( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua
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( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua

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MessageSujet: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Mer 3 Déc - 10:44

Un soupir s’échappa de mes lèvres alors que l’air frais caressait doucement ma peau. Je passais mes mains sur mes bras pour tenter de me réchauffer mais il aurait sans doute été préférable pour moi de prendre quelque chose pour me réchauffer, j’étais stupide. Mais ça, ça ne datait pas vraiment d’hier, malheureusement. Le temps s’était grandement rafraîchi ces derniers temps mais de manière générale, cela ne me dérangeait jamais ; Je préférais ça, de toute façon, puisque c’était une assez bonne manière de se rappeler que l’on était vivant. Le froid nous rappelait que nous étions humains, que nous n’étions pas encore des zombies et qu’il fallait à tout prix faire attention. Et ça, je ne pouvais que le savoir, cela me semblait évident.

La soirée avait été douce, agréable et motivante. Elle avait été très bonne et il faisait toujours du bien de pouvoir se détendre un petit peu, on ne pouvait pas m’enlever ça. C’était même carrément évident, de mon point de vu, en tout cas. Et il n’y avait pas grand-chose d’autre à en dire. Mais la situation n’avait jamais tendance à me déplaire. Il faisait toujours du bien de se détendre et de se poser, de se rappeler que nous n’étions pas uniquement là pour survivre, mais plutôt pour avancer dans la vie. Nous n’étions pas uniquement des survivants, nous étions également vivants et il était temps pour nous de nous en rendre compte, puisque j’étais assez ridicule, là, pour le coup. Mais ce n’était certainement pas à moi de me démarquer des autres. J’étais toujours cachée derrière, et de ce fait, il était grandement temps pour moi de me rattraper.

Il allait vraiment falloir que j’aille chercher un gilet, si je voulais rester dehors, mais le calme de la nuit me faisait du bien, une migraine semblait s’être mise à jouer dans ma tête, une musique bien désagréable. Et je n’avais absolument pas envie de péter un câble pour rien, là, maintenant. Cela n’avait pas vraiment d’intérêt en plus. Les bras croisés, je regardais la lune, juste au-dessus de nous, pas pleine mais qui était capable de nous réchauffer malgré tout, mais ce n’était pas forcément très efficace bien sûr, ça, je ne le savais que bien.

L’air était calme, la zone l’était également. Il était fou de voir qu’une telle situation pouvait nous arriver, il était fou de voir que l’on pouvait se détendre, que l’on pouvait ne pas avoir à se prendre trop la tête, c’était improbable, c’était presque trop calme également, mais il n’y avait pas grand-chose à end ire. Et c’était sans doute ce qui se trouvait être une grosse difficulté, au milieu de tout ça. Et c’était légèrement en train de me prendre la tête, quoique je puisse en dire, en fin de compte. Je regrettais juste de ne pas avoir réussi à trouver Joshua quelque part mais je ne pouvais pas non plus nier que je n’avais pas vraiment cherché non plus. J’espérais qu’il avait également passé une bonne soirée ou qu’il y était toujours. J’imaginais, pour ma part, que j’allais aller me coucher, pour ma part. C’était le meilleur remède pour affronter un mal de crâne, en espérant qu’il serait parti demain matin. Croisons les doigts, en tout cas...
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Sam 13 Déc - 14:58



celui dont elle ne pouvait se passer.
(thirty seconds to mars) ▽ A warning to the people, the good and the evil : this is war. To the soldier, the civillian, the martyr, the victim : this is war. It's the moment of truth it's the moment to lie, it's the moment to live and the moment to die
La petite soirée organisée dans la zone, Joshua l'a évité. Coûte que coûte. Ce n'est pas tant parce qu'il déteste être trop entouré - quoi que cela vient peut-être un peu de là -, mais parce qu'il n'arrive pas à comprendre. Comment peuvent-ils s'imaginer que les rôdeurs ont disparu ? Que les survivants ont gagné la bataille et que tout est rentré dans l'ordre ? Parce que ce n'est pas le cas. Oh ça non. Le monde ne tourne toujours pas rond, les rôdeurs sont toujours à la recherche de chair humaine, et le danger est omniprésent. Certes, la zone est bien protégée. Et blabla et blabla. Mais les gens qui restent enfermés ici ont trop tendance à oublier tout ça. Ils préfèrent garder les yeux fermés, et s'imaginer que leur petite vie ici leur convient. Mais à qui cela peut-il réellement convenir, hein ? Ils ont tous perdu des proches, des compagnes, des amis. Ils ont tous laissé derrière eux maisons, objets de valeur, et même papiers d'identité. L'humanité n'est plus ce qu'elle était. Et l'humanité ne reviendra jamais comme elle était autrefois. Non, les survivants ont tout perdu et ce n'est pas un de musique, de bonne bouffe et d'alcool que tout redeviendra normal. Bien au contraire. Pour Joshua, tous ces gens vivent dans l'illusion, et ce n'est pas forcément la meilleure solution pour s'en sortir : si demain quelque chose de grave arrive, la plupart d'entre eux ne sera pas capable de se défendre, ou de s'en sortir. Il faut vivre au jour le jour, certes, mais ne pas oublier que demain peut-être le pire de toute notre existence. L'esprit accablé par tout ça, l'agacement de Joshua ne diminue pas.

Il a la désagréable impression d'être l'un des seuls lucides, dans cette foutue zone. C'est presque inconsciemment qu'il part à la recherche d'Elizabeth. Il ne semble rien faire d'autre que marcher à l'extérieur, et il préfère penser qu'il s'aère l'esprit. Mais la réalité est tout autre : il cherche Elizabeth. Il a besoin de sa présence, il a besoin d'être avec elle et de s'assurer que tout va bien de son côté. Elle est bien la seule à pouvoir l'apaiser convenablement. Quand ses yeux se posent enfin sur une silhouette qui ne lui est pas étrangère, il se permet de respirer plus calmement. De cesser de se tourmenter. A quelques pas dans son dos, il remarque qu'elle ne porte pas grand chose. Pas de veste, tout du moins. Et elle semble trembler un peu. « Tu n'as pas peur d'attraper froid ? » Demande-t-il d'une voix douce, de ne sorte à pas l'effrayer. Il est arrivé lentement, et derrière elle, elle peut très bien ne pas l'avoir entendu arriver. Sans véritablement attendre de réponse, il retire sa veste en cuir - qu'il ne quitte que rarement - et la pose sur les épaules frêles de la jeune fille. Il en est à se demander comment elle fait pour se tenir debout là, avec le froid qu'il fait. « Tiens, tu seras mieux avec ça. » Il vient se positionner à ses côtés, le regard perdu droit devant lui, là où il ne peut pas voir grand chose au vu de l'obscurité ambiante. Il avait un pull dessous - lui prend toutes les précautions nécessaires -, alors il n'a pas froid. De toute façon, il se soucie d'Elizabeth avant de se préoccuper de lui-même ; ce n'est pas nouveau.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Lun 22 Déc - 16:05

