night of the hunter (ft Athénaïs)
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night of the hunter (ft Athénaïs)

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MessageSujet: night of the hunter (ft Athénaïs) Mar 10 Fév - 22:32



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(thirty seconds to mars) ▽ A warning to the people, the good and the evil : this is war. To the soldier, the civillian, the martyr, the victim : this is war. It's the moment of truth it's the moment to lie, it's the moment to live and the moment to die
Ce n'est qu'aux alentours de trois heures du matin que Leandro retourne finalement se coucher. Deux heures plus tard, il est sur pieds, aussi bougon et de mauvais poil qu'à l'accoutumée. A quoi bon changer quoi que ce soit dans son comportement, hein ? Le manque de sommeil est loin de lui poser un problème ; il n'a jamais été un gros dormeur de toute façon. Son boulot et sa vie de famille ne le lui permettait pas. Et c'est pire, encore, depuis le début de tout ça. Ses insomnies sont plus fréquentes encore, et les cauchemars brisent les quelques heures de sommeil qu'il parvient parfois à s'octroyer. La nuit n'est pas le moment le plus propice au repos selon lui, il privilégie donc les siestes dans l'après-midi. Quand il sait que tout le monde est éveillé et que les lieux sont plus surveillés. De toute façon, il ne se sent pas d'humeur à se poser et à fermer les yeux. Le soleil est déjà levé, et nombreux sont les survivants à traîner dans le bâtiment. Difficile de faire autrement, donc. Leandro agit comme à son habitude : il commence par faire craquer bon nombre de ses articulations - qui en ont grandement besoin, on ne va pas se mentir - avant de se lever et de faire un tour rapide des lieux. Il veut s'assurer que tout est OK, que personne n'a tenté de fuir et, par la même occasion, laissé une brèche dans leurs 'remparts. Rien ne doit être laissé au hasard, encore plus dans les conditions critiques dans lesquelles ils se trouvent tous. Leandro n'oublie donc aucun endroit, aucune porte, aucune fenêtre. Sait-on jamais ! Il vaut mieux rester sur ses gardes et s'assurer que tout est fermé, plutôt que de subir de nouvelles pertes. Celles qui leur sont tombées dessus quelques jours plus tôt sont loin d'être légères, autant faire en sorte qu'elles en restent là. Obnubilée par sa vérification de chaque coin et recoin du bâtiment, l'ancien flic n'entend pas tout de suite les bruits, au rez-de-chaussée.

Il est à l'étage - si tant est que l'on puisse appeler cela ainsi - et a tôt fait de descendre les escaliers en entendant finalement les cris. Ce ne sont pas les mêmes cris d'horreurs que ceux après l'explosion dans la zone, mais cela reste tout de même ... inquiétant. Oui, même pour lui. Les traits tirés - par la fatigue, l'appréhension et toutes les autres émotions qui ne le quittent plus depuis quelques mois -, il prend immédiatement la direction d'où proviennent les bruits trop forts. Vraiment TROP forts. Les rôdeurs sont déjà derrière les murs, certes, mais ce n'est pas une raison pour négliger ce point et croire qu'il n'est pas grave du tout d'en attirer plus. Ou de leur rappeler qu'ils sont toujours là, à attendre paisiblement de se faire bouffer. « Bande de crétins ! Qu'est-ce que vous foutez ? » Sa voix forte en fait sursauter un ou deux. Mais il ne s'en soucie pas. Tout comme il ne se préoccupe pas d'effrayer une pauvre femme et son gosse. Non, au lieu de cela, il se plante devant le mec qui hurle à qui veut bien l'entendre qu'ils doivent sortir du bâtiment. Maintenant. Nan mais il veut quoi celui-là ? « Boucle-la ! » Le type ne l'écoute pas, Leandro s'énerve un peu plus encore. Ce n'est pas difficile de lui taper sur le système et ce type le fait prodigieusement bien. Agacé au possible, le 'fondateur', d'un geste de la main, indique aux gens présents de vider la pièce. Une chambre, dans laquelle sont habituellement entassés des dizaines de personnes. Elle est beaucoup plus vide, depuis l'explosion des lieux. Pendant plusieurs minutes, durant lesquelles Leandro s'efforce de ne pas péter un câble pour de bon, le type continue de vociférer, de l'insulter. Quand le mec - à qui il n'avait jamais prêté attention jusque-là d'ailleurs - se met à le traiter de connard pas capable de défendre qui que ce soit - et qu'il précise qu'il a d'ailleurs dû perdre toute sa famille à cause de son incapacité évidente -, Leandro ne se contient plus. Oh non, il explose brusquement. En quelques grandes foulées, l'ancien flic se pointe devant le mec et enroule ses doigts autour de sa gorge, incapable de se maîtriser plus longtemps. Ça lui apprendra !
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mer 11 Fév - 16:55

NIGHT OF THE HUNTER × ft. LEANDRO & ATHENAÏS


Les nuits étaient toujours trop courtes ici. Mais les réveils étaient plus faciles lorsque l'insomnie était causée par autre chose que la peur et la faim. Je me faisais un point d'honneur de continuer de me lever tôt le matin même si ça ne servait plus à rien. Les façons de se rendre utile maintenant étaient rares et tout le monde se fichait bien de savoir qui dormait encore. Pourtant, je ne parvenais pas à garder le lit trop longtemps. Certainement parce que je ne m'y sentais pas particulièrement en sécurité. Je regardais autour de moi en espérant apercevoir la silhouette endormie de Leandro. Mais il n'était déjà plus là, je me demandais même s'il s'était couché à un moment ou un autre. Je soupirais longuement, préoccupée par ses maigres heures de sommeil. Je m'assis silencieusement sur mon lit pour me rhabiller, ce qui consistait à remettre mon pull que je quittais pour la nuit, avant d'enfiler mes chaussures et de quitter la pièce. Je profitais du fait que le couloir soit plus ou moins vide pour m'étirer, essayant de ne pas trop penser au fait que chaque parcelle de mon corps me faisait souffrir. Le manque d'activité, le piteux état de nos couches, rien aidait à se sentir bien ici. L'idée que je repoussais le plus était celle de manger. J'avais faim mais la nourriture n'était pas en abondance. Pour la substituer, je me mettais en quête du bouteille d'eau pour en prendre quelques gorgées. Ça aussi c'était un liquide précieux. Je me surpris à observer pendant deux longues minutes deux enfants jouer ensemble, avec bien sûr bien moins d'entrain qu'ils ne le devraient à cet âge. Pourtant, je les admirais. Ils conservaient encore, mais Dieu seul savait pour combien de temps encore, cette faculté à faire abstraction du monde qui les entourait pour s'enfermer dans un univers bien à eux. J'aurais aimé pouvoir autant m'échapper tout en restant prisonnière de ce bâtiment.

Il fallait que je m'occupe, sinon j'allais devenir folle moi aussi. Ne rien faire donnait la possibilité de discuter de tout et de rien, ce qui pouvait s'avérer dangereux. Les gens dans ses conditions n'avaient pas du tout les plus brillantes des idées. Certaines parties du bâtiment, bien que calfeutrées, étaient complètement chaotiques, vestige de la folie et du malheur qui avait frappé les lieux. La plupart du temps, on se contentait de rester dans les pièces « habilitées », là où l'on avait entreposé nourriture et affaires personnelles. Je contemplais un instant la pièce dévastée, essayant de ne pas me remémorer cette peur qui m'avait envahie en entendant le râle si particulier des rôdeurs provoquer les hurlements de leurs victimes. L'avantage c'est qu'ici au moins, j'étais tranquille. Je ne supportais plus d'entendre les spéculations et reproches omniprésents. Je posais mon sac sur le sol avant de m'asseoir à même le sol. Je ne le quittais jamais, ça montrait bien le peu de confiance que j'attribuais à autrui. Avant que la zone 51 ne tombe, je craignais moins le vol. Mais cet équilibre fragile avait volé en éclat, l'égoïsme était redevenu le mot d'ordre. J'en sortais une aiguille et du fil, ainsi qu'un pull à qui on en avait déjà trop demandé. C'était le seul vêtement vraiment chaud que j'avais, je n'étais pas prête de l'abandonner. Je me mis donc à recoudre le trou énorme sur toute la longueur du bras, me rappelant l'avoir fait en me réfugiant à l'intérieur de ce même bâtiment. Le souvenir était flou, l'adrénaline et la peur de l'instant n'aidait pas à la conservation de souvenir intact. Tant mieux.

Je mis du temps à réaliser que les éclats de voix que j'entendais étaient bien réels. Ça n'était pas habituel, personne ne faisait autant de bruit. Tout le monde savait que ça stimulait les morts et que c'était bien la dernière chose qu'il nous fallait. J'abandonnais tout sur place et revenais vers le « coeur » du bâtiment rapidement. « - Qu'est-ce qui se passe ? ». La femme à qui je posais cette question me regarda, surprise. Il fallait dire que je n'adressais la parole à personne, sauf s'il le fallait vraiment. Elle finit par me dire qu'un illuminé était en train de péter les plombs mais que Leandro s'en occupait. Je ne lui en demandais pas plus. Je n'aimais pas ça, que ça soit lui qui doive gérer ce genre d'abrutis. Sans vraiment réaliser, je pressais le pas, courant presque jusqu'à la pièce dans laquelle ils se trouvaient, me laissant guider par les éclats de voix. Éclats qui cessent quelques secondes avant que je n'entre pour trouver Leandro, ses doigts serrés autour de la gorge d'un pauvre type. « - Leandro arrête ! » Il ne semble pas m'entendre et je m'avance précipitamment vers lui, une de mes mains se posant sur son bras tendu par l'effort. L'autre type se débat, en vain, et je ne prête pas beaucoup attention à lui. Mes yeux sont rivés vers le brun qui ne semble même pas me voir, ravagé par la colère. « - Leandro regarde moi, tu ne veux pas faire ça ! » Il fallait qu'il le lâche, pas parce qu'il pouvait le tuer, mais plus parce que je craignais qu'il ne s'enferme dans cet état second. Je m'agite, cherche à le forcer à croiser mon regard pour le ramener à la réalité des choses. J'avais l'impression d'être impuissante mais je ne pouvais pourtant pas le laisser faire. Il allait s'en vouloir et il était hors de question qu'il vive avec des remords à cause d'un con de première.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Sam 14 Fév - 17:19



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Leandro se perd. Sa conscience l'abandonne, et laisse place à son caractère de merde, à son habituelle impulsivité. Il a presque l'impression de retrouver face à un rôdeur à éliminer, à la différence près qu'il n'a pas d'arme pour le buter. Juste ses poings. Et, croyez-le ou non, c'est largement suffisant. Ses doigts se serrent un peu plus encore autour de sa gorge, Leandro voit son visage rougir, se déformer à cause de la douleur mais il s'en contre-fout. Au contraire, c'est jouissif. Il n'a plus la possibilité de sortir se défouler sur ces putains de zombies, ce type tombe à pic. Leandro n'a plus vraiment conscience de ce qu'il fait, il profite simplement de la sensation enivrante qui s'empare de lui. De la vie qu'il sent peu à peu quitter le corps de ce connard. Il est inutile d'en penser aux conséquences de ses gestes, de penser à l'après. De toute façon, qu'ont-ils ? Rien d'autre qu'un bâtiment à moitié vide, censé leur permettre de retrouver un semblant de vie normale. Alors qu'il ne s'agit, en fait, que de leur tombeau. Ils crèveront ici. Tous. Autant commencer par lui, cet élément perturbateur désireux de foutre sa merde dans leur équilibre précaire. Il l'a cherché, il l'a trouvé. Les grognements à peine distincts du type ne le tirent pas de sa démence partielle. La voix d'Athénaïs, en revanche, le ramène sur Terre brutalement. Trop, peut-être. Pour autant, il ne bouge rien d'autre de sa tête, qu'il tourne en direction d'Athénaïs. Sa voix a tôt fait de s'accompagner de son contact rassurant. Qu'est-il en train de faire ? Sa conscience le travaille tout à coup et il finit par lâcher prise.

