The blaze under the city (D&D)
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MessageSujet: The blaze under the city (D&D) Mer 3 Juin - 21:49


The blaze under the city


Tu n'es pas très prolixe en effusion pour les au revoir mais tu as quand l'air de regretter que ton frère et ton neveu ne viennent pas, en plus la place nous avons. Je ne m'attarde pas sur le sujet, j'avoue que si je retrouve les miens je ne sais même pas ce que je ferais! Mais un pas après l'autre, je me fixe que des objectifs à court terme, ça me donne une raison de continuer à survivre...même si tu commences à être une des autres raison ce qui me trouble quelque peu. Tu prends le volant, on compte avancer tranquillement, les routes sont toujours encombrées d'épaves, vide d'essence pour la plupart. Nous avons très vite trouvé nos marques lors de ces blocages, moi en sentinelle à surveiller alentour et toi à déplacer les véhicules. Les flèches peuvent être récupérées les balles, non! Du coup on a adopté la tactique la plus adéquate à notre situation. Nous sommes peu bavards en roulant, tu dois surement penser à ta famille et je ne préfère pas poser de questions. Quant à moi, je n'arrête pas de repasser en boucle dans mon esprit ces derniers jours...me demandant où je m'engage avec toi. Je n’ai guère l’occasion de réfléchir plus à la question, un nouveau barrage se présente à nous vers Denver, il est de taille mais surtout il est mouvant. Entre les tas de voitures abandonnées, pillées voir brûlées, il y a des infectés avec leur démarche hagarde, sentent ils la viande fraîche ? Toujours est-il qu’ils avancent vers nous. Tu suggères de changer nos projets et de remonter vers le Nord par les routes 25 puis 90, un petit détour de deux kilomètres mais cela semble raisonnable. Les éléments semblent s’acharner contre nous. Outre quelques carcasses éparses qui gênent notre cheminement, voilà une averse de grêle.

L’averse tombe si drue que nous ne voyons guère à plus de deux mètres et ce qui devait arriver, arriva ! Tu heurtes légèrement un truc, le chevrolet part en vrille la route a du verglacée, logique vu ce qu’il tombe, et l’arrière percute un autre pick up dans son élan. Le pick up à son tour bouge et emboutit un camion. Le chargement du camion se repend sur la chaussée sauf un long tuyau. Ce long javelot a pris une sorte impulsion et traverse notre habitacle perçant le pare-brise et le siège conducteur. Tout s’est déroulé si vite et j’ai l’impression de voir tout au ralenti. Je n’ai même pas le temps de crier ! Ma ceinture me maintient au fauteuil ce qui n’est pas votre cas, ta ceinture étant hors d’usage. La chevrolet cesse sa course et l’averse cesse d’un coup aussi. Je reprends mes esprits rapidement. Le pic de métal a l’air de s’être planté dans ton épaule gauche, tu gis inconscient. Je me retourne Reise est aussi groggy que moi mais ça a l’air d’aller. Je défais ma ceinture et sort sans précaution. J’accoure coté conducteur et ouvre la portière et pousse un soupir de soulagement. Tu n’as rien juste assommé, mais ta chemise a un joli trou. La lance t’a touché juste au-dessus de l’épaule perforant chemise et pull mais égratignant juste la peau. J’examine attentivement ton visage, il y a du sang mais que des blessures légères. Je continue à te palper à première vue rien de cassé. Je passe à l’arrière et ausculte le toutou qui se laisse faire en grognant légèrement, il semble indemne aussi, juste quelques écorchures. Dans le choc mon sac s’est lamentablement répandu, il ne reste des éclats de la bouteille de désinfectant. Je prends la carte, il y a un « glencoe camp resort » a un ou deux kilomètres après Fort Meade, une loggia a touriste j’y trouverais surement du matériel médical. Je range la carte, vide mon sac et j’y mets une bouteille d’eau. Je regarde autour de moi, qu’elle inconsciente j’ai été sortir de l’auto sans arme ! Heureusement rien ne bouge dans le coin. J’attrape mon arment et m’en équipe puis j’enfile mon blouson. Je referme les portières. Le trou du pare-brise n’est pas assez grand pour qu’un rôdeur puisse t’atteindre. Tu ne coures aucun risque à l’intérieur. Je me mets en marche.

Dès que je passe le panneau de « bienvenu à Fort Meade » un brouillard épais, tombe de nulle part et m'entoure. Un froid humide m'étreint, je remonte la fermeture de mon blouson. Un doute s'insinue en moi.. Je devrais peut être retourner au véhicule et attendre que tu reprennes connaissance? Je me retourne la voiture n'est déjà plus visible... non! J’ai vu trop de films d'épouvante. Ce n'est que du brouillard, je vais aller chercher de quoi te soigner... un lieu plus ou moins touristique a obligatoirement un poste de secours. J'arrive à une bifurcation, merde j'aurais dû prendre la carte, j'essaye de distinguer au loin sur les deux chemins... y a une vague luminosité rouge à gauche. Une haute grille me barre bientôt le passage, je coupe le cadenas après avoir écouté un long moment les bruits mais je n'entends rien qui puisse me faire penser à des rôdeurs. Je la referme derrière moi avec un bout de ficelle. Il y a juste au loin le ronronnement régulier d'une machine qui m'intrigue, depuis presque trois ans le moteur aurait dû s'arrêter. Pas d'infectés, aucun corps, un grillage fermé. Je m'attends à voir du monde, espérons qu'ils seront plus amicaux qu'à Alamosa! Mais j’ai besoin de désinfectant et pansement. J’arrive dans une rue déserte, le temps semble avoir accéléré le vieillissement de cette ville ou alors cette ville est déserte depuis une cinquantaine d’années au moins. Elle semble tout droit sortie d’un film en noir et blanc mais avec plus de poussière… beaucoup plus. Soudainement des flocons tombent, je tends la main, ce n’est pas froid, je les écrase noircissant ma main. Il s’agit de cendres, quel brasier peut engendrer tant de flocons de cendres ? Je n’ai pas dû prendre la bonne bifurcation, je fais demi-tour et je regarde stupéfaite devant moi… c’est quoi ce délire, j’étais sure d’être venue par là mais ce n’est plus la même rue… Aurais-je tourné sans m’en rendre compte ? Je regarde les panneaux piqués par la rouille, les rues ont toutes le même nom ! Je suis complètement désorientée, je ne comprends plus rien et une vague de peur monte en moi. Je m’approche d’une des boutiques, elle est ouverte. J’y entre hésitante, un hurlement caverneux résonne suivi de léger tremblement, je m’accroupis bouchant mes oreilles et vois à travers les vitres sales une dizaine d’enfants morts avançant errant vers le son caverneux qui a l’air de provenir du bout de la rue. Mais où suis-je tombée encore ? et c’est quoi cette sirène ?


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Sam 6 Juin - 13:03



The blaze under the city

  

Un furieux mal de crâne m'étreint alors que j'ouvre les yeux avec difficulté sur la vive lumière du soleil. Mes membres sont douloureux et j'ai l'impression d'être bloqué dans ma position sans pouvoir bouger. Une barre a traversé le pare-brise et s’est plantée pile au-dessus de l'épaule non sans m'égratigner de façon superficielle. De violents vertiges me déstabilisent l'espace d'un instant alors que je tente de dégager ma chemise pour voir l'étendu des dégâts de façon plus nette ainsi que pouvoir m'extirper de ce piège. Pas trop de mal, ça a comme je le présumais, juste égratigné. Puis je porte la main à mon front et je remarque alors le sang. Un coup d’œil dans le rétroviseur central témoigne de la blessure que j'ai à la tête. Au moins, je n'ai rien de cassé, juste quelques blessures sans conséquences. Le peu de souvenirs que j'ai de l'accident me reviennent alors.

Je ne sais pas où tu es passée mais je remarque qu'il ne semble pas y avoir eu trop de dégâts de ton côté. Tu as du t'en sortir avec quelques bleus j'imagine. Reise s'est installé à l'avant et me fait quelques léchouilles. Il semble malgré tout avoir subit lui aussi durant l'accident et a quelques légères blessures sans gravité certainement dues aux divers chocs qui ont du le balloter à l'arrière. Alors que je m'apprête à descendre du véhicule, de nouveaux vertiges me surprennent et je glisse au sol en voulant quitter mon siège en passant sous la barre qui m'entrave le passage. J'ai eu de la chance sur ce coup, quelques centimètres plus bas ou plus à droite et ça aurait été bien plus grave concernant la blessure à l'épaule. La seule idée que j’ai en tête est de te retrouver. Cependant, aucune trace de toi dans les proches alentours. Je récupère quelques trucs dans la voiture puis revêtis un t-shirt en remplacement de celui que j'ai du déchirer. Je file à boire au chien puis m'abreuve à mon tour. Où as-tu bien pu passer ?! Étonnant que tu ne m'aies pas laissé un mot. J'imagine que tu dois te trouver dans les environs et que tu comptais sur ton retour avant mon réveil.

Tu as du prendre la direction de ce point que je repère sur la carte. En tout cas, ton armement a disparu, ainsi qu'une bouteille d'eau. Autant suivre ta direction, je te trouverais en chemin. Reise est prompt à me suivre. Ma marche me conduit jusqu'à l'entrée de Fort Meade. Un étrange brouillard semble régner par delà ses limites. La température de l'air semble s'être rafraichie une fois passé le panneau. Quelque chose me glace au fond, comme une sale impression. Ce brouillard semble plus dense au fil de mes pas et est d'autant plus dangereux que si je croise des infectés sur ma route, je risque de ne pas les repérer à temps. La situation est d'autant plus stressante.
Arrivé près d'une haute grille je repère le bout de ficelle qui a pris la relève sur un cadenas brisé qui traine sur le sol. Tu es bien passée par là, j’en suis certain. De toute façon je ne vois nulle autre option.

Le brouillard est à couper au couteau. Il semble d'autant plus s'épaissir au fil de ma progression. Au loin semble me parvenir le ronronnement régulier d'une machine. L'endroit est occupé ? A n'en pas douter ... . Toutefois je ne croise aucun infectés ni autre signe de présence humaine. Intriguant ... . Mais le grillage fermé auparavant par un cadenas indique bien une présence. A moins qu'ils soient partis et aient laissés fermé derrière eux. Quoi qu'il en soit, mon principal objectif est de te retrouver en ces lieux en espérant que nos chemins ne se croisent pas sans que nous nous en rendions compte. Je compte pour ça sur le flair de Reise qui devrait aisément te repérer si tu passes dans les environs. D'ailleurs, présentement, c'est en quelque sorte lui qui me guide à travers la "ville".

