You'll find me in the shallows (TERMINE)
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Oh la la qu'est-ce que vouuuuus aiiiiiime !! coeurrose lele Et si vous nous aimez aussi, pourquoi ne pas nous le dire sur bazzart et sur PRD ? Et pourquoi ne pas voter sur T.I Top et Obsession ?

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You'll find me in the shallows (TERMINE)

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MessageSujet: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 7 Juin - 10:40

Amethyst ∞ William
Let the water rise,
Let the ground crack.
Let me fall inside,
L'air. L'air frais et la liberté, enfin retrouvés. Un moment de bonheur dans cette apocalypse sans nom. Un court instant de joie planqué sous la fatigue, la faim, la pression et la peur de se faire retrouver, de retourner dans cette foutue cage à la con. Ephémère, pas le temps pour en profiter pleinement, pas le temps d'en jouir à sa juste mesure. Nous voilà, rescapés à la gueule bancale à fuir les morts et les vivants. Nous voilà à courir et marcher sans répit avec nos dégaines qui ressemblent bien plus à des zombies qu'à des vivants. Pas de pause, non, pas de pause pour reprendre son souffle si précieux : il faut avancer, se pourrir les poumons pour distancer nos bourreaux. Mes jambes s'épuisent, prêtes à me laisser tomber au sol comme une serpillère inutile. Je garde le rythme, j'essaie du mieux que je peux mais mon ventre vide me rappelle à l'ordre. Me rappelle que je n'ai plus la moindre force et le mental ne tarde pas à se briser. J'essaie de trouver, de puiser dans le peu de réserve que j'ai encore en ma possession un semblant de force pour continuer mais sans bouffe, sans eau, tout dégringole, moi avec. Ma gueule se retrouve en fin de cortège, j'en chie ma race avec les derniers qui peinent à garder le rythme du groupe de libérés. William est devant moi, sûrement à ralentir un peu son pas pour être pas loin de moi en cas où. Chose que j'apprécie, unique chose qui me motive à avancer. Je n'ai même pas la force de lui lancer des boutades pour meubler la longue marche, pour alléger l'ambiance. Ma langue est de bois, comme un peu tout le monde. Plus on avance vers un avenir incertain et plus mes espérances s'essoufflent. Je ne sais pas pourquoi on continue à se faire chier, pour trouver quoi ? On cherche des anciens de la zone, on cherche de l'eau, on cherche de la bouffe, on cherche de l'espoir alors qu'on a les poches troués. Dans nos mains, juste de la terre humide. J'ai envie d'abandonner, j'ai envie d'hurler à m'en vider les poumons d'air, quitte à crever asphyxiée. A ce moment précis, j'en ai ras le cul, marre de tout ça, marre de survivre, marre de vivre tout court. Je me sens au bord de l'implosion, prête à dégueuler toute la frustration et la pression que nous avons bouffé en pleine gueule ces derniers temps. Je me détériore au fil des jours depuis que nous nous sommes échappés. Oh et puis merde. Mon cul se pose sur un rocher en plein sur mon chemin, me poser, me reposer. Une de nos compagnons de cellule me lance un regard, mélange de reproche et d'exaspération. « Faut qu'on continue d'avancer » J'hausse les épaules, gavée, lessivée. « Rien à foutre, j'me pose. Les autres auront qu'à continuer » Son regard va de ma gueule au cortège qui avance à son rythme. « La nuit tombera dans quelque heures, on se reposera à ce moment là » « J'm'en branle. J'en peux plus, t'piges ? On n'fait pas d'pause depuis qu'le soleil s'est levé, j'en ai marre » Elle soupire et lève les yeux au ciel. Je la fais chier peut-être ? Bah moi, tout me fait chier, elle compris. « Pfff. P'tite conne » Pardon ? Pas une, pas deux, l'impulsion de la colère me fait sauter de mon rocher pour lui tomber dessus. Baston de sauvageonnes : je lui mord le bras alors qu'elle me tire les cheveux comme si elle voulait m'arracher le cuir chevelu. « C'toi la p'tite conne, salop'rie » Les coups pleuvent, autant pour ma gueule que pour la sienne, ça défoule, je dois avouer. J'extériorise tout sur sa dégaine sans scrupule. Je la mords jusqu'au sang, n'arrivant pas à lui faire lâcher mes cheveux. « Arrêtez toutes les deux ! Lâche-la, toi ! » Regard noir et sombre « Je la lâch'rai pas tant qu'elle m'lâche pas » Grognement entre les dents, je lâcherai pas son bras comme un chien ne laisse pas son os à mâcher. Je ravale un hurlement de douleur alors qu'elle enfonce ses griffes sur mon visage. Va crever, j'enfonce encore plus mes dents. Je ne suis peut-être qu'un cure dent avec des cheveux mais ma dentition n'a pas à se cacher, je le découvre. Dans cette baston à deux balle, j'implose et craque, une façon bancale d'exorciser la situation merdique. La douleur me rappelle que je suis en vie, malheureusement ou heureusement, rayez la mention inutile
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Dernière édition par S. Amethyst Bartholomew le Sam 26 Déc - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 8 Juin - 19:45



    AMETHYST & WILLIAM

    You'll find me in the shallows.


    Je n'avais vraiment plus aucune idée de ce vers quoi nous nous dirigions. Je n'étais même pas certain de savoir si nous avions, ou non, une destination finale. Pas de but précis. Si ce n'est continuer de survivre en espérant sans doute qu'un truc se passe. On allait retrouver des survivants de la zone. Ou trouver un autre refuge. Ou bien tous crever en chemin. Je pensais de plus en plus sérieusement, que nous étions juste en train de courir droit à notre perte. Que c'était la mort qui nous attendait au bout du chemin. Mais ce chemin n'en finissait plus. J'étais complètement crevé. Mais j'étais loin d'être le seul. Alors je ne me plaignais pas. Je tenais bon. Même si, plus le temps passait et plus j'étais crevé et las. Plus je fatiguais et moins j'étais prudent et attentif. Ce qui n'était évidemment pas une bonne chose du tout. Parce que ça pourrait finir par me coûter la vie. Ou celle de mes camarades de voyage. Il n'y avait que sur Amethyst que je tâchais de toujours garder un oeil. Même si pour ça aussi, c'était toujours plus compliqué; Elle était dans un si mauvais état que moi. A la différence qu'elle, elle le montrait. Je sentais qu'elle traînait de plus en plus de la patte. Mais je ne pouvais rien faire pour elle. A moins de la porter. Mais franchement, vu mon état actuel, c'était loin d'être seulement envisageable. De toute façon, tant qu'elle continuait de mettre un pied devant l'autre pour nous suivre, c'était que ça allait encore. En tout cas, elle n'était pas encore morte ! Je m'inquiéterais vraiment au tout dernier moment, s'il le fallait vraiment.

    Il y eut assez soudainement dans mon dos. Je mis un moment avant de vraiment m'en rendre compte, tant j'étais perdu dans mes pensées et dans toutes les douleurs qui me tiraillaient de ci et de là. Mes muscles me brûlaient et me piquaient. Mes paupières étaient lourdes. Et mon torse me semblait très lourd également, quand il s'agissait de prendre des inspirations. Est-ce que mes poumons étaient encore en bon état de marche ? Tant que je respirais, c'était que oui. Même si respirer me semblait être aussi fatiguant que chaque pas que je faisais en avant. Finalement, ce ne fut qu'en voyant un membre de mon groupe revenir sur ses pas et foncer dans mon dos, que je me tournai à mon tour. Pour trouver Amethyst dans une drôle de posture quand même. Qu'est-ce qu'elle foutait avec ses dents plantés dans le bras d'une autre nénette ? C'était la faim qui venait de la rendre totalement maboule ? Putain ... Soupirai-je, las. Celui qui tentait d'intervenir, leur tournait surtout inutilement autour. Il avait peur de leur faire mal en les cognant pour les séparer, sans doute. Je finis par les rejoindre pour de bon. J'attrapai le bras libre de la nénette dont je ne connaissais même pas le nom et le lui tordis dans son dos. Lâche-la ! Ordonnai-je sur un ton claquant. Elle la libéra un peu. Et toi aussi tu lâches ! Je posai une main sur une épaule de chacune d'elles et les poussai sèchement, sans me soucier de savoir si elles n'allaient pas perdre l'équilibre et s'étaler par terre. Pour l'heure, je m'en foutais pas mal. Putain ! Ca suffit maintenant ! Vous avez assez d'énergie pour vous crever comme ça ? Tant mieux pour vous ! Mais nous on n'en a pas assez pour s'occuper d'vos gamineries ! Râlai-je avec un agacement certain.

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 10 Juin - 11:16

Amethyst ∞ William
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Me bastoner pour un oui ou un non n'a jamais été mon style de vie. Non, pas du tout. Auparavant, je me serais contentée de lever mon majeur et de passer mon chemin, l'ignorance en unique manteau. J'avais mieux à faire, à l'époque. Etudier, étudier et étudier. Je n'avais pas besoin de me battre pour prouver quoique ce soit ou pour me défouler, j'en avais pas besoin. Aujourd'hui, les choses sont différentes, en tout. Aujourd'hui, la justice que j'ai étudié toutes ces années ne m'aidera pas, le code pénal non plus. Encore heureux, là, j'étais bonne pour une amende voir un petit séjour en maison de redressement mais ces jours-ci sont révolus. Plus aucune prison n'existe, en faite, la vie est devenue comme une prison. Je suis bien surprise de me rendre compte qu'il me reste des réserves pour refermer avec une telle fermeté ma mâchoire autour de son bras et de ne pas la lâcher. Pétage de durite comme il m'en était arrivé rarement. Une découverte sur moi-même. Du coin de l'oeil, je vois les gens s’attrouper autour de nous, même William se joint à la fête et à son visage fermé, je sens que ça l'exaspère. Façon, à peu près tout ce que je dis ou fais l'exaspère, enfin presque tout. Mon compagnon de route intervient et s'en prend directement à l'autre salope : bien fait, connasse. L'ordre de William balancé, l'autre folle lâche un peu de mou et moi ? Quedalle. Ma mâchoire reste agrippée à son bras, rancoeur en toute motivation. Je ressemble à ses racailles de ma rue moisie qui se faisaient la guerre juste pour un regard de travers : que les temps changent. Me voilà devenue une racaille. Pffff. Quelle ironie. Je secoue la tête quand William m'ordonne de lâcher, refusant de l'écouter mais à sa tentative de nous séparer, je lâche prise et me vautre sur le sol en beauté. Si une personne pouvait bien me faire lâcher, c'est bien William. Les autres auraient pu aller se faire cuir un œuf. « J't'ai pas d'mandé d't'occuper d'mon cas » Insolente un jour, insolente toujours. Plus un pic d'humeur qu'une réelle envie d'envoyer chier William, après tout, il m'a rien fait lui.

Me relevant tant bien que mal en me frottant le postérieur, j'en profite pour me nettoyer la bouche en crachant un gros mollard rempli de mépris sur la conne en question. Cette dernière fait un mouvement vers moi, prête à me re-sauter dessus quand un des mecs du groupe prend la décision de la retenir. Oh ? Quelqu'un qui a des couille par ici ? Me fais pas rire. « Et si on faisait une pause ? Ca permettra aux esprits excités de se calmer, de toute façon, la nuit va pas tarder » Je secoue mon épaule sèchement pour me défaire de la main de William avant de renifler bruyamment. « L'esprit excité t'emmerde, il vous emmerde tous, tiens » Le groupe se pose enfin alors que je dégage ma gueule pour prendre l'air loin d'eux et surtout loin de la connasse. « J'vais faire un tour » Message à l'intention de William essentiellement, rien à foutre de rendre des comptes aux autres. « C'est ça, dégage ! Et reviens pas surtout » Sur le coup, j'ai envie de lui foncer dessus, de lui refoutre mes dents sur l'autre bras pour que ce soit équilibré mais pour le coup, la fatigue reprend le dessus et surtout le regard blasé de William me fait changer d'idée. J'ai fait assez de vagues pour aujourd'hui. « Connasse » Juron craché entre mes deux, trop lessivée par cette bataille de chiffon pour gueuler, je m'éloigne lentement pour me retirer dans un coin, pas très loin non plus, faut pas pousser. M'aidant d'un tronc d'arbre, je me pose sur le sol et passe la manche sale de mon sweat-shirt sur ma joue qui me lance. Elle m'a pas raté la pute, j'espère qu'elle a tout aussi mal à son bras. Ma carcasse s'effondre dans le tapis de feuilles mortes, mon regard errant dans la cime des arbres qui flirtent avec le ciel devenu orange avec le coucher du soleil. Avec tout ce qui se passe, j'ai oublié de profiter de la liberté, de voir le ciel, de sentir le vent, tout oublier pour le pire. J'en ai marre du pire. Où on va aller maintenant ? On va devenir quoi ? Comment on va finir cette fois-ci ? Par on, j'entends bien William et moi, rien d'autre, les autres, je m'en branle. Je suis fatiguée de sauver ma peau, j'en ai marre de survivre, je baisse les bras. J'attends, j'attends que mon esprit se calme, que toutes ces émotions à la con s'évaporent, j'attends de retrouver un peu de force pour rejoindre William. Si tout s'écroule et ne tiens qu'à fil, lui, je l'ai encore. Pour l'instant... C'est une raison de tenir encore le coup, non ? Qu'on me donne des forces, merde !
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 24 Juin - 22:39



    AMETHYST & WILLIAM

    You'll find me in the shallows.


    Avec les sentiments étranges que j'éprouvais pour Amethyst, j'en arrivais parfois -souvent- à oublier qu'elle n'était encore qu'une gamine. On aurait pu s'imaginer que cette pseudo fin du monde, l'aurait rendu plus mature et tout le bordel. Mais que Nenni. Plus le temps passait et pire elle était. Oui, c'était vraiment le constat que j'étais en train de me faire alors qu'essayais de la faire arrêter ses conneries, alors qu'elle mordait une autre nana. Soit, celle ci l'avait un peu cherché. Soit, Amethyst ne l'avait "que" mordu. Mais putain, quelle galère tout ça. Est-ce qu'elle ne pouvait pas un peu prendre sur elle, elle aussi ? Bref, son comportement d'adolescente m'emmerdait au plus haut point. Et elle savait ! Et elle savait que je savais qu'elle savait. Bref, j'étais las et j'avais parfois vraiment envie de la secouer. Quoi que je n'avais vraiment pas assez d'énergie pour ça. En tout cas, pas la gâcher pour un tel comportement. Ca ne valait pas la peine. Et elle ? Peut-être qu'elle valait un peu plus la peine. Mais pas assez, malgré tout, pour que je m'emmerde avec tout ça. Mais certaines fois, comme aujourd'hui, j'étais bien obligé de m'en mêler. Franchement, elle ne me laissait pas d'autre choix que celui là ! Je savais que personne d'autre que moi ne pouvait lui faire entendre raison. Parce que oui, c'était ce que j'étais en train de faire. La convaincre d'arrêter ses enfantillages. Même si ce n'était que pour un temps seulement. Avec elle, tout était "pendant un temps" seulement.

    Evidemment, elle tenta vainement de me remballer en me faisant remarquer que je n'avais pas à m'occuper de son cas. Evidemment, je l'ignorai totalement, comme d'hab. Evidemment, elle en avait rien à foutre de ce que je tentais de faire. A savoir, la calmer et le faire revenir à de meilleurs sentiments. Je soupirai doucement quand elle cracha sur l'autre idiote. Je m'en foutais de l'autre, soit dit en passant. Ce qui m'emmerdait, c'est qu'Amethyst continue de s'attirer les foudres de tout ce beau monde. A ce rythme là, elle allait bien finir par se faire bannir. Et je n'aurais d'autre choix que de la suivre. Parce que non, il n'était pas question de la laisser partir seule. Elle ne survivrait pas longtemps. Sans vouloir me vanter, je pensais vraiment être nécessaire à sa survie ! Et avoir un groupe, c'était essentiel à notre survie à tous les deux. Ce qu'elle semblait ne pas réaliser. Ou alors elle s'en foutait royalement. C'était possible ça aussi, ouais ! Quoi qu'il en soit, il fut décidé qu'on faisait maintenant une petite pause, le temps que tout le monde retrouve ses esprits et un peu de force. Amesthyst s'éloigna après quelques provocations supplémentaires, des deux côtés. Je restais encore et toujours en retrait, écoutant et regardant sans broncher. Sans même rien afficher d'autre qu'une lassitude qui m'avait gagné pour de bon. Je suivis la jeune femme du regard, me déplaçant à un certain moment pour ne pas la perdre des yeux alors qu'elle s'enfonçait un peu plus loin entre les arbres. J'attendis plusieurs longues minutes, avant de prendre la même direction, histoire de lui laisser le temps de se poser et de réfléchir -si c'était vraiment ce qu'elle faisait-. Je n'eus aucun mal à la retrouver. Je m'approchai d'elle, mais pas trop, m'arrêtant juste quand je fus dans son champ de vision et à portée de voix. Je restai un moment à l'observer en silence. Et puis je soupirai et la rejoignis pour m'asseoir, dos contre un tronc d'arbre, non loin d'elle. Faut vraiment que t'arrêtes tes conneries tu sais. J'tiens pas à c'qu'on s'fasse jeter du groupe, à cause de ton sale caractère. J'pensais vraiment qu'j'avais la prix du plus gros chieur, avant d'te rencontrer. Soupirai-je sans la quitter des yeux. Je les apprécie pas plus que toi tu sembles les apprécier. Mais on a b'soin d'eux pour survivre.

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 5 Aoû - 4:43

Amethyst ∞ William
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Je rumine dans mon coin ma sale humeur, ré-freinant l'envie d'hurler à qui veut bien l'entendre. Crier pour me vider, dégueuler ces saletés d'émotions qui me prennent à la gorge. Vociférer contre ce désespoir sans fin, ce putain de désespoir qui ne cesse jamais de flotter au dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès. Dans la zone 51, la fin était possible, à chaque expédition, à une brèche dans la muraille mais au fond, on pouvait le gérer, on aurait pu, tous ensemble. Aujourd'hui ? Le danger est partout. Demain, je peux crever d'une grippe ou de faim. Ah la faim. Elle va me rendre folle, trop folle. La faim sera ma fin, ha ha ha, le jeu de mot trop marrant. La frustration mêlée à la peur, à la faim, me donnait des envies de meurtres mais fallait-il pour autant que je rosse cette pauvre conne ? J'en sais rien mais je n'éprouve aucun remord. Encore heureux que William aie été là, je ne sais jusqu'où je serais allée, je ne sais pas du tout. Ce n'était pas totalement moi, sûrement une sorte de forme bestiale de moi-même. Je n'aime pas cette idée, pas du tout mais j'avais perdu complètement contrôle. Après ça, aucune idée si le groupe me gardera ou pas, j'avoue que là, sous le coup de l'émotion et de la colère encore présente, j'en ai rien à cirer d'être avec eux. Par contre, me savoir séparer de William me donne des sueurs froides, comme s'il ne faisait pas assez froid comme ça et encore, les températures ne sont pas encore à leur maximum. Bordel de merde. Vie de chien. Oui, c'est ça, vie de chien. A quoi bon continuer à vivre ainsi ? Quelqu'un peut-il me répondre ? J'en ai vécu des vertes et des pas mûres mais là, on est dans une autre level. Je ferme les yeux un instant, méditer mon cul, ca n'a aucun intérêt ni utilité maintenant.