A la fois pour ne pas faire de connerie et parce qu'Athénaïs est là, à ses côtés. Il ne peut pas tuer un pauvre type - complètement crétin, cela va de soit - alors qu'elle est là pour y assister. Le type s'écrase sur le sol, ce à quoi Leandro ne fait pas gaffe le moins du monde. Il tousse, ce qu'il n'entend pas non plus. Toute son attention est focalisée sur la jeune femme qui se tient à ses côtés, qui l'empêche de perdre les pédales pour de bon. Il n'est pas encore passé à l'acte et heureusement : elle est arrivée à temps. Il profite des quelques secondes de suspens - et de quasi silence - pour respirer profondément, les yeux plongés dans ceux d'Athénaïs. Comment peut-elle avoir autant d'impact sur lui ? Pour parer au trop plein de tranquillité qui le prend par surprise, Leandro se retourne et ne met pas plus de quelques instants à retrouver le pauvre type. Il a rampé mais n'a pas eu le temps d'aller bien loin ; il est toujours plus ou moins à hauteur de l'ancien flic. Qui fait un pas en avant, et met un coup de pied dans son ventre. Peut-être qu'avec ça, il se calmera et arrêtera de faire des conneries. Tant pis si Leandro n'utilise pas les bonnes méthodes, tant pis si les gens continuent à avoir peur de lui. Ce n'est que pour le mieux ainsi. Il ne pourrait pas envisager les choses autrement. Son énervement est toujours bel et bien présent, mais cela a surtout laissé place à un sentiment d'abattement à peine compréhensible. « Dégage. » Sa voix raque est déformée par la rage à peine contenue qui le saisit depuis de trop nombreuses minutes. Putain, trop d'enfermement dans cet endroit est nuisible pour ses nefs.

Le type se redresse tant bien que mal et quitte la pièce le dos à moitié courbé. Tout le long, Leandro le suit de son regard noir, reflétant à la perfection toute la colère qui l'habite. C'est le cas en permanence mais elle s'échappe et se fait d'autant plus sentir dans des moments comme celui-là, où on tente de venir à bout de ses nerfs. C'est seulement là qu'il se tourne en direction d'Athénaïs. Il se sent toujours aussi énervé et à cran, mais la vision de la jeune femme l'empêche de partir à sa poursuite pour finir ce qu'il a commencé. « Tu n'aurais pas dû voir ça. » Murmure à peine audible, échappé de ses lèvres sans qu'il puisse le contrôler. Leandro ne sait pas trop ce qu'il fait, ni où il en est. Mais s'il est sûr d'une chose : c'est que tout son corps lui réclame d'en finir avec ce pauvre crétin. Sans la présence d'Athénaïs, nul doute que ce serait déjà terminé. Il ne sait pas si c'est pour le mieux ou pas mais au moins, cela évitera une émeute au sein de leur équilibre on ne peut plus instable. Ils n'ont vraiment pas besoin de cela. « Il mérite de crever. » Son murmure précédent a laissé tomber, au profit de ces quelques mots prononcés d'une voix acide, seuls témoins du combat qui fait rage dans sa tête. Il se plante face à Athénaïs, ne la lâche pas du regard, tous ses muscles contractés. C'est le seul rempart entre lui et sa folie, tandis qu'Athénaïs fait office de protection envers lui-même. Dans le fond, c'est peut-être elle la plus insensée dans l'histoire ; elle est bien la seule à avoir osé entrer dans cette pièce et avoir osé l'approcher autant dans un moment pareil. Qu'est-ce qui lui a pris hein ?
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Sam 14 Fév - 22:16

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Je ne réfléchis pas et je me précipite sur lui. Quelqu'un d'autre aurait certainement hurlé, aurait appelé de l'aide. Mais pas moi. Je me doutais de toute façon qu'impliquer encore plus de monde dans cette affaire ne ferait qu'attiser davantage sa colère. Je sais qu'il faut peu de choses pour que la situation dégénère vraiment, qu'il a atteint ce point de rupture où il s'oublie trop pour réaliser la portée de ses actes. En un sens, j'ai peur. Pas de sa violence, ni même de pouvoir en subir les frais. J'ai peur de ne pas parvenir à le calmer, à le ramener vers la réalité. Parce que si je n'y parviens pas, il va tuer un homme. Et ça pourrait le détruire totalement, lui qui a été déjà tellement abîmé par la vie. La situation pesait trop sur ses épaules, il l'avait maintes fois exprimés mais personne n'avait semblé l'entendre. Même s'il essayait de gérer au mieux le quotidien des survivants, il était celui qui encaissé le moins bien cet enfermement. Il avait besoin de se défouler pour ne pas perdre les pédales. Aujourd'hui, un idiot avait allumé la mèche et se mangeait un méchant retour de flammes. Je réussissais finalement à capter son regard et je ne le lâchais plus. Je savais qu'il allait revenir et je lui montrais bien en restant d'un calme olympien que j'avais confiance en lui. Qu'il était capable de s'arrêter même s'il était déjà allé si loin. Le temps perdit toute notion durant quelques secondes où il n'existait plus que ce bleu profond et tourmentait. Sans que je ne m'en aperçoive au début, ses doigts finirent par lâcher leur prise. Je ne m'en rendis compte qu'en entendant le poids de ce corps tomber lourdement sur le sol. Leandro revenait à lui.

Les lamentations de ce pauvre type prostré sur le sol ne m'intéressait pas. Je me concentrais sur la respiration difficile et tendue de Leandro qui tentait de se canaliser. Et ce n'était pas tâche facile. Lui comme moi savions qu'il avait été à deux doigts de tuer, il s'en était fallu de peu. Est-ce que ça serait arrivé si je n'étais pas intervenue ? Certainement qu'il aurait fini par retrouver sa contenance, il était un homme fort. Un homme fort, juste usé. Il finit par se retourner et ma main quitte son bras pour venir se placer sur ma bouche. J'anticipe son geste mais ça ne m'empêche pas de sursauter légèrement en entendant le bruit de son pied heurter si brutalement le ventre de sa victime. Ça n'était pas si grave, c'était comme mettre un terme à cette agression. Et ça allait très probablement calmer l'autre pour un bon moment. Et les conséquences, on les avisera plus tard. Pour le moment, il fallait faire retomber la pression. Mes bras retombaient le long de mes hanches alors que je l'observais quitter la pièce, cassé en deux. Il ne restait plus que nous deux. Son murmure m'arrache un frisson. Au contraire, je préférais être celle qui avait assisté à cette scène. N'importe qui d'autre aurait mal interprété cet emportement, l'aurait traité de lunatique ou de fou furieux. J'avais déjà assisté à cet accès de rage. C'était ce qui m'avait sauvé la vie durant notre première rencontre. Ça ne ternissait en rien l'image que j'avais de lui. Il était humain, bien plus que la plupart des survivants qui peuplait encore cet endroit. Je ne répondis rien. Je n'avais pas envie de lui expliquer combien je voulais tout voir de lui. Ses moments de joie comme de peine, de force comme de faiblesse. J'avais assisté à un écart de conduite, lui qui était un homme si droit ne devait pas aimer ça. Je me sentais assez proche de lui pour ne pas l'interpréter faussement. Peut-être qu'il ne me considérait pas assez pour accepter que j'assiste à cette mise à nu. Même s'il m'avait sauvé la vie, il ne me devait rien, je n'étais rien d'autre qu'une femme qu'il avait secouru. J'aurais aimé savoir si j'avais au moins la moitié de l'importance qu'il avait pour moi. En attendant je voulais réussir à l'apaiser un tant soit peu.

J'étais totalement d'accord avec lui. Tant de monde avait perdu la vie, des gens profondément bons et plein d'espoir. Alors pourquoi de pauvres types comme lui survivaient là où ceux qui le méritaient périssaient ? C'était inexplicable et frustrant. Mais on ne pouvait rien y faire. « - Si tous les cons devaient mourir, il ne resterait plus grand monde. » J'essayais de le détendre mais ce n'était pas tâche facile. Je pouvais encore voir les muscles tendus de ses bras tressaillir, comme tout le reste de son corps d'ailleurs. J'étais consciente que si je faisais un pas de travers, il pourrait refaire face à ses démons. Mais j'agissais spontanément. En quelques pas, je comblais la distance entre nous et encerclais mes bras autour de sa taille, ma tête se posant sur son torse. C'était certainement un geste trop déplacé. C'était pourtant tout ce que j'avais trouvé à faire pour essayer de faire cesser ses tremblements. Il y avait de grandes chances qu'il me repousse mais ça n'était pas grave. Ça lui ferait peut-être oublier cet instant qui était déjà passé. Et j'avouais volontiers que j'en profitais très largement. « - Si tu ne l'avais pas fait taire, les rôdeurs l'auraient fait. Au moins ça va le calmer pour quelques temps. » Je ne cherchais pas à justifier son geste, mais qui sait comment ça aurait fini, à force de cris ? L'excitation des zombies pouvaient les pousser à bien des choses. Et l'on aurait pas survécu à une seconde attaque.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Dim 15 Fév - 0:58



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Le calme d'Athénaïs est saisissant. Et il détonne totalement avec la rage de Leandro qui le pousse à donner un violent coup de pied dans le ventre de ce type. Quand il lui fait de nouveau face, il est surpris de ne pas la voir ahuri, ou même effrayé. Non, elle est d'une patience à toute épreuve. Elle ne montre par le moindre sentiment de peur, rien d'autre que de la ... compassion ... pour lui ? Il ne le mérite pas, pourtant. Elle devrait le détester pour ce qu'il vient de faire. Elle devrait le fuir, par peur de le voir perdre les pédales face à elle. Bien sûr, il ne la touchera jamais. Depuis le départ, ou presque, il ressent ce besoin impérieux de la protéger envers et contre tous. Il ne sait pas comment, ni pourquoi. Tout comme il ne parvient pas à comprendre pourquoi Athénaïs est toujours là. Présente pour lui, et le soutenant dans une situation qui ne s'y prête pourtant pas le moins du monde. Il est difficile pour lui de s'exprimer à voix haute à ce propos, mais il lui est infiniment reconnaissant pour tout ce qu'elle fait. Elle n'en a peut-être pas conscience, mais elle lui est bel et bien vitale. Sans elle, il aurait tué ce type. Sans elle, il se serait déjà tiré de cette zone maudite pour aller se défouler sur des rôdeurs. Sa présence lui est bénéfique, et ses paroles d'autant plus. « C'est certain. » Lâche-t-il, malgré sa mâchoire crispée au possible. Il serait suicidaire de s'aventurer sur ce terrain-là mais il paraît clair que la vie est injuste. Beaucoup plus depuis le début de l'épidémie, d'ailleurs. Les meilleurs partent les premiers, ce n'est pas une grande nouvelle ; mais la plupart des survivants sont des cons de première. Leandro en tête de liste, ce n'est pas lui qui ira dire le contraire.

D'une certaine manière, il s'en veut pour tout ce qui vient de se passer. Mais il ne peut pas regretter à proprement parlé. Ce type l'a réellement cherché, et l'ancien flic le pense vraiment : il mériterait de crever. Dans d'atroces souffrances. A cette pensée, il sent ses muscles se tendre de plus bel. Il lui sera impossible de se relaxer avant un bon moment. A moins que la présence d'Athénaïs ne lui permette d'arrêter de trop penser au pourquoi du comment aux éventuelles conséquences. Une nouvelle fois, la jeune femme le surprend. Elle comble la faible distance qui les séparait encore et enroule ses bras autour de lui. Sur le coup, Leandro ne sait pas comment réagir. Elle pose sa tête sur son torse, alors qu'il ne fait pas le moindre mouvement. Droit comme un I, tous ses muscles contractés, il ne sait pas bien que faire. Il a perdu l'habitude de tout cela, il n'est plus capable d'agir comme une personne ... normale. Cinq bonnes minutes lui sont nécessaires pour se ressaisir un tant soit peu. Ce n'est que là qu'il enroule ses bras autour des frêles épaules d'Athénaïs. Il ne serre pas spécifiquement son étreinte, mais la garde contre lui. Son contact lui fait du bien, lui permet d'oublier un peu la situation catastrophique dans laquelle il était, il y a encore quelques minutes, et de se détendre. Rien qu'un peu. « Tu penses vraiment ce que tu dis ? » Peu importe à quel point il se montre faible et dépendant de cette femme, il ne peut pas faire autrement pour l'instant ; il a besoin de sa présence. Et, de manière tout à fait ridicule et qu'il a bien du mal à supporter, il a besoin qu'elle le rassure. Peut-être qu'elle finira bel et bien par le convaincre qu'il a fait ce qu'il devait faire, et qu'il n'a pas à s'en vouloir plus que nécessaire.

