Come break me down, bury me (Kaleb)
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Come break me down, bury me (Kaleb)

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MessageSujet: Come break me down, bury me (Kaleb) Ven 27 Fév - 0:19




Come break me down Ft. Kaleb & Jules
 
YOU CAN'T HEAR ME CRY, SEE MY DREAMS ALL DIE FROM WHERE YOU'RE STANDING ON YOUR OWN. IT'S SO QUIET HERE ANS I FEEL SO COLD THIS HOUSE NO LONGER FEELS LIKE HOME.  



Le silence retombait violemment. Le froid enveloppant les muscles ankylosés de Jules qui tentait tant bien que mal de se dégager. Des mois qu'elle subissait ce même châtiment, au même endroit inlassablement. Elle seule contre tous. Battue, emprisonnée, empoisonnée par un quotidien de pêchés. Eux qui l'avaient malmenés sadiquement, ne lâchant jamais, voulant voir cette résistance crevait dans les yeux de cette forcenée. Ils l'avaient emmenés ici dans un but la briser, la torturer, la violer. Mais ils s'amusaient, se moquaient de ce brin de femme, l'humiliant. Et ceci n'était qu'un jour de plus en enfer... L'homme attrapa le visage de la jeune femme violemment, affrontant son regard haineux. Son sourire sadique n'avait plus de limites alors qu'il se délectait à l'avance des tortures qu'ils allaient lui infliger. Lui et son nouvel ami. Jules restait étrangement silencieuse, ce qui avait le don d'agacer celui qui la maintenait, alors ne tenant plus il criait. " Allez viens !" La brune fermait les yeux, se recroquevillant, ne voulant plus voir un nouveau visage, ne pouvant plus supporter encore un seul assaut. Son corps abîmé d'un trop plein de cicatrises. Son coeur lui déchirait depuis bien longtemps. Mais alors qu'elle s'attendait à entendre une voix retentir dans la pièce seul le silence accueillait les pas de ce dernier. Jules rouvrait les yeux, fuyant ce monde quelques instants. Pitié qu'ils l'achèvent! Pitié qu'un rôdeur vienne la bouffer! Voilà le seul espoir qu'elle avait! Etrange comment ses peurs avaient pu mutées en quelques années. Cependant après de longues secondes, elle relevait son regard vers l'étranger. Sa chevelure blonde, ainsi que son visage marqué, lui fit monter les larmes aux yeux. Ces pommettes irrégulières, cette petite ride au milieu du front. Et ces lèvres fines. Sans parler de ce regard océan... Elle crut rêver, mais la réalité se moquait une fois de plus d'elle. Cet homme qui se tenait face à elle n'était autre que Kaleb.

Le coeur crevé, les yeux humidifiés, le souffle irrégulier... Elle perdait pied petit à petit dans cette folie lisible, tangible qui la projetait au bord du vide. Ce n'était ni un espoir, ni une lueur, juste un visage creusé par la famine et la fatigue. Le silence était impénétrable à cet instant, incommensurable, juste un écho lointain de souvenirs incertains. Comme un coup de poignard furtif mais effectif... Jules suffoquait d'une agonie acide, son souffle se perdant dans les abysses de cette descente en enfer. Elle qui pendant tant d'années avait eu peur de ne jamais le retrouver. Il était tout simplement là. Lui...Dans le sous sol d'une bâtisse abandonnée à la fixer sans mots, sans émotions. Vide, creux... Mort.

La jeune femme ne bougeait plus, immobile, paralysée... Les hommes autour d'elle, attablés dans cette pièce, un sourire sadique au coin des lèvres, savouraient cet instant succulent. Leurs yeux dévorant ce corps vouté, fatigué, marqué.... La situation se répétait inlassablement, comme une éternelle ritournelle. Impassible et cruelle. Jules avait perdu de ses couleurs en découvrant ce fameux nouveau invité. Son palpitant subissant une cassure trop grande, trop douloureuse. C'était impossible! Ca ne pouvait qu'être un de ses cauchemars inconscients. Ca ne pouvait pas... Les larmes s'intensifiaient sur ses joues de porcelaine, alors que les faits s'accumulaient et tout devenait si réel. Le chef de la bande tapait amicalement l'épaule du jeune invité, murmurant un léger " Régales toi mon salaud ! " et Jules se brisait entièrement. Son regard se fanant sur le sol, son souffle se coupant face au dégoût.

