Myrad | Le blond, la lutte et le gluand
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Myrad | Le blond, la lutte et le gluand

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MessageSujet: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Dim 10 Mai - 22:36



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. 15h49 E. Morricone → Rabbia E Tarantella
Vous voyez, la blondinette qui roule à tombeau ouvert sur l'Interstate 30, là, dans le minivan recouvert de sang, d'organes putréfiés et de feuillages ? Celle qui baisse les vitres, laissant au vent le loisir de caresser son visage enfantin, sans craindre la poussière qui vient s'écraser contre les verres teintés de ses lunettes de soleil. Celle qui, le pied au plancher, s'égosille en même temps que Freddie Mercury sur les plus grands succès de Queen, que les écouteurs branchés à son MP3 crachent dans ses oreilles. Celle qui ingurgite des litres de limonade et se nourrit de Skittles, comme si la menace d’un ulcère était une rumeur, et la pénurie de vivres, une mauvaise blague. Cette fille-là, avec sa lèvre fendue et son psoriasis fleurissant, c'est moi.

J'ai quitté Dallas au début de la semaine, en espérant rejoindre la Californie et y passer l'hiver. La saison froide parait plus douce sur les plages de sable blanc, et j’ai toujours voulu voir l’océan. Appelez ça une folie pure, pour moi il s’agit davantage d’un rêve de gosse couplé à un besoin d’air frais. J’aime le Texas, je l’adore, mais j’en ai assez de voir tous les jours les mêmes choses, de me remémorer sans cesse des souvenirs du bon vieux temps quand je passe devant tel ou tel endroit en étant contrainte à me rentrer dans la tête que rien ne reviendra, que mes amis n’ont peut-être pas la chance d’être morts pour de bon, et que l’un d’entre eux pourrait me bondir dessus à n’importe quel moment, planter ses dents dans ma chair et me bouffer le cerveau. Je dois m’en aller. Je dois m’envoler. Découvrir de nouveaux horizons, voir comment le monde survit ailleurs que dans ma péninsule de cowboys fantômes. La survie en solitaire a ses bons et ses mauvais côtés, et l’un de ses inconvénients est, qu’effectivement, on est seul en permanence. Sur ma route, je n’ai croisé strictement personne. Pas un survivant en bicyclette, pas un groupe de rescapés de l’apocalypse. Personne. Tout ce qui m’entoure depuis les mille trois cent miles que j’ai parcouru depuis Dallas, c’est une terre aride et craquelée, quelques broussailles par-ci par-là, quelques coyotes morts et des corbeaux. Beaucoup de corbeaux. Et des panneaux routiers. Sur les officiels plantés par le gouvernement américain avant que les morts ne se remettent à marcher, sont incrustées des planches de bois où sont écrits à l’encre de veine, des noms de camps de survivants et l’itinéraire à suivre pour les rejoindre. Je me suis déjà aventurée une paire de fois, à suivre ses indications. Mais une fois arrivée à la destination supposée, il n’y avait plus rien que des tentes renversées, des caravanes pillées, et autour d’elles, un décor peint dans un camaïeu de rouge, et des cadavres exsangues à demi bouffés par les vautours. L’un des avantages de la survie en solitaire, c’est aussi, qu’effectivement, on est seul en permanence.

Seize heures approchent, dans deux heures le soleil commencera à se coucher, il est donc temps que je cherche ce que l’on aurait autrefois appelé une ville pour passer la nuit. Un panneau indique Tonopah à cinq miles après la prochaine sortie. Je n’ai jamais entendu parler de ce patelin, cela veut probablement dire qu’il ne doit pas être très habité. C’est parfait. Moins il y avait de personnes avant la pandémie, moins il y a de gueules béantes aujourd’hui. Entendu, je suis donc la direction de la cité dénommée « Tonopah ».
Effectivement, le panneau à l’entrée de la ville fait mention de seulement deux mille deux cent six habitants en 2012, mais désormais, il ne fait aucun doute que ce chiffre tend à se rapprocher de zéro. Je gare Arthur contre le mur d’une rue sans trottoir, explose le crâne d’un rôdeur qui passait par là en vue de répandre son sang sur la carrosserie et masquer mon odeur de chair fraîche. Glock fumant à la cuisse, Winchester pendu à la sangle, Sac sur le dos et armes en main, je m’en vais explorer les rues de Tonopah à la recherche de vivres. Plus j’en découvre de cette ville et plus je soupçonne qu’elle se soit arrêtée de vivre au dix-neuvième siècle. J’ai croisé un saloon, les nids de poule creusent le bitume aussi largement que des impacts d’obus, et une immonde senteur de sang mêlée à de la pisse de chien embaument les murs d’une fragrance nauséabonde. Les rues sont calmes, presque désertes, malgré les traces de lutte évidentes que je peux constater. Des éclats de verre recouvrent la plupart des trottoirs, et sont les seuls restes des nombreuses fenêtres brisées de tous les rez-de-chaussées. L’accès à la majorité des bâtisses n’est plus protégé que par des portes défoncées qui grincent dès qu’un coup de vent se fait sentir. Aucun signe de vie. Aucun mot. Aucun bruit, si ce n’est le rire moqueur des rapaces qui me regardent depuis le toit de l’échoppe où je m’apprête à rentrer.

A l’intérieur de cette épicerie d’une cinquantaine de mètres carrés, les rayons sont dévastés. On a renversé les portants qui ne sont désormais plus qu’un ensemble d’étagères empilés grossièrement les uns sur les autres. Je peux aisément conclure que le magasin a été pillé, même s’il reste toutefois quelques boîtes de conserves sur le sol. J’en ramasse deux, et m’avance encore dans la boutique. Le réfrigérateur qui abritait autrefois les aliments surgelés n’est plus qu’un bac d’eau dont j’émets quelques réserves quant à la potabilité étant donné sa couleur un peu trop jaunâtre à mon goût. La vitre du distributeur de soft drinks est brisée, mais il reste encore quelques bouteilles à l’intérieur que je me permets de récupérer. Ma visite s’achève à ce qui devait être le rayon des gourmandises, et je repense. « Nous sommes le 10 novembre aujourd’hui.. » avant de me pencher et de décoller du sol, un paquet de friandises coincé entre deux étals de métal renversés. Mais alors que je me relève, je peux entendre des râles infernaux dans mon dos, qui viennent de la réserve. Je libère le Glock du holster à ma cuisse, et, arme en joue, tente de rejoindre la sortie le plus discrètement possible. Un pied avant l’autre Myra, doucement. Tout doucement. Mais voilà que j’ai le malheur de toucher une étagère et un cliquement métallique arrive aux oreilles des rôdeurs qui apparaissent finalement dans l’ouverture de la porte. Putain ! Malgré tout le bazar dans mes pieds, je parviens à quitter l’épicerie, mais ils me suivent toujours. Ils sont trois. Je cours, je cours aussi vite que je le peux en cherchant un endroit stratégique où me cacher. D’autres débarquent d’une rue perpendiculaire, ils sont cinq et les griffes de l’un d’eux manquent de peu d’attraper mes cheveux. Je cours. Je cours. Je ne m’arrête pas. En voilà encore d’autres. Ils sont une douzaine sur mes talons lorsque je m’aventure dans cette petite rue. Je cours. Je cours. Et un mur me barre la route. C’est un cul de sac. Et merde ! Winchester en joue, je recule, je recule, et vise leurs sales tronches de fils de pute. Mes doigts tremblent trop, je n’arrive pas à faire tomber les rôdeurs. Je recule, je recule, et mon dos heurte le mur de briques. Les ogives s’échappent de mon canon mais ne les arrêtent pas le moins du monde. J’ai peur. Je grimpe sur le container comme si cela pouvait faire une quelconque différence dans mes aptitudes de tireuse. Ils se rapprochent toujours, je leur assène des coups de pieds en pleine tronche, mais d’autres reviennent toujours à la charge. Rien donc ne les arrêtera ces putains de bouffeurs de cervelles.. ?