Joshua & Elizabeth
La fête battait son plein mais je n’avais absolument pas envie de me prendre la tête avec tout ce truc, je m’en moquais plutôt pas mal, en réalité, et cela m’apparaissait bien plus simple comme ça. Je n’avais pas envie de réfléchir à plus de choses, je n’avais pas envie d’y penser, parce que cela ne servait à rien. Je n’avais pas envie de réfléchir plus que ça, je n’avais pas envie de me prendre la tête et pourtant, j’étais dehors, à affronter le froid alors que je ne portais rien de suffisamment puissant pour affronter un temps pareil. Je n’en avais pas la force et même si je persistais à le penser, ce n’était pas ainsi que cela fonctionnait. C’était même carrément impossible, en fin de compte. Et je préférais cela, genre… Cent fois. Pourtant, malgré tout ce que je pouvais en dire, j’aimais le froid, j’aimais qu’il m’attrape les tripes pour me dire que j’étais vivante. Ce n’était pas la meilleure méthode pour rester en bonne santé, mais cela m’apparaissait efficace tout de même. Et parfois oui, j’en avais besoin. Ce n’était pas souvent, et sur bien des points, cela pouvait même m’échapper, mais je m’en moquais plutôt pas mal. Et c’était la seule chose qui comptait vraiment. Les bras croisés, je tentais de me réchauffer mais ma méthode n’était que trop peu efficace. Disons juste que je m’en moquais, en réalité. Une voix me fit trembler, alors que je tournais aussitôt la tête vers mon interlocuteur. Joshua bien sûr. J’avais bien du mal à comprendre comment il avait pu voir que je n’étais pas dans la salle, comment il avait pu savoir que j’étais ici aussi. C’était tellement… Etrange. Et en même temps, cela me touchait, quoi que je puisse bien me permettre d’en dire. Peut-être oui, peut-être que je passais tout mon temps à tenter de cacher les choses au monde, mais cela ne fonctionnait pas ainsi. C’était impossible, en réalité, et il n’y avait rien d’autre à en dire, de toute évidence. C’était ainsi.

« Je pense que le froid m’a déjà attrapée, en réalité… »

J’échappais un petit sourire alors que je n’étais pas certaine que ce soit le meilleur comportement à avoir devant quelqu’un. Et c’était quelque chose que je pouvais facilement comprendre, puisque je n’étais pas douée, en général, pour ce genre de chose. Et à quoi bon me vanter d’être venue dehors et d’avoir froid hein ? Il n’y avait rien de vraiment cool là-dedans, et je ne le savais que trop bien. De ce fait, je refusais de me prendre la tête avec ça. Les choses étaient seulement comme elles étaient. Et lorsque je sentis sa veste en cuir sur mes épaules, je ne fus pas vraiment capable de savoir quoi penser de tout ça. C’était étrange et en même temps, cela ne me déplaisait absolument pas. Il prenait soin de moi, il faisait en sorte de me protéger, pour une raison qui continuait à m’échapper. Mais cela me plaisait, cela me plaisait vraiment. J’étais folle, de m’attarder sur ce genre de chose. Cela me touchait, je ne pouvais pas prétendre le contraire, mais cela ne voulait pas dire que c’était si simple. Cela ne l’était jamais. Qu’il me file son manteau ne voulait rien dire. Absolument rien, en plus.

« Merci.. Mais Joshua… Tu ne quittes jamais ton manteau ! Et tu vas avoir froid, toi aussi, tu sais ? »

Je m’inquiétais déjà pour lui. J’étais incorrigible au final, peu importait ce qu’il pouvait arriver au cours de ma vie, je finissais toujours par m’inquiéter pour les autres. Eux avant moi, comme toujours. C’était plus fort que moi et je ne pouvais pas vraiment me le reprocher.

« Pourquoi avoir quitté la fête ? »
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 28 Déc - 18:10



celui dont elle ne pouvait se passer.
(thirty seconds to mars) ▽ A warning to the people, the good and the evil : this is war. To the soldier, the civillian, the martyr, the victim : this is war. It's the moment of truth it's the moment to lie, it's the moment to live and the moment to die
Joshua ne met pas longtemps avant de repérer Elizabeth. Elle n'est déjà plus en train de faire la fête, et il ne peut pas s'empêcher de se demander pourquoi. Certes, elle est plutôt du genre timide et solitaire, mais de là à ne pas profiter d'une telle opportunité pour se détendre ? Joshua ne peut que s'interroger et il le fait toujours, d'ailleurs, quand il arrive à sa hauteur. Un sourire naît sur ses lèvres lorsque la voix douce de la jeune femme lui parvient aux oreilles. Il lui en faut beaucoup pour s'apaiser de manière générale, et pourtant le simple fait d'entendre Elizabeth le calme. Assez paradoxal, tout ça. « Je la récupérerai plus tard. » Joshua hausse les épaules, faussement désintéressé. En réalité, lui aussi se pose beaucoup de questions à propos de ce qu'il ressent pour Elizabeth, et aussi de leur relation. Mais ce n'est pas ce soir qu'il trouvera des réponses, alors il est parfaitement inutile qu'il s'attarde là-dessus. « Et ne t'en fais pas, je ne crains pas trop le froid. » Il est particulièrement coriace ce soir, néanmoins. Et peu importe à quel point il le "supporte" : il a froid. Ce serait stupide de mentir là-dessus. Personne ne peut croire un truc pareil en tout cas. Enfin, qu'importe. Il ne va quand même pas laisser Elizabeth se les geler alors qu'il peut sans mal lui prêter sa veste. Simple question de principe. Il a beau être souvent con, tout le temps violent, il sait aussi faire preuve d'un brin de lucidité. Et en particulier quand cela concerne Elizabeth ... Tomber malade par les temps qui courent est loin d'être judicieux, il le sait mieux que personne. En effet, son traitement se fait rare, ce doit être la même chose pour tous les autres.

Joshua est bien content que la blonde chance de sujet, et n'insiste pas. Il lui a passé sa veste, et tient à ce qu'elle la garde. Pour l'instant, en tout cas. De toute façon, il a un tee-shirt manches longues, alors que c'est loin d'être le cas d'Elizabeth. « Bah, tu sais c'est pas trop mon truc tout ça. » Loin de là. Lui préfère la solitude ... Sauf quand il s'agit de rejoindre Liz de toute évidence. Elle le connaît assez pour savoir tout cela. Lui, en revanche, a plus de quoi être surpris de la découvrir ici, dans le froid plutôt qu'à l'intérieur, à s'amuser et profiter d'un bref moment de répit. « Et toi, pourquoi tu n'es pas là-bas ? Ils ont l'air de bien s'éclater. » La musique qu'il entend vaguement d'ici lui laisse penser que c'est le cas. Il ne peut être sûr de rien, cela dit. Il n'est même pas allé pointer le bout de son nez. Hors de question. Et maintenant qu'il a trouvé Elizabeth, il n'ira pas, c'est certain. A quoi bon ? A une époque, peut-être qu'il aurait réussi à profiter ne serait-ce qu'un peu d'une soirée comme celle-là. Mais plus maintenant. Ses seules préoccupations sont -pas forcément dans l'ordre- : anti-dépresseurs, survie, et Elizabeth bien sûr. Le reste, il s'en contre-fout. Et il le montre d'ailleurs un peu trop souvent au goût de certains. Mais ça aussi, ça lui passe au-dessus de sa tête. L'avis d'autrui ne lui a jamais été d'un quelconque intérêt, ce n'est pas aujourd'hui que cela va changer.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Lun 12 Jan - 10:56

