Don't fucking leave me ever again ~ William
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MessageSujet: Don't fucking leave me ever again ~ William Jeu 24 Juil - 5:46

Amethyst ∞ William
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«Où est William ? » Une question qui résonne sans cesse encore et encore alors que je recherche désespérément mon protecteur dans chaque recoin de la zone. La réponse, je la trouve dans le regard d'Annie qui me balance la nouvelle comme une explosion. William est parti, parti avec les autres pour une putain d'expédition, il s'est tiré sans un mot, sans rien. Il m'a planté ici. Il m'a abandonné. La rage s'écoule dans mes veines alors que je me rues vers la sortie sous l'impulsivité pour tenter de rattraper le cortège ou je ne sais quoi. Annie me retient dans ses bras alors que je fulmine. « T'as pas le droit de sortir seule Amethyst et William m'a demandé de te surveiller » Les gardes font barrage, respectant le règlement. Désespoir en gain de cause, j'abandonne l'idée mais certainement pas ma colère. « Toi et William vous pouvez aller vous faire foutre, j'ai pas b'soin qu'on m'surveille » Chaque jour un peu plus, je m'enterre dans une profonde solitude et une humeur massacrante. Chaque jour est martelé un peu plus de son absence, de ce vide qu'il a laissé. Ma dégaine passe par la rage, le désespoir et la tristesse, cercle vicieux qui tourne en boucle sans arrêt, encore et encore. Comment a-t-il pu me laisser ? Comment a-t-il pu se tirer sans rien me dire ? Sans explications ? Nous avons déjà dû nous séparer mais c'était pour notre survie, pour s'en sortir. Là, c'était différent, complètement différent. Suis-je si peu importante pour qu'il se tire comme ça, aussi facilement ? Il me l'avait pourtant dit dans la chambre froide qu'il tenait à ma gueule d'emmerdeuse et qu'il supporterait pas que je crève alors pourquoi ses gestes ne collent pas à ce qu'il dit ? Il m'a raconté de la merde. Les jours s'étirent et aucune nouvelle, ils devaient partir trois jours mais cela fait une semaine et rien, rien. L'envie me prend de sortir avec les groupes qui partent explorer les environs, de me foutre en danger, de faire tout ce que William m'interdit en temps normal comme pour me venger mais non, je reste plantée dans la zone gorgée d'espoir. L'espoir de voir son groupe revenir et de lui foutre mon poing en pleine figure car il ne peut pas mourir, je n'accepte pas cette idée, il ne peut pas mourir. Annie me tombe tout le temps sur le dos sauf qu'elle n'est pas William et d'elle, j'en ai rien à foutre. J'ai pas besoin d'elle, j'ai besoin que de William, je ne veux que lui et personne d'autre.

Partageant une clope avec un type dont j'ai oublié le nom mais dont William veut pas que je m'approche, mon attention se fait happer par le bruit des moteurs de voitures qui reviennent à la mère patrie. D'un bond, je largue la barre de nicotine pour me fondre dans la foule qui entourent les hommes qui rentrent. Mes yeux ne cherchent qu'une seule silhouette mais une silhouette qui n'est pas là malgré le nombre de tour que j'ai fait autour des survivants revenus. J'attrape un type au hasard par le bras, peut-être un peu trop brusquement sous l'émotion. « Et William ? Il est où ? » Mon cœur bat à tout rompre, attendant le verdict. « Je sais pas. Nous avons été séparés en deux groupes et il était dans l'autre » « Mais t'sais quelqu'chose au moins, non ? Il est en vie ? » « Je sais pas, je pense pas que le deuxième groupe a pu s'en sortir, je suis désolé » Désolé ? Je t'emmerde avec tes désolés. Je repars bredouille, le cœur au bord des lèvres, des rideaux de larmes dans les yeux. Il a pas le droit de crever, non, il a pas le droit de me laisser. Je vais devenir quoi, moi, sans lui ? Certains vont déjà allumer des cierges en mémoire des hommes perdus, en hommage du deuxième groupe décimé. Annie me retrouve et me tend un cierge d'un air peiné « Tu veux allumer un cierge pour William ? » « Non j'veux pas ! William n'est pas mort, il peut pas être mort ! J'refuse d'y croire » Il n'est pas mort ou c'est moi qui refuse d'admettre l'idée. J'attrape le cierge supposé être pour William et le balance contre le sol avant de dégager le plancher sans demander mon reste. J'agis comme une gamine ou juste comme une personne blessée. Blessée d'avoir été laissée derrière, meurtrie de perdre encore un autre être cher car c'est ce que William est parvenu à être pour moi dans cette apocalypse : un être auquel je tiens, sûrement un peu trop.