On dirait que cet endroit a été déserté depuis des dizaines d'années. Il règne une atmosphère inquiétante et fantomatique pareille à ces villes mortes qui ont souffert de la pénurie de travail. Je ne distingue que rouille, murs partiellement effondrés, vitres brisés, une quasi complète absence de végétation si ce n'est par endroit de mauvaises herbes s'insinuant au travers du bitume lui aussi en piteux état. On dirait que certains endroits ont été laissés précipitamment à l'abandon comme s'il avait fallu fuir vite si j'en constate cette paire de chaussures égarées là ou cette poussette plus loin dans laquelle je manque de taper. Prions pour que nous ne tombions pas à nouveau sur un groupe aussi hostile qu'à Alamosa ... prions pour que tu n'aies de ton côté pas encore fais de mauvaise rencontre.

Bientôt, je distingue des traces de pas sur le sol recouvert d'une fine couche grisâtre. Le brouillard s'est légèrement dissipé depuis un instant mais il demeure néanmoins toujours cette atmosphère persistante de grisaille. Je m'accroupis pour frotter ce drôle de dépôt entre mes doigts. Ça laisse une trace grise sur leur pulpe. De la cendre. Ça devient de plus en plus étrange. Il faut compter sur un sacré brasier pour qu'il règne ainsi cette pluie de cendres sur les environs au vu du chemin que je parcoure encore longuement avant que les dites retombées ne faiblissent.
Un autre détail m'avait échappé jusque là. Certaines rues semblent se ressembler et comporter le même nom. Il ne peut s'agir d'une illusion. On dirait un fait voulu. Peut-être les occupants ont ainsi cherché à désorienter d'éventuels visiteurs ? Peu probable pourtant. Ça me semble inconcevable. Soit, je reste discret alors que je poursuis ma route. C’est un vrai fardeau de ne pouvoir appeler après toi. Je ne risque sans doute pas d'attirer l'intérêt d'infectés puisqu'il ne semble en demeurer ici mais je peux en revanche très certainement interpeller les potentiels occupants. Je me demande l'espace d'un instant si ce n'est pas ma blessure à la tête qui me fait carrément halluciner mais peu probable là encore.

Je ne sais par où commencer, tes traces ont disparu soudainement et sans la moindre logique, comme ça en plein milieu de la rue, comme si tu t'étais envolée. C’est à n'y rien comprendre. Même Reise semble tourner en rond sans retrouver ta trace. Un hurlement résonne soudain aux alentours. J’ai du mal à en discerner la provenance si ce n'est Reise qui lui, fonce soudain sur la gauche. Je cours derrière lui. Nous traversons un bâtiment puis nous ressortons de l'autre côté. Sa course le mène ensuite dans une rue où il me semble distinguer des formes à quelques centaines de mètres. Une sirène retentit au loin. Mes pas martèlent le sol au fil de ma course. L'alarme ressemble à un de ces trucs automatique qui se déclenche dans les mines lorsqu'il faut évacuer.

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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Sam 6 Juin - 18:21


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Je reste un moment accroupi, les mains sur les oreilles un long moment après que l’alarme ait cessé de retentir. J’essaye de reprendre mon calme mais je tremble toujours. Je n’aperçois plus rien dehors et les flocons ont l’air de tomber plus dru. Je suis tétanisée, pourtant va falloir que je bouge ! Je fouille dans le sac et trouve le petit pochon plastique que je cherchais. Je prends deux comprimés et une gorgée d’eau. Je me détends peu à peu enfin je crois ! Je ressors de la boutique et tourne sur moi-même. Les cendres volètent de partout, j’en ai sur le visage je tends la main et en capture quelques-uns. Je virevolte quelques minutes, j’adorais étant enfant jouer avec les cristaux de glace l’hiver et à l’instar d’autre bambins je me couchais dans la neige agitant bras et jambes pour former l’empreinte d’un ange sur le sol. Un bruit attire mon attention, j’en devine la direction mais je ne vois rien entre la cendre qui tombe et le brouillard qui s’est un peu dilué mais reste quand même épais. Je décide de retourner dans la boutique pour observer si je peux apercevoir la source du bruit en restant caché mais après un long laps de temps toujours rien.

Je préfère ne pas ressortir et je repère une porte dans le fond de la boutique. Je l’ouvre et suis un couloir qui donne sur une autre porte. Une fois ouverte je vois une cour d’école, des balançoires, des toboggans, un tourniquet… mais point de verdure juste de haute grille. Il y a l’air d’avoir quelque chose accroché au fond sur l’une d’elle. En dépit des plus basiques règles élémentaires de prudence que j’ai toujours observée jusqu’ici, je m’en approche comme hypnotisée. Il s’agit d’un corps. Il est pendu en croix inversée maintenu par des barbelés sur le grillage, les entrailles ont été ouvertes avec un couteau ou un scalpel et pendent de part et d'autres...un bras pendouille lamentablement détaché du coude maintenu par un fil de fer... la scène parait irréelle... je dois rêver ou plutôt cauchemarder... je m'approche du cadavre autant fascinée qu'horrifiée... j'avance lentement mes doigt et frôle la peau... elle est tannée comme du cuir c'est...c'était un humain, j'ai un haut le cœur et rentre précipitamment dans une autre bâtisse. Il doit s’agir de l’école, je passe devant deux salles de cour avec leur pupitre d’un temps ancien et de l’autre côté trois bureaux vides poussiéreux dont les bureaux ravagés par le temps et les termites semblent tenir debout par miracle.

Il semble n’y avoir que deux salles de classes ! D’un autre coté le village est petit, je repère une porte au fond du couloir. Je tremble. Un peu comme si je pressens que derrière cette porte il y a je ne sais quoi de terrible et inexplicablement anormal. Je reprends un comprimé et respire un grand coup. Mon cœur s’accélère mais c’est plus fort que moi, je veux savoir ce qu’il y a au-delà de cette porte. Je la pousse avec un grincement sinistre. Des rangées de lits s’offrent à mon regard, mes yeux s’habituent à la pénombre. Sur deux lits il y a des corps enfin plutôt ce qui en reste, il s’agit de femmes vêtues de tenues blouse… infirmières ou nurses va savoir ! Leurs têtes ont été tranchées proprement et reposent sur un autre lit. Aimantée, je m’avance près des visages inertes, les peaux se sont momifiées… Ces morts ne datent pas de l’épidémie mais de bien plus longtemps. Un tictac attire mon attention, il vient d’une pièce au fond. Je devrais rebrousser chemin et te rejoindre… tant pis pour les bandages et désinfectant, il y a un truc malsain ici… mais je ne peux pas ! Une part de moi veut savoir et l’autre veut fuir. Je marche vers le tictac.

Les morts vivants en charpie, les rôdeurs qui mangent les vivants, les cadavres des femmes sur les lits et le corps démembré au grillage devraient m’avoir endurcie, préparée aux pires horreurs mais là mon esprit perd toute son calme… face à moi dans des douches communes, un nouveau corps. Il a été fendu en deux de la tête à la taille et dans le creux en v est enfoncé le torse d’une grosse poupée à l’ancienne. Je n’arrive pas à m’en empêcher, je pousse un hurlement dont l’écho se répercute dans l’école déserte. Tous les enfants rôdeurs ont dû m’entendre mais je n’ai pas pu me raisonner. Je perçois des bruits de pas. Je sens mes genoux se dérober sous moi, le sol est froid, j’ai dû me cogner j’ai un gout de sang dans la bouche et tout devient noir. J’ai dû m’évanouir quelques secondes, je reprends conscience ballottée dans tes bras. Je caresse ta joue pour te signaler mon réveil.

- Tu vas pouvoir me poser, ça va aller, dis je m’excusant, désolée je n’ai pas pu me retenir de crier.

Tu me déposes en me retenant pour que je retrouve mon équilibre. Nous sommes repassés par la cours mais les gamins morts y sont§ Tu me montres une autre issue, on dirait une tour avec une grosse sirène à son sommet. Nous nous y cachons en bloquant la porte, il va falloir trouver une autre sortie.




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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Ven 12 Juin - 11:22





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L'endroit où je te retrouve a quelque chose de spécial. Il y règne cette drôle d'atmosphère, inexplicablement troublante et malsaine. Il y a ces rangées de lits, ces cadavres et la façon dont ils sont étrangement conservés et pour d'autres mutilés. Il ne s'agit pas de rôdeurs. Ça ne date visiblement pas de l’épidémie mais de plus longtemps, bien avant. Je progresse dans les parties réservées aux douches. Un corps plus mutilé que les autres dans un quelque chose d'artistiquement glauque git là telle une sculpture à laquelle on a rajouté la partie supérieure d'une de ces vieilles poupées d'antan qu'on se plait à trouver dans certains films d'horreur.
C'est tout près de cette dernière que je te retrouve. Ce sont tes cris qui m'ont guidés jusqu'à toi. Tu gis évanouie sur le sol et je te soulèves alors entre mes bras pour nous tirer vite fait d'ici. Certainement du fait d'être légèrement ballotée en marche, tu refais surface. La caresse sur ma joue attire mon attention et je t'adresse un regard emplit d'une certaine tendresse.

- Tu vas pouvoir me poser, ça va aller, t'excuses-tu.

- Inutile, te rassurais-je.

J'accède toutefois à ta requête en te reposant et veille à me trouver à tes côtés le temps de retrouver ton équilibre. Tandis qu'on reprends notre marche, je ne préfère pas songer à ce qui a pu se passer ici. Nous repassons par la cours et des rôdeurs en bas âge s'y trouvent. Ça me laisse une sensation étrange comme de l'effroi, un réel effroi, j’ai l'impression de voir le sosie de mon neveu. Mais je détourne les pensées qui me ramènent à mon frère et à lui. Je repère rapidement une issue côté nord-ouest et t'entraines avec moi lorsqu'une sirène retenti. La tour que j’ai repérée est pour l'instant notre seule option de sortie ou plutôt d'abri. J'espère que ceci ne se révélera pas un piège mortel. Je bloque la porte et nous grimpons alors les marches. Je repère une fenêtre qui pourrait nous faire accéder de l'autre côté mais il nous faudra trouver une corde pour pouvoir atteindre le sol de l'autre côté. Sans quoi nous devrons attendre que la voie soit à nouveau libre.

L'alarme sonne toujours, je crains qu'elle n'attire des tas de rôdeurs aux frontières de cette petite ville. Mais un autre danger couve lorsqu'un tremblement de terre se fait ressentir et que je me rappelle alors où nous nous trouvons. J'étais jusqu'ici trop ailleurs pour y songer et tilter mais à force de repenser à ces flocons de cendres et cette alarme, j’ai capté ce dont il retournait. Il s'agit d'un volcan situé à environ une vingtaine de kilomètres d'ici. Et je commence à redouter une toute autre sorte de danger si j’en crois désormais les éléments qui se font plus clairs dans ma tête. La secousse s'intensifie et menace de provoquer l'effondrement de la tour. Nous regagnons rapidement le bas tandis qu'une brèche se crée en lézardant l’une des parois de haut en bas. Voilà une option de sortie !

