A matter of time
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MessageSujet: A matter of time Mar 27 Jan - 13:45

Amethyst ∞ William
The ache in my heart is so much a part of who I am. I don't know how these cuts heal but in you I found a light. Hold me close and don’t let me go
Dérisoire. Mon assurance des premières secondes en captivité a pris la poudre d'escampette. Elle s'est tirée sans demander son reste dès que mes yeux ont jaugé le désespoir de notre situation. William est avec moi, je suis avec lui et si cela a quelque chose d'apaisant, elle ne rend pas la situation plus riche d'espoir. Non. L'espoir se fait étriquée à chaque fois que cette maudite porte s'ouvre et qu'un enculé s'y engouffre, laissant la lumière du soleil me crever les yeux. Nous ne vivons que dans une semi-obscurité, la nuit à peu près tout le temps, noircissant mes espérances de vie, commençant à me rayer lentement de la carte. Je me sens brouillon, je me sens déchirée. Survivre tout ce temps pour crever comme un animal en cage ? Quel sort de merde. Il y'a comme une putain d'épée damoclès au dessus de nos gueules. Lequel sera choisi s'ils viennent ? Lequel de nous ne reviendra plus ? Ca ne suffira pas de m'accrocher comme une folle au bras de William pour les empêcher de me prendre ou de l'emporter lui. On en a tous été témoins ; lorsqu'ils veulent une personne en particulier, ils la prennent et de force s'il le faut. De toute façon, ils ont l'argument de leurs côtés : des armes. Généreux, ils nous balancent de la bouffe comme à des chiens et nous claquent la porte à la figure comme pour nous éventrer un peu plus de liberté à chaque fois. Ma nervosité a atteint des sommets en pic tranchant, ma main ne lâche jamais celle de William. Quand Morphée daigne se pencher sur ma dégaine en friche, mon sommeil s'ébranle à chaque fois pour vérifier que je suis toujours auprès de lui. Sans lui, je ne tiendrais pas, sans lui, je n'aurais aucune envie de tenir. Pour voir quoi ? Le sort qu'ils nous réservent ? J'ai pas envie de le savoir. Aux femmes, j'ai une très bonne idée de ce qu'ils leur réservent à moins que ce soit une petite troupe de gays mais j'en doute clairement. A part finir en vide couille, je ne vois que la solution de finir en rôti ou en ragoût mais ça, c'est ma théorie. Cette petite idée qui grouille dans ma tête depuis qu'une autre personne l'a dite à haute voix dans la cage d'à côté. Personne qui n'est plus là désormais. Ma main serre un peu plus celle de William alors que je me redresse pour voir son visage, l'apercevoir dans la faible lumière venant de l'extérieur. « T'crois que c'vrai ? Qu'ils nous nourrissent pour nous bouffer ? J'veux pas qu'on me bouffe » Un frisson de peur me brise l'échine alors qu'une mine dégoutée orne mon visage « J'suis pas comestible et s'ils m'bouffent, je souhaite de toutes mes forces que j'leur refilerai une chiasse pas possible. Une chiasse à en crever » Mais la peur qui me tord le plus les entrailles, c'est pas celle-ci non. C'est d'être séparée de William, mon William. Je ne sais pas pourquoi j'utilise ce terme dans ma tête depuis un petit moment. C'est le mien même si il ne l'est pas dans un sens, je le sais bien et il le sera peut-être bien jamais. Je sais pas, j'aime bien ce terme bien que je me garde bien de le lui dire à haute voix, manquerait plus que ça : se faire envoyer sur les roses en ce moment même. La nana à qui il a parlé, quelque temps plus tôt semble m'avoir prise pour sa copine mais il l'a rapidement remise à sa place. Une gamine, je ne suis rien de plus qu'une gamine à ses yeux. Sur le moment, j'étais bien trop aspirée dans les torrents de ma trouille pour rétorquer quoique ce soit, bonne qu'à choper quelque bribes de conversations. D'ailleurs, en parlant de ça, histoire d'en avoir le cœur net … « Au faite, c'était ta sœur, la nana d'la dernière fois ? » Bon vu le ton qui a été pris lors de leur conversation, je suis pas sûre d'être en territoire amical mais je tente quand même. Juste pour être sûr. Jalouse, moi ? Quedalle ... Quoique ... Putain, c'est bien le moment de l'être, pfff !
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MessageSujet: Re: A matter of time Dim 1 Fév - 0:09



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    A matter of time.


    Le temps semblait être comme suspendu. Depuis que nous étions enfermés dans ces foutues cages comme des bestioles, on ne pouvait être bien conscients du nombre de jours qui passaient. Mais c'était forcément trop long. Forcément. Mais tant que j'avais encore Amethyst à mes côtés, je pouvais dire que ça n'allait pas trop mal. Juste parce que je n'avais pas à me faire trop de sang pour elle. Ca m'inquiéterait beaucoup plus si c'était elle qui se faisait sortir de force de la cage. Ca n'avait pas été le cas depuis que nous étions là. Ils n'étaient jamais venu pour l'un de nous deux. Mais jusqu'à quand en irait-il ainsi ? J'osais espérer qu'ils allaient nous laisser -sans le savoir- le temps de trouver un plan pour s'en sortir vivant de ce merdier incroyable. Et évidemment, je comptais en sortir avec Amethyst vivante et en un seul morceau. Pas avec un morceau en moins qui aurait été bouffé par ces mecs. D'ailleurs, elle choisi ce moment pour en parler et je tournai le regard vers elle, pour faire mine d'étudier son corps du regard. « Rassure-toi, y'a rien à bouffer sur toi. A part t'ronger les os ... » Ouais, en disant ça, je me voulais réellement rassurant. Mais le fait est que ce n'était pas mon genre du tout. Que ça n'avait absolument rien de naturel. Mais je faisais l'effort. Et franchement, c'était le plus important dans tout ça. si ça la dérangeait, tant pis pour elle.

    Elle parvint à m'arracher un petit ricanement quand elle émit l'idée de filer la chiasse à la personne qui aurait le culot de la bouffer. Ca n'arriverait pas de toute façon. Je risquais de devenir fou si quelqu'un osait s'en prendre à elle. Soit, si je faisais une connerie, j'allais certainement finir avec une balle dans le crâne. C'était donc encore à méditer. Pour l'heure, nous étions toujours enfermés dans une cage tous les deux. Enfin pas que tous les deux. Il y avait une bonne dizaine de personnes en notre compagnie. Dont cette foutue Andrea. « Hm... » Grommelai-je en guise de réponse, quand elle mentionna justement Andrea elle même. Je n'avais vraiment aucune envie de parler d'elle. Mais le fait est que je ne voyais pas bien de quoi d'autre nous pouvions parler en fait. N'avions-nous pas fait le tour de tous les sujets de conversation ? Je soupirai donc et haussai les épaules. « Disons plutôt qu'elle l'était. » Soupirai-je en tournant à demi la tête vers Amethyst pour la regarder avec attention. « J'la pensais morte, bien avant le début de l'épidémie. » Précisai-je  en cherchant un court instant Andrea du regard. Loin. Dans son coin. Apparemment perdue dans ses pensées. Elle était sans doute encore en train de réfléchir à une solution pour qu'on puisse tous s'enfuir de cette cage. A commencer par elle, bien entendu. Elle était égoïste au possible. C'était la raison pour laquelle nous ne nous parlions plus depuis des années. Elle s'était tirée sans demander son reste et en me laissant dans une belle merde.

