Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny)
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Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny)

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MessageSujet: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Mar 25 Nov - 23:34



let the sky fall when it crumbles
This is the end, hold your breath and count to ten, geel the earth move and then, hear my heart burst again. For this is the end, I've drowned and dreamed this moment.
De nouveau, l'apocalypse. De nouveau, les cris. Leandro est imperméable à tout ça. Tout ce qu'il voit, tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'aime pas ça. Ce n'est pas tant l'idée de perdre tous ces gens qui le dérange, mais surtout celle de voir tous leurs efforts réduits à néant. La zone n'est plus. Les gens crèvent. Les rôdeurs les envahissent de nouveau. Snow n'est plus là, elle a disparu. Et Leandro se retrouve comme un con, coincé dans la zone. Bordel, y a rien de pire que ça : l'idée de ne pas pouvoir fuir. De perdre le contrôle sur tout, en somme. Lèvres pincées, il tourne en rond depuis vingt bonnes minutes, dans une pièce "isolée" du bâtiment encore intact. Il est venu s'enfermer ici une bonne heure plus tôt, dans l'espoir de trouver de la tranquillité. Ça a plus ou moins marché ; il n'entend les cris et les pleurs qu'en fond. Mais cela ne lui a pas pour autant permis de se calmer comme il l'aurait voulu. Pour ça, il sait ce qu'il lui faut : des rôdeurs à zigouiller. Matière à se défouler, donc. Mais ce n'est pas à sa portée pour l'instant et, de toute façon, on attend plus de lui. Il fait partie des rares fondateurs de la zone encore présents dans le bâtiment - encore vivants, donc -. Forcément, certaines femmes effrayées, certains hommes impuissants, en attendent beaucoup de lui. Mais que peut-il faire ? Rien. Strictement rien. Il est tout aussi impuissant qu'eux, et encore plus face à leur désarroi. C'est pas son truc, ça. Lui, c'est une brut de décoffrage. Un masque d'antipathie et de froideur. Il se contre-carre de la plupart des survivants ici. Il voudrait juste avoir la possibilité de se casser de là, histoire qu'on lui foute la paix une bonne fois pour toutes. Bien sûr, c'est impossible. Il est comme eux : coincé ici. Condamné à rester fermé entre ces quatre murs impersonnels, qu'il n'a d'ailleurs jamais supporté.

Il ne sait pas quoi faire. Prendre des décisions importantes, c'est pas son truc. Et là, il se retrouve carrément dans une impasse. Plus ou moins seul à gérer tout ça. Pourquoi donc a-t-il été flic autrefois ? C'est pour ça, en grande partie, que c'est vers lui que certains se tournent. Il est censé avoir un certain ... Contrôle sur lui-même et sur les différentes situations auxquelles ils sont confrontés. Tout comme il est censé avoir le sens de la réflexion, et d'ingéniosité. C'est pas le cas, BORDEL. Il n'est plus flic. Il est au même niveau que les autres survivants. Et peut-être même un peu plus bas encore, parce qu'il creuse lui-même sa tombe. Un peu plus chaque jour, d'ailleurs. Profondément, Leandro fout un coup de pied dans le premier truc à sa portée. Pour le coup, c'est un vieux lit d'hôpital. Si ça lui cause un mal de chien pas croyable au doigt de pied, il ne s'en soucie pas plus ; il est trop préoccupé pour s'arrêter sur une telle douleur. Une migraine menace de l'attaquer à tout moment, mais il s'en balance du moment qu'on lui permet de rester là. A se morfondre. A se lamenter sur son triste sort. Comment va-t-il survivre s'il doit rester bloqué ici, hein ? Il peut tout simplement pas. Il a besoin de bouger. De respirer de l'air frais. Et surtout : de tuer des putains de rôdeurs. Oh, il y en a plein à sa portée : ils sont nombreux là, dehors. Mais ouvrir une porte serait signer la fin de la zone. Aussi con soit-il, Leandro ne peut pas faire un truc pareil. Il ne veut pas causer la mort de tous ces innocents, juste parce qu'il aura été incapable de tenir en place. Peut-être n'a-t-il qu'à attendre ? S'asseoir dans un coin, et attendre que quelqu'un trouve une solution miracle. Ouais, c'est le plus intelligent à faire. Sans plus attendre, Leandro se cale sur le lit, le dos bien droit, le regard fixé droit devant lui. Là, c'est parfait. A eux de se démerder.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Ven 12 Déc - 14:19