Nous parvenons ainsi à nous sortir d'ici et courons droit devant. Nous ne pouvons pas rebrousser chemin dans un premier temps et sommes obligés de progresser toujours dans la direction du nord-ouest. Un bâtiment se profile à quelques mètres de nous. Nous n'avons d'autre possibilité que de le traverser malgré le danger, mais la secousse cesse alors que nous nous y engageons. Je manque de tomber dans une large faille alors que nous observons la déchirure au sol et qu'un morceau de béton tombe quelques mètres plus bas dans les profondeurs rougeoyantes. Une rivière de lave se distingue plus bas. Si des rôdeurs débarquent derrière nous, nous sommes fichus vu l'étendue de la déchirure qui nous barre la passage.


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Sam 13 Juin - 2:34


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La sirène hurle de nouveau me perçant les tympans par la même occasion. Nous commençons à peine à monter que nous sommes contraint de redescendre. Le sang résonne dans mes oreilles. Les battements de mon cœur s‘intensifient dès que les premières secousses se font ressentir. Ça recommence comme tout à l’heure mais en bien plus intense. Tu te souviens qu’il y a un volcan actif dans les environs et tu crains le pire. Les tremblements provoquent une fissure qui nous offre une issue providentielle. Nous courrons vers… où d’ailleurs ? Je ne saurais dire si on s’éloigne ou au contraire si on se rapproche de notre véhicule. De toute façon cette ville m’a fait étrangement perdre tous sens de l’orientation. Nous entrons dans un bâtiment qui a dû subir les perturbations sismiques.

Dès notre entrée dans cette bâtisse branlante, l’alarme cesse suivi de peu par la fin des secousses. Un peu comme si la ville nous avait piégés là où elle le souhaitait… non je délire, une ville n’est pas vivante. Je suis tellement flippée que je deviens parano ou quoi ? Nous continuons notre progression, il semble qu’il n’y ait pas de retour possible… d’ailleurs j’ai la désagréable sensation que si je me retournais le chemin emprunté jusqu’ici aurait disparu, enfin ne serais plus visible. C’est clair cette ville me tape sur le système nerveux, je suis plutôt cartésienne habituellement, je suis prudente et vigilante mais là je ne fais plus rien de sensé. Je n’ose même pas regarder en arrière de crainte de découvrir que le paysage a changé. Nous courrons, je pense que nous avons l’un comme l’autre qu’une envie : sortir de cet anormal bourg. Tu stoppes net et me bloque d’une seule main agilement. Sous nos pieds un fleuve incandescent bouillonne faisant éclater à sa surface dans de petits plops des éclaboussures rouge et jaune. Malgré l’ensorcellement qu’exerce sur mon esprit ce brasier, je me hasarde à jeter un œil derrière nous… ouf la voie est toujours la même. Tu réagis promptement en t’engageant sur le retour mais des grognements nous indiquent que nos retraite est coupée. Tu bloques une porte entre eux et nous.

Je regarde la configuration des lieux quand tu reviens à mes côtés je te montre une large barre en métal deux mètres plus haut, c’est une poutre de fondation qui a résisté certes un peu rouillée mais toujours là. Puis il y a une vieille lance à incendie, je t’explique mon idée, je pourrais passer par-dessus le brasier avec le tuyau, la poutre devrait supporter mon poids et tu utiliserais la lance comme une corde pour passer la fissure… je ne suis pas sure de la réussite mais suis sure que l’on a plus de chance de s’en sortir que face aux petits monstres qui tambourinent mollement contre la porte. Tu m’aides en me hissant puis tu me tends le tuyau. Je fixe mon hallebarde pour l’immobiliser dans mon dos, enfile des gants et commence mon numéro de funambule. La poutre grince sinistrement à chaque pas, j’arrive au-dessus du vide, je me concentre, je sens la fournaise sous mes pieds et je me mets à quatre pattes pour avancer prudemment. Je regarde en bas et me fige net… Respirer se reprendre, je crois entendre ta voix mais c’est lointain je n’en suis pas sure. Je relève la tête et avance de nouveau. Penser à autre chose et continuer, encore un gémissement du métal… je suis à quatre pattes comme un chien… tiens mis au fait où est Reise ? Il n’était déjà plus là quand je me suis éveillée dans tes bras… J’espère qu’il a rejoint l’auto, il est malin, je souris… Mon regard est de nouveau captivé par le flot rougeoyant, nouveau crissement…non Deb, penser à autre chose… Tiens il a déjà dû commencer à neiger chez moi… mes frères et moi commencions à sortir les motos neige dès cette époque… oui c’est ça penser à ma famille et avancer. Je vais bientôt atteindre l’autre bord, la poutre geint encore une fois. Je glisse prudemment au sol et te regardes. La porte tient le coup mais pour combien de temps ? J’examine autour de moi puis j’avise un crochet sur lequel je noue solidement et fermement la lance dont tu tiens toujours l’autre extrémité. Je ne peux me résigner à t’observer franchir ce gouffre, le risque est énorme mais moins que de rester là-bas. Je me hasarde lentement vers le couloir après avoir repris mon arme en main.

J’entends ton arrivée, je souris intérieurement, je suis rassurée. Tu me rejoins très vite et après une porte nous arrivons dehors. Le brouillard est retombé et les flocons de cendres l’accompagnent. Nous n’avons pas exploré ce coin, de l’autre côté un caducée médical est dessiné sur la vitrine. Nous décidons de nous y aventurer. La boutique semble pareil aux autres, poussiéreuse, désuète mais une porte attire notre attention. Elle parait singulièrement moderne dans ce décor. En la poussant nous atterrissons dans un couloir blanc avec des néons, sur la droite un laboratoire est ouvert. Je récupère des bandages et autres produits pharmaceutique. Une lourde porte au fond de la pièce me fait face, cela ressemble à un frigo géant, poussée par une curiosité macabre je l’ouvre. J’ai un haut le cœur, sur les étagères prônent de larges bocaux dans lesquels sont conservés des fœtus difformes. Je me retourne vers toi affolée

- je crois que c’est un laboratoire expérimental, surement du clonage génétique, ça expliquerait les enfants… j’hésite un instant. Les adultes ont dû être tué par leurs créations y a une dizaine d’années… je désigne du matériel… certain de ces ustensiles ne sont plus utilisé depuis les années 2000.

Nous ressortons de la boutique. Les clones morts errent en tanguant mais ils n’ont pas l’air de nous avoir vu. Une confuse terreur m’étreint, je frissonne, je prends ta main et secoue la tête.

- Ecoutes, je ne vais pas arriver à les tuer, ils sont trop jeunes, je te murmure doucement à l’oreille, je ne peux pas… je veux juste rentrer chez moi je finis d’une voix presque inaudible et déprimée.


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Ven 19 Juin - 18:06



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Je te stoppe net en te bloquant d'une main. Plus bas, se profile une véritable rivière de lave incandescente. Y plonger les yeux exerce une étrange fascination sur nous deux. Mais il nous faut demeurer vigilent et réactifs. Plus encore lorsque tu repères cette poutrelle qui nous offre ainsi la seule option de sortie. Nous sommes bien forcés de tenter notre chance. Jouer au funambule n'est pas ce qui m'emballe le plus, encore moins au-dessus d'un tel courant de lave et à une telle hauteur. Tu t'engages en premier. Je m'efforce de rester calme. Je ne sais pas combien de temps la porte va tenir mais je n'imagine que trop bien ce qui pourrait arriver si elle cédait. Tu faiblis un instant sur la poutre et je capte alors ton attention pour te pousser à poursuivre. Tu arrives de l'autre côté et une vague de soulagement me gagne et me requinque quand vient alors mon tour. Tu files faire un repérage des lieux plus avant. Je te rejoins aussi vite que possible. Nous suivons un couloir sans portes et débouchons sur une porte menant à l'extérieur. Une part du danger est écarté. Une autre demeure quant à elle.

Le brouillard est retombé. Nous nous aventurons dans une partie de bâtiment sur la vitrine duquel figure un caducée médical. L'endroit est poussiéreux, personne n'est plus passé par là depuis longtemps. Une porte attire toutefois notre attention car elle dénote du décor ambiant. Nous la poussons avec précautions, toujours sur le qui vive, et atterrissons dans un couloir blanc éclairé de néons. Sur notre droite, on peut découvrir un laboratoire dont la porte est ouverte. J'y récupère des bandages et autres produits. J'ai à nouveau des impressions de vertiges ... peut-être la lumière trop criarde. De ton côté, tu te tiens face à une porte massive au fond de la pièce, comparable à celles des pièces frigorifiques que l'on trouve dans divers types d'établissements. Tu l'ouvres sans attendre.

- Je crois que c’est un laboratoire expérimental, sûrement du clonage génétique, ça expliquerait les enfants… Tu marques un temps d'hésitation, horrifiée par ce qui se trouve face à nous. Les adultes ont dû être tué par leurs créations y a une dizaine d’années… certains de ces ustensiles ne sont plus utilisé depuis les années 2000.

Je veux bien te croire. Il est néanmoins inutile de rester en pareil lieu et nous ressortons de la boutique. Ce monde était déjà bien assez malsain avant l'épidémie et voir ces clones errant sans âmes renforcent cette impression de malaise et ces vertiges qui me tiennent. Elle doit avoir ressurgit de l'angoisse qui demeure en ces lieux. Ce n’est que lorsque ta main agrippe la mienne que je me rend alors compte que j'étais resté immobile devant ce spectacle.

- Écoutes, je ne vais pas arriver à les tuer, ils sont trop jeunes, me murmures-tu, je ne peux pas… je veux juste rentrer chez moi.

Je comprends toute la terreur et la confusion qui règnent en toi. Je ressens la même chose. Il va néanmoins falloir que quelqu'un s'en charge et j'y suis tout disposé malgré mon état. Je me garde toutefois de te faire part de ces fameux vertiges qui me font parfois perdre l'équilibre. Tu ne peux assurer sur ce coup et t’inquiéter sur ces vertiges ne ferait que renforcer tes craintes. Je regarde un instant autour de moi. La seule voie qui s'ouvre à nous est juste là en face et ne ne pouvons échapper à eux. Par ailleurs, les voilà qui se dirigent vers nous. Étrangement vite qui plus est ... . Tant pis pour le chemin le plus rapide, je crains que ne s'offre de nouveau un détour face à nous lorsque débarquent alors d'autres de ces choses sans âmes que je ne peux qualifier d'enfants. Je te pousse vers une porte se trouvant du côté ruelle d'un hôtel non sans devoir en éliminer quelques-uns venus trop près avant que je ne referme la porte. Porte que je bloque. Je déteste avoir ainsi à nous retrancher dans pareil lieu sous l'empressement. On se croirait dans un manoir fantôme. Tout tombe en poussière jusqu'aux tableaux qui parviennent encore à tenir comme ils le peuvent aux murs, prêts à tomber pour certains. Tapis mités, escaliers prêts à céder à mi ascension ... et puis ces bruits inquiétants qui viennent bientôt de toute parts.

