flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill.
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flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill.

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MessageSujet: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mar 6 Jan - 0:34



you kill or you die,
or you die then you kill.
Elle tend l'oreille, ne perçois que l'écho de son souffle court et son cœur qui bat la chamade contre ses tempes. Jusqu'ici, tout va bien. Quelques oiseaux sifflent, les arbres de cette maigre forêt environnante  en guise d'estrade. Dehors, le soleil pointe haut, la chaleur monte. Elle meurt de chaud et son maigre tee-shirt dont elle a enrubannées les manches de chatterton n'arrange rien à son état. Elle ne peut néanmoins se résoudre à l'enlever tant il lui semble être la seule bonne idée qu'elle a eu depuis la fin du monde. Les poumons brûlants, elle plaque ses mains tremblantes contre ses lèvres, étouffe un toussotement dans sa manche. Elle avait fuit, aussi loin que ses muscles, son corps tout entier accablé par la fatigue et la faim le lui avait permis. Elle en avait vu, elle était persuadé. Des vivants. Putain.

La gorge sèche, elle fouille dans son sac, écarte d'une main la lampe torche sans piles qu'elle a dénichée la veille, saisis avec empressement ce thermos bien trop léger pour contenir encore quoi que ce soit. Elle le secoue légèrement mais seul un tintement sec résonne en son sein. Son estomac, sa gorge, son cœurs se nouent. Simplement pour s'assurer du pire, elle l'ouvre. Vide, évidemment.

Les larmes lui montent mais elle n'a rien à pleurer.

Branlante, la cabane où elle a fait halte semble sur le point de s'effondrer. Elle ne peut courir le risque de s'y attarder de peur que ceux qu'elle a fuit ne l'aient vue. L'unique porte des lieux sortie de ses gonds, l'abri ne fait pas l'affaire fasse aux morts non plus. Elle doit quitter l'endroit au plus vite, elle le sait, mais son corps tout entier demande grâce. Alors elle se laisse glisser contre la paroi en bois brut de ce cabanon en ruines, cache son visage dans ses genoux cagneux. Là au milieu de nulle part, elle renonce à se lever.

Soufflant la mèche de cheveux qui tombe sur ses yeux, les rayons du soleil léchent sa peau. Allongée à même le sol, quelques longues minutes passent. Se lever semble de l'ordre de l'impossible tant ses muscles douloureux la conjurent de rester ainsi. "Bouge" elle ferme les yeux dans un soupire à peine contenu. La gorge sèche, la langue pâteuse, elle déglutit. Elle aurait tué pour un café dégueulasse comme elle en avait tant fait couler.

"Quelqu'un arrive", ouvrant les yeux, ses pupilles se rétractent au contacte de cette lumière foudroyante. Là, à peine perceptibles, elle entend des pas lointains crisser sur le sol. Un son profond et caverneux, un son qui résonne dans la terre et la roche qui l'entoure. Elle ne l'aurait sans doute pas entendu si elle s'était tenu debout. L'instinct de survie, ce bête désire de vivre, de celui qui empêche de retenir sa respiration jusqu'au bout, qui nous pousse à nous battre pour ne pas mourir. C'est ce qui la pousse à se relever. "Bouge !"

Il est là, quelques mètres les séparent, trop loin pour qu'elle le distingue clairement depuis sa cache mais suffisamment proche pour avoir un aperçu. Elle observe sa démarche, l'arme qu'il porte dans ses mains. Il n'a rien d'un zombie. Il semble même bien portant. Mauvais signe. Dans un monde où elle n'avait statistiquement aucun chance de rencontrer un vivant, son credo était devenu "tuer ou être tuée". Plus facile à dire qu'à faire à vrai dire, jusque là elle n'avait jamais eu à l'appliquer sur des vivants. Elle se contente en général de fuir tous ceux qu'elle a le malheur de croiser. Dans ce monde là qu'est devenu le siens, le leur à tous, personne ne peut perdre de temps à faire la distinction entre ceux qui chercheront à vous tuer et les autres. Qu'ils soient morts ou encore en vie. Une seconde d'hésitation, une seule, et c'est perdre. C'est mourir.

Garçon, fille, jeune ou vieillard, elle n'a personne en qui se fier.


Ses doigts se resserrent contre son arme, juste une fraction de secondes avant qu'elle ne se décide à la lâcher. Elle était si concentrée sur l'autre qu'elle n'avait pas entendu l'homme arriver dans son dos. Maintenant ils sont là, face à face, il pointe son arme sur elle en lui sommant de jeter la sienne. Une grimace la traverse. Putain de désespoir. Qu'est-ce qu'un pauvre tournevis peut bien faire contre une arme à feu de toute façon ? Rien. "J'ai que ça... j'ai pas d'arme. J'ai rien d'autre." qu'elle susurre à l'attention de l'homme qui la tient en joug. Elle craint que d'une manière ou d'une autre, accident ou délibérément, elle finisse avec une balle logée entre ses deux sourcils. Peut-être qu'au fond c'était encore ce qu'il pouvait lui arriver de mieux. "Si tu tires, ils vont tous venir. C'est pas une bonne idée." elle récite ça comme une évidence, sûre d'elle, pourtant sa voix vacille. C'est pas faute d'essayer de paraître sereine, elle n'y parvient tout simplement pas. La terreur se lit en elle, elle transpire par chaque pore de sa peau. Cette même peur qui ne la lâche jamais, qui hante ses nuits, peuple ses journées. Celle qui la maintient en vie autant qu'elle la tue à petit feu. La peur des autres.

Il ne faut pas longtemps pour que d'autres pas se fassent entendre derrière elle. Evidemment puisqu’ils sont deux. Et puisque rien ne pouvait se dérouler dans son sens à elle, sûr qu'en un rien de temps elle aurait deux armes braquées sur sa pauvre carcasse dans l'attente d'un quelconque verdict sur sa personne. Son pronostic vitale salement engagé.

Mais l'autre arrive, et rien ne se passe comme elle l'a envisagé. Parce qu'il faut toujours qu'on lui donne tord, parce que c'est sûrement à ça que se résume sa vie. Son visage vacille. Gauche, droite, gauche. Ses lèvres demeurent entrouvertes. "Comment c'est possible ?" souffle-t-elle, désarçonnée. Elle ne peut croire ce que ses yeux lui montre. Tromperie, fatigue, ils sont de toute façon embués de larmes qu'elle tente de retenir de ses maigres forces. Il est face à elle. Il n'a aucune raison ni aucune chance de l'être. Aucune. "Non nonnononon... je deviens folle !"

"Je deviens folle."

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mar 6 Jan - 21:51


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair détestait sortir de la Zone. Elle était peut-être surpeuplée, bruyante et offrait une sécurité illusoire, mais statistiquement il jugeait qu'il avait moins de chance d'y périr qu'à l'extérieur. Aussi faisait-il un peu la tronche depuis qu'on l'avait missionné sur une réparation de voiture, à environ une heure et demi de marche de la Zone. Un de leurs 4X4 était tombé en panne et personne n'avait su le réparer ; aussi envoyait-on Alistair remettre le véhicule d'équerre pour le ramener. Pour ce faire, on l'avait muni d'une boîte à outils, d'un flingue et d'un compagnon lui servant grosso modo de garde du corps, histoire qu'il ne se retrouve pas tout seul dans la panade en cas de problème. Son binôme affichait d'ailleurs une ressemblance troublante avec Jack Bauer, tout pectoraux et marcel déchiré dehors. Il se montrait par ailleurs remarquablement peu loquace, pour le plus grand plaisir d'Alistair.

Ils avancèrent pendant un peu plus d'une heure dans la forêt, avec autant de discrétion que possible. Jack Bauer ouvrait la marche, le mécanicien deux mètres derrière, le T-shirt lui collant désagréablement à la peau. Il faisait chaud et ses lourds outils fourrés dans une bandoulière lui sciaient les épaules. Bien qu'il fasse un soleil de plomb, il avait dû pleuvoir récemment car le sous-bois était un peu boueux et dangereusement glissant par endroits. Aussi se concentrait-il un maximum sur ses pieds pour éviter de déraper ; cela l'aidait par ailleurs à oublier que les alentours étaient potentiellement remplis de rôdeurs et d'une mort certaine. Il ne vit pas donc Jack Bauer piler et manqua de lui rentrer dedans. Des bruits de course lui glacèrent le sang et il se figea, son binôme déjà l'arme au poing.