Recroquevillée dans un coin, le temps s'écoule et la nuit a englouti la zone, je ne sais plus depuis combien de temps je suis planquée ici, plongée dans les abysses de ma tristesse, perdue entre la réalité et celle que je préfèrerais. Si William est mort, quel est l'intérêt de survivre ? De continuer de se battre ? Moi, j'en peux plus de perdre, encore et encore les gens que j'aime. Je me suis plus ou moins remise de la mort de mes frères, grâce à William surtout. J'ai à nouveau réussi à nouer des liens avec quelqu'un, à trouver une raison de survivre et pour quoi ? Pour tout perdre à nouveau ? Je ne serais pas capable de recommencer encore une fois tout ce bordel. Au loin, un rassemblement se groupe autour des portes, j'y pose mon attention sans vraiment y croire : l'espoir est foutu, vaincu et dans ce monde, tout se perd de toute manière. Contre toute attente, mes yeux se posent sur une silhouette que je connais par cœur, que je reconnais. Mon cœur s'emballe et je sors enfin de ma léthargie pour me ruer vers elle. Il faut que j'en ai le cœur net, si ça se trouve, j'hallucine ou je vois des fantômes. Plus j'approche et plus, non, je ne rêve pas, c'est bien lui. « William ... » Clouée face à lui, je le fixe incertaine, en proie à tant de sentiments à la fois : la rage, la tristesse, la peur, la rancoeur et puis surtout le soulagement de le voir vivant. La gifle part toute seule sans que je réfléchisse et malgré moi, le barrage s'ouvre « CONNARD ! » Mes poings s'abattent sur son torse alors que les larmes jaillissent de mes globes oculaires. « T'm'as abandonné comme une merde ! T'es parti sans un mot, sans m'prévenir » Mes mains saisissent le pan de son t-shirt et à bout de force, mon front se laisse tomber contre son torse. « J'ai cru qu't'étais mort, sale con » Derniers mots que j'arrive à prononcer avant de devenir muette par mes propres sanglots qui, maintenant que ma colère a été déversée, ne sont que des larmes de soulagements et de joie qu'il soit en vie. J'ai encore William avec moi, je ne suis pas seule.  
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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Sam 26 Juil - 21:07



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    Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'étais toujours aussi paumé vis à vis de ma relation avec Amethyst. Enfin, d'un côté, il n'y avait peut-être tout simplement rien à comprendre en fin de compte. Et rien à voir non plus. Ce n'était pas comme si on était un couple ou que l'on allait en devenir un. Y'avait peu de chance, pour ne pas dire aucune, que ça arrive un jour. Même si je tâchais de ne pas trop y penser, j'étais quand même bien conscient du fait que nous avions vingt ans de différence. Et puis merde elle devait très certainement n'en avoir strictement rien à foutre d'un type comme moi. Un pauvre vieux con qui devait plus l'emmerder qu'autre chose. Y'avait de quoi en même temps. Je n'étais pas le type le plus génial qui soit. Loin de là même ! Je ne me supportais pas moi même alors elle ne risquait pas de pouvoir me supporter ! Et d'ailleurs, je ne la supportais pas elle non plus. Bref, tout ça pour dire qu'entre nous il n'y aurait strictement jamais rien. Et pourtant, l'espace de quelques secondes, quand ma bouche avait rencontré la sienne, je n'avais pu m'empêcher d'imaginer un tas de trucs de ce genre. Mais surtout, d'imaginer sa réaction si je venais à approfondir ce baiser. Et pourtant, je n'avais jamais retenté ma chance par la suite. Difficile à faire quand on semblait plus s'éviter qu'autre chose. Je l'avais repoussé. C'était sans doute la raison de sa vive réaction sur le coup, non ? Ouais très certainement. Et pourtant, je n'arrivais pas à me faire à l'idée et ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle serait dégoûté si je venais à risquer de nouveau un geste de ce genre à son encontre. Prendre le risque ? Ce n'était même pas la peine d'y penser ...

    En tout cas, malgré tout ça, je m'en faisais toujours autant pour elle. Et c'était la raison pour laquelle quand il fallut sortir en expédition, je fis en sorte qu'elle ne soit pas mise au courant. Ainsi il ne lui prendrait pas dans l'idée de me suivre. Et ce fut donc bien sans elle que je quittai la zone. Et ce, quand bien même j'aurais largement préféré l'avoir à mes côtés à longueur de temps. Mais quand les choses commencèrent à mal tourner pour nous et que deux membres du groupe furent tués au cours d'une bataille particulièrement virulente avec une horde de rôdeurs, je songeai que j'avais bien fais de partir sans elle. Je n'étais pas certain qu'elle même aurait survécu. Notre groupe désormais pas mal décimé, fut finalement séparé pour de bon, quand notre voiture se tira à vive allure, avec quelques uns d'entre nous, à bord. Atterré, je regardais les autres sans savoir que faire. Et nous finîmes par décider de tenter le tout pour le tout, en prenant la direction de la zone, à pieds. Ce n'était pas comme si on avait un tas d'autres choix malheureusement. Et cela nous prit, évidemment, des jours et des jours entiers. Ce ne fut que lorsque nous fûmes tous à bout de souffle et de force et sans plus de réel espoir d'arriver en vie, que nous aperçûmes enfin la zone. Le portail fut ouvert et nous entrâmes enfin. Je voyais trouble, à cause du manque de bouffe, d'eau et de sommeil. On ne pouvait pas dire que la vie au dehors c'était du grand luxe tiens ... Mais quand j'aperçu enfin Amethyst qui s'approchait de moi, une étincelle de vie sembla me ranimer. Mais elle fut bien vite calmée par la gifle retentissante qu'elle me flanqua. Je fermai un instant les yeux en grimaçant et vacillai quand elle laissa ses poings percuter frénétiquement mon torse. « Et j'ai bien fais. Toi t'es en vie. » Lui fis-je remarquer d'une voix faible. Contre toute attente, j'eus quand même la force d'enrouler mes bras autour d'elle pour coller mon corps au sien. « Ta gueule. » Fut la seule chose que je parvins finalement à marmonner. Si elle ne me laissait pas filer rapidement, j'allais m'écrouler à ses pieds.

