement. Parce que nous sommes en sécurité, et que Gaylwen sera à mes côtés de toute façon. Il y a encore beaucoup trop de chances pour que les choses tournent mal, mais je ne veux pas y penser. Je veux rester positive, et optimiste. Ce n'est pas toujours simple, surtout quand quelque chose se passe mal dans la zone, mais c'est tout ce qui me permet de tenir. C'est tout ce qui me permet de garder les pieds sur terre, et l'esprit clair. Juliet Whiteley-Evermoore, je trouve ça pas mal du tout. Il faut qu'on le garde sous le coude, en tout cas. Parce que si Gaylwen semble toujours aussi persuadé que ce sera un garçon, je suis sûre, de mon côté, que ce sera une fille. Je ne sais pas pourquoi. Mon instinct, sans doute. Peut-être ai-je totalement tort. De toute façon, garçon ou fille, ça ne changera pas grand chose, si ce n'est son prénom et ses futures occupations au sein de la zone. Oui, quoi qu'il arrive, je veux garder en tête l'idée que l'on sera toujours là d'ici quelques années. Ce n'est pas forcément la chose la plus plaisante qui soit, mais c'est notre choix le plus sûr. Notre seule chance de survie, en quelque sorte. « Évidemment, que c'est pas mal ! » Je fais mine de taper son épaule, faussement outrée. Je crois que, de toute façon, je suis prête à accepter tous les prénoms. Du moment que tout se passe bien et qu'il est en bonne santé, tout me paraît plus qu'envisageable.

Je m'apprête à protester et à lui expliquer par A + B pourquoi ce sera une fille et pas un garçon, quand Gaylwen se penche et m'embrasse. Aussitôt, je réponds à son baiser. Et je ne me fais pas prier pour glisser une de mes mains dans sa nuque et, ainsi, maintenir sa tête contre la mienne. Je finis tout de même par séparer mes lèvres des siennes, essoufflée. « Désolée, ce sera une fille, et elle en fera tomber plus d'un. » Je rigole, sachant parfaitement que c'est le truc à ne pas dire devant un futur père. Nous avons encore du temps devant nous, et je sais que la vie de cet enfant, que ce soit une fille ou un garçon, ne sera pas normale. Il n'aura pas la vie que nous avons eu. Il n'aura pas autant de possibilités que nous auparavant. Et, par-dessus tout, il devra apprendre à vivre dans un monde déjà complètement pourri. Je m'écarte de Gaylwen pour le regarder, mon sourire envolé. Pourquoi a-t-il fallu que je me mette à penser à tout ça maintenant ? Et puis, je n'oublie, bien sûr, que Gaylwen devra rapidement sortir de la zone. Quitter la sûreté de cet endroit pour s'assurer que nous ayons au moins quelques trucs pour le bébé. Des trucs pas disponibles à portée de main, pour mon plus grand malheur. « Tu penses que tu ... Sortiras quand ? » Cela me paraît être important de le savoir. Ne serait-ce que pour que je me prépare psychologiquement aux longues heures d'attente auxquelles je vais avoir droit. Cela va me sembler atroce, voire même complètement interminable. Je n'ai aucun doute à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Mer 9 Juil - 17:35

Eulogy for a ghost

   
Gaylwen & Sam
   

   La main de Sam se glisse sur sa nuque afin de le retenir plus longtemps contre elle. Ce sont ces petits instants qui confirment à Gaylwen qu’il est encore vivant. Ces petits moments de tendresse avec Sam qui lui donnent l’impression de vivre. Il pourrait presque sentir son cœur battre dans sa poitrine comme pour lui confirmer qu’il n’est pas dans un rêve. Il profite pleinement de ses petits instants. Il sait qu’ils pourraient être a tout moment les derniers qu’il passe avec elle sur cette planète. Si depuis qu’ils sont dans la zone, il n’est plus autant sur le qui-vive. Il n’en reste pas moins réaliste sur le monde et se prépare toujours à toutes éventualités. Il profite simplement des lèvres de Sam pouvant presque s’imaginer d’ici quelques années interrompus par une petite tête brune lançant un yeurk du plus profond de son cœur en observant ses deux parents s’embrasser. Son visage se déforme dans une drôle d’expression lorsqu’elle prononce LA phrase à ne pas dire devant un futur père.

