Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.
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MessageSujet: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 2 Fév - 10:31

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti
Darren & Nikita

Mon dieu. Mon dieu. Mon dieu. Que se passe t-il? Pourquoi? Comment!? Est ce le rêve ou la réalité? Le souffle est court. La respiration, haletante. Je cours à en perdre haleine, alourdie par le poids des armes que j'ai. Dans mes mains. Dans mon sac à dos. En bandoulière. Dans mes godasses même. J'ignore la brûlure de mes membres engourdies. Je devrais m'arrêter. Je sais même pas ou je vais. Peut-être suis je en train de tourner en rond? C'est fort possible. Je suis dans la forêt et ma seule orientation c'est... Les zombies que je tente d'éviter. Ils sont là. Trop nombreux. Je les avais presque oublié dans le village depuis. Blague ironique bien sûr. La mort ne s'oublie pas. Mais j'étais habituée à mon train-train habituel digne d'une retraitée. Et mon corps me le fait sentir. Je sens que mes muscles protestent. Mais ce n'est pas grave. Je cours quand même. La mort me côtoie de si près qu'elle me tient en vie. L'instinct primaire, je ne veux pas crever. Pas maintenant. Et encore moins être bouffée. Je pourrais me faire exploser le cerveau mais je n'en ai pas envie, j'ai pas la foi de me dire que j'ai perdu deux ans de ma vie là-bas. Au fond de moi, je sais que j'ai encore quelque chose à faire sur cette putain de terre mais quoi?
Oui... C'est ça le problème... Quoi...?
Buter ces ordures? Ouais. Fort possible. D'ailleurs, voilà un qui vient de se faire exploser le cerveau par mes soins. Je récupère l'avant de mon arme toute engluée de sang coagulé.
- Dégueu. Dis-je dans un grognement de mécontentement. Un autre subit le même traitement. La colère gronde trop en moi. Faut tout simplement pas me faire chier. Malheureusement, plus je les zigouille avec un coup de canon dans le pif, plus ils rappliquent. Le désespoir me guette et je finis par gémir: Allez tous vous vous faire... Mais pour seule réponse, ma fuite les accueille. Ça sert à rien de rester, de les injurier. Les insultes ne fonctionnent pas, ils ne veulent que ma chair. La course reprend. La direction? J'en sais rien. Je veux semer le plus de distance. Je cours et finis par m'arrêter contre un arbre, avec la sensation que je vais crever par terre pour cause de courbatures. Même pas bouffée par ces cons. Si le caporal me voyait... Il me dirait que je suis une tapette.
Je finis pas m'accroupir, le cœur battant la chamade. Et je ferme les yeux. La douleur physique devient mentale. Me voilà seule. Comme il y a deux ans. Mon cœur se serre en pensant aux habitants du village. Ils ont pas été mes meilleurs amis mais bon... On se connaissait tous. Les larmes me viennent aux yeux. C'est pas le moment de jouer au recueil tragique. Il y a plus le temps pour les larmes. Et puis d'ailleurs, j'entends ce craquement de branche. Mais point de grognement s'y accompagnant. Des pas réguliers. Rien à voir avec ceux de ces abrutis. Ça suffit à me redresser, à enlever le cran de sécurité de mon flingue et de mettre en joue le nouveau venu. Pas un mot. Pas un message de bienvenue. Juste la froideur de mon regard, l'œil dans le viseur de mon Ak-47. Je n'hésiterais pas à tirer. Mais je vois le nouveau venu et automatiquement, je baisse mon arme. Surprise.
- Darren..? Ma voix témoigne de l'étonnement. Le voir ici me surprend. Lors de notre rencontre, je l'avais observé jugeant qu'il n'était pas du tout fait pour la survie. T'es tout seul? Ma question est stupide, un peu précipitée. Et pour cause, je ne veux pas dire de conneries, ni le vexer. Parce qu'au fond, je suis contente de le voir.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Sam 7 Fév - 14:26



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    J'étais perdu. Complètement perdu. L'esprit en vrac. C'était le silence dans ma tête pourtant. Aucune voix n'était venue me parler cette fois. Personne pour m'aider à trouver une solution. Pour me dire ce que j'étais supposé faire. Tout volait en éclat autour de moi. J'étais sonné. Le coeur au bord des lèvres. Et pourtant je marchais. J'avançais sans savoir où j'allais. Je me contentais juste de marcher. Droit vers ... Vers ailleurs. Quelque part où les rôdeurs ne seraient pas en train de dévorer des gens que j'avais côtoyé pendant des mois. Je marchais. Ou plutôt, je titubais la moitié du temps. Jamais je n'accélérais l'allure. Je ne courais pas alors que les rôdeurs tournaient dans les environs. J'étais discret et en même temps pas du tout. Je ne savais pas pourquoi ils ne me voyaient pas. Peut-être parce que je ne cherchais pas réellement à les fuir. Aucune foutue idée. Mais encore une fois ... J'avançais juste. Et ce n'était pas plus mal. C'était toujours le silence dans mon crâne. Et je me trimbalais avec mon carnet à la reliure de cuir marron. Mon style dans la poche de ma veste déchirée. C'était là tout ce que j'avais pris avant de fuir ce qui me servait de maison depuis ce qui me semblait être une éternité. J'avais fuis pour ne pas finir bouffé moi aussi. Mais je ne m'étais pas chargé en arme. C'était stupide peut-être. Mais je n'avais sans doute plus d'instinct de survie.

    Ce fut une voix qui me tira de ma torpeur. Aucun autre bruit. Je n'étais pas assez attentif pour ça. Beaucoup trop perdu dans mes pensées. Je relevai la tête pour découvrir une jeune femme qui se trouvait dans le même petit village que moi jusqu'à son explosion. Elle tenait une arme entre les mains elle, contrairement à moi. Mais si je me rappelais bien, elle apprenait aux gens à en utiliser. Je ne savais pas tout d'elle. Juste l'essentiel. Et ça me suffisait à penser qu'elle faisait une excellente survivante ! « Je pensais que tout le monde était mort ... » Songeai-je à voix haute, en la regardant sans réellement la voir. Je me contentais de la fixer, sans afficher la moindre réelle émotion. J'étais pourtant vraiment surpris de trouver quelqu'un en vie devant moi. Alors que je pensais vraiment tout le monde mort. Mais force était de reconnaître qu'il était bien plus logique qu'elle soit en vie, plutôt que moi. Venant de moi, c'était même carrément étrange. « Je suis tout seul. » Finis-je par lui répondre enfin, en réalisant qu'elle m'avait posé une question. Même si mes paroles précédentes représentaient déjà une réponse. « Y'a d'autres survivants ? » Lui demandai-je ensuite en regardant un peu autour de nous. Comme dans l'espoir de voir quelqu'un sortir d'entre les buissons pour nous rejoindre. Si possible, quelqu'un de vivant. Pas un mort vivant encore et toujours à la recherche de viande fraîche.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Sam 7 Fév - 17:57

Putain, je suis contente. Si d'apparence extérieure, je suis stoïque quoiqu'un peu surprise, à l'intérieur de moi, c'est la fête. Je suis pas démonstrative, aussi, baisser mon arme devant l'ancien sédentaire est une légère preuve de ce moment de joie. Il y a aussi un soupçon de douleur parce que ça me rappelle ce qu'il s'est produit dans notre village. Tout est parti en vrille. Je n'ai rien compris. J'ai juste eu le réflexe de prendre mes affaires dans un placard, tout ce que j'avais préparé depuis deux ans. Des armes, de maigres provisions. Comme si j'avais crains à ce moment là que tout parte en cacahuète. Et je ne me suis pas trompée. La triste réalité est là. Elle est la même pour Darren. Il pensait tout le monde mort. Au fond de moi, je me dis que s'il est toujours en vie, alors il doit y en avoir d'autre. Pourtant, il est tout seul et je me demande même s'il n'est pas déjà à moitié dans l'au delà. Je sais pas... C'est bizarre, j'ai l'impression qu'il me parle sans me parler à vrai dire. Qu'il est ailleurs. Ou qu'il s'est fumé un bon joint avant l'arrivée des zombies. J'en sais rien. J'ai jamais réussi à me faire une opinion sur ce type. Juste qu'il est étrange. Et pas fait pour la survie. Ça j'en suis sûre à deux mille pour cent.
Quand il me demande s'il y a des survivants, je hausse les épaules:
- Je ne sais pas. Ma mine est désolée, je secoue légèrement la tête: Tout s'est passé si vite mais il me semble que beaucoup sont tombés sous les morsures des zombies.... Personne ne s'attendait à ça... Personne ne s'était préparé. Tout le monde vivait sans se soucier de rien.
Mes mots se perdent dans un murmure. La culpabilité me ronge un peu. Tout le monde avait essayé de tenir une arme mais face à un mur ou un zombie attaché, rien n'était pareil que d'être face à une horde de zombie crevant la dalle et libre comme l'air. Darren, par exemple, n'a jamais été doué pour ça. Au fond de moi, je me dis que maintenant, je ne le vois pas rester deux jours en vie tout seul.
Me rapprochant de lui, je sors un flingue se trouvant, à la base, coincé entre mon pantalon et mon dos. Lui tendant, j'ajoute d'une voix sérieuse: On devrait rester ensemble. Ce serait plus simple de survivre à deux... Et puis, ça me permettra de ne pas te voir mourir surtout. Et puis on devrait peut être voir s'il n'y a pas d'autres survivants.
Je regarde autour de nous, il y a ces bois. De ce que j'avais observé durant mon séjour, c'est que nous nous trouvions à l'est. Peut être en suivant le soleil, nous pourrons y aller. Mais je n'ai pas de boussole, je ne suis pas scout, ni magicienne. Mes souvenirs me semblent peu clairs. J'ai pas envie de me gaufrer et de faire n'importe quoi. Et puis les zombies nous font souvent tourner en rond. Soupir las. Tout ça me fatigue un peu trop parfois.
- Je sais même plus où se trouve le village à force de courir dans tous les sens. Tu le sais toi?
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 8 Fév - 14:00



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Dire que j'étais surpris de constater que Nikita était toujours en vie, serait mentir. Parce que ça n'avait absolument rien d'étrange et de surprenant en vérité. C'était même d'une logique imparable. Il était plus logique qu'elle, elle soit en vie, que moi. Parce que c'était une battante. Elle savait se battre à mains nues, comme se servir d'une arme. Je le savais parce que je l'avais un tant soit peu observé à son arrivée. Comme je l'avais fais pour tout le monde. Ecouter et observer. C'était un peu ça mon métier avant que le monde ne s'écroule autour de moi. C'était l'une des seules choses qu'il me restait de cette vie là. C'était toujours mieux que rien. Même si ce n'était pas du tout utile pour ma survie. Contrairement à tout ce qu'elle, elle était capable de faire pour avancer et demeurer debout. Elle était en vie quand tant d'autres étaient morts. Elle le méritait. Moi, un peu moins. « C'était stupide de croire qu'on ne risquait plus rien ... » Soufflai-je doucement, regard posé sur elle bien que vide de toute émotion. Oui, ça avait été vraiment très stupide de croire qu'on ne risquait plus rien. Tout le monde s'était bien fait avoir au final. Même moi. Même si contrairement aux autres, je ne pensais pas que c'était le paradis sur terre et que tout irait toujours bien. Je n'étais pas naïf. C'était au moins un bon point. Un petit truc qui me permettait de garder les pieds sur terre et donc, peut-être, de me sauver un peu. Ce qui n'était pas mal vu que j'étais nul pour ce qui était de la survie ...