Sans vraiment prendre la peine d'y réfléchir avant toute chose, Leandro laisse tomber sa tête en avant. Son front se retrouve collé à l'épaule d'Athénaïs. Il a beau ne pas vouloir tout foirer en pensant trop ; les questions affluent dans sa tête. Pourquoi est-elle toujours là ? Pourquoi le défend-elle alors qu'il était à deux doigts d'ôter la vie à un survivant ? Pourquoi n'a-t-elle pas peur de lui et de ses accès de rage incontrôlables, comme tous les autres ? Face à toutes ces interrogations, la prise de Leandro autour de la jeune femme se fait un peu plus fort. Comment peut-être il en être arrivé là ? Comment peut-il à ce point avoir besoin de sa présence pour se calmer ? C'est dingue, qu'il ne puisse plus se débrouiller seule. Où est passé le survivant aguerri et insensible ? C'est peut-être pas plus mal qu'il ne soit plus là. « Merci ... » D'être là, de ne pas le fuir, de lui permettre de se détendre par sa seule présence. Il ne peut pas être aussi expansif et bavard. Mais il ne doute pas une seule seconde qu'Athénaïs sera capable de saisir la portée de ses paroles. Il ne pourra pas s'exprimer plus librement sur le sujet ; il fait déjà un effort surhumain pour ne pas perdre pied de nouveau. Il ne sait pas si elle saura comprendre le sens réel de ce mot chuchoté, mais au moins c'est dit. Et, en fin de compte, c'est peut-être mieux qu'il reste dans l'ombre, qu'il conserve le peu de dignité et de contenance qu'il possède encore.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Dim 15 Fév - 14:53

NIGHT OF THE HUNTER × ft. LEANDRO & ATHENAÏS


Faire le premier pas était toujours difficile et effrayant. Je m'élançais vers lui avec cette crainte pourtant qu'il me repousse. C'était un coup que je saurais encaissé mais malgré tout, ça me blesserait. J'enroule tout de même mes bras autour de sa taille et il ne bouge pas. Avec ma tête posée sur son torse, je me rends encore plus compte combien toute cette situation l'avait tendu, son cœur était affolé. Il ne bougeait pas d'un pouce et restait dans cette position pendant un moment. Et moi non plus, je ne bougeais pas. J'attendais son verdict, qu'il accepte ou non ce geste qui dépassait de loin notre dynamique habituelle. Lorsque finalement je sentis son étreinte autour de mes épaules, je respirais un peu mieux, comme si le poids de cette appréhension s'était envolé. Ce ne fut qu'en sentant la promiscuité de son corps contre le mien que je compris combien la chaleur humain m'avait manqué. C'était drôle pourtant, parce qu'avant l'apocalypse, je n'étais pas ce que l'on pouvait appeler une fille tactile. Depuis le départ de mon frère, je m'étais réellement renfermée sur moi-même. Certainement qu'avant Leandro, c'était de lui que je tenais un dernier élan de tendresse. Je m'étais interdit de vivre parce qu'on l'avait privé de liberté. Aujourd'hui tout semblait si loin, si dérisoire. Dans les bras de Leandro, je n'étais pas si forte, ni si indépendante. J'avais besoin de lui, bien plus que le contraire. Comme je venais de faire, il m'avait ramené en premier vers l'humanité, moi qui avait été sur le point de tout abandonner. Il n'était pas le seul en qui j'avais confiance pour rien. Aussi sombre qu'il était, il n'y avait que lui pour réussir à me ramener vers la lumière. J'espérais avoir le même pouvoir sur lui. Certes, il avait fini par lâcher ce pauvre type, mais ce n'était pas un tueur. J'étais certaine qu'il l'aurait fait, même sans moi.

« - Si tu n'étais pas arrivé à temps, et qu'il avait réussi à convaincre un autre crétin qu'il fallait sortir... Après tous ces cris, tu imagines combien de rôdeurs sont derrière les portes ? » Je frissonnais, je n'avais même pas envie d'y penser. Tout cela me rappelait trop bien la chute de la zone 51. Les râles des zombies qui supplantaient les hurlements des désespérés qui tentaient de fuir résonnaient encore dans ma tête. Personne ne s'en serait sorti cette fois-ci, on ne s'était même pas encore relevé de la dernière attaque. Et même si tout le monde voulait sortir d'ici, notre survie tenait entre ces quatre murs. Et à certains leaders, comme Leandro, qui réfléchissaient pour le bien de tous. Sa présence me rassurait constamment, aujourd'hui, je devais être celle qui le réconfortait. Cette fonction ne me déplaisait absolument pas. Je croyais en lui, assez pour nous deux si lui venait à ne plus se faire confiance. Ce qu'il venait de se passer raisonner en écho avec notre conversation de hier. J'avais toujours cru que quelqu'un finirait pas exploser, je n'avais jamais imaginé que ça arriverait aussi vite. Ça ne serait définitivement pas aujourd'hui que l'on parviendrait à avoir une conversation sur la suite des événements. Bien sûr, en venir à l'étrangler était extrême. Je me doutais pourtant qu'il n'avait pas agi aussi violemment juste pour un pétage de plomb. J'étais certaine qu'il s'était passé autre chose, je n'avais pas assisté à toute cette scène. Je n'allais pourtant pas lui poser cette question, de peur de le ramener dans cet état de nervosité qui le détruisait déjà tant.

Je sens sa tête se poser sur mon épaule et ses bras venir me serrer plus fort. Pour la première fois depuis longtemps, je n'ai pas froid. J'en venais à oublier toutes les fois où il m'avait repoussé, rabaissé, comme pour établir une frontière entre nous. Aujourd'hui, et je ne savais pas pour combien de temps, cette frontière venait de voler en éclats. Il me remercie dans un murmure et j'ai du mal tout d'abord à réaliser qu'il à bien prononcer ce mot. Ça va au-delà du simple merci. Par l'intonation de sa voix, il me dit bien plus. C'est bien la première fois depuis qu'il m'a sauvé que je me sens réellement utile. Mes yeux me piquent légèrement, je fais un effort surhumain pour refluer les larmes. Ça faisait bien des mois que je n'avais pas pleuré. Ressentir autant d'émotions était étrangement salvateur. « - Je ne serais plus là sans toi tu sais... » Ça ne signifiait pas seulement que je serais morte s'il ne m'avait pas secouru, même si c'était une vérité absolue. S'il avait quitté la zone 51, s'il s'était enfui ou pire, je ne l'aurais pas supporté. En tout cas, je n'aurais pas pu rester ici. J'aurais tenté ma chance dehors, tout en sachant pertinemment que je n'allais pas survivre longtemps. Il était la raison pour laquelle je continuais. Je me détachais légèrement de lui pour prendre son visage entre mes mains, l'obligeant ainsi à me regarder. « - Alors je t'interdis de baisser les bras, d'accord ? » C'était beaucoup lui demander, j'en étais consciente. Il avait déjà encaissé bien plus que ce que j'aurais pu supporter, mais il était aussi fort que courageux. Il fallait qu'il survive, qu'il retrouve la paix et le bonheur qu'il méritait. Et s'il le pouvait, ne pas partir trop loin, là où je ne pouvais pas le suivre. Même si c'était assez égoïste comme pensée, je n'imaginais pas supporter tout ça sans lui.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mar 17 Fév - 0:51



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Pour Leandro, tout, dans cette situation, est étrange. Étrange mais pas désagréable. Bien au contraire, il se sent étrangement bien ainsi, Athénaïs dans ses bras qui tente de le rassurer coûte que coûte. Il ne veut pas trop penser, trop penser au pourquoi du comment et aux conséquences. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'a aucune envie de s'éloigner d'elle. Aucune envie de lui demander de partir. Non, il a besoin d'elle. Il ne le dira pas, mais il a besoin d'elle. Sincèrement. Et beaucoup trop. Un grognement s'échappe de ses lèvres quand elle poursuit sur sa lancée, sans doute persuadée de pouvoir le canaliser pour de bon. Le pire, c'est sans doute qu'elle a raison. Entièrement raison. Il se sent mieux, en sa présence. Preuve en est, il a suffit d'un regard dans sa direction pour que sa tension descende en chute libre. Il n'a pas lâché le type tout de suite mais il l'a fait pour une seule raison : Athénaïs. A-t-elle seulement conscience de cela ? De l'impact qu'elle peut avoir sur lui, sur ses comportements, sur ses émotions. Sans doute pas. Et il ne fait aucun doute que c'est mieux ainsi. Pour elle, mais surtout pour lui. « Ouais, j'sais bien. » Lâche-t-il dans un second grognement, avant de poser son front contre son épaule et de resserrer son étreinte autour d'elle. Il est bien là, à quoi bon se poser mille et une questions et s'imposer des contraintes ou une certaine distance ? C'est inutile. Le seul autre moyen qu'il a pour se calmer, c'est de tuer des rôdeurs. Hors, il n'a rien d'autre que des survivants à sa portée. Et loin de lui l'idée / l'envie de tuer certains d'entre eux.

Dans cette position et dans ces conditions, Leandro se sent donc merveilleusement bien. Peut-être un peu trop, parce qu'il est amené à souffler un mot qui veut tout dire, sans trop en dire. Il ne cherche pas à comprendre pourquoi, l'essentiel est qu'il lui a dit et que, au final, cela lui fait un bien fou. Enfin, il lui aura dit. Elle qui est à ses côtés depuis un moment et qu'il a maintes et maintes fois tenté de repousser. Parfois de manière horrible. Pour une raison mystérieuse, elle est encore là, à ses côtés. Il ne parvient pas à comprendre ce fait mais c'est le cas. Et il n'a plus aucune envie de la repousser. Pas pour l'instant, en tout cas. Il est incapable de se projeter trop loin, il ne sait pas de quoi demain sera fait. « Peut-être. » Lui dire non serait mentir, lui dire oui serait ridicule. Il se rappelle bien l'avoir tiré d'un endroit où elle n'avait plus guère de chance de s'en sortir. Mais, malgré tout, il se doute qu'elle a traversé bien d'autres choses. Ils n'en ont jamais parlé - c'est sans doute mieux ainsi - mais sa vie n'a pas commencé à ce moment-là. Sa survie non plus. Il ne sait pas du tout ce par quoi elle est passée, mais elle est là aujourd'hui et c'est tout ce qui compte. Il ne saurait expliquer comment et pourquoi, mais elle lui est devenue indispensable. Il ne regrette pas d'avoir mis sa vie en danger pour sauver cette petite brune apeurée et en très mauvaise posture.

Soudain, Athénaïs se détache, prend son visage en couple et prononce quelques mots qui touchent Leandro bien plus qu'il ne veut le montrer. C'est difficile, pour lui, de contrôler ses accès de colère et de violence mais étrangement aisé de ne pas laisser paraître ses émotions. Peu importe à quel point elles sont vives, brusques et inattendues, elles ont du mal à se faire une place sur son visage. C'est mieux comme cela, il n'a pas à s'expliquer au moins. « Comme si j'étais capable de ça ... » Oh non, il ne l'est pas. Leandro est un battant. Quoi qu'il paraisse être, il est accroché à la vie, à la survie. Accroché à Athénaïs aussi mais cela, elle le sait encore moins. Il ne veut pas se laisser crever, ou pire s'ôter la vie. Il le voulait au début, après la perte de sa famille, mais l'arrivée des militaires est venu contrecarrer ses plans. Impossible de ne pas tout tenter pour s'en sortir après ça. Il lui offre un sourire contrit, un peu forcé, avant de s'écarter légèrement d'elle. Assez pour détacher ses mains de son visage, mais pas assez pour être trop loin non plus. « Alors promets-moi que tu en feras de même. » Il recule encore de quelques pas mais, incapable de totalement se détacher d'elle, attrape son poignet. Il n'y réfléchit pas, ne laisse rien paraître mais une fois que c'est fait, c'est fait. Inutile de dire qu'il ne fera pas machine arrière et qu'il est tout bonnement hors de question qu'il s'explique ou reparle de cela. Dans cette pièce, avec Athénaïs, il se sent hors du temps, en toute tranquillité. Il ne veut pas gâcher ça en réfléchissant trop ou en franchissant la porte. Il va donc fermer celle-ci - quoi que, la claquer serait sans doute un terme plus adapté - après avoir laissé glisser ses doigts pour attraper la main de la jeune femme, il l'embarque donc avec lui. Puis il s'asseoit à même le sol, contre la porte, le bras en l'air pour garder la main d'Athénaïs dans la sienne. Il est pathétique mais il s'en fout : ils ne sont plus sur la Terre ferme, ils sont à mille lieux d'ici.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Jeu 19 Fév - 19:48

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C'était une demande aussi farfelue que sérieuse. De tous les survivants restant dans ce bâtiment, Leandro était certainement le moins propice au suicide. Et pourtant, les gens qui n'avaient plus rien à perdre pouvaient être poussés à des actes désespérés. Tout était extrême en lui, j'imaginais que ses moments de lassitudes étaient aussi intenses que ses accès de rage. Et j'avais bien vu lors de notre première rencontre, le jour où il m'avait sauvé la vie, combien il semblait désespéré. Il n'était pas tenaillé par la peur, ou concentré dans la situation. Il se laissait porter tout entier par sa violence, comme le faisait ceux qui avait déjà tout perdu. Je n'étais même pas sûre qu'il est réalisé le danger dans lequel il mettait les pieds en décidant de me sauver la vie. Il aurait pu se faire mordre, il y avait assez de rôdeurs ce jour-là pour que le risque soit important. Au fil du temps, j'avais compris que déverser toute cette brutalité était ce qui lui permettait de voir les choses un peu plus claires. Il avait besoin d'exploser de temps en temps pour mieux se recentrer ensuite. Beaucoup pensaient qu'il était un peu fou, trop impulsif et de ce fait, dangereux. En y regardant de plus près, c'était en fait très sain. Il savait que pour garder le contrôle, il devait se défouler sur les zombies. Aujourd'hui s'il n'avait pas réussi à s'arrêter, c'était parce qu'il était enfermé depuis trop longtemps. Tous les autres, et j'en faisais partie, laisser macérer cette colère qui en ferait d'autant plus de dommage une fois qu'elle réclamera de sortir pour de bon. C'était peut-être pour ça que j'avais autant confiance en Leandro, parce qu'il était conscient plus que quiconque de ce monde qui était désormais le nôtre et de la personne qu'il était devenu depuis.

