they tell me i'm not going home (Faith)
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Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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they tell me i'm not going home (Faith)

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MessageSujet: they tell me i'm not going home (Faith) Mer 6 Aoû - 15:40



they tell me i'm not going home.
(thirty seconds to mars) ▽ A warning to the people, the good and the evil : this is war. To the soldier, the civillian, the martyr, the victim : this is war. It's the moment of truth it's the moment to lie, it's the moment to live and the moment to die
« Naël, à la surveillance ce soir. » Je lève les yeux au ciel, mais ne relève pas. Oh, j'en meurs d'envie pourtant. Ce mec se prend pour un Dieu. Il croit pouvoir donner des ordres à tout le monde et, à vrai dire ... C'est exactement ce qu'il fait. Personne n'ose le contredire parce que, après tout, il est proche de Fawkes. Et Fawkes en fait flipper plus d'un. Forcément, ça calme. Moi je ne dis rien parce que je trouve ça inutile. Je n'aime pas me prendre la tête sur des futilités, aussi emmerdant soit-il. Je ne lui accorde pas le moindre regard, et le contourne pour aller faire un tour vers les voitures. La mienne est là-bas. En fait, j'ai interdit quiconque d'y toucher. Il y a encore un peu d'essence dedans, mais surtout : toutes mes affaires. Je vivais déjà dedans, avant l'épidémie, et ça n'a pas changé, les mois qui ont suivi. A présent que je suis ici, tout a changé. Sauf que je ne sors rien de ma voiture. Je me vois franchement mal laisser toutes mes affaires au dortoir, alors que je n'y suis que très rarement. Pour ne pas dire jamais. La plupart de mon temps, je le passe dehors. A chercher de la bouffe, et divers autres trucs utiles ... Ou à tuer des rôdeurs. Parce que ça m'amuse, ça me défoule. C'est, en fait, ce qui me permet de rester calme quand je suis obligée de rester enfermé par ici. Enfin bref, j'ouvre ma voiture, et en sors un vieux sac à dos. Dedans, il n'y a pas grand chose. Deux petites bouteilles d'eau chaude, des vieux chips plus forcément très bons. Et aussi, ne l'oublions pas, mon pull le plus chaud. Nous sommes en février et, franchement, les températures laissent à désirer. Au final, je suis bien content d'être dans la zone, plus ou moins à l'abri du froid. Dans la voiture, c'étais pas l'idéale, je pense que tout le monde sera d'accord sur ce point.

Je prends le temps de bien refermer ma voiture, et retourne à l'intérieur même de la zone. Il n'y a personne pour me fouiller alors, dans un haussement d'épaules, je comble les quelques mètres qui me séparent de mon poste de surveillance. Bon sang, y a rien de plus ennuyant que ça. C'est vrai qu'au départ, c'est tout naturellement que j'ai accepté de participer aux diverses rondes. Il s'est rapidement avéré que c'était une horreur. Purement et simplement. Je veux dire, la solitude ne me dérange pas, mais quand ils décident de nous y coller à deux, là c'est la mort. Le pire dans tout ça ? Ils semblent vouloir faire ça à chaque fois qu'il commence à faire sombre, et qu'il y a des risques que la personne désignée s'endorme. FUCK. Enfin, pour l'instant, il semblerait que je sois seul et je préfère. Je n'aime pas vraiment subir les bavardages incessants de mes "camarades". Parfois, ça peut être drôle. Mais la plupart du temps, c'est chiant. Surtout quand la personne concernée s'imagine que je vais être une épaule sur laquelle pleurer. Yeurk. Je m'installe aussi confortablement que possible contre le muret, mais c'est peine perdue : c'est dur, et froid. J'ai bien fait d'enfiler mon pull, il ne me manquerait plus que ... une couverture, un oreiller, un livre et même ... De quoi bouffer, tiens ! Mais maintenant que je suis là, c'est trop tard pour faire demi-tour, ou pour aller chercher quoi que ce soit. On m'amène une lampe torche, et un sniper - ça faisait longtemps que je n'avais pas tenu une arme comme celle-là, tiens ! -. Je me mets à fixer l'étendue de désert devant moi, les yeux grands ouverts pour m'empêcher de sombrer. De toute façon, j'ai trop à penser pour ça, notamment à un bon café bien chaud et ... Argh. Ne surtout pas penser à ça, Naël. Les deux heures à venir vont définitivement être longues ...
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Mer 6 Aoû - 21:42

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Naël S Warrens
feat.
Faith A. Rosenbach


 

 



 

 

Slowly fading away, you're lost and so afraid. Where is the hope in a world so cold. Looking for a distant light, someone who can save a life. Living in fear that no one will hear your cry.  Δ RED

         Dehors l’obscurité s’était abattue sur le camp, seule la lune, perchée haut dans le ciel d’une épaisseur d’encre, donnait un semblant de luminosité à cette atmosphère quelque peu morbide. Faith déambulait tout à fait innocemment dans les allées désertiques qui entouraient les bâtiments, à la recherche d’un moyen de distraction. En effet malgré l’obscurité ambiante il était tout de même assez tôt –si l’on considérait que 22h était tôt. La plupart des habitants de la zone devaient très certainement être en train de reprendre des forces au self tandis que les plus fainéants avaient déjà rejoint le dortoir pour y reposer leurs vieilles carcasses. D’autres encore, les débrouillards et ceux qu’on qualifie de serviables, aident à faire régner l’ordre dans la zone. Des gardes sont postés aux coins de chaque bâtiment, vos moindres faits et gestes sont enregistrés dans une espèce de bases de données et les plus savants s’acharnent à trouver un remède au mal qui s’est répandu sur notre terre deux ans plus tôt. La blonde n’étant pas du genre à se fondre dans le moule, n’appartenait à aucune de ces catégories de personnes. Elle, préférait inspecter les environs, se perdre dans les méandres de la nuit. Ce dont elle raffolait le plus étaient les virées à l’extérieur de la zone en journée. A force d’exploser des cervelles, la fille Rosenbach avait pris goût à ce train de vie mouvementé et supportait mal de devoir rester enfermée entre quatre murs. Évidemment à la nuit tombée, cela l’arrangeait bien qu’elle soit protégée par ces mêmes quatre murs. Elle s’était mise en tête de dérober quelques vivres à la réserve, comme de l’alcool et des vêtements par exemple. Il était temps de remplacer son pull qui devenait tissu en lambeaux. Elle avançait donc à pas résolus vers la bâtisse semblable à la caserne d’Ali Baba quand une main robuste la coupa net dans son élan. Elle releva les yeux vers l’homme qui devait bien la dépasser d’une ou deux têtes et poussa un soupir excédé avant qu’il ait dit quoi que ce soit. Encore lui ?! « Tiens, hm, Rosenbach, si je me souviens bien... » Elle l’arrêta brusquement dans ses propos, sifflant entre ses dents. « Sinon j’ai un prénom aussi, Faith au cas où t’aurais oublié. » Il lui adressa à peine un regard et poursuivit comme s’il ne venait pas d’être interrompu par la peste. « Tu tombes à pic, Tim se sent pas bien, va donc le remplacer à la surveillance. » Il ponctua ses paroles d’un large sourire narquois avant de s’éloigner, disparaissant bientôt parmi les bâtiments. Elle poussa un nouveau soupir, pas seulement excédée mais aussi nerveuse. Faith était facilement irritable ces derniers temps, être dirigée par un mec qui aurait bien voulu lui faire la peau s’il en avait eu l’occasion la mettait hors d’elle-même. C’est donc énervée qu’elle tourna les talons.

         Elle se trouvait à présent au poste d’observation, munie de son flingue et d’une lampe torche. Elle inspecta brièvement la rangée interminable de grillage quand son regard émeraude se posa sur une silhouette affalée sur un muret. Génial, quelqu’un pour me tenir compagnie, pensa Faith sans le moindre enthousiasme. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle remarqua que cette personne n’était autre que cet abruti de Warrens. Chaque fois qu’elle apercevait ce type elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cette fameuse expédition dans les bois à des kilomètres de la zone où il aurait pu tous les faire tuer. « Ho non pas lui. Tout mais pas lui » ne put s’empêcher de lâcher la jeune femme à son encontre. Elle commençait à peine son tour de garde qu’elle se mettait à dos son compagnon d’infortune. Il n’y avait que Faith pour faire ça. Elle se posta également sur le muret, à plusieurs mètres de lui, en lui jetant de furtifs coups d’œil. Heureusement Naël n’avait pas son nunchaku avec lui, car cela aurait eu le don d’irriter davantage la survivante. De sa veste, elle extrayait alors une gourde marquée par les traces d’usure mais fonctionnelle, qui renfermait un précieux échantillon limpide et pourtant très odorant. Elle porta le goulot à ses lèvres et avala quelques gorgées du liquide brûlant en posant son regard sur l’horizon, difficilement discernable dans la pénombre. Peut-être que l’élixir défendu l’aiderait à voir défiler les minutes plus rapidement. C’était une des premières fois où elle buvait de l’alcool depuis qu’elle avait déversé sa haine sur sa défunte sœur. Elle tourna soudain le visage vers Naël, ou plutôt l’arme qu’il détenait entre ses mains. Un sniper, sérieusement ? « Classe l’engin, où est-ce que t’as eu ça et pourquoi moi j’en ai pas ? » Faith ne pouvait se montrer plus aimable. Elle aussi voulait une arme d’aussi gros calibre. Durant ses précédentes heures de surveillances –qui avaient plutôt eu lieu la journée– elle n’avait jamais eu d’engin aussi performant en sa possession et enviait désormais le jeune homme.
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Dernière édition par Faith A. Rosenbach le Sam 16 Aoû - 16:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Jeu 7 Aoû - 21:41



