All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE]
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All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE]

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MessageSujet: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 15 Avr - 2:57





JULES & KALEB
So don't worry don't worry. I'm here by your side. By your side, by your side. We're letting go tonight. Yesterday is gone and you will be OK. Place your past into a book. Burn the pages let them cook.

Je me retourne encore et encore sur mon matelas, incapable de me replongé dans les bras de Morphée. Les ronflements d'un des gars n'aide pas. Je tire sur mon oreiller pour le plaquer contre mon visage, de manière à étouffer le bruit, soupirant essayant tant bien que mal de me rendormir, mais c'est trop tard. Mon esprit est levé. J'entends vaguement quelqu'un parler dans son sommeil puis des grincements de lit se font entendre. Je retire alors mon visage de mon coussin, avant de frapper fortement mon bras contre mon matelas et fixer, les yeux endormis, le plafond. Tournant mon regard vers la droite, un objet attire particulièrement mon attention. Un objet qui réveilla les paroles de Jules dans mon esprit. Je devais le faire et maintenant avant que je me dégonfle une nouvelle fois. Je soulève ma couette, passant une jambe à l'extérieur avant de passer l'une de mes mains sur mon front en fermant mes yeux. Espérons qu'elle ait raison et que je ne regretterais pas dans le futur. Tout doucement je me lève sans faire de bruit et marche tout en discrétion vers le lit occupé du 'leader' afin de prendre son arme dépassant de son oreiller. L'opération se déroula sans encombre mais par contre une chose risquait d'être plus risquée : prendre son trousseau de clés. Délicatement, je glisse ma main tremblante dans la poche de l'homme qui semblait être profondément endormit. Du bout des doigts, j'attrapai l'objet métallique et un tintement se fit entendre. Après un ronflement plus fort que les autres, le mec bouge légèrement. Ma main est encore dans sa poche, je n'ose même plus bouger, plus respirer. Puis plus rien, après de longues minutes, je retire enfin ma main avec le trousseau en ma possession.

D'un pas décidé, je longe le couloir jusqu'à l'endroit où est retenue ma sœur. Cependant, ce que je retrouvais derrière la porte me stupéfia sur place. Oh mon Dieu. La rage s'empara de moi. Il ne restait plus rien du corps de ma sœur, juste des morceaux détachés. Un son sourd et aigu traversait mon oreille et je pétai les plombs, mon cerveau tourna en off. Je marchais dangereusement en direction de l'endroit où les connards dormaient. Je ne savais même plus ce que je faisais, ma conscience elle-même s'était évaporée. Un des gars apparut dans le couloir et ceci ne fit qu'amplifier la haine que j'avais en leur égard.

- Putain, qu'est-ce-que tu fous avec cette arme ?

Pour seule réponse une détonation se fit entendre. Il s'écroula à terre, le sang commençant à se répandre peu à peu sur le sol. Il l'avait mérité et tous méritaient ce sort avec ce qu'ils ont fait à Jules et au cadavre de ma sœur. Et j'aurais pu continuer et tuer les autres un par un, mais Jules resurgit dans mon esprit. Je devais la sauver d'abord, la faire quitter cet endroit, sa sécurité était tout ce qui importait. Elle passe et passera toujours en premier. J'accourus jusque sa porte pour l'ouvrir.

- Aller, viens !

Mon ton avait été un peu plus froid que je ne l'aurais voulu. J'étais toujours sonné, sous le choc, en colère prêt à tuer de sang froid n'importe qui se mettrait en travers de notre route.

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Dernière édition par Kaleb J. Walsh le Sam 27 Juin - 12:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Dim 19 Avr - 3:06

we're growing apart but we pull it together Kaleb&Jules;
Help, I have done it again I have been here many times before hurt myself again today

Be my friend, hold me, wrap me up, unfold me. I am small and needy. Warm me up and breathe me...

Le souffle court et les yeux grands écarquillés, la jeune captive était inerte au sol, son visage tourné vers cette porte délavée. Son coeur, prisonnier de son anxiété, battait faiblement dans sa cage thoracique qui se soulevait atrocement. Les jours s'écoulaient lentement, l'aigreur du temps la frappant dans son impuissance spectatrice. La laissant seule, exténuée par sa vieille amie, la peur. Ce sentiment égoïste qui venait s'ancrer dans vos veines pour vous faire perdre toute lucidité, vous happant dans une macabre démence. Tandis que cet espoir défait tentait de vous ramener un semblant de réalité. Jules avait perdu toute stabilité depuis que... Son espoir crevé avait trouvé écho dans les promesses d'un être qu'elle pensait décédé. Ironique n'est ce pas? Simplement sa phobie avait cette manière de retourner chaque possibilité pour ne laisser que les doutes trônaient au milieu du néant de ses pensées. Et si cela dérapait? Et si l'un des deux ne s'en sortaient pas? Et s'il se faisait tuer? Les questions revenaient en boucle inlassablement alors que Jules restait immobile, son coeur subissant l'afflux constant de ses émotions contraires. L'inquiétude ne se tournant pas vers sa légère existence mais bien sur celle de ce prétendu ami, qui ne faisait aucun sens compte tenu de leur dernier échange. La brune se recroquevillait en deux alors qu'elle se rappelait de la douceur de sa peau et comment ses lèvres s'adaptaient si bien aux siennes. Ses souvenirs lui offrant un court répit de rêverie compte tenu des atrocités que son esprit lui jouait à longueur de journée. Les bribes de sa mémoire n'étant qu'hantise et obscurité....


Puis soudainement, Jules se soulevait du sol, se dégourdissant quelque peu les jambes dans le noir de sa cellule. Ne pouvant trouver le sommeil par peur qu'une visite inopinée vienne la torturer de sa léthargie nuisible. Faisant les cent pas, elle se remémorait la certitude de Kaleb et cette envie désireuse, impatiente de s'enfuir de cette prison dorée. La brune doutait, la brune se souciait, non par pas un manque de confiance, mais par soucis de penser. Cette impatience impulsive créant des motivations limpides, rapides. Des jours qu'elle crevait de cette anxiété, de ce stress malmené, ayant besoin de le voir, de lui parler, de tout stopper. Leur vie ne restant que précarité. Et soudainement une détonation violente, assourdissante, accablante répondait en écho à ses inquiétudes. Jules venait se coller à la porte, son coeur battant une chamade incohérente, alors que la peur revenait s'emparer de ses muscles ankylosés. Elle priait, suppliait... L'attente n'étant que torture illogique de la perte. La brune ayant perdu la capacité de voir le bon côté des choses, la vie la menaçant ouvertement, elle s'imaginait le pire. Et si ... Puis soudainement, la porte s'ouvra déboulant directement sur le visage froid de Kaleb.

- Aller, viens !

Jules s'essouffla immédiatement, le rouge de ses joues retombant difficilement et sans tarder, le temps leur manquant toujours précieusement, la jeune femme le suivait, enlaçant ses doigts aux siens en quête d'un réconfort. Déboulant dans le couloir, la panique était ambiante, des cris retentissant à chaque recoins alors qu'un corps étalé encrassait le sol de sang visqueux. La brune se tournait, guettait, la panique s'alimentant de son adrénaline purulente. Elle tremblait, ses jambes s'entrechoquant légèrement alors que l'espoir revenait pointer le bout de son nez. Pouvaient-ils vraiment y arriver? Jules était naïve de croire en une telle solution, en une telle conclusion. La vie ne lui avait pas fait de cadeaux alors pourquoi aujourd'hui? Tandis que Kaleb s'élançait à l'avant, la jeune femme fit un pas de trop, un de ses agresseurs déboulant sur le côté. Ce dernier l'attrapant par la taille , la fit tomber au sol dans un cri déchirant, son corps ne pouvant subir de tel assaut. Dans un instinct de protection, elle se mettait à donner des coups de pied dans tous les sens, se tortillant, criant avant de lui décocher une droite en pleine face, trouvant sa force dans cet espoir de fuite. Terrible erreur! Vu que l'homme une fois remis de ce coup rapide l'attrapait par la gorge, enlaçant son maigre cou de ces deux paumes et serrait lentement. Un sourire venait s'illuminer sur ses lèvres tandis que l'agonie peu à peu attrapait Jules par les tripes, son souffle lui manquant. " Tu as cru que tu allais t'en sortir trainée! " La brune devenait blanche alors qu'elle luttait toujours, s'épuisant à travers des gestes impulsifs, sa peur migrant dans ses yeux apeurés. Puis elle les fermaient, ses mains tirant celles de son agresseur sur son cou. Seulement fermer les yeux ne servait à rien. Le feu flambait d'autant plus vivement dans l’obscurité.



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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Lun 20 Avr - 23:27


JULES & KALEB
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La nuit, seule spectatrice de cette danse macabre qui allait survenir, endossant le vêtement funeste dont elle était seule observatrice. Son souffle sombre enveloppant mon âme qui s'est égarée face à la découverte funèbre du corps démembré du cadavre de ma soeur. Le mal, la peur, la haine, tout constituait un péril duquel je ne pouvais m'extraire. Tel une silhouette vagabonde, le regard noir et perdu, je déambule dans le couloir à la recherche de mon unique raison de vivre. Cette brune seule confidente de mes doutes, de mes espoirs, de mes mots intimes. Enfin sa main retrouve la mienne, ses doigts amenant une légère lumière parmi mes pensées les plus sombres. Mais cette lumière disparut aussi rapidement qu'elle est arrivée au moment même où je me rendais compte que Jules ne me suivait plus. Mes yeux s'affolent balayant rapidement les environs en cherchant un quelconque signe de sa présence. Puis un cri déchirant l'obscurité, suivis d'autres m'aidèrent à la retrouver entre les mains d'un de ses assaillants. Immédiatement je braque mon arme sur lui.

- Ou plutôt TU as cru que tu allais t'en sortir ? Lâche-la tout de suite ou je tire !

- Comme si t....

La détonation fut violente et brusque ne le laissant même pas le temps de terminer sa phrase. Puis pour quoi faire ? Il fallait être carrément con pour ne pas deviner la suite. Cet homme avait déjà que trop vécu en prenant compte de la nature de tous ses actes. Il était temps que quelqu'un mette fin à la vie de ce monstre et c'est avec plaisir et aucun regret que je m'en suis chargé. La fureur passée, je me rendais enfin compte que Jules avait encore les yeux fermés. Oh non mon Dieu, non. Faites que je ne sois pas intervenu trop tard. Je m'attelais auprès d'elle, la secouant légèrement.

- Jules ?!

Je perdais soudainement mon assurance et mon sang-froid à la vue de ce spectacle. Mon visage impassible se tordit en une mine inquiète. Totalement paniqué à l'idée de perdre encore une personne, l'unique personne qui comptait encore à mes yeux, l'angoisse et l'appréhension me rongent de l'intérieur se frayant même un chemin jusqu'à mes entrailles. Non seulement elle avait l'air pas bien du tout, mais le temps nous pressait également. Un autre de ces gars pouvait débouler à tout moment. Putain, j'aurais dû tous les tuer dès le départ avant d'aller la chercher, cela nous aurait grandement facilité la tâche.

- Jules, tu vas bien ? Je t'en supplie réponds-moi !

A genoux à ses côtés, je guettais une quelconque réaction de sa part. Mentalement, je tente de me remémorer les gestes de premiers secours que l'on nous a enseignés, il y a de cela ce qui me semble une éternité. Toutefois, je regrette de ne pas y avoir prêté attention plus que cela, plutôt occupé à me marrer justement avec la brune en ces temps-là en sortant des conneries puériles. C'est maintenant que je réalise ô combien j'ai pu être gamin autrefois. Le dos tourné vers la sortie et mon attention rivé uniquement vers Jules, je ne voyais pas la silhouette sombre qui s'avançait vers moi dangereusement...

