CONRAD ϟ Lovers always come and lovers always go.
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum optimisé pour Google Chrome. Quelques bugs/décalages à attendre sous Firefox.
Le 10 novembre 2016, le forum a fêté ses quatre ans !! A cette occasion, sa saison 5 a été mise en place. bril Et le 12/06/2017, sa version vingt-trois réalisée par Morphine est installée. Toutes les nouveautés sont à découvrir ici. coeurrose
Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

Partagez| .

CONRAD ϟ Lovers always come and lovers always go.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

ADMINISTRATOR
avatar


# W I L L H O O D
Funny you're the broken one
but I'm the only one who
needed saving.

♥ ♥ ♥ :
 

× A propos du vaccin : :
Un vaccin... T'es drôle ! C'est que des conneries.

× Âge du perso : :
Trente-quatre ans, et toujours aussi sexey.

× Localisation (+ avec qui) :
Je me promène sur les routes de la Californie avec Desmond, Rebekah et Anna.

× Avant, j'étais : :
Sportif professionnel ; quarterback des San Francisco 49ers, équipe de la NFL (national football league).

× Messages : :
3811

× Points de vie : :
286

× Copyright : :
MYERS. (signature) & Schizophrenic ♥ (avatar)

× Avatar : :
Jensen Ackles.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
MYERS.

WANNA SEE MORE ?


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: CONRAD ϟ Lovers always come and lovers always go. Sam 11 Avr - 5:46

Conrad Williamson
PRÉNOM(S) † Le choix de sa mère s'est arrêté sur Conrad. Son père n'en avait pas grand chose à faire honnêtement. NOM † Il n'en est pas particulièrement fier, mais il porte le nom de son père, Williamson. Si s'en était que de lui, il l'aurait changé pour celui de sa mère depuis longtemps. ÂGE † Il est âgé de trente-trois ans, mais à toujours son cœur d'enfant. Ces longues heures d'entraînements lui vaut aussi d'être plutôt en forme pour son âge. DATE DE NAISSANCE † C'est le vingt-deux octobre 1982 qu'il a finalement décidé de se montrer le bout du nez, sous les feuilles colorés de ce mois que sa mère aime tant. LIEU DE NAISSANCE † Il a passé son enfance à San Francisco, en Californie. ANCIEN LIEU D'HABITATION † Il vivait par contre plus au sud, à Sunnyvale, toujours en Californie, ayant déménager avec sa mère et son frère pour honorer sa bourse de Stanford. Pourtant, il était dans sa ville natale lorsque tout a commencé. ANCIEN MÉTIER † Conrad était un sportif professionnel, il pratiquait le football américain dans l'équipe des San Francisco 49ers, équipe qui fait, évidemment, partit de la National Football League (NFL). STATUT FAMILIAL † Célibataire, bien entendu. Conrad n'a jamais eu de relation sérieuse et ne c'est jamais vraiment pleinement engagé. En vrai, il ne le pouvait pas, puisque son cœur appartient à une belle blonde depuis maintenant plusieurs années et qu'il ne s'en est toujours pas rendu compte, elle non plus d'ailleurs. ORIENTATION SEXUELLE † La question ne se pose même pas, tout ce qu'il voit se sont les femmes. QUELQUES TRAITS DE CARACTÈRE † Conrad est quelqu'un qui à le cœur sur la main, et c'est peut-être même un défaut. En plus d'être amical, fidèle et souriant, ce n'est pas très difficile de s'en approcher puisqu'il est également très ouvert d'esprit et empathique. Il s'approchait souvent des femmes, en grand charmeur qu'il est, mais pourtant il les traitait bien, sa mère lui ayant toujours dit qu'être gentleman était la clef. Depuis tout petit, aussi, il se sait hyperactif et amoureux du sport, plus spécialement du football américain qui est devenu une vraie passion. Il bouge beaucoup, aime beaucoup, et mange aussi beaucoup. Il est gourmand et nombreux sont ceux qui se demandent si son estomac ne serait pas irrassasiable. Depuis l'épidémie, Conrad à également apprit qu'il était courageux, aidant tout le monde et en ne demandant jamais rien en retour. Bien qu'il joue souvent au héro, il lui arrive de réagir comme un vrai gamin, lui qui a toujours refusé de grandir et de voir le monde comme sont sensé le voir les adultes, même après l'apocalypse.  CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † Jensen Ackles, trop parfait pout twa, soit pas jaloux mon chou. GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Il n'a pas vraiment de préférence, il accepterait n'importe qui, même si cela le ralentit ou ne l'avantage pas. La seule chose qu'il ne pourrait pas supporter c'est d'être complètement seul avec lui-même. Il tomberait très certainement en dépression, se rappelant les gens qu'il a perdu et ressentant le trou béant qu'ils ont laisser en quittant ce monde plus que jamais. Alors que tu sois vieux, blessé, nain ou incapable de te défendre, il t’accueillera joyeusement et t'aidera au mieux, la chose qu'il redoute le plus, c'est la solitude. CRÉDIT AVATAR † fanlovedean.