Ce rôle de père, Gaylwen le prend déjà très au sérieux avant même la naissance de l’enfant.  C’est un rôle si excitant et effrayant qui s’offre a lui. Une nouvelle manière pour le destin de véritablement changer sa vie. Un garçon ? Une fille ? Au final, le sexe de l’enfant ne lui importe que très peu puisqu’il sait simplement que cet enfant n’aura pas la vie en partie paisible qu’il a connu depuis sa naissance. Non. Pour survivre, cet enfant apprendra à se battre  dès le plus jeune age. Il va devoir apprendre à se servir d’une arme. Il aura l’obligation de s’endurcir rapidement afin d’être prêt à faire face aux mauvaises intentions. En fin de compte, cet enfant ne vivra pas dans une peur constante. Non. Non. Il vivra dans un monde normal. Un monde qu’il connaît depuis sa naissance. Une époque simplement différente de celle que ses parents auront connu a son age. Il ou elle sera parfaitement adapter a cette manière de vivre. C’est du moins ce qu’espère Gaylwen durant ses longs moments de réflexions sur comment être un bon père dans ce chaos. Comment aborder cette paternité ? Il ne peut simplement élever son fils ou sa fille comme s’il vivait dans ce monde qu’il a connu auparavant. Il ne peut donner cette illusion de vie parfaitement normale au sein de la zone 51 à son enfant. Elle serait trop dangereuse pour sa survie. Oui. Il sait qu’il va devoir apprendre des choses qu’il n’aurait jamais voulu apprendre à son enfant. Il sait que son enfant aura à faire d’horribles choix qui se présenteront comme normaux à ses yeux. Il allait simplement réagir à la remarque de Sam lorsqu’elle s’écarte de lui. Le visage inexpressif. La voix hésitante. Tremblante. Effrayée. Inquiète. «  Le plus tôt possible. Demain ou après demain sûrement. »

Gaylwen hausse les épaules de manière désinvolte. Le ton de sa voix perd de son engouement alors qu’il enfonce les mains dans sa poche a la recherche de la fin de sa cigarette. Ce n’est véritablement pas sa principale préoccupation. Il est présent à l’intérieur de la zone pour la seule sécurité de Sam. C’est pour la naissance du bébé qu’il a accepter l’idée de venir s’enterrer ici. Gaylwen. Il préférerait vivre comme un paria. Il préférerait fuir de maisons en maison en évitant tout être vivant ou mort. Elle le sait. Elle sait que cette base n’est pas ce nouveau départ pour lui. Elle sait qu’il est ici pour elle. Elle sait que tant qu’elle voudra rester ici. Ils resteront ici. C’est à son tour de s’écarter légèrement de Sam. Il n’affiche soudainement plus un visage aussi radieux fuyant alors son regard en prétextant partir a la recherche visuelle de son briquet. Il ne lui fallu pas grand-chose. Une phrase. Un regard. Une fraction de seconde pour se re-murer simplement dans son silence. Un pas puis deux en arrière avant de tourner le dos au vent et a Sam par la même occasion afin d’allumer la fin de sa clope. Gaylwen replonge dans ses pensées lentement. Il sait que les trois quarts de la population au sein de la zone a besoin de ce sentiment de sécurité. Sam a besoin de cette sécurité mais pas lui. Cette sécurité. Elle lui fait peur. Elle lui colle la chair de poule. Il sait qu’elle sera responsable de la perte de beaucoup de ceux qu’il fréquente ici. C’est un fait. A trop vivre en sécurité. On relâche sa vigilance mais pas lui. Non pas lui. Il a vu ce que les morts font aux vivants qui se sont relâché. Les morsures. Les corps agonisant au centre médical. Les enfants mordus. Les parents en pleur ne pouvant accepter la seule idée qu’ils auraient du garder ce garçon sous surveillance constante. Ce gosse en pleur agonisant dans une marre sang. Son obligation pour le calmer a l’article de la mort en lui soufflant dans l’oreille de se calmer et qu’il va survivre. Qu’ils ont une solution. Une simple piqûre derrière l’oreille. Qu’il ne sentira rien grâce aux anesthésiant et qu’il se réveillera dans quelques heures avec un bandage. Sa main tremblante lorsqu’il approche la pointe de son crâne. Gaylwen envoi un coup de poing remplit de colère dans le mur en tôle du centre médical. La respiration sifflante avant d’inspirer profondément. Il ne serait jamais capable d’achever son propre fils. Il n’en aurait jamais le courage. Il n’aurait jamais le courage d’achever Sam. Non. Il sait qu’elle ne veut que la sécurité. Il sait. Elle veut qu’ils survivent tous ensemble dans cet enfer. Qu’ils vivent vieux. Qu’ils aient des enfants, des petits enfants et qu’ils meurent paisiblement. Il sait qu’elle ne veut que son bien. Elle sait qu’il ne veut que son bien. Gaylwen s’adosse contre le mur respirant lentement. Il sait qu’elle veut l’aider à devenir une autre personne. C’est peut être le moment pour commencer a véritablement s’ouvrir. « J’ai l’impression de devenir fou ici Sam… Tu veux que je fasse quoi hein ? Que j’envoi a ma place un de ces types incapable de sauver le cul de son propre gamin ? Qu’un de ces trous du cul de cul terreux joue au cow-boy avec ses flingues et qu’on me tienne responsable de sa mort pour quelques vêtements de bébé et du lait en poudre ? J’ai déjà assez de sang sur les mains pour pas m’en rajouter… » Il inspire profondément frappant doucement l'arrière de sa tête contre le mur. Sa main saigne légèrement après le coup de poing mais il ne le sent pas. « Moi aussi j’ai peur Sam… J'ai peur parce-que je suis loin d'être immortel »


