[Flashback] There's no place like home (Noah)
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[Flashback] There's no place like home (Noah)

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MessageSujet: [Flashback] There's no place like home (Noah) Mer 8 Avr - 22:38

Septembre 2014.

Trois semaines dans la Zone. Trois semaines à redécouvrir ce qu’était une communauté importante de survivants. Trois semaines de fragilité, d’incertitudes, de nouveaux visages aux prénoms à retenir. Et surtout : trois semaines passées à retrouver la sécurité de murs solides, de bras armés nombreux. Ne plus avoir à s’inquiéter en permanence pour la bouffe, l’essence. Ezeckiel avait encore du mal à se faire à ce changement aussi salvateur que brutal, mais il se trouvait largement aidé par le repos qui leur avait été accordé à leur arrivée. Il ne s’était pas rendu compte avant cela du manque de sommeil évident que son organisme avait accumulé. Sa tension nerveuse commençait tout juste à redescendre… Mais pas pour longtemps. Déjà, la guerre reprenait de plus belle entre Aileen et lui. Il n’avait qu’à peine eu le temps de souffler qu’il se voyait obligé de la convaincre encore d’entériner leur présence ici. Ils n’avaient plus rien à craindre. Les gens semblaient équilibrés, et tous ne désiraient qu’une seule et unique chose : survivre en paix. N’était-ce pas suffisant ? Visiblement pas. Le jeune homme menaçait de perdre patience, et il ne souhaitait pas se plonger dans un bras de fer éternel avec son amie qui ne comptait pas changer ses habitudes. À savoir vivre à l’écart, sortir dès que l’occasion se présentait. C’était le seul point noir de la Zone à ses yeux : elle risquait de les séparer, profondément. Son optimisme naturel le laissait espérer en une réconciliation prochaine. Ils n’étaient pas des robots. De telles conditions d’existence auraient eu de quoi bouleverser tout un chacun, et la solidarité en ces lieux les aideraient peut-être à regarder dans la même direction une fois l’automne pleinement installé. En attendant, il s’était présenté à quelques-uns des membres, curieux de savoir d’où ils venaient, puisque « sa copine blonde » ne semblait pas particulièrement bavarde. Il s’était présenté pour deux, bon gré mal gré, toujours souriant en dépit de la réalité des choses. Il n’était pas particulièrement du genre timide, mais il avait eu du mal à se sentir immédiatement intégré dans ce grand groupe au fonctionnement déjà bien rôdé. Du moins, c’est ce à quoi l’ensemble ressemblait.

Néanmoins, maintenant qu’il avait rechargé un peu ses batteries, il était l’heure pour lui de faire ses preuves et de se montrer actif et utile aux autres. On lui avait déjà demandé quelles étaient ses compétences particulières. Outre sa capacité de tuer les rôdeurs sans manifester une émotion trop vive, c’était surtout du côté de la mécanique qu’il avait offert ses services. Toujours partant pour bricoler des moteurs ou partir en quête de carburant, tant qu’il en existait encore… Ça, c’était dans ses cordes. On lui avait promis de le tenir au courant pour une prochaine expédition en ce sens. Et les mécanos déjà présents dans la Zone ne seraient pas mécontents d’une paire de bras supplémentaire.
Et puis il y avait ceux dont il fallait absolument se rappeler les identités. Comme Leandro. Écrasant de charisme, l’air sombre particulièrement inabordable, Ezeckiel avait pu l’apercevoir de loin, mais il se serait bien coupé le pied plutôt que d’oser lui parler sans avoir une bonne raison. Ce type semblait hanté, en fait. Plus hanté qu’il ne le serait jamais. Se comparant par réflexe, il se demandait alors s’il ne faisait pas partie de ceux qui avaient eu de la chance, quand l’Apocalypse avait frappé. Après tout, il n’avait pas de femme, pas d’enfant. Il n’avait pas eu à subir ce genre de pertes, particulièrement atroces. Ses parents et ses amis lui manquaient encore, mais c’était une douleur différente. Et même s'il ne connaissait pas son passé, es hommes comme Leandro l’aidaient alors à relativiser sur l’horreur de son vécu à lui. Et ce n’était pas plus mal.

Un matin, alors qu’il s’était levé relativement tôt, Ezeckiel fut abordé par une femme, à l’air avenante mais au regard particulièrement perçant. Elle lui demanda s’il faisait partie des récents arrivés, et il acquiesça sans honte. Il se garda bien de prononcer le nom d’Aileen, ignorant ce qu’elle attendait de lui. À son grand soulagement, elle lui demanda simplement de retrouver à un point bien précis un certain Noah Campbell. Sans s’épancher sur les détails, tout ce qu’il put arracher d’elle fut :

« Il a simplement besoin d’un coup de main. Tu devrais y aller. »

