You'll find me in the shallows (TERMINE) - Page 2
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You'll find me in the shallows (TERMINE)

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Jeu 1 Oct - 22:21



    AMETHYST & WILLIAM

    You'll find me in the shallows.


    Du haut de mes quarante trois ans, j'étais amoureux pour la première fois de ma vie. Ca pouvait sembler insensé et pourtant, c'était la pure vérité. Et le pire de l'histoire, c'est que mes sentiments se tournaient vers une merdeuse qui n'avait qu'une petite vingtaine d'années. Si j'avais eus le choix ça aurait sans doute été un peu différent. Mais qu'on se le dise, je n'avais pas eus le choix du tout. Ca s'était juste imposé à moi. Et maintenant, j'étais perdu et incapable de savoir que faire. Je n'étais pas habitué. Bon à être perdu, si un peu quand même. Et ne pas trop parvenir à réfléchir, également. Mais faire face à des sentiments amoureux ... Ben non, ça je savais pas faire. Du coup, je n'arrivais même pas à lui retourner ces trois fameux petits mots qui, je le savais, lui auraient pourtant tellement plu ! Aucun doute qu'elle espérait les entendre. Mais c'était vraiment trop dur pour moi. Pour l'instant en tout cas. J'espérais qu'elle ne m'en voulait pas trop. Pour le moment, elle faisait mine de rien. Alors moi, je faisais mine de ne pas m'en faire pour le fil de ses pensées. Même après le tendre baiser incroyablement plaisant que nous échangeâmes, je ne fus pas en mesure de lui souffler ce qu'elle attendait forcément. D'ailleurs, elle fit part de ce fameux "vent". Je savais qu'elle parlait de ça. Du fait que je ne lui avais pas encore apporté de réponse claire. Que je n'avais pas répondu à son "je t'aime". Un "je t'aime" très stylisé et à sa façon d'ailleurs ! En même temps, un truc trop mielleux m'aurait forcément fait flipper. Parce que je détestais la niaiserie. Et que j'étais certain qu'elle ne pouvait elle même pas en faire preuve ! Du moins, je l'espérais ! Comme j'espérais fortement que l'évolution de notre relation, n'allait pas la pousser à devenir mièvre et tout ça. Sympa ? Toi ? J'vois pas non. Rétorquai-je en affichant une expression de sincère surprise. Non, on ne pouvait quand même pas dire qu'elle avait été sympa là. Si ? Franchement, je ne savais pas. Mais elle avait fait un plus grand pas en avant que moi, ça c'était un fait indéniable. Elle était beaucoup plus courageuse quand il était question de ... de ce genre de truc là. De sentiments et tout ça. Bref, ce n'était pas pour autant que je la qualifierais de "sympa". Bref, tout ça était tellement étrange et amusant, que je ne pu m'empêcher de rire un peu. Ce qui ne m'arrivait pour ainsi dire jamais. Mais là pour le coup, c'était plus fort que moi. Et elle ne manqua évidement pas de remarquer ça. Que j'étais en train de rire. Moi, William ! T'es drôle parfois. Mais l'plus souvent, c'est à ton insu qu'tu l'es ! Rétorquai-je sans me départir tout de suite de mon léger sourire amusé. Elle m'amusa encore en faisant mine de m'imaginer romantique comme pas deux. J'espérais qu'elle plaisantait en disant des trucs pareils. Qu'elle ne s'imaginait pas que c'était vrai !

    Ouais c'ça ouais. C'plus un truc que les gamines d'ton âge adorent. Rétorquai-je. "C'est c'lui qui dit qu'y est" non ? Et puis je me levai en tendant une main vers elle pour l'aider à en faire de même. Une fois tous les deux sur nos pieds, je lui lançai un regard agacé pour sa petite répartie. Même si elle me tourmenta un peu en se collant à moi comme ça. T'es sûre qu'c'est pas plutôt pour toi que j'm'inquiète ? Ouais. J'étais qu'un homme après tout. Qui n'avait pas eut de rapport sexuel depuis une éternité. Soit, la faim, la fatigue et tout le reste, coupait un peu l'envie. Mais je venais de l'embrasser à plusieurs reprises, de l'avoir dans mes bras, d'être à l'écart en sa compagnie ... Difficile de ne pas éprouver une once de désir pour elle. Elle s'empara finalement de mon bras pour rejoindre le reste du groupe. Je fronçai les sourcils à sa répartie et tournai un regard incertain vers elle. Je ne trouvai rien à redire pourtant. Pas là, pas comme ça. Je m'arrêtai pour de bon quand elle reprit la parole pour me faire entendre qu'elle n'en avait pas terminé avec moi. Elle allait faire quoi au juste pour me faire lâcher le morceau ? Me harceler ? Me tourner autour ? Me faire des sous entendus à tout bout de champ et même devant tout le monde ? Pourquoi tu fais ça Amethyst ? C'quoi le problème encore ? Ouais, que je comprenne quand même. Si elle avait des peurs ou des doutes en ce qui concernait mes sentiments, qu'elle le dise tout de suite. Tu doutes de c'que je pourrais ressentir pour toi ? T'crois vraiment que j'aurais fais tout ça si moi j'étais pas sûr ? Elle pensait vraiment que j'avais assez de courage et de confiance en moi même, pour lui rendre cash ses confessions ? Oui j'étais amoureux d'elle. Mais non, je ne me sentais pas encore le courage de le lui dire véritablement. je le pensais très fort, c'était pas assez pour le moment ? C'est vrai, on d'vrait s'en foutre de la différence d'âge ... Mais on a plus d'vingt ans d'différence. J'pourrais être ton père ... S'il n'avait été question "que" de quinze ans à la rigueur ... Mais là non. Vingt ans au bas mot. J'avais tellement vécu et elle si peu !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Ven 2 Oct - 10:17

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J'évitais le sujet pour y revenir avant de fuir pour y retourner comme un bourrin. Le problème, c'est que je ne pouvais m'empêcher de lui faire du rentre dedans, empêcher mes doutes déguisés en taquinerie de sortir. Je voulais savoir, en être sûre quand une autre partie de moi arrivait à se satisfaire du peu qu'il venait de lâcher en énigme. Car oui, c'est ce qui venait de se passer. Lui qui parle en bribe de phrase mystérieuse et moi qui fait le lien, qui fait le pont entre nous. Je lui ai mâché le travail et en plus de ça, je venais d'exposer en plein jour mes sentiments les plus sincères. Même après ça, il n'arrivait tout bonnement pas à avouer que j'avais été sympa, une mine de surprise sur le visage. Ok, j'ai un caractère de merde. Ok, j'ai l'insulte facile. Ok, je suis une grosse insolente doublée d'une chieuse attitude bien évidente mais de là à être autant surpris de mon attitude d'il y a quelque minutes. Bon … d'un côté, je pouvais le lui accorder, je n'étais pas la plus expressive en terme de tendresse mais il m'était déjà arrivé de lui témoigner quelque geste d'affection. Peut-être étaient-ils trop planqué sous une couche de nonchalance, peut-être bien. « Pfff. J'sais pas c'qu'il te faut de plus. Et c'moi la capricieuse pfff ! » De mon point de vue, j'avais été sympa. Lui caresser les cheveux, l'embrasser, lui avouer mes sentiments, certes, à ma manière, c'était être bien plus que sympa, non ? Rha. Je secoue la tête en levant les yeux au ciel face à son sourire amusé, il se payait ma tête là ? Pff. Je grimace en bougeant ma main comme si elle était une marionnette, l'imitant de façon caricatural. « Bla bla bla blaaaaa » Immaturité quand tu nous tiens. Et là, sans attendre, il me renvoit l'ascenseur, usant de sa belle répartie pour contrecarrer mes piques ironiques. Je fais mine d'enfoncer un doigt dans ma gorge pour vomir alors qu'il me balance que les trucs fleurs bleues, c'est un truc de gamine de mon âge. C'est l'hôpital qui se fout de la charité, là ! Parce que celui qui est amoureux d'une gamine, c'est lui. HA ! Mais ça, je le dis pas, je le garde pour moi. Déjà que notre écart d'âge lui pose problème alors si je commence à le titiller sur le sujet, je pense pas que ça passera. « J'suis différente, moi ! La preuve, t'me supporte bien plus facilement qu'les autres gamines qu'on a croisé » Et toc ! Ca, c'était vrai !