   
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MessageSujet: Re: Eulogy for a ghost - Sam Sam 12 Juil - 1:42



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Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse, la honte, les remords, les sanglots, les ennuis, et les vagues terreurs de ces affreuses nuits qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Il a fallu que je reparle de cette sortie que Gaylwen devra bien faire à un moment ou un autre, pour que la situation soit complètement ... Différente. L'ambiance n'est plus la même, ça c'est certain. Je ne pense pas qu'il m'en veut, ce n'est pas son genre et il n'y a pas de quoi, après tout. Mais j'arrive à comprendre son point de vue. C'est tout aussi compliqué pour lui, que pour moi. Pas de la même façon, peut-être. Parce qu'au final, on s'est très bien trouvés, mais nous sommes deux opposés. Lui préférerait être encore sur les routes, et moi je suis plus que ravie d'être là. A mes yeux, cette grossesse est tombée à pique ; c'est elle qui nous a emmené ici. Et maintenant, nous avons du confort et de la sécurité. Que demander de plus ? Malgré tout ça, Gaylwen reste méfiant. Il m'en a parlé un certain nombre de fois. Pour lui, nous ne sommes pas plus en sécurité ici qu'à l'extérieur. C'est peut-être même l'inverse. Après tout, les rôdeurs sont prévisibles. Tout ce qu'ils sont capables de faire, c'est chercher de la chair fraîche à se mettre sous la dent. Les humains, eux, sont beaucoup plus complexes. Leurs comportement, leurs pensées, sont difficilement prévisibles, et parfois complètement différents de ce que l'on avait imaginé initialement. Je sais bien tout ça. Mais je veux leur laisser le bénéfice du doute. Je ne veux pas caser chaque survivant dans la même case, sous prétexte que je ne les connais pas comme je connais Gaylwen. Pourquoi eux seraient dangereux, hein ? Ils sont comme nous, perdus, à la recherche d'un endroit où se poser. Et, très souvent, en deuil.

