Highway to Hell
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Le 10 novembre 2016, le forum a fêté ses quatre ans !! A cette occasion, sa saison 5 a été mise en place. bril Et le 12/06/2017, sa version vingt-trois réalisée par Morphine est installée. Toutes les nouveautés sont à découvrir ici. coeurrose
Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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Highway to Hell

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MessageSujet: Highway to Hell Dim 26 Avr - 19:12



Highway to Hell ♣

  


Il doit être aux environs de midi. Autour de moi, il n'y a que des bâtiments lugubres qui tombent à moitié en ruines mais qui sont d'autant plus imposant dans ce décor apocalyptique. La nature a repris possession des lieux par endroits. Le bitume est quasi recouvert par la végétation, surgissant des fissures. Je me trouve en Arizona après avoir enfin quitté l’État du Nevada. Et je suis là à courir sous un soleil de plomb alors que, poussé par le besoin de ravitaillement, je me suis engouffré dans un piège constitué pourtant de larges avenues où régnait un calme serein. Serein jusqu'à ce que je tombe sur une véritable horde de zombies qui ont commencé alors à sortir de toute parts des bâtiments alentours. En même temps, pas le choix que de passer par là ... . Il y en a partout. Vraiment partout, ça n'en finit plus.

Il me faut courir, courir à n'en plus pouvoir jusqu'à la sortie de la ville. J'y arrive bientôt. Encore quelques centaines de mètres. Il faut que je tienne bon et surtout il faut que je trouve un véhicule susceptible de démarrer car je suis sérieusement sur les rotules après ce sprint. J'arrive à semer la horde en les distançant puis débouche enfin sur la route menant hors des limites de la ville au sud. Un pont apparait bientôt au loin et au-delà s'étendent des kilomètres de campagne. Je ferais certainement moins de mauvaises rencontres et j'aurais plus de visibilité sur les alentours et sur ce qui pourrait déboucher de tous côtés.

Je traverse ainsi le pont et rencontre un ou deux walkers dessus qu'il m'est facile de décapiter avec la lame de mon katana. La fatigue est d'autant plus pesante que le soleil cogne salement à cette heure. Mais soit, je poursuis ma route en me mettant en quête d'un véhicule. Au bout d'environ un kilomètre, j'aperçois alors un camion posté en travers de la route. Il s'agit d'un de ces monstres, un Kenworth qui n'a visiblement pas trop subit les dégâts du temps ni autre si ce n'est qu'il n'a plus sa remorque.
Autour, quelques corps trainent, décomposés sur le sol ou éparpillés en lambeaux. J'imagine que le conducteur se trouve dans le lot car le camion ne s'est visiblement pas arrêté pour un soucis technique ni une panne d'essence d'après ce que je constate plus tard puisque non seulement il démarre mais que le réservoir est également aux trois quarts plein. C’est un putain de coup de pot ! Bon certes ce n'est pas le véhicule le moins gourmand dans le genre mais déjà sans sa remorque, ça consommera moins, et puis c'est tout ce que j'ai trouvé jusqu'ici après un sacré bout de temps de marche. Je verrais à changer de véhicule pour un plus petit et plus économe en carburant si j'en trouve un autre en chemin. L'avantage est que j'ai au moins une couchette à l'arrière si besoin de repos et que je viens à me trouver sur une route avec rien à un certain nombre de kilomètres alentours vu les vastes étendues qui m'entourent.

Quoi qu'il en soit, je vais pouvoir me reposer à demi. Plus de marche pour un bon moment. Du moins je l'espère. L'intérieur est nickel. Il y a même encore quelques vivres qui vont pouvoir me servir dont un certains nombre de bouteilles d'eau. Il n’en reste pas moins que j'aurais besoin de m'arrêter pour ce avec quoi je comptais me ravitailler dans cette petite ville où je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de pouvoir trouver ce que je cherchais ou plutôt de pouvoir m'arrêter. Je fais juste le tour du camion histoire de voir si les jerricanes repérés à l'arrière ont eux aussi la bonne idée d'être pleins. Bingo ! Putain trop de pot sur ce coup. Pas sûr que ça ne m'attire pas la poisse plus tard. Mais soit. Le camion démarre, il n'y a aucun soucis d'ordre mécanique. Je prends donc la route.



(Photo du camion pour donner une idée, en sachant qu'il n'est pas dans cet état de propreté)



Une bonne heure plus tard, j'arrive sur une petite ville minière. On dirait un de ces décors de cinéma. C'est visiblement désertique à première vue. L'entrée de la ville semble donner sur une avenue principale qui semble tracer tout droit jusqu'à la fin de la ville un petit kilomètre et demi plus loin. Le camion attirera à coup sûr les infectés qui se trouvent aux alentours et j'hésite sur la tactique à suivre. Soit j'en attire un maximum avec le bruit avant d'entrer dans la ville ou plus loin. Soit j'arrête le camion là et je fais le reste du chemin à pied afin de m'introduire en toute discrétion jusque là-bas et jusqu'à la supérette dont l'enseigne se repère déjà d'où je suis. Je m'arrange pour m'assurer que le camion ne démarre pas au cas où quelqu'un passerait par là et aurait l'idée de me le tirer. La clé était sur le contact quand je l'ai trouvé et je peux ainsi verrouiller l'intérieur et planquer deux-trois choses avant de descendre.

Jusqu'ici tout va bien, je ne rencontre que quelques rares walkers sur mon chemin qui errent seuls ça et là. Je passe sur le côté ouest de la ville, entre un grillage à ma droite qui court tout le long de bâtiments commerciaux et une falaise qui tombe à pic et qui culmine quelques mètres au-dessus de moi sur ma gauche. Le chemin est plein de mauvaises herbes et de trous où je me tordrais les pieds à coup sûr si je me mettais à courir. Il me faut être d'autant plus attentif non seulement par rapport à ce qui m'entoure mais là où je mets les pieds.
Voilà enfin l'endroit que je recherchais pour faire le ravitaillement. Espérons qu'il ne soit pas à sec. Je fais le tour du dit bâtiment cerné par un petit parking grillagé à l'arrière et sur les côtés. Là encore, quelques cadavres ambulant errent sans but. Je les mets hors d'état de nuire rapidement et en toute discrétion pour ne pas en attirer d'autres se trouvant potentiellement dans le coin. Il me faut sécuriser un maximum la zone qui sert d'enceinte avant de m'aventurer à l'intérieur même si rien ne m'assure de ne pas me retrouver cerné en ressortant. Je me suis également assuré de repérer les voies de sorties et de créer certains passages à travers le grillage avant grâce à la pince coupante que je trimballe toujours avec moi pour m'assurer des sorties de secours ou des entrées de fortune.

Me voilà à l'intérieur. C'est dans ce genre de situation qu'on aimerait au moins être à deux. Un pour ouvrir la voie, l'autre pour surveiller ses arrières. Plus c'est encore mieux mais voilà bien là tout l'avantage que je trouve à un groupe. Ma vigilance est à son maximum tandis que je fais le tour des lieux et que je me sers au passage. Puis un bruit attire mon attention. Un walker débouche d'une allée devant moi et je m'en occupe aussitôt armé de mon couteau de chasse. Le katana est moins aisément maniable dans les allées. Le cadavre partiellement décomposé tombe sur le sol et alors que je sens une présence derrière moi, je n'ai pas le temps de me retourner que je tombe dans l'inconscience. Un coup porté à la tête ... . J'avais bien dis que la poisse me rattraperait.


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Dernière édition par Draven S. Cavalera le Mer 29 Avr - 18:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Highway to Hell Lun 27 Avr - 17:57


Highway to Hell



Une petite ville minière pas trop infestée m’avait paru un lieu idéal pour me remettre des centaines de miles de marche. Au départ du Nevada, j’avais réussi à trouver essence et provisions sur mon parcours malgré quelques péripéties… je me demandais parfois pourquoi je continuais à avancer ! Que ce soit les vivants ou les non morts, ils en voulaient à ma peau d’une façon ou d’une autre… fatiguant ! Puis s’il n’y avait plus personne de vivant parmi les miens ?... je secoue la tête… ne pense pas à ça… aller de l’avant, un pied devant l’autre, on verra après… c’est peut-être la solitude qui me fait avoir des pensées négatives, il y a presque deux mois maintenant que je n’ai pas vu d’être humain.

- Faut que tu t’occupes la voiture près de l’école ! Tu ne vas pas rester ici indéfiniment

Je ne me retourne pas, ça ne servirait rien, il sera déjà parti. A vrai dire, je ne peux pas dire que je sois seule Junior est souvent là, je ne sais jamais où il va quand il part et je ne sais jamais quand il reviendra mais il est de plus en plus présent. Oh et depuis que je suis ici, j’ai un nouveau pote, je l’ai appelé Ratatouille comme le dessin animé. Il s’agit d’un gros rat, il me suit parfois dans mon squat. On n’est pas vraiment ami, je crois surtout qu’il apprécie qu’un truc avec des mains puisse lui ouvrir des boites de conserves.

- Bon tu bouges ton cul Deb, elle ne va se réparer tout seule cette caisse !
- Ouais ouais, putain ce n’est pas des cours de psycho que j’aurais dû prendre mais des cours de mécanique ! je bougonne en me levant.

J’ai élu domicile au-dessus de la superette un grand appart plutôt propre, enfin sans corps en tout cas. Je n’utilise que trois pièces : salon, salle de bain et cuisine. J’ai bloqué les autres pièces de mon mieux, condamné la sortie extérieure. Pour y aller je passe soit par la superette soit par l’escalier de secours qui mène au toit. Deux issues, j’y suis depuis une quinzaine de jours et si au début j’avais dû mal à dormir, ce n’était plus le cas maintenant. Puis c’est le luxe, il y a encore de l’électricité et même de l’eau chaude enfin tiédasse. J’avais eu loisir d’explorer la ville, une boutique de fringues où je passais quotidiennement dans ce monde en ruine, ça m’éclatait de me changer aussi souvent que je le voulais. Une boutique de sport dévalisée mais j’y avais récupéré quelques flèches. Un commissariat qui avait dû avoir de nombreuses visites. J’avais dénombré une dizaine de voitures, aucune ne fonctionnait mais celle vers l’école était intacte. J’avais récupérer quelques litres d’essence dans des bidons près du commissariat. Certes la ville était peuplée d’une bonne vingtaine de cadavres ambulants mais ils ne me gênaient pas trop. La plupart des lieux étaient accessibles sans que je n’aie besoin d’en éliminer de trop. Je passais toujours au bord du vide, les rôdeurs se déplaçant plutôt sur la rue principale. Je sors par l’escalier de secours et monte sur le toit. Le grillage au tour du magasin est toujours clos, les cinq errants habituels y traînent. Ils dissuadent les survivants, une moto est passée au tout début mais entre les morts errants et la grille, elle ne s’était pas arrêtée.

- Merde junior on a de la compagnie je désigne un point au loin. je chuchote
- Si tu as peur, tues le ! Mais à cette distance, tu ne l’auras pas attends qu’il s’approche.
- Peur de quoi ? Je hausse les épaules mais je ne butterais pas un vivant si ce n’est pas nécessaire, ça serait une flèche de perdu.

Je prends les jumelles et observe attentivement les alentours, personne… bizarre… un type seul à pied c’est plutôt risqué… ou inconscient. Je présume qu’il compte se réapprovisionner. J’espère qu’il ne compte pas sur moi pour lui faciliter la tâche. Je redescends puis passe par la superette. Je déverrouille une porte du fond, je l’ouvre puis je déverrouille l’entrée principale. Le type tranche un infecté avec un sabre... Hum trop costaud pour moi ! Je me dissimule dans le couloir avec une batte de baseball. Il ne devrait pas me voir. Il rentre commence à regarder un rayonnage, un rôdeur rentre par l’arrière, le type se retourne et sort un couteau de chasse. Je m’approche discrètement, le rôdeur tombe, je tape et le type tombe aussi. Je le pousse du pied, pas de réaction, je le tire tant bien que mal vers un poteau et lui menotte la main droite à la barre de fer. Je fouille ses poches… hum bien membré le mâle… ah oui… le sexe, ça aussi ça date, plusieurs mois… année même ! Des clés, un paquet de clope et un briquet.

- Au lieu de pelotter un mec ! Ferme les issues, t’es en manque ou quoi ? Me dit ironiquement Junior

Cette fois je me retourne, de quoi je me mêle, il n’est déjà plus là. Je verrouille l’entrée. Un raclement de semelle me fait me retourner… merde la porte du fond, je deviens négligente !... un second rôdeur entre. Le premier se dirige vers le mec menotté.

- Tire-toi Deb, tu as le temps encore ! me crie Junior

Je ne bouge pas, de plus parfumée comme je suis, la première odeur de chair qu’ils peuvent sentir c’est le survivant. Je recule sans bruit et monte silencieusement sur le comptoir. Le second est dans ma visée, je tire, il s’écroule, je prépare la flèche suivante… 3 mètres, faut que je me décide ! Je n’ai jamais tué sans nécessité… là vu le peu de sac qu’il a, il doit avoir un véhicule... 2 mètres, je ne suis pas une tueuse…s’il meurt je trouverais le véhicule… 1m50 l’homme reprends connaissance, merde, j’aurais dû taper plus fort, il râle se rendant compte qu’il est piégé, je tire le corps s’effondre. Je descends de mon perchoir sans m’occuper du braillard qui m’insulte. La porte du fond ! Je me précipite mais un troisième est arrivé, j’allonge pour réengager une pointe, merde, coincé… je tape l’infecté avec la crosse, il perd équilibre, je réarme, décoincé, la pointe se fiche dans la tête avec un plop. Je verrouille la porte du fond, je fais un tour rapide... zone sécurisée. Je retourne vers l’entrée les autres cadavres continuent leur ronde sans but. Tout va bien ! L’adrénaline coule encore dans mes veines, je retourne vers mon prisonnier. Il a l’air toujours aussi furieux, d’un autre coté qui ne le serait pas ! Je m’allume une cigarette et m’accroupit. Il est plutôt beau gosse…hum… Je lui lance les clopes et briquet, il va bien s’épuiser à un moment et arrêter de grogner ?


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Jeu 30 Avr - 11:13

► Certaines répliques ont été entendues d'avance avec Deb pour l'avancement du rp.