Par contre, à la suite de sa contre-attaque, je ferme bien ma gueule, mais direct. Je déglutis difficilement et détourne le regard de la façon la plus naturelle qui m'est possible. Aucune envie qu'il triomphe et qu'il sache qu'il avait tapé juste dans mes failles en me demandant de façon rhétorique si ce n'était pas plutôt pour moi qu'il s'inquiétait. Malaise. Cette simple phrase avait eu un effet direct : des frissons le long de l'échine mais aussi un pique de stress. Il déconnait, n'est-ce-pas ? C'était juste pour me taquiner en retour ? Qu'il aie des sentiments pour moi, c'était dur à y croire vu l'énergumène mais qu'il puisse ressentir du désir pour ma dégaine d'anorexique ? Inconcevable. La dernière fois que je m'étais vue dans un miroir, mon reflet m'avait dégoûté et j'imagine que pour les autres, il en devait être de même. Je continue comme si de rien n'était, résolue à ne pas répondre à sa boutade, deviant le sujet volontairement. J'hausse les épaules à ses questions alors qu'il est évident que si je fais ça c'est parce que je veux savoir et que, oui, c'est un problème. « Mais j'en sais rien moi ! J'suis pas dans ta tête ! Puis qu'est-ce-que j'en sais ? Si ça s'trouve, tu regrette, si ça s'trouve c'était dans l'élan du moment et demain, tu viendras m'dire d'effacer l'ardoise et qu'on passe à autre chose ! T'veux pas parler d'tout ça, t'sais pas faire. Ok certes, j'comprend mais en attendant, moi, t'me laisse dans l'incertitute, c'tout » L'incertitude, voilà le mot exact. J'avais peur de la suite, peur qu'il fasse marche arrière, peur qu'il préfère avant, quand on ne s'était rien dit, peur que mon âge l'effraie au point qu'il se détourne de moi. Peur de tout un tas de truc comme peur de ce qui arriverait si l'on continue sur notre voie. Je retire mon bras d'autour du sien et le fixe, pas du tout d'accord avec ce qu'il venait de dire. « Et alors ? Vingt ans, trente ans, on s'en branle au jour d'aujourd'hui ! T'as vu la gueule du monde ? On en est plus à ça ! Puis, oui tu pourrais l'être mais t'es pas mon père, tu l'es pas ! Je m'enfous de notre différence d'âge, j'en ai toujours eu rien à foutre ! Ca chang'ra pas » Je passe une main sur mon visage, blasée car je ne voulais pas que cette foutue raison soit un frein voir un fossé. Et pourtant, pour lui, ça avait l'air d'être un gouffre énorme. « C'le regard des autres qui t'travaille ou quoi ? Bah on s'affich'ra pas ! J'avais jamais eu l'intention d'm'afficher et d'te rouler une pelle d'vant tout l'monde si c'ça qui t'fait flipper ! » j'avoue, je commençais un peu à m'emporter, il m'en fallait peu, faut le dire mais ça m'agaçait de savoir que cette raison pouvait nous éloigner et être un frein entre nous. Après ce qu'on venait de se dire, de se montrer, tout ça pouvait voler en éclat juste à cause de mon putain d'âge. « Puis toute façon, c'pas leur problème, merde ! Ca les r'garde pas ! » Je défendais mon cas bec et ongle mais je ne sais pas si ma petite argumentation avait eu un impact quelqu'il soit sur William. Il pouvait être tellement entêté, comme moi. On était pas sorti de l'auberge.  
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 4 Oct - 12:11



    AMETHYST & WILLIAM

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    Elle était supposée bien me connaître depuis le temps quand même. Et puisqu'elle me connaissait si bien, elle devait savoir que je n'étais pas trop du genre sentiments et tout ça. Que ça m'était vraiment difficile de me confier sur ce que je ressentais et tout ça. Et j'avais cru, au début, qu'elle allait pouvoir se contenter de ce que j'arrivais à lui dire et lui faire comprendre. Mais au lieu de ça, elle semblait vouloir me secouer un peu, m'arracher les mots de la bouche. J'étais de plus en plus mal à l'aise alors que je ne savais même plus comment réagir ni que dire pour lui faire bien comprendre que ouais, j'étais amoureux d'elle. Sans le dire directement, vu que ces trois mots ne voulaient pas sortir. Ils restaient résolument bloqués au fond de ma gorge. Qu'étais-je supposé faire contre ça au juste ? Notre bonne humeur semblait assez fragile. Je sentais que ça allait dérailler, parce qu'elle avait l'air de bien m'en vouloir de n'avoir pas fait davantage part de mes propres sentiments. Ca, j'l'ai jamais nié. Rétorquai-je avec une once d'agacement. J'avais l'impression qu'elle cherchait à me pousser à bout, pour que les mots sortent enfin. Si tel était son intention ... Non franchement je ne savais pas. Mais je n'étais pas super à l'aise. Je savais précisément ce qu'elle attendait de moi. Et l'idée de ne pas être à la hauteur me faisait un peu peur. Et si elle finissait par perdre tellement patience, qu'elle me lâchait en cours de route ? Si l'incertitude finissait par la ronger de trop, au point de ne pas pouvoir en supporter davantage ? Voilà qui me poserait problème quand même ! Et puis évidemment que ça fini par dégringoler. Elle attendait de moi, beaucoup plus que j'étais capable de lui donner. C'était trop tôt encore pour que je parvienne à lui dire ouvertement mes sentiments. Elle le savait pourtant. Enfin, elle était supposée le savoir ! Elle était supposée connaître mes sentiments. Si je n'étais pas amoureux d'elle, je n'aurais pas fait tout ce que je venais de faire. Je grinçai des dents à ses remarques. Elle comprenait que je n'arrive pas à ouvrir tout à fait mon coeur mais en même temps, ça la dérangeait un peu. Mais t'es seulement en train d'te monter la tête toute seule ! J'sais pas quoi faire pour qu'tu comprennes ? Tu veux qu'je te fasse un dessin ? Ouais c'est ça. Un coeur avec nos initiales dedans, gravé dans le tronc d'un arbre. Plus cucul, tu meurs. Non, je ne ferais pas un truc pareil. Plutôt crever, qu'on se le dise ! C'était pas dans l'élan du moment ! Ca fait des lustres que je sais. Et il fallait bien que ça sorte à un moment ou à un autre. Soit, je n'aurais sans doute pas trouvé le courage de le faire si je n'avais pas pensé que mes sentiments été réciproques.

    Et oui, la différence d'âge me mettait mal à l'aise. J'avais la sensation de n'être qu'un pervers dégueulasse qui avait jeté son dévolu sur une gamine. Une nana à peine sortie de l'adolescence. Voir, qui n'était pas encore sortie de cette phase là de sa vie, quand l'invasion de morts vivants avait commencé. Et elle me parlait de cette différence d'âge comme si ce n'était rien du tout. Elle minimisait beaucoup trop les faits. Ce n'était pas rien. C'était important. C'était grave. Personnellement, j'avais un peu de mal à supporter ces vingt ans. C'était énorme. Je détournai le regard avec agacement, alors qu'elle même commençait sérieusement à s'emporter. Pourquoi s'exciter comme ça ? Dire que quelques minutes plus tôt à peine, nous nous avouions -à notre façon- nos sentiments. Alors pourquoi t'insistes comme ça ? J'ai dis que, oui, notre différence d'âge m'gênait. Mais j'ai pas dis qu'ça allait m'faire fuir ou j'sais pas quoi. De toute évidence, elle aussi était en train de sacrément se prendre le chou pour rien. Sans doute même un peu plus que moi encore. Je ne savais plus quoi faire. Mais non, je n'avais aucune envie de la fuir ou de mettre fin à cette histoire qui n'avait pas encore véritablement commencé. Depuis le temps que j'étais amoureux d'elle sans trouver le courage de le lui avouer parce que j'étais persuadé que mes sentiments ne pourraient jamais être réciproques ... Ce n'était définitivement pas pour tout arrêter aussi rapidement ! Sérieusement, arrête d'te prendre la tête pour rien. J'sais très bien ce que j'ressens pour toi. J'ai aucun doute alors tu devrais pas en avoir non plus. C'est pas parce que j'arrive pas à l'dire, que j'suis pas sûr de moi. Putain mais c'était quand même suffisamment clair comme ça, non ? Elle ne pouvait pas ne pas comprendre, si ? Au moins qu'elle fasse l'effort de sincèrement accepter ça en attendant plus de ma part. Parce que là, elle faisait mine d'accepter mais montrait bien que ça la dérangeait. Même les déclarations positives, on n'est pas capables de les faire autrement qu'en se prenant la tête ... Constatai-je avec une certaine ironie. Dans le fond, je ne savais pas s'il fallait en rire ou plutôt en pleurer. Il n'y avait rien de drôle là dedans. Mais c'était tellement "nous", qu'on pouvait trouver là dedans un petit quelque chose d'amusant. Nous risquions de former un sacré couple de crétins et de coincés du cul tous les deux. Ok, sur ce plan là, plus moi que elle !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 5 Oct - 11:19

Amethyst ∞ William
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Que je suis différente des autres gamines que l'on a croisé, ça, au moins, il le reconnaît. C'est une victoire, même à moitié. Ca me met du baume à l'égo, ça, je ne peux le nier non plus. Ok, il venait de le dire avec une once d'agacement mais toutes les choses qu'on se lâche à demi-mots sont de cette teinte, de cette matière. On ne sait pas se parler autrement, faut croire. La preuve, je n'arrivais même pas à rester tendre avec lui plus de deux minutes, il me fallait toujours revenir à la provocation, à l'insolence. C'était plus fort que moi. Je ne sais pas trop pourquoi William et moi avons ce besoin de se confronter à l'autre. Etait-ce notre foutu caractère ou juste notre façon de co-exister ensemble. Une sorte de symbiose mal foutue. Sûr, j'en ai gagné en cran, en force de caractère, ça ne m'a pas desservi mais parfois, je dois l'admettre, ça me fatigue. Je le dis mais pourtant, je ne fais rien pour arranger les choses. Comme aujourd'hui, j'avais pris la décision de le laisser tranquille, de respecter le faite qu'il n'arrive pas à parler de ses sentiments mais contre tout attendre, je me retrouve à le pousser dans ses retranchements, à le narguer. Je le sais, le ton monte, l'ambiance s'électrise mais je ne m'arrête pas pour autant. Je sais que je devrais m'arrêter mais, là, encore, c'est plus fort que moi. Je veux avoir le dernier mot, je veux gagner. Horrible façon d'obtenir quelque chose, de recevoir une preuve de ses sentiments, je le sais mais je continue. Comment il fait pour me supporter ? Comment il a fait pour pouvoir ressentir quelque chose pour moi ? Bonne question. « Laisse tomber ! Même en dessin tu serais pas foutu d'me dire ce que t'ressens. Au mieux, ç'serais aussi déchiffrable qu'un dessin d'gosse ! » Je suis sur une pente glissante, la situation peut partir en vrille à n'importe quel moment en connaissant nos deux forts caractères. Encore une fois, il m'en sort une belle, me laisse avec ma bile insolente bloquée dans la gorge. C'était pas l'élan du moment, non, ça faisait belle lurette qu'il le savait. Arrêt sur image. Dans ma tête, mes neurones font pause. Lui aussi, ça fait donc un moment ? Comme moi. Il a bien caché son jeu depuis tout ce temps celui-là ! Cette phrase a le don de me rassurer sur une chose, ce n'était pas de l'impulsion.

