You'll someday see the truth from lies [Sarah&Ellie]
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You'll someday see the truth from lies [Sarah&Ellie]

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MessageSujet: You'll someday see the truth from lies [Sarah&Ellie] Ven 10 Avr - 6:13

Je cours. À en perdre haleine. Je pourrais dire que je ne fais que ça. Comme une triste fatalité. Comme l'un des chapitres de ma vie qu'il me faut raconter. Je suis poursuivie par des zombies. Ils sont nombreux. Et j'ai l'impression qu'ils sont aussi rapides que moi. Enfin, peut-être que non. Je n'en sais rien. J'ai pas regardé derrière moi. Je me suis juste contentée de courir comme une folle, à essayer d'éviter les racines, les arbres, les branches, les objets non identifiés, les cadavres. C'est qu'il y a de tout n'importe ou. C'est juste déstabilisant et cela demande une vigilance accrue. La bévue est si vite arrivée je trouve. Elle nous guette au coin de notre vision, derrière l'arbre. Elle n'attend que ça. L'erreur est humaine mais elle ne pardonne pas. Elle peut être fatale. Plusieurs fois, on m'a sauvée la vie. J'ai eu de la chance. Une bonne étoile dans ce monde de con. De la poussière de chance alors que je me croyais maudite, que ma vie était plus que merdique. Que je la croyais finie alors qu'elle venait à peine de commencer. Je suis libre mais au prix de me trouver dans un monde dévasté. La désolation est là, les cadavres aussi. Et moi, je suis au milieu. Et j'essaye de survivre. C'est pas évident, pas plus tard que ce matin, j'ai encore commis une connerie. Disons que j'étais avec un couple de mari et femme, ils m'avaient trouvé, errant, et m'avait proposé de poursuivre avec eux, c'était il y a quelques semaines déjà. Je les aimais bien. Et puis, j'ai ouvert la mauvaise porte. Nous étions dans un entrepôt se trouvant non loin de la forêt, à côté de la route. Et j'ai ouvert une porte. Juste une seule. Évidemment la seule ou se trouvait tout un groupe de zombie. Forcement, ils nous ont foncé dessus, sortant de la pièce avec hargne. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. La femme a été bouffé en deux temps trois mouvement. Et moi, pour avoir la vie sauve, j'ai poussé l'homme dans le tas, ce dernier étant trop occupé à hurler le nom de sa compagne. Alors, oui, je sais, ce n'est pas bien. Mais ça a été plus fort que moi. Et ensuite, j'ai pris la fuite mais j'étais poursuivie. Lancée à mes trousses, ils ont marché suffisamment vite pour que je crève de trouille à l'idée qu'ils puissent m'avoir. Et finalement, me voilà donc en train de courir.

Encore et toujours. Je culpabilise un peu vis à vis du couple. Ils sont morts et moi je suis encore là. C'est là que je me dis que j'aurais dû prendre leur sac. On sait jamais. Il y aurait pu avoir des trucs intéressants. C'est certain que ce genre de pensée, c'est pas forcement sain. Mais il s'agit de survivre et non pas d'aider son prochain. Dieu n'existe plus de toute manière. C'est le constat que j'ai fini par me faire. Et c'est ce à quoi je pense quand je stoppe ma route, me tenant à un arbre pour pas défaillir. J'ai un point de côté. J'ai la dalle. Ça fait deux ans que je survis enfin je pense. J'ai perdu le fil. Regardant derrière moi, je ne vois plus rien et je suis soulagée de ne voir personne. Pas de zombie. J'en profite pour fermer les yeux, souriant un peu. Le couple appartient déjà au passé et lorsque mes yeux gris rencontrent de nouveau la lumière, je ne peux m'empêcher de murmurer: Je suis en vie... Et je me mets à rire. C'est toujours ce que je me dis quand je perds des gens autour de moi, quand j'ai tué pour ne pas être tuée. La certitude qu'il faut se battre. La conviction que ma vie est supérieure aux autres. Je n'y peux rien. Je suis ainsi. À l'asile, les cachets endormaient toujours ce "surmoi" ravageur. Maintenant, le lion est sorti de sa cage et si je dois écraser pour y arriver, je le fais sans souci. Ma seule couverture réside dans le fait que mon visage innocent dissimulé le monstre se cachant en moi.

Une actrice. Une camouflage. Une salope comme dirait mon défunt père. Un rictus apparait sur mon visage. Oui, je suis cruelle quand il le faut, mais douce aussi. Je me colle aux gens, à leurs émotions, je leur donne ce qu'ils veulent pour m'accepter. Les médecins ont un nom pour ça, ils savent ce qui me ronge pour être ainsi. La schizophrénie. Je l'entends parfois cette voix. Elle m'aide dans les situations les plus insensées. Mais elle n'agit avec une seule idée: tuer pour ne pas être tuée.

Ma respiration finit par se tasser. Et je reprends un semblant de souffle. Je remets mon sac à dos, prenant mon couteau en main et m'élance dans la forêt. Je suis méconnaissable par rapport à la toute première fois. Je suis plus forte, c'est certain. On s'endurcit mais il y a trop souvent des moments ou je craque ou la partie fragile de mon âme prend le dessus. Je suis intégrable, instable, c'est lassant. Là, tout semble aller. Je marche écoutant le bruit. J'avance lentement comme toujours. Et c'est là que j'entends soudain ce craquement de branche. Au début, je pense que cela vient de moi. Je m'arrête et écoute. Nouveau craquage. Ah non, je ne suis pas seule.
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