Dans le doute, il préféra ne pas perdre une minute et se dirigea, un peu nerveux, vers le point de rendez-vous. Il ne savait même pas à quoi il ressemblait, c’était d’un pratique. Des gens affluaient tous les jours comme lui, et il avait commis l’impair de ne pas tenter de mémoriser les traits de ceux qui étaient déjà présents à leur arrivée, ce qui lui compliquait singulièrement la tâche. Peut-être était-ce un rassemblement des derniers arrivés ? Peut-être qu’il ne serait pas le seul ? Une fois arrivé à destination, il s’adossa au premier mur venu, croisant les bras en observant quelques allées et venues à portée de vue.
Mais personne d’autre ne semblait attendre.
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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Jeu 9 Avr - 1:03


 There's no place like home  


« - T’as tout vérifié ? C’est sûr ? J’ai besoin de cette caisse Pet’. S’agace Noah en fronçant les sourcils, bras croisés. Son éternel T-Shirt kaki assorti à un pantalon collant son épiderme. A croire que l'armée ne l'a jamais vraiment quitté.

Ses grandes guibolles font le tour de l’engin, tandis qu’il grince des dents. Son ami et ancien collègue est à peine visible, presque dévoré par le monstre de fer.  Cul relevé et bras dans le cambouis. Un soupire, et le blond lève les yeux vers les grilles légèrement en retrait. Quelques rôdeurs tentent encore et toujours de percer les remparts, en vain.

- Négatif, chef. Rétorque l’autre avec sarcasme, avant de réapparaitre.
Pour toute réponse, l’ancien militaire lève un sourcil dédaigneux, sa patte gauche allant claquer la porte du capot.
- Merde ! Jure le blond en écrasant le sol poussiéreux de ses Rangers, avant d’aller droit vers le bâtiment le plus proche.
- Eh, Noah, je t’avais dit que cette bécane tiendrait pas longtemps ! J’te l’avais pas dit ? Si, je te l’avais dit. Jacasse Peter d’un ton agaçant au possible. Le con cherche la petite bête. Hein, Clarice, j’lui avais dit ? Qu’il lance à l’attention de la grande black occupée – comme toujours – à polir la lame de son couteau de chasse.
- Hun hun.
Caustique.
- T’vois, même la porte de prison est d’accord.
- Tu sais qu’elle t’as déjà collée une droite, et qu’elle peut recommencer ? Demande Noah en continuant son chemin, saluant brièvement quelques têtes connues d’un coup sec de menton. Pet’, ta gueule. Que quelqu’un fasse taire ce trou du cul. Les gars, vous pouvez pas le faire taire ? S’empresse de demander Noah à Fred et Lucy prostrés dans un coin. La rousse et le nain semblent particulièrement passionnés par … Sûrement un truc d’intello.

Un regard en biais vers eux, et les deux lâcheurs reprennent leur conversation comme si de rien n'était.

- Faux frères ! S’insurge le géant aux prunelles de glace, toujours poursuivit par l’insupportable litanie du ‘ Tu vois, je t’avais prévenu ! ‘. Je vais demander un coup de main, cette caisse peut perforer plusieurs rôdeurs à la fois. Y me la faut.

- T’sais quoi, j’abandonne ! Fait mine de se vexer Peter en allant voir Clarice, sous l’œil faussement navré de Noah.

~
- … Et t’es sûre que ce mec est bon ? Demande Noah, septique, en fixant le brun au loin.
- En tout cas, ça peut pas être pire que ton gus. Sérieux, tu l’a dégotté où celui-là ?
- En enfer.

Pas de sourire, visiblement, le blond ne blague pas. La guerre, c’est l’enfer. Peter est de loin son meilleur homme, même avec ses petits troubles de l’autorité. Tout en passant une main dans sa tignasse, Noah lui adresse finalement un sourire fin. Lippes légèrement pincées. Il est dans cet état depuis plusieurs jours, à vrai dire. Il a retrouvé Auregan, et ces couillons lui demandent de replonger dans la foire aux monstres. Elle va crisser, paniquer et probablement tenter d’aller les tuer, avant de s’occuper de lui. Il a hâte de voir la gueule de Fawkes quand il verra la lionne sortir de sa cage.

- Va le voir, il est partant pour t’aider. Ca a l’air d’être un bon p’tit gars, ajoute Marie en lui tapotant l’épaule. Une minuscule femme au regard aussi perçant que le sien. Et à en juger par le fameux Ezeckiel qui attend contre le mur, comme si ce dernier risque de s’étaler tout seul, il semble prêt à faire son boulot.

- Ok. Merci Marie, va voir Fred, il a ce que tu voulais.

Et sans ajouter quoi que ce soit, le grand blond se dirige vers l’homme qu’on lui a conseillé. Il n’a pas seulement besoin qu’un bon mécano trouve ce qui débloque sur son tout terrain, il a aussi besoin d’autres mains pour aller trouver des vivres. Et ici, malgré les apparences, elles sont rares. Même les plus braves n’ont pas toujours envie d’aller au-delà des murs de la zone. Tranquillement, le blond rejoint le nouveau tout en saluant silencieusement d'autres survivants. Il semble légèrement paumé et chercher quelqu’un du regard. A n’en pas douter : Lui. L’ancien militaire extirpe une clope de sa poche, puis un briquet, avant de coincer le bâton de nicotine entre ses lèvres.