Mais la pause est éphémère, le calme ne dure jamais réellement entre nous, hélas. « Pourquoi j'insite ? Mais parce que … bordel, j'doute d'tout constament, j'ai pas confiance en moi, j'me demande même comment t'as pu ressentir des choses pour ma gueule ! V'la, j'l'ai dit, t'es content ?! BREF ! Si t'me dis que ça va pas t'faire fuir, très bien ! Parfait ! Sujet clos » J'abdique en sa faveur en levant un bras dans l'air dans un geste brouillon qui suinte d'agacement. Ok. Ok. Puisqu'il le dit, très bien. Je le crois ! Je lève les yeux au ciel et enfonce mes mains dans mes poches, le regard perché sur la cime des arbres. Un air détaché que je feins, une comédie que je joue souvent. Elle ne trompe plus personne, surtout pas William. « J'me prend pas la tête ! » Marmonnement de mauvaise foi lâché dans l'air, j'accepte, j'obtempère, me laissant aller dans son sens. J'hôche la tête, embourbée dans un silence : il ne m'avait pas retourné mes mots mais il avait réussi à me rassurer, à dompter mes doutes. Ouais, j'étais rassurée pour le coup « Okay ! j'arrête d'te faire chier sur ça ! » Simple phrase lâchée comme une hâche de guerre enterrée, comme des excuses inavouées. Ma façon de calmer le débat, de montrer ma bonne foi. J'attendrais le temps qu'il soit prêt puis voilà. Pour de bon cette fois-ci. Je le promet silencieusement. Quand il constate qu'on est incapable de se faire des déclarations sans se prendre la tête, je ne peux être que d'accord avec lui. Pour une fois qu'on l'est. « On sait rien faire comme il faut d'toute ! » Ca, c'était une vérité vraie. On se hurlait dessus pour se dire des vérités, pour se dire des choses, qui, a la base devraient être belles mais qui sortent en engueulade. Quelque chose me dit que ça ne serait pas la première ni la dernière fois. Un rire nerveux me prend, je le ré-freine comme je peux, me faisant pouffer de rire. « On est cons ! R'garde-nous ! Tout c'temps à rien dire, à s'dire que c'était pas réciproque ! On avait tort comme deux abrutis ! C'à mourir de rire ! » Oui, maintenant que nous en étions certains, que l'on s'était rassuré l'un et l'autre sur ce point, on pouvait bien se marrer de notre connerie non ? De toute, la tension, faut bien l'extérioriser comme on peut alors je me marre, ouais. « Fallait que les zombies débarquent pour qu'je m'amourache d'une personne. Ah bah p'tin, le destin a bien un sens de l'humour pourri ! » Je me pince l'arrête du nez, rictus amusé sur le visage. Oui, je me foutais royalement bien de ma tranche. C'est fou, c'est ridicule, tellement que ça en devient drôle, presque. Humour bancal.  
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 5 Oct - 22:07



    AMETHYST & WILLIAM

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    J'avais beau être habitué au sale caractère et aux réponses mordantes d'Amethyst, ça continuait de me faire un drôle d'effet. Et là en l'occurrence, ça parvenait à me blesser un petit peu. Parce qu'il était question de mes sentiments. Donc, d'un sujet hyper sensible pour moi qui n'étais pas très adepte des grandes déclarations. Et c'était justement la raison de son comportement actuel. Elle m'en foutait plein la gueule parce que je n'arrivais pas à lui dire que ouais, j'étais amoureux d'elle. Pourtant, elle avait bien affirmé qu'elle me laisserait le temps et tout ça. Apparemment, elle ne savait elle même plus où elle en était ! Elle ne savait plus elle même ce qu'elle disait, promettait, racontait. Mais ce n'était pas étonnant. Parfois, ça se voyait qu'elle n'était qu'une gamine perdue. Et qu'elle n'avait pas eut le temps de vivre suffisamment de choses. Mais va t'faire foutre Amethyst tu m'emmerdes ! Arrête un moment d'être rien qu'une ado à la répartie qui vaut pas un rond ! Sérieusement, elle m'énervait à tout faire pour me faire enrager. Le pire, c'est qu'elle y parvenait. Elle devait connaître un peu trop bien mes points sensibles. Et c'était là une chose qui commençait à me poser problème un peu. Parce qu'elle visait de plus en plus juste et que parfois, ça faisait mal ! Je finis quand même par lui avouer que je connaissais mes sentiments pour elle, depuis un bout de temps. Je n'avais aucune raison de le lui cacher maintenant. D'autant plus que ça devrait pouvoir la rassurer un tant soit peu, elle qui avait l'air de croire que je n'étais pas si amoureux d'elle que ça. A défaut de lui dire que je l'aimais, je pouvais au moins lui faire comprendre que j'étais bien sûr de moi. Je ne fus pas trop surpris d'apprendre qu'elle doutait trop d'elle et que c'était pour ça qu'elle avait si peu confiance par rapport à notre relation. Parce que tu t'imagines que moi j'comprends comment toi t'as pu ressentir des trucs comme moi ? Rétorquai-je avec ironie. S'il y avait un award à gagner pour la personne qui avait le moins confiance en elle même, on serait tous les deux bien partis pour le remporter. Ce n'était que depuis le début de l'apocalypse et du fait que je me découvrais bon survivant, que je prenais un tout petit peu confiance en moi. Mais rien de bien dingue non plus, il ne fallait pas exagérer ! Je tentai encore une fois de lui faire entendre raison, pour qu'elle cesse de se prendre la tête pour un oui ou pour un non.

    Elle me fit soupirer de lassitude par son comportement qui se voulait désinvolte. Mais c'était peine perdue. Je savais qu'elle jouait la comédie, qu'elle essayait simplement de se donner une image. Désormais, je la connaissais beaucoup trop pour m'imaginer autre chose. Ouais, dommage pour elle, je ne tombais plus dans le panneau ! Je lui lançai un regard noir et finalement elle capitula, assurant qu'elle arrêtait de me prendre la tête sur ça. Je n'étais pas certain de pouvoir la croire mais bon, je ferais mine de. On verrait bien ensuite si elle tenait parole ou non. Nous fûmes enfin d'accord sur un point ensuite : Nous ne faisions jamais rien de la façon la plus conventionnelle qui soit. Nous passions notre temps à nous prendre le chou, même quand il était question d'avouer nos sentiments. D'un côté, j'aimais bien ça. On ne s'ennuyait pas. Et on ne tombait pas dans la niaiserie. Fait qui m'aurait bien dérangé. Y'a jamais rien de bien beau qui sort d'nos bouches. Ou alors c'est accompagné d'vulgarités ... Comme quand elle m'avait dit qu'elle m'aimait, en ajoutant que j'étais qu'un con, dans la même phrase. C'était ça notre genre. Ca notre "truc". Nous avions peur d'être faibles face à nos sentiments alors nous les évacuions à notre façon. Même si c'était brutal, soudain, douloureux parfois. C'était comme ça qu'on fonctionnait et pas autrement. Je souris un peu timidement et un peu nerveusement, quand elle balaya l'ensemble de ces derniers mois. Tout ce temps à s'aimer sans se l'avouer, parce qu'on était chacun de notre côté persuadé que ça ne pouvait être réciproque. Elle avait parfaitement raison. Nous avions été con. Au moins ça nous a obligé à y réfléchir et à être sûrs de nos sentiments ... Ouais tu parles. Ca avait duré vachement longtemps cette merde là quand même. Bon au début j'étais paumé et j'avais bien du mal à réaliser, comprendre et assumer le fait que j'étais sans doute tombé amoureux. Ca ne m'était tout simplement jamais arrivé jusqu'à aujourd'hui ! Tout comme elle, apparemment, comme elle m'en fit part avec une certaine ironie. Mon cas semblait plus désespéré qu'toi. Plus d'quarante ans sans s'faire attraper par ces conneries d'sentiments j'te signale. C'était sérieux et en même temps, une petite provocation. Parce que ouais, une part de moi regrettait que je sois tombé amoureux. Surtout dans une telle ère. Ce n'était pas bon d'aimer quand on risquait de perdre la personne à tout moment. Mais c'était arrivé. Et je ne comptais pas fuir ces sentiments. Bon maint'nant on r'joint les autres ou t'as encore envie d'me chercher des histoires ? Ok ok, je rouspétais encore un peu juste pour la forme !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 7 Oct - 8:49