Je passe un bras au dessus de mon front, blasée quand j'entends des bruissements de feuilles. Un zombie ? William ? Je ne me fatigue même pas à m'en assurer, tant pis. Au soupire qui s'élève, je devine déjà William. La petite animation de tantôt ne lui a sûrement pas plu, l'a sûrement fait chier d'ailleurs. « Pas l'peine d'me faire la mora... » Pas la peine de continuer qu'il me sort déjà une morale à deux balles. Finalement, un zombie aurait été mieux, ça parle pas un zombie. Quoique, William, c'est bien, c'est mieux. « C'elle qui a commencé, merde ! Va lui faire la morale à elle » Réplique typique d'une gamine, faut le dire, faut le dire. « T'en fais pas, s'ils m'éjectent du groupe, ça s'ra que pour ma gueule. Toi, t'pourras y rester et garder ton prix d'plus gros chieur, j'te ferais plus d'ombre » Insolence en latence, je balance ma mauvaise humeur mais cette fois-ci, sur la mauvaise personnes. Après tout, William, il aurait pu me laisser dans mon coin me calmer toute seule. Il aurait pu, ouais, après le show que j'ai donné. « B'soin d'eux pour survivre ? B'soin d'eux ? Mais mate autour d'toi, y'a rien : pas d'bouffe, pas d'eau. Avec ou sans eux, ça n'change rien ! On va crever d'faim » Je me redresse, assise sur mon derche, le fixant. « Si ce n'est pas d'froid vu que l'hiver arrive. J'en ai marre, William. Marre d'continuer. On en a essuyé des situations d'merde mais là, franch'ment … j'vois pas comment on pourrait s'en sortir. J'vois pas ! » Ca sent la crise de nerf, ça sent le pétage de durite, je le sens, je le sens, j'essaie de me retenir, j'essaie de me contenir, de ne pas craquer. « J'en ai marre, William. Marre ! J'sais plus si tout ça vaut la peine ! J'sais plus, t'y crois, toi ? T'y crois encore qu'on peu s'en sortir d'ce merdier ? Parce que là, j'y crois plus. J'vois pas pourquoi s'battre encore, survivre à tout ça. Continuer pour s'retrouver où encore ? Y'en a ras l'cul » Et voilà que je me déverse verbalement sur lui. Comme s'il en avait quelque chose à faire William de mes états d'âmes de femme en émoi. Je m'approche de lui et le prend par le col de sa chemise. « Dis-le moi si t'y crois encore qu'on va s'en sortir. T'y crois encore ou pas ? Parce qu'là, moi, mes espérances sont parties s'crasher ailleurs. J'ai peur d'crever, j'ai l'trouille » Ma tête se laisse tomber sur ton torse, fatiguée. « J'veux pas qu'tu crève aussi. J'ai l'trouille »
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 30 Aoû - 0:08



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    L'idée de poursuivre sans Amethyst à mes côtés, m'était tout bonnement intolérable. Bien sûr qu'elle ne réalisait pas l'importance qu'elle avait prit pour moi. Bien sûr qu'elle ne pouvait pas se rendre compte du fait qu'elle était maintenant tout ce qu'il me restait -si on mettait de côté une soeur contre laquelle j'éprouvais une rancoeur tenace-. Parfois j'avais envie de lui dire tout ça, en espérant que ça la recentrerait un peu et qu'elle daignerait se battre pour sa survie. Si ce n'était pas pour elle, qu'elle le fasse pour moi putain ! Mais j'en étais juste incapable. Les mots restaient bloqués dans ma gorge quand je la regardais et puis basta, j'abandonnais sans chercher à me battre davantage contre une langue récalcitrante quand il était question de faire des déclarations. Ah pour dire des conneries et des horreurs, elle était toujours partante cette garce là ! C'était seulement quand je n'avais pas Amethyst sous les yeux, que les mots s'assemblaient dans mon esprit, jusqu'à former de jolies paroles. Et puis dès qu'elle était là, pssht, tout se barrait. Tout ne devenait que colère à son encontre. Parce que ouais, j'étais énervé contre elle. Putain qu'est-ce que je pouvais lui en vouloir ! Pour des tas de raisons ! A commencer par le fait qu'elle avait cette emprise dingue sur moi, sans même s'en apercevoir. Ou si elle le savait, elle le cachait bien. Ou alors elle s'en foutait ... Ouais, ça aussi c'était bien possible. On aurait pu croire que le contexte apocalyptique et le fait que je risquais la mort tous les jours, aurait pu me permettre de me sortir les doigts du cul en ce qui concernait les sentiments et tout ça. Mais fallait croire que non ! Peut-être que dans le fond j'étais persuadé que j'allais pas crever. Tant qu'Amethyst était, j'étais. Ouais. Voilà, c'était ça le genre de connerie que je pourrais lui dire pour espérer la calmer un peu. Mais fallait pas trop rêver non plus. Je doutais que ce soit assez pour lui faire entendre raison. Elle ne devait pas tenir à moi comme je tenais à elle. Une merdeuse comme elle ne pouvait pas sérieusement tenir à un vieux grincheux comme moi. Vieux. Etrange comme l'âge disparaissait complètement en temps d'apocalypse. Parfois -parfois- j'oubliais la différence d'âge importante entre nous. Et bien souvent, j'oubliais mon âge à moi. J'oubliais que j'avais sacrément passé le cap des quarante ans. Parce que le temps semblait être suspendu. Et parce que pour un vioc, je m'accrochais sacrément à la vie aussi ! Franchement, je savais même pas pourquoi je m'escrimais à vouloir lui faire entendre raison. Je savais d'avance que ça n'allait pas marcher. Ce n'était pas comme si ça pouvait fonctionner ! T'sais pas c'que tu racontes ... Soupirai-je alors qu'elle me disait que si on la chassait elle, on me garderait quand même. Comme si ça m'intéressait ça. Comme si c'était une solution envisageable. Elle n'avait vraiment rien compris. Ou elle espérait m'entendre lui avouer quelques petits trucs. Ou lui répéter. Alors que j'étais en train de faire les cent pas depuis quelques secondes, je pilai net quand elle reprit la parole après s'être redressée. Je le sentais pas. Je le sentais pas du tout. Elle était en train de craquer. De lâcher sérieusement prise. Ce que je ne pouvais pas permettre.

    Elle n'avait pas le droit de baisser les bras. Pas le droit d'arrêter de se battre. Pas le droit de me laisser tomber comme ça. Si j'y croyais ? Tout ce que je croyais et voyais, c'était que tant nous étions vivant et en mesure d'avancer, on se devait de le faire. Quitte à crever d'épuisement. A tomber un beau jour et ne plus se relever. Au moins on aurait essayé. Au moins, on n'aurait pas été faible. On aurait fait preuve de courage. Je n'étais plus celui que j'étais avant que tout ça ne commence. Avant j'aurais juste baissé les bras, fataliste. Et j'aurais accepté mon sort. Au début je m'étais battu parce que je pensais qu'il y aurait une fin à tout ce bordel. Ensuite je m'étais battu parce que merde alors, on m'aurait pas aussi facilement ! Et maintenant, c'était pour ça. Mais aussi pour Amethyst. Amethyst qui était en train de douter et de lâcher prise. Elle se leva et s'approcha de moi, pour s'accrocher au col de ma veste et coller son front à mon torse. Ca suffit ! Grognai-je en la repoussant. Pas assez fort pour la faire tomber. Mais assez pour qu'elle se décolle de moi. Non pas que le contact avec elle me dérangeait -ça faisait bien longtemps que je m'étais fait à l'idée qu'elle savait que j'aimais bien ça en fait- mais bien parce que je voulais pouvoir la regarder droit dans les yeux. C'est quand qu't'es dev'nue cette pauv' petite chose toute faiblarde qui chouine parce qu'elle est fatiguée ? J'te croyais plus forte que ça. Si j'avais su, j't'aurais pas tiré d'cet appart' le premier jour. J't'aurais laissé là-dedans et j'me serais tiré. Parce que moi tu vois, j'compte pas abandonner au premier coup de fatigue venu. Oui j'suis fatigué, oui j'ai faim, froid, j'ai mal partout. Pourtant, est-ce que tu m'vois m'demander si on devrait pas juste arrêter de lutter ? Non ! Parce que je compte pas le faire. J'sais pas si un jour toute cette merde s'arrangera. J'en sais rien, j'suis pas devin et j'suis pas scientifique non plus. Mais j'sais que tant que je pourrai avancer, j'avancerai. Et p't'être qu'au bout du compte y'aura bien quelque chose. Que tout ça s'arrangera ! Mais si toi t'préfères t'arrêter là, t'rouler dans un coin et attendre qu'la mort vienne te faucher, fait donc. J'en ais ras l'cul de d'voir t'supporter à chialer et à traîner la patte. Parce que tu mets tout l'monde en danger comme ça. A commencer par moi ! Après cette longue tirade, je lui tournai le dos pour me casser à pas rapides. Mais je n'avais pas fait dix mètres, que je revenais sur mes pas et je pilai net, à moins de cinquante centimètres d'elle. Non en fait non ! Tu fermes ta gueule et tu continues ! Parce que la putain d'première raison pour laquelle moi j'continue, c'est toi. Si t'abandonnes, j'abandonne. Et comme j'compte pas m'laisser crever, t'as plutôt intérêt t'te forcer un peu. Continuai-je de l'engueuler. Comme si je n'étais pas en train de carrément lui dire qu'elle était ma raison de vivre. Ouais, merde, en fait c'était bien ce que j'étais en train de dire ! Sur un ton énervé et sous le coup de l'emportement, ok. Mais ça comptait quand même !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 21 Sep - 8:22

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Je ne sais pas ce que je raconte. Voilà la première phrase qu'il me sort, une phrase qui me fait soupirer d'exaspération mais au fond, ouais, au fond, n'est-elle pas vrai ? Tout ce discours tissé dans ce mélange de panique, de désespoir, de questionnement né de la peur. Au fond, c'est un peu n'importe quoi, un cocktail d'anxiété que je n'arrive pas à surmonter, à combattre. Et c'est bien ça le problème. Où, dans ce bordel, puis-je trouver un échappatoire ? Un moyen d'oublier ? Rien qu'un moment histoire de remonter la pente ? Fini ce temps où je pouvais me noyer dans mes bouquins de droits pour ne plus penser, m'enterrer dans mille et un travaux écrits à rendre contre une bonne note. Où fuir ce sort funeste qui nous colle à la carcasse? Je déchante littéralement, je rends les armes. Sans se battre ? Peut-on dire cela ? Après ces années à survivre ! Peut-on dire que je ne me suis pas assez battue ? Merde ! Non ! J'ai été une battante mais au jour d'aujourd'hui, je m'en sens plus l'âme.Vouloir la paix, est-ce trop demander ? La première flèche tirée est son geste brusque, son rejet en me repoussant, me faisant tituber en arrière comme une alcoolisée en perte d'équilibre. Sans tomber toutefois, non, la chute est émotionnelle. Puis les flèches continuent de pleuvoir, matérialisées par ses mots qui me percutent brutalement. C'est William, j'ai l'habitude de ses mots affutés mais aujourd'hui, ils me transpercent. Sûrement parce que la vérité fait mal, peut-être bien. L'entendre regretter de m'avoir sauvé me bouleverse, au lieu de m'enrager comme d'habitude, comme quand il me lance un pique qui fait mouche où il faut, dans le point sensible. Là, rien, ma tête se baisse, la honte en tout masque, la tristesse en tout écho en moi. Crescendo, le voilà, là, à me donner son aval pour rester crever comme une moins que rien derrière, à me balancer qu'il en a marre de me supporter à chouiner, à trainer la patte. J'encaisse au mieux possible, j'encaisse comme tous les évènements douloureux qui se sont cognés à ma putain de vie. Je fais de mon mieux, j'encaisse et là. Et là. Là. Le coup final. Le summum. La flèche finale : je le mets en danger. J'y avais pas pensé, immature et impulsive que je suis. J'y avais pas songé, acculée dans mes propres doutes, sans penser à lui. Sa sécurité, sa vie, lui. Juste lui. La gerbe me monte, le dégoût de moi-même et la peur, oui, la peur. Car le voilà qui me tourne le dos et qui me laisse là, en faisant voler les feuilles rapidement. Comme pour fuir comme si j'étais la peste incarnée, la chose à éviter, la chose à évincer.

J'ai envie de le rattraper, j'ai envie de le secouer en lui disant qu'il le pensait pas, j'ai envie de le retenir, de le rejoindre. Mille et une envie qui se soldent par un échec cuisant. Mes jambes se refusent à bouger, je reste là, idiote paralysée à regarder sa silhouette s'éloigner. Quelque chose se brise en moi, l'angoisse devient douloureuse comme une crise de panique qui commence à prendre possession de moi. J'ai envie d'hurler son prénom, lui hurler de ne pas me laisser là, lui gueuler que je me ressaisirai, de belles promesses qui restent mortes dans mon gosier. Je reste muette, bloquée dans la propre tombe que je me suis creusée, à chialer misérablement. La solitude que je craignais tant, finalement, je l'ai cherché, je l'ai trouvé. Mon corps trouve la paroi rêche d'un tronc d'arbre pour tenir debout, pour ne pas s'effondrer sur le sol. J'essaie de retrouver une respiration normale, éviter de crever de peur, de panique. Et là, l'inattendu, la lumière au bout du tunnel, William fait demi-tour, revient sur ses pas, revient vers moi. MOI. Il revient, Amethyst, il revient. Ok, en gueulant, mais il revient. Il revient. Juste ça suffit à me gorger d'une énergie que je croyais perdue. Je trouve enfin la force d'essuyer ses putes de larmes qui se font un marathon sur mes joues. J'essaie de faire bonne figure, j'essaie, il le voit, ça, William ? Ca va arrêter de le faire hurler contre moi ? « T'es ...con » Tout ce que j'arrive à articuler comme une conne, le temps que ses mots remontent en moi pour me rassurer, pour m'apaiser. « T'étais pas o... obligé d'a...agir comme ça, vieux snoc » L'insulte facile pour tenter de camoufler mes émotions, il venait quand même de dire que j'étais la première raison pour laquelle il continue. « J'ai vraiment cru qu't'allais m'abandonner » La respiration retrouve son rythme, le cœur aussi, je me redresse, quitte ma béquille improvisée pour marcher vers lui. « J'suis d'solée, ok ? J'voulais pas t'mettre en danger, surtout pas toi. C'bon maint'nant ! Arrête d'me hurler d'ssus » Je reprend lentement du poil de la bête, à commencer par la parole, ça reste mon point fort, faut croire. Je continue de marcher pour lui montrer que je fais un effort, que je me force. Pour lui. Pour moi. Pour nous. Je refuse qu'il se laisse crever pour moi. Je refuse. Et pour ça, ça vaut bien des excuses et qu'il en profite, ça restera une denrée rare comme la bouffe. « J'vais m'battre, Rockson. C'bien pour ta p'tite gueule alors m'refais pas l'coup. M'le refais pas ... j'ai compris la leçon » Quelque pas vers le groupe, le dépassant puis je m'arrête soudainement. « Ouais, non, mais, j'veux pas retourner maint'nant avec ces pecnos. Pas avec mes yeux en ballons d'rugby ! Elle va croire qu'elle m'fait chialer l'autre salope ! » Je tourne la tête vers lui, bien plus calme qu'au début de notre prise de tête. « T'restes avec moi l'temps que ça s'dégonfle ? … Allez, m'force pas à dire s'te plaît »
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mar 22 Sep - 21:43



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    Je ne savais plus quoi faire avec Amethyst. Je lui en voulais de se montrer aussi faiblarde finalement. Des mois, des années, à se battre et à lutter pour sa survie. Et d'un coup, plus rien. Juste comme ça, du jour au lendemain, elle lâchait prise. Elle ne réalisait donc pas le mal que ça me faisait ? Elle ne voyait pas que sans elle je ne pouvais moi même plus avancer ? Apparemment non. De toute évidence, elle ne voyait rien d'autre que le fait qu'elle était crevée et ne pouvait en supporter davantage. Je ne savais plus comment la faire avancer. Sa chute serait la mienne. Or, je n'avais aucune envie de crever. Tant que je tenais debout, je comptais bien continuer ! L'espace de quelques secondes, j'envisageai vraiment de l'abandonner là pour poursuivre ma route sans le boulet à mon pied, qu'elle savait si bien être. Mais je me repris très vite et revins sur mes pas. S'il fallait que je la traîne pour qu'elle suive, alors je la traînerais ! Je fus un peu surpris par les larmes qui dévalèrent bien vite ses joues. J'avais touché dans le mille ? Ou c'était la peur de se retrouver toute seule qui l'avait faite flipper ? Ou elle chialait pour de toutes autres raisons ? Aucune foutue idée. Mais je devais bien admettre que ça me foutait quand même un sacré coup au coeur de la voir pleurer comme ça. Ce n'était pas son genre, elle toujours si forte et solide. En même temps, ce n'était pas son genre non plus d'envisager de tout abandonner. D'arrêter de se battre. Il fallait un début à tout dans le fond. Elle craquait, elle était juste humaine. Et elle n'était qu'une gamine, également, je ne devais pas l'oublier. Enfin, la secouer un peu ne pouvait clairement pas lui faire le moindre mal ! Je m'adoucis quand même un peu, à la voir en larmes comme ça. Mais ce n'est pas pour autant que j'allais m'affaiblir et lui dire que non ce n'était pas grave, non je ne lui en voulais pas et oui on pouvait reprendre notre route comme si de rien n'était. Je serrai les dents et croisai les bras sur mon torse quand elle me traita de con, avant de me faire remarquer que je n'étais pas obligé d'agir comme ça. J'étais très sérieux, imbécile. M'agaçai-je sans pour autant être encore énervé. J'étais déjà calmé. Difficile de savoir si c'était à cause de ses larmes et le fait de réaliser que j'avais vraiment faillit la laisser là. La laisser tomber comme une merde alors qu'elle comptait tellement -trop- pour moi, depuis tellement de temps. Non je ne l'aurais pas vraiment fait. J'étais certain que j'aurais fini par faire demi tour à un moment donné. Sans elle, je n'étais rien. C'était même ce que je venais de lui avouer, prenant le risque d'être rejeté ou carrément moqué par cette mioche. Elle fini par se détacher de l'arbre contre lequel elle avait trouvé appuie, pour s'approcher de moi. Et s'excuser ...