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MessageSujet: Re: A matter of time Mer 4 Fév - 22:43

Amethyst ∞ William
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Un regard en biais à l'égard de William avant d'allonger ce regard sur ma dégaine. C'est vrai, je n'ai que la peau sur les os et c'est sûrement pour cette donnée que je dois encore ma présence dans cette cage. Si toute fois, la théorie du cannibalisme se tient. Ils n'auraient aucun intérêt à me bouffer en ce jour, je n'ai rien de goûteux. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir bouffer jusqu'à tordre le cou à ma faim dans la zone 51. Ici, je touchais du bout des lèvres ce qu'ils nous balançaient. De peur de ce qui pourrait s'y trouver. D'autres se jetaient dessus et rien ne leur arrivaient. Rien du tout. Alors je m'autorisais un petit morceau ci et là mais jamais le gobage complet de leur bouffe infâme. Je n'avais pas envie de m'engraisser et finir dans un four ou pire sur une broche à rôtir. « Mouais … sûrement pour ça qu'ils sont pas encore v'nu pour m'gueule » Mais je le sais qu'au fond, ce n'est qu'une question de temps. Quand il ne restera plus grand monde dans la cage, on se contentera de ma gueule, c'est évident. William se mit à ricaner suite à la malédiction de chiasse que j'ai jeté au dessus de ma tête, je secoue la tête avec une moue narquoise. « Façon, toi aussi, t'leur filerais une horrible chiasse. J'pense pas qu'tu sois comestible … viande avariée » Je lui file un léger coup dans les côtes pour accentuer ma boutade. Me moquer de lui est la seule chose que je puisse faire dans cet enclos de merde, en plus de ça, c'est une habitude que j'ai pris avec le temps alors pourquoi se défaire de cette habitude ? Mais l'idée de l'imaginer en rôti, au fond, ne faisait pas réellement rire. C'était une idée qui me retournait l'estomac ; que ce soit en rôti ou d'une balle en pleine tête, je n'avais pas envie de le perdre, ni aujourd'hui ni demain. L'idée de le perdre trotte souvent dans ma tête, de façon assez quotidienne à vrai dire depuis … depuis bien longtemps maintenant. Et force de constater que plus le temps passe et plus cette idée a l'effet d'une brèche sur mon cœur. Comme si … comme si le perdre pourrait me briser le cœur. Je sais que ce n'est ni le moment ni l'endroit mais des sentiments plus que de raison auraient peut-être pris naissance en moi. C'est quelque chose dont je me doute mais c'est aussi une chose que je réfute autant que je peux. Du moins, quand j'y arrive. C'est juste que … j'ai fait le souhait, la promesse de ne plus m'attacher pour ne plus me meurtrir l'âme et voilà que, pire,  je tombe amoureuse ? Non, merci. Non, je ne veux pas. Tomber amoureuse dans ce monde qui tire sur sa fin, c'est comme chercher à boire dans un désert : sans espoir. Inutile. Alors faut mieux enterrer tout ça.

Ma tête se relève pour observer les traits de William alors qu'il accepte de parler de la nana de la dernière fois. Il me confirme bien que c'est sa sœur et à son air, je sens bien qu'il préfèrerait parler d'autre chose. Que derrière ce lien fraternel se cache quelque chose dont je ne sais rien, comme une blessure pas encore cicatrisée, comme une douleur encore palpable. « Mais … ça te fait pas du bien de savoir qu'elle n'est pas morte au contraire ? » Je cherche mes mots en taisant au possible cette envie naissante qui pointe en moi. La jalousie, celle d'avoir encore quelqu'un de sa fratrie présente, en vie. A ce moment précis, je l'envie William, ouais, je l'envie à en crever. « D'avoir quelqu'un de ta famille encore ici quand tout l'monde meurt ? » Je sais que je suis en terrain miné, que je devrais peut-être m'arrêter ici car je ne sais pas ce qui s'est passé mais quelque chose m'incite à continuer de prendre la parole, de parler. « J'sais pas c'qu'elle t'a fait ou c'qui s'est passé dans ta famille mais l'passé, c'le passé, non ? Elle reste ta sœur et en ces temps apocalyptiques, il est p'être mieux d'chérir c'qu'il nous reste, t'pense pas ? » Voix basse, presque un murmure car je redoute un retournement de son humeur, qu'il m'envoie valser, pas le moment qu'on se fâche, qu'on se fasse la gueule, j'ai besoin de lui moralement. Je me prépare à ce qu'il s'énerve car je sais que dans un sens, je me mêle de ce qui me regarde pas, bien que dans ma tête, tout ce qui concerne William me regarde mais ça, c'est dans ma tête. Mais retranchée face à ma propre perte, à la perte de mes deux frères, ma bouche a continué de parler, de creuser. La vérité, c'est que j'aurais aimé être William à ce moment précis et apprendre qu'un membre de ma famille était en vie.
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MessageSujet: Re: A matter of time Sam 7 Fév - 14:28



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    A matter of time.


    Je le pensais vraiment, qu'Amethyst n'avait pas à craindre d'être choisie si vraiment ces mecs étaient des cannibales. Elle n'avait plus que la peau sur les os depuis des lustres. Et on ne pouvait pas dire qu'elle faisait en sorte d'éviter cela vu qu'elle ne mangeait que très peu de la bouffe qu'ils nous balançaient de temps à autre dans la cage. Je faisais de même. Mais contrairement à elle, je n'avais pas que la peau sur les os. Il en faudrait certainement un peu plus pour que je fonde comme elle. Et heureusement, parce que je ferais vraiment peur à voir. Non pas qu'elle, elle ne faisait pas du tout peur à regarder ... « J't'emmerde pisseuse ... » Grommelai-je avec un certain agacement. Même si, venant d'elle, j'étais largement habitué à ses petites pics en tous genres. Si elle n'en avait plus à mon encontre, je me poserais certainement quelques questions. Mais ce n'était pas le cas. Aucune pause possible même alors que nous sentions la mort pointer le bout de son nez pour nous embarquer avec elle. Même pas peur d'abord. Bon, ok, quand même un peu. La crainte bien vivace de la perdre mais de survivre pour ma part. Quand bien même je n'étais pas du genre à croire que j'aurais la "chance" de ne pas y passer. Je n'étais pas un surhomme non plus. Et tout seul, je n'irais pas bien loin. J'en étais parfaitement conscient, Dieu merci. Mais à côté de ça, une part de moi songeait qu'Amethyst représenterait un sacré boulet à mon pied. Encore une fois. Mais je tenais suffisamment à elle pour prendre le risque. Enfin, si on nous en laissait l'occasion. Pour l'instant, c'était assez mal barré quand même, il fallait bien le dire. Nous étions bien enfermés dans cette cage à la con et pas encore prêts de trouver une solution pour nous en empêcher. Inconsciemment, je comptais presque sur Andrea pour en trouver une dans les jours à venir .Si possible, avant de se faire attraper et embarquer. Nous n'étions pas certains qu'il s'agissait de cannibales. Mais de quoi d'autre, hein ?