Nous sommes bientôt contraints de devoir courir en comprenant que la porte a cédé en bas. J'ai le sentiment qu'une véritable meute nous colle au train et à une allure plutôt vive marquée par le bruit de leurs pas dans les escaliers. Et merde !!! Pas une porte ! Nous ne pouvons rebrousser chemin. Pourquoi pas une seule putain de porte dans ce foutu couloir ??!! Nous poursuivons et trouvons finalement une ouverture dans un léger renfoncement sur la droite qui donne sur une porte. Nous atterrissons dans une sorte de cagibis. Un meuble en métal à étagères trône au fond de la pièce qui se constitue tel un couloir de six ou sept mètres et demi sur un peu moins de deux. Pris au piège si ce n'est si l'on compte sur cette petite fenêtre en haut du meuble de métal, lequel nous servira d'échelle. Il n'y a cependant pas eu moyen de bloquer la porte et cette dernière s'ouvre pour laisser un flot de corps s'amasser à vitesse grand V. Je décale l'étagère pour nous placer derrière et faire ainsi barrière le temps de grimper par l'autre côté du dit meuble.

- Magnes-toi Deb ! Je ne vais pas tenir longtemps, dis-je alors que je m'efforce de maintenir le meuble tandis que ça s'agglutine de l'autre côté.

Ils tendent les mains par dessous et par-dessus les étagères à hauteur de mon visage et de mon torse. Le meuble tangue dangereusement, laissant tomber de nouveaux pots ou bocaux qui éclatent sur le sol. Tu te glisses par l'ouverture que tu as eu du mal à ouvrir et tu vas devoir restée un instant à demi penchée pour maintenir l'ouverture le temps que je me hisses à mon tour. L'idéal serait de pouvoir te pencher assez pour maintenir le meuble mais dans ta position, tu n'offriras pas assez de force. C’est mission impossible. Je me cale alors de façon à grimper tout en maintenant le meuble du mieux que je peux. Sur la fin, je finis à moitié écrasé contre le mur sous leur poussée. Je peux sentir leurs mains et leurs bras tenter de m'agripper. Ma tête tourne violemment mais je tiens bon. Je fournis un ultime effort pour me hisser par la fenêtre mais mon corps ne faisant plus office de séparation, le flot d'infectés parvient enfin à faire basculer le meuble, me coinçant ainsi la jambe. L'une de mes chaussures échoue au sol et on m'agrippe le pied.

J'attire ton attention. Tu vas devoir bien viser pour tirer sur celui qui me retient le pied. Entre autres. Une fois fait, je fais un dernier effort en donnant un grand coup de pied avec l'autre jambe pour faire un instant basculer le meuble de l'autre côté, ou du moins tenter de le faire tanguer un bref instant. C’est à ce moment que j'en profite pour dégager ma jambe auparavant coincée. Nous voici côté extérieur. Tu te maintiens sur un rebord à droite auquel tu as eu accès en te retenant à un poteau qui court tout le long de la paroi à la verticale. Face à nous, il y a moyen d'atteindre le bâtiment en face par une ouverture béante. Il s'agissait d'une fenêtre dont l'encadrement et le verre ont échoué quelques mètres plus bas il y a sans doute un certain nombre d'années. Nous pouvons aisément sauter vu la peu d'écart entre les deux bâtiments mais il demeure toujours un risque vu que nous ne pouvons prendre d'élan et vu le peu de stabilité que nous offre cette espèce de corniche à peine aussi large que le côté d'une brique.


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Mar 23 Juin - 18:45


The blaze under the city


Je suis fatiguée...si fatiguée. Cette ville me mets les nerfs à fleur de peau. Le labo, la rivière de lave, les enfants mutants...rien n'est normal ici...même les bâtiments semblent être d'une autre ère! Tu regardes l'endroit où nous devrions nous rendre mais les choses nous font obstacle, 'ailleurs ils arrivent vers nous...putain j'en ai marre... cet enfer de merde ne peut pas s'arrêter un instant? Tu me pousses vers une porte et tu la bloques derrière toi. Un petit couloir de service, des tentures en lambeaux et derrière : un grand hall. Immense pièce, spacieuse, poussiéreuse, deux grands escaliers qui mènent au premier, les tapis et les marches ont l'air de pouvoir se désagréger au moindre pas, puis il y a un vieux comptoir de réceptionniste avec des clefs accrochées dans des petites cases... Un hôtel digne de films d'horreur dans une ville pour fantômes, décidément notre cas s'améliore pas. Les craquements, gémissements, tambourinements, griffures et comme des crépitements, des tas de bruits emplissent l'endroit. Tu nous entraînes vers l'étage malgré leur état de délabrement, les marches tiennent le coup et nous arrivons à l'étage.

Malgré les escaliers qui laissaient présager des chemins, les rideaux mités masquent presque tous des voix sans issue. Il ne nous reste qu'un couloir. Étrange, des clés mais pas de porte de chambre... c'est quoi ce drôle d'hôtel? Je n'ai guère le temps de m'interroger. Un bruit en bas nous fait comprendre que le groupe d'enfants morts a réussi à faire céder la porte. Nous nous mettons à courir dans ce long couloir sans porte. Nous finissons par voir enfin une porte dans un petit renfoncement. Super c'est un cul de sac certes long mais dont la seule issue semble être une petite fenêtre. Tu m’exhortes à me dépêcher. Puis tu me fais signe de t'aider. Je vois la petite main décharnée qui agrippe ta cheville. Ta chaussure est tombée. La différence de couleur entre la peau de ta cheville et celle de la main qui cherche à te retenir est flagrante. La fenêtre de visée est étroite, ma main tremble un peu, ces créatures sont si jeunes. Je ferme les yeux une micro seconde quand je les rouvre, mon regard est attiré par le léger filet de sang qui coule vers ton arcade sourcilière. Il est rouge plutôt vif, le sang rouge... c'est la différence avec ces êtres...leur sang n'a plus rien de rouge vif! J’arme ma main n'a plu de tremblements, je vise la main lâche prise.

Le rebord où nous sommes est fort étroit. Les flocons de cendres ont cessé de tomber, la nuit par contre elle commence à tomber. La façade continue au-dessus de nous mais vu d'ici, l'étage au-dessus a l'air encore plus abîmé que le reste si ça parait possible. En face le bâtiment n'est pas très loin genre un mètre peut être un mètre cinquante, une fenêtre brisée nous offre une issue. Derrière nous les gémissements continuent mais les enfants sont bien trop petits pour atteindre. En contre bas une vitre en miettes, probablement celle d'en face. Une chute nous briserait autant que  la fenêtre. J'évalue la distance, ça me rappelle les jeux avec mes frères. Nous choisissions des petites hauteurs, arbres et rochers et nous sautions roulé en boule. Nous avions eu parfois des entorses ou luxation mais la majorité du temps juste des bleus. Les Finley et leur bêtises, Junior apparaît dans l’ouverture d’en face, ça faisait longtemps.

- Avec un léger rebond comme si tu voulais sauter dans le vide ça devrait le faire. Me lance Junior

Je souris... tout ira bien… enfin non ça ne va pas mais je m’en fiche, je n’ai peur de rien, Junior est là.

- tu me rattrapes?

- Entre le sourire et le fait que tu parles seule, il va te prendre pour une folle ton ami

Je hausse les épaules en rigolant, au vu de cette sinistre ville, rigoler me fait paraître encore plus atteinte.

- Ce n’est pas grave, faut je bande mes mains avant

Je sors des bandages de mon sac je les noue autour de mes mains pour les protéger des éclats. Puis je relève les yeux vers toi. Tu saignes toujours j'avais oublié, je te nettoie soigneusement en équilibre sur la corniche sourire toujours aux lèvres et je te donne des bandages pour tes mains sans un mot. Tu me regardes faire un moment, je ne saurais si tu es inquiet, amusé ou lassé par mes hallucinations. Je plie légèrement mes genoux pour avoir un peu d'élan, je tends mon corps et dès l'encadrement passé j'essaye de me replier en boule. L’atterrissage est violent je percute un objet et mets quelques secondes à me redresser sous les moqueries de Junior. Tu me lance adroitement les sacs et tu t'élances. La brique qui te sert d’appui s’effrite lorsque tu prends ton élan et ton saut s’en ressent, te faisant tomber deux mètres plus bas. J’ai du mal à détacher mon regard de ce spectacle, mon cœur s’emballe et junior s’évapore en une fraction de secondes. Apres un instant de peur, tiraillée entre mes émotions et ma raison, je reprends mes esprits. Tu es plus bas sur un escalier de secours qui grince dangereusement.

- Je te rejoins à l’étage d’en dessous Dis-je en prenant les sacs

Sortie de la chambre, je suis dans un appartement qui a été saccagé… pas un simple pillage… décidément je hais cette ville ! Je finis par trouver la sortie et surtout l’escalier pour l’étage inférieur.




Dernière édition par Deborah Finley le Mar 30 Juin - 22:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Sam 27 Juin - 11:04



The blaze under the city

 

Je ne devrais plus être perturbé ou me poser de questions face à tes hallucinations et je m'abstiens de tout commentaire. Sans doute cherches-tu du courage par cette intermédiaire. Tant que tu restes concentrée et que tu parviens à gagner l'autre côté, c'est ce qui compte. Je m'efforce de ne pas regarder le vide qui s'étend au-dessous de nous et résiste à sa force d'attraction. Je me concentre sur toi. Tu marques d'ailleurs un temps pour t'occuper de ma blessure. Ton sourire est réconfortant en soi mais je ne sais ce qu'il dissimule ni ce qui l'a fait naitre, et il ne colle vraisemblablement pas à la situation. Inutile de s’inquiéter, je préfère ne pas te titiller sur ça. Tu t'apprêtes quelques secondes plus tard à bondir et tu atterris en percutant violemment quelque chose dans la pièce en face malgré le bon réflexe pris pour réceptionner ton saut. Puis tu réapparais près de l'ouverture.

- Rien de cassé ?

Je te lances ensuite les sacs et m'élance à mon tour mais la brique qui me sert d’appui s’effrite lorsque je prend mon élan. Mon saut s'en ressent d'autant plus que ça parvient à me déstabiliser et à casser mon élan et je chute alors deux mètres plus bas. Je ne saurais décrire tout ce qui passe par ma tête durant cette chute qui ne dure que quelques infimes secondes. Je rouvre juste les yeux comme si j'avais été victime d'une brève minute d'inconscience. Quelques égratignures mais rien de cassé. Ça va. J'entends ta voix plus haut. Je me trouve sur un escalier de secours qui semble prêt à se détacher à tout moment de ses fixations pour rejoindre les débris plus bas. Couché sur le dos, je repère les fameux points de fixation. Certains sont à moitié délogés du mur, je peux sentir la structure vaciller et trembler, et ses grincements sinistres sont d'autant plus stressant.