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Il fait noir et froid. Tout semble donc réuni pour m'agacer, enfin ... Presque. J'aurais dû me douter qu'on ne me laisserait pas seul pour faire la surveillance de nuit. Tim s'est cassé, et je préfère largement ça. Mais, bientôt, des bruits de pas attirent mon attention. Je ne prends même pas la peine de tourner la tête en direction de l'intrus, je me contente de fixer un point invisible devant moi. Encore et toujours. Peut-être que si je ne lui prête pas la moindre attention, la personne n'osera pas ouvrir la bouche ... Perdu, me dis-je quand une voix s'élève finalement. Féminine, reconnaissable entre toutes. Bon bah, finalement, ça promet d'être amusant ! Immédiatement, je me mets à sourire comme un con, et je daigne lui accorder un regard. Ahah, la tronche qu'elle tire ! La lumière de la lune me permet de ne pas rater une miette de ce spectacle, et tant mieux. Sa réaction est franchement hilarante, y a pas à dire. « J'suis content aussi de te voir et de partager ces fabuleux instants avec toi, Rosenbach. » J'insiste bien sur le "Rosenbach" parce que j'ai compris, avec le temps, qu'elle déteste ça. Je ne sais pas pourquoi, j'ai jamais cherché à creuser, mais tant que ça l'énerve, moi ça me plaît. Sadique, dites-vous ? Mais pas du tout ! Il suffit que j'ouvre la bouche pour qu'elle soit agacée, de toute façon. Allez comprendre ... Moi, ça fait longtemps que j'ai abandonné l'idée d'y parvenir un jour.

Du coup de l’œil, je la vois s'installer aussi loin que possible de moi. Elle est assise, mais paraît toute tendue. Encore une fois, je ne peux pas m'empêcher de ricaner. Comme un con. De un parce qu'elle déteste ça, et de deux, parce que c'est marrant, de voir à quel point j'ai du pouvoir sur elle. Parce que oui, pour moi, c'est une forme de pouvoir. Je n'ai qu'à claquer des doigts - ou lui jeter un regard en biais - pour qu'elle s'énerve comme une tigresse. A qui cela ne plairait-il pas, hein ? Je serais bien idiot de ne pas m'en satisfaire ! Il serait quand même très stupide de la faire fuir aussi vite. Si je veux pouvoir rigoler un peu ce soir, autant faire durer les choses. Et puis, j'imagine bien qu'elle n'est là par plaisir. Surtout depuis qu'elle a vu avec qui elle allait devoir passer les prochaines heures ... HILARANT, vous dis-je ! Je l'entends vaguement bouger, mais n'y prête pas attention. J'aurais tout le temps de le faire plus tard. Peut-être quand elle aura enfin décidé d'arrêter de faire l'enfant, et arrêtera de rester aussi loin. Ils m'ont vraiment envoyé la bonne personne pour m'accompagner. Si j'ai envie de l'emmerder, c'est très simple. Et si j'ai envie de silence, il suffit que je me la ferme aussi. Bon, ça, c'est pas dit que j'y arriverai, je le conçois aisément.

Et, apparemment, je ne suis pas le seul. Pour une fois, Faith ouvre la bouche pour la première fois. Et pas pour dire quelque chose sur ma façon de faire, ou d'être plus simplement. Je pose les yeux sur le sniper, avant de me retourner vers Faith. Elle n'a pas bougé d'un pouce. « Parce que t'es une femme ? Ils ont l'air assez macho, dans le coin. » Je hausse les épaules, un sourire tordu au coin des lèvres. Evidemment, je ne suis pas vraiment d'accord avec eux. Faith s'en sort très bien, à l'extérieur. Bien mieux que les trois quarts des types de la zone, d'ailleurs. Ça, je ne vais pas lui dire. Pour sûr. « Si tu le veux, j'te le passe volontiers. » Je hausse un sourcil suggestif, totalement sérieux. « Comme tu le sais, je préfère les nunchaku, moi. », je lâche dans un rire, avant de détourner le regard et de me mettre à bailler. Bruyamment. Il faut toujours que je sorte une connerie, parce que c'est impossible, pour moi, d'être sérieux plus que de quelques minutes. Je crois que c'est ça, tout particulièrement, que Faith déteste chez moi. Si j'en ai quelque chose à foutre ? Absolument pas. Elle pense ce qu'elle veut de moi, après tout. Finalement, je me décide à prêter plus d'attention à ce qu'elle tient dans la main. « Qu'est-ce qu'il y a dans cette gourde ? » Ah merde, j'ai dis ça à voix haute ? Tant pis.
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Ven 8 Aoû - 20:32

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Naël S Warrens
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Slowly fading away, you're lost and so afraid. Where is the hope in a world so cold. Looking for a distant light, someone who can save a life. Living in fear that no one will hear your cry.  Δ RED

         Un frisson traverse l’échine de la jeune femme lorsqu’elle entend l’autre demeuré l’appeler par son nom de famille. C’est la seconde fois que cela arrive en un lapse de temps ridiculement court. A croire qu’il s’agit d’un nouvel affront de la part de Naël, en fait c’est même une certitude. Visiblement leur altercation de l’autre fois ne lui a pas suffi. Le pire dans toute cette histoire, c’est qu’elle n’a aucun moyen de lui en faire baver alors que lui, il sait parfaitement comment la sortir de ses gonds. Mais elle va lui montrer, qu’en fin de compte, il ne la connaît pas aussi bien qu’il le prétend. Rosenbach n’a pas dit son dernier mot. Elle reste donc muette en fixant la flasque dont le contenu lui brûle encore la gorge. Même à plusieurs mètres de distance elle peut sentir son regard peser sur sa silhouette. Elle est même presque certaine qu’il arbore un immense sourire, ce stupide rictus qu’il aime tant réserver à ses victimes. Puis cet imbécile se met subitement à ricaner au lieu de se taire une bonne fois pour toutes, froissant le silence qui était retombé entre eux. Sa main la démange alors affreusement, mais lui en coller une ne réglera pas la situation. Elle ne doit en aucun cas perdre le contrôle ou ce sera une nouvelle victoire pour le beau brun, elle en est tout à fait consciente.

         Elle parvient à retrouver une certaine sérénité et laisse ses prunelles vert d’eau se promener sur l’horizon, effleurer la noirceur de la nuit. Une brise vient lui chatouiller le visage et elle frissonne imperceptiblement. A priori, elle n’a pas pris assez de vodka. Elle avale donc une autre gorgée du breuvage, pur et dur, quand son partenaire de surveillance reprend la parole. A l’entente du mot « macho » elle fronce les sourcils et tourne la tête vers ce dernier qui sourit toujours comme un imbécile. On lui a greffé à la naissance ou quoi ? « Ha ouais tu crois ? Tout ça parce que j'ai des seins et un vagin, c'est quand même incroyable ! Et toi tu l’es pas, peut-être ? » Elle se met à le fixer de son poste d’observation. Il est pile poil dans sa ligne de mire. Dans sa boîte crânienne c’est un véritable débat qui se déroule. Le sujet qui pose tant de problèmes à Faith pour trancher ? C’est ce sniper qui lui fait les yeux doux au loin, et par la même occasion Naël qui vient de lui faire une offre intéressante plus que de raison, qu’elle aurait tout de suite acceptée si son auteur n’avait pas justement été cet insatiable Warrens. Doit-elle répondre à sa soudaine lubie ou abandonner l’idée de pouvoir un jour toucher un de ces dangereux engins ? Un dilemme qui provoque bientôt un horrible mal de crâne chez la grande blonde qui cesse de réfléchir. Après tout, c’est bien la première fois qu’il paraît tenir des propos cohérents avec autant de sérieux. Même s’il ne peut s’empêcher d’introduire le nunchaku dans la discussion, et lui servir un énième ricanement par la même occasion, elle a le pressentiment qu’il est peut-être sincère, pour une fois.