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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Mer 13 Mai - 3:47


LE BLOND, LA LUTTE

ET LE GLUAND

Myra & Conrad

J'étais ici depuis plusieurs jours déjà, je dirais deux semaines. Je devais me décider à me bouger, la zone ne se trouverais pas toute seule et ne viendrais encore moins à moi d'elle-même. Pourtant ici c'étais calme, j'avais trouver une petite cabane dans le boisé du coins et là-dedans il y avait de la bouffe pour des mois. Le vieux qui vivait ici ne devait pas avoir le courage de sortir souvent, heureusement pour moi. Comment je savais qui c'étais ? Sur presque tout les murs il y avait des photos de deux jeunes gens qui semblaient ben gros en amour, leurs visages prenaient un peu plus de rides de plus en plus qu'on s'avançait le long de ceux-ci. Je me demandais comment ils avaient fait pour rester ensembles aussi longtemps, j'avais moi-même de la difficulté à rester avec la même personne plus d'un mois, je ne l'avais jamais fait d'ailleurs, et je me voyais encore moins dans un smoking à attendre la femme de ma vie comme on dit, mais de toute façon maintenant que l’apocalypse avait cogné à nos portes c'était définitivement impossible et je ne pouvais pas dire que cela m'attristait vraiment. Enfin, pour en revenir à ce que je disais, c'étais calme ici. Je me sentirais stupide de quitter cette endroit alors que je n'était même pas sûr que cette fameuse zone existait, ou si je pouvais vraiment y être en sécurité. Il y avait des beaux salops dans ce monde, qui profitaient un peu trop de la situation actuelle. Peu importe, pour l'instant j'avais envie de rester, même si j'étais bien seul dans ce trou à rat dont je n'avais jamais entendu le nom de toute ma vie. Je m'occupais avec les livres du vieux. Qui l'eut cru ? Conrad dans un sofa avec un bouquin ! Pourtant je n'avais pas vraiment le choix, je me risquais d'aller courir dans le boisé quelques matins, ayant trop de fourmis dans les jambes, mais mon alimentation ne m'aidait pas à garder la formes Par contre, les rôdeurs eux semblaient y tenir, de nombreuses fois je m'était retrouvé avec les rôdeurs aux fesses, je peinais les pauvres qui ne s'entraînaient jamais. Moi qui disait que la télé me tuais, aujourd'hui j'imagine que c'est vrai, la télé m'aurait tué, comme certainement plusieurs d'autres.

Je n'étais allez en ville que quelques fois, mais aujourd'hui j'avais décidé d'y retourner pour un petit caprice stupide, j'avais une envie mortelle de tarte. Je n'en avais jamais fait de toute ma vie, j'avais l'habitude d'entrée dans la pâtisserie de ma mère et sans même ne dire un mot elle savait ce que je voulais ; tarte aux fraises ! Elle m'avait appris mais j'avoue que j'avais autre chose à faire que de cuisiner, et de toute façon je laissait cette spécialité à ma mère. Je souffle légèrement, l'ancien monde me manquait parfois, ma mère me manquait, mon frère me manquait, Aileen aussi.. Il y avait tellement de gens que j'avais rencontrer sur ma route et qui maintenant n'était plus de ce monde, d'autres qui avaient pris des chemins différents du miens et dont je n'avais plus de nouvelles, et je ne vois pas comment je pourrais en avoir d'ailleurs.. Je finis par secouer la tête, puis sors de la petite cabane qui était presque devenue mon chez moi temporaire, la hache à la main, puis je regarde autours. C'était toujours aussi calme qu'à son agréable habitude. Je descend les trois petites marches qui craquent sous mon poids, puis m'engage dans un petit sentier. Lorsque j'entrais là, j'avais presque l'impression que ce foutu monde n'était plus envahit de ces choses, pendant un court moment je voyais de nouveau de la beauté dans un paysage de cette planète Terre, ce qui était presque un miracle vu ce que renfermais les horizons normales d'aujourd'hui. Des boyaux, des intestins, des yeux, du sang partout en bref.. Des mains même, des bouts de chaire humaine déchiquetés. Enfin, vous l'aurez compris, tout ce qui était digne d'un bon film d'horreur était devenu notre réalité. Maintenant prêt d'un petit ruisseau, cela m'indique que ma bicyclette n'était pas très loin. Je sors un peu de mon sentier puis ne prend pas beaucoup de temps pour trouver ce que je cherchais. Cela faisais des années que je n'avais pas fait de vélo, je l'avais trouvé lorsque j'étais arriver ici, il m'avait tout de suite tapé à l’œil avec sa couleur rouge flamboyante. Je l'attrape puis une fois de nouveau dans mon sentier j'embarque dessus après avoir envoyer ma hache contre mon dos, pédalant debout. J'ai le sourire aux lèvres et le vent contre les joues, une sensation que je ne pouvais pas me permettre de ressentir souvent alors qu'avant je ne ressentait que ça, bon Dieu que le terrain me manquait, que le ballon me manquait, que l'équipe me manquait.. Ça avait été toute ma vie, maintenant les rôdeurs l'étaient et ce n'était pas mon choix, la vie me l'imposait durement, j'avoue que ce nouveau mode de vie ne me plaisait guère, mais je ne pense pas que quelqu'un puisse se plaire dans ce monde de nos jours..

Rapidement j'arrive en ville, seulement une scène dont je ne m'attendais absolument pas me tombe dessus, une poignée de rôdeurs s’affolait contre un container. Un pauvre chat s'y était enfermé ? Je grimace, j'aimais bien les chats. Juste avant de rebrousser chemin, me disant que la tarte irais à un autre jour, j'entend un coup de feu, pourtant je n'avais pas d'armes sur moi.. Je me retourne alors puis me tasse de quelques pas, m’apercevant de la présence d'une jeune blonde, finalement ce n'était pas un chat. J'embarque de nouveau contre mes pédales, puis fonce vers elle avant de freiner en tournant légèrement mon guidon. Je siffle à l'aide de mes doigts, je me mettait gravement dans la merde, et j'avais un certain don pour ça, d'ailleurs. Je n'ai que quelques secondes pour apercevoir les armes de la jeune femme. Tout en me retournant à l'aide de mon vélo, je lui cris :
- TIRE-LES !
Puis, je pousse sur mes pédales comme un fou, mes jambes s'enflammaient. Quelques rôdeurs avaient décidé de me suivre, alors que d'autres s'acharnaient toujours contre le container. J'entendais des bruits de détonations derrière moi, mais je tentais de rester calme, serrant mes poignées fermement, je savais où j'apporterais mes nouveaux amis. Je pédale quelques minutes avant d'arriver devant les fils barbelés que quelques survivants avant tendus entre deux bâtiments, j'avait d'ailleurs trouvé ceci très ingénieux lors de mon arriver, c'est pourquoi je m'en rappelais. Ayant pris un peu d'avance, j'ai juste le temps de débarquer de mon vélo et de passer, le plus prudemment qu'il était possible dans une situation pareil et vu la vitesse avec laquelle j'étais obligé de traverser le piège. Je tire mon engin rapidement, le pauvre je n'allais pas le laisser avec ces fous ! Malheureusement un rôdeur me pilla presque sur la main, je risquais ma vie pour un bout de métal et deux roues. Parfois, je l'avoue, j'étais stupide. J'embarque de nouveau sur ma bicyclette puis pars de l'autre côté, je passe par les stationnements des bâtiments puis sort deux ruelles plus loin alors que les rôdeurs devait se déchirer le ventre à essayer de m'attraper. Je passe derrière eux comme une flèche, je ne les savaient pas aussi stupide pour ne pas m'avoir remarqué, avec de la chance, seulement certains d'entre-eux se retourneraient pour me suivre, je devais donc faire vite pour aider la blonde. Je pédale, le plus rapidement que je le pouvais, je commençais à être légèrement essoufflé. Je vois la femme au loin, elle avait réussis à achever quelques rôdeurs. Je m'approche puis saute de mon vélo, le laissant glisser contre l'asphalte. J'empoigne ma hache puis l'aide à se débarrasser des rôdeurs qui restaient. Lorsqu'ils furent enfin tous à terre, je tire ma main vers elle, dans l'idée de l'aider à sauter du container.
- Viens vite, j'ai une cabane plus loin, j'ai réussis à me débarrasser de certains d'entre-eux mais ils peuvent revenir d'une minute à l'autre !

(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Mer 15 Juil - 22:43



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. E. Morricone → Rabbia E Tarantella
- Prends ça dans ta sale gueule, sac à merde !