- Ya quelqu'un, dit-il à voix basse.

- Vivant ?

- On dirait bien. Suis-moi.

Alistair obéit avec réticence, plus d'avis de fuir dans la direction opposée plutôt que de prendre le fugitif – qu'il n'avait pas eu le temps d'apercevoir – en chasse. Jack devait craindre qu'il ne leur tende une embuscade plus loin, ou quelque chose du genre.

Après une brève course, ils arrivèrent près d'une cabane si délabrée que son intégrité tenant du miracle. Sur conseil de Jack, Alistair laissa son sac au sol, celui-ci risquant de le gêner si les choses tournaient mal. L'anxiété lui nouait l'estomac et son flingue pesait dans ses mains. Il n'en maniait quasiment jamais et craignait d'être plus dangereux qu'autre chose s'il devait s'en servir. Il rajusta sa prise, essayant de l'affermir, et interrogea Jack du regard.

- On va l'encercler, souffla ce dernier. Passe par devant.

- Hé mais attends, tu veux que je serve d'appât ? s'indigna Alistair sur le même ton. Ca va pas bien ?

- Je suis meilleur avec une arme, on a plus de chance de s'en sortir comme ça.

La remarque avait du sens et Alistair fut obligé de capituler. A contrecœur, il se leva avec prudence et s'approcha de la cabane, les mains toujours crispées sur son arme. Pourvu qu'il n'ait pas à s'en servir. Pire encore de devoir tirer sur un zombie, tirer sur un être humain lui filait des sueurs froides. Il avait déjà tué et l'expérience l'avait suffisamment traumatisé comme ça. Putain de mission. Si seulement on l'avait laissé tranquille à la Zone.

Arrivé non loin de la porte – ou plutôt son absence – Alistair s'arrêta. Il ne voyait pas encore l'autre, un mur de bois pourri les séparant, mais il avait dû suffisamment attiré son attention pour que Jack Bauer passe à l'action. Avec une discrétion exemplaire, il l'avait déjà pris à revers et braqué le canon de son flingue sur lui.

- Lâche ton arme !

Une voix lui répondit, féminine, terrifiée, familière. Beaucoup trop familière. Alistair se figea. L'adrénaline devait lui donner des hallucinations. Il se trompait. C'était impossible, la probabilité pour qu'ils se retrouvent ici et maintenant frisait le zéro. Hagard, il ne comprit même pas ce qu'elle disait, alors qu'il avançait pour se rapprocher des deux autres, pour voir son visage. Un visage tâché de crasse, aux yeux cernés et actuellement blême de terreur, mais qui ne laissait pas de place au doute.

Alors que son cerveau essayait encore de digérer sans succès l'information, Alistair agit à l'instinct. Il rangea son arme et bondit vers son binôme.

- Ja… euh... Merde mais c'était quoi son nom déjà ? Le vrai ? Arrête !

Il saisit le bras de l'autre, réussissant seulement à se faire violemment repoussé en arrière.

- Putain mec c'est quoi ton problème ? renvoya Jack, tenant toujours en joue Marceline.

Car oui, il s'agissait bien d'elle. Le doute n'était plus permis, maintenant qu'ils se tenaient en face. Et vu qu'elle donnait l'impression d'avoir été foudroyée sur place, elle l'avait reconnu aussi. Elle le fixait, hagarde. Lui aussi, un peu dans le même état. Se rappelant la présence de Jack, il réussit à articuler.

- Je la connais.

Jack lui coula un rapide regard, manifestement atterré devant le manque d'instinct de survie de son binôme. Il le saisit par le col de son T-shirt et le fit reculer de quelques pas, venant se placer entre les deux.

- C'est pas pour ça qu'elle va pas essayer de nous buter.
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mer 7 Jan - 17:42



you kill or you die,
or you die then you kill.
De tous ceux qu'elle avait laissé derrière elle, il fallait que ce soit lui. Lui sur qui elle tombe. Celui envers qui elle se sentait morveuse, celui qu'elle ne voulait déjà plus voir de son vivant. Par orgueil, par aigreur, qu'est-ce qu'elle en sait maintenant ? elle a depuis longtemps oublié la raison de sa rancune. Elle rechigne à y croire, passe une main sur ses yeux comme pour effacer ces démons qui la hante, et pourtant rien ne bouge. Il est toujours là, face à elle. Bien vivant, bien réel. Ses traits semble durcis, elle jure lui trouver des allures d'hommes là où avant elle ne voyait qu'un gosse. Il est amaigrit, fatigué, aussi mal peigné que d'habitude, rien de bien extraordinaire par les temps qui courent. Ô, jamais elle n'aurait pu oublier cette voix, ce visage, ces grands yeux troublés. Son coeur, son estomac se sert. Sans cette arme braquée sur elle, elle aurait peut-être même sourit.

Il est vivant. C'est tout ce qui compte. Tout ce qu'il reste.

"S'il vous plait !" scande-t-elle quand l'inconnu se saisit d'Alistair. Elle ferme les yeux d'exaspération face à cet homme qui agit dans la violence et précipitation. Elle redoute qu'un coup parte sans crier gare, qu'un cri plus haut que l'autre n'attire tous les rôdeurs. Elle redoute de mourir de la bêtise humaine. A croire que de ces deux années, personne n'a rien appris. "Je ne vais butter personne !", les mains toujours en l'air et tremblantes, elle reste campée sur ses jambes qui menacent de flancher. Qu'est-ce que cet homme là peut bien trouver de menaçant chez elle. Elle doit faire la moitié de sa poids à vu de nez. Il a un revolver, elle non. Est-ce qu'il est vraiment en position de se demander qui va tuer qui ? Paranoïaque ! Elle aurait aimé avoir une arme, quelque chose de plus utile que son bête tournevis. Quelque chose avec lequel elle pourrait se défendre si l'occasion se représentait. Face à un fou à lié sourd au dialogue, elle n'aurait aucune arme pour se défendre. Elle ne pourrait pas échapper au vivants toute sa vie, aussi courte serait-elle.

En cet instant, là, immobile dans cette cabane avec cet homme et ce flingue braqué sur elle, elle se félicite de ne pas avoir l'air menaçante. De ne pas jouer les héroïne. Alistair est là, il saura raisonner son partenaire. Espérons-le. "Le seul truc que j'ai, c'est un paquet de cornflakes…". Et une fourchette. A-t-elle vraiment besoin de la mentionner ? "Alors à part vous faire mourir de diabète, croyiez moi, vous ne risquez rien." Cynique elle demeure, même dans les moments les moins opportuns. Elle dépose son sac au sol, doucement, pour calmer les esprits. Elle n'aime pas se trouver ainsi désarmée, si près d'une fenêtre qu'un zombie pourrait bien facilement atteindre.

Elle déteste se sentir si vulnérable, si nue devant ces deux hommes.

"Vous êtes seuls ?" se risque-t-elle à demander si bas que sa voix passe à peine la barrière de ses lèvres. Elle repense à la raison première de sa présence ici. La Zone 51. Ce supposé saint Graal pour les survivants comme elle. A supposé qu'elle existe, elle ne devait pas être loin maintenant.

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mer 7 Jan - 22:57


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair avait l'impression de regarder la scène se dérouler de l'extérieur, comme simple spectateur et non comme participant. Son cerveau paraissait incapable d'accepter la situation. C'était la deuxième fois qu'il recroisait quelqu'un d'avant, avant l'épidémie, avant tout ce bordel. Et Marceline n'était pas seulement un visage connu comme cela avait été le cas de Noah. Elle était… quoi, au juste ? Jusqu'à présent elle ne lui évoqué que ressentiment et aigreur. Quand, souffrant de la solitude et de la faim, il avait ressassé les souvenirs de sa vie passée, elle ne lui avait pas manqué, mais si dans un sens. Marceline était comme un caillou dans sa chaussure, désagréable, douloureuse, impossible à ignorer. Lui qui n'était ordinairement pas rancunier, il n'arrivait pas à passer à autre chose, à oublier ces histoires débiles d'adolescents et à la reléguer là où elle devait être : le passé. Il continuait de retourner boire son café dans le Starbuck dans lequel elle travaillait, à regarder son nom mal orthographié exprès sur le gobelet, sans savoir réellement pourquoi. Peut-être était-il nostalgique des bons moments qu'ils avaient passé ensemble et espérait-il secrètement qu'elle finisse par s'expliquer, s'excuser et qu'ils repartiraient de zéro ? C'était idiot car il la connaissait suffisamment bien pour savoir que cela n'arriverait jamais.