    Elle s'excusait. Elle ! C'était impensable ! Et pourtant elle le faisait. Les restes de colère me désertèrent pour de bon. Pour qu'elle s'excuse ... C'est qu'elle avait vraiment du flipper ! Je ne m'étais pas rendu compte que l'idée de me mettre en danger moi, pourrait lui faire autant de mal et aussi peur. Depuis le temps, je savais quand même que je comptais pour elle. Mais je n'aurais jamais pu envisager une seule petite seconde, que ça puisse être à ce point là ! Lèvres pincées, je ne pu quand même m'empêcher d'afficher un tout petit sourire quand elle me passa devant pour prendre la direction du groupe, assurant qu'elle allait se battre. Voilà. C'était ce dont j'avais besoin. Franchement, si j'avais su qu'il suffisait de lui faire remarquer qu'elle me mettait en danger, pour la secouer, je l'aurais fait beaucoup plus tôt ! Ah ! Je n'étais pas peu fier de moi, fallait bien le dire ! Le sourire s'estompa dès qu'elle s'arrêta net. Puis levé d'yeux au ciel. C'bon, ils ont décidé d's'arrêter pour une petite heure d'toute façon. L'informai-je finalement. J'hésitais maintenant entre la laisser dans son coin pour qu'elle se remette de ses émotions, et rester près d'elle pour m'assurer qu'il ne lui arrivait rien de fâcheux. C'était bien moi ça, de la surveiller tout le temps de près. Je paniquais rien qu'à l'idée qu'un rôdeur lui tombe dessus dès que j'avais le dos tourné. Il suffirait de quelques secondes à peine, pour que tout bascule. Un petit croc et paf, plus d'Amethyst. Ce qui n'était tout simplement pas acceptable ! Elle prit finalement la décision pour moi, en me demandant de rester avec elle. Je fis mine de soupirer et lever encore une fois les yeux au ciel, comme pour lui signifier que l'idée de rester près d'elle m'emmerdait. C'était juste pour la forme -normal-. J'avais été assez sympa avec elle comme ça et lui avais suffisamment fait de confidences à mon goût ! Ca t'tuerais pas d'le dire pour une fois. Et Merci pour toutes les fois où j't'ai sauvé les fesses. Grommelai-je dans ma barbe. A laquelle je portai d'ailleurs mes doigts d'un air distrait. Je grommelai un peu et finalement, m'approchai d'un arbre contre lequel je me laissai tomber pour m'asseoir. Je tapotai la place près de moi pour qu'elle vienne s'y installer. Cette position me rappelait celle que nous avions maintenu pendant des mois, dans une grande cage. Être près d'elle encore aujourd'hui, avait un petit quelque chose de réconfortant quand même. Si j'étais vraiment parti, t'aurais fais quoi ? Demandai-je avec curiosité. J'espérais -évidemment- qu'elle aurait couru pour nous rejoindre ou une connerie du genre. Qu'elle aurait pas tout abandonné sous prétexte qu'elle avait été lâché. En même temps, si elle avait abandonné par ma faute ... Non, de toute façon ça ne serait jamais arrivé. Loin de moi l'envie de l'abandonner. Pff .. La prochaine fois j'te bâillonne, j'te ligote et j'te traîne derrière moi.

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 23 Sep - 12:19

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La tempête émotionnelle se calme, l'extérieur se tempère quand l'intérieur reste fébrile. J'ai besoin d'un petit moment de répit pour mettre à calme l'ascenseur des émotions dans lequel je viens de faire voyage. Un putain de sale voyage. Un cocktail molotov qui m'avait explosé en pleine gueule. Un mélange acide qui m'a brûlé le muscle cardiaque. Les mots de William, ses pas pour s'éloigner, pour me laisser. Au fond de moi, l'espoir qu'il n'était pas sérieux, qu'il ne le pensait pas … qu'il ne l'aurait pas fait. Ouais. Je voulais croire que c'était pour me donner un coup de pied au cul, que je méritais certes mais qu'il ne l'aurait pas fait. Ce qu'il me reste d'énergie, je l'utilise pour me convaincre que, non, William ne m'aurait pas abandonné, il ne m'aurait pas laissé derrière lui. Un stratagème comme un autre pour me faire réagir, pour me faire réaliser. Rien d'autre que ça. Je manque de me vautrer à cause de la surprise lorsqu'il m'affirme qu'il était sérieux. Ma tête se tourne vers lui prestement, comme brûlée à vif. Mon regard se pose sur lui, un mélange de surprise, de tristesse et d'une colère qui s'éveille comme après un sommeil qui a duré longtemps. Eh merde. Encore cette envie de chialer. PUTAIN. Il le fait exprès ? C'est ça ? Il veut me faire chialer pour boire mes larmes ? Sadique ! « Quoi ? T'étais s'rieux ?! … Pff ... Ouais, façon, pour toi, c'facile d'se barrer » Déception dans les entrailles, oui, je fais référence à son abandon lorsqu'il a déserté de la zone 51 pour aller en expédition y'a des mois. Mon visage se détourne de lui pour laisser mes yeux se perdre dans les feuilles mortes alors que mon esprit part en vrille. Il allait réellement me laisser, là, comme ça ? Il allait m'abandonner ? Merde. Merde. Merde. Je ne trouve aucun mot mieux pour ce moment précis. L'envie me prend de l'insulter, de lui envoyer un cailloux en pleine face mais rien, je ne fais rien. Que pourrais-je faire ? Au fond, peut-être qu'il avait raison. Je le mettais en danger et si, auparavant, j'étais déjà un poids mort, ma crise m'a encore plus enfoncé. Ca, je le sais. La raison le sait mais le cœur … ah le cœur. Il se serre. Merde. Merde. Merde. J'essaie de chasser ses pensées, après tout, il est revenu. Ouais, il est revenu vers moi. Ca devrait effacer le reste … mais non. Merde. Merde. De toute façon, à quoi je pensais ? Qu'il éprouvait les mêmes sentiments que moi ? Certes, de l'attachement mais pas plus ... pas comme moi. Preuve a été faite à la zone 51, jadis, quand il m'a laissé aussi facilement derrière pour partir à sa putain d'expédition. Souvenir douloureux qui a l'écho de celui d'aujourd'hui. Je me contente de grogner aux informations qu'il me balance sur le groupe. Tant mieux. Ca me laissera le temps de respirer.

Fidèle à lui-même, il soupire et lève les yeux au ciel comme si ma requête le faisait chier. « J'connais pas les bonnes manières. T'as été un bon prof' sur ça » Insolence en toute barrière. Je le défis du regard, lui tenant tête. Une manière de ne pas laisser ma bouche baver mes pensées actuelles. Je l'observe prendre place contre un arbre et tapoter près de lui. Insolente un jour, insolente toujours, j'hausse les épaules et donne des coups de pieds dans les feuilles en lui jetant des regards en biais. Ciel que j'ai l'air stupide à bouder comme une gamine dans mon coin alors qu'au contraire, je devrais me jeter dans ses bras pour le remercier de ne pas m'avoir abandonné. Ah fierté, quand tu nous tiens. Finalement, je ne tiens pas longtemps ma position et cède en posant mon cul près de lui. Pour une fois qu'il m'invite à être près de lui, pour une fois que c'est pas moi qui le colle au basque puis, force de constater, un besoin de le sentir près de moi, besoin d'être près de lui. Mon regard se perd sur le bout de mes chaussures dégueulasse quand il me pose sa question. En plus, il remue le couteau dans la plaie ? Je soupire et gratte la boue sur mes chaussures en haussant les épaules d'un air las, laissant un petit silence en latence avant de répondre. « M'laisser crever ? … Qu'est ce qu't'veux que j'te dise, William ? Tu m'as bien fait comprendre que mon comportement t'faisait chier et t'regrettais d'm'avoir sauvé. J't'aurais laissé partir. Au moins, j't'aurais plus mis en danger. J'ai eu envie d'te retenir, d'te courir après mais... mais... l'idée que tu m'abandonne m'a paralysé. Pour moi, j't'avais perdu alors à quoi bon t'courir après, vieux fossile » Ouais, le perdre en le voyant partir m'avait cloué sur place, estomaquée comme par un coup de poings dans le bide. Je réprime un petit rire quand il parle de me bâillonner et me ligoter la prochaine fois. « J'préfère que tu m'portes en faite, t'sais. Puis, y'aura pas d'prochaine fois. Du moins, j'te promet d'tout faire en sorte » Mon visage se tourne vers lui, cherchant ses globes oculaires pour un contact visuel « Comme toi, s'tu pouvais n'plus essayer de m'abandonner. Ok, blabla, t'avais tes raisons et j'essaie, j'essaie vraiment d'ne pas t'en vouloir pour taleur mais … rah, j'sais pas en quelle langue faut que j'te le dise pour que tu pige enfin que je ... » t'aime ? Je suis amoureuse de toi ? « T... tiens à toi. Du genre ... t'sais, beaucoup quoi. » Non. Je peux pas le dire, ça veut pas sortir. Je n'y arrive pas. Trop peur de sa réaction. Trop peur de le faire fuir. Je me contente de ça. Ca suffira amplement pour aujourd'hui niveau déclaration. « Bref … sans toi, j'peux pas, c'foutu. C'comme ça, j'peux pas t'expliquer. Alors, on fait un pacte, l'vieux ? J'me bats et toi, t'me laisse pas ? Promis ? » Je tend ma main vers lui comme pour prouver ma bonne foi, pour sceller le pacte. S'il l'accepte. « Sois content, j'ai pas craché dans ma main »
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 23 Sep - 22:06



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    Je ne tournais pas autour du pot, je ne prenais pas de pincette, je ne réfléchissais pas avant de parler. Jamais. Du coup, ce fut avec franchise et naturel que je fis remarquer à Amethyst que j'étais très sérieux quand j'avais décidé de me barrer en la laissant derrière moi. Dans le fond, j'aurais peut-être du la fermer. Pour une fois ça ne m'aurait pas fait de mal en tout cas. Et à elle non plus. Elle avait l'air de tellement mal encaisser. Ce qui était franchement normal. Je venais quand même de lui dire que j'étais sérieux dans ma décision de l'abandonner derrière moi. J'étais parfois un tel con quand même ! Mais c'était toujours trop tard que je m'en rendais compte, tant qu'à faire ! Mais non putain ! J'suis revenu j'te signale ! Lui fis-je remarquer avec un agacement certain. Parce que tu croyais vraiment que j'faisais ça pour te faire réagir ? Putain, j'suis pas aussi tordu et réfléchis ! Ouais au cas où elle l'aurait oublié, je n'étais pas le genre de personne à calculer ses agissements. Je n'étais pas le genre de personne à beaucoup réfléchir, en fait. Elle ne se privait d'ailleurs jamais pour se foutre royalement de ma gueule à ce sujet. En tout cas, maintenant je m'en voulais un peu de n'avoir pas fermé ma gueule. Là aussi j'aurais du réfléchir. Je voyais bien qu'elle encaissait difficilement. Et j'attendais avec anxiété le moment où elle allait me le ressortir et me faire part de la peine que je lui avais faite. Pour le moment, elle boudait surtout. En refusant de venir s'asseoir à côté de moi, comme je l'invitai silencieusement à le faire. Eh bien qu'elle aille se faire voir. Pour une fois que je faisais un effort ... Parce que oui c'en était un pour moi, que de lui montrer que je la voulais près de moi. Si elle ne le voyait pas, tant pis pour elle. Je n'allais pas lui courir après. Ni maintenant, ni jamais ! Finalement elle me rejoignit. J'ignorais si elle en avait vraiment envie ou si elle se forçait, ou quoi que ce soit. En tout cas, maintenant elle était à côté de moi. Disons que c'était tout ce qui comptait, pour l'instant ! Elle mit un temps fou avant de daigner me répondre. Peut-être avait-elle besoin de prendre le temps de réfléchir à la question ? Elle au moins, elle réfléchissait avant de l'ouvrir ! Non, je ne prendrais pas exemple sur elle. Mais dans le fond, ça ne serait peut-être pas une si mauvaise idée que ça. Bon, le temps de réflexion qu'elle prit, ne rendit pas ses paroles moins douloureuses pour autant. Soit, elle ne m'attaquait pas. C'était de savoir ce qu'elle avait pu penser et ressentir face à mon propre comportement, qui me faisait quelque chose. J'aurais vraiment du éviter de faire ça. Et en même temps non. Parce que du coup, ça l'avait obligé à réfléchir à son propre comportement. Et ça lui avait flanqué un bon coup de pied au cul !

    Mais non ... Tu sais bien que j'regrette pas de t'avoir sauvé ... C'était une tentative d'excuse. ouais je m'en voulais un peu d'avoir dis des trucs de ce genre là. Et d'être parti comme ça, également. Mais j'étais trop gêné et trop gauche pour lui dire que j'étais désolé et tout ça. Je ne me rappelais pas d'une fois dans toute ma vie, où je m'étais excusé. Sans doute que ce n'était tout simplement jamais arrivé, voilà tout ! Très sérieusement, j'émis finalement une drôle d'idée de comment je la transporterais la prochaine fois qu'elle me ferait un coup pareil. Je fus pas mal rassuré de l'entendre affirmer qu'il n'y aurait pas de prochaine fois. Même si ça, ça restait encore à voir quand même ! C'était facile à dire hein ! Je me contentai d'un petit grommellement avant de planter mon regard dans le sien. Mais je levai encore une fois les yeux au ciel. Arrête avec ça ! Tu sais très bien que je l'aurais pas fait ! Et si elle l'ignorait ... Ouais ben merde hein ! Je n'allais pas le lui dire et le lui répéter dans toutes les langues non plus, si !? Je grinçai un peu des dents et, gêné, détournai le regard alors qu'elle me faisait remarquer qu'elle tenait beaucoup à moi. Non, je ne réalisais pas vraiment ça. Et j'ignorais à quel point c'était le cas ! Ouais ouais ... ! Façon comme une autre de lui dire que, oui, je l'entendais et, oui, je savais. Mais qu'on passe vite à autre chose parce que j'étais trop gêné pour parler de ça plus longtemps ! Et puis je savais que c'était tout à fait pareil pour elle, de son côté. Elle n'aimait pas trop parler de ces trucs là. Elle n'aimait pas dire ce qu'elle pensait et ressentait vraiment. Au moins, nous nous comprenions sur ces points là. Sans moi, elle ne pouvait donc pas. Ouais bon, ok, je le savais très bien ! Et puis c'était réciproque donc comme ça, les choses étaient bien claires au moins. J'te l'ai dis, j'vais pas t'laisser ! Lui confirmai-je pour la dernière fois, en glissant ma main calleuse dans la sienne pour confirmer notre accord. Je la retirai presque aussitôt à ses derniers mots, avant de lui donner un petit coup de coude, façon de la réprimander pour cette plaisanterie stupide et dégueulasse. Oui, dégueulasse ! Si t'émets encore une fois l'idée d'abandonner, crois-moi, j'te louperai pas ! Et pour faire bonne figure, je croisai les bras sur mon torse et retrouvai le silence. Je lui aurais bien dis qu'il était temps d'y aller. Mais elle avait encore une sale tronche, pour dire franchement les choses ! Chialer en pleine pénurie de mouchoirs, c'est l'truc le plus con que t'ai jamais fais.

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Jeu 24 Sep - 9:24

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Let me fall inside,
C'est vrai. Il était revenu William. Il n'était pas allé au bout de ses mots alors qu'il aurait pu. Clairement qu'il aurait pu. Ce n'est pas le genre d'homme à avoir froid aux yeux mais de ce que j'ai pu apercevoir de lui, ce n'est pas un homme déloyale. Peut-être au fond, il serait revenu quand même, ouais, même si c'était deux jours plus tard. Il serait revenu vers moi. Ces pensées arrivent à m'apaiser, à me calmer intérieurement. Ouais, je préfère croire à ça. Je préfère penser ça. « Réfléchis, c'clair, tu l'es pas. Tordu. Si » Sûr, je m'efforce de passer l'éponge mais je me connais, je sais très bien qu'il suffirait de peu pour que je lui ressorte l'histoire. Pardonner mais ne pas oublier. Ca, il était mal tombé pour croire que je ne le lui balancerai pas à nouveau l'épisode d'aujourd'hui mais il était chanceux d'un autre côté. Rancunière que je suis, ma rancoeur peut durer mais lui, j'ai du mal à rester fâchée longtemps, à lui tenir rigueur très longtemps. Une faiblesse ? Ouais sûrement. C'est sûrement ça, l'amour. Ca te rend faible et mou comme une guimauve. Quelle horreur. J'hausse les épaules quand il m'assure qu'il ne regrette pas de m'avoir sauver. C'est pas la première fois qu'il me la sort cette phrase mais souvent, je n'y croyais pas ou en tout cas, jamais réellement. Aujourd'hui, il avait eu l'air bien sincère. Sûrement pour ça que j'avais eu l'impression d'avoir le cœur perforé. « Ok. Au fond, j'le sais mais t'avais l'air si sincère taleur qu'j'y ai cru, tête d'oeuf. M'enfin bref … ok » La colère qui avait parlé, ouais, sûrement. « Tout d'même … t'pourrais t'excuser, merde ! Moi, j'me suis excusée » Ouais, bon, ok, je veux pas lâcher le morceau et au fond, j'en espère pas tant des excuses. Je n'ai jamais entendu William s'excuser auprès de qui que ce soit, surtout pas moi. Disons que c'est juste pour la forme et râler. Faut bien que je râle pour foutre un peu d'animation, non ? A mon tour de lever les yeux au ciel quand il se répète qu'il ne l'aurais pas fait. Ouais bah j'y avais cru tout à l'heure mais désormais, je suis un peu plus rassurée. Bon, manquant de confiance, fallait me le répéter une tonne de fois, certes, certes. Je reprend le dessus quand son expression devient gêné et que son regard devient fuyant. A chaque fois, ça m'amuse quand il fait cette tête. William et les émotions, ça fait mille. Autant, je suis, moi aussi, gênée de parler de ce que je ressens, autant, ça m'amuse d'en rajouter des couches avec William. « Oh mais, t'rougis ? » J'étouffe un rire, me moquant ouvertement sans me cacher. Ca ne serait pas drôle si je me montrais discrète, soyons honnête. Je ne perds pas mon sourire quand il glisse sa main dans la mienne, scellant le pacte. « Là, c'confirmé, adjugé vendu » Ma petite blague fait son effet puisqu'il m'assène d'un coup de coude après avoir retirer sa main prestement. Je le regarde en biais, amusée avant de prendre parole « Rhooo ouuuuh la la ! J'ai peur » Je fais mine d'être terrorisée pour faire la maligne mais en moi-même, j'espère ne plus flancher comme aujourd'hui.