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« Tais toi ! Tais toi, s'il te plait, ça va juste en attirer plus ! » Une femme lui jette un regard noir et Lenny se redresse, une expression de défi sur le visage. Ben quoi ? Il essaie juste de calmer ce gosse qui ne veut plus s'arrêter de hurler en sanglotant. Tout ce que cela va accomplir, c'est de rameuter encore plus de rôdeurs que ceux qui les entourent déjà, et ça met une ambiance lugubre parmi le petit groupe de survivants qui est resté dans la Zone après l'explosion. Découragé, il lève les mains en l'air en signe de démission et lui fait signe qu'il lui laisse la place avec plaisir. Après avoir levé les yeux au ciel, elle s'accroupit devant le jeune pour tenter à son tour de le calmer. Lenny ne veut pas avoir à regarder quelqu'un d'autre réussir là où il a échoué, les mains dans les poches, et il s'éloigne rapidement, légèrement agacé. Au bout de quelques mètres il se rend compte qu'il a atteint l'autre extrêmité de la pièce où ils sont tous enfermés depuis plusieurs heures. Il se met à faire les cent pas. C'est insupportable. Jamais depuis le début de l'épidémie il n'a vécu quelque chose d'aussi insupportable qu'être là, sans rien pouvoir faire, avec l'image de sa mère imprimée sur sa rétine. Il s'accroche à l'espoir que Maggie soit quelque part, hors de la Zone ou dans un coin inaccessible de là où il se trouve ; parce qu'il a perdu tout autre espoir. Il s'accroche au sourire de Snow qu'il a pu observer durant la soirée avant que tout ne dégénère.
Mais il ressent encore ce coup au cœur, comme un fantôme de cet instant fatidique. Lorsqu'il a posé les yeux sur sa mère, mais qu'elle n'était plus là. Quand il a compris que c'était terminé ; une page de son histoire s'était tournée dans le sang et la violence. Tout ce qu'il détestait réuni dans son estomac, et il avait manqué de vomir, il avait voulu s'enfuir en courant, il avait voulu pleurer comme lorsqu'il n'avait que cinq ans. Il voulait qu'elle le prenne dans ses bras et le berce. Elle l'a prit dans ses bras et a tenté... il lui a planté son sabre dans le cœur. Elle lui a brisé le sien.
Lenny frappe un coup dans le mur, se faisant se retourner quelques regards surpris tandis qu'il secoue son poing comme un idiot sous la douleur. Il leur lance un regard furieux et se précipite sur son sabre avant de quitter l'espace clos. Il faut qu'il s'occupe l'esprit, qu'il trouve quelque chose à faire ; n'importe quoi. Il hésite à sauter dans la piscine de mort vivants qu'il entend grogner comme des animaux stupides. Ce qu'ils sont. Le sang qui gicle, ça effacerait peut-être l'image de cette effusion de sang là ? Elle aurait voulu qu'il le fasse. Et Maggie, comment allait-elle réagir ? Où était-elle ? Lui pardonnerait-elle ? Elle comprendrait. Mais si elle ne comprenait pas ? Si elle refusait de faire preuve de compassion, si elle en avait assez de tout laisser passer sous prétexte que cela venait de lui, si elle était fatiguée de le supporter et qu'elle ne voyait en lui qu'un... meurtrier ? Où étaient Isaac et Skylar ? Soudain, il se sentait comme prisonnier de l'esprit de l'archère, qui lui avait trop bien expliqué à quel point elle se sentait comme une assassine pour avoir ôter le semblant de vie qu'il restait aux zombies. Il n'avait jamais éprouvé de remords en leur coupant la tête, en les fracassant avec sauvagerie, mais peut-être n'était-il déjà plus humain ? Il se prit la tête entre les mains en s'affaissant contre un mur, et une larme avait commencé à couler le long de sa joue quand il entendit un bruit sourd. Il se releva précipitemment et se dirigea rapidement vers la source de la détonation, la main sur le manche de son épée. Lorsqu'il repéra une salle dont la porte était entrouverte il sentit son pouls accélérer. Il poussa la porte du bout du pied pour trouver Leandro assis sur un lit défait. Tout son corps se détendit et il lacha son arme. Leandro était un fondateur, non ? Il travaillait aux côtés de Snow. Il saurait quoi faire. « Hey, » le salua-t-il sobrement. Sans lui demander son avis, il vint le rejoindre sur le lit, s'asseyant à l'extrémité opposée, ses longues jambes trainant au sol, dessinant des ronds irréguliers.
   
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Lun 22 Déc - 20:17



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This is the end, hold your breath and count to ten, geel the earth move and then, hear my heart burst again. For this is the end, I've drowned and dreamed this moment.
Baisser les bras n'est pas dans les habitudes de Leandro. Non, lui, il préfère se battre. Se battre encore et encore. Parfois trop. Pas toujours pour les bonnes causes, non plus. Mais aujourd'hui, il ne s'en sent pas la force. Il n'est pas capable de faire face à tous ces gens et de leur dire que tout va bien se passer. Pourquoi on le considère comme un fondateur de la zone, d'ailleurs ? Ah oui, parce qu'il est là depuis le départ ou presque. Mais tout ça, ce n'est pas lui. Ce n'est pas lui qui a mis tout cela en place. Pas lui non plus qui a fait en sorte de rendre cet endroit sûr. Oh non, loin de là. Lui, il s'est contenté d'aller chercher des vivres, de vadrouiller à droite et à gauche. Et, la plupart du temps, d'aller vivre sa vie là, dehors. Pour se défouler. Pour extérioriser toute sa rage, toute sa colère. Si cela marchait ? Oh non, pas du tout. Il se sent toujours aussi mal. Tel un lion en cage, pris au piège dans ce bâtiment; Bordel non, il ne sait pas comment ils doivent agir, ni ce qu'ils doivent faire pour s'en sortir. Il n'y a que peu de vivres ici, et les rôdeurs sont trop nombreux à l'extérieur pour prendre le risque d'ouvrir une porte. Et puis merde, ce n'est pas à lui de prendre une quelconque décision. Ce n'est pas son truc. Il se contentait d’acquiescer à toutes les propositions, et de se casser quand on lui en demandait trop. Il ne peut pas prendre une telle responsabilité : il n'en a pas les épaules. Alors, il s'isole. Il reste à l'écart de tout et de tous. De cette façon, il n'aura qu'à attendre que le temps passe, ou quelqu'un trouve une solution potable. Ou même que, n'y tenant plus, il se décide à sortir de là et à se jeter dans les hordes de rôdeurs qui doivent circuler dans les alentours. Mais Leandro n'en est pas encore là ... Heureusement. Pour l'instant, il se contente de fuir toute décision, de fuir les cris et les pleurs. Il ne peut pas les supporter ; c'est trop pour lui. Tout ce qu'il veut, c'est pouvoir se boucher les oreilles et, si possible, retourner en arrière. Finalement, sa routine pathétique lui convenait bien.