Puis je te vois à la fenêtre tout près, laquelle tu remontes avec difficulté. Le bois a du jouer. Il faut espérer que tu parviennes à l'ouvrir assez pour me créer un passage. Je bouge doucement, tu me tends la main. J’ai le choix entre y aller doucement ou foncer avant que le tout ne se dérobe sous mes pieds. Au final ce sera un mélange des deux puisque je suis contraint de me presser lorsque malgré la prudence de mes gestes, plusieurs fixations cèdent. Une peur panique s'empare de moi et je lâche des jurons tout en me précipitant dans ta direction. La structure s'effondre alors que j'ai tout juste le temps de me glisser dans l'ouverture ouverte seulement à moitié. Elle n'a pas voulu s'ouvrir complètement. Mes jambes restent une fraction de seconde dans le vide tandis que tu me tires à l'intérieur le plus vite possible avant que les parties hautes de l'escalier ne fauchent mes jambes. Ça manque de peu et je peux sentir une barre frôler l'un de mes pieds. On l'a échappé belle ! En me tirant à l'intérieur, tu as glissé sur le dos et je me suis retrouvé par-dessus toi.

Soulagé de m'en être sorti tout comme je le suis également pour toi, mes lèvres rejoignent les tiennes dans un baiser emplis de soulagement puis ma main caresse ta joue alors que je te regarde droit dans les yeux. Tu peux y voir cette lueur chargée d'émotion. Cet endroit est vraiment éprouvant et je désire qu'on en réchappe le plus rapidement possible.

- Me refais plus jamais une peur comme ça ... te murmurais-je avec sourire taquin en jouant d'ironie tout en jouant à retourner la situation.

C’est ma façon de détendre l'atmosphère et aussi de te glisser que je tiens réellement à toi.

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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Jeu 2 Juil - 21:35


The blaze under the city


Contrastant avec les bruits foisonnants et continus que j’ai rencontrés, l’accès à l’étage inférieur est étonnamment silencieux. Je m’attends presque à voir une créature ou une forme sortir de ces murs blanc sale. Je crois que je suis encore plus effrayée par cette apparente tranquillité que par le vacarme de ces dernières heures. Le sang bourdonne à mes oreilles, j’ai presque l’impression d’entendre les battements de mon cœur. Je descends prudemment les marches. Je pousse la porte et tombe sur un couloir avec quatre portes. La peinture crème est écaillée à plein d’endroit, ce qui rend les locaux encore plus abominables… enfin si c’est possible.

Je prends la dernière porte, une clé pend dans la serrure. C’est étrange cette clé, à part celles dans les casiers du pseudo hôtel, je n’en ai vu nulle part ailleurs. En plus la porte n’est pas verrouillée. J’entre, deux fenêtres dont une condamnée. J’ouvre un peu la vitre avec difficulté tant elle est coincée par l’usure du temps. Je me penche vers le bas. L’escalier sur lequel tu te tiens, émet de menaçants grincements. Je tends la main vers toi puis je me positionne de mon mieux m’assurant d’un appui assez stable pour t’aider. Chacun de tes mouvements pourtant calmes et lents arrache de la structure des gémissements effrayants. Ma main rejoint ton poignet puis tu attrapes ma seconde main, un crissement strident se fait entendre et je tente de te tirer vers l’intérieur tandis que je vois les marches rouillées au-dessus de toi s’effondrer te frôlant. Je bascule tout mon poids en arrière pour te faire entrer. Je finis sur le dos et tu te retrouves au-dessus de moi. Tu en profites pour m’embrasser et tu caresses ma joue en me regardant tendrement. Je te rends ton sourire et ton baiser, ce genre d’émotivité me semble tout à coup saugrenue dans cet univers en ruine et pourtant des plus réconfortante.

- Me refais plus jamais une peur comme ça ... me murmures-tu avec sourire taquin

- on verra… je lève les yeux au plafond avec une moue amusée et éternue, bouges s’il te plait.

Tu te décales et m’aides à me relever. Toute la poussière soulevée lors de notre chute est retombée. Je m’époussette. Je te regarde un instant, je me rends compte que je ne connais quasiment rien de toi alors que ça fait un moment que nous errons ensemble. L’épidémie a-t-elle changé les codes de vie sociale pour que l’on ne pense plus à se présenter mutuellement ? La pièce est étonnamment en état par rapport à tout ce que nous avons vu jusqu’ici. Je me penche de nouveau à la fenêtre. Le groupe d’enfants infectés est en bas, ils se cognent parfois entre eux mais restent au même endroit. Je les observe un moment cherchant un schéma à leur errance mais je n’en trouve aucun. Un voile noir est tombé dehors. Nous décidons de rester là pour la nuit.

La pièce ressemble à une chambre d’hôtel vintage. Les fleurs aux couleurs fanées du papier peint me donnent presque la nausée. La moquette verdâtre est tout aussi écœurante. Dans un coin de la pièce prône un téléviseur qui s’il a fonctionné jadis ne devait diffuser que des images en noir et blanc. J’avais rêvé de pouvoir retourner dans le passé mais pas aussi loin, je voulais juste retourner avant la « peste ». Mes yeux se portent sur ta blessure. J’avise le lit et j’entreprends d’en virer la poussière. Les draps n’ont pas l’air d’avoir servi, seul le couvre lit est à nettoyer, je le retire.

- allonges toi dis-je avec une moue amusée

Une fois que tu t’es allongé, je récupère du matériel médical dans mon sac et commence à te soigner. Cette fois c’est moi qui suis au-dessus de toi, je souris. Je colle même un pansement sur ta plaie puis dépose gentiment une bise sur ton front. Tu as l’air d’avoir trinqué lors de l’accident cependant ta blessure à l’épaule n’est qu’une égratignure.

-repose toi un moment, je n’ai pas sommeil pour l’instant je vais surveiller

Tu as l’air hésitant. Je suis toujours calée sur toi, ma main bloque ton torse.

- Promis je ne bouge pas d’ici ! Et sérieusement je crois que tu as besoin de repos. Tu n’as pas l’air au meilleur de ta forme… je te réveille s’il y a quoi que ce soit.

Je passe ma main dans tes cheveux, me penche et t’embrasse… Mais qu’est ce qu’il me prend ? S’attacher est dangereux, je le sais pourtant. Je descends du lit un peu troublée. Je trouve un fauteuil que j’époussette et le positionne loin de la fenêtre. Je m’y installe confortablement avec le seul ouvrage trouvé dans la pièce, une bible ! La petite lumière émise par une bougie est assez faible pour ne pas être vue de l’extérieur. Tu finis par sombrer dans un sommeil profond. La bible m’ennuie rapidement. Je décide d’aller explorer les autres pièces du couloir. Je me déplace silencieusement, ne prenant que mon couteau, ce n’est guère prudent mais il n’y a aucun bruit et je compte juste regarder si rien ne me parait suspect. J’avance prudemment écoutant attentivement aux portes avant de tenter de les ouvrir.

La pièce tout à côté de celle où nous sommes est fermée, je n’insiste pas plus. La suivante est une sorte de placard à balai et celle d’après est un spacieux bureau. Il y a des bibliothèques dont les rayonnages sont couverts de livres… enfin à première vue car je découvre vite que les ouvrages sont vierges, seuls leurs couvertures portent des inscriptions. Un bruit me fait me retourner, il y a peut-être un errant dans le couloir… et merde, je n’aurais peut-être pas dû quitter la chambre. J’ouvre prudemment, le couloir est vide… J’avance sur le qui-vive, j’ai l’impression d’être une adolescente qui rentre après l’heure du couvre-feu. Je reste en alerte écoutant le moindre signe d’intrusion mais rien. Pourtant je n’ai pas rêvé, j’ai bien entendu un bruit. Je parviens dans la chambre, je déplace silencieusement une chaise contre la porte.

Tu as l’air toujours endormi, je pose l’arme sur la table et me blottit contre toi. Un grondement se fait entendre, bientôt suivi par des éclairs. A présent réveillé, tu te retournes vers moi. Je sens le feu me monter aux joues et un délicieux frisson me parcourir. Je souris, je passe un doigt sur ta bouche. Tes yeux brillent autant que les miens, je mordille ma lèvre. A ton regard je comprends que tu dois penser la même chose que moi et baisse les yeux avec l’air taquin. L’orage menace de nouveau et se rapproche. Tu poses un baiser sur mes lèvres.

Je marque un temps d’hésitation. Mon esprit est assailli de pensées contradictoires. Je t’ai provoqué par jeu et par envie. Mais comment toi tu le ressens ? Plus on est ensemble plus notre relation change, il se passera quoi si je retrouve les miens ? Cela va-t-il compliquer les choses, avoir un impact sur nos chances de survie et notre avenir, si tant est que nous en ayons un ? Inconscient de ce qui fourmille dans ma tête, tu as du prendre mon hésitation pour un de mes petit quart d’heure d’absence. Tu m’embrasses de nouveau. Oh puis tant pis s‘il faut on ne sortira même pas de cette ville, je me fais la promesse à moi-même d’aborder le sujet si nous sortons d’ici. Cette fois ci je t’étreins et te rend ton baiser, sans même prêter attention aux gouttelettes de pluie qui commencent à crépiter sur les vitres.

Je me sens fondre entre tes bras enivrée par le contact de nos corps. Je vois un éclair déchirer la nuit de sa lumière. Nos lèvres collées l’une à l’autre, tes mains qui me caressent et avant même que je m’en rende compte nos fringues sont au sol. La pluie tambourine de plus en plus fort. Fébrilement nos corps se serrent l’un contre l’autre. L’orage se déchaine. Je te sens en moi et je me fige net. Les éclairs jaillissent donnant l’impression que l’air est empli d’électricité statistique, le tonnerre gronde.

- Arrête ! Attends ! Je t’en prie écoutes moi ! Arrête ! Dis-je d’une voix basse

Tu ne sembles rien entendre de ce que je te dis, tu as l’air tout entier à ton désir. Peut-être même crois-tu que je te taquine.

-Bon sang merde, je te dis d’arrêter ! Dis-je plus fort

Ma voix ne semble pas te faire réagir. Tout ton corps parait s’être réduit à ton bas ventre et aux sensations qui en découlent. Peut-être crois-tu que c’est ce que je désire secrètement, un peu de domination, en soi le jeu m’amuserait mais là ce n’est pas le cas. Ton corps sur moi entrave ma marge de mouvement. Je dois attirer ton attention, ma nuque me picote de plus en plus, je me sens mal à l’aise. Je libère mon bras et enserre ta gorge. Soit je m’en prends une, soit tu réagiras, tu réagis. Tes yeux croisent mon regard effrayé et avant que tu puisses penser que c’est de toi dont j’ai peur, je te montre du doigt le miroir dans ton dos.

La glace vers la télévision a un symbole dessiné en son centre, pourtant personne n’est entré. Libérée je renfile rapidement mes vêtements et je m’approche du miroir, le dessin ne semble pas avoir été tracé à la surface. J’ai l’impression qu’il a été fait au dos. L’imposant miroir est collé au mur… merde un faux miroir, un peu comme les miroir sans tain.




