Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs
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Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs

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MessageSujet: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mar 6 Jan - 22:55


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Je ne trouvais plus le sommeil. Depuis le début de toute cette histoire, je ne me rappelais pas avoir eu un sommeil réparateur, et mon corps encaissait le contre-coup. Je ne dormais pas sur mes deux oreilles, une dans le monde des songes et l'autre aux aguets dans la réalité. Et souvent je me réveillais en sursaut. Comme cette nuit-là. J'ouvrais les yeux juste à temps pour voir une silhouette se glisser hors du dortoir. Sans même apercevoir son visage, je savais que c'était lui. Mon héros. Leandro vivait mal la fin de la zone 51. Il essayait tant bien que mal d'organiser les choses pour les survivants restants, mais quelque chose en lui, quelque chose de déjà abîmé auparavant, semblait inexorablement brisé. J'avais peur pour lui. Je ne prétendais pas avoir déjà réussi à percer cette carapace qu'il semblait s'être forgé au fil des douleurs qu'il avait du affronter. Mais dernièrement, il s'était totalement renfermé. Pire encore, il se faisait un point d'honneur à me repousser, encore et encore. D'une manière bien égoïste, je me sentais seule et abandonnée, et j'avais du mal à le supporter. Je voulais jute croire qu'au-delà de mes besoins purement personnels, je pouvais moi aussi lui apporter quelque chose. Une paix qu'il cherchait sans jamais pouvoir la trouver. Parce que moi, j'avais besoin de lui. Je ne l'expliquais pas, ne voulais pas chercher à comprendre. J'étais irrésistiblement attirée par cet être dont les autres se méfiaient, craignaient. Et ce soir encore, je me sentais obligée de le suivre, même si je me doutais déjà de la réaction qu'il aurait. Mes doigts s'accrochèrent au drap fin qui me couvrait et je le rejetais pour renfiler mes chaussures. Je renfilais aussi mon pull tout en marchant, pressée de le rejoindre, quitte à me risquer à un retour brutal à la réalité.

Tout est trop silencieux ici la nuit. Une fois un peu à l'écart du dortoir, je n'entends plus les discussions à voix basses, les pleurs ou pour les plus chanceux d'entre nous, les ronflements. Je me retrouvais dans un couloir désert, à essayer de repérer le son de ses pas, mais ce fut une ombre sur une fenêtre qui m'indiqua le chemin qu'il avait emprunté. Je marchais plus vite, de peur de perdre sa trace. De peur qu'il fasse une connerie aussi. Il était impulsif, avait un besoin compulsif d'extérioriser cette violence qui ne quittait pas son être. Enfermé dans ce dernier bâtiment sécurisé de la zone 51, il ne pouvait plus se laisser aller à ce défouloir. Et ça le bouffait, littéralement. Déjà qu'il était craint auparavant, il était maintenant fui par la plupart des survivants. Peu se risquaient de lui adresser la parole et alors que j'avais passé six mois en étant pratiquement invisible, beaucoup d'entre eux venaient carrément me demander de jouer les intermédiaires auprès de lui. Ce que je ne faisais pas, évidemment. Il avait déjà assez de problème à gérer comme ça. Et puis de toute façon, ce que je ne disais pas, c'était que même moi, il me repoussait.

Leandro était là, au milieu de ce couloir vide. Je m'attendais à tout instant à ce qu'il craque, qu'il se mette à tout saccager, c'était bien l'endroit parfait pour. Personne ne venait s'aventurer jusqu'ici de toute façon. Mes bras se croisèrent sur ma poitrine, pour me donner du courage, ou peut-être simplement parce que j'avais froid. « - Je ne te demande pas si ça va... » La réponse était évidente. Non, il n'allait pas bien. Je ne parlais pas fort, d'une intonation douce et calme pour ne pas qu'elle se heurte encore davantage à sa colère constante. D'avance, je savais que de toute façon ce n'était pas les bons mots. Quoi que je fasse, quoi que je dise, ça n'irait pas. Il se contenterait de m'envoyer chier, et peut-être qu'il avait bien raison de réagir comme ça. Après tout, il ne me devait rien. Bien au contraire, j'étais celle qui lui devait la vie. « - Tu fais de ton mieux et tout le monde le sait. On te doit tous énormément. » Et moi la première... Je préférais garder cela pour moi. Leandro était le seul en qui j'avais confiance, c'était certainement pour ça que j'avais d'autant plus mal de le voir dans cet état. Pourtant, je n'arrivais pas non plus totalement à m'ouvrir à lui. Je ne lui avais jamais parlé de ma vie, de mes propres démons. Il n'avait jamais rien demandé non plus, il était celui qui instaurait cette distance entre nous. Je m'accrochais parce qu'il était le seul à me procurer ce sentiment de sécurité. Je m'appuyais légèrement contre le mur, ma tête touchant la pierre froide en attendant sa réaction, réaction prévisible. J'étais assez forte pour l'endurer.

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Sam 10 Jan - 2:13



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
Le néant total. Avec quelques montées en puissance de sa rage et sa colère. Voilà ce que ressent Leandro en permanence, depuis quelques jours. Depuis les événements désolants qui ont conduit à la fin de la zone, et poussé les quelques survivants à se réfugier dans l'unique bâtiment encore intact. S'il s'efforce de faire des efforts, Leandro ne peut pas toujours avoir le plein contrôle sur ses accès de rage. Et puis, merde, il en va pas de tout ça. De toutes ses responsabilités. Il préférait encore l'époque où Snow était là pour décider à sa place, et pour lui éviter bien des troubles. Maintenant, il se doit de prendre un tant soit peu les choses en mains. Il n'est pas le seul "fondateur" du coin, et heureusement. Cela lui permet parfois de souffler. Pas comme il le voudrait, malheureusement. Parce que quitter la zone serait suicidaire. Il pourrait sans doute réussir à sortir ... Mais revenir ? Ce serait beaucoup plus compliqué. Certes, cela aurait un fort impact positif sur lui mais il ne peut pas. Il doit rester là. Pour Athénaïs. Pour tous les gens qui ont survécu. Ça lui coûte, et il se sent souvent - pour ne pas dire tout le temps - à deux doigts de craquer mais jusque-là il a plus ou moins tenu bon, c'est l'essentiel. Que cela continue ainsi. Ce n'est pas ce qui l'empêche fréquemment de trembler de rage, de se sentir fébrile et nerveux au possible. Très souvent, cela le réveille au beau milieu de la nuit, ou carrément l'empêche de dormir. C'est la seconde option qui s'est produit ce soir ; impossible de fermer l’œil. Pendant de longues heures, il reste parfaitement immobile, allongé sur le dos, sur sa couchette tout à fait inconfortable. Impossible de fermer l’œil. La rage l'a de nouveau pris par surprise, submergé sans crier gare. Il sent ses membres trembler, sa mâchoire se crisper. Quand une telle crise s'emparait de son être, quand tout allait encore plus ou moins bien dans la zone, il avait le choix de sortir et d'aller tuer tout un tas de rôdeurs. Pour se défouler. Pour évacuer la pression. Maintenant, il n'a plus le choix ; il doit rester dans le bâtiment. Il doit se calmer de lui-même, sans l'aide de ces zombies de malheur.