Apparemment, ce n'est pas ce que l'on attend de lui. Leandro ne tourne pas la tête en direction de la porte qui vient de s'ouvrir, ni même de celui qu'il sent s'asseoir à ses côtés - le lit s'affaissant légèrement -. Il n'en a que faire. Il veut juste qu'on lui foute la paix. Là encore, ce serait vivre dans l'illusion. Une voix s'élève à ses côtés, et il la reconnaît sans mal. Lenny. Il n'a pas eu tant que cela l'occasion de lui parler, mais c'est arrivé à quelques reprises. Et Lenny n'est pas de ceux que l'on oublie facilement. Pour toute réponse, Leandro se contente de faire un signe de tête, l'air de dire « Je t'ai entendu. Salut. ». Il prévoit d'abord de se contenter de cela, mais se rend compte que ce ne sera pas le cas de Lenny. Ce n'est pas son genre, n'est-ce pas ? Il ne sait pas grand chose sur lui, mais ce point là lui arrive comme une évidence. Finalement, il se décide à dire quelque chose. Pas à bouger, son regard est bien, planté dans le vide. Sans compter qu'il n'a aucune envie de voir la souffrance sur le visage de Lenny. Il ne sait pas du tout si ce dernier a perdu quelqu'un aujourd'hui, mais ce doit bien être son genre, de s'en faire pour tout blessé ou toute mort. Enfin bref, de toute façon, il ne voit pas l'intérêt de tourner la tête dans sa direction. « Qu'est-ce que tu veux ? » Demande-t-il sur un ton neutre qui le surprend lui même. Pas la moindre trace d'agacement, ou de début de crise de colère. Non, rien de tout cela. Rien d'autre qu'un calme olympien a en faire pâlir les plus braves. C'est que c'est tout à fait inhabituel, venant de Leandro. Il est plus du genre à agresser et à lancer des piques dès que nécessaire. Pour le coup, il n'en ressent pas même la force. Et puis ... Lenny n'est pas méchant. Ce serait cruel de s'en prendre à lui sans raison et ce n'est pas le but de Leandro. Surtout pas maintenant.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Jeu 22 Jan - 1:59

LET THE SKY FALL WHEN IT CRUMBLES × ft. LEANDRO & LENNY
Une fois installé sur le matelas légèrement rapiécé, Lenny reste immobile un instant, le regard fixé sur ses pieds qui dessinent des formes indistinctes au sol, avant de relever la main pour essuyer la larme qui lui a échappé. Un grognement de colère et de frustration lui échappe simultanément, mais il se contente de secouer la tête en déglutissant, essayant tant bien que mal de reprendre contenance. Sa souffrance n'aide en rien, elle n'apporte rien qui puisse aider à débloquer la situation. Tout ce qu'il risque, c'est d'agacer l'homme qu'il a rejoint, exactement comme le bambin l'agaçait il y a quelques minutes. Il ferme les yeux et les rouvre aussitôt lorsque le visage familier de sa mère se peint sur le fond sombre de ses paupières. Il secoue à nouveau la tête et étire ses lèvres en un sourire factice avant de relever la tête vers le fondateur, autant pour effacer les images qui le hante avec des images concrètes que pour lui adresser la parole. Il ne s'inquiète pas du fait que le plus vieux, lui, continue à laisser son regard divaguer dans le vide, et se contente de hausser les épaules à sa question, songeant qu'il est déjà chanceux que l'ancien flic accepte de lui adresser la parole. Il se rappelle du sourire légèrement moqueur de Snow lorsqu'elle lui parlait de Leandro ou qu'elle commentait un comportement qu'il avait eu en public, ce qui était déjà rare en soit, et la façon ironique dont elle laissait entendre qu'il n'était pas la créature la plus sociable qu'elle ait rencontré. Elle était belle, lorsqu'elle ne se souciait plus des zombies qui rôdaient aux alentours et qu'elle se laissait aller à croire que la vie pouvait reprendre son cours. Les lèvres de Lenny se soulevèrent imperceptiblement au passage de ce souvenir, avant que ses pupilles ne se focalisent sur le visage de son ainé. De profil, penché ainsi, la barbe en broussaille, Leandro avait l'air plus vieux que la veille, comme si le poids du monde qui semblaient peser sur ses épaules s'accompagnait du poids du temps. Le mexicain leva la main à sa propre barbe et se gratta distraitement le menton.
« Je voulais juste échapper aux... » Il allait évoquer les pleurs du gamin mais songea que l'homme s'était probablement isolé pour des raisons similaires et qu'il ne servait donc à rien qu'il lui remette le malheur de leurs camarades sous le nez. Imperceptiblement, les catastrophes qui s'enchainaient depuis que l'épidémie s'était déclarée forçaient le garçon insouciant qu'il avait été à grandir et à gagner en maturité. Il s'était toujours soucié des gens, mais cherchait avant tout à les provoquer pour qu'ils cherchent eux-même le bonheur et la joie qui leur conviendraient. Jamais il n'avait su faire attention aux sentiments des gens comme il le faisait là en épargnant ce détail à l'homme assis à côté de lui. « Aux autres, là-bas, » se contenta-t-il donc de souffler pour terminer sa phrase. Se tournant plus franchement vers Leandro, il inspira profondément et se lança : « Je me demandais, enfin, il faudrait faire quelque chose, on ne peut pas... rester comme ça ? » Son intonation, hésitante, souleva ses derniers mots dans une mélodie ascendante peu assurée, les faisant résonner comme une véritable question posée à l'ancien policier. Il avait toujours été une figure d'autorité dans la Zone, et plus particulièrement pour Lenny qui, bien qu'il ne lui ait que rarement adressé la parole, retrouvait en lui la carrure impressionnante de son père. Il devait avoir une idée, une direction à donner au groupe pour les sortir de cette apathie angoissante – du moins le jeune homme voulait-il s'en convaincre, fatigué de faire face à l'immobilisme des troupes. Il ne supportait pas cela. Il devait à tout prix y échapper. Il fallait qu'il bouge, et qu'il entraine les survivants avec lui, car il allait devenir fou, réellement fou cette fois, si la situation n'évoluait pas rapidement. Il refusait donc d'écouter la petite voix qui lui chuchotait que si le plus vieux s'était réfugié dans cette pièce, c'était surement parce qu'il ne voulait pas répondre à de telles questions. Il préférait nourrir son rêve et présageait que le visage barbu s'animerait et qu'il se lancerait dans des explications détaillées de leur prochain plan d'action. Lenny avait toujours été déconnecté de la réalité, même quand elle était belle. Désormais, il la rejettait totalement au profit de ses divers fantasmes, qui l'aidaient à tenir jusqu'au bout de la journée.
   