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Nous sommes un cas désespéré, fini. Un instant de tendresse, de douceur mais chassez le naturel, il revient au galop. Car, ouais, notre truc, notre quotidien, c'est les joutes verbales, les mots qui se confrontent, notre sale caractère en toute arme. Ce côté de notre personnalité revient toujours, comme s'il n'avait pas de place pour autre chose, comme si, inconsciemment, nous nous interdisons un tant soit peu de douceur. Peut-être que c'était pas habituel, qu'il nous fallait un temps d'adaptation ? Peut-être bien. Au fond, c'est tout récent cet étalage retenu de sentiment. Peut-être qu'après, nous serons moins sur les nerfs à réagir au quart de tour. Le temps nous le dira mais personnellement, j'en doutais. Nous étions juste comme ça, ouais. Je m'énerve, il m'énerve. Je le descend verbalement, lui balance des piques, quand lui, n'hésite pas à me remettre en place. Notre façon de fonctionner et on a toujours fait ainsi. Mon petit doigt me disait que même avec des sentiments, cela ne changera pas. Nous étions fait ainsi, dans la provocation. Nous étions un duo qui carbure ainsi. Sauf que pour notre santé mentale, il faut forcément un qui abdique, qui abaisse les armes sans se donner l'air, plutôt crever de laisser délibérément et clairement l'autre gagner mais aujourd'hui, c'est moi qui ronge mon frein et fait marche arrière. Je ne réponds même pas à sa façon de me renvoyer à ma place comme il faut. Je lâche l'affaire et prend une bonne résolution : celle de patienter, de l'attendre. Le plus gros avait été fait, après tout, non ? Je me décrispe, laisse mon agacement s'évaporer lentement, me permettant même de retrouver mon humour moisi. « Eh mais c'logique, Rockson ! La nana en détresse finit t'jours par s'amouracher d'son sauveur ! » Ironis-je, le pensant à demi-mot. Oui, William m'avait sauvé la mise de nombreuses fois, tellement de fois que je ne peux plus les compter mais je ne l'aimais pas que pour ça. C'était peut-être une des raisons mais pas l'unique. Je l'admet cependant et pour une fois, ouvertement, que oui, il est mon sauveur et ce depuis la première fois que ma dégaine a rencontré la sienne pour le meilleur et le pire. Je l'ai rencontré au moment où j'abandonnais, où je ne voyais plus pourquoi continuer, amputée de mes deux frères tant précieux à mes yeux. Il était apparu comme par magie, estimant que ma vie avait une quelconque valeur, quand moi, je n'y voyais plus une importance. Il était dur pour moi d'admettre que j'avais été une nana paumée, en détresse mais au fond de moi, je le savais et quelque part, je le suis toujours aussi. Même si j'ai gagné en fugue, en hargne, que maintenant, je n'hésitais plus à enfoncer mes crocs pour ma propre vie, j'étais encore paumée. Une fragilité qui se prend pour une force. Je m'évertuais à le cacher aussi habilement que je pouvais, à commencer par mon humour qui laisse à désirer.

« J'sais pas être classe, j'sais être que clash. C'est les rues pourries de New York ça ! Ca t'apprend comment parler comme un cul ! C'ça qui t'a séduit, d'toute ! » Je lui lance un regard amusé haussant les sourcils en cadence pour le taquiner. Bien-sûr, je plaisante sans y croire. Mon sale parlé devait plus le faire chier qu'autre chose mais il avait l'air de faire avec, de s'y faire. Après tout, c'est ma manière de me défendre, de cacher mes faiblesses derrière un barrage d'agressivité verbale. « Ca ! Tu l'as dit ! En même temps, parfois y'avait qu'ça à faire. Surtout dans ses putains d'cages ! » Qu'est-ce-que j'avais psychoté dans cette foutue cage, j'avais même été à deux doigts de le dire dans notre règlement de compte. « J'ai même faillit d'te le dire à c'moment là ! Niveau déclaration, l'ambiance aurait été au top ! » Là, clair, on se serait retenu de se rouler des pelles, pour sûr ! Finalement, je suis bien contente de n'avoir piper mot ce jour-là ! Déjà parce que ça aurait été naze mais parce que je préfèrais nettement mieux la façon dont les choses se sont déroulées ici et maintenant, à l'abri des regards. Puis ses lèvres que j'avais pu goûté, ce moment précieux où il avait lâché le morceau en énigme. Si nous étions en présence de d'autres personnes, je suis certaine qu'il n'aurait rien dit et c'est pas moi qui lui lancerait la pierre pour ça. Par contre, c'est lui qui me lance une pierre, là, comme ça sur un plateau d'argent. Je le regarde interloquée, incertaine si c'est de l'humour ou juste une affirmation. Il avait jamais ressenti quoique ce soit de ce genre pour quelqu'un ? Encore moi, bon, j'étais jeune et ça se tenait mais lui, LUI ?! Il avait eu largement le temps pour. Puis ça voulait dire quoi ça ? Connerie de sentiments. Ca le faisait chier de ressentir tout ça ? « T'cherche encore à m'énerver ?! Hein ? Pfff ! Allez … Vamos, muchacho ! On va r'joindre ton groupe adoré ! » J'ouvre la marche, retournant, décortiquant sa phrase dans tous les sens. Je l'oublie presque, marchant machinalement sans faire gaffe à ce qui se trouve devant moi. Non, il était pas sérieux en disant que c'était une première pour lui, ça se tenait pas ou alors il était si enfermé aux autres déjà ? Genre pire qu'aujourd'hui ? Je lui lance un regard en biais, l'observe silencieusement avant de rompre le silence, évitant de justesse de me prendre un arbre que j'évite prestement. « Non mais t'étais s'rieux là ? Genre, c'la première fois qu'tu ressens quelqu'chose pour quelqu'un ou t'disais ça juste pour m'provoquer ? » J'en apprenais de belles aujourd'hui. Entre ses sentiments pour moi et maintenant ça, j'étais servie. 
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 11 Oct - 17:54



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    J'étais un tel handicapé des sentiments, qu'il allait vraiment falloir qu'Amethyst me laisse du temps pour que je parvienne à me dévoiler pleinement à elle. Ou au moins un petit peu plus ! Ca n'avait rien de simple pour moi et elle devait bien s'en douter, puisqu'elle me connaissait au moins un peu depuis le temps. Elle même n'était pas franchement plus douée que moi dans ce domaine là d'ailleurs. Mais au moins, elle avait réussit à m'avouer, à sa façon, qu'elle était amoureuse de moi. Alors que de mon côté ... Pas grand chose. J'avais au moins réussis à le lui faire comprendre. Mais je me doutais qu'elle voulait plus et avait besoin de plus ! Bientôt ... Oui, bientôt ! Je grinçai des dents quand elle me rappela qu'elle était la pauvre petite chose fragile qui avait manqué crever et moi, le sauveur. Evidemment. Me contentai-je de lâcher, froidement. Ce n'était pas comme s'il y avait grand chose d'autre d'intéressant chez moi, que le fait que j'étais un excellent survivant. Ca au moins, on ne pouvait le nier. Faut dire que j'avais un passé particulier dans le genre aussi. Je ne vivais quasiment que de ma chasse, déjà bien avant que l'épidémie ne fasse rage. Je ne pouvais pas lui en vouloir de me rappeler que je n'avais que ça pour moi. Que tout le reste ne valait pas grand chose. Elle ne faisait que me rappeler une vérité glaciale. Une vérité contre laquelle je ne pouvais rien et qui me poursuivait depuis toujours. Je constatai que nous étions tous les deux incapables de parler correctement. Nous étions vulgaires, autant l'un que l'autre. Sa réponse me fit légèrement sourire. Juste un peu. Fallait pas trop pousser non plus ! Et puis chez moi, ça signifiait déjà énormément alors hein ! J'affichai une moue ironique quand elle me lança un coup d'oeil et haussa les sourcils à quelques reprises pour me lancer un regard entendu. T'essaies surtout de t'donner d'grands airs. Rétorquai-je avec ironie. Elle était la gamine sortie des quartiers pourris d'une grande ville. Et moi j'étais le vieux paumé échappé de sa forêt où il vivait en reclus depuis bien longtemps. Nous n'étions certainement pas faits pour nous rencontrer. Et il avait fallut une putain d'invasion de cadavres puants pour pousser un peu le destin. Voilà, c'était fait. Maintenant, nous tâchions de survivre tous les deux, en se poussant l'un et l'autre quand on flanchait un peu ou beaucoup. Bon, c'était quand même plus souvent elle qui flanchait. Et elle qui avait sans cesse besoin d'être sauvée. Mais qu'importe ! Ce rôle là ne me dérangeait pas du tout. Je préférais ça au rôle de l'amoureux transit, soit dit en passant.