Je m'appelle toujours Andréanne à ce que je sache, mais j'peux toujours alley vérifier. troll Eh oui, je viens avec un deuxième compte. face Pour ceux qui me reconnaisse pas, c'est impossible comme je suis trop famous, je joue également Fredricksen. leche J'ai un prénom plus simple à prononcer cette fois.  hinhin On se débarrasse pas de moi comme ça. demon1 Vous êtes des beaux canards. duck Le code du règlement est « validé par Aileenoutte. » tir 

Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Conrad était cette personne toujours joyeuse, qui faisait rire les gens et qui se donnait hélas, souvent en spectacle. Très groumant, ce n'était pas rare qu'un petit sac de chips ou qu'une barre au chocolat ne se cache dans ses poches quelque part. Toujours le sourire aux lèvres, il semblait avoir une vie des plus parfaite, celle dont tout le monde rêvait. Qui ne voudrait pas être populaire et faire tourner les têtes des filles comme il le faisait si facilement ? Quaterback de l'équipe de football de son lycée et beau comme un Dieu, les yeux se posaient souvent sur lui, et il en profitait d'ailleurs souvent. Toujours partant pour faire la fête, une fille différente à chaque soir dans son lit et quelques verres de whisky était sa recette parfaite du bonheur. Pourtant cela ne le rendait pas complètement heureux, ce que personne ne savait réellement. Ne croyant pas en l'amour, il ne cherchait que des histoires d'un soir. Entouré d'amis et de filles qui ne juraient que par lui, le garçon se sentait pourtant très seul, mais il n'aurait jamais pu l'avouer, n'étant pas suffisamment proche de qui que se soit pour en parler, et de toute façon, ne pas le dire à voix haute rendait la situation moins réelle.

En grandissant, il à gagner en maturité, et il à rencontré deux de ces plus grands amis ; Aileen et Desmond, en plus d'avoir réalisé son plus grand rêve. La période du lycée derrière-lui, il c'est mis à aider tout ceux qui acceptais bien son aide. Il allait vers ceux qui semblait les plus seuls, il était toujours là pour ces amis et il profitait toujours autant de la vie, avec modération cela dit, comme sa carrière se dessinait tranquillement et à finit d'ailleurs par aboutir. Il charmait beaucoup mieux les femmes et s'en occupait également en vrai gentleman, pourtant, il n'a jamais voulu de relation sérieuse, bien que ces coups d'un soir ce sont parfois transformé en coup de tout les soirs pendant un ou deux mois. Cela dit, il était comblé et heureux, même sans relation sérieuse, il n'en avait pas besoin, même si personne ne croyait vraiment ce qu'il affirmait.

Depuis l'épidémie, il a perdu un peu de la joie de vivre qu'il dégageait avant, après les horreurs qu'il a vu c'est un peu normal. Il regrette de ne pas avoir apprécier plus ce qu'il avait avant, puisque beaucoup de gens étaient cent fois plus malheureux que lui. Il en profite pour aider toute personne se trouvant sur son chemin, c'est le genre à se mettre en danger et à jouer au héro, tentant de sauver des gens qui semblent, aux yeux de tout le monde, impossible à sauver. Il lui arrive pourtant, parfois, de retrouver le sourire, et c'est surtout grâce à la compagnie de d'autres survivants. Il déteste avoir à affronter ce monde tout seul. D'ailleurs, il est toujours partant pour une partie de jambes en l'air, mais cela ne signifie rien pour lui, jamais. Comme avant, il ne croit pas en l'amour et ne cherche qu'à oublier, un court instant, ce que le monde extérieur est devenu.
Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Il ne laisse presque jamais un rôdeur en vie derrière lui, ne faisant jamais marche arrière, à moins qu'il sache avec certitude qu'il ne pourra pas sortir indemne de la bataille. Selon-lui, ils sont déjà partis, il est donc capable de les éliminer sans aucun remord, de plus, il sait que si un jour il devait se transformer en une de ces choses, il voudrait qu'on le tue le plus vite possible, avant qu'il ne fasse de mal à quelqu'un d'autre. Il a donc plus l'impression de les délivrer qu'autre chose, et de les empêcher de nuire. Il est tout de même un peu triste lorsqu'il en voit, plus particulièrement lorsqu'ils sont enfants, il ne peut s'empêcher de se demander ce qu'ils étaient avant, comment ils ont finit comme ça, et pourquoi quelqu'un n'était pas là pour les aider à s'en sortir. Il se demande parfois, une bouteille à la main, pourquoi Dieu permet que de telles choses se produisent. Il ne se sent pourtant pas coupable de les éliminé, ces gens sont bels et bien morts, il en est plus que conscient.

As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
Lorsque l'épidémie à débuté, Conrad était loin de sa famille. S'étant mis à avoir mal au dos après un dur plaquage sur le terrain, il était repartit dans sa ville natale une fois la saison finit, où son grand-père vivait toujours, afin de prendre un mois ou deux de vacance recommander par son médecin et son coach avant de reprendre l'entraînement. Ce n'était pas facile pour lui d'arrêté l'entraînement, Aileen, une vieille amie à lui, était donc venu lui rendre visite, ils s'épaulaient toujours dans les moments difficiles. C'étais de loin, la personne dont il était le plus proche. Malheureusement, ils n'ont pas eut le temps de se retrouver, s'étant seulement brièvement revu une semaine après que le chaos ait envahis se monde avant qu'une horde de rôdeurs ne les séparent à nouveau. Il s'inquiète toujours pour elle, ayant peur qu'elle ne fasse plus partit de ce monde, mais il préfère se dire qu'elle est quelque part en sécurité, et depuis il la recherche désespérément, d'ailleurs.

Il a vu son grand-père mourir devant ses yeux, criant de douleur sous une mâchoire destructrice, avant qu'il n'essaye à son tour de le croquer. Il a du l'abattre lui-même et ses images hantent toujours ces rêves aujourd'hui. Il a d'ailleurs encore beaucoup de mal à digérer la perte de celui-ci, qui a été le père qu'il a jamais eu pendant tant d'années.