- Tu fumes ? »  Demande-t-il pour seule introduction au type, plantant ses iris pâles dans les siennes. Lentement et méthodiquement, sans avoir l’air d’y toucher, Noah évalue déjà le gars qui pourrait servir à sa prochaine mission.





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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Jeu 9 Avr - 3:20

Il faillit avoir un réflexe idiot. Celui de porter son poignet sous ses yeux. À cette idée, Ezeckiel se mordilla la lèvre inférieure pour éviter de rire de lui-même. C’est que ça faisait un petit moment maintenant qu’on ne se donnait plus de rendez-vous, comme ça. Tu me retrouves dans tel café ? On s’rejoint au resto à telle heure ? Toute une vie d’automatismes qui visiblement n’attendaient qu’une seule chose : ressortir. Cela l’attrista un peu, au fond. Il aurait vendu un rein pour pouvoir retrouver la sensation agréable d’un repas entre amis, dans une grande ville comme San Francisco. San Francisco et son bordel permanent, ses lumières, sa circulation et même sa pollution. Alors oui, on respirait mieux depuis que les bagnoles roulaient un million de fois moins qu’Avant. Mais à quel prix. Et puis de toute manière, il ne mettait plus de montre depuis longtemps. La sienne s’était cassée stupidement, quelques temps avant qu’il ne rencontre Aileen, d’ailleurs. Depuis, il n’en avait pas cherché d’autres. On se foutait bien de l’heure qu’il était. On se fiait à la lumière, aux saisons, au soleil… On se fiait aux repères les plus naturels qui soient, ainsi que l’Humanité l’avait toujours fait avant de s’engoncer dans une vie bien réglée comme des horloges suisses. Et puis au moins, on n’avait plus trop à se poser la question d’être en retard ou non. Le jeune homme était de plus en plus nerveux au fil des minutes, mais il ne se sentait plus agacé comme il aurait pu l’être autrefois, quand l’un de ses amis dépassait d’un bon quart d’heure le timing instauré. C’était tellement con de s’agacer pour ça, en fait. C’est qu’à l’époque, personne n’avait le temps. Ou ne voulait le prendre. À présent, ce n’était pas ce qui manquait. Ils avaient gagné ça dans l’histoire, c’était déjà quelque chose.

Soudain, un mouvement vif attira son attention. Presque au dernier moment d’ailleurs. Un homme, légèrement plus grand que lui, s’avançait d’un pas décidé dans sa direction. Il ne douta pas longtemps que sa destination n’était autre que le mur contre lequel il s’était appuyé, et duquel il se sépara. Ezeckiel détacha ses bras, qui retombèrent de part et d’autre de lui, espérant faire bonne figure. Pas le temps de prononcer un seul mot que, déjà, le fameux Noah lui proposait sans doute implicitement une cigarette. Pris de court une seconde, son sourire revint rapidement. On pouvait tout demander au dernier des Livingston, en échange d’une bonne clope.

« Ouais. »

Il hocha la tête, ne pouvant s’empêcher de le détailler un peu. Ses traits étaient particuliers, mais pas dépourvus d’une certaine aura. Le gars inspirait la confiance, mais la boule dans son estomac ne s’en dénoua pas pour autant. Il semblait exigeant, également. Scrutateur. Un peu comme ces types face à qui on n’a pas vraiment droit à l’erreur. Ezeckiel avait visiblement aussi perdu cette habitude-là. Celle d’être jugé selon des compétences éventuelles. Pourtant, il le savait, bon sang. Pas la peine d’en faire tout un plat. Il s’était proposé de lui-même pour tout coup de main dont la Zone aurait besoin. Ils y étaient, maintenant.

« On m’a dit que tu voulais me voir ? »

Les prunelles de Noah étaient aussi claires que les siennes, et paraissaient le transpercer comme s’il s’était changé en ectoplasme. Il y avait plus agréable comme sensation.
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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Mar 14 Avr - 14:44


 There's no place like home  


Noah observe, silencieux. Trop souvent, ces fixettes et sa stature imposante du fait de sa taille mettent mal à l'aise ses opposants. Comme le fameux Ezeckiel qui se tient face à lui, légèrement nerveux. Ca fait sourire le blond en toute discrétion, qui ne fait rien pour l'amener à se sentir plus à l'aise. Si ce n'est lui filer une clope, allumer la sienne et lui passer son Zippo. Ce serait con de faire semblant uniquement pour le plaisir de mimer la gestuelle. Y a des gens assez tarés pour ça. Comme la vieille MacKenzie qui fait toujours mine de caresser son chat sur ses genoux. Joli tableau. Ca enflammé l'esprit de Peter et pourri celui de Noah pour les siècles à venir. Non, au fond, sous ses airs de leader un brin autoritaire, Noah est une vraie crème. Pire, un baroudeur à l'esprit libre et éternellement Junkie. Junkie de la vie. Ironique, pour un type qui prenait les armes pour défendre son pays. Avec un petit sourire, l'ancien militaire lance avec emphase :

«  - Et on m'a dit que tu pourrais m'aider. C'est vrai ça ? Demande-t-il en tirant une bouffée de nicotine, avant de cracher l'air toxique par les narines.

