ali & marcy ∞ shit happens.
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ali & marcy ∞ shit happens.

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MessageSujet: ali & marcy ∞ shit happens. Dim 31 Mai - 0:11



"shit happens"
"Tiens, mange ça." elle lui tend un pique de bois grossièrement taillé. Planté à son bout, un flan de raton laveur partiellement brûlé menace de tomber. Elle lui carre entre ses mains, sans plus de cérémonie. "On a rien de mieux." alerte l'homme assis à ses côtés, comme pour parer à tout éventuel reproche. La femme grimace, son mari lui adresse un regard mi compatissant, mi impatient. Il a sacrifié sa part pour elle, pour l'enfant qu'elle porte. Elle doit manger pour deux.

Marcy ne l'aime pas, cette Betty. Ses manières, ses stupides cheveux blonds qu'elle s'entête à garder longs, "parce-que c'est plus joli". Sa façon qu'elle a de rechigner à tout, à refuser l'effort, à lui en vouloir tout particulièrement à elle. Comme si Marcy l'avait arrachée à une vie de rêve à l'époque où ils étaient tous les deux enfermés dans leur hangar miteux. Elle lui en veut pour sa bêtise, assez stupide pour tomber enceinte dans un cadre pareil. Elle craint cette bombe à retardement qui bientôt serait une bouche de plus à nourrir. Une petite chose bruyante et inutile. A choisir elle l'aurait laissée derrière, ce poids qu'elle devait traîner depuis plusieurs semaines maintenant. Elle l'aurait laissée mourir face à ces rôdeurs lors de leur première rencontre. Mais son mari possède la pince coupante qu'elle recherche, et il lui en doit une à présent.

Elle le supporte déjà mieux, ce Jasper. Un cinquantenaire aux cheveux grisonnants, bourru sur les bords mais droit dans sa tête. Elle n'a aucun mal à échanger quelques silences en sa compagnie. Il ne parle pas pour rien dire, travaille dans son coin, s'use à rendre leur périple plus simple pour tous et assouplit tant que faire se peut l'ambiance qui règne dans ce trio d'infortune.
Une cohabitation fastidieuse de près d'un mois et demi maintenant.

"On peut éteindre le feu et monter. Je fais le première tour de garde." souffle-t-elle, récupérant les restes de viande dépecée pour les replier dans un sac de tissu. Elle s'engage sur la première branche de l'arbre à ses côtés, grimpe cette surface rugueuse et se cale contre le tronc, regarde les deux autres s'affairer pour rejoindre leurs incommodes couches. La nuit tombe doucement et bientôt le paysage tout entier semble peint d'encre noire.


Un pas de travers, mal calculé, mal avisé, et la corde cachée parmi les feuilles se resserre contre sa cheville comme un étaux, le tire en arrière. Il chute dans un éclat de stupeur, projeté dans les airs.  

Le visage déformé par la peur et la stupeur, elle hurle, incontrôlable, effrayée par la vision de son homme suspendu, accroché à 5 bons mètres du sol. "Meeeeeeerde" siffle Marcy, empoignant la racine de ses cheveux de ses poings. Ses yeux ne lâchent pas Jasper qui tente maladroitement de défaire sa cheville du piège qui l'emprisonne, en vain. "Merde de merde ! ta gueule Betty !" crie-t-elle furieusement pour faire taire ses aboiements hystériques, mais au fond d'elle elle sait qu'il est trop tard et que tout ce vacarme attirera des ennuis.
Toujours plus d'ennuis.

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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Lun 1 Juin - 22:55

Shits happens || Alistair & Marceline


I've struggled a long time with survivin', but no matter what, you have to find something to fight for.
Alistair avançait lentement dans les sous-bois, son lapin mort d'une main, son arc de l'autre. Si on pouvait appeler cela un arc. C'était plus un bout de bois bricolé pour avoir l'air d'une arme vaguement létale. Quant aux flèches – trois en tout et pour tout – elles n'étaient pas vraiment plus perfectionnées. C'était du bricolage, mais comme il était bon en bricolage, cela tenait plus ou moins la route. Il faut dire que depuis son passage dans les cages des tarés du coin, il n'avait quasiment plus rien. Il faisait avec les moyens du bord, lui rappelant la grande époque de sa survie en solitaire juste après l’épidémie, il y avait bientôt quatre ans. Quatre ans… Il a du mal à réaliser que le monde s'est effondré depuis si longtemps. Et surtout qu'il soit toujours en vie. Malgré la solitude, la faim, les pertes, le voyage, la fin de la Zone, l'enfermement, il était encore là. D'autres bien plus robustes que lui y étaient passés – une pensée pour Jack Bauer, paix à son âme – mais lui s'accrochait à la vie comme de la mauvaise herbe dans un potager. Il était le premier surpris à être encore là. Surtout après l'épreuve de la cage. L'été passé enfermé, à attendre une fin quasi certaine, avant le miracle de leur évasion, avait été tout près de lui coûter la vie pour de bon. Mais il s'en était remis. Bien que toujours maigre, il était en meilleur état que quelques semaines auparavant. Avec ses cheveux coupés et sa barbe d'une semaine, il ressemblait plus à celui qu'il était il y a quelques années, avant tout ce bordel. Et avec dix kilos de moins.