         Finalement, dans un geste gracieux et emprunt de félinité, elle se relève et rejoint silencieusement Naël qui doit déjà être en train de manigancer des plans pour l’amener à regretter son choix ou carrément la faire déguerpir, qui sait. Elle reste debout, plantée devant lui, les yeux rivés sur le bijou qu’il détient entre ses mains. Elle lui tend alors la fameuse gourde sans mauvaises intentions dissimulées et déclare tout naturellement : « Goûte tu verras. Et un conseil, bois cul sec. » Même si l’odeur qui s’en dégage ne trompe pas, malgré tout le temps qu’elle l’a conservée, Faith a bon espoir que le jeune homme tombe dans le panneau. Ce serait tellement hilarant, et une façon assez gentille de se venger de son comportement insupportable. Mais c’est peine perdue. Elle s’empare lentement du sniper, après l’avoir interrogé du regard, et lui tourne aussitôt le dos. Un sourire satisfait se dessine alors sur ses lèvres pulpeuses, qu'elle ne tarde pas à le dissimuler derrière son air indifférent, celui du quotidien, de tous les jours. Elle louche dans le viseur et aperçoit dès lors le désert sous un nouvel angle. Distingue des détails invisibles à l’œil nu. Cet objet lui permet tout simplement de voir dans le noir. Émerveillée, elle se ressaisit la seconde suivante et lâche les paroles pleines de venin qu’elle se contenait de dire depuis tout à l’heure. « Si on est capable de mettre ça entre les mains d’un psychopathe, je vois pas pourquoi une femme n’y aurait pas droit. Surtout que je pense avoir fait mes preuves. » L’impertinente balance au même instant le visage dans sa direction et lui adresse à son tour l’un de ses plus beaux sourires insolents. Elle a conscience pourtant qu'il est difficile de le toucher avec des mots ou de vulgaires grimaces, mais elle est au moins presque sûre qu'il va rentrer dans son jeu. D'ailleurs elle ne sait pas vraiment qui a débuté les hostilités, elle avec son pessimisme non dissimulé ou lui avec son arrogance outrageuse ? Peu importe, le jeu vient seulement de commencer et ces quelques heures en sa compagnie promettent d’être bien plus distrayantes qu’elle ne l’imaginait...
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Dernière édition par Faith A. Rosenbach le Sam 16 Aoû - 16:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Sam 9 Aoû - 15:29



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Trop facile. Il est définitivement trop facile d'agacer Faith. Ça doit être inné, chez moi. Je n'entends aucune réaction de sa part, mais je sais qu'elle déteste qu'on l'appelle Rosenbach. C'est assez bizarre, d'ailleurs. Elle m'appelle par mon nom aussi, et je n'en fais pas tout un plat. Je ne comprends pas vraiment mais ça fait, de toute façon, un moment que j'ai abandonné l'idée de la comprendre un jour. De comprendre chaque survivant de cette foutue zone, même. Ils sont tous là, à pleurer sur le sort, alors qu'ils sont en vie, bon sang ! Pourquoi ne pas profiter de ça pour, justement, continuer à se battre et faire en sorte de se relever ? M'enfin, je ne suis peut-être pas très bien placé pour les juger : je n'ai perdu personne, moi. Normal, je n'avais personne de base. C'est pour ça que c'est difficile pour moi d'agir normalement et de me faire accepter par tous. Mais ça ne me dérange pas. Je suis comme ça, et je l'assume pleinement. A eux de s'habituer à ma présence, ce n'est pas à moi de m'adapter. Je lève les yeux au ciel en l'entendant s'emporter. Encore. C'est fou le temps qu'elle perd à s'égosiller plutôt qu'à le dépenser en des choses utiles. Et puis, bien sûr, il faut tout de suite qu'elle s'en prenne à moi alors que je suis loin d'être un macho. Non mais franchement ! J'aime bien emmerder Skylar sur sa féminité, mais ça ne fait pas pour autant de moi un de ces types, qui imaginent les femmes incapables. Au contraire, je sais que Faith est parfaitement capable de s'en sortir seule.

Ça prouve à quel point elle aime s'énerver. C'est un passe-temps pour elle, pire une passion. « Absolument pas ! » Je n'en rajoute pas, conscient qu'elle va finir par vraiment me tomber dessus. Pas que ce soit un vrai problème, hein ... Mais maintenant que je lui ai proposé le sniper, il vaut mieux pour moi que je la ferme. Sinon, elle va me tirer dessus et l'affaire sera réglée. Elle ne le ferait pas, bien sûr. Mais ce serait stupide d'écourter cette garde pour des futilités. J'aurais plus de temps pour la faire chier, si elle reste. Je tourne la tête pour regarder en face de moi, quand je la vois faire un mouvement pour venir dans ma direction. Pourtant, je ne peux pas empêcher ma curiosité de s'exprimer la première. Cette gourde m'intrigue, et tant pis si ça l'agace encore plus. Sa réaction m'étonnerait presque si, comme l'adulte que je suis censé être, je n'étais plus aussi curieux à l'idée de découvrir ce qui se cache dans cette gourde. Sourcils haussés, je la prends pendant que Faith s'empare du sniper, apparemment ravie de pouvoir tenir telle arme. Elle me tourne le dos, mais je ne prête déjà plus attention à elle. Je porte la gourde à mes lèvres et, sans avoir d'abord avoir senti le liquide - disons que je lui fais confiance -, en prends une petite gorgée ... Que je me retiens difficilement de recracher. Dans une grimace, je l'avale. « Bah merde ! T'as trouvé ça où ? » Je plisse le nez face à l'odeur qui m'assaille, maintenant que j'ai repris une respiration normalement.

Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de boire de l'alcool que j'y retourne sans mal. Ça brûle la gorge mais il faut juste que je m'y réhabitue. Ma seconde, et dernière, gorgée glisse jusqu'à mon estomac, avant que je referme la gourde. Je devine aisément qu'elle a fait exprès de ne rien me dire, et de ne pas me prévenir quant au contenu de ce truc. Elle exagère, mais c'est une question d'habitude ! D'ailleurs, elle me cherche dès qu'elle le peut ... Et je lui retourne bien la chandelle. « Un psychopathe ? Je prends ça comme un compliment. » Je réponds à son sourire insolent, par un de ceux dont j'ai le secret. Elle croit vraiment pouvoir m'atteindre avec de telles ... Euh ... Stupidités ? Et bien, ce n'est pas le cas. Même pas en rêve. « Tu t'éclates bien avec le sniper ? » J'ai l'impression qu'elle n'en avait jamais touché de sa vie. Personnellement, on m'en donne un à chaque fois que je suis de garde. Je dis ça, je dis rien, bien sûr ... « Ils doivent sûrement penser que tu ne sais pas utiliser ces choses. C'est le cas ? » Je demande, tout sourire, alors que je sais parfaitement qu'elle va s'agacer. Comme toujours. C'est teeellement facile, que ça n'en devient presque plus drôle. Presque, bien sûr.
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Ven 15 Aoû - 16:13

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Naël S Warrens
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Faith A. Rosenbach


 

 



 

 

Slowly fading away, you're lost and so afraid. Where is the hope in a world so cold. Looking for a distant light, someone who can save a life. Living in fear that no one will hear your cry.  Δ RED

         Naël Warrens. Sous ces onze lettres, se cache un redoutable garçon dépourvu de sensibilité. Un nom qui fait frissonner l’aînée Rosenbach, un visage harmonieux et presque innocent qui lui procure des pulsions meurtrières chaque fois qu’elle le croise dans la zone. Il a suffi d’une seule journée pour que la simple indifférence qu’elle lui accordait, comme au reste des habitants d’ailleurs, ne se transforme en profond mépris. Un mépris non dissimulé dont elle n’hésite pas à jouer à chaque altercation. Encore ce soir, elle ne peut s’empêcher de lui lancer des paroles cinglantes, aussi stupide soient-elle, dans l’unique objectif de l’ébranler, grignoter sa nonchalance. Cet homme, hermétique à tout ce qui l’entoure ne se laisse pourtant pas avoir et prend facilement le dessus sur Faith, ce qui a le don de vite l’agacer. C’est sans doute la raison pour laquelle elle est systématiquement sur son dos, agressive et mesquine à la moindre occasion. Cependant avec le temps, le mépris s’efface. Elle cherche désespérément à renverser la tendance, trouver la faille dans cet être aussi émotif qu’un robot. Elle se jure donc qu’un jour elle l’aura ce foutu misanthrope, parce que c’est devenu une sorte d’obsession, sans qu’elle sache trop comment ni pourquoi. Sans qu’elle n’en ait conscience non plus. Mais il faut avouer que la tâche s’avère... difficile.