Quelques semaines après avoir perdu Aileen, il trouva une petite fille de sept ans, Jane, qui avait perdu sa mère, un peu de la même façon dont il avait perdu son amie. Il s'occupa alors d'elle pendant plusieurs mois, avant qu'elle ne perde la vie. Depuis, voir des enfants faire partit des troupes de rôdeurs lui rappelle toujours la petite, ce qui lui fait beaucoup de mal. Il s'en veut énormément, il se dit qu'il aurait dut mieux la protégée. Il s'en était aussi beaucoup attaché...

Il n'a pas de nouvelle de son grand frère n'y de sa mère, parfois il a l'impression qu'ils ne sont pas partit, mais lorsqu'il ressent le manque que leur absence crée en lui, c'est pire que jamais..
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
Oui, beaucoup, Conrad à surtout gagné en maturité. Il avait toujours été aveugle, un peu trop pourri gâté pour se rendre compte de la chance qu'il avait avant. Évidemment, tout n'était pas parfait, mais il avait déjà plus que beaucoup de gens. Il avait la chance d'avoir réalisé son plus grand rêve, de venir d'une famille ayant des moyens acceptable et en plus, d'être beau. L'invasion lui a fait ouvrir les yeux, voyant qu'il y avait d'autres gens beaucoup moins chanceux que lui. Son ancienne vie lui manque énormément. Sa mère, les pâtisseries, le terrain, ses coéquipiers, son grand-père, et même son frère lui manque.. Aujourd'hui, il reste pourtant amicale, appréciant chaque moment, même si les bons ne sont pas très fréquents. Il essaye le plus possible de garder le sourire, et d'être optimiste, même si parfois c'est difficile.


_________________

- ⋆ ' ⋆ . - ⋆ ' ⋆ . - ⋆ ' ⋆ . - ⋆ ' ⋆ . -
I didn't want to give you
the one last part of m y s e l f
THAT I COULDN'T TAKE BACK
but then I  r e a l i z e d  it was already yours
& it had been since the very  b e g i n n i n g
'-_ i t  d r o v e  m e  m a d _-'


Dernière édition par Conrad Williamson le Lun 5 Déc - 23:48, édité 29 fois
Revenir en haut Aller en bas

ADMINISTRATOR
avatar


# W I L L H O O D
Funny you're the broken one
but I'm the only one who
needed saving.

♥ ♥ ♥ :
 

× A propos du vaccin : :
Un vaccin... T'es drôle ! C'est que des conneries.

× Âge du perso : :
Trente-quatre ans, et toujours aussi sexey.

× Localisation (+ avec qui) :
Je me promène sur les routes de la Californie avec Desmond, Rebekah et Anna.

× Avant, j'étais : :
Sportif professionnel ; quarterback des San Francisco 49ers, équipe de la NFL (national football league).

× Messages : :
3811

× Points de vie : :
286

× Copyright : :
MYERS. (signature) & Schizophrenic ♥ (avatar)

× Avatar : :
Jensen Ackles.

× Et ton p'tit pseudo ? : :
MYERS.

WANNA SEE MORE ?


Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: CONRAD ϟ Lovers always come and lovers always go. Jeu 25 Fév - 3:17


Lovers always come and lovers always go.

This is my fucking story

Young & Pure
San Francisco, 14 ans

Mon réveil indiquait 22h31 et comme à son habitude, ma mère s’engage dans les escaliers. Peu de temps après, elle ouvre doucement ma porte, laissant un doux filet de lumière pénétrer dans la pièce sombre où je laissais prétendre mon sommeil profond. Elle la referme ensuite avec délicatesse, et aussitôt, je bondis de mon lit, toujours vêtu de mon jeans et de mon sweat rouge. J’ouvre ma fenêtre puis, tel le petit acrobate que j’étais, je descends dans ma cour sans grandes embûches. Ne perdant pas de temps, je cours vers la clôture et passe au-dessus, traversant la cour des Wilson dans le but d’aboutir sur Ingerson Avenue. À partir de là, j’avais un bon dix minutes de course jusqu’au stade de 3Com Park. Un peu essoufflé, je m’arrête finalement devant la bâtisse imposante qui, en soir de match, était d’autant plus magnifique alors que toutes ces lumières festives l’éclairaient. Je ne m’y attarde pas et je me mets au travail. Je me glisse par-là, saute par-dessus ça, grimpe contre si et monte sur ça, jusqu’à finalement me poser contre une des barres de métal du toit, mon nom y était presque écrit dessus depuis tout ce temps. Mes yeux se posent directement sur l’homme qui courait sur le terrain et qui m’extirpait de mon lit chaque soir ; une nouvelle recrue. Je ne pouvais qu’être émoustillé devant ce jeune que je rêvais tant de devenir plus tard. Depuis que je connaissais ce sport, je ne pensais plus qu’à ça, l’envie de jouer et de performer brûlait les membres de mon corps à chaque minute. Selon mon père, c’était seulement l’hyperactivité qui créait ces fourmis dans mes jambes, mais je préférais me dire que c’était la passion, même si cela animait de nombreuses disputes avec mon frère qui me traitait sans cesse de débile, mais ce n’était pas parce que je ne m’intéressais pas à tout leurs trucs scientifiques et intellectuels que je n’avais rien entre les deux oreilles. De toute façon, ils ne pouvaient pas comprendre, il y avait juste mon grand-père qui me comprenait. Peut-être était-ce de lui que me venait cette étincelle, et je le remerciais grandement pour ça d’ailleurs, je ne voulais en aucun cas ressembler à mon frère ; quelle vie emmerdante il devait avoir celui-là, toujours le nez dans des gros bouquins aux mots compliqués et aux phrases casses-têtes! Je finis par grimacer, agacé de Zackary même lorsqu’il n’était pas là. Secouant finalement la tête, la recrue attire d’autant plus mon attention lorsqu’il commence à s’entraîné à botter. Il envoyait avec perfection le ballon entre les deux poteaux. Je me retiens de crier, et de gigoter également, inutile de me péter la gueule. C’est ainsi que je passai trois bonnes heures au stade, observant le futur professionnel à l’œuvre et ne perdant pas une seule miette. Les étincelles qui animaient mes yeux ne faiblissaient jamais, malgré la fatigue qui me gagnait doucement. Je me demandais si un jour moi aussi je m’entraînerais ici sous les étoiles, observé par des petits passionnés qui rêveraient d’être à ma place plus tard…