Comme il se débrouillait au tir à l'arc, il était parti essayer de chasser quelque chose. Il était resté avec le groupe d'anciens captifs, parce qu'il comportait des personnes auxquelles il tenait principalement, et qu'il ne voulait pas perdre. Aussi parce qu'il ne voulait plus être seul. Mais parfois, la compagnie des autres devenait pesante. Chasser offrait une bonne distraction. Étrange de voir comme à présent, l'idée d'aller faire un tour seul dans les bois ne le terrorisait plus autant qu'avant. Il se souvenait la sortie avec Jack, quand il avait croisé Marceline. Il n'en était pas moins prudent, mais après être passé si près de crever, quelque chose avait lâché, au fond de son cerveau. Maintenant, il s'en foutait. Il n'avait plus peur. A la nervosité avait laissé place une sorte de tranquilité sereine.

Par contre, il avait bien perdu la main, niveau tir à l'arc. Tout ce qu'il avait réussi à avoir, c'était un lapin, et ce n'était pas avec ça qu'il allait nourrir les autres. C'était mieux que rien, certes, mais il décida de persévérer un peu, histoire de. Alors qu'il avançait le plus discrètement possible, un hurlement perçant retentit non loin, suivi d'éclats de voix. Il se figea sur place, retenant son souffle. Son instinct lui souffla de prendre ses jambes à son cou ; depuis sa récente mésaventure, il était beaucoup plus méfiant vis à vis des survivants. D'un autre côté, ils n'étaient pas si loin que cela de leur campement ; l'idée que des étrangers puissent leur tomber dessus par surprise ne l'enchantait guère. Il valait mieux en avoir le cœur net. Il se dirigea silencieusement en direction des cris, jusqu'à arriver dans le dos de deux femmes, qui ne l'avaient pas entendu arriver. Un troisième larron était suspendu en l'air, le pied pris dans une corde, et ne l'avait pas non plus remarqué, occupé qu'il était à se défaire de son piège. Alistair tendit lentement la corde de son arc, ses doigts glissant sur les plumes de fortune de sa flèche, le cadavre de lapin désormais accroché à sa ceinture. Cela pouvait être une embuscade, mais il en doutait. Il était quasiment sûr qu'ils n'étaient pas plus. Il n'hésita pas plus et s'avança, sa flèche pointée vers la blonde.

- Levez les mains que je les vois ! Et retournez-vous, lentement. Et toi, ferme-la ! ajouta-t-il, exaspéré par les hurlements de la fille, qui allaient finir par ameuter tous les zombies du coin.

Lorsque la brune se retourna, Alistair faillit en lâcher son arme. Non mais sans déconner. OK, ils étaient dans le même coin géographiquement parlant, aussi ce n'était pas non plus improbable qu'ils se recroisent, mais pourquoi fallait-il que ça soit toujours dans les situations les plus improbables?

- Putain, Marcy !

Il ne trouva rien de plus intelligent à dire. Sur le coup, il en oubliait les cris de la blonde et la gigue aérienne de son compatriote. Il abaissa son arc, le regard rivé au sien. Il avait pensé que le destin se fichait pas mal de sa gueule, mais il en avait à présent la confirmation. En ne la voyant pas revenir après leur dernière rencontre, il s'était imaginé qu'elle était morte et avait craint qu'il ne l'ait incitée à aller à l'abattoir pour sa pomme. Deuxième option, plus probable et qui faisait moins mal, elle l'avait laissé à son sort pour sauver sa peau. Il avait préféré y penser, bizarrement.

Apparemment, ils étaient deux à s'accrocher bêtement à ce qu'il restait de vie.
crackle bones
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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Jeu 18 Juin - 17:57



"shit happens"
Ses pupilles vacillent, quittent quelques brèves secondes leur cible, l'homme suspendu dans les airs. Elles se perdent quelques instants dans l'horizon, fixe ce labyrinthe végétal qui s'étend devant elle. Rien n'y brille d'autre qu'un vide immense. Une fatigue démesurée. Une envie d'en finir.
Bientôt, l'écho des cris de Betty qui résonne entre les arbres finira dans l'oreille pourrissante des rôdeurs, et quelques silhouettes lancinantes apparaîtront au loin pour exhausser ce souhait. Elle en avait vu des gens mourir de la sorte, pour une stupide erreur humaine, parce qu'une personne comme Becky ne pouvait pas réfléchir et la fermer. Elle ne pouvait pas crever comme ça, pas elle.
Pas après tout ce temps.