    Je soupirai un peu quand il fut question d'Andrea. Je n'avais pas vraiment envie de parler d'elle. Et pourtant, je répondais aux interrogations d'Amethyst. Tout ça n'était pas non plus un secret d'état, pour sûr. Mais je n'avais jamais réellement parlé d'elle. Et le faire aujourd'hui me posait problème. « C'est trouver son corps sans vie, qui m'aurait fait du bien. » Répliquai-je en un petit grognement peu amène. Non, ça ne me faisait pas plaisir du tout de la savoir en vie. Ou peut-être que si. Mais que ma rage et ma rancoeur à son encontre, étaient plus forts que tout et parvenaient à étouffer tout le reste. Je crispai un peu les mâchoire alors que la jeune femme à côté de moi, insistait encore un peu. Je savais que de son côté, elle avait perdu tout le monde; Et je ne doutais pas qu'elle adorerait être à ma place. A la place de celui qui, dans ce merdier sans nom, parvenait à retrouver un membre de sa famille. Mais sans doute qu'elle était proche de sa famille quand elle était encore là à l'entourer. Ce qui n'était pas mon cas du tout. J'aurais préféré qu'ils soient tous morts. C'était le cas de la plupart d'entre eux d'ailleurs. C'était arrivé avant l'épidémie. Mais de toute évidence, Andrea allait plutôt bien. Trop à mon goût. Je grinçai des dents alors qu'elle insistait. Encore. Elle voulait certainement me faire changer d'avis. Mais c'était peine perdue. « Justement, tu sais pas. On t'a jamais apprit à pas parler de c'que tu savais pas ? » Grognai-je doucement. Encore un grincement de dents. Puis je soupirai. Je ne voulais pas qu'on se prenne la tête tous les deux. Le monde était assez pourri comme ça. Et elle était la dernière chose qu'il me restait sur cette foutue terre, aussi chaotique soit notre relation. Alors non, je ne voulais pas que ça parte encore une fois en vrille. On avait assez merdé comme ça. « J'te demande pas de m'comprendre. Juste de respecter mes décisions. Pour moi, elle existe plus d'puis des années. » Conclus-je sur un ton sans appel. Je me tassai davantage sur moi même. Et involontairement, me collai plus à elle. C'est que j'avais besoin de sa présence. Même si je ne le disais pas. Même si je le montrais rarement. J'en avais besoin. Et je m'y accrochais tant bien que mal.

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MessageSujet: Re: A matter of time Jeu 12 Fév - 11:42

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Un faible sourire amusé se pavane sur mes lèvres sèches, déshydratées. Sourire en écho des paroles de William. Pisseuse. A force de l'entendre, ce surnom a perdu de son insulte, transformé en un sobriquet presque affectueux. Presque car je n'oublie pas que je parle de William. Les démonstrations de tendresse chez lui sont comme eau dans un désert : inexistante ou très, très difficile à trouver. J'ai perdu la foi d'en récolter un jour, d'en faire une collection à conserver et aujourd'hui, je me suis faite à l'idée. De lui, je n'aurais que ce que je peux obtenir aujourd'hui, une sécurité, un affaiblissement de la peur quotidienne que j'ai pu éprouvé depuis le décès de mes frères, la fuite de ma solitude, cette meurtrière en sourdine. Il est un peu ça, William et puis par moment, tout cela en même temps sans qu'il le sache, alors je me contente de ce que j'ai, de ce qu'il offre mais hélas, sans jamais cesser d'espérer, un jour, un geste, une parole ou autre chose. Autre chose … ouais, ça, je sais que je rêve éveillée. J'ai besoin de lui et il est là, en ces temps de dèche, faut savoir se contenter de ce que l'on a, surtout en cette période, surtout en ce moment où la terreur est le sentiment qui me ronge les entrailles en latence. William, je l'ai toujours connu un peu asocial, un peu en marge de la société, décalé, comme si son prochain l'agaçait, comme un animal qui se méfie de tout et rien, un animal qui montre constamment les crocs, prêt à sauter à la jugulaire de l'autre : l'attaque en toute défense. Cracher sur le genre humain, c'est synonyme de William. Et pourtant, aujourd'hui, je découvre avec stupeur une autre teinte dans ses yeux : la rancoeur malmenée par une sorte de colère viscérale qui me dépasse. C'est une autre colère que celle que je déclenche lorsque je lui tartine la figure de mon insolence ou quand je me mets en danger par maladresse ou quand une autre personne s'en prend à lui … ou à moi d'ailleurs. Non, cette colère est différente, puissante par son ancienneté, je le sens à sa voix où rampe de l'amertume, de l'aigreur. Je le sens et sans comprendre, mon cœur se serre. Que s'est-il passé pour que William semble si blessé ? Interrogation soldé par un des points de suspension qui resteront sans réponses j'imagine car je le sens que je devrais fermer ma gueule. Je gigote sur moi-même pour faire genre, montrer un semblant d'insolence, faire croire à un ni chaud ni froid alors que je me sens impliquée, que je me sens touchée. Touchée coulée.

J'imagine qu'on se connaissait même pas à cette période là et pourtant, je me sens impliquée : ineptie, je le sais bien. Je boude dans mon coin, vexée d'être balancée dans mes propres retranchements, d'être en un sens rejetée. Je boude pour cacher ma stupeur à le voir ainsi, à l'entendre dépiter ses mots : que c'est le corps de sa propre sœur sans vie qui lui aurait fait du bien. « Non, on m'a jamais appris. Dans les foyers d'accueil, personne s'occupe d'ton éducation, personne s'en branle d'toi, sauf p'être d'te foutre une main dans l'froc mais t'as raison, j'suis qu'une pisseuse, j'sais rien » Le ton est amertume, le ton est aigreur. Je sais même pas pourquoi je ressors ces vieux dossiers, cette enfance misérable et bâclée, cet attouchement avorté, mes blessures secrètes dont j'en ai parlé à personne depuis la fin de ce monde, sauf peut-être à Lenny. Peut-être parce que j'ai que ça à faire, ruminer les souvenirs ; bons comme mauvais hélas. Alors que je m'attendais à ce qu'on se prenne la gueule, à ce qu'on commence une bataille de mots aiguisés comme d'habitude, il conclut la discussion sans la couper, sans prendre les armes. Une sorte d'armistice, une pause et je signe le contrat avec lui me délaissant de ma mine de boudeuse, serrant un peu plus sa main alors que je sens son corps se coller un peu plus contre moi. Ma cervelle passe à la vitesse supérieure ; est-ce intentionnel ou pas ce rapprochement ? Avait-il besoin de se coller à quelqu'un pour du réconfort ?Je n'en sais rien mais dans le doute, j'accepte son corps contre le mien sans rechigner parce qu'au fond, j'en ai besoin aussi de réconfort « Okay, William … C'juste … 'Fin … j'crois qu'mes frères m'manquent et j't'ai envié sur l'moment … 'Fin, bref .... Si un jour, t'veux en parler ou j'sais pas, j'en sais rien moi … bah, j'suis là, t'le sais hein ? » Je titille ses doigts ancrés entre les miens juste pour démontrer mes paroles, qu'il sache que je suis là, pour lui. « J'irai nulle part, j'peux pas trop dans c'te cage » Petit rire pour détendre l'atmosphère, tenter au moins « Façon, j'suis r'venue vers toi, non ? J'aurais pu m'tirer m'planquer quand les mecs t'ont attrapé mais j'suis r'venue … j'dois être maso » Je rigole doucement, tenter de le faire rire ou je sais pas, chasser ce nuage sombre qui semble camper au dessus de sa tête. Les joutes verbales, ça a toujours été notre truc de toute façon. « Puis mes conn'ries t'auraient trop manqué, j'pouvais pas t'faire ça. T'aurais été trop triste sans moi, plus personne pour t'casser les couilles »
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MessageSujet: Re: A matter of time Sam 14 Fév - 13:26



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    A matter of time.