    Preuve que je n'avais même pas d'instinct de survie ... Elle s'approcha de moi en me sortant une arme. Quelqu'un d'un peu plus méfiant aurait sans doute fait au moins un pas en arrière. Mais moi, pas du tout. Je me contentai de regarder l'arme durant de longues secondes, avant de daigner enfin la récupérer. « Je sais pas m'en servir. Enfin m'en servir oui, j'ai bien compris. Mais viser, non. » J'avais pourtant pris quelques cours avec elle au début, comme tout le monde. J'avais juste arrêté très vite parce que je m'étais dis que ce n'était vraiment pas pour moi ça. Je ne savais pas faire du tout. Et je n'avais pas non plus très envie de savoir faire non. C'était con, je le savais bien. Mais c'était ainsi. « Ok ... » Soupirai-je doucement en réponse à ses paroles. Autant l'idée de rester ensemble, que l'idée de chercher d'autres survivants. Pourtant, j'étais certain que nous n'allions pas trouver grand monde. Je pivotai à sa question, pour lui tourner le dos. Et lui indiquai la direction, droit devant moi. « J'ai marché tout droit, tout le temps. Alors c'est par là. » Lui indiquai-je avec calme. C'était à demander comment j'avais bien pu faire pour ne jamais dévier de mon chemin, avec les rôdeurs qui passaient de ci et de là. Mais franchement, je ne le savais pas moi même. « Tu crois que c'est une bonne idée d'y retourner ? » Une petite étincelle d'instinct de survie, finalement. Mais brève. Qui s'éteignit presque aussitôt. Je m'en remettais à elle. Elle savait mieux que moi toutes ces choses là de toute façon.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 17:03

- C'est vrai... Ma voix n'est que murmure. La voix de Darren m'atteint en plein cœur. Ça fait mal d'entendre ça. Parce qu'il dit vrai. On a tous été con et on en a payé le prix fort. Beaucoup d'entre nous ont été décimé. Un vrai carnage. Je revois encore les cadavres, certains reconnaissables et d'autres défigurés. Les hurlements. Les bruits de mastication. Putain! Pourquoi a t-on pu croire qu'on pouvait vivre ainsi jusqu'à la fin de nous jours? Mon regard s'assombrit. C'est dur à admettre et la gifle est retentissante. Personne n'était préparé et désormais, je comprenais mieux, l'allégresse de ces cours. Hormis quelques exceptions, beaucoup avait pris ça comme un jeu. Pour un passe temps pendant des journées trop longues. Mais c'était la réalité. Et malheureusement, elle l'est toujours ainsi. Maintenant, il s'agit de tout faire pour rester en vie. Et cela commence par le port d'une arme. Je la donne au grand gaillard et je le vois hésiter. Durant un instant, je me dis qu'il faudrait que je la range, ça semble pas l'enchanter. Mais alors, marcher avec lui deviendrait compliqué. Il sait la tenir mais viser. C'est plus compliqué. Je lui fais un sourire bref et ajoute:
- J'ai des couteaux sinon... Mais ça t'obligera à affronter le zombie dans un corps à corps. Ou alors faudrait que je te trouve une épée. L'image du roi Arthur me vient en tête. Tiens voilà que ma cervelle se fait des blagues en cervelle. Bien entendu, ce qui reste dans la tête ne sort pas. Je n'ai pas envie d'être ridicule et qui plus est, je ne suis pas d'humeur. Et puis, on a d'autres chats à fouetter. Je range dans un coin de ma tête le souci d'une arme adéquate pour Darren. J'y penserais plus tard. C'est comme tu veux. Dis moi ce que tu préfères.
J'émets ensuite l'hypothèse du camp. Et de le retrouver. Le psy me dit qu'il se trouve derrière lui, qu'il a marché tout droit. L'observant en silence, je tente de m'imaginer sa fuite. A t-il couru? S'est-il reposé? Et surtout, en a t-il tué? La réponse est, pour moi, négative. Mais c'est un détail et ça ne me tiendra pas en vie.
La question que Darren pose à la suite me pose un problème. Enfin... Un cas de conscience. Je me dis qu'il  a peut-être raison. Mais je tiens à croire qu'il peut y avoir des gens encore vivants qui attendent qu'on nous aide. Des enfants par exemple. Cette idée-là me tord le ventre.
- Sincèrement... Je me tais le regard vague. Non. Et à ce mot mes yeux se relèvent vers lui. On les connaissait tous. Et ça, ça me bouffe la tête tu vois? Je me dis qu'ils peuvent avoir besoin de nous. Mais d'un autre côté, je me dis que seules nos chairs sont désirables... Je soupire. Blasée. Je sais plus quoi faire. Lui dis-je la mine défaite. C'est le contrecoup de tout. D'une existence oisive. Nous sortions pour aller trouver de quoi bouffer, la pharmacie, l'essence mais en dehors de ça, c'était presque bain de soleil tous les jours. À ce moment là, alors que je suis en plein doute, j'entends ce grognement.
Si facile à deviner. Salut la compagnie.
- Tiens... Voilà nos copains. Je grommèle les voyant arriver derrière Darren. Ils sont assez loin mais dans quelques minutes, ils seront près de nous. Relevant les yeux vers le regard d'acier de l'homme, j'ajoute :
- La direction d'où ils viennent répond à ma question. Partons. Et j'espère que tu sais courir vite, joli coco!
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 19:50



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    On ne pouvait pas reprocher à qui que ce soit d'avoir été terriblement naïf, pour sûr. Parce qu'on l'avait tous un peu été dans le fond. D'avoir cru que l'on pourrait vivre une petite vie bien tranquille avec la merde qui continuait d'empirer au dehors. Enfin de compte, c'était presque bien fait pour notre gueule. Nous nous étions bien trop laissé aller. Et maintenant, nous en payions tous le prix fort. Dans le fond, heureusement que je me retrouvais en compagnie d'une véritable survivante. J'aurais peut-être un peu plus de chance de survivre. Mais pas si elle comptait sur moi pour dégommer des zombies. Les armes n'étaient pas franchement mes amies, qu'on se le dise ! Elle le comprit bien vite et émit l'idée de me filer un couteau. Je grimaçai. Être au plus près d'un zombie ? Rien que l'idée me faisait avoir le coeur au bord des lèvres. Non, tout ça, ce n'était vraiment pas pour moi. « Euh ... Autant essayer l'arme à feu. » Grimaçai-je, franchement peu tenté. Mais ce n'était pas comme si j'avais mille autres solutions. Le bruit risquait d'attirer d'autres rôdeurs. Et tout ça pour rien, puisque je n'aurais même pas été capable de dégommer la cervelle d'un seul d'entre eux. Mais tant pis. Je ne pouvais pas continuer ma route en étant complètement désarmé, je le savais bien. Ca me foutait les boules, ouais. Mais c'était ainsi. C'était le monde dans lequel nous vivions désormais, qui m'obligeait à faire tout ça. « On trouvera autre chose plus tard. » Ajoutai-je sur un ton des plus distraits, le regard à nouveau perdu dans le vague. Comme trop souvent. Pour ne pas dire tout le temps.

    La question qui se posait maintenant, c'était de savoir si oui ou non nous prenions le risque de retourner au camp. Je lui indiquai la direction à prendre, pour le cas où elle déciderait que oui, nous devions y aller. Mais je n'étais pas si emballé que ça. Quoi qu'elle décide, je suivrais sans rechigner. Mais je pensais que ce serait du suicide que d'y retourner. C'était sans doute encore en pleine effervescence par là bas. Elle me répondit avec sincérité. Elle était perdue entre l'espoir de pouvoir encore sauver des vies. Et l'incertitude à ce propos. Il était peut-être trop tard. Pour moi, c'était clair. « Les plus faibles y passent les premiers. Il n'y a plus personne qui nécessite l'aide de qui que ce soit, là bas. » Ok, c'était sans doute un peu trop franc. Mais c'était ce que je pensais. Et j'avais omis le filtre de mes paroles, depuis longtemps. Il n'était plus utile. Autant dire clairement les choses. Je ne pensais pas qu'il puisse encore y avoir des gens en détresse. S'il y avait encore des vivants, ils s'en sortaient certainement par eux mêmes, comme des chefs ! Finalement, l'arrivée de rôdeurs nous donna la réponse que nous attendions. Il faudrait être fou pour y retourner. Il nous fallait seulement fuir maintenant. « Merde ... Va vraiment falloir courir ? Ces machins avancent au ralenti ... » Tentai-je en affichant une moue de dépit. Le sport n'était pas vraiment un problème, avant l'épidémie. Quand j'étais au top physiquement. Mais maintenant, avec le manque de bouffe et tout ça, c'était une autre paire de manches ! Je finis quand même par obtempérer. Et la suivre. Il fallut courir, évidemment. Je parvins à tenir le rythme. Ca ressemblait plus à un footing qu'à un sprint, Dieu merci. Mais un footing, par ces temps là et avec le peu de bouffe que j'avais dans l'estomac, ça allait bien vingt minutes. Pas une de plus ! Vingt minutes, et je m'arrêtai, main posée sur un tronc d'arbre. « Stop ! Je peux plus ! » Haletai-je en me pliant en deux, main sur le ventre, pour tenter de faire disparaître un point de côté.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 21:04