Noah continue son observation silencieuse, sans se gêner. Non, il ne le matte pas. Trop poilu pour être son type. Cet Ezeckiel a l'air robuste et résistant. Mais il a déjà vu Lucy sprinter et se faufiler dans des endroits improbables. L’endurance est avant tout mentale. Il doit donc aussi déterminer la volonté de ce mec. C'est surtout ses mirettes identiques aux siennes ou à celles de Peter, qu'il observe. Droit dans les yeux. Ca aussi, ça en perturbe pas mal.

- Ok, moi c'est Noah. Se présente finalement le blond, ne doutant pas qu'il soit déjà au parfum. Hm, ça surprend les gens au départ, mais garde l'air naturel. Y sont pas méchants, juste .. cinglés. Lâche-t-il alors, l'air de rien.

Son index et son pouce viennent se loger sous sa langue, crachant un sifflement strident. Quelques minutes à peine plus tard, plusieurs têtes sortent du bâtiment opposés. Clarice, la grande noire aux allures d'amazone, suivie d'un Peter revêche aux prunelles masquées par une paire de lunettes de soleil. Derrière, la minuscule Lucy à la crinière presque rouge bondit dehors avant de leur lancer un énorme coucou. Fred est juste derrière, et le nain leur adresse un bref salue du chef avant d'aller se percher sur plusieurs caisses. Noah fait un signe de tête à Ezeckiel, avant d'aller rejoindre sa petite troupe.

- J'ai trouvé un mécano !
- Salut, Mécano ! L’accueille joyeusement Lucy avant d'aller se réfugier sous le bras de Noah. Le contraste des tailles est presque comique.
- … Ca marchera pas ! Râle Peter en croisant les bras, l'air boudeur.
- T'as juste peur qu'il l'adopte à ta place. Raille Clarice en reprenant le polissage de son couteau, un pied posé sur une caisse en hauteur et le cul posé à côté de Fred.
- Hors de question, il est trop doué pour me dénicher des clopes, Proteste le blond en fumant celle qu'il a déjà dans le bec, tout en ébouriffant la crinière de Lucy.
- Allez vous faire foutre.
Pourtant, le sourire énorme et blanc de Pet' leur confirme ce qu'ils savent tous, ce mec ne prend jamais rien au sérieux.

Il ne manque plus qu'Auregan, est le tableau est parfait. Toute sa famille est là. Les rares ici à savoir encore sourire.

Sa petite sœur de cœur râle pour la forme, alors que Fred observe Ezeckiel, puis le 4x4 :

- En tout cas, ça vient pas du moteur, avertis l'ingénieur en passant une main dans ses boucles.
- Non, et pas de la batterie non plus, surenchérit Lucy.
- On sait pas ce qu'il a, même Peter trouve pas. Continue Noah en reprenant son sérieux. J'ai besoin de cette caisse pour sortir. Hors de question de m'en passer.
- C'est pas avec le camion qu'y va draguer les poulettes moisies, Confirme Peter, sans trouver de limites à ses conneries.

Noah l'ignore superbement, avant de regarder Ezeckiel :

-  Tu serais d'accord d'y jeter un œil ?
- Surtout garde l'-AIE ! Clarice, j'me suis blessé ici !
- Ta gueule, Pet'. Lâche le groupe en cœur, alors que Noah se dirige vers Ezeckiel.

- Dis moi ton prix, y me la faut absolument pour aller dehors. »

Ca aussi, c'est un test. Mais vu l'ambiance, ça passera comme une lettre à la poste.


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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Dim 19 Avr - 13:58

La nicotine lui fit du bien, et eut comme pouvoir magique d’inciter aussitôt ses muscles à une décontraction bienvenue. Il rendit le zippo à son propriétaire et croisa ses bras contre son torse, comme il le faisait toujours lorsqu’il se retrouvait face à un inconnu autrefois. Sa mère se moquait de lui à ce sujet, appelant cette posture sa « zone de confort », comme une barrière protectrice et défensive. C’était étrange de la retrouver là, comme si des mois ne s’étaient pas écoulés entre ce quotidien mort et le présent.  Au moins, Noah souriait et le regardait franchement. Il appréciait ça. C’était ainsi qu’il jaugeait les autres : par le regard franc et l’air aimable. Les yeux fuyants et les mines patibulaires c’était même pas la peine.