Par contre, je ne joue plus à la maligne lorsqu'il me balance que pleurer sans avoir le moindre mouchoir, c'était con. Je lui lève mon majeur en pleine figure avant de le pousser sans ménagement. « Rectification : M'faire chialer en pleine pénurie d'mouchoirs, c'est l'truc l'plus con que t'ai jamais fait. Là, c'mieux. Oh et puis merde ! J'ai pas si pleuré qu'ça. Avec ta vue qui doit baisser, t'vois mal, c'tout » J'hausse un sourcil et croise les bras « Façon, j'fais jamais d'truc con » Bon, là, mauvaise foi en concentré mais je me défends comme je peux. Je me lève soudainement et soupire « Faut qu'j'aille au p'tit coin. Oui, j'sais, j'sais, j'vais pas loin » Je détale sans demander mon reste, je suis trash mais parler de pipi-caca à William, c'est pas ce qui me botte le plus. Bon, je suis loin d'essayer de lui plaire, je sais que je suis pas son genre mais quand même, y'a des limites. Eh ouais, je suis pudique sur certaines choses. Je m'éloigne donc de lui et fouine un coin où faire mon petit pipi tranquillement. Le froc sur les chevilles, j'observe autour de moi, croisant les doigts que personne n'apparaisse. Disons que je serais pas sous mon bon profil. Sauf qu'un bruissement de feuilles se fait entendre. Je m'interrompt direct pour remonter mon pantalon et bam, j'aperçois quelque zombies à quelqu'un mètres de moi. Ce moment de paix était trop beau pour être vrai. Je plaque ma main pour m'empêcher d'hurler et décide de me tirer le plus silencieusement possible. Tentative avortée. Mes cheveux s'emmêlent dans des branches basses et me retiennent prisonnière. Dans ma panique, je tire les branches, les arrache pour me délivrer, un bruit qui attire leurs attentions. Merde. Merde. Merde. Les voilà qui se dirigent vers moi. « WALKERS ! » Tant qu'à faire , puisqu'ils m'ont déjà repéré, j'envoie le signal de détresse en espérant que William le capte. Mes efforts payent et j'arrive à me délivrer pour courir aussi vite que possible -vu la fatigue, ce n'est pas aussi rapidement que j'aurais voulu- , m'éloignant du point où je venais. Regardant sans cesse au dessus de mon épaule, je ne vois pas le fossé devant moi et m'y vautre royalement pour tomber dans de l'eau qui amortit ma chute. DE L'EAU ? WTF ! Un coup d'oeil autour de moi ; je suis dans le lit d'une rivière. De l'eau à profusion, de l'eau pour étancher notre soif. Ma joie est de courte durée car je suis toute seule, dans un cours d'eau. Géniale ! J'observe la végétation, espérant voir la dégaine de William, redoutant de voir un zombie qui m'aurait suivi. Dans le doute, j'essaie d'imiter le cri d'un oiseau. J'ai déjà entendu William chasser ces bêtes-là en imitant leurs cris. Bon, il est plus doué que moi, c'est sûr mais il comprendra que c'est moi, non ? J'arrête pour tendre l'oreille. William, trouve-moi, bordel !
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Jeu 24 Sep - 22:08



    AMETHYST & WILLIAM

    You'll find me in the shallows.


    Arrivait toujours un moment où je finissais par regretter mes paroles ou mes actes précédents. C'était ce qui était encore une fois en train d'arriver. Je regrettais d'avoir envisagé rien qu'une seconde de l'abandonner derrière moi. Et aussi, je regrettais de le lui avoir avoué, tout simplement ! Mais ce qui était fait était fait. Maintenant, je devais essayer de me faire pardonner. Enfin ... Je n'allais pas non plus me répandre en excuses hein ! C'était mal me connaître que de me croire capable de ça. Va t'faire ! Soupirai-je avec lassitude. Je n'étais pas réfléchis, ok. Pas la peine de le répéter ! Quant au fait que j'étais soit disant tordu : ça c'était n'importe quoi ! Elle espérait juste m'atteindre, j'en étais bien conscient. Et du coup, non, ça ne fonctionnait pas le moins du monde ! Elle m'insulta -encore- avec le genre d'insulte niaise à souhait qui ne me faisait plus aucun effet. Je ne pris pas la peine de lui répondre et me contentai d'un bref haussement d'épaules. Et puis elle me fit remarquer que je pourrais m'excuser. Pff. Plutôt crever ! Parce que c'que t'as fais est quand même plus grave et qu't'en es bien consciente ! Rétorquai-je en lui adressant un regard noir bien senti. Et puis qu'elle arrête un peu de chouiner bon sang ! C'était pas possible ça. Elle était tout le temps là à se plaindre pour un oui ou pour un non. Bon, c'était pas pour autant que j'envisageais vraiment de l'abandonner, cela va s'en dire. Quoi que ... ! Pour ne pas changer, elle se paya ensuite ma gueule quand j'affichai une gêne certaine, face à de réelles déclarations de sa part. Evidemment que c'était agréable à entendre. Mais tout de même ! C'était trop pour moi. Et qu'elle en rajoute des caisses en se moquant ensuite de moi, c'était deux fois trop ! C'est bon arrête d'faire chier. J'rougis pas, tu racontes des conneries ! C'est vrai que je ne rougissais pas. C'était pas loin, ok. Mais merde, c'était pas le cas ! Le petit coup de coude que je lui flanquai, ne la calma évidemment pas le moins du monde. Tant pis ... Pour la peine, je lui envoyai une vacherie de ma composition, dans la tronche. Elle ne manqua pas de la faire réagir ! Même si elle me renvoya tout de suite la balle. Le contraire m'aurait étonné en même temps. Assume au moins q'tu viens d'chialer ! Pas pour rien que t'as les yeux tout rouges et tout gonflés ! Je ne lui en aurais pas autant fait mention, si seulement elle avait tout de suite assumé. Mais non. Il fallait que mademoiselle continue de se donner de grands airs. Elle n'était quand même pas croyable celle là. Et elle ne changerait donc jamais ! En même temps, ce n'était pas comme si j'étais plus supportable et que j'allais encore pouvoir changer. Il semblait évident que nous étions semblables sur bien des points tous les deux, à commencer par ceux là ! Je la suivis distraitement du regard quand elle s'éloigna pour aller pisser. C'était surtout histoire de connaître la direction qu'elle avait prit, pour la retrouver facilement en cas de besoin. Mais cette idiote s'éloigna un bon moment avant de s'arrêter enfin. Je ne l'entendais plus du tout de là où je me trouvais et voilà que ça m'inquiétais déjà ! Je me relevai, sac sur le dos et armes en mains pour être prêt à décoller si jamais il y avait besoin. Je ne tenais quand même pas à intervenir à tort. Ce serait sacrément con que je tombe nez à nez avec elle en train de pisser tranquillement.

    Y'avait plus glam' comme situation, cela va s'en dire ! Les secondes filèrent sans qu'aucun bruit ne se fasse toujours entendre. J'avais la sensation que le temps était au ralenti. Ca faisait quoi ? Cinq minutes qu'elle était partie là, non ? Non, à peine trente secondes certainement. Et finalement, sa voix qui perça le silence presque inquiétant de la forêt. Je ne perdis pas une seconde et m'élançai en prenant la direction qu'elle même avait prit un peu plus tôt. Mais je perdis vite le chemin. Je ne savais pas du tout où elle était allée une fois hors de mon champ de vision. La panique me gagna et ce fut pire encore. Je tournais en rond, je courais, m'arrêtais, tendais l'oreille, courais de nouveau, fouillais, cherchais et paniquais toujours plus fort. Putain de merde. Amethyst. Amethyst. Amethyst. Pourvu que je n'arrive pas trop tard. Pourvu qu'elle soit en mesure de se défendre jusqu'à ce que j'arrive. Des râles se firent entendre. Je m'élançai et tombai sur deux rôdeurs. J'eus tôt fait de leur transpercer le crâne de mon couteau. J'espérais qu'ils prenaient la même direction que moi mais c'était de nouveau le silence. Je n'entendais que les battements frénétiques de mon coeur. Badam, badam, badam ... Amethyst ... badam, badam, badam ... Pourvu qu'elle aille bien ... Badam, badam, badam ... Et cette imitation -foireuse- du chant d'un oiseau. Je m'élançai à travers les feuillages d'un arbre frêle, en cassai les branches pour couper à travers de force et arrivai dans une sorte de clairière sombre et humide. Ils étaient là. De partout. Cinq. Six. Sept. Dix rôdeurs ! Tous se dirigeaient vers un point d'eau qui leur semblait aussi attirant qu'il l'était pour moi et le serait pour les autres survivants. Mais surtout, dans le point d'eau, il y avait Amethyst. J'imitai le cri de ces oiseaux comme je l'avais appris à la gamine, pour attirer les rôdeurs. Il ne faudrait pas qu'il souille ce point d'eau providentiel, en y faisant trempette ! Un seul ne se tourna pas vers moi et continua de s'approcher résolument de la rivière. Ce fut lui que je visai de mon arbalète pour l'éliminer. Je fis de même avec les trois rôdeurs qui étaient les plus près de moi. Puis je du reculer parce qu'ils étaient trop près et encore trop nombreux. je reculai jusqu'à disparaître du champ de vision d'Amethyst, en leur compagnie. Armé de mon seul couteau, j'éliminai finalement les six derniers, non sans difficulté tant j'étais à bout de force. Mais tant que je n'étais pas certain qu'elle était en sécurité, je ne pouvais pas abandonner ! Finalement, ce fut couvert de sang, en sueur et essoufflé, que je revins près du cours d'eau. Je tendis une main vers elle pour l'aider à s'extirper du cours d'eau et quand elle en fut libre, je l'attirai fermement à moi pour la serrer contre moi. La serrer à lui en couper le souffle. La serrer jusqu'à ce que nos corps entrent en parfaite fusion l'un contre l'autre. J'avais vraiment eus peur. Beaucoup trop peur. Faut vraiment que t'arrêtes d'jouer avec mes émotions, putain ... grommelai-je en la serrant toujours plus fort contre moi. Soit, elle n'y était pour rien en réalité. Mais tout de même ! Je reculai un peu pour pouvoir planter mon regard dans le sien. Mes prunelles frôlèrent un cours instant ses lèvres, alors que je me surprenais à avoir vraiment envie de l'embrasser. Ce n'était pas la première fois. Et ça ne serait pas la première fois, non plus, que je tairais cette envie. Finalement, je plantai de nouveau mon regard dans le sien. T'as rien ?

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Ven 25 Sep - 12:20

Amethyst ∞ William
Let the water rise,
Let the ground crack.
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Je tends l'oreille, m’évertue à trouver dans le silence un bruit ou quelque chose qui me mènerait vers William, une preuve qu'il n'est pas loin, une preuve qu'il est là, en chemin vers moi. Le silence me ronge, me plongeant dans une angoisse et un stress qui ne m'est pas inconnu. Et si William ne me retrouvait pas ? Et s'il croisait d'autres rôdeurs et qu'il ne s'en sortait pas ? Une vague de trouille bleu s'empare de moi. L'envie me prend de courir, de détaler, quitte à perdre mes ongles à tenter de grimper l'amont de terre qui me sépare de la forêt. Dans cette situation, que fallait-il faire ? Bouger et chercher William ou l'attendre sagement, ici ? Et s'il avait besoin d'aide ? Tant de si qui se bousculent en moi, m'inondant l'esprit. Non. Calme. Ce n'est pas la première fois que ce genre de situation arrive, ce n'est pas la première que je me retrouve séparé de William à cause des rôdeurs. Nous avons toujours su nous retrouver par la suite. IL a toujours su me retrouver, peu importe les moyens. Je me rassure. Je me calme. William me retrouvera comme il l'a toujours fait. Devais-je imiter à nouveau, même maladroitement, le cri d'un oiseau ? M'avait-il entendu la première fois ? Ou avais-je attirer un ou des rôdeurs à moi en faisant ça ? Dans le doute, je garde le silence en tournant sur moi-même, observant chaque horizon en cas de danger imminent. L'eau m'arrive à la taille et m'empêche de courir en cas de besoin ou en tout cas, ça ne sera pas une mince affaire, surtout à contre-courant. Au loin, un bruit d'oiseau qui s'échappe des feuillages, mon cœur bondit. William ? Un bruissement de feuilles me fait tourner la tête. Un rôdeur s'approche de moi à pas lent, je remercie le ciel qu'il ne puisse pas courir. Instinctivement, je recule, manquant de me vautrer dans l'eau. J'en profite pour sortir ma machette, butin volé lors de notre évasion dans le camps des cannibales. Je ne sais pas combien de corps elle avait coupé depuis mais désormais, elle servirait à couper de la chair morte. Un sifflement strident arrache le silence, le zombie tombe, une flèche plantée dans l'arrière du crâne. Je bondis de joie, le cœur en bordel. William. C'est William ! Et c'est bien lui que j'aperçois mais ma joie s'écourte rapidement. Plusieurs rôdeurs l'encerclent, le prennent pour cible. Il se débarrasse de trois comme il faut mais recule jusqu'à disparaître de mon champs de vision. Là, la panique me reprend à nouveau. Six !  Six rôdeurs ! Je m'affole dans l'eau, tente de grimper cette fichue pente de terre mais sans succès. Allez. Calme-toi, Amethyst. Reprends-toi. Pas de panique. Je le sais, William n'est pas un débutant, six rôdeurs, c'est du gâteau pour lui. Oui mais, comme moi, il est crevé, comme moi, il est à bout de force. Merde. Merde. Merde. Mon cœur s'affole. Et si, cette fois ? Cette fois ? Non. Putain. Non. Je refuse de penser à ça, je refuse. Après un moment qui me fut une éternité pour moi, les feuillages s'agitent encore pour laisser la silhouette de William apparaître. « William ! » Son impulsif. Il sort de ma cage thoracique comme si un enfant venait de voir le père noël en personne.

Je me précipite pour saisir la main qu'il me tend pour m'aider à retrouver terre ferme. Alors que je m'attendais à recevoir des reproches ou une engueulade salée voir une tape sur le crâne accompagnée d'une insulte, je suis surprise à sentir ses bras autour de moi qui me serrent à m'en empêcher de respirer. « Pardon, pardon » Que je chuchote entre deux tentatives pour respirer. Malgré le côté boa constrictor de son enlacement, je l'apprécie, me contentant de ces miettes d'attention envers moi. N'empêche, la surprise est grande. Il m'avait toujours retrouvé mais chaque fois ça s'était soldé par une engueulade, des reproches et autres, jamais par des enlacements, et surtout pas de cette intensité. Il me relâche enfin, me laissant un goût de trop peu, son regard se perd sur mon visage. Il doit sûrement se demander s'il m'engueule maintenant ou pas. Encore estomaquée par son geste, je secoue la tête à la négative pour lui répondre avant d'imposer mes mains sur son visage dans une vaine tentative d'essuyer les tâches de sang pourries sur lui. « Et toi ? C'va ? T'vas bien ? Ils t'ont pas mordu ? Blessé ? » J'en profite pour l'inspecter rapidement du regard tout en essayant de ne pas me défaire de ses bras. Endroit où je me sens bien, endroit où je pourrais passer toutes mes journées s'il le voulait bien. Mes mains toujours en coupole sur son visage, je l'oriente vers moi pour m'immerger dans son regard, pour m'y noyer. « J'savais que t'me retrouverai ! T'me retrouves t'jours » Je sais pas si c'est l'émotion de la journée, si c'est la joie de le retrouver, si c'est son enlacement qui me transporte encore. Sans réfléchir me laissant porter dans la folie du moment, je me hisse sur la pointe des pieds et l'embrasse. Maladroitement sûrement. Je n'ai pas d'expérience et je n'ai jamais réellement embrassé qui que ce soit jusqu'à aujourd'hui. En tout cas, pas comme ça, pas une personne que j'aime à ce point. Il me faut quelque secondes pour me rendre compte de mon erreur, de ce que je viens de faire. Je me recule avec vitesse comme pour détaler rapidement, effrayée par ce que je venais de faire sous le coup de l'émotion. Idiote !  Bien entendu, un pas de trop en arrière et me voilà de retour dans la flotte. Un vautrage en beauté. Tu parles d'un échec. L'eau froide a le seul effet de me réveiller et me donne envie de rester sous l'eau, de m'enterrer six pieds sous terre. Putain. Qu'est ce que je viens de faire ? Que va-t-il penser ? Parce qu'il le faut bien, je me redresse lentement et écarte les bras, décidée à faire diversion. « Mate ça ! De l'eau ! J'ai trouvé de l'eau ! Bon okay, j'l'ai pas vraiment trouvé mais avant qu'tu m'engueules de m'être trop éloigner, ma connerie nous a fait trouvé de l'eau ! » Je cache mon malaise derrière une joie feinte -pas totalement parce que de l'eau, nous en avions besoin- et bien décidée à lui faire oublier ce que je venais de faire. A lui faire croire que c'était sous le coup de l'émotion, de la joie de trouver de l'eau. « Faut prévenir les autres ! Aller les chercher » J'essaie de cacher à quel point je suis perturbée par mon geste et l'évite avec précaution pour chercher par mes propres moyens de remonter la butte de terre, trop honte pour le toucher à nouveau. Il croirait quoi ? Il aurait bien pitié de moi. Une gamine. Je ne suis rien que ça. Faisant un petit détour de quelque mètres, j'arrive à grimper non sans glisser entre chaque pas en m'aidant d'une racine hors sol. « Bon, on va les chercher ? Allez, on y va » Sans lui laisser le choix, j'ouvre le chemin et passe mes mains sur mon visage. Merde. Merde. Merde. J'ai la face en feu, mon cœur bat à tout rompre et la honte me donne envie de disparaître de la surface de la planète.
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Ven 25 Sep - 16:48



    AMETHYST & WILLIAM

    You'll find me in the shallows.


    Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant paniqué pour Amethyst. Il faut dire que d'habitude, je l'avais toujours à l'oeil ou je savais très précisément à quel endroit elle se trouvait. Or là, les choses avaient un peu dérapé. Et sous le coup de la panique, elle s'était certainement enfoncée davantage encore dans la forêt, se planquant un peu trop pour que je puisse la retrouver. Ce qui eut le don de me foutre une sacré frousse. Je ne supporterais pas de la perdre. Ni maintenant ni jamais ! Mais là, encore pire, vu qu'elle venait enfin de retrouver du poil de la bête. Ce serait trop con que je ne sois pas capable de la protéger cette fois ci. Putain, non, elle n'avait pas le droit ! Ou alors je crevais avec elle ! Mais en attendant, je me démenais pour la retrouver. Il fallait que je la retrouve et vite ! Je fus guidé par son imitation -raté- du chant d'un oiseau, comme je lui avais appris. La sortir de son merdier ne fut pas chose aisée. Si je n'eus aucun mal à descendre quatre rôdeurs grâce à mon arbalète, ce fut plus compliqué pour les six derniers qui fondaient droit sur moi maintenant. Je m'en sortis malgré tout. Sans aucune morsure, précisons le. Sinon, je ne serais pas revenu près d'Amethyst. Je ne voulais pas qu'elle me voit me transformer et soit obligée de me loger une balle ou un coup de couteau dans le crâne. Ce n'était pas à elle de le faire. Je préférais encore m'en occuper moi même. La retrouver saine et sauve, me permit d'aller un peu mieux après avoir usé de mes dernières forces pour la sauver. Je l'entendis à peine hurler mon prénom tant j'étais sonné et crevé. Je l'aidai quand même à sortir de l'eau et la pris tout de suite dans mes bras. Sans réfléchir à quoi que ce soit. J'en avais envie et besoin. J'avais eus tellement peur ... J'avais craint, après son abandon d'un peu plus tôt, qu'elle se laisserait faire et ne chercherait pas à se battre face à tous ces rôdeurs affamés. J'avais vraiment cru que je n'allais pas la retrouver à temps. Que j'allais faillir dans ma mission. Mais non. Elle était là, dans mes bras. Et de toute évidence, elle n'allait pas trop mal. Je lui demandai quand même confirmation quand je trouvai le courage de la libérer de mon étreinte -très- serrée. Ses mains furent sur mon visage alors qu'elle me demanda si ça allait pour moi et si je n'avais pas été blessé ou mordu. Je lui répondis par un hochement négatif de tête, la laissant nettoyer tant bien que mal le sang sur mon visage. Puis m'inspecter avec attention, pour s'assurer que je n'étais vraiment pas blessé. C'va Amethyst, j'ai rien. Assurai-je doucement en la laissant quand même faire. Et mon regard fut de nouveau planté dans le sien. Je ne cherchai pas à m'en détacher ni à me défaire de notre étreinte.

    Toujours ! Eus-je tout juste le temps de lui confirmer, avant que ses lèvres n'échouent sur les miennes. Alors ça, je ne m'y attendais vraiment pas ! Bien sûr, j'en avais eus terriblement envie et avais été à deux doigts de l'embrasser, quelques secondes plus tôt. Mais jamais je n'aurais pu imaginer qu'elle pourrait partager une telle envie. Ou c'était uniquement sous le coup de l'émotion ? Probable. Parce qu'il lui fallut quelques secondes à peine, pour se reculer. Se reculer au point de disparaître dans la flotte qu'elle venait à peine de quitter. Je n'eus pas du tout envie de rire. Et je n'eus pas non plus le réflexe de la rattraper pour l'aider à se ressortir de là ou quoi. J'étais beaucoup trop sonné parce qu'elle venait de faire. J'avais encore la -fort délicieuse ma foi- sensation de ses lèvres sur les miennes. Est-ce que j'avais rêvé ce baiser ? Putain, non ! Je hochai mollement la tête de haut en bas quand elle me rappela sa découverte. Ouais et bizarrement là, je n'étais plus du tout intéressé par cette eau. Alors que j'aurais pu tuer pour en avoir, peu de temps plus tôt. Encore une fois, ce ne fut qu'un hochement positif de tête que je lui accordai quand elle proposa qu'on aille chercher les autres. Je voulus quand même l'aider à revenir sur la terre ferme, quand je la vis patauger difficilement. Mais elle avait l'air de bien s'en sortir malgré tout. Et ne semblait pas du tout vouloir de mon aide. On y va ouais. Et sans perdre de temps ni faire mention de ce qui venait de se passer, je pris la même direction qu'elle, restant à quelques pas derrière elle. Je n'étais pas très attentif à ce qui m'entourait. Je posais plus souvent mon regard sur son dos, que sur tout le reste. Je repensais à ce baiser. Les images se jouaient en boucle dans mon esprit. Pourquoi avait-elle fait ça ? Juste sous le coup de la panique ? Est-ce qu'elle en avait eut envie ? Putain, non. Elle ne pouvait pas éprouver le moindre sentiment de ce genre, pour un gars comme moi. Mais ... Et si c'était le cas ? Et si on ressentait tous les deux la même chose l'un pour l'autre, en pensant que ça ne pouvait être réciproque ? Si c'était le cas, alors nous étions tous les deux vraiment trop cons. Oui je la trouvais trop jeune pour moi. Oui, je pensais qu'elle méritait largement mieux qu'un mec comme moi. Mais ... Mais franchement, je ne pouvais pas faire taire et disparaître les sentiments que moi j'avais pour elle. C'était la première fois que je ressentais ce genre de sentiment pour quelqu'un. Et il avait fallut attendre la fin du monde pour ça ! Pourquoi continuer de gâcher les choses ? Est-ce que je devais prendre le risque de me tromper sur toute la ligne ou pas ? Le temps que mes réflexions se fassent et se mettent en place dans mon esprit, les voix des membres de notre groupe commencèrent à se faire entendre. Je sortis de ma torpeur et regardai autour de moi. Ils n'étaient plus très loin. Sans vraiment réfléchir, je rattrapai Amethyst et m'emparai de sa main pour la faire s'arrêter et pivoter. Et toujours sans réfléchir, je pris son visage en coupe et retrouvai sa bouche de la mienne. Ouais, autant ne pas réfléchir. Parce que c'était pas mon fort et que ça ne donnait vraiment jamais rien de bien bon ! Je tentais un peu le tout pour le tout en l'embrassant. Ce n'était pas un baiser hésitant ni très tendre. C'était davantage un baiser désespéré, comme si je tentais de m'accrocher à elle, de m'assurer qu'elle était bien là et bien en vie. Et si elle me repoussait ? Alors borde, aucun risque que je reste une minute de plus auprès d'elle. J'avais une fierté, putain !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Sam 26 Sep - 0:48

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Que venais-je de faire ? Putain de merde. A me laisser emporter comme ça, sans réfléchir. Je m'étais trahie comme une idiote. J'avais pourtant réussi à tout planquer, à cacher pour m'illusionner au début puis surtout pour que William ne devine rien, ne sache rien. Je voulais pas qu'il se foute de ma gueule, qu'il m'envoie bouler, qu'il me prenne pour une idiote. Une partie de moi regrettait ce baiser, quand une autre fanfaronnait, incapable d'oublier le contact de nos lèvres, ce simple contact qui me faisait des frissons rien qu'à y repenser. L'envie était présente depuis longtemps, bien trop de temps sûrement. Une envie qui me hantait de plus en plus, surtout au vu des circonstances. Au fil du temps, nous nous étions quand même vraiment rapprochés. S'offrant par moment des marques d'affection l'un et l'autre. Elles n'étaient pas quotidiennes, lâchées par bribes mais ça en était pas moins des preuves que nous nous étions attachés réellement l'un à l'autre. Jusqu'à quel point pour lui ? Je n'en avais aucune idée franche. J'espérais, je rêvais que mes sentiments étaient réciproques mais je ne suis pas non plus stupide. William ? Aimer une gamine comme moi ? Une maigrichonne comme moi ? Il ne m'en avait jamais parlé mais je l'imaginais préférer le genre de femme sachant faire preuve de maturité, avec des formes, bien gaulées, qui étaient courageuse au point de se jeter contre les rôdeurs ou humains qui les mettraient en danger. Tout ce que je ne suis pas. Je ne suis que la pisseuse qui l'agace, qui flippe pour tout et rien mais qu'il apprécie. Si ce n'est pas de l'amour, au moins, c'est une forte amitié. C'est tout ce que je pouvais espérer, je le sais au fond mais je ne pouvais m'empêcher d'espérer, de rêver. Oui, à chaque fois qu'il me laissait lui prendre la main ou bien qu'il se montrait doux pour je ne sais quelle raison. Combien de fois avais-je faillit lui avouer le pot au rose ? Lui avouer que je l'aimais à ne plus savoir vivre sans lui. De nombreuses fois, ouais, mais j'en avais jamais eu les couilles. Son air nonchalant, mou lorsque j'essaie de faire diversion me heurte. Se demandait-il quel était mon problème ? Il reste silencieux ou me répond de façon succincte. A cet instant précis, j'aurais aimé savoir à quoi il pensait, s'il me méprisait, s'il me trouvait conne, s'il se marrait bien intérieurement. Marchant silencieusement, j'ai envie de me retourner, de lui poser des questions mais les réponses qu'il peut avoir m'effrayent. Il suffirait qu'il me dise que je ne suis qu'une gamine, qu'il se passera jamais rien entre nous, que je suis pas son genre, qu'il me voit pas du tout comme ça pour me faire perdre pied. Bien entendu, je resterais dans son sillon, je resterais avec lui mais je serais bien amochée intérieurement.

Notre marche vers le groupe continue d'être silencieuse quand dans ma tête, c'est le brouhaha incessant. Devais-je faire preuve d'honnêteté ? De franchise ? Lui dire, enfin, que je l'aime ? Ou juste fermer ma gueule. Je ne savais que faire. Le groupe se fait de moins en moins loin, au point d'entendre leurs voix. Je soupire de soulagement de les retrouver, non parce que je les kiffe mais surtout parce que l'immerger dans le groupe me permettrait de masquer mon trouble, faire diversion en discutant avec d'autres. Peut-être qu'il pourrait oublier mon baiser en se mêlant au groupe. Mon cœur part en vrille lorsque je sens sa main m'attraper, qu'il m'arrête dans ma course pour lui faire face. Va-t-il m'envoyer chier ? Me remettre à ma place ? Déjà, je suis sur la défensive, prête à me répandre en mille et une excuse, à débiter des explications à la con. Ses mains autour de mon visage m'arrête dans mon élan, me laisser interdite. WTF ? Et là. Et là. Et là .... Je perds pied totalement. A nouveau, mes lèvres retrouvent les siennes et ce n'est pas moi qui suit l'origine de ce baiser. J'ai un doute pendant un millième de seconde mais ouais, c'est bien lui qui m'embrasse, qui fait rencontrer nos lèvres. Je me laisse faire sans bouger, choquée, interloquée par son geste, ne comprenant rien, perdant la notion de tout. Finalement, je répond enfin à son baiser, taisant toutes les questions dans mon esprit, décidant de me laisser aller. Ce baiser n'avait rien à voir avec le mien, il avait plus de fougue, bien plus. Comme si … Comme si, lui aussi, avait ré-freiné cette envie aussi longtemps que moi. Se pouvait-il qu'il ressente la même chose que moi ? Avais-je la moindre chance ? Mon cœur se gorge d'espoir, dans un élan de lâcher prise, je passe mes bras autour de sa taille, le serre contre moi. Tout ce temps à être frustrée, à se contrôler s'envole à chaque secondes. C'est comme dans les films d'amour que j'ai pu voir, le monde tourne à une vitesse folle, la tête me tourne. Des nouvelles sensations. Ses lèvres que j'apprécie, que je mêle avec les miennes avec passion comme une déclaration silencieuse. A cet instant, ouais, tout mon corps lui déclare ma flamme, à commencer par mes lèvres. Je voudrais que ce moment ne se termine jamais, qu'il s'éternise encore et encore. Je ne sais plus qui de moi ou de lui recule son visage enfin, reprenant une respiration plus normale. Essoufflée, je garde mes bras autour de lui, incertaine. J'évite le contact oculaire le temps de reprendre ma respiration. « P'tain » Me faut un temps pour atterrir, me remettre dans l'espace temps. Je planque mon visage dans son torse, mes bras toujours autour de lui, ne sachant pas vraiment ce que je dois faire ou dire mais refusant de m'éloigner de lui. « William .. » L'adrénaline pulse dans mes veines, le sang me monte au visage. Il venait de m'embrasser, je pouvais le dire enfin ? Me libérer enfin ? « Je t'.... » « C'est pas Amethyst et William là-bas ? » La voix derrière nous me coupe dans mon élan. BORDEL ! Un regard derrière mon épaule, le groupe bouge pour vérifier si les silhouettes dans les bois sont bien nous. Je recule, prend de la distance brisant notre proximité pourtant si agréable. Aucune envie qu'ils se mêlent de ce moment qui n'appartient rien qu'à nous, qui ne regarde que nous. Je regarde longuement William avant de m'avancer vers le groupe, levant un bras. « Ouais, c'nous ! On a trouvé d'l'eau en contre-bas, là-bas ! On va vous montrer le ch'min »
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 27 Sep - 10:44



    AMETHYST & WILLIAM

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    J'étais sérieusement paumé là et pas certain de vraiment savoir ce qui était en train d'arriver. Comme je le disais, faire fonctionner mon cerveau n'était véritablement pas mon fort. Je n'arrivais donc pas à suivre ce qui arrivait. J'essayais de me déconnecter de toutes les pensées qui ne concernaient pas cet échange actuel avec Amethyst. Parce que je n'étais pas même certain de ce que j'étais en train de faire. Depuis le temps que je mourais d'envie de l'embrasser. J'avais peine à croire que c'était vraiment ce que je faisais là, actuellement. C'était un baiser plein de fougue, d'ardeur, de passion, de panique aussi. Je m'accrochais à elle et elle s'accrochait à moi. Mes mains étaient autour de son visage, ses bras autour de mon corps. Même si elle m'avait embrassé la première, je n'étais pas du tout certain qu'elle répondrait à ce baiser ci. Pourtant elle le faisait. Et j'en redemandais ! Ce fut à bout de souffle que nous fûmes forcés d'interrompre notre baiser. Je cherchais son regard du mien alors qu'elle semblait l'éviter. Sans doute le temps de retrouver ses esprits. Quand, de mon côté, j'avais plutôt envie de m'assurer qu'elle ne regrettait pas. Ou pas trop au moins ! Je doutais qu'elle soit davantage consciente que moi de ce que nous venions de faire. Et de ce que ça pouvait signifier. Depuis le début, c'était supposé être moi l'adulte et tout ça. Mais là, j'en doutais sacrément. Je me sentais comme un adolescent qui vivait ses premiers émois amoureux. Pour le coup, elle était nettement plus dans la bonne tranche d'âge que moi, pour cela. Mais c'était la première fois quand même que je ressentais de pareils sentiments pour une femme. Alors ça revenait plus ou moins au même dans le fond. Je me permis de fermer les yeux quand elle logea son visage contre mon torse et de ramener mes mains à l'arrière de son crâne pour la maintenir ainsi contre moi. Mon coeur battait la chamade comme pas possible. Elle devait l'entendre ou le sentir contre son visage, c'était certain ! Elle souffla mon prénom, je frissonnai un peu. J'aurais bien parlé, mais j'en étais bien incapable. Je ne parvenais pas même à ouvrir la bouche, c'est dire à quel point je pouvais être retourné et chamboulé. Pas même une parole pour la faire un peu chier, ne me venait en tête ! De toute façon, je ne voulais pas la faire chier. Du moins, pas cette fois. Il était trop tôt. Ce serait gâcher ce baiser incroyable et intense que nous venions d'échanger.