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Dim 25 Jan - 14:41



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Le grognement de son désormais voisin ne fait pas broncher Leandro le moins du monde. Il ne s'en soucie pas. Continue de fixer le mur face à lui, à la fois hébété et calme. Enfin, calme ... Pour l'instant. La seule présence de Lenny suffit à le tendre, et à faire peu à peu disparaître son expression si sereine. Il préfère ne rien dire, et attendre que Lenny prenne la parole le premier. Parce qu'il le fera bien, non ? Il n'est pas venu là pour profiter de sa présence si apaisante. C'est sans aucun doute ce que craint le plus Leandro, le moment où Lenny se décidera à ouvrir la bouche. Dans le fond, il l'aime bien ce gamin. Il est un peu chiant, certes. Un peu trop invasif aussi, parce que Leandro tient à son « espace vital ». Là, Lenny est clairement passé outre ses barrières et le fondateur veut entendre ses explications au plus vite. Il en sera plus rapidement débarrassé, de cette façon, n'est-ce pas ? Il se doute que ce qu'il s'apprête à dire ne lui fera pas plaisir, mais puisqu'il faut se lancer ... Il est venu échapper aux autres, hein ? Incapable de se retenir plus longtemps, Leandro plisse le nez, à mi-chemin entre le dégoût et l'agacement. Aucune compassion ne se lit sur ses traits, pas le temps pour ça. Il est venu là pour s'isoler aussi, et Lenny devrait peut-être le fuir, lui aussi. Il est de notoriété publique que Leandro n'est pas le type à aller voir en cas de pépin. S'il est calme pour l'instant, il paraît évident que cela ne durera pas. Et la présence de Lenny n'y sera probablement pas étrangère. Le regard toujours planté face à lui, l'ancien flic hoche la tête. Que répondre à cela ? Tout le monde voudrait probablement se fuir les uns les autres, là, tout de suite. Comme quoi la vie en communauté est pleine de surprises - de mauvaises surprises, bien sûr -. Le silence s'installe de nouveau, libérateur pour Leandro, mais pas pour Lenny, semble-t-il qui ne se fait pas prier pour le briser presque aussitôt. Cette fois, c'en est trop ; Leandro tourne la tête en direction de Lenny et plante son regard noir dans le sien. Il est vraiment venu pour lui demander ça ?

Ce n'est pas le moment, il doit bien savoir ça. Leandro s'efforce de ne pas paraître trop menaçant, de ne pas se laisser submerger par la colère. Ce n'est pas vraiment l'endroit pour faire ça ; il n'y a aucun rôdeur à sa portée, rien pour se défouler. Et il n'est pas encore assez dingue pour s'en prendre à ses ... Compatriotes. A moins que ... « Faire quoi ? Ouvrir les portes et inviter les rôdeurs à se joindre à nous ? » Lâche-t-il, acide. La colère déforme ses traits, l'espace d'un instant, mais il se reprend bien vite ; et miraculeusement. De nouveau, il tourne la tête pour regarder face à lui. Il réussit à chasser la crise de violence qui menace de le submerger à tout moment, et c'est sans aucun doute mieux ainsi. Ses traits se décontractent de nouveau, mais il n'en perd pas le fil pour autant ; il sait maintenant précisément pourquoi Lenny est là. Et, au risque de le décevoir, il ne va rien pouvoir faire pour lui. « Va demander à Fawkes ce que ... » Ah nan, il est mort. Bouffé par un rôdeur. Un des miraculés lui a rapporté tout ça, comme s'il en avait quelque chose à foutre. C'était un mec bien, Fawkes, hein, mais il n'y en avait que pour Athénaïs sur le coup. Elle est vivante, c'est tout ce qui compte. « Enfin, tu vois quoi. J'dois pas être le seul survivant capable de tenir une arme sans trembler. » Qu'il poursuit, impassible. C'est mieux pour tout le monde qu'il reste insensible face à la tragédie qui vient de leur tomber dessus. En fait, c'est ça ou il pète un câble, et personne n'en sortira vivant, lui le premier. Le choix est vite fait, y a pas de doute là-dessus.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Mar 24 Fév - 15:01