En tout cas, l'ironie de la situation l'aurait presque fait rire, en d'autres circonstances. Il y avait tellement de personnes de son entourage qu'il aurait espéré revoir, avoir la confirmation qu'ils vivaient encore, et il tombait sur Marcy, qu'il avait souhaité plus d'une fois voir crever la bouche ouverte dans un caniveau. Elle était en piteux état naturellement mais sous la crasse et les vêtements troués il fut saisi de voir à quel point tout en elle lui était familier. Ils se connaissaient depuis longtemps et même s'ils avaient passé la majorité de ces années à se détester, il était étrangement habitué à sa présence. Leur rencontre fortuite n'en apparaissait que plus décalée.

Il revint sur terre alors que Marceline essayait de convaincre Jack Bauer qu'elle n'était d'aucune menace. Alistair la croyait sur parole, moins méfiant que son collègue et estimant qu'elle avait l'air d'avoir trop peur pour que ce soit du cinéma. Peur, mais la répartie toujours acerbe, ce qui manqua d'arracher un rire nerveux au mécano. Pas de doute, c'était bien elle.

Jack la considéra avec suspicion, l'arme toujours braquée sur son visage. Sans réfléchir, Alistair vint se placer entre lui et Marceline.

- Écoute range-ça, elle va pas s'en prendre à deux types armés non?

Il réalisa soudain que Jack avait à présent son flingue dirigé droit son front. Extrêmement mauvaise idée. Si un coup partait, c'était lui qui prenait et non Marceline. Etait-il prêt à mourir pour cette fille ? Certainement pas. Seule la certitude que Jack était trop rompu au maniement des armes pour tirer par erreur le fit rester à sa place.

Jack le considéra avec résignation et finit par ranger sans flingue avec un soupir fatigué.

- Bon OK, mais je la garde à l'oeil. Laisse-moi fouiller son sac.

Joignant le geste à la parole, il ramassa le sac de Marceline ainsi qu'un tournevis qui gisait au sol et qu'Alistair n'avait même pas vu, et entreprit de s'assurer qu'elle ne transportait rien de létal avec elle. De son côté, le mécanicien pivota pour lui faire face, se demandant un instant si Jack n'avait pas raison de se montrer méfiant. La fin du monde était arrivée, c'était du chacun pour soi et d'autres avaient tué pour moins que ça. Il avait défendu Marceline par instinct, mais n'était pas tout à fait persuadé qu'elle n'essaye pas de les refroidir si l'occasion se présentait. Mais sans arme et affaiblie, elle n'irait pas bien loin contre la montagne de muscles qui l'accompagnait. Sans réellement lui faire confiance, Alistair décida qu'il n'avait pas de raison de penser qu'elle allait attenter à sa vie.

- On vient de la Zone, expliqua-t-il pour répondre à sa question. Tu la cherches ?

C'était la raison la plus évidente pouvant expliquer le pourquoi de sa présence ici, surtout seule. Le cerveau d'Alistair faisait des efforts pour se montrer rationnel malgré tout.

- Marrant de se recroiser.

Marrant n'était peut-être pas le mot adéquat mais s'il en existait un, Alistair ne voyait pas lequel.
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Jeu 8 Jan - 17:32



you kill or you die,
or you die then you kill.
Elle soupire, un air profondément rassuré sur le visage. Une accalmie de quelques secondes à peine; illégitime, l'arme est toujours pointée, sur Alistair cette fois ci. Elle fulmine en silence. Mais quel crétin que ce monsieur muscle, qu'elle pense, elle passe une main sur ses temps, glisse ses doigts jusque dans ses cheveux emmêlés en attendant de trouver quoi dire. Elle voit déjà le pire arriver, un coup malencontreux qui part, la cervelle d'Alistair sur le sol de feuilles humides, le mur de bois nu nouvellement crépit. Il faut arrêter cette folie, tout de suite, avant que ça ne dégénère. "Est-ce qu'on pourrait arrêter de se braquer des trucs au visage ? S'il vous plait !" scande-t-elle, les yeux rivés sur l'homme inconnu. Son regard sonne plus las que suppliant. Elle a vu la bêtise, la violence, les raccourcis dont ses comparses survivants peuvent faire preuve. Elle a vu bon nombre d'hommes, de femmes, s'entredéchirer pour des conneries. Elle en a vu mourir. Pour quelques mots, quelques gestes mal sentis. Elle en a vu mourir par simple erreur, par négligence. Elle ne veut pas finir ainsi, pas maintenant, pas après ces deux années de luttes acharnée. Merde, elle ne demande pas à ce que tout le monde se roulent des pèles, mais et-ce qu'on peut arrêter d'être cons deux minutes ? "Écoute range-ça, elle va pas s'en prendre à deux types armés non?" elle lève les yeux au ciel, retient ce soupire qui brûle ses lèvres. Thanks Sherlock ! évidemment qu'elle n'allait rien faire contre deux mecs armés pesant au total 4 fois son poids. Fallait quand même pas être un génie pour le deviner. De toute évidemment, le cliché de The Expendable ici présent ne semble pas très perspicace. "Si c'est mes 50 kilos qui vous impressionnent, promis, je vous promets que je ne vous ferais aucun mal." Personne ne rit.

Il baisse son arme, mais un "merci" lui arracherait tellement la gueule qu'elle préfère ne rien dire. Elle se contente de jeter un coup d'oeil furtif, timide, vers Alistair, son dos face à elle. Ils demeurent immobiles quelques secondes de plus. Hésitante, elle se retient de le prendre dans ses bras. Elle l'a dédaigné, des années durant, chaque jour qu'il passait à son Starbucks sans qu'elle n'en saisisse la raison. A l'époque, elle l'avait trouvé lourd, insistant, inconfortable. Elle avait exécrée sa présence presque autant qu'elle l'avait adorée. C'était comme ça. C'était elle. Elle même ne comprenait rien à ce qu'elle avait fait.

Mais elle ne peut revenir en arrière maintenant, c'est pourtant tout ce qu'elle souhaite.

L'autre demande son sac, le prend, récupère son tournevis aussi. Elle grimace. Cet enfoiré va tout lui prendre, à coup sûr. Son tournis, ses pauvre vivres à moitié ramollis. Un médiocre butin et c'est pourtant tout ce qu'il lui reste. Elle cille, ne sait plus quoi faire dans cette situation qui lui échappe totalement. Qu'est-ce qu'ils allaient faire d'elle. L'embarquer ? l'abandonner, là, cul nul dans la forêt ? Non. Alistair ne ferait pas ça. Ca a toujours été un type bien. Elle le sait.

Pourtant, le regard qu'il lui porte n'a rien d'amical. Evidemment.

"Ouais, on peut dire ça. Je l'ai cherchée." murmure-t-elle. Elle peine à contenir l'amertume qui l'envahit. Elle repense à Maggy, à ses airs de petite fille, à ses yeux tristes où demeurait malgré tout force et rage de vivre. Elle repense à la première fois où elle lui avait parlé de la Zone, de la possibilité de trouver ses parents là bas, leurs parents. Leurs familles. Leurs amis. Elles n'auraient jamais l'occasion de la voir. Elle n'aurait jamais l'occasion de quoi que ce soit. Elle était venue ici pour elle sans se sentir digne de la quête qui lui avait été confiée. "Est-ce que…. y'a d'autres gens là bas ? … des gens qu'on connait ?" Elle pense à ses parents, ses parents qu'elle n'a pas cherchés. Elle s'était contenté d'un coup de fil dans le vide, d'un message sur répondeur. De peur d'apprendre ce qui leur était arrivé, elle n'avait pas insisté.