Je suis l'incarnation même de l'élégance, je sais, vous m'en excuserez, ces jolis mots sont les seuls qui daignent sortir de ma bouche alors que, assise sur le couvercle du container, j'enfonce mon pied dans le crâne ramolli d'un zombie affamé dont les dents s'approchaient un peu trop de mon mollet. D'autres jurons du même genre m'échappent alors que la crosse de mon Winchester s'écrase sur les tempes des non-morts les plus proches ou que son canon leur empale la caboche. C'est dégueulasse, il y a du sang partout, ça pue, et les cadavres s'amassent et s'entassent aux pieds de ma poubelle à roulettes. Mon cœur s'accélère, je commence à perdre véritablement à perdre mon sang froid. Et j'ai bien peur de perdre plus que cela, peut-être même que je perds la raison, il m'a semblé voir passer un point rouge derrière mes agresseurs à demi-morts. Mmh. Les jambes repliées contre ma poitrine et m'adossant au mur, les zombies les plus proches deviennent la cible de mon Glock et des olives de plomb qu'il crache quand j'appuie sur la détente. Un coup de feu retentit. T'es un génie O'Malley. Si une troupe de ces joyeux putréfiés débarque et se joint à la meute qui te colle déjà aux fesses, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi.

Et finalement, je n'ai pas halluciné. C'est toujours une mauvaise nouvelle de moins. Le point rouge revient et je m'aperçois qu'il s'agissait en réalité d'un vélo, enfourché par un homme d'une trentaine d'années qui a la brillante idée de pédaler en ma direction et celle de ma situation merdique. "Ou comment se jeter dans la gueule du loup.." Je suis tout de suite captivée par l'intensité de son regard. Ces yeux, verts je dirais, où brille une certaine rage de vaincre, confirmée par une ligne de sourcils froncée à l'extrême et des mâchoires serrées à s'en casser les dents. Puis il freine, dérape, et fait volte face avant de porter ses doigts à sa bouche et de siffler à la manière des supporters hystériques dans les matchs de football. L'inconnu lance ensuite un coup d'oeil vers moi, et hurle..

- Tire les !

Quelques rôdeurs se retournent alors et se mettent à marcher en la direction de l'homme, bientôt imités par une petite moitié du troupeau, alors qu'il est déjà reparti. Si rapidement. Si vite. Je n'ai même pas eu le temps de lui adresser un mot. Tout ce qui m'est venu à l'esprit, c'est de lui obéir. De prendre mon courage à deux mains, et de faire exploser la tête des quelques morts en sursit qui essayait encore de me convertir à leur culte cannibale compulsif. Je lui devais au moins ça. Un coup de feu. Un zombie à terre. Un autre. Loupé. Encore un, touché. Et un autre. Je l'ai eu. Un autre. Boum. Les quelques minutes qui suivent m'ont paru être une éternité. J'ai véritablement compris le sens de l'expression "Quand y en a plus, y en a encore". Mon chargeur était désormais vide, et la demi-dizaine de zombies qui cherchait encore à me bouffer la tronche ont eu droit à moult coups de crosse dans la tronche. Essoufflée, à bout de bras, et découragée, j'ai cru qu'un miracle me tombait sur la tête quand la bécane rougeoyante de mon héros de tout à l'heure réapparut dans mon champ de vision. Instantanément revigorée, je défonce le crane des zombacs avec une force décuplée, tandis que mon sauveur du jour jette son véhicule à terre, s'empare d'une.. d'une hache ?? Et m'assiste dans ma tâche d'éradication de zombies. Ils sont bientôt tous morts, et pour de bon. C'est alors que l'inconnu tend sa main vers moi, et me lance..

- Viens vite, j'ai une cabane plus loin, j'ai réussi à me débarrasser de certains d'entre-eux mais ils peuvent revenir d'une minute à l'autre !

- Je te suis !

Dans d'autres circonstances, j'aurais trouvé absolument charmant le fait de me proposer sa main, digne d'un véritable gentleman. Mais dans l'absolu, j'ai seulement eu l'envie de lui faire confiance. Je n'ai pas eu le temps de douter de toute façon, l'algorithme était binaire sur ce coup là. 0 j'y vais pas. 1 j'y vais. Et cette attention, bien que surement anodine, ajouté à l'intonation de sa voix, a fait que la solution tendait vers 1. Alors j'empoigne fermement la main du blond, saute de mon perchoir d'infortune, enjambe les cadavres au sol et le rejoins sur son vélo. Je m'installe sur le porte bagage fixé derrière la selle et m'accroche à sa taille pour ne pas chuter, alors qu'il force sur ses pédales pour nous faire décoller de cet endroit maudit. Vite, vite. Les nids de poules sur la route me déstabilisent, et tout comme en nous aventurant sur le terrain escarpé d'un chemin de terre, je manque à plusieurs reprises de chavirer dangereusement. Nous nous enfonçons dans une forêt dont la verdure rougeoie à l'approche de l'automne. La cime des arbres se dépeint dans un somptueux dégradé d'orange, d'ocre et de rouge, et les feuilles qui dévoilent l'impudeur des branches jonchent désormais le sol boueux. Un cours d'eau glisse à côté du chemin, je suis prête à parier qu'il n'a jamais été plus irrigué qu'à cette saison. Je profite du paysage malgré les secousses. C'est beau. Et finalement, au détour du sentier, une cabane en bois se profile. Sans doute celle que celui qui m'a conduit jusqu'ici a investi. Effectivement, il ne lui faut pas plus d'une vingtaine de secondes pour arrêter son vélo à quelques mètres de la porte, me laisser descendre avant de poser le pied à terre à son tour, et caler sa bicyclette contre les rondins pendant que mon popotin maltraité se remet de ses émotions. C'est vraiment beau par ici, je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher de lâcher..

- T'as trouvé un joli petit coin. T'as de l'ombre, de l'eau et tout..

C'est sans doute la phrase la plus bidon que j'aurais été capable de sortir à ce moment là, mais qu'importe. Mon regard se déporte ensuite du paysage vers le grand blond face à moi, et, presque gênée, lui dit d'une voix douce et sincère..

- Merci beaucoup, tu sais, pour tout à l'heure.. Je m'appelle Myra. Et toi ? Tu t'appelles pas Jésus quand même ?

Un large sourire et une petite note d'humour pour engager la conversation, dénouer les estomacs et délier les langues, pour que ce bain de sang macabre ne soit pas le souvenir que nous garderons, tous les deux, du jour de mon vingt-troisième anniversaire.




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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Dim 26 Juil - 5:06


Myra & Conrad
Elle accepte ma proposition, sans aucune hésitation, ce que je n'avais plus vraiment l'habitude de voir depuis ces dernières années. Tout le monde se méfiait de tout le monde, et c'était justifiable, on ne croisait pas toujours des gens bien, mais comme dans la vraie vie après tout. J'imagine pourtant que l'épidémie laisse paraître les plus mauvais côtés de l'être humain, mais même si je comprenais, je savais au fond de moi que personne n'avais rien à craindre de moi. Je n'avais même pas eu besoin de me poser la question, la voyant en danger, j'avais tout de suite foncé pour l'aider, même si cela signifiait que je me mettait en danger également. Elle pose sa main délicate dans la mienne, plutôt robuste, et je l'aide à descendre du conteneur vert qui ne dégageait pas une odeur particulièrement agréable, ajoutant à cela la dizaine de rôdeurs aux crânes moisis éclatés sur le sol. Elle embarque avec moi sur le vélo, et sans attendre, je pousse contre les pédales, ne voulant pas resté ici plus longtemps qu'il ne le fallait. Mon estomac m'en voulait un peu d'ailleurs, jouant le super-héro, je l'avais oublié, lui qui criait famine. J'avais beaucoup de choses à la cabane, mais rien de très sucré, et capricieux, mon ventre n'en était pas satisfait même si cela me permettait de survivre. Roulant maintenant contre le petit chemin terreux qui menait à ma cachette, mon coeur à le temps de se calmer, l'air frais envahis mes narines. Ce n'étais pas la première fois que je passait par ici, loin de là, pourtant à chaque fois j'avais cette petite sensation, peut-être que c'était dut à cet immense lot d'horreur qu'on subissait tous tout les jours. Depuis le temps, j'aurais dû m'y habituer, pourtant, c'était toujours aussi déroutant, et triste, d'admettre que notre monde était aussi hideux aujourd'hui, même si il l'était un peu avant aussi. Il ne fallait pas se demander pourquoi je n'écoutais jamais les nouvelles, et pourquoi je ne comprenais pas les gens qui le faisait. Pourquoi aimaient-ils entendre de tels horreurs tout les jours ? Puisque oui, tout les jours, il y avait des atrocités, des meurtres et des viols.. Dans mes grands moments de solitude, ces petits instants où je me permettais de m'enfiler quelques gorgées de whisky pour noyer ma profonde peine, je me dis souvent que nous avons mérité que tout ça nous tombe dessus..