J'en ai marre parfois de ce monde actuel. Il me tape sur le système. Je suis tout le temps en alerte, méfiante. J'avais cru que je pourrais me détendre, profiter mais j'ai fait erreur. Finalement, on ne peut compter que sur soi-même. Je pourrais vivre d'ailleurs seule. La survie serait une absence de problème pour moi. Mais le fait d'avoir croisé la route de Darren a changé ma vision des choses. Finalement, je n'ai pas envie d'être seule. Pas après deux ans au village à côtoyer toutes ces personnes. Je ne sais pas s'il nous sera facile d'affronter le chemin de la survie. Mais en ce moment même, j'y crois avec force et conviction. De toute manière, je n'ai pas le temps de peser le pour et le contre. Je n'ai le temps de rien sauf de le prévenir des zombies arrivant derrière nous. Comme s'il lisait dans mes pensées, voilà qu'il se met en route. Et de fil en aiguille, nous courrons. Ce n'est pas une course au meilleur temps. Mais nous tenons bon. J'entends ses pas. Il est à côté et nous évoluons à travers les bois. Parfois dense, parfois des clairières. Il y a des zombies par ci, par là. Mais rien de bien inquiétant. Ils ne méritent pas notre arrêt. Mon souffle est court. Je sue comme un bœuf. Mes muscles me font souffrir mais je ne dis rien. Pas envie de me plaindre. Calquer ma respiration devient ma priorité. Celle de ne trop m'essouffler pour rien.
La survie c'est aussi garder son corps en bon état.
Finalement, Darren stoppe. Il en peut plus. Je m'arrête net et l'observe prêt de cet arbre. Il est plié en deux. Sa respiration est bruyante. Autant que la mienne. La sueur dégouline, elle colle mes vêtements. Je ne dis rien durant un instant. Puis, je m'approche de lui en murmurant:
- Ok... Je vérifie juste les alentours. Repose toi.. Je pose mon sac à ses pieds, lève mon arme et regarde autour de moi, ajoutant: C'est désert ici.. Il n'y a aucun bruit. Même les oiseaux sont partis.
Et le silence vient accueillir mes paroles. Le bruit du vent traversant les feuilles. Le craquement du bois. Pas un grognement. On a vraiment couru comme des fous furieux. Ils ont sans doute dû perdre notre odeur. Et tant mieux.
- Y a une gourde dans le sac. Lui dis-je simplement avant de partir.
Je sais pas quoi dire d'autre. Je me vois mal lui faire un câlin et l'encourager... Darren a été une des personnages du village m'ayant assez intimidé. Peut-être sa manière de regarder les gens.. Le regard ailleurs. J'en sais rien. Il a quelque chose que je ne saisis pas. Compliquer à comprendre. C'est ce à quoi je pense pendant que je marche un peu aux alentours dans une sorte de ronde. Pas un bruit. Pas un zombie. Ça me confirme qu'on est bien dans un endroit désert. C'est inquiétant et à la fois bienfaiteur. Le reste? Je songe à un endroit ou dormir. Je sais pas s'il y a de quoi faire aux alentours. Il vaut mieux se remettre en route. Il n'y a pas de temps à perdre. Aussi, je patrouille vite et puis finalement, je reviens sur mes pas vers Darren.
- Il n'y a rien. Lui dis-je en guise de coucou. Je l'observe et vais vers lui. Prenant la gourde, je bois une gorgée et ajoute:
- On devrait se remettre en route. Et trouver de quoi dormir. Il doit être midi je pense mais bon... Il vaut mieux être posé. Et puis, il nous faut de l'eau.. J'ajoute d'un ton déterminé. Je n'ai pas de carte, pas de repère. Il s'agira de fonctionner à l'instinct. Et de survivre avec mon partenaire. Aussi, je tente de me montrer un peu aimable, de ménager ma monture comme on dit, de ne pas laisser mon côté autoritaire
prendre le dessus: Tu veux rester encore un peu ici...?
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 21:37



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Avec le temps que j'avais passé au sein de notre village bien sécurisé, j'avais pas mal perdu l'habitude de devoir lutter pleinement pour ne pas crever une bonne fois pour toutes. Du coup, j'étais un peu perdu maintenant et complètement mort au bout de vingt minutes de course à peine. Mais j'étais rassuré de voir que Nikita n'était pas dans un meilleur état que moi. Enfin soit, contrairement à moi, elle parvenait quand même à prendre sur elle pour ne pas trop afficher ses douleurs et tout ça. Alors que de mon côté, j'étais plié en deux. C'était limite si je ne me vidais pas de ... Ouais non, je ne pouvais pas me vider du contenu de mon estomac, puisqu'il était déjà bien vide le bougre. J'écoutais à peine les mots de la jeune femme, trop occupé que j'étais à tenter difficilement de retrouver mon souffle. C'était compliqué. Chaque inspiration me brûlait la gorge et chaque expiration, me faisait monter la bile. Je me laissai lourdement tomber à genoux devant son sac, quand elle m'indiqua qu'une gourde s'y trouvait. Je la récupérai et en bu deux petites gorgées, conscient qu'il allait falloir économiser l'eau autant que possible. Et puis elle même avait certainement soif. Je reposai sagement la gourde près du sac, avant de poser mes fesses à terre, genoux repliés et remontés contre mon torse. Je posai mes coudes dessus pour flanquer mon visage au creux de mes mains ouvertes. Si courir vingt petites minutes me mettait dans un tel état, je n'osais pas imaginer ce qu'il allait advenir de moi dans les prochains jours ... Parce qu'il allait bien falloir marcher et courir, en attendant de trouver un refuge ...

    « Se remettre en route ... » Répétai-je d'une voix à peine audible sur le coup, tant ça me semblait tout bonnement impossible. Impensable ! J'étais déjà en train de crever là, très sérieusement ! Bon, soit, sans doute que non. Pas vraiment. Mais l'idée seule de devoir me remettre debout maintenant, était douloureuse. « Si on part pas tout de suite, je repartirai jamais. » Soupirai-je finalement alors qu'elle me proposait de rester encore un peu. Je fini donc par poser mes mains au sol pour prendre appuie et déplier ma carcasse, tant bien que mal. Je grognai doucement. Mais j'y parvins. Et c'est là tout ce qui comptait ! « Il nous faut de l'eau. » Ajoutai-je en récupérant son sac que je portai à mon épaule. De toute façon, nous voyagions ensemble maintenant, me semblait-il. Enfin, disons plutôt que je voyageais avec elle. Que j'allais devenir un super boulet accroché à son pied. Et que tôt ou tard, elle allait certainement devoir me flanquer une balle dans le crâne pour se débarrasser au mieux, de moi. Au moins, je savais fuir quand il le fallait. A défaut de savoir foncer dans le tas et me défendre comme elle même savait si bien le faire ! Et autre détail qui risquait de l'agacer peut-être dans tout ça, c'est que je n'étais pas un super compagnon de route avec qui faire la conversation. Je n'étais pas un bavard de nature. En même temps, j'étais celui qui faisait parler les autres dans mon métier. Non pas l'inverse. « Pourquoi tu ne continues pas ta route, seule ? Je suis certain que tu sais que tu t'en sortirais mieux qu'avec moi. »

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 22:08

Nikita Bowman qui parle gentiment. Il va certainement pleuvoir des zombies à ce rythme là. J'en suis sûre. Pourtant, j'ai pas envie de faire n'importe quoi. Je ne peux pas penser seule. Mais cette fois ci, réfléchir à deux. On a une gourde pour deux donc trouver de l'eau devient urgent. J'ai un peu de nourriture subtilisée dans les réserves. Mais pour deux. Pareil problème. En plus, Darren est un homme de masse imposante. Il est grand, il n'est pas chétif. Ça doit bouffer comme quatre sans doute par temps de paix. À moins que je ne fasse fausse route et qu'en réalité, c'est moi qui mange comme Gargantua uniquement. Oui c'est probable. Dans histoire de notre survie, je serais celle qui souffrira sans doute de la faim. Mon ventre grogne par ci, par là mais c'est acceptable. Je tolère car l'idée d'avoir soif m'inquiète bien plus. J'observe Darren se lever. Avec difficulté. Ça a du l'achever ce petit parcours de santé. Et puis trêve de plaisanterie, il a l'air vraiment épuisé tout court. Peut être qu'il vaut mieux rester ici. Mais il ne veut pas. Il préfère se mettre en route. Pour le motiver, je me permets de dire:
- On aura plus besoin de courir.. On marchera seulement. Je prends le sac que je mets sur mon dos et ajoute: De toute manière, mes jambes refuseront de courir à nouveau. Elles ne sont plus habituées à survivre dans la forêt. Et un rictus se forme sur mes lèvres. Je crois que j'ai essayé de sourire. Mais même ça, je ne suis plus capable. L'heure est trop grave. Il est loin le temps de l'insouciance.
- Bon... Le "en route" ne franchit pourtant pas mes lèvres. La question de Darren me tétanise sur place. J'entrouvre les lèvres mais rien n'en sort. Non, mais il plaisante j'espère!? Je suis choquée. J'ai même l'impression d'être trahie. Ça fait qu'une heure qu'on se supporte et voilà qu'il pense qu'il est mieux de faire route à part.
- T'es sérieux!? Je m'exclame avec véhémence, ma mine devenant interdite. Je rêve! On vient de voir notre village décimé par ces connards!! Tous les gens qu'on connaissait se sont fait bouffer. Et toi, tu me demandes de continuer seule?! Je suis censée le prendre comment?! Oui, je suis furieuse. Oui, je suis sur les nerfs. Il m'en faut peu. Je me poste devant lui. Ah ouais... Il est quand même... Très grand. Une tête de plus que moi. Et ça m'empêche pas de le toiser avec une mine glaciale. Crois-tu que ce soit correct au nom de tous ceux qui sont morts?! Crois-tu qu'ils ont eu le choix?!
Je finis par secouer la tête. Les sourcils froncés. Alors écoute moi Freud! Nous n'aurons pas le choix, okay? Nous n'aurons pas le choix de savoir si on veut continuer ensemble ou seul. Et tu sais pourquoi? Parce que je ferais en sorte que tu restes en vie comme toi tu le feras, que tu seras la seule  raison pour ne pas abandonner.
Je finis par reculer d'un pas. Parce que c'est gênant cette proximité. Et puis, au moins, si l'envie de lui coller un pain me prend, je suis un peu en retrait. Ça m'aide à calmer ce coup de sang. Tu sais... Si je voulais d'un Gi Joe avec moi.. Je t'aurais pas proposé de continuer ce chemin.. Lui dis-je cette fois ci un peu plus calme, espérant qu'il comprendra qu'il n'a rien d'un boulet ou quoi. De toute manière, nous n'avons pas le choix. Je pourrais pas tracer ma route en sachant que je l'ai laissé tomber. Soyons honnêtes... Il ne tiendrait pas longtemps. Et c'est bien pour ça que j'y crois.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Lun 9 Fév - 22:29