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Lenny, c'était le petit garçon qui sortait toujours hors de la maison, même quand on le lui interdisait, qui courait dans les rues sans faire attention à ce qu'il se passait autour de lui, qui courait à perdre haleine jusqu'à trouver d'autres enfants de son âge, ou à peu près, il a jamais été doué pour savoir qui voudrait de lui ; il voulait juste qu'on l'aime alors il disait bonjour à tous les petits garçons et il faisait des bisous à toutes les petites filles qu'il croisait, il croyait que ça se faisait, que c'était comme ça qu'on devenait copains. En grandissant il a compris que ça marchait pas, les filles avaient peur quand il s'approchait de leurs joues, les garçons ricanaient quand il les saluait, alors il s'est adapté, du moins il a tenté, les conventions sociales ça n'a jamais été son fort ; mais Lenny, cétait toujours celui qui allait vers les autres malgré sa différence – à cause de sa différence peut-être – et qui réunissait des foules autour de lui, parce qu'une fois qu'on est passé outre ce petit malaise qu'on ressent la première fois qu'on le cotoie, il était drôle comme mec, il mettait l'ambiance, il se fichait bien d'être ridicule tant qu'on souriait sur son passage. Lenny, il aimait la foule, il aime les gens, il déteste la solitude. Pourtant, le voilà aujourd'hui qui la cherche, cette némésis, cette entité qu'il a fui toute sa vie. Voila qu'il ne se sent bien que dans ses bras, sans présences agitées à ses cotés, juste lui et le vide, le rien. Voila qu'il veut fuir la compagnie après laquelle il a couru toute sa vie.
Mais c'est la fuir pour mieux la retrouver, et retrouver par la même occasion ce sourire et cette chaleur dans sa poitrine que les gens lui apportaient jusqu'alors. Il veut redonner le sourire à tous ces visages sinistres qui l'entourent chaque jour. Et il ne voit pas d'autre solution que celle de bouger, enfin, de sortir de ce trou à rats où ils sont prisonniers, d'échapper à l'impression d'inéluctable fin qui semble les étrangler tous. La Zone était un symbole d'espoir, la reconstruction possible d'une civilisation, et les gens, même ceux qui n'aimaient pas trop cet endroit, retrouvaient le sourire quand ils y étaient. Ils redevenaient humains plutôt que survivants et se donnaient le droit de ressentir quelque chose, quoi que ce soit, amour, colère, frustration : ils redevenaient humains. Maintenant, ces quelques pièces où quelques dizaines d'hommes et de femmes s'entassent en prétendant garder le for, ça n'a plus rien de cette communauté joyeuse qui commençait à trouver son rythme. Il suffit de regarder Leandro pour en avoir la certitude : même s'il n'a jamais été la personne la plus sociable au sein de la Zone 51, il avait cette carrure de dirigeant, il donnait l'impression de savoir où il allait les mener. Désormais, il suffisait d'être à peine plus observateur que Lenny pour se rendre compte qu'il était aussi perdu que la majorité d'entre eux. Mais le brun n'était pas décidé à laisser son aîné ainsi. Il avait toujours couru après la compagnie d'autres personnes et il continuerait à courir après ce rêve bleu qui le berçait. Il voulait des amis heureux.
La première remarque de Leandro brule Lenny. Il a l'impression qu'on vient de lui appliquer sur tout le corps cette mousse si froide qu'elle brule, elle brule plus que le feu, elle brule l'intérieur des organes, elle brule le soupçon d'espoir du garçon. « Mais, mais... » bégaie-t-il sans parvenir à aligner deux mots ; et l'ancien flic reprend la parole sans lui laisser le temps de réunir ses pensées éparpillées par l'accès de colère qui vient d'exploser. Lenny se décide enfin à lever les yeux vers le visage du dirigeant, ses traits tirés, son air triste, et il fronce les sourcils. Fawkes, c'est aussi le nom de Snow, non ? Snow, elle n'est plus dans la Zone, et c'est bien pour ça qu'il veut faire quelque chose, partir à sa recherche, retrouver Maggie et pleurer dans ses genoux, enlacé l'archère, retrouver les sentiments normaux qui avaient commencé à germer dans son cœur pendant la période dorée passée dans la Zone. « Non, mais les gens t'écoutent, ils te suivent, ils te font confiance ! Enfin, moi aussi je sais tenir un pistolet, c'est pas pour autant qu'ils me suivront ! Jamais, » lache-t-il finalement en ricanant de lui-même et de son manque de crédibilité.

HJ: désolée du délai et de la qualité médiocre, j'espère que ça va quand même te donner de quoi avancer cache j'ai eu un blocage avec Lenny, désolééée rip
   
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Ven 27 Fév - 18:44



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Froid. Implacable. Leandro ne veut pas avoir à songer à ce qui est en train de se passer dans les pièces voisines. Il ne veut pas avoir à penser aux morts, aux larmes des survivants, et aux rôdeurs qui traînent autour du bâtiment, avides de la chair fraîche résident encore ici. Et Lenny, ce type un peu chiant et toujours surexcité vient le ramener sur le tapis. N'a-t-il pas donc pas peur de lui ? Tout le monde est censé avoir peur de lui. Tout le monde le fuit comme la peste, le considère comme un détraqué qu'il ne faut pas approcher de trop près au risque de prendre un coup de machette. Et bien, ça se pourrait bien. Qu'il soit ce fou, ce détraqué, ce type violent et instable que tout le monde dépeint. C'est son portrait craché, c'est ce qu'il est devenu au fil des semaines, au fil des mois. Son humanité a disparu au moment même où sa fille s'est transformée. Au moment même où elle a mordu sa mère et sa sœur. Au moment même où il a compris que ce n'était plus que lui. Pourtant, il sait, au fond de lui, qu'il n'est pas le connard sans cœur qu'il prétend être. Il est plus que ça, tout de même. Il n'ira pas jusqu'à dire qu'il tient à chaque personne encore présent dans ce foutu bâtiment, mais certains lui sont nécessaires. Comme Athénaïs pour n'en citer qu'une. Sans elle, il aurait perdu pied depuis longtemps. Et il était plus que soulagé en apercevant son visage familier, juste avant de fermer la porte entre lui et les autres. Entre lui et ses foutus sentiments qui vont finir par le rendre dingue pour de bond. Comment va-t-il survivre entre ces quatre murs ? Il n'a jamais fait ça. Il ne le peut pas. En plus de deux ans d'épidémie, jamais il n'a eu à rester enfermé dans un seul et même endroit sans avoir la possibilité de se défouler. D'extérioriser cette foutue rage. Lenny tombe au mauvais moment, vraiment. Et si Leandro se retient de lui asséner des remarques tout simplement impardonnables, il n'hésite pas à lui balancer quelques unes dans la gueule. Juste histoire qu'il se réveille et arrête de se raconter des histoires. Ils sont tous bloqués ici et, à moins d'un miracle, cela risque de durer un bout de temps.