"Marrant." qu'elle répète tout bas. Un fin sourire anime ses lèvres, nostalgique, effacé. "Tu sais bien que j'ai toujours eu aucun humour." Il semble au moins aussi mal à l'aise qu'elle. Dans un sens, ça la rassure, elle sait cependant que la source n'est pas la même. Est-ce qu'ils ont besoin de tout mettre à plat ? maintenant ? alors que la fin de l'humanité était plus que jamais menaçante. Elle espère que non. Elle espère qu'ils puissent faire ça simplement, et s'il ne le peuvent pas, alors elle pourrait toujours tourner les talons. Le laisser en paix. "J'imagine que ça t'es égal, mais je suis contente que tu sois pas… un de ces trucs." D'un coup d'oeil, elle regarde l'homme derrière lui qui semble avoir terminé son inspection. Elle serre les dents, soufflant à son ancien ami. "Qu'est-ce qu'il va me faire à ton avis ?"

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Ven 9 Jan - 22:41


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair se dandina légèrement d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. Il ne savait pas vraiment quoi dire, il ne savait pas quoi penser, quoi ressentir. Les profondes cernes de Marceline, ses cheveux emmêlés, son état général d'épuisement lui fit se demander depuis combien de temps elle voyageait seule, en direction de la Zone. Cela lui rappelait désagréablement la période de sa vie juste après l'épidémie, où il avait passé l'hiver en solitaire, survivant tant bien que mal, plutôt mal que bien d'ailleurs. L'espace d'un instant, il se sentit étrangement proche d'elle. L'Apocalypse avait effacé les rancœurs d'adolescents, les stupides histoires de fierté mal placées et les incompréhensions. Là tout de suite, il était juste content d'avoir retrouvé un visage connu, familier, rassurant. Il dut faire un effort pour se rappeler que Marceline n'éprouvait pour lui qu'une profonde aversion et qu'elle lui tapait sur le système. Il se frappa mentalement. Il était naïf de croire que parce que la situation avait changé, ils allaient s'éteindre en pleurant de joie et que ne serait que licornes et arc-en-ciel. Si plus de dix ans n'avaient pas suffit à effacer les vieilles blessures, pourquoi maintenant ? Et d'abord, le voulait-il ? Il l'ignorait.

Il se mordit la lèvre et secoua brièvement la tête.

- Non, désolé… Y a que toi.

Il n'avait pas besoin d'en ajouter plus. Lui aussi avait espéré retrouver des proches, du moins les rares qu'il avait, quand il était arrivé à la Zone. Il n'était pas ravi d'être celui qui brisait les espoirs de Marceline, même s'il se doutait qu'elle-même n'y croyait pas vraiment. Elle aussi devait être contente de tomber sur lui, qu'elle détestait, et non pas sur ses parents ou amis. Ironique encore une fois.

La remarque de Marceline lui arracha un rire bref mais dénué de joie. Son sourire s'évanouit à sa phrase suivante. Il la regarda, sidéré. Il s'était attendu limite à ce qu'elle lui crache au visage, vu l'accueil qu'elle lui réservait à chaque fois qu'il se pointait dans son Starbuck. Il la regarda dans les yeux, cherchant à voir si elle se moquait de lui, mais elle semblait sincère. Sans qu'il en comprenne la raison, cela lui fit brusquement chaud au cœur.

- Moi aussi, répondit-il spontanément. Je veux dire… que tu ais survécu. Je...

Il luttait contre les mots, ne sachant pas comment exprimer ce qu'il voulait dire. Il voulut ajouter quelque chose mais se ravisa. Décidément, la situation était vraiment étrange. Il ne savait plus quoi penser maintenant.

Comme pour répondre à la question de Marceline, Jack Bauer se redressa et lui rendit ses affaires au complet.

- Désolé, on est jamais trop prudent tu sais. Vu la situation...

Alistair retint un soupir de soulagement. Bon, au moins les choses étaient un peu moins tendues maintenant.

- Vous avez une sacrée chance de vous être retrouvés n'empêche. Ca tient du miracle de recroiser des proches maintenant.

L'ironie aurait bien fait rire Alistair s'il avait eu le cœur à ça. Jack se tourna vers Marceline.

- Tu comptes venir dans la Zone alors ? On peut t'y emmener, on en vient. Au fait, moi c'est Jack.

Putain mais il s'appelait vraiment Jack en fait !
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Sam 10 Jan - 19:18



you kill or you die,
or you die then you kill.
Ils sont cons, tous les deux, à ne pas savoir quoi faire l'un de l'autre. A ce regarder ainsi, mi messies mi despotes. Ils sont cons de se rattacher à cette pudeur, cette réserve, cette passivité qui leur a coûté leur amitié. Mais elle redoute d'avoir à faire le premier pas, elle ne se sent pas en position de le faire. Parce qu'elle a initié cette aigreur qui les sépare, parce qu'elle se sent merdeuse aujourd'hui. Parce qu'elle en ignore les raisons, les prétextes qui lui permettraient de se justifier. Mais surtout, parce qu'elle n'a pas le temps pour ces sentiments qui la troublent, elle n'a le temps que pour survivre. "Je vois..." murmure-t-elle tout bas, ses yeux creusent le sol à la recherche d'un support quelconque. Elle est désolée, pour elle qui n'a pas su réaliser à temps que ses proches n'étaient pas éternels, mais surtout pour lui. Lui qui toutes ces années n'avait eu qu'une mère à choyer. Maintenant, y'a que lui, lui et elle. "Pas de bol, hein."

Elle esquisse un maigre sourire où on peut lire autant de morosité que d'abattement. Survivre, c'est bien la seule chose qu'ils peuvent faire. Ça et espérer que leur course folle contre la mort dure autant que possible. Pourtant, elle pense voir en elle un certain soulagement. Une délivrance. Une pause bien méritée après tant de fatigue et de solitude. Au final, elle n'avait surement pas à craindre la mort que la vie elle-même. "Ouais, c'est un truc qui m'étonne assez moi aussi d'avoir tenu jusque là."

Il revient vers eux, le mec, celui qui quelques instants plus tôt les tenait en joug. Il semble calme maintenant, presque avenant. Ce brusque retournement n'est que plus étrange à ses yeux. Elle tend une main incertaine, récupère son sac où il se semble rien manquer. Mieux vaut être prudent, qu'il dit. Le con.  "Ouais." qu'elle répond simplement pour ne pas dire non plus qu'elle partage son avis. Elle a rien demandé, elle, c'est eux qui lui sont tombé dessus. Alors parler de "prudence" à son égard, c'est gonflé. Mais c'est pas le moment de râler. "Ha !" s'exclame-t-elle, cynique, "une chance...". Un rire la traverse et elle n'est sans doute pas la seule à se marrer. Pauvre Alistair, de tous ceux qu'ils avaient connus et qu'il aurait pu croiser, il était tombé sur elle. "Garde cet humour." qu'elle souffle, railleuse, balançant son sac sur son épaule pour signifier son désir imminent de filer.  

"Tu comptes venir dans la Zone alors ? On peut t'y emmener, on en vient. Au fait, moi c'est Jack." ses yeux s'écarquillent. Quoi, elle, dans la Zone ? en sont-ils encore à se lancer des blagues potaches où est-il sérieux cette fois. Elle entrouvre les lèvres, s'apprête à dire quelque chose sans grande pertinence, une de ces conneries pour laquelle elle est si forte, mais se tait. "Salut Jack", qu'elle se contente de répondre pour l'instant. "Moi c'est Marcy". Non, la Zone, c'était pas un truc pour elle. C'était plein de gens, or elle avait du mal avec ces derniers. Pourtant c'était bien la raison de son voyage jusque ici. Sans Maggy, quelle raison avait-elle d'y aller ?