Je souriais légèrement alors qu'il fit un pas en arrière, mes mains retombant alors le long de mes flancs. Pas pour longtemps. Aussi vite qu'il s'était écarté, ses doigts attrapèrent mon poignet et le contact me surpris au début. Pourtant, ça semblait si naturel d'agir ainsi. Comme si nous nous étions toujours connu. Ça n'était pas vrai. Mais les choses auraient été bien différentes si je l'avais rencontré plus tôt. Il avait du trouver, à un moment donné, une raison de se battre et de continuer. Il me demandait de lui promettre de faire de même et une partie de moi aurait voulu qu'il comprenne que dans mon cas, ce n'était pas aussi facile. Je n'avais pas la survie dans le sang. Et ma bonne volonté à m'en sortir tenait pour beaucoup en sa présence. Ça aussi, je n'allais pas lui dire. C'était sûrement un poids qui s'ajoutait aux autres, beaucoup trop lourd pour ses épaules. Je souris un peu plus, cherchant à paraître le plus sincère possible, et de ma main libre, je mime un salut militaire. « - Oui, chef ! » Il allait vraiment falloir que je me mette à apprendre un peu les rudiments de défense alors. Même sans parler d'armes à feu, j'avais un couteau que je maniais comme un manche. Il faudrait que je lui demande un de ces jours de m'apprendre.

Je me laissais entraîner par son élan et le suivais pour le voir claquer la porte et nous isoler pour de bon. Tout paraissait étrangement calme depuis que l'autre crétin avait rampé au dehors. Je n'entendais même pas des murmures de conversations ou même des bruits de pas. Il n'y avait plus que lui, et moi, et c'était étrangement apaisant. Il se laissa tomber le long de la porte pour s'asseoir tout en gardant ma main dans la sienne. Je l'observais un instant avant de me résoudre à m'asseoir à ses côtés, sans lâcher non plus ses doigts. J'avais l'impression d'être gorgée d'énergie et dans une même mesure, d'être exténuée. Les journées étaient plus que longues, prisonnier entre ces quatre murs. Je n'aurais même pas réussi à dire combien de temps s'était écoulé depuis l'attaque qui avait mis à mal la zone 51. « - Je donnerais cher pour sentir le soleil sur ma peau. Je suis née en Grèce, je ne suis pas faite pour avoir un teint aussi blafard. » C'était la première fois que je lui confiais quelque chose de ma vie, aussi anecdotique que ça soit. Ici l'air était saturé, j'avais constamment la sensation d'avoir froid. C'était d'ailleurs très souvent le cas. La seule chaleur que je pouvais nettement identifier était celle qui émanait de la main de Leandro. « - Toi non plus ça ne te ferait pas de mal un peu de couleur. Il faut vraiment qu'on se planifie des vacances à la mer. » Ce genre de conversation semblait totalement déplacée à l'heure actuelle. Parce que tout ça, ça n'existait plus. Les vacances, le boulot, les fêtes de Noël... Il n'y avait plus qu'une succession de jours qui filaient en semaines, puis en mois, sans pouvoir tenir le compte. Mais ça ne faisait pas de mal de rêver un peu. Ma tête se posa sur son épaule, les yeux dans le vague tout en essayant de me rappeler des images dorénavant révolues. Tout ce qui nous entourait maintenant était gris, sale, terne. Aussi fade et abrupte que l'était notre existence. Pourtant, enfermée dans cette pièce avec lui, j'avais l'impression que tout était encore possible.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Dim 22 Fév - 23:23



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Depuis le départ, Leandro tente tant bien que mal de tenir Athénaïs à distance. Ce n'est pas parce qu'il ne l'apprécie pas, ce serait même tout l'inverse. Seulement il a peur de tout ce qu'elle peut représenter pour lui. Il a peur de lui-même et de ce dont il est capable, aussi. Et si ses accès de colère devenaient incontrôlables ? Dans la situation actuelle, ce pourrait très bien finir par être le cas. Puisqu'il passe énormément de temps avec elle, Athénaïs pourrait être la première touchée. Il n'ose guère imaginer les conséquences que ça aurait. La jeune femme lui paraît trop douce, trop fragile pour ce monde - et pour lui accessoirement -. Et de manière tout à fait paradoxale elle lui semble être juste au bon endroit ; à ses côtés, ses doigts entre les siens. Il s'en veut de penser ainsi, d'oser agir de cette façon avec elle mais c'est ainsi. Et elle n'a aucune envie de penser au pourquoi du comment, il se torturera plus tard une fois la tension définitivement atténuée et Athénaïs loin de lui. Cet instant est une parenthèse ... et une parenthèse très agréable en plus de ça. Il ne veut surtout pas la gâcher en introspection qui pourrait, à l'inverse, devenir complète catastrophique. La jeune femme n'a pas besoin de ça, et lui non plus. Assis par terre dos à la porte, sa main tenant celle d'Athénaïs, Leandro parvient à oublier le monde extérieur, à oublier tout ce qu'il vient de se passer. Tout ce à quoi il peut penser, c'est leur conversation étrangement légère et détendue. Cela change considérablement de ce à quoi il l'a habituée, il en a conscience. Et s'il sait qu'en la maintenant à distance, il les protège tous les deux, il n'a pas la force de le faire. Pas maintenant.

Le silence s'installe, paisible et apaisant. Athénaïs choisit de le briser mais Leandro est trop heureux d'apprendre quelque chose à son sujet pour lui en tenir rigueur. Entretenir une conversation ne pourra que leur être bénéfique. Ils ne peuvent pas réellement parler du presque-meurtre de Leandro, ou de tout ce qu'ils ont perdu depuis le début de l'épidémie mais Athénaïs choisit merveilleusement bien son sujet. Elle se dévoile un peu, sans trop en dire. C'est juste ce qu'il faut. « J'ai du mal à t'imaginer bronzée. » Fait-il remarquer l'air de rien, sourcils haussés. Il ne regarde pas dans sa direction, il n'en a pas besoin : il sait déjà très bien à quoi elle ressemble. Elle ne s'en rend peut-être pas compte mais il a tout à fait conscience d'elle et de ce qu'elle est. Il se ressemble de bon nombre de ses mimiques, il connaît sa manière de parler et de s'adresser à lui. Il la connaît très bien. Trop bien, peut-être. Mais qu'importe, ce n'est pas le moment de se replier sur lui-même. « Je suis né en Italie en plus, tu sais ... » Leandro ne fait même pas gaffe à ce qu'il vient de dire, les mots s'échappent de sa bouche sans qu'il les contrôle. Sans même qu'il les retienne, en fait. Elle a dit quelque chose à propos d'elle, il en a fait de même. Qu'y a-t-il de mal à ça ? Il tâche de ne pas avoir la moindre réaction quand la jeune femme à ses côtés pose sa tête sur son épaule. C'est étrange, d'être aussi proche d'elle et en même temps si ... apaisant.

Ce n'est que maintenant qu'il se rend compte qu'elle lui est véritablement devenue indispensable. Sans elle, il aurait pété un câble pour de bon depuis longtemps. Lui qui refusait de laisser qui que ce soit l'approcher ou de s'attacher à qui que ce soit, doit bien admettre que c'est complètement perdu. Foutu. C'était déjà un crétin à la base. Mais, maintenant, c'est un crétin avec quelque chose à perdre. Il ne sait pas si elle ressent la même chose de son côté et ne s'aventurera pas à lui poser la question mais il a besoin d'elle de toute façon. Surtout en ces circonstances troubles, alors qu'il n'a plus le moindre rôdeur sous la main. Rien que des connards de survivants, ce qui est loin d'être suffisant, en prouve sa perte de contrôle. Il ne veut pas tuer qui que ce soit. Mais il ne peut pas être poussé à bout ; il n'a pas assez de patience pour ça. Athénaïs en a été le principal témoin. « On devrait aller faire du ski en France aussi. » C'était l'un de ses futurs projets de vacances avec ses filles, avant que tout soit balayé d'un revers de la main par cette foutue apocalypse. Peut-être qu'ils pourront trouver un endroit où paix et tranquillité seront les maîtres mots. Il n'est pas d'un naturel optimiste et il a bien du mal à imaginer qu'un tel truc soit possible, mais il ne faut pas perdre tout espoir, n'est-ce pas ? Sans lui non plus, il ne serait plus là. Comme beaucoup d'autres personnes dans ce bâtiment qui ont tout perdu. « T'es presque translucide, mais faudrait aussi te remplumer un peu ... » Ajoute-t-il, plus amusé que moqueur. Il a conscience de l'incroyable discussion qu'ils sont en train de tenir. Ils sont au beau milieu du chaos et de la destruction, Leandro vient presque de tuer un pauvre type et ils parlent de bronzage et de bouffe ? C'est dingue. Il ne s'en serait jamais imaginé capable. Et pourtant ... Avec Athénaïs, tout semble possible. Enfin, presque tout.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Lun 2 Mar - 23:26

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J'ai un petit sourire nostalgique en l'entendant, certainement qu'il ne peut pas le voir. Pour le coup, il n'avait pas tort. Même si j'avais des origines grecques, ma peau n'était pas des plus hâlées. Pour le coup, et malheureusement, j'avais pris le gène de mon père sur ce coup-là. J'étais certaine que ma mère elle avait une merveilleuse teinte caramel. Mais je ne savais pas si je devais attribuer cette certitude à un souvenir réel ou un désir tiré de l'imaginaire. Pour parfaire le tout, cette privation des rayons du soleil n'aidait pas. Ma peau était laiteuse, presque translucide. Le fait de ne pas s'alimenter correctement n'était pas non plus un avantage. Le physique n'était plus du tout une priorité, c'était d'autant plus ridicule que je conserve presque religieusement un tube de rouge à lèvres religieusement dans mon sac. Vestige de ma coquetterie et de ma féminité d'antan. Ces pensées totalement superficielles ne me venaient pas souvent à l'esprit. Peut-être était-ce la présence de Leandro qui venait à me faire me questionner sur mon image. Après tout, moi j'aimais autant sa compagnie que le visuel qu'il m'offrait. Il avait un côté très ours c'était indéniable et cette barbe hirsute ne venait pas adoucir ses traits. Ça n'arrangeait pas les idées toutes reçus que le reste du groupe se faisait de lui. Il m'avoue quelque chose de personnel sur lui et je reste une seconde silencieuse, presque choquée de cet aveu aussi banal que précieux. « - Une grecque et un italien... nous étions fait pour nous rencontrer il faut croire ! » Je souris un peu plus avant de poser ma tête sur son épaule. Il ne me repousse pas et ça me va. J'avais l'impression qu'il avait fait un pas vers moi et je n'allais pas être celle qui reculerait. Pourtant rien était acquis. Cette quiétude pouvait éclater comme une bulle de savon ou disparaître sitôt cette porte rouverte. Je retournerai alors à ma solitude et lui à tous ses tracas. Mais pour le moment, nous étions ensemble.

Les choses n'auraient pas été dans ce sens si nous n'étions pas encerclés par les rôdeurs et barricadés dans ce dernier bâtiment. Sans ça, il n'aurait pas pété les plombs, il se serait maîtrisé devant cet idiot et aurait filé ensuite au-dehors pour se défouler sur les morts-vivants. Des fois, ça me hantait la nuit, cette idée qu'il n'était plus entre ces quatre murs. Qu'il était sorti en cachette, seul, sans voir le danger qu'il encourait. Alors je me levais et je me mettais à le chercher activement, le cœur battant à tout rompre jusqu'à ce que je l'aperçoive en pleine conversation avec Noah ou quelqu'un d'autre. Je n'osais pas lui demander s'il s'était déjà risqué à s'aventurer à l'extérieur. S'il me répondait par la positive, j'étais certaine que j'allais encore moins bien dormir. Déjà que ça n'était pas ça... « - C'est une bonne idée. Je suis sûre que je te mets la pâté en ski... » La neige ne m'effrayait pas, Chicago n'était pas épargné par de belles tempêtes de neige. J'avais été traîné aux sports d'hiver dans mon enfance, assez pour savoir dévaler les pistes en toute sécurité. Faculté qui ne me servait définitivement plus à rien. Dans cette situation, personne ne craindrait plus les chutes mais plutôt les rôdeurs cachés sous le manteau blanc de l'hiver...