Fuir impliquait de perdre cette pince coupante, celle qu'elle convoitait depuis de longues semaines maintenant. La responsable de ce fiasco qu'on osait qualifier de "groupe". La seule raison qui les rattachait à eux. Sans elle, elle perdait l'occasion d'aider un ami. Un ami qui devait être déjà mort à présent tant elle avait tardé. Mais surtout, elle perdrait sa promesse, celle de faire de son mieux. Elle perdait sa parole. Sans doute la seule chose qu'il lui restait.
Qu'importe. Elle ne serait pas plus utile vivante et bredouille que morte avec une foutue pince.

Quelques micro secondes suffisent pour qu'elle fasse son choix. Un choix qui lui est familier : courir, prendre ses jambes à son cou. Maintenant, vite, avant qu'il ne soit trop tard. Trop tard pour s'éloigner de la zone, trop tard pour sauver sa peau. Au diable sa bonne conscience, au diable l'esprit d'équipe, il n'y avait qu'elle. Elle et la mort qu'elle avait appris à fuir à toutes jambes.

Jasper parviendrait peut-être à s'en sortir en restant dans les airs. Pour Becky, tant pi.

Mais une voix vient contrecarrer ses plans. Elle s'élève derrière elles, rauque et hostile, la fait tressaillir. "Levez les mains que je les vois !" "Merde merde merde" souffle-t-elle, paniquée. Elle n'a pas le temps de planquer son tournevis accroché à sa main comme s'il en faisait maintenant partie. Pas le temps de trouver quoi faire, elle ne souhaite pas se prendre une décharge de plomb dans le dos. "Et retournez-vous, lentement. Et toi, ferme-la !" Elle s'exécute dans un grognement las, résigné, regrette déjà de ne pas s'être tiré quand il était encore temps.

Elle ne s'attarde pas sur cet homme qui les tient en joug, préfère jauger son équipement et son allure générale. Il ressemble à un genre de clochard muni d'un arc braqué sur elles. Un arc, c'est bien. C'est toujours moins pire qu'un flingue. Elle pouvait toujours envisager une quelconque fuite.

"Si tu veux faire bonne usage d'une de tes flèche, s'il te plait tire sur la blonde. Ou alors achève-moi. Wathever." "Putain, Marcy !" "hein ?" elle grimace. Bordel c'est quoi cette affaire. La voilà comme une poule devant un couteau. Mais l'homme baisse son arc, et Becky enfin la ferme.

Elle n'envisage pas l'envisageable. Parce qu'elle le trouve grossier, ridicule, improbable.
"Ali putain ! mais qu'est-ce que tu fout là ?" Elle le voit maintenant, caché sous ses cheveux longs dégueulasses, elle lui avait pourtant bien dit de les couper, et sa barbe emmêlée. Sous la crasse. Il ne ressemblait en rien à celui qu'elle avait croisé pour la première fois dans cette forêt il y a de ça quelques mois. "T'as une sale gueule."

Elle ne doit son détachement qu'à cette situation invraisemblable, trop stupéfaite pour réagir autrement. "La bonne nouvelle c'est que j'ai ta pince coupante… Maintenant que t'en as plus besoin." un rire jaune s'échappe de ses lèvres desséchées, elle oublie presque un instant l'urgence de partir d'ici. Elle oublie qu'elle a face à elle la seule personne qu'elle a jamais voulu voir. La chance qu'elle a de croiser sa route à nouveau.

"La mauvaise c'est que j'adorerai faire la causette, des retrouvailles dans les larmes et tout, mais on a un problème à gérer si on veut partir d'ici genre… là, maintenant." Elle désigne d'une main lourde de fatigue Jasper qui n'a de cesse de ses battre contre ses liens. Continuer la route sans lui ni sa conne de bonne femme était une chose qu'elle envisageait à présent, mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser pourrir là sans rien faire.
Putain de conscience.

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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Ven 3 Juil - 23:03

Shits happens || Alistair & Marceline


I've struggled a long time with survivin', but no matter what, you have to find something to fight for.
Alistair se massa les paupières, croyant encore à une illusion générée par son cerveau malmené par des mois d'enfermement. Quand il rouvrit les yeux, Marceline était toujours là. Bon. Déjà ça, même si l'acceptation n'était toujours pas au rendez-vous.