Il se lève précipitamment mais en silence, et sort sans plus attendre de la pièce. Putain, il a l'impression d'étouffer ici. Ils ne sont plus bien nombreux, mais cela ne les empêche pas pour autant d'être entassé. A moins que ce ne soit que son impression, à lui qui tentait de dormir là où il y avait peu de personnes. L'espace disponible s'est considérablement réduit, depuis. A pas feutrés, Leandro se faufile dans le couloir obscur du bâtiment. Il n'y voit rien, mais il le connaît par cœur, ce couloir. Comment pourrait-il en être autrement ? Il y passe des journées entières. Il n'a rien d'autre à foutre, pas d'autre endroit à explorer à sa manière. Ce bâtiment est comme une prison pour lui, comme une tombe pour chacun des survivants présents ici. Parce qu'à l'allure où les choses avancent, ils risquent fort de rester coincés là pour de bons. Mais non, putain, l'ancien flic ne peut pas accepter ça. Il a beau se sentir comme un lion en cage, il finit par s'immobiliser au bout du couloir, poings serrés et étroitement serrés contre son pantalon. La voix d'Athénaïs, quelque part derrière lui, achève de le figer. « Vraiment ? » Lâche-t-il, acide. Ce n'est qu'après avoir craché ce mot qu'il se retourne pour faire face à Athénaïs. Bien que plissant les yeux, il ne peut apercevoir que sa silhouette, à l'autre bout du couloir. Elle est encore trop loin pour qu'il la discerne véritablement dans l'obscurité ambiante. « Qu'est-ce que tu fous là ? » Il a conscience d'agir comme un véritable salopard, mais peut-il seulement faire autrement ? Probablement pas. Pourtant, il sent ses tremblements ralentir, comme si le simple fait d'entendre la voix d'Athénaïs l'avait apaisé. Se pourrait-il qu'elle ait un tel impact sur sa petite personne ? Peut-être bien. Mais jamais, oh grand jamais, il ne l'avouera. D'abord à lui-même, et ensuite à cette jeune femme, qui se tient en face de lui. Ça aussi, ce serait suicidaire.
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mar 13 Jan - 22:43


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Même si  je m'étais attendue à son attitude, si je soupçonnais d'avance son rejet, ça n'empêchait pas que cela faisait mal. Pourtant, il n'avait jamais été très proche, ni même chaleureux. Il y avait pourtant un net changement, tout le monde pouvait le ressentir. Maintenant, il m'évitait, c'était indéniable. Il me repoussait et je ne savais pas ce que j'avais fait pour mériter ça. Ou alors étais-je trop égocentrique et il ne faisait qu'essayer de nous sortir la tête de l'eau, ou perdait-il seulement patience envers moi. J'étais fatiguée de me torturée toutes les nuits avec ce genre de questions, ce n'était pas sain. Déjà que le monde tel qu'il était devenu ne l'était pas. Mais j'avais besoin de lui. Je m'en voulais dans un sens d'être aussi faible, j'aurais préféré être ce genre de femme qui n'avait besoin de personne, parce que je n'avais personne. Aussi étrange que cela puisse être puisque je ne faisais confiance à personne d'autre, je savais que je n'y arriverai pas sans Leandro. Je le regarde se figer en entendant le son de ma voix et moi aussi je me fige. Il semblait toujours au bord de la rupture, personne n'osait l'approcher ces derniers temps. Je devais être folle, tout simplement. « - Oui, vraiment. » Devant l'acidité de sa réplique, je me contente de rester calme et de le regarder sans ciller, même dans le noir. Beaucoup étaient morts, le reste avait fui. Nous n'étions qu'une poignée par rapport à ce que nous étions, pourtant pour l'espace qu'il restait, c'était déjà trop. Il faisait parti des têtes, des leaders, qui donnaient dans ce chaos un brin d'organisation. « - Si tu n'étais pas aussi à cran, je suis sûre que les autres te le diraient aussi. » Ça, ce n'était peut-être pas nécessaire. Mais j'avais déjà essayé beaucoup de chose pour le faire réagir. Et rien ne semblait l'atteindre. Je ne semblais pas pouvoir l'atteindre.

« - Je n'arrivais pas à dormir. » Ce n'était pas un complet mensonge puisque, effectivement, je n'arrivais plus à trouver le sommeil depuis le début de toute cette histoire. Mais je ne me serais pas levée pour personne d'être. J'étais là parce qu'il était debout, et parce qu'il n'y avait personne d'autre. Peut-être était-ce plus facile lorsque nous étions seuls. J'avais espoir qu'il baisse sa garde, qu'il me laisse approcher. Et je n'osais pas lui dire tout simplement que je me faisais du soucis pour lui, que j'avais l'impression qu'il avait besoin d'avoir quelqu'un auprès de lui. Et que je me sentais mal entourée de tout ce monde sans qu'il ne soit là pour me protéger, au cas où. Je resserrais mes bras autour de ma poitrine avant d'appuyer mon dos tout entier contre le mur froid. « - J'ai l'impression que si je ferme les yeux, il va se passer quelque chose. C'est idiot, je sais. » Et en même temps, les gens qui pensaient que plus rien ne pouvait nous arriver l'étaient bien davantage. Nous ne serions plus jamais en sécurité. Et je n'avais personne pour veiller sur moi, contrairement à beaucoup de chanceux autour de moi. Leandro n'en faisait pas parti lui non plus. « - Et tu n'as pas la tête de quelqu'un qui dort beaucoup non plus. » Je souris malicieusement, compatissante à son insomnie. De toute façon, il avait trop de choses en tête et un trop plein d'énergie pour ça. C'était le genre d'homme à ressentir la nécessité de se dépenser, enfermé dans ce bâtiment, ça n'était pas chose facile. Je me rappelais de sa rage, de sa violence, alors qu'il venait éliminer les rôdeurs qui n'attendaient qu'une chose : me dévorer. Je n'avais pas eu peur de lui. Pas plus qu'aujourd'hui. Je ne l'expliquais pas, moi qui instaurais toutes les entraves mentales possibles pour oublier ce qu'il m'était arrivé au pensionnat.

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mer 21 Jan - 0:40



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
C'est plus fort que lui. Leandro ne peut pas s'empêcher d'être désagréable avec Athénaïs. Ce n'est pas une emmerdeuse, pourtant. Il l'aime bien, pourtant. Mais c'est comme ça. Il est énervé et même carrément à bout de nerfs. L'enfermement forcé qu'il subit au même titre que les autres le fout en rogne, lui donne envie de tout fracasser sur son passage. L'empêche de dormir, aussi. Ce qui l'agace le plus sans doute, c'est qu'Athénaïs n'a besoin que de prononcer quelques paroles pour qu'il se calme. Il sait qu'en l'autorisant à rester à ses côtés, ce qu'elle fera en tous les cas de toute façon, il s'engage sur cette voie-là. N'a-t-il pas envie, pourtant, de rester le type désagréable qui effraie tous les rescapés de la zone ? C'est la meilleure option pour lui au moins, on lui fout la paix. Un peu comme ils le faisaient déjà tous, quand tout allait encore à peu près bien par ici. « Moi, à cran ? » Lâche-t-il ironiquement, toujours aussi acide. Il prend quelques profondes inspirations - définitivement pas aussi revigorantes qu'à l'extérieur -, tâche de reprendre un peu le contrôle de ses émotions et paroles. Il ne veut pas heurter Athénaïs plus que nécessaire ; elle n'est pour rien dans toute cette histoire. Personne ne l'est, certes. Mais il préfère blâmer tous ceux qui lui imposent trop de pression, tous ceux qui le prennent pour le fondateur qu'il n'est pas. Heureusement qu'il n'est pas le seul à avoir tenu bon, sinon il se serait jeter dehors, vers une mort certaine, sans la moindre once d'hésitation ! Putain, que ce serait bon. Mais c'est ridicule de penser ainsi ; il ne pourrait pas se barrer comme ça. Il a encore une putain de conscience. Et les laisser à leur triste sort serait misérable. Et puis ... Il y a Athénaïs. Il n'est pas prêt à la laisser tomber sur un coup de tête, sur une envie subite d'évasion.

