[Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie]
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[Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie]

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MessageSujet: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie] Lun 16 Mar - 8:44

Ses pieds nus foulent le goudron tandis qu'elle cavale. A en perdre haleine. A en avoir le coeur par terre. Son souffle est court et la sueur a pris possession de son corps. Elle est vêtue de sa tenue de patiente, dans ce pantalon et ce haut de coton, celui ou derrière, se trouve les boucles de tissus pour y attacher la camisole, lorsque le monde était encore bon, lorsque les médecins se contentaient de venir et de lui faire avaler ses cachets. Désormais, elle est livrée à elle-même, se confrontant à cette nouvelle identité que la terre a pris. Elle ne comprend pas. Elle a peur. Elle a mal partout. Ses pieds ne sont que meurtrissures donnant l'impression que la peau des talons s'est ouverte. Mais sa cadence ne faiblit pas. Impossible. La jeune fille se dit qu'en cas d'arrêt, ses jambes ne voudront certainement pas reprendre la route, que l'état de ses pieds risquerait de la traumatiser à tout jamais. Pourtant, il faut bien un temps ou le corps lui dit stop. Contre son gré. Contre une barre métallique se trouvant par terre. Le talon se tord et elle s'écroule. A plat vente, le nez contre la route ou elle se trouve. Dans cette ville qu'elle veut quitter. Là, ou quelques kilomètres derrière, se trouve encore la prison psychique dans laquelle, Ellie avait été enfermée. La jeune fille a mal. Elle s'est écorchée les mains en les tendant en avant pour ne pas taper la tête. Les genoux ont pris. Et la voilà qu'elle se met à pleurer. De véritables sanglots broyant le coeur, des larmes aussi grosses que des soucoupes. Elle pleure bruyamment telle une petite fille qui a besoin de sa mère. Pour être réconfortée. Pour être choyée. Pour avoir tout ce qu'elle a toujours rêvé. Et au milieu de ça, vient alors le regret de s'être enfuie de l'asile.

Parce que cet endroit étaient bien. Ils étaient en sécurité.
Il avaient un logement idéal par l'asile. Portes barricadées. Des provisions à foison. Le lieu avait été créé pour que les fous ne puissent pas s'échapper. Et de ce fait, il était difficile d'y entrer. Le personnel s'était enfui laissant les patients à leur libre activité. Il y en avait qui s'était emparé de la gestion du lieu: des gens internés mais assez ouvert d'esprit et pas en train de baver dans un coin comme d'autre. Ellie avait fait partie des silencieux, se fondant dans la masse. Il avait suffi d'un cadavre et tout avait volé en éclat. Un cadavre ayant repris vie dont le mort en question.... Et bien, Ellie l'avait tué. Il avait fait un carnage. Créant d'autres morts et personne n'avait su gérer tout ça. Et elle, petite chose effrayée, elle s'était enfuie. Avait ouvert les portes laissent entrer les cadavres mouvants rassemblés devant l'entrée. Et elle avait donc couru.  

Et maintenant, elle est au sol. Et elle a mal. Pourtant, elle se redresse tant bien que mal. Sa cheville l'élance douloureusement. Les larmes continuent de couler le long de ses joues. C'est douloureux de vivre dans ce monde là. Il n'est pas adapté pour elle. Trop calme. Trop silencieux. Elle n'entend que la brise et un grognement. Voila qu'un cadavre approche d'elle, faisant claque la mâchoire, titubant du plus vite qu'il peut. Et la peur la tétanise. Elle n'ose pas bouger ou faire un pas de plus. Pourtant, la menace grandit au fur et à mesure qu'arrive la chose puante grognant avec force. C'est faiblement qu'elle lui murmure:

- Allez vous en... Son gémissement semble ne pas avoir été entendu. Allez du.. Balai... Mais il avance. Inlassablement. Ellie tente de reculer mais sa cheville lui fait mal. Ses jambes tremblent de l'effort parcouru en courant un peu trop fort, trop vite. Allez va t-en! Elle recule encore mais il arrive trop vite en comparaison de sa propre lenteur. Elle finit par le pousser avec force, plongeant ses mains sur son torse empli de haillons sales.

- Dégage, dégage, dégage! Va t-en!!! Hurle t-elle tandis qu'il s'échoue au sol. La tête tapant le sol. Elle croit entendre des bruits d'os qui se cassent! Pourtant, il semble nullement avoir mal. Il se contente de lever les bras et de la fixer de cet air avide.... Affamé.
S'écroulant au sol, genoux contre le bitume, ses pleurs redoublent d'intensité.