         Le liquide incolore lui irrite toujours un peu la gorge tandis qu’elle tourne discrètement le visage vers Naël qui s’apprête à goûter au contenu encore inconnu de cette gourde magique. Elle ne manque pas une miette de la contorsion qu’effectue son visage lorsque le puissant arôme dévale sa trachée, et ne peut contenir un léger ricanement. Si la joie –ou tout autre sentiment positif qu’il est possible de ressentir- n’avait pas été éradiquée de la moindre parcelle de son organisme quelques mois plus tôt, on aurait pu croire que Faith éprouvait de l’amusement face à la situation. Ce qui peut-être est le cas, mais depuis longtemps elle se voile la face et ce n’est pas près de changer. Alors qu’il ingurgite une nouvelle gorgée, elle reporte son attention sur le sniper et ravale son rire narquois. « C’est un cadeau qui date, j’imagine d’après ta jolie grimace que c’est toujours potable, j’en étais pas sûre encore. » Depuis longtemps Faith ne s’était plus abreuvé d’aucun alcool, même lorsque l’envie était présente et la rongeait de toute part. Après tout c’est dans la nature humaine de vouloir noyer son chagrin dans l’alcool, mais elle a tenu le coup, en mémoire à sa défunte sœur. La dernière fois remontait à la nuit où elle avait perdu pour toujours sa meilleure amie. La jeune femme n’a plus tellement la notion du temps mais cela doit bien faire sept ou huit mois que l’incident est survenu, si ce n’est plus. Elles trinquaient dans la cuisine, choquant leurs flûtes de champagne ensemble, avant que leur rêve éveillé ne se transforme en terrible cauchemar. La blonde chassa à la hâte ces bribes de souvenirs, son regard voilé par la nostalgie. Heureusement qu’elle tournait le dos à ce psychopathe de Naël, le laisser entrevoir ses faiblesses aurait été pour l’occasion pire que de recevoir la morsure d’un rôdeur. L’idée que son masque puisse s’effondrer juste sous ses yeux lui était insupportable, pire encore, inimaginable.

         Elle écoute à moitié les dires du jeune homme, absorbée par l’opacité de la nuit. Néanmoins ses derniers mots lui parviennent directement aux oreilles et s’inscrivent dans son esprit. Piquée à vif une fois encore, elle se tend, raide comme un piquet. Puis violemment elle se retourne vers lui. Face à ce rictus indétrônable, elle sourit à son tour et pointe l’arme d’assaut directement sur le front du beau brun, ne manquant d’aucune précision dans ses gestes. Malgré l’obscurité, elle est capable de distinguer chaque trait du visage de Naël grâce à la proximité de leurs corps. Elle aperçoit sa peau laiteuse, ses yeux animés par elle ne sait trop quelle émotion et sa crinière brune, légèrement ébouriffée. Si elle n’avait pas eu le malheur de partir en excursion en sa compagnie, jamais elle ne se serait douté qu'il était tout sauf inoffensif. « Je sais pas, on va voir ça tout de suite. Qu’est-ce que t’en penses ? » Haussement de sourcils. Elle caresse la gâchette avec dextérité, sans cesser de fixer ce visage inoffensif, ce regard transperçant qui semblent rire de la jeune femme. Son regard à elle, pétille de malice. Evidemment elle n’oserait jamais tirer sur Naël. D’abord parce qu’elle n’a aucune raison de le faire : ce serait complètement stupide de tirer sur chaque personne qui se permet de l’affronter. Mais également parce qu’elle commence à côtoyer trop souvent le jeune homme pour n’éprouver aucun remords par la suite. Et enfin, Faith a peut-être déjà ôté la vie par le passé, mais c’était une question de survie. Ce n’est pas une meurtrière, contrairement à ce que certains peuvent penser. Alors elle patiente, le défie du regard et veut savoir jusqu’où il est capable de la charrier. Après tout, il ne connaît pas toutes ses limites à elle tout comme elle ne cerne pas totalement les siennes.
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Dim 17 Aoû - 20:01



they tell me i'm not going home.
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Notre relation est tendue depuis le début. Faith est agacée par ma personne, et je m'en amuse. Il est donc normal que cette discussion soit tout autant ... étrange. C'est devenu une habitude, quelque chose de tout à fait normal. J'accueille tout ce qu'elle me dit sans broncher, conscient qu'elle serait trop heureuse, de me voir flancher. Cela n'arrivera pas. Je suis comme je suis, et je ne suis pas prêt de changer. Surtout que ça agace Rosenbach et ça, ça vaut de l'or. Sans doute aurais-je dû deviner le contenu de cette gourde. Elle ne me l'aurait probablement pas passé s'il ne s'agissait que d'eau. Elle aurait répliqué sur un ton désagréable, que je connais si bien maintenant : « si t'as soif, t'as qu'à te bouger le cul ». C'est incroyable, comme je la connais bien. Il faut dire que nos chemins se croisent souvent. Trop, à son goût. Moi, ça m'éclate. Et l'idée de passer les heures à venir à ses côtés me satisfait au plus haut point. Elle va encore plus me détester, mais tant pis. Je ne suis pas prêt de faire des efforts pour elle. L'être dénué d'émotions que je suis ne peut que grimacer quand le liquide contenu dans la gourde se déverse dans ma gorge. Je ne suis pas le genre de type vraiment très expressif - sauf quand il s'agit de sourire ou de rire, là je suis le premier - mais c'est très ... Désagréable. Et surprenant, qui plus est. Comme un con, je ne m'étais pas préparé à ça. La réaction de Faith ne se fait pas attendre, et son ricanement me parvient aux oreilles comme un son déplaisant, mais pas non plus satisfaisant. Je préfère quand elle est agacée. Pas amusée par mon malheur.

Mais je n'en touche pas un mot, et me contente de reprendre une gorgée de sa boisson immonde. C'est de l'alcool, néanmoins, et ça fait une éternité que je n'ai pas pu mettre la main sur un truc de ce genre. Je compte bien en profiter. Il ne s'agit que d'une gorgée ou deux, Faith ne devrait pas faire d'arrêt cardiaque dans l'immédiat. « Essaierais-tu de m'empoisonner, à tout hasard ? » Ma question est lancée tout naturellement, sur le sujet de la conversation. C'est tendu entre nous, mais pas pour autant rempli d'animosité. Pas mon genre, de toute façon. Faith retourne dans sa contemplation du sniper, me laissant sur le bas côté comme une vieille chaussette. J'ai l'habitude, qu'elle soit aussi distante quand il s'agit de moi. Mais je n'ai aucune envie de la laisser en paix ce soir, alors ma voix ne tarde pas à s'élever de nouveau, la forçant à se tirer de ses pensées. Si je m'étais attendue à ce qu'elle soit agacée par mes propos, je n'aurais jamais pu me douter qu'elle en arriverait là. J'ai à peine eu le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait, que l'extrémité froide du sniper est fiché sur mon front, le visage de Faith clairement visible au bout de celui-ci. Imperturbable, je la fixe. Mes yeux sondent les siens, cherchant à voir si elle est vraiment capable de tirer. Je sais que ce n'est pas le cas. Faith n'est pas une tueuse. Juste trop pleine de fierté. Trop orgueilleuse. Néanmoins, je ne bouge pas. C'est ce que j'ai de mieux à faire, là.

La voix nasillarde de la jeune femme me parvient de nouveaux oreilles. Un rictus, ressemblant à peu près à un sourire sans véritablement en être un, étire mes lèvres. Je ne tourne pas la tête. Une lueur de défi ancré dans mes yeux, je ne quitte pas les siens une seule seconde. « J'en pense que tu ferais mieux de ne pas me rater. » Dénué de toute émotion. Froid. Imperturbable. Naël, quoi. Je sais que, le sniper positionné ainsi, elle ne pourrait pas me rater si d'aventure elle osait appuyer sur la gâchette une bonne fois pour toutes. Mais c'est une simple manière de lui rappeler que je n'abandonnerai pas comme ça. Que je ne me laisserai pas tuer par une jeune femme, touchée dans sa fierté. Je laisse quelques secondes supplémentaires s'écouler, avant de me décider à agir. Dans un mouvement soudain et brusque, mon bras se lève, venant attraper le sniper au niveau du canon. Je le dégage sur le côté, avant de tirer dessus pour faire sa prise à Faith. J'ai la chance d'avoir un peu plus de muscle qu'elle, il n'y a donc que peu de résistante. Même si je sais pertinemment qu'elle sera agacée. Énervée, même. Mais je n'en ai cure. Comme toujours. « Allez, tu as assez prouvé que tu étais une grande fille. Maintenant, je récupère ça. » Sourire de connard, et j'ai retrouvé ma superbe. Impossible, pour moi, de me laisser désarçonné ou impressionné. Surtout pas par Faith. « Tu devrais aller voir les gardes à l'accueil. Peut-être qu'ils finiront par t'en donner un rien qu'à toi. » Je dis, l'air goguenard. Mon autre main se lève, pour lui tendra sa gourde. Nul doute qu'elle ne sera plus trop d'humeur à rire. Dommage, on commençait tout juste à s'amuser.
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Dernière édition par Naël S. Warrens le Sam 30 Aoû - 18:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Sam 23 Aoû - 14:02