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mar 21 Avr - 20:14

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Help, I have done it again I have been here many times before hurt myself again today

Be my friend, hold me, wrap me up, unfold me. I am small and needy. Warm me up and breathe me...

Respire Jules! Respire! Le silence pesant venait trouver ancrage dans ses pensées embrouillées alors que son corps suivait frénétiquement ses mouvements irréguliers, sans contrôle soudain. Elle s'échappait, elle se perdait, son souffle s'évadant, se renfrognant dans sa cage thoracique désamorcée. Et ses mains glissaient sous ce poids qui la déstabilisait, sous le corps de cet enfoiré qui s'évertuait à presser de plus en plus fort sa pauvre gorge. La panique, elle, s'amusait bien de sa vulnérabilité, encerclant ses muscles ankylosés pour la terrasser au sol, incapable. Des larmes venaient inonder ses yeux, et elle ne contrôlait plus rien. Ni la vie qui s'échappait de son corps frêle, ni même l'espoir toujours omniprésent de son esprit embrumé. Elle sombrait, ses poumons demandant de l'air qu'elle n'avait plus. Et elle hoquetait, fermant ses yeux pour oublier le visage satisfait de ce monstre qui la dépaysait de ce souffle si important. Elle abandonnait tout simplement... Son monde s'écroulait tout autour d'elle, ses sens se perdant dans les vertiges qui l'assommaient. Des voix tout autour d'elles, incompréhensibles, illogiques, n'ayant aucun sens. Les mots s'interchangeant, se décomposant, elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus. Puis la détonation vive venait imploser ses tympans, le sang giclant sur son visage ... Elle sentit le liquide visqueux s'imprégner dans ses pores et pourtant elle restait paralysée face à la tempête qui se déroulait dans son crâne. Les souvenirs, les larmes, les sourires... Les disputes, les réconciliations... Elle était sonnée, incapable de bouger, incapable d'ouvrir ses paupières si lourdes. Juste inerte au sol, la gorge desséchée ... - Jules ?! Et son prénom qui résonnait dans la tempête, lui rappelant qu'elle était encore en vie, qu'elle était encore là, qu'elle devait se bouger avant qu'ils ne crèvent. La vie ne lui laissait pas de répits, la vie la saccageait de sa jeunesse qu'on lui avait enlevé. Avait-elle encore la moindre force? Avait-elle encore juste envie de se battre? Etait ce ça une vie? Se battre à longueur de journée pour ne pas mourir? Pourquoi continuerait-elle? Pourquoi s'acharnerait-elle? Elle n'avait pas de réponses, elle n'avait pas cette foutue pièce manquante de puzzle pour combler ce trou. Elle n'avait rien que ses mains pour abriter son chagrin. Et ses paumes n'étaient pas assez grande pour supporter le poids du monde. Elle était vide, creuse. - Jules, tu vas bien ? Je t'en supplie réponds-moi ! Et pourtant, elle ne pouvait pas abandonner. Elle ne pouvait pas l'abandonner... Reprenant sa respiration soudainement, Jules s'étouffait avec ce trop plein d'air soudain. Et elle refusait de se perdre, de le perdre. Seulement, le temps leur manquait, le temps les étouffait. A peine eut-elle le temps d'ouvrir les yeux que le danger les guettait atrocement.

Et la brune se réveillait, ses réflexes n'étaient pas parfaits. Et pourtant, elle se précipitait car c'était la peur qui la maintenait en vie. Alors elle attrapait le revolver des mains de Kaleb, et elle soulevait ses bras fébrilement puis une deuxième détonation, ses doigts tremblants sur le canon. Et l'homme se mit à crier dans un hurlement déchirant, s'écroulant au sol. Elle tremblait de tout son corps, tandis qu'elle tentait de se relever, regardant Kaleb sereinement pour se motiver. Puis elle fouillait l'enfoiré qui avait essayé de la tuer auparavant, ce dernier ayant la particularité d'avoir des couteaux cachaient dans son jean. Elle attrapait la lame, se rapprochant de l'homme qui s'époumonait à terre. La balle avait traversé ces couilles, à croire que la chance pour une fois lui souriait. Jules plantait alors son agresseur dans le ventre. Une fois, puis deux fois, puis trois. Les coups s'intensifiaient, les cris se taisaient peu à peu, et le nombre se perdait dans sa macabre démence. Et elle lui hurla au visage : " Ca fait quoi de se faire pénétrer ! " Sa colère la rongeait à la moelle, lui enlevant la moindre innocence qu'il lui restait. Le sang giclant partout sur son corps vouté. Et elle tremblait encore plus, rentrant dans une transe de folie. Ses genoux s'entrechoquant, son souffle se perdant, elle pleurait. Seulement elle n'arrivait plus à distinguer si c'était des larmes de tristesse ou de joie...

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Jeu 23 Avr - 0:19


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Bouche-à-bouche en premier ? Ou bien le massage cardiaque ? Ou les deux en même temps ? Évidemment, appeler les secours était une option qui n'existait plus depuis belle lurette. Mais quel idiot, quel idiot ! Puis enfin je me décidais, car perdre du temps en réfléchissant à la bonne méthode à employer ne servait absolument à rien sinon d'empirer la situation. Alors que je m'apprêtais à opter pour la première option, Jules se réveillait d'elle-même à mon grand soulagement. Par contre, je ne compris pas tout de suite, ce qu'il s'en suivit. Sans que je n'aille le temps de réagir, elle prenait précipitamment mon arme des mains pour finalement appuyer sur la gâchette. C'est en me retournant vivement que je comprenais le pourquoi du comment. Je ne l'avais pas entendu arriver, trop absorbé par mon inquiétude sur l'état de Jules. Tout se passait trop vite. L'agresseur se retrouva très vite à terre, gémissant de douleur. Lorsque la brune se releva en me regardant, ma première pensée fut de la retenir dans le but de la préserver. Mais la retenir ferait de moi un total égoïste. C'était son combat, sa vengeance. Elle en avait besoin pour avancer, extérioriser et l'en empêcher la conduirait à me détester pour de bon. Les coups se succédèrent alors que je tournais la tête pas vraiment friand de ce genre de scène. Pourtant, je me rendais compte que quelque chose n'allait pas. Quelques coups de couteau aurait suffit, mais là le nombre s'étendait bien au-delà. Sans faire de bruit, je me relevais pour finalement m'accroupir derrière Jules, sans faire de gestes brusques. Je me rendis très vite compte, qu'elle s'était perdue elle-même. Je connaissais cela pour en avoir fait l'expérience tout à l'heure et il est très délicat de faire sortir une personne de sa démence. Doucement, je glissais mes mains fermement sur ses poignées pour la stopper dans ses gestes, collant ainsi mon torse contre son dos pour la rassurer, la berçant quelque peu, espérant que ces gestes et mes paroles puissent l'aider.

- Hey, hey, c'est bon il est mort, calme-toi. C'est fini.

Tout était fini. Elle n'allait plus être la victime de ces personnes malsaines. La liberté n'était plus qu'à deux doigts, il nous restait plus qu'à sortir et affronter les potentiels rôdeurs. Mais ceci n'était rien par rapport à tout ce qu'il s'était passé entre ses murs, rien ne sera plus atroce que cela. Je préfère dix mille fois risquer ma vie au dehors, que de rester une minute de plus ici et je pense et j'en suis même certain que Jules est du même avis que moi. Elle avait désormais la liberté d'aller où elle le désirait et je la suivrais jusqu'au bout du monde. Mais avant de penser à tout cela, gardons les pieds sur terre, les sens en alerte, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise et rester focaliser sur la jeune femme qui avait affreusement besoin d'une attention toute particulière. Je suis très loin d'être psychologue, mais une chose est sûre je ferais tout mon possible pour l'aider.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Jeu 23 Avr - 3:34

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La violence la soulageait, la confondait dans une macabre extase. Ces gestes brusques, violents, arrêtés, des vas et viens insaisissables, incontrôlables... Un rapport non partagé, un viol instantané... Et Jules, elle sombrait, elle divaguait. Et le sang giclait, se répandait sur le sol en éclaboussures, des taches rouges parsemant sa peau de porcelaine. La jeune femme s'abreuvait de cette haine, de cette colère acide, sans se soucier de ses propres faits. Elle se perdait en absorbant le souffle de vie de cet enfoiré. Se rappelant de chaque torture qu'il lui avait infligé. Et ses yeux s'inondaient de larmes pourpres, emplis de cette amertume outrepassée. La brune ne résistait plus contre la souffrance qui la ravageait, elle la laissait s'envenimer dans ses veines, boostant son sang. S'incrustant sous sa chaire pour la happer dans cette folie véhémente. Depuis un an, cette douleur l'avait possédée, dévorant ses espoirs, déchirant sa pureté et son innocence. Et ses pensées s'étaient retournées sur une même question; Comment allait-elle les tuer? Comment allait-elle les faire souffrir? Et là, tout s'échappait, tout s'envolait alors que sa haine se nourrissait de son peu de rationalité pour la faire sombrer. Elle enchainait, elle dérapait et les coups s'accumulaient. Le couteau rentrant dans la chair et ressortant pour ne laisser que des plaies à vifs et des doigts salis par le liquide visqueux. Jules hoquetait, son souffle dérapant, sa respiration se saccageant. Puis soudain, le retour à la réalité, un toucher la ramenant à l'instant présent. Des mains qui enserraient ses poignets délicatement, stoppant net ses gestes délinquants. Ses paupières se fermaient, alors que son coeur reprenait peu à peu un rythme normal. Pourtant, les larmes ne cessaient de couler sur ses joues irritées. Et Kaleb l'enserrait tendrement, se rapprochant d'elle avec précaution, son torse se posant sur son dos.Et Jules, elle s'échappait pensant enfin à ce qu'elle faisait et immédiatement elle lâchait la lame. Son visage se tordant d'une culpabilité assassine. Que faisait-elle? Qu'avait-elle fait? Elle se reculait du corps lentement, se blottissant contre le corps de son meilleur ami. Ses doigts tâtaient le sol maladroitement et elle ne sentait que le liquide visqueux glissait entre les jointures de sa paume. Et elle craquait enfin, entrant dans une lente descente en enfer. Ils avaient réussi à faire d'elle cet animal, une monstruosité. Elle était comme eux, elle était comme ces atrocités qui avaient trouver plaisir en la torturant, en l'abusant...

- Hey, hey, c'est bon il est mort, calme-toi. C'est fini.

Et la voix de Kaleb ne suffisait pas à la calmer, au contraire, ça l'achevait. Elle se retournait vers lui ,terrifiée qu'il soit terrifié de ce qu'elle venait de faire. Et son corps se mit à trembler irrégulièrement, la panique, sa vieille amie, venant l'enserrer. Ses démons venant la dévorer... Jules s'éloignait, s'échappait loin de lui. Se demandant ce qu'il se serait passée si sa transe s'était prolongée. Et si elle l'aurait attaquée... Les si s'accumulaient et les conclusions s'entremêlaient dans son crâne. La démence se joignant au destin. La brune se renfermait, se recroquevillait au fond du couloir, observant Kaleb d'un oeil discret, effrayée par ce qu'elle était devenue. Ce n'était pas elle, ce n'était pas réel. Et soudain, la souffrance venait l'achever dans une détonation rancunière. Un énième coup de revolver qui venait lui arracher un cri atroce. La balle éraflant son épaule dans un tir perdu. Sa peau se décomposant sous la brulure de la plaie. Dans un réflexe primitif, elle posa sa main ensanglantée sur son épaule, ses prunelles s'éloignant du danger qui se rapprochait lentement. Tel un félin sur sa proie. Puis le canon froid venait se poser sur sa tempe et Jules s'immobilisa instantanément. La mort la cerclant, la détaillant avant de savourer dans l'éclat de ses yeux cette peur livide.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Ven 24 Avr - 0:02


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So don't worry don't worry. I'm here by your side. By your side, by your side. We're letting go tonight. Yesterday is gone and you will be OK. Place your past into a book. Burn the pages let them cook.

