Journal de bord de Conrad Jay Williamson
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Journal de bord de Conrad Jay Williamson

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MessageSujet: Journal de bord de Conrad Jay Williamson Mer 20 Aoû - 22:20




    21/12/2012

    San Francisco


    Le premier jour dans cette putain de nouvelle vie.


    03/01/2013

    Alentours de San Francisco


    Une de perdue... dix de retrouvé(e)s ?


Dernière édition par Conrad J. Williamson le Jeu 21 Aoû - 9:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Journal de bord de Conrad Jay Williamson Mer 20 Aoû - 23:10


      03/04/2013

      Alentours de Rock Springs


      Mort d'Ailin Reynolds


        01/06/2013

        Quelque part dans le Wyoming


        Il y a des jours, dans la vie d’un homme, ou tout bascule.

        Je veux dire : plus que d’habitude. Un jour comme ça, où on pète sa durite et où on se met à tout fracasser, où on se sent prêt à faire toutes les conneries du monde juste parce qu’on n’en peut plus…

        Ce jour-là, je l’ai vécu. Eh ouais, contrairement à beaucoup d’autres, j’en suis sorti indemne, ou presque.

        C’était deux mois après la mort d’Ailin. Depuis près de soixante jours, mes nuits étaient hantées par son visage, par ses yeux à la fois désespérés et haineux. Ses mots qui m’accusaient de l’avoir abandonné, sa voix frêle et colérique, comme à bout de souffle…

        Sans cesse devant mes yeux défilaient les images de ce jour abominable où cette abrutie s’était jetée sur la première flaque d’eau sans faire gaffe à ce qui pouvait se trouver dedans. Et voilà, maintenant c’était de ma faute. C’était moi qui avais dû faire le sale boulot, et c’était moi qui sentais encore la présence fantôme de ce sang chaud sur mon visage. Le sang d’Ailin projeté par le coup de crosse létal que je lui avais porté. Si je ne culpabilisais pas de l’avoir tué – car elle m’avait dit elle-même préférer crever en humaine lucide que de bouffer le moindre gramme de viande humaine – je culpabilisais pour autre chose : l’avoir laissé boire à cette putain de flaque de flotte contaminée.


        Alors si ce jour-là j’avais ravagé le rez-de-chaussée entier de ce petit chalet pourri où j’avais trouvé refuge, c’était parce que j’avais un milliard de bonnes raisons. Mes nerfs lâchaient tous d’un coup, mon esprit explosait sous la pression des cauchemars qui me harcelaient, des visions qui me pourrissaient mon humeur dès que je fermais les yeux et surtout : de toutes ces putains de nuits de blanches passée à fuir mes rêves.

        Alors que je tombais à genoux dans le bureau de l’ancien propriétaire, des dizaines de feuilles volant autour de moi comme des vautours patientant la mort prochaine d’une bête perdue, le tête relevée vers le ciel, ma gorge laissa brusquement échapper un hurlement.


        A s’en déchirer l’âme.


        Pourquoi elle me laissait pas tranquille ? Pourquoi elle se contentait pas de crever et de disparaître de ma tête comme l’avaient fait tous les autres ? Pourquoi j’arrivais pas à continuer ? Pourquoi est-ce qu’elle se sentait obligée de me faire passer pour un connard auprès de moi-même ?

        Une fois mes poumons vidés de tout l’air qu’ils pouvaient contenir je me laissai retomber en avant en me rattrapant sur les coudes. La tête rentrée dans les épaules, je fermais les yeux comme pour me reprendre une dernière fois ses critiques en pleine face.

        Pourquoi m’as-tu laissée tomber ? Pourquoi… Pourquoi ?

        Son visage défoncé à coup de crosse articulait mal les mots, sa voix tremblante me crachait à la figure sa haine et sa rancœur. Je l’avais laissé tomber, abandonné…

        - Ta gueule, Ailin… Sérieux… Ta gueule !

        Sans trop comprendre ce que je faisais ma main se saisit de mon Beretta 92 et chargea l’arme.

        - Ta gueule, Ailin… Tu parles trop ! LA FERME !!!

        Une seconde plus tard, je sentis le cercle de métal froid du canon sur ma tempe. Au fond de son terrier d’acier, je pouvais deviner la balle prête à s’élancer comme une fusée pour aller me déchirer le cuir chevelu et m’exploser le crâne.