My dreams will he heard
San Francisco, 15 ans

Il neigeait à l’extérieur et tout le monde, y compris moi, était contre les fenêtres. On clamait un miracle, oui, puisqu’ici la neige tombait tous les quinze à vingt ans environ, et n’ayant jamais vu cette petite poudre blanche tomber du ciel, j’étais tout excité. Pendant un court moment, on se serait cru dans un de ces films populaires qui mettaient en scène des acteurs dans la grande ville de New York, et moi qui n’était jamais sorti de San Francisco! Je passai un long moment devant ce spectacle magnifique avant que l’odeur du chocolat ne m’attire irrésistiblement à la cuisine. Ma mère lève tout de suite les yeux vers moi, se débarrassant de la farine tombé contre son tablier : elle me connaissait trop bien. Je lui souris et prend un air innocent, sachant très bien que sous sa surveillance, il était impossible de dérobé quelque fudges et biscuits de la table généreusement garnis de pâtisseries de toutes sortes. « Au lieu de saliver devant les déserts Conrad, vient donc m’aider! » dit-elle finalement en riant doucement, les mains dans une pâte à tarte. J’accoure donc devant le four, sortant une plaque à biscuits où y fondaient généreusement les rondelles sucrées. Il me tardait de me bourrer de sucre, Noël était le seul soir où on me permettait de manger tout ce que je voulais et cela autant que je le souhaitais. Mon oncle répétait, à chaque année, que je serais malade, et jamais je ne l’ai été pourtant, même si j’avais de quoi l’être et pour de vrai. La sonnette retentis et je me presse de répondre à la demande de ma mère. Je lève automatiquement les yeux au ciel devant mon petit cousin Mathieu, qui portait un pull ridicule de Rudolf. Il me saute dans les bras et s’élance dans le salon après avoir remonté ses lunettes sur son petit nez retroussé. Suivis sa grande sœur, Kim. Elle était à peu près de mon âge mais je la trouvais un peu bizarre. Elle passe sans dire un mot, rougis de gêne, ce qui n’était pas suffisant pour masquer les nombreuses tâches de rousseurs qui avaient établis domicile sur ses joues. Une forte odeur de lavande me pique alors le nez. Au tour de mon oncle, les bras pleins de cadeaux, qui tousse comme un perdu, surement dut aux deux paquets de cigarettes qu’il devait fumer par jour. Il me jette son manteau de laine en plein visage sans même dire bonjour : aussi amical et chaleureux que mon père celui-là, c’était surement de famille. Finalement, ma tante entre, posant son chapeau et son manteau chic rose bonbon sur le porte manteau humain que j’étais devenu. Je souffle, alors que le calme est bien vite remplacer par un vacarme fou venant des retrouvailles des deux vieux râleurs qui me servaient de famille. Dire que je portais le même nom qu’eux… Je finis par laisser tomber sans gêne leurs choses contre les souliers de notre petite famille, et je me retiens de rire vu que je me rappelle que trop bien de l’odeur des pieds de Zackary qui empestent le vieux fromage. Je retourne à la cuisine, mais ma mère avait été rapide comme l’éclair : elle avait déjà envoyé balader son tablier et plaçait maintenant correctement tous les plats sur la table. Je m’essaye et tend le bras vers l’assiette des fugdes mais me fait rapidement taper sur les doigts. Je n’ai même pas le temps de bouder que Mathieu me fonce dedans après avoir produit un magnifique bruit d’automobile en marche. Il s’accroche à ma jambe comme une sangsue. « Conrad! Conrad, Conrad, Conrad! » Découragé, je soupire. Voilà, il m’énervait déjà…