Un rire glacial et incontrôlable s'empare de Leandro quand Lenny reprend la parole. Les gens lui font confiance, vraiment ? Est-ce qu'il vit dans sa petite bulle pour tirer de telles conclusions ? Non, parce qu'ils ne doivent vraiment pas voir les mêmes choses tous les deux. Les gens n'ont pas vraiment foi en l'ancien flic. A raison, soit dit en passant. Il ne deviendra pas leur prince venu tout droit d'un Royaume lointain sur son cheval blanc. Il ne sauvera personne. Pas lui-même déjà, ça c'est sûr. Il s'est perdu depuis trop longtemps pour ça, c'est une certitude. « Les gens me suivent ... on aura tout entendu. » Marmonne-t-il dans sa barbe, mécontent. Lenny vient là pour l'appeler au secours et en plus il sort des trucs complètement absurdes ? C'est de pire en pire, là ! Et si Leandro n'était pas aussi ... vide, il ne fait nul doute qu'il se serait énervé depuis longtemps. Cela ne saurait tardé cela dit, patience. « Tu sais tenir un pistolet ? Doit bien y en avoir un dans le bâtiment si tu veux tenter ta chance dehors. Avec un peu de culot et de sang froid, tu réussiras bien à faire cinq mètres. » Ou peut-être pas. Peut-être qu'il ne dépassera pas les trois, qui sait ? Enfin, ce n'est pas le moment de faire des suppositions ; il n'est pas encore parti et Leandro imagine déjà qu'il ne le fera pas. Parce qu'il finira bien par entendre raison quand même, non ? Faudra bien, sinon il risque d'être fort désappointé. Se faire trop d'espoirs n'est jamais une bonne chose. « Tu seras gentil, fais juste attention à bien refermer la porte derrière toi. Y a des gens ici qui ne sont pas encore assez suicidaires pour s'aventurer dehors. » Qui ? Ils ne sont pas beaucoup à avoir survécu à l'assaut donc bon ... Ils ne doivent pas être bien nombreux. En attendant, libre à Lenny de risquer sa vie si ça lui chante. Mais qu'il ne s'attende pas à ce que les autres en fassent de même pour sa satisfaction.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Mar 14 Avr - 14:22

LET THE SKY FALL WHEN IT CRUMBLES × ft. LEANDRO & LENNY
C'est la confrontation du feu et de la glace qui se joue entre Lenny et Leandro, un feu follet dansant qui continue à remuer pour rester en vie contre une immobilité froide de colère terrible. Le plus jeune brule d'espoir, il ne peut pas vivre sans ce parterre de braises constamment ranimées. L'autre lui oppose un obstacle similaire à un iceberg, à moitié découvert mais contenant implicitement la promesse d'encore plus de froid, d'encore plus de cynisme pour le découragé. C'est comme si chacun de ses mots jetaient un seau d'eau fraiche sur les vélléités du mexicain. Il secoue la tête, refuse d'entendre ce qu'on lui crache à la figure. Il fronce les sourcils, il souffre en silence de voir l'homme dans un tel état. Il lui en faut, depuis son arrivée dans la Zone, pour projeter son désir de figure parternelle sur tous les militaires et autres policiers qui se présentent à lui, et Leandro ne fait pas exception à la règle ; alors l'hypomaniaque souffre de le voir aussi mal. Il sent son cœur se serrer dans sa poitrine et il ne sait pas si c'est pour lui, pour les autres qui attendent dans la pièce voisine, pour les femmes de sa vie qui ont disparu du jour au lendemain sans pré-avis, tout ce qu'il sait c'est qu'il a mal. Il détourne son visage, ne pouvant plus soutenir le regard d'acier de l'ancien flic. Il n'a même pas la force de se lancer dans une diatribe pour lui expliquer à quel point les gens comptent sur lui – pas que lui, lui et ses collègues, ceux qui restent parmi les piliers de ce lieu extraordinaires, ceux qui ont rendu l'expérience possible – il n'a plus que la force de se laisser tomber sur le matelas, générant un bruit incongrus de grincement sous leurs fesses. Cela ne le fait pas rire. Pas aujourd'hui, pas maintenant, pas sans Isaac. Encore un qui s'est fait la malle sans un dernier mot, sans un regard. Il ne sait même plus comment il l'a perdu de vue dans la foule qu'ils avaient fait dansé quelques minutes avant que l'explosion ne résonne et que les cris ne commencent à se répandre parmi les survivants réunis. Ca lui paraît tellement loin. L'impression d'irréalité le prend soudain aux tripes, et il a peur : peur que la maladie, cette entité qu'il combat chaque jour depuis son enfance, ne profite de cette faiblesse. Peur de ne plus jamais revoir le sourire de Maggie. Peur que le visage douloureux de sa mère continue à le hanter. Peur comme il n'a jamais eu peur, lui qui croit parfois être le roi du monde, l'empereur de l'univers.

Sur la défensive, il se relève, saute sur ses jambes, ses bras trop longs pour lui le suivant à la traine, effleurant l'épaule de Leandro. « Peut-être bien que je vais sortir ouais ! » L'exclamation lui échappe alors qu'il fait face au plus vieux. Le sang lui bat les tempes et ses poings se serrent progressivement sous l'assaut de sa colère montante. Face à la peur, il n'a qu'une réponse adéquate. Parce que Lenny ne sait pas pleurer quand des bras acceuillants ne lui sont pas tendus, prêts à l'enlacer et à chuchoter des jolis mots à son oreille pour faire fuir les démons qui l'assaillent. « Et j'te parie que je fais beaucoup plus que cinq mètres, j'te parie que je peux servir à quelque chose, moi, » balance-t-il avec sa fierté de jeunesse, bombant le torse comme un imbécile. « Peut-être qu'ils préfèrent mourir dehors, à essayer, plutôt que de se laisser crever de faim ici. » La vision des survivants à l'extérieur lui apparaît soudain devant les yeux et il recule sous le choc, son expression change du tout au tout. Il se rassoit sur le matelas : « Enfin je sais pas, » reprend-il, sa voix tout à coup plus douce, teintée de tristesse désespérée, « mais faut bien qu'on fasse quelque chose. Une autre Zone, un autre endroit, mais quelque chose pour eux, sinon ils vont crever ! Ils sont en train de crever, et nous aussi d'ailleurs. Dieu sait que moi, j'en peux plus de rien foutre. » J'en peux plus de regarder la souffrance dans leurs yeux, devrait-il rajouter, mais il n'y arrive pas, il ne sait pas lui-même quand est-ce qu'il s'est pris d'affection pour les gens qui l'entourent quotidiennement depuis quelques mois, il ne sait pas quand la peur a prit la place de la compassion dans son cœur. Il ne sait pas que c'est sa lame dans la gorge de sa mère qui le hante et altère l'essence même de son être.    
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Ven 1 Mai - 15:30