- Pardon monsieur... Je ne voulais pas... Pardon...
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MessageSujet: Re: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie] Mer 18 Mar - 1:19

« Tu crois que ça pourrait être utile ? »
« Laisse-moi regarder… »

Ezeckiel se pencha par-dessus la jeune femme, s’approchant pour distinguer un tournevis en piteux état.

« Hum… Non, il est trop amoché. On va bien réussir à en trouver un autre qui tienne à peu près la route. »
« Okay ! »

L’entrepôt était parfaitement désert. Seuls eux deux, occupés à faire du tri au milieu de quelques outils, discutaient paisiblement, pour une fois un peu à l’écart de leur groupe. L’entente était plutôt cordiale entre ses membres, mais l’intimité qui s’était créée, toujours plus forte, entre Marilyn et lui, les poussaient régulièrement à partir ensemble à la recherche de vivres ou de matériel. C’était une routine à laquelle tout le monde s’était habitué et qui avait l’art de les satisfaire parfaitement. Le couple ne souhaitait pas raviver les blessures de ceux qui avaient perdu leurs proches, et parmi eux : épouses ou maris. Alors il leur plaisait de vivre leur simulacre de bonheur un peu à l’écart des autres, de temps en temps. Ils ne se livraient pas en spectacle, mais ne souhaitaient pas passer ce qu’il leur restait de vie à se dissimuler non plus. Un bon compromis, en somme.

« Tu penses qu’on va continuer longtemps vers l’est ? »
« Je ne sais pas… Je m’en fiche un peu, à vrai dire. Où qu’on aille, ce sera partout pareil. »

Il soupira, jetant par-dessus son épaule le manche d’un marteau auquel il manquait la partie la plus essentielle. Dommage. Un marteau pouvait parfois être bien utile comme arme de secours.

« Parfois, ça me fatigue de ne pas… de ne pas avoir une destination précise, tu comprends ? On va errer combien de temps ? Des semaines ? Des mois ? »

Il remarqua qu’il n’y avait pas particulièrement de détresse dans la voix de sa compagne. Plutôt une sorte de résignation, une forme d’accablement pudique qu’elle dissimulait sagement derrière un sourire agréable. Son sourire. L’Apocalypse n’aura pas su le lui enlever. Et alors que le soleil frappait fort, faisant briller leur peau d’un léger voile de sueur, il la trouva plus belle que jamais. Une boule de chaleur le fit sourire à son tour, et il tendit sa main pour caresser sa joue amaigrie, de son pouce prudent.

« On vit au jour le jour. C’est suffisant. Évite de trop y penser, va. Moi en tout cas, ça m’fait plus de mal que de bien. »

Elle acquiesça, visiblement un peu rassérénée.

« J’vais regarder ce qu’il y a, dans ce foutoir. »

La jeune femme désigna un autre tas à quelques mètres, et Ezeckiel approuva.

« Ça marche, j’finis celui-là pendant ce temps. »

Ils travaillèrent encore quelques minutes en silence, avant qu’un petit cri de douleur ne le fasse sursauter et se retourner vers elle. Il vit Marilyn qui portait son doigt à ses lèvres, les sourcils froncés. Aussitôt, il se redressa pour s’avancer, inquiet.

« Tu t’es fait mal ? »
« C’est rien… J’me suis juste entaillée… »

Elle porta ses prunelles à sa main, attentive. Un petit filet de sang s’écoulait le long de son index, jusqu’à s’échouer au creux de sa paume. La blessure n’était pas grave, pour sûr, mais elle lui causerait probablement une gêne le temps que cela cicatrise.

« Fais attention… Ce serait con de se couper un doigt ! »

La brunette rit légèrement, secouant la tête.

« Si tu m’avais connue avant… Je faisais la honte de ma mère : une vraie catastrophe ambulante ! Hum… »
« On te soignera ça en rentrant. »
« Ça ira. »

À son tour, elle se releva, face à lui, avant que son attention ne dérive légèrement par-dessus son épaule, en même temps que des hurlements jaillissaient, provenant de la route qu’ils avaient quitté pour rejoindre l’entrepôt.

« Eze… »

L’intéressé avait également pivoté, craignant l’arrivée d’un groupe de rôdeurs qui les aurait forcés à décamper rapidement. Au lieu de cela, il aperçut une autre jeune femme, à genoux, tout près d’une créature qui pouvait la mordre à chaque instant.

