[FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ.
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MessageSujet: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Lun 25 Mai - 23:59

You're like the brother I never had

SAN FRANCISCO, CALIFORNIE Δ ONE YEARS BEFORE THE EPIDEMIC Δ Time
I'AM NOT TRAPPED IN HERE WITH YOU. YOU'RE TRAPPED IN HERE WITH ME. FOREVER AND EVER.

Le souffle saccadé, il descendit de l'impala en claquant la portière plus violemment qu'il n'était nécessaire pour la fermer. Telle une ombre, il s'engouffra dans l'allée qui menait droit à l'appartement de Conrad en jetant des regards affolés dans toutes les directions. Comme s'il s'attendait à ce que quelqu'un bondisse de nulle part pour s'en prendre à lui. Il était à la fois paniqué et horrifié par ce qui venait de se passer, ce qu'il venait de faire. Sortant non sans difficulté la clé de l'appartement qui se trouvait dans sa poche avant, il ne parvenait pas à l’insérer dans la serrure. Tâche pourtant "anodine", qui ne lui aurait sans doute jamais posé de soucis si ses membres ne tremblaient pas autant. Une fois le verrou déclenché il ouvrit avec empressement la porte avant de la refermer sèchement derrière lui. Il était arrivé et même s'il se sentait un peu mieux, il savait qu'il n'était pas en sécurité, pas tant qu'il ne serait pas avec Conrad... Mon dieu, mais qu'avait-il fait...? Les yeux rougis et encore humides par les larmes, il se mit à déambuler maladroitement dans l'appartement à la recherche de son meilleur ami. L'air perdu et désespéré, il passait de pièce en pièce sans jamais tomber sur lui. Où pouvait-il bien être encore ce con-- « Conrad... ? Conrad.. ? » souffla t-il avec un léger timbre de désespoir dans la voix. Ce n'était pas franchement le moment de jouer à cache-cache... Vraiment pas. Desmond avait vraiment besoin de lui. Il lui fallut quelques minutes à peine pour faire le tour complet de l'appartement et il n'y trouva personne. Si ce n'était que les cadavres de bières entreposés sur la table basse. Bordel... Il allait devoir l'attendre ? Mais combien de temps encore ?

« Merde, merde, merde...Conrad putin..Tu peux pas me faire ça. Tu peux pas me faire ça, t'entends ?... Réponds... Réponds... » Attrapant nerveusement le fix de celui-ci en y laissant une trace de sang, il se mit à composer son numéro de téléphone, mais encore une fois, aucune réponse. Qu'il pouvait détester sa messagerie. Combien de fois lui avait-il répété de changer cette "chose". Mais Conrad l'écoutait-il réellement ? Ça c'était la vraie question... Il n'en pouvait plus, c'était terminé de lui, tout était foutu. D'un geste lent comme si tout espoir l'avait abandonné avec ce coup de téléphone, il reposa le combiné avant de regarder ses mains toujours recouverte de sang. Vision qui ne fit qu'aggraver son mal être. Se laissant glisser le long du mur, sa tête entre ses mains tremblantes, les larmes ne mirent pas longtemps à perler le long de ses joues. Il resta recroquevillé sur lui-même durant de nombreuses minutes avant de trouver la force de relever la tête. Il observait la porte d'entrée comme s'il s'attendait à voir débarquer quelqu'un. Ce qu'il espérait, c'était que la police ne soit pas déjà sur ses traces et que la seule personne à passer cette porte soit Conrad. Et par pitié, qu'il soit seul... Mais le connaissant, s'il n'était pas chez lui à cette heure-ci, c'est qu'il devait sans doute être avec " quelqu'un ". Il ne devait pas avoir l'air très malin ainsi coincé entre deux commodes, mais au moins il se sentait en sécurité. Aussi, il espérait ne pas devoir jouer la comédie devant l'une de ses nombreuses conquêtes. Desmond n'en avait pas la force. Il devait juste parler à Conrad. Trouver une solution. Et vite...

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Trente-quatre ans, et toujours aussi sexey.

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× Avant, j'étais : :
Sportif professionnel ; quarterback des San Francisco 49ers, équipe de la NFL (national football league).

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Mar 26 Mai - 4:34


Desmond & Conrad
Les écouteurs dans les oreilles, je courais dans les rues désertes de mon quartier. J'étais bien, je me sentais libre, comme toujours lorsque je courais. Comme je n'avais pas eut d'entraînement aujourd'hui, j'avais eut besoin de me bouger un peu. Je n'arrivais pas à dormir, me roulant dans mon lit sans arrêt. J'avais l'impression qu'un poids énorme quittait enfin mes épaules, et j'avais toujours été comme ça. C'était ma drogue bien à moi. Certains se sentent libérés lorsqu'ils se piquent, mais moi il me suffit d'enfiler un sweat et d'aller courir. Il était drôlement tard pour un petit jogging, les rues étaient sombres et il n'y avait que quelques lampadaires pour m'éclairer. Mais j'avoue que ce calme était paisible, même si la musique qui jouait dans mes oreilles était loin de l'être, elle. Pourtant c'était seulement le rock ou le métal qui m'aidais à me surpasser, on aurait dit qu'à chaque fois que la batteur frappait sa batterie, une décharge d'adrénaline naissait dans mes veines et d'un coup je fonçais comme l'air.

Cela devait faire deux bonnes heures que j'étais dehors, je devais sérieusement penser à allez me coucher, mais je n'en avais aucune envie, j'était trop bien ici. La température était parfaite en plus de ça, juste un petit vent frais agréable contre les joues. J'étais dans mon élément, si je ne pouvais que faire ça de ma vie, je le ferrais. Ah, c'est vrai, c'est déjà tout ce que je fais de ma vie ! Je souris à cette pensée, puis m'arrête de courir, attrapant ma bouteille d'eau. Je m'envoie un jet d'eau dans la bouche, puis me penche sur mon téléphone afin de changer de musique, je la faisait tourner en boucle alors au bout d'un moment je changeait. Pourtant je froisse les sourcils à la vu d'un appel manquer, qui venait de chez moi.. Sur le coup, je panique un peu. Moi qui regardait trop de films d'horreur, je m'imagine des scénarios horribles du genre WHAT'S YOUR FAVORITE SCARY MOVIE ? Qui sait, Scream se cachait peut-être dans mon placard.. J'avais eut tellement peur pour Hayden à ce moment du film, elle est bien trop belle pour mourir celle-là ! Je finis par secouer la tête, je m'égarais, et comme toujours, sur les femmes ! Je remet mon téléphone dans ma poche, puis boit quelques gorgées d'eau avant de me remettre à courir, cette fois bel et bien vers mon appartement. Lorsque je voit la voiture de Nath dans l'allée, je secoue la tête en souriant, j'aurais du m'en douter. Après tout, à part ma mère c'était le seul qui avait la clef de chez moi, et puis je doute que ma mère vienne me porter des pâtisseries à cette heure. Je me demandais par contre pourquoi il m'avait appeler de mon fixe, et puis aussi qu'est qui l’amenait ici si tard.. Visiblement il avait essayer de me joindre seulement une fois chez moi, cela devait être urgent. Je m'inquiète un peu tout en rejoignant mon appartement, ce n'était pas vraiment son style tout ça.. J'avais peur que quelques choses lui soit arriver. Je glisse ma clef dans la serrure mais me rend compte que la porte était déjà débarrée, je tourne alors la poignée puis reprend rapidement mes clefs. « Brooks ? » cris-je pour être sur qu'il m'entende, tout en refermant la porte et en la barrant. Je retire ensuite mes écouteurs tout en poursuivant. « T'es là mon pote ? Qu'est que tu.. » commence-je d'un ton plutôt rieur avant d’apercevoir mon fixe tâché de sang qui semblait frais. Là, je perd radicalement mon sourire et me met à paniquer. « DESMOND ?! » cris-je à plein poumon cette fois. C'est à ce moment que j’aperçois des pieds sortir d'entre deux commodes. J'hausse un sourcil puis m'avance avant de voir mon ami rouler en petite boule, tremblotant. Il avait du sang sur les mains, sur ses vêtements.. Je m'approche rapidement de lui, m’inquiétant, le pensant blessé. « Bon Dieu Desmond, qu'est qui se passe ? Tu es blessé ? » demande-je en me pliant en petit bonhomme pour être à ça hauteur. Je le frappe ensuite contre l'épaule. « Et puis pourquoi tu me répondais pas d'abord ! » m'énerve-je légèrement, j'avais frôler la crise cardiaque à cause de son silence morbide. J'étais surtout, très perturbé, on dirait que c'était trop en même temps, je n'arrivais pas à analyser la situation, j'était sous le choc.. Qui aurait cru que mon ami viendrais chez moi pleins de sang et tremblotant, et ça, en plein milieu de la nuit ? Qu'est qui avait pu le mettre dans un tel état ?
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Sam 11 Juil - 1:06