C’est seulement après l’arrivée de mon grand-père que l’on put tous s’installer à la table. Comme à son habitude, ma mère avait préparé un excellent repas de Noël, même si j’appréciais beaucoup plus ces pâtisseries, mais elles viendraient, elles aussi. Autours de la table, mon père et son frère discutait affaire, quelque chose qui semblait intéresser Zackary, mais malheureusement les deux hommes parlaient forts et ne lui laissait pas placer un seul mot. Mon grand-père et moi, on discutait du match qu’avait disputé les San Francisco 49ers samedi dernier avec enthousiasme, alors que Mathieu, mon petit cousin, s’amusait avec sa nourriture. Ma tante, elle, était bien trop occupée à lui taper sur les doigts pour entamer une quelconque conversation. Kim mangeait tranquillement sans dire un mot, comme à son étrange habitude, et finalement ma mère, assise au bout de la table, ne faisait rien de particulier : elle souriait simplement à la vue de tous nos visages radieux qui inspiraient un bonheur profond. Elle avait toujours eu un beaucoup trop grand cœur : elle ne pensait jamais à elle, tout ce qui lui importait, c’était le bonheur des autres. Malgré à quel point mon paternel se donnait à cœur et âme dans sa discussion politicienne avec son frère, je ne pouvais manquer les quelques regards qu’il jetait dans ma direction. Il avait toujours détesté la relation que j’entretenais avec le père de ma mère. Je le croyais jaloux, puisque je suivais ces traces et pas les siennes, j’écoutais ses conseils et il était plus proche de moi qu’il ne le serait jamais, mais ce qui l’énervait le plus, c’était notre passion commune pour le football, qui pour lui, était nocif à ma réussite dans la vie, lui il pensait que dans ce monde il n’y avait que les politiciens et les ingénieurs, et si tu n’étais pas l’un des deux, tu n’étais rien du tout, tu étais inutile et tu avais tout simplement raté ta vie. Ils étaient importants, j’en conviens, mais ce mode de vie ne convenait pas à tout le monde. Moi, par exemple, j’étais certain que de rester derrière un bureau toute ma vie me tuerais, et ce n’est pas un me bourrant de médicaments qu’il pourra changer qui je suis. « Conrad, pourquoi tu ne te joins pas aux conversations de grandes personnes, tu n’es plus un enfant maintenant. » Tout le monde se tut et se tourne vers moi, même ma mère perd son sourire. Je fronce les sourcils. « Je ne joue pas avec ma nourriture comme Mathieu, alors tu devrais déjà être content de mes progrès de ''grande personne'' et me foutre la paix. » Mon père et moi, on trouvait toujours le moyen de se disputer, peu importe l’endroit ou la situation. Nous deux dans une même pièce, ça ne faisait jamais bon ménage. J’avais cessé il y a longtemps de cela d’espérer un peu d’attention de sa part, il ne m’en donnera jamais, pas avant que je m’inscrive aux cours que suivaient Zackary. D’ailleurs, celui-ci semblait toujours aussi choqué lorsque je m’adressais de cette manière brusque à notre paternel, alors qu’il était censé être le plus âgé, pourtant c’est lui qui semblait toujours avoir un balai dans le cul. Je n’avais plus peur de mon père, et je ne me laissais plus marcher sur les pieds et rabaisser. Personne n’ose me dire quoi que ce soit, puisqu'on pensait tous la même chose : j’étais seulement le seul qui avait assez de courage pour le dire à voix haute. « Tu as cessé de jouer avec ta nourriture puisque tu as commencé à jouer avec les ballons, comme le ferait un gamin de cinq ans. » Je vois bien que cette remarque offusque mon grand-père qui avait le même avis que moi au sujet du sport, mais comme ma mère retenait beaucoup de lui, il n’osa rien dire tout comme elle. Je me lève alors, en colère. « Et toi, t’as cesser de jouer avec ta nourriture parce que t’as commencer à jouer à l’enculé de première ! » Mon père se lève à son tour mais j’étais déjà en route vers ma chambre, il avait tout gâché, comme toujours. « Conrad Williamson! » Je rigole tout en montant les escaliers, me faisant rire moi-même, j’étais quand même effronté mais putain que ça faisait du bien de le remettre à sa place. Une fois à l’étage, mon amusement se disciple déjà, et laisse place à une colère noire. Je claque ma porte, et comme je le faisais souvent, je me défoule sur tout ce que je trouve. J’en avais marre, personne dans cette famille ne me soutenait ! Pourquoi était-ce tant débile de vouloir passer sa vie sur un terrain? C’était un choix de carrière comme un autre. Quand je voyais les pères de mes coéquipiers dans les estrades, les yeux brillants devant leurs jeunes qui brûlaient de passion et d’énergie tout autant que moi, et que je pensais au mien, qui me trouvait ridicule et immature, qui ne venait jamais me voir jouer et qui jamais, ne m’a dit être fier de moi devant les trophées et les médailles que je rapportais à la maison, je me met en colère, parce que ça me blesse énormément. J’aimerais seulement qu’on m’aime pour ce que j’étais, comment j’étais et pas autrement, c’était trop demander peut-être?

Je m’étais arrêté il y a quelques minutes, le ménage était à refaire mais pour l’instant c’était le dernier de mes soucis. Assis au pied de mon lit à même le sol je fixais la fenêtre de ma chambre en silence, calmé. Même le soir de Noël mon père n’arrivait pas à être un tant soit peu civilisé, respectueux. Non, c’est deux mots lui étaient totalement inconnus. Alors que je pensais être tranquille pour quelques heures, au moins jusqu’à ce que cette journée de malheur passe, quelqu’un cogne à ma porte et je prends pour acquis que c’est mon frère. Il ne m'em faut pas plus pour me mettre à nouveau en colère. « Putain, Zack, va faire un tour à la bibliothèque et fiche-moi la paix ! » Malgré mes mots chargés de rage, il ouvre tout de même la porte et je me rends compte que je m’étais trompé. Mon grand-père entre et semble plutôt amusé par ma réplique. « Je pensais que tu t’étais calmé depuis. » Je souffle pour détendre mes muscles et me relaxer. « Désolé, j’pensais que c’était Zackary. » Il referme la porte et s’installe sur mon lit, juste à côté de moi. Un silence s’installe, mais il n’est pas inconfortable, même que c’est plutôt relaxant et ce petit moment me permet de retrouver complètement mon calme ; il me connaissait trop bien. « Le prend pas personnel, tu sais bien que ton père n’a pas la même vision des choses que toi, il ne pense pas faire mal. » Je serre les poings et ma mâchoire se crispe. « J’m’en fou qu’il pense pas faire mal, parce qu’à la fin d’la journée il fait très mal, c’l’pire père que j’pouvais pas avoir. » Il pose sa main sur mon épaule et seul ce geste simple me calme légèrement. « Personne n’est parfait, Conrad. Il s’y prend mal, mais si tu ne retenais pas autant de sa colère, peut-être que tu arriverais à lui dire, tout simplement. » J’ouvre la bouche et je suis prêt à exploser, à nouveau, je ne faisais jamais preuve de sang-froid lorsqu’il était question de mon père, et cette réaction prouvait que mon grand-père avait raison. Je referme la bouche sans un mot de plus, croisant les bras, un peu frustré. « Vous ne parlez jamais, tu ne peux pas dire le contraire. N’y toi, n’y lui comprend l’autre. Cela dit, je te l’accorde ; ce n’est pas la personne la plus facile à laquelle s'adresser. » Je lève les yeux vers lui et retrouve un peu de mon en train, content qu’il prenne un peu mon partit cette fois. Je ne voulais pas me l’avouer mais je savais que ce qu’il disait avait du sens, que j’étais borné et que moi aussi j’avais mes défauts, que moi aussi je n’agissais pas toujours de la meilleure des façons, sauf que je ne pouvais pas faire autrement. Il gâchait toujours tout, il était toujours sur mon dos, j’avais passé une bonne partie de mon enfance à essayer de le rendre fier, à essayer qu’il me regarde un peu, et je ne pouvais pas lui pardonner tout ça. « Lui parler? Et lui dire quoi? S’il te plaît ‘Pa apprend à être un bon père? Arrête de faire le con? Joyeux Noël? Tiens c’t’un livre sur les sauts d’humeurs, ça t’aideras p’t’être à devenir vivable? » L’homme sage fronce les sourcils puis souris, ce qui créer des ridules près des ligaments de ses yeux. Je me détends tranquillement puis pouffe de rire. Je me sens déjà beaucoup mieux, mon grand-père savait toujours ce qu’il fallait dire et faire et je ne sais pas ce que je ferais sans lui.