Il avait raison, je faisais peur à voir. Je n'avais jamais été bien épaisse mais tout de même, je n'avais jamais chuté aussi bas au niveau poids. La faim était constante mais en même temps, c'était une sensation à laquelle nous étions tous habitués désormais, si bien qu'on vivait avec. Parfois, on avait même la chance de l'oublier pour quelques temps. Je préférais le prendre à la rigolade et relevais légèrement la tête pour le regarder, les yeux plissés pour jouer les jeunes femmes outrées. « - Tu insinues que je ne suis pas assez grosse ? Ça n'est pas comme ça qu'on complimente une femme mon cher. » Je claquais ma langue contre mon palais, feintant l'arrogance, mais ne parvenais pas à dissimuler totalement un petit sourire amusé. À lui non plus ça ne ferait pas de mal de manger un peu. Ça ne m'aurait pas étonné qu'il se rationne encore plus que nous, juste pour en laisser plus aux autres, ou alors par simple oubli, ça n'aurait pas été impossible aussi. « - J'attends que tu m'invites à dîner, jusque-là, je me lance dans une grève sévère de la faim. » Nous n'avions jamais partagé un repas. Aussi frugal qu'il soit, c'était toujours plus plaisant de le partager avec quelqu'un. De toute façon, tout était plus pesant à deux. Mais je ne pouvais pas lui demander de m'accorder plus de temps, il n'en avait déjà suffisamment pas assez pour lui. « - Mais t'auras intérêt à faire un brin de toilette avant. » Je lâchais sa main et tirais légèrement sur sa barbe avant de la relâcher. J'aurais bien aimé voir à quoi il ressemblait avant toute cette apocalypse. Les traits moins tirés, les joues moins affinées. Et surtout, sans la peur constante de nous voir envahis par ce qui fut autrefois des gens, comme nous.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Ven 6 Mar - 22:35



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Un infime sourire étire les lèvres de Leandro. S'il n'a pas contrôlé les mots qui se sont échappés de ses lèvres, il ne les regrette pas pour autant. Ce n'est pas un sujet ultra personnel et secret qu'il a abordé. Simplement ses origines. Ce qui le ramène, bien sûr, à sa famille. Mais il ne se passe pas un seul instant sans qu'il y songe, cela ne change pas grand chose en somme. « T'y as vécu longtemps ? En Grèce, j'veux dire. » Qu'il demande l'air de rien, profitant de la situation et du calme ambiant pour l'interroger et tenter de satisfaire sa curiosité. Il ne l'a jamais vraiment montré mais Athénaïs l'intéresse beaucoup. Beaucoup trop, d'ailleurs. L'ancien flic a désormais appris à cerner la jeune femme, et il est capable d'anticiper certaines de ses réactions. Néanmoins, il ne sait rien d'elle ou de son passé. C'est normal, nombreux sont les survivants à ne pas pouvoir parler de tout cela., Leandro en tête de liste. Mais cela ne l'empêche pas d'être très curieux et de vouloir en apprendre plus à son propos. C'est bien la première fois qu'il ressent cela depuis le début de l'épidémie. En fait, c'est aussi la première fois qu'il se permet d'être aussi proche de quelqu'un. Il sait à quel point cela pourrait s'avérer dramatique, mais peut-il faire quelque chose pour empêcher ses émotions de s'étendre ? Probablement pas. Il a beau tenter de tenir Athénaïs à distance, il a sans cesse besoin de la faire revenir vers lui. Dans cette situation, il est impuissant. Et s'il trouve toujours une solution pour ne pas le montrer ou pour conserver une certaine distance de sécurité entre eux, il n'a pas envie de le faire aujourd'hui. Pas maintenant.

Il a besoin d'elle. Il est submergé par les vagues d'émotions fortes qui l'assaillent de toute part. Il est incapable de discerner ce qui est bien de ce qui est mal pour lui et pour Athénaïs. Peut-être qu'il changera d'avis et voudra la repousser aussi loin que possible d'ici quelques heures à peine mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. Il profite de sa présence. Il profite de ce moment rare. Il profite de l'avoir contre lui. Et au Diable le reste du monde ! Apaisé, merveilleusement bien à cet instant précis, il s'autorise même un léger rire. C'est un miracle en soit et il ne veut surtout pas songer à ce que peut se dire Athénaïs en le voyant ainsi libéré. Ce serait catastrophique, et il perdrait probablement toute envie d'agir naturellement. « C'est probable. » Voir sûr, en fait, Leandro n'ayant pas fait de ski depuis trèèès longtemps. Trop, sans doute. Mais son arrivée aux Etats-Unis a tout changé. Puis il a construit sa vie de famille, il s'est enfoncé dans la routine et le reste du monde n'avait plus guère d'importance. Il aurait sans doute amené ses filles en France pour skier, un jour ou l'autre, mais il est bien trop tard pour songer à tout cela : c'est tout bonnement impossible de revenir en arrière .Et avec des "si", Leandro risque de s'enfoncer une nouvelle fois dans la morosité. Ce n'est pas le moment pour ça. « Que veux-tu, je ne suis qu'un macho d'italien ... » Marmonne-t-il dans sa barbe, amusé. C'est totalement faux bien sûr, et l'ironie se fait entendre à travers chacun de ses mots.

Leandro hausse un sourcil à l'attente des paroles d'Athénaïs. Une grève de la faim, hein ? « Ton but c'est de disparaître ? Parce que t'es sur la bonne voie ... » Maintenant qu'il est lancé, il a l'impression qu'il ne peut plus s'arrêter. De sourire, de la taquiner. Tant mieux, dans un sens. Mais il a l'intime conviction qu'il finira par le regretter. Enfermé dans sa folie, il n'est plus capable de grand chose depuis longtemps, si ce n'est de péter ses câbles et de tout détruire sur son passage. Il ne veut pas détruire Athénaïs. Il ne veut pas prendre un tel risque. En attendant, il est très bien pour l'instant. Et il ne trouve rien à redire quand elle tire légèrement sur sa barbe ... Qu'est-ce qui lui prend ? Il doit être en train de perdre la boule. Pour de bon, cette fois. « Faut p't-être pas trop m'en demander. » Lâche-t-il, un sourire toujours ancré sur ses lèvres. En même temps, ce n'est pas comme s'ils avaient réellement accès à de l'eau ... ou à des vêtements propres. C'est fini cette belle époque. Maintenant, ils doivent se contenter de ce qu'ils ... n'ont pas. Oui, c'est ça. « Tu peux parler ... tes cheveux sont répugnants. » Maintenant que sa tension a définitivement chuté, Leandro se sent capable de se moquer gentiment d'elle. Là aussi c'est une première. Mais Athénaïs saura sans mal que ce n'est rien d'autre qu'une blague. Comme s'il pouvait lui en tenir rigueur ... Ils sont tous crades et cela n'inquiète ni ne choque plus personne. C'est comme ça, ils vivent dans l'inconfort le plus total.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Sam 7 Mar - 23:51

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Je n'aurais jamais pensé que la journée se terminerait comme ça. Enfermée dans une pièce avec Leandro, à évoquer le passé. Parce que même avant cette apocalypse, ce n'était pas une partie de ma vie que je partageais. Elle était obscure, brouillée. Je ne me rappelais plus totalement de ma mère, je l'assimilais pourtant à chaque paysage grec que je gardais en mémoire. J'étais attachée à ce pays, je n'y étais jamais retournée malgré ça. Parce que j'avais toujours eu peur de prendre une claque, le retour de tous ces souvenirs et de toutes ces douleurs que j'avais passé tant de temps à enfouir au plus profond de moi. « - Pas assez puisque je ne suis pas assez bronzée à tes yeux. » C'était un sujet sensible et je préférais user de l'humour plutôt de commencer à me diriger vers une pente glissante. Parler de moi me mettais mal à l'aise. Je savais aussi que c'était trop tôt pour lui poser ce genre de questions. C'était aussi parce qu'il venait de subir un réel ascenseur émotionnel que je ne voulais pas nous replonger, lui comme moi, dans notre précédente vie. Elle n'avait plus lieu d'être de toute façon. J'avais pourtant envie de me confier à Leandro, de m'ouvrir complètement à lui. C'était grâce à lui que j'étais là aujourd'hui, il m'avait littéralement ramené d'un endroit bien trop sombre. Ça lui donnait le droit de connaître toutes les ombres qui m'avait habités, et qui m'habitaient encore parfois. Je n'avais juste pas encore trouvé le courage de le faire.

Il y avait quelque chose de libérateur de pouvoir être si proche de lui physiquement. Je ne voulais pas que les autres s'en aperçoivent trop, mais j'étais craintive. De tous, mais encore plus des hommes. Ma mésaventure m'avait changé plus que je ne voulais me l'avouer. La tête posée sur son épaule, je n'avais plus l'impression d'être retenue par cette barrière que je m'étais forgée. Il était différent, et ma facilité à me rapprocher de lui me le prouvait encore davantage. Je me laissais transportée dans un monde imaginaire, et même si rien de tout cela ne pourra jamais arriver, le fait seulement de l'envisager me suffisait. Son rire m'émerveillait, un rire franc, je n'étais pas certaine de l'avoir déjà entendu rire avec autant d'honnêteté. Mais en même temps, je savais pertinemment que je ne devais pas me faire d'idée. Il venait de vivre quelque chose de très fort, sa haine avait explosé quelques instants plus tôt alors qu'il avait réussi à la retenir tout ce temps. Il s'était passé quelque chose, j'en mettrais ma main à couper. Et lorsqu'il quitterait cette pièce, qu'il serait de nouveau happé par tous les soucis de la zone 51, il redeviendrait distant. Ça aussi, je le savais très bien. Pour le moment, je m'en fichais. Je saurais me montrer forte si à notre prochaine rencontre il m'envoyait balader. Après tout, ça c'était mon problème. Aujourd'hui la seule chose qui importait, c'était d'être là pour lui. Je n'en revenais pas de l'entendre autant plaisanter et je relèvais la tête, surprise de le voir autant me suivre dans ce petit jeu avec une ironie délicieuse. Il n'avait rien du macho italien, même si j'avouais qu'il avait un charme indéniable.

J'ouvrais grand la bouche, comme un poisson sortie de l'eau, alors que je le regardais droit dans les yeux. Mais c'est qu'il me cherche carrément là ? « - Dis donc, tu sais que tu mériterais bien un sandwich aussi ? Et puis, le manque d'activité te porte préjudice, j'ai l'impression que tu as perdu un peu de ta masse ! » Ma main se porte sur son bras et presse son biceps. Bon, en fait ça n'était pas totalement parti non plus hein, mais il fallait bien que je le taquine moi aussi. Il semblait ne plus s'arrêter, et même si j'affichais une mine outrée et vexée, j'étais ravie de le voir aussi complice. Moi qui était coquette, je souffrais de ce manque d'hygiène et de féminité, et ce même si tout le monde se fichait des apparences désormais. Peut-être que c'était aussi parce que je voulais lui plaire, mais ça je n'avais pas encore envie de l'accepter. « - Je ne vois pas de quoi tu parles... » J'attrapais tout de même l'élastique autour de mon poignet pour nouer mes cheveux qui, effectivement, auraient bien eu besoin d'un bon shampoing. Les occasions étaient évidemment pire que rares. « - Tu vas finir par me donner des complexes ! Moi qui avait fait un effort de présentation. » Je lui coulais un regard noir avant d'éclater légèrement de rire, mon épaule venant bousculer la sienne. « - Quand on sortira d'ici, on trouvera un moyen de se donner un petit coup de frais. Ça ne nous fera pas de mal à tous les deux. » Si on arrivait un jour à sortir d'ici, et encore plus si je m'en sortais en vie et qu'il voulait toujours de moi dans les parages. C'était beaucoup de conditions qui rendaient l'image difficile à croire, même si j'en avais terriblement envie malgré tout. « - Tu ne vas pas en croire tes yeux. » Faussement prétentieuse, je lui lançais un clin d'oeil des plus appuyés avant de rire. Je n'avais jamais été une séductrice, ce n'était pas après une apocalypse de zombies et les cheveux effectivement très sales que j'allais le devenir. J'espérais juste que notre prochaine destination nous permettrait de nous ravitailler, sur tous les points.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mer 11 Mar - 23:18



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Leandro ne comprend pas vraiment ce qui est en train de se passer. En fait, il s'efforce de ne pas y songer trop longuement. Cela pourrait s'avérer dévastateur et cela pourrait aller à l'encontre de la quiétude qui s'est installée entre eux. Il n'est pas certain que cela soit une bonne chose, peut-être que tout finira par lui retomber dessus brutalement. Et si cela l'assommait un peu plus encore ? Et si cela l'empêchait de redevenir la personne qu'il était jusque-là, dans la zone ? Qu'importe. Quoi qu'il soit en train de se dérouler entre eux, c'est ce qui lui a permis de ne pas déraper et faire une erreur monumentale. Il l'aurait forcément regretté, il s'en serait voulu et aurait d'autant plus semé la zizanie dans un endroit déjà bien troublé par les récents événements. Bien qu'il déteste son statut de "fondateur" qu'on lui a imposé plus qu'autre chose, il ne peut pas se permettre d'être à l'origine d'une émeute, ou de quelque chose qui s'en approche. Malgré tout ce qu'il peut dire ou penser, il se sent un tant soit peu responsable des survivants qui tiennent encore dans cet endroit. Il ne veut pas être à l'origine de la fin définitive de la zone. Alors, il doit tenir bon et tenir à distance ses vieux démons. Pour ça, il a la chance de pouvoir compter sur Athénaïs. Il ne sait pas si, dans le fond, c'est réellement une bonne chose. Mais c'est bien elle qui vient de l'empêcher de tuer un mec, non ? Cela prouve bien à quel point elle a réussit à s'immiscer dans sa tête. Sans s'en rendre compte, semble-t-il.