Je chasse ses pensées noirs lorsque je vois au loin ma petite cabane, je me rappelle aussi de la compagnie de la blonde, mais peut-être ai-je resté un peu trop longtemps seul avant qu'elle ne me tombe dessus en des circonstances plutôt spéciales il fallait le dire, mais de nos jours, on ne rencontrait personne vraiment normalement comme on pouvais en croisé avant. Je m'arrête, laisse descendre mon invité, puis descend à mon tour. Je pose la bicyclette un peu plus loin, entendant la compagnie complimenter mon petit coins du paradis. Je me tourne, un petit sourire avait retrouver le chemin vers mes lèvres, ce qui me fait le plus grand bien. « Oui, j'ai eu de la chance de trouver ce petit endroit.. C'est très calme, si paisible.. Aujourd'hui on ne voit plus beaucoup d'endroit comme celui-ci. » C'était vrai après tout, presque tout les endroits où j'avais mis les pieds depuis le début de l'épidémie avait été souillé par les massacres de ses montres.. Je n'avais aucune idée du comment ou du pourquoi, mais cette cabane avait été épargnée, pour mon plus grand plaisir, et je pouvais maintenant le partager avec quelqu'un qui avait du vivre l'Enfer tout comme moi. Mon sourire s'élargit lorsqu'elle me remercie, même si pour moi mon geste était tout à fait normal et que je ne m'aurais pas vu réagir autrement, mais je comprenais que dans cet environnement hostile, un tel comportement pouvais en surprendre plus d'un, et c'était le plus triste là-dedans. Je rigole doucement à la suite de ses paroles puis secoue la tête. « Tu peux m'appeler Conrad, et cela m'a fait le plus grand plaisir mademoiselle » dis-je avant de me pencher comme on pouvait le faire devant la royauté dans le temps, poursuivant sur les plaisanteries. C'était assez étrange qu'après un moment aussi critique et morbide, on puisse toujours rire un peu, mais Dieu que cela pouvait faire du bien.. et c'était toujours mieux de rire que de pleurer, puisque trop de larmes avaient déjà été versé sur ces terres.

© fiche réponse par MYERS.

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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Jeu 13 Aoû - 0:56



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. E. Morricone → Rabbia E Tarantella
Conrad. Enchantée, Conrad. C'est presque drôle, l'anagramme peu flatteur de son prénom est le dernier mot au monde par lequel j'ai envie de qualifier ce jeune homme. Celui qui m'offre un sourire sincère comme je n'en avais pas vu depuis longtemps. Ça fait du bien. Vraiment. La lumière qui apparaît alors dans mes yeux témoigne de mon bouleversement certain. Et son geste, sa révérence, et ses mots, n'ont pour effet que d'élargir le rictus sur mes lèvres, et accentuer la beauté de l'instant. Parce que, oui, à mon sens, c'est beau, du moins, c'est toujours moins laid que le schéma classique des rencontres fortuites depuis deux ans et demi. D'habitude, on se fait accueillir par un canon de fusil qui nous regarde bien droit dans les yeux, ou par la lame bien aiguisée d'un couteau impatient de nous mordre la peau du cou. Les gens ont peur des autres, comme si l'être humain vivant était l'ennemi public numéro un en ce moment. C'est dingue. Et le pire, c'est que cette haine est devenue mécanique, j'ai beau le dénoncer, je ne m'en affranchit pas pour autant. Alors une rencontre normale, presque chaleureuse, entre deux âmes brisées, qui ont échangé leurs armes contre des sourires, à mon sens, oui. C'est beau.

Achevant de rire à ses manières de gentleman, et me dirigeant doucement vers le seuil de la cabane, je perds à nouveau mon regard dans le décor. Puis je m'adosse au mur en rondin de sa demeure de bois, et me laisse glisser le long de celui-ci, jusqu'à ce que mes fesses touchent les feuilles humides jonchant le sol terreux du bosquet. Je laisse le plaisir à mes jambes de se détendre, et tapote le sol à côté de moi, invitant Conrad à s'asseoir auprès de moi. La tête en arrière, appuyée contre le bois, je profite du soleil de novembre qui tape sur mon visage. Les paumes de mes mains glissent sur les feuilles mortes et s'enfouissent dans la terre. Je respire. Je respire enfin. Je peux sentir cette odeur d'humidité qui embaume les bois quand l'automne arrive. Je peux entendre les cliquetis de l'eau du ruisseau qui coule à quelques mètres à peine de moi. Les chants des oiseaux qui prennent la route du Sud. Les stridulations des grillons et des sauterelles qui annoncent la fin de la journée. Le bruissement des feuilles dans les arbres quand la brise qui fait danser mes cheveux, secoue leurs branches haut perchées. J'ai l'impression de revivre véritablement. J'ai grandi au Texas vous savez, j'ai passé mon enfance dans la nature, à califourchon sur un cheval ou les fesses dans un canoë. Je ne peux avoir le sentiment d'être libre que dans un environnement assimilable à celui-ci. Mes souvenirs se mêle à ce méli-mélo de sensations, et j'ai alors envie d'oublier. De tout oublier. Mes muscles se relâchent. Mes mâchoires se desserrent. Je suis bien.

- Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu l'impression d'avoir le droit me détendre comme ça, putain c'est ça le bonheur.

Reprends tes esprits Myra, t'es pas chez toi ici. gronde la petite voix de la conscience dans ma caboche. Aussitôt, je me redresse et déglutis, frotte mes mains l'une contre l'autre pour en faire tomber les morceaux de terre avant de les essuyer sur mon jean, de me grattouiller le nez et de continuer..

- Je dis ça mais t'inquiète pas, je compte pas m'éterniser. Je filerai avant la nuit, j'ai encore beaucoup de chemin à faire. Le problème c'est que j'ignore comment te remercier de m'avoir sorti de là, et ne me dis pas que t'as envie de rien, je te croirais pas. On désire tous quelque chose. Par contre, si tu veux, mmh, tu vois quoi, je suis désolée, mais c'est fermé. Semaine rouge.

Ben oui, je suis une femme libérée moi, je parle de menstruations avec un homme que je connais depuis moins d'une heure, et alors ? Le petit rire gêné qui s'échappe de ma bouche ajouté au léger froncement de mes sourcils lui font bien comprendre que je réalise la connerie que je viens de sortir. Mais je tiens véritablement à lui offrir quelque chose avant de mettre les voiles. Si je décampe, j'aurais l'impression, en plus d'être une voleuse, d'avoir une dette envers lui, et je déteste être redevable. J'ai la désagréable sensation que mes créanciers me tomberont dessus au pire moment, et exigeront de moi quelque chose que je ne serais pas en mesure de leur apporter. C'est pourquoi je tiens absolument à rendre quelque chose à Conrad, à défaut de pouvoir lui rendre la pareille. Quoi qu'il veuille, je lui accorderai, sans négliger mes efforts, ni rechigner, pour la simple et bonne raison qu'il est sans doute la personne la plus humaine que j'ai rencontrée, depuis que les morts se sont mis à marcher.