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         « C’est pas impossible » siffla la jeune femme entre ses dents, trop absorbée dans la contemplation de son sniper. Elle n’en revenait toujours pas de détenir une telle arme entre ses doigts. Jusqu’ici elle s’était montrée mesquine et désobligeante mais ce n’était franchement rien en comparaison du comportement qu’elle adoptait d’habitude. Il fallait croire que Naël était en quelque sorte privilégié, du moins jusqu’au moment où elle décida subitement de pointer le canon rigide sur la tête de son interlocuteur. Un acte imprévisible qui sembla pourtant laisser Naël de marbre au grand dam de la blonde. Y avait-il seulement un moyen de faire faillir ce misanthrope ? Faith en doutait de plus en plus à mesure que les minutes s’écoulaient. Cette sensation de ne posséder aucun pouvoir, ne détenir aucune influence sur Naël l’agaçait fortement, pire encore, cela créait chez elle une forme de frustration sur laquelle elle n’arrivait pas à mettre de nom. Elle le sondait du regard, un sourire triomphant aux lèvres. Sourire qui disparut aussitôt que la bouche du jeune homme s’ouvrit pour laisser échapper des paroles venimeuses, acidulées à l’instar de son propriétaire. Désormais c’était une moue presque affligée qui prônait sur le visage de la poupée blonde. Son faciès fut très vite déformé par la colère qui s’empara de ses traits. Elle était... blessée... non impossible à l’égard de Naël. Disons plutôt qu’elle était déçue qu’il se mette à agir de façon aussi stupide, simplement parce qu’elle avait eu l’audace de brandir l’arme sur son front. Ce qui signifiait également qu’elle commençait à le considérer, l’estimer malgré toutes ces choses qui la rebutaient. Néanmoins le fait qu’il réagisse ainsi prouvait que la situation ne l’avait pas laissé indifférent contrairement à ce qu’il avait laissé paraître. Il avait dans ce geste repris le contrôle qu’il détenait sur Faith depuis le début en sentant qu’il perdrait sa position de force. Et il avait une sacrée poigne le gars, elle avait à peine résisté quelques secondes avant qu’il ne s’empare de nouveau du sniper. Il avait donc ressenti quelque chose, autre que sa joie contagieuse ou sa folie fiévreuse. A présent elle avait les mains vides, dépouillée sans la moindre contestation par son adversaire. Du moins, presque vides, puisqu’il venait tout juste de lui rendre sa gourde. Alors le jeu devait se clore ainsi ? Naël encore et toujours vainqueur, dans ce combat qui l’opposait à Rosenbach. Il en était hors de question. Elle rangea soigneusement la fiole secrète dont elle l’avait fait "profiter" et lui lança un dernier regard noir, lourd de significations. « Va te faire foutre Warrens. Tu crois qu’avec ta moustache ridicule tu peux me traiter comme une gamine mais tu te trompes. » Très sérieuse, elle n’était plus d’humeur joueuse en effet et il ne valait mieux pas qu’il réplique s’il ne voulait pas qu’elle lui saute au cou... Quoi que, maintenant qu’il avait récupéré le sniper ce ne serait pas aussi simple...

         Faith quitta donc le poste d’observation où elle s’était perchée au préalable pour se joindre à l’autre abruti, plus par dépit que volonté. Elle se dirigea vers l’accueil comme il le lui avait si bien recommandé, d’un pas lent mais sûr. Deux gardes occupaient un poste à chaque extrémité de la porte d’entrée. Par vulgaire politesse elle les salua et porta instinctivement son attention sur le paquet d’outils en tout genre non conformes au règlement. Un fusil à pompe de gros calibre, un de ceux qu’elle préférait après les armes automatiques attira particulièrement son attention. « J’ai besoin de récupérer quelques trucs à la voiture. » De suite elle reçut un regard en biais de la part d’un des gardes qui ne semblait pas tout à fait convaincu. « J’en ai que pour quelques minutes. En attendant là-bas y a un dépressif qui aurait besoin de compagnie les gars, ce serait pas un suicidaire d’ailleurs ? Il m’inquiète avec son sniper, vous savez ce qui pourrait se passer si ça dégénérait. Oh et puis j’emprunte ça au passage » déclara-t-elle naturellement en se saisissant du fameux fusil qu’elle avait repéré un peu plus tôt tandis qu’un garde lui ouvrait et l’autre semblait se diriger vers ce pauvre Warrens. Aucun sourire, un simple hochement de tête en guise de remerciement. Intérieurement, elle riait aux éclats. Elle aimait bien l’emmerder. Et faire tourner les autres en bourrique lui procurait toujours un plaisir sans nom. Rares étaient les personnes lucides qui devinaient le jeu auquel se prêtait Faith. Elle disparut alors derrière la façade et s’avança vers les voitures, du côté où Naël devait toujours être en train de monter la garde. Elle ne discernait pas encore sa silhouette qu’elle s’exclama : « Ne me remercie pas trop, j’ai bien compris que ma compagnie n’était pas la bienvenue. Bon par contre, j’espère que tu sauras utiliser ton super joujou si besoin est. J’ai pas trop de visibilité dans le noir, moi. » Elle arriva devant un véhicule rouge flamboyant : une voiture de civil à priori, qu’elle s’empressa d’escalader pour se jucher au sommet avec aisance. Elle s’était trouvé un parfait perchoir et d’ici elle pourrait continuer à converser avec le grand brun s’il daignait pointer le bout de son nez. Ou s’il décidait de renvoyer la nouvelle venue qui se porterait sûrement volontaire comme soutien psychologique. Et tout simplement s’il cessait de se montrer hautain et vicieux comme il l’avait été jusqu’ici. Désormais les cartes étaient entre ses mains, à lui de voir. Lui qui se plaisait à avoir le contrôle sur tout et notamment lorsqu’il s’agissait de Faith devrait s’en réjouir... ou pas. Elle se perdit à nouveau dans l’obscurité, lampe torche fixée dans ce néant de poussières. Normalement il était interdit de se trouver seul en dehors de la zone une fois la nuit tombée mais elle n’en avait que faire. Après tout ce n’était encore qu’une gamine comme l’avait si bien sous-entendu Warrens. Alors autant agir de la sorte. Et puis au fond elle savait que derrière toute cette comédie, elle était en sécurité, en compagnie rassurante.
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Sam 30 Aoû - 20:44



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Faith est complètement perdue dans sa contemplation du sniper. Est-ce la première fois qu'elle tient une telle arme entre ses mains ? Surprenant, quand on sait qu'elle a survécu dehors, jusqu'ici. Mais ce n'est pas impossible. Après tout, utiliser une arme à feu n'est pas la meilleure manière qui soit de s'en sortir, là, à l'extérieur. Nous le savons tous très bien. Enfin bref, ça n'a aucune importance. Car, très vite, la situation échappe à mon contrôle. Comme très souvent, quand Faith est dans le coup. Mon calme, lui, est toujours là. Comme toujours. Ça, ça ne change pas. Parce que, quoi qu'il arrive, je suis capable de maîtriser chacune de mes émotions, et de rester le seul capitaine de mon esprit. Certes, elle me rend très souvent dingue à pester contre moi, et à me montrer tant bien que mal à quel point elle me déteste. Simple question d'habitude. En revanche, je déteste quand les choses ne tournent pas comme je le souhaite, autour de moi. Alors, je reprends bien vite le contrôle de tout ça, en récupérant le sniper. De gré ou de force. Quoi que le second cas me semble plus apte à définir la présente situation. Elle a voulu jouer, tant pis pour elle. On ne me pointe pas une arme sur le front, comme ça. Et surtout pas Faith. Sa remarque acerbe claque dans l'air. Mais je n'y prête guère attention. En fait, je me contente de lever les yeux au ciel avec, comme toujours, un sourire aux coins des lèvres. Tout ça ne m'atteint pas. Malgré tout, je me prépare à répliquer. Mais elle me devance, en se levant et en partant. Bah merde. Elle a toujours quelque chose pour me clouer sur place, et me faire fermer ma gueule. Enfin, en l'occurrence, je n'ai pas vraiment le choix : elle est déjà loin. Je regarde sa silhouette s'éloigner, avant de retourner la tête. Aucune importance.