Il doit juste ... apprendre à se contrôler un peu mieux. Ce qui ne semble pas prêt d'arriver. Malgré toute la bonne volonté apparente de la seule à qui il accepte de parler calmement. Enfin, ce n'est pas non plus un barbare, mais il préfère quand même qu'on lui foute la paix et qu'on ne cherche pas à lui adresser la parole. Cela simplifie beaucoup les choses. « Il ne va rien se passer. Tant que personne tente de se faire la malle, on est à l'abri ici. » Du moins, le suppose-t-il ... N'est-il pas plus évident de craindre les survivants ? Certaines personnes présentes ici n'ont plus rien à perdre et l'espèce humaine est sans aucun doute celle qui reste la plus incertaine, et la moins cernable. Les rôdeurs, eux, ne veulent qu'une chose : bouffer. Ils sont cons comme pas permis. Ils ne savent même pas à quoi sert une poignée de porte, c'est dire. Leandro hausse les sourcils, esquisse un bref sourire pour répondre à celui d'Athénaïs. Il a conscience de se comporter comme un salop de première, il espère se racheter au moins un peu comme ça. Il est toujours aussi tendu, cela dit, et il sait que cela n'est pas prêt de s'effacer. La présence d'Athénaïs est bénéfique en revanche, il ne peut qu'admettre cet aspect de sa "défaite". « J'préfère traîner dans les couloirs, c'est beaucoup plus amusant. » Et non, ils ne cherchent même pas à s'assurer que toutes les issues sont bloquées ; elles le sont déjà. Ils ont vérifié maintes et maintes fois. Il est juste ... Incapable de trouver le sommeil. Surtout quand ses crises d'énervement le prennent par surprise, et l'empêchent de réfléchir de manière posée. « Tu penses qu'on va tenir combien de temps comme ça ... ici ? » Lui demande-t-il brusquement, de manière un peu trop abrupte. Mais elle commence à avoir l'habitude de son tempérament de merde, non ? L'avis d'Athénaïs l'intéresse, cela pourrait peut-être l'aider à voir les choses d'une autre façon. Mais quelque chose lui dit que cela n'arrivera pas, bizarrement ...
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Jeu 22 Jan - 13:41


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Pour la première fois depuis longtemps, je m'autorisais un petit rire en l'entendant. Il était l'image même du type à cran. Encore plus que d'habitude, ses traits étaient tirés, signe que ses nuits s'étaient encore raccourcis. Ses gestes étaient plus brusques qu'à l'accoutumée et il semblait irrité par la simple vue des autres. Ça, je pouvais aisément le comprendre. Être constamment enfermé avec autrui, sans possibilité d'échappatoire, était usant. Tout le monde avait changé depuis la fin de la zone 51 et même les éternels optimistes semblaient sur le point de craquer. Ça n'empêchait pas que tout le monde faisait des efforts mais c'était comme si le groupe c'était scindé en diverses formations éparses. Les affinités étaient plus visibles. Et la suspicion plus forte. Même si personne ne le disait à haute voix, la confiance diminuait en même temps que le vivres. Certains cachaient de la nourriture de leurs affaires, d'autres dormaient de nouveau avec leurs armes sous leur oreiller. Tout cela me poussait encore moins à aller vers les autres, à m'ouvrir d'avantage. Je n'aimais pas cette ambiance, elle me rendait claustrophobe pour le coup. Me rappelait l'époque où j'étais enfermée dans le pensionnat avec ces hommes peu scrupuleux. Une étincelle et le tout explosait. Heureusement, le gens ne faisaient pas attention à moi. Personne ne me voyait comme un danger, ce que je n'étais de toute façon pas, et à part pour essayer d'atteindre Leandro, on me laissait tranquille. Ce qui me permettait d'entendre parfois certaines conversations. Les gens commençaient à avoir peur. Et les gens effrayés commettaient des actes stupides.

Il tentait de reprendre son calme, prenant ainsi de longues inspirations pour retrouver le contrôle de ses nerfs. L'orage était passé mais menaçait toujours. Je faisais alors quelques pas vers lui, j'étais toujours celle qui allait vers lui d'ailleurs. Assez près pour m'apercevoir qu'il me rendait mon sourire alors qu'il essayait de me rassurer. J'aurais aimé croire qu'il n'y avait aucun danger. C'était justement ça le problème, les autres allaient commencer à vouloir se faire la malle. Et bien que compréhensible, c'était idiot. Ça pouvait balayer cet équilibre fragile que Leandro et les autres tentaient de préserver. « - On est à l'abri du monde extérieur, c'est vrai... » Ce qui laissait entendre que ce qui m'effrayait le plus était ce qu'il pouvait arriver entre ces murs. Je gardais un calme olympien contrairement aux autres, acceptant bon gré mal gré les restrictions dues à la situation. Mais les esprits s'échauffaient, perdaient patience. Ce n'était pas grand chose encore pour le moment, je craignais juste que ça ne prenne de l'ampleur.

« - Je n'avais jamais imaginé des couloirs comme amusants mais si tu le dis... » Je me moquais un peu de lui, je savais qu'il traînait par-là parce qu'il fuyait l'omniprésence. Mais j'essayais de le dérider un peu, de laisser mes propres angoisses de côté pour le ramener un peu vers la lumière, lui qui devenait de plus en plus sombre au fil des jours. Mais il n'arrive pas à oublier ne serait-ce qu'un peu notre captivité entre les murs de ce qui avait été notre salut. Sa question était abrupte et m'arracha un soupir parce que je la redoutais. Je la redoutais seulement parce que je ne pouvais pas lui mentir et j'aurais aimé à cet instant précis être une personne un peu plus optimiste. Je laissais mon dos glisser le long du mur pour me retrouver assise par terre, les jambes pressées contre ma poitrine. « - Je ne sais pas, quelques semaines tout au plus. Je pense qu'il va y avoir des tensions bien avant que l'on manque réellement de vivres. On va finir par ressembler à des animaux en cage et à perdre toute humanité. » C'était le plus effrayant depuis le début de cette épidémie, de voir à quel point l'homme pouvait se montrer égoïste pour survivre. Les leaders comme Leandro, aussi altruiste, étaient rares. C'était humain que de tout faire pour sauver sa peau mais je n'étais pas certaine de pouvoir empiéter sur la vie des autres pour y parvenir. Ça en disait long sur mes chances de survie. « - Mais j'ai confiance en vous, j'ai confiance en toi. Vous êtes la meilleure chance qu'on a. »