Un doute incertain circulait dans mes veines. Allais-je réussir à calmer ses pulsions macabres ? Puis un soupir de soulagement lorsqu'elle lâcha la lame et qu'elle se blottissait contre moi lors que je déposais un baiser sur sa chevelure. Mais aurais-je du seulement crier victoire aussitôt ? Surement pas, car le pire ne tarda pas à arriver. Elle s'éloignait de moi, sans doute terrifiée par ses propres actes. Cela me faisait du mal de la voir ainsi se renfermée sur elle-même, se recroquevillant au fond de ce couloir. Non, elle ne devait pas agir ainsi, me fuir ainsi.

- Jules, ne...

Le bruit de la détonation me fit sursauter et je vis le visage de Jules se tendre sous la souffrance. Le temps que je me relève et prenne mon arme à terre, la pointant vers le nouveau venu, la brune se retrouvait immobiliser par le canon braqué sur sa tempe.

- N'y pense même pas. Un seul mouvement de ta part et je la bute. Tu es sûr que tu veux risquer de savoir qui tire le plus rapidement ? Aller, pose immédiatement ton flingue au sol !

Une colère sourde s'empara de moi. Si Jules était là, faible et sans défense entre ses filets, n'étais-ce pas de ma faute ? Moi qui avait crié victoire trop tôt, qui nous voyait déjà tous les deux au dehors ? La rage me fit serrer les dents et elle n'était pas uniquement réservée à lui et leur sadisme sans borne, mais aussi envers moi. Il ne bougeait pas en attendant que je m'exécute, son regard me brûlant. Je pouvais presque sentir son sourire victorieux face à notre impuissance visible. Je m'en voulais tellement d'avoir été si inconséquent. Son geste plus appuyé, m'indiquais qu'il perdait patience. Après un énième regard inquiet vers Jules, je commençais à me baisser légèrement afin de poser mon arme à terre mais soudain un grognement se fit entendre derrière-moi. La "victime" de la brune s'était relevé totalement transformé en rôdeur prêt à m'attraper le pied. Pas beau à voir franchement, ses entrailles s'échappaient de son ventre, résultat de l'acharnement de tout à l'heure de la jeune femme. En me reculant précipitamment, je profitais de l'effet de surprise engendré par ce cadavre pour tirer rapidement dans les jambes de l'agresseur de Jules, afin que cette dernière puisse se défaire de son emprise. L'attrapant rapidement par la main, j'ouvrais une porte à portée de main et nous engouffrait à l'intérieur. Une fois fermée, je restais contre la-dite porte pour la bloquer et empêcher notre agresseur de rentrer alors que l'on l'entendait crier à plein poumons surement en train de se faire attaquer par le rôdeur. Je regardais attentivement Jules de haut en bas, pour m'assurer de son état, si elle n'avait pas perdu trop de sang.

- Tu vas bien ? Ne reste pas à côté de la porte !

Elle était déjà assez blessée comme ça et il fallait donc éviter de rester à côté de la porte, c'était trop dangereux. Evidemment, moi j'y étais obligé pour bloquer l'accès, le temps que le rôdeur se charge du mec. Car oui je préférais que ce soit le rôdeur qui s'en sorte et non lui, le rôdeur sera plus facile à neutraliser. Puis soudain, je grimaçais, une balle traversant la porte pour se loger non profondément dans ma chair. Mon visage commence à devenir pâle et je serre des dents mais j'essaie tout de même de garder un air impassible pour ne pas inquiéter Jules. Les cris cessèrent derrière la porte, tout est redevenu silencieux, seul un léger grognement guttural se faisait entendre derrière la porte, en tendant bien l'oreille.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Ven 24 Avr - 2:47

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Le contact froid sur sa tempe, les yeux exhorbités par cette peur lisible, Jules restait paralysée, immobile de tous geste. L'anxiété la ravageant de part en part alors que son regard se posait sur Kaleb, la jeune femme tremblait irrégulièrement, ses doigts encore posés sur sa plaie ensanglantée. Mais la souffrance n'était que furtive alors que déjà les images s'accumulaient dans son crâne. Le pire flouant ses pensées... Son souffle perdait de sa rigueur, la chaleur s'ancrant dans son corps doucereusement. Remontant lentement de son échine jusqu'à ses bras ballants.

- N'y pense même pas. Un seul mouvement de ta part et je la bute. Tu es sûr que tu veux risquer de savoir qui tire le plus rapidement ? Aller, pose immédiatement ton flingue au sol !


Jules fixait Kaleb et l'aigreur qu'elle voyait dans ces prunelles, cette haine véhémente ne laissait présager rien de bon. Son ami bouillonnant, voyant peu à peu son plan de s'échapper s'envolait. Eux qui avaient cru en la facilité se retrouvaient démunis, prêts à s'effondrer face à leurs médiocrités. La jeune femme savait pertinemment comment la situation allait se terminer. Les deux ayant un pied déjà dans la tombe... Seulement, Jules ne pouvait laisser son ami partir encore une fois, elle se le refusait. Et par sa faute, qui plus est... Elle ne pourrait pas vivre avec sa mort sur la conscience, pas après tout ce qu'elle avait enduré. Simplement, elle était faible, déstabilisée et la menace n'était plus à distance mais bien à proximité. Le moindre de ce geste pouvant lui arrachait ce précieux souffle de vie, qu'elle avait haït pendant une si longue année. A subir, à rester inconsciente, incapable de se défaire de sa captivité; Le seul espoir qu'elle avait pu bercer restait à l'origine de l'arrivée de Kaleb, mais cet espoir égoïste venait se gercer de l'ampleur de la réalité alors que la mort les guettait. Et Jules fixait son ami avec ces étincelles qu'il avait su faire gercer dans son esprit brisé. Pour une fois, elle se devait de bouger à n'importe quel prix. Elle devait tenter au moins une échappatoire. Mais à l'instant même où elle se préparait à frapper l'enfoiré aux jambes, un grognement rauque la divertit dans son but. L'homme qu'elle avait tué se relevant lentement, s'éveillant de cette mort candide. Son ventre était déchiré, découpé, ses tripes pendant jusqu'à ces pieds. Le sang éclaboussant encore le sol... Jules se préparait à crier quand tout s'enchaina bien trop vite. Une détonation brisant ses tympans tandis qu'une main venait la happer loin de ce danger, la ramenant à proximité. Puis un claquement, celui du placard. Kaleb venait la cacher, l'enfermant à la force de ces bras de la pièce d'à côté tandis que des hurlements déchirants brisaient le silence pesant. Le jeune homme la fixait de haut en bas, observant cette blessure futile à son épaule.

- Tu vas bien ? Ne reste pas à côté de la porte !

La brune s'exécutait sans un bruit, acquiesçant légèrement, cherchant quelque chose pour se défendre si le rôdeur n'arrivait pas à tuer cet enfoiré mais rien. Le vide complet... Jules était terrifiée plus par elle même mais bien par les événements qui leur échappait. Mais le pire restait à venir... PAN! La jeune femme fermait les yeux un court instant, son souffle se stoppant instantanément alors que l'anxiété devenait pressante, suffocante. Puis ses paupières se rouvraient doucement et la réalisation fut immédiate. Le t-shirt de Kaleb virant au rouge, son sang s'incrustant dans le textile. Jules n'avait plus aucunes priorités, le poids du monde semblant soudainement l'écraser. Elle resta là immobilisée , impuissante face à ce qu'il venait de se produire. La panique bruyant ses repères, elle se précipitait vers son meilleur ami, tatillonnant de ses doigts son haut en le fixant. Il était touché à l'épaule. Ses lèvres laissaient jaillir un léger juron, alors qu'elle tremblait de manière insensée. Ils faillaient qu'ils se barrent en vitesse. Jules hoquetait, déposant sa main sur la joue de Kaleb, son inquiétude s'accumulant à chaque instant. Et enfin lorsqu'un grognement, seul, retentissait dans le couloir, elle agissait, décalant Kaleb doucement, de peur de lui infliger une douleur naïve, elle poussait la porte violemment, se précipitant sur le revolver qui était encore sur le sol, avant de tirer un seul coup décisif. La balle traversant le crâne du rôdeur violemment, implosant sa tête et laissant un art macabre sur le mur. Mais Jules ne perdait plus de temps, elle attrapait la lame sur le sol, puis fonçait dans le placard pour récupérer son ami, l'aidant à se maintenir malgré sa plaie. Puis elle se mit à marcher rapidement, imposant une allure vive au blond tandis qu'elle tentait de les sortir de cet enfer véhément. Longeant les murs, le bout du couloir était en vu, la brune persévérait, ne lâchant prise à aucun instant, malgré sa faible force et ses jambes tremblotantes. Des voix derrière eux raisonnant, alors que d'autres se rapprochaient dangereusement de leurs positions. Ils n'avaient plus de temps, c'était maintenant ou jamais....

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Lun 27 Avr - 4:11


JULES & KALEB
So don't worry don't worry. I'm here by your side. By your side, by your side. We're letting go tonight. Yesterday is gone and you will be OK. Place your past into a book. Burn the pages let them cook.

Putain soit le mec ne sait pas viser, soit il a fait exprès de gaspiller une balle dans l'espoir de nous toucher. Dans les deux cas, c'était un gros idiot. Un con de moins sur cette terre. Mon cerveau dérivais, je tentais de penser à autre chose que cette balle que je venais de me prendre mais sans succès. Voir mon haut commencer à s'imprégner de mon sang, me forçait à voir les choses en face. Et suivant le regard de Jules, j'avais compris qu'elle aussi avait remarquée. Mais ce n'est rien, non ? Je ne vais quand même pas crever d'un 'blessure' à l'épaule, si ? Ce serait complètement con. Impuissant, j'observais ma meilleure amie paniquer, trembler. Lorsqu'elle déposa sa main sur ma joue, j'aurais voulu lui dire que tout allait bien, que je ne ressentais presque rien afin de la rassurer mais je n'en avais même pas la force. Je ne sais pas, j'avais l'impression que je m'en porterais mieux en ne gaspillant pas de force en parlant. Alors, je me contentais de lui esquisser un mince sourire, en espérant que ça la tranquillise quelque peu. Et voilà que les rôles semblaient s'inverser. Déboulant hors du placard, elle prenait les rennes en exécutant le rôdeur. Le son qui me parvenait aux oreilles n'en fit aucun doute. Moi qui avait fait tellement de choses pour permettre à Jules de partir d'ici, voilà qu'à la dernière étape cruciale, je me retrouvais hors-jeu et c'était maintenant à elle de se démener pour m'aider.

Mais Jules ne devait pas être la seule à s'activer, moi aussi il fallait que je mette du mien. Marcher droit et rapidement et éviter de m'affaler de tout mon poids sur la brune. Au fur et à mesure de notre avancée, des gouttes commencèrent à perler sur mon front et aussi une impression d'avoir de plus en plus froid. En somme, je ne me sentais pas bien du tout. Je devais parler à Jules, la convaincre de me laisser ici et s'enfuir toute seule pour sauver sa peau.

- Jules... Tu devrais partir sans moi... Je te ralentis trop... Laisse-moi... Je te rejoindrais...