Highway to Hell ♣

  


Un violent mal de crâne se manifeste à moi avant même que je n'ouvre de nouveau l’œil. Sur quel putain d'enfoiré je suis encore tombé au juste pour être ainsi pris en traitre ?! Par réflexe, ma main se porte à mon front, la tête toujours baissée alors que j'émerge doucement mais elle est soudainement bloquée en chemin. Des menottes me retiennent. J'ai cependant un bras de libre mais ça ne m'avance pas à grand chose dans ma position. Pourquoi m'avoir attaché de la sorte ? Et qui ?! Au diable ces interrogations. Plus le temps pour ça ! Un rôdeur s'amène tout droit dans ma direction ! Satané fils de pute qui m'a laissé de la sorte, si je te remets la main dessus tu vas douiller !!
Une vilaine expression m'échappe tandis que j'essaye de me libérer et la seule option qui s'offre à moi pour parvenir à glisser la main hors de ces menottes ne me plait guère mais pas le choix, ce qui m'attend est bien pire. Une flèche fend soudain l'air. Elle rate cependant sa cible et je jure entre mes dents après le connard qui, soit l'a fait exprès pour s'amuser avec mes nerfs, soit est un piètre viseur. Dans un cas comme dans l'autre, je ne devrais compter que sur moi. Puis une nouvelle flèche atteint cette fois-ci sa cible.
Et merde en voilà d'autres !

- Magnes ton putain de cul et libère-moi ! braillais-je au tireur.

Il s'agit d'une femme. Tandis qu'elle s'occupe du deuxième rôdeur, un troisième arrive et je commence à baliser vu ma position et la vitesse à laquelle il se rapproche. Une injure m'échappe pour l'inciter à se magner le train. Je ne compte pas rester longtemps comme ça, je vais rapidement péter un câble. La pression monte. Finalement, elle vient à bout du dernier et file verrouiller la porte du fond. Je fulmine de comprendre sa négligence qui ne peut être la mienne étant donné que j'avais pris soin de vérifier les issues à mon arrivée.

- Prends ton temps chérie ... j'ai rien d'autre à foutre que d'attendre après une foutue salope dans ton genre ... ! lançais-je alors qu'elle fait le tour pour vérifier que plus aucune de ces saloperies ne traine dans le coin. C'est au moins quelque chose de positif j'imagine sinon elle m'aurait simplement laissé en leur compagnie, mais malgré ça, je ne peux me résoudre à lui être redevable vu les risques qu'elle m'a fait courir en me menottant de la sorte.

Gardons notre calme. La revoilà. Il vaut mieux que je refoule un instant mon agressivité, sans quoi elle risque bien de me laisser moisir ici. On connait les bonnes femmes et leur vivacité à s'offusquer pour tout et n'importe quoi. Bref. Elle se tient à quelques mètres de moi, hors d'atteinte et s'allume tranquillement une clope, l'air cependant pas tout-à-fait sûre d'elle. Enfin disons plutôt que je perçois une certaine crainte dans sa posture ou son attitude. En même temps, nous sommes deux étrangers l'un pour l'autre et j'en ai salement après elle vu le coup de pute qu'elle vient de me jouer. Avec ça, ajoutez le sévère mal de crâne qui ne me rend pas tout-à-fait de bonne humeur ... ce qui doit se lire sur mes traits.

- Tu comptes me laisser moisir ici longtemps ? fis-je en remuant la main menottée au poteau en tentant d'être un brin moins agressif.

Elle me lance le paquet de clopes et le briquet en les faisant glisser sur le sol, puis rabat sa capuche dans le dos, me laissant ainsi mieux voir son visage. Putain une blonde ... . Foutaises en réalité que ce cliché sur la couleur des cheveux qui dit que les blondes n'ont rien dans la tête, mais c'est malgré tout un cliché tenace. Je l'observe fixement avec toujours ce brin de méfiance. Jolie. Mais qu'est-ce qu'elle fout en jupe ? Je n'appelle pas ça une tenue vraiment appropriée mais soit, au moins ça me permet d'avoir une jolie vue. Quoi qu'il en soit, elle n'a pas spécialement l'air d'une écervelée même si certes, ses actes jusqu'ici ne sont pas pour me rassurer sur ses attentions ni sur son équilibre mental. D'où mon propos suivant.

- Qu'est ce qui te donnes le droit de me retenir au juste ? dis-je, un sourcil arqué.

Je m'étonne de parvenir à rester aussi calme mais ça risque cependant de ne guère durer longtemps si elle me garde encore quelques minutes de plus captif. Je ne suis pas patient dans mon genre et pas diplomate non plus. Et je n'ai aucune envie de négocier avec cette poulette si son désir est de récupérer ce que j'ai dans mon sac. Et si vraiment je devais m'abaisser à ce genre de négociations, ce ne serait qu'une ruse pour les récupérer aussitôt ensuite.

Tu me fais cependant une proposition qui m'étonne et qui m'en dit plus sur l'endroit d'où tu viens ou du moins d'où tu as débarqué puisque montes me préparer quelque chose de chaud à l'étage. C'est sûrement là que tu crèches.
Durant ton absence, je reste calme. Je n'ai pas peur. Les lieux semblent sécurisés et même si je déteste être dans une telle position de faiblesse, je mise sur cette attitude pour être libéré sans avoir à utiliser la force. Du moins, ça dépendra des limites de ma patience.
Tu redescends avec un bol quelques minutes plus tard, armée d'un glock avec lequel tu me menaces par pure précaution. Tu me signifies de ne me tenter à la moindre entourloupe, sans quoi tu n'hésiteras pas à t'en servir. Je demeure calme et impassible, récupérant le bol tandis que tu recules aussitôt pour t'adosser contre le mur un face. Je vide mon bol comme si je n'avais pas mangé depuis des jours, restant désespérément silencieux. La parlote, ce n’est pas vraiment mon truc.

- Si tu m’aides à réparer une caisse, je te libère et te rends tes clés. annonces-tu alors.

Je te fixe un instant puis te fais un signe de tête pour signifier que c'est marché conclu. Les secondes défilent. Tu sembles encore hésiter. Ma patience s'amenuise au fil de ces interminables secondes mais tu finis cependant par te décider à me détacher. Je vous ai dit que la patience n'était pas mon fort, et aussi absurde que ce soit, mon premier réflexe une fois libéré, est de te chopper à la gorge et de te plaquer contre le mur tout près. Mes traits se crispent alors que j'hésite un instant à t'en coller une pour te faire payer ce piège dans lequel tu as manqué de me faire tuer. Mon regard n'a cependant aucune lueur d'hésitation mais finalement, je relâche ma prise autour de ton cou en te repoussant brutalement. Je récupère mes clopes et mon briquet, puis en prend une que je place au coin de mes lèvres en gardant un œil attentif sur toi.

- Si tu comptais me retenir pour parer à ta solitude, tu t'y es foutrement mal prise.

J'espère en effet que tu ne comptes pas me coller aux basques. Et je ne sais pas au juste comment on en arrive là mais tu me proposes un instant plus tard alors que je rassemble mes affaires, de monter me prendre une douche et d'enfiler des fringues propres.

- Si t'as ma taille, pourquoi pas.

A croire que tu n'aimes pas mon attitude car tu sembles te plaire à me provoquer en filant profiter d'une bonne douche en premier. Enfin ça c'est vite dit car tu ressors peu de temps après, quasi nue et me fais une proposition qui me laisse un peu coi alors que tu argues qu'on a pas besoin de se connaitre pour s'envoyer en l’air. Ça pourrait être la dernière fois ... pas faux. Mais la façon dont je te regarde, un sourcil arqué l'air de dire "c'est quoi cette proposition à la con ?!", ne semble pas te plaire sur l'instant. Oh merde, je t'ai froissé ? Je balance alors par provocation :

- T'es qu'une gamine ... ."

Tu m'envoies alors balader puis m'insultes en gros de fiotte ou d'impuissant. Insultes banales qui bizarrement, ne manquent pourtant pas de me faire réagir. Je me redresse soudain et te choppes une nouvelle fois par le cou. Mais plutôt que de t'en coller une ou de t'insulter à mon tour, un grondement sourd remonte de ma gorge comme si une colère indéterminée venait de naitre au fond de moi. Comme née d'une certaine frustration. Et cette colère se libère alors dans un baiser brutale alors que mes mains t'empoignent par les épaules avant de remonter de chaque côté de ton visage pour donner plus d'intensité à ce baiser qui m'embrase à lui tout seul en un seul souffle. Je te pousses à reculer dans la salle de bain sans quitter le contact de tes lèvres. Et je te hisses bientôt sur le meuble derrière toi près de la douche, glissant mes mains le long de tes cuisses avec une certaine impatience pour t'inciter à me laisser me glisser plus près encore dans l'étau de tes jambes qui se resserrent autour de ma taille.

Oublie ma remarque de tout-à-l'heure. Débarrasses-toi des fringues qu'il me reste encore sur le dos avec cette brutalité bestiale qui habitent mes propres mouvements, impatient que je suis présentement.
Tu as raison, autant en profiter. Nous sommes entre adultes consentants après tout. Et tu es juste délicieuse.



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MessageSujet: Re: Highway to Hell Ven 1 Mai - 2:00


Highway to Hell



- Tu comptes me laisser moisir ici longtemps ? Me demandes-tu

Tu as l'air de commencer à te calmer après le "foutue salope" ou alors c'est juste un air... Je ne sais toujours pas quoi faire de toi? Il me faut un peu de temps pour y réfléchir et à part si tu fais trop de bruit tu ne crains rien ici.

- Qu'est ce qui te donne le droit de me retenir au juste ? Me dis tu, un sourcil arqué.

Le droit, ce mot m'amuse! Il y a plus de règles mon petit vieux, ouvre les yeux! Pas de règles, pas de lois, pas de justice... juste de la survie... ces réflexions restent dans ma tête, je n'ai pas spécialement envie de bavardages inutiles... Juste un peu de temps... je t'observe un moment en tentant de te jauger.

- T'as faim? Tu veux un truc chaud?

Un peu de temps pour analyser la situation, je remonte à l'étage, te laissant attacher. Je chauffe un peu d'eau sur un petit réchaud, c'est silencieux. Quelques flocons de purée et du bœuf séché sont ce que j'ai de plus sympa et en quantité. Je sais tu as peut être des compétences en mécanique, oui c'est ça ma solution! Je redescends avec un bol chaud, je le pose sur le comptoir, déverrouille la culasse du glock. Je pointe l’arme et te tend le bol.

- je tirerais sans hésiter, y a des probabilités que j'arrive à filer avant que les choses débarquent!

Je te regarde fixement, tu prends le repas et je recule rapidement rangeant le flingue dans mon dos. Je m'accroupis dos au mur et continue à te regarder.

- tu t'y connais en mécanique?

Tu me regardes sans réfuter.

- Si tu m’aides à réparer une caisse, je te libère et te rends tes clés.

Tu hoches la tête après un petit temps. Tu acceptes le deal... mais comment puis-je te croire? Tu n'aurais aucun mal à me maîtriser si je ne suis pas assez rapide. Le glock est toujours prêt à tirer de toute façon. Je me penche et ouvre les menottes. Tu te relèves, porte ta main à ma gorge et me plaque contre un mur. Ma main glisse dans mon dos attrapant la crosse du glock... quelle importance c'est peut-être ainsi que ça doit se finir... ça a duré quelques microsecondes. Je relâche la crosse et mets mes mains sur le poignet qui m'enserre la gorge, tu libères l'étreinte et me pousse. Je retrouve vite mon équilibre, masse quelques secondes ma gorge et tu t'allumes une clope.

- Si tu comptais me retenir pour parer à ta solitude, tu t'y es foutrement mal prise.

Te retenir? Si je veux réparer la caisse ce n'est pas pour rester avec toi! Solitude... hum... oui ça me pèse surement mais moins que de devoir surveiller tes mouvements et les infectés en même temps.

- Si tu veux y a de quoi se laver à l'étage!

Je prends une douche rapide et ressors en shorty.

- on pourrait peut-être baiser ensemble? On n’est même pas surs d'être vivants dans deux jours, pas de sentiments juste prendre son pied Dis je aguicheuse

Tu me regarde un peu étonné et lève un sourcil... putain mais c'est quoi ton problème!

- T'es qu'une gamine ... .
- Gamine peut être mais avec libido normale! C’est quoi ton problème? T’es gay? T’es impuissant? Gamine ou pas j'en ai fait bander des mecs... aucun n'est resté de glace...pauv

Je n'ai pas le temps de finir mon dialecte colérique, tu me choppes de nouveau le cou mais moins violement cette fois avec une espèce de grognement et me scelle les lèvres avec un baiser brutal. Je finis sur le meuble de la salle de bain t'arrachant les vêtements. Sentir un corps chaud contre le mien, ressentir désir et ardeur sont des choses que j'avais oubliées mais qui me font délicieusement oublier dans quel univers de merde nous vivons.