Pourtant, je me surprends plusieurs fois à regarder dans la direction où elle a disparu. Enfin, disparu est un bien grand mot. En plissant légèrement les yeux, je peux toujours la voir. Du moins, l'apercevoir. Elle parle avec les types de l'entrée, avant de, cette fois, disparaître pour de bon. Je m'installe plus confortablement contre le muret derrière moi, bien décidé à occulter cette partie de la soirée. Dommage qu'elle soit partie, je commençais à trouver tout ça amusant. Maintenant, je n'ai plus rien pour m'occuper. Du bruit, sur le côté, m'indique le contraire, quelques instants plus tard. Complètement blasé, je regarde le nouveau venu. Un des gardes de l'entrée. Qu'est-ce qu'il vient foutre ici ? Sourcils haussés, je l'écoute déblatérer, ses conneries. Pourquoi mon instinct me dicte-t-il que tout ceci n'est pas normal ? Quand, finalement, la voix de Faith s'élève, à plusieurs mètres de là, je comprends. « Je t'assure que tu peux retourner avec tes petits copains. Je peux me débrouiller tout seul. » Je m'adresse au gars, bien sûr. Il semble hésiter un instant, avant de tourner les talons, dans un haussement d'épaules. Bah tiens, qu'est-ce qu'elle est encore allée lui dire, celle-là ? D'un mouvement brusque, je me redresse et plisse un peu plus encore les yeux. Mais, bien sûr, je ne vois rien. C'est le noir complet, là-bas. A tous les coups, elle l'a fait exprès. « Je ne vois pas grand chose de ton côté. Alors, j'espère pour toi que tu as de bons réflexes. » La seule chose que je peux voir, c'est ce qu'elle éclaire avec sa lampe torche. Autrement dit, pas grand chose. Pour ne pas dire, rien du tout. Ce ne sera pas suffisant, en tout cas, en cas d'attaque. Normalement, il n'y a pas grand chose de ce côté-là, mais elle est complètement inconsciente d'y aller au beau milieu de la nuit.

Je me garde, bien sûr, de le dire. Inutile de déclencher une troisième guerre mondiale en ces temps obscurs. On n'a pas besoin de ça. Et puis, s'il lui arrive quelque chose, elle l'aura bien cherché ! Qui est-ce que j'espère berner en pensant de la sorte ? Pas moi, en tout cas ! « Et ben, qu'est-ce que tu as dit à ce pauvre gars ? » La curiosité l'emporte sur le reste, tant pis si ça l'agace. De toute façon, elle est déjà de l'autre côté. Je ne crains pas grand chose. Même si, de base déjà, elle n'est pas terrifiante. Pas trop, tout du moins. « Tu sais, je trouve quand même que c'est assez stupide, d'aller prendre des risques inutiles. Si tu veux, c'est avec grand plaisir que j'te laisse ma place. » Mais non, bien sûr, je n'ai aucune envie de partir. Parce que c'est très amusant, mais aussi parce que je n'ai aucune envie d'aller dormir dans les dortoirs bondés. Je suis bien mieux ici. « Comment as-tu pu réussir à berner les gardes ? Tu sais que c'est interdit, j'en suis sûr. » Et j'en rajoute une couche. Je sais bien, pourtant, qu'elle me déteste déjà assez comme ça. Mais, justement, je me dis qu'on n'est plus à ça près. Et c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas m'ennuyer fermement. C'est juste dommage que Faith soit de l'autre côté, hors de ma vue, et hors de ma portée. Mais que voulez-vous, on ne peut pas tout contrôler ... Je l'apprends à mes dépens ce soir.
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Mer 3 Sep - 20:42

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         Pas besoin de discerner les traits du jeune homme pour deviner le stupide sourire qui naissait aux commissures de ses lèvres à l’instant même où il ouvrit la bouche. Il détenait décidément toujours les bons mots pour riposter face à Faith, ce qui ne pouvait que d’autant plus l’agacer. Après tout c’était son problème si cette nuit elle avait décidé de se poser sur ce tas de ferrailles rougeoyant pour échapper à son compagnon d’infortune, et Naël n’avait strictement rien à lui dire. Alors elle était persuadée qu’il faisait simplement ça pour la titiller, la pousser à bout une fois encore. Et sachant qu’il en fallait très peu à la tornade blonde pour sortir de ses gonds, on pouvait déjà l’entendre pester à des kilomètres à la ronde. Non mais franchement, à midi comme à minuit, elle avait l’impression qu’il n’était jamais fatigué de l’emmerder, comme si c’était devenu une véritable distraction à ses yeux. Il fallait avouer aussi que Faith se prenait facilement au jeu et n’hésitait plus à venir le chercher directement sur son terrain de jeu, au lieu de toujours subir ses railleries. « Et oui que veux-tu, ce soir j’ai décidé d’être aussi débile que toi. D’ailleurs j’avoue ne pas savoir quoi en conclure, est-ce bien ou mal d’être toi ? Je pencherai plutôt pour la deuxième option... » Sur ces paroles tranchantes, la survivante baissa la lampe torche qu’elle avait pointé plus tôt sur lui et la posa sur le capot de la voiture à ses côtés, fixée sur l’horizon désert. Visiblement ce soir il n’y avait aucun mouvement dans le secteur et les habitants de la zone 51 –notamment les deux chargés de garder les remparts cette nuit– auraient peut-être la chance de dormir paisiblement. Mais il serait quand même dommage que la jeune femme ne puisse tirer profit de l’arme qu’elle avait "dérobé" en finesse à l’entrée de la forteresse. Un si beau bijou ne pouvait simplement servir de vitrine décorative, ha ça non. Alors dans les sombres abysses de sa conscience, elle espérait tôt ou tard dans la soirée en avoir l’usage, peu importe les circonstances. Espoirs secrets qu’elle gardait profondément enfouis.

         En effet, l’ironie était l’arme fatale que possédait Faith entre ses doigts. Une arme redoutable et surtout inépuisable, dont elle ne se lassait pas. Elle la pratiquait à n’importe quel moment de la journée, face à n’importe qui et dans toutes les situations envisageables. Ainsi Rosenbach survivait, aux dépends de cet humour défraîchi, témoignant du long parcourir qu’elle avait emprunté afin de parvenir à rester en vie jusqu’à ce jour. Aucune attache. Dès lors qu’un quelconque sentiment d’affection naissait envers un individu, deux solutions s’offraient à elle : la première étant tout simplement de taire ses émotions ; et quand elle en était incapable, ce qui était rare mais susceptible d’arriver –malheureusement–, elle les masquait derrière ce visage sarcastique. « Complètement dingue même ! Je ne savais pas que les jambes déstabilisaient autant les hommes ! » S’exclama subitement la blonde, plutôt amusée par cette remarque qu’elle trouvait assez étrange en vérité. Mais elle ne chercha pas à comprendre le sens de ces mots grotesques, après tout il s’agissait de Naël Warrens. L’homme bizarre et incompréhensible par excellence. Alors mieux valait ne pas essayer de comprendre ce qu’il voulait dire parfois, c’était mieux de rester dans l’ignorance. Et la voici à son tour, agissant avec la même stupidité qu’elle avait toujours reproché au brun, en train de le mettre au défi de la rejoindre. Elle ne voulait soit disant pas de sa présence et pourtant elle le réclamait furtivement à ses côtés, préconisant de façon tout à fait innocente sa compagnie qu’elle repoussait sans cesse la plupart du temps. Des fois Faith ne comprenait pas elle-même la nature de ses agissements, alors comment pourrait-elle espérer comprendre celle des autres ? Finalement elle se tut et se contenta d’esquisser un mince sourire lorsqu’il accepta sa requête. Elle se demandait sincèrement s’il réussirait à passer les gardes avec autant d’aisance mais était surtout impatiente de le retrouver. Ou pas.

         Attentive à la scène, elle observa comme elle le pouvait, Naël disparaître de son champ de vision, certainement en route vers la porte d’entrée. Elle tendit l’oreille, essayant d’entendre quelques bribes de conversation. Mais c’était peine perdue, les murailles tout autour de la zone étaient comme un mur du son, empêchant les rôdeurs et leurs ouïes sur-développées de distinguer notre présence. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir quelques minutes plus tard une tête brune s’aventurer entre les voitures jusqu’à atteindre celle sur laquelle se trouvait Faith. Elle s’apprêtait à le féliciter pour cet "exploit" mais il la devança et se montra assez mesquin, coupant l’envie à la blonde de manifester une pointe de générosité. « T’as pas honte d’avoir exhibé tes fines jambes poilues pour qu’ils te laissent passer ? » Elle sourit de toutes ses dents au jeune homme qui venait littéralement de s’affaler près d’elle après avoir réussi à se hisser sur le toit de façon risible. « Alors quels bobards t’as inventé pour qu’ils te laissent passer ? Non vraiment fallait pas en faire autant pour moi... » Elle lâcha un faible ricanement à l’encontre de Naël en essayant vainement de le pousser. « Dis donc tu prends de la place ! Quand je t’ai proposé de me rejoindre c’était pas pour que je me retrouve écrasée contre toi. Pas que ton corps près du mien soit une vision repoussante pour moi, mais presque. » Elle récupéra alors sa lampe torche et la pointa en plein dans le visage de son cher voisin qui se retrouvait une nouvelle fois aveuglé. Elle crut même l’entendre grogner mais n’éteignit pas le faisceau lumineux tout de suite. S’il voulait l’emmerder, et bien ils allaient s’emmerder mutuellement car Faith ne se laisserait pas faire ce soir. Dire que leur tour de garde ne faisait que commencer...
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Dernière édition par Faith A. Rosenbach le Sam 20 Sep - 16:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Dim 7 Sep - 22:27