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Lenny s'égosille, apparemment emporté par ses émotions trop vives. Leandro, lui, reste de marbre. Non sans difficultés. Parce que, dans le fond, il bout. La situation ne lui plaît pas plus que Lenny, mais lui n'a pas spécialement quelqu'un à aller chercher dehors. Peut-être que la différence entre eux se trouve là : Lenny a perdu des êtres chers dans la disparition de la zone. Leandro est toujours aussi seul, pour son plus grand bonheur. La seule personne qui aurait pu le pousser à sortir, c'est Athénaïs et elle est toujours là. Bel et bien vivante. Mais il a aussi plus de réflexion, plus d'intuition peut-être. Il sait que sortir maintenant serait un pur suicide. Il a eu un bref aperçu de ce qui se passe dehors et il ne fait nul doute que personne ne fera le poids face aux rôdeurs. Pas même lui qui ne fait preuve ni de peur, ni de pitié. En particulier lorsqu'il s'agit de ces putains de morts-vivants. Ce serait donc suicidaire mais cela pourrait aussi s'avérer meurtrier. Voir Lenny prendre son courage à deux mains et sortir de là pourrait en pousser plus d'un à commettre un acte stupide, en faisant pareil que lui. Lenny pourrait aussi commettre un gros impair et mettre en péril la vie des quelques survivants s'entassant dans les locaux. Rien ne peut être laissé au hasard et le jeune homme n'est pas stupide, il doit bien savoir cela. Agacé par le quelque peu immature de Lenny, Leandro lève les yeux au ciel. Pense-t-il vraiment que l'ancien flic soit capable d'un miracle ? Ou sur le point de l'encourager dans sa tâche suicidaire ? Bien sûr que non, il ne fera rien de tout cela. Il va rester sagement assis ici, en attendant qu'une idée brillante lui parvienne. En attendant, Lenny ferait peut-être mieux de lui foutre la paix. C'est qu'il ne sert à rien d'autre qu'à encourager son agacement, là. « Ne sois pas stupide, Lenny. C'est encore tout frais dans les mémoires et crois-moi : personne n'a envie de sortir de là. Hormis toi, semble-t-il. » Il est un peu moqueur, c'est vrai. Mais il ne peut pas s'en empêcher. Putain, il est sur le point d'exploser et de s'énerver contre lui. Pourtant, il sait que Lenny n'a rien à faire. Au contraire, il essaye d'aider. De faire de son mieux.

Leandro n'a pas de solution miracle. Il n'a aucun moyen de les tirer de là sans risquer la vie de chacun d'entre eux - autant dire que c'est hors de question -. Alors, il faut patienter. Attendre que le temps passe, qu'il fasse son oeuvre. Avec un peu de chance, les rôdeurs finiront par s'éloigner. S'ils ont moins de chance, et bien ils finiront bien par avoir une ébauche d'idée pour les sortir de là. En attendant, il faut faire profil bas : moins de bruits, autant de réserves que possible et tout ça. Mais y a pas moyen pour que Leandro change d'avis sur le sujet : il serait irresponsable de sortir dans l'immédiat. Il faut attendre quelques jours ... au moins. « Ne sois pas stupide Lenny on ne peut rien faire pour l'instant. » Leandro aura beau faire tous les efforts du monde, il ne pourra pas être plus aimable que cela. La chute de la zone lui reste en travers de la gorge et si Lenny essaye de faire de son mieux pour venir en aide à ceux qui restent, il ne peut pas s'empêcher d'être agacé. Quoi que, éreinté serait peut-être un terme plus approprié. Il est à bout de forces et il paraît évident de dire que c'est le cas de tout le monde, dans le coin. Raison de plus pour ne rien faire pour l'instant. « Pour l'instant, les gens ne sont pas en état de faire quoi que ce soit. Tu n'es pas le seul à avoir perdu quelque chose, ne l'oublie pas. » En tout cas, Leandro soupçonne Lenny d'avoir perdu quelque chose. Sinon, il ne réagirait pas comme ça. Il ne serait pas à ce point sur les nerfs et prêt à faire n'importe quoi - même à risquer sa vie et celle des autres - pour sortir du bâtiment. « Et tu n'aideras personne en sortant sans prendre des précautions évidentes. Attends un peu. » Faudra qu'ils se réunissent tous, pour discuter des possibilités qui s'offrent à eux. Parce que, c'est sûr : ils ne pourront plus rester là. Il faudrait qu'ils trouvent une autre solution, un plan pour s'échapper et survivre ailleurs. « Maintenant, tu la fermes et tu patientes. » Leandro n'aurait quand même pas pu rester aimable plus longtemps ... C'aurait été trop étrange.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Jeu 25 Juin - 16:44