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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Dim 27 Juil - 11:35

Amethyst ∞ William
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C'est quoi ce bordel ? Ouais, c'est quoi ?! Où est passé ma maîtrise de moi-même ? Je suis là, à chialer comme une idiote à la vue de tout le monde. Bon, j'imagine que de ma gueule, ils en ont sûrement rien à foutre mais même, je n'ai jamais aimé m'afficher ainsi à la vue du peuple, laisser une telle vague d'émotion avoir des spectateurs. Il faut que je me ressaisisse, pourquoi est-ce si dur ? J'ai toujours su gérer en temps normal … ouais sauf que nous ne sommes plus en temps normal, nous sommes en temps de fin du monde. Sauf que je l'ai cru mort. Sauf que j'ai eu si peur. Sauf que je me suis crue à nouveau seule, éperdument seule. Je me répète inlassablement qu'il est en vie pour calmer la tornade qui dévaste tout en mon for intérieur : trop de choses en même temps, trop. Le soulagement, la rancoeur, la colère, la tristesse, le souvenir de ce jour dans cette foutue chambre froide où il m'a rejeté en beauté. A le voir encaisser mes coups aussi silencieusement et si mollement, je devine que la fatigue l'habite, sûrement la faim et la soif. Je sens ses bras se nouer autour de moi, je vacille par ce simple contact qui a le don de me rassurer, de me réconforter avec une efficacité déroutante. Quelque minutes s'écoulent avant que je me recule de ses bras, je m'en défais comme piquée à vif par l'épisode de la chambre froide. Il vaut mieux que je m'éjecte moi-même de ses bras avant qu'il ne le fasse se rendant compte que les gens sont autour de nous. Sûr qu'avec sa fatigue, c'est un détail qu'il a dû oublié ou Alzheimer est là bien avant l'heure.

« T'es qu'un crétin, n'prend pas d'décision pour moi, n'fais plus jamais ça. C'ma vie, j'décide quoi en faire » Ces mots m'enragent en sourdine. Moi, en vie, c'est ce qui importe ? Mais merde, moi, en vie, ça ne vaut plus rien si je suis seule. Pourquoi il le capte pas ?! .. . Sûrement parce que je le lui ai jamais dit que moi sans lui, ça ne rime à rien. Ce n'est certainement pas maintenant que je le lui dirais, nope. J'essuie d'un geste rageur les cadavres de larmes qui finissent leurs vies sur mes joues avant de reprendre mon souffle perdu dans cette effervescence de sanglots. Je n'ai pas pleuré ainsi depuis la mort de Troy et je m'étais promis de ne plus le faire : je me suis ratée. « Toi, t'gueule, garde l'peu d'force qu'il t'reste, idiot » Malgré la rancoeur présente en moi, je ne peux nier l'étincelle d'inquiétude qui pointe en moi. Non, je n'aime pas à le voir ainsi, ça serait con qu'il me soit revenu pour claquer en face de moi. Je passe un bras autour de sa taille, hissant ma silhouette qui a perdu du poids depuis son départ sous l'un de ses bras afin de le traîner avec moi, qu'il le veuille ou non. Mes gestes sont comme robotisés, je me retiens d'être douce, tendre, de trahir ma joie de le revoir, il ne le mérite pas. « Viens, faut qu't'mange quelqu'chose et boive. Hmm puis ensuite prendre une douche avant d'aller pioncer, t'pues la mort » Rassemblant le peu de force que j'ai, je nous entraîne vers le self avant de me stopper net « T'es blessé ou pas ? T'as b'soin d'aller à l'infirmerie ? » Mon regard le sonde de part en part, vérifiant s'il n'a pas de plaie qui saigne ou je ne sais quoi.
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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Jeu 31 Juil - 18:21



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    J'ignorais complètement pourquoi je venais de la prendre dans mes bras. A vrai dire, je n'en avais eus conscience, de mon geste, que trop tard. Une fois que c'était déjà fait et qu'elle se trouvait contre moi. Pour autant, je n'eus pas du tout le réflexe de me reculer, même quand je m'en rendis compte. En fait, j'étais pas si mal ainsi contre elle. J'étais même très bien devrais-je dire. Même si j'ignorais encore la raison d'un tel réflexe. Sans doute un gros mélange. Parce que j'étais désolé de l'avoir mise dans un tel état. Et que j'étais foutrement heureux et soulagé d'être de retour -et de l'avoir elle, en vie et en parfaite santé, même si elle était bien énervée-. Finalement, ce fut elle qui se détacha de moi la première. Et je la laissai faire, n'ayant de toute façon pas la force du tout de la retenir ou de simplement protester. Dans l'immédiat, je n'avais vraiment aucune conscience de toutes les personnes alentours, qui étaient certainement très surprises par ce soudain rapprochement entre Amethyst et moi même. Mais je m'en foutais. Je n'avais vraiment pas la force de m'inquiéter de quoi que ce soit d'autre que ma fatigue et l'état de mon corps en lui même. J'étais des plus éreinté et m'allonger ne me ferait vraiment pas le moindre mal. « C'bon, fait pas chier pour si peu ... » Grommelai-je mollement, alors qu'elle insistait encore concernant la décision que j'avais prise, sans même prendre la peine de lui demander son avis à elle, alors qu'elle était tout de même bien concernée. Je m'en foutais. Tout ce qui comptait pour moi, c'était qu'elle soit en vie et en parfaite santé si possible. Or, c'était bel et bien le cas. Et ce, parce que je m'étais tiré en m'assurant qu'elle même demeurait en sécurité ici.