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C'était déstabilisant comme le silence pouvait-être apaisant et réconfortent à la fois. Il avait couru dans tous les sens, cherchant à contacter Conrad par tous les moyens possibles afin de trouver une solution et pourtant... C'était là, caché entre deux commodes que son esprit était le plus enclin à réfléchir, à trouver "LA" solution miracle. Le temps s'était suspendu. A présent, il n'y avait plus que lui et les atrocités qu'il avait commises sous l'effet de la colère. Regrettait-il son acte ? Pas entièrement et rien qu'à cette pensée, il se cogna doucement la tête contre l'un des meubles auxquels il était appuyé. Comment pouvait-il être aussi odieux, sans cœur ? Être désintéressé d'une telle chose ne le correspondait pas. Desmond le fils parfait, l'ami loyal et le petit ami idéal. Les gens s'étaient clairement mépris à son sujet, il n'était pas celui qu'on s'évertuait à le dire. Bien au contraire... Il avait fait des études en médecine dans le but de pouvoir sauver des vies, qu'on puisse le regarder dans les yeux et le remercier sincèrement pour ce qu'il avait pu accomplir. Une voie noble et digne d'un White. Et pourtant, il venait tout juste de bafouer sa parole, de voler une vie sans raison valable si ce n'était que sa propre jalousie. Car plus il y repensait et plus il trouvait sa réaction, à l'égard d'Helen, totalement excessive. Oui, elle méritait d'être punie pour tout ce qu'elle avait pu lui faire mais, en aucun cas elle ne méritait la mort. Desmond auraient dû écouter ses parents. Écouter Conrad et la laisser tomber il y avait des années de ça, quand il le pouvait encore. Intérieurement, il savait bien qu'elle s'était attachée à lui uniquement pour son statut et son argent. Mais elle était si... Parfaite. « Je t'aimais tellement... Pourquoi... ». Oui, pourquoi avoir fait ça ? Voilà la question qu'il n'arrivait pas chasser de son esprit perturbé. Ces mots s'échappèrent d'entre ses lèvres tremblantes comme un dernier souffle de vie. Glissant avec lenteur ses doigts dans ses cheveux, il baissa légèrement la tête, honteux de lui-même.

Le grincement de la porte d'entrée le fit revenir à la raison. Relevant la tête en rabattant de plus belle ses jambes contre son torse, il ne voulait pas se montrer avant d'être sûr qu'il ne s'agisse de Conrad et uniquement de lui. L'attente était insoutenable, il pouvait clairement discerner les pas de l'individu se rapprocher dangereusement de sa position. Qui que ce soit, il semblait inquiet et sur ses gardes, était-ce réellement Conrad ? Desmond n'allait pas risquer un coup d'œil par delà les meubles pour s'en assurer, c'était hors de question. Que devrait-il faire s'il s'agissait de la police ? S'enfuir par la fenêtre ? Se défendre ? Plutôt con... Et cela n'arrangerait pas du tout les choses. Dès que la voix de Conrad s'éleva dans l'appartement, ce fut un énorme soulagement si bien qu'un profond soupire s'échappa de la gorge serrée de Desmond. Extériorisant alors toute cette tension qu'il avait accumulé depuis le début, il releva le menton à la recherche de son ami. Il ne savait pas s'il devait rire ou pleurer, le savoir ici était tellement rassurant qu'un fin sourire venu se glisser sur le coin de ses lèvres. La joie qu'il ressentit à ce moment là était indescriptible. Jamais il n'aurait imaginé que la voix de Conrad puisse être aussi apaisante. Maintenant qu'il était là, tout allait s'arranger, il en était convaincu. Lui, ne le laissera pas tomber. Se penchant légèrement dans sa direction pour essayer de voir s'il était accompagné, il dû finir par répondre quand celui-ci se mit à lui hurler dessus. Qu'est-ce qu'il pouvait s'en vouloir... Conrad avait raison de l'engueuler, il avait fait tellement de conneries... En si peud de temps. Tellement... « Non...Non ça va. J'ai rien... C'est pas... » Il devait lui dire tant de choses, mais il ne lui laissait pas le temps d'en placer une. Bordel, pourquoi fallait-il qu'il soit aussi bavard même dans les pires situations. A cette simple pensée, un franc sourire se dessina sur son visage. Durant une seconde, il avait oublié ce qu'il avait fait et cela l'effraya encore plus. Comment pouvait-il sourire après ça ? Il ne devait pas sourire ou Conrad allait le prendre pour un fou.

Hésitant quelques secondes à le prendre dans ses bras, il se rétracta à la dernière seconde, manquant de peu de mettre du sang sur ses vêtements de sport. Desmond avait fait une connerie et était venu chercher de l'aide auprès de Conrad. Mais en aucun cas il voulait le voir avec lui en prison. « T'es... T'es tout seul ? Dis-moi que t'es tout seul. » Desmond avait des questions certes, mais sans doute pas autant que Conrad. Il le savait, mais il ne voyait pas comment lui dire, comment lui annoncer ça. Fallait-il lui dire directement ou bien essayer avec des sous-entendus ? Le temps du soulagement et des sourires passé, les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Il devait lui dire, c'était pour cette raison qu'il était venu ici, pas uniquement pour se cacher et attendre que les choses s'arrangent. « J'ai... merdé... J'ai. Putin.... J'... Je l'ai tué. Je l'ai tué... » murmurâ-t-il difficilement en levant avec lenteur ses mains tremblantes et couvertes de sang à hauteur de Conrad. « Je … J'suis désolé. »

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Ven 17 Juil - 2:09


Desmond & Conrad
Je sens qu'une tension énorme quitte mon ami, j'étais persuadé qu'il avait été victime d'une agression, même si dans ma tête c'était un peu impossible de le voir contre le sol à se faire taper. Je devais ma stature imposante à toutes ses heures de musculation, lui, il était juste né imposant. Grand, aux épaules larges.. Mais tous les muscles du monde ne peuvent pourtant pas rivaliser contre une arme à feu ou pire.. Pourtant, une question ne me laissait pas tranquille plus d'une seconde, pourquoi s'en être pris à lui ? Il n'avait pas nécessairement d'ennemis.. Je sors ensuite de mon raisonnement lorsqu'il marmonne quelques mots qui ne disaient pas grand chose, mais le connaissant bien, je comprends qu'il me dit qu'il n'est pas blessé. Je suis soulagé à mon tour, puisque je savais que je n'aurais pas supporté qu'il dévoile un coup de poignard ou une marque de balle. Je me surprends à l'examiner tout de même, puisque je ne comprenais pas d'où venait tout ce sang, j'étais loin de m'imaginer que c'était lui l'agresseur, ayant toujours été si doux avec moi. Il pouvait parfois sembler être un grand insensible presque monstre, ce que j'ai moi-même penser la première fois que j'ai franchi le seuil de la chambre que nous partagions à l'Université, mais en vrai, c'était un vrai ourson en peluche au grand cœur d'ange. Je le fixe alors, cherchant des réponses, je vois sur son visage un sourire se dessiner, et à ce moment, je ne reconnais pas mon ami qui, pour la première fois que je le connais, me donne froid dans le dos. Le visage tâché d'un sang dont son propriétaire m'était toujours inconnu, le sourire d'un parfait psychopathe, je commence à m'inquiéter de ce qu'il avait pu faire, plusieurs scénarios plus effrayants les uns que les autres éclosent dans mon esprit, étant un peu trop munis d'imagination et écoutant beaucoup trop de films d'horreurs. Le sachant être venu chez moi, je me doute que cela ne doit pas être n'importe quel connerie, même si le connaissant, étant incapable d’attacher sa chemise il cognerait chez moi.. Mais cette fois, c'était différent, cette fois, le sang recouvrait ses vêtements de marques coûteux.

Je pose mes mains sur ses joues, je cherche son regard du mien, les sourcils froissés d'inquiétude, je le souhaitais au plus profond de moi être loin des emmerdes, malgré la situation désespérée dans laquelle il me mettait sans que je ne lui reproche une seule seconde. Il savait que quoi qu'il arrivait, je serais toujours là, et je l'encourageais toujours à venir me voir, l'assurant qu'il ne me dérangerais jamais. Ça me faisait peur que même entrant en sang dans mon domicile, je me sais incapable de le foutre dehors et de le laisser seul face au monde, ne me mêlant pas de ses problèmes. Peu importe à quel point je dois me salir les mains pour le sortir du pétrin, je le ferrais, pour lui. « Brooks, calme-toi, je suis là tout vas bien maintenant, et je suis seul promis, raconte-moi tout, tu m'inquiètes.. » avoue-je, même si on devait clairement le lire sur les traits de mon visage. Aussitôt ai-je fermé la bouche que des larmes se mettent à rouler contre ses joues, ce qui n'aide pas à la panique qui m'habitait, je les essuie dès qu'elles font leurs apparitions, n'aimant pas le voir si triste. Certainement, quelqu'un l'avait blessé, et j'avais ma petite idée de qui cela pouvait être.. Oubliant presque le sang qui le recouvrait, j'entrouvre les lèvres pour lui demander s'il s'agissait bien de sa démone de femme. Je ne l'avais jamais aimé, et il le savait pertinemment, elle ne le méritait pas, et ça, tout le monde le disait. Plus d'une fois je l'avais recueilli chez moi quelques jours puisqu'elle faisait sa capricieuse et beaucoup trop de fois elle l'avait blessé jusqu'à le faire pleurer.