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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Ven 3 Juil - 13:10



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Après ces péripéties, j’ai grand besoin de repos et tu m'y pousses malgré mes réticences. C’est sans doute mieux de fermer les yeux juste le temps de s'imaginer ailleurs qu'ici. Et puis j’ai salement morflé entre l'accident et ma chute toute récente. Sans le repos nécessaire, je risque de faiblir au plus mauvais moment, sans compter qu'on ne sait nullement comment nous allons sortir de cette ville ni quelle désagréable rencontre peut encore nous tomber dessus. Ça et l'activité volcanique qui est alarmante, entre autres points que je ne désire plus souligner. Il vaut mieux que je me vide l'esprit si je désire dormir.
En me réveillant, je constate que la pièce dans laquelle tu m'as laissé est étonnamment en bon état par rapport à tout ce que nous avons vu jusqu’ici. L'obscurité s'est installée derrière les carreaux.
Je me demande bien où tu es et depuis combien de temps je me suis endormi. Je repense au contact de tes lèvres et à ton expression à ce moment-là. Un doux songe qui me ramène de force au pays des songes alors que je t'imagine là près de moi ... tes lèvres, ton visage ... tes caresses.

Lorsque je rouvre les yeux un temps plus tard, interpellé par l'orage qui semble régner dehors, je te trouves à mes côtés. Une vague de désir s'empare aussitôt de moi en voyant ton visage barré de quelques mèches. Ton sourire me rappelle combien j'apprécie ta compagnie. J’ai envie de toi. Tellement envie de toi que peu m'importe je ne sais quel danger pouvant survenir alentours. Ton regard se porte sur le désir qui se traduit plus bas tandis que son intensité grimpe au fil des craquements qui se reproduisent dans le ciel dans un vacarme infernal.

Tu marques un temps d'hésitation mais je suis tellement fou de désir pour toi que je me conduis en pur égoïste en redoutant simplement un refus de ta part. Refus auquel je ne saurais d'ailleurs cédé tant j'en ai envie. Je t’embrasse de nouveau avec plus d'ardeur encore pour réveiller un désir pareil au mien, tandis que mes mains courent sur ton corps, pleines de promesse. Il te suffit juste de répondre à mon baiser pour m'enflammer tout entier et m'emplir de cette fougue que j’ai peine à contenir. La pluie tambourine contre les vitres. Le bruit laisse planer une sorte d'angoisse qui me rend d'autant plus sauvage et impétueux. Je glisse dans l'ivresse de nos échanges, impatient, emporté. L'orage semble se déchainer aussi fort que les coups de reins que je t’assène. Je suis tout entier plongé dans mon désir, si bien que je n'entends pas tes supplications. Ou disons que je ne veux pas les entendre, même lorsqu'elles s'intensifient et que tu ne sembles pas jouer. Même l'idée qui me traverse l'esprit dans l'option ou tu aurais remarqué un danger ne suffit pas à m'arrêter. Je ne peux pas m'arrêter, pas maintenant. Quit à risquer de crever, je veux crever de plaisir. Un plaisir qui me fauche alors que tu me choppes soudain à la gorge tandis que je me libère en laissant échapper des râles qui tiennent du rugissement féroce. Puis mon regard croise ton regard effrayé, lequel je fuyais volontairement jusqu'ici. Mes râles s'évanouissent alors rapidement alors que je me dégage. Je me rends compte de la furie qui me tenait alors jusqu'ici et je suis furieux après moi sans comprendre comment j’ai pu à ce point me laisser emporter et poursuivre en t'ignorant de la sorte. Le désir est parfois incontrôlable.
Je ne comprends pas pourquoi ce regard effrayé. Ce n'est pas comme si nous ne l'avions jamais fais. Je suis plutôt perdu mais c'est la frustration et l'incompréhension qui l'emportent jusqu'à ce que tu me montres le symbole sur le miroir. Mon regard a balayé la pièce un peu plus tôt et il ne me semblait rien avoir vu de ce genre. Tu as désormais toute mon attention même si je suis encore sous le coup du feu ravageur qui m'a littéralement fouetté le creux des reins.

Tu t'approches du miroir, le dessin ne semble pas avoir été tracé à la surface. Il semble avoir été fait au dos comme via un miroir sans tain. Intrigué, je te fais signe de rester là et m'arme pour aller voir ce qu'il en est de l'autre côté dans la pièce à côté. Je ne saurais dire ce qu'il représente exactement mais ça ressemble à ces signes bactériologiques. Nulle trace dans la pièce à côté et couloir mais effectivement, il s'agissait bien d'un miroir sans tain.

- On y va ! te dis-je alors que je récupère vite nos affaires, désirant me lancer à la poursuite de ... . Quelque chose m'y pousse. Je ne saurais te dire pourquoi alors qu'on devrait plutôt songer à se casser. Peut-être que la survie toujours la survie me fatigue et que ce mystère régnant ici me donne un nouveau regain de motivation. Ou peut-être est-ce le plus sûr moyen de ne pas songer à la façon dont j’ai agis avec toi en ignorant tes avertissements même si je sais maintenant que le problème ne venait pas de moi. Il n’en reste pas moins que si ça avait été le cas, je t'aurais malgré tout contrainte et ça ne me ressemble pas.



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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Ven 3 Juil - 21:28


The blaze under the city


Tu me fais signe d’attendre là près du miroir, je continue à examiner ce logo. Il ressemble au logo des déchets radioactifs mais il a l’air d’être mélangé à autre chose. En tout cas je n’en ai jamais vu de tel. Comment n’avons-nous pas pu entendre quelqu’un de l’autre côté ? Ça ne peut pas être un rodeur ! Cette chose était vivante ! Et pourquoi nous observer ? Je me retourne et contemple le point de vue  mal à l’aise. Je n’ai jamais été attirée par le voyeurisme. En général ça m’est bien égal que l’on espionne quand je m’envoie en l’air. Je n’ai aucun complexe mais je ne suis pas exhibitionniste et là j’ai la sensation que le regard posé sur nous était malsain. A moins que ce soit cette ville, j’ai toujours été méfiante parfois pas assez peut être mais là je vire paranoïaque.

Il n’y a peut-être pas que moi qui subis l’influence de cette cité fantôme d’ailleurs. Toi ? Tu n’étais pas toi, enfin c’est l’impression que j’en ai eu. Je n’ai pas eu l’occasion de tester ton coté joueur mais je doute. Tu semblais un peu trop bestial. Je t’imagine mal être contraignant… ou je l’espère ! Mon cœur s’emballe, un peur irrépressible s’empare de moi, je sens mes jambes flageoler. Je décide de m’asseoir tremblante. Je respire un grand coup… non tu ne peux pas être comme ça, je ne t’aurais pas fait confiance sinon… et si je m’étais trompée ?

J’en suis à ses réflexions obsédantes lorsque tu entres de nouveau dans la pièce. Tu récupères nos sacs en me disant :

- on y va ! D’une voix sans appel
- Non dis-je d’une petite voix mal assurée

Tu t’arrêtes net. Je ne sais si je dois m’en inquiéter ou en être rassurée. Je te regarde un moment sur la défensive. Je réfléchis aux mots que je pourrais te dire. Je me rends compte que mon poing est séré sur mon couteau… là c’est moi qui me fait peur ! Ton regard semblait un peu perdu lorsque tu m’as libéré de ton étreinte. Ma petite voix intérieure me dit de t’accorder le bénéfice du doute. Mes jambes ne tremblent plus. Je fixe ton dos si je croisais ton regard j’aurais peut-être plus de certitude mais je n’ose avancer. Je racle ma gorge tentant de reprendre un peu d’assurance.

- Je ne vais nulle part avec, j’hésite quelques secondes, ou sans toi ! ma voix est calme mais je sens une boule dans ma gorge.

La pluie a cessée, l’orage s’éloigne mais l’obscurité est toujours là. Les rues sont dans le noir, cette fausse ville est déjà assez perturbante et effrayante de jour, je n’imagine même pas comme elle doit être cauchemardesque à cette heure ci.

- Il fait nuit, nous ne connaissons pas les rues, je ne vais pas m’aventurer dehors.

Je regarde de nouveau la glace sans tain puis je m’en détourne et m’approche de la fenêtre. Je me penche par l’ouverture. Les petits rôdeurs ne sont plus en bas ou alors ils ne sont plus visibles et je n’entends pas plus les feulements habituels de ces corps sans vie.

- La chose qui nous observait connait les moindres recoins de cet endroit, elle n’aurait pas survécu sinon. Ma voix a repris son assurance. Je ne sais pas ce qui te pousse à vouloir la chasser mais là je refuse, on peut que se perdre… Le jour devrait se lever dans deux ou trois heures si tu es toujours… je cherche mes mots. Avec moi, nous pourrions essayer de rejoindre le véhicule. J’espère que Reise a pu le retrouver. J’ai l’impression que ce lieu a une influence sur moi et me rend paranoïaque. Je veux le quitter mais je ne prendrais pas ce risque dans le noir.

Tu n’as rien dit pendant toute mon explication, ce qui m’a permis de finir mes phrases. Je continue à ne pas trop savoir quoi penser de ce qui vient de se passer. Je me remets sur le lit, pose mon couteau et me roule plus ou moins en position fœtale. Nous devons sortir de cet enfer et après nous verrons, j’essaye de ne me concentrer que sur ça. A bien y réfléchir, c’est aussi le fait que tu n’aies rien dit, ni excuse, ni explication, ni même savoir si j’allais bien qui me fait douter de toi. Alors que jusqu’ici sans être intrusif, tu t’étais montré plutôt protecteur et ta présence avait toujours eu sur moi un effet apaisant. Je ferme les yeux attendant ta réaction. Vas-tu me donner une explication sur ton attitude ? Vas-tu me dire tes appréhensions si cette ville a aussi un impact sur toi ? Ou vas-tu partir à la chasse du voyeur malgré le risque que cela représente ?





Dernière édition par Deborah Finley le Dim 5 Juil - 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Dim 5 Juil - 12:14



The blaze under the city

 
Je te fais signe d’attendre près du miroir tandis que je me rends de l'autre côté. Des tas de questions affluent dans mon esprit. Et finalement, je prends une décisions sur le coup sans réfléchir, comme pressé de trouver quelque chose sur quoi nous concentrer pour m'éviter de songer à la façon dont je t'ai traité un peu plus tôt. Quelque chose de particulièrement malsain plane sur cette pseudo ville, on en a fait l'expérience mais j’ai désormais l'impression que cela parvient à nous atteindre ... . A m'atteindre moi tout particulièrement plus je me demande comment j'ai pu ainsi abuser auprès de toi. J’ai songé dans un premier temps que c'était la puissance du désir qui me guidait mais j’ai toujours su faire preuve d'une certaine maitrise. Et puis il y a cette part de moi qui m'effraie alors que je songe que je serais bien capable de recommencer juste pour te faire taire et trouver là un moyen de faire passer ma frustration dans le plaisir, qu'il soit consenti ou non. Ces sales pensées provoquent en moi un trouble qui a tendance à me rendre ... je ne trouve même pas de mot pour le décrire. C’est totalement inhabituel de ma part. Bon oublions. Pour l'heure, tu ne semble pas résolue à me suivre. Tu t'opposes même farouchement. Je m'arrête net et referme alors la porte dans un claquement en laissant ma main plaquée dessus un instant. Immobile l'espace d'un instant, tu dois redouter ma réaction mais ce n’est pas pour autant que j'arrive à disperser ton inquiétude. L'orage s'éloigne. Il fait toujours aussi sombre. Et tu attires justement d'autant plus mon attention sur ce fait.