- Parle pour toi, répliqua-t-il, sans réaliser qu'au vu de leur dernière rencontre, c'était lui qu'il était le plus étrange de recroiser ici.

La remarque sur sa gueule le fit légèrement marrer. Parce que c'était typiquement le genre de sarcasme qu'il attendait d'elle vu la situation. Il la détailla de bas en haut, ses cheveux à la coupe aléatoire et ses vêtements usés jusqu'à la corde. Elle n'avait pas l'air en grande forme non plus, mais c'était sûr que des deux, il devait être le plus clochard.

- Y paraît.

Le fait qu'elle ait la pince lui fit inexplicablement chaud au cœur. D'accord, maintenant cela ne servait plus à rien, mais cela n'avait absolument aucune importance. Ce qui comptait, c'est qu'elle avait tenté quelque chose pour le sortir de la merde. Qu'elle ne l'avait pas abandonné à son sort, qu'au dehors, quelqu'un avait continué de penser à lui. Qu'il n'avait pas croupi avec ses compatriotes dans l'indifférence la plus totale. Et ça, c'était déjà beaucoup. C'était même, depuis longtemps, la chose la plus cool qu'il ait vécu. Il se surprit à sourire bêtement.

- Merci.

C'était peut-être idiot, mais il s'en fichait. Il revint à la réalité quand Marceline lui rappela son collègue toujours suspendu dans les airs et qui continuait de tournicoter. Effectivement, les retrouvailles pleines d'émotion allaient attendre – si elles arrivaient un jour, ce dont il doutait quelque peu. Il hocha la tête et remit arc et flèches dans son dos, se rapprochant de l'homme ; prudemment, au cas où un autre piège traînerait. Il ignorait qui ces personnes étaient pour Marcy, et cela ne rentrait pas vraiment en ligne de compte. Il n'était pas le genre à se barrer en laissant des gens dans la merde. Il avait changé, mais il n'en était pas encore là.

Il finit par trouver le contrepoids qui maintenait la corde, et donc le type, dans les airs. Il se tourna vers Marceline, lui tendait le couteau qu'il gardait dans sa poche. C'était à peine mieux qu'un canif, mais c'était tout ce qu'il avait sous la main.

- Tiens. Je te laisse couper la corde, pendant que je la retiens.

Mieux valait éviter à l'homme une chute de cinq mètres tête en avant. Alistair pourrait le retenir pour le faire descendre en douceur une fois le piège désamorcé. Vu l'état de son couteau, couper l'épaisse corde allait prendre un petit moment, mais il n'avait pas vraiment le choix.

- Toi, arrête de bouger, lança-t-il au type qui allait lui déboîter l'épaule s'il continuait de se débattre comme un idiot. Et toi, tais-toi et reste là, compléta-t-il à l'adresse de la blonde.
crackle bones
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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Sam 25 Juil - 15:14



"shit happens"
Elle sourit, incrédule, se retient de répondre. Elle ignore ce pour quoi il la remercie vraiment. Peut-être d'avoir eu à cohabiter avec ces deux crétins pendant des semaines, juste pour sa pomme. Non, ça il n'en sait rien. Peut-être est-il reconnaissant de ces efforts, même vains. A quoi bon puisqu’ils furent stériles ? Peut-être que c'est juste un merci comme ça, une façon de parler. Elle ne saurait dire. Elle n'en a cure pour tout avouer, trop occupée qu'elle est à se réjouir de le voir en vie.

Savoir comment il s'en était sortit, avec qui, Ha ! comme ces ces questions lui brûlaient les lèvres. Mais il fallait attendre. Attendre d'en avoir fini avec cette situation pourrie dans laquelle ses deux acolytes d'un jour s'étaient fourré.

Elle n'aurait écouté que ses tripes, son bon sens, son instinct, elle les aurait laissés là. Elle aurait tourné les talons comme à son habitude. Elle aurait fuit, pris ses jambes à son cou sans hésiter, s'il n'avait pas été présent. C'est ainsi qu'elle avait toujours fait. Sans témoins, pas de remords. Mais il était là, toujours. Ce type. Cet idiot de stupide maudit gars sur qui elle tombait sans cesse. Comme si cette forêt ou même le damné monde tout entier n’étaient pas assez grands pour eux. Pire encore, il semblait devenir ce qui se rapproche d'une conscience. L'écho de son moi passé, d'un temps qu'elle tendait à oublier. Il lui rappelait la norme. Ce à quoi elle aurait dû ressembler en des temps aussi sombres au lieu du monstre qu'elle était devenu. Face à lui, elle devait surpasser son égoïsme, son je-m'en-foutisme naturel, sa manie de ne penser qu'à elle. Pour quelle sorte de psychopathe passerait-elle, elle et ses stupides règles de survie, aux yeux d'Ali, sinon ? Car elle craignait son jugement, son regard. Bizarrement.
Il était bien la seule personne encore en vie  doté d'un tel pouvoir sur elle.