    Je ne fis que soupirer quand elle me rendit mon "ta gueule" bien senti et me fit remarquer que je devais garder mes forces. Elle n'avait pas tout à fait tort sur ce point là, je ne pouvais décemment pas le nier. M'enfin quand même ! Je n'eus même pas le temps de protester de toute façon, qu'elle glissait un bras autour de ma taille pour me soutenir. C'était vraiment plus moral qu'autre chose là. Parce qu'elle était bien mince à côté de moi et je doutais qu'elle ait la force nécessaire pour vraiment me maintenir debout. Si je tombais, je tombais. Mais c'était le geste qui comptait de toute façon. Alors je la suivis sans broncher ni rien. Juste, je la fermai et marchai, bien heureux de songer que j'allais pouvoir me poser un peu. Ses remarques m'arrachèrent un simple soupir. « J'ai juste besoin d'pioncer. J'mangerai plus tard. » Soupirai-je en me détachant finalement d'elle, pour prendre la direction des douches principales. Vu que nous n'avions même pas droit à des chambres séparées quand on n'était ni en couple, ni en famille, ni ... Quoi que ce soit de ce genre. « Et j'suis pas blessé. » Répondis-je seulement, sans me tourner de nouveau vers elle, continuant plutôt du côté de la salle d'eau dans laquelle j'eus tôt fait de m'enfermer... Pour ensuite rouvrir la porte et regarder en direction d'Amethyst. « Mon sac ... » Soupirai-je en lui lançant un regard vide. Ouais, tant qu'à me débarbouiller, autant que je puisse ensuite changer de fringues. Sinon, ça n'aurait pas le moindre intérêt, pour sûr. Concernant mon sac dans lequel j'avais mes fringues, il se trouvait dans le dortoir. Vu que j'avais autre chose à foutre que de le trimbaler quand je partais en excursion de ci et de là.

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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Sam 2 Aoû - 11:24

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Faire chier pour si peu ? Sérieusement ? Il venait d'oser me sortir ça ? Si peu. Je fulmine en mon for intérieur, je prend sur moi pour ne pas lui foutre une autre claque et le laisser en plan. Non, en faite, je pourrais bien le faire ça, le laisser se trainer où il veut. Ouais, je pourrais, il le mérite bien pour m'avoir laisser comme un bordel dont on s'enfout, dont on en veut pas sans aucune considération car j'estime tout de même devoir en avoir, j'ai raison pas vrai ? Après tout ce temps à être lui et moi à survivre quand d'autres sont passés de l'autre côté. Moi, je n'aurais pas pu le laisser en plan de la sorte mais c'est peut-être ça la différence entre lui et moi, il est devenu cette importance capitale que je ne suis pas. Tout ce qui a été dit dans cette foutue chambre froide, c'était de la connerie. Mensonge venant d'un sale menteur. Ma rancoeur se gonfle en silence, je dis rien, j'encaisse et tente d'enterrer tout ça au fond de moi. Je me suis assez donnée en spectacle pour aujourd'hui même si je me sens fébrile, émotionnellement en bordel. Je suis un désastre mais assure Amethyst, contrôle, contrôle. Je le laisse se défaire de mon aide, parfait, démerde-toi. Je grogne dans son dos, profite d'être derrière lui pour lui faire un bras d'honneur, geste qui m'aide à exorciser ce trop plein de colère qui flirte un peu trop avec le soulagement de le voir, de le savoir en vie, avec moi. J'emmerde cette partie de moi, je me flagelle de la ressentir aussi abruptement que cette colère en latence.

« Tant mieux pour les infirmières, elles auront pas à s'dégueulasser les mains à t'soigner » J'aurais aimé être plus connasse dans ma réplique, lui dire que ouais, il aurait mieux fait de revenir blessé, prendre pour son grade en revanche de son abandon mais les mots ne sortent pas de ma bouche, incapable de les prononcer car au fond, je les pense pas. Dans un sens, tant mieux, une fois la colère expiée, je les aurais regretté ces mots, car une fois calmée, je sais que le savoir blesser m'aurait fait l'effet de l'être aussi. Foutus sentiments de merde, ils m'emmerdent sérieusement. Et voilà qu'il continue sa route en m'ignorant, me larguant comme une parfaite imbécile derrière lui. Mais pourquoi je continue de le suivre ? Aie un peu de fierté, Amethyst, casse-toi, tire-toi ! Hélas, mes pas continuent de le coller, à une distance certes mais je le suis. Clac. La porte de la salle d'eau commune me claque au nez. J'ouvre la bouche, outrée et en proie à exploser de rage. Alors que j'allais laisser ma fureur se déverser sur la porte, celle-ci s'ouvre comme par magie, me coupant net dans mon geste. « QUOI ?! T'te fous d'ma gueule j'espère ?! T'as cru quoi ? Qu'y'a écrit bonniche sur m'gueule ? L'voilà ton sac » Mon bras se lève, majeur dressé devant son visage, légèrement essoufflée par mon coup de gueule soudain. Je reste un moment à le toiser, fulminant, à deux doigt d'exploser à nouveau en larme par ce torrent d'émotions qui me prend. Mon regard rencontre le sien, si vide, si éreinté, comme à bout de force. Un regard que je ne lui ai très peu connu, voir jamais. Nous avons souvent été très fatigués par la route et les épreuves mais pas ainsi. Percutée de plein fouet par la lueur si éteinte dans son regard, je recule d'un pas et secoue la tête, touchée en plein dans le mille par la vision qu'il reflète. « C'bon, c'bon, okay, j'vais l'chercher ton sac, j'reviens » Je dégage sans demander mon reste vers le dortoir, je connais l'emplacement de son sac, il est là où il dort toujours au même endroit de toute manière. Je mets la main sur ce maudit sac et fait le chemin inverse en courant cette fois, craignant qu'il ne me fasse une syncope dans les douches, sait-on jamais hein ! « William ? » Il a pas bougé d'ici le temps que j'y aille non ? « J'ai ton fichu sac ! » je tend l'oreille pour tenter de le repérer dans les douches communes, voir si j'entends un filet d'eau couler. Mon coeur se cogne dans ma poitrine à l'idée qu'il aie pu faire un malaise ou céder à sa fatigue
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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Dim 3 Aoû - 15:26