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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Jeu 20 Aoû - 23:03


Myra & Conrad
Je m’installe à ses côtés, regardant le paysage devant nous, profitant simplement du silence apaisant, quelque chose qui nous était que très rarement offert maintenant. Je l’aurais bien invité à l’intérieur, mais je ne disais pas non à ce petit repos au soleil, il fallait en profiter après tout, après ce massacre, quelques minutes de répit n’étaient pas de refus, surtout dans un si beau petit coin du paradis. « Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu l'impression d'avoir le droit me détendre comme ça, putain c'est ça le bonheur. » Un délicieux sourire s’imprime sur mon visage, trop souvent maquillé d’inquiétudes, détendant tous les muscles de mon corps. C’était peut-être imprudent de baisser ma garde, comme j’étais bien placé, nous étions tous très bien placé en réalité, pour affirmer que ces choses nous tombaient toujours dessus quand on s’en attendait le moins, refusant catégoriquement de nous laisser le temps de nous reposer ne serait-ce qu’une heure, s’acharnant sur nous chaque minutes que Dieu fait. J’étais bien gourmand, mais certainement pas au point d’agresser les poulets dans leur poulailler sans répit. C’était des vrais bêtes assoiffés de chair fraîche, et ils étaient loin d’être humain, toute partiel d’homme était bel et bien morte, comme l’était leur enveloppe sur lesquelles les insectes se délectaient. Ils avaient en abondance de la nourriture à se mettre sous la dent, ce n’était malheureusement pas notre cas. Je passe une main contre mon ventre par réflexe, avant de me rendre compte que je m’étais à nouveau laissé divaguer doucement jusqu’à ce que la nourriture me revienne à nouveau en tête, en oubliant même de répondre à la blonde. « Ah ça tu peux le dire » finis-je donc par lui dire, souriant de toutes mes dents. Je me rappelle que je servais toujours ce sourire à ma mère lorsque j’entrais dans la pâtisserie, où elle s’acharnait souvent sur une pâte à tarte. Une délicieuse odeur de myrtille me montait toujours au nez ; comme à son habitude, le vieux Trudelle était assis à sa table, attendant fidèlement ses chaussons de l’après-midi, qu’il proclamait être les meilleurs qu’il n’avait jamais mangé, et bien entendu, il ne fallait pas dire cela à sa femme. Ce souvenir ne fait qu’alimenter un peu plus longtemps mon sourire, mais je retombe bien rapidement de mon petit nuage, et bien entendu, il s’effaça doucement, ces pensées chaleureuses le suivant de près dans le néant.

« Je dis ça mais t'inquiète pas, je compte pas m'éterniser. Je filerai avant la nuit, j'ai encore beaucoup de chemin à faire. Le problème c'est que j'ignore comment te remercier de m'avoir sorti de là, et ne me dis pas que t'as envie de rien, je te croirais pas. On désire tous quelque chose. Par contre, si tu veux, mmh, tu vois quoi, je suis désolée, mais c'est fermé. Semaine rouge. » Ah vrai dire, je suis plutôt choqué par sa franchise, un peu trop directe peut-être ? Même que, ce n’était pas tant cela qui me fais me figer quelques secondes, mais plutôt qu’elle me propose une tel chose pour me remercier, alors que pour moi, c’était un geste totalement normal, humain. Ne sachant pas vraiment comment réagir, je reste surpris, la fixant quelques secondes, comme si on m’avait tiré dessus avec un puissant fusil futuriste qui en une seule décharge, gèlerais entièrement le corps de son adversaire. Finissant par éclaté de rire, ce qu’elle pourrait trouver bizarre, mais qui pour moi, était la seule réaction à employer. « Et pourquoi tu ne pourrais pas t’éternisé ? Tu es la bienvenue ici, si tu veux rester, en vrai j’apprécierais beaucoup de la compagnie, mais je comprendrais que tu préfères partir, même si après mon sauvetage cela m’étonnerais que tu n’es pas encore confiance en moi, et pour ce qui est de ta… dette, ne t’en fais pas j’en veux pas du tout à ta culotte. Il me suffira amplement que tu ne me laisse jamais pour mort derrière toi, tu veux bien ? » Je ne peux m’empêcher de laisser s’échapper de nouveaux rires, plus calmes que la dernière fois cela dit. Je ne disais jamais non à une partie de jambe en l’air, mais je ne demanderais jamais à une femme de s’y plier si elle n’en n’a pas envie, et encore moins pour payer une quelconque dette qui selon-moi, n’a pas raison d’être, surtout dans une situation pareil. Si elle était prête à se donner ainsi, ce n’était pas de mes affaires, mais je n’étais pas celui qui en profiterait, oh ça non, et honte à celui qui accepterait une telle proposition. J’aimais m’amuser, mais je n’étais pas pervers non plus. « Mais.. Tu as dit que tu avais encore beaucoup de chemin à faire, et si ce n’est pas indiscret.. Tu te rends quelque part ? » À la zone 51 peut-être ? Elle en avait entendu parler ? C’était plausible, après tout il semblait que beaucoup de gens s’y était rendu, j’espérais tant pouvoir y trouver Aileen, saine et sauve.. J’apprécierais aussi un endroit sécuritaire, purifier de ces rôdeurs, même si je doutais fort qu’un tel endroit existe, mais je ne pouvais le nier, mon objectif premier c’était de retrouver la blonde, elle signifiait tant pour moi, et sans elle, j’arrivais à peine à respirer.

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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Dim 23 Aoû - 23:47



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. E. Morricone → Rabbia E Tarantella
Les quelques secondes qu'il passe sans rien dire semblent durer une éternité. Est-il choqué ? Hésite-t-il encore ? Au fond de moi, je n'espère pas plus l'une que l'autre de ces hypothèses. Je dois dire que je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre, ni quels seront les prochains mots susceptibles de sortir de sa bouche, mais je crains le pire. J'étais alors très loin de me douter qu'il allait rire. Oui, il rit, mon sang se glace. Je lève alors les yeux vers lui, le regard témoignant de mon incompréhension. 

« Et pourquoi tu ne pourrais pas t’éterniser ? Tu es la bienvenue ici, si tu veux rester, en vrai j’apprécierais beaucoup de la compagnie, mais je comprendrais que tu préfères partir, même si après mon sauvetage cela m’étonnerais que tu n’es pas encore confiance en moi, et pour ce qui est de ta… dette, ne t’en fais pas j’en veux pas du tout à ta culotte.

J'ai eu peur. Je craignais qu'il ne me demande quelque chose d'encore plus dégueulasse et dégradant que la forme de prostitution à laquelle ce monde dévasté m'ont trop souvent soumise. J'éprouve alors un immense soulagement, ajouté au sentiment que j'ai véritablement un type bien en face de moi. J'en suis convaincue maintenant. Comme quoi, il y a encore peut-être un peu d'espoir, tous les hommes ne sont pas réduits à l'état primitif, guidés uniquement par l'instinct de survie et la testostérone. Rassurée, je souris, et redirige mon regard vers mes mains, qui s'amusent avec les feuilles mortes sur le sol alors qu'il poursuit..

- Il me suffira amplement que tu ne me laisses jamais pour mort derrière toi, tu veux bien ?

Mes mâchoires se serrent, et un frisson me parcourt de la tête au pied. Mes doigts lâchent les cadavres rougis des feuilles, et mes iris azurs capturent ses yeux couleur d'olives. C'est comme si je recevais une flèche en plein cœur, je suis certaine que mon palpitant a oublié de battre pendant quelques instant, et mon âme est profondément touchée. C'est donc avec une mine grave, et l'intonation la plus sincère et la plus déterminée du monde que je lui réponds sans un soupçon d'hésitation dans la voix..

- Je te le promets, Conrad.

Un sourire discret se dessine sur mon visage, peut-être dans le but de repousser l'humidité qui veut envahir mes yeux. Oui, j'ai presque envie de pleurer, parce que c'est beau. Conrad est tellement différent de tous ceux que j'ai rencontré jusqu'alors, c'est dingue. C'est juste un homme qui veut survivre. Il ne parait pas hanté par la haine, la rage, ou la colère. Et oui, ça me fait quelque chose. C'est la compagnie la plus agréable qui soit. C'est apaisant. Vraiment.

- Mais.. Tu as dit que tu avais encore beaucoup de chemin à faire, et si ce n’est pas indiscret.. Tu te rends quelque part ? »

Je me racle la gorge, me redresse, et lui annonce, le plus normalement du monde..

- Je vais passer les prochains mois en Californie. Du côté de Los Angeles. J'aime penser que l'hiver est plus doux sous les palmiers de Santa Monica..