    C'est vrai, dans les cages nous n'avions pas grand chose d'autre à faire que ruminer sur nos propres pensées. Et c'était vrai aussi que j'avais pas mal réfléchis à mes sentiments pour Amethyst. Et je m'étais demandé ce que je ressentirais si je la perdais. la réponse n'était jamais arrivée. Ou plutôt, j'avais catégoriquement refusé de me la formuler, même en pensée. C'était tout bonnement impossible que je la perde. Il était certain que je ne le supporterais pas. Ni maintenant ni jamais. Mais la pauvre, c'était elle qui allait bien finir par me perdre. Je n'étais plus tout jeune. Et avec la vieillesse, j'allais avoir du mal à me déplacer, à me battre, j'allais perdre mes réflexes de chasseur ... Etc, etc ... Je finirais bien par commettre une imprudence et me faire tuer par un rôdeur ou un vivant. Enfin pour l'instant ça allait encore, alors pas la peine de me monter la tête avec de sombres pensées comme ça. Mais ça aurait eut l'air trop désespéré. Façon de dire que je préférais la façon dont on se l'était dit là, aujourd'hui. Enfin, elle me l'avait dit, et je lui avais fais comprendre pour moi. Mais ça revenait exactement au même dans le fond ! Quoi qu'il en soit, nous avions été tout à fait sincère et ça avait été mûrement réfléchis du coup. Pas avec le temps qui jouait contre nous et le danger qui nous collait sévèrement à la peau. Je lui avouai que moi aussi je ressentais tout ça pour la première fois. Et puis trop gêné pour m'attarder sur la question, j'émis l'idée de rejoindre notre groupe, ajoutant un truc sur le fait qu'elle pourrait encore vouloir m'emmerder. Histoire de cacher ma gêne. En vain sans doute. Je me contentai de lever les yeux au ciel pour lui répondre. Et puis je la suivis sans me faire prier. Mais finalement, alors que nous n'étions plus qu'à quelques petits mètres du groupe, elle reprit la parole pour m'interroger sur ma dernière confession. Je marmonnai dans ma barbe et la rattrapai pour me poster devant elle. J'achevai de lui barrer la route en posant une main sur le tronc d'un arbre. Dans son élan, elle me rentra dedans. Je l'attrapai par le bras de ma main libre, pour l'aider à se rééquilibrer, sans trop chercher à l'éloigner. T'sais si tu préfères qu'on reste à l'écart pour discuter d'tout ça, suffit d'le dire ... Remarquai-je avec une ironie qui sonnait plutôt comme de l'amusement pour le coup. Bon ok, depuis le début c'était moi qui essayais de m'enfuir et mettre fin à la discussion. Mais je ne voulais pas le reconnaître. C'est sérieux bien sûr. T'crois vraiment que j'suis du genre à tomber amoureux d'une nana bien, à l'épouser et à lui faire des marmots ? "Tomber amoureux". Rien que de dire ça à voix haute, j'en rougis. Si y'avait pas eut toute cette merde d'épidémie, on se serait pas rencontrés. Et quand bien même ç'aurait été le cas, j't'aurais sans doute jamais adressé la parole. J'ai jamais été plus causant ni plus sociable que maint'nant. J'voulais pas d'ami. Et pour les nanas, j'me contentais du minimum. Une nuit et basta, c'est ce que ça voulait dire, bien sûr. Mais elle n'avait pas besoin d'un dessin, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Ven 16 Oct - 12:46

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Un moment de latence, perdue dans les syllabes de sa réponse succincte. Un arrêt sur image un instant éphémère. Pourquoi une froideur soudaine ? Comme un soupir blasé alors que je venais d'ironiser sur la naissance de nos sentiments basés sur un éventuel cycle sauveur/paumée en détresse. Ses dents qui grincent, sa voix qui change de ton. Aurais-je dit quelque chose de mal ? Pensait-il que je pouvais réellement m'amouracher de lui juste parce qu'il me sauvait la mise ? Peut-être que je me trompais, au fond, peut-être que c'est sa façon habituelle de causer. Peut-être que, ouais, j'avais juste faux sur tout mais je me sens quand même poussée à me rattraper comme un funambule en perte d'équilibre. « Y'a pas qu'ça, c'plus qu'ça, espèce d'abruti » Funambule qui se viande lamentalement. Belle façon de le rassurer, l'insulter. Décidément, la communication et moi, on est pas meilleur pote, non. Je voudrais bien lui la vérité, les vérités mais l'orgueil m'étouffe, la pudeur me retient. J'éprouve la sensation que j'en ai bien assez dit aujourd'hui sur ce que je ressens. Toutes ces choses intimes que j'ai tant gardé en moi, que j'ai enfin avoué mais mes limites avaient été atteintes pour aujourd'hui. Trop en dire me faisait peur. Je le sais que je l'aime, je le lui ai dit mais je continue d'être effrayer par l'intensité de ses sentiments. Pour preuve, j'étais à deux doigt d'agresser physiquement une nana qui avait tenté de s'approcher trop près de lui. Jusqu'où ses sentiments me pousseraient-ils ? A ma fin, faut croire car j'étais revenue sur mes pas pour le suivre lors de sa capture, me faisant enrôler aussi dans cette captivité abjecte. Garder les raisons de mes sentiments pour moi était comme une sorte de … garde-fou. Tant que je ne le disais pas, je pouvais encore m'illusionner. Ignorer leur intensité. Faire l'hypocrite. Diversion orale. Je saute sur l'occasion de changer de sujet et hausse les épaules. « Non. J'compense mes lacunes avec mes atouts, c'différent. J'ai pas ta force mais j'ai ma grande gueule et mon sale caractère. T'peux bien dire c'que tu veux, la nana d'taleur, j'doute qu'elle s'rapproche de toi d'sitôt » Je n'ai rien d'une personne dangereuse, quand on me voit, on se pisse franchement pas de trouille dessus mais il me fallait bien un moyen pour m'imposer, donner l'impression que je n'étais pas autant sans défense que j'en ai l'air. Une illusion, peut-être bien. Ma force de caractère m'avait sorti de bien des emmerdes à New York et j'espérais que ça continuerait dans ce monde actuel. « Pour une fois, j'suis bien d'accord avec toi » Eh miracle ! Nous étions d'accord ! Ce qui n'arrivait pas tous les jours. Le faire dans la cage aurait eu moins de signification qu'aujourd'hui, ça, c'est sûr. Ca aurait sonné comme une déclaration pour une fin proche, rien de joyeux en somme. Là, le lendemain était gorgé d'espoir, un lendemain était bien plus possible que dans ses cages, nous étions libres. Libre d'avancer vers l'avenir mais pour l'instant nous nous avancions vers le groupe, pour ma part, surtout en avançant sans regarder devant moi, tant ce qu'il venait de confesser m'avait surprise. Sauf qu'aujourd'hui, William semble regorgé de surprise ; le voilà qui me barre le chemin, se plantant devant moi soudainement.

Forcément, les idées en vrille, je lui rentre dedans, perdant l'équilibre bêtement. Il me rattrape de justesse pour m'éviter d'embrasser le sol terreux. C'est pas le premier rapprochement corporel de la journée mais l'effet est là au rendez-vous, un frisson me parcourant l'échine, la chair de poule sur ma peau. C'est pas la première fois qu'on se touche mais bordel, aujourd'hui, les sensations changent brutalement. Ca me déconcentre. Ca me déstabilise. Ca m'électrocute. D'une façon pas désagréable, faut bien le dire. Ca me fait flipper à quel point ça me fait autant d'effet et qu'il me fasse autant d'effet. Merde. Je me contrôle pour arrêter de me mordiller la lèvre et faire bonne figure, haussant un sourcil. « Dis celui qui fait exprès d'initier un contact, hein ? T'sais, si t'veux qu'on reste planqué pour s'rouler des pelles, suffit d'le dire » Une fois encore, je sors la carte de l'insolence pour le tromper, masquer mon trouble. J'ose pousser le vice en tirant la carte de la provocation de mon jeu : j'avance d'un pas vers lui, me forçant à lever mon visage pour le regarder droit dans les yeux. A croire qu'on s'était trouvé un autre jeu que s'envoyer chier, un nouveau jeu, se provoquer. « J'sais pas, moi ! Bizarre à imaginer, ça j'te le fais pas dire mais j'en sais rien d'comment t'étais avant. Les gens ont changé d'puis l'épidémie alors bon » Bon, faut l'avouer, j'avais du mal à l'imaginer marié et avec une vie de famille douillette mais je ne l'ai pas connu avant l'épidémie, peut-être était-il différent ? Apparemment non avec la réponse qu'il m'apporte sur un plateau d'argent. Il a toujours été comme ça selon ses dires, pas étonnant en soi. Par contre, même si l'idée qu'on se soit jamais adressé en temps normal me déplaît, je ne peux être que du même avis que lui. Puis, il était obligé de rajouter qu'il se contentait du minimum niveau nana ? Grrr. Ok, j'étais peut-être vierge mais pas conne. Je voyais très bien où il voulait en venir mais ça me saoulait un tantinet qu'il en parle. Possésivité de merde. Même les vieilles conquêtes me faisaient chier, putain, faut le faire. « Façon, en temps normal, j't'aurais pas piffré sauf qu'voilà, on s'est rencontré en pleine merde, c'comme ça ! Puis t'es obligé d'me parler d'ce que tu faisais avant avec la gente féminine ?! J'ai capté, c'était pas ton genre d't'amouracher » Je roule les yeux, cherchant à effacer cette donnée de ma tête, le plus rapidement possible. Façon, on s'enfout. C'était avant. Puis, il les aimait pas, elles. Je ne peux m'empêcher de retenir un sourire en coin à cette pensée. J'étais la première pour qui il ressentait quelque chose, merde, c'est pas rien ! « Une grande première pour toi, alors ? Oh bah putain ! J'aurais jamais deviné ! D'solée hein mais j'jubile » Oui, j'étais pas peu fière de moi d'être la première qui change la donne mais au fond, tout ça n'aurait jamais été ainsi si l'épidémie n'avait pas eu lieu. On se serait probablement jamais croiser et si ça avait été le cas, on se serait pas piffrer du tout mais les choses s'étaient passés différemment. « T'es dans la merde, William » Mon sourire ne se défait toujours pas alors que je me hisse sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille. « J'suis très entêtée alors maint'nant que j'sais que j'suis la première, j'compte bien être la dernière » Ca, c'était une promesse. Une promesse que je lui foutrais pas la paix. Que je renoncerais pas à lui. Qu'il est foutu. S'il a des regrets, maintenant, c'est trop tard. Façon, vu le temps qu'il lui a fallu pour s'amouracher de quelqu'un, pas de danger imminent.
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 18 Oct - 17:35