« Nom de dieu… »

Il sortit son couteau et se mit à courir en direction de l’inconnue. Il courut vite, craignant que le zombie ne parvienne à se rapprocher suffisamment pour l’attaquer. Et elle qui ne s’éloignait pas !

« RECULE ! »

Mais elle ne semblait que pleurer, comme une damnée, visiblement en pleine crise de nerfs. Il n’entendit pas les mots incohérents qu’elle prononça, trop occupé à planter sa lame dans le crâne du cadavre ambulant, qui s’effondra définitivement. Le cœur battant à tout rompre, Ezeckiel l’écarta de son pied du corps de l’humaine. Il put enfin la regarder, et ne prêta pas tout de suite attention à sa tenue. Il posa un genou à terre face à elle, cherchant à atteindre ses iris, tandis que Marilyn courait elle aussi pour les rattraper. Elle avait récupéré son sac ainsi que celui de son ami et amant.

« Hey… Ça va… ? T’es dingue, pourquoi t’es restée à côté de lui ? Il t’a mordu ? »

Il n’avait pas lâché son couteau sanglant. Même si elle semblait indemne.
Au cas où. Juste au cas où.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie] Ven 27 Mar - 8:52

Elle n'est capable de rien du tout sauf de rester plantée au sol. D'observer le cadavre qui rampe vers elle en claquant des dents. Il mériterait d'aller chez le dentiste, de prendre une douche. Pourquoi ne prend il pas soin de lui? C'est ce qu'elle a fait à l'asile. Les douches fonctionnaient même si l'eau n'était pas chaude et il y avait du dentifrice pour se laver les dents. C'est pourtant si simple comme de se changer les vêtements également. Elle ne comprend pas. Et elle a encore plus de peine pour l'homme  qui bouge malgré son visage ravagé. Parce qu'elle a du lui faire mal. Parce qu'il ne se relève et parce qu'il rampe vers elle. Qu'il a tendu sa main. Elle a presque envie de la lui prendre de l'aider à se relever. Mais elle est bouleversée, fatiguée. Elle se contente de laisser ses pleurs redoubler d'intensité. De sentir la main atteindre son genou, de la griffer sans que les ongles ne traverse l'épais tissu de coton faisant office de pantalon. Elle se contente de baragouiner des excuses qu'elle n'est plus capable de prononcer correctement. Jusqu'à temps qu'elle entende un cri résonner. Qu'on lui dise de reculer. Pourtant, face à cet ordre, Ellie est juste capable de lever les yeux emplis de larmes vers un homme courant vers elle et qui, soudain, plante alors le couteau du pauvre homme qui semblait vouloir, peut être... Un câlin? Ou du secours? La jeune femme se met à hurler tandis que le cadavre s'écroule dans un geyser de sang s'écoulant de sa boîte crânienne. Des gouttes viennent se déposer sur sa tenue. Elle recule légèrement en rampant du cul pour ne pas se retrouver avec plus de sang que ça.
Pourquoi?
Pourquoi l'a t-il tué?
- Mais... Mais .. Bredouille t-elle avant de se taire. Parce qu'il lui parle. Parce qu'elle voit apparaître au loin une femme courant vers eux. Le gars lui demande si ça va... Avant de dire qu'elle est dingue de ne pas avoir bougé. Et pour finir, il finit par lui demander si elle a été mordue. Mais ça, elle ne comprend pas. Que veut-il dire? L'homme qui gît était-il de ceux qui tuaient comme à l'asile? Tout est confus pour elle. Elle ouvre la bouche pour parler mais la referme. Merde. Il lui a demandé quelque chose. Aussi, tente t-elle, de nouveau, de lui répondre:
- Ça ... Ça va... Ses yeux regardent tantôt l'homme, tantôt le cadavre. Mais il ne m'a pas mordu.... Il... Il  voulait pas me mordre... Il voulait de l'aide... Pourquoi... l'avoir tué?
Oui, il l'a tué mais pourquoi a t-il fait ça? Après tout, était-il aussi méchant que ceux de l'asile? Non. Elle ne peut penser cela. Dans son ancienne demeure, ils étaient tous fous mais là, c'est la vie réelle. Il ne pouvait pas lui faire de mal. C'est impossible.
- J'ai mal... Dit-elle en se mettant à gémir de nouveau. Son corps n'est que souffrance. Ses pieds sont une torture. Son coeur bat trop fort. Et l'esprit en ébullition, elle bredouille en regardant autour d'elle: Mais pourquoi c'est comme ça... Puis, Ellie lève les yeux vers l'homme et observe, tour à tour, la femme l'accompagnant: Vous.. Vous allez me tuer? Dit-elle sentant les pleurs redoubler d'intensité.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie] Mar 7 Avr - 1:27