Nous nous rhabillons silencieusement, aucun mot n'est nécessaire. Nous nous sommes faits plaisir et c'est tout. Oui, juste du plaisir sans contrainte et tu as été un amant plus que compétent. Je me mords la lèvre en y repensant et tu proposes de t'occuper dès maintenant des réparations. Je te montre la voiture en passant par les toits et bâtiments sans avoir à tuer de rôdeurs. Apparemment tu es réglo et tu ne mentais pas. Tu t'y connais en mécanique, tu bricoles tandis que je surveille mais tout est calme... peut-être même un peu trop. Ces travaux te prennent bien trois heures, je crois que c'est d'être le plus discret possible qui te rallonge les interventions. Je suis postée accroupie sur le toit véhicule, la lunette de mon arbalète me sert de jumelles. Quelque chose cloche,  comme un pressentiment, je t’en informe et je pars faire une ronde sur un toit. Les zoneurs ont une activité inhabituelle. D’habitude errant solitaire sans ordre, ils se sont réunis en un groupe d’une quinzaine. Ils ont l’air de suivre une cible commune, surement un animal… mais ils se dirigent vers mon mécanicien. Flèches… 17… trop risqué d’en perdre une, j’essaye de faire de grand signe mais tu ne les voies pas. Pourvu que ton sixième sens t’avertisse. Je n’ai pas le temps d’attendre la chance ou des pressentiments. Je prends une pierre et la jettes vers toi. Tant pis pour le bruit ! Tu me repères très vite et comprends mes signes, je te désigne la troupe et un bus. Je courre vers l’autre bout du toit où je pourrais protéger ta retraite, je sors les pointes et tire la première atteignant ma cible. Cependant deux rodeurs coupent ton chemin, je ne peux les viser. Il vaut mieux que je gère les autres qui avancent inexorablement vers toi. Je tire, je réengage, je tire, je réengage et merde tu fous quoi ? Pourquoi tu as ralenti ? Je tire, je réengage, je tire, je réengage… tu es dans le bus… 13 pointes et neufs rôdeurs… Je me déplace au fur à mesure et réussi à en éliminer six autres à distance… mais il en reste trois ! Tu es dans le bus, eux et moi à l’extérieur… je ne suis pas capable d’en exterminer trois au corps à corps. J’analyse la situation… Je dois pouvoir rejoindre la voiture réparée et filer de cette ville vu que tu les occupes cependant ce n’est pas très correct… humph

- Tu deviens sentimentale Deb ? me demande Junior
- Non pas vraiment, tu étais où ? Il ne répondra pas comme d’habitude Père a dit un jour que dans un monde en ruine fallait respecter ses convictions. Il m’a aidé, il aurait pu me tuer, je ne peux pas l’abandonner piégé
- tu vas risquer ta vie, pour un inconnu ?
- je ne sais pas, je hausse les épaules et me prends la tête entre les mains.
- C’est juste un amant de passage, il n’avait qu’à pas t’aider !
- Chut j’élève la voix, va-t’en, les infectés me regardent, je baisse d'un ton je ne le laisserais pas là-bas.

Je me tiens de nouveau la tête fermant les yeux, criant un dernier va-t’en, je sais qu’il n’est que dans mon esprit… Putain sort de mon esprit Junior.


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Ven 1 Mai - 12:03



Highway to Hell ♣

 

Ressentir à nouveau ce désir ardent et pouvoir un instant tout oublier pour se laisser complètement capturer par le plaisir. Juste toi. Juste moi. Juste nos corps répondant à leurs envies. Nous n'avons nullement besoin de nous parler par la suite. Nous avons simplement répondu à un besoin et cela ne nous engage à rien. Nous le savions l'un comme l'autre. Il demeure néanmoins que mon corps frémis encore après coup en y songeant tandis que je propose aussitôt de me pencher sur ton véhicule. J'ai dis que je le ferais et je tiens généralement parole. Pendant que je m'occupe de tes soucis mécaniques, tu surveilles les alentours, postée sur le toit de la bagnole. Tu m'informes un temps plus tard alors que les réparations me prennent pas mal de temps - discrétion oblige - que tu vas faire une ronde sur le toit du bâtiment le mieux placé, poussée par quelque chose qui semble te tracasser. L'instinct féminin ? De mon côté, je reste aussi vigilant que possible mais je ne peux me concentrer sur deux choses à la fois dans ma position. Je n'ai guère de champ de vision penché ainsi sur le capot et certaines tâches m'empêchent de relever régulièrement les yeux pour vérifier ce qui se passe autour. Je crois néanmoins que je peux compter sur toi, n'est-ce pas ?

Un moment plus tard, un bruit attire mon attention alors que je m'apprête à refermer le capot alors que j'en ai enfin terminé. Je te repère alors et comprends les signes que tu m'adresses alors que tu me désignes la troupe d'infectés arrivant dans ma direction et un bus. Je sais que tu couvriras mes arrières le temps de battre en retraite, cependant, deux rôdeurs se mettent en travers de mon chemin. Je m'en occupe tandis que tu gères les autres plus loin. Je peux entendre les flèches fendre l'air, accompagnées de ce bruit flasque et spongieux lorsqu'elles atteignent leur cible. Les deux rôdeurs après moi devraient s'avérer un exercice aisé mais un élément me déstabilise physiquement alors que je tourne sur moi-même pour trancher la tête des deux infectés qui se trouvent près de moi et je me tords méchamment la cheville dans le mouvement à cause d'un foutu nid de poule. Putain de bitume ! J'arrive à me débarrasser du premier sur ma trajectoire mais déstabilisé par la douleur et le déséquilibre qui me font plier un instant au sol, je manque le second que mon katana n'a eu le temps que de mordre la chair sur le côté de son cou. Je me redresse et tente de maintenir l'équilibre pour en finir avec lui mais je dois finalement y aller au couteau. Je traine ensuite la jambe sur quelques mètres en claudiquant pour rejoindre le bus. Étant donné ma douleur à la cheville, je risque d'être trop vite déséquilibré et de ne pas assurer. Je te laisse donc le soin d'en terminer avec les derniers en me faufilant à l'abri dans le bus. Abri trop précaire à mon goût mais je compte sur toi pour m'en faire dégager rapidement.

Tu sembles en proie au doute alors que tu te trouves désormais près d'eux. Putain qu'est-ce que tu fous ??!! Je te vois jeter un regard vers la voiture. Non putain, me fais pas ce plan !! Ils sont trois, me dis pas que tu peux pas en venir à bout ?! Qu'est-ce qui se passe au juste dans ta petite tête ? Je t'observe. Tu fous quoi à causer toute seule ?! Je n'entends pas ce que tu dis mais quelque chose cloche. Tu ne t'adresses pas à moi. T'as l'air d'une dingue. Plus encore lorsque tu élèves la voix.

- Chut ... va-t’en

Je te lance un regard halluciné. A qui tu causes au juste ??!! Tu attires l'attention des walkers qui jusqu'ici étaient tout regard vers moi, à griffer les vitres du bus. Tu te tiens la tête comme en proie à un délire hallucinatoire et tu demeures de longues secondes les yeux fermés tandis que j'hurle pour attirer l'attention des rôdeurs qui malgré mes efforts choisissent l'option la plus facile et plus à leur portée. Mes cris se dirigent vers toi mais je n’ai pas le temps de chercher à savoir si tu vas réagir. J'ouvre alors la portière à l'avant du bus et retient l'un des rôdeurs encore à ma portée par le col, enfonçant ma lame de couteau dans son crâne avant de l'éjecter sur le côté et de m'en prendre aux deux autres tout en attirant ton attention. Je douille salement en m'en prenant aux deux autres qui me forcent de par leur position à faire quelques pas de plus.

Tu reprends tes esprits et tu me soutiens d'un bras pour m'aider à marcher. Je ne fais aucun commentaire sur ton absence et tes propos incohérents. Je crois que t'as un grain mais pour l'instant, il est question de filer d'ici avant de nous retrouver à nouveau dans une position dangereuse. Tu proposes de nous diriger vers la pharmacie où on trouveras à coup sûr de quoi calmer la douleur et le nécessaire pour faire un bandage. C'est là aussi du matériel que je devrais toujours avoir dans mon sac.
Une fois le nécessaire récupéré, nous remontons à l'appartement où tu me donnes les premiers soins. Un peu de repos ne fera pas de mal, le temps que ma cheville dégonfle un peu. Nous décidons cependant de partir dès le lever du jour. Chacun prend son tour de garde jusqu'à temps de partir.
Au matin, tu rassembles quelques affaires pendant que je prends une douche dont je profite longuement, puis nous partons. Nous empruntons le chemin à l'arrière par lequel je suis arrivé.

- On prend le camion.

Ce n'est pas une question. Je me dirige derechef vers le véhicule qui nous attend pas très loin de l'entrée de la ville. J'ai malgré tout besoin de toi et tu pourrais très bien décider de me laisser tomber pour prendre ta voiture mais je reste quitte à me foutre dans la merde, quelqu'un d'entêté.

- Allez bouges ton cul si tu veux qu'on fasse un maximum de route.

Nous voilà à bord. Je te montre deux-trois trucs à savoir pour la conduite de cet engin. Moi je suis installé côté passager. Position qui me frustre quelque peu. Je déteste ne pouvoir avoir le contrôle présentement. L'habitacle demeure silencieux durant une partie de la route, puis j'aborde le sujet de ton absence la veille.

- Qu'est-ce qui t'as pris au juste ?

Je te signifies que ce n'est pas de la curiosité mais que j'aimerais surtout savoir dans un avenir proche lorsqu'il peut t'arriver d'avoir de telles absences. Question de sécurité et histoire de savoir s'il y a des éléments déclencheurs qui peuvent faire que je risque de ne pouvoir compter sur toi ou qui me pousseront à être plus attentif envers toi.



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MessageSujet: Re: Highway to Hell Ven 1 Mai - 16:48


Highway to Hell




Junior s’est tu. Je reprends mes esprits. Tu es sorti du bus et as achevé les trois derniers rodeurs. J’aurais pu le faire ! Je récupère mes flèches sur les corps. Je les essuies rapidement et viens t’aider à marcher. Je regarde rapidement ta cheville.

- Il te faut des bandages, du diclofénac et de l’héparine, il y a une pharma à côté

Remonté à l’appartement, je te mets la cheville dans l’eau.

- Laisse la dans l’eau pendant que je prépare la bouffe et les affaires, ne bouge pas, je te ferais un bandage après. Rassure toi à défaut de connaissances mécaniques, j’ai des compétences médicales.

Je prépare un truc chaud, répertorie le stock de nourriture et range quelques trucs dans des sacs. On mange sans un mot. Je te file le diplofénac et t’applique délicatement l’héparine avant de mettre la bande. Je prends une douche déambulant à demi nue en cherchant ce que je pourrais me mettre… la boutique de fringue me manquera. Je t’aide à monter sur le toit pour faire le premier tour de garde et je te relève au bout de 4 heures et te proposant de finir la nuit. Je monte sur le toit avec mon baladeur, j’ai réussi à trouver un vieux lecteur à piles. Je fais ma garde en taillant une béquille et quelques pointes. Le jour se lève, je redescends, prends une dernière douche et te réveille. Je prépare un dernier plat chaud…qui sait quand je pourrais de nouveau manger un truc cuisiné ! Je choisis une jupe courte noire, des chaussettes hautes, un chemisier blanc et un sweat à capuche puis je range deux trois fringues dans mon sac.

- On prend le camion, dis-tu sur un ton affirmatif

Euh oui mais non… je prends la voiture et tu prends le camion avec les cachets tu devrais pouvoir conduire ou pas !… et merde, je n’avais pas pensé à ça… tu ne pourras pas conduire et je n’ai pas envie t’avoir dans les pattes… et si tu n’avais pas réparé la caisse tu ne te serais pas tordu la cheville… fait chier ! J’hésite quelques minutes puis te propose d’aller devant, dans la nuit deux autres groupes de cadavres ambulants ont investi la ville, je dois m’assurer que nous ne tomberons pas dessus. Je mets le sac à dos et prends mon arbalète à la main. .J’attends de te voir au loin, je casse la vitre d’une voiture dans la rue, les trainements de pieds se font entendre. Je démarre le contact pousse le volume de la radio et cours vers ta position. Les rodeurs ne m’ont pas vu, ils avancent vers la sono improvisée. Je te rejoins au camion à contre cœur. Je range les sacs et prend le volant après que tu m’aies donné des instructions. Nous roulons depuis plus d’une heure quand tu me poses la question qui fâche.

- Qu'est-ce qui t'as pris au juste ?

Qu’est que ça peut te foutre ! T’es pas mort et j’aurais pu gérer si tu m’avais laissé un peu plus de temps. Certes tu me précise que c’est pour savoir si ça peut se reproduire, une histoire de pouvoir ou pas compter sur moi ! Non mais sérieux mec ! Je te sors froidement, limite énervée.

- T’es sérieux là ? Que ce soient des vivants ou morts-vivants, ce monde ne t’a pas appris à ne compter que sur toi ? Je ne te demande pas d’avoir confiance en moi puis je ne compte pas sur toi non plus.

Je regrette déjà mon ton froid mais mes frangins restent un sujet délicat et sensible.

- Mon père m’a dit un jour que dans un monde en ruine fallait respecter ses convictions. Des convictions qu’il m’a inculqué, tu m’as aidé alors que tu aurais pu me tuer donc je me sentais obligée de jouer les chauffeurs mais compte pas sur moi pour quoi que ce soit d’autre. Dis-je sur un ton plus calme

Nous faisons une centaine de kilomètres et je freine brusquement. Tu as l’air de somnoler surement les antidouleurs. Tu râles à mon coup de frein brutal. La route est bloquée par 4 voitures et les bords ont l’air trop meubles pour s’y aventurer, je risque de m’embourber, je coupe le moteur, jette un œil au bois alentours. Deux ou trois rôdeurs se faufilent dans l’ombre. Avant de sortir du camion, j’enclenche une pointe et sort mon poignard. Je descends prudemment, me dirige vers la première voiture à l’affût, elle est vide, je desserre le frein et la pousse sur le côté… pour passer il faut que j’en vire encore une ou deux. Un des bouffeurs de vivant sort de l’orée de la forêt, je tire, dans le mille. Je réarme et vise une autre cible. Je réenclenche et récupère les deux premières pointes dans un bruit de succion. Véhicule suivant, merde, occupé. Je pose l’arbalète sur le toit prends le couteau de chasse. J’ouvre la porte et d’un geste vif je plante le couteau mais je manque d’adresse et m’y reprends à deux fois. Raclement de pieds sur le sol, je choppe l’arbalète sur le toit et cible, là une seule fois suffit ! Je réarme, vire le mort-vivant de la voiture, desserre le frein et déplace l’engin… hum je devrais passer. Un coup de klaxon du camion me fait me retourner, cinq rôdeurs sont sortis des bois et se dirigent vers la cabine. Je monte sur un des toits et nettoie le périmètre à distance. Je retourne derrière le volant et passe entre les épaves. Je m’attends à d’autres embûches sur notre parcours.



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MessageSujet: Re: Highway to Hell Sam 2 Mai - 14:52



Highway to Hell ♣

  


- Qu'est-ce qui t'as pris au juste ? Question de sécurité et histoire de savoir s'il y a des éléments déclencheurs qui peuvent faire que je risque de ne pouvoir compter sur toi ou qui me pousseront à être plus attentif envers toi.