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Dim 25 Jan - 16:08



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
A l'aide de quelques profondes inspirations, Leandro s'efforce de se détendre. Au moins un peu. Assez pour ne pas péter un plomb dans l'heure qui suivra, ce qui est déjà pas mal du tout venant de lui. La situation le pèse. Son manque de sommeil également. Ce n'est pas une grande nouveauté, ça, mais le tout assemblé le met dans un état encore plus critique qu'autrefois. C'est dire à quel point ils ont raison d'avoir - presque - tous peur de lui. Tous, excepté Athénaïs. De manière tout à fait étonnante, c'est cette frêle jeune femme qui n'hésite pas à venir vers lui. Qui n'appréhende pas leur rencontre, et qui ne prend pas la fuite lorsqu'il arrive au détour d'un couloir. Comment ? Pourquoi ? Leandro lui-même ne saurait le dire. Mais c'est un réel soulagement ; il a besoin de ça. Il a besoin d'Athénaïs. Quelle blague, venant de lui, le type le plus insensible qui soit ! Dans le fond, il ne l'est pas. Mais il ne le confessera jamais, pas même à Athénaïs, par peur de rendre les choses trop ... réelles. En laissant tout cela dans un coin de sa tête, il est sûr de ne pas devenir complètement fou. A moins que ce ne soit déjà trop tard pour lui ? Ce qui est sûr, c'est que ça ne l'est pas pour la brune. Elle doit survivre. Leandro s'en est fait la promesse depuis un moment, depuis qu'il l'a vu prise au piège, en fait ; il ne laissera personne lui faire de mal. Il ne cherche pas à savoir pourquoi, c'est mieux comme ça. Et il le fait dans l'ombre, histoire de ne pas trop faire jaser les survivants en mal d'adrénaline. Un léger sourire prend sa place sur le visage de Leandro face à la petite moquerie d'Athénaïs. Elle est bien la seule à pouvoir s'adresser à lui de cette façon ; il ne laisserait personne d'autre le faire. Et, de toute façon, personne n'oserait le faire pour commencer. Aucune réponse de l'ancien flic à ce propos, il est un peu plus détendu, certes, mais pas au point de se mettre à faire des blagues. Et encore moins de rire.

Sa question laisse Athénaïs pantoise, il le voit. Mais il ne la regrette pas vraiment ; il a besoin d'entendre son opinion sur le sujet. En fait, il se doute aussi d'autre chose : il a besoin d'entendre la jeune femme le supporter, d'une manière ou d'une autre. Ce n'est pas un fondateur comme les autres, parce qu'il n'a jamais voulu de ce statut. Et quand tous les autres étaient encore là, il pouvait prétendre n'être qu'un survivant comme les autres. Mais son côté flic lui colle à la peau ; on a besoin de lui pour prendre les décisions et les devants. Il n'est pas totalement seul, heureusement. En tous les cas, l'avis d'Athénaïs lui est très important. Peut-être parce qu'elle est l'une des rares courageuses à oser s'aventurer vers lui. Ou peut-être parce qu'il tient vraiment à elle, contrairement à ce qu'il lui laisse parfois entendre. « Personne ne te fera de mal, Athénaïs. » C'est, sans aucun doute possible, la première fois qu'il prononce son prénom à voix haute. Et cela lui paraît ... Trop naturel, trop normal. Mais il ne s'en soucie pas outre mesure, ça n'a rien de choquant. « Je pense pas pouvoir faire grand chose de plus que vous. » Avoue-t-il sur un ton faussement désintéressé. Il a, certes, quelques notions et connaissances en plus dans le domaine de la survie, mais cela s'arrête là. Ce n'est pas un sur-homme. Il n'est même plus un homme à part entière, en vérité ... Il imite le mouvement d'Athénaïs, et se laisse glisser contre le mur pour se retrouver, peu après, assis à ses côtés. Il regarde en face de lui, un point invisible sur le mur. « Tu le sais sans doute mieux que moi alors dis-moi comment se sentent les gens ? Qu'est-ce qu'ils disent de tout ça ? » D'une certaine façon, Athénaïs est un peu sa "taupe" au sein des vivants. Il n'en fait pas partie, il n'y a qu'elle pour lui donner des indications et, peut-être, le mettre sur la voie d'une solution. Même s'il a encore de sérieux doutes à ce propos.
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mer 28 Jan - 23:17


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Ça ne le fit pas rire, mais le sourire qui étira ne serait-ce qu'un instant ses lèvres me suffit. C'était tellement rare, ces semi-manifestations de bonheur, que ça réchauffait d'un coup sec mon cœur. Peut-être trop rapidement. Il manqua un battement et un souffle court s'échappa de ma bouche légèrement entrouverte alors qu'il s'asseyait à mes côtés. La glace avait fondu, pas totalement, mais assez pour laisser entrevoir un peu ce qui se cachait en-dessous. Je ne le connaissais pas assez pour dire que je retrouvais le vrai Leandro. Après tout, à part qu'il avait été policier, je ne savais pas grand chose de lui. Et je ne posais pas de questions, ni à lui, ni aux autres. Son passé lui appartenait, il me le confierait si, et seulement si, il le souhaitait un jour. J'espérais aussi en me montrant aussi peu curieuse qu'il me rendrait la politesse. Je n'avais pas envie de lui parler de moi. Que ce soit l'existence que j'avais vécu avant cette épidémie, ou celle avant qu'il ne me sauve. Parce que oui, il m'avait sauvé. Des morts-vivants tout d'abord bien évidemment, mais de tellement plus. Je me serais laissée mourir, ou alors j'en serais venue à d'autres extrémités. Je n'étais pas faite pour la survie, mes épaules n'étaient pas assez solides. C'était parce qu'il me donnait de l'espoir que j'avais appris à tenir le coup, à rêver d'un lendemain. J'avais peur de parler de ce qui m'était arrivé, ça rendrait le souvenir plus vivant, plus douloureux. Et les maigres forces que j'avais rassemblé pour continuer se seraient éteintes comme la flamme d'une bougie sous l'assaut du vent.

Ses mots portèrent un nouveau coup à mon cœur. Ils étaient rassurants bien sûr, mais je m'en voulais d'avoir autant de peine à y croire. Personne ne surveillait mes arrières et si la mèche prenait, j'étais celle qui s'embraserait la première. Parce que les faibles et les solitaires sont des proies faciles, et j'étais un pitoyable mélange des deux. J'aurais voulu lui dire que je ne me sentais en sécurité que lorsqu'il était près de moi, comme en cet instant. Que lorsqu'il quittait mon champ de vision, tout semblait plus sombre, plus dangereux. Je n'arrivais pas à me lier aux autres et ce n'était pas cette atmosphère tendue qui allait m'aider. Les gens étaient suspicieux et j'étais presque une des dernières arrivées. Le fait que je taise mon parcours les intriguait, les poussait à se montrer méfiant. Et je ne pouvais pas leur en vouloir. Je ne me faisais même pas confiance à moi-même après tout.

Mon prénom embelli par le son de sa voix raisonna en écho dans mon esprit et me poussa à garder le silence pour ne pas gâcher cet instant. De toute façon, il n'y avait rien à dire. C'était la première fois qu'il le prononçait, j'avais tort de l'entendre comme une promesse muette. Comme si ça promettait un rapprochement des plus incroyables puisqu'il avait déjà tant de problèmes dans sa vie. Je ne voulais pas être un énième poids. Mais en même temps, je ne savais pas comment me passer de lui. « - Tu te trompes. » C'était un débat stérile, je le savais, mais je ne voulais pas qu'il pense qu'il était inutile. S'il existait une solution, il la trouverai. Je le savais et au fond, derrière les peurs et la stupidité de certains, tout le monde le savait. Mais le temps commençait à devenir long. L'enfermement laissait des stigmates sur les esprits et les corps déjà. Tout le monde avait besoin d'une bouffée d'air, dans tous les sens du terme. Je soupirais longuement en entendant sa deuxième question, fixant comme lui un point invisible sur le mur d'en face. « - La majorité essaie de rester optimiste et de continuer comme si de rien était. Mais ça se sent qu'il y a quelque chose en-dessous. Certains parlent de pénurie, du coup les gens se méfient, se divisent. » Il n'y avait pas encore d'incident à proprement parlé, je sentais pourtant que ça ne saurait tarder. Tout ce dont les survivants avaient besoin, c'était d'espoir. D'un plan ou d'au moins un but, de quelque chose. « - Est-ce que tu crois qu'on sortira un jour d'ici ? » Je tournais ma tête vers lui, la laissant glisser lentement sur le mur. La promiscuité m'aidait à voir les traits de son visage, malgré la pénombre. Je ne savais même pas pourquoi je posais la question. Au fond, peut-être que moi aussi j'avais besoin d'être rassurée. Je ne m'étais jamais imaginée finir mes jours dans ce refuge qui s'était mué en prison. Mais au fond, il y avait pire comme fin. Même s'il n'était pas vraiment avec moi, je n'étais pas totalement seule non plus.