they tell me i'm not going home.
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La réaction de Faith ne m'étonne même pas. Je ne peux pas dire que je la connais par cœur ; mais j'ai maintenant appris à cerner ses réactions. Pas toutes, elle reste imprévisible sur certains points. Néanmoins, elle est capable de berner son monde sans grande difficultés. La preuve : elle a réussi à me faire passer pour un psychopathe auprès des gardes, à l'entrée. Pourquoi n'ont-ils pas su faire la différence ? Et cerner la vraie psychopathe ? Je n'en sais rien. Mais en attendant, c'est elle qui a pris le dessus sur la situation. Elle qui s'est éloignée, et elle encore qui est dehors, libre de ses mouvements. De mon côté, je ne suis pas en reste non plus. Si je le veux, je peux très bien me mettre à faire les cent pas, ou même à danser sans aucune musique. Il n'y a plus personne pour me surveiller, après tout. Mais je n'en ai aucune envie. Parce que, en quelque sorte, Faith est toujours là. Et j'ai très envie de la faire chier jusqu'au bout. Tant pis si elle s'énerve ; je commence à en avoir l'habitude. En attendant, sa description de ma petite personne me fait beaucoup rire. Elle me correspond plutôt bien. M'aurait-elle mieux cerner que je me l'imaginais ? « En attendant, ce n'est pas moi qui suis dehors, dans le noir le plus complet. » Mes lèvres s'étirent en un sourire amusé, bien qu'elle ne puisse pas le voir. Je suis certaine qu'elle le devine, de toute façon. L'idiot que je suis sourit en permanence ... A quelques détails près - et rares -. « Mais c'est vrai, j'ai le goût du risque. » Et c'est peu dire ... On me prend souvent pour un type complètement fou, suicidaire sur les bords. Ce n'est pas le cas, pourtant. Je suis aussi sain d'esprit que Faith ... Merde, mauvais exemple.

L'ironie est la meilleure arme de Faith, et de loin sa préférée. Elle aime l'user, dans tous les sens, et dans toutes les conversations. Est-ce une manière de se protéger ? Certainement ! Mais hors de question de lui dire ça, elle risquerait de vraiment me tirer dessus. Je la soupçonne d'en être capable ! « Comme quoi, ça t'arrange d'être une femme parfois. Une paire de longues jambes et ils en oublient les règles les plus évidentes, c'est dingue ! » Compliment masqué ? Peut-être bien. Mais alors, il est vraiment bien caché ! Faut pas trop m'en demander non plus ... Mes sourcils se haussent néanmoins. Heureusement qu'elle ne peut pas me voir ; c'est comme si je me faisais réellement du souci pour elle. Comme si, parce qu'elle dit des absurdités sur ma petite personne ; elle peut transgresser les règles. Et puis ... C'est dangereux, merde ! Ta gueule Naël, ta gueule. Soudain, la lampe torche de Faith est braquée dans ma direction, et m'aveugle complètement. Je grogne de mécontentement, et mets ma main devant mes yeux. Elle s'éclate, c'est ça ? Heureusement pour moi - et pour elle !! - elle baisse bien vite sa lampe torche, me permettant de retrouver une vue normale. Aussi normale puisse-t-elle être, au vue de l'heure tardive. Au final, son défi m'arrange. Je fais mine d'hésiter une minute ou deux, mais ma réponse est toute faite. Bien sûr que je vais la rejoindre. Pour pouvoir la faire chier encore plus - et de plus près - mais aussi parce que ... merde, j'peux pas savoir si un rôdeur s'apprête à faire d'elle son repas ! Et ça, c'est moi que ça fait chier. Bien sûr, inutile de lui dire tout ça. Inutile, même, d'essayer d'analyser ce que je pense. Et ressens. Ce serait du pur suicide. Pire, encore, que de se jeter dans une horde de zombies, un nunchaku pour seule arme en main.

« Je relève ton défi, à tout de suite ! » Sans attendre de réponse de sa part, je récupère mes quelques affaires et me tire de là. Elle pense que je ne pourrais pas passer les gardes ? Et bien, elle se trompe ! Si elle peut jouer sur la carte "du psychopathe à surveiller", je ne vois pas pourquoi je n'y arriverais pas. Faith a la tête de celle qui s'apprête à faire une connerie. Vous ne trouvez pas ? Et bien moi, oui ! Et plutôt deux fois qu'une. Je me plante devant l'un des gardes, un air faussement paniqué sur le visage. « Faut que je rejoigne la gonzesse que t'as laissé passer. Elle est complètement inconsciente, et a apparemment l'intention de passer le reste de sa nuit sur le capot d'une voiture. » Le type me regarde avec une méfiance pas du tout masquée. Va-t-il croire en mon histoire ? J'ai bien peur que la réponse soit non, alors j'enchaîne rapidement. « Tu veux vraiment qu'on la retrouve bouffée demain ? Je pense pas que les dirigeants seront très contents de toi, après coup. » Le faire culpabiliser, voilà la vraie solution ... et ça marche ! Il hésite quelques secondes de plus, avant de hocher la tête et m'ouvrir le portail. « Je la ramène avant la fin de notre tour de garde. » Je m'empare d'une lampe torche, et rejoins sans plus attendre Faith. Toujours perchée sur sa voiture, apparemment fière d'elle. « Tu vois, c'est pas si compliqué ! Normal que tu ais reçu. » Je sais, c'est pas franchement le moment de me foutre de sa gueule ; mais je peux pas m'en empêcher. C'est tout naturel, avec elle. Dans un mouvement aussi souple que ... Enfin, pas souple du tout, je me hisse à ma tour sur la voiture. Et, sans aucune délicatesse, je m'affale à ses côtés. Elle l'aura cherché ce coup-ci !
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Sam 20 Sep - 17:22

they tell me i'm not going home
Naël S Warrens
feat.
Faith A. Rosenbach


 

 



 

 

Slowly fading away, you're lost and so afraid. Where is the hope in a world so cold. Looking for a distant light, someone who can save a life. Living in fear that no one will hear your cry.  Δ RED

         Pas besoin de discerner les traits du jeune homme pour deviner le stupide sourire qui naissait aux commissures de ses lèvres à l’instant même où il ouvrit la bouche. Il détenait décidément toujours les bons mots pour riposter face à Faith, ce qui ne pouvait que d’autant plus l’agacer. Après tout c’était son problème si cette nuit elle avait décidé de se poser sur ce tas de ferrailles rougeoyant pour échapper à son compagnon d’infortune, et Naël n’avait strictement rien à lui dire. Alors elle était persuadée qu’il faisait simplement ça pour la titiller, la pousser à bout une fois encore. Et sachant qu’il en fallait très peu à la tornade blonde pour sortir de ses gonds, on pouvait déjà l’entendre pester à des kilomètres à la ronde. Non mais franchement, à midi comme à minuit, elle avait l’impression qu’il n’était jamais fatigué de l’emmerder, comme si c’était devenu une véritable distraction à ses yeux. Il fallait avouer aussi que Faith se prenait facilement au jeu et n’hésitait plus à venir le chercher directement sur son terrain de jeu, au lieu de toujours subir ses railleries. « Et oui que veux-tu, ce soir j’ai décidé d’être aussi débile que toi. D’ailleurs j’avoue ne pas savoir quoi en conclure, est-ce bien ou mal d’être toi ? Je pencherai plutôt pour la deuxième option... » Sur ces paroles tranchantes, la survivante baissa la lampe torche qu’elle avait pointé plus tôt sur lui et la posa sur le capot de la voiture à ses côtés, fixée sur l’horizon désert. Visiblement ce soir il n’y avait aucun mouvement dans le secteur et les habitants de la zone 51 –notamment les deux chargés de garder les remparts cette nuit– auraient peut-être la chance de dormir paisiblement. Mais il serait quand même dommage que la jeune femme ne puisse tirer profit de l’arme qu’elle avait "dérobé" en finesse à l’entrée de la forteresse. Un si beau bijou ne pouvait simplement servir de vitrine décorative, ha ça non. Alors dans les sombres abysses de sa conscience, elle espérait tôt ou tard dans la soirée en avoir l’usage, peu importe les circonstances. Espoirs secrets qu’elle gardait profondément enfouis.