Cette dernière phrase sonnait moins débile dans ma tête. Qu'importe. Rien qu'en évoquant la Californie, mes pensées s'emplissent d'images magnifiques. De couchers de soleil sur l'océan. Des plages de sable blanc s'étalant à perte de vue. De la colline d'Hollywood. Du Golden Gate de Francisco. Des baies somptueuses. Des villas magnifiques bâties sur des rochers millénaires. Je rêve sûrement, je baigne dans l'espoir que l'apocalypse n'ait pas trop amoché l'état doré à défaut de l'avoir épargné. Puis, tout le monde a besoin de croire en quelque chose. Moi, c'est en ça que je crois. Je verrais bien ce que j'y trouverai lorsque j'y arriverai, en attendant, laissez moi rêver. J'en ai besoin pour ne pas devenir folle. Pour ne pas rester dans ce tourbillon infernal qui me contraint et me force à survivre sans aucune raison si ce n'est le désir de retrouver les fantômes d'êtres chers disparus depuis une paire d'années. Mavis.. J'ai passé deux ans à le chercher, j'ai passé le Texas au peigne fin pour retrouver une trace de son existence, j'ai payé de mon corps pour avoir plus de chance, et tout ça pour rien. Que dalle. Nada. Rien que d'y penser, son visage me revient en tête, et c'est le bordel dans mon ventre. Allez savoir pourquoi.

- Mais avant ça, je dois trouver la zone 51. Un message est passé à la radio voilà.. je sais pas, un an peut-être, et j'ai croisé beaucoup de survivants qui s'y rendaient. Jusque là j'ai toujours refusé, tout ça me paraissait trop beau pour être vrai, je pensais à un piège, un QG de secte, quelque chose comme ça. Mais je dois dire que ça m'intrigue. Si tant de monde s'y rend, la personne que je cherche y est peut-être, donc, je vais aller y faire un tour avant de me faire bouffer par Brad, Angie et leur armée de mioches.

Je pouffe. Si Mavis n'est pas dans la zone, j'arrêterai les recherches, je le promets. Je me ferais une raison. Mais je dois tout essayer, je m'en voudrais toute ma vie si j'abandonnais maintenant en ignorant l'une de mes plus grandes chances de le retrouver. Je relève alors les yeux vers Conrad, fronce légèrement les sourcils sous le poids de la curiosité, et d'une voix fragile, je lui demande..

- Tu en as déjà entendu parler toi, de la zone 51..?


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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Ven 18 Sep - 22:54


Myra & Conrad
Je souris à nouveau. Ce n’étais pas la première personne à qui je sauvais les miches sans aucune hésitation, sans même me demander si c’est vraiment une bonne idée pour moi et encore plus important, ma survie. Je n’étais pas stupide pourtant, j’étais tout à fait conscient qu’il y en avait des foutues salopards, et j’en avais croisé quelques-uns d’ailleurs, malheureusement, c’était pourtant plus fort que moi. Impossible de tourner le dos à des personnes en détresses, je n’en avais pas la force, même si pour moi tu n’avais rien de fort en laissant quelqu'un à une mort certaine derrière toi sans même bouger le petit doigt. Alors à chaque fois, je m’étais ma propre vie en danger, pour sauver un inconnu qui pourrait ne même pas m’en être reconnaissant, voir même, me crier dessus en retour, ce qui m’étais arrivé quelques fois d’ailleurs, ou peut-être aussi me vouloir du mal. J’oubliais toutes ses possibilités et je fonçais, puisque même si cela tourne mal à la fin, c’est toujours mieux que de continuer de vivre avec une énorme culpabilité. Je me connaissais, ça serait tout bonnement insupportable pour moi, même quand j’essayais et que j’échouais, je m’en voulais à en crever, alors je n’imaginais même pas ce que ce serait si je fermais les yeux au lieu d’agir. Beaucoup trop de fantômes hantaient déjà mes rêves, inutile d’ajouter des visages et des cris de détresses en plus à mes cauchemars. Je pensais être cette fois tombé sur une bonne personne, peut-être même une future amie, qui sait, et c’est pourquoi je me permets de toujours sourire, même entouré de zombaques affamés, surtout que je n’avais jamais vraiment aimé être seul, cela m’empêchais d’être optimiste ce qui pourrait bien un jour être la cause de ma mort. Il ne fallait jamais perdre espoir, même si ça pouvait parfois sembler complètement fou de toujours croire à quelque chose de beau même après ces années en Enfer, pourtant on m’avait toujours dit qu’il n’y avait jamais, même dans les plus terribles situations, que du négatif. Rien n’était complètement sombre, comme rien n’était complètement parfait. N’allez pas croire que je me fais des illusions par contre, je suis tout à fait conscient que le monde est changer à jamais, et qu’aucune force militaire attend de tous nous sauver, je refuse simplement de me dire que tout est mort, qu’il ne reste plus personne de bon, et surtout, qu'Aileen n’ait plus de ce monde : aussi bien se tirer une balle dans la tête tout de suite si c’était le cas, mais même si elle l’était, je savais qu’elle ne voudrait pas que je finisse ainsi, alors je me rattache à l’espoir de la retrouver, puisque c’est tout ce qui peut me faire avancer. Ce petit coin du paradis prouvait d’ailleurs que tout n’était pas mort, on aurait dit que cet endroit avait été épargné, que la fin du monde n’y avait pas touché, et c’était tout simplement un magnifique spectacle. J’étais d’ailleurs content de maintenant le partager avec quelqu'un d’autre, puisque même si j’étais tranquille ici, même si c’était absolument splendide, la solitude me pesait, et c’est d’ailleurs pourquoi j’avais tenté cette petite escapade en ville, avant je me bourrais toujours la fraise lorsque j’étais triste, même quand je ne l’étais pas aussi mais inutile de le souligner, ainsi je n’avais pas pu m’empêcher de rêver d’une bonne tarte, et c’est comme ça que j’étais tombé sur la blonde. J’avais premièrement essayé de me plonger dans les souvenirs de l’ancien propriétaire de la cabane pour me sentir moins seul, mais cela n’a malheureusement pas vraiment fonctionné.

Je perds ensuite un peu de ma joie, déçu de sa réponse, je pensais avoir trouvé quelqu'un avec qui tailler la route jusqu'à la zone, apparemment elle avait d’autre projet : les palmiers de Santa Monica. Je ne pouvais pas me permettre de traîner sous le soleil malheureusement, je devais trouver Aileen, et ça… ça voulait dire que nos chemins allaient se séparés, et que je me retrouverais à nouveau tout seul. « Mais avant ça, je dois trouver la zone 51. Un message est passé à la radio voilà.. je sais pas, un an peut-être, et j'ai croisé beaucoup de survivants qui s'y rendaient. Jusque-là j'ai toujours refusé, tout ça me paraissait trop beau pour être vrai, je pensais à un piège, un QG de secte, quelque chose comme ça. Mais je dois dire que ça m'intrigue. Si tant de monde s'y rend, la personne que je cherche y est peut-être, donc, je vais aller y faire un tour avant de me faire bouffer par Brad, Angie et leur armée de mioches. » C’est comme si je peux à nouveau respirer librement, pourquoi n’avait-elle pas commencer par cela ? Je tourne les yeux vers elle, souriant grandement, on avait deux choses en communs alors : on cherchait tous les deux quelqu'un, et on pensait tous les deux le trouver là-bas. C’était une sacrée coïncidence pareil, cela ne m’aurais pas surpris qu’elle ait entendu parler de la zone, beaucoup de gens semblaient au courant, mais quand plus, elle soit elle aussi à la recherche de quelqu'un… Je suis tellement heureux que je ne peux m’empêcher de rire un peu. « Tu en as déjà entendu parler toi, de la zone 51..? » J’hoche alors de la tête doucement, assez énergique, j’avais retrouvé ma bonne humeur, et la jeune femme n’était même pas là depuis une heure. « C’est pas croyable ça, moi aussi je me rend à la Zone, et j’espère y retrouver quelqu'un aussi. Je me suis dit premièrement que c’était trop beau pour être vrai, comme toi, et le piège est surement venu en tête de la plupart des gens, mais si c’est bien un piège, et que mon amie s’y est rendu… Je ne peux pas la laisser là-bas, et puis je ne peux pas non plus me permettre d’ignorer cette piste, c’est quand même vachement probable… J’espère que ton ami y sera aussi, ou qui que ce soit pour toi. » Je souris cette fois plus discrètement, seulement puisque j’essayais de lui montrer ma compassion, je comprenais parfaitement ce qu’elle ressentait après tout : j’étais dans la même situation. À peine avais-je prononcé ces mots que la pluie se mit à tomber, avec tout ça je n’avais même pas eu le temps de remarquer les nuages gris couvrir le ciel bleu. Je me lève donc rapidement et lui propose ma main encore une fois pour l’aider à se relever. Nous étions à peine protéger des gouttes de pluie grâce au toit de la cabane. « On ferrais mieux de rentrer. » Toujours vêtu d’un petit sourire, la pluie se met à prendre des forces alors que j’ouvre la vielle porte en bois qui grince. Je la referme, puis comme à mon habitude, je pousse la grosse bibliothèque devant la porte, juste au cas où. Je secoue ensuite un peu la tête, laissant s’échapper quelques gouttes d’eau salé, passant une main dans mes cheveux un peu humide.