        J’en avais marre ! Plein le cul, de ses jérémiades ! Je voulais juste qu’elle la ferme et me foute la paix ! Je voulais simplement qu’elle parte ! Juste qu’elle se casse… Se casse et me laisse tranquille ! Et puis à quoi bon s’accuser les uns les autres quand on avait autour de nous des millions de bonnes raisons de se faire sauter la cervelle ? Elle faisait sa maligne à me narguer depuis l’au-delà ! En attendant je me tapais la merde tout seul ! Les zombies, la bouffe et des endroits pas trop dégueulasses pour dormir et pisser !

        Et à quoi bon tout ça encore ?! De toute façon on crèverait tous un jour ! Si c’était pas bouffé par des zombies, ce serait à cause d’une maladie à la con ou bien d’une lame rouillée avec laquelle son se serait blessé ! Et si c’est pas ce genre de merde, bah ce serait une chute mortelle, un empoisonnement à la bouffe périmée, ou allez savoir quoi d’autre ! A quoi bon ?

        - A quoi bon, bordel de merde !!!

        Et l’autre… La blondinette… Elle était toujours là. Pourquoi ? Pourquoi je l’avais abandonné ? Eh ben je vais te le dire…

        - Parce que t’es trop conne !!! Voilà, c’est pour ça !!! hurlai-je comme un diable au plafond du châlet.

        Ailin… Elle avait toujours été trop bavarde. Elle avait toujours trop causé, c’était le genre de nana qui vous pourrissait une nuit romantique en déviant la conversation entamée sur un thème hyper intime vers ses dernières expériences ou bien son ancienne vie visiblement plus palpitante que l’idée de s’envoyer en l’air avec des zombies qui rôdaient autour… Elle m’avait trop frustré…

        Mon doigt sur la gâchette se contracta autour de l’embout en métal. Se contracta mais ne tira pas. Impossible. Il était bloqué, il arrivait pas à tirer. Autour de moi, toutes les feuilles blanches étaient retombées au sol, comme ses charognards qui se posaient définitivement quelque part en voyant que leur repas s’obstinait à vivre. J’appuyais le canon un peu plus fort sur ma tempe, comme pour me convaincre de ce que je voulais faire…


        Mais ça prenait pas.


        J’avais pas envie de crever, tout compte fait. Je voulais pas que ça se finisse comme ça. Ma main se relâcha autour de l’arme, je décollai le canon de ma tempe et abaissai doucement la main.

        Le silence s’était fait partout autour de moi. Comme si quelque chose contemplait la scène. Comme si le fantôme d’Ailin était quelque part, muet de stupéfaction. C’était calme partout, dans le châlet, dehors, et dans ma tête.

        Je contemplai un instant le flingue, le regard vide et le souffle court. J’avais presque l’impression de me réveiller d’un rêve. Je me rappelais de tout sans avoir trop l’impression que c’était moi qui était aux commandes. Sans me presser, j’enclenchai la sécurité sur le pistolet et le rangeai à ma ceinture.

        A y repenser, et bien que j’étais pas le genre à exécuter les dernières volontés des morts, je me disais que personne, de tout ceux que j’avais connu dans ma vie, n’aurait voulu que je termine comme ça. Zombies ou pas. Apocalypse ou non.

        J’étais pas le genre à me tirer une balle. Pas le genre non plus à tout laisser tomber. Je l’avais oublié juste assez longtemps pour trouver le moyen de me coller le canon d’une arme sur la tempe. Je me le pardonnerais jamais. Même si Ailin continuait à me faire chier chaque nuit que vivrais dorénavant.



        J’étais Conrad Jay Williamson, Capitaine des Bulls de San Francisco.

        Et si je devais crever un jour, ce serait certainement pas comme ça…


Dernière édition par Conrad J. Williamson le Mar 26 Aoû - 22:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Journal de bord de Conrad Jay Williamson Jeu 21 Aoû - 9:49

03/04/2014

Salem, Oregon


Survivre en groupe 2ème prise



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Raconte nous tout mon choux. Tu t'es battu ? T'es tombé amoureux d'une petite zombiette ? Tu trouves qu'il fait trop chaud ? Tu t'es cassé un ongle en foutant ton poing dans la gueule d'un membre de ton groupe ? Dis nous tout ça ici ... N'oublie pas de changer les gifs !
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MessageSujet: Re: Journal de bord de Conrad Jay Williamson

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