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    Je n'aurais peut-être pas du prendre une décision pour Amethyst, sans lui demander son avis, soit. Mais si je l'avais fais, ce n'était que pour son bien à elle. Et clairement pas pour le mien. Sauf que ça, elle semblait pas le comprendre. Ou n'avait pas envie de faire l'effort de vouloir comprendre. Dans les deux cas, le résultat était quand même le même. Malgré tout, était-elle vraiment obligée de m'envoyer autant d'horreurs dans la gueule ? Se dégueulasse en me touchant ? Devais-je lui rappeler que je venais de passer plusieurs jours abominables en pleine nature, pour tenter de revenir en un seul morceau ? Forcément que je n'étais pas tout beau tout propre. Je me contentai de serrer les dents et ne rien répondre. J'avais bien fais de me détacher d'elle finalement. Je ne tenais pas à la dégoûter en étant collé à elle. Message bien reçu. Comme, du cou, je m'enfermai dans la salle de bains sans lui demander son avis. De toute façon, elle n'allait pas non plus me suivre jusque dans la cabine de douche, hein ? sauf que j'en oubliais mon sac qui contenait mes affaires de rechange. Je rouvris donc la porte et lui demandai d'aller le récupérer. Je n'avais pas ordonné. Ni demandé ça sur un ton de connard supérieur. Et pourtant, sa réponse fut immédiate et tout à fait le genre qu'elle aurait eut le droit d'avoir si j'avais exigé qu'elle aille me chercher ce sac à la con. Là, il n'y avait aucune raison à une telle réaction. Si ... ?

    Je demeurai con, incapable de faire ou dire quoi que ce soit. Putain. Je pensais qu'elle était un minimum heureuse de me revoir. Mais depuis que j'étais de retour, à part des vacheries et des coups, on ne pouvait pas dire qu'elle s'était montrée sympa ou un peu contente de me savoir en vie et en pas trop mauvais état. Finalement, elle se rétracta et fit demi tour pour aller me chercher ça. Moi, j'étais trop éreinté pour tenter de comprendre les raisons de son comportement. Alors je n'attendis pas qu'elle soit revenu pour me rendre dans l'une des douches, après avoir récupéré une serviette. Ôter mes chaussures puis mes fringues, me demanda plus d'énergie que je ne pensais en avoir. Je grommelai même un peu de douleur devant certains mouvements, qui tiraillaient un peu trop sur mes muscles qui avaient beaucoup trop donnés au cours des derniers jours. Finalement, je pu entrer dans le coin douche, au moment même où Amesthyst était de retour. Je soupirai et demeurai silencieux pendant un moment. « C'bon tu peux l'poser là ... » Marmonnai-je finalement. « Merci ... » Risquai-je même, presque timidement. C'était bien la première fois que je remerciais quelqu'un, pour quoi que ce soit. Et j'étais franchement gêné. Surtout au vu de son comportement de gamine chieuse depuis que j'étais revenu. Enfin, depuis toujours en réalité. En tout cas, je n'attendis pas de réponse de sa part et enclenchait l'eau. Le premier jet, glacial, m'arracha un grognement douloureux sans que je ne puisse le retenir. Puis l'eau se réchauffa et je posai mes mains en appuie sur le carrelage devant moi, tête baissée. A l'eau qui coulait à mes pieds, se mêlait le sang et la boue. Si avec ça pouvaient partir les visions d'horreur, la faim, la terreur, ça n'aurait pas été de refus ...

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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Lun 4 Aoû - 9:23