Comment peut-elle rester à ses côtés alors même qu'elle le sait capable du pire ? Elle vient de le voir à l'oeuvre. Elle l'a vu maintes et maintes fois s'en prendre à tout un tas de rôdeurs. Sans le moindre état d'âme, sans aucune pitié. Il est juste ... lui, un type brutal et incapable de beaucoup de contrôle. Sa rage le surpasse et de loin. Elle l'empêche d'y voir clair. Athénaïs agit comme la lumière au bout d'une couloir, inaccessible et pourtant atteinte aujourd'hui par il ne sait quel miracle. Et par un autre miracle qu'il ne s'explique pas lui-même, Leandro réussit sans trop de mal à plaisanter avec la jeune femme et même à la taquiner. Cela paraît si simple que c'en est troublant. Il reprend des habitudes depuis longtemps oubliées avec une aisance qui s'avère complètement déstabilisante. Mais il n'en montre rien : il se contente de rester silencieux et de profiter comme il se doit de la tranquillité qui l'accueille à bras ouverts. Après des mois - des années, à vrai dire - à se replier sur lui-même, il apprécie vraiment le sentiment qui s'empare de lui à ce moment précis. Un peu de répit, ça ne peut pas faire de mal. L'ancien flic sait néanmoins que cela ne durera pas et qu'il reprendra son caractère de merde sitôt qu'ils seront sortis de cette pièce mais ils n'en sont pas encore là. « Pff tu parles, j'suis toujours aussi baraqué ! » Bon, c'est un peu exagéré d'en arriver là : ce n'est pas non plus le mec le plus musclé qui soit. Mais c'est vrai qu'il a un peu fondu ... juste un peu. Ces dernières semaines ont été trop tranquilles pour son propre bien.

Un rire, bref, éphémère, s'échappe des lèvres de Leandro. Bien sûr qu'il la taquine et qu'il ne pense pas un seul mot de ce qu'il dit. Bon, personne n'est au summum de la propreté - lui le premier d'ailleurs, suffit de regarder sa barbe beaucoup trop longue pour le comprendre -. Mais Athénaïs n'a pas besoin d'être parfaite. Et il se doute qu'elle est très jolie, malgré leurs conditions d'hygiène franchement limitées. Le sourire du fondateur ne le quitte plus. Peut-être parce qu'il apprécie à sa juste valeur cet instant unique. Ou peut-être qu'il aime voir Athénaïs aussi ... à l'aise. Dans le fond, il n'aime pas l'idée de la repousser constamment. Il ne sait pas comment il réagira en la revoyant le lendemain, mais s'il peut se montrer agréable pour l'instant, autant en profiter et le faire comme il faut. La complicité qu'ils affichent le désarçonne un peu, il n'a plus l'habitude de tout ça, mais il réussit à passer outre pour ne pas gâcher tout ça. Elle est constamment à ses côtés. Elle est la seule à le soutenir réellement et ce, malgré ses sautes d'humeur permanentes. Il lui doit bien ça, non ? « Oh oui ! Je donnerai beaucoup pour une douche, une coupe, un rasage de barbe et de la bonne bouffe. » Et ça, il le pense vraiment. Il n'est pas habituel pour lui dire de faire partager ses envies à qui que ce soit mais, encore une fois, il n'est pas tout à fait dans son état naturel. C'est un Leandro apaisé - pour l'instant en tout cas - qui se trouve aux côtés d'Athénaïs. « Parce qu'il y a une jeune femme sous la crasse ? » Demande-t-il, sourcils haussés et le regard tourné dans sa direction. Il s'écarte un peu pour la détailler, faussement investigateur. En fait ... il n'a pas besoin d'attendre qu'elle soit toute propre sur elle pour deviner qu'elle est très jolie. Mais inutile de préciser qu'il ne dira jamais ça à voix haute. Pas même sous la torture. « Je me demande comment tu étais ... Avant. Sans ton air soucieux perpétuel et tes cernes s'entend. » Dit-il finalement, sans prendre la peine de songer à ses paroles. Ne serait-il pas un peu trop à l'aise, tout à coup ? Il semblerait.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Ven 13 Mar - 20:03

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J'étais incapable de dire combien de temps s'était écoulé depuis notre première rencontre. Des semaines, peut-être des mois. Personne ne tenait de calendrier, en tout cas, j'avais personnellement perdu le fil. Mais nous n'avions jamais été dans ce genre de dynamique. Tout le monde me considérait comme la seule pouvant approcher Leandro dans ses moments les plus sombres, je n'avais pourtant jamais su ce qui leur faisait penser ça. Après tout, c'était bien la première fois que nous avions une conversation aussi intime. Beaucoup de personnes se montraient suspicieuses à mon sujet, très certainement parce que j'évitais leurs questions et n'avais jamais voulu parler de moi, de ce que j'avais vécu avant d'atterrir dans la Zone 51. Il était le seul à m'avoir tendu la main sans rien attendre en retour, et à continuer aujourd'hui à ne pas me mettre la pression pour en apprendre davantage sur mon passé. Ce que je lui rendais bien, même si je me doutais qu'il devait traîner son lot particulier de cadavres, je ne ressentais pas le besoin de lui demander lesquels. Il avait perdu du monde, mais il avait réussi à s'en sortir, lui. Et à tenir le coup pour les autres, leur permettre de retrouver un semblant d'espoir dans ce monde chaotique. Il avait les épaules assez larges pour supporter le poids de tous les problèmes auxquels nous devions faire face. Être en sa présence, c'était être soulagé quelques instants de cette pression incessante. En tout cas, c'était comme ça que je me sentais lorsqu'il n'était pas loin. Apaisée et libérée. Je croyais bien plus que nous allions nous en sortir lorsque c'était lui qui me le disait. Il était le seul que je pouvais suivre sans l'ombre d'une incertitude. Même si je devais être plus un boulet à sa cheville qu'autre chose.

Le voir aussi plaisantin me faisait oublier la faim et la peur. Enfermés dans cette pièce, j'avais l'impression que nous étions plus libres que jamais. Je me mis à pouffer en l'entendant, roulant des yeux exagérément pour le taquiner. Il était certain qu'être cloîtré entre ces quatre murs n'aidait pas à entretenir une certaine forme physique. Et même s'il conservait un corps très athlétique, ses bras avaient quelque peu perdu de leur superbe. Il ne pouvait plus se défouler sur les rôdeurs, mais l'impact physique n'était pas le pire. Les conséquences psychologiques étaient bien plus dangereuses. « - C'est ça ouais, bientôt je vais avoir des bras plus musclés que toi ! » Pour illustrer mes propos, je levais le bras et contractais mon muscle dans un effort pitoyable, le visage faussement tiré par l'effort feint. Je n'avais jamais été très sportive comme fille, j'avais juste appris à courir plus vite depuis que les morts revenaient à la vie pour essayer de nous bouffer. Je ne faisais pas partie de ces nouveaux héros qui avaient appris à s'en sortir, à tirer ou à utiliser d'autres armes. J'avais un couteau, certes, mais je l'utilisais plus pour la nourriture qu'autre chose. Si les choses restaient aussi légères entre nous, j'allais peut-être finir par oser demander à Leandro de m'apprendre à tenir, et tirer accessoirement, avec un flingue. L'idée ne me plaisait pas, mais je ne voulais pas être un poids, pour lui comme pour le reste du groupe. J'arrêtais net de rire en l'entendant et faisais alors mine de bouder tandis qu'il m'observait des pieds à la tête. On oubliait rapidement ce à quoi on ressemblait dans cet univers, je ne pensais tout de même en être arrivée au point où il était difficile de définir mon sexe. « -Eh oui ! Tu serais étonné papy... » Je souriais de toute mes dents sous cette boutade, après tout je n'allais pas être en reste. Il était plus vieux que moi, sûrement pas de beaucoup mais avec la vision qu'il offrait... ça ne le rajeunissait pas. Je devais paraître moi aussi bien plus vieille que je ne l'étais réellement. La survie n'était pas fontaine de jouvence.

Il en vint finalement à se demander à ce à quoi je ressemblais avant cette épidémie et je le regardais quelques secondes, interdite mais surtout surprise. Je ne savais pas trop quoi lui dire. Parce qu'en vrai, il n'y avait pas grand chose à dire. Contrairement aux autres, j'avais eu « la chance » de n'avoir perdu personne. Mais simplement parce que j'avais été abandonné bien avant cette apocalypse. Je ne savais pas trop quoi lui dire. Cette solitude était une blessure que je n'avais pas encore réussi à panser. « - Qui te dis que je n'avais pas déjà cet air soucieux et ces cernes ? » Je préférais essayer de le prendre avec légèreté, d'esquiver cette conversation. Après tout, ça faisait bien des années que j'étais brisée. Depuis que mon frère avait été incarcéré, sans vouloir me dire pourquoi. Et je n'avais pas eu le courage de lui demander. « - Simplement moins crasseuse ! » Je lui tirais la langue, digne d'une gamine de cinq ans comme attitude, alors que je croisais mes bras sur ma poitrine. De toute façon, c'était une époque révolue. « - On ne se serait jamais adressé la parole sans tout ça... je serais passée à côté de quelque chose tu sais. » Je lui souris faiblement en coulant vers lui un regard bref. Je l'appréciais, il était important pour moi et j'avais envie qu'il le sache. Je n'osais pas lui rendre la politesse en lui demandant comment lui était avant. Parce qu'il venait à peine de revenir de cette obscurité dans laquelle il tombait parfois. Je n'avais pas envie de l'y précipiter de nouveau. « - Bien sûr j'aurais préféré que mon preux chevalier soit quelqu'un de plus charmant... mais je suppose qu'on ne peut pas tout avoir. » C'était plus fort que moi, le taquiner allait devenir mon activité préféré.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mar 17 Mar - 15:49



night of the hunter.
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Tout ça est très bizarre pour Leandro. Il n'a plus l'habitude d'être aussi décontracté et pourtant la présence d'Athénaïs à ses côtés a des vertus on ne peut plus plaisantes. Il lui semble plus facile, tout à coup, de déconner, de sourire et même de rire. Il n'en oublie pas pour autant leur situation critique, et tout ce qui va avec. Néanmoins, il s'autorise une petite pause de laquelle il avait grand besoin. Il l'a bien prouvé avec le pauvre type prêt à tout pour se faire remarquer et sortir d'ici - pense-t-il vraiment être le seul dans ce cas-là ? -. Encore un peu et il le butait sans le moindre état d'âme. Alors, il se permet de souffler. Il se permet de ne pas se prendre la tête en l'alourdissant de questions futiles et, de toute façon, restées jusque-là sans réponses. La vision d'une Athénaïs enjouée et ainsi taquine lui plaît bien plus qu'il ne veut le montrer. Hors de question qu'il laisse paraître quoi que ce soit. Et pourtant, son sourire pourrait la mettre sur la voie. « Tu rêves, maigrichonne ! » La taquine-t-il sans vraiment y faire gaffe. Il ne sait pas d'où lui vient cette audace et cette subite décontraction mais elle est bien là. A quoi bon la déloger ? Il aura tout le temps de revenir sur ses propos et son attitude lorsqu'ils seront repartis chacun de leur côté. Pour l'heure, il se sent on ne peut mieux à ses côtés, dans cette pièce qui leur fait office de bulle. Aucun bruit ne se fait entendre de l'extérieur, poussant Leandro à les imaginer seuls au monde. Bien. Et tout cela le met dans une atmosphère propice à la taquinerie. D'une certaine manière, il appréhende la suite des événements et le retour brutal à la réalité mais ils n'en sont pas encore là. Autant éviter d'y songer.