Je souhaitais leur séparation secrètement, sachant que cela serait le mieux pour mon ami, mais je ne souhaitais pas sa mort non plus. Sa prochaine phrase me choque profondément. Je relâche son visage et me pousse légèrement, je ne savais pas quoi répondre, n'y ce que je devais faire moi, en tant qu'ami. Devais-je le prendre dans mes bras ? Lui dire que tout va bien ? Que ce n'est pas grave ? Ce l'était pourtant beaucoup. Je devais m'énerver peut-être ? Lui en foutre une sur la gueule ? Lui demander ce qui lui avait pris ? Oui, je me le demandais, même si dans un sens, tordu, je comprenais. Elle m'avait souvent mis hors de moi, mais pas au point de poser un tel acte. En même temps, je n'en étais pas amoureux, moi.. Peut-être s'était-il rendu compte d'à quel point ce n'était qu'une emmerdeuse et le cœur brisé il... Je pose ma main contre ma bouche, comme si je venais de réaliser la gravité des choses. De la colère m'emporte, de la panique, tant de sentiments, de questions.. Et pourtant, malgré cette tempête qui me secouait à l'intérieur, je reste figé, le fixant, ne sachant point comment réagir, qui saurait vraiment comment réagir ? « Qu'est que t'as fait putain..... Des'.. Oh mon Dieu.... » C'est tout ce que je suis capable de laisser s'échapper d'entre mes lèvres, je finis par le serrer dans mes bras, le sachant tremblotant contre le sol ce qui m'était insupportable. Je ne savais pas quoi faire, mais j'étais complètement avec lui, à 100% même, comme je l'avais toujours été, même si cela pouvait paraître aussi fou que l'acte qu'il venait de commettre. Toujours contre le brun, je chuchote doucement. « Qu'est qu'on va faire.... » Je me décale et le regarde. « Elle.. Elle est où ? » demande-je ensuite, n'étant pas capable de parler comme si elle était morte, de dire cadavre ou corps. J’espérais juste qu'il l'avait déjà planqué, qu'il prendrait une douche, que je brûlerais ses vêtements et qu'on se saoulerait la gueule à la grande joie d'oublier tout ça.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Dim 25 Oct - 13:30

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Il avait fait la route de Redmond à San Francisco, d'une traite sans prendre le temps de se nettoyer les mains ni même d'essayer d'enterrer le corps de sa défunte femme. Il l'avait tout simplement enfermé dans son coffre ne sachant pas quoi faire d'autre que s'enfuir de la scène de crime. A ses yeux... Seul Conrad était capable de le sortir de cette merde dans laquelle il venait de se fourrer. Il s'agissait du seul en qui il avait toujours eu confiance... Et en qui il fondait absolument tous ses espoirs. Conrad allait l'aider, il allait pouvoir tout arranger, comme toujours. Il en était convaincu... Absolument convaincu, il ne le laisserait pas tomber. Pourtant, plus les secondes en sa compagnie passaient et moins Desmond voulait lui raconter ce qui s'était réellement passé, lui-même n'étant pas encore sûr de ce qu'il avait fait. Comme si cela allait changer à tout jamais le lien profond qui les unissait. Et Desmond ne voulait pas que cela change... Il l'aimait bien trop pour pouvoir supporter cette nouvelle perte, pour voir Conrad le rayer d'une traite de sa vie. Silencieusement, il se laissait inspecter, prenant soin d'écarter légèrement ses mains pour éviter d'étaler le sang en partie séché qui se trouvait encore sur ses avant-bras. Il n'avait pas eu besoin de le dire de vive voix pour que Conrad comprenne que ce sang là, n'était clairement pas lien sien. Quand il tenta de le rassurer , lui affirmant que tout allait bien, Desmond ne pu s'empêcher d'hocher faiblement la tête, clignant à plusieurs reprises les paupières dans le but de contrer ce flot de larmes qui menaçait une nouvelle fois d’inonder ses joues. Ses lèvres tremblaient sous la détresse et pourtant il parvint à articuler quelques mots : « Non... Non ça... Va pas Conrad. Ca va pas... Ca... Va pas. » Que pouvait-il dire d'autre ? Desmond n'avait plus la force de mentir à qui que ce soit, il se trouvait dans un tel moment de faiblesse que rien n'aurait pu le sortir de cette torpeur, même pas les mains de Conrad lui saisissant le visage, le forçant par la même occasion à plonger son regard fuyant dans le sien. Il avait tellement honte... Honte de ce qu'il avait pu faire là-bas. Il ne se reconnaissait pas à travers cet excès de violence et pourtant.. Pourtant c'était bien lui, bien son genre. Ce n'était pas la première fois qu'une personne mourrait à cause de lui. D'abord Jeff Harris, maintenant Andréa... Qui sera le prochain ? Pourquoi pas Conrad ? Qu'est-ce qui pouvait lui prouver qu'à ses côtés, il était en sécurité ? Desmond était un danger, pour tout le monde y compris sa propre personne.

Quand les mots s'échappèrent finalement de ses lèvres tels des aveux morbides, Conrad se recula instantanément. Il le fuyait et si cela le déduisit un peu plus, il ne pouvait que comprendre sa réaction, comment aurait-il pu lui reprocher... ? Rabattant ses jambes contre son torse, il venu passer une main tremblante et crispée sur son visage déformé par les circonstances dramatiques dans lesquelles il venait de plonger son meilleur ami. Il s'en voulait d'être venu, il n'aurait jamais dû venir putin... Quelle erreur venait-il de commettre ? « Je suis d..ésolé... Désolé... Conrad.. Désolé putin.. Pardonne moi... Mais me laisse pas. Me laisse pas... Pitié. » Le contact qui suivit ses plaintes fut sans doute le plus sincère qu'il n'avait jamais reçu. D'une seule étreinte, Desmond se ressentait partir en vrille car malgré ce qu'il venait de faire, Conrad l'acceptait aussi simplement... S'aggripant solidement à lui comme s'il s'agissait de la dernière chose forte à laquelle il pouvait se raccrocher, il aurait aimé que cela dure plus longtemps. Mais le temps, c'était malheureusement ce qui allait leur manquer, Desmond ayant déjà fait de nombreuses heures de voiture pour arriver jusqu'ici, totalement exténué que cela soit de l'ordre physique ou psychologique. « Elle... Dans le coffre. » marmonnât-il nerveusement avant de relâcher Conrad pour sortir, non sans difficulté, les clés de l'impala bien coincé au fond d'une des poches de son jean toujours maculé de sang. Tout en dégageant les clés de sa poche, son porte-feuille tomba sur le sol, dégueulant par la même occasion les nombreuses photos qu'il gardait précieusement à l'intérieur de celui-ci. Si cela était majoritairement des photos de Conrad et lui immortalisant les nombreux moments qu'ils avaient pu partager à la faculté, certaines concernaient Andréa... Et voir ces photos le pétrifia. Comme si tous les regards d'Andréa semblaient le pointer d'un doigt accusateur. C'est la bouche légèrement entre ouverte qu'il fixait avec horreur et culpabilité les photos exposées sur le sol. « Qu.. ce.. J'ai fait... Qu'est-ce que tu as fait..? Arrête ça... Arrête ça... Me regarde pas comme ça. C'est de ta faute... Ta... Faute. » murmura-t-il si faiblement que cela sonnait comme des chuchotements fantômes dans le lourd et morbide silence qui animait les lieux, les yeux toujours rivés et exorbités sur les photos.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Mer 4 Nov - 5:00