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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Dim 25 Oct - 22:54



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. E. Morricone → Rabbia E Tarantella
- C’est pas croyable ça, moi aussi je me rend à la Zone, et j’espère y retrouver quelqu'un aussi. Je me suis dit premièrement que c’était trop beau pour être vrai, comme toi, et le piège est surement venu en tête de la plupart des gens, mais si c’est bien un piège, et que mon amie s’y est rendu… Je ne peux pas la laisser là-bas, et puis je ne peux pas non plus me permettre d’ignorer cette piste, c’est quand même vachement probable… J’espère que ton ami y sera aussi, ou qui que ce soit pour toi.

"Qui que ce soit pour toi". Ces quelques mots me frappent de plein fouet, et me mettent devant la réalité de ma relation avec Mavis. Je ne sais tout bonnement pas où j'en suis, avec lui. Vous me direz sûrement, qu'après deux ans sans nouvelles, et qui plus est, dans un contexte de merdier total à l'échelle planétaire, il ne devrait n'être pour moi qu'un vieux souvenir du passé. Vous aurez sans doute raison, c'est ce que je devrais penser, mais je n'y arrive pas. Il ne peut pas être mort avant moi. C'est juste, impossible. Il est là, quelque part, je le sais, je le sens. Alors, oui, je vais me rendre dans la zone, je la fouillerai de fond en comble, et s'il reste introuvable, je serais contrainte à penser qu'il ne veut pas que je le retrouve. Cette simple idée me brise le coeur, mais il faudra que je l'accepte. Tellement de gens sont morts, ou presque, en tant que vivante, et en à peu près bonne santé, j'ai mieux à faire que courir après un fantôme. Comme par exemple, pour commencer, laisser quelques gouttes de pluie s'écraser lourdement sur le bout de mon nez et me sortir de mes pensées morbides. Je lève alors les yeux vers Conrad, saisit la main qu'il me tend, et me hisse debout.

- On ferrait mieux de rentrer.
- Je te suis.

Sous la pluie battante, il ouvre la porte, et nous nous réfugions à l'intérieur de sa petite maison de bois. A peine ai-je posé le pied dans la cabane que mon hôte pousse la bibliothèque devant la porte. En le regardant faire, j'arque un sourcil. Est-ce vraiment nécessaire ? Possible. S'il a recours à ce geste, il y a surement une raison, je n'ai qu'à espérer que son acte ne soit pas motivé par une envie soudaine de me faire développer un syndrome de Stockholm. Les bras ballants, j'explore la maisonnette des yeux, et suis forcée de constater qu'elle n'est pas mignonne que de l'extérieur. Certes, elle mériterait un petit coup de nettoyage, mais dans nos temps d'apocalypse, on excuse beaucoup mieux un ménage peu soigné. Les toiles d'araignées aux coins du plafonds semblent danser sur le rythme mélodieux de la pluie qui tombe bruyamment sur le toit. Tout est fait de bois, dans cette cabane. La table, les chaises, le fauteuil, le lit, les meubles de la cuisine. En fait, cet intérieur reflète totalement l'image que je me faisais de l'habitat des petits lutins de forêts irlandais des contes traditionnels. J'esquisse un léger sourire. Oui, c'est exactement ça. Mais bon, ici, pas d'elfes verts à l'horizon, juste des zombies. Au moins, je n'ai pas à me tracasser pour mes quelques pièces d'or.

Un éclair tranche le ciel, et un coup de tonnerre déchire le silence. Je fais volte face, et rejoint mon hôte près de la table. Je m'assois à la chaise qui me fait de l'oeil, et pose mon sac à son pied. J'attrape mon briquet, et allume les deux bougies qui trônaient sur la table. Tant que j'ai la main dans mon sac, je sors également toutes les provisions que j'ai eu le temps de faire cet après-midi, et les étale sur la table, entre Conrad et moi.

- J'espère que tu as faim. J'ai réussi à ramasser quelques petits trucs à la boutique, prends ce qui te plait. Et attention, j'ai un dessert surprise pour tout à l'heure ! Si on était dans un monde sans zombies, il ne nous manquerait plus qu'une télé, des chaussettes en laine, et des marshmallows pour passer une super soirée.

Je pioche une tranche de viande séchée que j'enfourne dans ma bouche, j'époussette les mains sur mon pantalon, et m'appuie contre le dossier de la chaise. Et le plus sincèrement du monde, lui lance, les yeux dans les yeux..

Raconte moi ton histoire.

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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Lun 2 Nov - 6:06


Myra & Conrad
C’est à ce moment qu’elle glissa sa main dans la mienne pour une deuxième fois. La pluie s’était mise à tomber rapidement et sans crier gare. C’était dommage, d’ailleurs, puisque je n’aurais pas été contre le fait de rester assis là, devant la cabane, encore un peu. C’était peut-être complètement débile, mais j’aimais bien ce petit coin, je me considérais comme chanceux. Depuis que tout cela avait commencé, je n’avais jamais vu un endroit qui me rappelait autant les paysages qu’on croisait chaque jour avant et auxquelles on ne faisait même pas attention. C’est pour cette raison que je ne souhaitais pas le quitter tout de suite, en vrai je regrettais déjà le moment où je devrais laisser cette cabane derrière-moi. Depuis un moment, je ne m’arrêtais presque plus, seulement lorsque c’était nécessaire ou lorsque ma vie ou celles des personnes avec qui je voyageaient étaient en danger. La seule chose que j’avais en tête c’était de bouger, d’aller toujours plus à l’Est, et fouiller les quatre coins des États-Unis à la recherche d’Aileen, en commençant par cette fameuse zone 51. J’étais plus que ravi d’être tombé sur Myra, qui avait les même buts que moi. Je détestais être seul, et trop de fois, ce sont des objectifs différents qui me séparaient de mes compagnons de route, précieux et vitales pour moi. Maintenant je n’avais plus à craindre la solitude et un poids énorme c’était alors envoler. Pour nous abriter, je l’invite donc à rentrer, et pousse un meuble contre la porte par simple réflexe. Il n’y avait pas beaucoup de rôdeurs dans le coin, mais ne savait-on jamais. Cela m’aidait à dormir sur mes deux oreilles et Dieu savait qu’il était important d'être bien reposé ; dehors nous attendait plus de monstres qu’on ne pouvait en compter, ce n’était pas donc pas le temps d’être engourdis de la caboche. Alors que mon invité, curieuse, s’aventure dans la petite maison en bois, j’improvise et soulève mon t-shirt pour estomper mon visage. Je secoue ensuite la tête alors qu’un frisson me parcours de la tête au pied. Nous étions dans les temps froid, et moi qui étais tant habitué au soleil chaud de la Californie, je ne m’acclimatais que très lentement. Une chose était sûr, je ne voulais pas m’aventurer plus loin dans le Nord, même lorsque je me rendais dans des villes nordiennes pour disputer des matchs, alors que les maisons disposaient de chauffage, je finissais toujours en boule contre un sofa, enrouler dans une grosse couverture. Je ne m’imaginais donc pas du tout perdu en forêt et les pieds dans la neige, parce que oui, parfois, ils nous arrivaient de ne rien trouver de sécuritaire pour la nuit, alors on dormait dehors, sur le qui-vive, se réveillant à chaque craquement que produisaient les petites bestioles. De toute façon, je m’étais battu jusqu'ici, alors je refusais de finir en pop-sicle, une mort qui était loin d’être honorable à mes yeux. Si je devais vraiment mourir avant mon heure,  j’espérais que ce soit au moins au combat.