Celui dont elle ne pouvait se passer

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

La récupérer plus tard ? D’accord, mais je refusais de le voir tomber malade à cause de moi. Et cette simple possibilité me rendait moi-même malade, en fin de compte. Je ne voulais pas passer pour une folle, ej savais que cela n’avait rien de simple et c’était sans doute ce qui allait finir par bien mal se passer. Je ne voulais pas que cela empire, bien que cela puisse se passer ainsi, quoique je puisse en dire, de toute manière. Cela n’avait absolument rien de simple et il était grand temps pour moi de me reprendre. Ce n’était pas simple, mais surtout, cela ne tournait pas rond du tout. Il fallait que je remette les choses dans le bon sens. Que cela me plaise ou non, d’ailleurs. M’enfin… Bon. Je savais aussi que je craquais totalement, lorsqu’il s’agissait de Joshua et il allait vraiment falloir que je me reprenne un peu ou en tout cas, que je comprenne ce qu’il était en train de se passer quand il était dans les parages. C’était sans doute ça qui m’effrayait le plus, c’était le fait que je sois à ce point incapable de comprendre, que je sois incapable de me reprendre en main. Ce n’était pas gagné. Pas gagné du tout, en plus de ça. Mis il allait vraiment falloir que je me reprenne deux minutes. Que cela soit le bordel ou pas, il y avait bien plus qu’une amitié étouffante entre nous. Ou en tout cas, de mon côté. Je doutais que ce soit vraiment étouffant du sien, de toute manière. Mais je ne pouvais absolument pas nier que la situation n’avait rien d’évidente. J’étouffais, dans ce monde étrange. J’étouffais tellement qu’il allait vraiment falloir que je me reprenne deux minutes. Je ne pouvais pas continuellement être derrière lui. Je ne pouvais pas non plus continuer à l’aimer comme ça. Parce que c’était de ça qu’il était question. Et c’était pour cette raison que j’étais prête à tous les sacrifices, lorsque cela le concernait. Je ne parvenais pas à m’en empêcher, c’était plus fort que moi bien sûr mais mon cœur se mettait à battre la chamade dès qu’il était dans les parages. Comme maintenant, d’ailleurs. Mais je ne pouvais pas le dire à voix haute, c’était le genre de chose qu’il fallait à tout prix que je garde pour moi, je ne pouvais pas supporter de le perdre. « Tu sais où me trouver, de toute manière… ». Un sourire se glissa doucement sur mes lèvres alors que je serrais un peu plus la veste trop grande sur moi. Je me demandais ce qu’il pensait de moi, s’il me trouvait jolie ou trop maigre, trop faible également. « Tu ne sens peut-être pas le froid Joshua, mais si demain tu es malade, je ne me le pardonnerais pas ! ». Je ne pus m’empêcher de rougir doucement, pour une raison inconnue, alors que je détournais le regard.

Pourquoi je n’étais pas là bas ? C’était une assez bonne question. Il était clairement stupide de ma part de ne pas profiter d’un moment pareil. Nous n’avions absolument pas l’occasion de nous amuser ainsi, et c’était le moment parfait pour nous de nous détendre, de souffler un coup, également. Mais ce n’était pas la solution, et ce n’était pas non plus le bon moment, d’une certaine manière quoi. Je ne pouvais pas me fondre dans la masse et prétendre m’amuser alors que le monde entier, autour de nous, était en train de partir en sucette, il était hors de question pour moi de prétendre que tout allait bien, je n’en étais absolument pas certaine, de toute manière. Je ne me sentais pas du genre à faire la fête, je n’en étais pas capable, pour la simple et bonne raison que cela aurait été dingue, de mon point de vu, en tout cas. « Je ne sais pas… Je trouve ça malsain. Je ne saurais pas t’expliquer pourquoi mais je n’ai pas le cœur à faire la fête. Ca me donne… L’impression que tout va bien. Alors que ce n’est pas le cas quoi. On ne me fera pas croire que c’est amusant.. Au contraire, en plus. Je sais pas. Je ne pouvais pas m’amuser, comme ils le font ». J’haussai lourdement les épaules, je me moquais bien de ce qu’ils pensaient. Et s’ils voulaient s’amuser, ils pouvaient aisément le faire, ce n’était certainement pas moi qui me serais permise d’en dire le contraire. Je m’en moquais. « Je n’ai pas besoin d’une fête pareille pour me sentir vivante. Je sais que je le suis. Mais je suis malgré tout contente de voir qu’ils s’amusent, eux. ». J’imaginais juste que le retour à la réalité serait d’autant plus difficile…
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 18 Jan - 21:06



celui dont elle ne pouvait se passer.
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Quoi qu'elle croit et prétende sans arrêt, Elizabeth est loin d'être inutile. Elle est utile. Autant dans la zone que pour Joshua. Quoi que peut-être plus encore, pour le jeune homme. Sans sa présence continue, il ne sait pas où il serait, mais certainement pas en aussi bonne santé. Et encore moins dans un endroit tel que celui-là, où les survivants affluent et où les règles doivent être suivies à tout prix. Il a la sensation d'être retourné en arrière, à l'époque où il fallait se soumettre et suivre le plus grand nombre. C'était nécessaire pour réguler la société et créer une communauté qui tienne la route, mais il détestait cela malgré tout. Ce n'est pas un mouton, ça ne l'a jamais été. Du coup, on peut carrément dire qu'il a accepté de venir s'enterrer ici pour Elizabeth. Pour ne pas la lâcher du regard et la laisser s'éloigner, mais aussi pour se sentir ... Vivant. Parce que c'est la meilleure manière de décrire les effets positifs de la jeune femme sur lui. Elle ne semble pas en avoir conscience, mais Joshua, lui, en a conscience. Il ne peut pas dire qu'il en est très content, d'ailleurs ; l'idée d'être dépendant de qui que ce soit lui file la gerbe, mais il est réaliste. Tant qu'il n'a pas à le dire à voix haute et à lui faire comprendre ... Tout va bien. « Ne t'en fais pas pour ça. » Un sourire élargit les lèvres de Joshua, heureux de voir qu'elle se soucie sincèrement de sa santé. Mais ce n'est pas non plus une raison pour se rendre malade ; son métabolisme a toujours été très costaud nul doute, donc, qu'il ne lui fera pas défaut et qu'il l'empêchera de tomber malade malgré le froid ambiant et l'absence de sa veste. Ce n'est pas ce qui inquiète le plus Joshua en tout cas. Il se demande avant tout pourquoi Elizabeth est toute seule dans son coin, alors que la plupart des survivants font la fête à l'intérieur. La réponse, il la devine. Le temps passant, il commence à la connaître et à deviner ses réactions. Mais il a besoin de le dire à voix haute, pour lui montrer qu'il tient sincèrement à elle et aussi pour tenir la conversation. Il sait qu'il n'est pas toujours de bonne compagnie mais puisqu'il n'est pas de mauvaise humeur pour une fois, autant en faire profiter Elizabeth. Quoi qu'il est à peu près toujours agréable avec elle, étant donné tous les efforts qu'il met en oeuvre quand elle est dans les parages.