Desmond & Conrad
C’était impossible. Je n’y croyais pas, je ne voulais pas y croire. Je me sentais plongé dans un mauvais cauchemar, et tout ce que je souhaitais vraiment, c’était de me réveiller dans mon lit et pourquoi pas aux côtés d’une belle blonde, ou deux. Pourtant, c’était bien réel, tout se bousculait dans mon esprit et pendant un moment je n’arrivais plus à penser correctement. Je détestais le voir dans cet état, mais ce qu’il avait fait m’effrayait, je ne savais même pas si cela me faisait peur pour mon ami ou si c’est lui, qui me faisait peur, était-il toujours le garçon que j’avais rencontré à l’université? Était-il toujours Desmond, mon meilleur pote? L’avait-il seulement vraiment été un jour? Je détestais me poser de telles questions, durant toutes ses années je m’étais attaché à lui, plus que je me l’étais imaginé au tout début, et pourtant... Je ne me sentais pas de le laisser tomber, j’étais son seul ami et je l’avais toujours été, combien de fois avais-je pris son visage entre mes deux mains, lui disant que je serais toujours là, quoi qu’il arrive? Je ne m’en rappelais plus, puisque je l’avais fait tant de fois, et qu’à chaque fois, je pensais ce que je disais, plus que tout, mais avais-je vraiment la force de l’aider à se sortir du pétrin cette fois? À couvrir un meurtre? À mentir? Je n’en avais pas vraiment le choix, enfin, je l’avais, mais dans mon cœur il n’y avait qu’une seule direction qui s'offrait à moi. Alors je me ressaisie, je souffle un bon coup, et je tente de calmer mon ami, de le rassurer, même si pour le coup, mes mots n’étaient que pur connerie. Bien sûr que c’était gros, c’était énorme même, et non, ça n’allait pas, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’aider, aussi insensé que cela puisse paraître. Ce que je m’apprêtais à faire, je m’en voudrais toute ma vie, mais j’allais le faire, sans hésitation. Je n’aurais probablement jamais protégé quelqu’un de la sorte, risquer tout ce que j’avais et risquer également de passer plusieurs années en prison, mais c’était Desmond, c’était différent. Il était différent. Je l’avais toujours vu comme quelque chose de fragile, quelque chose de brisé, je le sentais et je le voyais. C’est pourquoi je m’étais toujours mis devant lui, je l’avais toujours protégé, toujours défendu. J’avais peut-être un bien trop grand cœur, peut-être que j’étais trop optimiste et que je décidais toujours par pur insouciance de voir le meilleur et le bon en chacun, mais pour l’instant, ce n’était pas important, pour l’instant, mon ami tremblait contre le sol, couvert du sang de sa femme, et je devais arranger les choses. C’est pourquoi je l’enlace, tentant de le calmer, il ne m’aiderait à rien dans cet état, bien que c’était compréhensif, mais il pourrait pleurer et parler plus tard. Seulement, on devait effacer toutes les traces de son infraction d’abord. C’était peut-être un peu léger comme terme, mais pour l’instant j’en avais besoin pour prendre les choses en main, il le fallait. Alors qu’on se sépare, je le garde pourtant prêt de moi, comme si j’avais peur qu’il perde pied si je le laissais marcher, il tremblait comme une feuille et semblait plus instable qu’une bille sur une table.

C’est à ce moment qu’il m’informe de l’endroit où sa femme se trouvait, le reste de sa femme plutôt. J’hoche alors de la tête, passant une main contre mon visage comme pour me ressaisir. Je devais garder mon calme, contrôler mes tremblements et penser rapidement. Desmond m’en empêche pourtant, se mettant à marmonner en fixant son portefeuille tombé au sol. J’empoigne alors de nouveau son visage entre mes mains ; la seule manière dont je disposais pour avoir son entière -ou presque- attention. « Des, reste concentré. Calme-toi ok? Ça va, tout iras bien, d’accord? J’te le promet, Des, ok? » Je parlais rapidement et ma respiration était saccadée ; mon cœur frôlait très certainement la crise cardiaque, mais je restais impassible, enfin, le plus que cette situation me le permettait. Je me penche finalement, range son portefeuille dans un tiroir de mon meuble et attrape ses clefs toujours coincés entre ces doigts crispés. Je claque des doigts devant les yeux de Desmond, m’assurant alors qu’il est bien avec moi. « Elle peut pas resté là, dans ton coffre, on doit se débarrasser de son corps et se débarrasser de ta voiture aussi, on.. on dira que je suis venu te chercher hier, tu ne sais pas où est ta voiture, tu ne savais pas pour ta femme, t’as compris? » Pas le temps pour mâcher mes mots ; il pressait, et plus les minutes avançaient, plus la prison s’approchaient dangereusement de nous. Je claque de nouveau des doigts. « Des ! » Il devait collaborer un peu, je n’avais pas le temps pour le prendre par la main, même si c’est finalement ce que je fais pour le tiré à l’extérieur. Je ferme à clef et le stresse se donne alors à cœur joie, faisant trembler mes mains contre la serrure que je réussis difficilement à verrouiller. Je tire ensuite Desmond par son t-shirt, regardant tout autour de moi ; je me sentais déjà fugitif. Je m’approche du garage et compose rapidement le NIP, doucement et bruyamment la porte s’ouvre alors et je me penche pour y entrée plus rapidement. J’ouvre les lumières, cherche la vieille pelle que ma mère avait laissée ici après s’être amusé dans les fleurs du jardin et l'empoigne. Je referme le tout, traîne de nouveau mon ami par son vêtement, lance la pelle contre la banquette arrière et entre du côté conducteur. Le volant était couvert de sang et cela ne m’aidait pas vraiment pour la cause. Je l’essuie rapidement, m’énervant presque. « Entre putain, Des ! » Alors qu’il s’installe contre le banc passager, je démarre la voiture et recule, sortant du parking. Je serrais le volant avec force, comme si cela m’aidait à ne pas perdre la tête, comme si cela m’aidait à garder les deux pieds sur terre, alors que cette situation était bel et bien complètement folle. Allais-je vraiment ensevelir le corps d’Andréa dans les bois? Oui... Oh putain... Je grimace, mon cœur semble s’engourdir, j’ouvre les yeux, fixe la route, tente de ne pas pleurer, tente de rester calme, tente de ne pas nous envoyer tous les deux dans un gouffre. Je perdais la tête? Peut-être. Une forte envie de me mettre à rire comme jamais me brûlait la gorge. Tout cela me dépassait, nous dépassait tout les deux ; qu'est ce qu'on foutait, bon Dieu?
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Sam 16 Jan - 17:58

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Tout était flou, confus, surréaliste. Et pourtant, Desmond commençait à y voir un plus clair. Ce qui était arrivé à Andréa était malheureux, affreux même, mais ne l'avait-elle pas cherché en agissant comme la dernière des garces avec lui ? Desmond avait laissé passé beaucoup de choses, trop selon Conrad et malgré ses nombreux avertissements, cela ne l'avait jamais freiné. Alors oui, cette salope n'avait eu que ce qu'elle méritait. A présent et grâce à lui, elle ne fera plus de mal à personne. Plus jamais. Sans ajouter un mot, le plus jeune se laissa tirer par son ami, le suivant tel un fantôme en direction du garage où était stationné sa voiture de collection. Il allait devoir s'en séparer, il en était conscient et cela eu pour effet de l'attrister un peu plus. Plus même que de devoir sortir le corps inerte de son ex-femme. Mais Conrad avait entièrement raison, ils aillent devoir la cramer ou la foutre dans un lac, trop de preuves résidaient en elle pour qu'elle survive à ce pénible incident. Ses pas étaient lourds, plus encore que sa tête et pourtant il se laissait entraîner par la main ferme de Conrad qui ne semblait pas vouloir le lâcher. Sur le coup, il avait l'impression d'être un poids, mais n'était-ce pas le cas et ce depuis toujours ? Conrad avait toujours été "le populaire" des deux et à part l'aider pour ses exams, Desmond ne lui avait jamais réellement apporté son aide, pour des choses un peu plus personnelles. Alors que lui... Lui combien de fois l'avait-il sortit de galère impossible ? Desmond ne pouvait même pas compter. Pourquoi l'aidait-il à chaque fois ? Pourquoi s'obstinait-il à lui venir en aide ? C'était un mystère... Une fois de plus, il allait braver les lois juste parce qu'ils étaient "amis" ? Ce concept était vraiment incompréhensible aux yeux de Desmond.