    Y'avait pas à chier, j'avais vraiment beaucoup changé depuis que je connaissais Amethyst. Il fallait bien que je sois honnête avec moi même. Tous ces changements chez moi, ça n'avait pas forcément quoi que ce soit à voir avec l'épidémie elle même. Tout ça me rendait plus revêche, associable et sauvage qu'autre chose. Ouais, voilà, c'était ça le terme. J'agissais comme un animal solitaire incapable de se joindre à la moindre meute. Je démarrais au quart de tour quand quelqu'un faisait quoi que ce soit susceptible de m'énerver. C'était rapide et brutal. J'étais d'un naturel violent. Bien que sacrément calmé par Amethyst elle même. Et c'était en cela que je me sentais tellement différent. C'était la première fois de ma vie que j'appréciais quelqu'un. Putain, fallait bien être honnête, je l'appréciais cette merdeuse. Un peu plus que ça même. Sauf que ça me coûtait de l'avouer. Même à moi même, c'est dire ! La plupart du temps, je tâchais d'étouffer tout ça en agissant comme un con avec elle. J'étais con de toute façon. Alors ce n'était pas compliqué le moins du monde pour moi. Mais parfois, parfois, je laissais apparaître le fait que je ne la détestais pas. Contrairement à ce que j'avais tenté de lui faire croire pendant très longtemps. Ca s'arrangeait. Elle ne se rendait peut-être compte de rien. Ou peut-être que si. Depuis qu'on était tous les deux enfermés dans cette cage parmi tant d'autres survivants, je ne cherchais plus vraiment à la repousser. Pire, j'étais toujours installé à côté d'elle. En gros "si vous l'emmenez, c'est avec moi". Et inversement. Ou pas. Je ne voulais pas la voir quitter cette cage. M'enfin elle avait raison sur le point qu'elle avait soulevé un peu plus tôt. Elle n'avait que la peau sur les os. Si vraiment ils étaient des cannibales, ils ne devaient pas la trouver appétissante du tout. Moi je trouvais qu'elle l'était. Mais pour un autre genre d'appétit. Elle était jolie. Elle l'était vraiment. Les joues creuses et l'ossature apparente, ça ne changeait rien. Elle était jolie. Ses cheveux, ses yeux, son sourire ... Ouais, je devais bien l'admettre. Je la trouvais jo...Belle. Carrément belle pour une nana aussi jeune.

    Je lui fis une remarque à laquelle elle répondit avec une certaine amertume. Je me rendais compte que je ne savais vraiment pas grand chose d'elle. Pour ne pas dire rien du tout. Je gardai le silence pendant d'interminables secondes. « Alors à mon âge t'seras comme moi ? J'ai presque envie d'te plaindre pour ça. » Finis-je par marmonner. Façon de lui dire que, tout comme elle ,je m'étais éduqué moi même en fin de compte. Et vu ma dégaine et mon sale caractère aujourd'hui, ce n'était peut-être pas quelque chose de si positif que ça. En même temps, ça expliquait bien pourquoi on avait autant de mal à s'entendre tous les deux. Pour ne pas dire, que nous en étions tout bonnement incapables. Inconsciemment, je vins me coller un peu plus à elle. Et plutôt que de me repousser, elle me laissa faire. Elle ne broncha pas. Accepta le contact plus insistant de mon corps contre le sien. J'en aurais presque lâché un soupir de soulagement. Mais je ne le fis évidemment pas. « J'suis désolé pour tes frères ... » Putain. Les paroles de ce genre, ça me brûlait toujours la langue quand ça sortait. A l'image d'une bonne chiasse bien douloureuse. Bref ... M'voyez. « Mais celle là n'a rien d'une soeur qu'on aimerait avoir. » Crachai-je en lançant un regard froid en direction de ladite soeur. Que je ne considérais plus comme telle, depuis bien longtemps. « Continue de perdre du poids et tu finiras bien par passer à travers les barreaux. » Remarquai-je avec une pointe d'humour. Pas mon genre de plaisanter habituellement. C'était peut-être la sensation que je vivais mes derniers jours, qui me poussait ainsi. Comme ça me poussait à approfondir les contacts physiques avec ... Elle. Je parvins même à afficher un petit sourire. Elle avait raison. J'aurais été foutrement triste si je l'avais perdu en cours de route. « J'aurais préféré que tu t'échappes ... Mais t'aurais sans doute pas survécu ... » Soupirai-je doucement, songeur. En fin de compte, je ne savais pas du tout ce qui était le mieux pour elle. Seule, elle n'aurait pas tenue bien longtemps sans doute. Mais ici, ce n'était pas bien mieux. « Pourquoi t'as fais ça ? Pourquoi tu t'pas tirée ? » Demandai-je finalement, en plantant mon regard inquisiteur dans le sien.

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MessageSujet: Re: A matter of time Ven 20 Fév - 14:01

Amethyst ∞ William
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Depuis la fin de l'existence remplie de vie que j'ai toujours connu pour cette vie de misère, j'ai toujours ressenti cette fatigue en latence. Cette fatigue vicieuse qui ne s'en va jamais réellement parce que d'un, on ne dort jamais que d'un œil et puis de deux, des efforts physiques, il faut désormais toujours en fournir. Même si l'on est à la fin de son stock d'énergie, même si on n'en peut plus, la survie ne tient qu'à un fil, elle ne tient qu'à nous. Aujourd'hui, enfermée dans cette cage dégueulasse, c'est presque comme des vacances : pas à courir, pas à sauter, pas à éviter des cadavres ambulants, juste à rester allongé et pourtant, je me sens crevée. Sûrement parce que je passe mon temps à psychoter, retourner la situation dans tous les sens et souvent, quand le sommeil ignore ma dégaine, je ressasse le passé, je repense à  … avant. Mes muscles sont endoloris et c'est même pas parce que je les sollicite plus qu'il n'en faut, non, c'est le stress, l'angoisse, les positions inconfortables et toutes les conneries qui vont avec cette cage. Mon nez se plisse, mimique taquine alors que je roule les yeux. « M'plains pas, plains plutôt ceux qui d'vront me supporter puis t'bien optimiste aujourd'hui, j'crois pas que j'atteindrais les cent ans comme toi » Plaisir qui ne se perd jamais de le taquiner sur son âge, d'exagérer les choses et pourtant à mes yeux, il n'est pas un vieux croûton moche, non, bien au contraire. L'écart d'années qui forme un gouffre entre lui et moi le rend plus attirant encore puis pour être honnête, l’apocalypse l'a bien conservé. Pendant un très long moment, j'ai toujours pensé que tout nous séparait William et moi, que nous n'avions rien en commun. Aujourd'hui, je me dis qu'au contraire, on se ressemble peut-être plus que je ne l'aurais cru, en tout cas d'une certaine manière. J'hausse les épaules quand il s'excuse pour la perte de mes frères, je sais que c'est une phrase bancale, je sais que c'est une phrase qu'on sort au quotidien ici bas et hélas, ça n'enlève en rien cette douleur sournoise dans le muscle cardiaque. Mes yeux suivent ceux de William et se posent sur la silhouette de ce qui était sa sœur comme il le dit et je m'interroge sur les évènements qui se sont passés. Ma curiosité me pique, me donne envie d'aller faire connaissance avec cette sœur si indigne comme le peint William, juste pour savoir mais par loyauté, je n'en parle plus et arrête d'importuner William avec. J'aime l'emmerder mais pas avec des vieux dossiers de famille, ça peut vite devenir radicale ce genre d'histoire et je n'ai réellement pas envie de finir comme sa sœur. Car oui, je ne supporterai clairement pas d'être ignorée par lui, non, ça me rendrait folle, déjà que cette cage m'atteint psychologiquement, pas envie d'en rajouter une couche. « C'ça et j'm'enfuirais en m'laissant porter par l'vent comme Pocahontas. Ah pardon, t'dois pas connaître … Quand l'dessin animé est sorti, t'devais avoir quoi … 50 ans ? » Comme un match de ping pong, je lui renvoie sa note d'humour, on a que ça à foutre de toute manière.