Sa réponse, il s'y attendait donc. Mais ce n'est pas ce qui l'empêche de l'écouter avec beaucoup d'attention, comme toujours. « En tout cas, ils ont l'air d'avoir réussi à oublier toute l'horreur du monde. Tu aurais peut-être dû essayer de faire pareil, non ? » Pas parce qu'il n'a pas envie de rester avec elle et rien qu'avec elle, mais bel et bien parce qu'elle se prend trop la tête. Elle a beau être toujours dans la zone, elle trouve toujours le moyen de se rappeler l'apocalypse, les rôdeurs, le sang, la mort. A croire que cela ne quitte jamais son esprit. Joshua se dit que ce n'est pas plus mal mais, de manière tout à fait paradoxale, il aimerait aussi être capable de la protéger de tout cela. Il aimerait avoir les capacités de tout effacer de son esprit, pour qu'elle réussisse à se reconstruire une vie normale, ici. Elle le mérite. Et puis, elle n'est pas assez forte pour laisser peser sur ses frêles épaules toute l'atrocité que l'apocalypse a engendré. Comment fait-elle pour ne pas s'effondrer d'ailleurs ? « Et alors, ça fait un moment qu'on n'en a pas parlé, ta vie ici s'est améliorée ? » Lui demande-t-il, l'air de rien. Elle n'aime guère parler de tout cela, parce qu'elle soutient toujours qu'elle n'a pas sa place ici, mais Joshua a besoin de savoir qu'elle réussit à s'intégrer. Il est souvent dehors, mais cela ne l'empêche pas de songer régulièrement à elle, de se demander où elle est et ce qu'elle fait. Elle est peut-être trop fragile pour le monde extérieur, mais Joshua a l'intime conviction qu'elle a la carrure pour faire vivre la zone, et apporter son aide là où elle est nécessaire. Il aimerait pouvoir l'aider plus que cela mais ce n'est guère possible ; il passe le plus clair de son temps dehors. Et quand il ne vagabonde pas, il est dans le garage. Ne s'ennuie-t-elle pas, parfois ?
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Ven 6 Fév - 16:49


Je comprends, bien sûr, que me voit ici puisse le laisser croire que je ne suis pas bien, ou que je ne veux juste pas m’amuser. Dans le fond, est-ce qu’il a vraiment tort ? je ne pourrais même pas le croire ou l’imaginer, une seule seconde. Cette histoire ne me plaît pas et j’essaie de croire que tout ira mieux. Rien ne peut s’arranger, tout semble me laisser croire que cela ne risque pas de s’arranger. Je veux que les choses s’améliorent, je veux que le monde puisse comprendre que ce n’est pas aux autres de décider de ce qui est bon ou non. Mais dans le fond, comment pourrais-je vraiment m’amuser si c’est plus fort que moi, si ce n’est pas bon pour ma santé mental ? A quoi bon prétendre que tout va bien ce soir si c’est pour à nouveau perdre espoir demain ? Il en est hors de question et je n’aurais même pas vraiment pu le supporter. Donc je préfère ne pas avoir à y réfléchir, je préfère me détendre et je suppose que c’est la seule chose qui compte vraiment. Je préfère songer aux bons côtés, plutôt qu’au reste. Alors bon… En tout cas, nous ne sommes pas bien loin l’un de l’autre, en fin de compte, puisque nous nous retrouvons ensemble à parler de tout et de n’importe quoi. C’est si étrange que je ne parviens pas à savoir ce qu’il serait judicieux de faire, pour nous, pour que les choses m’apparaissent comme étant plus facile. Mais cela ne fonctionne pas comme ça. C’est tellement étrange que cela me bouffe de l’intérieur. J’aimerais comprendre tout cela, mais cela ne fonctionne pas comme ça. Il n’y aura jamais de mode d’emploi pour réussir à survivre à une situation pareille. Et c’est bel et bien ça le problème. J’aurais beau dire ce que je voudrais, cela ne changera rien. Jamais.

Je suis contente en tout cas, qu’ils puissent parvenir à oublier, le temps d’une soirée, le monde qui les entoure. Je n’irais certainement pas prétendre que c’est aussi facile que ça, mais en même temps, je ne peux pas vraiment prétendre que c’est aussi simple que je ne pourrais le vouloir. Je suis heureuse pour eux mais cela ne veut absolument pas dire que je suis capable d’en faire tout autant, au contraire d’ailleurs. La situation n’a rien de facile et j’ai beau tenter d’oublier que c’est aussi dramatique, je n’y parviens pas. Alors je veux bien les laisser s’amuser, s’ils en ont envie. Mais cela ne veut absolument pas dire que j’en suis moi-même capable. Au contraire, d’ailleurs. Je ne le suis pas, voilà tout. Et c’est la seule chose qui ait réellement de l’importance, à mes yeux. Le reste, je m’en moque bien. J’ai peur pour tout le monde mais je suis avant tout bien trop pessimiste pour imaginer réussir à me détendre, le temps d’une seconde. Et ça, c’est la seule chose qui puisse vraiment avoir de l’importance, à mes yeux. Le reste ne m’intéresse pas vraiment. Je sais sur quoi je peux compter et je reste persuadée que c’est la seule chose qui compte vraiment. « Je suppose que je ne suis pas capable d’oublier… ». J’hausse les épaules. Dans le fond, je pense même que je préfère garder ce genre d’information en moi. J’ai besoin de ne pas oublier, j’ai besoin de savoir tout ça, pour la simple et bonne raison que c’est la seule chose qui puisse vraiment avoir de l’importance. Le reste… Disons que je ne m’en soucis pas vraiment. Et cela me semble bien plus facile à supporter. D’une manière ou d’une autre, en tout cas.

Ma vie ici ? Je souris doucement, alors que j’essaie de faire rapidement le point. Comment pourrais-je imaginer que ce n’est pas le cas, qu’elle ne s’est pas améliorée ? Je suis bien et je suis persuadée que c’est la seule chose qui puisse réellement compter. De toute manière, il y a fort à parier pour que je sois déjà bien assez heureuse d’être avec Joshua. Hors de question pour moi de rester ici s’il n’est pas là, avec moi. Je ne pourrais pas le supporter. Et de ce fait, je suis heureuse de pouvoir dire qu’il ne semble pas se déplaire de ma compagnie, puisqu’il est toujours là… « Je vais bien Joshua. Vraiment. Je trouve souvent des choses à faire et maintenant, je vais quelques fois à la réserve pour y trouver de nouveaux livres ! ». Même si je commence déjà à avoir fait le tour.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 8 Fév - 20:52



celui dont elle ne pouvait se passer.
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Définitivement, Joshua n'est pas capable d'aller faire la fête avec eux. Pour plein de raisons, qu'il n'est pas nécessaire d'exposer ici. C'est tout lui, ça. Il ne peut pas se fondre dans la masse et prétendre que tout va bien ; rien ne va bien. C'est l'hécatombe, l'horreur absolue. Il n'oublie pas que les rôdeurs sont toujours plus nombreux là, dehors, à chercher à les bouffer. Il n'oublie pas qu'ils ont tous perdu des êtres qui leur étaient chères, ou bien une vie qui valait dix fois celle qu'ils ont maintenant. Oh, il ne se plaint pas. Il a conscience d'avoir de la chance en étant ici. Ils sont en sécurité dans la zone, dans un endroit clos et plus ou moins surveillé. Le confort, ce n'est pas encore trop ça. Mais Joshua n'a jamais été une fine bouche en ce qui concerne toutes les choses matérielles, ce n'est certainement pas maintenant que cela va changer ! Il pince les lèvres en entendant la réponse d'Elizabeth. Alors, elle non plus n'est pas capable d'occulter le reste du monde le temps d'une soirée. Il se ressemble beaucoup plus qu'il voulait bien l'imaginer au départ. Tant de points en commun qui les rapprochent, d'une certaine façon. « Pas même pour quelques heures ? » L'interroge-t-il, curieux de le savoir. Il aimerait, pourtant, avoir le pouvoir de tout effacer de son esprit le temps d'une soirée. Qu'elle puisse respirer enfin, et cesser de se faire du souci à chaque seconde qui s'écoule. Dans le fond, c'est justement cela qui les tient en vie : l'inquiétude perpétuelle, la peur de se faire attraper par un rôdeur ou par des survivants ayant mal tourné - et malheureusement trop nombreux -. Mais quand cela touche Elizabeth, Joshua n'est pas rationnelle. N'est-il pas possible de lui faire oublier pendant quelques temps la terreur qui les entoure ? Oh, ce serait fabuleux. Mais il faut cesser de rêver, et se rendre à l'évidence : ce n'est pas demain la veille qu'ils retrouveront une vie normale. Tous ceux qui sont en train de faire la fête doivent bien le savoir, d'une façon ou d'une autre. Ils peuvent fermer les yeux quelques heures, mais pas faire revivre un monde qui n'est plus ...