Silencieusement, il venu prendre place côté passager, observant discrètement et du coin de l’œil Conrad essuyer nerveusement le volant encore taché du sang d'Andréa. A ce moment précis la culpabilité le rongeait à un point si haut qu'il se sentait comme obligé de s'excuser auprès de Conrad ou peut-être le rassurer ? Car plus les minutes passaient et plus les rôles semblaient s'inverser. Toute la crainte et l'angoisse que Desmond avait pu accumuler ces dernières heures commençaient doucement à déteindre sur son ami. Ne sachant pas réellement comment amorcer la chose, ni même comment entamer une conversation avec son ami de toujours, il préféra garder le silence. Leur destination était inconnue et au vu de la route qu'ils empruntaient, Conrad ne semblait pas non plus savoir réellement où ils allaient. « Faudra qu'on s'arrête dans un bar, avec du Wifi. J'en ai besoin. » Dit-il simplement d'un ton neutre, le regard perdu sur l'horizon côté fenêtre passager. Le paysage défilait doucement et malgré l'obscurité qui régnait sur les lieux, Desmond y trouvait une certaine beauté, une certaine sérénité qu'il n'aurait jamais pensé pouvoir ressentir après les événements d'aujourd'hui. Tout semblait si calme et si paisible autour de lui, repenser à ses actes dans une telle atmosphère le faisait en quelque sorte relativiser. Plus vite qu'il ne l'aurait pensé, Desmond avait accepté la chose. Andréa était morte de sa main et à présent cela n'avait plus aucune importance. Car elle ne représentait rien à ses yeux, comme Conrad le disait : il fallait s'en débarrasser le plus vite possible, une bonne fois pour toute. Tournant doucement sa tête vers Conrad toujours au volant, il resta silencieux. Fixant sans aucune gêne son ami pour le moins à cran. S'il semblait être aussi anxieux et à fleur de peau, c'était entièrement de sa faute et il en avait conscience. « Désolé » se contentât-il d'ajouter de sa voix légèrement enrouée et pâteuse, enchaînant ses propos d'un sourire maladroit et peu convaincant, comme l'aurait fait un enfant après avoir sauté dans une flaque de boue. Nerveusement, il reporta son attention sur le paysage, une question persistant toujours dans sa tête. Question dont il n'arrivait pas à trouver de réponses : « On l'enterre... Ou on la brûle ? » Finit-il par demander sans aucune subtilité, tournant sa tête un peu plus vivement vers Conrad, les yeux toujours aussi exorbités et marqués par des cernes gonflés.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Mar 19 Jan - 5:39


Desmond x Conrad
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Cette soirée resterait à tout jamais gravé dans mon esprit, que je le veuille ou non. Je n’arrivais toujours pas à croire que la femme de Desmond était dans le coffre de la voiture que je conduisais à l’instant même. Je l’avais toujours méprisé, Andréa, je ne lui avais jamais fait confiance. Certes, le brun était mon meilleur ami alors j’étais polis, par respect. Pourtant celui-ci avait toujours sut comment je me sentais par rapport à elle, combien de fois je lui avais dit de faire attention et de ne pas aller trop vite… Des femmes comme elle j’en avais connu beaucoup, et j’avais toujours sut au fond de moi qu’elle lui ferrait du mal. Il ne m’avait pas écouté et voilà où on en était rendu. Je savais qu’il n’était pas comme tout le monde, il était spécial, je l’avais su à l’instant même où j’étais entré dans notre chambre durant mon premier jour à l’Université. Quelqu’un de plus méchant s’en serait certainement moquer, mais je n’étais pas comme ça et je m’en foutais bien qu’il soit un peu bizarre, même que ça changeait des gens avec qui j’avais l’habitude de traîner -des sportifs pour la plupart. Je savais bien qu’il ne faisait pas toujours des trucs très légaux sur ce fichu portable qu’il trimbalait partout et sur lequel il aurait passé ses années d’Université entières si je n’avais pas été là pour le forcer à sortir un peu, pourtant il en était jamais venu aux mains, c’est moi qui tapais sur les gens, mais malheureusement je ne pouvais pas faire grand-chose contre Andréa, seulement lui faire part de mes doutes. J’avais faillis à ma tâche et ça m’enrageait, j’avais l’impression que c’était de ma faute. Peut-être que j’avais consacré trop de temps à ma carrière et aux femmes, peut-être que je ne m’étais pas bien occuper de Desmond et que rien de tout ça ne serait arrivé si je lui avais accordé plus de temps. « Faudra qu'on s'arrête dans un bar, avec du Wifi. J'en ai besoin. » Le cour de mes pensées s'arrête brusquement lorsque le brun ouvre à nouveau la bouche et meuble le silence. Je le regarde, haussant un sourcil. « Tu rigole j’espère ! Y’a le foutu cadavre de ta femme dans le coffre et toi tu penses encore à ton putain d’ordi ?! » Qu’est qu’il pouvait bien avoir à faire de si important ? Je détourne les yeux, serre le volant et me pince la lèvre. « Je voulais pas crier, je m’excuse. Explique-moi s’il te plaît. » La dernière chose qu’on avait besoin en ce moment c’était de s’engueuler, même si c’était assez rare et que je ne me souvenais même pas de notre dernière dispute. En même temps, j’élevais que très peu la voix avec lui, à chaque fois je m’en voulais dès que je fermais la bouche. Je ne voulais pas le blesser, pour rien au monde je le ferais.

Quelques minutes plus tard, c’est à son tour de s’excuser. Juste comme ça. Peut-être pour Andréa, même si ce n’était pas à moi qu’il devait présenter des excuses mais bien à elle, pourtant il était déjà trop tard pour ça. Elle le connaissait en plus, pourquoi l’avait-elle poussé à bout? Parfois je me demandais pourquoi elle l’avait épousé, peut-être pour l’argent, ou pour le nom de son père, je n’en savais rien et je n’avais pas cherché à le savoir puisque Desmond ne voulait pas y croire, il voulait qu’elle l’aime puisque Dieu sait que de son côté c’était bien plus que de l’amour. J’aurais aimé que ce soit vrai, j’aurais aimé qu’il trouve quelqu'un de bien, mais il avait tout le temps pour ça, enfin je l’espérais. La mort empestait dans cette voiture et c’est cette odeur qui me faisait douter du temps qu’il lui restait. Il ferra seulement quelques années de prison vous me direz, mais c’est plus compliquer que ça. Qui voudrais devenir la femme d’un homme qui à tuer l’ancienne qui avait cette place? Je grimace et chasse ces pensées négatives de mon esprit. J’étire le bras et j’attrape sa nuque d’une main ferme. « Non. C’est moi qui m’excuse. » Je tiens de nouveau le volant à deux mains. « J’aurais dû être plus présent, j’aurais dû insister… » J’aurais dû, oui, et lui il aurait dû m’écouté, mais c’était maintenant inutile de se dire de tel chose puisqu'on ne pouvait malheureusement pas revenir sur nos pas et recommencer, réécrire l’histoire.

On roulait maintenant depuis une bonne vingtaine de minute, et j’avais emprunté un chemin de terre depuis un peu plus de cinq minutes. Je m’arrête finalement lorsque la fin de la route nous y force. L’automobile de collection reposait maintenant aux abords d’un grand champ de blé, au bout duquel une piste de VTT le séparait d’une forêt abondante. Je vivais près de lac Halls Valley, et du coup beaucoup de chalets avaient été aménagés près de l’eau. J’étais sur le point de sortir lorsque Desmond me pose une question. Je le fixe et frisonne à ses paroles, il les avait dit plutôt calmement et j’avais l’impression qu’il avait déjà enterré une dizaine de cadavres avant celui-là, mais je n'en fais pas tout un plat comme il avait toujours eu des réactions surprenantes. « Les deux, c’est plus sûr. » Je sors finalement de la voiture et je regarde autours, mais dans ce noir opaque je n’y voyais pas grand-chose. Je frisonne à nouveau lorsque je m’approche du coffre, je ne sais pas si j’étais prêt à voir ça. Je le savais, on me l’avait dit, mais je ne l’avais pas vu et je n’y tenais pas, mais il le faudrait bien. J’ouvre finalement et je suis soulagé de voir qu’elle est envelopper dans une couverture, au moins je n’aurais pas à voir son visage, n’y tout le sang ou ses blessures. « Prend la pelle. » Je souffle ensuite un bon coup et je me penche pour la prendre. Je sens son bras et sa tête qui tombe vers l’arrière mollement lorsque je la prends, et je savais que j’allais en faire des cauchemars pendant longtemps. Je respire à nouveau bruyamment pour essayer de rester calme et je la lance sur mon épaules en m’excusant au près d’elle mentalement. Je ferme le coffre et croise le regard de Desmond, les mots se coincent dans ma gorge qui me pique, et si il ne faisait pas si sombre il pourrait très certainement remarquer que je me retiens de toute mes forces pour ne pas fondre en larmes comme une vraie fillette. « Il faut trouver un endroit… Suit… Suit-moi. » Je lance ses mots d’une petite voix, si tantôt l’adrénaline, la peur et mon côté protecteur m’a fait m’installer au volant de la voiture rapidement sans me poser des questions, maintenant je marchais désormais à reculons vers la forêt et mes mains étaient moites, je sentais que mes jambes peinaient à rester ferment et je me savais également tremblant. Allais-je réellement être capable de faire ça? Même pour Desmond?