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Comme si apprendre que nous n'allions pas avoir besoin de courir, pouvait me rassurer. Soit, c'était pas si mal que ça comme nouvelle. Mais ça n'allait clairement pas changer mes affaires à moi ! Courir ou marcher, c'était assez semblable, si marcher devait se faire sur plusieurs kilomètres. Mais trêves de réflexions de ce genre. Le fait de trop penser, avait le don de m'épuiser autant que de courir en fin de compte. Ce qui n'était aucunement une bonne chose, puisque la route semblait encore longue avant qu'on ne puisse se trouver un endroit, avec de l'eau si possible, où se poser ! Parler -ou la faire parler elle- semblait être un bon moyen de faire passer le temps. Mais apparemment, ma question n'avait pas eut le meilleur des effets chez elle, vu sa vive réaction. Je m'arrêtai net quand elle se plaça devant moi pour poursuivre son petit monologue à moitié enragé. Je ne bronchai pas. Je n'affichais aucune expression. Elle faisait une vingtaine de centimètres de moins de moins que moi. Est-ce que j'étais supposé avoir peur du coup ? Parce que franchement, ça me semblait impossible. Elle ne m'effrayait pas. Enfin si, elle pouvait me faire peur par moment. Parce que je savais que c'était une sacré combattante. Alors que de mon côté, j'étais un piètre survivant, un piètre sportif, un piètre battant. Bref, je ne ferais certainement pas le poids. Enfin j'avais quand même un avantage physique. J'étais bien plus grand. Et malgré tout, j'avais des forces. Bref, à l'instant présent, je ne bronchais juste ... Pas.

    « Je ne te demande pas de continuer seule. Je te pose une simple question. Pour tenter de comprendre ton choix. C'est tout. » Tentai-je quand même de lui faire entendre, surpris qu'elle prenne à ce point la mouche. Même si j'étais encore tout à fait en mesure de lui cacher ma surprise. Elle était quand même bizarre comme nana, non ? « C'est bon t'as fini ? Si on trouve une pharmacie, je te prescrirais bien quelques calmants. » Soupirai-je avec lassitude, avant de la contourner pour reprendre ma marche, sans un regard de plus pour elle. Ouais, c'était une vraie folle. Complètement barrée sur les bords. Et puisque lui poser une simple question, c'était courir le risque de se faire étriper sur place, j'allais tâcher de ne plus le faire à l'avenir. Ne plus lui adresser la parole. Me contenter de répondre à ses mots à elle. En voilà une bonne idée ! Au moins, j'arrêterais de courir des risques stupides et insensés avec elle. Si je devais crever, autant que ce soit en me faisait charcuter par un rôdeur à qui je servirais de repas. Ou de mes propres erreurs. En tombant d'une falaise par exemple. En me noyant. En me faisait exploser la cervelle avec cette arme que je ne savais pas du tout utiliser. Bref, ce serait con de se faire égorger par une nana au sale caractère. Quel caractère franchement ! J'en marmonnais maintenant dans ma barbe. Sans doute assez fort pour qu'elle entende le son de ma voix. Mais vraiment pas assez pour qu'elle comprenne le charabia que j'étais en train de marmonner à voix basse. Parler tout seul n'était pas du tout un signe de folie. S'emporter pour un oui ou pour un non, ça l'était en revanche.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mar 10 Fév - 19:44

Les nerfs se détendent petit à petit et nous nous jaugeons du regard. Lui un peu étonné. Et moi fulminant. C'est ça le problème chez moi. J'ai tendance à démarrer au quart de tour pour un rien. L'impulsivité fait partie de mes défauts. Je ne sais pas me maîtriser. Quand ça doit sortir, ça se débite en un flot continu de paroles jusqu'à ce que je sois à bout de souffle ou à court d'arguments. En l'occurrence, j'ai dit ce que j'avais sur le cœur. Et ça m'a fait un bien fou. Même si pour le coup, j'avoue ne pas avoir très bien agi. J'entends sa réponse mais je ne peux m'empêcher d'être convaincue par ce que je lui dis. Manque de respect tout ça. Il n'a pas à se sous estimer. Il a été préparé à tout ça en étant certain de pouvoir être en sécurité. S'il n'avait pas eu le choix, tout aurait pu être différent. Mais il a eu la possibilité de s'en désintéresser. Un peu comme si un obèse décidait de faire un régime en regardant des émissions culinaires uniquement...
Lorsque je finis par me taire, ayant parlé d'un ton se voulant calme, il me répond si j'ai fini. Et qu'il me prescrirait bien des calmants si on venait à croiser une pharmacie. Sur le coup, j'en reste stupéfaite tandis qu'il me dépasse et se remet en route, son sac sur l'épaule. Je suis sa silhouette de mon regard tandis qu'après l'agression verbale, vient la réflexion. Il a peut être raison? Non c'est pas possible. Ça voudrait dire que j'ai tort! Et je refuse. J'estime que sa question n'était pas appropriée. Et tandis que j'observe sa carrure, je me rappelle nos séances d'entraînement... Plutôt catastrophiques. Il ne peut pas y arriver seul. C'est impossible.
Une bouffée de compassion me prend soudain. Je prends conscience que les rôles sont un peu inversés. Je suis le bonhomme armé jusqu'aux dents. Et lui? Lui... Il a besoin que quelqu'un soit à ses côtés pour le protéger. Si j'ai merdé à protéger les gens du village, je me fais la promesse de le tenir sur pied. Ouais c'est manière de me dire qu'il a eu raison, et que j'ai eu... Ouais enfin, vous voyez. Ma fierté est sans limite. Et admettre ma défaite serait trop compliqué à gérer.
Soupirant avec lassitude, je marmonne: J'adore la survie.. Ironique bien entendu. Le sarcasme est ma seule issue pour pas devenir folle, m'arracher les cheveux et bouffer de la terre. Je rejoins à grande enjambée Darren. Derrière lui, je l'entends qui marmonne. Ce qu'il dit? Je sais pas. Il parle en Darrenois. Je l'ai souvent vu faire au village. À parler tout seul. J'avais même cru qu'il avait été mordu. Mais non, truc de psy m'avait dit un villageois. En même temps, personne n'avait cherché à comprendre et moi non plus. On était content qu'il soit là à nous écouter.
Et moi en ce moment aussi. C'est ce qui me décide à courir d'un trait pour me poster devant lui le faisant stopper en même que j'essaye de rompre toute cette tension:
- Hey Darren! Lui dis-je d'une voix forte. Malin pour les zombies. Mais ce qui s'ensuit est plus important: Ecoute... J'ai pas bien réagi. Je suis un tendue du bulbe en ce moment. Tous ces événements... Je m'étais habituée à rester tranquille.
Je respire bruyamment. C'est dur. Ça a du mal à sortir:
- Ce que je veux dire par là, c'est que je m'excuse, okay? Putain c'est sorti. J'ai eu l'impression d'accoucher ces mots. Et ça me fait plaisir d'être avec toi, de voir un visage familier aussi. Faut compter l'un sur l'autre désormais... Je sais pas si on peut qualifier mes propos d'hypocrites ou non. Je suis contente d'être avec lui. Pas parce qu'il s'appelle Darren, mais bien parce que je ne suis pas seule dans ce monde de fou furieux.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mar 10 Fév - 21:40



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Si je devais vraiment poursuivre ma route avec Nikita, sans doute allait-il falloir que je me décide à retrouver mon éternel mutisme. Parce qu'il semblait assez évident que je lui tapais sur le système dès lors que j'eus posé une simple petite question tout à fait innocente. Pourquoi prendre une question, aussi mal ? Ce n'était pas comme si j'avais sous-entendu quoi que ce soit de mal à son encontre ou je ne savais quelle connerie du genre. Non franchement, je ne saisissais pas. Mais soit, je pouvais bien la laisser s'agacer toute seule. J'étais plus ou moins imperméable aux remarques des gens. Et là, elle n'en faisait pas. Elle se contentait de s'énerver toute seule, sans que je ne comprenne le moins du monde pour quelle raison. C'était juste comme ça. Disons qu'elle était juste encore sous le coup du choc et de la peine, d'avoir perdu notre village entier. Ses membres, et la sécurité qu'on pensait y avoir trouvé. Ca se comprenait. Mais merde, je n'étais pas là pour subir ses humeurs moi. Si vraiment on devait poursuivre notre route ensemble, non seulement j'allais me taire, mais de son côté elle avait également intérêt de prendre sur elle. Je refusais d'en entendre davantage. Je repris donc ma marche, sans un regard de plus pour elle. Je m'en désintéressé totalement tout à coup. De toute façon, il fallait qu'on marche. Alors voilà, je marchais. Sans plus poser de question, sans rien demander à personne. J'avançais sans faire d'histoire. Et c'était mieux ainsi, de toute évidence !