Elle crachait à ses pieds toute cette haine facile, tirant des conclusions limpides. Se transformant en ce jouet qu'ils avaient à moitié domestiquée, en cet animal sauvage blessé. Cet homme en face d'elle n'était plus cette connaissance, plus cette relation si idyllique. Ce n'était plus qu'un inconnu qui pour survivre avait usé de lâcheté, qui par nécessité s'adapter à des expériences immorales, malsaines. Jules ne doutait plus de son identité, c'était bien lui. Kaleb Son cri revenait s'ancrer dans sa mémoire. Ce fameux jour... Où. Elle avait tout perdu. Cette marée humaine emportant dans son océan les souvenirs de celui qu'elle avait aimé pendant des années. Elle l'avait vu se faire agresser par ces choses, elle l'avait vu s'étioler, disparaitre, sans pouvoir rien y faire. Incapable, impuissante. Sa faiblesse la paralysant, la poussant à fuir malgré le déchirement au fond d'elle. Puis plus tard, ce fut au tour de ... Jules tournait la tête de droite à gauche, ne pouvant plus ressasser ces moments, ne pouvant plus revivre cette amère souffrance. Oublier voilà la seule envie qui la perforait. Combien de fois lors de ses jours sans fins, alors que ces connards usaient d'une violence candide au creux de ses reins, elle priait pour qu'un de leurs coups l'achève, la laisse inerte sur ce sol glacial? Combien de fois elle aurait voulu que ses cris meurent dans ses poumons tout comme son souffle irrégulier? Mais jamais ces envies ne s'étaient escomptés, l'enfer n'ayant aucun répit. Les hommes sortaient de la salle solennellement, suivant leur chef docilement tels des moutons, puis la porte claqua violemment. Le bruit sourd résonnant entre les quatre murs de cette prison dorée. La lumière quand à elle projetait à l'aide d'une simple ampoule décrépi tanguait au dessus d'eux. Le silence était froissant, dépaysant, dérangeant. Jules ne cessait de le dévisager, incapable de croire en son innocence malgré cette confiance aveugle qui la torpillait. Après tout, c'était lui. C'était Kaleb. La réalisation était bien plus pénible, tandis que ce dernier s'avançait vers elle et qu'elle se reculait, rampant au sol, à bout de force et de souffle.

"Ne t'approches pas ." Sa voix était tremblante, fragilisée par la peur. La phobie de devoir subir encore les tortures acides d'un homme égoïste. Elle ne pouvait pas endurer plus , son corps ne répondant plus, sa fatigue la gobant vivante.


 
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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Ven 27 Fév - 5:50





JULES & KALEB
What if I fell to the floor. Couldn't tell this anymore. What would you do ? Come break me down. Bury me. I am finished with you. What if I wanted to fight. Beg for the rest of my life !

- Aller, réveille-toi. Aujourd'hui, tu vas enfin pouvoir prendre ton pied et être pour de bon l'un des nôtres.

Cela fait quelques semaines que j'ai "intégré" ce groupe d'idiots. Non, rectification, que je suis devenu leur larbin. Je savais à quoi m'attendre lorsque j'avais accepté le marché. Mais ça c'était avant d'apprendre, il y a une semaine, leurs réelles activités, les rendant bien plus odieux que je le pensais. Et pourtant, le résultat était le même, j'étais toujours parmi eux. A continuer à faire bonne impression, en faisant semblant de rire avec eux lorsqu'ils se mettaient à parler de leurs prises, des jeunes femmes qu'ils abusaient. Je me dégoûtais moi-même.

Après nous êtres enfoncés dans divers couloirs, l'obscurité céda enfin sa place à une faible lumière vacillante. Je m'arrêtai pour rassembler mes forces tandis que les autres gars entrèrent dans une pièce. Je me doutais bien de ce qu'il m'attendait à l'intérieur. Je sais ce que je vais devoir faire, ce que je serai obligé de faire pour rester dans leurs bonnes faveurs. Pour ma sœur. Entrant enfin dans la pièce, je fais quelques pas hésitant, le dos voûté. Bordel, mais dans quoi je me suis foutu ?! Je m'approche de cette jeune femme tout à fait démunie face à ces hommes. Face à moi. Mais soudainement, je me figeai. Non, c'est pas possible... Jules ? Elle était méconnaissable. Ce n'était pas tant sa pâleur, sa maigreur qui la faisaient paraître si différente. C'était son expression. Ma Jules était la personne la plus rayonnante, pleine de vie que j'avais jamais connu. A présent, elle n'était plus qu'une carcasse vide, affublée de cicatrices. Je serre les poings discrètement, mais mon visage reste inexpressif alors que ses yeux à elle s'embuent de larmes. Je n'ai qu'une envie lui tendre la main, la prendre dans mes bras, battre ces putains de connard à mort pour lui avoir fait ça. Mais le tintement des clés parvenant à mes oreilles me rappelle à l'ordre, une d'entre elle m'est précieuse.

- Régales toi mon salaud !