Dad's footprints
San Francisco, 15 ans

Installé contre ma fenêtre, j’étire mon bras vers mon bureau en désordre, attrapant le paquet de cigarette qui s’y trouvais. La voix aiguë de Gabrielle en arrière-plan, j’ouvre légèrement ma fenêtre, m’allumant une clope. « Conrad ? » Je jette le paquet à moitié vide par-dessus mon épaule et celui-ci finit contre la haute pille de papier et de cahier emmêlés. Je pose l’arrière de ma tête contre le cadrage de ma fenêtre, coinçant ma cigarette entre mes lèvres et tirant contre celle-ci une première fois. « Conrad ! » Ma joue se met à me démanger et je plie le bras, grattant celle-ci alors que mon autre main prend appuie au-dessus de moi. Ma clope toujours entre mes lèvres se dressent et s’allument à nouveau avant qu’un coussin ne me sorte de ma contemplation vers ma rue plutôt calme à cette heure. Je pousse un peu plus contre la fenêtre qui s’ouvre encore légèrement, me retenant à l’aide de ma main gauche cramponner contre le haut du cadrage dans lequel j’étais installé. « Bordel, t’es folle ! T’aurais pu me tuer ! » La jeune femme souffle, se redresse et envoyant ces longs cheveux blond derrière elle. « Tu m’écoutes au moins ? » C’est à mon tour de laisser s’échapper un long soupir. C’était devenu terriblement ennuyant entre nous deux, tout ce qu’elle faisait c’était parler et en plus elle n’avait qu’un seul sujet en bouche ; ces amies qui ne cessaient pas de se tirer les cheveux entre-elles ! Qu’est que j’en avais à foutre de leurs histoires? « Oui oui ! » Elle se lève de mon lit, croisant les bras comme lorsqu’elle voulait paraître menaçante, et après venait la crise de nerf à coup sûr. « Ah ouais? Et qu’est que je disais? » Je roule des yeux, le coup cassé et la tête légèrement vers l’arrière toujours contre le bois blanc. « Bah… » « C’est ça ! T’écoutais pas et t’écoutes jamais ! » Rohhh, si elle m’avait laisser essayer de deviner au moins une fois. Elle se penche et ramasse sa veste et son chandail. « J’en ai marre ! Je voulais pas croire ce que les autres disaient sur toi mais j’aurais dut ! » Je retrousse le nez et écrase ma clope à peine entamé contre le rebord de ma fenêtre. « De quoi tu parles ? » « De toi qui joue au connard ! » Elle ramasse son sac et sort de la chambre en furie. Bon Dieu qu’est qu’elles avaient toutes à me faire chier avec leurs conneries de gamines, pourquoi ça ne pouvait pas être simple? Je la suis, descendant les escaliers quatre par quatre, en même temps, elle était chiante mais jolie, alors… « Mais Gaby attend ! » Elle se retourne, levant son majeur, le feu dans les yeux. Je passe la porte de ma maison, ouvrant grand les bras. « Allez..! » Je souffle en la voyant s’éloigner et j’hausse la voix pour qu’elle m’entende. « Tu m’appelles ? » Elle se retourne à nouveau, criant, apparemment pour être sûr que tout le quartier l’entende. « Va te faire foutre Conrad ! » Je lève les yeux au ciel, rentrant chez moi et refermant la porte. Bravo, maintenant je devais tout recommencer à zéro, ou attendre qu’elle revienne vers moi en pleurant comme elles le font toutes. Je monte doucement les escaliers, me demandant s’il était trop tôt pour rappeler Erika. Je grimace, me rappelant qu’elle m’avait presque tué avec son manuel de biologie. Kim alors? Boarf, elle m’avait seulement lancé quelques trucs par la tête, rien de très sérieux. Je sors mon portable tout en refermant ma porte à l’aide de mon pied.