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Ven 26 Fév - 20:34



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Conrad n'avait pas semblé apprécier sa petite demande concernant le bar wifi. Mais pouvait-il seulement lui en vouloir ? Dans cette histoire, il semblait encore plus perturbé que Desmond qui se contentait de l'observer silencieusement, les yeux toujours aussi anormalement rond et vide. Un léger sourire venu étirer ses lèvres tandis que Conrad s'excusait, faisant ainsi desserrer un peu le poing du brun qui s'était crispé sous ce reproche pour le moins agressif. Desmond n'aimait pas les conflits, les engueulades... Tout cela n'était pas fait pour lui, il n'aimait pas en voir, il n'aimait pas en entendre et ne supportait pas en subir. Avait-il bien fait d'accourir vers Conrad après avoir merdé avec Andréa ? Telle était la question qui planait dans son esprit embrumé. N'aurait-il pas du s'occuper de tout cela lui-même ? Comme il l'avait toujours si bien fait, sachant pertinemment l'animosité que Conrad portait envers Andréa ? Il l'avait prévenu à de nombreuses reprises, qu'elle était bizarre. Mais ce que Conrad n'avait jamais voulu admettre c'était qu'à travers elle, Desmond se retrouvait. Lui aussi était « bizarre », même s'il n'avait jamais voulu le dire à voix haute. Desmond le savait. Il n'était pas stupide au point de ne pas le remarquer... Après cette réflexion, la réponse lui semblait évidente, il aurait du s'en occuper seul et ne jamais en parler à Conrad. Mais dans la panique et le désespoir, il s'était révélé être la seule personne sur qui il pouvait réellement compter et c'était bel et bien le cas, Conrad allait l'aider, une fois de plus. Seulement, qui pourrait lui affirmer qu'après ça, il accepterait toujours de lui parler ? De reprendre les choses où elles s'étaient arrêtées avant tout ça. C'était impossible et réaliser cela le rendait triste, un peu. Aurait-il perdu son seul ami en agissait de la sorte... ? Tournant son regard avec lenteur pour le reposer vers le paysage noyé dans l'obscurité qui défilait sous ses yeux, Desmond pencha légèrement la tête : « Je veux pas qu'on puisse nous suivre ». S'était-il contenté d'ajouter, de manière monotone et mal articulé. Comme si devoir se justifier lui donnait mal à la mâchoire, sans même savoir que Conrad ne comprendrait peut-être pas où il voulait en venir. Mais Desmond ne ressentait pas le besoin d'en dire plus. Après tout, moins il en savait et mieux il se porterait par la suite. Il l'avait suffisamment mis d'en l'embarras, nul besoin d'en rajouter une couche... Quand Conrad se mit à s'excuser de nouveau, comme pour se pardonner de l'erreur qu'avait commise Desmond, le brun reporta son regard sur lui. Etait-il réellement en train de prendre toute la responsabilité de ce meurtre ? Desmond avait du mal à comprendre en quoi il était responsable de ce qui avait pu arriver à Andréa. Conrad ne l'avait pas éduqué, ni même poussé à de telles extrémités en lui répétant sans cesse qu'Andréa était la méchante qu'il fallait éliminer. Bien au contraire. C'était lui qui l'avait tué. Pas Conrad. Alors pourquoi agissait-il de la sorte ? Détournant son regard sans ajouter quoi que ce soit, il laissa le silence morbide de la voiture répondre à sa place. Ne sachant pas réellement ce que Conrad aurait voulu entendre pour se rassurer. Au risque de faire une nouvelle erreur en tentant sa chance, Desmond avait préféré garder le silence. Car après tout, c'était l'une des rares choses pour lesquels il était vraiment doué.

Une fois la voiture enfin arrêté et Conrad ayant accepté la réalité de ce qui allait suivre, a savoir s'il fallait la brûler ou l'enterrer, Desmond ne se fit pas prier. Remettant le contact de la voiture ainsi que les phares que son ami semblaient vouloir couper pour plus de discrétion, il s'extirpa à son tour de la voiture, attrapant sur le passage une bouteille d'eau qui traînait dans une portière. Des deux, Conrad semblait être le plus affecté par ce qui se passait, chose incompréhensible au vu de leur passé respectif. Desmond avait toujours était le petit fragile, celui qui évitait de se faire remarquer, qui vivait derrière son pc tout en appréciant cette vie de loup solitaire. Mais à ce moment précis, il avait l'impression d'être celui qui devait soutenir, sans savoir comment faire. Pour une fois dans sa vie, Conrad semblait impuissant. Peut-être Desmond avait-il suffisamment pleuré son acte pour ne plus en être désolé, peut-être ses huit heures de voiture en solitaire pour rejoindre la maison de Conrad lui avait suffit pour accepter la réalité. Dans tous les cas, Andréa ne lui faisait absolument plus rien. Après tout, elle l'avait mérité. Ce que Conrad ne semblait pas comprendre, c'était qu'il s'agissait de sa femme, de son meurtre, alors pourquoi ne le laissait-il pas s'occuper du corps ? Pourquoi s'obstinait-il a vouloir se faire du mal ? Le pensait-il si faible que cela ? Sans doute, car ce fut lui qui dû s’emparer de la pelle. Claquant le coffre de la voiture après s'être emparé d'un tuyau en caoutchouc qui traînait à côté de la roue de secours, Desmond ne lui suivit pas immédiatement, s'attardant quelques secondes à côté du réservoir. Avalant quelques gorgées d'eau avant de vider le contenu de la bouteille sur le sol, il se mit à siphonner son propre réservoir. Laissant peu à peu sa bouteille en plastique se remplir d'essence. Cela ne serait peut-être pas suffisant pour effacer toutes les preuves, mais il fallait bien tenter sa chance... Abandonnant tout le matériel dont il avait eu besoin à côté de la voiture avant de couper le contact et les phares, Desmond resta un moment immobile à observer  le dos de Conrad qui s’engouffrait avec lenteur dans la pénombre de la forêt. Il s'en voulait de lui infliger ça et cela devait se voir sur son visage pourtant si peu expressif. Cassant sa nuque pour laisser sa tête basculer en arrière quelques secondes, Desmond venu se pincer très légèrement les lèvres, rejoignant alors Conrad qui s'était déjà bien avancé dans les bois.

Desmond restait silencieux, bouteille en plastique sous le bras et pelle dans le main. Sortant son téléphone de la poche arrière de son jean, il se contenta de rester sur les talons Conrad, éclairant de sa lampe torche le sol où il marchait afin de l'aider à ne pas perdre totalement pieds. Il ne pouvait pas dire combien de temps leur marche funèbre avait duré, peut-être trop longtemps... Quoi qu'il en soit, Desmond devait le forcer à s'arrêter. Cela ne servait à rien de continuer. Qu'ils s'en débarrassent ici, ou cinquante mètres plus loin, cela ne ferait aucune différence : ils allaient la retrouver, quoi qu'il arrive. « Ici, ça sera bon ». Posant son téléphone sur la racine d'un arbre ainsi que la bouteille qui contenait l'essence, Desmond ne tarda pas à planter la pelle dans le sol avec force. Utilisant son pied pour enfoncer un peu plus l'instrument et ainsi retirer davantage de terre poisseuse. Il laissait son souffle bruyant accompagner ces mouvements pour le moins lourd de sens. L'opération allait être longue, fastidieuse et intérieurement, Desmond regrettait de ne pas avoir eu deux pelles à disposition. Sans doute feront-ils des roulements pour en arriver à leur fin. Partageant alors ce sentiment de vide que Desmond pouvait ressentir en creusant la tombe d'une personne qu'il avait aimé. C'était assez étrange... Rien n'arrivait à se stabiliser en lui. Lui qui pensait sûr de ce qu'il ressentait, lui qui était enfin libre de l'emprise d'Andréa, voila qu'il se remettait à douter. Elle n'aurait jamais dû s’intéresser à lui, pas même pour son nom ou pour son argent. Pas pour ce qu'elle avait du subir en retour, cela n'en valait pas la peine... Personne n'aurait dû s’intéresser à lui, pas même Conrad... Surtout pas Conrad. Plus le brun retirait de la terre pour commencer à former le trou qui s'agirait de la tombe d'Andréa, plus ses gestes se faisaient brusques, secs. Il l'enterrait elle, aujourd'hui. Mais peut-être l'enterrerait-il lui, demain.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Ven 11 Mar - 5:53


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Il me faudra une quantité exorbitante d’alcool pour oublier ça. Même que je n’étais pas sûr que m’assommer à coup de shooter serait suffisant, mais même si ça l’était je ne pouvais malheureusement pas  être saoul vingt-quatre heure sur vingt-quatre, j’avais une vie maintenant, j’avais une carrière, et j’étais pourtant prêt à prendre le risque de jeter tout cela par la fenêtre, même après tant d’années d’effort, rien que pour Desmond. Je buvais autant de moins en moins d'ailleurs, avec l'âge je sentais peu à peu et de plus en plus que ma vie de fêtard était derrière-moi, mais j'avais l'impression que ça n'allais pas tardé à revenir, cette envie d'être saoul jusqu'à oublier comment je m'appelle. Il fallait être fou pour faire tout ça, et stupide aussi, incroyablement stupide, mais je n’y pouvais rien. Je savais qu’il n’était pas méchant, il n’était pas mauvais, et même après ça je ne croyais pas qu’il méritait la prison. De toute façon, il ne survivrait pas une semaine dans un endroit comme ça, Desmond c’est toujours moi qui le protégeait, quoi que si il s’y rendait j’allais surement m’y retrouver aussi, vu ce que j’étais en train de faire, ça faisait de moi son complice.