Il s'enquière ensuite de la vie d'Elizabeth dans la zone. A-t-elle enfin réussi à trouver sa place ? Elle ne sort jamais des pré-fabriqués, alors il espère bien qu'elle y arrivera un jour ou l'autre ! Il garde espoir en ce qui la concerne. Lui est un cas perdu. Quoi qu'il arrive, il n'aura jamais de cesse de parcourir les routes à la recherche de ses sacro-saints, mais mauvais, anti-dépresseurs. Il a encore de la chance : il en trouve toujours sans trop de difficultés. Mais il sait bien que la chance finira par tourner ; les ressources humaines ne sont pas éternelles. Loin de là. « Tant mieux, je suis content pour toi. » Ses mots, murmurés mais sincères, s'échappent de ses lèvres, créant de la fumée sur leur passage. Il le pense vraiment ; il pourra partir en expédition plus serein à l'avenir. C'est ridicule à dire, mais c'est vrai. Il se sent comme ... libéré d'un poids. Elizabeth peut très bien se débrouiller sans lui. Et, de toute façon, elle est en sécurité dans la zone. Même quand il n'est pas là. « Il faudra que je t'emprunte un de tes livres un de ces quatre comme on en avait discuté. » Joshua tourne légèrement la tête en direction d'Elizabeth, un mince sourire aux lèvres. Il ne sait pas quand il trouvera le temps de le lire mais pur elle, il serait prêt à beaucoup de choses. Même à ne pas sortir de la zone pendant une semaine. Tant qu'il a sa réserve, après tout, il n'a aucune raison de fuir les lieux. Et puis, comme cela, il pourra apporter son aide dans le garage, ses connaissances en mécanique pourraient être précieuses. « Tu ne veux pas essayer de t'amuser un peu avec les autres ? » Tant pis s'il est trop insistant, voire même lourd : il veut s'assurer qu'elle ne s'ennuie pas, et qu'elle réussit à s'intégrer dans la zone. Et puis ... il s'en voudrait s'il venait à réaliser qu'il l'empêche de s'amuser comme il se doit. Bon, c'est lui qui l'a trouvée seule ici, certes, mais quand même ! Il ne veut pas être un frein à quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Lun 23 Fév - 9:50


Le temps d’un instant, je m’imagine en train de danser sur la piste, un large sourire sur les lèvres. Je me vois m’amuser et me détendre avec les autres. Mais aussitôt, je ressens le malaise, je ressens cette étrange sensation inconfortable. Et je me remémore les zombies, je me souviens du sang et de ce qu’il peut bien se passer. Je refuse d’avoir à y réfléchir. Je sais que cela n’a rien de simple. C’est dévorant, destructeur aussi. Et je ne peux pas continuer sur cette voie. Je ne le supporterais pas, en fin de compte. Je ne peux pas aller là-dedans pour m’amuser, parce que je suis incapable d’oublier ce qui m’entoure, il m’est impossible de faire comme s’il ne s’était rien passé. Mais j’aimerais vraiment y parvenir, si j’en étais capable. Je ne le suis pas. J’ai envie de rester comme ça, j’ai envie de continuer sur cette voie parce que cela me fait du bien. J’ai besoin de ne pas perdre mes repères, c’est une nécessité. Mais j’imagine que s’il vient avec moi, cela changera tout. Avec Joshua, je suis prête à tout, je suis prête à tous les sacrifices. Parce que j’en ai besoin. Je suis forte pour ce genre de chose. J’en ai besoin aussi, ou ce genre de chose. Parce que cela me fait du bien. Je sais qu’il n’ira pas danser. Il est la seule personne avec qui j’ai envie d’être, mais cela ne fonctionne pas comme ça. Il n’est pas comme ça, il est différent. Et c’est peut-être pour cette raison que je me suis rapprochée de lui, de cette manière. J’en ai eu besoin, j’ai envie de le prendre dans mes bras, de le serrer contre moi ou ce genre de chose. Comme à chaque minute, chaque seconde… « Je n’irais que si tu viens avec moi. Je ne sais pas danser, j’ai perdu goût à l’amusement. Même avant les zombies Joshua, je n’étais pas comme ça ». Lorsque j’y réfléchis, je réalise que les choses ne sont pas toujours évidentes. Parfois, c’est même clairement plus compliqué. Avant que l’on ne se fasse envahir, j’étais enfermée dans une cage, j’étais en asile à cause de ma maladie. Aujourd’hui, si je suis libérée de mon asile, je suis toujours un peu aux prises de mes démons. Je ne suis pas guérie, et j’ai appris à être solitaire. Alors oui, au jour d’aujourd’hui, j’ai un peu peur du monde. Je fais tout ce que je peux pour me relever, pour aller de l’avant, mais j’ai l’impression que ce n’est pas gagné. Il faut que je me relève. Mais pour cela, je doute qu’une fête soit réellement efficace. Ce n’est pas le milieu que j’apprécie. J’ai toujours l’impression d’être mise dans mes retranchements, d’être mise à l’écart ou au centre de l’attention, au contraire. Et je déteste tout ça. Je refuse d’être ainsi.

Je souris, lorsqu’il dit qu’il est content pour moi. J’ai toujours eu un rôle majeur, avec Joshua, une sensation d’importance qui me fait du bien. Il se soucie de moi, alors qu’il ne s’inquiète pas pour grand monde, qu’il n’apporte pas de l’attention à tout le monde. Justement, c’est ce pour quoi il y a une différence. Ce pour quoi, je me sens bien. Et peut-être aussi que c’est pour cette raison que je me suis réellement attachée à lui. J’aime m’inquiéter pour les gens, j’aime faire attention aux autres, mais lui, il a un statut différent, bien qu’il me soit impossible de mettre un mot sur tout ceci. Enfin… Pas vraiment impossible, disons que je préfère me préserver en ne le faisant pas, voilà toute la différence. « Merci ». Je ne sais pas vraiment quoi dire de plus. Mais je sais qu’il est toujours inquiet pour moi. Je ne veux pas qu’il meurt en mission parce qu’il pense à moi. « Et bien, ma pile de livres t’es totalement ouverte, c’est quand tu veux, et puis, nous pourrons très bien aller voir ensemble, après, pour voir lequel t’intéressera le plus ». J’aime l’idée, justement. Cela me plaît et me fait du bien, également. Lire me fait du bien, cela me permet de souffler. Et j’aimerais qu’il en soit de même pour lui. Il semble bien, parfois, mais pas toujours, je le vois bien. J’aimerais qu’il puisse s’évader, parfois. Je lui souris, à mon tour. Et j’aime être une des seuls qui soit capable de le faire sourire. « Tu insistes beaucoup…. Tu veux y aller toi ? Pour ma part, cela ne m’intéresse pas vraiment, j’avoue… ». Je ne veux pas qu’il s’imagine que je bloque, que je suis timide ou ce genre de chose. Si je n’y suis pas, c’est avant tout parce que je n’en ai pas envie. Il ne m’empêche pas de m’amuser, je suis venue ici sans lui. Je suis sortie alors que je ne savais pas où elle pouvait être.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Mer 25 Fév - 22:15