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Sam 31 Jan - 0:02



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
Une fois de plus, Athénaïs a la capacité stupéfiante de calmer Leandro. Ce n'est pas instantané, mais progressif. Qu'importe : les résultats sont là. L'ancien flic n'est pas encore tout à fait calmé, et apaisé mais c'est un bon départ. Il se sent mieux, est un peu détendu. Il n'est plus sur le point d'exploser et ça, c'est un miracle sans nom. En revanche, il n'est pas prêt à accepter ce que tente de lui dire la jeune femme depuis tout à l'heure. Toujours assis à côté d'elle, il fixe le mur qui leur fait face, l'oreille tendue pour écouter ce qu'elle a à lui dire. Ses semi-compliments rentrent d'un côté ... et ressortent aussitôt de l'autre. Non, il ne peut pas être utile à ce point, voire indispensable à la zone. Noah l'est. Fawkes l'était. Lui ne veut pas avoir toutes ces responsabilités, ce n'est pas - ou en tout cas, plus - son truc. « C'est toi qui te trompes. » Il a conscience d'agir comme un imbécile, comme un gamin en refusant d'accepter l'affirmation d'Athénaïs mais il ne peut pas s'imaginer le faire. Que les choses restent ainsi. Reconnaître son côté "leader" et ancien flic serait accepter des responsabilités, ce qu'il veut à tout prix éviter. Peu importe qui le voit comme l'un des fondateurs de la zone, lui ne veut pas de tout cela. Qu'on lui foute la paix. En revanche, il a grandement envie de sortir de là, s'il pouvait au moins résoudre ce détail, ce serait un réel soulagement. « J'en parlerai avec Noah, il aura peut-être une solution. » Lui est bien mieux placé que Leandro pour prendre les choses en mains, et pour prendre des décisions concrètes. C'est un ancien militaire, qui a passé une bonne année dehors à parcourir les Etats-Unis à la recherche de survivants. Leandro s'est contenté de rester là, à sortir quand il avait besoin de se défouler ; autant dire que son expérience à l'extérieur est faible, voire quasi inexistante. Il avait toujours la zone comme point de chute. Aujourd'hui, tout est flou, ils n'ont plus aucun moyen de sortir de là. De manière tout à fait étrange, c'est sans doute ce qui inquiète le plus Leandro. Pas l'idée qu'ils devront potentiellement quitter les lieux pour leur propre sûreté, mais celle de ne plus pouvoir sortir de là pour dégommer des zombies.

Leandro finit par laisser tomber sa tête en arrière, contre le mur. Il ferme les yeux, bercé par le silence quasi complet. Seul vient interrompre cela le souffle de sa voisine de droite, Athénaïs. Qui, d'ailleurs, ne tarde pas à prendre la parole. Tant mieux, Leandro pourrait bien replonger tête baissée dans ses démons sans ça. Il sait que cela prendra fin à un moment ou un autre mais il préfère ne pas y songer ; pour l'instant, Athénaïs est là, elle lui fait la discussion et c'est tout ce qui compte. C'est tout ce à quoi il doit penser. « Bien sûr qu'on finira par sortir de là. D'une manière ou d'une autre. » La seule idée de crever entre ces quatre murs le fige sur place. Non, impossible. Quite à devoir y laisser sa peau, Leandro préférera tenter le tout pour le tout. Ils n'ont pas énormément d'armes dans ce bâtiment là mais sur un coup de folie, l'ancien flic pourrait utiliser tout et n'importe quoi. Il a déjà du mal à supporter l'enfermement maintenant, alors qu'est-ce que ce sera d'ici quelques jours ? D'ici une semaine ? Brrr. « De toute façon, on n'aura pas le choix bien longtemps : il n'y a pas énormément de vivres ici. » Il rouvre les yeux, tourne la tête en direction d'Athénaïs. « Et il y a très peu d'armes, aussi. » Son but n'est pas de l'effrayer plus que nécessaire mais il ne fait qu'énoncer les faits ; elle doit bien se douter de tout ça. Les vivres de la zone sont ... et bien, dans la réserve. Qui se trouve dehors. A quelques mètres de là. Et entre eux, il y a tous les rôdeurs. Ils sembleraient qu'ils soient très nombreux, pour couronner le tout. Leandro soupire, quelque peu découragé. Il ne sait vraiment pas comment ils vont faire pour se sortir de là. « Faudrait peut-être qu'on se regroupe tous pour en discuter demain, ou quand les gens auront cesser de pleurer. Une solution finira bien par s'imposer à nous. » Il se tait, incapable de trouver les mots justes pour apaiser les appréhensions dont Athénaïs semble saisie. Incapable de trouver une idée concrète pour les tirer de là. Ce ne doit pas être son rôle, de toute façon.
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Dim 1 Fév - 20:45


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


J'aurais aimé trouver un moyen de changer les idées de Leandro, mais je ne savais pas comment m'y prendre. Je n'étais pas moi non plus la personne la plus enthousiaste qui soit, ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas ri de bon cœur. Six mois que j'étais ici et ça n'avait pas été suffisant pour que je me fasse à cette vie. Peut-être qu'il m'avait juste manqué d'un peu de temps, après tout, avant qu'elle ne courre à sa perte, la Zone 51 était l'un des meilleurs endroits où être dans ce monde apocalyptique. Je n'avais pas su la chance que j'avais eu avant qu'elle ne disparaisse. Et maintenant, j'en venais à me demander combien de temps s'était écoulé depuis mes dernières sincères effusions de joie. Trop certainement. Même si être auprès de Leandro me remontait le moral, le voir aussi tourmentait me faisait sincèrement mal. Je ne dis rien quand il contredit mes propos, je n'avais pas envie de me lancer dans ce genre de débat. Je savais qu'il camperait sur ses positions et moi non plus, je n'étais pas prête à changer d'avis. Il avait beau vouloir ne plus être celui en charge de tous les soucis du groupe, il était bien trop altruiste pour nous laisser nous débrouiller dans cette situation. C'était toujours ce qui venait me réconfortait quand je me l'imaginais disparaître en pleine nuit. Il ne nous laisserait pas parce qu'il n'était pas assez égoïste pour ça. Moi au contraire, je recherchais sa présence et son aide constamment, parce que je ne savais pas faire autrement. Je savais que c'était une charge de plus pour lui, mais c'était ainsi, j'avais besoin de sa présence, elle me rassurait. Ce besoin me rendait perplexe. Était-ce simplement parce qu'il m'avait sauvé la vie ou étais-je réellement attiré par cet être si sombre ? Je me posais de plus en plus la question. Je m'interdisais de prendre position sur le sujet, certainement parce que je savais que de son côté, ça n'irait jamais plus loin que ça : quelques conversations au détour d'un couloir, laissé à l'abandon à la nuit tombée.