Je secoue la tête, essayant de respiré doucement et de penser à autre chose, même si c’était un peu difficile d’oublier que le cadavre d’Andréa se trouvait sur mon épaule et que je m’engouffrais dans les bois pour l’y enterrer. C’est peine perdu d’avance. J’étais déchiré à l’intérieur, ma tête me disais que Desmond était fou, qu’il pourrait s’en prendre à moi si je le contrariait, qu’il était mauvais, qu’il avait tuer, pourtant mon cœur criait beaucoup plus fort, me rappelant comment Andréa avait toujours profité de lui, comment elle ne l’avais jamais aimé, alors que lui l’avait toujours fait et cela de tout son être, il me disait qu’il n’avait pas voulu faire ça, qu’il en avait seulement eut assez, qu’après tant d’années à vivre sa colère dans sa tête tout avait débordé, qu’il avait explosé, qu’il n’était pas dangereux, qu’il était fragile, qu’il avait été blessé, que tout le monde commettait des erreurs. Oui mais son erreur c’était un meurtre et ça pas tout le monde en était capable, lui visiblement il l’était et je n’étais pas sur de ce que cela voulait dire, ou alors je ne voulais pas me l’avouer.

« Ici, ça sera bon. » Je m’arrête et me penche pour déposer son corps contre le sol doucement. Je ne l’avais jamais aimé mais pas au point de ne pas respecter sa dépouille, de la lâché comme si ce n’était qu’un vulgaire sac de patate. Je pose mes mains sur mes hanches et respire bruyamment, regardant le ciel. C’était peut-être horrible à dire mais avoir su je n’aurais pas passé ma soirée à courir dans le quartier. J’étire ensuite mes épaules et fixe Desmond creuser pendant quelques minutes, mais voyant qu’il semble se mettre en colère je m’approche et l’arrête doucement. « Ça va, Des. » Je souris un peu, mais il paraissait forcé, il était forcé, puisque je n’avais aucune envie de sourire, j’avais plutôt envie de pleurer. Alors ça se transforme en un signe de tristesse, même si mes yeux reflètent la compassion. Oui puisque je tenais énormément au brun et ce que j’étais en train de faire pour lui le prouvait amplement d’ailleurs. Je pose ensuite ma main contre sa joue. « Ça va » répète-je comme si j’essayais de me convaincre de ce que je disais. Rien n’allais du tout, comment ça pourrait allez? On enterrait un cadavre, c’était tout le contraire d’une situation où tout allait bien. Je lui prends la pelle des mains, décidant de m’en occuper moi-même, puisque dans ma tête sa colère reflétait sa tristesse, je le pensais beaucoup plus bouleverser que moi dans cette histoire ; c’était logique après tout, mais je me trompais. Je le couvais donc, je m’en occupais pour qu’il n’est pas à le faire, je me disais que ce qu’il avait fait le hanterait déjà assez comme ça, je voulais simplement empêcher qu’il se sente encore un peu plus mal.

Je n’aurais jamais cru que creuser une tombe serait aussi épuisant, et honnêtement j’aurais voulu ne jamais le savoir. Elle faisait maintenant presque ma taille en profondeur et j’avais retrouvé mon manteau de sueur de tout à l’heure, et pas seulement ça, la terre s’ajoutais à ce joyeux mélange. Je lance finalement la pelle en haut et me soulève pour sortir, légèrement épuisé, mais je ne m’arrête pas pour souffler, me disant que le plus longtemps qu’on restait ici et le plus de risques on prenait. Cela m’étonnerait que quelqu’un nous voit, ici presque personne ne venait et surtout pas à cette heure, c’est pourquoi j’avais choisis cet endroit, mais valait mieux être prudent, sans ça tous nos efforts pour cacher tout cela auront été vain et je ne sais pas comment je pourrais vivre sans le football, je ne sais pas comment je pourrais vivre si on apprenait ce que je venais de faire pour protéger mon ami. Je n’avais pas pensé à moi, dans toute cette histoire, et d’ailleurs ce n’était vraiment pas le moment d’y penser, encore. Je me relève et nettoie rapidement mon chandail de sport du plus gros, levant les yeux vers Desmond. « C’est bon. » Je ne savais pas si c’était assez profond mais espérons-le.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Mer 1 Juin - 7:06


YOU'RE LIKE THE BROTHER
I NEVER HAD

Il creusait depuis à peine quelques minutes et pourtant, ses paumes lui brûlaient déjà comme si l'enfer était déjà à porté de main. Ses coups de pelles se faisaient plus violents et pourtant ne soulevaient pas plus de terre. Desmond ramait dans sa propre folie, dans sa propre merde et tout cela était douloureux. Il pensait avoir digéré la chose, l'avoir même accepté, mais bordel ce n'était pas le cas. Un coup d’œil en direction du corps d'Andréa enroulé dans un drap avait suffit à faire renaître en lui toute la culpabilité qu'il croyait avoir réussi à refouler. Quelque chose n'allait pas chez lui, il le sentait, il sentait les regards que lui lançait Conrad. De la gêne entremêlée à de la peur. Le voyait-il comme un monstre ? N'était-ce pas une réaction normale après ce qu'il avait commis ? Desmond était-il...Normal ? « Ça va, Des. » Extirpé de ses pensées par les maigres mots de son ami, il sursauta légèrement. Trop honteux pour le regarder à nouveau dans les yeux et affronter ses regards jugeurs, Desmond laissa ses yeux exorbités et affolés bien rivés vers le sol. « Non... Non, ça va pas... Ça va pas...» Reprit-il après un long et pesant silence, la voix tremblante et mal assurée. L'attention que lui portait Conrad ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Car tout cela, tout cet amour, Desmond ne le méritait pas. Il n'était pas celui à plaindre dans l'histoire, c'était Andréa, la vraie victime derrière tout ça. Pourquoi continuait-il de le soutenir... ? Fermant quelques secondes les yeux pour tenter de ravaler ses larmes naissantes, Desmond finit par repousser la main de Conrad de sur son visage, détournant violemment la tête dans de nombreux petits mouvements nerveux. « JE DEVAIS LE FAIRE CONRAD. TU SAIS. TU SAIS COMMENT ELLE ETAIT. CE QU'ELLE FAISAIT. CE QU'ELLE ME FAISAIT ! JE DEVAIS LE FAIRE. J'Y SUIS POUR RIEN. TOUT EST DE SA FAUTE. PAS DE LA MIENNE. SI ON EN EST LA, C'EST UNIQUEMENT A CAUSE D'ELLE. J'Y SUIS POUR RIEN ! TU DOIS ME CROIRE ! JE DEVAIS LE FAIRE CONRAD ! ELLE M'A OBLIGE A LE FAIRE! JE.. » Hurla-t-il à pleins poumons en se détachant de la seule personne en qui il avait toujours placé sa confiance, se sentant comme forcé de devoir justifier ses actes barbares. Trouver un sens à toute cette violence à laquelle il s'était offert. Fuyant le seul soutien qui lui restait encore, comme si le simple contact de celui-ci pouvait le faire rechuter dans une crise de panique. Desmond abandonna lors la pelle aux mains de Conrad pour s'approcher sans ajouter mot du corps d'Andréa toujours étendu et inerte sur le sol.

Il ignorait combien de temps il était resté assit là à ses côtés, le dos légèrement voûté sous le poids de son acte qui l'accablait de plus en plus. Une main qui ne cessait de frotter frénétiquement son menton, une autre posée sur la joue d'Andréa qu'il avait découvert de ce drap miteux. A cause de lui, sa famille n'apprendrait jamais les causes de sa mort et si jamais ils l'apprenaient qui sait comment ils le vivraient. Le nombre de vies qu'il avait gâché en agissant égoïstement le terrifiait au plus haut point. Il avait privé Andréa de son futur, tout cela à cause d’infidélités certes répétées, mais n'avait-il pas plongé dans l’excès une fois de plus ? Ses parents avaient perdu leur enfant, Conrad risquait de perdre tout ce qu'il avait construit et Desmond lui, avait perdu sa femme, sa santé mentale et d'un regard en coin à l'égard du brun, voyait bien qu'il était en train de perdre son seul et unique ami. Alors oui, les larmes coulaient à nouveau le long de ses joues pâles. Des larmes silencieuses qui pouvaient paraître sans importance, mais s'il le pouvait, Desmond hurlerait à la mort tant la souffrance était lacérante. Il voulait fuir, partir d'ici, en finir le plus vite possible et ne plus jamais y repenser. Il l'aurait déjà fait si ses jambes lui avaient permis. Au lieu de ça, il restait planté là à observer la dépouille de celle qu'il avait autrefois aimé. Non, qu'il aimait encore malgré leurs désaccords et qu'il aimerait pour toujours...