Je continue à jouer le jeu, me contentant d'imiter leur sourire malsain qui me coûtait tant tandis que je priais intérieurement pour qu'ils sortent de cette salle et non qu'ils restent sur place dans le but de me regarder s'adonner à leurs activités. Des minutes qui me semblèrent des heures avant qu'ils ne se décident enfin de partir. La porte claque violemment alors que je reporte directement mon attention sur Jules. Depuis le temps que je l'avais cherché, je l'avais enfin retrouvée, mais les circonstances jouent à présent en notre défaveur. Je me retrouve dans une putain de situation où les apparences sont contre moi. La preuve se dévoilant d'elle-même alors que je m'approche doucement de la prisonnière tandis que cette dernière se recule. Mon cœur se déchire devant ce geste, la voyant ainsi tenter de s'éloigner de moi alors qu'elle est déjà à bout de force. Et ces paroles m'achevèrent pour de bon, la peur dans sa voix, la terreur dans ses yeux... Je me stoppe aussitôt. Elle me voit comme un monstre... Elle m'associe à ces salauds. Comment peut-elle croire une seconde que je serai capable de lui faire le moindre mal ? Je n'ose même plus bouger, de peur de la traumatiser plus qu'elle ne l'était déjà.

- Jules, c'est moi... Tu sais très bien que je ne te ferais jamais le moindre mal. S'il te plait, laisse-moi t'approcher. Laisse-moi t'aider.

L'aider... Doux euphémisme. Comme si j'étais actuellement en mesure de la sortir de là... J'étais tout autant pris au piège qu'elle sauf que moi je n'endurai pas tout ce qu'elle subissait. Mais à l'instant présent, je voulais juste constater l'ampleur des dégâts. Panser ses blessures. Pouvoir lui parler, l'approcher sans qu'il n'y ait cette peur en mon égard au creux de ses pupilles. Je m'accroupis doucement à quelques mètres d'elle, l'implorant du regard, me perdant dans ses meurtris. Comment s'était-elle retrouvée ici ? Et surtout depuis combien de temps ? Depuis combien de temps, elle subit les assauts de ces gars-là ? Puis la vérité m'éclate en pleine face. Toutes ces discussions, les récits de leurs exploits, leurs rires sur ces filles qui ne se laissaient pas faire, ces dernières les excitant d'autant plus. Jules était l'une de ces filles. Et là, chacune de leurs paroles me revinrent en mémoire, hantent mon esprit tandis que machinalement mes yeux parcoure son corps espérant qu'aucuns des récits dont j'avais eu ouïe, ne la concerne. Mais les marques laissées sur sa peau prouvait le contraire.

- Je suis désolé...

Ces mots s'échappent inconsciemment de ma bouche. Ces mots que je trouvais soudainement égoïstes. Je me déteste. Je passe pour un lâche alors que mes membres tremblent de rage face à tout ce que l'on lui a fait subir. Ce n'était pas ces mots qui allaient l'aider, bien au contraire. C'est définitif, en plus d'avoir peur de moi, elle va me détester. Je n'allais jamais regagner sa confiance. Je passais aisément pour quelqu'un qui acceptait les pratiques de ces hommes. Ce qui est tout bien réfléchit à sa part de vérité. C'est ce que j'avais fait jusqu'à présent, non ? Me taire, totalement soumis alors que je savais ce qu'ils faisaient endurer à des jeunes femmes alors qu'ils en parlaient fièrement.
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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Ven 27 Fév - 12:15




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"Ne t'approches pas ." Ses mots étaient d'une véhémence sans précédent, d'une froideur déconcertante. Pourtant cette cassure au fond de sa gorge prouvait bien cette supplication furtive, décisive. La brune luttait contre une force qui la dépassait, contre un sentiment de joie exacerbé. Tous ses souvenirs lointains la submergeant, la possédant, la ramenant loin de cette pièce froide et vide.

"Kaleb, bouges ton cul !" Le jeune homme s'empressait dans l'allée, manquant de se vautrer à même le sol à plusieurs reprises. Egaillant le sourire de Jules qui se tenait droite comme un i, impatiente. " Quoi?" Le blond soufflait comme un dératé, son souffle irrégulier prouvant bien de ces capacités physiques. La brune se mit à rire doucereusement avant de se retourner avec sa bouche en cul de poule. " Sexy ou pas sexy? " Kaleb la fixait, les yeux haineux. C'était pour ça qu'elle lui avait demandé de sprinter? Sérieusement? Le blond prit une mine outrée, restant silencieux quelques instants avant de lâcher froidement : " T'es hideuse ". La jeune femme lui sauta dessus, toute joyeuse, son rire plus que mélancolique. Elle déposait au creux de son front un léger baiser avant de regarder son ami droit dans les yeux. Et plus sérieuse que jamais, elle lui murmurait. " Promets moi d'être toujours là pour moi ". Kaleb resta curieux de ces quelques mots, ne comprenant pas comment la situation avait pu aussi vite évoluée. Passant des rires au calme plat. Pourtant, un sourire venait gercer sur ces lèvres alors qu'il la fixait, détaillant chacun des traits de son visage. " Je te promets" .