    Je l'entendis qui se mettait à cavaler derrière moi. Merde, encore des zombaques ? Je n'eus pas le temps d'y penser de façon plus approfondie, qu'elle se plaçait devant moi. Je posai un regard vide sur elle, me contentant d'écouter ce qu'elle avait à me dire, sans intervenir à un seul instant. J'écoutais juste ses excuses. « Okay ! » Répondis-je sans aucune émotion dans la voix. Mais avec un petit haussement d'épaules qui montrait bien que, dans le fond, je m'en foutais pas mal. Rien n'avait vraiment d'importance. Et puis si d'ordinaire je n'étais pas du genre à aimer les disputes, c'était encore plus vrai depuis le début de l'invasion. C'était une belle perte de temps que de se prendre le choux pour un oui ou pour un non. Et nous avions tous, beaucoup mieux à faire ! « Tu es contente qu'il y ait un autre survivant, même si tu aurais quand même préféré un GI Joie ou une Tomb Raider. Je sais. Pas la peine de prendre des pincettes non plus. » Lâchai-je sur un ton tout à fait calme et tranquille. Parce que je l'étais tout à fait. Je n'étais pas un rageux de nature ni rien. J'étais très tranquille comme type, même. Et ça, elle avait sans doute déjà pu s'en rendre compte au village. Je n'étais pas franchement celui qui était le plus souvent impliqué dans les embrouilles et tout le bordel qui s'ensuit.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mer 11 Fév - 17:59

Je lui présente mes excuses mais il semble s'en foutre. Si je lui avais dit que demain il faisait beau, ça aurait été pareil. Sa réactivité d'escargot me surprend un peu. J'aurais même préféré qu'il puisse se mettre en colère, hurler, me mettre une beigne! C'est sur je vais dans les extrêmes. Mais là. J'avoue que son "okay" me surprend. Ça et le petit haussement d'épaules. Trop bizarre ce type mine de rien. Ça me déstabilise. J'ai pas l'habitude de côtoyer des gars aussi calme. Au taf, c'étaient tous de gros machos braillant des commentaires salaces toutes les trente secondes. Au village, ils étaient tous surexcités aussi non pas comme des enfants braillant dans une cour d'école mais plutôt comme des gens vivant dans un stress immonde, dans la douleur d'avoir vu le monde changer, les familles décimées. Darren était calme la bas. Je m'en souviens encore. Mais là, il est VRAIMENT calme. Je m'en rends compte encore plus maintenant.
D'un côté, je me dis que ça permet d'éviter qu'on se bouffe le bec constamment et d'un autre côté, ça me déroute. Il finit par dire autre chose. Ce à quoi je ne sais pas quoi répondre. Bien sur, j'ai pensé à mieux en terme de survivant. Je trouve ça déplacé de ma part d'avoir pensé à ce genre de choix, celui de choisir avec qui survivre. Nous n'avons pas le choix pourtant, il nous a été enlevé. Mais disons que j'ai pensé cela plus pour lui que pour moi. Je ne crains pas forcément les zombies. Leur point faible sont assez simples à trouver mais encore faut-il savoir tenir une arme ou un objet tranchant ou pointu.
Non moi ce que je crains. C'est la solitude. Et les autres survivants que je ne connais pas.
Je voudrais pouvoir lui expliquer mon point de vue. Mais au fond de moi, ma conscience me dit que cela ne sert à rien. Qu'il faut savoir aller de l'avant. Il accepte mes excuses ou non. C'est pareil. Il nous faut continuer.
- Peu importe ce que tu es ou ce que tu fais... Je me tais soudainement. Je m'aperçois que je renchéris ce qui fera que mon coup de gueule sera encore discuté encore et encore. Aussi, j'ajoute précipitamment: Continuons... Lui dis-je tout en pivotant sur moi-même pour continuer à marcher dans la direction que Darren a choisi de prendre tout à l'heure. Je ne dis mot. Me contentant d'être aux aguets. D'écouter le bruit aux alentours. Il fait chaud. C'est peut être l'été. J'ai perdu le fil du temps, me fiant à l'instinct et aux saisons.
Parce qu'au fond, c'est tout ce qu'il nous reste. Je crois même que je pourrais pleurer devant un calendrier qui m'indiquerait le jour, le mois. L'année aussi. C'est fou comme sans repère on est perdu. Comme le chemin que l'on prend. Ou mène t-il? Que rencontrerons nous devant cet inconnu. Il me fait peur. Les zombies sont par ci, par là. Mais pas assez nombreux. Suffisamment loin pour les ignorer. L'un d'eux a le cou tordu, incliné en arrière dans un angle inquiétant. Son état de décomposition n'est pas des plus avancés. Il est encore "jeune".
- Comment peut-on être cruel à ce point? Dis-je à haute voix en détournant le regard. J'espère  qu'on ne croisera pas celui ayant fait ça... Un frisson parcourt mon échine tandis que je jette un regard bref à mon compagnon de survie.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Sam 14 Fév - 12:48



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Si j'avais toujours été d'un naturel très calme, c'était encore plus vrai depuis le début de l'épidémie, bien entendu. En grande partie parce que je ne tenais pas à entamer la moindre relation humaine, avec les vivants. J'étais à peu près certains qu'ils allaient mourir à un moment ou à un autre de toute façon. Et vu l'état de notre petit village, actuellement, je ne m'étais pas trompé du tout. C'était même tout le contraire. J'avais eus parfaitement raison. Ce qui arrivait bien souvent ! Du coup, je n'étais pas trop sonné par toutes ces pertes humaines. Simplement un peu agacé par la perte de mon petit confort en lui même. Ca, ouais, ça avait pas mal le don de m'emmerder quand même. J'aurais préféré éviter ça. Surtout parce que je faisais un bien piètre survivant et que je ne donnais pas cher de ma propre survie dans les jours et semaines à venir. Bien qu'avec la présence de Nikita à mes côtés, faisait un peu grandir mes chances de survie. Elle, contrairement à moi, elle était une battante. Et puis bordel, elle savait se servir d'un flingue ! Elle allait se tirer les cheveux avec moi quand même. Parce que quand je disais que je n'étais pas un bon survivant du tout, ça n'avait rien d'une plaisanterie. J'étais très mauvais à ça. Pour de vrai ! Mais elle semblait s'en foutre royalement vu sa réponse; J'étais certain qu'elle disait ça, uniquement parce qu'elle ne m'avait pas encore vu faire face à un rôdeur ...

    Je haussai les épaules quand elle souffla un mot, un seul. Oui, continuons. Nous n'avions rien d'autre à faire que d'avancer et tenter désespérément de trouver un nouveau refuge, de toute façon. J'arquai les sourcils quand elle sembla éprouver de la peine pour un rôdeur dont la tête était dans un sale état. Je regardais le zombie, sans être certain de comprendre pourquoi il la touchait plus que les autres. Pourquoi ? Tu penses qu'il lui est arrivé quoi ? Finis-je par lui demander en reposant mon regard sur elle. Elle était sans doute plus perspicace que moi. Ou plus parano. Quoi qu'il en soit, je ne voyais certainement pas les mêmes choses qu'elle. Pas de la même façon en tout cas. Tu faisais quoi avant tout ça ? Lui demandai-je avec un brin de curiosité. Je savais que ça avait avoir avec les armes. Peut-être flic. Peut-être soldat. Elle n'était pas la plus bavarde des survivantes, tout comme moi. Elle n'avait jamais cherché à avoir une séance avec moi. Elle préférait sans doute se débrouiller toute seule avec ses propres démons. Ce que je pouvais comprendre, puisque j'étais pareil. Bien que j'étais complètement persuadé de n'avoir tout simplement aucun démon contre lequel me battre. Je me trompais, bien sûr. Mais à l'image des cordonniers qui étaient les plus mal chaussés, les psychiatres étaient probablement les plus fous de tous. Je ne m'en rendais simplement pas compte. Et ne pouvais donc pas mal le vivre ni tâcher de changer la donne.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 15 Fév - 19:57

Finalement, je préfère laisser court à notre conversation. Tout compte fait, ça ne sert à rien de se prendre la tête. Et je me dis que ça ne règle pas nos problèmes bien que je sois consciente que tout est parti parce que je suis une tête de mule, que je réagis au quart de tour pour un rien.  Je plains Darren qui, au fond de moi je dois l’avouer, va bien plus faire que de simplement me supporter. J’ai trop mauvais caractère voilà tout. C’est cette carapace dont je me suis entourée, pour me rendre inaccessible aux autres.  Parce qu’au fond, j’ai peur d’avoir mal ou d’être déçue. Et puis, vu la gueule de notre monde actuel, je me dis que cette armure… Bah elle m’aide bien. Mais je m’éloigne. Parce que nous nous sommes remis en marche. Vers un but indéfini. Vers l’inconnu que je n’avais plus vu depuis un petit moment. Il s’offre par ce zombie dont je me désole de voir l’état affreux de son cou. La question de Darren me fait doucement secouer la tête tandis que j’entreprends de lui répondre :
- Regarde son cou. Tu vois… Il est tordu en arrière à quatre vingt dix degrés. Il n’est pas tombé en glissant sur une pierre. Oh non… Il faut vraiment y aller comme un bourrin pour faire ça. De toute façon, dès qu’on touche son pain, l’humain est capable du pire… En toutes circonstances. Et je ne peux m’empêcher de frissonner en voyant ça. Ça me rappelle un peu l’Irak ou j’y ai fait un cours séjour avant d’être rappelé pour changer de poste.
La cruauté n’avait pas de limites. Aujourd’hui, elle est s’agrandit au fur et à mesure que notre nombre de vivants se réduit considérablement.  A ce moment là, Darren me questionne et je sors du chemin des souvenirs pour le regarder fixement sans répondre de suite. Il veut savoir ce que je faisais auparavant. Ce n’est pas une question qu’on m’a souvent posée. Pourquoi, je n’en sais rien. Peut-être parce qu’au fond, j’avais un comportement de connasse sans doute.  Le genre de blonde au regard hautain et hyper froide. Enfin, je me suis habituée alors ça ne m’a pas gênée. Puis, fronçant les sourcils, j’entreprends de répondre au psy : Euh… Ce que je faisais avant ? Et bien… J’étais agent secret. Lui dis-je avec un sourire empreint de fierté. Bah ouais, parce qu’il en fallait du cran pour le devenir, pour assumer la responsabilité de protéger des personnalités importantes. Mais avant ça, j’étais simplement soldate dans l’armée américaine. Lui dis-je.
Cette conversation permet de briser la glace, de ne pas rester sur de mauvais ressentis. Ma carapace me protège m’empêchant de franchir les limites de l’attachement. Ça sera toujours du sans plus. Je me contente de le questionner – à mon tour – avec une once de curiosité dans les yeux : Toi, je suppose que t’étais psy … Un truc du genre. Les gens te vénéraient au village… Ma voix se remplit de nostalgie. Je crois même les entendre ces voix enjouées. Ces « Darren par ci » « Darren par là ». A croire que se confier, dire ce qu’on avait sur le cœur, était presque aussi important que de se nourrir.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Jeu 19 Fév - 20:11



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Je n'étais pas aussi observateur que l'était la jeune femme. En même temps, c'était son métier qui voulait ça. Enfin, son ancien métier pour le coup. Il était logique qu'elle sache si bien étudier une scène, entre autres. Moi, j'étais davantage du genre à écouter. Ce que j'observais, c'était surtout les expressions de visage des personnes qui se confiaient à moi. C'était ça mon métier, ni plus ni moins. Et il me convenait très bien. Ce n'était pas pour rien que j'avais fais de longues études. Et que même dernièrement avec cette pseudo fin du monde, j'avais plus ou moins continué d'exercer. Ce que je tentais d'écouter avec attention pour l'heure, c'est les explications de ma nouvelle partenaire de route. Elle m'expliquait ce qu'il semblait être arrivé à ce rôdeur au cou dans un sale état. Je fronçais un peu les sourcils et hochai la tête. « C'est pas possible que ce soit arrivé après sa transformation ? » Me risquai-je en lui lançant un petit regard en coin. Je ne voulais pas l'agacer et lui faire perdre sa patience avec toutes mes questions. Mais le fait est que je ne comprenais réellement pas grand chose à tout ça. C'était bien trop complexe pour moi. Et puis de toute évidence, la jeune femme n'était pas contre l'idée de me parler un peu de tout ça. De m'expliquer ce qu'il en était vraiment. Bon et puis le fait est que j'avais un peu de mal à me mettre en tête que tout le monde puisse être devenu fou.