    Mon coeur sembla trouver la force de s'emballer plus encore, quand elle reprit la parole. Mais elle fut coupée dans son élan, me laissant moi même sur ma faim. J'avais envie et besoin de savoir ce qu'elle était sur le point de dire. Je laissai mes bras retomber le long de mon corps quand elle se détacha de moi et se recula de quelques pas. Une sensation de manque me prit tout de suite au ventre. Est-ce que nous venions vraiment de nous embrasser ? Si oui, qu'est-ce qu'on allait faire maintenant ? Qu'allait-il advenir de notre relation ? Et qu'est-ce qu'elle avait été sur le point de me dire ? Ouais, surtout ça. J'avais besoin de savoir. Mais le reste du groupe était déjà en train d'arriver droit sur nous. Je lâchai un soupir à peine audible et tentai de retrouver une certaine contenance. Je laissai Amethyst prendre les devants et leur indiquer l'eau que nous avions trouvé. Enfin, c'était surtout elle qui l'avait trouvé ce point d'eau. Je la laissai leur ouvrir la marche, préférant demeurer un peu en retrait. J'avais toutes les pensées encore tournées vers notre échange aussi soudain qu'inattendu. Et j'ignorais toujours ce que je devais en penser. Une fois devant le cours d'eau, tous se jetèrent dessus pour remplir les bouteilles, les gourdes et autres récipients pouvant contenir de l'eau et ils burent et burent encore. Je me contentai, pour ma part, de remplir ma propre bouteille en restant là encore dans mon coin. Ce n'était pas comme si ça changeait de d'habitude de toute façon. Assis sur un arbre couché, j'attendais qu'ils décident de ce qu'ils voulaient faire maintenant. Je ne fus pas surpris qu'ils émettent l'idée de rester le reste de la journée et la nuit suivante, ici. Je tournai le regard vers Amethyst au moment où une jeune femme du groupe se jetait à mon cou pour me remercier. Eurk ! Je sursautai et, carrément en panique, je ne su trop que faire. J'avais envie de la pousser mais je craignais de la faire tomber, frêle comme elle était. Je restai donc droit comme un i avant de me dégager tant bien que mal de son étreinte. Doucement, doucement. C'est pas moi. C'est Amethyst. Qu'elle aille plutôt la remercier elle pour avoir eut une soudaine envie de pisser, qui l'avait faite s'éloigner de moi, rencontrer des rôdeurs et tomber dans ce point d'eau. Bref, qu'on me laisse tranquille. Histoire que je puisse réfléchir, ouais. Enfin j'aurais préféré que la gamine soit dispo pour qu'on puisse en parler tous les deux. Quand bien même les discussions sérieuses et tout ça, ce n'était pas trop mon fort. Allez dégage ! grognai-je plus sèchement à l'adresse du sac d'os qui continuait de me regarder avec ... Euh ... Adoration ? Admiration ? Pouah !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 27 Sep - 13:26

Amethyst ∞ William
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Je ne sais pas si je devais en vouloir au groupe de m'avoir interrompue ou me sentir reconnaissante. Comparé à toutes les autres fois où j'ai eu envie de le dire, aujourd'hui, il me manquait que deux syllabes. Deux putains de syllabes. J'étais à deux doigts de le dire, d'avouer tout ce que j'avais retenu prisonnier tout ce temps. Une délivrance ou une chute libre. Je ne le saurais jamais. C'était un autre poids, d'autres interrogations qui s'ajoutaient aux anciennes. Bordel. Déstabilisée mais devant faire bonne face, je me concentre pour faire comme si de rien n'était alors que dans ma tête, tout part en vrai bordel. Le cœur ne s'arrête pas de battre à tout rompre et sur mes lèvres, je sens encore celle de William. Mon dieu. Ca venait vraiment de se passer ? Pour de vrai ? Mais ouais, je ne dormais pas donc ne rêvais pas. En face de moi, le groupe s'impatiente devant mon silence et ma léthargie. Bien entendu, le mot « eau » avait fait écho sérieusement face à mon auditoire. Il me faut quelque instants pour retrouver une connexion entre mes neurones afin de prendre les devants et les mener vers ce point d'eau si inespéré. Le bordel que j'ai foutu quelque heures plutôt en me battant contre une des nanas du groupe semble être oublié car ils se mettent tout à me suivre sans rechigner. A ma grande surprise, certains retrouvent un entrain qui semblait être perdu jusqu'à maintenant. Tant mieux pour eux. Moi, autre chose me hantait l'esprit. C'est con, à bien y réfléchir, je devrais sauter de joie, avoir aussi d'entrain mais non, mes pensées n'étaient orientées que vers une et seule chose : William. William et ce qui venait de se passer entre nous. Je balbuties comme une abrutie lorsque l'un me demande si c'est encore loin, peinant à trouver mes mots. Je lui réponds comme une demeurée, pas bien concentrée sur ce que je dis. Non. Vraiment pas. Je n'arrête pas de penser à ce que je devrais faire une fois arrivée sur le point d'eau. Eviter William ? Le confronter ? Pour faire quoi ? Parler de ce qui venait de se passer ? Quelque chose se noue dans mon ventre. L'appréhension, le stress, l'angoisse, l'incertitude de l'avenir. Et s'il regrettait son geste ? Si ça n'avait aucune signification derrière ? Un cri de joie me sort de mes pensées, la rivière n'est qu'à quelque mètres mais certains l'ont déjà repéré et s'y rendent en courant. Flippant de me retrouver en retrait avec William, je rejoins le cortège. Je n'avais pas encore les idées en place, pas encore le courage de le confronter. Poule mouillée, ouais, je voulais retarder ce moment. Je fais comme tout le monde et remplit ma bouteille d'eau pour la boire pratiquement en entière. Ca me donnera encore l'envie de pisser et avec mon cul bordé de nouilles, je nous trouverai peut-être de quoi bouffer. On sait jamais ...

Accroupie au bord de l'eau, j'en profite pour me passer de l'eau sur le visage et sur la nuque, j'en ai bien besoin mais des gloussements attirent mon attention et par réflexe, mon visage se tourne vers la source. J'assiste à une scène qui me laisse sans voix. Une nana, à peine plus âgée que moi, se scotche au cou de William. Sérieusement ? Je vois rouge, je vois noir, je vois multicolore. Un bruit de plastique qui s'écrase soudain. Ouais, c'est ma main qui se referme contre ma bouteille. Le sang me monte à la tête. Je me redresse en ne les quittant pas des yeux. Je rêve où elle le couve des yeux ? Bientôt, elle va lui rouler une pelle ou quoi ! Et lui ? Quedalle. Il fait rien, ne la pousse même pas comme une malpropre. Pourquoi il ne la repousse pas ? Pourquoi ? Appréciait-il ça ? S'était-il foutu de ma gueule ? PUTAIN ! J'ai envie de frapper quelqu'un et dans le doute, j'hésite entre lui et elle. Ou les deux. OUAIS. Les deux ! Je me sens conne, ouais carrément conne. Et dire que j'avais faillit lui dire je t'aime y'a quelque instant. Quelle conne ! Le groupe avait bien fait de me couper l'herbe sous le pied. J'essaie de me retenir, j'essaie de me contenir. William m'avait demandé de faire des efforts, qu'on avait besoin de ce groupe pour survivre et si je frappais encore une autre nana, il est clair et net qu'on me foutrait dehors. MERDE ! Je décide donc de rester en retrait pour m'empêcher de faire une autre connerie mais la nana reste greffée à William et lui ne la repousse toujours pas. Je n'y arrive pas, je n'y arrive tout bonnement pas, c'est plus fort que moi. N'y tenant plus, je quitte ma position et fonce sur eux d'un pas enragé, ayant en cible autant l'idiote que William. Il se foutait de ma gueule royalement ! Me rouler une pelle pour gazouiller avec une autre devant ma face quelque instant plus tard ?! Je déboule sans douceur, les heurtant dans mon élan. « C'quoi c'bordel ?! » Je percute l'écervelée d'un regard noir, l'envie de lui foutre mon poing dans la gueule m'habitant complètement. « D'gage ! D'GAGE ! » Que je lui hurle, agressive, faisant un pas vers elle. Si elle ne dégageait pas, je ne répondrai plus de moi et ne me retiendrai plus. Malheureusement pour moi, elle ne se démonte pas et me fait front. Adieu mon envie de bien me tenir : je m'abat sur elle et l'attrape par le col de son pull moche « J'te répèterai pas une troisième fois de n'pas marcher sur mes plates-bandes. » La colère dévissait mon flot de parole sans que je puisse le contrôler. William ne m'appartenait pas, ce baiser ne voulait pas dire qu'il m'appartenait mais je ne supportai pas qu'une autre tente de se l'approprier d'une quelque manière que ce soit. Non, pas tant que j'étais là, non, pas après ce qui s'était passé dernièrement. Je ne voulais pas partager William avec qui que ce soit. Point barre. Outre le désespoir et la fatigue, la jalousie pouvait aussi changer des gens en monstre. Exactement ce que je devenais, un monstre envers une fille qui ne m'avait rien fait si ce n'est foutre ses sales pattes sur l'homme que j'aimee. Je la lâche enfin, usant de mes dernières forces pour la pousser dans mon geste. Dès lors, je l'ignore, reportant ma colère contre William. « Et toi ? C'quoi ton prob' ? T'avais pas l'air contre ! Tu t'fous d'ma gueule, tu joues avec moi, c'ça ? » Près de l'implosion, je le toise d'un air mauvais, redoutant l'idée qu'il se soit bel et bien foutu de ma gueule. Se marrer en jouant avec la gamine. Des pétages de durites, j'en ai déjà eu mais pas comme aujourd'hui, pas comme celle-là. « J'vous emmerde mais d'une force ! »
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 27 Sep - 14:19



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    Dans le fond, ce n'était pas plus mal qu'on ait ainsi été interrompus. Comme ça, ça nous laissait un peu le temps de réfléchir à ce que nous venions de partager tous les deux. Et ce n'était pas une mauvaise chose. Parce que nous avions vraiment agit sur un coup de tête aussi soudain qu'inattendu. Bon, au moins je savais sans l'ombre d'un doute, que je ne regrettais pas du tout de l'avoir embrassé; Et quel baiser bon sang ! J'avais la sensation de ses lèvres qui s'était imprimée sur les miennes. Je donnerais cher pour recommencer. Sauf que maintenant, il y avait le groupe avec nous, tout autour de nous. Et Amethyst s'était ouvertement engagée à leur montrer le cours d'eau qu'elle avait découvert. Ca m'agaça de les voir tous là, à tourner autour de ce petit point d'eau qu'on aurait peut-être du garder juste pour nous. Mais vu que j'étais décidé à ne pas abandonner le groupe, c'était impossible. Comme toujours, je ne me mêlai pas à eux. Je me contentai de remplir ma propre bouteille d'eau, d'en boire tout le contenu puis de la remplir de nouveau avant de m'éloigner. Je pris place sur un arbre couché, les laissant décider de ce qu'ils voulaient faire ensuite. Je m'en foutais. Dans tous les cas, je suivais. Je me serais bien approché d'Amethyst pour lui faire remarquer que maintenant, grâce à sa découverte, le groupe avait passé l'éponge sur son sale caractère et l'épisode de la bagarre. Mais j'étais trop gêné suite à notre baiser, pour aller vers elle. Peut-être qu'elle avait besoin de réfléchir encore un peu ? Ou tout simplement de prendre ses distances pendant un moment. Je pouvais comprendre ça alors j'acceptais sans rechigner. Non pas que j'avais le choix de toute façon. Et puis j'aimais bien la solitude, c'était pas un secret. Je restais dans mon coin. J'étais seul jusqu'à ce qu'un tas d'os qui devait avoir dans les âges d'Amethyst, ne me rejoigne pour me sauter au cou et me remercier. C'était elle que j'avais entendu dire, une fois, que j'étais un vrai héros pour le groupe, parce que j'avais déniché des animaux alors que les autres étaient incapables de trouver de la bouffe. J'avais été écœuré d'être considéré comme un "héro". Non mais n'importe quoi ! Surtout que j'avais caché la moitié des animaux, pour ne les partager qu'avec Amethyst. Ouais, loin d'être un héro, c'moi qui vous le dit ! Mais pour cette nana là, fallait croire que j'en étais bel et bien un. Ce qui me dérangeait. J'aurais du la repousser sèchement. Mais je craignais de lui faire mal. J'étais associable et tout ça, ouais. Mais je n'étais quand même pas un monstre non plus !

    Quand elle se détacha un peu de moi, ce fut pour plonger son regard dans le mien. Je détournai la tête, trop gêné pour affronter ses prunelles et pour supporter une telle proximité. A ce moment là, Amethyst. Qui nous fonça littéralement dessus, forçant ainsi la gamine à me lâcher. Je fis instinctivement un pas en arrière en les regardant, l'une après l'autre. Sur le coup, je ne pensai qu'au fait qu'Amethyst allait encore s'attirer des ennuis dans le groupe. Ensuite, je réalisai que c'était de l'avoir vu près de moi comme ça, qui l'avait enragé. Sérieux ? C'était bizarre ! J'amorçai enfin un geste dans leur direction, quand Amethyst empoigna l'autre par le col pour la forcer à reculer et parla de marcher sur ses plates bandes. Amethyst, arrête ! Parvins-je enfin à grommeler avec agacement. Déjà, elle lâchait l'autre pour se retourner et me faire face. Je n'arrivais pas à être vraiment énervé contre elle en cet instant, alors qu'elle même l'était sacrément. Je me figeai pour de bon à ses mots. Elle me reprochait quoi au juste ? Mais qu'est-ce qu'y t'prend ? Ouais, qu'est-ce qu'il lui prenait ? Je ne comprenais plus rien à rien moi ! T'es stupide ! T'sais très bien que j'ai horreur de c'genre de truc ! Me défendis-je enfin en la regardant comme s'il s'agissait d'un extra terrestre fraîchement tombé du ciel. Gêné qu'elle fasse une scène pareille devant tout le monde, je relevai le regard pour observer les alentours. Certaines têtes tournées vers nous avec une curiosité évidente, se détournèrent quand mon regard les frôla. Mais aucun doute qu'ils devaient tendre l'oreille. Tant pis. Mon regard revint dans celui d'Amethyst. C'est ça la jalousie ? Ca t'fait t'faire des films et tu crois que j'flirte avec ce sac d'os ?Jalousie. J'étais presque gêné d'utiliser ce mot. Parce que ça voudrait dire qu'elle avait de sérieux sentiments à tendance amoureux, à mon encontre. Or, ce n'était pas parce qu'on s'était embrassés, qu'elle était amoureuse de moi. Enfin là, je commençais à vraiment me poser quelques questions. Mais ça me mettait mal à l'aise de me les poser, parce que putain ça me faisait rêver. Si elle était amoureuse de moi, alors j'avais moins de raisons d'être gêné et agacé d'être amoureux d'elle de mon côté ! Perdu dans des réflexions qui me demandaient beaucoup d'efforts, je portai un pouce à ma bouche pour en mordre distraitement la peau. Elle voulait m'remercier, j'lui ai dis que c'était toi qui avais trouvé l'eau. Voilà maintenant que je me justifiais pour un truc que je n'avais même pas fait. Sérieux, je n'avais rien à me reprocher. Au contraire, j'avais été sympa de ne pas la repousser sèchement et de n'avoir ainsi pas prit le risque de lui faire mal. J'aurais trop craint qu'elle ne se brise en mille morceaux en tombant à terre. Mais ça, j'ignorais si Amethyst était tout simplement d'humeur à l'entendre !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 27 Sep - 23:40

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Ce moment de proximité entre les deux m'avait rendu folle. Cette façon qu'elle avait eu de se jeter à son cou, de le regarder, de s'immerger dans son regard. Toute ses choses que j'avais fait, moi aussi. Tout ses choses dont je voulais être la seule à le faire. Plus que ça, le faite qu'il ne la repousse pas comme une merde, comme une moins que rien m'avait rendu enragée. Je ne cessais de me demander pourquoi, si au final, tout ce qui s'était passé entre nous ne signifiait rien finalement. Je comprenais pas pourquoi William m'embrassait pour minauder avec un autre juste un moment plus tard. Qu'est ce que ça signifiait ? Moi, tout bonnement, je pense à du foutage de gueule. Forcément. Mon côté impulsif n'aide en rien, je saute aux conclusions, aveuglée par la jalousie mais pour l'instant, je ne réfléchis pas, je fonce dans le tas me laissant porter par cette vague dévastatrice qu'est la jalousie. J'ai toujours été possessive avec mes frères mais je n'ai jamais explosé de la sorte. Faut croire que la possessivité fusionnée avec l'amour rendait les choses bien pires. La preuve, même William qui tente de m'arrêter est un échec. Si tout à l'heure, il avait pu me calmer et me faire lâcher l'autre idiote, cette fois-ci, j'étais partie bien trop loin pour faire marche arrière. Estimant l'affaire réglée avec la conne, mon pétage de plomb se détourne sur William. « C'ça ! Fais l'innocent ! » Que je beugle, ne croyant pas une minute à son air d'ahuri qui comprend pas ce qui se passe. C'est pourtant clair ! En tout cas, pour moi. « Mais ouais, c'ça ! Ca avait l'air d'te faire vach'ment chier ! » Pour le coup, même pudique en effusion public, je m'en branle que les autres me regardent. Je ne réfléchis plus, je ne suis plus vraiment moi-même.

A New York, j'en avais croisé des gens qui s'engueulaient dans la rue, des nanas qui faisaient des crises de jalousie. Je les trouvais pathétiques et aujourd'hui, c'était à mon tour de passer à la casserole. Sauf qu'il y avait un point non indéniable : elles, elles étaient en couple avec la personne, moi, pas. Je n'avais aucun droit, aucune raison techniquement mais j'en étais plus à là. « Quoi ? N'importe quoi. J'suis pas jalouse » Piquée à vif, je détourne le regarde. William avait visé en pleine cible. « J'SUIS PAS JALOUSE » que je hurle, autant pour le convaincre que moi mais cette tentative est bien vaine. Qui goberait ça ? Sérieux ? Et lui ? Je l'engueulais comme n'importe quoi, il me rendait pas la pareille ? Je m'étonne qu'il ne m'envoie pas chier, qu'il me dise d'aller me faire foutre avec ma rage de femelle. « C'ça ! T'voulais p'être lui rouler une pelle à elle aussi au bon moment ! Bah ouais, l’occasion se présente alors pourquoi s'en priver. Rajouter une autre idiote à ton tableau d'chasse ! » Je ne savais que penser, une partie de moi croit William quand une autre partie de moi n'y croit pas un mot. Cette voix qui m'empêche de raisonner logiquement, cette voix forte de mes émotions qui sont en pleine ébullition. « Bah parfait ! Comme ça tout l'monde saura que c'moi qui a trouvé l'eau. J'leur roulerai des pelles à eux aussi quand ils viendront m'remercier ! » Ce que je venais de dire n'avait ni queue ni tête, ma cervelle le savait bien mais le cœur, lui, part en vrille. « Et dire que j'ai faillit t'avouer que j'ressentais des choses pour toi ! Quelle bonne chose qu'j'aie été coupé dans mon élan ! Quelle bonne chose ! » Enragée, mon flot de parole n'a aucune retenue et je me grille toute seule. Merde. Je marque un temps d'arrêt et recule. Là, je percute. Je me suis trahie comme une belle idiote. Ridicule, je le suis misérablement. Je recule bêtement et me détourne de William. Coupure immédiate. « Laisse béton ! Tout ça, toutes ces conneries, ces baisers à la con ! c'du n'importe quoi. Ca n'a aucune importance pour moi. Je m'en bats les couilles » Je ramasse ma bouteille au sol, avec elle, un peu de dignité, en tout cas, j'essaie et dégage sans demander mon reste, le bousculant au passage. J'ai honte et au fur à mesure que la colère disparaît à chacun de mes pas, la honte grandit de plus en plus. Quelle conne. Me donner en spectable. Avouer ce qui ne devait pas être avouer. Bordel. Je trouve refuge un peu plus loin dans la forêt, ressentant le besoin de m'isoler, de mettre de l'ordre dans mes pensées, dans mes émotions brouillons. La vie n'était déjà pas si facile que ça mais ajouté à ça les sentiments, ça devenait vite une vie de merde. Bien qu'elle l'était déjà.
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 28 Sep - 20:09



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    N'ayant jamais été très porté sur les relations amoureuses et les sentiments qui allaient avec, je n'étais pas bien certain de saisir ce qui arrivait à Amethyst. Elle réagissait très mal au fait que je n'avais pas repoussé une nana qui m'avait sauté au cou. Je n'avais pourtant rien fait de mal. Juste ça. Ce n'était pas comme si elle aussi je l'avais embrassé. Mais la gamine ne semblait pas prête à entendre raison. Elle m'emmerdait quand même ! Pas au point que je m'énerve vraiment. Mais quand même ! Mais tu m'emmerdes à la fin ! Si t'avais été à côté t'aurais entendu que j'lui disais de m'laisser tranquille ! Fallait que je fasse quoi pour lui faire entendre raison ? Que je la supplie de me croire ? Que je me mette à genoux devant elle et tout ça ? Non mais sérieusement, c'était chiant à la fin ! Je finis par émettre l'idée qu'elle était jalouse. Ca me scotchait complètement, parce que c'était la première fois que j'affrontais ça. Et puis parce que ça voulait dire qu'elle ressentait des sentiments pour moi. Du genre amoureux. Enfin, je pensais en tout cas ! J'étais un peu perdu là. Et si elle ne m'éclairait pas très vite, j'allais abandonner. Elle gueula un bon coup que non, elle n'était pas jalouse. Mais avec une telle réaction, difficile de croire autre chose ! J'oubliais maintenant d'être gêné par le fait qu'elle me faisait cette scène en publique. Parce que j'étais vraiment secoué. C'stupide. J'cherche pas à dresser un tableau d'chasse ou j'sais pas quoi ... Oh sans doute que vu comme j'avais tendance à rendre un peu trop service et tout ça, depuis le début de l'épidémie, j'aurais pu rattraper toutes ces années de retard durant lesquelles je ne fréquentais pas beaucoup de femmes. Mais ça ne m'intéressait pas du tout. Je n'avais jamais été très à l'aise avec les gonzesses. Parce qu'elles étaient vachement compliquées, pour commencer. Amethyst était justement en train de me le rappeler de la plus virulente des façons. Et elle continuait encore et encore, jusqu'à émettre d'aller rouler des pelles à ceux qui viendraient la remercier, maintenant que j'avais dis que c'était à elle qu'on devait la découverte de l'eau. Elle allait vraiment loin pour me faire chier là. Je portai une main à mon visage pour me pincer l'arrête du nez entre le pouce et l'index. J'l'ai pas embrassé bordel. T'as très bien vu ça ! Soupirai-je avec lassitude.