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Cause if my fear's right, I risk to lose you and if I just might wake up alone. Fiction, when we're not together, you're more than I can believe would ever come my way
J'ai la sensation abjecte de faire de la merde, de merder comme il se doit. Cette impression ne me quitte pas, rôde en sourdine en moi comme une serpent qui siffle. Dans ma tête en bordel, une voix me dit que je suis dans mes droits, que j'ai raison d'être en colère et de me comporter comme une grosse conne. C'est ma raison qui me dicte ce sermon pieux, à moins que ce soit mon orgueil bafoué, ma fierté percée de toute part. Le cœur, lui, en tout cas, se noie, il supporte plus ce combat trop physique, il rend les armes et moi aussi un peu. Je suis crevée, fatiguée de ces derniers jours, à attendre, à croire une vérité qui n'était pas. Je ne suis pas autant éreintée que William présentement, ça, c'est sûr, je suis restée dans la zone, dans ce périmètre sécurisé quand lui, il a bouffé le monde de dehors en pleine poire. Je rumine mes pensées qui tournent en rond dans ma tête, cercle vicieux, même scénario, même boucle : colère, tristesse, soulagement, apaisement. Tout à la fois et tout qui s'annule à tour de rôle. Le genre de moment perdue dans des abysses à se demander si on a pas un problème comportemental, un pète au casque. La voix de William me signale la présence du revenant vers lequel je me dirige affublée de son sac dans les bras que je serre, sûrement à défaut de lui. Je pose le sac à l'endroit où il me dit de le faire obéissante et soudainement silencieuse, un calme troublé par sa silhouette que je vois disparaître derrière le rideau de douce. Je garde mes prunelles greffées au sol, incapable de sortir et sûrement que j'ai bien fait car un mot que je n'ai jamais entendu sort du gouffre de la douche. Y me faut un moment pour l'encaisser et surtout atterrir : Merci. Tout ce temps passé ensemble, pas une seule fois William ne m'avait adressé ce mot, même pour une chose banale comme lui passer la bouteille d'eau ou quoi. Un mot que j'aurais sûrement mérité si un jour, je lui avais sauvé la vie mais je ne l'avais jamais fait, c'est toujours à lui que revenait ce rôle. On tournait toujours ainsi, moi la sauvée et lui le sauveur. Je n'avais rien fait aujourd'hui pour mériter ce mot, pas après lui avoir foutu une gifle et lui hurler dessus puis c'était quoi aller chercher un sac ? Rien, quedalle. Ma vie n'a pas été mise en danger pour être allée le chercher ce foutu sac. La culpabilité remonte comme une bile le long de mon œsophage. Qu'ai-je fait pour William en retour de tout ce qu'il a fait pour moi ? Pas grand chose.

Je deviens muette et laisse mon regard se perdre sur la silhouette floue courbée contre le mur qui se reflète sur le rideau délabré. J'assiste inutilement à son grognement de douleur en serrant le poing, m'apitoyant non plus sur mon sort mais sur le sien cette fois-ci. Sous le rideau de douche, je perçois ses pieds se perdre dans un mélange de sang et de boue, mon cœur se serre et je quitte ma position sans réellement réfléchir. Mes mains tirent le rideau et je pénètre la salle d'eau à mon tour, attrapant un cadavre de savon au passage. « J'materai pas, promis mais plus vite t'auras fini t'doucher et plus vite t'pourras t'reposer alors laisse-moi faire, okay ? Laisse-moi au moins faire ça pour ta poire » Je mets de côté ma pudeur, je mets de côté ma gêne d'être face à un corps nu, surtout celui de William et dénoue le bandeau dans mes cheveux pour m'en servir comme un gant. Ce dernier gorgé de savon, je m'applique à lui frotter le dos pour faire partir cette satanée boue ne lui laissant pas réellement le choix à vrai dire. Je deviens consciencieuse comme si je faisais un devoir à rendre en prenant soin à garder mon regard au dessus de sa taille et à ce que mes mains ne touchent pas les parcelles de sa peau. La mousse se brunit et la couleur de sa peau se révèle enfin laissant des bleus apparaître, des bleus qui recouvrent son dos, vestige de cette sortie qui a mal tourné. « Merde ... j't'ai pas fait mal ? » Je tente d'y aller en douceur, de ne pas réveiller la douleur dans son corps dont je prend maintenant conscience de l'épreuve qu'il a dû traversé. Voilà ce que je peux faire pour lui, pour mériter ce merci de tantôt : m'en occuper autant que je peux
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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Lun 4 Aoû - 20:08



    AMETHYST & WILLIAM

    Don't fucking leave me ever again.


    Le fait est que je n'étais pas encore en état de penser. A propos de rien du tout et de ... Personne non plus. C'était tout juste si j'étais conscient du fait que j'étais enfin rentré. Je ne me rappelais pas du tout comment j'avais fais pour revenir. Est-ce que j'étais seul ? A pied ? En voiture ? A moto ? J'aurais bien pu être revenu à dos de dragon, que ça ne m'aurait pas davantage marqué ! Je me rappelais, par contre, parfaitement avoir vu le visage d'Amesthyst se détacher du lot quand j'étais rentré, enfin. Mais ensuite, plus grand chose encore. Il me semblait l'avoir prit dans mes bras. est-ce que j'avais vraiment fait un truc pareil ? Devant tout le monde? Sans doute que oui. Peu importait. Ce qui était fait était fait. Et maintenant j'étais en train de tenter de me nettoyer. Ce n'était pas tâche aisée en sachant que chacune de mes articulations et chacun de mes muscles, semblait souffrir le martyr et me lancer. J'avais également quelques égratignures de ci et de là, marquées par les ronces et les branches, sur ma peau un peu pâlichonne.  Rien de bien grave pour autant. Je ne m'étais pas sévèrement blessé. Pas de chute brutale, pas de membre tordu, pas de plaie sanguinolente, pas même de coup sur la tête. On pouvait quand même dire que je m'en tirais bien ! Surtout en comparaison des deux membres de notre groupe qui y avait laissé la vie.  Je n'étais même pas en état de les pleurer ! Enfin d'un côté, ce n'était pas non plus comme si je pleurais encore qui que ce soit à l'heure d'aujourd'hui. Il n'y avait qu'Amethyst -encore elle !- que je risquais de pleurer si je venais à la perdre. Or, c'était justement pour ça que je faisais en sorte qu'elle sorte le moins possible de la zone. Que cela lui plaise ou non ...