« Oui, bien sûr. J’peux dépanner si besoin. »

La nature du coup de main restait encore un mystère, et le jeune homme espérait seulement qu’en savoir plus ne durerait pas des plombes, histoire de ne pas se monter le bourrichon pendant des heures au point de ne plus pouvoir songer qu’à ça. Les présentations devinrent officielles, et il pencha la tête sur le côté dans un sourire conjoint du sien. Première étape de passée, on dirait.

« Ezeckiel. »

La suite le laissa perplexe. Il ne comprit pas tout de suite où son interlocuteur voulait en venir, comprenant que d’autres s’apprêtaient à rappliquer, ce qui ne manqua pas. Curieux, il les observa tous les uns après les autres, refrénant un élan de timidité pour ne rien montrer, se dissimulant derrière sa clope sur laquelle il tirait un peu nerveusement. Trop de personnes d’un coup, c’était pas bon pour ses nerfs mal habitués. La troupe de joyeux drilles avait quand même l’air suffisamment sympa pour qu’il finisse par se détendre, et il emboîta le pas du chef de bande sans piper mot. L’accueil de la rouquine accentua son sourire, et lui fit lâcher un sobre :

« Salut. »

On va pas trop en demander tout de suite, hein ? Néanmoins, intérieurement, Ezeckiel se sentait déjà en confiance. Si on avait besoin d’un mécano, c’était pour une bagnole, et si c’était pour une bagnole, alors c’était forcément une bonne nouvelle pour lui. Il se faisait suffisamment confiance pour être convaincu de sa capacité à les aider sans trop de problème. Un défi de plus à surmonter depuis que l’ère de la Grande Débrouille s’était installée, en somme. Contaminé par la belle humeur qui régnait entre tous, il finit bientôt par oublier qu’il n’était là que depuis quinze jours, les écoutant se lancer des vannes et des piques à tour de rôle, comme une pièce de théâtre savamment montée et répétée avec une grande application. C’était agréable. D’entendre des humains plaisanter, comme si rien n’avait d’importance, qu’ils n’étaient pas pendus aux griffes de leur instinct de survie et qu’ils n’avaient pas tous perdus la plupart de ceux qui avaient compté pour eux dans leur vie. Le réconfort qu’il éprouva fit naître une reconnaissance envers Noah qui n’était pas prête de s’éteindre.
Ils faisaient face au 4x4 défaillant, et déjà il l’enveloppait de ses prunelles, rejetant une dernière bouffée de fumée avant d’écraser sa clope et de se frotter les mains pour faire craquer ses phalanges.

« Pas du moteur ni de la batterie… Okay. J’regarde ça tout de suite. »

Il s’apprêtait déjà à s’approcher de plus près, quand la dernière réplique de Noah le fit halluciner au point qu’il lâcha un spontané :

« Quoi … ? »

Il tourna la tête pour les regarder tous, attendant quelques secondes pour voir s’il s’agissait d’une blague. Voyant que rien ne venait, ses yeux s’ancrèrent alors à ceux du blond pour lui répondre franchement :

« Euh… Bah en fait c’est que j’prends plus la Mastercard. On a eu des petits problèmes techniques si tu vois ce que je veux dire. »

Ezeckiel secoua la tête et reprit, mi-figue mi-raisin.

« Sans déconner, un prix ? Sérieusement ? »

Il sourit largement à Noah et s’avança alors vers la mécanique, réfléchissant déjà à toutes vitesses. Pas le moteur. Pas la batterie. Ses paumes bien campées sur ses hanches n’y restèrent pas longtemps, et bientôt Ezeckiel disparut, penché sur le capot défaillant à la recherche d’un indice. Il scruta scrupuleusement chaque détail, effaçant chaque hypothèse de la liste qui ne correspondait pas. Il s’adonna ainsi à cette étape pendant un bon moment, avant de se redresser, cherchant aussitôt une caisse à outils. Il ne perdit pas de temps à demander s’il pouvait s’en servir, il n’était pas là pour une soirée crêpes, et il fouilla jusqu’à dégoter la clef qui l’aiderait à vérifier…

« J’crois que j’ai trouvé. »

Ils durent se contenter de cette réponse pendant encore de longues minutes. Ezeckiel perdit la notion du temps, ayant hâte de venir à bout de sa mission pour en vérifier la réussite. Lorsqu’il se redressa, il expira longuement et enleva la sécurité pour laisser retomber le capot dans un claquement sonore. Puis, il contourna la bagnole pour grimper côté conducteur tout en frottant ses phalanges contre son jean. Les clefs étaient sur le contact, et il ne prit pas la peine de fermer la portière. Ses doigts tremblaient un peu au moment fatidique. Pendant un moment, il crut que la voiture ne démarrerait pas. Mais le moteur se mit finalement en branle dans un rugissement satisfaisant, et l’arrière de son crâne vint reposer contre l’appui-tête dans un sourire victorieux. Il descendit et rejoignit le groupe, s’adressant toutefois à Noah.