    Parce que c'était l'impression que j'avais en voyant ce zombie au cou à moitié arraché. Et ça me dérangeait. Je décidai finalement de sujet en l'interrogeant sur sa carrière passée. Je me doutais que c'était un truc qui devait tourner autour de militaire ou flic. Sa réponse me fit hocher la tête de haut en bas. Oui, c'était à peu près à ça que je m'attendais. « Je ne suis pas vraiment étonné. » Constatai-je tranquillement. J'aurais été vraiment surpris en revanche, si elle m'avait affirmé un truc complètement rien à voir avec tout ça. Du genre institutrice, pour ne donner qu'un exemple. Elle retourna la chose de sorte à ce qu'il soit question de moi ensuite. Je hochai positivement la tête. Enfin soit, j'étais psy. Mais pas le psy auquel on pensait au premier abord. « Psychiatre en fait. Mais dans ces moments là, les gens ne font pas vraiment attention aux détails. » répondis-je avec un petit haussement d'épaules. Et parfois même les gens ne faisaient pas la différence entre psychologue et psychiatre. Pour moi, c'était pourtant très clair. Les psychologues écoutaient les petits soucis des uns et des autres. Les psychiatres étaient là pour tenter de soigner les "fous". Ni plus ni moins que cela. « Je me rendais utile comme je le pouvais, au village. » Précisai-je doucement. C'était là tout ce que je savais faire après tout.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Sam 21 Fév - 14:49

Le zombie au cou étrange a quelque chose de déroutant, de curieux. Je me demande qui a pu faire une telle chose. Il faut vraiment avoir un degré de folie. Des frissons parcourent ma colonne vertébrale. Je n'aimerais pas devoir me retrouver devant le connard lui ayant fait ça. J'ai peur c'est vrai. Et puis, j'aimerais subir ce genre de choses non plus. Comme pour Darren. C'est trop pourri et cruel. Je jette un coup d'œil à mon partenaire me demande, pendant quelques secondes, s'il était capable de pouvoir me faire un truc pareil. Vu sa corpulence, il doit sans doute avoir la force nécessaire pour ce type de châtiment. Encore faut-il qu'il arrive à toucher un seul de mes cheveux aussi. Mais ça, c'est une autre histoire. Parce qu'après tout, ce monde d'aujourd'hui éveille l'animal sommeillant en chacun de nous, le monstre de notre imaginaire prenant la forme de la peur en tant qu'enfant, de l'angoisse en tant qu'adulte. Tout ce dont on est capable quand il s'agit de se défendre. Mais en dix mille fois plus pire que lorsque tout allait bien. Je me contente de secouer la tête à la question de Darren. Puis j'ajoute:
- Sincèrement je ne crois pas. Je pense plus à la thèse d'un meurtre... Si on peut dire ça.. Peut être que ce mec là auparavant était le pire des enfoirés... Je me tais. Interdite durant un instant. C'est vrai qu'on ne connaît pas vraiment les gens nous côtoyant. Peut-être étaient ils un tueur en série? Pour mon cas, l'homme m'accompagnant était psychiatre. Sa réponse me fait froncer les sourcils et je le questionne:
- Mais c'est quoi la différence? Moi je savais pas qu'il y en avait... Je réfléchis cherchant à expliquer au mieux mon interrogation: Je veux dire par là.... Pour moi un psychiatre comme un psychologue... C'était quelqu'un qui écoutait les problèmes des gens.. Je pensais qu'il s'agissait de la même chose.
Parler de son job me rappelle alors ce qu'il avait été dans le village. Il semble ne pas prendre conscience de ce qu'il a pu faire. Si les gens n'ont pas pété un câble, c'est bien parce qu'il y avait quelqu'un là pour les écouter. Pour ma part, je ne lui ai jamais rien dit réellement. Parce que c'est pas dans ma nature de dire les choses. Parce que je suis trop renfermée sur moi-même. Je ne m'ouvre pas facilement aux autres. Pourtant, il faut apprendre les règles de la survie. Pour notre part, celles-ci finissent par venir à nous sous la forme d'une maison solitaire sur deux étages. Après combien de temps est-elle apparue? Je n'en sais rien. J'ai perdu la notion du temps. Etait-ce des secondes, des minutes, des heures? Nous avons marché. Le silence s'entrecoupant dans les mots brefs.
- Tiens, voilà un toit pour la nuit. Les mots se forment dans un murmure.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mer 25 Fév - 20:56



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    J'avais quand même un peu de mal à saisir le raisonnement de la jeune femme. J'essayais pourtant. Mais je ne voyais pas en quoi son idée de la chose était un bon raisonnement. Soit, si elle le disait, c'était sans doute qu'elle avait raison. Après tout, elle était un peu une pro dans ce domaine ! Alors que ça ne me correspondait absolument pas pour ma part. Je ne fis donc que hocher la tête de haut en bas, signe que j'entendais bien ce qu'elle m'expliquait et que j'acceptais lesdites explications. « C'est mieux. » Répondis-je avant de froncer un peu les sourcils. Parfois, je ne disais que la moitié de ce que je pensais. Puis je songeais que peut-être la personne en face de moi ne comprenait pas du tout de quoi je parlais. « De se dire que ce mec là était un enfoiré de son vivant. Et que, par conséquent, il méritait sans doute un tel traitement. » Précisai-je assez rapidement. En tout cas, moi je préférais me dire que ce type là méritait ce qui lui était arrivé. Ca m'aidait à me sentir ... Un peu mieux ! Non pas que j'étais trop du genre à m'émouvoir non plus. Ou du moins, je ne l'étais plus du tout désormais. J'étais froid comme un glacier. Ou qu'un sac de glaçons dans un congélateur.

    Comme s'il était vraiment nécessaire d'apprendre à se connaître l'un et l'autre, nous nous interrogeâmes sur le métier de l'autre. Ainsi appris-je ce qu'elle faisait avant. Avant de lui dire ce qu'il en était pour ma part. Elle m'apprit alors qu'elle ne faisait pas la différence entre psychologue et psychiatre. Je fronçai un peu les sourcils et posai les yeux sur elle. Soit. « C'est le psychologue qui écoute les problèmes des autres. Le psychiatre gère les personnes réellement malades. Ceux que l'on appelle certainement 'les fous'. » Lui expliquai-je brièvement. « Je travaillais dans un hôpital psychiatrique. » Mentionnai-je également en songeant que ce serait peut-être un peu plus clair encore avec une telle précision. Mais pas forcément plus rassurant, j'en étais bien conscient ! « Quoi ? Cette maison ? » M'étonnai-je quelques minutes plus tard, alors qu'elle mentionnait un toit pour la nuit à venir. Elle était très grande cette maison. Et je n'étais vraiment pas rassuré par l'idée d'en faire tout le tour pour nous assurer qu'aucun rôdeur ne risquait de sortir d'une pièce en plein milieu de la nuit pendant qu'on tenterait de dormir de notre côté. « Il va falloir qu'on en fasse le tour, c'est ça ? » Finis-je par lui demander directement, avec un petit soupir de résignation. D'un côté, si l'endroit était sûr, ça ne serait pas plus mal pour nous d'y passer au moins une nuit !

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mar 3 Mar - 19:52

Au moins, nous sommes d'accord sur un point. Ce zombie au cou tordu mérite son sort uniquement en fonction de ce qu'il a pu faire auparavant. Si, par exemple, il avait tué des gens ou autres. Mais en l'occurence, nous ne savons rien de lui. Et puis, de toute manière, vu la position de sa tête, il lui sera impossible de bouffer qui que ce soit. C'est qu'il doit aussi se prendre un paquet d'arbres dans la tronche! Mais ce n'est pas mon problème et jugeant qu'il n'est pas un danger, je préfère le laisser "en vie". Voilà que je deviens sentimentale et généreuse. Mais que m'arrive t-il? La conversation sur nos jobs respectifs me permet de changer de sujet. Pour moi, c'est simple à expliquer, mon métier se comprend facilement. Et même que parfois, les gens me disent "aahhh comme James Bond". En général, ça me soule tellement de me lancer dans la théorie du détail que je préfère dire oui. En revanche pour Darren, j'ai besoin d'éclaircissements qu'il me donne. Effectivement, la différence s'explique. Lui, il écoutait pas les gens, ils s'occupaient des fous. Dans les hôpitaux psychiatriques.
- Tu as du en voir des vertes et des pas mûres.. Lui dis-je dans un souffle. La folie est quelque chose qui m'a toujours fascinée et également fait peur. Paradoxe étrange que je ne comprenais pas. D'ou provenait ce mélange de crainte et d'intérêt? J'avais toujours ressenti ça en moi quand parfois, il y avait des fous furieux qu'il fallait abattre quand il menaçait trop l'ordre public. Je me posais toujours la question de ce qui les poussait à agir de la sorte. Et bizarrement, aujourd'hui, la question revient fréquemment.
- Si les consultations des psychiatres étaient payantes maintenant... Tu serais milliardaire. Lui dis-je avec un sourire dissimulé. Maintenant, je fais même dans l'humour. Mais j'ai quand même l'impression de dire quelque chose de vrai. Les gens sont devenus fous. Remarque... Si les gens partent en vrille, c'est uniquement parce que nous revenons petit à petit à notre état primitif... Le suis-je également? La question m'interpelle. Je sais que je veux garder une ligne de conduite acceptable, un sens de l'honneur. Je ne tue que ceux qui me menaçent.
La découverte de la maison d'ailleurs nous rappelle combien il faut être vigilant. La maison semble grande et Darren demande si nous devons faire tout le tour. Je hoche la tête: Il vaut mieux. Je préfère être tranquille, au pire, nous n'utiliserons qu'une pièce... Mais j'ai pas envie de me retrouver avec un mort vivant ou un humain dans la maison alors qu'on est en train de dormir... Je range alors mon Ak-47 dans mon dos entre le sac que je porte et mon dos - cran de surêté mis. Et puis, je sors un couteau de chasse. Mais on se tapera le ménage sans trop se fatiguer inutilement. S'il y en a trop, on partira ailleurs.
La maison est isolée. Pas un bruit. Pas un chat. Les feuilles éparses masquent le sol boueux sur lequel je n'observe aucune trace de pas nette. Avec un peu de chance, nous n'aurons que quelques cadavres à gérer. Une fois devant j'essaye d'ouvrir la porte mais elle est fermée et le bruit d'un choc sourd contre la porte me tient en alerte. Il y a un contre la porte. Il grogne. Il gratte. Il a senti la chair fraiche.
- Il veut prendre l'air le pépère. Dis-je à l'attention de mon hôte. Il doit peut être y avoir une sortie secondaire ailleurs..
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 8 Mar - 15:27