« Conrad c’est prêt ! » Il ne m’en faut pas plus pour laisser tomber mon crayon, sauter de ma chaise et descendre en bas à toute vitesse, créant un vacarme fou. Normalement, on se battait dans l’escaliers avec Zackary mais ce soir il n’était pas à la maison, mon père non plus d’ailleurs. Ils étaient partis à une conférence sur je-ne-sais-plus-trop-quoi, en tout cas, quelque chose de bien emmerdant. Alors c’était juste moi et ma mère. Je m’installe à ma place et souris. Ça sentait bon ! Maman avait fait des fettuccine alfredo et elle ajoutait toujours un peu de bacon rien que pour moi. Elle pose finalement mon assiette et je m’empresse, fourrant une beaucoup trop grosse quantité de pâte dans ma bouche. « Tu n’avais pas dit que ton amie serait là? » Petit silence où je mastique avec difficulté et que j’avale. « Nah, elle est partie plus tôt finalement. » Elle s’assit à son tour alors que je reprends une bouchée un peu plus raisonnable cette fois. « Comment ça? » « J’sais pas m’man, elle est partie c’est tout. » « Vous vous êtes disputés ? » J’hausse les épaules, tirant sur les pâtes qui pendaient et salissait mon menton. « Ouais, c’est ça, on s’est disputé. » Un long silence s’étire durant lequel j’ai le temps de finir plus que la moitié de mon assiette. « M’man c’est trop bon. » Elle sourit doucement, sa mains autours de son verre de vin. Je lève les yeux, la trouvant trop silencieuse. J’avale puis m’essuie la bouche à l’aide du revers de ma manche. « Tu as passé une belle journée ? » Elle sourit à nouveau, mais je sentais qu’il n’était pas tout à fait sincère, quelque chose n’allait pas.. mais quoi? « Ça va, il n’y a pas eu beaucoup de gens à la pâtisserie, mais on a reçu une commande pour un gâteau d’anniversaire, je vais surement m’en occuper demain. » Je joue doucement avec les quelques pâtes qu’il me restait, pensif. C’était peut-être papa, alors? « Et.. ça va à part ça? » Ce même sourire s’affiche sur ses lèvres alors qu’elle détourne le regard, faisant tournée sa coupe de vin entre ses doigts doucement. « M’man ? » Elle lève les yeux, elle semble triste et je n’aime pas ça. « Tu me rappelle ton père. » Je grimace, c’était une insulte? « Quoi ? » « Lorsqu’il était jeune » rajoute-elle, détournant à nouveau les yeux et enfilant le reste du liquide qui se trouvait dans son verre. « Pourquoi? » Je ne touchais même plus à mon assiette, mais la mienne était presque vide alors que celle de ma mère était pleine et pourtant elle débarrassait déjà la table. « Il était comme toi. » Je reste silencieux, digérant le commentaire. Je ne savais pas comment le prendre, mais je me sentais tout d’un coup très mal… Ma mère semble sentir ma détresse et lève les yeux vers moi, préparant de quoi faire la vaisselle. « Conrad, les femmes ce ne sont pas des jouets. Elles ont un cœur et des sentiments, comme toi. » Je fronce les sourcils. « Mais je le sais ! » « Il faut faire attention à elles et en prendre soins. » « J’en prend soins ! » Un nouveau silence s’installe et ma mère viens chercher mon assiette en silence. Je repasse la scène de toute à l’heure dans ma tête et me dis que j’ai peut-être été dur avec Gabrielle. « C’est juste qu’elle me parle toujours de ces amies et moi ça m’ennuie ces histoires. » « Et alors? Tu crois que tes matchs et tes entraînements ne l’ennuie pas elle aussi parfois? » J’ouvre la bouche pour répondre mais me rend compte qu’elle avait raison. Je baisse les yeux sur mes mains, un peu honteux et haussant les épaules. « Je ne voyais pas les choses comme ça… » Elle s’avance et relève mon menton, déposant un baiser contre mon front tendrement. « Je le sais, mon ange. » Elle s’éloigne à nouveau, plongeant les mains dans l’eau chaude et savonneuse. Je me lève et la rejoins derrière le comptoir, attrapant un linge. « Je vais allez m’excuser m'man. » Elle me regarde, retrouvant son sourire radieux. « C’est une très bonne idée. » Le silence retombe mais il n’est pas du tout déplaisant cette fois, au contraire.