Sans lui pour lui rappeler qu'elle valait mieux qu'elle-même, elle aurait sans doute fini par abandonner Jasper, le laisser crever au bout de sa corde. Sans regret.
Et Becky... Aaaah Becky. F*ck you Becky. Alistair ou non.

"Dis moi quoi faire." souffle-t-elle, bien contente de laisser quelqu'un d'autre qu'elle gérer la situation. "Tiens. Je te laisse couper la corde, pendant que je la retiens. - Ca marche, laisse moi deux minutes." lui répond-t-elle, récupérant le couteau pour le caler entre ses dents. Elle s'en va grimper au tronc massif de l'arbre, une formalité pour elle qui, chaque nuit, dormait au creux des branches, bien à l'abri.

De longues minutes passent avant que l'homme ne remette pied à terre. Soulagé qu'il est de s'en être si bien sortit, il enlace sa femme, adresse un hochement de tête à Alistair et à elle même dont elle se contente de répondre par mimétisme. Elle se retient de lui dire de faire gaffe à où il met les pieds à l'avenir. Pas sûr qu'il tombe sur une bonne âme comme Alistair la prochaine fois.
L'heure n'est, de toute façon, pas à la discussion puisqu'il faut partir d'ici sans tarder. Car déjà, au loin, les feuillages oscillent, crissent au rythme des pas d'hypothétiques rôdeurs, ou pire, de survivants. "T'es seul ? À t'en être sorti, j'veux dire... Ou y'en a d'autres avec toi ?" demande-t-elle comme s'il existait une chance infime que ces intrus soient ses coéquipiers. "Parce-que sinon, c'est le moment de se tirer, et vite."

▲▼▲

Son sac rencontre négligemment le plancher poussiéreux et rongé par les mites. Enfin. Elle n'avait pas compté les heures passées à errer dans ces bois mais la journée arrivait sur sa fin et cette petite cabane de bois leur était apparue comme un salut. Sûrement celle d'un garde forestier comme semblait l'indiquer les quelques cartes épinglées au mur. Ou peut-être un chasseur, qu'importe. De toute évidence, il a depuis longtemps quitté les lieux. "On a fait le tour, c'est vide, mais c'est loin d'être une forteresse imprenable, faudra qu'on fasse des tours de garde cette nuit... et qu'on évite de gueuler, si possible." son regard insistant se pose sur Becky mais ne s'attarde pas tellement. Elle est bien trop crevée pour jouer les mesquines. "Si vous voulez je prends le premier quart..."

"Alors ? au final vous vous en êtes sortit comment ? j'veux dire sans armes ni rien contre ces fous furieux ? - vous parlez de qui ?" demande Jasper assis non loin d'eux, visiblement curieux de la conversation. "Oh rien, seulement des cannibales" répond-t-elle d'un rire jaune, plus amusée par l'air horrifié et hébété du cinquantenaire que par l'anecdote en elle-même. Elle se rassure de trouver encore inconcevable de bouffer de l'homme, même aujourd'hui. "Du coup au final, vous les avez zigouillés ?"

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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Sam 12 Sep - 23:32

Shits happens || Alistair & Marceline

I've struggled a long time with survivin', but no matter what, you have to find something to fight for.
Alistair cala soigneusement ses pieds sur le sol, prenant solidement appui alors qu'il refermait ses mains protégés par des gants troués et trop grands sur la corde. Il fallut un certain temps pour redescendre l'homme au sol, pas trop brutalement – sa colonne vertébrale pouvait encore lui servir. Il le regarda enlacer la blonde, confirmant son hypothèse première qu'il s'agissait d'un couple. Qu'est-ce que Marceline fichait avec eux ? Ce n'était pas vraiment le genre à se mettre en groupe pour survivre. Elle n'accordait sa confiance qu'avec grande réticence. Il se surprit à se demander s'il comptait parmi les rares élus. Cela avait-il de l'importance ? Sans doute pas vraiment. En tout cas lui, avait confiance en elle. La pince était la preuve que cette confiance était bien placée.

Il se secoua, revenant au présent alors que Marceline suggérait de se tailler. Excellente idée. Peu importe ce que ce raffut avait attiré, ce ne serait pas une bonne surprise de toute façon.