Intérieurement, j'étais loin d'être si optimiste, non bien au contraire, au point où nous étions j'étais plutôt défaitiste. Nous n'allions jamais y arriver en un seul morceau, pas avec moi dans ses pattes. J'étais en train de lui pomper toute la force qu'il lui restait, elle aussi, elle avait été blessée, il n'y a pas que moi. Ce n'est pas tant la distance qu'il nous restait à parcourir qui me contrariait mais plutôt les voix qui se rapprochaient. Je continuais tout de même à avancer avec son aide mais il fallait vraiment qu'elle m'abandonne pour s'en sortir. On allait surement m'abattre, j'allais crever mais c'est pas grave tant que c'est ma vie pour la sienne. Cette fois-ci, j'étais totalement consentant pour qu'elle s'enfuit loin, loin de moi pour sa propre survie. Hélas, la connaissant, je me doutais très bien, qu'elle allait refuser. La persévérance était donc notre seule issue.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 29 Avr - 0:41

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Help, I have done it again I have been here many times before hurt myself again today

Be my friend, hold me, wrap me up, unfold me. I am small and needy. Warm me up and breathe me...

Courir sans se retourner... Le danger toujours à leurs pieds... Ils trébuchaient à moitié vivants face à la mort qui leur souriait d'un sourire carnassier. Et pourtant, ils espéraient encore face à leur précarité, face à leurs souffles échauffées par cette fuite prématurée. Leurs corps fatigués, leurs pensées agitées. Mais ils s'interdisaient de se stopper, de se laisser aller car ils méritaient de vivre un jour de plus en ce monde de cruauté. Ils le méritaient pour toutes les atrocités qu'ils avaient subies, pour le mal qu'on leur avait infligés. Et leur sang coulait sur cette terre d'éphémère, ancrant déjà une empreinte de leurs présence où trop de fois, ils avaient chuté. Malgré les plaies, malgré les maux qui remplaçaient bien souvent les mots, ils s'aventuraient vers une sortie tant rêvée, malgré l'horreur qui séjournait à l'extérieur. Vivre n'étant plus une priorité à présent, mais survivre restant la seule conclusion à élucider. Toujours fuir, toujours courir, ne jamais abandonner... Jules s'assommait de ses pensées optimistes, alors que la souffrance lui lacérait l'épaule avidement. A bout de souffle, à bout d'énergie, les jambes tremblantes et le corps brisé... Mais le but se voilait d'obscurité et de clarté. Deux contrastes faisant face à un seul obstacle: leurs captivités. Plus que quelques pas, plus que quelques mètres. La jeune femme n'avait jamais été aussi proche de sa liberté, jamais aussi proche de toucher cet idéal qui lui avait tant manqué. Elle, qui cajolée dans cette pièce insalubre, avait vu ses dernières heures s'écoulaient. Putain de conneries! Personne ne lui enlèverait cette opportunité, personne ne pourrait l'arrêter sauf cette mort tacite qui séjournait au dessus de leurs têtes. Pourtant, Jules l'oubliait, Jules l'effaçait parce que la crainte l'avait trop souvent bouffée. Et ses pas s'accumulaient sous une force qu'elle ne se connaissait pas. L'adrénaline contrecarrant sa panique acide. Seulement, le danger se rapprochait, les voix perforants ce couloir de part en part. Le temps leur manquait... La brune s'évertuait à trainer son ami, malgré cette peur qui commençait peu à peu à s'ancrer dans ses veines pour s'immiscer dans ses pensées entremêlées. Pas maintenant, pas ici...

- Jules... Tu devrais partir sans moi... Je te ralentis trop... Laisse-moi... Je te rejoindrais...

Ca non, jamais, plutôt crever... Que croyait-il ? Comment osait-il même lui proposer une telle solution? Lui qui avait tué pour la sauver, lui qui s'était damné pour la retrouver, lui qui inconscient avait tenté de la guérir d'un mal incurable... Son meilleur ami, cette notion qui avait perdu tant de sens depuis qu'ils s'étaient embrassés. Que dire de plus? Que dire de moins? Cette relation incompréhensible qui au fils des années avait subi les flots de l'absence, les tourments de l'inconscience. Rien n'avait jamais été aussi clair entre eux qu'aujourd'hui. Jules s'aveuglait encore de ce lien brûlant qui les retenait l'un à l'autre, se persuadant d'une simple amitié. Mais la réalité était toujours bien plus compliquée... Et même toutes ces complications ne résumeraient pas la situation. Elle ne l'abandonnerait pas, elle ne l'abandonnerait jamais... Et malgré son souffle haché, sa gorge serrée la brune reprenait, sa haine s'invitant dans ses paroles. "Je te lâcherais pas, tu m'entends? Soit on s'en sort ensemble, soit on s'en sort pas, alors fermes la!" Ses yeux venaient s'ancrer aux siens tandis qu'elle faisait preuve d'une ténacité qui autrefois lui était caractéristique. Et elle puisait dans ses réserves, son corps brûlant d'une douleur nuisible, son épaule la malmenant. Ses pas se faisant plus rapides, plus insipides. Le choix ne se présentait plus, les choix ne leurs appartenaient plus. Puis une détonation derrière eux... Ils étaient tout proches. Jules arrivait enfin à l'extérieur, le vent frappant leurs visages ensanglantés. Mais le vent résonnait d'un écho prématuré, des grognements rauques. Les rôdeurs! Bordel! Encore une autre détonation. Vite, putain... La brune ne prenait plus le temps de retrouver ses repères dans cette nature candide, ses pas se précipitant, ses bras s'accrochant au corps de Kaleb. Puis une souffrance nouvelle venait érafler sa jambe, une balle venait lui arracher un cri strident. Sans perdre de temps, la jeune femme se retournait et visait, touchant un de ses agresseurs au ventre. Cela fera une distraction pour les rôdeurs. La douleur était divine, impossible, pourtant, elle s'interdisait de penser à perdre. Il ne fallait pas penser à la perte.Y penser, c'est déjà perdre. Et elle se rattrapait à son meilleur ami, marchant tant bien que mal, priant pour trouver un refuge au plus vite avant de crever.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 29 Avr - 3:18


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Comment pouvions-nous espérer atteindre notre but ? Tous les éléments jouaient en notre défaveur. Nous ne pouvions même pas courir, nous étions blessées alors que nos agresseurs se portaient comme des fleurs. Il nous faudrait une putain de chance pour y arriver. C'est pour cela que Jules avait toutes ses chances si seulement, elle voulait bien se séparer de moi. Un sacrifice nécessaire à sa propre survie. En ces temps apocalyptiques, des choix cornéliens ont dû être faits et doivent être faits. Et celui-là est le plus difficile de tous. Je sais que ça peut être complètement idiot de proposer une telle solution, j'avais fait tellement de chemin pour la retrouver, tant d'obstacles franchit. Nos liens se sont même encore plus soudés, plus rapprochés avec le temps, avec l'absence, les retrouvailles et les quelques instants précieux passés ensemble dans cette pièce insalubre. Mais c'était le prix à payer pour sauver un être cher. Et puis, je sais que je me détesterais, me haïrait tant, refuserait de vivre un instant de plus, si jamais il lui arrive quelque chose de grave, si elle en venait à ne pas s'en sortir tout ça parce que je n'ai pas eu assez de couilles pour sacrifier ma peau.

Mais voici que ceci n'était même pas en option pour Jules. La haine se sentait même dans sa réponse. Je ne m'attendais pas vraiment à un tel tranchant qui me laissa sans voix. Ok, je ne pensais pas non plus qu'elle allait me dire : "Mais je t'en pries Kaleb, sacrifie-toi. Merci de ton tel dévouement mon chevalier servant." Mais quand même ! Là, je n'osais plus rien dire et plutôt regarder le sol. Attention, ce n'est pas pour autant que j'abandonnais l'idée. Je la gardais silencieuse, dans un coin de ma tête, c'est tout. La bourrasque de vent, m'indiqua que nous venions enfin d'atteindre l'extérieur. Mon Dieu, je n'y croyais plus. Je ne pensais même plus sentir cet air froid sur mon visage. Mais maintenant que nous étions à l'extérieur, un nouveau danger nous guetta. Les rôdeurs. Pas le temps de se réjouir d'être dehors et de toute façon, nous nous étions toujours pas débarrassés de nos poursuiveurs derrière. J'essaye d'accélérer le pas afin de suivre l'allure de la brune, ce qui était assez difficile en soi. Puis soudain un coup de feu et puis un autre, et j'entendais Jules à côté de moi crier. Putain, non ! Je lui jette un rapide coup d’œil pour vérifier si la balle n'a pas touché un endroit vital, apparemment non, ouf. Mais cette nouvelle blessure pourrait s'avérer crucial. Et voilà qu'elle se retourne pour leur tirer dessus, elle en touche un. Alors que moi, j'assiste à tout cela totalement impuissant. Je ne peux rien faire, je n'ai plus d'arme. Je ne sers complètement à rien sauf à la ralentir encore plus et l'enfoncer dans ses blessure en m'accrochant à elle. Je devais me sacrifier, je devais le faire. Alors que je commençais discrètement à glisser tant bien que mal ma main à l'endroit où se trouvait mon couteau, quelque chose attira mon attention. Putain oui c'est bien ça ! Je reconnaissais l'endroit et plus particulièrement cet arbre.

- Attends... Jules... Cet arbre !

Un signe tout à fait discret était gravé dessus, trois lignes. Trois lignes qui pouvaient faire penser à une griffure d'animale, mais je reconnaîtrais ce signe entre mille car c'est moi qui l'ai fait. La première fois que j'avais trouvé Jules dans un mauvais état, dans cet endroit macabre, j'avais commencé à sortir discrètement au dehors pour repérer les environs afin de trouver des éventuelles cachettes.

- Cet arbre avec une espèce de griffure dessus. Après cet arbre, il faut encore avancer de trois arbres puis après il faudra tourner à gauche et dépasser encore dix arbres. Au pied du dixième arbre, il y a une espèce de porte incrustée au sol, au pied de l'arbre, cachée sous des feuillages.

Je ne pouvais pas faire plus simple comme explications. Compter en arbres était beaucoup plus simple que de compter en mètres et dans la situation dans laquelle nous étions, nous ne pouvions pas nous permettre de perdre du temps. Malgré la douleur, j'accélérais au maximum même si cela ne fit que renforcer le mal que j'éprouvais. Des balles atterrissaient dans les troncs à côté de nous puis plus rien nous les avions surement semés. Par contre, un rôdeur surgit devant nous, j'eus le temps de sortir mon couteau et de l'enfoncer dans son crane de mon bras valide. Puis enfin, nous arrivions à point nommé. Rapidement, je retirais le feuillage pour ouvrir la trappe. Je descendais en premier afin de m'assurer que le lieu n'est pas habité par une quelconque chose ou personne, il ne l'était pas. Enfin la chance était parmi nous. L'adrénaline retombée, je m'écroulais au sol, à bout de force, je n'en pouvais plus. J'étais arrivé à saturation.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 29 Avr - 17:32

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La chance n'avait jamais été de mise entre eux deux, leurs banalités s'orientant d'aléas défectueux. Les pénibilités s'ancrant de leurs misérables destinées. Les erreurs, les regrets... Ils s'accumulaient ne laissant que des espoirs désanimés. Et pourtant, tout n'était que plus compliqué, lorsqu'ils se décidaient enfin de sortir de cette candide tourmente. S'interdisant, s'avançant, se déshumanisant... Les atrocités ne faisaient plus partie des monstres de leurs cauchemars éveillés mais elles emplissaient leurs coeurs anesthésiées par la douleur qui ne cessait de les brûler. Et Jules, elle avait mal, Jules, elle voyait mal. Jules elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus... Comment ils en étaient arrivés là? Comment ils avaient pu se retrouver malgré les années? La chance ou la malchance? L'espoir ou le désespoir? Cela les ramenait toujours au même point d'origine, ce même mur qui les maintenait chacun d'un côté. Criant, se débattant contre le pavé sans pouvoir le casser. Car ils n'étaient pas toujours d'accord, en faîte ils n'étaient jamais d'accord sur rien, se battant la plupart du temps, se testant mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun, ils étaient fous l'un de l'autre... Et cela faisait partie majeure de la motivation de Jules, ne pouvant se permettre de l'abandonner car il était la seule chose qu'il lui restait... Sa survie ne dépendant plus de sa solitude, mais bien de cette entraide face à une brisure que trop profonde. Alors Jules, elle se démenait, elle tentait de se sauver en le sauvant, mais la situation dérapait. Les dangers étant trop à proximité. Les balles déferlaient et la jeune femme sombrait, sa peau lui brûlant et sa souffrance s'accumulant. Le vent apaisant leurs corps courbaturés et leurs ossatures démembrées. Mais elle ne faisait plus gaffe, sa concentration la happant. Et leurs chemins se perdaient, leurs destinations semblant être à 6 pieds sous terre. Leurs espoirs s'envolant en même temps que leurs lendemains tant rêvés.