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    Finalement, j'aurais préféré ne pas savoir pour quelle raison elle était tombée amoureuse de moi. Parce qu'il devait bien y en avoir une, forcément. Et dans le fond, je la connaissais. Elle était encore le genre de personne à avoir besoin d'une aide extérieure, pour pouvoir survivre. Elle n'était pas faible, mais presque. Et dès le jour de notre rencontre, j'étais devenu cette personne dont elle avait besoin pour vivre durant cette apocalypse. Et oui, c'était forcément pour ça qu'elle était tombée amoureuse de moi. Ce n'était forcément pas mon humour qui risquait d'intéresser la gente féminine. Moins encore, mon intelligence -dont je manquais cruellement-. Je lui lançai un regard noir sans ouvrir la bouche, quand elle assura qu'il y avait bien plus que ça. Aucun besoin que je commente cette information soulignée par un très agréable "abruti". Comme elle le disait si bien, je n'étais qu'un abruti, en effet. Le changement de sujet arriva bien vite. Dieu merci. Même si ça tournait maintenant autour de sa façon d'être, à elle. Elle se donnait de grands airs. Ca, j'en étais certain. Sa réponse m'arracha un sourire ironique. Elle avait raison sur le fait qu'elle avait une grande gueule et un sale caractère. D'ailleurs, l'un allait rarement voir jamais sans l'autre. Et elle avait également parfaitement raison sur le fait que l'autre nana ne risquait pas de revenir traîner dans nos pattes avant longtemps. Si ce n'est jamais, comme elle l'assurait avec une certaine fierté. C'certain que ça va t'rendre service face aux rôdeurs, ta grande gueule. Envoie-les chier, peut-être qu'ils te laisseront tranquille. Rétorquai-je avec ironie. Ce n'était pas avec sa grande gueule qu'elle pourrait se débrouiller par elle même, avec cette invasion pourrie de zombies. Même si ça pouvait lui être utile face à des personnes faibles comme la nana dont elle venait de faire la mention. Juste les faibles. Les forts -et désormais ils étaient plus nombreux-, se foutraient royalement de sa gueule si elle venait à leur parler sur ce ton. Moi même je n'étais jamais effrayé par le ton qu'elle employait avec moi. Je m'en foutais même royalement et il y avait peu de chance pour que ça change un jour. Et ça, dans le fond, elle devait bien s'en douter ! Je fus surpris quand elle consenti à me donner raison. C'était sans doute la première fois depuis que nous nous connaissions, que nous étions d'accord sur un point ! Je lui lançai un regard perplexe, pas certain de vouloir répondre quoi que ce soit à ça. J'aurais bien trop peur de briser ce moment. Je voulais même juste profiter de notre entente du jour. Bon soit, ça avait faillit pas mal capoter. Mais nous étions parvenu à rattraper les choses juste à temps. Bref, on ne s'en sortait quand même pas si mal ! Avant de briser tout ça, je voulais qu'on rejoigne le reste du groupe. Mais en chemin, elle remit sur le tapis certaines de mes paroles. Et puisque je ne voulais pas discuter de tout ça devant les autres, je m'arrêtai et lui barrai la route. Si soudainement, qu'elle me percuta de plein fouet. Avant d'avoir eut le temps d'apprécier le contact éphémère entre nos deux corps, je refermai une main autour de son bras pour la faire se reculer.

    Sa remarque me fit hausser les sourcils. Elle le pensait vraiment ou elle disait ça par pure provocation ? Non parce que de mon côté, je n'étais pas certain que se planquer dans un coin pour se rouler des pelles, soit une si bonne idée que ça. Pour la simple et bonne raison qu'à un moment donné, j'aurais forcément besoin et envie de bien plus que ça ! Mais je me gardais bien de lui en faire la remarque. Je ne voulais pas la faire flipper. Parce que oui, l'idée de coucher ensemble avait eut l'air de la perturber un peu plus tôt. Pour qu'elle garde la bouche aussi résolument fermée que ça avait été le cas, c'était bien que quelque chose la travaillait. Mais moi, je n'étais pas assez à l'aise pour l'interroger à ce sujet et j'avais donc préféré faire mine de rien. S'contenter de s'rouler indéfiniment des pelles, c'bon pour les ado. Rétorquai-je pourtant, sans la quitter du regard, attendant sans l'avouer une réaction de sa part. Ok, je titillais un peu. Mais ça m'intriguait. Mais c'était de sa faute aussi. Elle passait son temps à me provoquer. Et parfois, ça soulevait de sérieuses questions dans mon esprit ! Je levai les yeux au ciel quand elle me fit remarquer que les gens avaient changé avec l'épidémie. Soit. Mais moi, j'étais toujours le même insupportable associable. De la pire espèce même. Pas moi. J'ai toujours été comme ça. Et par 'comme ça' j'entendais bien le genre de type avec qui on n'a pas du tout envie de discuter ou passer un moment. Ou quoi que ce soit d'autre ! Je fronçai les sourcils face à sa réaction suivante. Tout ça parce que je mentionnais mes relations humaines -très rares-. Je me contentais du minimum avec les nanas. Ouais et alors ? Fallait que je taise ça ? Je préférais pas. Elle était capable de croire que j'étais encore puceau à mon âge. Ce qui serait quand même assez inquiétant. T'es vraiment jalouse de nanas que j'me suis contenté d'sauter ? Heureusement qu'j'ai jamais été amoureux alors. Non, je ne tournais pas autour du pot. A quoi bon !? Je fis mine d'être désespéré ensuite, de la voir jubiler comme ça en apprenant qu'elle était la première. La première femme de laquelle je tombais amoureux. Dans le fond, elle m'amusait à réagir ainsi. En grande partie parce que ça montrait bien toute l'étendue de sa jalousie et de sa possessivité. Et même si je n'étais pas du tout habitué à tout ça, j'aimais bien. Tant qu'elle ne se mettait pas à tuer toutes les nanas qui osaient faire un pas même innocent vers moi, ça devrait aller et rester supportable en tout cas ! Je fermai un instant les yeux quand elle se hissa sur la pointe des pieds pour venir chuchoter à mon oreille. Putain. Je détestais être troublé comme ça. Et en même temps, j'adorais ça. Cette fille me perturbait beaucoup trop ! Rouvrant les yeux, je l'attrapai par les pans de sa veste, pour l'attirer plus près de moi. Je pressai ma joue contre son crâne en la maintenant ainsi contre moi. T'as raison, beau merdier. J'sais pas c'qui m'prend d'te laisser prendre autant d'importance pour moi. En même temps, c'est pas comme si je l'avais consciemment choisi ! Je baissai un peu le visage vers le sien, ma joue rugueuse abîmant la sienne nettement plus douce. Jusqu'à ce que ma bouche trouve la sienne et s'y perde, s'y presse quelques secondes. L'avantage, c'est qu'le jour où tu m'fais trop chier, j'ai qu'à t'laisser t'démerder avec les zombies. La rupture amoureuse des temps modernes. Ajoutai-je avec ironie, ma bouche toujours contre la sienne. Ouais ben c'était ma façon de faire des déclarations d'amour. Ma main libre abandonna l'arbre pour venir se glisser dans ses cheveux, à l'arrière de son crâne, pour maintenir son visage en place tandis que ma bouche jouait de nouveau sur la sienne, que ma langue passait ses lèvres pour trouver la sienne. J'entrouvris même les yeux pour la regarder, pour guetter la moindre réaction de sa part. Un soupir, un frémissement, un frisson. Tout ce que je me surprenais à pouvoir lui décrocher. Arh, puis je finis par la faire pivoter pour la plaquer doucement contre le tronc d'arbre, une main emprisonnant toujours son crâne et l'autre sa veste. Je ne cherchais pas à aller plus loin -quoi que ...-. Je voulais juste la faire réagir. Je n'irais pas jusqu'à penser qu'elle était vierge. Mais je sentais que l'idée de faire un pas de plus, de passer à l'étape supérieure, la dérangeait quelque peu. Ou lui faisait peur même ?