- Il y a d'autres survivants, mais ils sont plus loin. Cassons-nous d'ici pour l'instant, on verra après.

Les explications pourraient attendre, une fois qu'ils seraient en sécurité. Il avait pas mal de questions à lui poser concernant ce qu'elle avait fait ces derniers mois, et sans doute était-elle encore plus curieuse de savoir comment il avait finalement réussi à s'échapper.


Ils avaient fini par trouver une petite cabane délabrée mais pouvant fournir un abri suffisant pour la nuit. Alistair avait envisagé de revenir au camp d'ex-prisonniers, mais il se voyait mal ramener Marceline là-bas, encore moins les deux autres – Jasper et Becky, d'après ce qu'il avait appris de rapides présentations. Les autres allaient s'inquiéter de ne pas le voir revenir, mais bon, il ne voulait pas lâcher Marceline tout de suite, si vite après l'avoir retrouvée. Vu comment les choses tournaient, même séparés il supposait qu'ils allaient retomber l'un sur l'autre au moment où ils s'y attendaient le moins, comme ça avait été le cas ces derniers temps. Mais Alistair préférait que les retrouvailles soient permanentes cette fois. Leur dispute futile, leurs regards assassins par-dessus sa tasse de café, l'incompréhension et la distance, tout cela lui paraissait appartenir à un autre monde. Ils n'avaient plus le temps de se faire la gueule et de ressasser de vieilles rancœurs. Alistair ne se sentait d'ailleurs plus vraiment la même personne qu'à cette époque. Il lui avait fallu du temps pour admettre l'importance que Marcy avait pour lui et à présent, il n'allait pas encore tout gâcher. Lui en voulait-elle encore ? Cela valait-il le coup de mettre les choses à plat ?

Elle manifesta une curiosité complètement normale sur son évasion. Il sourit à demi devant l'expression de Jasper, essayant de ne pas revivre avec trop de précision l'enfer dans la cage. Il doutait de pouvoir un jour s'endormir sans faire de cauchemars. Il ignora Jasper, ne lui fournissant pas plus d'explications, le laissant imaginer à sa guise.

- On s'y est tous mis en même temps. J'ai fait le mort pour en attirer un, et tout le monde l'a attaqué. On était faibles, mais assez désespérés. Puis on a couru. Y a eu des morts. Je fais parti de ceux qui ont eu de la chance.

Le récit était un peu confus, mais les souvenirs d'Alistair concernant cette nuit-là manquaient de clarté. Il n'avait pas envie d'essayer de se remémorer les événements avec plus de précisons. Rien que d'y penser à nouveau suffisait à faire glisser une sueur glacée, bien trop familière, le long de sa colonne vertébrale.

- Et toi ? Tu as fait quoi ? C'est qui, eux ?

Il avait parlé à mi-voix, espérant que Jasper et Becky n'essayent pas de les épier. Probablement qu'ils ne se gêneraient pas. Ils ne lui faisaient probablement pas confiance, et il ne pouvait pas leur en vouloir.
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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Jeu 17 Sep - 21:12



"shit happens"
Starbucks - 111 East Chestnut Street. Chicago. 21.12.2012
"Bonjour monsieur bienvenue à Starbuck, comment allez-v... - "Grande Mocha. Sans sucre - ..." D'une tape sur l'épaule, elle transmet à sa nouvelle collègue toute sa compassion. "Yep, tout de suite.", siffle-t-elle, elle allait vite comprendre qu'aux yeux des clients qu'elle allait servir ici, elle ne valait rarement mieux qu'une borne automatique. "A quel nom ?" Son regard dénué de toute énergie frôle cet homme, le nez rivé sur son téléphone qu'il tient en main. Un homme d'affaire à peine plus vieux qu'elle. "Monsieur. A quel nom ? - sans sucre j'ai dis !" Elle soupire, fatiguée d'avance de ce genre de scène auxquelles elle est furieusement habituée. Cette stupidité ambiante qui ne l'étonne même plus. "Bien. Ca vous fait 7$80." maugréé-t-elle, signant son gobelet brûlant d'un "Dick" au feutre noir, elle le fait glisser sur le comptoir d'un geste désinvolte. Il tend sans un regard un billet de dix à la jeunette trop déconcertée pour réagir et s'en va sans attendre avec sa monnaie. "Merci. Bonne jour... - laisse tombé il est déjà parti." souffle Marcy, la blondinette lui rend une oeillade mi confuse, mi accablée. "T'as pas de bol de tomber sur ce genre de con pour ton premier jour mais, eh... t'as pas fini j'ai peur. T'inquiète, j'ai radiné sur son café.
Ça lui apprendra."
 