- Attends... Jules... Cet arbre !

La jeune femme se stoppait net, se détournant vers son ami. Les sourcils fronçaient, puis la vision de ces griffures lui semblaient futiles. Une illusion parmi tant d'autres. Juste un animal qui était venu marquer son territoire. Si seulement elle savait.

- Cet arbre avec une espèce de griffure dessus. Après cet arbre, il faut encore avancer de trois arbres puis après il faudra tourner à gauche et dépasser encore dix arbres. Au pied du dixième arbre, il y a une espèce de porte incrustée au sol, au pied de l'arbre, cachée sous des feuillages.

La brune ne comprenait pas un tel schéma, mais sous les ordres de Kaleb, elle s'exécutait, accourant aussi vite qu'elle pouvait malgré la douleur qui se prohibait dans ses veines. Leurs efforts les poussant dans leurs retranchements, leurs souffles leurs manquant... Puis les balles toujours qui les menaçaient, se plantant dans les troncs, alors que Jules comprenait peu à peu la signification de ces arbres. Un repérage. Tout s'accélérait, tout devenait si aisé. Bordel, ils voyaient enfin la fin. Jules avait du mal à y croire, Jules n'y croyait plus. Mais leurs échappés n'étaient pas que facilité, les détonations ne se perdant pas parfois. Elle qui chanceuse jusqu'à présent, blessée par éraflures, se trouvait compressée soudainement par une souffrance sourde dans le bas ventre. Mais son hurlement resta muet, ses yeux s'agrandissant face au mal violent. Kaleb quant à lui était bien plus préoccupé, courant, l'entrainant, les semant. Il prenait le dessus, tuant un rôdeur malgré son épaule. Et enfin, ils arrivaient face à une trape, le blond pénétrant le premier arrachant les feuillages pour entrer. Plus aucun danger. Jules pénétrant à son tour, s'écrasait au sol à côté de Kaleb, grimaçant sous la douleur de son corps las de combat. Ses mains se déposant sur sa hanche blessée, la balle ayant perforée de part en part sa chaire, elle gémissait, se tordant en deux, incapable de supporter la brulure de ses nerfs. Il fallait soigner cette plaie avant qu'elle s'infecte. Alors Jules tentait de lutter, son regard s'orientant tout autour d'elle fixant la pièce en long, en large et de travers, tandis que son sang s'écoulait sur le sol. Et sans vraiment réfléchir, elle attrapait les doigts de son meilleur ami, les serrant dans un désespoir de cause, les enlaçant. Ses lèvres s'entrouvrant alors que des larmes venaient perler dans ses yeux ambrées. "Je suis touchée..." Telle une fatalité, plus une éventualité, la simple réalité.

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Dernière édition par Jules K. Bellamy le Mer 13 Mai - 22:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Jeu 30 Avr - 23:59


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Je ne savais pas précisément quel était cet endroit mais tant qu'il nous assure sécurité, c'est tout ce qui importe. Faudrait penser à fouiller la pièce afin de vérifier si il y avait des choses présentes qui pourraient nous être utiles. Un peu de matériels quels qu'il soit, serait le bienvenue. Mais là maintenant, la seule chose que je voulais faire était de me reposer, de dormir. C'était sans compter, Jules. Je ne réagis pas vraiment lorsqu'elle attrapa ma main, je m'étais juste contenté de serrer ses doigts légèrement. Mais lorsqu'elle prit parole, je tournais vivement ma tête vers elle. Comment ça elle a été touché ?! Mon regard s'abaisser sur son ventre et vers son sang se déversant au sol. Non, non, non et non ! Je refuse qu'elle crève sur place, nous venions de réussir, ça ne peut pas se terminer comme ça. Sans prendre le temps de réfléchir, je retirais rapidement mon haut. Ce geste m'arracha un grincement des dents et une légère perte d'équilibre sous l'intensité de la douleur. Seulement, je ne laissais pas ceci m'arrêter. Jules avait maintenant et plus que jamais, besoin de moi. Avec mon tee-shirt, j'appuyais avec la partie non imprégnée de mon sang évidemment, sur sa plaie ouverte pour tenter d'arrêter le saignement. Ensuite, je prenais délicatement sa main pour qu'elle viennes appuyer à son tour.

- Ecoute-moi, tu vas t'en sortir, ok ? Continue à appuyer, je vais aller fouiller pour vérifier si il n'y a pas quelque chose pour te soigner.

Après avoir déposé un baiser sur son front, je me levais pour me diriger à travers la pièce, plutôt à tâtons à cause de l'obscurité régnant dans la pièce. Je tombais sur un placard, aussitôt je me mis à le fouiller. De vieilles cartes postales, une chaussure, une tétine, des crayons, des photos polaroïds... Et alors que je commençais à perdre espoir, je tombais sur une boite rectangulaire. Sans grande conviction, je l'ouvrais et... JACKPOT !!! Des bandages, des compresses, une pince à épiler, des pansements et un petit ciseaux à bouts ronds. Il manquait encore une chose, une chose sur laquelle je tombais purement par hasard en m'attelant vers Jules. Je venais de shooter dans une bouteille jonchant au sol, en me baissant je me suis aperçu qu'il s'agissait une bouteille d'alcool, de whisky plus précisément et il en restait un fond ou même un peu plus. Parfait ! Ça allait être un peu juste mais ça devrait faire l'affaire. De retour auprès de la brune, je retirais le moyen de compression et commençais à désinfecter la plaie en versant l'alcool dessus à l'aide des compresses. Putain, ça allait faire mal mais il fallait absolument qu'elle évite de hurler. Je n'avais aucune idée de si on pouvait nous entendre de dehors et ce serait préférable d'éviter d'alerter les rôdeurs.

- Tu peux broyer ma main si tu veux.

Dire que cette phrase, je ne pensais pas la prononcer avant longtemps et dans d'autres conditions... En plus, j'allais aussi devoir y passer moi aussi et franchement je ne suis pas pressé. De toute façon, Jules passait avant moi, ses blessures étaient bien plus importantes.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 13 Mai - 23:40

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Courir jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Espérer au point d'en avoir l'esprit embrumé. Ils étaient fous de croire en une foutue échappatoire. Fous de croire qu'ils pouvaient s'en sortir sans plaies. Seuls contre tous. Et face à la précarité, face au danger, leurs fugues s'étaient transformées en cauchemar éveillé. Tous deux blessés, tous deux malmenés par des tirs égarés. Lui blessé à l'épaule, elle, à la hanche. La balle avait perforé leurs corps tiraillés, ankylosés par la fatigue livide. Et la souffrance était violente, véhémente. Jules tentait de penser à autre chose, mais le sang s'imprégnait sur le sol alors qu'elle attrapait les doigts de Kaleb. Ses larmes salées témoignaient de la torture, de la douleur infligée. Elle avait mal... Tellement mal. Ses doigts tremblaient, les battements de son coeur étaient irréguliers, elle sombrait face à la douleur. Ses yeux se fermant instinctivement, ses paupières étonnamment lourdes.Et son ami, peu à peu, prenait conscience de l'ampleur des dégâts, son regard retombant vers sa blessure. La panique l'enserrant à son tour, il se précipitait , se relevant maladroitement. Il retirait son t-shirt malgré sa plaie à l'épaule, grinçant des dents avant d'appuyer sur la hanche de Jules doucement. Mais le brune gémissait bruyamment, cette pression l'étourdissant.

- Ecoute-moi, tu vas t'en sortir, ok ? Continue à appuyer, je vais aller fouiller pour vérifier si il n'y a pas quelque chose pour te soigner.

Jules ne serait pas aussi optimiste, vu la tache de sang qui s'amplifiait sur le sol, pourtant, elle ne répliquait rien sans doute pour se rassurer, se persuader que ce dernier avait raison. Pour garder ce foutu espoir plein d'audace. Kaleb l'embrassait au niveau de la tempe pour la réconforter, avant de se barrer pour fouiller la pièce. La jeune femme ne bougeait pas, appuyant toujours sa hanche, grimaçant, luttant pour ne pas tomber dans les pommes, loin de se douter de l'horreur qui la guettait. Le silence pesant s'interrompant dans la recherche brouillon de son ami, qui se précipitait, sa peur alimentant sa panique. Jules le cherchait du regard dans l'obscurité mais elle ne voyait rien. Et celle ci mourrait d'impatience, phobique de crever ainsi après cette lutte acharnée. Elle s'obstinait, elle s'attardait, elle se mordait la lèvre face à la douleur. Puis un tintement de verre venait la sortir de sa concentration. Une bouteille! Kaleb déboulait derechef face à elle, s'empressant à ses côtés. Il enlevait le tissu de sa plaie et Jules restait spectatrice de ce qu'il faisait. La bouteille, la boite de premier soin. Putain, me dîtes pas que... Et sans prévenir, le blond versait le liquide alcoolisé sur sa plaie. La brûlure était vive, et la jeune femme ne put retenir un cri. PUTAIN DE MERDE! PUTAIN!!!!! Jules venait mordre son bras pour faire taire ses hurlements, son poing se fermant vivement. Elle se tordait sous Kaleb, tremblant plus férocement, les jointures de ses doigts devenant blanches sous la pression. Ses nerfs subissaient l'assaut de la douleur, chacun de ses muscles subissant des électrochocs.

- Tu peux broyer ma main si tu veux.

La brune ne se fit pas prier, attrapant de sa main de libre la sienne rapidement pour la broyer violemment. Mais la douleur était vivace, démente, et Jules pleurait, Jules hallucinait. Sa vision se flouait, des vertiges venaient l'assaillir, et ses paupières étaient de plus en plus lourdes. Mais le cauchemar n'était pas terminé. Kaleb venait poser des compresses sur le brasier de sa peau, et la brune menaçait de tomber dans les pommes, sa pression devenant plus faible. Son ami, quant à lui, était bien trop concentrée à la soigner, lui faisant un bandage autour de la taille. Bougeant son maigre corps, éveillant encore plus la douleur à chacun de ses gestes, Jules gémissait, son bras tombant au sol, une morsure sur sa peau veloutée. La sienne."Je te hais Kaleb, je te hais tellement en cet instant" dit-elle pour rester éveillée avant de bouger légèrement en grimaçant. Elle devait le désinfecter à son tour, elle devait l'aider mais chacun de ses gestes lui coutaient. Son hémorragie toujours violente.