Ça vient... lecture


You give love a bad name
San Francisco, 17 ans

Quel enfoiré de fils de pute. J’avais toujours sut que mon père était mauvais, mais pas à ce point. Je n’irais pas jusqu’à dire que ce que j’entendais ne me surprenais pas du tout, mais presque. En tout cas, ça ne me choquait pas autant que cela pouvait choquer Zackary. Lui, il avait toujours été aveugle lorsqu’il s’agissait du paternel, il avait toujours des petites étoiles dans les yeux lorsqu’il le regardait. Ils étaient proches, eux deux. Assis dans les escaliers, on écoutait la dispute des parents en silence. Malgré les cris qui semblaient venir de la cuisine, je pouvais très bien entendre les sanglots de mon frère. « Ça dure depuis trois mois ?! » « Qu’est que tu veux que j’te dise Élise ?! Tu m’ennuis ! On fait plus rien, on prend la poussière ! » « Tu te demandes pas pourquoi nous ne faisons plus rien !? Tu es toujours avec elle ! Alors qu’elle a presque l’âge de Zackary ! » « T’exagères ! Elle a cinq ans de plus que lui ! » « Ça ne change rien au fait que c’est une gamine et qu’un homme en début quarantaine qui a une famille n’a rien à faire avec ça ! Tu as pensé aux garçons dans tout ça ? Non, bien sûr que non ! Tu penses toujours qu’à toi, Samuel ! Tu es égoïste et tu l’as toujours été ! » Je déglutis. Je n’avais jamais vu ma mère aussi en colère de toute ma vie, et même lorsqu’ils se disputaient elle n’avait jamais été aussi sèche et honnête, elle ne lui avait jamais dit de tels choses, alors qu’on en était tous bien conscient, à part peut-être mon aîné. « Je ne suis pas égoïste ! Je sais seulement penser à moi. J’ai réalisé que je t’aimais plus, que je n’avais plus envie de toi ! Tu es vieille et grosse, tu ne sers qu’à faire le ménage ! » Un lourd silence tombe et je retiens mon souffle quelques secondes, réalisant à quel point les mots de mon père étaient horribles. Mes poings se serrent enfin et je vois que mon frère à la même réaction que moi. Ses deux mains, accrochées aux barreaux de la rampe d’escaliers, rougissent sous la force qu’il appliquait contre le bois, même ses jointures blanchissent. « Élise… » « VA T’EN !! » Ma mère le coupe et sa voix se brise, on comprend bien assez rapidement que sa colère a été remplacé par une tristesse profonde, que mon père était allez trop loin et l’avait blessée, encore plus, beaucoup trop. Même si elle ne s’adressait pas à moi je me fige, j’imagine donc bien l’effet qu’ils ont eu sur le paternel, jamais je n’aurais cru un jour avoir peur ainsi de ma mère. « VA T’EN TOUT DE SUITE ! » Quelque chose est projeté contre un mur et un bruit d’éclat nous fait sursauter tous les deux. Je me lève, pensant durant une fraction de seconde que cela pouvait être mon père. Zackary, lui, file rapidement de l’escalier et me pousse au passage. « Mais t’es cinglée ! » Je me détends légèrement alors que deux bruits semblables retentissent de la cuisine. Mon père s’en fuit par la porte d’entrée et j’entends un ronronnement de moteur à l’extérieur. C'est à ce moment que je me permet de dévaler l’escalier. Toute trace de colère c’est évaporé et je suis maintenant plus inquiet qu’autre chose. Lorsque j’arrive à la cuisine, ma mère était penchée au-dessus des morceaux de céramiques éclatés au sol, toujours en pleurant. Elle tremblait et cette vision me brise le cœur. Elle m’entend arriver et tourne les yeux vers moi. « Conrad, monte dans ta chambre, ça va je vais tout ramasser. » Elle se tourne à nouveau vers le dégât. Bien entendu je ne l’écoute pas et, au contraire, je m’approche d’elle. « Ton père et moi on c’est un peu disputé et je me suis emporté, tout vas bien. » Je l’arrête et la prend dans mes bras, fermant les yeux. « Tout vas bien. » Elle lâche faiblement ces quelques mots puis cesse de lutter, m’enlaçant à son tour et posant sa main derrière mon crâne, contre mes cheveux. « Mon petit ange. » J'étais près à la consoler toute la nuit si il le fallait. Je voulais qu'elle sache que j'étais là, que je serais toujours là, et que jamais je ne la laisserait tomber, jamais.


The only harmony
New York, 18 ans

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum. Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo. Nemo enim ipsam voluptatem quia voluptas sit aspernatur aut odit aut fugit, sed quia consequuntur magni dolores eos qui ratione voluptatem sequi nesciunt. Neque porro quisquam est, qui dolorem ipsum quia dolor sit amet, consectetur, adipisci velit, sed quia non numquam eius modi tempora incidunt ut labore et dolore magnam aliquam quaerat voluptatem. Ut enim ad minima veniam, quis nostrum exercitationem ullam corporis suscipit laboriosam, nisi ut aliquid ex ea commodi consequatur? Quis autem vel eum iure reprehenderit qui in ea voluptate velit esse quam nihil molestiae consequatur, vel illum qui dolorem eum fugiat quo voluptas nulla pariatur?


Stairway to heaven
Sunnyvale, 22 ans

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum. Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo. Nemo enim ipsam voluptatem quia voluptas sit aspernatur aut odit aut fugit, sed quia consequuntur magni dolores eos qui ratione voluptatem sequi nesciunt. Neque porro quisquam est, qui dolorem ipsum quia dolor sit amet, consectetur, adipisci velit, sed quia non numquam eius modi tempora incidunt ut labore et dolore magnam aliquam quaerat voluptatem. Ut enim ad minima veniam, quis nostrum exercitationem ullam corporis suscipit laboriosam, nisi ut aliquid ex ea commodi consequatur? Quis autem vel eum iure reprehenderit qui in ea voluptate velit esse quam nihil molestiae consequatur, vel illum qui dolorem eum fugiat quo voluptas nulla pariatur?


My wings are broken
San Francisco, 30 ans

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua. Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur. Excepteur sint occaecat cupidatat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum. Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo. Nemo enim ipsam voluptatem quia voluptas sit aspernatur aut odit aut fugit, sed quia consequuntur magni dolores eos qui ratione voluptatem sequi nesciunt. Neque porro quisquam est, qui dolorem ipsum quia dolor sit amet, consectetur, adipisci velit, sed quia non numquam eius modi tempora incidunt ut labore et dolore magnam aliquam quaerat voluptatem. Ut enim ad minima veniam, quis nostrum exercitationem ullam corporis suscipit laboriosam, nisi ut aliquid ex ea commodi consequatur? Quis autem vel eum iure reprehenderit qui in ea voluptate velit esse quam nihil molestiae consequatur, vel illum qui dolorem eum fugiat quo voluptas nulla pariatur?


You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.

Revenir en haut Aller en bas

CONRAD ϟ Lovers always come and lovers always go.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BORN TO BE A WALKER :: DON'T BE SCARED :: WHO ARE YOU ? :: FINISHED-