"Tu sais... je crois pas que je sois faite pour ça." D'un coup d’œil, elle cherche dans le regard d'Alistair la moindre réaction. Elle se demande si ça le ferait chié qu'elle vienne. Bah, peu importe, elle a toujours mieux fonctionné seule contre tous au final. "Les gens se lassent vite de ma compagnie." Elle sourit, fait mine de prendre tout ça à la légère, la flegme comme masque, en vérité, elle ne fait confiance qu'à elle-même. Elle a peur, des autres, d'avoir à se méfier en permanence de ses "alliés". Personne ne peut s'arguer d'être d'une prévisibilité et d'un rationnel à toute épreuve en les temps actuels. Personne ne peut prédire les chances qu'on les gens de mal tourner si les circonstances les y poussent. Pas même elle. Pas même Alistair. Les gens, à la fois une force et une faiblesse. "Et puis, hein, je suis sûre que quelqu'un est déjà prédisposé au café."



Dernière édition par Marceline Goodman le Mar 13 Jan - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Lun 12 Jan - 22:01


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair esquissa un sourire sans joie. Qu'il ait survécu lui jusqu'ici lui paraît bien plus incroyable que Marceline y soit parvenue. Elle est plutôt débrouillarde, alors que lui… Il se revit encore, l'arc à la main, essayant désespérément de chasser un malheureux lapin, ou passer une heure avant de se décider à manger des baies possiblement non comestibles, parce que c'est ça ou crever de faim. Qu'il ait passé le premier hiver lui apparaît tout simplement insensé. Lui ne s'étonnait pas que Marceline s'en soit tiré, il avait toujours été persuadé qu'elle avait de la ressource. Mais malgré tout, elle paraissait tout de même au bout du rouleau. Elle était amaigrie, les traits tirés par la fatigue, et son sac avait l'air plutôt vide, vu sa forme, indiquant qu'elle ne croulait pas sous les réserves de nourriture. De plus, exception faite du tournevis, elle avait l'air d'être sans arme. C'est pourquoi Alistair approuva silencieusement quand Jack proposa à Marceline de les rejoindre dans la Zone. A la laisser seule dans les bois, elle risque d'être un peu moins vivante à leur prochaine rencontre.

Alistair la vit hésiter, chercher son regard. Il ne comprenait pas pourquoi elle n'acceptait pas direct. C'était pour cela qu'elle était venue, non ? Sinon que faisait-elle dans le coin ? Elle avait admis avoir cherché la Zone il y avait à peine quelques minutes. Et pourquoi elle le regardait comme si son opinion importait ? Alistair fouilla son regard, essayant de la comprendre. Il crut y voir de la peur, sans doute celle des autres. Aller dans la Zone signifiait ne plus compter que sur soi-même, mais se reposer sur une foule d'autres gens, en majorité inconnue. Alistair ne pouvait rien dire, lui-même avait mis énormément de temps à s'adapter à la Zone, et n'était d'ailleurs pas encore certain de s'y sentir à l'aise. Mais en sécurité oui, relativement. Déjà plus que tout seul dans les bois. Mais il ne pouvait pas non plus la forcer. C'était à elle de choisir son destin. Cependant, si elle ne venait pas, il savait qu'il serait déçu. Parce que même s'ils se retrouvaient chacun à l'autre bout de la Zone pour se snober mutuellement, il saurait où elle était. Qu'un bout de son passé, même si ce n'était pas le plus agréable, pourrait subsister.

Il eut un bref rire presque sincère quand elle mentionna le café. Cela rappelait des souvenirs.

- T'inquiète, il est pas aussi dégueu que le tiens.

Il redevint plus sérieux.

- On va pas te forcer, mais tu peux venir si tu veux. Ils accueillent encore des gens.

Il détourna un peu le regard, ne sachant s'il devait insister ou pas. Il ne voulait, ça devenait gênant, mais s'ils la laissaient se débrouiller dans les bois et qu'elle ne survivait pas, il l'aurait sur la conscience. Il ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose, mais Jack l'en empêcha en levant vivement sa main, puis en lui intimant l'ordre de se taire d'un geste. Alistair se figea, essayant de comprendre sa réaction. Cela ne tarda pas, alors que lui parvenait des bruits ô combien désagréablement familiers. Des rôdeurs.

Silencieusement, Jack ressortit son arme et alla jeter un coup d’œil à la porte, avant de revenir vers eux.

- Quatre rôdeurs, peut-être plus, leur murmura-t-il. Ils viennent vers nous, mais je pense pas qu'ils nous aient vu.

Alistair sentit son sang se glacer dans ses veines. Merde, là, ça devenait du sérieux. OK ils avaient Jack Bauer pour les protéger, mais cela ne le rassurait pas pour autant. L'adrénaline lui satura le cerveau alors que presque inconsciemment il sortit son flingue de son holster et le serra à deux mains. Jack retourna à la porte et se plaqua en souplesse contre le bois pourri, guettant l'arrivée des rôdeurs. De son côté, Alistair se posta près de la fenêtre, au cas où l'un d'eux serait tenté de passer par-là. Marceline de son côté n'étant pas armée, elle n'avait pas d'autre choix que de leur faire confiance pour lui protéger les miches. Alistair n'est pas certain d'être préparé à ça. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu ces râles, ces pas traînants. Et il s'en portait bien. Il sentit la sueur lui recouvrit le front et raffermit la prise sur son arme.
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mar 13 Jan - 17:46



you kill or you die,
or you die then you kill.
Elle doit sa survie à la misanthropie profonde, cette non nécessité de reposer sur les autres qui l'a toujours incarnée. Marcher seule, manger seule, dormir seule, respirer seule. Tuer seule. Rien n'a changé. Elle a laissé ses pieds la mener là où ils en ont envie, sans tenir compte des autres. Sans même tenir compte de ceux qui ont compté. La bouche sèche, elle détourne son regard d'Alistair, presque déçue de ne pas trouver en lui le prétexte pour ne pas venir. Elle sait pourtant qu'il n'en est pas question. Pas pour elle. Cohabiter avec d'autres, ces gens là quelle méprise depuis toujours. Bêtes, lents, dépendants, égocentriques… combien en aurait-elle à supporter là bas ? combien aurait-elle à subit pour une simple idée illusoire de sécurité. Personne ne l'était, personne ne le serait. Jamais. Pas tant que ces créatures seraient là, pas tant qu'elles seraient en surnombre. Pas tant que l'Homme aurait à se battre contre elles, contre lui-même. Pour survivre.

Elle pince ses lèvres, réajuste ce sac à dos qui lui semble soudainement bien lourd, esquisse un sourire malhabile. Se plier à des règles qui ne sont pas les siennes, peut-elle accepter ça maintenant ? peut-elle faire table rase de toutes ces diktas qui l'incarnent et à qui elle doit sa survie ? "J'y réfléchirais."

Evasive, fuyante. Au fond rien ne change.

Le silence tombe. Il ne découle pas de rien, il ne découle pas de la gêne qui s'est installée. Ils ont depuis le temps appris à se taire. A écouter. Les râles qui retentissent au loin, qui s'approchent d'eux lentement. "Ils ne font pas que nous voir. Ils peuvent aussi nous sentir."  précise-t-elle, jetant un coup d'oeil furtif au dehors. Elle ne se prétend en rien experte de ces créatures, mais deux longues années passées en leur compagnie l'a éclairée sur quelques points. Elle sait que méconnaitre l'ennemi est aussi mortel que l'adversaire en lui même. Cet ennemi qui approche dangereusement. Alertés par leur présence ou non, elle l'ignore, mais le son guttural de leurs grognements se fait chaque seconde un peu plus entendre. Elle doit partir. Ils doivent partir. Tout de suite. Son instinct lui souffle de filer avant qu'il ne soit trop tard. Pourtant rien ne sert de courir, il n'y a nul part ou fuir.
Où qu'ils aillent, ils ne seront jamais à l'abri de ces choses là.