- T’es sérieux là ? Que ce soient des vivants ou morts-vivants, ce monde ne t’a pas appris à ne compter que sur toi ? Je ne te demande pas d’avoir confiance en moi puis je ne compte pas sur toi non plus.

- Ouais j'suis sérieux la môme alors ferme-la deux secondes au lieu de t'exciter ! On est censés faire un bout de chemin ensemble. Maintenant j'te demande si tu risques à nouveau de me foutre en danger, connasse. Le reste rien à carrer.

Ça m'apprendra à trouver une façon de formuler avec politesse que j'aimerais éviter dans un proche avenir que tu me refasses un épisode psychotique et me foutes ainsi dans la merde. Je n'ai certes toujours compté que sur moi comme je le mentionne aussitôt mais pour le coup, dans ma situation, ça change un brin la donne.

- Mon père m’a dit un jour que dans un monde en ruine fallait respecter ses convictions. Des convictions qu’il m’a inculqué, tu m’as aidé alors que tu aurais pu me tuer donc je me sentais obligée de jouer les chauffeurs mais compte pas sur moi pour quoi que ce soit d’autre.

- J'me balance de ton paternel et de tes foutus principes ! Ferme la.

Pas besoin d'en dire plus. Faire preuve d'un peu de sociabilité ne mène visiblement à rien. Tu peux aller te faire foutre. Là maintenant, je vais plutôt en profiter pour fermer l’œil un instant. Peu importe ce que tu peux balancer, je fais la sourde oreille. Putain de gonzesse. Ça veut se faire sauter et ensuite ça se sent obligé de l'ouvrir et de réagir comme si le moindre mot était susceptible de l'offusquer. J'ai toujours dis que les femmes c'était la plaie. Rares sont celles qui sortent du lot et qui font pas chier. Et toi, tu fais chier ! Réellement chier avec tes réactions à la con. Une fois mieux, il sera temps que nos routes se séparent.

Le silence règne désormais dans l'habitacle. Les kilomètres défilent tandis que je somnole. Je déteste être à moitié dans le coton, surtout dans le contexte actuel avec le danger qui rôde au moindre tournant. C'est d'ailleurs épuisant de devoir ainsi toujours être sur le qui vive. Mais soit, on a pas le choix.
Un violent coup de frein me sort soudain de ma torpeur. La route est bloquée par quatre véhicules placés en vrac et les bords ont l’air trop instables pour s’y aventurer. Je ne fais pas le moindre commentaire, ce serait inutile. Démerde-toi. T'es une grande fille, ton papa t'as bien éduqué.

Tu sembles savoir ce que tu fais en descendant du camion. A moins que tu n'aies de nouveau une absence un moment donné. D'ailleurs, je me demande si je ne serais pas foutu de te laisser crever là en cas de blême vu le taux d'exaspération qui réside en moi face à tes attitudes. Après tout tu l'as bien dis, il ne faut compter sur personne. En même temps, on ne peut pas dire que je sois mieux dans mon genre côté caractère mais moi au moins je sais la fermer quand il faut.
J'ai cependant pris sur moi pour te traiter avec respect .. plus ou moins disons ... jusqu'ici. Enfin bref, de mon côté, je me tiens prêt à toute éventualité tandis que tu nettoie la route. Armé de mon Colt, je me suis installé en position de tir par le toit ouvrant d'où seul une partie de mon buste dépasse au cas où la situation dérape. Le corps à corps n'est pas la meilleure option vu l'état de ma cheville même si ça s'améliore. Et t'aider présentement pourrait attirer d'autres rôdeurs dans les parages. Aussi, tant que tu t'en sors, je demeure tel quel. Tu t'en sors très bien. Cependant, alors que tu déplaces le véhicule, cinq rôdeurs sont sortis des bois et se dirigent vers le camion. Je donne un coup de klaxon pour attirer ton attention. Le bruit attirera sans doute moins les rôdeurs alentours que si je tire à plusieurs reprises. Tu réagis aussitôt et nettoies le périmètre en grimpant sur le toit d'un des véhicules.

La route étant dégagée, nous reprenons la route. Tout commentaire est inutile. Je suis décidé à la fermer. En chemin, je choppe un truc à grignoter dans un sachet de barres protéinées dont la date de péremption nécessite qu'elles soient rapidement mangées. Inutile de faire des réserves avec ça car elles ne seront bientôt plus bonnes. Et de toute façon il n’en reste que trois. Je t'en refiles une que je te lance. A toi de voir si tu te la gardes ou non pour plus tard.


usa  usa  usa


Les kilomètres défilent, les jours aussi. Entre nous règne un calme immuable ... une cohabitation forcée. Nous nous situons désormais au nord de l’État, près du lac Powell vers Antelope Canyon. Un lieu juste subjuguant de par sa beauté. Nous y faisons une pause alors que la fin d'après-midi s'annonce. Le temps se couvre au loin, les nuages se font menaçant et le vent s'est levé. Ça n'augure rien de bon. Mais je ne pense pas à en voir la météo au pire phénomène qui puisse avoir lieu dans cette région des États-Unis. Enfin ici et ailleurs ... . Je n'ai du venir en Arizona qu'une ou deux fois plus jeune et je n'imagine pas ce qui nous attend sur l'instant. Quoi qu'il en soit, nous décidons de nous arrêter près de la rivière qui coule tout près et d'improviser une baignade pour nous rafraîchir et faire un brin de toilette. Dans ce décor fantomatique, il n'y a pas le moindre rôdeur alentours. Il s'agit d'une zone touristique avec de vastes étendues de désert tout autour. Un coin à demi aride. Si l'on en croise par ici, il s'agira certainement d'anciens touristes. Nous n'avons croisés que de rares rôdeurs le long de cette route sinuant à travers cette partie désertique. Ce serait presque l'endroit idéal s'il y avait des abris dans le coin. Quoi que la réserve Navajo doit comporter encore quelques "habitants" dans le plus mauvais sens du terme.




Pour le moment, il n'y a de toute façon rien sur des centaines de mètres à pertes de vue. Nous profitons chacun de notre petite baignade. J'aurais presque envie de profiter tout autrement de ce bain improvisé mais tu me tapes trop sur les nerfs depuis la dernière fois pour que je puisse passer outre. Lorsque nous ressortons de l'eau, je ne tarde pas à remarquer que le ciel est d'autant plus couvert au-dessus de nous et que le bruit du vent se fait plus violent et intense à travers les roches. Quitte à faire un feu, autant que ce soit à l'abri et nous nous mettons à couvert de la roche près de la rivière. J'ai pu trouver entre temps depuis notre arrivée, de quoi rassasier nos estomacs avec de la viande fraîche. Il ne s'agit certes que de petits animaux mais il y a de quoi manger sur les deux spécimens que nous avons trouvés. Quelque peu à l'abri dans notre coin reculé et surplombé par la roche, nous ne nous rendons compte du temps affolant qui règne désormais plus haut que lorsque nous remontons pour ainsi dire à la surface de cette partie du canyon et que nous voyons environ un kilomètre plus loin, une colonne se former en partant du ciel jusqu'au sol. Une putain de tornade ! Le vent souffle à cet endroit déjà à n'en rendre que plus difficile l'adhésion au sol, surtout dans ce coin plat. On peut cependant miser sur le pot que nous avons de nous trouver à Antelope Canyon.

- On fonce au camion récupérer le nécessaire et on fonce droit dans cette gorge ! te braillais-je alors que le vent souffle si fort qu'on a du mal à s'entendre. Tu m'aides à aller jusqu'au camion vu que j'ai encore un peu de mal à marcher. Toutefois, la douleur ne réside plus qu'en une petite gêne mais inutile de forcer malgré tout. Nous récupérons l'important et le plus aisément transportable pour nous diriger ensuite à l'abri en descendant dans l'une des gorges du canyon. Le décor est sublime mais nous n'avons présentement pas le temps de nous y attarder. Vider le camion a été une mesure de précaution au vu du monstre qui se dirige droit vers nous et qui risque d'envoyer balader le camion comme un simple fétu de paille ... .







Le vent gronde dans un tonnerre assourdissant. on dirait une bête qui rugit. Et le vacarme provoqué par le monstre tourbillonnant qui se rapproche sans qu'on ne puisse savoir exactement où il se dirige ni où il en est de sa course infernale, est assourdissant et angoissant. Face à un tel phénomène météorologique, nous flippons l'un comme l'autre malgré la quasi sureté de notre abri car cinquante mètres au-dessus de nous, les passages sont trop étroit pour que nous soyons aspirés si la tornade venait à passer pile au-dessus de nous. Nous nous tenons toujours, bras dessus bras dessous alors que tu me soutiens malgré le fait que je n'ai plus réellement besoin d'aide. Je crois qu'on a besoin de l’autre par  recherche de réconfort sur l'instant. Nous avons cependant le choix de nous abriter plus loin en parcourant la gorge mais il y a des endroits au-dessus de nous où les ouvertures sont larges de deux mètres voir plus. Et pour se rendre à l'espèce de caverne souterraine plus loin, il nous faut passer par ces zones dangereuses. A toi le choix Deborah ... .



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MessageSujet: Re: Highway to Hell Dim 3 Mai - 5:10


Highway to Hell



Depuis notre petite altercation verbale du début de voyage, le trajet était plutôt silencieux. De toute façon, je n’ai jamais été très loquace… enfin sauf certaines fois… bref, j’évite d’y penser et que dieu me préserve de revivre ce genre de situation… Dieu… je souris toute seule, tu somnoles, un dieu il ne doit plus il y en avoir vu le monde apocalyptique que l’on traverse… Je n’ai pas à me plaindre, la cohabitation est certes contrainte mais elle se déroule plutôt bien. Tu es plutôt correct même si je préfère quand tu somnoles où je t’observe en douce. Tu ne m’emmerdes pas quand j’ai besoin d’une pause. Tu me proposes boisson ou nourriture lorsque je conduis à moins que ce soit pour être sure que je tienne le coup. Pour dormir, le camion est plutôt agréable, je te laisse la couchette pour ta cheville mais la banquette est confortable et surtout je m’y sens en sécurité. Il est haut, ferme bien, les morts errants ne peuvent pas nous atteindre. Une fois les zones boisées disparues, à part quelques voitures et quelques rôdeurs, la route est plutôt calme. Je crois que ça nous convient à tous les deux, les kilomètres et les jours se consument tranquillement tandis que nous sommes au Nord de l’Arizona. Nous faisons une halte vers Antelope Canyon. Le cadre est époustouflant, du sable rouge orangé à perte de vue au sud et au Nord la rivière Colorado. J’en oublierais presque ce que nous vivons. Nous sommes proches de la fin d’après-midi, nous faisons halte à quelques miles de Pages.
La rivière qui s’écoule en contrebas, nous appelle à une baignade improvisée. Après quelques jours de route, l’eau malgré sa fraicheur est un délice. Le temps est couvert mais encore agréable. Tandis que je m’ébats dans l’eau, comme une enfant mais à l’affut de la moindre ombre qui bouge, tu n’es plus en vue. Le ciel continue de se couvrir. Tu reviens avec un butin de chasse et de quoi faire du feu. Tu choisis un lieu à l’abri du vent, je sors de l’eau, nue et me sèche avec un tee-shirt. J’enfile rapidement mes fringues sèches, un pull et un jean. Le vent s‘est intensifié et des nuages rouges se soulèvent du sol, tu as l’air légèrement inquiet. Tu te lèves, le vent souffle de plus en plus fort

- On fonce au camion récupérer le nécessaire et on fonce droit dans cette gorge ! me cries tu en désignant un point au loin.

Il s’agit d’un halo rouge orangé assez lointain. Sans éteindre le feu, nous récupérons rapidement nos sacs dans le camion et nous enfonçons dans une gorge étroite. Pas rassurant en cas de pépin, nous serons piégés, je te soutiens un moment… étrangement malgré ma méfiance des humains te sentir me rassure un peu. Nous faisons quelques pas dans le couloir formé par les deux immenses parois érodées par l’eau et le temps. Le vent s’engouffre entre les roches et fait naître des cris qui me donnent la chair de poule… quoique ce n’est pas le son qui me fait flipper mais plutôt le fait que cette chose, on ne peut pas la tuer ! Je crois qu’en cet instant, une horde de zombies m’effrayerait moins, je me retourne tétanisée. Maintenant on voit distinctement l’entonnoir géant qui va du sol au ciel entouré de sable rouge et d’autres objets dont je ne distingue pas la nature. Je sens qu’on me tire par le col, je sors de la léthargie qui n’a duré que quelques secondes. Tu me montres à une vingtaine de mètres une ouverture sombre dans la roche. J’accrois ma vigilance, je te soutiens tout en tenant mon couteau de l’autre côté… J’ai l’impression que les murs du canyon se rapprochent me donnant une sensation d’oppression…

- Reste calme, mon petit démon tout ira bien

Oh non pas maintenant… rester concentrée, cette voix n’est que dans mon esprit… Et cette gorge qui n’en finit pas, l’entrée dans la paroi me parait toujours plus loin… A mon grand soulagement, on finit enfin par rejoindre le lieu. C’est une sorte de grotte dont le plafond s’élève en cheminée d’où le ciel orageux est visible. Je pose mon sac et arme mon arbalète. Un couloir à droite doit être exploré. Je me retourne vers toi, je respire un grand coup et t’annonce.

- Repose ta cheville, elle risque d’enfler de nouveau, je vais explorer

Je prends une torche et m’aventure un peu tremblante dans l’étroit couloir. La tornade fait bien trop de bruit pour que je puisse entendre si un infecté est présent, ça me mets les nerfs à vif mais j’avance en frissonnant. Si je me fie à mon odorat, il y a un mort en décomposition qu’il soit animé ou pas. Je me prépare à l’attaque mettant prudemment un pied devant l’autre. Je débouche très vite sur une impasse. Une crevasse emplie d’eau et trois corps abîmés par des animaux, en regardant de plus près, il s’agit sûrement d’une famille. Deux adultes et un enfant, un seul a l’air d’avoir subi une mutation, l’enfant mais il a un trou dans le crane il ne se relèvera pas… l’homme a dû tuer la femme puis retourner l’arme contre lui. Je me baisse pour récupérer l’arme le cadavre de l’enfant bouge, je recule vivement, un rat en sort, je tire. Je prends ma flèche et l’arme et retourne te voir. Tu as allumé un petit feu, les gens que j’ai découverts avaient surement dû en faire. L’arbalète en main je marche de long en large, je frissonne toujours et me tourne :

- tu crois que les rats peuvent être contaminés ?...et les poissons, ils deviennent des bouffeurs ? je continue mon monologue absurde pendant un long instant sans attendre ni entendre de réponse de ta part
- Le rugissement résulte de l'interaction turbulente des vents violents avec le sol. C’est un phénomène naturel, m’énonce Junior
- Oui c’est ça la friction de l’air au sol… puis la différence de pression atmosphérique va amplifier ou diminuer l’intensité de la tornade

Je te fais face, je ne saurais dire ce que tu penses, tu as l’air intrigué ou tu me prends pour une folle ou je te fais pitié peut-être ?