" Je te promets" Jules hoquetait dans le coin de sa cellule, incapable de retenir cette souffrance aiguë dans son coeur qui se fanait. Il lui avait menti ce jour là, et il n'avait cessé à partir de cet instant.

- Jules, c'est moi... Tu sais très bien que je ne te ferais jamais le moindre mal. S'il te plait, laisse-moi t'approcher. Laisse-moi t'aider.

La brune se cajolait loin de lui, souffrant à chacun de ses mouvements, se crispant. L'aider? Comment pouvait-il l'aider? Jamais elle ne sortira intacte de ce lieu. Jamais ils ne la laisseraient partir. Soit ils l'achèveraient, jetant leur précieux jouet après une lassitude cumulante, soit ils continueraient de s'amuser de son corps abîmé. Ce corps qui à présent lui faisait honte tandis qu'elle sentait le regard de Kaleb la fixait. Elle détourna le tête, son silence grisant et si ambivalent. Candide mensonge de ses pensées. Le jeune homme semblait décontenancé, désolé de cette mine affreuse, mais il semblait également happer dans des souvenirs lointains. Comme arraché à cette douce réalité... Puis l'aveu.

- Je suis désolé...

Les larmes sur ses joues n'étaient que le pur réconfort de ces mots acides, amers. A présent, elle savait qu'il savait... Ces excuses anodines cachant tant de signification, tant d'obscurité. Kaleb n'était plus ce gamin innocent avec qui elle avait partagé de nombreux rires insouciants, avec qui elle avait failli passer un cap dangereux. Non, il n'était plus que des restes de cendres éparpillées. Juste un homme qui par sécurité ou par lâcheté s'était joint à un groupe sans principe, sans moral. Ce dernier vendant son âme au diable... Ces mots n'ayant qu'une signification; il savait ce qu'ils faisaient. Et pourtant, il restait avec eux. Pourquoi faisait-il ça? Putain qu'est ce qu'il lui était arrivé? Jules se cachait dans ses mains, s'arrachant les gouttes de son visage crasseux, refusant d'offrir sa vulnérabilité à cet homme qui n'était plus qu'un étranger à présent. Elle s'échappait dans cette cellule, s'interdisant de lui lancer une seule facilité pourtant inconsciemment ses mots l'obligeaient.

"Tu m'avais ... promis." Sa voix se brisa une fois de plus et elle s'effondra, ne luttant plus, ne résistant plus. Elle n'était plus qu'un océan de cicatrises, de plaies purulentes et de larmes scintillantes. Elle n'était plus rien. Et elle se noyait dans sa propre détresse ...

 
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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Mar 3 Mar - 0:28





JULES & KALEB
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Chaque personne réagit différemment face à une circonstance donnée, face à un événement important qui perturbe leur train-train quotidien. Alors lorsque cette situation se révèle être une apocalypse, les réactions de chacun sont multipliés par un nombre incommensurable, se faisant plus brutales, impulsives et irréfléchies. La plupart se retrouvant sans défenses, se terrent dans la peur, subissent et se retrouvent totalement à la merci d'autres qui en profitent. Ces autres personnes qui profitent de la situation pour capturer de jeunes femmes sans défenses et abuser d'elles dans le but d'assouvir leurs besoins primaires. Des hommes sans vergognes éprouvants la nécessité de posséder des personnes comme si il s'agissait de vulgaire objets. Comme si à défaut de pouvoir contrôler ce qu'il se passe dehors, le fait d'avoir ces jeunes femmes à leur "disposition" les confortent dans l'idée qu'ils maîtrisent au moins quelque chose. Ils font partit de ces gens dont l'apocalypse a fait ressortir le pire chez eux. A coté d'eux, même les rôdeurs étaient plus humains que ces gars-là.