Le hurlement qu’elle poussa noya la fin de sa phrase. S’il mit au départ le compte de ce cri sur l’effroi de la jeune femme face au sang noir qui s’est écoulé, il se rendit vite compte que quelque chose ne tournait pas rond. Comme si elle était en état de choc. Comme si elle ne prenait pas la mesure de ce qu’il aurait pu lui arriver s’il n’était pas intervenu. Perplexe, Ezeckiel ne sut comment réagir, tandis que Marilyn achevait de les rejoindre, à petites foulées. Elle stoppa un ou deux pas derrière lui, tout aussi incapable de deviner ce qui avait bien pu causer une réaction aussi vive de la part de l’inconnue. À son image, son regard avait aussitôt enveloppé la silhouette prostrée à leurs pieds, pour s’assurer qu’aucune trace de morsure n’était visible sur elle. Si sa compagne sembla touchée par l’expression hébétée de la jeune fille, lui se sentit incapable d’éprouver quoi que ce soit d’autre qu’un sentiment de malaise qui n’allait probablement pas s’arranger avec le temps. À ses mots, Marilyn et Ezeckiel échangèrent un bref regard de connivence. Il finit par remarquer la tenue étrange de la demoiselle. Et le fait qu’elle était pieds nus. Bon sang, comment arrivait-elle à marcher sans se les mettre en sang ? Il se pencha, posant un genou à terre en fronçant doucement les sourcils, essayant de comprendre. Il entreprit aussitôt de la rassurer lorsqu’elle exprima ses inquiétudes.

« Non… Non, on ne te veut pas de mal. Okay ? On a juste eu peur que tu te fasses mordre… parce que oui, c’est ce qu’il aurait fait. On était obligés de le tuer. »

Il désigna de la pointe de son couteau le cadavre étalé sur le flanc, dans une position grotesque qui ne faisait qu’accentuer l’horreur de cette vision. Un frisson d’horreur fit trembler ses épaules, et son regard bleuté revint chercher le sien.

« L’essentiel c’est que tu ailles bien… D’où tu viens, comme ça ? »

Un moment, l’idée lui vint qu’elle ressemblait à ces internés mentaux qu'on voyait dans les séries télévisées. Son accoutrement, la lueur étrange dans ses prunelles, sa façon de considérer les rôdeurs, complètement à côté de la plaque… Tout le poussait à y croire. Ce qui n’était pas franchement rassurant. Marilyn se positionna de l’autre côté par rapport à elle, osant effleurer son épaule gentiment.

« Dis-nous où est-ce que tu as mal, on va pouvoir t’aider. Tu es toute seule ? »

Si tel était le cas, il faudrait la ramener. La ramener vers leur groupe à eux. Ezeckiel n’était pas certain du résultat, mais abandonner une âme perdue aussi fragile à son destin, et c’était l’occasion pour elle de rejoindre les rangs des zombies en quelques heures. Par ailleurs, il se demanda d’autant plus comment elle était arrivée indemne jusqu’ici si elle était du genre à se précipiter vers ces monstres plutôt que de les fuir. La situation promettait des complications qu’il n’avait pas particulièrement envie d’affronter, mais la solidarité entre êtres humains était tout ce qu’il leur restait.

« Comment tu t’appelles ? »

Commencer par le plus simple était déjà un bon début, histoire de remettre les choses à plat et de démarrer sur des bonnes bases.

« Moi c’est Ezeckiel. Elle, Marilyn. On n'a pas grand-chose à manger sur nous, mais si tu as faim ça peut toujours faire l’affaire dans l’immédiat. Tu peux te relever ? »

Pas la peine de moisir dans le coin. Ils devraient retourner près de l’entrepôt, ramasser ce qu’ils avaient déjà pu glaner et retourner au campement. Le jeune homme essuya la lame de son arme sur la première touffe d’herbe un peu grasse venue, puis se dressa sur ses jambes pour la ranger à sa ceinture. Il prit sur lui de tendre une main amie dans sa direction, espérant que leur apparente bonhomie l’aiderait à se calmer.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie] Lun 20 Avr - 7:14