- Il fait nuit, nous ne connaissons pas les rues, je ne vais pas m’aventurer dehors.

Tu n'as pas tord mais je reste silencieux, déposant les sacs dans un coin.

- La chose qui nous observait connait les moindres recoins de cet endroit, elle n’aurait pas survécu sinon. Ma voix a repris son assurance. Je ne sais pas ce qui te pousse à vouloir la chasser mais là je refuse, on peut que se perdre… Le jour devrait se lever dans deux ou trois heures si tu es toujours… avec moi, nous pourrions essayer de rejoindre le véhicule. J’espère que Reise a pu le retrouver. J’ai l’impression que ce lieu a une influence sur moi et me rend paranoïaque. Je veux le quitter mais je ne prendrais pas ce risque dans le noir.

Je tends le bras, paume levée dans ta direction pour dire stop et te signifier qu'il est inutile de chercher à me convaincre. C’est bon.
Tu te reposes sur le lit en position fœtale. Il est clair que nous devons sortir de cet enfer. Ensuite nous verrons. Je n’ai pas envie de m'abaisser à te présenter des excuses, pas maintenant, pas dans cet état d'esprit car la moindre réplique de ta part à mon encontre risque de ne pas être bonne pour toi et de faire ressortir ce démon qui réside dans mes pensées depuis je ne saurais dire combien de temps au juste alors que nous avons franchis les frontières de cet endroit lugubre. De mon côté, j'arpente la pièce de long en large, nerveux. Et si cette présence rameutait les autres jusqu'ici ?



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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Sam 11 Juil - 11:54


The blaze under the city


Je suis toujours couchée, tu n’as pas soufflé un mot et tu fais des allers-retours comme un fauve en cage. Putain ! Tu ne peux pas t’arrêter ! Je me retourne de l’autre côté pour ne plus te voir et je tente d’ordonner mes pensées.  Ça doit faire un peu plus d’une douzaine d’heures que nous sommes ici. Nous avons découvert un labo, des cadavres morts bien avant l’épidémie, une « fausse » ville, une rivière de lave et ces infectés que des enfants… Et maintenant un « vivant » et ce symbole. Je serre les poings, tes vas et viens m’irritent au plus haut point. Je me redresse dans le lit et te regarde à la dérobée tourner en rond. Puis je fixe de nouveau le miroir, s’il faut il y a de nouveau des yeux derrière… Non c’est absurde… quoique la porte était fermée quand je suis partie en exploration durant ton sommeil ! Je suis sure que l’on nous observe… non c’est absurde, Déb’… je me lève  et sors pour regarder dans l’autre pièce choppant une arme au passage… Elle est vide, le mobilier moins poussiéreux qu’ailleurs et surtout entier. La bibliothèque et la chambre avaient bien plus de poussière mais le mobilier y était aussi intact.

Je reviens dans la chambre. Tu as arrêté de faire les 100 pas mais j’ai l’impression que tu m’en veux pour je ne sais quoi ! Le reflet dans le miroir me renvoie l’image de nos deux corps éloignés comme si une cassure nous avait séparés. Humph, séparé choix de mot absurde, nous ne sommes pas ensemble. Je ne sais…ou plutôt je ne savais pas exactement ce que je ressentais pour toi mais je n’ai jamais pensé couple alors séparé… c’est absurde… et sais, savais, le passé ? Sérieux Déb’ ? Je sens ton regard posé sur moi, je ne me souviens même pas si tu m’as adressé la parole depuis ton « on y va ! » D’ailleurs si tu l’avais fait je suis tellement ailleurs que je ne suis même certaine que je t’aurais entendu et encore moins écouté. Puis tout à coup comme si je venais de me prendre une décharge électrique, tout me parait plus clair.

- Il faut que l’on monte aux étages supérieurs, dis-je en te souriant convaincue que mon idée peut marcher.

Sans attendre ta réponse, je prends mon sac et arme au poing je sors avec assurance. Ma démarche devient hésitante dès l’entrée dans la cage d’escalier. Des chuchotements se font entendre. Je monte les premières marches, les murs blancs semblent vivants. J’ai la sensation d’être observée. Des formes fantomatiques sortent des murs, je frissonne. Tu es aveugle ou quoi tu ne vois rien ? Tu continues de monter comme si rien n’était… oh non j’y suis, c’est juste mon esprit…j’essaye de me concentrer sur ton dos, aucune réaction de toi… tout est normal Déb avance. Je regarde mes pieds, une main blanche saisie ma cheville. Tout commence à tourner autour de moi. Une peur absolue fond sur moi accablant mon esprit d’une panique  sans raison.

- Non lâchez moi, dis-je d’une voix plaintive.

Je me tourne pour libérer ma cheville, je perds équilibre et tombe sur le palier où je suis arrivée la première fois. Une main attrape mon poignet et me relève, son contact est chaud. Dans mon angoisse irraisonnée, je t’entrevois. Nous continuons notre montée enfin je crois ! Tu donnes un coup d’épaule à une porte qui a l’air fermée. Et nous sortons sur un toit. Je respire rapidement un long moment. Je n’arrive pas à calmer les battements de mon cœur. Tu as l’air calme, peut être que mon idée marche. J’essaye de me reprendre un peu. La nuit s’étiole peu à peu. Je m’approche de toi doucement toutes mes sensations à fleur de peau. Je me hisse sur la pointe des pieds t’embrasse et recule rapidement. Aucune appréhension ! bien ça fonctionne. Je t’expose mes conclusions.

- je pense que la ville regorge d’un gaz surement produit avec les substances toxiques du labo et de la lave qui coule sur la ville. Un peu comme un gaz neurotoxique et il est probable que ça développe chez nous une hypersensibilisation de nos craintes profondes… j’hésite à te faire part de mes craintes à ton sujet et je les tais. Chez moi ça a amplifié ma peur de tout ce qui m’entoure d’où mon cri lorsque j’ai vu le cadavre ou encore dans l’escalier. Les gaz ne doivent pas s’élever très haut, ils sont surement volatiles et se dissipent.

Je n’ai guère besoin d’évoquer que j’appréhende de redescendre mais je sais aussi que c’est nécessaire. Puis sachant que j’aurais des visions, des peurs je peux tenter de me raisonner. Je te regarde ennuyée.

- Tu seras le seul à pouvoir m’aider. Je te fais confiance… je me pince la lèvre en baissant les yeux, enfin pour être sincère non… Je ne sais plus trop mais je veux te faire confiance et nous aurons l’occasion d’en reparler loin d’ici si tu le veux.

J’ai toujours la tête baissée avec un sourire embarrassé mais je préfère avoir été sincère. Je pense que c’est mieux pour nous deux.


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Dim 12 Juil - 22:18



The blaze under the city

 

Mes allers-retours tel un fauve en cage semblent t’agacer et te mettre à cran. Mais je ne peux m'arrêter, c'est là la seule façon que j’ai d'évacuer le stress avec un maximum de discrétion, sans quoi les autres options risqueraient d'attirer l'attention sur nous et de faire pas mal de bruit. Il y a toujours ce flot de violence qui circule à travers mes veines, comme un torrent de désir mais un désir mauvais, malsain qui n'a rien de sexuel. Quelque chose semble étreindre mon esprit et prendre le contrôle, enfin pas tout-à-fait puisque j'arrive à peu près à gérer contrairement à un temps plus tôt alors que nos échanges auraient dû être ... je n’ai pas de mots pour ce que j’ai fais et la façon dont j’ai insisté. Et cette seule pensée suffit à amplifier ce mal-être qui me ronge autant qu'il me pousse à de drôles de pensées qui si elles étaient libérées, seraient un mal pour toi. Toi que je désire pourtant protéger. Quelque chose ne va pas, c’est comme si je n'étais plus vraiment moi. Et la révélation que tu sembles avoir un instant plus tard en est la preuve. Tes doutes sont fondés. C’est là ce que je comprendrais plus tard.

Je ne sais comment je devrais interpréter ton ascension dans la cage d'escalier. Encore tes troubles ? Je ne saurais m'en mêler tant que ça ne t'empêches pas d'avancer. Toutefois, vient l'instant où plus l'ombre d'un doute ne peux entraver mes résolutions ni mes actions. Tu sembles en proie à une peur panique et tu réagis comme si on t'avait attrapé. Tu fais une chute et je t'aide alors à te relever puis nous grimpons plus haut pour enfin arriver sur le toit du bâtiment. C’est comme une bouffée d'air frais malgré l'atmosphère toujours aussi pesante. Et c’est là que tu me révèles enfin ce qui te préoccupes ou du moins ce qui nous as conduit jusqu'ici. Ce après un baiser que tu sembles avoir besoin de me donner comme un besoin nécessaire, comme vitale. Tu te recules et je lis une lueur de soulagement dans ton regard. Il s'agissait peut-être d'autre chose ... . Je te demanderais des explications plus tard. Il y a tellement de choses sur lesquels il me faut lever le voile.

- je pense que la ville regorge d’un gaz surement produit avec les substances toxiques du labo et de la lave qui coule sur la ville. Un peu comme un gaz neurotoxique et il est probable que ça développe chez nous une hypersensibilisation de nos craintes profondes… Tu marques une hésitation et poursuis. Chez moi ça a amplifié ma peur de tout ce qui m’entoure d’où mon cri lorsque j’ai vu le cadavre ou encore dans l’escalier. Les gaz ne doivent pas s’élever très haut, ils sont surement volatiles et se dissipent.

- Qu'est-ce que tu ne me dis pas ?

Je lâche ça, perdu dans un flot de pensées à propos de tes révélations qui sont à mon sens, bien fondées. Ça explique tout. Un simple hochement de tête lorsque tu m'en as parlé a suffit à te le démontrer. Ça explique également mon comportement avec toi précédemment ..., dis-je en me sentant mal d'avance comme si c'était là l'occasion de sauter sur une excuse toute trouvée. Je comprends mieux les craintes que ceci a révélé chez moi, déclarais-je sans en dire plus.

Il va néanmoins nous falloir redescendre afin de pouvoir quitter cette ville. Tu me fais d'ailleurs part de tes craintes alors que la même pensée traverse mon esprit.

- Tu seras le seul à pouvoir m’aider. Je te fais confiance… enfin pour être sincère non… Je ne sais plus trop mais je veux te faire confiance et nous aurons l’occasion d’en reparler loin d’ici si tu le veux.