« Les bougies. Elles étaient complètement encrassées et y’en avait une mal enfoncée. Faudra bientôt les changer, parce que sinon y’aura beau faire, vous arriverez plus à démarrer. Si vous en avez pas en stock ça devrait pouvoir se trouver facilement. »
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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Jeu 7 Mai - 20:01


 There's no place like home  


Noah hésite, il ne sait pas ce qui le met plus en joie. La découverte d’une faille aussi banale, ou la moue écœurée de Peter ?  Le petit coup d’œil amusé de Clarice elle-même lui arrache un sourire en coin, et le blond frappe dans ses mains. Tout se déroule comme prévu.

«  - Parfait !

- J’aurai pû l’trouver. Affirme Peter malgré les faits, et l’ancien militaire hausse un sourcil.

- T’es un bon soldat et un sacré picolo, tu peux pas tout faire.

Le blond fait le tour de la voiture, avant de revenir vers le capot. Ils lui doivent une fière chadelle, sans ce 4x4, les choses auraient été bien plus compliquées.

- Ok. C’est parfait. Va falloir qu’on trouve ça.

Et d’adresser un coup d’œil aux bâtiments qui entourent leurs silhouettes. Ce type lui semble assez fiable. Il a de l’honneur, et Noah aime bien ces types là. Les autres membres de son petit groupe commencent déjà à se disperser, sentant déjà que leur présence n’est plus utile. Détendre un peu le mécanicien et le mettre en confiance, voilà ce dont il avait besoin. L’ancien militaire inspire longuement, avant de passer à la seconde étape. Il espère vraiment ne pas se planter.

- Maintenant passons aux choses sérieuses. Qu’il décrète en s’approchant du brun pour le fixer. T’es déjà sorti dehors ? Je veux dire … Après.

Rester dans la zone peut vous ramollir légèrement. Le blond a besoin de savoir, et s’il est intéressé par l’idée de les rejoindre, cet Ezeckiel doit aussi être opérationnel.

- T’es là depuis longtemps ? » Qu’il ajoute ensuite en sortant une nouvelle clope, ayant hâte d’avoir sa réponse.

Et surtout, d’en finir avec ça.



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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Dim 17 Mai - 4:20

Ezeckiel jeta presque un regard d’excuse envers Peter. Un regard qu’il agrémenta d’un sourire, comme pour se faire pardonner d’une faute qu’il n’avait pas commise.

« On ne pense jamais assez aux bougies de toute manière… Je m’étais déjà fait arnaquer comme ça à cause de ça, moi aussi. »

Il espérait tout du moins que son collègue de circonstances ne lui tiendrait pas rigueur pour cela. À l’intention de Noah et en le voyant s’approcher du véhicule, il haussa les épaules et hocha la tête en corroborant franchement son propos, encourageant :

« Oui, je pourrais toujours vous aider à en dénicher si vous voulez. J’tenais un garage, avant. »

Comme chaque fois qu’il le mentionnait, il eut un petit pincement au cœur, et ne put s’empêcher de se demander ce qu’était devenu le bâtiment. Un zombie y errait-il, les yeux hagards, la mâchoire à moitié arrachée et dégoulinante de sang noir ? Combien de bagnoles laissées à l’abandon après l’interruption d’une réparation quelconque, comme des cadavres oubliés sur des tables d’opération ? De la poussière, partout… Non. Chaque fois qu’il tentait de se le représenter, cela faisait plus mal qu’autre chose, et c’est pourquoi il préféra se focaliser sur l’instant présent. D’autant plus que son interlocuteur semblait décidé à aborder un autre sujet, tout aussi sérieux. Ezeckiel répondit avec honnêteté :

« Depuis deux semaines que je suis ici, je ne suis pas ressorti, non. Mais bon… J’ai passé tellement de temps dehors que c’est pas vraiment ce qui m’effraie le plus. C’est différent, maintenant qu’on a un refuge… stable. »

Savoir qu’on pouvait revenir en arrière, entre des murs solides et auprès d’une communauté solidaire lui avait ôté une bonne partie de ses cauchemars. Il ne craignait plus pour lui et pour Aileen cette perpétuelle quête de nourriture, d’abri, ce sentiment d’isolement qui avait traversé tous les groupes de survivants en marche. Vers où ? Pour quoi ? Seuls, rien n’avait de sens. Ensemble, les choses se remettaient à leur place. Il s’employa donc à le rassurer en carrant légèrement les épaules.

« Je suis pas ici depuis suffisamment longtemps pour avoir perdu le sens des réalités, si c’est ça qui t’inquiète en tout cas. Alors si vous avez besoin de gars pour aller dehors, il va sans dire que j’en suis. »
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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Dim 31 Mai - 10:07


 There's no place like home  


Ce gars lui plaît. Noah esquisse un léger sourire, tout en passant une main à l’arrière de son crâne. Les réponses fusent, sans hésitation. Il a confiance. L’ex-militaire sent qu’il peut compter sur lui en cas de pépin. Et son instinct le trompe rarement. Son bras retombe, et ses pattes de pianiste viennent se planter sur ses hanches. Un hochement de tête léger pour confirmer les dires du jeune homme. C’est toujours une expérience bien plus compliqué et difficile à gérer.