    Et d'ailleurs, ça ne lui plaisait évidemment pas le moins du monde ! Elle me l'avait bien fait comprendre, encore et encore. Et heureusement pour elle, je n'étais pas même en état de me défendre. Je me contentais d'encaisser ses remarques diverses et variées, sans rien trouver à lui répondre. Si elle avait besoin de se défouler, qu'elle fasse donc ! Je pensais qu'elle avait posé mon sac et s'était tirée sans demander son reste. Alors quelle ne fut pas ma surprise quand le rideau de douche fut brusquement tiré. Je levai vivement la tête, secoué par une peur soudaine et brutale. Pas tout à fait raisonnée, soit. Mon coeur eut un peu de mal à s'en remettre quand je réalisai que ce n'était qu'elle. Quoi que c'était un souci ça aussi. Que foutait-elle dans ma douche au juste, hein ? Me laver ... Elle voulait me laver ... C'était quoi ce délire, sérieusement !? Là encore, je fus bien incapable de protester. Je n'en pensais pourtant pas moins ! J'étais à poils bordel -le principe d'une douche quoi- ! Mais force était de reconnaître que j'avais peut-être besoin d'un peu d'aide. C'était tout juste si j'arrivais à bouger sans grogner de douleur. Alors quelqu'un pour me frotter -vraiment- le dos, ça ne serait pas de refus. Après tout ce temps passé dehors, j'avais l'impression que la crasse était incrustée dans ma peau. Toutefois, je du serrer les dents quand elle frotta un peu trop vivement ma peau abîmée. « J'ai connu pire ... » Me contentai-je pourtant de répondre. De toute façon, se montrer trop doux ne servirait à rien du tout. Alors autant le faire une bonne fois pour toutes ! « Si t'as fini, c'bon, j'vais faire l'reste. » Ajoutai-je mollement, en passant mes mains dans mes cheveux pour les libérer de toute trace de boue collante et de sang poisseux. Ouais je voyais pas ce qu'elle pouvait frotter d'autre sans que ça ne vire un peu trop intime.

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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Mar 2 Sep - 10:32

Amethyst ∞ William
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Le manque. Ce sentiment abjecte, ce sentiment au goût de trop. Cette émotion à l'état brute qui m'a emporté trop de fois en son sein dans des labyrinthes sombres à toujours espérer voir la fin de ce tourment dont on échappe que rarement. Je l'ai compris à mes dépens, je l'ai appris bien trop tard et même avec cette connaissance maigre, je me fais toujours avoir au final. Toujours à me faire enrôler dans cette mer sombre et épaisse. Papa. Roderick. Troy. Je me suis faite avoir à chaque fois, chaque putain de fois. Aujourd'hui encore à côtoyer les affres du manque, de la peur, de l'angoisse. La silhouette de William se dessine dans les vapeurs que crache la douche me rappelant que j'ai toute les raisons de sortir des eaux troubles du manque, de la peur de la solitude et pourtant, une part de moi y reste bloquée. Prisonnière. Prise en otage. William est là, oui, cette fois-ci, il est revenu mais viendra le jour où il ne reviendra pas comme tous ces gens qui ne reviennent jamais. William est là, maintenant, aujourd'hui mais viendra le jour où il ne sera plus là et je serais juste moi, Amethyst toute seule, Amethyst sans rien, Amethyst et puis du néant. Je le savais depuis le début que ça craignait de s'attacher à nouveau à une personne, je le savais et pourtant le lien s'était greffé sans que je puisse y faire quoique ce soit. Au fond, peut-être que je n'avais pas tant que ça envie de ne pas m'attacher, qui sait ? Mais maintenant, je suis dans la merde. Mon regard s'agrippe à une cicatrice qui date d'avant l'épidémie ou pas, que sais-je sur lui de toute manière ? Elle est juste là cette cicatrice à me narguer de sa boursouflure, simple greffe de peau qui en sait beaucoup plus sur lui que moi à cet instant précis. J'hausse les épaules et continue ma tâche en tentant de me concentrer sur sa nuque. « Pire, pire … L'pire, ça s'rait que tu sois mourant » Et fort heureusement, il ne l'est pas, juste crevé. J'ai jamais été fleur bleue sur les bords, les conneries qui passaient à la télé ou au cinéma me donnaient la gerbes mais si William doit crever, je me défoncerai le crane. Pas pour faire un remake de Roméo et Juliette à la con, il n'a rien d'un Roméo et je n'ai rien d'une Juliette -dieu merci-  mais je crois que je supporterai plus de revivre le même cercle tourmenté encore et encore. Faire son deuil, s'habituer à l'absence, vivre avec le manque : non plus jamais, je veux plus. J'ai assez pris pour mon compte de ce côté là et je mériterai bien des vacances à durée indéterminée. Je pourrais le faire maintenant, sortir de cette douche et aller me chercher briser la gueule contre un mur, la paix éternelle et tout sera fini. Tombé de rideau et au revoir monde de merde ! Mais j'ai pas les couilles, faut le dire. Si William est là alors je reste. Si William est là alors il y a encore une raison de persister dans ce monde qui part à sa fin. « J'ai pas fini ! Sois un peu patient, bordel ! T'fais qu'un avec la crasse là »