Mon index se plante sur sa joue, dans le creux formé par le faible sourire qu'il m'offre : une chose rare et pas seulement depuis qu'on est enfermés. « M'échapper pour rater ça ? Jamais. William qui sourit, c'est à n'pas rater tell'ment c'rare ! » Mais rapidement mon index dégringole et reprend sa position initiale. « T'aurais préféré que j'm'échappe ? J'note. Et merci d'dire j'ai pas l'étoffe d'survivre, va à l'essentiel et dis qu'je suis conne aussi » Il avait pas tort du tout mais ma fierté m'empêchait de l'avouer, me poussant à paraître vexée. Quelque chose en moi avait envie de pouvoir être autonome, de ne pas avoir besoin de dépendre de quiconque pour pouvoir vivre mais ce n'est pas ce que je suis et je le sais bien, c'est ça qui est triste. Désespérant, ouais, je suis désespérante, bonne à rien en somme. « Pourquoi j'suis r'venue ? Bah juste pour l'plaisir de t'entendre m'dire que t'aurais préféré qu'j'm'échappe pour plus m'avoir dans tes pattes » A mon tour, je plonge mon regard dans le sien, soufflant pour garder un ton de voix bas alors qu'en moi, tout s'anime. « Parce qu'contrair'ment à toi, visibl'ment, j'voulais pas être séparée d'toi. J'allais pas t'laisser, on a t'jours été ensemble, on l'reste jusqu'à la fin, même si c'pour crever dans c'te cage mais j'vois que j'suis l'seule à penser comme ça » Envolée mon envie de paix et tranquillité, plus fort que moi, je pars au quart de tour tout en tentant de rester calme en apparence car nous ne sommes pas seuls dans cette foutue cage. Je tente de modérer ma voix, la garder basse pour que seul William m'entende et sûrement pour ne pas trahir les trémolos qui y suintent « T'as t'jours eu c'te sale manie d'me rejeter ou m'éjecter facil'ment, comme un claquement d'doigts. C'comme l'dernière fois, tu m'as abandonné sans un mot à la zone pour t'casser j'ne sais où avec ton groupe à la con. Ca a l'air si facile pour toi d'me laisser derrière toi. Ni chaud ni froid. Merci quoi ! C'fait plaisir ! Alors qu'moi … qu'moi ... Oh et puis merde, tu m'emmerde, William » Silence hachuré par ma respiration en bordel, je le fixe, les yeux commençant à être humide à cause de l'émotion mais rempli de colère. Il faut que je me calme, il le faut, j'ai pas envie de finir en larme, laisse tomber. Je secoue la tête et soupire en haussant les épaules, fataliste. « J'ai chialé chaque p'tin d'jours quand tu t'es tiré avec l'groupe, j'ai cru qu'j'allais crever d'chagrin quand ton groupe n'rentrait pas. Voilà pourquoi j'suis r'venue parce qu'j'supporte pas l'idée d'être séparée d'toi, la voilà ta p'tin d'vérité, 'spice d'vieux con. Maintenant, moi, j'commence à en avoir ras l'cul d'me faire jeter quand c't'chante puis qu't'rapproche d'moi quand, par miracle, t'es d'bonne humeur alors t'me dis, tu préfère être sans moi ou pas ? J'te foutrais une paix royale si c'que t'veux ! J'irai au bout d'la cage et j'te ferais plus chier … T'as ma foutue parole » Les mots sont hésitants, grelottants. Car oui, sa réponse, je la redoute mais être enfin posée est devenue aujourd'hui essentielle. C'est une chose de perdre les gens que l'on aime mais c'est tout aussi affligeant de s'attacher à une personne qui s'enfout de toi. Là, je serais fixée, enfin. Plus à mettre des oeillères pour voir ce que j'ai envie de voir, la vérité, rien que la vérité.  
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MessageSujet: Re: A matter of time Mer 25 Fév - 22:02



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    Un mince sourire parvint à s'installer sur mes lèvres si souvent closes et impassibles. C'était plus fort que moi. Plus le temps passait et plus j'arrivais à me détendre en présence d'Amethyst. C'était peut-être elle qui avait ce pouvoir étrange sur moi. Ou c'était la sensation que nous allions bientôt crever de toute façon. Dans le fond, je me disais peut-être que c'était maintenant ou jamais d'avoir l'air plus ... Normal. Ou quelque chose dans ce goût là. Mais le fait est que j'arrivais plus facilement à sourire. Soit, je ne riais pas non plus aux éclats. Fallait pas déconner quand même ! Mais quand même, un sourire venant de moi c'était vraiment énorme ! « J'ai d'la chance d'être aussi vieux. Moi j'aurais pas à supporter ça trop longtemps. » Rétorquai-je avec ironie. En réalité, j'adorais sa "chiantise". Et je voulais la supporter aussi longtemps que possible. J'étais très certainement maso. Mais c'était comme ça. Mon petit sourire se confirma quelque secondes plus tard et elle ne le manqua pas. Elle ne manqua pas non plus de me le faire remarquer tout en venant toucher ma joue du bout de son index. « La ferme ... » Marmonnai-je doucement en évitant volontairement son regard désormais. J'étais déjà bien assez gêné comme ça d'afficher un sourire bien malgré moi. Sans en rajouter une couche ! Pour changer radicalement de sujet, je fini par lui faire comprendre que j'aurais presque préféré la voir s'échapper. C'était la pure vérité. Et en disant ça, je pensais uniquement à elle et à sa sécurité. A rien d'autre. « Fais pas chier. T'sais très bien que t'es pas faite pour survivre toute seule. » Soupirai-je sur un ton agacé. A quoi bon tourner autour du pot ? Elle le savait au moins autant que moi je le savais. Elle n'était pas assez forte pour ça, point barre. Et puis de toute façon je pensais que personne n'était fait pour survivre seul, éternellement. Ca avait de quoi rendre dingue. Même pour quelqu'un comme moi !