« - T’as l’air réactif. Se contente de répondre Noah, ses opales observant le brun.
Son air à nouveau sérieux s’évapore presque aussitôt, un sourire de dessinant au coin de ses lippes.
- Bon, je t’attends ici demain matin. Neuf heures pétante. Si t’as un problème d’horloge, file à la réserve. Y a ce qui te faudra. Fait-il ensuite en approchant, lui assénant une claque derrière l’épaule. Merci pour le dépannage, on t’épargnera le coffre. Peut-être.

La tirade est suivit d’un rire plaisantin, tandis que le grand blond tourne les talons.

****

Sept heures. Impossible de trouver complètement le sommeil. Depuis son arrivée ? Non. Noah n’a jamais su dormir bien longtemps. S’il parvient à échapper au stress post-traumatiques, il n’en reste pas moins sur le qui-vive en permanence. Des cauchemars le hantent. Toujours les mêmes. Auregan traînant sa carcasse aux yeux vitreux devant lui, accompagnée de ses proches. L’idée de tout perdre le ronge chaque jour, et c’est avec flegme qu’il parvient à masquer ses peurs et ses doutes. Pourtant, elles sont bien toutes là. Chaque seconde. Chaque jour. A chaque souffle. Le militaire observe longuement sa compagne, plongé dans son sommeil, avant de déposer un baiser furtif sur son épaule. Il est toujours levé avant. Même lorsqu’ils venaient de se mettre ensemble, et qu’il allait préparer le petit-déjeuner. Tant qu’elle est là, il aura la force de continuer. Et d’exécuter cette putain de besogne. Après une vingtaine de soupir et un étirement en vigueur, quelques pompes et une bonne douche, Noah est près. Petit déjeuner dans le réfectoire, causette avec les matinaux, et comme toujours, Lucy le rejoint rapidement pour leur moment de la journée. Ils font toujours ça. Rester tous les deux et parler loin des autres, entretenir leur amitié née dans ce monde de malade, mais bénéfique et salvatrice. Il n’oubliera jamais que c’est cette minuscule tornade rousse, qui l’a sauvé tandis qu’il partait à la dérive.

« - Et il arrive quand le beau brun ténébreux ? Demande la jeune femme en terminant sa confiture avec les doigts, s’attirant un regard courroucé. Bah quoi ?

- Moi c’est le moche, et lui il a le droit à un peu de considération ?! Qu’il fait mine de s’insurger, tout en avalant une gorgée de café dégueulasse.

- T’es jaloux, Campell ?

- Un peu, oui ! Sourit Noah en reposant sa tasse, et sinon … La blonde de la dernière fois, ça avance ?

Pour toute réponse, Lucy s’étouffe avec un bout de pain, toussant et rougissant a vu d’œil.

- Mais comment t’es au courant ? Qu’elle articule entre deux souffles, se frappant le thorax.
- T’arrête pas de baver devant ! Se contente de répondre Noah.
- ... Je ne bave pas !
- Si, encore pire que Beethoven !
Il esquive de justesse une serviette, avant de voir bouger par sa vision périphérique.
- Tiens, voilà le mécano ! »

Assez fort pour que l’intéressé puisse entendre et les repérer.

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Hj : Encore désolée pour l'attente ! J'espère que ça t'inspirera. N'hésite pas si ça va pas. ^^

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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Sam 4 Juil - 21:46

À l’heure dite, Ezeckiel serait là. Flatté d’avoir reçu l’approbation franche de Noah, il s’en serait voulu d’avoir raté le coche, et s’était effectivement fourni une alarme pour ne pas manquer de se réveiller. Il ne se faisait pas confiance : maintenant que la Zone lui permettait de relâcher la pression pendant la nuit, il aurait bien été foutu de pioncer jusqu’à midi. La sensation de devoir se réveiller à une heure précise, retrouver le réflexe de compter combien de temps vous pourrez dormir… Il n’aurait pas imaginé que cela puisse un jour lui procurer un tel plaisir. Comme quoi, tout est vraiment relatif. Son cerveau était prêt à fonctionner à peine la première sonnerie résonna-t-elle à ses oreilles. Pour ne pas déranger Aileen, il l’avait calé sous son oreiller, et fut rapide à l’éteindre. Il ne prit pas le temps de se poser et de sortir des brumes d’un sommeil aussi bref qu’agité par les cauchemars. L’attente était toujours aussi désagréable à gérer. Il aurait voulu se trouver déjà sur le terrain, avec les autres. Passant rapidement les fringues qu’il avait préparées la veille pour être certain de ne pas perdre de temps, il quitta les dortoirs pour retrouver rapidement son chemin en direction du réfectoire. Quelques personnes matinales le croisèrent dans les couloirs et le saluèrent, ce qu’il ne manqua pas de faire en retour. Une fois le seuil franchi, il se servi d’un peu de café, de deux ou trois « toasts » et de confiture, peinant à croire qu’il était désormais aussi… simple, de subsister.