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Lun 19 Oct - 13:30

Amethyst ∞ William
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Mes sourcils se froncent alors que ma bouche grimace. Pourquoi fallait-il toujours qu'il me rappelle que je n'arriverais jamais à survivre par mes propres moyens. Que mes efforts ne serviront jamais. Il faut toujours qu'il me le rappelle. Amethyst, la faiblarde. Putain que ça me saoule. D'autant plus que je sais, en mon for intérieur, que c'est la vérité, triste vérité à la con. Je suis incapable de survivre toute seule mais merde, l'entendre à tout bout de champs ne m'enchante pas forcément. L'égo se pète la gueule, l'orgueil et la fierté avec lui. « Je t'emmerde, vieux snock » Je prend la mouche rapidement mais clos le débat ainsi, loin de moi l'envie de rentrer dans un débat dans lequel, de toute évidence, je risque de finir perdante. Comme quoi, nous fluctuons d'un état à un autre. Un moment, opposés sur une idée et le moment suivant, en accord sur une autre. Nous passons du coq à l'âne et ça, c'est bien nous. De toute façon, je ne pouvais être que d'accord avec lui sur le faite qu'une déclaration dans nos cages, ça aurait sonné desespéré. Nous avons tellement peu l'habitude d'être sur la même longueur d'onde qu'on ne s'attarde pas sur le sujet. A croire que l'on est bien plus à l'aise quand on se confronte et qu'on est en désaccord. L'essentiel équilibre de notre relation se base sur nos coups de gueule apparemment. Chose amusante, enfin façon de parler, car on se rendra fou au bout d'un moment, je me demande d'ailleurs comment on a fait pour ça ne se finisse jamais en bain de sang. Ah bah si … Tomber amoureux. Ca aide. Assurément. La preuve en est : contact physique et j'en oublie l'instant de tantôt où il m'agaçait au plus haut point. Je ne sais pas s'il a conscience de l'effet qu'il a sur moi, s'il en a conscience, il en joue bien le salaud. Sur cette bataille, je ne désire pas flancher. Je dois bien, moi aussi, avoir un quelconque effet sur lui, non ? Putain, il faut sinon on est pas à arme égale. Mon regard s'accroche au sien avec un air de défi parfaitement feint, j'allais pas lui laisser entrevoir que son allusion me déroutait. Et puis quoi encore ? « C'pas faux mais c'le nouveau minimum dont tu te contenteras pour l'instant. J'suis pas comme tes autres cruches qui ouvraient les cuisses sur commande. J'suis pas une fille facile » Lâchais-je d'une traite, traduisant un tant soit peu mes réelles pensées. Clair que je n'allais pas me donner aussi facilement pour diverses raisons mais surtout parce que j'étais vierge et que l'idée de passer à l'acte me faisait un peu paniquer. Il risquerait de se foutre de ma tête ou peut-être de flipper, vu que déjà mon jeune âge le dérangeait alors savoir que j'étais une pucelle. Bref, ça, je le garderai secret le plus possible.

N'empêche que je me demandais bien comment il arrivait à pécho avec son sale caractère. Il se débrouillait comment pour attirer une nana dans son pieu, celui-là ? J'avais du mal à imaginer le truc, surtout que, comme il le dit si bien, il a toujours été comme ça que ce soit aujourd'hui ou le passé. M'enfin, je ne lui poserais sûrement pas la question, parler de comment il se faisait ses plans culs, pas mon sujet de conversation préféré. Evidemment que ça faisait naître une once de jalousie en moi, c'était stupide, je sais bien mais voilà, c'était comme ça. « Et alors ? J'ai l'droit. Est-ce qu'je te cause des mecs qu'je me suis tapée, moi ? » Bah non et surtout parce qu'ils n'existent pas. Une phrase juste pour la forme, pour faire genre. «  Ouais, heureusement que tu ne l'as jamais été … enfin jusqu'à aujourd'hui » Ma jubilation trouve de quoi prendre encore plus d'ampleur, un sourire jusqu'aux oreilles que j'ai du mal à réfréner. Amoureux. Ah ! Et de moi ! Et toc ! Cette vague réjouissance me pousse à lui chuchoter à l'oreille et à n'émettre aucune résistance quand il s'empare des pans de ma veste pour m'attirer encore plus près de lui, sa joue contre mon crâne. C'est Noël ma parole car il me lâche, à sa façon, que j'ai beaucoup d'importance pour lui. Il suffit que de ses simples mots pour faire partir mon cœur en vrille, moi avec. Rien que ses mots arrivent à m'arracher des frissons mais il ne s'arrête pas à là, non, à croire qu'il devine qu'à cet instant précis, je fond comme neige au soleil face à lui. Sa joue glisse contre la mienne, sa barbe me râpant doucement la peau. Un contact qu'il arrive à rendre agréable, ses lèvres trouvant les miennes y aidant sûrement. J'étouffe un léger rire dans notre baiser, le prenant à la rigolade. Il en serait pas cap de toute, pas après tout ce qu'il vient de me dire. « T'cause d'jà d'rupture ?! Quel romantisme » Murmurai-je entre deux baisers, légèrement amusée. Je ne pense pas que s'avouer nos sentiments faisaient de nous un couple direct et nous avons largement le temps de se considérer comme tel mais le faite qu'il emploie des termes comme ça me faisait croire qu'il n'était peut-être pas contre l'idée ou qu'elle germerait peut-être bien dans sa tête. Loin de moi l'idée d'en parler tout de suite, sa main dans mes cheveux me court-circuite l'esprit. Un frémissement me prend lorsque sa langue commence à jouer avec la mienne.  Les yeux clos, je me laisse portée par la fièvre du moment, les pensées en arrêt. Un soupire m'échappe lorsque mon dos rencontre la surface rugueuse du tronc d'arbre, mes mains se posant sur son torse, mes ongles se plantant dans sa peau à travers le tissu de ses fringues. Des nouvelles sensations que je n'avais jamais ressenti, expérimenté. Les vagues de chaleurs qui me parcourent le corps me poussent à répondre à ses baisers avec une avidité que je découvre. Mes dents mordillent ses lèvres alors que des frissons naissent dans mon bas-ventre. J'ai envie d'aller plus loin mais l'idée me fait flipper en même temps, perdue entre stopper là, tout de suite et continuer. Je découvre ce qu'est d'avoir envie de quelqu'un mais l'inconnu me fait peur. Mes pensées fusent de toute part alors que mon corps n'en fait qu'à sa tête, mes mains s'essayant à lui enlever sa veste. Putain je fais quoi, là ? Merde. Merde. Merde. Mon esprit reprend le contrôle au moment où sa veste tombe au sol, sortant de ce tourbillon fou subitement. Presque comme se réveiller d'un rêve comateux. Je suis pas prête pour ce bordel que ma tête me hurle, mon visage se détourne de lui, interrompant le baiser. Vite, quelque chose à dire, un truc. Je me sens stupide sous son regard, incapable d'aller plus loin. J'ai les joues en feu comme une imbécile et tout ce que je trouve à dire c'est un foutu « J'me sens pas bien, la fatigue sûrement » Bah. Putain. L'excuse de merde.  
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Mer 21 Oct - 17:44



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    C'était plus fort que moi. Il fallait sans cesse que je la remette à sa place bien correctement, en lui rappelant durement qu'elle ne valait pas grand chose face aux rôdeurs. En même temps, pourquoi mentir ? Elle même était bien consciente de ce fait. Sans moi, elle serait déjà morte vingt fois. Pas la peine d'en faire tout un plat, c'était juste un fait. Sans doute un peu douloureux pour elle, ok. Mais un fait, point barre ! Ouais ouais, ça j'le sais... Je me contentai d'un bref haussement d'épaules. Signe que, en plus de le savoir, je m'en foutais royalement ! Je m'en foutais encore plus maintenant que je savais parfaitement qu'elle était amoureuse de moi, pour sûr. Ca, ça changeait toute la donne ! Je prenais d'ailleurs conscience d'un tas de trucs. D'un tas d'effets que j'avais sur elle. Le fait de la voir frissonnante et perturbée par un bref contact entre nous, m'aida à en prendre bien conscience d'ailleurs. Elle semblait tout à coup à l'ouest. Mais pas assez pour ne pas réagir à ma petite provocation. Je pinçai les lèvres pour ne pas rire -ou l'envoyer chier, je ne savais pas trop- face à sa répartie. Mais franchement, est-ce que j'avais déjà dit -ou même pensé- une seule fois, qu'elle était une fille facile ? Pour sûr que non ! Et puis de toute façon la question ne se posait pas du tout. Parce qu'en temps de guerre, le besoin de sexe était relégué au centième niveau au moins. Et puis l'état physique ne permettait pas des tas de folies, cela allait de soit. T'avais pas b'soin d'le préciser ça, j'te rassure. Me contentai-je de grommeler, avec un levé de yeux au ciel, pour la forme ! Quand même, j'avais une petite idée déjà de ce qu'elle était ou n'était pas. Sans quoi, je n'éprouverais pas pour elle, ce que j'éprouvais. Après ça, je ne me privai pas pour me moquer de sa jalousie. C'était tout nouveau pour moi et je ne maîtrisais pas du tout le sujet. J'étais donc forcément surpris de voir qu'elle était jalouse des nanas avec lesquelles je n'avais fait que coucher. Ce n'était rien du tout. Elles n'avaient rien représenté pour moi. Je ne me rappelais d'aucun nom ,d'aucun visage. Je grognai brièvement quand elle fit mention des types qu'elle s'était elle même tapé. En effet, ça ne m'intéressait pas du tout de savoir ça. Mais d'un côté, vu son jeune âge et le fait qu'elle était bien plus jeune encore avant l'épidémie, je ne pouvais que penser à un truc qui me rassurait : elle avait connu peu de mecs. Genre un ou deux. Peut-être trois ? En tout cas, vraiment peu. Et je devais bien admettre que ça me plaisait ça. C'était la seule chose que j'aimais bien dans le fait qu'elle était très jeune par rapport à moi. J'm'en fous des mecs que tu t'es tapée, puisque t'étais pas amoureuse d'eux ! Répondis-je finalement, sans grande émotion. Ouais, je m'en foutais. Mais surtout parce qu'il y en avait eut peu. Je ne pu retenir un faible sourire en coin quand elle montra sa joie de savoir que je n'avais jamais été amoureux jusqu'à elle. Ouais, je pouvais comprendre sa jubilation, puisque je la partageais grandement. Ca rendait les choses plus fortes encore, plus importantes.