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(thirty seconds to mars) ▽ A warning to the people, the good and the evil : this is war. To the soldier, the civillian, the martyr, the victim : this is war. It's the moment of truth it's the moment to lie, it's the moment to live and the moment to die
Joshua n'est pas spécialement étonné de retrouver Elizabeth dehors. Loin de tout. Loin de la soirée organisée exceptionnellement. A vrai dire, il ne l'imagine vraiment pas dans ce genre d'événements. Il ne sait pas qui elle était autrefois, mais elle n'a sans doute jamais été fan de ce genre de soirées, n'est-ce pas ? Ce ne sont que des suppositions qu'il fait aveuglement, après tout il ne peut pas être trop assuré concernant tout ça. Il sait qu'elle était étudiante, et il connaît pas mal de choses sur la personne qu'elle est à présent. Mais à propos du passé, rien, nada. C'est le flou total et, d'une certaine façon, ça le frustre. Il se refuse néanmoins à lui poser trop de questions ; et si elle les lui retournait ? Pas que ça le gêne réellement de savoir qu'elle connaît beaucoup de choses à propos de lui mais c'est difficile de parler d'une vie qu'il a perdu. Il imagine qu'il en va de même pour elle et pour tous les autres survivants du coin. Mieux vaut rester silencieux donc, par peur de raviver des souvenirs douloureux et un feu encore loin d'être éteint. Ils n'attendent, au contraire, qu'une petite étincelle pour se raviver plus puissants encore et Joshua se refuse à causer cela chez Elizabeth. Elle a perdu tous ses proches, elle aussi, et tout ce qu'elle était, il ne doit surtout pas l'oublier. Il se contente donc de ce qu'elle lui offre ; à savoir sa présence. Et il glane les quelques informations qu'elle accepte de lui donner, parfois consciemment, parfois pas. « Tu ne sais pas danser, hein ? » S'amuse-t-il, son sourire le prouvant bien. Il ne se moque pas d'elle, il préfère juste rire de cette information nouvelle.

A vrai dire, il ne sait pas danser lui non plus. Et il parvient à comprendre ce qu'elle veut dire ; ce n'est pas en organisant une soirée comme celle-là que le monde retrouvera sa vitalité. Que les survivants parviendront à oublier l'horreur. Quoi que, cela a l'air d'être envisageable pour pas mal d'entre eux, soit tous ceux qui se trouvent dans cette foutue pièce, à prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes. Pourtant, ils sont loin - très loin - de côtoyer les Bisounours. A moins qu'un type se soit fait mordre alors qu'il était déguisé ? Ouais, pourquoi pas. Ça pourrait être drôle de voir ce dessin-animé désacralisé de cette façon. Joshua sourit de plus bel - à croire que c'est déjà devenu une habitude lorsqu'Elizabeth est dans les parages - et hoche la tête. Bien sûr qu'il apprécierait d'aller consulter sa collection avec elle ; il n'a jamais été un grand lecteur en fait. Mais par les temps qui courent, il ne peut pas cracher sur une telle opportunité. « Tu me conseilleras les meilleurs hein ? La lecture et moi ça n'a jamais été trop ça, rendons-moi les choses plus faciles. » Ce doit être l'une des premières fois où il se livre. Alors que ... Franchement, le sujet est léger. Ce n'est rien de bluffant et il comprendrait tout à fait qu'Elizabeth s'en contre-foute - mais dans toute sa gentillesse, bien sûr, elle ne laissera rien paraître et ne dira rien -. C'est sorti naturellement en fait. Une preuve supplémentaire qui met en avant à quel point il est désormais à l'aise avec la jeune femme. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Difficile à dire.

A une autre époque, Joshua aurait sans doute explosé de rire face à l'absurdité de la question d'Elizabeth. Enfin, elle n'est pas absurde, juste naïve. Très naïve. Lui, danser ? Lui, boire de l'alcool ? Lui, profiter d'une soirée pour laisser de côté ses nerfs ? Impossible. Ça n'a jamais été trop son truc mais c'est pire encore, compte tenu des circonstances. Il ne veut pas perdre le contrôle. Il ne veut pas boire de l'alcool jusqu'à plus soif - ce qui est impossible de toute façon -. Il ne veut pas prétendre être heureux. Si eux en sont capables, ce n'est pas son cas. Il ne veut pas jouer les hypocrites et prétendre apprécier les personnes qui se trouvent là-bas, ce n'est pas le cas. Enfin, pas tout à fait. En réalité, il ne les connaît pas. Et le véritable problème réside dans le fait qu'il n'a absolument aucune envie d'apprendre à les connaître. « Absolument pas ! J'imagine que je suis aussi bon danseur que toi. » La taquine-t-il naturellement, sans vraiment réfléchir avant d'ouvrir la bouche. Maintenant que c'est dit, hein ... Il n'a plus l'habitude d'être aussi taquin et naturel avec quelqu'un et c'est bien la première fois qu'il se permet d'être aussi familier avec Elizabeth. Il est plutôt du genre à la tenir à distance d'habitude. « Et puis, je crois que les voir prétendre être heureux me filerait la gerbe. Comment est-il possible de se duper soi-même à ce point ? » Lui ne parvient pas à comprendre ; il est incapable d'oublier. Incapable de se laisser aller. Ce n'est pas nouveau, mais c'est pire encore depuis quelques mois - années, peut-être -.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Jeu 5 Mar - 15:31


Bizarrement, sa réplique me fait doucement pouffer de rire, et autant le dire, ce n’est pas le genre de comportement que j’ai souvent. Je ne m’attendais pas à ce genre de réponse, en tout cas, et ça me fait rire, parce que ce n’est pas le genre de chose auquel je m’attends, venant de lui. Je ne sais pas danser mine de rien, il a totalement raison. Je n’ai jamais cherché à apprendre, de toute manière, je n’en ai jamais vu l’intérêt. On ne peut absolument pas me reprocher de ne pas savoir danser quand même non ? Je reste persuadée que si je veux m’amuser, je peux le faire sans avoir à bouger au rythme de la musique. Je ne vois rien de sexy dans ce genre de mouvement, au contraire, justement, je trouve ça tellement ridicule que je préfère lourdement camper sur mes positions. [colo=peru] « Il serait plus exacte de dire que je n’ai jamais cherché à apprendre à danser. Mais oui, je ne sais pas faire et je m’en moque pas mal ! Je n’ai jamais eu l’occasion, non plus »[/color]. Danser dans un asile ? Allez, et c’est le meilleur moyen pour devenir encore plus fou aux yeux du monde. Alors oui, j’ai tout fait pour rester dans mon coin, pour que personne ne s’inquiète de ma santé mentale parce qu’elle est très bien ainsi. On m’a suffisamment fait comprendre que je n’étais pas normal, qu’il fallait manger pour ressembler à quelque chose. Mais je préfère me concentrer sur le sourire qui est dessiné sur ses lèvres, plutôt que sur mon passé que j’essaie de taire. Qui se soucie de savoir que j’étais en asile avant ? Ce n’est pas le trouble mental le plus dangereux, ce n’est pas comme si j’étais skyzo ou sociopathe. Non, je m’inflige un régime alimentaire dangereux pour moi. Point barre. Au moins, mon estomac était prêt pour cette apocalypse… Aujourd’hui, tout le monde mange comme moi, d’une certaine manière, du moins.