- Excuse moi je n’arrive pas à me contrôler, c’est flippant ça… oui je sais les rodeurs aussi… mais… je tente de me justifier en agitant nerveusement la main qui ne tient pas l’arme.

Tu me fais signe de venir, je me baisse tu prends l’arbalète, la pose au sol. Tu me prends la main, je tremble encore et me rapproche de toi. Je viens entre tes bras, hésitante au début, je finis la tête sur ton épaule, mes bras autour de ton cou et tes bras qui m’entourent. J’entends ton cœur, malgré le brouhaha du vent… ou alors c’est peut être car je me concentre que sur toi, ça me parait plus rassurant… mon bras glisse sur ton torse, mon esprit est de plus en plus nébuleux, mes frémissement cessent, le vent lui poursuit son concert et je m’assoupis protégée de tes bras. Quand je m’éveille, l’aube est là. Je suis toujours dans tes bras, tu es appuyé contre la paroi, le feu s’est éteint… et le bruit aussi. Tu suggères de se reposer aujourd’hui pour que l’on se remette de notre nuit. Ce que j’approuve volontiers. Je plonge mon regard dans le tien l’espace d’un instant. Je t’embrasserais bien… ma méfiance protectrice accoure au galop, je me lève et m’étire. J’ai du sable un peu partout, je me secoue tant bien que mal.

- Ça te dit, j’irais volontiers me rincer de ce sable dans la rivière ? Te dis-je arborant un sourire taquin

Avant de sortir, j’inspecte mon arme retirant le sable dessus. Nous retournons vers l’eau, élimant un rôdeur au passage… La tornade a dû en charrier quelques-uns. Préférant un coin moins exposé, tu m’entraînes vers une cascade que tu as repérée la veille. On fait le tour pour sécuriser un peu les lieux, tout va bien. Je me déshabille, secoue le sable de mes affaires et les replie sur mon sac. J’entre dans l’eau, nue, diluant le sable qui me colle à la peau, je plonge et j’émerge à demi. Tu es toujours habillé sur la berge. Je tends la main vers toi avec un clin d’œil, l’invitation est lancée. Tu prends nos sacs et les pose au plus près de l’eau contre la paroi, avant de me rejoindre en disparaissant quelques secondes sous l’eau. Tu ressors en te glissant tout contre moi. Mes bras entourent ton cou, je vrille mon corps au tien et te mordille gentiment la lèvre.


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Dim 3 Mai - 10:59



Highway to Hell

  

Je prépare un feu tandis que tu pars en exploration armée de ton arbalète. Je suis doublement inquiet face aux menaces que l'on pourrait éventuellement rencontrer ici mais c’est le seul refuge qui s'est trouvé le plus proche et le plus sûr dans un premier temps. Toutefois, le vacarme raisonnant au-dessus de nos têtes et qui s'amplifie d'autant plus en se glissant entre les parois étroites est un réel handicap pour parvenir à détecter la présence de rôdeurs à l'ouïe. Il va nous falloir être d'autant plus vigilant. La douleur à ma cheville semble s'être réveillée alors que nous avons pressé le pas jusqu'à cette gorge. J'aurais sans doute du descendre les escaliers métalliques un peu moins vite. Trop abruptes et trop de poids sur le dos. Mais nous n'avions guère le choix au vu de la tornade qui s’est formée malgré la distance à laquelle elle se trouvait. C’est là que réside tout le piège, on croit le phénomène loin et en un clin d’œil, le voilà sur nous.

Tu es de retour. Tu sembles nerveuse mais tu m'informes qu'il n'y a rien à signaler dans les environs.

- Tu crois que les rats peuvent être contaminés ?...et les poissons, ils deviennent des bouffeurs ?

Tu ne sembles pas vraiment t'adresser à moi mais je te glisse tout de même :

- On serait dans un sale pétrin si c'était le cas.

Tu marche de long en large, l'air complètement ailleurs. On dirait que tu cherches un moyen de te rassurer en raisonnant sur l'explication de ce phénomène météorologique. C'est un moyen comme un autre. Je t'observe sans dire un mot mais je dois avoir une drôle d'expression car tu me fixes un instant l'air intriguée. Tu dois te demander ce que j'ai en tête.

- Excuse moi je n’arrive pas à me contrôler, c’est flippant ça… oui je sais les rôdeurs aussi… mais…

Je t'adresse un signe de la main qui signifie que tu n'as pas à t'excuser ni te justifier. Je comprends tout-à-fait ton angoisse car je la partage. Je te fais alors signe de venir près de moi en te tendant la main. Tu trembles. Je t'attires entre mes bras et malgré ton hésitation, tu te blottis bientôt tout naturellement contre moi tandis que tout aussi intuitivement, je place mes bras autour de toi. Tes cheveux effleurent l'une de mes mains. Discrètement j'enroule mes doigts autour de quelques mèches avant de muer mon geste en une caresse apaisante. C'est drôle comme dans ces moment-là, on peut revêtir une toute autre attitude. Je ne ressens plus aucune rancune envers toi ou alors elle est annihilée par notre angoisse commune. Quoi qu'il en soit, si je t’apporte un certain réconfort par cette étreinte, il en va de même via la façon dont tu m’enserres toi aussi entre tes bras. Je ne nourris aucune pensée déplacée, je suis juste bien et en partie apaisé par ton contact même si en soit, il n'a rien de rassurant. Je veux dire dans le sens où ce n’est pas ce qui nous sauvera. Mais au moins aurons-nous partagé une proximité qui aura aidé à faire diminuer un brin l'angoisse qui nous ronge tous les deux. Un soutien mutuel qui n'est pas sans importance.

Tu t'assoupis finalement alors que ce concert infernale semble prendre de l'amplitude. Tu peux dormir, je veille sur toi. Je dois avoir moi-même un instant de relâchement à un moment donné car lorsque je rouvre les yeux, le feu faiblit peu à peu. Le calme qui m’accueille est d'autant plus surprenant en comparaison avec le vacarme qui a régné quelques minutes plus tôt. A moins qu'il ne s'agisse d'heures ... ? Je ne crois pas m'être assoupi longtemps, cependant qui sait ? Appuyé contre la paroi, je refuse de bouger pour ne pas te réveiller. Je t'observes du coin de l’œil alors que tu reposes toujours entre mes bras qui eux non plus ne t'ont pas lâché une seconde. Tu es ... belle. Vraiment très belle. Et cette constatation aussi étrange que ce soit, ne me frustre aucunement, là où quelques jours plus tôt, je rageais presque de voir une enveloppe si délicieuse abriter une personnalité aussi gonflante. Ouais pas si gonflante que ça au final, j'ai sans doute exagéré. Je manque de tact avec les gens car je n'ai plus l'habitude de les fréquenter si ce n'est quelques personnes brièvement rencontrées en route jusque là. J'imagine que mon côté exécrable et rustre se manifestent comme pour me protéger. Une façon de pousser les autres à ne pas s'attacher à moi et à les pousser à montrer leur plus mauvais côté afin d'avoir une raison là aussi de ne pas m'attacher en retour. Cependant les péripéties d'hier soir ont fait tomber en partie ces barrières. Ce n'est pas un mal. Peut-être arriverons-nous à nous entendre pour la suite ... un minimum.

Tu ne tardes pas à t'éveiller à ton tour. Un sourire discret nait sur mes lèvres alors que tu remues doucement et que tu relèves la tête vers moi. Sans vraiment calculer, ma main se pose dans tes cheveux que je caresse brièvement comme pour te dire bonjour.

- Tu peux être rassurée. La tornade est passée, tout est redevenu calme.

Je suggère alors de ne pas reprendre la route tout de suite, qui plus est, nous n'avons pas encore vu l'étendu des dégâts plus haut et j'ose espérer que le camion est resté sur ses quatre roues, sans avoir souffert de dommages trop important. Avec un peu de chance, la tornade a changé sa course au dernier moment. Mais je ne crois cependant pas avoir entendu de vacarme métallique si ce ne sont quelques grincements déjà présents avec le vent. Quoi qu'il en soit, profitons du calme pour nous reposer. Ça fait des jours que nous sommes sur la route.

- Ça te dit, j’irais volontiers me rincer de ce sable dans la rivière ? dis-tu, un sourire taquin aux lèvres.

Sourire propre à m'en tirer un à mon tour tandis que je constate que je suis quasiment dans le même état. On a également du avaler notre lot de poussière de sable au passage vu la façon dont je tousse un instant. Tandis que tu inspectes ton arme en retirant le sable dessus, je fais de même avec nos sacs et ma lame que je retire de son fourreau pour voir si elle a mangé elle aussi. Je renverse son étui pour vider les grains qui s'y sont glissés puis passe un coup sur la lame avant de la replacer dans son fourreau. Je bois un coup de flotte et te lance la bouteille. Attrapes ! Je te souris à nouveau. Je crois que je n'avais plus souri comme ça depuis longtemps et ça me fait une drôle d'impression mais c'est agréable.

Nous retournons vers l’eau, élimant un rôdeur au passage. Ma cheville me fait bien moins mal. Cherchant un coin moins exposé, je t’entraînes vers une cascade que j'ai pu repérer la veille de mon côté lorsque je suis parti chasser. RAS aux alentours. Je te laisse profiter d'une baignade tandis que je reste sur la rive au cas où des rôdeurs s'amèneraient dans le coin. Je pourrais détourner le regard tandis que tu te déshabilles mais il y a tellement peu de plaisir en ce monde désormais que je ne désire aucunement me priver de ce luxe que tu offres à mes yeux, hormis si tu me le demandais. Je sais encore faire preuve d'un certain respect dans ces conditions.

Tu finis par te glisser dans l’eau, nue ... superbe. Tu plonges un instant puis lorsque tu refais surface, tu tends la main dans ma direction comme une invitation, soulignée de ce sourire, lequel j'affectionne de plus en plus à mon grand étonnement. Tu me surprends agréablement et après un coup d’œil alentours, je décide de te rejoindre. Nous aurons bien le temps en cas d'intrusion, de réagir à temps. D'humeur taquine certainement née du soulagement qui résulte du fait que nous nous en soyons sortis, je disparais sous l'eau peu après m'y être glissé et je réapparais en me glissant tout contre toi. Mes mains glissent le long de tes chevilles pour remonter sur tes cuisses puis sur ta taille alors que j'émerge enfin de l'eau.
Tes bras se glissent autour de mon cou tandis que d'un bras je t'entoure au-dessus des hanches. Je veux te sentir tout contre moi. Plus proche encore. Ma virilité manifeste le désir que tu fais naitre en moi. Tu me mordilles tendrement la lèvre et je réponds par un baiser tout aussi tendre. Mes mains se placent de chaque côté de ton visage, j'approfondis notre baiser qui monte en intensité tandis que mes mains elles, glissent à nouveau sur ton corps jusqu'à tes hanches. Je te soulèves pour te guider contre une paroi non loin et nous laisser aller à la sensualité de l'instant. Je suis plus doux que la dernière fois, plus tendre aussi. Nous avons besoin de douceur présentement avec les récents évènements, même si une passion torride nous possède au fil des minutes.

Doux moment de sensualité qui nous étreint de longues minutes. Nous en avions réellement besoin après tout ça. En regagnant la rive après un petit instant de jeu durant lequel nous nous plaisons à nous envoyer des gerbes d'eau comme des enfants qui se livrent à une bataille, nous sommes, du moins, je le crois aussi pour toi, bien plus détendus. Toute tension entre nous a visiblement disparue. Si bien que je songe presque à m'excuser pour les mots que je t'ai dis l'autre jour. Cependant ma fierté reste ce qu’elle est et je ne me décide pas à formuler ces excuses. Pas encore. Et même peut-être jamais. Parfois les attitudes et les actes suffisent à se faire pardonner. Tandis que tu te rhabilles, je fais de même et me glisse un instant brièvement derrière toi en passant pour récupérer mon t-shirt, et dépose un baiser dans le creux de ton épaule. Petite marque d'une affection qui semble grandir pour toi. Ce n’est en rien une promesse, juste une envie sur le coup. Je ne sais même pas si je peux appeler ça de l'affection. Soyons réaliste, sans doute que oui.
Agenouillé au sol pour farfouiller rapidement dans l'un des sacs, du bruit attire notre attention.

- Putains de rôdeurs ... .

On rassemble nos affaires rapidement tandis qu'on les voit se pointer à l'horizon. Où fuir ? On aurait plusieurs options si ils n’en débarquait pas soudain de toute parts. Nous aurions sans doute du nous montrer plus discret lors de notre baignade mais malgré tous nos efforts, le plaisir nous a tiré quelques râles sourds malgré que nous avons tenté de les étouffer.
Putain, ces saloperies avancent plus vite que d'habitude et avec ça, d'autres approchant quelques mètres plus haut parviennent à tomber non loin de nous en faisant une chute vertigineuse depuis le sommet du canyon. Et bien sûr la chute est loin de les tuer même si les corps sont dans un drôle d'état en atterrissant. Il y a peut-être une autre option. Nous filons derrière la cascade. Il y a parfois des ouvertures dans la roche placées juste derrière le rideau d'eau. Bingo !  néanmoins, à croire qu'il reste un minimum d'esprit aux infectés, ces derniers parviennent à nous suivre et à comprendre par où nous avons disparu. Certainement guidés par leur odorat.