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Les quelques mois de paix vécus au sein de la Zone 51 ont agi comme une drogue sur Lenny. Lui qui n'avait jamais haï outre mesure le nouvel état de faits né de l'épidémie, qui s'était contenté de prendre la vie comme elle venait, de jouer le jeu comme si rien de tout cela n'était problématique au plus haut point, il s'était tout à coup retrouvé entouré de visages sereins, et ça avait suffi à lui donner goût à la vie. Désormais il ne supportait plus l'expression de désespoir qui se peignait sur les visages des survivants, qui s'y ancrait comme une couche épaisse de crasse, l'empêchant de voir au dessous la beauté humaine et l'envie de vivre. Il aurait facilement pu haïr Leandro et les autres fondateurs qui avaient permis à ce rêve éveillé de prendre forme, qui l'avait nourri de faux espoirs pour se laisser détruire au moindre coup dur - mais il préférait s'accrocher aux vestiges d'espoir qui lui restaient. Et comme sa mère n'était plus là, comme sa tante avait disparu, comme le sourire de Snow n'illuminait plus ses journées, comme le rire d'Isaac s'était éteint depuis la disparition de Skylar, il lui restait seulement la façade froide de l'ancien flic. Il était entré dans cette pièce au bord des larmes, la vision de l'homme assis sur le matelas lui avait donné la force de résister, mais ses répliques acerbes lui donnaient l'impression d'être autant de coups de poings balancés sans pitié sur ses côtes, dans ses tripes.
Il ne comprend pas comment Leandro peut croire que les gens entassés dans la pièce principale, en train d'écouter un enfant pleurer, ont envie de rester enfermés là. Il ne comprend pas qu'on puisse préférer l'inaction au danger - car l'inaction, c'est la mort, et il ne mesure pas les risques. L'adrénaline qui naît de la peur, pour lui, c'est la preuve qu'ils sont vivants et il choisira cela plutôt que l'attente angoissante à chaque fois qu'on lui proposera ce dilemme. Pourtant il se contente de serrer les poings, debout face à la silhouette recroquevillée, abattue, du policier. Il se mord la lèvre inférieure et ravale ses mots. Leandro reprend les paroles, et il sent dans son ton qu'il ne cherche pas à le blesser,et les protestations s'étranglent dans sa gorge. Il sent les larmes qui remontent à toute vitesse, et ses ongles s'enfoncent dans la chair de sa paume. Enfin, c'est le coup fatal ; les mots lui parviennent aux oreilles comme au ralenti, assourdis par le chemin que le son a parcouru depuis les cordes vocales du plus vieux jusqu'à ses tympans, et ils font renaître une image que Lenny ignore de son mieux, dont il nie l'existence. Le visage défiguré de sa mère. Les cris étranglés de Maebh. Ses pleurs qui ont manqué de l'étouffer. La lame qui a tranché avec facilité dans la chair en décomposition. Un haut le coeur le prend et il manque de vomir ses tripes aux pieds du fondateur. Il sent le hurlement se construire dans son torax, prendre de l'ampleur dans sa trachée, déchirer ses cordes vocales, mais il ne l'entend pas quand ses lèvres s'écartent pour le laisser se répandre ; il ne sait pas s'il a crié ou si le son est mort avant d'avoir vu le jour. Les larmes s'accumulent au bord de ses yeux. Il n'en peut plus. Alors il fuit, il claque la porte de la petite chambre derrière lui et court jusqu'à s'écraser contre un mur. Il glisse et se roule en boule à même le sol. Et il laisse les larmes dévaler ses joues en cascade.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Mer 1 Juil - 13:27



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Faire preuve de patience et de sympathie, ce n'est pas - ou plus - le fort de Leandro. La zone vient de s'effondrer, ce semblant de reste de leur vie d'avant et Lenny compte sur lui. Trop. Il ne peut pas le supporter. Il ne veut pas qu'on attende de lui qu'il trouve des solutions. Il ne veut pas qu'on exige de lui qu'il soit prêt à écouter les avis des uns et des autres. Il ne veut pas être celui qui prend des décisions. Fawkes mort, Snow disparu, il faudra bien que quelqu'un le fasse. Que quelqu'un se lève et décide de ce qu'il convient de faire. Ce quelqu'un, ça ne peut pas être lui. Leandro ne parvient pas à s'imaginer dire ce qu'ils vont devoir faire, à présent. Pourquoi Lenny ne compte-t-il pas plutôt sur Noah ? Ou sur Auregan ? Ils sont plus à même que lui de prendre la situation sous le bon angle, plus à même de faire preuve de compassion à l'égard de ceux qui ont perdu. Leandro, lui, ne désire qu'une chose : qu'on lui foute la paix. Lui aussi, ça lui coûte, de perdre tout ça. Il avait beau passer plus de temps dehors que dedans, lui aussi a perdu ... à sa façon. Il est dans cette zone depuis le début ... C'est difficile d'admettre l'idée qu'elle n'est plus. Qu'elle a, à son tour, rendu l'âme et lâché prise face aux attaques incessantes des rôdeurs. Non, la zone n'est plus. Et Leandro ne l'admet que parce que les cris et les pleurs des survivants des lieux lui parviennent aux oreilles. Que parce que Lenny est là, à attendre de lui qu'il agisse, qu'il trouve un moyen de tout faire rentrer dans l'ordre.

Mais tout ne rentrera pas dans l'ordre. Il est impossible de retourner en arrière, impossible d'arrêter l'inarrêtable. La zone est perdue, foutue, en train de cramer. Les survivants qui traînent dans ce bâtiment en sont conscients. Lenny et Leandro en sont conscients. Trouver une solution n'est pas à l'ordre du jour il faut d'abord laisser du temps au temps. Que tous acceptent, que tous fassent leur deuil. L'ancien flic ne s'imagine pas prendre de décision du tout, mais moins encore dans l'immédiat. Lui aussi a besoin de temps, seul de préférence. Ses yeux perdus, à moitié fous, se perdent sur Lenny. Des vestiges de son empathie depuis longtemps brûlés lui font comprendre que Lenny pleure. Ou, en tout cas, est sur le point de pleurer. Il a perdu des gens, normal qu'il soit triste. Mais ne peut-il pas comprendre qu'il n'y pas de décision à prendre là, tout de suite ? Le bâtiment dans lequel ils sont réfugiés est inévitablement encadrés de rôdeurs affamés et déterminés à faire d'eux un repas digne de ce nom. Ce n'est pas en sortent maintenant qu'ils feront quoi que ce soit de positif et d'utile. Volontairement, Leandro est froid, tranchant, sec. Lenny y est habitué mais, cette fois, les paroles de l'ancien flic semblent le toucher plus que de raison. Peut-être parce qu'il est encore éprouve par ce qu'ils viennent tous de traverser ... Toujours est-il que cela porte ses fruits : il finit par baisser les bras ... Lui aussi. Leandro se retrouvant - enfin - seul, il se remet dans l'exacte position qu'il avait lorsque Lenny a débarqué. Du temps, voilà ce qu'il lui faut. Ce qui leur faut à tous.
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MessageSujet: Re: Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny) Mar 12 Jan - 11:09

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Let the sky fall when it crumbles (PV Lenny)

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