Les meilleurs livres ? Je sais que tout dépend toujours des goûts de tout le monde, mais il est difficile de conseiller des livres pour les gens, parce qu’on ne peut jamais deviner ce qu’ils préfèrent lire. Ce qu’ils dégagent ne correspond pas toujours à ce à quoi ils ressemblent. « Facile à quel point ? Il te faut des images ? ». Je me mets doucement à rire, me moquant gentiment de lui. Je ne veux pas qu’il puisse s’imaginer que je veux m’en prendre à lui sur un terrain comme ça. C’est juste amical, je ne suis pas tant désagréable que ça. Je ne suis pas du genre à me moquer ouvertement des gens, de toute manière, je ne fais pas partie de cette catégorie de personne capable d’être désagréable. Ce n’est pas pour moi, et je ne compte pas m’y intéresser une seule seconde. Et je sais qu’il me connait lui-même suffisamment pour savoir que je ne fais pas partie des personnes capable de se moquer des autres pour un unique plaisir malsain. Ce n’est qu’une plaisanterie, comme celle qu’il vient de faire. Sauf que je ne suis guère douée pour cela et que j’ai toujours peur de faire une bourde. J’imagine que c’est une qualité comme une autre ? « On essaiera de voir s’il y a des livres en double aussi ! Comme ça, on pourra se faire une séance de lecture ensemble. Je faisais ça parfois, avant, et c’est sympa. ». Lire un chapitre, commenter ensemble ou tout lire d’un coup et rire parfois. Je ne saurais même pas vraiment dire ce qui me plaît là-dedans, mais c’est là, quelque part, en moi, sans que je ne puisse y faire grand-chose. Disons que cela m’amuse, et que c’est bien assez.

La question que je lui adresse me semble étonnante, lorsque je la sors. C’est vrai, je ne le vois pas vraiment danser, je ne le vois pas non plus faire la fête ou bien oublier le monde qui nous entoure. Ce n’est pas ainsi que cela fonctionne et justement, je suis bien incapable de m’en formaliser. Je sais que ce n’est pas son genre mais j’aime tenter l’exercice. On ne sait jamais, peut-être que je vais en apprendre un peu ? Je sais qu’il est comme moi, et qu’il n’aime pas non plus parler de son passé, c’est quelque chose que je comprends, puisque je suis la même mais en même temps, ce qu’il y a à savoir sur moi… Je le sais déjà, c’est bien loin d’être le cas pour ce qui le concerne, lui. Et j’aimerais vraiment savoir tout ce qu’il y a à savoir sur Joshua Fitzgerald. « Moins bon danseur que moi ? Tu serais déçu je pense ! Parce que ces pieds que tu vois là, ils sont tous les deux gauches ! ». Je souris doucement, oui, ej suis incapable de croire une seule seconde que je puisse être meilleur que lui, pour ma part, je pense plutôt que nous en sommes au même point. »[/color]. Mais ce n’est pas un concours, et de toute manière, nous ne pourrons jamais en connaître la réponse. Le seul moyen pour cela serait d’aller faire la fête et il en est hors de question. « Tu sais que je suis d’accord avec toi Joshua. Je ne peux pas sourire et m’amuser comme si tout allait bien, quand je sais que ce n’est pas le cas ».
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 8 Mar - 17:09



celui dont elle ne pouvait se passer.
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Le son du rire d'Elizabeth parvient aux oreilles de Joshua, qui peine à y croire. Pourtant, c'est bien vrai : elle vient de rire. En soit, cela peut paraître banal. Mais venant d'Elizabeth, c'est un miracle pur et simple. Elle n'est pas du genre à se laisser aller, ou même à faire preuve d'amusement. Joshua se demande si elle a toujours été comme cela ou si c'est l'épidémie qui a fait d'elle cette personne peu à l'aise avec l'idée de se laisser aller. Il penche plutôt pour la seconde option, sans toutefois oser lui poser clairement la question. En même temps, le passé est un sujet tabou pour tout le monde. Aucun survivant ne paraît très à l'aise à l'idée d'aborder cela, et c'st logique. Cela signifie parler de personnes qu'ils ont perdues et qui, potentiellement, leur manque. Alors, il se tait. Il ne lui pose aucune question qui pourrait la mettre mal à l'aise, se contente de profiter de sa présence et de son petit rire, qu'il a l'impression d'entendre encore tel un écho. Il s'est pourtant éteint aussi vite qu'il est apparu. « Oui il me faut des images de préférence. Dis-moi que t'as des BDs, j't'en supplie. » Fait-il, bien sûr ironique. Il sait lire, tout de même. Et il n'a plus dix ans, avec ou sans images, il devrait parvenir à comprendre un bouquin. De préférence sans, en fait. Parce que les bandes-dessinées, ce n'est pas son truc en réalité. Mais puisque Elizabeth semble d'humeur à se moquer gentiment de lui, il préfère entrer dans son jeu plutôt que de rétablir la vérité. Cela ne change pas grand chose de toute façon ; elle doit bien sentir que ce n'est rien d'autre que de l'ironie.

Et puis, est-ce réellement important ? Sans doute pas. Dans ce monde, il n'y a plus grand chose qui ait de l'importance. D'une certaine façon, le simple fait de vivre est devenu un fardeau. Une tâche compliquée à accomplir et qui demande des efforts parfois surhumains. Pour autant, Joshua n'est pas suicidaire et il ne s'imagine pas tirer un trait sur tout ça. Il ne s'imagine pas laisser Elizabeth, alors qu'elle lui semble si ... Fragile. Il esquisse un sourire en entendant sa proposition. Il ne le dit pas à voix haute mais c'est comme une bouffée d'air frais ... il serait ultra ravi de pouvoir passer encore plus de temps avec elle. Ils se voient assez souvent, la zone n'étant finalement pas si gargantuesque que cela, mais ils ne parlent pas tant que ça. La plupart du temps, c'est à cause de lui d'ailleurs. Parce qu'il est instable, rarement de bonne humeur. Parce qu'il ne prend pas la peine d'aller vers lui alors que cela vaut carrément le coup. Et puis, il faut bien tromper l'ennui parfois, n'est-ce pas ? Avec Elizabeth, de préférence. « On peut faire ça. Mais si je ne lis pas aussi vite que toi, comment on fait ? » Demande-t-il sur un ton amusé. Bien sûr qu'il saura prendre le bon rythme. Mais maintenant qu'il est lancé, il se sent l'esprit léger. Il se sent capable de plaisanter. Est-ce la soirée organisée dans le bâtiment voisin qui lui fait cet effet-là ? Peut-être. Peut-être pas. En tout cas, une chose est sûre : il n'a aucune envie de se freiner.