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MessageSujet: Re: Highway to Hell Dim 3 Mai - 17:42


Highway to Hell



Si tu n’avais pas bien saisi ma proposition dans la grotte lorsque je t’ai parlé de se rincer, mon invitation actuelle ne laisse planer aucun doute sur ce que je souhaite et contrairement à la première fois tu y réponds rapidement. Je sens très vite ton désir masculin lorsque tu m’étreins. Bien que moins brutaux nos ébats sont tout autant passionnés… un peu de tendresse dans cet univers de fou est une sensation singulière dont nous profitons pleinement durant un moment. Après avoir joué un peu dans l’eau, nous rejoignons le bord. Le reste d’animosité qui pouvait substituer entre nous après ce twister nocturne s’est évaporée avec notre jouissance sexuelle. Je commence à m’habiller, tu passes dans mon dos et dépose un baiser sur mon épaule. Un frisson me parcourt, j’enfile mon sweat… Putain c’était quoi ça ! Doux, agréable… mais hors de question… trop dangereux d’apprécier un humain, je n’ai pas le temps de m’appesantir sur la question tu me tires de mes pensées.

- Putains de rôdeurs ... .

Je jette un rapide coup d’œil autour de nous. On ne fera pas le poids. D’où viennent-ils si nombreux ? Ils n’ont pas l’air de nous avoir vus mais ce n’est qu’une question de temps. Tu me fais signe et nous nous dissimulons derrière le voile d’eau formé par la chute. Heureusement il y a un passage, nous nous y engouffrons. Comme la plupart des canyons, le sol doit être un gruyère plein de trou, certains se rejoignant, d’autres non ! Nous avançons quelques mètres avant d’entendre les charognards, ils doivent nous sentir. Ta cheville a l’air de nouveau sensible, tu ne pourras pas courir ! Tu avances péniblement jusqu’à une bifurcation, je marche à reculons prête à tirer dès que le premier sera visible. Tous mes sens sont en alerte. Tu tapes sur mon épaule pour me faire choisir un des tunnels, tu veux te fier à l’instinct féminin ? Les raclements de pas sur le sol sablonneux se rapprochent, nous ne les voyons pas mais les entendons. Amstramgram… non on n’a pas le temps, je désigne le couloir de droite. Tu me fais confiance et nous prenons celui de droite. Il se termine par un trou d’eau comme dans la grotte de cette nuit… les bruits se rapprochent…

- Vas y, je couvre ta retraite ! Dis-je froidement

Tu as l’air d’hésiter. Je plante au sol trois pointes, sort mon couteau de chasse que je glisse dans ma botte. Je m’agenouille bien campée en position de tireuse, tu es encore là.

- Bouge, je me déplace plus vite que toi avec ta cheville, je chuchote sur un ton exaspéré qui trahit un peu de crainte, je te rejoindrais…ou pas je ne finis pas ma phrase gardant cette pensée pour moi.

Je pose la lampe torche à mes côtés et bande mes muscles pour la première valve tandis que tu t’enfonces dans l’eau. Tir un, le mort vivant s’effondre dans un splash spongieux. Réarmé, attente, bruit de pas, tir 2 réussi. Je réenclenche, tu dois avoir assez d’avance, tir 3 parfait mais les grognements s’intensifient. Ils arrivent à plusieurs, je prends la torche et une grande bouffée d’air, je saute dans l’eau, suivi par au moins deux cadavres ambulants qui coulent aussitôt vers le fond. En coulant, l’un d’eux attrape ma cheville et m’entraîne… merde, je panique… non rester calme, je me débats, je heurte une paroi déchiquetant ma jambe. L’air va me manquer, je file deux trois coups de pieds désordonnés à mon assaillant, la prise se relâche… je manque de temps, je remonte la paroi à la recherche d’un passage, j’ai perdu ma torche. Une main choppe mon poignet, elle est chaude, c’est toi. Je te suis, je n’ai plus d’air, mes poumons vont imploser, j’avale de l’eau et me retrouve quelques secondes plus tard à genou recrachant toute l’eau ingérée. Ma gorge me brûle, j’essaye bruyamment de ré oxygéner mon corps. Je me redresse secouant la tête, ma jambe saigne mais je ne ressens rien avec l’adrénaline qui court dans mes veines. Je pose un garrot avant de te rejoindre. Nous avançons prudemment mais ne rencontrons pas d’autre créature. Nous remontons le canyon pour rejoindre le véhicule. Les morts vivants semblent se diriger vers la réserve Navajo de Salt Lake mais ce n’est pas mon problème, nous ne sommes plus leur gibier ça me convient. J’essore mon sweat et passe devant tandis que tu couvres nos arrières. Mon arme est parée. Nous rallions doucement le camion en restant aux aguets. Le véhicule est couvert de sable et s’est déplacé de quelques centimètres. Tu décides de regarder si le moteur a subit tandis que je me change sur le toit surveillant les alentours.

- ça ira ? Il faut y aller, désignant un point au loin.

Je n’en vois qu’un mais je préfère ne pas attendre d’en voir plus. Ma jambe commence à se faire sentir. Tu rabats le capot, je me mets derrière le volant et démarre tandis que tu te changes. En te rasseyant tu remarques le sang sur le pantalon qui a déjà teinté mon pantalon propre. Tu me questionnes, je hausse les épaules ce qui a l’air de t’agacer. Tu réitères ta demande.

- ça va aller ! J’ai dû m’écorcher sur la paroi dans l’eau, je ne pense pas avoir été griffé. Je regarderais ça dès que nous serons plus loin.

Tu en profites pour revenir sur le sujet de mon comportement sur le toit quand tu étais dans le bus. Humph… pas cette question… Je ravale ma salive et mon envie de t’envoyer bouler. Je désigne l’avant de mon sac, tu en sors une photo soigneusement emballée où l’on voit ma famille, mes frères qui me ressemblent, mon père et le reste de ma famille lors de notre dernier barbecue avant l’épidémie.

- C’est la dernière fois que je voyais les miens. Depuis mon père est mort, David l’un de mes frères aussi et il y a environ 5 ou 6 mois, j’ai dû éliminer Junior avant qu’il ne se transforme, … depuis je l’entends souvent mais contrairement à ce que tu pourrais penser ça n’a jamais mis ta vie en danger… ça ne dure jamais plus de quelques minutes ! Je n’aurais pas survécu seule sans lui, je déglutis tout ce laïus sans t’accorder un regard

Je ne veux pas voir ta réaction que ce soit de la compassion ou autre. Mais nous avons tous perdu des êtres chers et les évoquer est toujours un sujet sensible.


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Mer 6 Mai - 15:59



Highway to Hell

  

Contraints de devoir fuir, nous trouvons un passage derrière la cascade mais les raclements au sol et les grognements qui résonnent nous indiquent que ces saloperies ont suivi et se rapprochent. Nous prenons un couloir à droite, misant sur la chance et atterrissons vers un trou d'eau. Les canyons comptent généralement leur lot de galeries et si la chance décide de rester avec nous, nous pourrions bien trouver une sortie en passant sous l'eau. Pas le choix de toute façon, nous ne pouvons rebrousser chemin.

- Vas y, je couvre ta retraite !

J'hésite un instant mais je ne te servirais à rien vu l'étroitesse des lieux qui ne nous permet même pas de nous tenir côte à côte. Tu as assuré jusque là et tu devrais t'en sortir mieux que moi avec cette cheville qui me relance à nouveau. J'y vais. Inutile d'y réfléchir plus longtemps. C'est la première fois que je manifeste une telle hésitation, envers toi ou autre. Plonger ainsi sous l'eau alors qu'on n'est sûr de rien fout un tantinet la pression. S'il y a bien une sortie, où se trouve-t-elle ? Tiendrais-je la distance jusqu'à cette hypothétique dernière ? Je ne tarde pas à retrouver la lumière du jour et à remonter à la surface environ cent mètres plus loin. Peut-être moins. Par mesure de précaution, après avoir posé les affaires, je replonge pour voir où tu en es. Je retrace les quelques mètres puis te choppes par le poignet. Tu as l'air à bout, tu as du rencontrer des difficultés dans l'eau. Nous ne faisons pas de mauvaises rencontres sur le retour et nous retrouvons le camion sur ses quatre roues, toutefois il s'est légèrement déplacé.
Au loin, les infectés nous tournent le dos, prenant la direction de la réserve Navajo. Inutile de nous faire remarquer à ce stade. Le camion est recouvert de sable et je jette un œil sur les éventuels dommages causés au moteur tandis que tu surveilles les alentours depuis le toit.

- Ça ira ? Il faut y aller.

- Ça n'a pas l'air. On va vérifier ça tout de suite.

Tu me désignes un point au loin. Autant ne pas trainer. De toute façon ça devrait le faire, et on va voir ça pas plus tard que maintenant. En remontant je remarque le sang sur ta jambe. Je me passerais bien de te questionner mais un effort est nécessaire de ma part, même si j'imagine mal que tu puisses te faire mordre et demeurer de la sorte. Comme je m'y attendais, tu réagis par un simple haussement d'épaules. Je réitères ma demande non pas par des mots mais par un regard dubitatif.

- Ça va aller ! J’ai dû m’écorcher sur la paroi dans l’eau, je ne pense pas avoir été griffée. Je regarderais ça dès que nous serons plus loin.

- Ouais, on regardera ça.

Quitte à t'enquiquiner un peu, le sujet du bus est de nouveau sur le tapis. Je dois avoir pris goût à ta façon de m'envoyer me faire foutre parfois, j'imagine. Toutefois j'y échappe alors que tu sembles décidée à te contenir. Tu me désignes alors l’avant de ton sac d'où je sors une photo soigneusement emballée. Rien que le soin apporté à sa protection témoigne du fait qu'il doit s'agir de personnes chères à ton cœur. Sur le cliché figure un groupe. Je me doute qu'il doit s'agir de ta famille vu les traits de ressemblance pour certains.

- C’est la dernière fois que je voyais les miens. Depuis mon père est mort, David l’un de mes frères aussi et il y a environ 5 ou 6 mois, j’ai dû éliminer Junior avant qu’il ne se transforme, … depuis je l’entends souvent mais contrairement à ce que tu pourrais penser ça n’a jamais mis ta vie en danger… ça ne dure jamais plus de quelques minutes ! Je n’aurais pas survécu seule sans lui.

Tu déclares tout ça sans m’accorder un regard. On sent encore combien tu as du mal à aborder le sujet. Je demeure neutre malgré tout. Les regards se voulant emplis de compassion, très peu pour moi. Je range la photo dans ton sac. Je comprends mieux. J'hésite à te parler de ce qui me pousse sur la route. Pour ce que tu peux en avoir à foutre, surtout maintenant où j'imagine très bien que tu as juste besoin de silence.
Je n'évoque ainsi que les raisons qui me poussent sur la route lorsqu'on partage une pause en cours de trajet afin de refaire le plein d'essence et que l'on parle de la nécessité de trouver un véhicule en bon état de marche qui consommera moins que ce foutu camion qui même s'il offre des sécurités de par la hauteur de la cabine et sa robustesse ainsi qu'une couchette à l'arrière, n'est pas sans divers autres types de contraintes. Si ces véhicules ne consommaient pas tant, j'aurais certainement opté pour ce moyen de transport à plus long terme mais soit, revenons sur le sujet dont Deborah et moi discutons.

- Moi le Colorado, toi New York. On peut encore faire un bout de chemin ensemble et nous nous séparerons le temps venu lorsqu'on aura trouvé deux véhicules pour poursuivre chacun de notre côté. Marché conclu ?

Tu comprends que c'est une simple proposition qui émane du fait que à deux on s'en sort généralement mieux. Nous décidons alors de reprendre la route. Et comme par un coup du sort, le camion finit par nous lâcher après un certain temps de trajet en plein milieu d'une route de forêt. Magnifique. Dans l'idéal, j'aurais préféré lâcher le camion une fois trouvé un véhicule moins gourmand mais à croire que mes paroles ne lui ont pas plu à son propos car c'est lui qui nous laisse tomber en cours de route. Avec ça, nous sommes à quelques kilomètres de la prochaine ville.
Transporter les bidons d'essence avec nous n'est pas gérable, toutefois, vu la distance où se trouve la prochaine ville et si on a le pot de trouver une voiture, nous pourrons revenir en arrière aisément vu le peu de distance entre un point et l'autre une fois motorisés. En attendant, on planque donc les bidons à l'abri sous la végétation au cas où il y aurait du passage dans le coin. Des vivants s’entend ... .

Autour de nous, la forêt s'étend. Nous redoublons de vigilance au moindre craquement. Nous nous arrêtons juste une seconde pour boire. Il me semble entendre un couinement au loin. Rien qui ne me suggère le grognement caractéristique d'un rôdeur, ni un pépiement d'oiseau. Nous décidons de poursuivre. Le couinement semble plus clair au fil de notre progression et je comprends bientôt qu'il doit s'agir d'un animal. Plus nous marchons plus il me semble discerner une masse sombre qui remue plus loin en bas d'un fossé sur notre gauche. Une fois réduit la distance, il s'agit d'un chien. Gros gabarit, pelage noir et feu. Je te lance un regard.

- Surveille pendant que j'essaye de le dégager.

En effet, le chien semble blessé et se trouve pris au piège dans quelque chose que j’ai encore du mal à discerner. J'aurais bien du mal à ne pas venir en aide à cet animal, hormis s'il se montre réellement agressif. Comportement qu'il adoptera à coup sûr à mon approche mais nous verrons bien s'il est susceptible d'être dangereux par la suite.

Je m'approche sagement, adoptant une attitude calme et des gestes doux pour ne pas qu'il panique ou me voit là comme une menace. Naturellement, il se met à gronder en me voyant me rapprocher mais le ton de ma voix empreinte de calme m'aide en partie à le rassurer sur mes attentions.

- Tu t'es fourré dans un sacré merdier toi ... Bouge pas et fais-moi confiance deux minutes ... lui glissais-je d’une voix basse et posée.

Je m'accroupis face à lui et tends doucement la main, paume ouverte en direction de sa truffe. L'animal se montre incertain mais finit par rapprocher son museau après avoir cessé de gronder. Il émet à nouveau un petit couinement plaintif comme pour réclamer mon aide. Il semble comprendre que je suis sa seule option pour le sortir de ce guêpier.
Pas un rôdeur aux alentours. Du moins, pour peu de temps car bientôt, des craquements se font entendre.