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Parler de notre ancien métier, c'était quand même assez étrange. J'avais un peu perdu l'habitude de parler de moi. Non en fait, je n'avais jamais été du genre à parler de moi. Mais c'était encore plus vrai désormais. je ne faisais finalement qu'écouter les problèmes des autres. Tout le temps. Et ça me convenait très bien de la sorte. Je ne tenais pas franchement à ce que les choses changent. Pourtant, j'étais bien en train de discuter avec Nikita. Sans doute parce que je me disais qu'il était préférable de se connaître un tant soit peu, tous les deux. Puisque nous allions devoir faire un bon bout de chemin ensemble. On voit bien des choses, en effet. Mais j'ai voulu ce boulot. Répondis-je simplement avec un bref haussement d'épaules. Bien sûr que j'en avais vu de toutes les couleurs. Mais ça ne me déplaisait pas. Tout au contraire. Sinon, j'aurais arrêté. Au lieu de ça, j'étais bien parti pour faire une carrière entière là dedans. Je me contentai d'un petit sourire à sa remarque sur l'argent. Elle n'avait pas tort du tout, compte tenu du nombre de personnes que j'avais eus en visite au village. Mais je ne faisais pas pour l'argent. Ca n'avait absolument jamais été le cas. J'étais juste fasciné. Fasciné par le cerveau et tout ce qui s'y passait. Tu trouves que les gens partent en vrille ? Je n'ai encore vu personne avec le même état psychique que l'un de mes anciens patients. Pas dans le village en tout cas ... Mais ça pourrait bien changer maintenant. Sans doute que nous allions croiser la route de nombreux fous à l'avenir. Des personnes devenues ainsi à cause de l'épidémie, bien entendu.

    En chemin, nous finîmes par croiser une maison qu'elle me proposa d'investir. Je n'étais pas capable de savoir si c'était, ou non, une bonne idée. De toute façon, on ne pouvait pas continuer à marcher ainsi, indéfiniment. A un moment ou à un autre, nous allions bien devoir essayer quelque chose. Et dormir dans une maison serait nettement plus confortable et on y serait bien plus en sécurité que si on se décidait de quitter un somme au pied d'un arbre. Putain, j'suis mauvais à ça... Grommelai-je quand même pour la forme. Va falloir que tu me files un couteau. Je les ais refusé tout à l'heure. Lui rappelai-je en tendant une main vers elle pour qu'elle m'en donne un. Je n'avais plus qu'à prier pour savoir faire face. Un rôdeur ça devrait aller. Mais s'ils arrivaient à plusieurs sur moi ... Non, mauvaise idée de penser de la sorte alors que nous n'étions même pas encore entrés pour découvrir ce qu'il en était à l'intérieur. N'empêche que je croisais, mentalement, les doigts ! Je suivais désormais la jeune femme en direction de la maison. Je gardais mes distances et demeurais dans son dos. Je n'étais pas très courageux, il fallait bien l'admettre. Non attend ! L'interrompis-je avant qu'elle n'ait eut le temps de s'éloigner pour contourner la maison. On devrait frapper là aussi fort que possible. S'il y en a d'autres à l'intérieur, ils viendront tous. Et ce sera plus simple de voir tout ce qu'il y a là dedans et de les éliminer. J'étais sûr de mon idée en disant ça. Puis je me rappelai que je n'étais pas doué du tout pour les plans et pour la survie. Alors c'était peut-être complètement ridicule. Non ... ? Demandai-je, vraiment plus sûr de rien tout à coup.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 8 Mar - 21:37

L’idée d’aller dans cette maison semble être bonne et je vois que mon hôte n’y voit pas d’inconvénient. Il faut cependant y faire le ménage mais en dehors de ça, le reste ne sera pas bien méchant. D’ailleurs, mon compagnon de galère me demande un couteau – arme qu’il avait refusé auparavant – et cette fois-ci, je le lui tends non sans sourire. Il dit qu’il est mauvais, certes, mais je tente, à ma manière de le convaincre du contraire.
- Non, tu n’es pas mauvais. Lui dis-je. Si tu as déjà coupé du pain, alors tu pourras planter un zombie. Bon. Je l’admets. Comparer le coupage de chair humaine à celle de couper un aliment n’a rien de similaire. Mais bon, je me dois de faire comme à l’armée, de motiver ma troupe composée de mon unique homme de main. Oui, c’est que je m’y crois un peu. Mais ça me permet de garder les pieds sur terre et d’avoir la tête sur les épaules. Ce ne serait pas le bon moment pour se lancer dans des délires un peu trop frivoles. Aussi, j’ajoute : Tu y arriveras. Il faut juste viser la tête, c’est tout. Si tu veux, demain, je te ferais un entrainement. De toute manière, tu n’as pas le choix. Lui dis-je avant de tourner les talons. Ce n’est pas tout, mais on a un sacré merdier à épurer. Je stoppe cependant mon avancée, interpellée par Darren. Son idée n’est pas mauvaise, bien au contraire.
- C’est une excellente idée Darren. Tu as raison. Au moins, on aura une idée du nombre. Aussi, je me tiens en retrait de l’homme. Je le fixe, détaillant chacun de ses traits durant le temps ou il tambourine à la porte pour les attirer. Et son idée se révèle géniale. Parce qu’on en entend du remue-ménage. Ça ne veut pas dire qu’ils sont hyper nombreux mais bon, ils font un bon boucan et bientôt, la porte se retrouve à bouger pas mal, fermée à clef sans doute. Je recule automatiquement, n’ayant pas envie que les gonds m’explosent à la gueule. Du coup, vu les grognements, je ne suis, soudain, plus très chaude pour y entrer. Néanmoins, c’est un toit pour la nuit et on ne va pas chipoter. Il pourrait même y avoir des vivres ici.
- Que veux-tu faire ? Te sens-tu de les affronter parce que je pense que nous pouvons gérer ça ? Je tends l’oreille durant un court instant avant de renchérir : Je ne pense pas qu’ils soient nombreux, je pense juste qu’on les a peu trop surexcité. On les maîtrisera. Et puis, finalement, je me décide à faire le tour de la maison afin de trouver une porte secondaire. Elle est fermée à clef. Mais un bon coup de pied bien placé, et là voilà qu’elle s’ouvre. Wonder Woman vous avez dit ? Oui, peut-être. Bon ce n’était pas un gros verrou non plus. Couteau en main, j’avance à tâtons débouchant sur une cuisine déserte, un peu en désordre. Les grognements semblent être au loin vers l’avant, vers la porte d’entrée. J’avance tout doucement plissant le nez face à la puanteur. Les fenêtres n’ont pas été ouvertes depuis un moment. Je regarde à droite, à gauche tout en avançant. Quand soudain, voilà qu’un mort débouche se jetant sur moi. Ça me fait sursauter et j’en viens même à lâcher un petit cri de femmelette. Le couteau est placé dans le crâne dès lors que je reprends mes esprits. Ce n’est pas pour dire mais l’oisiveté du village m’a sérieusement ramollie.
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 15 Mar - 15:44



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Ce fut un regard franchement ahurit que je posai sur la jeune femme quand elle comporta un zombie à ... Du pain. Oui oui, c'était bien la comparaison qu'elle venait de faire, pour tenter de me convaincre du fait que je saurais planter le crâne d'un rôdeur sans aucun mal. J'en avais soudainement le coeur au bord des lèvres. Alors celle là, je ne m'y attendais vraiment pas ! Tes tentatives pour me rassurer me donnent davantage envie de vomir, que de tuer des zombies. Lui appris-je tout à fait naturellement et sérieusement. Sur le ton de celui qui était tout simplement en train de faire une analyse de quelque chose. Mais sérieusement, j'étais encore un peu sous le choc de sa comparaison. Il m'en fallait peu, soit. Je n'étais pas un survivant comme elle, elle en était une. Soit, j'étais bien bâti. Mais c'était parce que je faisais beaucoup de sport depuis toujours. Rien à voir avec des compétences quelconques en matière de survie ! Je fini par émettre l'idée qui venait de me traverser l'esprit. Au moins, j'avais encore un cerveau en bon état de marche. Ce qui pourrait s'avérer assez utile pour la suite de notre voyage ensemble. Si je ne savais pas me battre, parfois j'étais en mesure de lier les bons câbles là haut et de les brancher de sorte à ce que les idées viennent. Et je fus rapidement récompensé par ses mots. Bonne idée. Chouette. Alors nous allions faire ça et on verrait bien ce qu'il en était de ces rôdeurs !

    Ce fut donc à moi de tambouriner à la porte. Et dès qu'ils furent plusieurs à cogner de l'autre côté, je fis deux pas précipités en arrière ... Et manquai me casser la gueule dans les quelques marches qui se trouvaient dans mon dos. Heureusement, j'eus le réflexe de me rattraper à la rambarde en bois. Quand bien même une écharde m'entailla la paume et se planta dans ma peau. J'étais trop occupé à penser à ces foutus zombies pour le moment. Je lançai un regard vide à la jeune femme qui m'interrogeait. Si je me sentais prêt à les affronter ? La première réponse qui me vint en tête, fut un tonitruant : NOOON. BIEN SUR QUE NON. Mais je pris sur moi pour ne pas céder à la panique. Je déglutis lentement ma salive en reposant les yeux sur la porte qui bougeait frénétiquement et derrière laquelle nous entendions parfaitement des râles lugubres. Quelle horreur. Je crois qu'on n'a pas le choix ... Soufflai-je finalement d'une voix à peine audible. Déjà, la jeune femme s'éloignait pour contourner la maison. Mais merde, qu'est-ce qu'elle faisait maintenant ? Effrayé à l'idée de me retrouver en tête à tête avec ceux qui grondaient toujours à l'intérieur, je partis rapidement à sa suite. Et arrivai dans son dos au moment où un rôdeur lui tombait dessus et qu'elle lâchait un cri de surprise. Les râles qui, jusque là, se faisaient entendre assez loin, semblèrent alors se rapprocher. Pour une fois que ce n'était pas moi qui faisais une connerie susceptible d'attirer ses merdes ! Et maintenant ... ? Marmonnai-je en crispant les doigts autour de mon couteau. On a besoin de cette maison ... Ajoutai-je en regardant autour de nous pour m'assurer que d'autres n'arrivaient pas. Ce serait pas mieux de les attirer au dehors pour avoir plus de ... Place pour ... Tu sais ... les éliminer ?