         En effet, l’ironie était l’arme fatale que possédait Faith entre ses doigts. Une arme redoutable et surtout inépuisable, dont elle ne se lassait pas. Elle la pratiquait à n’importe quel moment de la journée, face à n’importe qui et dans toutes les situations envisageables. Ainsi Rosenbach survivait, aux dépends de cet humour défraîchi, témoignant du long parcourir qu’elle avait emprunté afin de parvenir à rester en vie jusqu’à ce jour. Aucune attache. Dès lors qu’un quelconque sentiment d’affection naissait envers un individu, deux solutions s’offraient à elle : la première étant tout simplement de taire ses émotions ; et quand elle en était incapable, ce qui était rare mais susceptible d’arriver –malheureusement–, elle les masquait derrière ce visage sarcastique. « Complètement dingue même ! Je ne savais pas que les jambes déstabilisaient autant les hommes ! » S’exclama subitement la blonde, plutôt amusée par cette remarque qu’elle trouvait assez étrange en vérité. Mais elle ne chercha pas à comprendre le sens de ces mots grotesques, après tout il s’agissait de Naël Warrens. L’homme bizarre et incompréhensible par excellence. Alors mieux valait ne pas essayer de comprendre ce qu’il voulait dire parfois, c’était mieux de rester dans l’ignorance. Et la voici à son tour, agissant avec la même stupidité qu’elle avait toujours reproché au brun, en train de le mettre au défi de la rejoindre. Elle ne voulait soit disant pas de sa présence et pourtant elle le réclamait furtivement à ses côtés, préconisant de façon tout à fait innocente sa compagnie qu’elle repoussait sans cesse la plupart du temps. Des fois Faith ne comprenait pas elle-même la nature de ses agissements, alors comment pourrait-elle espérer comprendre celle des autres ? Finalement elle se tut et se contenta d’esquisser un mince sourire lorsqu’il accepta sa requête. Elle se demandait sincèrement s’il réussirait à passer les gardes avec autant d’aisance mais était surtout impatiente de le retrouver. Ou pas.

         Attentive à la scène, elle observa comme elle le pouvait, Naël disparaître de son champ de vision, certainement en route vers la porte d’entrée. Elle tendit l’oreille, essayant d’entendre quelques bribes de conversation. Mais c’était peine perdue, les murailles tout autour de la zone étaient comme un mur du son, empêchant les rôdeurs et leurs ouïes sur-développées de distinguer notre présence. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir quelques minutes plus tard une tête brune s’aventurer entre les voitures jusqu’à atteindre celle sur laquelle se trouvait Faith. Elle s’apprêtait à le féliciter pour cet "exploit" mais il la devança et se montra assez mesquin, coupant l’envie à la blonde de manifester une pointe de générosité. « T’as pas honte d’avoir exhibé tes fines jambes poilues pour qu’ils te laissent passer ? » Elle sourit de toutes ses dents au jeune homme qui venait littéralement de s’affaler près d’elle après avoir réussi à se hisser sur le toit de façon risible. « Alors quels bobards t’as inventé pour qu’ils te laissent passer ? Non vraiment fallait pas en faire autant pour moi... » Elle lâcha un faible ricanement à l’encontre de Naël en essayant vainement de le pousser. « Dis donc tu prends de la place ! Quand je t’ai proposé de me rejoindre c’était pas pour que je me retrouve écrasée contre toi. Pas que ton corps près du mien soit une vision repoussante pour moi, mais presque. » Elle récupéra alors sa lampe torche et la pointa en plein dans le visage de son cher voisin qui se retrouvait une nouvelle fois aveuglé. Elle crut même l’entendre grogner mais n’éteignit pas le faisceau lumineux tout de suite. S’il voulait l’emmerder, et bien ils allaient s’emmerder mutuellement car Faith ne se laisserait pas faire ce soir. Dire que leur tour de garde ne faisait que commencer...
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Dim 21 Sep - 22:59



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Emmerder Faith, c'est définitivement ma plus grande passion. Il faut dire, aussi, que la situation ne me laisse pas beaucoup de choix. C'est ça, ou me faire royalement chier. Nul doute que la première option est nettement plus alléchante. Je peux aussi très bien me tourner vers d'autres occupations, comme ... Emmerder Skylar, mais elle est très souvent trop occupée pour moi. Avec Isaac, la plus grande partie du temps. Et comme je n'ai aucune envie d'assister à ... ça - une grimace de dégoût accompagnant le tout -, je me tourne vers Faith. Et puis, mince, elle se prête bien au jeu aussi ! Forcément, la voir s'énerver ne fait que renforcer ma détermination, et me donner envie de continuer. Si elle ne réagissait pas, peut-être que j'agirais autrement, mais ... Non, en fait, c'est sûr que je continuerai malgré tout. Ce serait moins drôle, mais toujours amusant d'une manière ou d'une autre. Plus qu'une passion, c'est devenu, au fil du temps, une habitude. C'est tout naturel, plus du tout calculé. Et elle réplique toujours, alors je suppose que c'est un peu pareil de son côté. Juste un peu, cela dit. « Ne joue pas les ingénus, tu dois bien te douter que c'est fabuleux d'être moi ! Des parties de rigolade à longueur de journées, et de très - trop - nombreux amis. » J'exagère un peu -beaucoup- le dernier point, surtout qu'il est difficile de se lier à qui que ce soit dans la zone 51. Néanmoins, je ne peux pas dire que je m'ennuie bien souvent. Je trouve toujours quelque chose à dire, dans n'importe quelle situation. Et ce n'est pas Faith qui dira le contraire ! Elle a assisté à ce genre de comportements de ma part bien souvent. Elle sait qui je suis, et je sais de source sûre que ce n'est pas souvent -voire pas du tout- pour lui plaire. On ne peut pas être apprécié de tous, que voulez-vous ?

Et puis, de toute façon, ce n'est pas ça qui m'empêchera de continuer à l'emmerder. Tout comme ce n'est pas ce qui va la retenir de continuer à me répondre. Elle a l'air de trouver son parti, dans cette relation bizarre. Comme cela lui arrive souvent ces derniers temps, elle m'envoie en mission. Histoire de me tester, je suppose. Ou peut-être parce qu'elle veut vraiment que je lui tienne compagnie là, dehors. Ce dont je doute férocement, mais la situation semble s'y prêter. En tout cas, il ne faut pas me le dire deux fois ; sitôt dit, sitôt fait. J'accepte son petit défi sans rechigner ... et j'en sors avec brio ! En quelques minutes, j'ai embobiné les gardes à l'entrée de la zone, qui semblent ne plus rien comprendre. N'ont-ils pas encore eu vent de cette relation si particulière qu'entretiennent Faith Rosenbach et Naël Warrens ? Et bien, ils en ont un premier aperçu ce soir ! Ils ne savent pas grand chose, mais ce n'est pas comme si les informations pleuvaient de toute façon. Nous nous cherchons, voilà tout. Ce n'est pas peu fier que je débarque à l'endroit où se trouve Faith. Encore un peu, et je pourrais presque me mettre à marcher la tête haute, le torse bombé, tiens ! Sans trop de difficultés, je m'installe aux côtés de Faith, au sommet de sa voiture. Elle va moins faire la maligne ... Enfin, je doute de ça ! « Non j'en ai pas honte du tout. T'as pas honte, toi, d'avoir exhibé les tiennes pour fuir le pauvre fou ? » Je lui demande, très sérieusement, la tête tournée dans sa direction. Rapidement, un sourire vient étirer mes lèvres. C'est que je ne peux pas me retenir bien longtemps, et surtout pas dans cette situation. Et puis ... elle ne se gêne pas de son côté pour en faire de même.

« Je lui ai dis que tu avais l'intention de passer la nuit ici, et que tu avais toutes les chances de te faire bouffer. Ça lui serait retombé dessus. » Pour une fois que j'ai eu une bonne idée. Sérieuse et réfléchie ... ça se fête ! Même si je doute fortement que Faith en ait envie. « Tu vois, inutile de montrer ses jambes fines pour passer. Ils ne sont un peu bê-bêtes, tu sais ... » Et en parlant de ça, je lui dis tout ça comme si je parlais à un gamin. Pas que je pense qu'elle en ait une, mais parce que je sais qu'elle va détester ça. Et probablement s'agacer un peu plus encore. Je dois être maso, en fait ! La réplique de Faith me laisse un instant pantois, mais je reprends vite mes esprits ... Enfin, plus précisément, la lumière que braque la blondinette sur mon visage achève de me remettre les idées en place. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! « Heeeey ! Vire ça de là, ou je me colle encore plus à toi. » Bah quoi ? Elle doit bien savoir que quand on me dit quelque chose dans le genre, je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter une couche. Et d'insister allègrement dessus. « Et pour tout te dire, je crois que c'est toi qui prend toute la place ... Tu as inversé les rôles ... » Je me retiens d'exploser de rire, et me contente plutôt de pouffer dans mon poing. Inutile de me faire tuer maintenant ; elle est armée en plus de ça ! « Dis-moi, ils t'ont laissé prendre cette arme ou tu ne leur as pas laissé le choix ? Si la première réponse est la bonne ... Ils sont vraiment irréfléchis, ces types. » Et hop, une pique de plus. Juste histoire d'être sûre qu'elle est tout à fait énervée ...
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MessageSujet: Re: they tell me i'm not going home (Faith) Sam 25 Oct - 15:54

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