- Chut ... tentais-je de calmer le chien pour l'empêcher de couiner à nouveau alors que je tentes de le dégager sans douleur.

Je lance un regard vers toi. Je préfère éviter d'élever la voix pour te demander si tu vois quelque chose depuis là où tu te tiens mais tu m'adresses bientôt un signe. Des rôdeurs s'approchent, c'est certain. Et étant donné le lieu où nous nous trouvons, j'ai tout intérêt à savoir où je mets les pieds.
Les craquements se rapprochent tout comme cette mélodie macabre qui accompagne leur venue. Les voilà. Ils sont trois, ça devrait le faire. Je n'ai pas le temps de finir de dégager le chien en entier, sa patte arrière blessée est encore coincée. Il demeure toutefois calme et semble compter sur moi pour leur faire obstacle. Bon chien, au moins il ne jappe pas à tout va.
Deux rôdeurs nous arrivent dessus en fil indienne et un prend ta direction. Je sors mon couteau et me tiens en position, faisant rempart entre eux et le chien. Sortir mon katana risquerait d'effrayer le chien par l'amplitude de mes mouvements. J'évite toute geste brutale pour ne pas l'effrayer et risquer qu'il ne se mette alors à japper. Toutefois il demeure sage et ne bouge pas d'un poil.
Mon couteau de chasse se plante dans le crâne du premier rôdeur à ma portée tandis que l'autre a la bonne idée de faire la queue. Premier achevé, second, par-dessous le menton. Tu as eu vite fait toi aussi de venir à bout de celui qui s'est lancé dans ta direction et je peux donc finir de dégager le chien.

Les deux cadavres désormais définitivement inanimés jonchent le sol. Même libéré, le chien ne semble pas s'en préoccuper. Il n'a même pas la curiosité de les renifler. Il doit savoir qu'il faut s'en méfier comme de la peste. Je m'attendais toutefois à ce qu'il se carapate aussitôt mais il reste près de moi en conservant toutefois une certaine distance. Sa patte blessée semble lui procurer plus une gêne qu'une réelle douleur car il parvient à marcher lorsqu'après une caresse, je te rejoins pour nous remettre en marche et qu'il se met à nous suivre.



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MessageSujet: Re: Highway to Hell Jeu 7 Mai - 0:12


Highway to Hell




Tu m’épargnes tout commentaire, ce qui convient à la situation. Je t’en remercie intérieurement, peut-être devrais-je le faire oralement ? Mais je ne suis pas douée pour ça, puis ça impliquerait une charge émotionnelle que je ne peux ressentir… non que je ne veux pas ressentir, serait plus exact… s’attacher à un vivant même amicalement est risqué dans ce monde… Enfin je crois,  de toute façon je ne veux pas tester… objectif Buffalo, ne pas réfléchir, juste survivre… oui c’est ça survivre ! S’étant assez éloigné d’Antelope Canyon, nous nous arrêtons. Tu m’aides à nettoyer mes écorchures avec des gestes doux, à voir tes mains s’agiter avec minutie je me dis que j’aimerais qu’elles me touchent d’une toute autre façon mais ce n’est ni le lieu ni le moment, mes blessures sont superficielles et ne nécessitent pas de point de suture, je me fais un bandage et renfile mon jean. Tu regardes le moteur du camion puis nous faisons une pause repas. Tu m’avais dit que tu devais te rendre dans le Colorado, sans me donner de raison. Là tu m’apprends que c’est dans l’espoir de retrouver ton frère et ton neveu, dans votre ville natale près de Denver. Tu m’apprends aussi qu’il faut trouver un nouveau véhicule, d’un car il consomme de trop et deux le sable a touché la motorisation tu n’es pas sûr qu’il roule encore longtemps… pourvu que tu aies tort, je n’ai pas envie de marcher !

- Moi le Colorado, toi New York. On peut encore faire un bout de chemin ensemble et nous nous séparerons le temps venu lorsqu'on aura trouvé deux véhicules pour poursuivre chacun de notre côté. Marché conclu ?

Le deal parait des plus sensés puis à deux, c’est plus simple pour la vigilance, je suis obligée de l’admettre. L’autre chose que je suis obligée d’admettre aussi, au bout de quelques kilomètres, c’est que tu n’avais pas tort… Le camion nous lâche dans une zone forestière… Super ! Va falloir marcher, je me change, enfile un pull et noue ma veste à la taille. Sac à dos bien accroché, arbalète en main et armée, je suis parée… la plus proche ville sur la carte est à une quinzaine de bornes, nous décidons couper à travers bois. Nous ne parlons pas, tous nos sens sont à l’affut du moindre son, craquement de branche. Nous échangeons juste deux trois mots en chuchotant lors d’une pause pour s’hydrater, tu veux juste savoir si ma jambe va bien… j’aurais tendance à vouloir te dire de quoi je me mêle mais ta question est logique si je faiblis je deviens un poids mort. Puis faut que j’arrête de vouloir être agressive avec toi, tu t’es montré correct, patient voir gentil avec moi. Je te rassure, en plus c’est vrai que je ne sens même pas de douleur, juste une sensation de gêne. Nous reprenons notre marche dans le calme. Un bruit se fait entendre, tu m’attrapes le poignet me désignant l’endroit d’où provient le son. Tu avances, je couvre l’arrière. Le son est un couinement animal provenant d’un endroit en contrebas. Apparemment un gros chien, après un rapide tour d’horizon nous n’apercevons aucun cadavre errant.

- Surveille pendant que j'essaye de le dégager.

- Une flèche suffirait à abréger sa souffrance, propre et rapide ! Il va finir par attirer des bouffeurs puis en plus il risque de te mordre. Je ne vois pas l’intérêt…

Je chuchote le plus bas possible, juste suffisamment pour que tu m’entendes. Tu te retournes en descendant.

- Oki je surveille, je murmure avec un sourire contrit.

Tu avances doucement vers l’animal. Je t’observe qu’un instant, je reprends ma surveillance. Craquement, trois rôdeurs s’approchent. Les environs sont trois boisés, je n’ai pas un champ de vision suffisant pour tirer. Je jette un œil en contrebas, tu m’as capté je te fais signe que je n’en vois que trois. L’un d’eux se dirige vers moi, il sera bientôt dans ma visée, je tire puis je vais récupérer ma pointe. Tu n’as pas de mal à te dépêtrer des deux autres. Tu retournes t’occuper du chien et je reprends ma surveillance. Tu as l’air de te débattre avec quelques branches et le chien est libre. Il passe à côté des corps sans y prêter attention. Plutôt méfiant au début, il semble t’adopter très vite. Tu lui fais une caresse et tu viens me rejoindre… ben il y en a au moins un qui se fait câliner, je souris amusée par ma pensée. Je récupère dans mon sac un bout de bœuf séché et tu le tends. Tu nourris le chien et soigne sa patte… De toute façon, ce n’est pas très bon le bœuf en lamelle, c’est juste intéressant nutritionnellement. Je reprends mon poste en avant et vous assurez les arrières. Nous rapprochons de nouveaux de la chaussée, quelques voitures sont arrêtées n’importe comment et ne demandent qu’à être testées. On se faufile entre les véhicules en les fouillant, tu démarres une Chevrolet trax qui cale de suite. Tu ouvres le capot, le chien est collé à toi. Je monte sur un toit et observe les alentours… rester toujours vigilant est un maître mot de la survie. L’encolure de mon pull glisse dévoilant mon épaule, je sens la caresse d’un petit vent tiède… c’est étrange comme de petites sensations, comme le souffle de la bise sur une épaule peut vous faire oublier une fraction de seconde le cauchemar dans lequel on tente de survivre. La voiture démarre enfin, nous rejoignons le camion. Après avoir chargé des provisions laissées autour, nous partons pour Shiprock, il me faut un véhicule… Nous avons décidé de passer par Shiprock, Farmington, Bloomfield, Aztec et Durango pour me trouver un moyen de locomotion. La petite ville est calme, nous n’y rencontrons que quatre rôdeurs éliminés rapidement. Tu commences à regarder les voitures tandis que je décide d’explorer les boutiques. J’ai beau fouillé je ne trouve pas grand-chose, pas d’armes, pas de nourriture. Dans un magasin de souvenir, je trouve une tablette de chocolat et un vieux polaroid… Je n’ai pas utilisé ces engins mais mes parents  en avaient un qui prônait sur le buffet. Je te rejoins, te donne un bout de chocolat et te montre l’appareil. Tu me montres son fonctionnement en me prenant en photo, je regarde amusée la photo sortir et tente de prendre le chien.

- tu vas l’appeler comment ton nouveau compagnon ? Au fait y avait un sac de croquettes entamé au drugstore, c’est peut être consommable, tu iras voir… Une des voitures est utilisable ?

Tu secoues la tête. La photo du chien sort… ça y est j’ai compris le principe. Je dirige l’appareil sur toi mais rien, tu m’indiques qu’il doit être vide… pfff pas drôle. Je range les deux clichés dans ma poche et pose le polaroid symbole d’une époque désormais révolue. Nous reprenons la route vers une autre ville… peut être aurons-nous plus de chance ?


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Jeu 7 Mai - 19:17



Highway to Hell

  


- Surveille pendant que j'essaye de le dégager.

- Une flèche suffirait à abréger sa souffrance, propre et rapide ! Il va finir par attirer des bouffeurs puis en plus il risque de te mordre. Je ne vois pas l’intérêt… me chuchotes-tu alors que j'amorce la descente. Je me retourne et t'adresses un simple regard l'air de dire qu'on ne va certainement pas laisser cette pauvre bête piégée de la sorte. Si ça devient dangereux ou qu'il y a trop de risques face à son comportement, je gèrerais et je laisserais simplement tomber si je risque une morsure.

- Oki je surveille, concèdes-tu avec un sourire contrit alors que je continues ma descente jusqu'à l'animal avec un sourire à demi amusé aux lèvres.
Tes réactions me font parfois rires. J'aurais tendance à penser comme toi par rapport à une situation de ce genre mais dans le contexte actuel, je ne peux demeurer insensible. Un peu comme si je sentais que je devais le faire. Comme si quelque chose m'y poussait. Je ne sais pas si j'ai raison de le faire mais quelques minutes plus tard quelque chose me dit que finalement, j'ai eu raison alors que l'animal semble soulagé. Il est est blessé mais arrive malgré tout à marcher. Je n'insiste pas tout de suite pour regarder sa blessure de plus près et te rejoins plus haut pour lui laisser le choix mais aussi lui montrer que je ne le contrains à quoi que ce soit. Il semble demeurer calme depuis tout-à-l'heure. Jusqu'ici il n'a fait qu'appeler à l'aide en émettant des couinements puis à mon arrivée, il en a alors émis de plus faibles lorsque je le manipulais pour le dégager de ce trou. Je ne sais pas d'où il vient ni si on lui a appris à se taire en présence de rôdeurs mais j'imagine qu'il a sans doute partagé la vie d'un groupe auparavant, sans quoi il m'apparait étonnant que malgré quelques kilos en moins qui se remarquent du premier coup d’œil, il prouve une certaine forme et robustesse. Je me demande si un chien errant aurait su se débrouiller et aurait retrouvé l'instinct pour chasser. Certainement, j'imagine. Comme nous, dans la nécessité, les animaux ont même d'ailleurs plus de propension à retrouver leur instinct de survie.

Le chien est posté non loin de nous. tu as remarqué ma caresse un peu plus tôt et je songe à la signification du petit sourire que tu as eu en me voyant faire.

- Toi aussi tu veux une caresse ? Non oublie, tu en as déjà bien assez eu, te glissais-je sur le ton de la taquinerie.

Ça fait du bien de te voir sourire un peu et de pouvoir plaisanter. Je sais que tu avais des réticences concernant le fait d'aller tirer ce chien du pétrin mais néanmoins, tu fouilles présentement dans ton sac pour lui donner un morceau de bœuf séché. Tu pioches parmi nos vivres ? Gentille attention. J'imagine qu'après ça, tu ne comptes pas lui coller une flèche dans le crâne. A moins qu'il ne s'agisse du dernier repas du condamné ? Cette idée m'amuse et je laisse échapper un soupir amusé avant de tourner mon regard vers toi alors que tu me tends le morceau de viande, ne pouvant m'empêcher de te faire la réflexion sur ce même ton léger.
Le chien se régale. Enfin vu la vitesse à laquelle il l'engloutit, on se demande s'il a le temps de sentir le goût.

Nous reprenons la route. Le chien est visiblement bien décidé à nous suivre et après un moment, la distance de sécurité qu'il gardait jusque là entre nous se réduit peu à peu. Il faudra que je regarde sa patte. Il n'y a pas de blessure apparente si ce ne sont les traces laissées par les ronces dans lesquelles il s'était empêtré. Il a sans doute des épines coincées au niveau du coussinet mais il arrive à marcher même s'il pose la patte arrière avec précaution. Il faudra que je m'en occupe lorsque nous ferons une pause et qu'il se montrera moins méfiant, même s'il l'est déjà bien moins depuis tout-à-l'heure. Mon hésitation réside sans doute dans le fait que je crains qu'il ne se fasse la malle, pourtant jusqu'ici il a très bien toléré mon aide, et il ne nous suivrait pas s'il n'avait pas trouvé en partie son intérêt.

Nous avons retrouvé le bitume et marchons depuis un petit moment. Tu traces quelques mètres devant et mon regard à plus tendance à mater ton fessier que les alentours. Tu es vraiment bandante. Permet-moi de te le dire, ou plutôt de le penser. C'est drôle comme je ne peux m'empêcher de penser que ça va me faire drôle une fois que nos chemins se sépareront. Je me refuse habituellement à toute attache et pourtant me voilà avec un chien et une jeune femme qui ne manque pas de tempérament. Et bizarrement, assez pour me séduire et à la fois savoir comment me faire sortir de mes gonds. Ça tu sais le faire à la perfection. Enfin du moins au début car depuis le clash qu'il y a eu le premier coup dans le camion, il n'y a plus vraiment eu d'incident de ce genre. A y repenser, on semble avoir pris sur nous chacun de notre côté pour se comporter de façon plus réfléchie et sociable. Pas toujours évident quand on a plus l'habitude de fréquenter des vivants, ou si peu ... .