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mer 18 Mar - 17:06

Le coeur bat furieusement. Putain! J'ai eu peur comme pas permis. La vie oisive ne m'a apportée pas que des choses bien. Je me suis ramollie comme jamais. Pourtant, je suis tout autant tendue. À l'affût de tout et je me suis faite avoir comme une bleue. En plus devant Darren, à qui je dois montrer comment s'y prendre. Ma fierté en prend un coup. J'ai l'impression d'entendre la voix de mon ancien chef me disant que je suis une femmelette. Ça me fait grincer des dents. Mais je ne dis rien, j'ai autre chose à faire pour ainsi dire. Mon compagnon est en retrait et me suggère l'idée de les faire sortir pour pouvoir mieux s'en débarrasser. C'est qu'il a de bonnes idées bon sang! Un peu d'entraînement et je pourrais en tirer un super survivant. Je me fais la promesse de lui apprendre tout ça comme celle de le maintenir en vie. Entre les cons et les intelligents, vaut mieux garder en vie la deuxième catégorie.
- Okay. C'est une bonne idée. Et l'idée d'avoir un foyer est si forte que je n'attends pas que nous soyons prêts et dehors pour me mettre à hurler: Hey! Bande de cons!! Venez par là, y a de la bonne chair! ALLEZ LES ENFANTS! C'EST L'HEURE DU GOÛTER! Dis-je en jetant un coup d'œil à la carrure épaisse de l'homme se trouvant à côté de moi. Puis, sentant des pas lourds venir à nous, nous nous retrouvons bien vite dehors. Les zombies sont parfois un peu lent et ça me laisse le temps de sortir mon sniper et de les mettre en joue:
- Je peux m'en occuper en leur tirant de loin si tu veux. Je marmonne cela en vérifiant le chargeur de mon arme. Il ne m'a pas l'air chaud. Et je le comprends. Le véritable problème n'est pas la motivation mais l'art de les tuer. Et c'est pas évident je le conçois. Cependant, un grognement se fait entendre derrière nous. Et lorsque je jette un coup d'œil, j'en vois trois qui viennent vers nous. Oups, ont-ils entendu ma voix. Devant, ils sont peut-être sept ou huit, je ne sais pas trop. Bon.
Merde.
- Je m'occupe de ceux devant d'accord? J'ajoute cela avec une pointe d'appréhension. Y a des flingues dans mon sac a dos si tu veux..
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Mar 24 Mar - 21:53



    NIKITA & DARREN

    Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.


    Je n'aimais pas la violence. Je détestais l'idée de devoir recourir à cela. Même si j'étais parfaitement conscient du fait que je n'aurais bientôt plus le choix du tout, maintenant que je ne pouvais plus compter sur la petite sécurité de notre village. Celui ci avait volé en éclats. Maintenant, je devais apprendre à me défendre. Soit, il y avait une sacré survivante à mes côtés dorénavant. Mais elle allait bien finir par compter un minimum sur moi. Sinon, autant voyager toute seule ! C'est vrai ? M'étonnai-je quand même quand elle m'assura que je venais d'avoir une bonne idée. J'avais un peu de mal à le croire. Mais tant mieux en un sens, si je pouvais être utile de cette façon là ! Ca compensait avec le fait que je ne savais pas tuer un rôdeur. Tuer tout cours surtout ! Enfin, j'espérais que ça compensait au moins un minimum tout de même ! En tout cas, même s'il s'agissait de mon idée, je fus quand même pas mal pris de court quand elle commença à hurler pour attirer les zombies. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse ça alors que nous nous trouvions toujours dans la maison.

    Je lui lançai un regard ahuris et ne me fis pas prier pour quitter la maison aussi vite que possible. Je n'avais franchement aucune envie de rencontrer ces monstres de trop près ! Ca m'arrangerais ... Confirmai-je quand elle proposa de tous les tuer de loin. Elle au moins, elle savait parfaitement se servir d'une arme. Par conséquent, elle pouvait tous les descendre en visant bien, sans aucun souci ! Alors que de mon côté, il en allait tout autrement ! Ce serait un miracle si j'arrivais à toucher au moins un crâne, avant qu'ils n'arrivent à notre hauteur ! Malheureusement pour moi, trois rôdeurs approchaient dans notre dos. Quoi ? Mais je sais pas viser ! Mais pour le coup, c'était une question de vie ou de mort. Alors je récupérai une arme et fis face aux trois rôdeurs. Et maintenant je faisais quoi ? Je tirais au hasard et prenais le risque de perdre des tas de balles ? Ce serait quand même con ! Je doutais qu'on ait des munitions à volonté ! Je tirai quand même une première fois juste pour voir ... Et constatai que je visais vraiment mal. Je tentais alors les jambes. C'était plus simple. Et les trois tombèrent à terre, forcés de ramper. Ce qui m'arrangeait pas mal. Je n'eus plus qu'à les achever d'un coup de couteau dans le crâne, les uns après les autres. Voilà. A défaut de savoir me battre vraiment, j'avais au moins quelques idées. Ce n'était pas si mal. Mais quand je me tournai pour voir où en était Nikita, j'eus la désagréable surprise de tomber nez à nez avec un rôdeur. Je le repoussai au moment où sa mâchoire claquait si proche de mon visage. Il revint à la charge et en voulant lui planter mon couteau dans le crâne, je fis tomber celui ci. Avant d'avoir eus le temps de dire ouf, je me retrouvais étendu sur le dos, un rôdeur au dessus de moi dont la mâchoire claquait dangereusement proche de mon visage.

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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti. Dim 29 Mar - 18:13

Quand il s’agit d’être réactif, Darren semble perdre toute confiance en lui. Lorsqu’il me dit ne pas savoir viser, je me contente de hausser les épaules, l’air de dire « démerde-toi, t’as pas le choix » avant de mettre mon nez près du sniper histoire de viser la horde de mort-vivants arrivant à grande enjambées. Forcément, ils ont senti la chair fraîche. Bande de cons. Je tire. Une balle. Deux balles. Ainsi de suite. Mes cibles sont atteintes à la tête sans erreur. L’entraînement de tireur d’élite me sert à quelque chose dans ce putain de monde. Et de ce fait, les cadavres s’amoncèlent devant l’entrée. C’est qu’ils y sont un paquet, à croire que toute la famille s’est regroupée par là. Enfin, quand je dis un paquet, je dirais dix pas plus mais pour moi c’est trop de monde dans une baraque comme ça : le contact avec les gens, c’est bien mais à petites doses. J’observe les cadavres. Certains sont grands, d’autres petits. Mais tant pis, je vise quand même, ils sont un danger pour nous. Et leur baraque me fait les yeux doux. D’ailleurs, je ne surveille pas mon partenaire mais j’entends les coups de feu. Je ne cherche pas à le regarder pour juger ou autre. J’me dis qu’il appellera « au secours » en cas de besoin. Rien de plus simple. Il remplit son rôle et moi le mien. Pourtant, et alors qu’il m’en reste plus qu’un, j’entends un grognement plus fort, et le bruit d’un corps s’écroulant sur le sol. Bref coup d’œil et mon sang se glace. Pourtant, il me faut être rapide et je me rue vers Darren aux prises avec un zombie claquant un peu trop fort des dents. J’aurais pu l’abattre d’une balle mais j’ai peur qu’elle puisse traverser le crâne du cadavre animé. Et qu’elle ne tue mon compagnon de galère. Aussi, je me contente de lui planter un coup de couteau dans le dans l’arrière de la tête. Et ensuite, j’achève le dernier des derniers de la même manière. Et nous voilà, seuls. Autour de ces cadavres, cette fois-ci, bien morts. Allant direct vers Darren, je lui tends la main pour l’aider à se relever au cas ou, sa chute aurait pu être mauvaise.
- Es-tu blessé ? Mon ton se veut doux mais il est plutôt autoritaire et surtout, inquiet. Je ne sais pas parler aux gens. Et puis surtout, je ne voudrais pas qu’il puisse avoir été mordu. Ça m’emmerderait pour lui sincèrement. Et pour moi aussi. Jetant un coup d’œil aux autres cadavres qu’il a tué, je lui fais un sourire et le complimente : Tu t’es bien débrouillé, tu vois que tu y arrives. J’ai l’impression d’être en train d’encourager un nouveau soldat. Ça fait tout bizarre. Et  puis, je reste plantée là, ne sachant que dire d’autre. Les médailles et les éloges ne restent pas ma tasse de thé. Aussi, me raclant la gorge, je le dépasse pour ramasser mon sac laissé au sol. Et lorsque je reviens près de lui, je ne peux m’empêcher de lui faire une tape dans le dos – sans lui décoller l’omoplate non plus – comme au bon vieux temps avec les collègues de boulot. Quand on avait fait quelque chose de bien et qu’en l’occurrence, on était content de nous. Les premières fois, les tapes se faisaient au cul et avec les grades, les années, les mains avaient déjoué la gravité de Newton.
- Enfin, nous avons un toit pour la nuit.  
- Maintenant, reste juste à voir ce qu’on va y trouver. Aussi, nous nous dirigeons vers la porte aux gonds arrachés et entrons à l’intérieur pour entrer sur une cuisine. Et puis le salon. Tout est sale. Tout sent la chair en décomposition. Mais bon, nous avons un toit bordel !Aussi, me tournant vers Darren, je lui marmonne sur un ton empli de sarcasme:
- - C’est pas Caesar’s Palace mais un coup de peinture et de balai et ce sera comme neuf.   Mes yeux sont partout, mes oreilles sont aux aguets du moindre bruit suspect. Mais pour l’instant, il faut bien le croire : nous sommes seuls
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MessageSujet: Re: Tout ce que nous avons à decider, c'est ce que nous devons faire du temps imparti.

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