Et Jules s'était retrouvée entre les sales mains de ces hommes, piégée et utilisée comme une vulgaire marionnette. Sa joie de vivre s'envolant peu à peu au fil du temps de par leurs actes. Résultant de leurs abus qu'une poupée brisée. Tout ce que je connaissais d'elle avait disparu. Elle ne brillait plus, elle ne souriait plus, elle ne riait plus et je doute qu’elle en soit capable à nouveau. Même si j'arrivai à la sortir de là, il était trop tard, elle était marquée à jamais. Ce n'était pas ma meilleure amie que j'avais retrouvée ici dans cette pièce miteuse, elle n'était plus la personne que j'avais connue, elle n'était plus qu'un dommage collatéral. Ses larmes coulant sur ses jours, ses armes que personne ne mérite et pourtant, je n'avais aucun doute qu'à ce moment même j'en étais le responsable. La confiance n’était plus, la complicité non plus, alors qu'elle se cachait de moi, de mon regard comme si je n'étais qu'un vulgaire étranger. Il n'y avait aucun doute, je l'avais déçu, ses derniers mots le prouvant. Cette promesse réveillant en moi, cet instant insouciant durant lequel je l'avais faite, ces moments où tout était plus simple, où nous étions heureux tous les deux. Je te promets, je lui avais juré. Une promesse bien plus qu'évidente à mes yeux, persuadé que la vie ne méritait pas d'être vécu si Jules n'était pas à mes côtés. Cette promesse je m'étais évertué à la tenir après l'avoir perdue durant l'invasion des rôdeurs même si les chances de la retrouver étaient quasi-nulles. Elle était la cause pour laquelle j'avais voyagé avec ma sœur jusqu'à la zone 51, dans l'espoir de la retrouver. Car même après avoir trouvé un endroit quelque peu habitable sans avoir une centaine de rôdeurs aux alentour, je n'avais pas hésité une seule seconde lorsque j'avais entendu qu'il y avait des survivants dans cette fameuse zone. C'était pour elle que j'avais fait tout le chemin et surtout pris le risque de me faire bouffer. Et pourtant ce n'est pas là-bas que je la retrouve mais ici dans le pire des lieux.

La voyant ainsi se briser, je m'approche d'elle à nouveau pour retirer doucement les mains derrière lesquelles elle s'évertuait à se cacher derrière. Il fallait que je retrouve le contact avec ses yeux pour créer un impact chez elle. J'essuie de mon pouce une de ses larmes et pour enfin la regarder dans les yeux.

- Jules... Je suis là, maintenant. Ecoute, regarde-moi. Je ne suis pas comme eux, je n'ai rien à voir avec eux. Je sais que les apparences jouent contre moi mais fais-moi confiance. S'il te plait ou du moins crois-moi...

J'avais conscience que lui demander de me faire confiance était trop en demandé. Mais je ne pourrais supporter un assaut de plus. Ses mots, sa froideur en mon égard depuis le début avaient été tels des coups de poignards.

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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Mer 4 Mar - 2:10




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Les mots n'étaient que des mots, et les maux s'écoulaient bien lentement dans ce temps pesant. Et la vie, elle ne prenait pas de pause, cette vie faite de changement, que vous le vouliez ou non. Alors que des êtres chers vous sont arrachés par la vie et des rencontres insoupçonnables les remplacent. Jules avait toujours eu peur du changement, toujours peur de perdre ses repères. Et c'était exactement ce qui lui était arrivée. Avec les questions candides : Quand on perd une personne vraiment vraiment importante, ça se passe comment ? On doit faire comment pour réapprendre à vivre sans elle ? Quand deux chemins prennent des directions radicalement différentes. Quand cette personne, qui vous réchauffait le cœur en un simple sourire, décide de prendre le large. Ce vide, ce poignard qui vous transperce le coeur à chaque fois que vos souvenirs refont surface, de ses mémoires qui bien que magnifiques, arrivent encore et toujours à vous décrocher une touche de nostalgie. Même après le temps, même après la distance. Et cette douleur perfide, acide... Et ses larmes amères qui ne cessent de s'écouler à cause de ses plaies causées par le manque, par le besoin. Ce besoin de cette même personne qui, lorsque vous êtes au plus bas, est la seule à pouvoir redonner des couleurs à votre quotidien. Cet ami, qui vous colle à la peau, qui vous suit depuis toujours. Oui, comment fait-on quand le destin prévoit deux tracés qui ne se rejoignent jamais ? Comment fait on quand on la voit s'éloigner, s'éloigner et même finir par s'effacer. Cette personne qui semblait pourtant comme gravée dans cette routine. La réponse est simple : on ne peut pas. Il est impossible de retrouver la force de se lever car cette vie, on ne veut plus y gouter. Mieux vaut tomber sans être protéger que de s'attacher. Voilà la dure vérité.