    Je laissai retomber ma main de devant mon visage pour pouvoir la regarder, quand elle reprit la parole. Pour des mots qui me laissèrent pantois, pour d'autres raisons cette fois. Je la regardais comme si je la voyais pour la première fois. Bah merde alors ! Je n'avais donc pas rêvé. Elle avait réellement été sur le point de m'avouer des sentiments. Du genre sentiments amoureux. Là, j'étais trop sur le cul pour pouvoir réagir. Et elle même semblait surprise d'avoir dit ces choses là. Je la regardais fixement, attendant la suite. Mais bien sûr, elle n'était pas ce que j'espérais. Elle n'assumait quand même pas ce qu'elle venait d'avouer sous le coup de la colère. Moi aussi j'aurais préféré entendre ça dans d'autres conditions. Mais ce qui était fait, était fait. Maintenant, je voulais qu'on en parle plus calmement. Sauf qu'elle prenait la fuite. Tout ça n'avait pas d'importance. Pas pour elle. Elle s'en foutait. Non, je ne pouvais pas le croire. Pas après tout ce qu'elle venait de dire et d'avouer. Je restai immobile alors qu'elle s'éloignait. Je la suivis du regard pour m'assurer qu'elle ne partait pas trop loin. Et puis pour pouvoir la rejoindre dans quelques minutes, quand elle serait un peu calmé. Je pris sur moi pour ne pas filer à sa suite trop rapidement. Et finalement, après quelques minutes, je pris la même direction qu'elle. Doucement, je m'assieds à côté d'elle, gardant quand même une distance raisonnable pour le cas où elle réagirait mal. C'est bon ? On peut parler calmement maint'nant ? Me risquai-je à balancer tranquillement. Je tournai le visage vers elle pour l'étudier du regard. J'te l'ai dis. Cette fille, j'm'en fous. J'l'ai pas poussé parce que si elle s'casse la gueule, elle s'brise en mille. Qu'est-ce que j'peux faire pour qu'tu m'crois ? J'aurais bien directement posé la question en ce qui concernait ses sentiments véritables pour moi. Mais je ne voulais pas prendre le risque de trop la brusquer ! C'baiser signifiait quelque chose pour moi. Et contrairement à toi, j'm'en fous pas ...

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 28 Sep - 22:07

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Pourquoi avait-il fallu que je découvre les prémices de l'amour maintenant ? Dans ce bordel apocalyptique ? Pourquoi avait-il fallu que je tombe amoureuse de William ? Pourquoi lui, pourquoi William ? Le mec, carrément une enigme. J'accuse le destin de vouloir continuer à me faire chier, à me faire languir dans une source de souffrance. Merde quoi. Oui, on le dit bien, le ridicule ne tue pas. Ca en est certain mais qu'est-ce-que je voudrais ! Ca m'avait jamais réussi de laisser mes émotions parler pour moi, de les laisser me guider. Des chevaux fous qui me mènent directement à ma perte. C'est pas censé être beau l'amour ? Être agréable ? Moi, j'ai plutôt l'impression que ça me change en grosse conne pathétique et ridicule de surcroît. Puis de toute façon, de ce que j'en connais moi, l'amour. Pfff. C'est pas les mecs qui se bousculaient en bas de chez moi, clairement pas, surtout avec les frères que j'avais. En face de moi, toujours étrangement calme, William s'explique, se justifie. Sa voix résonne mais je refuse de l'entendre, sûrement la jalousie, sûrement ma lubie stupide d'aimer avoir raison. Pourtant, sa voix, elle percute ma raison, la confronte et je peux que le croire. La jalousie, cette voix sordide, quelle force elle avait. A la limite de la parano. Merde quoi. Parce que, oui, il avait raison sur un point : je ne l'avais en aucun vu l'embrasser ou faire un geste qui laisserait y croire, je m'entêtais à le dire et l'hurler comme une bonne crétine. Connerie sur connerie, je lui avoue que je ressens des choses pour lui dans la fougue de la colère. En moi, les regrets se réveillent, piqûre douloureuse mais pourtant, en latence, une partie de moi se sent soulagée d'avoir enfin lâché le morceau, lâché ce poids trop de temps retenu en geôle. Son regard change de tout au tout, la surprise ancrée dans ses prunelles. Malgré ce sentiment de liberté éphémère, je prend la fuite lâchement, réfutant l'envie de lui faire face, de faire face à la situation. De m'expliquer. De continuer sur ma voie. Juste le fuir lui. A croire qu'on ne pouvait que se hurler dessus et s'envoyer paître, même pour lui avouer mes sentiments, je lui gueulais dessus. Le romantisme était mort en même temps que notre vie de tous les jours, faut croire. Lui dire d'une autre façon aurait peut-être été une idée plus judicieuse mais hélas, ça s'était passé comme ça. Tant pis.

Enfin loin de lui, de tout le monde, je me laisse glisser contre un arbre, laissant mes pensées se heurter entre elles. J'aurais dû dès le début retenir ses sentiments lorsqu'ils naissaient, les refuser, les oublier, j'en serais pas là aujourd'hui. Mais était-ce possible ? Ouais, de faire partir des sentiments ? J'en doute mais aujourd'hui était ainsi, il me fallait l'accepter, avaler la pilule. Sortant de mes pensées, j'entends les pas de William et l'observe s'asseoir à côté de moi. Bah merde alors. Il a les habitudes dures à perdre, même après une belle scène à la con. Il est maso ou quoi ? La honte me fait détourner la tête, m'empêchant de le regarder. Lui ? Parler ? Il voulait parler ? Mais il se passait quoi, là, bordel ? Je venais de passer dans un monde parallèle ?! Haussement d'épaules en toute réponse. Bien-sûr que je m'étais calmée, colère et jalousie déménagées, il me reste que la honte et ce sentiment d'avoir été monstrueusement ridicule. Mais maintenant, s'ajoutait à tout cela, l'appréhension et l'angoisse. Il voulait parler de quoi ?! Mes doigts se perdent dans mes lacets, jouent avec alors que je l'écoute parler. Bon, okay, il voulait parler de ma petite scène à la con. Et encore une fois, il s'explique, se justifie. « Toi, ça t'a jamais empêché d'me pousser comme une malpropre alors qu'je suis tout aussi maigrichonne qu'elle » Têtue, ouais, je faisais référence à toutes les fois où il m'avait jeté comme une banane pourrie dès que j'avais le malheur d'être trop collante. Bon, il faut l'avouer que ça faisait un moment qu'il ne l'avait pas fait. La dernière fois datait l'épisode dans la chambre froide, à la zone 51. Un bail quoi. « Que tu lui foutes une gifle en lui disant d'plus t'approcher » Que je balance comme réponse, le défiant du regard, bien que je sache qu'il ne le ferait pas. Y'a pas à chercher loin, je balance ça parce que je suis rien qu'une gamine qui faisait ses preuves en terme d'immaturité. Une insolente qui parle trop sans réfléchir. « J'déconne, c'bon. Ok, ok, j'te crois » Ma main esquisse un mouvement vague dans l'air, nonchalante. L'air de dire que je m'en fous mais ses explications ne tombent pas dans l'oreille d'une sourde et à bien y réfléchir, il dit la vérité. Surtout quand je refais défiler les images dans ma tête : j'ai sauté aux conclusions, bêtement mais ça, je ne l'avouerai pas. C'était elle la fautive, ouais. Je mordille la lèvre lorsqu'il reprend la parole. Le ciel va me tomber sur la gueule ou quoi ? Il se passe quoi, là ? William voulait causer de ce baiser ? De ce que je venais de lui lâcher comme une bombe ? Première fois que j'entends William parler de quelque chose qui semblait signifier quelque chose pour lui, le toucher personnellement. Je tombe des nues, littéralement. Surtout à l'entendre dire qu'il ne s'enfout pas. Oh bah merde. Ne me dis pas qu'il se pourrait … qu'il y avait des chances que mes sentiments soient réciproques ? Oh merde. Merde. Merde. Je me tourne vers lui, les yeux en soucoupes, comme foudroyée par la foudre. J'arrête mon petit jeu où je feins de m'enfoutre « Attends … attends là. Quoi ? » Mon index se pointe vers lui puis vers moi, interloquée. Dans ma tête, les images de nous défilent, des souvenirs de complicité, de rapprochements, tous ses mots qui avaient été dit dont ceux qu'il m'avait balancé des heures plus tôt. Que j'étais sa raison de continuer. Puis notre baiser qu'il avait initié lui-même ... OH BAH MERDE. Est-ce que ça signifie que je pense ? Je me trompais pas ? Ma main se porte à ma bouche, stupéfaite. « Oh bah merde ... T'es sérieux, là, William ? Non parce qu'j'sais pas si j'comprend bien c'que t'essaie d'me faire comprendre » Et voilà encore à passer pour une demeurée mais il me fallait en être sûre, en être certaine. L'émotion me poussait à parler d'une façon bordélique, usant de métaphore pour aller au but. Incapable de lui demander franco s'il ressentait quelque chose pour moi. « Toi aussi … tu ? … Fin t'vois quoi » Maintenant je jouais aux devinettes. Si quelque instant plutôt, je venais de lui gueuler que je ressentais des choses pour lui, là, j'étais tout bonnement incapable de prononcer le mot ressentir, aimer ou tout ce qui y ressemble. J'attrape un pan de sa veste pour l'empêcher de se défiler. Je sais très bien que c'est pas son genre de parler, surtout de sentiments mais je voulais entendre sa réponse. Aucune envie qu'il se défile après ce qu'il venait de lâcher. Maintenant qu'on avait mis les pieds dans le plat, autant en finir. Et j'allais certainement pas le laisser s'en sortir comme ça. C'est mal me connaître.
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mar 29 Sep - 22:16



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    Dans une autre situation, il est certain que je me serais à mon tour énervé et que je l'aurais bien remise à sa place. parce que je détestais qu'elle me parle sur ce ton et parce que j'avais le bon caractère pour ne pas m'entendre avec elle. Ce n'était pas pour rien qu'on passait notre temps à se chamailler tous les deux ! Oui mais voilà. Le fait qu'elle puisse être jalouse, signifiait qu'elle éprouvait des sentiments pour moi. Donc, je n'avais pas de vraie raison de m'énerver. Bon, ok, je n'étais pas franchement friand de scène de ce genre devant tout le monde ! Mais la raison de sa colère me faisait douter et me filait quelques pensées bien plaisantes quand même. Elle était peut-être amoureuse de moi. Cette pensée fit battre mon coeur bien plus vite ! Mais il fallait que je garde les pieds sur terre quand même et ne me mette pas trop ces trucs là en tête. Ca risquait de faire vraiment très mal s'il s'avérait que ce n'était pas ça du tout. Au moins, je parvins à rester calme et maître de mes émotions. Assez pour pouvoir la rejoindre quelques minutes après, pour tenter de mettre les choses à plat. Ce n'était pas du tout dans mes habitudes, j'en conviens. Et je comprendrais tout à fait qu'elle puisse en être très surprise et même avoir quelques doutes. Mais j'étais des plus sincères dans ma démarche. Pour que moi je fasse tout ça, c'était bien que la chose dont il était question, devait me tenir à coeur. Ca, il fallait bien qu'elle le comprenne ! Je m'agaçai un peu de la voir ne pas me prêter vraiment attention. Ni à moi, ni ce que je racontais. Apparemment, ses chaussures à la con l'intéressaient plus que moi ! Bon, stop, zen. Ce n'était sans doute qu'une façon pour elle de garder son petit air détaché. Depuis le temps, je la connaissais assez pour savoir que c'était tout à fait normal chez elle. Alors je ne devais pas plus mal le prendre que d'habitude ! Ouais ben toi j'sais qu'tu peux t'défendre et me rendre la pareille si ça t'chante. Lui fis-je remarquer avec évidence. Quand même, elle ne pouvait pas se comparer à cette nana, si ? C'était bien ce qu'elle faisait à vrai dire. Je lui demandais alors ce qu'elle voulait que je fasse à la place. Sa réponse me fit froncer les sourcils. Heureusement qu'elle assura bien vite dans la foulée, qu'elle plaisantait. Ouais, j'osais espérer quand même. J'crois qu'tu t'es un peu chargée de lui dire de plus approcher ... Et j'étais à peu près certain qu'elle n'allait plus trop s'y risquer. Et ce n'était pas moi qui m'en plaindrais !

    Je pris ensuite tout mon courage à deux mains pour aborder LE sujet qui m'intéressait le plus. Celui là même qui m'avait poussé à revenir près d'elle malgré sa colère et sa petite scène. Le fameux baiser. Celui qui m'avait laissé un goût de trop peu sur les lèvres. Celui qui m'avait tout chamboulé, comme jamais ça ne m'était arrivé. Si jusque là je l'étudiais du regard avec grande attention, je détournai bien vite les yeux quand elle tourna elle même la tête vers moi. Elle avait l'air carrément choquée. Ce que je ne pouvais que comprendre bien sûr. mais quand même, elle aurait pu prendre sur elle pour ne pas trop le montrer ! J'étais affreusement gêné déjà avant ça. Mais alors maintenant, c'était de la torture ! Du coin de l'oeil, je la vis me désigner du doigt, puis se désigner elle même. C'bon m'force pas à répéter. Grommelai-je avec un agacement évident. Encore un peu et j'en aurais rougit là ! Et quand elle reprit la parole, je poussai un soupir parfaitement audible et croisai les bras sur mon torse, regard toujours résolument détourné d'elle. J'étais patient et tout ça, mais fallait pas trop abuser quand même ! Là elle recommençait à me taper sur le système. Ca me coûtait de dire des trucs pareils, pourquoi tourner autour du pot ? Elle savait très bien ce que j'avais voulu dire, merde ! Je lui lançai quand même un regard noir, sans rien répondre. Si j'étais sérieux ? Parce que j'avais l'air de plaisanter peut-être !? "Moi aussi" ? J'aimais déjà un peu mieux ça. Ca remettait sur le tapis le fait qu'elle éprouvait, également, des choses pour moi. C'était pas mal rassurant quand même ! J'allais répondre quand elle m'attrapa par les pans de ma veste. Je lui lançai un regard interloqué. Elle avait peur que je me défile ? Ok, je pouvais tout à fait comprendre cette crainte. Au fond de moi, j'avais envie de prendre la fuite. Mais cette fois, je ne le ferais pas ! Ouais. Ben faut croire qu'ouais ... Marmonnai-je en évitant de nouveau très soigneusement son regard. J'étais lâche quand il était question de sentiment. Toujours ! Je parvins quand même à la regarder de nouveau. J'sais pas faire ces trucs là. M'force pas à l'dire ... En tout cas, pas le premier. Si elle le disait d'abord, ça se discutait ... Oui ok, je grattais un peu. Mais j'avais toujours une crainte au fond de moi, que je sois en train de me planter lourdement. Tout simplement parce que ça me paraissait tout à fait impossible qu'Amethyst puisse être amoureux d'un gros balourd comme moi. Ok j'avais quelques qualités. Surtout quand il était question de survie. Mais ça s'arrêtait là !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 30 Sep - 10:49

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Je me déride un tantinet lorsqu'il me sort que je peux me défendre et me rendre la pareille si je voulais. C'est pas faux en soi, je ne suis pas Mademoiselle muscle avec ma peau sur les os mais mon sale caractère fait office d'attaque, c'est certain. Puis, plus que ça, j'étais assez flattée qu'il me compare à l'autre conne en insinuant que moi, j'avais assez de couille pour lui renvoyer la pareille. Moi qui avait tout le temps eu l'impression d'être inutile, me faisant protégée par William comme une gosse. D'autres femmes étaient bien plus badass que moi, d'autres avaient réussis à survivre comme des guerrières, quand moi, je ne serais plus là sans mes frères, sans William. Je renifle fièrement comme le ferait les voyous des rues de New York quand ils faisaient leurs fiers lorsqu'il me dit que je m'étais déjà occupée de lui dire de dégager pour ne plus revenir. Eh. Je suis peut-être chétive mais j'ai une grande gueule et un caractère de merde. Puis elle m'avait cherché, puis elle avait touché à ce qu'il ne fallait pas. « J'espère pour sa gueule qu'elle s'y tiendra » Si elle osait s'y re-frotter, c'est ma gauche qu'elle se prendra dans la gueule, parole de Bartholomew. L'ambiance change du tout au tout, prend une teinte intimiste, une teinte qui a l'effet d'un camion en pleine figure tant la mâchoire m'en tombe. Je ne m'en remets toujours pas. Mon étonnement était tel qu'il m'était impossible de le dissimuler sous une couche de glace, sous l'éternel jeu que j'aime : feindre l'indifférence, le détachement. Sa façon de détourner la tête et les yeux, sa façon de me fuir, sa façon d'être gêné étaient un peu déjà comme s'il m'avait répéter sa phrase mais de façon silencieuse. Langage verbale. Bien entendu, il reprend du poil de la bête en me lançant un regard noir et croisant ses bras sur son torse quand je lui demande s'il est sérieux. Quand je disais qu'on ne pouvait rien se dire sans finir par grogner ou s'agacer. Même dans une situation pareille. Décidément, il nous manquait une case à tous les deux, oui, à moi aussi, parce que je ne peux m'empêcher de lui répondre « Ca va ! Pas b'soin d'faire ton molosse. T'sais où t'peux t'le carrer ton regard noir » Ma main saisit  sa veste, le retenant mollement mais s'il lui prenait la mauvaise idée de se tirer, je serrerai ma poigne sans hésiter. La fuite n'était pas une option du tout. Si j'avais mis les pieds dans le plat, ce n'était pas tout seule, non, il m'accompagnerait. J'étais tout à fait sérieuse jusqu'à qu'il marmonne. Là. Impossible d'empêcher ce sourire qui fend mes lèvres. Il venait de dire que ouais, lui aussi, ressentait des choses pour moi, la gamine, la pisseuse. Putain, il venait de le dire. Dès lors, mon cœur se met à battre à la chamade, tout s'agite en moi, j'en oublie presque l'apocalypse. Truc de dingue ! S'il pouvait arrêter de me fuir, merde. Les mains incertaines, tremblante d'hésitation, j'attrape son visage en douceur pour ne pas le brusquer et le force à me faire face. « T'sais pas faire ces trucs là ou bien t'veux pas l'dire parce qu't'assume pas ? C'est l'âge, c'ça ? » Je penche mon visage pour mieux immerger mon regard dans le sien. Dans ma voix, plus aucune colère, pas une once de rancoeur, juste de la douceur.