Je l'observais silencieusement se laisser aller contre le mur et profitais un instant du silence et de cette sensation agréable de sécurité qu'il me procurait. Même s'il semblait fatigué à n'en plus finir, il gardait espoir. J'aimais l'idée qu'on puisse sortir réellement de ce bâtiment, je craignais juste ce qu'il en suivrait. Allions-nous rester tous ensemble ou au contraire, nous éparpiller pour ne pas attirer l'attention ? Et lui, s'en irait-il de son côté ? Accepterait-il que je vienne avec lu ? S'il refusait, j'allais de nouveau être seule puisque je ne faisais confiance à personne d'autre. Je me rappelais de la folie qui s'était emparée de plus en plus de moi pendant mes semaines d'errance. J'avais été sur le point d'accepter la mort plutôt que de m'infliger davantage cet état précaire. Et je ne pouvais pas m'imaginer y replonger. Je plonge mon regard dans le sien, loin d'être effrayée par ce qu'il m'avoue, je m'en doutais déjà. Et comme j'étais incapable de me servir vraiment d'une arme, ça ne changeait pas vraiment la donne. « - C'est une bonne idée, avant de se retrouver avec des téméraires sur les bras. » Il suffit d'un imbécile pour mettre en péril tout le groupe, un se pensant plus fort ou plus intelligent que les autres, capable d'accéder à la réserve et d'en revenir sans se faire prendre par les rôdeurs. Ils étaient peut-être idiots mais ils étaient affamés, mieux ne valait pas les sous-estimer.

« - Je n'imaginais pas que ma vie se résumerait à une quête perpétuelle de nourriture et d'armes... » Je ne savais pas très bien si je regrettais ou non mon existence passée. Après tout, déjà à l'époque, j'étais seule et perdue. La seule chose qui avait changé, c'était mes priorités et ma sécurité aussi. J'étais une des rares à n'avoir perdu personne, pour la simple et bonne raison que tout le monde avait décampé avant cette apocalypse. Je n'étais pas la plus à plaindre, beaucoup avait perdu des époux, des enfants. J'étais pratiquement certaine que Leandro faisait partie de cette catégorie, même si je n'étais pas prête à lui poser la question. Les gens parlaient beaucoup mais je ne voulais pas me faire à leurs ragots. Je passais une main fatiguée sur ma nuque raide, elle me faisait un mal de chien ces derniers temps. Je commençais à être fatiguée mais je n'avais pas envie de retourner dans l'autre salle, j'étais bien mieux sur ce sol froid assise près du brun. « - Je donnerai cher pour un burger et une vraie couverture. »

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mar 3 Fév - 23:46



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
Leandro veut rester optimiste. C'est une personne sombre, qui ne s'est jamais relevée des pertes qui lui sont tombées dessus dès le début de l'apocalypse. Il est incapable de goûter à la saveur exquise de l'espoir. C'est un terme qu'il ne connaît pas ... ou plutôt plus. Autrefois, il était un flic passionné et dévoué. Un mari aimant, un père attentionné. Cet être là a disparu pour laisser place à une personne froide. Pas insensible parce qu'il reste un tant soit peu touché par les méfaits du monde et ses côtés les plus obscurs ; mais il est difficile pour lui d'accepter de quelconques responsabilités. Il s'en croit incapable. S'en sait incapable. Ce dont il est sûr, en tout cas, c'est que les réactions des gens sont imprévisibles. Les siennes tout en haut de la liste, bien sûr, mais il faut aussi savoir se méfier de tous les autres survivants qui traînent encore dans l'unique bâtiment encore debout de la zone : qui sait ce qu'ils seraient prêts à faire pour sortir de là au plus vite ? Mieux vaut ne pas l'imaginer sans doute. Et surtout, prévoir et anticiper. « On n'a vraiment pas besoin de ça. » Un grognement s'échappe de ses lèvres suite à ses paroles. Il ne fait peut-être pas bon d'imaginer ce qu'un soulèvement pourrait donner mais c'est plus fort que lui : Leandro a d'ores et déjà les images en tête. Il la secoue légèrement, espérant ainsi faire disparaître ces pensées vraiment déplaisantes ; la zone en serait d'autant plus réduite à néant. Il n'a pas besoin de cela, néanmoins, pour tout oublier : Athénaïs reprend la parole et il en oublie tout le reste. Pathétique. Un léger sourire parvient même à filtrer son habituelle réserve. « Qui aurait pu imaginer cela ? » La réponse est simple, sa question donc rhétorique. Personne n'aurait pu deviner que les choses prendraient une telle tournure ; Leandro le premier. Tout était idyllique à ses yeux, il ne lui manquait rien pour être pleinement heureux et accompli. Un soupir s'échappe de ses lèvres. Tout cela le ramène à sa vie passée et dieu seul sait à quel point ce n'est pas bon. A n'en pas douter, il en va de même pour Athénaïs : tout survivant a perdu quelque chose, quelqu'un. La douleur est là, au moins autant que la peur de se faire bouffer à tout instant.

La voix douce d'Athénaïs se fait de nouveau entendre et Leandro sourit - à moitié - de plus bel. Comment peut-elle avoir un tel effet sur lui ? C'est à n'y rien comprendre. Le pire étant sans doute qu'elle semble ne pas en avoir conscience. Ce qui est, sans aucun doute possible, mieux ainsi. Il n'est rien d'autre qu'un putain de trou du cul qui a tout perdu et mystérieusement attiré par l'obscurité. Quelques secondes s'écoulent, ce qui est assez pour l'emmener de nouveau sur des terrains plus sombres ; lui donnerait cher pour retrouver ses enfants. Son regard se voile, sa respiration se coupe. Ce n'est pas le moment de penser à ça connard ! Ce n'est jamais le bon moment pour y songer. En fait, il fait en sorte de ne pas le faire la majeure partie du temps. C'est ce qui lui évite de sombrer pour de bon, voire de perdre le contrôle de son corps. Il tourne légèrement la tête, pour pouvoir jeter un regard à Athénaïs, toujours assise juste à côté de lui. D'une manière qu'il déteste plus que tout, sa seule vision le calme aussitôt. Elle n'a pas besoin de savoir cela. Pas besoin de savoir qu'elle lui est devenue indispensable sans qu'il sache dire quand, comment et pourquoi. « Je donnerai cher pour un lit king-size avec triples oreillers et couverture d'hiver. » Sa voix morne et son visage impassible contrastent avec ses paroles mais il ne s'en soucie pas plus que cela ; Athénaïs a l'habitude de son attitude souvent distante et toujours étrange. « Quand on sortira de là - parce que oui, on sortira de là - on ira te chercher la couverture la plus chaude et confortable qui soit. » Il a du mal à croire que ces mots, à moitié chuchotés, se sont bel et bien échappés de sa bouche et c'est pourtant le cas. Pour éviter de croise le regard interrogateur, il détourne le regard, se met de nouveau à fixer le mur, la tête pleine de cette promesse masquée qu'il vient de lui faire : ils resteront tous les deux quoi qu'il arrive.
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Mer 4 Fév - 12:34