Et là cette personne réapparaissait après cette réadaptation, après le deuil et le déni. Ces différents passages où des émotions perfides jouaient à malmener une âme brisée. Avec ce déni livide, la perte n'étant pas envisageable puis cette haine coléreuse envers tous le monde et surtout elle même, enfin la supplication, les prières, la perte d'espoir... Et pour finir l'abandon total. L'instant  où l'agonie reprenait lentement son cours vicieusement. Jules avait déjà tout affronté et à présent, elle ne savait plus comment réagir, plus comment faire. Ce visage, ces yeux, cette bouche restaient les mêmes mais cette personne n'était plus celle qui lui avait manqué après tant d'années. Ce n'était plus lui. La brune se persuadait de ce fait, se rendant muette à ses souvenirs effervescents mais également cette promesse, qui n'était pas que la conclusion d'une amitié. Ces mots hasardeux étaient révélateurs d'une certaine ambiguïté, cette même ambiguïté qui faisait douter Jules en ce moment, alors qu'elle sentait la main de Kaleb sur la sienne. Elle craquait, elle n'arrivait pas à l'affronter. Elle se stoppait, sa respiration courte et ses yeux bouffis par l'humidité tandis que ce dernier effaçait ces sillons de tristesse qui s'écoulaient sur ses joues de porcelaine.

- Jules... Je suis là, maintenant. Ecoute, regarde-moi. Je ne suis pas comme eux, je n'ai rien à voir avec eux. Je sais que les apparences jouent contre moi mais fais-moi confiance. S'il te plait ou du moins crois-moi...

Ce qu'il lui demandait était impossible... Les circonstances étaient certes en sa défaveur mais qui plus est, les raisons de sa présence semblaient illogiques. Pourtant, Jules n'arrivait pas à assimiler tous, en réalité, elle luttait contre cette conscience qui lui criait de s'échapper de cet homme et de l'autre de ses pensées qui lui disaient de replonger. Seulement, la jeune femme avait trop souffert pour rechuter une fois de plus. Son corps ne pouvant plus supporter quoi que ce soit. Inconsciemment, la brune glissait ses doigts sur ceux de Kaleb doucement, cherchant à retrouver un contact, cherchant à comprendre pourquoi? Et finalement elle lâchait prise lentement, ses pensées s'embrouillant. Elle l'attrapa par le cou et difficilement, elle le prit dans ses bras.


 
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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Mer 4 Mar - 23:56





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Je ne pourrais jamais à réussir à l'aider si elle ne lâche pas prise. Comment la sortir de là si elle ne voulait même pas que je m'approche d'elle ? Mes mots étaient tels des supplications. Je ne pouvais plus supporter de la voir me regarder comme si j'étais un parfait étranger. Comment j'étais sensé arrivé à me regarder en face si ma meilleure amie même ne me reconnaissait plus ? Du regard des autres, j'en avais rien à foutre. Je sais dors et déjà qu'à l'instant où j'avais rejoint le sale groupe, j'avais directement été mis dans le même sac qu'eux. Mais Jules... Elle a toujours été celle qui me connaissait le mieux, même parfois mieux que je ne me connaissais moi-même. Comment peut-elle croire que je suis capable des mêmes atrocités que ces gars-là ? Mais après tout peut-être bien que je ne valais pas mieux qu'eux... Etre resté jusqu'à présent assis, sans rien faire alors que je savais ce qu'il se tramait cachés aux yeux de tous. J'aurai dû agir à la seconde où ils m'avaient fait part de leurs activités. Je les vois encore se fendre la poire, tellement fiers d'eux lorsqu'ils m'avaient confié cela. Pathétique.

Peu à peu, je sortis de mes pensées en sentant les doigts de Jules sur les miens, relevant mes yeux pleins d'espoir vers les siens. Ce simple contact ayant le pouvoir de chasser mes mauvaises pensées pour pouvoir me reconcentrer sur elle. Puisqu'après tout, il n'y avait elle qui importait à l'instant présent. Me perdre dans un conflit intérieur et d'un requestionnement sur ma propre personne était totalement déplacé alors que Jules se trouvait devant moi, plus perdue que jamais. Et sans que je m'y attende, je me retrouvais dans les bras de cette dernière. Un geste que j'estimais impensable de sa part, il n'y a même pas quelques secondes. Je fermai les yeux, respirant profondément, rassuré et l'entourais de mes bras à mon tour, la maintenant contre moi. Un bonheur inespéré m'envahit de tout mon être.

- Je ne les laisserais plus te toucher. Je vais trouver un moyen de nous sortir de là et on va s'enfuir loin de cet endroit, ensemble.

Je caressais délicatement ses cheveux, tout en murmurant cela. D'une façon ou d'une autre, j'y arriverais. Je suis resté passif trop longtemps, il fallait que j'agisse désormais. Je ne les laisserais plus toucher à un seul cheveu de Jules. Ces gars-là, ils ne sont pas fute-fute et c'est clair qu'ils n'ont pas inventé le fil à couper le beurre alors ça devrait être normalement simple de les berner. Le temps d'élaborer un plan convenable, je n'aurai qu'à jouer le mec possessif qui ne veut pas partager son "nouveau jouet", pendant quelques jours, pour qu'ils ne l'approchent plus. Quittes à me prendre des coups, je m'en contre-fiche complètement.