Parce que, oui, sous mes airs de sale teigne, je pouvais en faire preuve. Je soupire puis secoue la tête, je le vois bien, c'est un calvaire pour lui de parler de tout ça, de ses sentiments. Si pour moi, ce n'est pas chose facile, j'imagine pour lui. William, cet ours bourru. Je tente de lui offrir un sourire rassurant ou du moins, du mieux que je peux et caresse sa joue, compatissante. « Bon … c'pas grave. Si t'veux, on en parle plus, c'pas grave William. J'suis contente que t'aie fait l'effort de venir me parler … Merci » Il venait quand même de faire l'effort de m'avouer à sa façon la réciprocité de mes sentiments, de m'avouer, que lui aussi, ressentait des choses pour moi. Ce n'était pas rien pour lui, j'en était sûre. Chaque chose en son temps, je voulais pas le brusquer davantage et le braquer. Je n'y gagnerai rien, rien du tout, si ce n'est le dégoûter et lui donner envie de m'éviter. L'envie de l'embrasser me prend mais une pudeur sortant de je ne sais où me retient. Sans l'émotion, la fougue suivant un moment de panique, mon courage s'envole. L'appréhension me freine, m'emprisonne. Je pouvais me le permettre ou pas ? Pouvais-je l'embrasser après ce qu'on venait de se dire ? Mon cœur me dit que oui mais ma tête ... ma tête flippe. Mon regard se noie dans le sien, me laissant dans ma réflexion de si je l'embrasse ou pas, ma main, comme automatisée glisse dans ses cheveux, le caressant avec douceur. Jamais réellement je n'avais eu de gestes aussi tendres avec lui mais après les efforts qu'il venait de m'offrir, il le méritait bien. Pour toutes les saloperies que j'avais pu lui balancer, les gifles, les insultes, je pouvais bien offrir quelque chose aujourd'hui. Lentement, mon corps s'accole au sien, s'encastre au sien, se laissant porter par mes sentiments envers William. Mon visage se rapproche du sien doucement et finalement, mes lèvres se posent sur les siennes. Ce baiser n'a en rien à voir avec ceux d'avant, eux, poussés par la folie du moment, l'impulsivité d'un moment. Ce baiser est différent ; réfléchi, posé et tendre. Juste intentionnel. Juste la somme de notre équation bancale. Juste une suite logique de nos sentiments enfin percés à jour, bien que leurs intensités ne soient pas exposés mais pour l'instant, ce n'est pas ce qui compte. Pour une fois, j'abaisse mes barrages, mets de côté ma fierté et mon orgueil. Ca aide sûrement pour ce qui suit, ouais sûrement. Je me recule légèrement, juste pour briser temporairement notre baiser. « T'es vraiment un con parfois mais … je t'aime » Bon, faut croire que je suis pas douée pour les déclarations, faut croire que je n'arrive pas à mettre ma connerie de côté mais voilà, je le dis, je l'avoue. Tout simplement parce que j'ai envie de le dire. Parce que j'estime qu'il le mérite. Parce que c'est William. Parce que je l'aime. Tout simplement. Et demain, je ne sais pas demain ce qui peut bien se passer. Au moins, je l'aurais dit. Au moins une fois. Et ça, c'est bien tout ce que je peux lui offrir de moi en ce monde de dèche. Deux mots. Deux mots simples mais qui sont sincères. Pensés. Ressentis amplement. Parce que le romantisme, j'y suis nulle. Parce que ma connerie traine toujours quelque part, je ne peux m'empêcher de rajouter « J'espère bien qu'ça tombe pas dans l'oreille d'un sourd et qu't'en profite bien. J'le répèterai pas tous les jours ! » Qu'importe s'il me retourne le geste, peu importe. Il le fera quand il le sentira. Et puis voilà.
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 30 Sep - 21:18



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    You'll find me in the shallows.


    Maintenant que j'étais bien certain de sa jalousie, je devais bien admettre que ça me plaisait beaucoup plus. C'était un très bon signe en même temps. Depuis le temps que j'éprouvais des sentiments pour elle en me persuadant du fait que ça ne serait jamais partagé. Je souffrais stupidement en silence en fin de compte. Et apparemment, c'était son cas aussi, si elle éprouvait ça pour moi depuis quelques temps déjà. J'eus une ébauche de sourire quand elle montra l'étendu de son sale caractère. Tout simplement en mentionnant de nouveau cette nana qu'elle avait sacrément remise à sa place et bien rejetée comme il fallait. Bon sang ce qu'elle pouvait me plaire quand elle se montrait si jalouse. Ouais, confession que je me faisais à moi même mais que je ne risquais pas de lui avouer à elle ! J'avais déjà bien du mal à lui dire haut et fort que je ressentais vraiment point de vu sentiments, pour elle. Fallait pas trop pousser non plus ! Je tentai quand même un peu d'avouer que ouais, j'éprouvais de sacrés trucs pour elle. Mais comme elle pouvait le constater par elle même, ça ne sortait pas très facilement, pas de façon très naturelle. Il fallait vraiment que je me force, ce n'était pas simple. Et ça me gênait grave ! Au point de me rendre encore un peu plus irritable. Comme si je ne l'étais pas déjà suffisamment en temps normal tiens ! Pire qu'une gonzesse en pleine ovulation par moment ! Mais c'toi qui m'gonfle là ! M'agaçai d'ailleurs quand elle m'ordonna de "ne pas faire mon molosse". Pff, juste pour me faire chier voilà tout ! Et quand elle m'empoigna par les pans de ma veste, je lui lançai un très bref regard. Je craignais la suite. Et je finis par lui faire remarquer que tout ça, je savais pas faire. Sa réaction me prit de court. Plutôt que de se payer ma gueule ou de s'agacer ou d'être hyper gênée comme moi je l'étais, elle prit mon visage entre ses mains, avec une étonnante et très agréable douceur. Et en plus, un immense sourire tiraient ses joues vers le haut. Bah dis donc ! A croire que je lui avais carrément dit que ouais, j'étais amoureux d'elle. C'était pourtant pas le cas. Ou bien les mots m'avaient échappé ? Non quand même, je m'en souviendrais. Je n'étais pas encore sénile, qu'on se le dise ! J'essayais d'éviter son regard, mais vu qu'elle me tenait bien fermement le visage, c'était impossible. A moins de faire un truc très bizarre avec mes yeux. Mais là, ouais non, pas possible. Elle visa à moitié juste en plus. Ouais, j'étais gêné par notre différence d'âge. Ce n'était pas que je n'assumais pas. Mais j'avais un peu peur de ce que pourraient penser les autres. J'sais pas faire. Avouai-je très sérieusement. A vrai dire, je ne l'avais tout simplement jamais fait ! Dire je t'aime ? Non, jamais de la vie. Et ouais, la différence d'âge m'pose un problème. Autant tout lui déballer maintenant plutôt que de tourner autour du pot et lâcher les info trop tard et au compte gouttes !

    Elle continuait de me surprendre. Maintenant, en affichant un petit sourire et en m'offrant une caresse légère sur la joue. Sérieusement, je ne la reconnaissais plus. Mais pour le coup, d'une façon positive ! C'était tout à fait plaisant ce genre de petit geste là. Est-ce que j'aurais droit à ça désormais ? Et en plus, elle me fit la proposition de ne plus en parler, avant de me remercier également. Bah putain, elle m'épatait ! Je me contentai finalement d'un petit hochement positif de tête, le regard planté dans le sien. Cette fois ci, je ne faisais même plus mine de vouloir éviter ses yeux. L'échange silencieux entre nous, dura une éternité. Et pourtant j'étais bien là. Ca ne me dérangeait pas du tout d'affronter son regard. Il y avait tellement de trucs qui passaient en cet instant. Et j'adorais ça. Ca marquait une nette évolution dans notre relation. Qui n'était qu'à son début encore, c'est vrai. Mais c'était quelque chose quand même ! Et je sentais bien l'avenir du coup. Je ne fus pas surpris qu'elle se rapproche lentement de moi. C'était, de toute évidence, la suite logique des choses. Comme ses lèvres qui se moulèrent sur les miennes pour un baiser plein de douceur et de promesses. Cette fois, ce n'était pas un baiser sous le coup de la colère, carrément irréfléchis. Au contraire. C'était une conclusion à ce que nous venions de nous avouer. Et c'était ... Incroyable ! Quand elle retira ses lèvres des miennes, j'étais à bout de souffle. pas que ce baiser m'avait demandé de rentrer en apnée pendant de longues minutes. Mais il m'avait mit sans dessus dessous. J'en avais le coeur qui tambourinait furieusement dans la cage thoracique là. Je me figeai à sa déclaration pour le moins ... Particulière. Je la regardais fixement, tentant de rassembler tout mon foutu courage pour lui dire également ces trois putains de mots. Ce n'était pourtant pas compliqué. Juste trois petits mots collés bout à bout, qui formaient une phrase courte mais efficace. Trois petits mots qui signifiaient tellement. A moi, ils venaient de me faire un effet carrément dingue. Je ne doutais pas qu'il en irait de même pour elle. Mais putain que c'était dur d'ouvrir la bouche pour dire ça ! Quand elle reprit la parole pour me balancer la suite, je me déridai. Un rire m'échappa même. Ah ce con de rire qui me surprit moi même. Ca sonnait bizarre à mes oreilles. C'était quand la dernière fois que j'avais ris ? Sans aucun doute, une éternité ! T'sais, t'étais pas obligée d'balancer une insulte dans la foulée hein. Franch'ment quelle emmerdeuse. Je ronchonnais pour la forme. Mais je continuais d'afficher un petit sourire amusé que je ne parvenais tout simplement pas à effacer. En tout cas, j'espérais qu'elle n'attendait pas de moi que je lui dise la même chose en retour. Parce que j'en étais incapable pour l'instant. Avec toi au moins, on évite la mièvrerie ... je pinçai les lèvres en levant les yeux au ciel. Comme si ça me posait vraiment problème, tiens ! On r'joint les autres ? J'crois qu'on doit finir d'protéger le campement. Sans vraiment attendre de réponse de sa part, je me levai et tendis une main vers elle pour l'aider à en faire de même. Ce n'était pas que je voulais mettre prématurément fin à nos petits échanges et tout ça. Mais j'avais peur qu'elle n'attende de moi que je lui dise que je l'aimais. Même si elle le savait déjà. Ou le devinait du moins !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Jeu 1 Oct - 5:49

Amethyst ∞ William
Let the water rise,
Let the ground crack.
Let me fall inside,
Je n'aurais jamais cru qu'un tel moment me serait arrivé. Là. En plein apocalypse. Je n'aurais jamais cru que je tomberais amoureuse quand tout tombe ruine, j'aurais envoyé chier la personne qui m'aurait prédit que cet amour se dirigerait vers William. Je n'aurais surtout jamais cru qu'un moment aussi poignant, aussi fort nous arrive à William et moi. Nous. Eternel duo à s'en foutre plein la face. Nous. Eternelle guerre à se heurter le plus à l'autre, à se confronter inlassablement. Lui. L'extrême opposé de moi, comme il peut être comme moi parfois. Comme maintenant à m'éviter conscieusement, suintant de gêne. Il me dit, m'avoue même qu'il ne sait pas faire et que notre différence d'âge lui pose un problème. Ca, pour le coup, je l'avais bien deviné. Ca,  pour ma part, je m'en fichais carrément. Au point où le monde se trouve, qu'est ce qu'on pouvait bien en avoir à faire de ça ? Mais pour lui, apparemment, ça avait l'air de sacrement le travailler et le retenir. Sûrement pour ça qu'il m'avoue pas texto ses sentiments, qu'il se contente juste de me les faire deviner à demi-mot. A ce moment précis, ça me suffit. A ce moment précis, j'arrive à m'en satisfaire, trop bien heureuse d'apprendre que mes sentiments sont réciproques ou du moins un tantinet. Trop bien heureuse de deviner ce que je n'espérais plus. Lui aussi. Comme moi. Bien entendu, je sais très bien l'étendu de mes sentiments, je sais très bien que moi, j'en suis amoureuse. Raide dingue même si mes agissements ne le montrent peut-être pas avec toute la justesse possible. Quant à lui, je ne savais pas trop où il en était. S'il était au stade de béguin, d'attirance ou je ne sais quoi. Je mets de côté mes envies et besoin d'être rassurée, de savoir tout simplement. Bien que, franchement, j'ai envie de savoir, j'ai envie de lui arracher les vers du nez, de le forcer à me parler mais je vois bien qu'il bute. Quand, enfin, je lui propose de ne plus en parler, je le sens se détendre, ne fuyant plus mon regard. Eh bah. Pourtant, c'était lui qui était venu me voir, lui qui avait enclenché le dialogue et maintenant, eh bien je me retrouvais sur ma faim. Mes efforts sont surhumains pour ne pas continuer le dialogue, j'espère qu'il le sait. C'est pour lui que je ronge mon frein.

Quand notre baiser rempli de tendresse prend fin, j'ai l'espoir qu'il me retourne ce que je lui ai confessé à ma manière. Je me mets à espérer mais rien. Rien du tout. Déception dans le cœur, je soupire. Eh ouais. Coeur qui soupire n'a pas ce qu'il désire. Bon fallait pas non plus que je demande la lune, après tout, nous parlons bien de William. « Non seul'ment j'me tape un vent mais en plus j'suis une emmerdeuse ! J'te signale qu'je viens d'être super sympa. T'pourrais au moins l'reconnaître, tête d'noeud » Que je lui répond, lui donnant un coup de coude. J'étais mi-figue mi-raisin, le taquinant un peu même si une partie de moi le pensait réellement. Je venais bel et bien de me prendre un vent mais pour le coup, je n'arrive pas à m'énerver ou quoi. Je savais qu'il avait quelque chose pour moi, chose inespérée et malgré son silence, ça me remplissait de joie. Puis, il venait de rire, DE RIRE ! William, se marrer ? C'est aussi rare que la bouffe ces derniers temps. « Ravie d'te faire rire écoute, hein ! » Où s'est barré ma susceptibilté ? Loin. Sûrement chassée par ce sourire amusé qui ne disparaît pas de son visage. Je dois l'admettre, j'aime le voir ainsi, j'aime son sourire si rare. « C'le romantisme de la fin du monde. Quoiqu'au fond, j'suis sûre que t'aurais préféré un fond de violon, des bougies et des pétales de roses partout. T'es du genre fleur bleue sous tes airs d'grognon » Je me prive pas pour le taquiner, c'est une habitude. Amoureuse ou pas, il allait pas croire que ça changerait. Si je faisais des efforts pour ne pas poser des questions, le brusquer ou lui tirer les vers du nez, je n'ai jamais promis de ne pas le taquiner. De ne pas me payer sa tête. « Quoi ? T'as peur qu'j'te saute dessus ? Une vraie sainte-ni-touche ! » J'empoigne sa main pour me relever, ne manquant pas d'en profiter pour me coller plus qu'il n'en faut de lui. Oui, je prend un malin plaisir à le taquiner mais je suis de bonne humeur, je suis carrément de bonne humeur. Bien entendu, je ne lui sauterai pas dessus, pas mon genre et surtout pas l'expérience du tout. J'en étais amoureuse mais de là à passer à l'acte, y'avait un grand fossé. Je suis imberbe de toute expérience sexuelle alors sauter le pas était une source d'angoisse mais ça, je ne le lui dirais jamais, fierté oblige. Façon … on en est pas encore à là. Vraiment pas. Si, aujourd'hui, j'avais deviné qu'il ressentait des choses pour moi, le faite qu'il puisse avoir envie de moi était une chose dont je doutais royalement. Déjà, il stressait pour notre différence d'âge alors faire la chose. Bref, je chasse ses idées hors de mes pensées, au risque de paniquer comme une idiote d'une situation qui n'est pas là et qui n'arrivera sûrement jamais. Se dirigeant vers les autres, je marche près de lui, lui imposant mon bras autour du sien, bras que je retirerai quand on sera à porté de vue des autres. « Maint'nant, j'vois qui de nous deux a plus d'couilles » Une remarque l'air de rien mais faisant bel et bien écho à son silence de tantôt. Oui, j'en avais pas fini mais ça, il devait bien le savoir me connaissant. « T'as du pot pour aujourd'hui mais t'me connais. T'es pas tiré d'affaire ! » Je triomphe mais au fond, ce silence n'en est pas moins angoissant. Et si demain, il décidait de réfuter ce qui naissait en lui ? Ouais. S'il décidait qu'on soit juste ami et rien d'autre. S'il décidait de prendre de la distance par rapport à moi ? De s'éloigner de moi. Oh l'angoisse. « Perso, j'en ai rien à foutre d'la différence d'âge. Ca devrait pas être un problème ! » Je me tente quand même à la discussion, tenter de le dissuader éventuellement de faire marche arrière et décider que notre différence d'âge nous permettait pas d'éprouver des choses l'un pour l'autre.  
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You'll find me in the shallows (TERMINE)

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