Le bandeau a pris une teint marron quand le dos de William recommence à prendre la couleur d'une peau humaine et non d'un monstre fait à base de boue. Mes mains glissent vers ses reins sans vraiment réfléchir, suite logique du processus. Je me fige un moment revenant à moi, sûrement que mes yeux rencontrant l'arrondi d'un fessier me tire de mes gestes mécaniques. Marche arrière ! Marche arrière TOUTE ! Je me racle la gorge et lui enfonce mon bandeau dans les mains « Bon t'fais l'reste hein ! J'ai fait l'plus gros » Mon idiotie prend toute son ampleur maintenant, je suis dans la douche avec William à poil. Je le savais à la base mais là je percute comme une sombre abrutie. C'est la première fois que je vois un mec à poil putain. Enfin j'ai rien vu sauf son cul mais quand même ! Oh putain ! Oh putain ! Panique à bord. Je répète : panique à bord. « T'sais quoi ? J'pense que là, t'peux t'en sortir très bien sans moi, d'toute façon, d'être sans moi, t'as l'air d'préférer ça … bon j'me tire » Je suis sûrement punie pour ce pique de rancoeur que je viens de lui dégobiller en pleine poire car à l'instant où ma dégaine se détourne pour sortir, mon pied glisse sur un cadavre de savon et paf. Je m'étale dans l'eau crasseuse et à mon tour, je me retrouve avec de la boue plein les fringues. « Ah p'tin » Je redresse la tête pour trouver une appui afin de me relever sauf que … mauvais idée, mauvaise idée ! « Vas-y mais cache-toi merde ! »
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MessageSujet: Re: Don't fucking leave me ever again ~ William Jeu 4 Sep - 20:28



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    Don't fucking leave me ever again.


    J'avais beaucoup de mal à me sentir tout à fait à l'aise alors que j'étais complètement nu devant Amesthyst qui s'occupait de me frotter le dos avec application. Moi qui avais toujours éprouvé quelques complexes quant à mon physique, j'aurais vraiment préféré qu'elle évite de faire un truc pareil. Quand bien même je devais bien avouer que c'était plutôt agréable de sentir quelqu'un s'inquiétait autant de sa petite personne. Et chercher à en prendre soin comme elle était en train de le faire. « Mais j'le suis pas. » Me contentai-je de lui faire remarquer. Même si j'aurais bien eus envie de lui demander si ça l'aurait vraiment tant embêtée que ça, que je sois mort. D'un côté il semblait presque évident que oui. Vu sa réaction quand j'étais enfin revenu d'une trop longue expédition qui avait fini par tourner sacrément au vinaigre. Elle devait quand même pas mal tenir à moi pour réagir de la sorte ! Et j'en étais sacrément heureux même si je ne me risquerais jamais à le lui avouer de façon claire. Enfin je l'avais déjà dis. Mais on ne pouvait pas dire que les choses s'étaient arrangées entre nous depuis. Sans doute parce que je l'avais embrassé ? Ou parce que je l'avais sèchement repoussé ? Je ne savais pas. Et c'était bien pour ça que je gardais autant mes distances. Enfin que j'essayais de le faire. Parce que là, elle venait de tout foutre en l'air en m'ayant ainsi rejoint dans la cabine de douche pour s'occuper de moi. Je tentai encore une fois de la chasser, l'air de rien, de là. Parce que je n'allais quand même pas la laisser me nettoyer ... De partout ... Vraiment partout. C'était déjà énorme que je la laisse me nettoyer le dos où s'étaient installés quelques cicatrices dont la plupart dataient de bien plus avant l'épidémie.

    Je me figeai fortement quand je sentis l'une de ses mains s'attarder un peu trop bas. Pas carrément sur mon cul. Mais bordel, c'était moins une ! Et la seconde suivante, elle se détachait de moi pour me flanquer le bandeau dans la main. Elle allait enfin sortir. J'en aurais presque soupiré de soulagement, si elle m'en avait laissé le temps. Elle était en train de me remettre correctement à ma place pour ne pas changer. Sans doute que, dans le fond, elle était vexée par mes paroles. En même temps, vexée, elle l'était tout le temps j'avais l'impression. « Tu fais bien ! » Grommelai-je seulement alors qu'elle allait pour partir. Sauf que ce qui devait arriver, arriva. Elle glissa et se retrouva à mes pieds. Littéralement parlant. Je fis un bond en arrière pour l'éviter. Et n'eus qu'ensuite le réflexe de planquer mes attributs derrière mes mains. Et elle qui s'accrochait à moi pour se relever. A croire qu'elle le faisait exprès. Même si j'avais comme un doute à ce sujet tout de même. Je doutais qu'elle ait grande envie de me toucher moi, d'une façon plus ... Sexuelle. « Mais c'est toi bordel ! J't'ai pas d'mandé de m'rejoindre dans cette putain de douche alors que j'étais à poil, merde. Si t'es pas contente, tu t'traînes au dehors. Fais pas genre d't'en faire pour moi, pour ensuite m'envoyer chier. Et fais pas genre d'être choquée par ma nudité alors que t'es entrée par toi même dans cette cabine. » Je faillis ajouter un truc à propos du fait qu'elle le faisait peut-être exprès et qu'elle était entrée là pour un autre genre de raison. sauf que c'était tout à fait ridicule. Alors je me mordis la langue pour ne rien ajouter. Elle mériterait presque un coup de pied au cul pour l'inciter à sortir de là plus rapidement que ça ! « Tu t'es pas fais mal ... ? » Demandai-je pourtant comme le sombre idiot que j'étais. Parce que ouais, malgré tout, je me souciais toujours autant d'elle.

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Don't fucking leave me ever again ~ William

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