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Personne n'aurait pu imaginer cela. Pourtant, avant l'épidémie, ces histoires de zombie était à la mode, mais faisaient encore partie de l'imaginaire. Aujourd'hui c'était bien réel, et ça avait un goût encore plus amer. Peut-être parce que notre imagination, par le biais de livres et de séries, avait essayé de nous alarmer. Ça nous était apparu trop incroyable pour y prêter attention, ça avait été notre première erreur. La deuxième avait été de croire que quelqu'un viendrait nous aider, parce que personne ne viendrait. Enfin, ce n'était pas totalement vrai dans mon cas puisque l'univers m'avait envoyé Leandro au moment même où je décidais de baisser les armes. Sans lui, je serais morte, ou pire, à la recherche de chair humaine. Je sens que comme moi, il repart dans ses pensées, des souvenirs enfouis au plus profond de soi et que l'on ne laisse jamais ressortir. Sauf dans l'obscurité, au détour d'un couloir, en présence d'un ami. En tout cas, je le considérais comme tel, je ne savais pas si la réciproque était de mise pour autant. Je ne disais rien, le temps que ça passe. Je ne savais pas exactement ce qui défilait dans sa tête, à quel démon il devait faire face. Qui avait-il perdu ? Qu'avait-il du faire pour survivre ? Je n'étais pas sûre de vouloir le savoir, comme j'étais certaine que je ne voulais pas qu'il apprenne ce qui m'était arrivé à l'orphelinat, ou même après. Je préférais passer à autre chose, briser ce moment de nostalgie qui allait nous entraîner nous deux dans nos horreurs personnels. Avant qu'il ne se renferme totalement sur lui-même et me repousse à nouveau.

Chacun de mes mots semble avoir un impact bien plus qu'il ne le devrait sur lui. Je le sens se tendre tout près de moi et pendant une seconde, j'ai l'impression qu'il va exploser. Mais non. Il se reprend et enchaîne, comme si ce moment d'oppression n'avait jamais eu lieu. Et je fais pour ma part, comme si je n'avais rien vu. Il tourne son regard vers moi et je le fixe un instant, un fin sourire sur les lèvres. Parler de toutes ces excentricités, de lit et de burger, semblait déplacer vu la situation. La Zone 51 s'effondrait, les semaines, voire les jours seulement, à venir allait être difficile. Je prenais un break au milieu de la nuit en sa compagnie puisque de toute façon, il n'y avait pas de solution immédiate. Je me détendis davantage en l'entendant acquiescer à mes aspirations. Mais c'est le ton de sa voix et l'expression de son visage, totalement décalés avec ses propos, qui finit de m'arracher un vrai sourire. Lui aussi aurait bien besoin d'une bonne nuit de sommeil dans un confort que nous n'avions pas connu depuis un trop long moment. Les mots qui s'en suivirent finirent totalement de m'achever. Je restais comme deux ronds de flan, incapable de comprendre dans un premier temps le sens de ses paroles. Outre le fait qu'il venait de me certifier que nous allions bel et bien sortir de ce bâtiment, sa promesse de me trouver une couverture signifiait bien plus pour moi. Peut-être qu'il ne s'en rendait pas compte, que pour lui ce n'était qu'un moyen de me rassurer. Ce devait être certainement le cas d'ailleurs. Je craignais la chute de ce refuge, plus de peur de me retrouver seule sans lui que pour les conséquences que ça entraînerait : se retrouver de nouveau dans ce monde chaotique et dangereux. J'avais envie d'y croire, c'était plus facile que d'être rationnelle.

Je laissais quelques secondes s'écouler, profitant de ce goût d'espoir. Je devais ressembler à une enfant le jour de Noël, ridicule. Je finis par arrêter de l'observer en train de regarder ce mur de peur de le mettre mal à l'aise, et venais plutôt le bousculer de mon épaule dans un geste complice. « - On pensera aussi à trouver un rasoir assez tenace pour venir à bout de ta barbe. » Je lui coulais un regard malicieux, usant de l'humour pour ne pas succomber à mon envie de lui faire répéter dans des termes plus précis sa précédente affirmation. En réalité, sa barbe des plus sauvages ne me dérangeait pas, au contraire. Mais ça, je comptais bien le garder pour moi. Ces plans m'enthousiasmaient mais au fond de moi, j'avais l'horrible sensation que si quelque chose nous poussait à fuir, je n'allais pas en ressortir vivante cette fois-ci. Je n'étais pas une battante, je ne savais même pas utiliser une arme. Et je ne pouvais compter sur personne et plus encore, ne voulait pas lui mettre le poids de ma survie une nouvelle fois sur les épaules. Je repensais à Sam, au fait qu'elle était une personne bien plus forte et plus indépendante que moi. Elle n'était plus là désormais et ça aussi j'essayais de ne pas y penser, parce que j'essayais de me persuader que ça ne me touchait pas. « - Quoi qu'il arrive, tu trouveras un nouvel endroit pour tout recommencer. Tout ça ne durera pas. » Je frissonnais une dernière fois, toujours assise sur ce sol froid, et finis par me décider à me remettre debout pour lui faire face. Il était l’archétype même du survivant, je me demandais à combien de personne rencontrée sur sa route il avait du dire au revoir. Et si j'allais en faire partie. « - Je devrais retourner me coucher, demain ça va être encore une longue journée. » Surtout si on organisait vraiment cette réunion/discussion demain. Une véritable épreuve.

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Sam 7 Fév - 21:50



Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light
Mais vous savez, on peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres... Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière.
Presque inconsciemment, Leandro touche son annulaire de son pouce. Là où se trouvait autrefois son alliance. Il a l'a retiré bien des mois plus tôt, pour ne plus avoir à la voir sans arrêt. Elle est désormais accrochée à une chaîne autour de son cou ; refuge beaucoup plus discret mais néanmoins toujours à proximité. Il ne s'imagine pas s'en débarrasser pour de bon, il aurait trop l'impression de trahir sa défunte femme. Songer à ce que tous les survivants -lui compris- ont perdu depuis le début de l'épidémie le ramène inévitablement à sa propre détresse. La perte de sa femme. La perte de ses filles. La folie dans laquelle il s'enfonce un peu plus chaque jour. Tout cela réunit fait de lui une personne instable et effrayante pour certains survivants de la zone. Athénaïs ne fait pas partie de ceux-là, ce que Leandro a parfois du mal à comprendre. Mais c'est mieux ainsi, hein ? Il a beau ne pas se sentir capable de l'avouer à voix haute, il a besoin de lui. Sa présence le rassure et le calme dans les moments où il se sent sur le point de perdre le contrôle. Un léger sourire parvient à se faire une place sur son visage aux traits tirés. Il n'y a qu'Athénaïs qui a ce pouvoir sur lui. Et qu'Athénaïs qui a déjà eu la possibilité d'en voir un. En même temps, c'est la seule à avoir assez de courage pour s'adresser à lui comme à n'importe qui d'autre. Elle ne se gêne pas, non plus, pour le taquiner. Comme maintenant, à propos de sa barbe. « Elle est très bien ma barbe, elle me tient chaud en hiver. » Bougonne-t-il, faussement mécontent.