Papy. La semi-insulte cachée derrière cette nouvelle boutade ne le gêne pas. Bien au contraire, il sourit de plus bel, amusé. En même temps, c'est de bonne guerre ... il vient de se moquer de son physique et tout particulièrement de la crasser derrière laquelle tout cela est cachée. Difficile d'imaginer à quoi elle peut ressembler là-dessous. Difficile d'imaginer à quoi elle ressemblait, autrefois. Lorsque le monde tenait encore à peu près debout, lorsque l'eau était si facilement accessible. A tel point qu'elle était considérée comme acquise par à peu près tout le monde ; s'ils avaient su. En tous les cas, les mots dépassent la pensée de Leandro et franchissent ses lèvres sans qu'il n'ait pu les retenir. Il ne les regrette pas pour autant, il est sincèrement curieux de savoir. D'obtenir une réponse et, de manière plus que partielle, d'imaginer une Athénaïs propre, souriante, vivante en somme. Elle reste évasive, peut-être parce qu'il s'agit d'évoquer un passé qu'elle préfère laisser derrière elle. Oh, comme il la comprend. « Simplement moins crasseuse ? Permets-moi de douter. » Sa réponse n'est pas à tout fait claire, elle ne le sera pas pour Athénaïs puisqu'elle ne l'est déjà pas pour lui à la base. Est-ce une nouvelle manière de la taquiner en prétendant qu'elle n'a jamais été moins crasseuse ? Ou bien une manière de dire qu'il se doute qu'elle était une très belle femme ? Impossible de trancher. Et Leandro est bien content de l'entendre changer de sujet ; cela lui évite de se torturer les méninges plus longtemps en essayant de déterminer ce qu'il a réellement voulu dire. Il tourne la tête pour la regarder. Pas une seule fois il ne détourne les yeux, alors qu'il se met à les imaginer tous deux dans un contexte totalement différents.

Comment auraient-ils pu se croiser ? Se seraient-ils parlés ? Regardés, au moins ? C'est compliqué, voire impossible, de le déterminer avec certitude. Leandro ne sait que peu de choses concernant Athénaïs mais il a du mal à imaginer qu'ils ont - par un heureux mystère - habité au même endroit un jour. Comment était-elle, autrefois ? Du genre à écumer les bars en quête d'une identité ou d'une raison de vivre ? Etait-elle en couple ? Célibataire ? Tant de questions qu'il ne peut pas lui poser. Il doit les garder pour lui, pour son propre bien mais aussi pour celui d'Athénaïs. Il paraît évident qu'elle n'apprécierait pas de se faire ainsi interroger. « Peut-être que si. Peut-être qu'on aurait fini par se croiser un jour ou l'autre. » Il hausse les épaules, laisse tomber sa tête en arrière contre la porte, le regard fixé sur un point invisible, quelque part entre le plafond et le mur. Il a l'esprit brouillé par le trop-plein de questions qui lui passent par la tête. C'est bien la seule personne à qui il porte autant d'intérêt. Et il n'est pas certain que ce soit une bonne chose. Pas du tout. Un mince sourire étire ses lèvres alors qu'Athénaïs se permet une nouvelle plaisanterie. Bizarrement, il ne le prend toujours pas mal ; au contraire, cela lui permet de replonger tête baissée dans ce moment de quiétude. Il n'était plus habitué à tout ça, mais ça fait un bien fou. « Tu serais surprise, toi aussi ... » Lance-t-il à moitié blagueur et à moitié sérieux. C'est qu'il y a quelqu'un, sous ces cheveux et ces poils. « A la place de ça, tu as eu droit au fou furieux qui t'a tendu la main couvert de sang de rôdeurs de la tête aux pieds. » Enfin, façon de parler, il ne lui semble pas lui avoir réellement tendu la main. En fait, il ne se rappelle plus grand chose de ce jour-là. « Je savais que j'aurais dû prendre une douche avant d'aller là-bas, pas de chance ! » Comment parvient-il à plaisanter sur un sujet comme celui-là ? Là encore, il ne comprend pas.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Jeu 19 Mar - 22:24

NIGHT OF THE HUNTER × ft. LEANDRO & ATHENAÏS


Je souriais plus durant cette conversation que j'avais pu pendant les derniers mois. Je me rendais compte qu'étrangement, ma propre humeur était liée à celle de Leandro. Il était morose, je l'étais également. Et mon bonheur découlait du sien. Je n'avais jamais été maigrichonne et je ne me considérais toujours pas comme ça. C'était un réel soulagement de ne pas avoir accès facilement aux miroirs, mon reflet n'allait certainement pas me plaire. Du coup, ça ne devait pas beaucoup lui plaire, à lui non plus. Ça n'aurait pas du avoir d'importance. De tous les problèmes qui étaient à régler de manière urgente, mon physique aurait du arriver en bout de liste. Et pourtant. Je me disais souvent que quitter la zone 51, c'était avoir l'occasion aussi d'avoir accès à un point d'eau pour faire un brin de toilette. Ou alors fouiller les magasins, techniquement pour trouver de la nourriture, égoïstement, mettre la main sur un certain confort. Tout le monde y pensait, constamment, mais personne n'en parlait puisque c'était automatiquement futile et inaccessible. Pouvoir en discuter, mais en plaisantant, avec quelqu'un avait quelque chose de réconfortant. Ça faisait du bien de penser à autre chose qu'à la survie. Surtout que je n'étais pas très douée pour ça. À part lui faire oublier pour un bref moment ses pulsions destructrices, je n'étais d'aucune aide. Je n'avais pas de solution miracle pour nous faire sortir tous de là et je n'étais pas capable de protéger les arrières de quiconque, et surtout pas les siennes. Enfermés dans ce refuge tout ce temps, ça ne m'avait jamais tant gêné que ça. Maintenant que nous étions sur le point de retourner dans ce monde extérieur si dangereux, cette pensée m'obsédait. Il avait risqué sa vie pour moi, il aurait pu perdre la sienne. Je refusais qu'il s'y risque une seconde fois.

Je ne savais pas si je devais rougir ou apparaître indignée. Permets-moi de douter, que voulait-il dire par-là ? J'aimais l'idée qu'il préfère m'imaginer bien différente qu'en cet instant, avec une peau plus délicate, une allure plus attirante. Il était cependant plus probable que ça ne soit qu'une autre boutade vue notre dynamique actuelle. J'ai sur le bout de la langue une réplique bien préparée pour contrer ce nouveau pique, mais Leandro tourne son regard bleu profond vers moi et j'en viens à oublier ce que je voulais lui répondre. Mon ventre se contracte et je suis certaine que ce n'est pas la faim. Mais plus une sensation lointaine à laquelle je n'étais pas habituée. Et que je n'expliquais pas. Je changeais alors de sujet, tout en sachant pertinemment que j'allais passer certainement la nuit entière à chercher à comprendre ce qu'il venait de m'arriver. J'aurais aimé croire ce qu'il me disait, j'avais conscience que c'était impossible. Sans cette apocalypse, nos chemins ne se seraient jamais croisés. Le pire, c'était que j'étais moins seule maintenant qu'avant tout ça. J'avais confiance en Leandro, une confiance comme je n'en avais jamais eu en personne. Excepté une, il y a bien longtemps. « - Oh tu sais, le sang et la sueur, ça a un côté très sexy aussi... » Je lui lançais un clin d'oeil avant de rire légèrement. Sur ce coup-ci, je ne faisais pas que plaisanter. Bien sûr, cette pensée ne m'avait pas du tout traversé l'esprit durant notre première rencontre. Elle avait fait son bout de chemin quelques temps après mon installation ici. « - Et je crois que je n'avais rien d'une princesse moi non plus. Même si j'aime à croire que j'ai ce charme naturellement en moi. » L'autodérision pour désamorcer les conversations difficiles, mon arme la plus utile. Nous n'avions jamais reparlé de ce jour-là. Et je n'avais pas très envie de me remémorer cette période.

À nouveau, les bruits de couloirs me parviennent comme si la vie reprenait son cours après cette altercation musclée. Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé depuis notre isolation dans cette pièce. Les autres allaient finir par se poser des questions. J'étais déjà étonnée que Noah ou Auregan n'aient pas déboulé en entendant parler de l'emportement d'un des « leaders » du groupe. « - Combien de temps tu crois avant qu'on ne t'appelle à la rescousse ? » Le fait d'être aussi peu avenant n'empêchait pas de toujours lui demander son avis ou son aide sur absolument tout. « - Je peux toujours simuler une crise d'angoisse si tu veux, ils comprendront que tu doives jouer les infirmiers personnels. » Pour le coup, ce scénario avait quelque chose de très plaisant à imaginer. Mon ton était peut-être moins enjoué que précédemment. Je sentais que notre « séparation » approchait et je craignais que toute cette complicité naissante ne disparaisse sitôt le pas de la porte franchi. J'avais beau me répéter que ce n'était pas grave qu'il me repousse devant autrui, je n'arrivais plus totalement à m'en convaincre. Ça me touchait, bien sûr que ça me touchait puisqu'il comptait tellement à mes yeux. Mais j'étais peut-être la seule à ne rien lui demander, si ça pouvait continuer ainsi... J'attrapais de nouveau sa main avant de jouer avec, nerveusement. « - Ça craint de souhaiter que tu casses la gueule à ces idiots plus souvent ? » Il comprendrait par-là que je ne voulais pas tellement qu'il s'emporte de nouveau de cette manière que ce genre de rencontre n'arrive plus fréquemment. Enfin, j'espérais qu'il comprendrait. Sinon il allait croire que j'étais bel et bien folle. Je ne le regardais pas, me contentais de fixer nos mains entrelacées, histoire de me rappeler de cette image les soirs de cafards.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Sam 21 Mar - 18:49



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Leandro ne sait pas comment c'est possible, mais c'est bel et bien un miracle qui est en train de se produire. Il ne sait plus comment on fait pour être courtois. Il avait oublié ce que cela faisait de se sentir ... Normal ; il n'est plus habitué à dégainer aussi facilement des répliques bien placées. Avec Athénaïs, pourtant, tout est plus simple. Il réussit à la taquiner, à sourire, et à rire. Comme si rien ne s'était produit. Comme s'ils étaient dans leur bulle et que rien ne pouvait les atteindre. Pour l'ancien flic, c'est une véritable bouffée d'air frais. Il a tout perdu, et il vivait dans le noir complet jusque-là. Athénaïs agit comme une pommade, elle panse ses plaies et lui permet de revoir un peu de lumière. De ne pas songer au passé et encore moins au futur. Cela ne durera pas, il le sait. Et il ne fait aucun doute que la jeune femme le sait, elle aussi. C'est une parenthèse temporaire. Mais une parenthèse très agréable de laquelle Leandro savoure chaque seconde. Sans penser au reste, sans penser à ce qui vient de se produire, et sans penser à tout ce qui les attend encore pour survivre. « Ah oui ? Je ne savais pas. » Pour lui, ça ne change de toute façon rien. Qu'il soit couvert de sang, de sueur, ou qu'il soit propre comme un sou neuf ; rien de tout cela n'a d'importance. Tout comme il se fiche pas mal de ce que laisse paraître Athénaïs. Qu'importe que ses cheveux soient sales. Qu'importe que sa peau soit blafarde. Qu'importe que ses joues soient creuses et le reste de son corps trop mince. Tout cela n'a pas d'importance. En fait, il ne sait même pas s'il y a déjà fait attention une seule fois. Tout ce qu'il sait, c'est qu'elle est importante à ses yeux. Qu'elle s'est imposée de manière tout à fait involontaire dans sa vie et dans sa tête.

Maintenant que c'est fait, il ne veut plus l'en déloger. Mais s'il pense ainsi pour l'heure, alors qu'ils sont à l'abri rien que tous les deux, rien dit qu'il ne changera pas d'avis du tout au tout une fois qu'ils seront dehors. De nouveau en plein milieu de l'action, entourés par des crétins finis et des survivants en mal de repère. Leandro changera à ce moment-là, il redeviendra le type sombre que tout le monde évite. Excepté Athénaïs. C'est pour elle qu'il s'en fait le plus à cet instant précis. Comment vivra-t-elle de retrouver le vieux lui ? Celui qui ne fait que la repousser et la maintenir à distance ? Il pourra faire tous les efforts du monde, il sait que ça ne marchera pas. Et que, quoi qu'il arrive, cela finira par arriver. Inévitablement. Elle est sa lueur, sa bouffée d'air frais mais à l'instant précis où leurs chemins se sépareront ; ses vieux démons reviendront au galop. Plus forts et plus puissants qu'autrefois, si c'est possible. C'est pour cela qu'il veut profiter de chaque seconde et ne pas louper une miette de leur échange on ne peut plus étrange et inhabituel. Leandro sourit, encore amusé par ses paroles. Son auto-dérision est plaisante, il est heureux de pouvoir découvrir cet aspect de sa personnalité. Mais la bonne humeur finit par tomber à plat, parce qu'ils sont rattrapés par la réalité sordide dans laquelle il se trouve. « M'appeler à la rescousse ? Moi ? J'espère qu'ils ne le feront pas. » Il n'a aucun mal à se confesser à ce propos. Après tout, elle sait déjà tout ça. Ils ont passé assez de temps ensemble pour qu'elle le comprenne, et cerne ce côté de Leandro. En même temps, ce n'est un mystère pour personne : Leandro n'a jamais voulu d'un quelconque statut de "leader". C'est toujours le cas.