- Je ne laisserais plus rien t'arriver.

Et d'ailleurs qu'était-il arrivé à sa mère et plus important, sa fille ? La question me démangeais les lèvres, mais je ne pouvais pas prendre le risque qu'elle s'effondre une fois de plus en la lui posant. La connaissant, j'avais bien peur de déjà connaitre la réponse sans avoir à le lui demander. Elles auraient été encore en vies, Jules m'aurait très certainement implorée de m'occuper d'elles avant. Avec la jeune brune, ses proches passaient toujours avant sa propre personne.

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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Jeu 5 Mar - 17:04




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L'insuffisance des mots étaient comblée par les étincelles de regards éteints d'espoir déraisonné. Une promesse inachevée que seul le silence accueillait, que seul leurs coeurs anesthésiés retenaient. Et la faiblesse d'une âme abîmée, d'un besoin et d'un manque incommensurable qui poussait à un échange intime, à une étreinte incertaine, incompréhensible. Jules n'y croyait plus à cette survie, Jules ne croyait pas en une quelqu'une rédemption. Et pourtant... Savoir qu'on n'a plus rien à espérer n'empêche pas de continuer à attendre. Et elle, elle avait tellement attendue, tellement rêvée de cet instant, tellement voulue revoir ce visage, et sentir ce corps contre le sien juste pour retrouver l'irrégularité de ces formes, pour ressentir son coeur se soulevait dans sa poitrine. Juste ressentir ses émotions qu'elle croyait morte... Et ce geste, ses bras qui retrouvaient une ancre à laquelle se rattacher, cet impossible qui devenait réel, elle respirait à nouveau, elle revivait doucement. Kaleb, quant à lui, surpris de ce cette étreinte inaccessible, respirant fortement, se cajolait de cet espoir maigre, la resserrant contre lui. Jules ressentait un sentiment tourbillonnant, une impression de vertige alors que son coeur se réanimait et que ses peurs s'étiolaient lentement, le danger pourtant toujours aussi proche.

- Je ne les laisserais plus te toucher. Je vais trouver un moyen de nous sortir de là et on va s'enfuir loin de cet endroit, ensemble.

La brune voulait y croire, la brune voulait vraiment espérer mais elle savait que l'espoir n'était qu'une pute, qui lorsque proche du but happe cette fin heureuse. Les risques étaient trop insensés, trop risqués. Pour lui, plus particulièrement... Et en aucun cas, Jules voulait risquer la vie de Kaleb. Ce dernier qui la maintenait contre lui, tentait consciemment de la rassurer, de la réconforter de cette année de cauchemar éveillé en caressant ses cheveux doucereusement. Il était tout ce qui lui restait en ce bas monde, la seule lumière du passé qui venait cajoler des souvenirs parfois douloureux et parfois heureux. Et qu'importait la raison de sa présence ici, qu'importait comment il était arrivé dans ce groupe, il était celui qui avait toujours là pour elle. Toujours là dans ses moments difficiles...

- Je ne laisserais plus rien t'arriver.

Jule resserrait son emprise, se lovant totalement contre lui, cherchant à le faire taire. Cette promesse qu'il lui donnait étant inaccessible. Dure vérité ! Et pour l'instant, la jeune femme n'espérait rien d'autre que ce contact, que cette proximité ambiguë. Pourtant, tout moment avait une fin et elle se retirait lentement de cette étreinte, peut être trop lentement. Car son souffle venait se loger sur le visage de Kaleb, ses doigts accrochaient quant à eux à la nuque du jeune homme. Elle tremblait, incapable de comprendre ce qu'il se passait dans son esprit embrumé. Cette distance exigus la broyant, la noyant, la rendant instable... Elle resta ainsi quelques secondes, ses lèvres entrouvertes dans le vide. Les yeux clos, le coeur agité... Puis ses prunelles ambrées retrouvaient celles du jeune homme. Sa cage thoracique était sur le point d'imploser son palpitant frappant fortement et son ventre fourmillait inlassablement. Puis elle commit l'irréparable inconsciemment. Sa bouche retrouvant la sienne hésitante pendant un quart de seconde. Un baiser rapide, incompréhensible mais venimeux. Sa raison fuyante. C'est ce qui se passait dans son cœur, ce sont ses peurs et ses sentiments qui la contrôlaient. La raison de ce geste était incongrue, difficile à comprendre, était ce ces promesses qui lui donnaient, qui la rendait si tactile, si facile? Etait juste cette émotion vive qui la perforait de part à part qui la poussait à agir de la sorte? Ou tout simplement ses espoirs qui lui offraient? Jules savait pertinemment ce qui l'avait poussé à l'embrasser, pourtant elle restait muette se reculant lentement, tentant de calmer ce coeur insubordonné. Et ce fut à cet instant que la porte s'ouvrit, laissant la lumière aveuglait derechef la jeune femme, qui s'échappait dans le fond de sa cellule.