Mon premier réflexe est donc d’ouvrir le petit placard près de la porte et de sortir deux couvertures en laine rose. Je ne savais pas d’où venait Myra, peut-être était-elle habituer à plus froid, mais en gentleman, je me devais de lui proposer. Alors que je dépose les couvertures contre une chaise de la table, un tonnerre tonne à l’extérieur et me fait sursauter. Au même moment, Myra finit sa petite visite et s’installe à la table. Elle me semblait un peu énergique, ça me plaisait. « J'espère que tu as faim. J'ai réussi à ramasser quelques petits trucs à la boutique, prends ce qui te plait. Et attention, j'ai un dessert surprise pour tout à l'heure ! Si on était dans un monde sans zombies, il ne nous manquerait plus qu'une télé, des chaussettes en laine, et des marshmallows pour passer une super soirée. » Elle étale alors les provisions qu’elle avait amasser contre la table, me proposant de me servir à ma guise. Je laisse s’échappe un petit rire avant de répondre toujours souriant. « Si moi, j’ai faim? Je me demande si parfois je n’ai pas faim. » Évidemment, elle ne me connaissait pas, mais elle l’aurait bien remarquer un jour ou l’autre. J’imagine que je ne devrais pas me vanter d’être gourmand, aujourd'hui c'était plus un défaut qu’autre chose, même si je faisais des efforts pour me contenir, la nourriture ne se trouvait plus à chaque coin de rue et était plus précieuse que jamais. L’eau aussi, d’ailleurs. J’attrape une des couvertures puis rejoins la blonde à l’autre extrémité de la table pour lui poser sur les épaules. « Je n’ai pas de chaussettes en laine mais j’ai des couvertures. » Je souris un peu puis en profite pour attraper le petit sachet de noix sucrées avant de retourner à ma chaise, m’enroulant dans ma couverture en souriant. Posant mes pieds contre la chaise à ma droite, je me tourne vers la blonde qui, s’étant accaparer une tranche de viande sèche, avait pris un air plus ou moins sérieux. « Raconte-moi ton histoire. » Voilà, on arrivait à la partie la moins amusante. Je perds un peu de la joie qui m’animait, confirmant intérieurement le côté curieux de ma nouvelle amie. « Oh, tu sais... En résumé, j’ai eu un bel enculé comme père, mais j’ai eu la chance d’avoir une mère en or. J’avais un grand-frère aussi, ce n’était pas toujours le grand amour entre nous, mais ça me manque de le détester. N’empêche que j’ai pas à me plaindre, j’ai réalisé mon plus grand rêve et j’avoue que j’aurais dut l’apprécier d’avantage... » Le noir tombait doucement à l’extérieur alors que l’orage prouvait toujours son mécontentement, les deux chandelles valsaient entre moi et Myra, créant une ambiance plutôt chaleureuse, surtout pour ce genre de confidence. Alors que je m’étais brièvement perdu dans mes souvenirs passés, je tourne finalement de nouveau la tête vers la blonde et lui relance la question. « Et toi, dit-moi, comment était ta vie d’avant? » J’avoue que pour le coup, j’étais plutôt curieux d’en apprendre plus sur elle. J’ouvre alors mon paquet d’arachides tout en attendant une réponse de sa part. Parfois, ça faisait mal d’en parler, souvent même, pourtant il arrivait aussi qu'on en avait tout bonnement besoin, et que les bons souvenirs nous faisaient sourire, bien qu'on les regrettaient amèrement.
© fiche réponse par myers.

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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Sam 12 Déc - 7:02



Le blond, la lutte et le gluandTonopah, Nevada. 10 Nov. 2015. E. Morricone → Rabbia E Tarantella
- Si moi, j’ai faim? Je me demande si parfois je n’ai pas faim.

Un rire léger s'échappe d'entre mes lèvres. Il est vrai que dans ce temps d'apocalypse, les rations s'amenuisant un peu plus chaque jour, il est de plus en plus difficile d'être rassasié. La plupart d'entre nous sommes sous alimentés et carencés, c'est sûr et certain, nous ne vivons pas sainement. Cependant, le point positif, c'est que nous sommes tous dans une forme athlétique. Je n'ai encore jamais croisé un survivant avec un seul petit kilo en trop, ou dépourvu d'une musculature saillante lui procurant l'endurance et l'habileté nécessaire à la survie. Ils décrivent ce phénomène dans les livres de biologie, ils appellent ça la sélection naturelle. En gros, la science veut que les arbres généalogiques des lignées à venir soient composés d'individus présentant les mêmes capacités de survie que nous : ils crèveront la dalle, mais au moins, ils seront sexy.

Je quitte alors mes pensées relevant d'une science que je n'ai jamais étudiée, lorsque un poids chaud se pose sur mes épaules, c'est Conrad me couvre d'une vieille plaid. Pas vraiment douce, elle gratte même un peu, mais elle aura l'avantage d'être un solide allié contre le froid quand la nuit tombera. Et elle m'est offerte de si bon coeur que je ne peux me retenir de sourire à mon hôte.

- Je n’ai pas de chaussettes en laine mais j’ai des couvertures.

- Merci beaucoup, c'est encore mieux.

Assise en tailleur sur la chaise, je m'entourlopine dans la couverture, et grignote les gourmandises qui s'offre comme un luxe à mes papilles alors que je demande au grand blond face à moi de me conter son histoire. Je l'écoute avec la plus grande attention lorsqu'il se confie..

- Oh, tu sais... En résumé, j’ai eu un bel enculé comme père, mais j’ai eu la chance d’avoir une mère en or. J’avais un grand-frère aussi, ce n’était pas toujours le grand amour entre nous, mais ça me manque de le détester. N’empêche que j’ai pas à me plaindre, j’ai réalisé mon plus grand rêve et j’avoue que j’aurais du l’apprécier d’avantage...

Je ne lui offre pour seule réponse qu'un sourire compatissant. Vingt secondes ont suffi pour révéler deux points communs que nous partageons. Moi aussi j'ai un grand frère avec qui j'avais une relation compliquée. Et moi aussi j'ai des regrets. D'énormes regrets.

- Et toi, dis-moi, comment était ta vie d’avant ?

J'aurais du m'y attendre. C'est presque devenu automatique aujourd'hui, tout est donnant-donnant. Le dollar ne vaut plus rien, alors on s'entend sur des échanges. Tu me donnes une pomme, je te donne une poire. Tu m'offres un abri, je t'offre de la compagnie. Tu me voles quelque chose, je te coupe la main. C'est comme ça qu'on fonctionne. Et parfois, on troque nos souvenirs contre des paroles, des sourires, des pas grands choses, des petits riens qui réconfortent. Je fais partie de ceux qui pèsent leurs offrandes au gramme près, pour être certains de ne pas donner la miette de trop qui ferait pencher la balance du mauvais côté, surtout lorsque ma dette se compte en données immatérielles. Il n'est pas évident pour moi de me livrer, c'est même un exercice difficile auquel je ne me prête que très rarement. La mine hésitante, je m'éclaircis la gorge et appuie mon dos contre le dossier. Mes yeux fuient le regard olive de Conrad, je refuse d'y lire un reflet de moi différent de celui que je veux lui montrer. Je ne suis pas comme les gamines maniérées avec qui j'ai grandi, je ne veux pas me plaindre ou chouiner sur mon passé. Je veux pouvoir trouver les mots justes. Alors quelques secondes passent. Je fais planer le mystère, dirons-nous. Mes doigts en viennent donc à s'amuser avec mes lanières de viande séchées, à les effiler le plus finement possible, alors que je lui conte l'histoire de ma vie..

- Ma vie n'avait rien d'extraordinaire, mais elle avait l'avantage d'être paisible. J'ai grandi à Dallas, je montais à cheval, me goinfrais de tacos deux fois par semaine et bossais le soir dans le pub de mes parents. Je vivais comme n'importe quelle jeune Texane de mon âge, le tout malgré que mon sang soit certifié 100% irlandais, que j'ai passé mon enfance à me moquer des filles et me battre avec les garçons, et que, question quarterbacks, j'ai toujours trouvé Matt Cassel bien plus sexy que Tony Romo.

Je lève finalement mes iris azurs vers les yeux verts de Conrad, avec comme un air de défi dans le regard. Alors, as-tu déjà rencontré une nana comme moi ?



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MessageSujet: Re: Myrad | Le blond, la lutte et le gluand Dim 24 Avr - 6:28

Rp qui n'est plus d'actualité.

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