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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mar 19 Mai - 22:28


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Elle ne pouvait pas y passer alors que l'on venait tout juste de parvenir à notre but. Ce serait trop injuste. Je m'en voudrais tellement... Tout cela était entièrement de ma faute. Si je n'avais pas agi sous le coup de l'impulsion, notre fuite aurait eu de bien meilleures chances de mieux se passer. Quel idiot franchement ! C'était de ma faute si elle était en train de souffrir ainsi sous mes yeux. Ressaisie-toi Kaleb, ça ne sert à rien de ressasser tes erreurs commises ! Jules a besoin de toi plus que jamais et tu ne lui sers strictement à rien à t'apitoyer sur ton sort ! Quelque peu boosté, je me reprenais me concentrant au maximum sur ma tâche. C'est-à-dire, soigner Jules ou du moins faire ce que je peux pour pas que son état n'empire. Elle souffrait encore plus à cause de l'application de l'alcool mais j'y étais obligé pour pas que la blessure ne s'infecte. J'ignorais si j'avais bien fait de ne pas la prévenir avant... Mais j'étais partit du fait que ce sera peut-être mieux ainsi comme pour les prises de sang ou autre piqûres du genre. C'est toujours mieux quand on ne le voit pas venir. Mais ce cri... Mon Dieu... Je n'osais même plus la regarder, conscient de l'atroce douleur que je lui faisais endurer. Alors je lui proposais la seule chose qui me venait en tête pour qu'elle puisse un tant soit peu évacuer la douleur. Broyer ma main. On ne dirait pas comme ça, mais il lui restait encore de la force et ça ne fait pas du bien... Mais j'avais bien conscience que ce n'était rien par rapport à ce qu'elle ressentait. Bien que je ne risquais même pas un œil vers son visage, je l'entendais gémir de douleur pendant les soins que je lui prodiguais. J'avais beau me concentrer complètement sur ma tâche et me focaliser uniquement sur cela, j'avais du mal à faire obstruction de ses souffrances.

- Je sais...

Moi aussi, je me détestais en cet instant même. J'ai toujours détesté la voir souffrir alors lorsque c'est de par ma faute, c'est d'autant plus insurmontable. J'aurais bien pu lui expliquer que tout ça c'était pour son bien, elle-même est d'autant mieux placer pour le savoir, ça ne servait à rien. Si le fait de s'accrocher à cette 'haine' qu'elle avait envers moi en cet instant pouvait l'aider alors qu'il en soit ainsi. En la voyant bouger, je déposais une main délicatement sur son épaule.

- Tu devrais rester tranquille pour le moment..

Jules devait éviter de bouger au maximum, pour laisser sa peau cicatriser rien qu'un peu. J'avais compris ce qu'elle comptait faire et vraiment ça pouvait attendre. Ma blessure était bien moins importante que la sien, la balle n'ayant pas traversée de part en part ma chair. Tant qu'elle reste logée, le risque d’une hémorragie grave est incommensurablement réduit. Enfin, je crois... Je suis bien loin d'être médecin. Quoi qu'il en soit, je ne suis pas du tout pressé que vienne mon tour maintenant que j'ai vu Jules crier et se tordre de douleur devant moi. Déjà que j'ai mal là, alors je n'ose même pas imaginer ce que je vais devoir endurer. Il n'y a pas une autre bouteille d'alcool ? Histoire que je me bourre la gueule avant pour ne rien ressentir ?

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Sam 6 Juin - 0:07

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Brulûre insipide, souffle acide... Sa peau n'était plus qu'un territoire de plaies où son sang tachetait chaque parcelle. Son ventre l'abime d'une balle perdue, sa hanche perforée de chaque côté. Jules luttait, Jules chutait si facilement alors que la violence de sa souffrance la frappait après un trop plein d'espoir. Cet espoir vicieux qui s'était nourri de son impatience, de son incompétence. Pour la fracasser à même le sol soudainement, précipitamment après que le danger se soit envolé. La jeune femme avait agonisé dans cette cellule de précarité, dans cette pièce étroite où l'obscurité n'était plus que familiarité. S'éteignant au milieu de son désespoir, se condamnant à cette vie enfermée. Puis Kaleb avait laissé germer en elle ce facteur futile. Celui de croire en quelque chose. De beau ou de mauvais. Mais d'y croire quand même invariablement. Jusqu'à ce que son corps abandonne cette lutte vaine. Mais à présent, que lui restait-il de ces bribes? Que lui restait-il de ses croyances? Si ce n'était que le désespoir face au fait accompli.  Comment avaient-ils pu se permettre? Comment avait-il pu la berner? Son ami, son tout, son passé, son sourire et ses larmes instantanées. Jules aimait ce gars là, celui qui était à l'origine de sa douleur et pourtant qui tentait de l'apaiser irrégulièrement. Elle l'aimait étrangement, elle l'aimait pas normalement, comme un ami, comme un amant. La brune ne comprenait pas vraiment. Si ce n'était que Kaleb était un tout dont elle ne voulait plus se défaire. A cause de ses ressentiments, à cause de son passé. Souvenirs partagés, confiances inachevées.... Tous deux avaient tellement endurés. Tous deux avaient tellement perdus que la moindre future perte finirait de les achever. Alors ils se battaient ensemble, ils se persuadaient que survivre n'était plus qu'une priorité. Mais Jules était fatiguée, Jules souffrait... Son corps lui brulait, ses gestes lui coutaient, ... Elle n'était qu'un amas sanglant qui ne se contrôlait plus vraiment. Inversant sa souffrance en haine pour celui qui essayait de la maintenir éveiller. Pourtant, ses yeux se closaient sous la pression, elle avait perdu trop de sang. Son visage blafard en témoignant tout comme ses doigts tremblants.


- Je sais...

Kaleb avait du mal à se gérer face à la douleur de son ami. Ces yeux perdant de son éclat, son souffle devenant indélicat... Il n'avait pas même la force de la regarder en face, elle qui se tordait violemment à chacun de ces gestes. C'était injuste, cruel mais Jules n'arrivait plus à se contrôler, ses mots dépassant bien évidemment ses pensées. Le haïr ? Comment le pouvait-elle? Se haïr elle même était le plus probable. Une telle cruauté se compensant par la culpabilité. Culpabilité violente tout comme la souffrance, cependant une fois que Kaleb eut fini de la soigner, cette dernière se relevait. Grave erreur! Des électrochocs la parcourant de bas en haut, elle se battait pour ne pas sombrer dans les pommes. Mais elle se devait de lui rendre l'appareil.

- Tu devrais rester tranquille pour le moment..

Le blond venait déposer sa main sur son épaule, lui évitant tout dommages complémentaires. Et Jules se sentait tellement mal, Jules se sentait pathétique dans son secours succincts. Tellement faible, tous ce contre quoi elle avait lutté se révélant être un contrefait, alors elle fit ce qu'elle pensa le plus juste. Elle fit ce qui la démangea depuis des semaines pour tenter de lui voler de sa souffrance, le réconfortant d'une certaine manière. Sa main s'agrippa à sa nuque doucement avant, avec le peu de force qu'elle avait , de le ramener vers lui. Son visage s'engouffrant sous le sien, alors qu'elle lui lâchait un sourire timide, léger sous la violence de sa souffrance. Puis ses lèvres venaient retrouver les siennes dans un échange tendre, les caressant, les effleurant, scellant la promesse d'une journée passée, dans cette cellule d'infortune. La brune ne cherchant qu'à lui arracher la douleur pour la combler par un candide bonheur éphémère. Peut être le dernier qu'il aurait, peut être la dernière fois qu'ils le pourraient? Jules se contentait de l'ivresse que lui procurait un tel rapprochement, ses doigts caressant sa joue doucereusement.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Dim 7 Juin - 22:22


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La situation nous échappait, nous dépassait. Qui aurait cru que le prix de la liberté serait si cher payé ? Notre vie, notre si précieuse vie en train de nous échapper peu à peu. Un manque de préparation, une spontanéité qui avait un coût un peu trop amer. Le prix du sang, le risque de perdre la personne la plus chère à mes yeux. Une chose que je ne laisserais certainement pas faire, je me battrais pour sa vie jusqu'à mon dernier souffle. Elle allait s'en sortir, nous allions nous en sortir. Elle souffrait sous mes soins artisanaux mais il ne pouvaient en être autrement si elle voulait avoir des chances de survivre à ses blessures. Malheureusement, je n'avais pas trouvé quoi que ce soit qui puisse soulager sa douleur, cela aurait été trop beau. On avait déjà eu assez de chances comme ça de disposer d'une trousse de premier secours. Mais il était tout de même difficile de rester de marbre face à sa souffrance. Je ne lui tenais pas rigueur de la rudesse de ses paroles, cependant je n'y restais pas insensible non plus.

Aussitôt soignée, Jules voulut me rendre évidemment la pareille mais elle n'était pas vraiment en état pour se le permettre. Je pouvais attendre, la souffrance était là mais sa santé passait avant tout. Mais plutôt que renoncer à son idée, elle trouva une manière bien à elle de me soulager de mes souffrances. Ses lèvres contre les miennes et je répondais avidement à la tendresse de ses baisers. Son contact anesthésiant tous mes sens, une douce chaleur parcourant mon corps atténuant mes souffrances. Je voulais profiter de cet instant, de sa présence, de son souffle contre mes lèvres. Les précédentes minutes avaient été trop atténuantes, la voir se tordre de douleur avait été trop dur. Je ne voulais plus la voir ainsi. Mes lèvres contre les siennes, mes paumes caressaient délicatement son dos. Puis, je finissais par déposer mon front contre le sien, mon souffle finissant par courir sur son doux visage. Mes yeux ancrés dans les siens, je la serrais plus contre moi, mon cœur sur le sien, mon âme pendue à la sienne. Ma gorge se serrait alors que je la contemplais, le cœur au bord des lèvres et je posais ma main contre la sienne. Le silence. Mais Jules était toujours là, elle, elle était là, près de moi à me regarder avec son magnifique regard. Et je ne pouvais pas concevoir que je pourrais la perdre. Elle est mon présent. Les mots se forment clairement dans mon esprit et je ne peux plus les retenir.

- Je t'aime, Jules.

Ma voix est calme, posée. Alors que mon esprit est en ébullition. Je suis  moi-même un peu surpris d'entendre ma voix prononcer ces mots. Mais j'en avais assez de réfléchir, de chercher à comprendre, alors que finalement tout m'apparaissait clairement. Des années et des années à refouler ces sentiments plus qu'amicaux et c'est finalement lorsque nos vies à tous les deux sont en train de nous échapper, que la jeune brune risque de m'échapper que j'ai le courage de les prononcer. Je ne veux plus jamais la lâcher. J'ai besoin d'elle et ce besoin est d'autant plus puissant alors que nos vies sont en danger. Ces mots j'aurais dû les prononcer avant que toutes ces merdes arrivent mais auraient-ils eu seulement autant de sens que maintenant ? Ces sentiments avaient pris leurs importances lorsque j'avais cru l'avoir perdu pour toujours lors de l'invasion Tout ce temps passé sans elle, à la rechercher puis enfin la retrouver pour finalement qu'elle risque de me filer entre les doigts. Un je t'aime qui cache également un : je ne veux pas te perdre. Je ne voulais plus jamais la perdre de nouveau. Nous avions tellement endurés de choses, surtout elle. Pouvais-je être celui qui rendrait sa vie un peu plus rose, qui pansera ses blessures et lui redonnera sa joie de vivre d'antan ? Voulait-elle de moi comme moi je voulais d'elle ?