La vérité est douloureuse. Au fond personne ne veut l'entendre, surtout quand ça nous touche de près. Parfois on dit la vérité, parce que la vérité est tout ce qu'on a à offrir. Parfois on dit la vérité parce qu'on a vraiment besoin de l'entendre. Il arrive qu'on dise la vérité parce qu'on ne peut pas s'en empêcher. Et parfois, on dit la vérité aux autres, parce qu'on la leur doit, on leur doit au moins ça.






 
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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Ven 6 Mar - 1:06





JULES & KALEB
What if I fell to the floor. Couldn't tell this anymore. What would you do ? Come break me down. Bury me. I am finished with you. What if I wanted to fight. Beg for the rest of my life !

Lentement, je sentais son souffle chaud parcourir finement la peau de mon visage. L'instant devenant soudain plus ambiguë. Mon regard dérivant tout doucement vers ses lèvres entrouvertes pour ensuite replonger dans les yeux de Jules, m'y perdant complètement. La pièce silencieuse contrastait violemment avec le boucan phénoménal qui me prenait de tout mon être de par cette proximité. Le temps sembla s’arrêter pendant quelques secondes lorsque ses lèvres se déposèrent sur les miennes. Un frisson prit possession de mon épiderme alors que mon corps sembla ne plus vouloir bouger comme si mon cerveau venait de subir un court-circuit. Seul mon cœur cognait sans relâche contre ma poitrine après avoir subi un raté. Lorsqu'elle se recula, je rouvris enfin les yeux que j'avais fermés instinctivement. Une douce torpeur s'installa. Silencieux, mon regard seul s'agitait. Rien n'existait plus, hormis Jules et moi. Rien nulle part sinon nous, elle, encore muette, de par ce baiser, moi retenant entre mes doigts l'instant fragile comme un oiseau. Et l'oiseau s'envola à l'instant même où la porte s'ouvrit, nous ramenant brusquement à la dure réalité. Jules s'échappant dans le fond de sa cellule tel un animal blessé et moi me dressant comme un i.

Les hommes entrèrent un par un dans la pièce, leurs sourires malsains n'ayant d'aucune façon quittés leurs lèvres. Je les avais presque oubliés ceux-là. Bon apparemment, ils ne se doutaient de rien, mais dans le doute je joue la comédie en faisant semblant de bien rattacher ma ceinture.

- Alors, tu t'es bien régalé ? Elle est bonne, hein ! Bon quelques fois, elle se débat comme une tigresse mais c'est ce qui rend les choses plus excitantes, n'est-ce-pas ?

Mon sang ne fit qu'un tour, mais au lieu d'agir impulsivement et faire quelque chose de stupide qui ruinerait les chances de Jules et moi de se barrer d'ici, je prenais sur moi comme j'avais pris l'habitude de le faire avec ces mecs-là. Et le pire, c'était Jules qui entendait tout, contrainte d'entendre parler d'elle comme d'un vulgaire objet...

- Effectivement, j'crois bien que j'ai jamais pris autant mon pied !
- N'empêche, elle semble être resté bien tranquille...

Tiens, finalement, il y en a bien un qui a l'air moins idiot que les autres. Mais là ça ne m'arrangeait pas du tout. Je suis sûr qu'il est allé jusqu'à rester dans le couloir tout au long... Merde, merde, merde ! Heureusement que l'on avait juste chuchotés sinon le plan de s'échapper d'ici aurait été foutu. Putain, Kaleb bouge-toi, dépêche-toi de répondre quelque chose avant qu'ils ne se mettent à se douter de quelque chose et ne commence pas à transpirer comme un bœuf !

- Vous ne connaissez pas l'homme qui murmurait à l'oreille des femmes ?

A défaut d'être pathétique, cette réplique eu au moins le don de les faire rire. Tout en riant, le chef de la bande me pris par l'épaule, en lâchant un : Sacré, gars ! La bande semblait avoir eu son lot de divertissement de la journée, les quelques membres la composant s'en allant un à un. Je fus évidemment contraint de les suivre mais je ne manquai pas de mouvoir silencieusement mes lèvres en direction de Jules pour lui faire comprendre que je reviendrais. Puisque c'est certain, je reviendrai. Maintenant que je l'avais retrouvée, je n'allais pas l'abandonner. Et je ferais en sorte qu'il n'y ai plus que moi qui passe cette porte.

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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb) Dim 3 Jan - 17:19

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MessageSujet: Re: Come break me down, bury me (Kaleb)

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Come break me down, bury me (Kaleb)

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