- Je ne te laisserais pas tomber. C’est là tout ce que je peux te dire même si je crains moi aussi de me laisser submerger par la conséquence de ces vapeurs.

Ta sincérité et ta franchise sont la seule chose que j'attends de toi. Peu importe ce qu'ils sous-entendent. Il y a autrement plus important à se préoccuper pour le moment. Nous aurons plus tard le temps d'y revenir. Je t'embrasse avec une tendresse qui je l'espère, t'inspirera confiance. Passons la nuit ici. Nous partirons au levé du jour.

Je te récupère entre mes bras une partie de la nuit, restant vigilant malgré tout. Lorsque le jour pointe à l'horizon, tu dors encore et je fais le tour du toit pour observer l'activité plus bas. Rien à signaler. Je te réveille doucement. Deb, il est temps de partir. Prends des forces, dis-je alors que je te tends de quoi manger.

Une fois prêts, nous rassemblons tout notre courage et notre concentration en se fixant sur une pensée unique et un objectif comme le plus sûr moyen de ne se laisser distraire ni submerger par les vapeurs. Avec ça, j’ai déchiré deux morceaux de tissus afin de nous camoufler le nez et la bouche et réduire l'inhalation de ces volutes au maximum. Alors que nous descendons l'escalier, je te sens tremblante et j'attrape aussitôt ta main pour t'offrir un repère sûr comme une ancre à laquelle te raccrocher. Je ne te lâcherais pas. Au fil de notre descente, de nouveaux vertiges surviennent et à nouveau cette drôle d'impression qui se renforce même si diminuée comparée à la veille. Courage, on va y arriver. Nous ne sommes plus très loin, je sais exactement où nous diriger pour rapidement sortir, j’ai repéré un endroit, te dis-je pour te rassurer alors que rien n'est sûr. Une fois sortis de l'immeuble, je fonce à l'est. La sirène tombe pile avec notre sortie et renforce le malaise présent. Je t’incite à courir plus vite sans te lâcher. Nous arrivons près d'un grillage que je m'efforce de soulever pour te laisser passer. De l'autre côté, il y a un ravin qui donne sur un petit chemin de forêt. Ça devrait être notre voie de sortie pour regagner la route. Je l'espère. Je ne veux pas savoir quelle était cette présence ni tous les mystères qui reposent ici. Partons tant que nous le pouvons encore.


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Lun 13 Juil - 12:32


The blaze under the city


J’ai évité de répondre lorsque tu m’as demandé ce que je ne te disais pas, ce n’était  ni l’endroit, ni le moment ! La seule chose que mon esprit retienne est « Je ne te laisserais pas tomber. » Je ne sais pas quoi en penser mais j'essaye de ne pas traduire, je ne suis pas assez lucide pour le faire correctement. Tu te sers de mon explication comme excuse… un peu facile j’attendais mieux. D’un autre côté je t’ai ouvert une possibilité d’esquive pour quelle raison ne l’aurais tu pas utilisé ? erf Déb’ tu délires ! Tu cherches midi à quatorze heure là… tu restes peu loquace comme d’habitude mais néanmoins tu n’as jamais dit de mensonge. De toute façon la priorité est de retourner à la voiture par tous les moyens.

Tu me poses un baiser tendre… troublant. Je ne sais comment l’interpréter ? je ne devrais pas d’ailleurs, j’ai l’impression que les vapeurs embrument encore mon esprit à moins que ce soit mes craintes tout court de m’attacher à quelqu’un !

- Passons la nuit ici. Nous partirons au lever du jour.

Nous nous asseyons dans un coin du toit. La porte est face à nous, facile à surveiller. Il n’y a qu’un accès ! Nous pourrons éviter d’être surpris. Tu m’invites à venir contre toi, j’hésite un moment mais il fait froid. Je finis par me blottir entre tes bras. Tu nous recouvres d’un duvet et malgré mon esprit torturé je finis par m’assoupir. Lorsque tu me réveilles le jour se lève. Tu m’indiques que le temps est venu de bouger. Tu me donnes une barre de céréales périmée pour prendre des forces. Tu parles ! ce sont plus que des forces qu’il me faut, je sais les créatures qui m’attendent dès que l’on aura passé la porte. Nous descendons un étage avant que les murs se mettent à se mouvoir de façon menaçante. Mes silhouettes fantomatiques sont revenues, mon esprit cartésien se demande qui elles représentent mais la partie cartésienne est vite submergée par l’irrationnelle. Une confuse et incontrôlable terreur nait de mes entrailles.

Je sens que l’on attrape mon poignet. Ces marches ne finiront donc jamais ? Je vois les bras blanchâtres capturer mes membres et leurs mains qui passent à travers ma chair, je ne ressens rien. J’ai juste peur, j’ai l’impression d’avoir quitté mon corps et de l’observer de l’extérieur. Ces étranges silhouettes tentent de m’arrêter mais elles n’arrivent pas à me saisir, leurs doigts ne parviennent pas à s'accrocher aux tissus de mes vêtements. Je regagne mon corps une fois dans la rue… enfin si on peut qualifier ça de rue. Les cendres sous l’effet de la pluie n’ont pas disparu mais elles ont plutôt été comme diluées. La rue semble peinte d’un gris pale avec pleins de nuance. Tu me dis je ne sais quoi je ne t’entends plu. Le sol se soulève par endroit je vois des bras, des torses, des jambes qui bougent… un haut le cœur me prends… faut que ça s’arrête… Les formes de l’escalier ont quitté leurs tenues blanches et adopté le gris cendre. Elles fondent sur nous avec une lenteur digne d’un vieux film muet. Les bras se tendent vers moi, ils n’essayent pas de m’attraper. J’ai l’impression qu’elles m’appellent. Je sens que tu me secoues puis une douleur fulgurante me fracasse la tête. L’alarme c’est remise en route, tu me tires par la manche pour accélérer notre progression.

Nous passons sous un grillage et arrivons au bord d’un ravin. Un chemin semble se profiler plus bas à l’entrée de la forêt. Je descends prudemment. Les choses étranges ne m’ont pas suivi mais j’ai toujours la sensation d’être épiée. Le chemin est un peu escarpé, je serre mon poing sur l’arbalète. Nous n’avons pas prononcé un mot depuis la sortie de la ville. Ma tête est douloureuse, la sonnerie retentit toujours. Il est d’ailleurs étonnant qu’un tel raffut n’ait pas attiré plus de rodeurs dans les parages, peut être que tout comme les animaux les infectés sentent que ce lieu n’est pas normal. Des frissons me parcourent l’échine. Nous sommes à l’orée de la forêt, ce sentier mène peut être vers la voiture. J’ai de nouveau un haut le cœur et je vomis. Je me rince la bouche tant bien que mal. Je regarde autour de moi. Je sais que l’on m’observe, que l’on me veut du mal. Je le ressens au plus profond de moi. Mon regard s’arrête sur toi. Tu es seul, il n’y a que toi ! Tu as vraiment cru m’amadouer ? Heureusement que mon sixième sens fonctionne bien ! Mon mal de tête provient surement des aliments, tu as du les droguer. Tu voulais probablement échanger la vie de ton frère contre la mienne auprès du docteur Swango. Je te vise froidement, bon déjà le désarmer… euh puis on verra ! Pourquoi David et Junior ne viennent pas m’aider ? pfffff ils ne sont jamais là quand j’ai besoin d’eux !

- Pose tes armes au sol et recule, te dis je


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Mar 14 Juil - 10:55



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Nous sommes forcés d’accélérer notre progression alors que nous avons désormais passé le grillage et arrivons au bord d’un ravin. Le chemin plus bas à l’entrée de la forêt a nécessité prudence mais désormais une nouvelle crainte s'empare de moi. C'est comme un effet à retardement que je cerne d'autant mieux maintenant qu'on connait les effets de ces vapeurs. J'ai une telle crainte de perdre le contrôle sur ma nature et d'en venir à te blesser que cette violence insidieuse éprouvée la veille revient à moi comme un coup de fouet. Elle doit se lire sur mes traits torturés alors que mon esprit m'incite à y céder pour plus sûrement m'en débarrasser. Si j'y cède, il n'y aura plus de raisons d'avoir peur. Sauf en ce qui te concerne puisque tu en seras l'objet ou la victime ... .

Et puis soudain tu me mets en joue. Dans tout ce flot contradictoire de pensées et sous la surprise, je me demande comment j'arrive à réagir aussi rapidement. Tu as à peine le temps de me dire de poser mes armes que je te bondis dessus après t'avoir désarmée en un rien de temps par un coup de pied en plein dans l'arbalète, te portant un coup pour te faire sombrer dans l'inconscience. Lorsque je te porte alors, je suis animé de ce désir de te faire mal une fois sortis d'ici. Je veux te faire subir pire encore que la veille, je veux défoncer ta jolie petite gueule en même temps que ton corps sera secoué sous mes assauts. Je veux t'entendre crier, implorer et enrager de me voir ainsi céder à mes démons et oser te faire ça. Je veux que tu fermes ta grande gueule de petite péteuse et que tu me craignes. Je veux lire la peur dans tes yeux. Je veux que tu plies face à moi et que tu n'ouvres plus jamais ta putain de gueule pour affirmer toutes ces foutues conneries et hallucinations qui te passent par la tête !!

Plus nous traversons la forêt, plus ces pensées qui ne me ressemblent pas du tout et qui sont encore moins ressenties à ton égard, me filent entre les doigts. Je ressens une sorte d'apaisement mais également une incompréhension marquée par ce que j’ai ressenti et par les idées qui m'ont traversées quelques minutes plus tôt. Les gaz ne font pas qu'exacerber nos peurs, ils les manipulent au point de ne pas s'y reconnaitre.

Nous arrivons au véhicule qui se profile quelques mètres plus loin. Le chemin borde de nouveau le grillage de séparation à l'entrée de la ville mais je n'ai pas le temps d'y jeter un œil que se profile une silhouette ... une chose innommable qui semble vouloir grimper par-dessus le grillage qui fait une sacrée hauteur et qui nous permet alors de gagner du temps pour rejoindre la voiture. Bon sang, avec toi dans les vapes, je ne peux pas tirer et je ne veux pas risquer quoi que ce soit d'autre.
Merde !!!! La voiture ne démarre pas !!! Et le brouillard s'est réinstallé. Je crains de ne voir soudain surgir cette créature qui a du parvenir à passer de l'autre côté. Tout s'embrouille soudain, je me sens partir ... .

A mon réveil, je me trouve dans une vieille cabane d'où s'échappe néanmoins une impression de confort. Tu as du t'éveiller entre temps lorsque j'ai perdu conscience puisque tu es là avec moi. Reise aussi. Il y a cette lumière dorée qui emplit la pièce comme un halo surnaturel, comme si nous nous trouvions dans un véritable Paradis. Les oiseaux chantent, il y a cette atmosphère trop parfaite et ce sourire sur tes lèvres. Est-ce un rêve ?


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MessageSujet: Re: The blaze under the city (D&D) Dim 19 Juil - 16:57

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