"Vous êtes tarés ou quoi ? rangez vos trucs !" peste-t-elle dans un murmure appuyé. Elle jette un regard mi amer mi terrifié à ces pétards qu'ils portent tous deux. Ces armes à feu, aussi bruyantes qu'improductives, elles ne manqueraient pas de rameuter toute la faune environnante. "Un seul coup avec ces machins là, et c'est pas quatre que vous en aurez." Elle gratifie Alistair d'un regard appuyé, espère qu'il saura entendre raison et reposer son flingue. Elle n'en attend pas autant de son camarade, vissé à son arme comme une vieille à son sac à main. "Sans déconner vous avez rien de plus… silencieux ?" De sa ceinture, elle extirpe son tournevis. Son seul allié dans ce sale foutu monde. Il a beau sembler risible, accessoire, improductif, il n'a pourtant jamais faillit entre ses mains. Bien des fois elle aurait pu le troquer contre l'une de ces armes à feu. De celles qui s'enrayent, qui tombent à court de balle en moins de deux. Cet accessoire, elle l'a choisi pour son efficacité perforante, sa maniabilité. Si pratique pour perforer un crâne. "J'ai pas envie d'avoir une horde aux trousses." Voilà ce qu'ils doivent craindre de ces monstres. Leur rassemblement, leur surnombre. Par centaines, par millier, ils pouvaient détruire la plus inébranlable des forteresses. Seuls, ils n'étaient jamais que des prédateurs aveugles et titubants.

Elle n'a jamais cessé d'avoir peur d'elles. Ces créatures mi mortes mi vivantes, leur râles qui sonnent comme des plaintes à ses oreilles. Le soupire geignard de ce qu'ils ont été autrefois. Elle sait qu'il faut être fous pour ne pas les craindre, ceux qui les ont sous-estimées ont finit dans leurs rangs. Une armée toujours plus grande, toujours plus affamée. Plus terrifiante que jamais.

Toutes ces fois où, seule face à l'un d'eux, elle a dû lutter pour sa vie, jamais la peur ne l'a quittée.
Elle en a tué, seule. Elle en tuera encore.
Elle en a vu d'autres.

Tout à coup, c'est limpide. Voilà ce qu'elle fuit. Voilà ce qu'elle redoute de trouver à la Zone. Un tas de gens près à merder à la moindre occasion. Près à la mettre en danger. Elle. Elle refuse de mourir pour une mauvaise décision, en particluier s'il elle ne vient pas d'elle. "On est trois. Si on se débrouille bien, on peut les avoir en silence et éviter de rameuter toute la famille", siffle-t-elle tout bas. Avec un peu de chance, ils pourraient même s'en défaire sans trop de difficultés. Mister Expendable est avec eux après tout. "Qu'est-ce que vous en pensez, hein ?" un sourire inquiet sur les lèvres, elle attend le verdict. En cet instant, elle espère juste qu'aucun ego n'entre en action, qu'ils choisiront la finesse, qu'ils choisiront sa manière à elle. Celle qui lui réussit tant.

Elle ressert sa poigne contre le manche de son arme jusqu'à ce que ses jointures tournent au blanc cassé. S'il veulent se suicider, très bien. Qu'ils la laisse décamper avant.

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mer 14 Jan - 22:48


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Toujours en planque près de la fenêtre, Alistair tourna la tête vers Marceline qui lui adressa un regard insistant. Lui de son côté tourna la tête vers Jack. A priori il était plutôt d'accord avec son ancienne amie ; de toute façon, il savait à peine tirer et serait sans doute plus susceptible de se coller une balle dans le pied que d'être réellement utile. Si seulement on lui avait filé un arc… Il était devenu plutôt bon avec le temps – et la nécessité.  Jack lui semblait nettement plus tenir à son flingue. Il adressa un regard hautement dubitatif à Marceline, jaugeant sa carrure. Si lui se sentait d'attaque pour dévisser une tête de zombie à mains nues, il avait l'air de douter qu'elle en soit capable.

- Écoute tu fais comme tu veux mais faudra pas venir te plaindre si tu te fais mordre.

- Hey ho...

- C'est vrai. Il haussa les épaules. Bon un pour chacun de vous et deux pour moi, et discrétos puisque vous y tenez.

Il les regarda l'un après l'autre, guettant leur approbation. Alistair la lui donna d'un signe de tête et rengaina son arme, non sans un certain soulagement. Le combat rapproché n'était pas son fort loin de là, il n'était pas bâti comme l'armoire à glace à sa gauche et les risques de morsures le faisaient frémir, mais c'était au moins quelque chose qu'il avait déjà expérimenté, contrairement au tir. Il sortit le canif qu'il avait dans sa poche. Plutôt destiné à la découpe du saucisson, c'était tout ce qu'il avait sous la main. Il regrettait fortement d'avoir laissé son sac avait tous ses outils à l'extérieur. Mais en prenant le zombie par surprise, ça devrait passer. Il essayait de ne pas trop y penser. Sinon, il se rendrait compte que c'était du suicide et serait incapable d'agir.

Jack de son côté sortit un impressionnant cran d'arrêt qu'il cala sous la crosse de son flingue, prêt à se servir quand même de ce dernier s'il jugeait que la situation l'exigeait. Alistair n'était pas vraiment étonné, rassuré quelque part parce que Jack pourrait aligner sans soucis quelques zombies si les choses tournaient mal, et inquiet dans un sens parce que Marcy n'avait pas tord et que s'il y en avait d'autre qui traînaient, ils étaient sûrs de les rameuter. Mais il n'y avait pas de raison que ça tourne mal. Il fallait s'en persuader.

- Go ! souffla Jack.

Alistair obéit et sortit par la fenêtre, gagnant les zombies à moitié accroupi pour être le plus discret possible. Jack avait déjà atteint le premier et lui cura une orbite avec sa lame. De son côté, le mécanicien se désintéressa de ses deux collègues pour se focaliser sur son propre rôdeur. Il réussit à lui sauter dessus par derrière et lui planta fermement son couteau dans la gorge. La créature émit un gargouillement et battit l'air de ses bras, faisant décoller Alistair du sol dans sa lutte. Ce dernier fit totalement abstraction de l'odeur putride de son adversaire et de son visage à moitié décomposé qui révélait tout de même l'humain qu'il avait été. Une chose comptait. Sans réfléchir, il continua d'asséner plusieurs coups de couteau, chacun plus puissant que le précédent, alimenté par le besoin d'en finir au plus vite. Le zombie tourna sur lui-même, entraînant Alistair sans une valse grotesque, avant de s'effondrer à terre. Le mécanicien suivit le mouvement et tous les deux roulèrent sur le sol humide. Prenant son couteau à deux mains, il l'enfonça de toutes ses forces à travers la chair putréfiée, le décapitant presque complètement. La créature fut prise d'un dernier spasme alors qu'Alistair l'achevait tant bien que mal avant de repousser le corps répugnant sur le côté, soudain saisi d'un haut-le-cœur à être si près de la créature. Il se releva d'un pas chancelant, couvert de sang et ses vêtements tâchés de boue, dans un triste état mais indemne et en vie. Un de plus, et toujours pas mort, toujours pas mordu. Ce n'était pas pour aujourd'hui donc. Il respira à fond, se concentrant pour ne pas vomir et reprit son souffle en essuyant machinalement la lame de son canif sur son pantalon, ce qui vu l'état de ce dernier ne servait pas à grand-chose. Il jeta un coup d’œil à Jack, qui gérait tout seul son deuxième zombie comme un grand. La vie devait quand même être plus facile quand on faisait quatre-vingt-dix kilos de barbac.
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Jeu 15 Jan - 17:31



you kill or you die,
or you die then you kill.
"A se demander comment j'ai fait pour survivre tout ce temps sans tes lumières." rétorque-t-elle, son regard mi narquois mi consterné braqué sur lui, les lèvres étirées d'un sourire irrité. Cyniques, acerbe mais calme. C'est la seule façon intelligente qu'elle a de répondre à cette provocation à deux balles. Comme si elle avait besoin de son flingue et de ses idées de génie pour tailler sa route. Comme si elle avait besoin de qui que ce soit. Comme si sa stature faisait de lui la tête auto-proclamée de ce groupuscule improvisé. Ce genre de type, à se croire plus malin que tout le monde et persuadés d'être des leader naturels, ça l'a toujours fait marrer.  De toute façon, qu'est-ce que ça peut bien lui foutre qu'elle se fasse mordre.

Alistair, lui, ne s'est pas fait prier pour entendre raison, bien plus rapide et indéniablement plus finaud que son camarade. Elle reconnait bien là les choses qu'elle aime chez lui. Cette intelligence intuitive, cette discrétion précieuse. Il n'est pas du genre à jouer des muscles pour impressionner, pas du genre à vouloir faire du bruit pour rien. Elle sait qu'elle pourrait le suivre, lui. Sans doute, elle pourrait s'enticher de cet ami d'autrefois. Cette idée même la rassure, elle qui n'a plus grande fois en ce monde ou en elle-même. Elle sait qu'elle n'est peut-être pas si perdue.