Je sors de mes pensées alors que nous trouvons enfin des voitures sur notre route. Elles ne demandent qu'à trouver preneur. On se faufile entre ces dernières, effectuant une rapide fouille puis je tombe sur une Chevrolet Trax qui cale aussitôt après l'avoir démarrée. Le chien me colle au train désormais. On dirait qu'il prie et m'offre son soutien lui aussi pour enfin pouvoir trouver une carriole susceptible de soulager ses pattes. Je lui donne une caresse sur la tête avant de me pencher à nouveau sur le capot. Je t'ai fais part de ma trouvaille entre temps et tu t'es ainsi trouvée un nouveau perchoir pour surveiller la zone. Un léger vent se lève. Ça fait du bien avec la chaleur écrasante de l'après-midi. Je relève le nez du capot et tente de démarrer à nouveau. Yes, c'est bon ! Je prends le volant. Le chien grimpe à l'arrière. Ma main glisse un instant sur ton épaule pour replacer ton pull. Trop de tentation juste à la vue de cette petite parcelle de peau. Ça aussi ça va me manquer.

Nous rejoignons le camion et récupérons les bidons d'essence planqués au préalable ainsi que les affaires trop encombrantes pour pouvoir les transporter. Nous mettons tout ça dans le coffre. Nous n'avons eu à subir aucun vol. Tant mieux. Je profite de la pause et du calme environnant pour me pencher sur la patte du chien. Rien de grave. Il ne me faut pas longtemps pour lui apporter les quelques soins qu'il accepte avec facilité, me donnant même un coup de langue sur le nez une fois terminé.
Il est temps de nous mettre en route pour Shiprock. Il va te falloir un véhicule et nous avons besoin de refaire le plein de provisions. Je me demande ce qu'il en sera lorsqu'un jour peut-être, il ne résidera pratiquement plus rien pour survivre en dehors de la chasse et de qu'on pourra trouver en pleine nature lorsque tous les magasins auront été pillés. Il en faudrait mlagré tout beaucoup pour arriver à ce stade. il n'y a pas des milliers de survivant.
En route, je reste pas mal silencieux, plongé dans mes pensées sans être pour autant moins concentré sur la route même si le paysage en approchant de Shiprock est à couper le souffle. Arrivés en ville, c'est le calme plat. Espérons que ça dure et qu'on n'ait pas de mauvaises surprises. Nous faisons le tour en gros et croisons seulement quatre rôdeurs. Tandis que je m'occupe de te trouver une voiture, tu t'attèles au ravitaillement.

- Si tu trouves pour le chien ... lançais-je en sachant que tu comprendras que je parle d'un sac de croquettes et peut-être 2-3 accessoires au cas où ça serait nécessaire à l'avenir.

Je sais que le chien risque d'être un frein pour ne pas dire un boulet dans certaines situations mais je ne peux me résoudre à le laisser derrière désormais. Je fouille les véhicules présents et tombe sur un rôdeur dans l'un d'eux. Je manque par l'occasion de me faire surprendre par un môme infecté qui se trouve étendu à l'arrière sur le plancher entre les sièges. Ça file toujours une drôle d'impression de devoir se débarrasser d'eux. On dirait qu'il persiste dans le regard une lueur d'innocence. Ça reste troublant. Pourtant je n'ai jamais été très mômes. Moi-même n'en ait jamais voulu. Il demeure que j’ai un neveu que j'adore et que j'espère bien retrouver avec son père.
Te revoilà. De mon côté, pas de bagnole en état. De ton côté, juste du chocolat et un appareil photo.

- Putain ça fait une paye que j'ai pas bouffé de ce chocolat. C'était mon préféré étant môme. Tiens passe-le moi, dis-je un carré de chocolat en bouche en tendant la main pour que tu me refiles l'appareil.

Je te montres rapidement comment il fonctionne, en profitant pour prendre une photo de toi. Puis c'est à ton tour. Tu décides d'immortaliser le chien. C'est marrant, je n'ai jamais été spécialement attiré par les Rottweiller mais je dois dire que même amaigri, celui-ci ne manque pas d'allure. Et il sait se montrer attachant.

- T'as vu un peu la comédie pour obtenir encore un peu de bœuf séché ?
te lançais-je amusé en entourant son museau d'une main dans un geste taquin qu'il comprend aussitôt en se mettant à gentiment frétiller de la queue.

- Tu vas l’appeler comment ton nouveau compagnon ? Au fait, y'avait un sac de croquettes entamé au drugstore, c’est peut être consommable, tu iras voir… Une des voitures est utilisable ?

Je secoue la tête en signe de négation puis réfléchis à propos du chien.

- Reise. Ça serait pas mal.

Lui donner un nom c'est l'adopter ... mais qu'est-ce que tu veux ... ? On verra bien ce que ça donnera. En tout cas, côté discrétion, il se tient bien jusqu'ici et il obéit même visiblement au doigt et à l’œil lorsque je lui indique de rester assis ou de dégager d'après les premiers tests que j'ai pu faire depuis que nous sommes arrêtés là, d'un simple mouvement du bras. Il va falloir que j'aille voir le dit sac de croquettes que tu as trouvé là-bas. Il doit s'agir d'un de dix ou quinze kilos plutôt encombrant. Tiens tu prends une photo de moi ? Ou du moins tu essayes mais il doit être vide.

- Pas de pot, tu dois être arrivé à la fin.

Nous allons ensemble récupérer le sac comme ça l'un de nous peut facilement dégainer s'il arrive d'autres rôdeurs. Avant de reprendre la route, je file une bonne dose de croquettes au chien qui doit j'imagine, sévèrement crever la dalle. Va savoir depuis quand il n'a pas mangé à sa faim. On se remet donc en chemin. La prochaine ville se situe à une certaine distance et une fois arrivés là-bas, nous avons la chance de trouver un véhicule pour toi.

- Elle marche. Toutefois, va falloir te refiler de l'essence sinon tu feras pas long feu.

Je vais chercher l'un des jerricane d'essence dans le coffre de la Chevrolet mais nous avons à peine le temps de commencer à remplir que déboulent des rôdeurs de toute part sur le parking de la supérette. Je te fais signe de grimper à bord, elle aura bien assez d'essence pour nous éloigner de ce maudit parking qui ne va pas tarder à être envahi. En faisant une marche arrière vers la sortie, je suis surpris par une troupe de ces saloperies qui débouchent de derrière un grillage à droite sur lequel est fixé ces immenses panneaux publicitaires, ce qui m'a en partie caché leur présence. Je donne un léger coup de volant pour les éviter pour dévier sur ma gauche mais c'est sans compter sur une de ces saloperie de poteaux pas plus haut d'un mètre, lequel je heurte. Impossible de m'en décoincer. D'autres rôdeurs arrivent sur nous et je ne peux me dégager assez vite. Forcés de descendre du véhicule, je passe sur ton siège après que tu sois descendue et nous courons rejoindre la Chevrolet garée plus loin. Et merde !!!!
Je frappe le volant en montant à bord. Le chien est resté sur la banquette arrière durant notre opération sauvetage qui a lamentablement échoué. Il ouvre visiblement un œil et relève la tête avant de se recoucher à nouveau. Je fais le tour avec le Chevy par une rue de l'autre côté du dit parking pour attirer les rôdeurs dans le sens opposé puis une fois ces saloperies éloignées, on repasse près du véhicule et on récupère le jerricane d'essence qui n'a perdu par chance qu'un filet d'essence.

En route pour la prochaine ville. Elle est infestée jusqu'à ses portes. Inutile de s'y aventurer. La chance finit par nous sourire lorsqu'on arrive enfin à la suivante. Devrais-je dire elle TE souries car désormais, nous allons devoir faire cavalier seul. Je te trouves une bagnole en super état et avec quasiment les trois quarts du plein. Nous faisons moit' moit' en partageant les jerricanes d'essence, trois chacun, ainsi que la bouffe.

- Un peu de croquettes au cas où tu te retrouves en rade ? fis-je comme un fait exprès en usant d'un humour merdique. J'aimerais juste que nos adieux ne nous laisse pas un mauvais souvenir. Non c’est complètement idiot tout compte fait. Ça sera le cas. Je n’ai pas envie de te laisser partir. Je peux me l'avouer maintenant. Malgré tout, j’ai trop de fierté sur l'instant pour te le dire. Seules mes lèvres te témoignent de combien tu vas me manquer lorsqu'elles se pressent contre les tiennes.


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Ven 8 Mai - 0:46

Dialogue de fin en concertation avec Draven  intello



Highway to Hell




- Reise. Ça serait pas mal.

Drôle d’idée ! Quoique un mot allemand pour un rottweiler, pourquoi pas ? J’essaye de me souvenir de mes cours…Reise, Reise… ah oui voyage… hum amusant. Je lui tire le portrait. Sur la route de Farmington, je regarde le pic de Shiprock, il est impressionnant… Je pars dans mes pensées, je ne ferais probablement jamais de road trip… y a tant de lieux, de choses que je ne verrais jamais… je suis née trop tard pour profiter de la vie… ou bien trop tôt, quoi que je doute que le monde se remette à tourner rond un jour ! Nous arrivons à Farmington, la ville a l’air calme mais c’est étrange… tout est trop silencieux, le chien préfère se reposer sur la banquette. Je vois au loin une superette, mon arme est prête, j’avance tout doucement mais ta voix m’arrête. Tu as trouvé une auto.

- Elle marche. Toutefois, va falloir te refiler de l'essence sinon tu feras pas long feu.

Tu reviens avec un jerrican et je reste près de toi. Un grognement, merde, c’était ça le silence… Ils nous ont sentis et s’approchent de toutes parts sur le grand parking. Je monte dans le véhicule, tu fais une marche arrière mais une horde débouche d’un panneau qui les dissimulait. Oh ça ne va pas le faire ! Tu fais une petite embardée et cogne un poteau. Bloqués, je sors et tire deux ou trois flèches, en regagnant la Chevrolet, heureusement que les infectés manquent de rapidité. Tu cognes le volant de rage, je sursaute. On fait un tour et réussissons à récupérer le jerrican à peine entamé. On quitte Farmington pour Aztec.  On ralentit avant l’entrée, rien que l’odeur, nous indique ce qui nous attend. On s’arrête au loin mais la ville est emplie d’une horde. Nous ne pourrons pas l’explorer, il nous reste une ville avant que nos routes ne doivent se séparer ! Est-ce un signe du destin que sur trois lieux nous n’ayons pu trouver un moyen de locomotion pour moi, devrais-je rester avec toi plutôt que de repartir en solitaire démente ? Destin… pfff… n’importe quoi, vivre dans ce merdier ça n’a rien d’une destinée. On traverse des zones forestières en silence, le chien ronfle à l’arrière. Je m’assoupis à mon tour. Tu me réveilles à Durango. Tu as trouvé un véhicule… La chance me sourit… mais depuis combien de temps je dors ? Pourquoi tu as pris le risque d’explorer seul ? Et comment j’ai pu m’endormir ? Depuis quand j’ai confiance en toi, c’est nouveau ça, elle est passée où ma méfiance ? Je ne m’attarde pas sur les questions qui se bousculent dans mon esprit. Tu viens de me fournir le moyen de poursuivre mon objectif. Nous partageons nos ressources équitablement, y compris l’essence. Tu me ranges les jerricans dans le coffre. J’en profite pour glisser les deux polaroids dans la boite à gants avec un petit mot sur la photo et un autre au dos « merci pour ta compagnie où ces quelques jours dans cet enfer m’ont paru plus doux ». Je pose le sac de provisions sur la banquette arrière puis retourne à ta voiture. Tu te tiens appuyé sur une portière.

- Un peu de croquettes au cas où tu te retrouves en rade ? Me dis-tu.

Je te regarde un peu amusée, tu as fait mieux déjà dans le genre humour… Pourquoi j’hésite ? Buffalo, penser à mon objectif… Tu m’embrasses, je reste déconcertée un instant. Puis merde, les adieux conventionnels ça n’existe plus maintenant. Je laisse glisser mon sac. Va savoir quand j’aurais de nouveau l’occasion d’un corps à corps aussi tentant et si je vivrais assez longtemps pour que l’occasion se représente d’ailleurs. Je retire mon pull, l’idée a l’air de te séduire et nous finissons rapidement à demi nu sur le capot de la Trax…Nos ébats durent un moment oscillant entre passion et tendresse…Un peu trop tendre à mon gout, je ne veux pas m’attacher mais le temps semble s’être suspendu pour nous laisser profiter de l’instant présent. Je crois que l’un comme l’autre nous ne sommes pas très doué pour les salutations. Je me renfile mes vêtements et récupère mon sac. Tu te rhabille aussi, nous échangeons encore quelques caresses. Tu es debout, tu ne bouges pas. Je m’approche, caresse ta joue et y dépose un baiser. Je me retourne, respire un grand coup et me dirige vers ma voiture.

- Tu sais on pourrait rester ensemble je retrouve les miens et on va Buffalo., dis tu

Je ferme les yeux une seconde, ravale ma salive, je serre le poing et me retourne affichant un sourire qui se veut rassurant.

- Je sais, dis-je affirmativement et peut-être un peu trop sure de moi, Les personnes que j’apprécie meurent en ma compagnie. Je ne veux plus revivre ça et si je reste je finirais par t’apprécier un peu de trop.

Je voudrais tant te dire autre chose mais je veux plus souffrir, je veux juste savoir si l’un des miens est encore en vie puis… on verra.

- je suis désolée je regarde Reise, veillez bien l’un sur l’autre

Je regagne mon véhicule et démarre. Tu as refermé la porte arrière et me regardes m’éloigner. Je te vois dans le rétroviseur, je sais que c’est mieux ainsi… je devais le faire. Bien trop risqué de s’attacher, une des nombreuses leçons que cette épidémie m’avait enseignée et dont je me serais volontiers passé. Tu finis par être un point minuscule, tu vas te diriger vers le Nord et je continuerais vers l’Est.
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in the middle of the night, when the angels scream, i don't want to live a life that i believe. time to do or die.


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MessageSujet: Re: Highway to Hell Dim 19 Juil - 16:58

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MessageSujet: Re: Highway to Hell

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Highway to Hell

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