Coup d'oeil sur la salle qui se vide lentement. Le soleil est encore haut mais la soirée est déjà bien avancée. "Tu peux filer si tu veux, je fais la fermeture t'inquiète." Caroline - elle avait enfin pris la peine de demander son prénom - adresse un sourire peu assuré et hésitant, "promis j'te fais pas de sale coup, t'as qu'à prendre ça comme un cadeau de bienvenue. Après ça, t'y coupera pas."

Accoudée à sa serpillère, elle rêvasse comme elle aime bien faire lorsqu'elle est seule ici. Quand horizon se teinte doucement de pourpre et que le temps semble s'arrêter. Ses pensées voguent au gré de ses mouvements, vers sa famille, Ali. Elle ne compte plus les mois depuis la dernière fois qu'elle l'a vu.

"Merci encore hein ! - De nada. Allez salut, à demain. - à demain !" Elle passe la porte vitrée alors qu'un cri retentit au loin dans la rue. Probablement des ados qui font les cons. Qu'importe. C'est d'une poigne solide qu'elle ferme le rideau de fer derrière sa collègue.

Il ne s'ouvrira jamais plus.

▲▼▲

Ses lèvres frôlent le goulot de plastique, se tordent à mesure que le liquide s'y infiltre. "Erk..." ronchonne-t-elle, elle ne se fera jamais à cette texture âpre, à ce goût de terre et de rouille. Elle aurait tué pour un de ces cafés dégueulasses, pour un thé flotteux sans saveur ou ces soda trop sucré comme ceux qu'elle vendait autrefois. Elle aurait sacrifié père et mère pour une clope, même roulée, sans filtre, avec du vieux tabac. N'importe quoi pour réchauffer un peu cette soirée fraiche, pour étancher sa fatigue, sa faim et sa soif. 

Mais elle n'a que cette eau croupie et trouble dont son estomac s'est accommodé avec le temps. Même sa bouche parcheminée par la soif a apprit à s'en contenter. "T'en veux un peu ?" propose-t-elle à son comparse. Elle lui tend sa bouteille encore à moitié pleine, la secoue légèrement et le clapotis de l'eau résonne dans le silence de la petite cabane.  

Elle l'écoute en silence alors qu'ils résume tant bien que mal le récit de leur évasion. Un bilan certes concis, mais elle ne peut lui en vouloir. Personne n'a envie de se remémorer avec précision un évènement comme celui là. "Ouais c'est terrible..." dit-elle machinalement. Elle aurait aimé s'émouvoir pour ces gens morts bêtement, mais l'empathie est quelque chose qu'elle a tôt fait d'oublier. Ali est là, lui. C'est la seule chose qui lui importe pour l'instant. "Mais on crache jamais sur un peu de chance par les temps qui courent, hein ! T'as parlé d'autres survivants tout à l'heure, t'es avec eux ?" Elle redoute presque autant la réponse qu'elle sait d'avance qu'Ali est bien le genre de gars à s'enticher du moindre rassemblement de clampins qui passe. Les lèvres pincées, elle veille à ne pas trahir l'angoisse qui la ronge à l'idée même de ce groupe. "Vous êtes combien ?" Elle sait que son obstination à refuser de se joindre à quiconque lui fera tourner le dos à Alistair à nouveau. Tôt ou tard. La solitude est pourtant chaque jour plus difficile à supporter. 

"J'les ai croisés pas loin du truc que t'appelles la "zone"... ça porte bien son nom d'ailleurs, plein de rôdeurs j'te raconte pas." Ses lèvres se tordent au simple souvenir de son escapade là bas, l'odeur de putréfaction encore en mémoire. Elle racle sa gorge légèrement enrouée puis continue d'un murmure discret. "Bref, j'ai fais une halte dans un hangar pas loin et ils étaient là tous les deux. Ensuite y'a des rôdeurs qui se sont pointés, et de fil en aiguille ils m'en devaient une. Ils avaient une pince... j'ai pensé que ça pouvait servir, j'sais pas vraiment pourquoi. C'était con au fond." Haussant les épaules, elle se dit qu'au final elle aurait sans doute pu prendre la pince et les abandonner là bas. "Je compte pas rester avec eux de toute façon. Dès demain je prend la tangeante."