En parlant de cette soirée, Elizabeth questionne Joshua à son propos. Evidemment que ce n'est pas son genre d'aller faire la fête ! Et encore moins d'aller danser. En fait, il n'a jamais été ce genre de gars. Il préférait sa petite routine parfois chiante. Il préférait rester chez lui, devant la télé, ou en compagnie de sa fiancée. Ou parfois de ses quelques potes. Cela n'avait jamais rien de bien excitant, mais cela lui suffisait amplement. Il se sentant parfois un peu ... désespéré de ne pas pouvoir mettre plus de piment dans son quotidien. Mais aujourd'hui, cela lui paraît complètement absurde. Pourquoi vouloir des sensations fortes lorsque l'on peut avoir quiétude et tranquillité ? C'est stupide. Aujourd'hui, tout cela appartient au passé : il faut s'y faire. « Peut-être qu'on est aussi mauvais l'un que l'autre, finalement. » Finit-il par admettre, sourire collé aux lèvres. Le ton devient plus sérieux tout à coup et toute trace d'amusement disparaît du visage du jeune homme. Il ne parvient pas trop à voir le visage d'Elizabeth dans l'obscurité, ne tourne pas la tête dans sa direction de toute façon, mais il doute qu'il doit en être de même pour elle. Comment peuvent-ils fermer les yeux à ce point ? C'est dingue. Impossible à croire. « Enfin, s'ils arrivent à oublier l'horreur pour la soirée, tant mieux pour eux. Mais il ne doit pas y avoir grand monde qui pense comme nous. » Une petite grimace et il tourne finalement la tête pour regarder Elizabeth. « Je ne pense pas que l'on puisse se permettre de se ramollir comme ils le font tous ce soir. » Ce n'est peut-être que pour la soirée mais cela signifie de manière évidente qu'ils se sentent à l'aise. En sécurité. Et c'est une regrettable erreur, à n'en pas douter.
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 22 Mar - 14:30


Un sourire se dessina sur mes lèvres alors que Joshua jouait au même jeu que moi. Au moins, il me montrait qu'il n'en tenait pas rigueur et cela m'allait très bien. Je n'étais absolument pas du genre à me moquer de lui, à prétendre vouloir plaisanter alors que mon unique intention était de lui faire du mal. Cela ne fonctionnait pas comme ça. Et de toute manière, ce n'était même pas près d'arriver. Bien sûr que je pouvais être maladroite et toucher alors que ce n'était absolument pas mon attention. Bien sûr que je pouvais être aussi peu douée que ça. Mais ce n'était pas mon genre, je n'étais absolument pas ce type de personne. Et j'espérais qu'il en était tout aussi conscient que moi. Je détestais me moquer de quelqu'un de cette manière et de toute manière, je n'avais jamais été ce genre de personne. De ceux à rire pour un rien, ou d'autre du même style. Pour ma part, je préférais rester moi-même, je préférais rire lorsque quelque chose était réellement drôle. Avec lui, je riais, je souriais, une situation qui se trouvait à des kilomètres de ce qui avait été ma vie jusqu'à présent. Et cela m'allait très bien, en réalité. Je n'avais pas la moindre raison de m'en formaliser, déjà. J'étais bien dans mes baskets, j'étais à ma place. Si bien sûr, on oubliait les zombies qui guidaient la plupart de nos pas mais c'était une tout autre histoire. Les choses n'étaient pas aussi simples. Cela n'avait jamais fonctionné comme ça. Et j'espérais alors, que cela n'arriverait pas non plus.  « Et bien non, pas d'images ! Mais… Je sais que tu devrais survivre va ! ». Le sourire qui s'étirait sur mes traits ne me quittait toujours pas. Et cela m'allait hein, je n'avais pas la moindre raison de m'en formaliser. J'étais bien, et je n'avais pas la moindre raison de m'en formaliser plus que ça. Ce n'était absolument pas nécessaire, en plus. Je ne comprenais pas vraiment mon comportement, pourtant. Certes, plaisanter de cette manière, cela n'avait pas vraiment de conséquences, et cela ne servait à rien. Mais, pour autant, cela ne voulait pas dire que c'était son genre. Au contraire, justement, de par son passé, elle avait très souvent pu montrer autour d'elle qu'elle était à des années lumières des moqueries et des blagues qui n'étaient pas drôle. Mais j'imaginais facilement que de temps en temps, cela ne pouvait pas me faire de mal. Alors je m'amusais, manipulant les mots, me sentant quelque peu euphorique. Il me rendait différente, en réalité, et j'étais bien incapable de comprendre ce qu'il avait pu se passer jusque là. J'étais tellement… Bloquée d'ordinaire que là, ça me pétrifiait.

Bien sûr, lire à plusieurs avait certains avantages, mais cela avait aussi quelques inconvénients. Si sa vitesse n'était pas suffisamment rapide, il était évident que l'attendre à chaque page promettait d'être énervant. Mais en même temps, nous ne pouvions pas savoir sans tenter l'expérience. Et honnêtement, pour ma part, je n'étais pas aussi rapide que l'on aurait pu le croire. Et cela ne risquait pas d'arriver.  « Ce n'est pas grave ça, nous verrons bien. Je ne suis pas très rapide moi-même, de toute manière ! Ce qui me permet de faire durer la plupart des livres. Alors… J'imagine qu'on devrait essayer et voir ce que ça va donner ». Et au moins, cela allait nous faire une nouvelle occasion de passer du temps ensemble. Parce que oui, j'avais beau dire ce que je voulais, ça se passait toujours de cette manière. Et puis bon, au pire, je l'attendrais. Je restais persuadée que cela nous ferait du bien, de faire une autre activité tous les deux, cela nous changerait, c'était une évidence.  Non que je sois du genre à sortir pour tuer des zombies mais… J'aimais faire attention aux choses. Ce n'était pas négligeable.

Se ramollir, la faiblesse, le côté tout mou… Non, nous n'étions pas fait pour ça et je savais aussi que là dedans, il aurait été préférable qu'ils restent un peu sur leurs gardes. Mais toute cette histoire ne rimait à rien, cela me déprimait. Pour autant, je ne comprenais pas, tout semblait si compliqué… Je n'étais pas suffisamment forte moi-même, j'en étais consciente depuis le début. Mais cela ne voulait pas non plus dire que j'allais tomber à genoux comme ça, sans la moindre raison. Je n'étais pas de ce genre là, alors oui, je préférais éviter de faire ce genre de chose. C'était tellement… Plus facile, en réalité.  « J'espère qu'ils font un peu attention, en effet... ». Un soupir s'échappa de mes lèvres. Je savais que pour certains, il n'y avait rien à craindre, je savais très bien qu'il y en avait qui ne risquaient rien. Mais pour d'autres… C'était toujours tellement compliqué… Il n'y avait pas grand-chose à en dire, de toute évidence.  « Bon, le froid commence à l'emporter sur moi. J'ai… Bien envie d'aller me coucher ». Un au revoir, un dernier regard, et je m'éloignai déjà… Sans savoir que nous n'étions pas près de nous revoir...

terminé ! et prêt pour le prochain applause
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MessageSujet: Re: ( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua Dim 12 Avr - 23:03

RP archivé suite au départ d'Elizabeth. coeurrose

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en présence très réduite jusqu'au 9 août
Maybe it was all too much. Too much for a girl to take.
I don't want to play this game no more. I don't want to stay 'round here no more. Like rain on a Monday morning, like pain that just keeps on going on. Look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.

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( flashback ) Celui dont elle ne pouvait se passer - Joshua

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