    Je me figeai un peu quand elle entreprit de me répondre, la voix pleine de rancoeur et d'agacement certain. Je plantai mon regard dans le sien, sentant qu'un truc pas terrible allait m'arriver en pleine gueule. Ce qu'elle pouvait être conne parfois. Non sérieusement. Je pensais à sa vie là. Pas à autre chose. Pas au fait qu'elle m'emmerdais à toujours me coller aux basques par exemple. En même temps ce serait con de ma part de dire un truc pareil alors que c'était moi qui la suivais comme son ombre la plupart du temps ! Quoi qu'il en soit, je la laissais parler, de plus en plus surpris par ses propos. Je fronçai les sourcils de plus bel quand il me sembla entendre quelques tremblements dans sa voix. Bah merde ça partait loin là quand même. Je ne comprenais rien du tout. Depuis quand elle était aussi émotive en ce qui concernait ce que je pouvais penser d'elle ? Je détournai finalement le regard quand elle se tu, après un sacré monologue et une interrogation qui attendait une réponse des plus franches de ma part. Je ne savais pas bien ce que je devais lui dire. Ou ce que je devais pas. J'étais surtout mal à l'aise. Je n'étais pas habitué à parler, c'est un fait. Mais moins encore de tout ce que je pouvais ressentir. Je me grattouillais distraitement le menton du bout de mes ongles crasseux. J'étais mal à l'aise. Très. Mais je ne pouvais pas ne pas lui répondre. Elle allait m'étrangler si j'osais ne pas lui répondre. Ou m'échapper. Ouais ça m'inquiétait davantage ça. L'idée qu'elle puisse se tirer dans un coin de la cage et m'ignorer pour de bon. Ca ne me plaisait pas du tout. « Tu m'semblais en sécurité à la zone. C'pour ça que j'suis parti en te laissant derrière. Si je t'ai pas prévenu, c'parce que je sais bien qu't'aurais voulu suivre. Mais j'préférais t'savoir en sécurité à la zone. » Soupirai-je doucement en évitant toujours de la regarder. « Et là j'aurais préféré que tu t'fasses pas attraper. Que t'arrives à t'planquer ailleurs. A t'trouver un autre groupe même. » Ajoutai-je ensuite. Mon ton était calme et mesuré. Je ne voulais pas que qui que ce soit entende notre petite conversation. « J'te jette pas ! Pas ... A proprement parler. J'te garde éloignée parce que j'veux pas qu'y t'arrive une merde. » Marmonnai-je cette fois sur un ton bourru. Bordel c'était dur à dire ces mots là. Et en même temps, elle aussi avait été très expansive. C'était donc le moins que je pouvais faire ! « T'as chialé hein ? Ca c'était stupide. » Pointe d'humour pour cacher que ça me faisait quelque chose d'entendre ça. Ouais j'étais surpris surtout. Mais ça devait bien vouloir dire qu'elle tenait à moi ça, non ?

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MessageSujet: Re: A matter of time Ven 27 Mar - 23:35

Amethyst ∞ William
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Je me suis jamais demandé si je vivrais longtemps ou pas, non, pas vraiment. A l'époque qui me paraît des siècles auparavant, rien ne m'intéressait, mes études étaient mon unique occupation. Pas de sorties, pas de boîte de nuit, pas de petits copains. A mon sens, ce n'était que du temps perdu et j'avais autre chose de mieux à faire comme me construire un avenir solide. Aujourd'hui, tout ce temps passé dans les bouquins est du temps perdu. Le code pénal n'a aucune utilité aujourd'hui, la loi du plus fort règne, la justice a muté en une chose bien plus sanguinaire. J'ai le sentiment d'être passée à côté de ma vie. Si j'avais su, peut-être que j'aurais bien plus profité de ma vie, de mes frères, de l'humanité. Je regrette, je regrette et les regrets n'arrangent rien mais je n'ai que ça entre ces barreaux. L'envie de vivre se perd avec l'envie d'en finir, je ne souhaite pas vivre jusqu'à l'âge de William, supporter tout ça, très peu pour moi. Vivre aussi longtemps impliquerait aussi que William ne soit plus là, une alternative qui ne plait encore moins pour dire vrai. Être sans William me paraît insurmontable et je suis là, à lui planter un ultimatum dans la gueule. Là, face à son visage perplexe, comme si je venais de lui chier que les licornes couraient dehors et qu'elles viendraient nous sauver. Maintenant, il semble être mal à l'aise à se gratouiller le menton avec ses ongles comme si me répondre était une chose difficile. L'envie me prend de le secouer comme un prunier, de le frapper. C'est si difficile de me répondre ? Il fait durer le suspense, mets mes nerfs à dure épreuves. A moins que cela veut dire qu'il va m'annoncer que j'ai qu'à lui foutre la paix et aller me tirer dans le coin des pestiférés avec sa sœur. Le stress me crève de part en part, je regrette d'avoir lâcher d'un coup tout ce que je gardais en moi, tout ce que je gardais sous clés. Me laisse pas, ne me dis pas de te laisser et je supplie en silence, prête à chialer et en même temps lui sauter à la gorge. Bordel émotionnel.

Voilà qu'il prend enfin la parole, m'évinçant de sa ligne de mire, évitant mon regard avec application. « R'garde moi quand tu parles, William. Bien-sûr que j'aurais voulu t'suivre, moi, j'me sais en sécurité quand t'es là. J'veux pas d'un autre groupe, même si ç'veut dire être en liberté. Et puis, pour l'nombre de fois où tu m'as évité d'me faire bouffer, j'allais pas t'laisser tomber comme une merde, j'allais pas t'abandonner  » Je secoue la tête, restant campée sur ma position, n'en démordant pas car je le crois fort comme fer que si William est là, tout ira bien, j'irais bien. « Si, t'me jette ! Si, si , siiiiiiiiiii » Têtue comme une mule, ça, c'est clair mais mon ton se calme, comme apaisé par les mots qu'il me marmonne comme s'ils étaient si durs à dire mais moi, je l'attendais cette explication, je l'attendais. « D'puis tout c'temps avec toi, il m'est rien encore arrivé alors c'pas en m'éloignant que j'serais saine et sauve. C'justement en faisant ça qu'il m'arriv'ra quelque chose, tu l'as pas saisi encore ? J'veux rester avec toi … et pas uniqu'ment parce que j'veux qu'il m'arrive rien » Au fond, ce qu'il venait de dire c'est qu'il tenait aussi à moi, non ? Qu'il veut qu'il ne m'arrive rien. Ca, ça me suffit à me calmer, à taire mes émotions en bordel mais c'est sans compter sur sa boutade. En réponse, il se prend un coup de coude dans les côtes, bien fait ! « T'gueule ! J'ai exagéré, j'ai pas si chialé qu'ça » De mauvaise foi, visiblement, je me rattrape comme je peux mais je surenchéris en utilisant, comme lui, ce qu'il venait de dire. « Tu trouve ça drôle, c'ça ? … Eh bah c'était pas drôle pour moi ! Si c'était l'inverse qui s'était produit hein ? Si c'était moi qui m'était barré sans laisser la moindre explication, t'aurais kiffé ? J'en doute maint'nant que j'sais que t'veux pas qu'il m'arrive quelqu'chose !  » Je fanfaronne l'air de rien et même s'il réfute, ca changera rien, maintenant, je le sais qu'il tient à moi. Il ne me l'a pas dit clairement mais le faite qu'il ne veut qu'il m'arrive rien revient à la même chose. « L'vieux s'est attaché à l'pisseuse » Un sourire s'affiche sur mon visage le taquinant comme je sais si bien le faire. Je me sens apaisée dans un sens, même si je sais que je dois juste me contenter de ça, qu'il doit sûrement pas éprouver la même chose que moi mais au moins c'est déjà ça. Juste savoir ça me réconforte et puis pour le reste, tant pis pour moi. William ne peut pas avoir des sentiments pour moi, je suis bien trop jeune et je lui casse bien trop les pieds mais je saurais me contenter que de ça et juste ça, c'est déjà bien. Il est avec moi et c'est l'essentiel après tout. Je reprend sa main dans la mienne et me colle à lui l'empêchant de s'éloigner, de me jeter pour me prouver le contraire, je le prend en otage. « T'peux l'dire, j'suis adorable et attachante » J'en rajoute une couche, taquine « Tu m'aimes bien en faite. William m'aime bien, c'est l'exploit de l'année. J'devrais avoir une médaille ! »
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MessageSujet: Re: A matter of time Dim 29 Mar - 20:29