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 17 Juin - 23:00

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La souffrance était amère, indélicate mais ils s'en échappaient d'une certaine manière. S'offrant un plaisir au travers de la douleur. Celui d'une luxure insubordonnée. De deux êtres qui se redécouvraient dans l'essence de leurs corps. Dans des échanges de touchers. Leurs lèvres se goutant au travers de leurs ressentiments. Et Jules agonisait, son coeur s'essoufflait alors que Kaleb répondait à ses baisers avec une tendresse tachetée. La chaleur se logeait peu à peu dans ces enveloppes abîmées, leurs êtres connectaient depuis la première fois que leurs regards s'étaient retrouvés. Puis ces doigts qui parcouraient doucereusement le long de ses courbes et ses déliées avant de la resserrer. La brune gémissait inaudiblement sous la souffrance, assez pour le cacher au blond. Puis le calme complet, entier. Alors que Kaleb venait lier son front au sien, apaisant le moindre noeud de ses pensées. Son regard perdu dans le regard doré, la brune suffoquait d'un tel rapprochement , l'ayant toujours envié. Bordel qu'il la rendait folle. Et doucement, ces doigts venaient se lier aux siens, finissant un contact que trop parfait. Et Jules le reembrassait doucement avant que son coeur manque un raté.

- Je t'aime, Jules.

Quelques mots. De simples syllabes qui réduisaient la distance de deux coeurs abîmés. Quelques mots. Signe d'une confusion, d'une frustration. Et ce regard empli d'étincelles, où des couleurs insensées venaient se réinventer. Jules s'y perdait dans ces prunelles dorées, elle s'y noyait. Tous comme les mots dans sa gorge. Cette gorge qui s'enserrait d'anxiété. Je t'aime. Ces 3 mots qui la ramenaient loin de là. De cette précarité, de ce danger. Près d'un visage familier, d'un visage qui lui rappelait tant de souvenirs mauvais. Un homme qui avait promis, jurer en guise de réconfort, en guise de " ça va aller". Mais regardez là où ça l'avait amené. Regardez  la, balafrée, torturée. Brisée petite poupée. Voulait-elle vraiment encore s'attacher à quelqu'un au point d'en crever? Peut être était-il trop tard pour ça? Car Kaleb s'était ancré dans son coeur depuis des années. Il s'était forgé une place dans le tréfonds de ses pensées, devenant une inquiétude permanente, oppressante. Ils s'étaient battus ensemble, ils s'étaient perdus ensemble. Ils se retrouvaient ensemble sans vraiment comprendre. Mais leurs sentiments n'avaient pas besoin de compréhension. Ni d'approbations. Leurs sentiments étaient étranges, dangereux et coléreux. Mais Jules n'y arrivait pas à lui dire ces 3 mots aussi simple soient-ils. Pourquoi? Car elle avait trop peur de perdre encore une fois, elle était paralysée à l'idée de crever avec ces 3 mots dans le silence véhément. Que serait-elle si elle osait lui dire ça avant d'agoniser? Que serait-elle si elle le laissait espérer une fin heureuse alors que ce monde était empli de malheur? Un monstre, rien de plus. C'était évident qu'elle l'aimait. Sinon son coeur ne battrait pas aussi violemment dans sa cage thoracique, sinon son souffle ne trouverait pas refuge au travers du sien. Tellement évident, que la brune arrivait à se persuader du contraire pour son propre bien. Sa main se glissait sur son cou, alors que la souffrance était toujours acide sur sa peau brûlée, et elle le fixait sans mots, un sourire resplendissant sur les lèvres. Un sourire qui peu à peu s'étiolait sur son visage fatigué.

" Kaleb, tu sais à quel point je tiens à toi. Tu es la personne la plus importante dans ma vie. Mais..." Car il y avait toujours un mais. Toujours des complications qui venaient siéger dans ses pensées désorganisées. " Je ne peux pas le dire. Je ne veux pas partir en te laissant les cendres de ces quelques mots. Je veux pas crever avec ça sur la conscience." Jules se sentait affreuse de lui faire ça, de l'obliger à écouter ce tas d'atrocités. Car la brune détestait le voir souffrir, et cette souffrance qu'elle lui offrait était bien pire que les plaies qui s'évertuaient à soigner. " Je suis tellement désolé." Elle abaissait son regard, honteuse. Son coeur quant à lui saignait de ces mots qui la dépassaient. Bordel, et voilà que la culpabilité revenait l'assiéger. Jules ne voulait pas ça, Jules ne voulait pas lui faire du mal, Jules l'aimait mais elle l'aimait de travers. Cependant, elle resserrait ses doigts contre les siens pour lui prouver que tout cela n'était pas que futilité.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Dim 21 Juin - 1:59


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Une peur d'avouer ses vrais sentiments alors qu'au contraire ça devrait me libérer. Des années et des années à se voiler la face et n'osant voire la vérité en face. Un aveuglement que pour les deux car leurs proches avaient deviné depuis longtemps cette affection particulière. Une amitié qui n'en était pas une ou plutôt qui en était plus qu'une. Une longue distance qui les ont rapprochés. Puis un silence maintenant que les mots étaient avoués, me laissant une impression d'avoir tout gâché. Mes yeux qui détaillaient son si joli visage, attendant désespérément une quelconque réponse. Une réponse qui ne tarde pas à arriver. Un mais qui n'annonçait rien de bon. Et effectivement, les paroles qui s'en suivirent eurent comme effet de me briser le cœur. Pourquoi avoir souri ainsi pour finalement répondre cela ? Une totale incompréhension s'éprenait de moi. Évidemment que je ne m'attendais pas uniquement qu'elle me réponde positivement ou quoi que ce soit... Mais c'était ses paroles, ses excuses qui me dépassaient. Une certaine part d'égoïsme. Comment pouvait-elle dire de telles choses ? Puis le 'je suis tellement désolé' qui finit par m'achever davantage. Ses doigts resserrés contre les miens au lieu de m'apporter du réconfort ne fit que m'enfoncer dans une souffrance amère. Mes yeux n'osaient plus la regarder, mon visage se tournait et s'affaissait de lui-même.

- Arrête de dire n'importe quoi. Tu ne vas pas crever. Je t'interdis de penser qu'une telle chose puisse arriver.

Je ne pus répondre que ceci. Mon ton était froid et dur. Elle n'avait pas conscience de l'impact de ses mots. Que d'évoquer une telle chose était pire que des sentiments non partagés. Et spécialement pour dire que c'est cela qui l'empêchait de dire les trois mots. Partir sur ses mots actuels seraient bien pire. Un doute incertain ancré pour toujours au sein de mon être. Un cœur béant, à vif. Je ne saurais dire ce qui me faisait plus mal entre mes blessures intérieures ou extérieures. Sans doute, celles du cœur. J'aurais préféré me faire tirer dessus encore une dizaine de fois que d'éprouver cette douleur que j'éprouvais actuellement. Je ne savais plus comment réagir désormais, ses doigts contre les miens me coûtait tellement.

- Repose-toi.

Sur ces mots, je me levais, prenant la trousse à pharmacie avec moi pour aller me "réfugier" dans une minuscule pièce à côté. Un semblant de salle de bain. Je posais mon front contre le mur glacé, en fermant les yeux. J'avais une nouvelle fois tout gâché. Comment les choses allaient se passer entre nous maintenant ? La situation était déjà délicate et je n'avais fait que jeter de l'huile sur le feu. Finalement, j'aurais préféré garder mes sentiments pour moi. Je soupirais et rouvrais les yeux pour rencontrer mon regard dans un miroir jauni. Dans quel état piteux que j'étais... J'étais incroyablement pale et ça n'allait pas aller en s'améliorant si je ne retirais pas cette balle. Il fallait que je le fasse moi-même et je préférais qu'il en soit ainsi, ça me permettra d'arrêter de penser à tout ça. D'oublier la douleur intérieure. Inspirant un grand coup, je prenais la pince placée dans la boite à pharmacie et serrais les dents. Mon dieu, c'était horrible. Ma main se crispa sur le rebord du lavabo au point que mes jointures blanchirent. J'y allais à l'aveuglette et je ne suis pas très sûr que ce soit la meilleure façon de procéder mais je n'avais pas totalement le choix. La pince s'enfonçait dans ma chair alors que la nausée me montait et que la tête me tournait. Des gouttes de sueurs tombèrent au sol. Putain, où ce qu'elle était cette foutue balle. Je savais qu'elle n'avait pas profondément pénétrer la chair mais je n'arrivais pas à l'atteindre, je voyais que dalle, la seule chose que je voyais c'est que je réussissais qu'à me faire saigner davantage. Puis enfin je la trouvais et j'essayais de la faire ressortir à l'aide de la pince. O malheur, la douleur ne fut que pire encore. Je perdis l'équilibre quelques instants, faisant tomber des trucs dans un boucan énorme.

- Putain.

Quel empoté, quel bon à rien... Je n'arrivai à rien. Mes doigts étaient recouverts de sang alors que je n'avais même pas encore réussi à extraire cette putain de balle.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Dim 21 Juin - 4:23

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Jules était cruelle, malgré ses intentions sincères. Son but restant égoïste, bien que cela sonnait autrement à ses oreilles. Peut être était elle effrayée de devoir affronter une fois de plus ses sentiments béants? Ou tout simplement était-elle trop préoccupée pour se soucier de cette déclaration véhémente? Sa souffrance comblant son ignorance. La brune ne cherchait pas à recevoir de l'indifférence ou encore à blesser son meilleur ami. Mais en refusant de lui faire part de cet amour tangent, elle se blessait également, sachant pertinemment que ses mots le toucheraient violemment. Et sa réaction ne se fit pas attendre, ces yeux la dévisageant, la fuyant. Et elle savait déjà qu'elle regretterait son insuffisance et sa lâcheté. Elle sentait qu'il s'échappait d'elle, qu'il regrettait de s'être confié. Elle sentait qu'il la quittait. Et bon Dieu, que ça faisait mal de le voir ainsi par sa faute. C'est comme ci elle prenait une décharge électrique, comme si son palpitant se détachait de sa cage thoracique pour se décomposer. La souffrance physique n'étant rien face à la douleur psychologique. Et une haine soudaine venait l'achever pas contre lui mais contre elle. Je suis tellement désolée... A quoi avait-elle pensé?

- Arrête de dire n'importe quoi. Tu ne vas pas crever. Je t'interdis de penser qu'une telle chose puisse arriver.

Ces mots étaient durs tout comme son expression. Et Jules sombrait, ses yeux le fuyaient aussi d'une honte certaine. Elle se sentait tellement mal, elle avait envie de vomir. De cracher tous ce qu'elle ressentait, de juste ne plus rien ressentir du tout. Elle voulait être hermétique à toutes ses conneries mais son malheur prouvait bien ses sentiments à son égard. Elle l'aimait au point de lui mentir, elle l'aimait au point de se faire du mal pour son bien. Un sacrifice contre sa liberté. En cas de chute, en cas de perte. Peut être qu'elle ne crèverait pas? Peut être que cette souffrance qu'elle s'infligeait serait futile? Mais Jules ne voulait pas lui promettre des sentiments déraisonnés, elle voulait simplement l'aider à s'en sortir, à se préserver.

- Repose-toi.