"Si tu veux y aller seul, personne te retient" s'empêche-t-elle de dire en réponse à la crânerie de ce gars.  Deux pour lui, comme s'il était un cador infaillible et eux des boulets. Elle roule des yeux en silence comme seule réponse que personne ne voit, ne peut s'empêcher de penser que si la Zone est protégée par ce genre de type, elle préfère encore rejoindre le camp des rôdeurs. Au fond, elle s'en fout. Qu'ils se débarrassent de ces choses rapidement et qu'elle continue sa route. C'est tout ce qu'elle veut.

Quelques secondes s'écoulent avant l'assaut. Elle n'est pas sereine, elle ne l'est jamais dans ces situations. Mais ses mains ne tremblent plus, elle s'appliquent à vérifier ses bandes sur ses bras, sur ses jambes, s'assurent que tout est en place. Son armure d'infortune.


Ses doigts, morbides, fouillent ses cheveux. Ses mâchoires putrides frôlent sa peau, tentent d'attaquer sa chair mais ne rencontrent que la surface grise et lisse du chatterton. Resserrant son emprise sur le manche de son arme, elle balaye d'un coup de pied la jambe de sa cible, elle chute lourdement au sol dans un grognement rauque. Sa nuque, elle la vise, la plante à deux reprises, sa lance de guerre fièrement tenue entre ses doigts. La créature convulse dans un râle étouffé, son visage en communion avec la terre, puis il demeure inerte. Définitivement. Pour s'en assurer, néanmoins, elle abat un coup ultime, plante cet orbite dont un oeil ressort, s'assure qu'aucune matière grise ne reste intacte dans cette boite crânienne décomposée. Des perles de sang constellent sa peau, elle les essuie d'un revers de main, s'assure que rien ne s'est infiltré dans ses yeux, sa bouche, n'importe quel endroit qui risquerait de la contaminer par erreur. Elle relève les yeux. S'assure que les deux autres s'en sortent eux aussi. Une fraction de seconde s'est écoulée quand le quatrième et dernier restant est achevé par Jack avant d'avoir atteint sa cible.

Quatre corps avachis au sol tels des marionnettes désarticulées, c'est fini. Pour l'instant. D'autres viendront peut-être, elle n'en sait rien. Ils ne peuvent prétendre qu'à une sécurité illusoire. Tournant les yeux vers son comparse, elle hoche du chef comme un "merci" à demi mots. D'avoir joué le jeu, d'avoir suivit son idée à elle quand rien ne les y obligeait.

Elle avance vers Jack. Un pas, deux, enjambe l'espace qui les sépare de quelques foulées. "Tu me prêtes ton couteau ?" dit-elle doucement, tendant la main vers lui, tentant d'éveiller aucune soupçons. "Je te le rend ensuite, juré. Je vais rien faire de dangereux. Fais moi confiance." Confiance, en voilà un bien grand mot. Pas sûr qu'en cet instant il ressente quoi que ce soit d'autre que du dédain et de la méfiance. Elle lui en tient pas rigueur, c'est ce qu'elle ressent aussi. "S'il te plait."

Elle s'en saisit. Une arme impressionnante que voilà, elle ressent presque une certaine allégresse à la tenir ainsi entre ses doigts. "Merci" souffle-t-elle dans un sourire avant de reculer d'un pas. Réunissant sa tignasse en une queue de cheval grossière, elle passe la lame jusque derrière sa nuque, la fait glisser doucement à la lisière de ses cheveux pour les trancher à hauteur de mâchoire. Ils retombent sur le sol en une pluie fine et noire, termine sa course sur un lit de feuilles. Elle sourit. Voilà longtemps qu'elle voulait faire ça sans en avoir les moyens. "Maintenant vous m'excuserez, mais âmes sensibles s'abstenir." elle s'accroupit près d'un de cadavre au sol, le retourne sur son dos. Elle reconnait celui qu'elle a elle-même achevé. Son visage décomposé porte entre les stigmates de ce qu'il avait été. Accroché à sa veste, au niveau de son poumon droit, un badge indique le nom de Paul. Paul de Car Wash USA Express, elle est désolée pour toi.

Plantant la lame dans sa chair, profondément, elle la fait remonter jusqu'en bas de son abdomen, termine d'achever cette chemise de coton élimé sans doute blanche autrefois. La peau faisandée et molle rend la chose facile. L'odeur qui s'en dégage, elle, est à la limite du soutenable. Un haut de coeur soulève son estomac, elle presse son visage dans la manche de son haut dans l'espoir de l'atténuer un minimum sans grand succès. Plongeant ses mains dans les entrailles de la créature, elle se dit que jamais ô grand jamais elle ne pourrait se faire à cette sensation vomitive. Le coeur à la frontière de ses lèvres, la respiration retenue, elle entreprend d'en étaler le sang et les restes décomposés sur son tee-shirt, sur son pantalon crasseux, jusque sur ce pull qu'elle noue autour de sa tête pour qu'il camoufle la presque entièreté de son visage à l'exception de ses yeux. "Voilà, je te le rends." Elle essuie le coutelas sur son jean et lui tend, jaugeant d'un coup d'oeil la réaction de ses compagnons, s'imaginant déjà passer pour une folle à lier. "Y'en a un qu'est tenté par l'expérience ?"
Bof, elle n'est plus à ça près.

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Mar 20 Jan - 23:03


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair tourna la tête vers Marceline, s'assurant qu'elle aussi était encore debout. Elle l'était. Il se sentit vaguement soulagé. Il aurait mal vécu de devoir achever son cadavre à coups de marteau. D'ailleurs, il en aurait été probablement incapable. Rien que d'imaginer la scène, il commençait à se sentir mal. Donc oui, heureusement elle allait bien. Il répondit à son signe d'un tête d'un geste un peu raide. Il se sentait à côté de ses pompes et ne parvenait pas à calmer le tremblement de ses mains. A croire que jamais il ne s'habituerait à tuer ces trucs. En attendant, si Marceline et Jack s'étaient sortis du combat à peu près clean, lui était recouvert de sang ; l'odeur de pourriture qui s'en dégageait commençait à lui filer la nausée. Il s'essuya machinalement le visage, se rendant à peine compte qu'il ne faisait qu'étaler dessus l'hémoglobine et ainsi aggraver les choses.


Il alla récupérer le sac contenant ses outils. La bandoulière revint lui scier l'épaule, appuyant sur un muscle particulièrement douloureux, mais il était extrêmement content de les avoir de nouveau. En cas de zombies, il était désormais armé de la parfaite panoplie du petit bricoleur qui comportait une collection d'objets aussi utiles que contondants. Il ajusta le sac avec un sourire de satisfaction.


Il se retourna juste à temps pour voir le cran d'arrêt de Jack trancher les cheveux de Marceline. Interdit, il les regarda se répandre sur le sol, puis leva lentement les yeux vers elle. Cela faisait bizarre, d'autant plus que le changement était brutal et qu'il ne s'y attendait pas. Enfin, son geste était logique ; elle n'avait pas vraiment le luxe d'accorder du crédit à l'esthétique. De longs cheveux étaient plus encombrants qu'autre chose. Alistair n'avait pas grand-chose à dire sur le chapitre, avec ses cheveux mi-longs à la coupe inégale et sa barbe d'une bonne semaine. Encore une fois, le comique involontaire de la situation lui arracha un sourire sans joie. Ils n'avaient plus rien à voir avec les personnes qu'ils étaient il y a deux ans. Physiquement. Mentalement ?


Marceline s'employa ensuite à se recouvrir consciencieusement de sang, sous le regard dégoûté de Jack – Alistair avait de son côté préféré regarder ailleurs. Une astuce répugnante mais salvatrice, car l'odeur immonde générée ainsi permettait de passer inaperçu auprès des autres zombies. Lui-même s'en était déjà servi quelques fois, et se souvenait très bien avoir vomi ses tripes d'ailleurs à sa première tentative. Marceline n'en était probablement pas à son coup d'essai, et semblait de toute façon avoir l'estomac bien accroché. Il la reconnaissait bien là ; pragmatique jusqu'au bout des ongles. C'était quelque chose qu'il avait toujours bien aimé chez elle, et nul doute que cela l'avait aidé à survivre.