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    Amethyst me mettait au pied du mur et je détestais vraiment ça. Je la détestais elle, pour le coup, de me faire un truc pareil. Je ne le supportais pas vraiment. Je me sentais obligé de lui apporter une réponse. J'étais obligé de le faire. Si je ne le faisais pas avec autant de sincérité que possible, il n'était pas impossible qu'elle me tourne le dos pour de bon. Ce que je ne pouvais décemment pas accepter, bien entendu. Je me sentais donc pris au piège face au regard qu'elle m'obligea même à affronter. « Ouais bah au final tu t'retrouves autant dans la merde que moi ! » Lui fis-je remarquer dans un grognement agacé. J'étais vraiment agacé qu'elle se retrouve également dans cette situation. Même si une part de moi était assez heureuse qu'elle soit à mes côtés. Je tenais à elle, c'était un fait contre lequel je ne pouvais plus rien. « Non j'te jette pas ! » Répétai-je assez stupidement, agacé de la voir insister. Elle se comportait comme une gamine. Et le pire dans tout ça, c'était que je la suive sur sa lancée. Il ne fallait pas oublier qu'il y avait une sacré différence d'âge entre nous quand même. Elle, on pouvait éventuellement lui pardonner ses gamineries. A moi, un peu moins ... Je retrouvai tout de même mon ton le plus sérieux qui soit, pour lui apporter des réponses à ses interrogations et inquiétudes. Putain. A croire qu'elle voulait m'entendre lui dire que je tenais à elle. Que je l'appréciais même ! Bon soit, il fallait bien admettre que je l'aimais un peu plus que bien. Mais je n'étais absolument pas en mesure d'assumer cela à voix haute ! La conversation prenait une tournure qui ne me plaisait pas trop. Ca virait trop à l'émotion et tout ce bordel trop gênant. Alors je la cherchai, comme je savais si bien le faire. En me moquant ouvertement du fait qu'elle avait chialé. En fait j'étais plus touché qu'autre chose. Mais je ne voulais pas lui avouer cela ! Elle me flanqua de suite un coup de coude. Et je du pincer les lèvres pour ne pas rire de cette réaction de sa part.

    « C'bon arrête un peu ta comédie ! » Soupirai-je mollement en levant les yeux au ciel. Pas la peine non plus d'insister sur le fait que je tenais à elle. Elle s'en était rendue compte maintenant. Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie comme elle savait si bien le faire. Ca en devenait lassant à la fin ! Je grommelai encore dans ma barbe, plus ou moins las de ce petit jeu et de ses incessantes taquineries/moqueries. Mais quand elle s'empara de ma main, je la laissai faire sans broncher, appréciant même ce contact aussi léger fusse-t-il. « Adorable et attachante, toi ? Tu t'rends quand même compte d'la connerie de c'que tu racontes ? » Rétorquai-je avec une ironie évidente. Je voulais bien admettre que je l'appréciais pas mal. Mais il ne fallait quand même pas compter sur moi pour lui dire qu'elle était adorable et toutes conneries de ce genre là. Ca, c'était juste impensable pour moi ! Et elle devait quand même bien s'en douter. « Dis le encore une fois et j'te jure que j'trouve un moyen d'te bâillonner. » Je lui lançai un regard menaçant pour appuyer mes dires. Forcément, ma réaction prouvait surtout le fait qu'elle avait raison. Que je l'aimais bien cette pisseuse, aussi emmerdante soit-elle. Mais j'avais la sensation que le lui avouer, revenait à lui donner des armes à utiliser encore et encore contre moi. Or, j'avais déjà bien assez de mal à m'avouer à moi même que je puisse à ce point tenir à quelqu'un, sans remuer les choses à ce point là. C'était assez merdique comme ça, vraiment ! En tout cas, aucun risque que je lui avoue le fin mot de mes sentiments pour elle !

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MessageSujet: Re: A matter of time Dim 19 Avr - 10:44

Amethyst ∞ William
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Se retrouver dans la merde, oui, c'était un peu ça mais qu'importe. A dire vrai, la situation était à peine tolérable, à peine vivable et pourtant comme une grande idiote que je suis, je préfèrais ça qu'être dehors en liberté mais sûrement seule. Et même si j'étais restée avec des survivants, que j'étais accompagnée, cette liberté aurait le goût amer de son absence. Je voulais juste pas être sans lui, je voulais juste pas le perdre, juste arrêter de perdre des gens que j'aime, rien que ça. « Et alors ? » Une réplique digne d'une adolescente bourrée d'insolence en pleine crise, ni mon hochement de tête soutenu, ni ma façon de répéter bêtement si, si, si, si, si pour lui clouer le bec ne relevait le niveau. Pas du tout. Le pire, c'est qu'il me rétorque de la même manière ce qui me fit éclater de rire. Eclater de rire dans une telle situation ? Impensable et pourtant, c'était ce que je venais de faire pour la première fois depuis qu'on m'avait jeté dans ce trou pourri. « Tu r'tombe en adolescence ? » Certains regards se tournent sur nous, sûrement qu'ils se demandent ce qui me fait rire dans une situation pareille. J'ai envie de leur montrer mon majeur et laissez-moi rire, merde quoi. Faut-il que je chiale pour être dans le thème ? Y'en a marre de chialer, franchement. Je retourne mon attention sur William en haussant les épaules fièrement. « J'ne fais qu'dire la vérité ! Aucune comédie ! » Au fond, je jubilais et malgré la situation désastreuse dans laquelle nous étions, je me surprenais à ressentir une pointe de joie dans le cœur. C'est ça être amoureuse ? C'est vraiment ça ? C'est franchement suicidaire, ça te rend heureux même quand t'es enfermé dans une cage qui pue la pisse, le ventre vide depuis je ne sais combien de temps. L'amour, c'est quand même une grosse daube, le truc le plus ahurissant et le pire c'est que je suis en plein dedans : la grosse merde. Malgré les dires de William, ce sourire de débile n'arrive pas à s'effacer de mon visage. Il venait pas de me dire qu'il m'aime à la folie alors Amethyst, cesse de planer et redescend. Il venait juste d'avouer à demi mots qu'il tenait à moi, qu'il m'appréciait par conséquent, rien de plus. Mais déjà, en soi, c'était déjà quelque chose, pas rien connaissant l'homme.