Alors, non, je ne veux pas partir d'ici. Et non, je ne veux pas imaginer que je vais me faire attaquer par le premier survivant que je croiserais. Pour moi, c'est inconcevable de ne pas donner un minimum de confiance aux personnes résistants encore et toujours aux rôdeurs. Ils le méritent. Gaylwen, de son côté, est plus du genre à se méfier, et à laisser passer du temps avant de laisser sa chance à quelqu'un. Je sais que c'est pour ma sécurité. Pour notre sécurité, à présent. Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que ce n'est pas comme ça que c'est censé marcher. Au final, c'est lui qui nous a tenu en vie jusque-là. Alors, bien sûr, je ne peux qu'imaginer que sa vision des choses est la meilleure. Mais, ne serait-ce que pour cet enfant, il nous faudra rester ici aussi longtemps que possible. Retourner dehors avec un bébé en plus est tout simplement inconcevable. Je soupire en voyant Gaylwen s'éloigner. Cela arrive de moins en moins souvent, parce qu'il a beaucoup plus de facilité qu'auparavant à s'ouvrir à moi. Tant mieux, parce que je ne peux plus accepter qu'il fasse ça, et agisse de la sorte. Le Gaylwen d'aujourd'hui n'est plus comme ça. Il s'énerve. Il perd le contrôle. Là, je retrouve bien celui que j'ai connu à une époque qui me paraît désormais lointaine. Je le laisse se défouler, puis parler, sans rien dire. Sans broncher. Cela ne peut que lui faire du bien. Je sais qu'il en a besoin, ne serait-ce que pour ne pas péter un câble pour de bon. Il a encore un minimum de contrôle, c'est le principal.

« Non, ce n'est pas ce que je veux, et tu le sais très bien. Tout ce que je veux, c'est que tu rentres sain et sauf. » Je sens les larmes venir piquer mes yeux. Foutues hormones. J'ouvre et referme plusieurs fois mes paupières, pour ne pas me laisser déborder à mon tour. Gaylwen a besoin d'être rassuré. Et c'est tout ce que je suis capable de faire, dans mon état actuel. « Que tu le crois ou non, j'ai besoin de toi. Je ne peux pas m'en sortir si tu n'es plus là. » Je ne suis déjà pas capable de survivre toute seule à l'extérieur, alors avec un bébé sur les bras en plus, je n'ose pas imaginer ce que cela pourrait bien donner. En fait, il vaut mieux que je n'imagine rien du tout. Tout simplement parce que le pire arriverait forcément. « Essaye juste de faire vite, d'accord ? Je t'attendrais patiemment. » Ou impatiemment, mais il doit bien se douter que la nervosité ne se contrôle pas. Surtout chez une femme enceinte. Je lui demanderais aussi, à l'occasion, de partir tôt le matin ou un truc du genre. Cela me permettra de moins m'inquiéter. Enfin, ça m'étonnerait que cela fonctionne réellement, mais c'est toujours beau d'espérer n'est-ce pas ? Je reste une longue minute immobile, à fixer Gaylwen et son poing saignant légèrement. Ce n'est pas la première fois que je le vois ainsi, je l'ai même déjà vu dans des états bien pires. Mais, immédiatement, je me sens coupable. Je n'aurais pas du lui transmette toutes mes inquiétudes. Il doit déjà en avoir suffisamment comme ça, après tout.

En un mouvement rapide, je me rapproche de lui et enfouis ma tête dans son cou, du côté où il ne tient pas sa clope. Ce n'est pas la pire chose qui puisse arriver à ce bébé, mais je n'ai pas envie de rendre les choses plus compliquées qu'elles ne le sont déjà. « Il faut aller soigner ton poing. » Je m'écarte de lui, histoire de lui laisser l'espace suffisant pour qu'il fume le reste de sa cigarette. Je lui souris faiblement, déjà un peu plus calme. Si j'évite de penser à sa sortie prochaine, tout devrait bien se passer. Alors, je dois aussi éviter de m'attarder sur le sujet. Il semble être aussi sensible pour moi que pour Gaylwen. Ce que je peux comprendre, c'est lui qui va aller risquer sa vie. Pas moi. Comme toujours. « Tu dois retourner bosser après ? » A cet instant précis, la réponse à cette question me paraît primordiale. Parce qu'il va devoir sortir de la zone, et qu'être avec lui me permettra de ne pas penser à ça. Enfin, en théorie. En pratique, c'est toujours autre chose. Et puis, au vue de l'état dans lequel il est - physiquement et psychologiquement s'entend - je ne suis pas certaine que ce soit très utile qu'il y retourne. Comment est-il censé aider les autres si lui-même ne va pas très bien ? Enfin, je sais qu'il en est capable. J'ai juste envie de jouer les égoïstes et, pour une fois, de ne le garder rien que pour moi. L'avenir me terrifie, il me faut passer du temps avec lui.
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Eulogy for a ghost - Sam

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