Ellie est larguée. Elle a peur. Elle a mal. Pourtant, l’homme ne semble pas méchant. Il lui explique la raison du meurtre envers le pauvre homme. C’est qu'apparement, il voulait la mordre. Mais elle comprend pas. Doucement, elle secoue la tête sentant que les larmes affluent un peu plus. Depuis quand on tue un homme qui veut vous mordre ? Et depuis quand, mordre est-il devenu aussi primordial ? La jeune femme voudrait parler mais elle n’ose rien dire. Elle est tétanisée par la trouille. Elle se demande si elle n’aurait pas mieux fait de s’enfuir sans demander son reste ou d’être restée à l’institut. Ellie ne sait rien, ne réfléchit plus. Les paroles de l’homme lui vient aux oreilles. Elle l’observe de manière fixe et elle répond doucement : « Je... Je venais de la ville... Lui dit-elle en bégayant. J’étais dans un immeuble ou personne ne sortait.. Et un homme... Comme lui... [/color] » Elle désigna le cadavre d’une main tremblante tout en continuant : « A tué plein de personnes... Et je me suis enfuie alors... J’avais peur. » Dit-elle tout en secouant de nouveau la tête. C’est à ce moment là que la femme parle. Elle ose effleurer son épaule avec gentillesse. Mais Ellie sursaute si violemment qu’elle en tombe presque en arrière. Se faire toucher par les gens relève de l’exploit. Elle est semblable à ces animaux traumatisés qui vous fixent d’un œil méfiant, prêts à retrousser les babines si besoin était. Pourtant, la femme – tout comme l’homme – ne semble pas effrayants. Elle lui demande de dire où elle a mal. Et si elle est seule. Et l’homme lui demande alors son prénom. Ellie tourne la tête dans la direction de chacun. L’homme se présente et donne l’identité de la femme. Puis, il lui demande si elle peut se relever toute seule. Et ensuite, le voilà qu’il essuie sa lame avec de l’herbe. Fronçant les sourcils, la jeune femme ouvre la bouche pour répondre mais le voilà, qu’Ezeckiel lui tend la main pour l’aider. Ellie la fixe sans rien dire. Elle se demande si elle doit répondre ou non. Puis, jetant un coup d’oeil au cadavre, elle se dit qu’elle ferait mieux de lui obéir. Il serait sans doute capable de faire la même chose. Aussi, coupant sa respiration, là voilà qu’elle prend la main tendue et se relève en grimaçant. Oh les pieds. Mon dieu, c’est douloureux. Pourtant, elle ne dit rien d’autre et se contente de répondre : « Je... je m’appelle Ellie.. Et j'ai mal... Aux pieds. Dit-elle d’une voix misérable tout en se dandinant sur un pied, puis sur l’autre. Puis se rappelant d’un léger détail, elle se tourne vers elle et répond d’une voix tremblante : « Et je suis toute seule.. » Elle se tait, sentant que le gros chagrin revient alors au galop. « Ils ont du tous mourir sans doute... J’ai ouvert la porte pour m’enfuir et plein de gens défigurés sont entrés... J’entends encore les hurlements... »

Ellie se tait. De grosses larmes roulent sur ses joues. Tous ces gens. Tous ces innocents. Elle ne comprend plus rien. Les gens mordent mais doivent être tués pour ça. Le Ezeckiel se prend pour le sauveur de l’humanité et nettoie sa lame avec de l’herbe mais pourquoi ? Est-ce un film ou une caméra cachée ? Si c’est ça, c’est pas gentil. Mais au fond d’elle, la jeune aliénée se dit qu’il ne s’agit pas d’une farce. Que le monde est bien réel. Marilyn semble plus gentille que l’homme, aussi, c’est vers elle que la jeune femme se tourne. Envie légitime, elle veut savoir. Tout est tellement illogique : « Pouvez vous m’expliquer ce qu’il se passe ? »  Lui demande t’elle d’une petite voix. « La télé ne marchait pas alors je n’ai pas pu suivre.. Pourquoi c’est comme ça ? Sales... Moisis... Moi... Moi j’ai rien fait, je vous jure... J’avais plus jamais rien fait depuis... J’avais compris que c'était pas bien ! » Et à ces mots, la jeune femme se détourne pour observer les alentours tournant le dos à l’homme et la femme et regarde aux alentours. Il y a la route, le bas côté. Tout en désordre. « C’est un cauchemar...
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MessageSujet: Re: [Flashback] Là où tout a commencé. [Ezcekiel&Ellie]

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