« J'm'en compte mais j'assume ! T'devrais assumer d'm'apprécier autant, ç'te ferait pas de mal » Vraiment mais vraiment impossible de cesser de jubiler et d'en jouer. Limite, j'avais envie de brandir une pancarte avec écrit dessus : William m'apprécie, motherfucker ! Parce que, franchement, je ne pensais pas qu'un jour il m'apprécierait vu sa personnalité, sa façon d'être et vu que je ne suis pas un cadeau, surtout un fardeau à ne pas savoir me battre, me défendre correctement et m'attirer tout un tas d'emmerdes comme pas possible. Il aurait pu me laisser au bord d'une route en me disant d'aller me faire foutre mais il ne l'a jamais fait : maintenant je sais pourquoi. « J'aim'rais bien voir ça tiens ! Histoire qu'on voit si t'as d'l'imagination » Je fronce le nez, lui rit doucement à la figure pour le taquiner mais son regard menaçant me force à m'incliner. Je détourne les yeux et pose ma tête contre son épaule pour faire diversion. « C'bon, c'bon, j'te taquine, rho la la la ! Un vrai pitbull ! » Retrouvant un semblant de sérieux, j'observe ma main imbriquée dans la sienne et me dit que quelque années plus tôt, je n'aurais jamais cru pouvoir faire ça avec lui, être si proche et surtout l'apprécier autant, l'aimer autant. Comme quoi, les choses sont très changeants sans qu'on le désire. « En tout cas, vieux grincheux, si j'peux m'permettre d'dire un truc sans qu'tu m'bâillonnes … Merci d'me l'avoir dit » De mon autre main libre, je tapote son torse comme un pote le ferait à un autre pote quand l'envie de le serrer dans mes bras est ce que je préfèrerais mais laisse tomber, je n'ai pas envie de me faire envoyer chier. « T'crois qu'il est mort le mec là-bas ? » Je pointe du doigt la silhouette à  à peine un ou deux mètres de nous qui ne bouge plus ni ne parle depuis quelque jours. « Faut p'être qu'on aille vérifier, tu crois pas ? »  
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MessageSujet: Re: A matter of time Dim 3 Mai - 10:26



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    Et alors ? Et alors !? Eh bien il me semblait que tout était déjà dit. Ce n'était pas normal ni plaisant, le moins du monde, qu'elle soit embarquée dans la même merde que moi. Surtout en sachant que cette idée l'avait fait de manière volontaire. Je ne comprenais pas cela, le moins du monde. Enfin si, en partie quand même un peu. Elle l'avait fait parce qu'elle voulait rester avec moi. Mais moi, j'aurais quand même préféré la savoir dehors et en vie. Enfin, en partie là encore. Ne pas l'avoir sous les yeux, ça me dérangeait également beaucoup puisqu'ainsi je ne pouvais pas m'assurer qu'elle allait bien. Elle me prit encore une fois de court quand elle se comporta comme une véritable gamine. Mais comme un crétin, je tombai dans le truc et lui rétorquai sur le même ton. Ce qui ne manqua pas de lui arracher un rire des plus sincères. Je la regardais sans broncher, bouche légèrement entrouverte. Bah merde alors. Je me rappelais pas de la dernière fois que je l'avais vu rire. Et le moins que l'on puisse en dire, c'est qu'elle offrait un spectacle vraiment très agréable ! Peut-être un peu trop étrange et déplacé pour les gens autour de nous qui nous regardaient maintenant d'une drôle de façon. Mais franchement, on s'en foutait des gens ! « C'est d'ta faute ... » Me contentai-je de répondre, en détournant le regard d'elle. Mais juste quelques secondes. Parce que l'expression amusée qu'elle continuait d'afficher, avait le don de vraiment me plaire quand même ! Elle avait l'air détendu pour la première fois depuis très longtemps. Et forcément, ça faisait très plaisir à voir ça ! Ce qui faisait moins plaisir, c'était l'entendre insister sur le fait que je l'appréciais. ouais ouais. On avait comprit ça. Pas besoin d'insister quand même.

    « Ouais bah ça va. Pas la peine d'étaler ça non plus. J'vais finir par changer d'avis. » Grommelai-je dans ma barbe, passablement agacé. On ne pouvait donc pas apprécier les gens sans qu'ils n'en fassent toute une histoire ? Elle ne fit que m'agacer de plus en plus au fil des minutes. Elle prit même à la légère mes menaces et je lui tournai un regard presque noir, qui la fit enfin capituler. Putain ce qu'il fallait pas faire pour la calmer celle là quand même ! Elle était à peine croyable ! Elle vint me tapoter le torse en me remerciant de lui avoir avoué tout ça. Et je ne répondis rien. Je me contentais d'apprécier sa présence tout contre moi et sa main dans la mienne, en silence. Le silence, j'adorais ça. Contrairement à elle qui semblait toujours éprouver le besoin de l'interrompre. Je ne comprenais pas ça. Ne trouvait-elle pas que c'était chiant, de toujours parler, sans déconner ? Nous n'étions vraiment pas pareils tous les deux. Je m'étais fais à l'idée depuis longtemps quand même. Ce n'était pas comme si j'avais un autre choix en même temps. Je suivis la direction qu'elle m'indiquait avec son doigt, du regard. En effet, y'avait un type qui ne bougeait plus depuis plusieurs jours déjà. Je haussai brièvement les épaules. « J'suppose que s'il était mort depuis plusieurs jours, il se serait déjà relevé en zombie ... » Remarquai-je calmement. Il fallait donc espérer qu'il n'était pas mort depuis quelques heures et sur le point de se relever ce con. Pour un peu qu'il ait le temps de mordre la personne à côté de lui ... Putain on serait dans une belle merde si on devait tuer des rôdeurs en sachant que nous n'avions aucune arme et que nous étions tous trop faibles pour faire grand chose. « On d'vrait p'têtre pas trop dormir, si jamais ... » Ou se relayer. Mais dans tous les cas, faire gaffe à pas être trop vulnérables tous les deux.

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× A propos du vaccin : :
Plutôt crever que de faire ce foutu vaccin !

× Âge du perso : :
31 ans, bientôt 32.

× Localisation (+ avec qui) :
en Californie, et plus précisément à Yosemite.

× Avant, j'étais : :
serveuse dans un bar.

× Messages : :
21395

× Points de vie : :
388

× Copyright : :
© lux aeterna (avatar), © schizo' (code signa)

× Avatar : :
Kristen Bell.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
Schizophrenic.

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MessageSujet: Re: A matter of time Sam 14 Mai - 17:25

Rp archivé suite à la suppression d'Amethyst. coeurrose

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en présence très réduite jusqu'au 9 août
Maybe it was all too much. Too much for a girl to take.
I don't want to play this game no more. I don't want to stay 'round here no more. Like rain on a Monday morning, like pain that just keeps on going on. Look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.

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MessageSujet: Re: A matter of time

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A matter of time

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