« C’est bon. » Il était l'heure. L'heure de faire ses adieux. Sortant doucement de la léthargie dans laquelle son corps s'était involontairement plongé, Desmond accorda un brève regard à Conrad avant de reporter son attention sur Andréa. Caressant pour la dernière fois sa chevelure lisse, tout en scrutant son visage serein et pourtant si maculé de sang... « Pourquoi... » murmura-t-il d'une voix tremblante, ne sachant même plus par quoi il devait commencer pour extérioriser tout ça. Ni même si le moment de le faire était bien arrivé. « Pourquoi j'ai fait ça... Qu'est-ce qu'y cloche chez moi...? » Il refusait de la laisser partir, de relâcher cet emprise qu'il avait encore sur le corps de sa femme, car cela signifierait la fin. Ou peut-être le début d'une chose que Desmond ne désirait pas. Tout ce qu'il souhaitait, c'était que ce cauchemar prenne fin. Qu'il retrouve Andréa à son appartement, vivante. Doucement, sa tête se releva en direction de Conrad, cherchant une réponse quelconque à toutes ses questions qui commençaient à le rendre dingue. « Je comprends pas... » articula-t-il avec difficulté le visage déformé par la tristesse et les larmes. Desmond était mort de l'intérieur à l’instant même où il s'en était pris à Andréa. Il pouvait le sentir se vide de la solitude lui tendre les bras. Cette folie qui l'attendait au bout du tunnel, elle était inévitable. Peut-être même avait-elle commencé à l'atteindre tant l'envie de sourire lui démangeait les lèvres.
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Dernière édition par Desmond Brooks le Dim 10 Juil - 22:05, édité 1 fois
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Sportif professionnel ; quarterback des San Francisco 49ers, équipe de la NFL (national football league).

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ. Mer 29 Juin - 1:28




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DESMOND AND CONRAD | Carry on my wayward son, there'll be peace when you are done. Lay your weary head to rest, don't you cry no more. Carry on, you will always remember. The center lights around your vanity.




Je regarde mon ami, le désespoir dans les yeux, les sourcils froissés sous l’inquiétude. Je ne savais pas quoi lui dire pour le rassurer, pour le calmer, il n’avait jamais été aussi instable. Il avait déjà fait quelques crises avant, mais il me suffisait de le regarder dans les yeux, de lui dire que tout allait bien, que tout s’arrangerait. Sauf qu’aujourd’hui ça ne marchait pas, Desmond repousse la main que j’avais posé contre sa joue, pris de panique. Il se met à crier, crier que ce n’est pas de sa faute, que c’est celle d’Andréa, que c’est elle qui l’a brisé. Je me sentais tellement coupable du malheur de mon ami, j’aurais dû insister, j’aurais dû lui ouvrir les yeux sur la blonde avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il ne commette l’irréparable. J’avais toujours penser que c’était mon devoir de le protéger et de prendre soins de lui, depuis qu’on avait été mis dans la même chambre à l’université je prenais soins de lui comme je prendrais soins de mon petit frère. Desmond n’était pas tellement plus jeune, il avait sauté des classes, et pourtant à mes yeux j’étais le grand frère, celui qui ne pouvait être faible aux yeux du plus petit, celui qui devait rester fort pour montrer l’exemple. Alors ne sachant pas quoi dire et me sentant faiblir, je le prends seulement dans mes bras, presque violemment. Je le pousse contre moi et je le serre fort, juste pour lui montrer que je suis là, quoi qu’il arrive, que je ne partirais pas et qu’il ne sera jamais seul, pas tant que je vivrais, mais aussi un peu pour m’empêcher de m’effondrer, pour avoir, l'espace de quelques secondes, quelque chose à laquelle m’appuyer, à laquelle m’accrocher, empêchant mes jambes de fléchir. Cette situation n’était pas facile pour moi non plus, comment pourrait-elle l’être? C’était de la folie, de la pure folie, tout ce que je souhaite c’est me réveiller dans mon lit, me rendre compte que ce n’était qu’un rêve, un rêve foutrement tordu et réaliste, mais rien que le fruit de mon imagination parfois un peu trop débordante. Sauf que ça n’arriverait pas et que pour l’instant nous avions une tombe à creuser. Alors je me détache de mon ami, tenant ces épaules un instant et le regardant droit dans les yeux. Je ne pouvais pas lui cacher que j’avais peur, pas peur de lui ou de ce qu’il avait fait, peur pour lui, peur de ce qu’il pourrait lui arriver maintenant, peur qu’il finisse ces jours en prison ou pire, dans un de ces asiles pour fou où tout le monde parle aux murs de leurs chambres. Je savais que mon ami n’était pas fou, mais là-bas il le deviendrait, très certainement. On lui refilerait un tas de pilules qui lui ramolliront le cerveau, qui siphonneront tout ce qui fait qu’il est lui, et plus les jours passeront et plus Desmond ne sera plus qu’une coquille vide, un être muet et sourd qui ne fait plus que fixer devant lui de ces yeux vitreux et morts. Peut-être que je regardais un peu trop de films, aussi, mais je ne voulais pas de ça pour lui, je voulais qu’il soit libre, qu’il soit heureux, et c’est pas enfermé qu’il le serait. « On rentre bientôt à la maison d’accord? Reste assis là, je finis ça et après on rentre, ok Des? » Je lui prend doucement la pelle des mains alors qu’il s’est calmé, puis j’attends de le voir s’asseoir avant de commencer à creuser, essayant de ne plus penser à rien, de juste creuser, d’oublier pourquoi je le faisais, pour qui je le faisais.

Après de longues minutes épuisantes la tombe était fin prête et je m’étais extirper de ce trou, maintenant couvert de terre et de sueur, annonçant à Desmond que c’était le moment de dire au revoir. Il semble se réveiller d’un sommeil profond, levant les yeux vers moi, perdu. Il passait par tous les états d’esprit, il était impossible de le calmer, mais c’était peut-être ce qui était le plus normal dans tout cela. Je m’approche de lui, m’accroupissant pour être à sa hauteur, j’attrape ces deux mains dans les miennes après avoir caché le visage d’Andréa sous le drap. Je n’avais pas envie de voir ça, la savoir enrouler là-dedans et morte suffirait à me faire faire des cauchemars et cela déstabilisait sensiblement Desmond, alors c’était pour le mieux. « Shhh. Ça ira. Regarde-moi Des. » Je cherche son regard, bouge le visage dans sa direction, attend qu’il me regarde droit dans les yeux. C’était la seule façon d’avoir la pleine attention de Desmond dans ces moment-là, dans les moments où il était perdu, insécure, il regardait toujours partout, comme si il s’attendait à ce que quelqu’un ne sorte de quelque part et ne lui bondisse dessus. « C’est bientôt finis, reste-là, ok? » C’était mieux si je m’en occupais moi-même, espérons seulement qu’il reste calme, qu’il reste assis et me laisse faire. Je m’approche doucement du corps d’Andréa, gardant mon ami dans mon champ de vision, ne faisant pas de mouvements brusques et attendant sa réaction qui je l’espérais ne serait pas agressive. Desmond avait toujours été très amoureux de cette femme bien que ce n’était pas réciproque et même si elle était morte de sa main sa perte devait lui faire mal. Je prends doucement le corps inerte de sa femme, puis je marche vers la tombe qui ne se trouve qu’à quelques pieds de là. Grimaçant en regardant en bas. Il n’y avait pas dix mille façons de la mettre là-dedans, je devais la laisser tomber et cette idée ne me plaisait pas du tout. Elle n’était plus de ce monde mais je me sentais mal de traité son corps d’une mauvaise façon. Alors je la dépose près du bord puis je saute de nouveau à l’intérieur, allant chercher celle qui fut un jour la compagne de mon ami pour la déposer délicatement à mes pieds, essuyant ensuite mon front du revers de ma manche. Je couvre une nouvelle fois son visage alors que mon coeur se sers et que d’un seul coup je n’arrive plus à respirer, je suffoque comme si c’était moi qu’on enterrait et vivant. Je m’appuie sur le bord, fermant les yeux quelques minutes et sentant mes membres trembler comme des feuilles au vent, essayant de trouver mon air. Je ne pouvais pas faire ça, je ne pouvais pas, et pourtant je le faisais, j’étais en train de le faire. J’étais dans une tombe, une tombe que j’avais creuser, et il y avait un cadavre à mes pieds… Oh putain, j’allais être malade.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ.

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[FLASHBACK] You're like the brother I never had | TERMINÉ.

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