*Je rêve. Tu vas te réveiller. Tu vas te retrouver avec Aileen en pleine cambrousse avec trois pauvres boîtes de conserve dans ton sac et point barre.*

Il sourit et se redressa, cherchant désormais du regard Noah, qui ne manqua pas de lui faire signe. Il était en compagnie de la rouquine, et Ezeckiel ne manqua pas de leur sourire en s’approchant, s’installant près d’eux.

« Salut, vous deux. Vous avez l’air en forme. »

Il les enviait presque. Son propre visage avait du mal à perdre les stigmates de leur vie d’errance. Il lui semblait que ses cernes ne disparaîtraient plus jamais, de même que ses joues qui s’étaient légèrement creusées à force de supporter un régime forcé. Il mangeait encore peu, cumulant les scrupules à se servir dans les réserves de nourriture, et sentait qu’il lui faudrait du temps avant que cet acte ne devienne plus naturel.

« Alors, t’as fixé ta décision ? Tu m’épargnes le coffre ou pas ? »

Le mécano sourit en plongeant ses lèvres dans une tasse chaude, réconfortante et pleine d’un café dégueulasse mais qui ferait l’affaire. Il se demanda si elle les accompagnerait, et les questions qui le démangeaient depuis la veille en profitèrent du calme et de l’ambiance détendue pour trouver une réponse :

« On part chercher de la bouffe ou du matériel ? Qui c’est qui vient parmi le groupe de hier ? »

Il songea qu’il n’avait même pas eu le temps de prévenir Aileen. Ils ne s’étaient pas couchés au même moment, et il n’avait pas pensé à lui laisser un mot ou quelque chose de ce genre-là. Tant pis. Il leur faisait confiance. S’ils avaient pu survivre à deux, il survivrait lui avec ses nouveaux compagnons de survie. D’autant plus que Noah paraissait suffisamment balèze pour leur éviter les emmerdes. Se tournant plus franchement vers Lucy à côté de qui il s’était assis, il lui donna un coup de coude.

« Toi par exemple tu viens ? »
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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Dim 19 Juil - 22:09


 There's no place like home  
 

Le brun les rejoint rapidement, sans voir le dernier échange de mirettes entre Noah et Lucy. Inutile de chercher à comprendre ces deux-là dans leurs moments de complicité. Malgré tout ce bordel, ils y arrivent. Peut-être parce qu'ils se sont rencontrés comme ça, dans cet univers de chaos et de mort. Avant ça, rien n'aurait pu les réunir. Des kilomètres les séparant, sans parler de leurs activités. Un militaire et une geek accro à la technologie et aux MMORPG. Des trucs que le blond n'a jamais pu comprendre.  

« - On s'débrouille. Font les deux en chœur, dans une synchronisation comique.

A la nouvelle réplique d'Ezeckiel, un rire de nasaux éclate. Lucy.  Noah sourit en coin, haussant un sourcil tout en dévorant son petit déjeuner.

- Hm, j'sais pas, j'hésite encore. Répond-t-il, l'air soudain très sérieux.  

Silence, les prunelles froides du blond vrillent celles du brun.

- Flippe pas, y déconne. L’interrompt Lucy en se poussant pour laisser une place au survivant.
- Traîtresse. Grogne l'ancien militaire.

La rousse lui fait une grimace, tandis que Noah répond au mécano.

- Un peu de tout, en fait. Tout ce qui est bon à prendre, en plus des bougies de rechange pour ma voiture. Nos vivres baissent de plus en plus, on a plus assez de viande.

A l'autre question d'Ezeckiel, le chef de groupe gronde légèrement tandis que Lucy vire à l'écarlate. Légèrement gênée, la petite tige se gratte la tête tout en levant son T-Shirt. Montrant son abdomen bandé d'énormes pensements.

- Privée de sortie … Et je suis pas très douée avec les … Hm, eux. Explique-t-elle, tout en jetant un coup d'œil à Noah.

Ce dernier reniffle bruyamment en repoussant son plateau, tout en leur jetant des regards sombres.

- Et c'est très bien comme ça. C'est moi qui devrait porter ces bandages. Rétorque-t-il, encore contrarié par l'accident. Dis moi quand tu termines ton déjeuner, on doit bientôt filer. » Conclut le blond en se redressant, plongeant une main dans sa poche pour y dénicher sont paquet de clopes.  

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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah) Dim 23 Aoû - 10:58

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MessageSujet: Re: [Flashback] There's no place like home (Noah)

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[Flashback] There's no place like home (Noah)

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