De sa place, elle guette l'extérieur plongé dans le noir. Seuls quelques cris habituels de la faune ambiante résonnent dans le silence, pas de revenant à l'horizon. Pour l'instant.
"J'suis contente que tu t'en sois sorti Ali." murmure-t-elle dans un fin sourire. Elle lève ses yeux sur lui, pose une main sur son épaule qu'elle gratifie d'une tape amicale. "T'aurais fait un rôdeur atroce."
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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Mar 29 Sep - 23:13

Shits happens || Alistair & Marceline

I've struggled a long time with survivin', but no matter what, you have to find something to fight for.
Maceline lui proposa de l'eau, dont l'aspect suffisait à le dégoûter. Il s'apprêta à refuser, mais le clapotis qui retentit quand elle secoua la bouteille dut activer une zone quelque part dans son cerveau, car il sentit presque aussitôt sa bouche s'assécher avec envie.

- Ouais… Merci.

Il entrecoupa son résumé sordide d'une ou deux gorgées d'eau dégueulasse, qui lui arrachèrent une légère grimace à chaque fois. Les années (déjà, les années ?) passaient, le laissant incapable de s'habituer à la nourriture froide et sans goût et à l'eau prélevée dans une rivière émulsionnée de boue. Tant qu'il ne tombait pas malade… Qui aurait cru qu'un jour il regretterait le café trop dilué que Marceline prenait un malin plaisir (de ça il en était sûr) à lui infliger chaque fois qu'il venait ? Non, finalement, en y repensant, le breuvage ne lui manquait pas tant que ça.

La réaction de Marcy à son récit fut sobre, chose dont il lui fut reconnaissant. Il n'avait pas envie de s'épancher dix plombes sur le sujet. Il avait satisfait sa curiosité et avait hâte de passer à autre chose. Il prit une dernière gorgée d'eau, grimaça encore une fois, et lui rendit la bouteille. Pas la peine de gaspiller.

- Ouais, dit-il à nouveau, rapport à son appartenance au groupe de survivants. On est genre… vingt, vingt-cinq ? Quelque chose comme ça ?

Il prit une inspiration, s'apprêtait à lui proposer de les rejoindre, s'arrêtant juste à temps. La dernière fois qu'il avait tendu ce genre de perche, elle l'avait décliné. Compte-tenu de la suite des événements, elle avait eu plutôt raison. Sa ténacité à rester loin de tout regroupement, la Zone dans le cas échéant, lui avait probablement sauvé la vie, ou du moins évité de passer quelques mois dans une cage. Devaient-ils passer leur temps à se croiser, pour se perdre de vue encore pendant des mois, se retrouvant dans des circonstances absurdes avant de disparaître à nouveau ?

Il tourna légèrement la tête quand elle évoqua la Zone, scrutant l'obscurité comme s'il s'attendait à en voir jaillir les rôdeurs qu'elle mentionnait. Ca aussi, ça faisait mal d'y penser. Il n'y avait pas passé tant de temps que ça, et puis comme il n'était pas trop du genre sociable, il n'avait pas non plus connu un maximum de gens. Mais savoir que certains étaient morts (ou plus ou moins) et se remémorer comme l'illusion de sécurité peut disparaître en une poignée de secondes, c'était de trucs qu'il n'avait pas trop envie de ressasser. Avec le temps, sa mémoire s'alourdissait de peurs et de cauchemars qu'il devait supporter. Les bons souvenirs étaient pratiquement inexistants.

Il s'agita légèrement sur son siège, son regard passant brièvement sur le couple avant de revenir sur Marceline.

- Je suis déjà assez moche comme ça, hein ? En sortant de la cage, j'en avais déjà l'odeur...

Son sourire en coin s'estompa.

- C'est con à dire mais… merci. La pince a servi à rien. Mais c'est cool quand même.

Il leva la main gauchement, effleurant son avant-bras dans une tape maladroite, avant de retomber. Il se sentait idiot mais n'arrivait pas à exprimer correctement la gratitude qu'il ressentait. Elle avait fait l'effort de tenter quelque chose, même si ça avait foiré. C'était ça qui comptait à ses yeux. Il scruta de nouveau la nuit, penché en avant comme à l'affut du moindre bruit suspect.

- Je peux pas les ramener non plus. Ca me fait pas plaisir mais c'est chacun pour sa gueule.

Ca, c'était des mots que le Ali d'avant n'aurait jamais dit, mais l'apprentissage de la survie s'était fait à la dure et lui avait au moins enseigné à se méfier de son prochain. Il était temps.

- Toi par contre… Je peux convaincre les autres, si tu veux nous rejoindre.

Les mots avaient dépassé sa pensée. Voilà, il l'avait dit. Il se raidit malgré lui, s'attendant à un refus net et clair. Il aurait mieux fait de la fermer, ou de présenter les choses autrement. Trop tard maintenant.
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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens. Jeu 18 Fév - 19:23

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MessageSujet: Re: ali & marcy ∞ shit happens.

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ali & marcy ∞ shit happens.

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