« Je voudrais bien ... Mais ils appelleront Auregan plutôt que moi. » Après tout, c'est elle le médecin de la zone. Et peut-être même le dernier encore vivant. « De toute façon, ce n'est pas comme si on était pressé. Ils doivent être trop habitués à se lamenter sur leur sort pour penser à moi. » A moins qu'ils ne soient justement en train de lui cracher dessus pour ce qu'il vient de faire ? Peut-être, peut-être pas ; va savoir. Leandro s'en contre-fout. Du moment qu'Athénaïs est avec lui, ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent. Ce n'est certainement pas lui qui va prêter attention à ce que l'on dit de lui ! Qu'ils aient peur de ses accès de rage, ça lui offrira bien plus d'occasions d'être seul. « Pourquoi ça ? Pour que tu puisses jouer les héroïnes ? » C'est sans doute risqué de lui poser une telle question - qui sait ce qu'elle pourrait trouver à lui répondre ? - mais il ne réfléchit pas avant de le faire. En sa présence et à cet instant précis, il se sent comme libéré d'un poids. Il se sent libre de laisser parler ses pensées. Il se sent capable de s'adresser à elle sans qu'aucune animosité ou rancœur à propos du passé ne vienne l'entraver. « Il va peut-être falloir qu'on se décide à retourner là-bas à un moment ou un autre ... » Lance-t-il à voix basse. Sans aucun entrain. En fait, il rêverait de pouvoir rester là pour toujours, avec Athénaïs et la paix qu'elle réussit miraculeusement à instaurer dans son esprit complètement malade. Il ne le dira pas, bien sûr. Il préfère garder tout ça pour lui. Mais ses doigts se resserrent un peu plus encore autour de la main de la jeune femme ; seule preuve de ce qu'il ressent au plus profond de lui-même.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mer 25 Mar - 22:07

NIGHT OF THE HUNTER × ft. LEANDRO & ATHENAÏS


Même s'il rejetait cette appellation, ce rôle, il était incontestable que Leandro faisait bel et bien parti des leaders de cette zone. Même aujourd'hui qu'elle n'était plus l'ombre de ce qu'elle fut, il restait un des piliers de ce groupe. Et c'était bien parce que tous savaient qu'il avait indéniablement cet instinct de survie au fond de lui qu'on lui enviait. Il savait quoi faire et même pris par surprise, il agissait mécaniquement. Alors malgré ses airs froids et son caractère impulsif et imprévisible, les gens lui attribuaient un certain crédit. Ils l'écoutaient, le prenaient en compte avant d'agir. Personne n'était encore sorti en courant comme un demeuré hors de ces murs, et il venait d'empêcher un sombre crétin de créer une action de foule. Même si ses manières étaient discutables, le résultat était là. Nous étions toujours en vie. Peu pouvait se vanter d'être arrivé jusque-là sans son aide, et celle d'Auregan et de Noah. C'était trop facile de venir à douter d'eux et de leur intérêt pour chacun maintenant que tout était parti en fumée. On se trouvait dans un sacré pétrin, tout le monde le savait et aucune solution ne se profilait à l'horizon. Il allait falloir en trouver une, et plutôt vite, parce qu'on ne pouvait plus survivre ici. Outre le manque de nourriture et d'eau, les esprits vacillaient encore plus fort. Aujourd'hui, ça n'avait été qu'une altercation, mais plus les jours passaient, plus les tensions étaient palpables. Une autre dispute et les conséquences pourraient être bien plus graves que quelques bleus. « - J'ai bien peur de te décevoir parce que moi, c'est toi que j’appellerai en cas de pépins. » Rien d'étonnant à cela. Leandro avait bien du se rendre compte que je ne m'étais pas vraiment liée aux autres. La seule avec laquelle j'avais réussi à plus ou moins échanger, c'était Sam. Mais elle n'était plus là et je ne me faisais aucun espoir quant à nos chances de nous revoir. Il était le seul en qui j'avais confiance. Et il m'avait déjà sauvé la vie. Ce n'était pas surprenant que je m'en retourne à lui en cas de soucis.

Je n'avais aucune idée de ce qu'ils pouvaient se dire au-dehors de cette pièce. L'ambiance ne devait pas être au beau fixe, mais elle ne l'était plus depuis un bon moment déjà de toute façon. L'espace était trop confiné, il était impensable que la nouvelle n'ait pas encore fait le tour. Je ne pensais pas que quelqu'un viendrait y dire quelque chose. Après tout, je n'avais encore jamais vu personne s'opposer vraiment à Leandro. Lorsqu'il parle de jouer aux héroïnes, je ne peux pas m'empêcher de rire sarcastiquement. J'étais bien loin d'être ce genre de femme. Je n'étais pas forte, ni physiquement, ni mentalement malheureusement. C'était un vrai miracle d'avoir survécu si longtemps. « - Moi ? Une héroïne ? C'était ta meilleure blague de la journée ! » La seule chose que j'avais su faire, c'était lui rappeler ce qu'il était vraiment. Et j'étais persuadée qu'il aurait pu revenir de ce côté si obscur qu'il avait au fond de lui, même sans mon aide. Ce monde poussait à faire des choses qui éloignaient trop de notre humanité. Il était important de ne pas oublier ce que nous étions : des êtres humains. C'était la seule chose qui nous différenciait des rôdeurs et la perdre de vue, c'était perdre tout espoir. Il m'avait déjà ramené à la lumière alors que j'étais sur le point de tout abandonner. Dans une dimension moindre, j'avais pu aujourd'hui lui rendre un peu la pareille. En retour, il m'avait donné bien plus qu'il ne pouvait le soupçonner. Le voir s'ouvrir à moi, même de manière aussi minime, était libérateur. Je me sentais légère, apaisée, et ça faisait des jours, des semaines, que ça ne m'était pas arrivé.

Il avait raison, nous allions devoir sortir. Même si l'idée était alléchante, nous ne pouvions pas rester enfermés dans cette pièce ad vitam aeternam. Je ne lâchais pourtant pas sa main et j'avais l'impression qu'il n'en avait pas vraiment envie non plus. Je finissais pourtant pas soupirer longuement en me relevant, sans laisser ses doigts filés. « - Allez on y va, sinon je crois bien que je ne te laisserai jamais plus sortir. » Même si c'était dit sur le ton de la plaisanterie, ce n'était pas totalement faux. Je savais qu'en passant le pas de la porte, c'était alchimie, cette ambiance si particulière que nous avions créé allait disparaître aussi brutalement qu'elle était arrivée. Je saisis sa deuxième main pour l'aider à le relever, un dernier geste complice avant que tout cela ne s'évanouisse. Je tirais légèrement en arrière, comme pour essayer de le relever par ma seule force, et mimais une moue tiraillée sous l'effort. « - Tu sais que tu es beaucoup plus lourd qu'il n'y paraît ? » Je n'avais pas envie d'arrêter de le taquiner, pourtant même cette activité avait un autre goût maintenant que la fin était si proche. Est-ce nous aurions une autre occasion comme celle-ci ? Je n'en avais aucune idée. Notre départ était proche, qui pouvait savoir comment ça allait se terminer. Au moins, j'aurai eu la chance de découvrir une autre facette de la personnalité de Leandro.

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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Mer 1 Avr - 23:27



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Difficile, pour Leandro, d'accepter son statut de 'leader'. Lui, tout ce qu'il veut, c'est qu'on lui foute la paix. Qu'on lui permette de se défouler quand il le veut, qu'on ne lui demande pas de résoudre tous les problèmes. Il n'a pas le choix, il se sent presque comme un leader maintenant. Peut-être uniquement parce qu'il est dans la zone depuis le départ - ou presque -. Ou alors parce que son ancien statut de flic le pousse à être ainsi en position d'autorité. Toujours est-il qu'il a le sentiment de ne plus pouvoir faire demi-tour : on se tourne vers lui en cas de pépin, c'est comme ça. Leandro apprécie tout de même de ne pas être toujours vu comme un type fiable, il arrive que, par conséquent, certaines personnes préfèrent se tourner vers Noah notamment. Tant mieux, un peu de répit ne peut pas lui faire de mal. « Tant que ce n'est que toi, ça me va. » Oh oui, il est prêt à l'accepter. Il a beau ne jamais le montrer, il apprécie la compagnie d'Athénaïs. En même temps, elle doit bien s'en être rendue compte à présent ; il n'hésite pas à la taquiner et à enchaîner sourires et rires légers. Elle a cet étrange pouvoir sur elle. Et s'il apprécie tout particulièrement cet instant rare de félicité, il espère que cela ne durera pas. Il ne veut pas être faible, il ne veut pas baisser sa garde. Il est peut-être trop tard pour ça, mais Leandro préfère s'entêter dans cette vision des choses. C'est ce qui lui permet de ne pas perdre pied ... enfin, pas totalement quoi. « Je t'imagine bien en héroïne moi ... » Marmonne-t-il, mi-taquin, mi-sérieux. Il jette un rapide coup d'oeil dans sa direction. Certes, elle n'a pas trop le caractère pour, mais sa carrure devrait faire l'affaire. Avec un peu de travail sur sa personne - et sa manière de tenir une arme sans doute -, ils pourraient arriver à un résultat satisfaisant.

Mais ils n'en sont pas là. Ils sont toujours enfermés dans ce putain de bâtiment, à court de vivres et de moyens de se défendre. Leandro a besoin de sortir et il n'oublie absolument pas pourquoi il est dans cette pièce avec Athénaïs. Sans elle, il aurait franchit une limite de plus aujourd'hui. Et il ne fait nul doute qu'il l'aurait regretté... Aussitôt. Il faut qu'ils trouvent une solution, ils ne peuvent pas rester là plus longtemps. Un soupir s'échappe des lèvres de l'ancien flic. Il ne réussit même pas à sourire face à sa remarque. Lui non plus ne veut pas sortir de là, s'il en avait la possibilité, il ne bougerait pas d'un poil. Mais aucun autre choix ne s'offre à eux. Les pensées s'envolent dans un coin de sa tête lorsqu'Athénaïs se lève et essaye, semble-t-il, de le faire suivre le mouvement. Euhm, c'est complètement raté. Impossible pour lui de s'en empêcher : il sourit. Quand il disait qu'elle était vraiment trop mince, ce n'était pas une blague ... Elle n'y est pour rien mais il apparaît clairement qu'elle a grand besoin de se remplumer un peu. « Dis plutôt que t'as trop fondu ... » Il est sûr que ça vient de là. Ou alors, elle n'a jamais été bien musclée. Une idée comme l'autre semble envisageable. Leandro retire l'une de ses mains de celle d'Athénaïs, pour mieux la poser sur le sol et se soulever. Il y parvient sans trop de difficultés, même si son apparent désespoir prouve qu'il aurait aimé rester là, par terre. Ce n'est pas très confortable, mais ça l'est toujours plus que d'avoir à affronter regards désespérés et coups d’œil noirs.

Leandro se retrouve bientôt face à Athénaïs, qu'il regarde longuement sans rien dire. Il a conscience que cela puisse être complètement étrange, voire même carrément gênant pour la jeune femme. Mais il ne s'en soucie pas plus que ça. Il sait que tout va redevenir 'normal' d'ici quelques minutes. Ils vont quitter cette pièce et il ses vieux démons le rattraperont, lui tomberont dessus brutalement. Trop pour qu'il puisse les maintenir à distance. Trop pour qu'il ait envie de le faire. « Merci Athénaïs. » Ces deux mots, prononcés avec intensité mais dans un murmure, sont lourds de sens. Encore un peu, et on se croirait dans une pure production hollywoodienne. Leandro a le sentiment de lui dire au revoir, alors qu'il sait pertinemment qu'elle ne peut pas aller bien loin. Lui non plus ne le peut pas. Ils sont tous les deux bloqués dans ce foutu bâtiment, et il semblerait que cela risque de durer encore un moment. C'est donc plus qu'évident qu'ils se croiseront encore dans les couloirs, mais rien ne dit que Leandro aura la force de ne serait-ce que la saluer. « Bonne journée. » Il lui sourit une dernière fois puis tourne les talons. Il prend le temps de prendre une profonde inspiration avant d'ouvrir la porte et de sortir de la pièce. Laissant derrière lui les moments de tranquillité auxquels il vient d'avoir droit.
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MessageSujet: Re: night of the hunter (ft Athénaïs) Dim 19 Juil - 16:54

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night of the hunter (ft Athénaïs)

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