Et il s'enfuyait, il se levait pour se barrer loin d'elle, ne pouvant plus supporter sa simple vision. Et Jules sombrait, elle agonisait, son corps venant chuter en arrière alors que déjà les larmes lui montaient. Quelle sombre idiote! Quelle conne! Pourquoi elle s'acharnait à faire que des conneries? Pourquoi tous ce qu'elle touchait finissait par se briser? Cette fille était une malédiction, une insubordination et une contradiction. Une totale incompréhension... Elle jouait avec ceux qui l'entouraient, les maniant pour mieux les rejeter. Elle était une atrocité, un monstre aux yeux dorés et elle ne méritait pas cette reconnaissance ni ces sentiments singuliers. Elle ne méritait pas de vivre en ces temps condamnés. Se frappant la tête contre le sol, Jude, sous ses pensées entremêlées, attrapait son crâne entre ses mains, ses joues humidifiées par ses larmes salées. Et en silence, elle se torturait, se maudissant, s'insultant. Elle aurait du lui dire... Ce n'était pas si difficile. Je t'aime. 3 putains de mots. Elle les pensait, elle les ressentait. A chaque fois que son regard se posait sur son visage si particulier. Mais maintenant c'était fini, maintenant il la haïssait pour sa lâcheté, maintenant ce qu'ils entretiendraient ne serait que gêne et anxiété. Jules n'avait pas voulu ça, Jules n'avait pas réfléchie. Et à présent, elle regrettait... Puis soudainement, un vacarme parvenait à ses oreilles, laissant le désarroi succédait à l'inquiétude. Kaleb! La belle torturée se levait trop rapidement, manquant de se vautrer sur le sol face aux vertiges qui la saisissaient, mais sa motivation lui suffisait pour se reprendre. Et elle marchait en boitant, sa blessure éveillant chaque sensation désagréable à ses nerfs, des picotis la terrassant mais surtout son sang qui continuait de s'écouler sur sa plaie béante. Son pansement en était imbibé, tout comme le bas de son dos ensanglanté. Bordel de merde! La brune luttait pour arriver jusqu'à ce semblant de pièce , s'aidant de chaque meuble pour se rattraper puis enfin elle se rapprochait de son but, trouvant un Kaleb torturé, apeuré. Ces mains étaient tachées de ce liquide visqueux si précieux, et son teint blafard présageait le pire. Jules, bien qu'affaiblie et le visage incrusté de larmes acides n'hésita pas une seconde. Avec précaution et surtout avec cette gêne palpable, elle se mettait face à lui, abaissant sa tête pour ne pas se confronter à son regard de préjugés. Une de ses mains venait se poser sur le torse du jeune homme alors que l'autre attrapait la pince enfoncée dans sa chaire. Grimaçant légèrement, Jules regardait l'étendu des dégâts, sa vision troublée par ses sanglots qui s'écoulaient encore en silence. Et sans prévenir, elle tira d'un coup sec, usant de ses dernières forces pour lui enlever cette putain de balle. Dans son élan, elle trébucha contre l'évier, couinant face à la douleur sourde puis elle se laissa tomber au sol, incapable de plus. Simplement lasse et désespérée. Affaiblie et torturée...

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 24 Juin - 4:16


JULES & KALEB
So don't worry don't worry. I'm here by your side. By your side, by your side. We're letting go tonight. Yesterday is gone and you will be OK. Place your past into a book. Burn the pages let them cook.

Je n'avais pas voulu être si dur avec elle. Je ne voulais pas être comme ces gars qui envoient balader durement la fille qu'ils ont devant eux parce que sa réponse ne leur convienne pas. Et pourtant, je l'avais fait. Tout ça ne me ressemblait pas. Ce n'était pas moi. J'étais en train de changer et ça j'en prenais conscience et cela me faisait peur. Toutes ces expériences, toutes ces pertes, tout cela ne sera pas sans conséquences. Tout cela ne resteront pas de vulgaires souvenirs, non, tout ce qu'on avait vécus affectera notre propre façon d'agir et de penser. On allait plus êtres les mêmes. Et mon Dieu, si je perdais Jules aussi, je ne le supporterais pas, que oui ou non elle me déclare à son tour ses sentiments. Le résultat sera le même, elle ne sera plus là. Et un monde sans elle, n'est pas un monde qui vaut la peine d'y vivre, surtout dans la situation apocalyptique dans laquelle il se trouvait. D'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi on se faisait chier à se battre contre tout ça. Chaque jour, nous usions de nos forces pour combattre des saletés de rôdeurs, chaque jour il y avait des morts. Mais pourquoi nous nous battions exactement ? Il n'y avait pas eu une seule amélioration depuis le début de l'épidémie. Au contraire ! Le monde partait en couille. Tout n'était que morts et boucheries. Même les humains se tuaient entre-eux comme si tout cela ne suffisait pas.

Bon sang, je n'en pouvais plus. Tout ça, c'était n'importe quoi. La main de Jules sur mon torse me fit sortir de mes pensées. Je la regardais, mes yeux reflétaient l'incompréhension. Pourquoi ? Pourquoi m'aider après le comportement que j'ai eu envers elle ? Mais je n'eus pas le temps de me poser plus de questions, qu'une douleur brutale s'empara de moi. J'ai cru que j'allais défaillir une nouvelle fois, cependant il n'en fut rien, mes doigts étaient agrippés au rebord du lavabo et mes dents étaient serrées entre-elles pour m'empêcher de hurler. Seul un léger son plaintif s'échappa de ma bouche. Par contre, je n'en disais pas autant pour Jules. Jules qui était en ce moment-même, au sol, dépitée. C'est à ce moment-là que je remarquais ses larmes. Putain, qu'avais-je fait ? Dans quel état elle était par ma faute... Et pourtant, elle s'était démener pour venir jusqu'ici et m'aider et par ce geste elle avait également perdu encore du sang. Elle avait eu raison finalement, de ne pas me l'avoir dit ces trois mots. Après tout, je ne la méritais pas...

Aucunement capable de partir une nouvelle fois et de la laisser seule, surtout dans l'état dans lequel elle était, état dans lequel elle était par ma faute.. Je m'agenouillais au sol devant elle et la prenais précautionneusement dans mes bras de façon à ne lui faire le moindre mal. Un silence semblait commencer à s'installer avant que je décide enfin de prendre la parole.

- Je suis désolé Jules, pardonne-moi. Je suis le pire des cons... J'ai tout gâché, je ne voulais pas. C'est juste que... Si tu crèves, je meurs aussi, ok ? Je ne pourrais pas supporter un monde sans toi. Je perdrais complètement la tête. Alors, bat-toi pour moi s'il-te-plait. Parce que pour moi, toi, tu es devenue la raison qui me pousse à me battre. Chaque jour. Alors, ne baisse pas les bras et arrête de dire que tu vas crever. Parce que ce n'est pas vrai. Tu ne vas pas crever. Tu es une battante, Jules.

En finissant de parler, je me reculais légèrement pour la regarder dans les yeux, mes mains sur chaque côté de son visage, mes pouces sur ses joues, pour qu'elle capte bien le message. Si elle partait perdante, évidemment qu'elle allait crever... Avec le peu de soins que je pouvais lui administrer, c'était surtout le mental qui allait jouer. Et là, c'était certain que j'allais lui en vouloir. Je savais qu'elle avait la force de dépasser tout ça, il suffisait juste d'y croire. Elle pouvait me repousser, me détester pour tout à l'heure, si elle le voulait, je le comprendrais, mais qu'elle se batte, c'est juste ce que je demandais.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Mer 24 Juin - 23:54

we're growing apart but we pull it together Kaleb&Jules;
Help, I have done it again I have been here many times before hurt myself again today

Be my friend, hold me, wrap me up, unfold me. I am small and needy. Warm me up and breathe me...

 Les yeux humides, le coeur livide... Jules lachait prise en s'étalant sur le sol ensanglanté. Ses doigts tremblant dans le liquide visqueux, et ses pensées dans un trouble contagieux. La balle qu'elle venait de déloger dans l'épaule de Kaleb roulait à ses côtés. Elle était navrante, désespérante dans son état délabré, incapable de se reprendre et difficile à cerner. Juste lasse, vulnérable. Avec une journée qui s'était allongée en durée... Elle si éprise de sa liberté l'avait retrouvé après un enfer véhément qui avait duré une année. Une année de larmes, de sanglots, de souvenir et de déshumanisation. Et ce séjour particulier l'avait changé en une personne différente, une étrangère qui tentait de se préserver du moindre attachement. Et Jules ne savait plus comment aimer ou comment pardonner. Ses repères étaient bafoués sous l'ensemble de ses pêchés. La brune fixait sa blessure pour éviter le regard verdoyant de Kaleb qui la contemplait. Elle était entièrement déconnectée de la réalité, du sang partout sur elle, du sien, de ces enfoirés, de rôdeurs. Paumée et égarée entre les diverses atrocités. Et la souffrance ne s'était pas étiolée, au contraire elle était plus violente que jamais. Kaleb, qui submergé par l'incompréhension, restait stupéfait de l'attitude de celle ci, un léger gémissement trahissant sa douleur insubordonnée. Mais en la voyant en larmes, il se précipitait, il s'agenouillait près d'elle pour effacer ses traits tirés. Puis dans un silence omniprésent, il l'attrapait dans ces bras avec précaution pour éviter toute souffrance futile. Leur étreinte s'attardant... Et Jules revivait quelques instants; Son coeur se rompant dans sa poitrine, son souffle pesant. Mais Kaleb se reculait, s'échappait. Encore une fois...

- Je suis désolé Jules, pardonne-moi. Je suis le pire des cons... J'ai tout gâché, je ne voulais pas. C'est juste que... Si tu crèves, je meurs aussi, ok ? Je ne pourrais pas supporter un monde sans toi. Je perdrais complètement la tête. Alors, bat-toi pour moi s'il-te-plait. Parce que pour moi, toi, tu es devenue la raison qui me pousse à me battre. Chaque jour. Alors, ne baisse pas les bras et arrête de dire que tu vas crever. Parce que ce n'est pas vrai. Tu ne vas pas crever. Tu es une battante, Jules.

Jules le fixait... Ses yeux encore embués de larmes acides. Ils s'étaient précipités à force de s'aimer, ils s'étaient pris à l'envers dans cette boucle qu'était l'univers. Mais la force qu'il trouvait, n'était qu'une ancre à part entière. Sans lui, la brune était paumée et vice et versa. Et peut être que ces mots étaient exagérés, peut être qu'il les avait mal choisis, mais une idée principale en ressortait. La peur de la perte. Chacun ne pouvait s'imaginer sans l'autre... Et ça depuis qu'ils se connaissaient. Kaleb était l'extension de son corps, une partie d'elle qui ne pourrait jamais se désintégrer, il était sa lueur au creux de l'obscurité. Une force inépuisable et irréfutable... Le blond se reculait un peu plus, plongeant son regard dans le sien, ces mains autour de son visage, ces pouces caressant sa peau veloutée. Y croire? Espérer? Jules était tellement blafarde, blanche comme une poupée. Son sang avait coulé. Tellement, trop... Et le peu de soins que Kaleb lui avait offert ne suffirait pas à sa survie, tout n'était qu'une question de mental. Tout n'avait été toujours qu'une question de mental. Et Jules ne savait pas si elle pouvait tenir, se maintenir au milieu de tout ça. De ce bordel... Mais elle allait essayer pour lui. Elle allait tenter de vivre même si cette vie n'était qu'un enfer véhément. Alors elle acquiesçait doucement, se mordant la lèvre en perdant l'ambre de ses prunelles dans l'émeraude des siennes puis sa joue venait s'appuyer sur la paume de Kaleb. Son autre main attrapant la sienne, pour le forcer à s'allonger sur le sol. La brune en profitait pour se lover contre lui, sa tête contre son torse, sa jambe s'enroulant autour de sa cuisse. Et un sourire alors que le sommeil guettait. Sa paume caressant sa hanche lentement, puis le noir complet, la léthargie venant la happer.

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE] Dim 3 Jan - 17:19

RP archivé suite à la suppression de Jules. coeurrose

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MessageSujet: Re: All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE]

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All is well we welcome the cry of the dark night sky. | ft. Jules [TERMINE]

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