Elle sait qu'il plaisante ... à sa façon. C'est-à-dire, sans sourire joyeux, sans rire pour accompagner le tout. Juste en se contentant de ses quelques mots. Sa main droite vient frotter son menton couvert de poils hirsutes. Ce ne doit pas être franchement agréable à voir, il le conçoit. Mais il ne s'en soucie plus vraiment et, de toute façon, il n'a pas que ça à faire ! Il a entendu dire, une fois, au détour d'un couloir, que cela renforçait son aspect monstrueux et effrayant. Grand bien leur fasse. « Ouais, on trouvera un endroit où tout recommencer. » Son intention n'est nullement de remettre le sujet sur le tapis ; mais il refuse de se voir comme le leader - ou comme un des leaders de la zone -. Il a déjà assez à faire avec sa propre conscience, ses propres remords, et son impulsivité en constante croissance. S'occuper des survivants de la zone n'est pas dans ses intentions. Certes, il ne les laissera pas crever ou s’entre-tuer - en particulier en ce qui concerne Athénaïs - mais prendre des décisions tranchées ne l'enchante guère. Pour l'instant, ils sont à l'abri et c'est tout ce qui compte. Oh, il meurt toujours autant d'envie de sortir pour buter tous les rôdeurs qui traînent autour du bâtiment mais il n'est pas non plus suicidaire. Il faut se rendre à l'évidence et accepter son impuissance. Ils finiront par trouver une solution, mais ensemble. Leandro ne se sent pas de prendre de décision au nom de tous ceux qui sont encore là. Et, d'ailleurs, la plupart d'entre eux ne le considèrent pas comme un type fiable. Leandro est instable, dangereux et imprévisible. Ils l'ont tous compris ... Excepté Athénaïs, semble-t-il.

La jeune femme se met debout et Leandro ne tarde pas à suivre. Face à elle, il peut désormais l'observer sans avoir à chercher d'excuse. En effet, nul besoin de tourner la tête sur le côté pour la voir, elle est juste là, devant lui. Malheureusement, elle ne le restera pas longtemps. « Pas de problème. » Sobre, impassible : Leandro. Ce n'est pas son genre de montrer ses émotions, ni de paraître troublé par quoi que ce soit. Aussi, il cache sa déception derrière ses allures de survivant qui lui collent désormais à la peau. De manière beaucoup plus voyante que certains autres de la zone ; sa barbe désordonnée et beaucoup trop longue y étant certainement pour quelque chose. « Repose-toi bien. » Ajoute-t-il rapidement et de manière sobre. Il ne veut pas trop en faire, mais ne s'imagine pas non plus partir comme le sauvage qu'il est ; pas avec elle. Elle doit être la seule, au sein de la zone, à le supporter en toutes circonstances et à ne pas le fuir. Ce serait stupide de jouer les idiots maintenant, bien qu'il l'ait déjà fait à de nombreuses reprises. Elle est toujours revenue, mais il ne sait pas ce dont demain sera fait. Soudain, Leandro lève la main et la pose sur l'épaule d'Athénaïs dans un geste amical. Il s'écarte tout de même rapidement, conscient de ne pas pouvoir franchir de limites, mais cela lui paraissait important de pouvoir lui témoigner un tant soit peu de sympathie à son tour. Il lui doit bien ça !
(c) AMIANTE



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I have finally seen the light, and realized what you mean.
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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Dim 8 Fév - 20:58


LEANDRO & ATHENAÏS ❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Je ne regrettais pas d'être sortie à sa suite. J'avais craint qu'il n'explose, qu'il laisse aller pour de bon toute sa rancœur et sa haine, mais non. Ça restait pourtant toujours une possibilité, Leandro était assez imprévisible. Pour autant, ses traits semblaient bien moins tendus qu'au début de notre rencontre. Et moi-même, je me sentais plus apaisée. Je restais même surprise de le voir plaisanter, à sa façon certes mais tout de même, à ma remarque sur sa barde. Je ne l'avais jamais vu sous ce jour, et j'étais pratiquement sûre que personne d'autre ne pouvait s'en vanter. En même temps, la situation était sérieuse. Mais même avant la perte de la zone 51, alors que le reste d'entre nous avaient commencé à se remettre à vivre plus ou moins normalement, il était resté le même. En proie avec des démons qui ne le quittaient jamais et que je ne pouvais pas nommer. La seule chose que je pouvais faire, c'était tout faire pour ne pas les lui rappeler. Et dans le meilleur des scénarios, lui faire oublier pour un instant. « - Chanceux. Je devrais peut-être me laisser pousser la barbe moi aussi. » J'imitais alors son geste et passais une de mes mains sur mon menton, comme pour y retrouver une barbe imaginaire. Je n'étais pas certaine du charme que cela me donnerait. Il n'y avait que lui pour la porter aussi bien.

Je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir. Je n'étais pas particulièrement optimiste, même si j'aurais préféré l'être. Si il nous fallait quitter ce bâtiment, je voyais difficilement comment nous pourrions rester tous ensemble. Pour trouver une entente hors de ces murs, il allait falloir batailler sévèrement. Ici, un système s'était mis en place de lui-même, au grand dam de Leandro. Mais s'il fallait partir, je n'étais pas certaine que tout le monde accepte de les suivre. Et de toute façon, il y avait de grandes chances que l'on en ressorte pas tous vivants. Je me voyais bien malheureusement faire partie de ces malchanceux. C'était peut-être pour ça que je n'avais pas pris la fuite comme d'autres l'avaient fait quand tout avait, encore, basculé. J'étais incapable de survivre dans ce monde, je l'avais bien compris. Mais ce n'était pas un débat que j'avais envie de lancer. Parce que pour le coup, j'étais celle qui fuyais cette conversation. Je ne répondis rien et me contentais de me relever. Même si j'en crevais d'envie, je ne pouvais pas passer la nuit à ses côtés, assise sur le sol froid de ce couloir vide.

Il ne me retint pas, je ne m'attendais pas à autre chose. Leandro est taciturne et même s'il n'avait pas voulu rester seul, il ne m'aurait rien dit. De tout façon, même s'il acceptait ma présence, elle ne lui était pas non plus bénéfique. J'étais celle qui avait besoin de le voir et de lui parler. Et il l'acceptait, parce qu'il m'avait sauvé et qu'il se sentait un peu responsable de moi, ou bien parce qu'il ne voulait pas trop me blesser en me repoussant plus durement qu'il ne le faisait déjà. J'allais peut-être parvenir à trouver le sommeil maintenant, ou alors, j'allais encore plus me retourner dans mon lit de fortune à me poser toutes les questions possibles et imaginables. Ça semblait déjà plus probable. « - Tu devrais essayer de te reposer un peu. J'ai besoin de toi en forme. » J'aurais sûrement du dire que l'on avait besoin de lui en forme, je ne savais pas pourquoi j'avais rendu tout ça aussi personnel. Au même moment, il posait sa main sur mon épaule et ce geste me surprit. Il ne m'avait pas touché depuis le jour où il était venu me sauver. Je parvins à réprimer difficilement un frisson, le contact était électrisant, et je préférais me dire que c'était parce que sa main était bien plus chaude que ma peau. La raison plus profonde de mon attitude était bien trop problématique pour y penser réellement. Je finis par lui sourire en m'approchant assez pour lui déposer un baiser rapide sur sa joue. « - Bonne nuit Leandro. » Je ne m'attarde pas et retourne vers la pièce principale, surprise d'un tel élan de familiarité. C'est comme une automate que je me glisse de nouveau dans mon lit, incapable de dire s'il m'avait suivi ou, au contraire, était resté seul là-bas. En tout cas, je me laissais engloutir par le sommeil trop tard après avoir revécu par la pensée encore et encore nos derniers gestes. Assez pathétique. Ça n'était pas grande chose. Pour lui du moins.

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs Dim 19 Juil - 16:54

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MessageSujet: Re: Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs

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Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light - Leandro & Athénaïs

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