Jack récupéra son couteau en plissant le nez.


- … Dégueu mais pas con...


Il jeta un coup d'oeil à son propre marcel maculé de sang et dut se dire qu'il puait déjà assez comme ça car n'imita pas Marceline. Alistair lui était presque dans le même état qu'elle de base, il n'allait pas avoir besoin de ça.


- Je fais un petit tour vite fait histoire de voir s'il y en a d'autre qui traînent, ne bougez pas. Après O'Sully, faudra qu'on y aille. Il tourna le regard vers Marceline. Tu viens ou pas, comme tu veux.


Sur ce, il s'éloigna faire un tour, laissant Alistair et Marceline face à face, tous les deux couverts de sang de zombie et empestant la charogne. Décidément, la situation n'allait pas en s'améliorant. Il se massa la nuque, ne sachant trop quoi lui dire. Si elle ne voulait pas venir, il n'allait pas la forcer non plus.


- Bon… Si jamais tu changes d'avis, la Zone est pas loin hein.


De nouveau il se massa la nuque. Devait-il l'envoyer bouler de nouveau, comme ils en étaient avant que l'Apocalypse ne les sépare pour de bon ? Ou devait-il continuer sur cette fragile trêve que les événements semblaient avoir instaurée entre eux ? Il aurait préféré qu'elle vienne, il parvenait à se l'admettre. Il avait perdu trop de gens qu'il aimait. Même s'il n'était pas certain de savoir où ils en étaient à présent, cela lui aurait fait du bien de la savoir en vie quelque part dans la Zone. Même sans se voir, même pour continuer s'ignorer superbement. Pour qu'au moins une chose soit un peu comme avant.


- Fais gaffe quand même. Ca me ferait chier de devoir t'achever.
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Dim 25 Jan - 14:38



you kill or you die,
or you die then you kill.
Poisseuse, gluante, maronnasse, ses cheveux embroussaillés comme couronne. Nul ne peut désavouer sa beauté rayonnante en cet instant. Elle se rit de son allure présente, sûrement pitoyable, abjecte. Affreuse. Qu'importe, elle n'a pas vu son propre reflet depuis si longtemps qu'elle en a presque oublié ses propres traits. Elle n'est pas jolie. Ses cheveux fins en bataille n'ont rien de doux ou de brillants. Sa peau, maculée, n'a rien de la porcelaine. C'est le cadet de ses soucis.

Plissant le nez, elle rabaisse le foulard improvisé maculé de sang qui recouvre ses lèvres. Elle réprime ce haut de coeur qui la secoue à deux ou trois reprise. Jamais elle ne s’accommoderait de cette odeur qui lui porte jusqu'à l'estomac, heureusement vide, jamais elle ne se ferait à cette sensation écœurante et visqueuse sur elle. Son elle d'autrefois, à la limite de la maniaquerie hygiénique, se rirait sûrement d'elle. Des concessions, elle a dû en faire. Elle en fera encore. Il le fallait. Dans ce monde accidenté, sauvage, violent, elle était devenue sauvageonne. Animal. Comment tenir autrement ?

"Tu devrais envisager de te couper ta tignasse toi aussi." Dit-elle pour Alistair, lorgnant sa chevelure hirsute et sa barbe fournie d'un œil badin. Elle lui trouve quelques allures, tout mal coiffé et crasseux qu'il est. Nul doute qu'il aurait fait des ravages parmi les hipster. Dommage, ces derniers avaient sûrement tous été bouffés aujourd'hui. "Dommage, ça te donne une gueule de bellâtre, mais ça pourrait te nuire."

Lorgnant l'homme qui s'éloigne, elle pince des lèvres, avale sa maigre salive d'un air contrit. Merde, voilà le temps des adieux. Elle n'est pas douée pour ça, elle n'est pas douée pour grand chose. La voilà seule avec lui. Gauche, hésitante, elle se tourne vers Alistair qui ne semble pas plus à l'aise qu'elle. Putain de soulagement. "Ouais, j'y songerais." ment-elle, les yeux ramassés vers le sol. Il se doute bien qu'elle ne viendra pas, qu'elle ne peut le suivre. Il l'a connait. Il doit savoir que la Zone n'est pas faite pour elle. Et puis qu'est-ce qu'elle ferait là bas ? Avec tous ces gens. Tant de fardaux à trainer. Tant d'esprits réfractaires. Toutes ces choses lui hérisse le poil. "On verra."

Dans un sens, elle est triste. Triste d'avoir à lui dire adieu. D’imaginer qu'elle tourne le dos à la providence qui l'a mis, lui tout particulièrement, sur sa route. Elle doute, la gorge serrée. Fait-elle une erreur ? Peut-être. Le suivre en serait-il pas une aussi ? Probablement. Merde, dire qu'une heure plus tôt cet idiot là lui filait de l'urtiquaire. 

"Fais gaffe quand même. Ça me ferait chier de devoir t'achever. - Ha !" scande-t-elle, le rire au bord des lèvres. Elle tourne un regard espiègle vers son acolyte, un fin sourire fend sur son visage. Il va lui manquer. Elle le sait. Elle va redouter la solitude. Elle va regretter d'être partie. Elle doit filer, vite, avant de changer d'avis. Idiote. "Tu rêves mon pote. Je vous enterrerais tous." souffle-t-elle doucement, réprimant à peine ce rire caustique qui va de paire avec le regard qu'elle lui porte. Et sans rien ajouter de plus elle le quitte, tourne les talons pour rejoindre l'inconnu, seule. Comme d'habitude.

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Dim 1 Fév - 23:13


You kill and you die, or you die then you kill
Marceline & Alistair
Alistair avait compris qu'elle ne viendrait pas, ni maintenant ni jamais. C'était un peu bizarre de se dire qu'il y avait de grandes chances pour qu'ils ne se recroisent plus jamais. Si elle ne venait pas dans la Zone, alors que lui n'avait aucune intention de la quitter, alors leurs chemins allaient rester séparés. C'est con, maintenant qu'il l'a revu, qu'il sait qu'elle est en vie, elle va beaucoup plus lui manquer qu'avant, où elle restait ce souvenir doux-amer relégué avec le reste de son passé dans les choses qui avaient disparu pour de bon. Mais quelque part, il était content de l'avoir revu : c'était un peu réconfortant de savoir qu'il n'avait pas tout perdu. Dire qu'il était en train d'espérer que Marceline et lui se retrouvent à vivre dans le même endroit… Décidément, c'était vraiment n'importe quoi cette journée.

Marcline lui envoya un regard brillant d'ironie, avec le sourire qui allait avec. Alistair répondit par la même expression. Il eut soudain l'impression de brièvement ressentir leur ancienne complicité. Dix ans plus tard, couverts de sang de rôdeurs et les vêtements saturés de crasse, ils étaient presque redevenus les deux lycéens d'avant. L'instant d'après, elle était déjà partie, le laissant seul dans les bois soudainement redevenus silencieux et la puanteur des cadavres à proximité.

Alistair resta longtemps immobile, jusqu'à ce que Jack le rejoigne, l'air satisfait.

- Bon, tout est calme… Ben, elle est partie?

Son collègue ne prit même pas la peine de répondre à une telle évidence. Il remit machinalement la sangle de son sac en place. Il fallait se remettre en route.

- On est reparti ? Si on veut être rentrés avant la nuit.

- Ouais… Je te suis.

Enajmbant le cadavre du zombie achevé par Marceline, il se remit en route, l'esprit ailleurs. Ce soir, quand il serait rentré dans la Zone surpeuplé, nourri et en sécurité, il penserait à celle qui restait seule dans les bois, luttant pour survivre. Et merde. Pourvu qu'elle fasse gaffe, cette idiote.



FIN
electric bird.
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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill. Jeu 18 Fév - 19:23

RP archivé suite à la suppression d'Alistair. coeurrose

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MessageSujet: Re: flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill.

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flashback ∞ you kill or you die, or you die then you kill.

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