    Après ces joutes verbales incessantes, je m'emparai des pans de sa veste pour la rapprocher de moi. Ce contact ci me fit un brin d'effet. Et presser mon visage contre ses cheveux, n'arrangea rien. Je la sentais qui faiblissait également contre moi, qu'elle réagissait au moindre rapprochement physique entre. J'aimais de plus en plus l'effet évident que j'avais sur elle ! Je finis par m'emparer de nouveau de sa bouche. Pour des baisers lents et délicats. J'aimais bien l'embrasser. J'étais surpris par la douceur de ses lèvres. Je ricanai d'ailleurs contre celles ci, quand elle me fit remarquer mon manque flagrant de romantisme. Le fait qu'on soit en pleine apocalypse, m'arrangeait de ce côté là. Parce que j'étais certain de manquer cruellement de romantisme, en effet ! Il faut toujours penser à toutes les possibilités, à toutes les issues, avant de faire quoi que ce soit. Affirmai-je avec conviction, entre deux baisers du bout des lèvres. Quand je retrouvai le silence, ma langue fila à la conquête de la sienne et ma main emprisonnait son visage contre le mien. Ce qui ne sembla pas du tout lui déplaire; Au contraire, elle me répondait avec autant d'ardeur. Face à sa réponse insistante, je ne pu retenir les choses de s'emballer légèrement. Je la plaquai contre le tronc d'arbre dans son dos, n'ayant de cesse d'approfondir le baiser. J'étais maintenant dans un tel état, que j'en oubliais complètement mon premier doute qui était à l'origine de tant d'insistance : le fait qu'elle puisse être vierge. Maintenant, je ne pensais qu'à mon envie -besoin- de l'embrasser comme ça. Mon souffle d'emballa au moins autant que mon coeur dans ma cage thoracique. Je l'embrassais avec plus d'insistance encore alors que je sentais ses ongles s'enfoncer dans ma peau, ses dents s'attaquer à mes lèvres pour les mordiller. Mes mains glissèrent sur sa taille pour remonter dans son dos, sous ses couches de vêtement. Je caressais la peau nue de son dos, quand elle entreprit de me retirer ma veste. Je ne réfléchis pas une seconde et la laissai faire. Mais au moment où celle ci tombait, Amethyst arrêtait tout. A bout de souffle, je plantai mon regard dans le sien. Loin de moi l'idée ou l'envie de la presser de faire quoi que ce soit. Elle n'avait même pas besoin d'une excuse pour expliquer pourquoi elle venait de tout arrêter. Ce n'était pas grave, pas du tout. Même si ... Même si bordel, j'avais vraiment envie maintenant. Je plissai les paupières face à son excuse foireuse. Ouais, elle aurait mieux fait de ne pas en chercher une pour s'expliquer ! Elle aurait juste du arrêter et basta ! Je poussai un soupir parfaitement audible en venant poser mon front au creux de son épaule. Je restai ainsi contre elle un long moment, sans parler. Juste pour retrouver une respiration normale et régulière et, surtout, retrouver mes esprits ! Sois honnête ... Combien t'en as connu ? Je parlais bien évidemment d'hommes. Ce n'était pas tant le fait qu'elle arrête tout qui me remettait des doutes en tête. C'était son besoin de se justifier, par une excuse bidon. Elle n'était pas soudainement crevée ! Tout allait parfaitement bien avant qu'on ne s'embrasse comme ça. Je redressai la tête pour planter à nouveau mon regard dans le sien, sans pour autant me décaler. J'aimais bien être contre elle maintenant. Alors autant en profiter encore un peu ! Ca changera rien ... Assurai-je pour la rassurer. Même si, dans le fond, j'étais pas trop sûr de ça. Si elle était vierge ... non, elle ne pouvait pas l'être. De nos jours, les nanas n'étaient plus vierges dès dix huit ans, grand max. Pas vrai ?

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Jeu 22 Oct - 13:06

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Ca j'le sais quoi ? Qu'il est un vieux snock ou qu'il m'emmerde ? Bof. Qu'importe. Il a l'air d'en avoir rien à carrer de ce que je peux bien lui dire alors le débat se clot de lui-même. Discussion stérile comme celle qui s'ensuit. Boutade sur boutade, on se fait du rentre dedans, comme d'habitude, j'ai envie de dire sauf qu'aujourd'hui, tout prendre une autre tournure, un dimension différente. On flirte ? Je sais pas trop si c'est le terme qui colle mais on s'évertue à se provoquer l'un et l'autre, à susciter quelque chose chez l'autre : une réaction, une envie, déstabiliser, tout. Peut-être une façon de se dompter, dompter ce que notre duo commençait à devenir avec la déclaration mutuelle de nos sentiments « Bah comme ça, les choses sont claires, archi-claires, Monsieur » Bon après, dans le fond, je lui donne raison. Fallait pas avoir un bac+4 pour s'apercevoir que je n'avais rien d'une fille facile, j'avais tout de la nana frigide à éviter le contact physique avec la gente masculine, sauf avec William bien-sûr, le seul à pas avoir la peste. Autant je parlais de cul avec une aisance déroutante, n'hésitant pas à user de mot crus pour masquer mon malaise à propos de ce sujet, autant je pouvais changer du tout au tout quand il s'agissait de mettre la main à la pâte. Pas pour rien que je suis encore vierge à l'heure actuelle. Mon sourire ne se défait pas lorsqu'il grogne légèrement à ma mention imaginaire d'éventuel plans culs. Aha ! Une réaction ! C'est mieux que rien ! « Evidemment ! On s'enfout » Il n'était pas le seul à en avoir rien à foutre de ses mecs, moi aussi je m'en foutait puisqu'ils n'existaient tout bonnement pas. Un mensonge sorti tout droit de ma connerie pour me donner une contenance. Je préférais largement mes bouquins à la compagnie des mecs, loin d'avoir envie de ressembler à toutes ses cruches de la fac qui ne parlaient que de mecs et de comment les avoir. Plus que ça, mon passif en famille d'accueil m'avait rendu méfiante vis-à-vis des hommes, me laissant un dégoût pour tout ce qui concerne des contacts plus poussés avec eux. Marquée, ouais, par ces deux enculés qui s'étaient infiltrés dans mon pieu, à me toucher comme s'ils avaient tous les droits. Heureusement pour moi, ne pas me laisser faire m'avait sauvé la mise mais même juste ces deux tentatives avaient laissé leurs marques, m'empêchant d'établir un contact physique avec la gente masculine sans être dégoûtée.

Enfin jusqu'à aujourd'hui. Sûrement parce que c'est différent, tout est différent. Sûrement parce que j'ai confiance en William. Sûrement aussi parce que je l'aime, lui. A croire que l'amour change tout car me voilà, là, à me coller contre lui, l'embrasser avec une ferveur que je ne me connaissais pas. A apprécier le contact de ses mains tièdes malgré la température sur ma peau. Ses mains qui parcourent mon dos, m'arrachant des frissons, me poussant, moi aussi, à chercher le contact de sa peau en lui retirant sa veste. Pour la première fois de ma putain de vie, j'ai envie d'aller plus loin avec un homme, de sentir ses mains sur moi, de franchir le cap qui m'effraie autant et pourtant, pourtant, malgré cela, je m'arrête, stoppe tout. Les doutes me prennent, la peur en couteau sous la gorge. Suis-je prête ? Arriverais-je à passer au dessus de mon passé ? Putain mais je sais rien, moi, de tout ça. En plus, je n'y connais rien en la matière, quand lui, bah lui, il s'y connaît. Son regard, plissé, m'est difficile à soutenir, le mien de regard fuyant le sien. J'ai honte, ouais, honte. Comme si je venais de faire quelque chose de mal. Dans le faite de tout arrêter quand lui, il semblait avoir envie de plus. Dans le faite d'avoir continuer, lui donnant envie. Dans les deux cas, je me sens foutrement stupide. Soupirant, il vient poser son front contre le creux de mon cou, me laissant reprendre une contenance lentement, son regard ne me sondant pas. Le silence règne et ça m'arrange un peu qu'on en parle pas, qu'on en reste là et puis voilà. Sauf que non, je déchante rapidement lorsqu'il prend la parole tout en restant contre moi, proche de mon visage dont j'ai du mal à déguiser de son éternel voile de nonchalance. Merde. Merde. Merde. Ma bouche continue à faire silence, même lorsqu'il tente de me rassurer, me disant que ça changerait rien. Tu parles ! Ca va le faire flipper de savoir que je suis qu'une vierge traumatisée. Je ne sais pas bien comment réagir, pour le coup, je suis perdue. L'envie me prend de mentir mais il vient de me demander d'être honnête. L'envie me prend de fuir la conversation mais je sais bien que je n'y échapperais pas. J'ai envie de m'excuser aussi mais faire ça, ce serait dévoiler le pot au rose. Quoique, à voir mes mains se tortiller sous le stress, c'est déjà un signe. Merde. Merde. Merde. Reflexe de merde. Je planque mes mains dans mon dos et prend une grande inspiration avant de lui faire face « Qu'est ce que ça peut bien faire ? T'viens pas d'dire que tu t'enfous ? » Mon corps se décolle du tronc d'arbre et s'éloigne de lui, me penchant pour attraper sa veste pour la lui tendre. « Toi ! Sois honnête ! Tu dis qu'ça ne changerait rien mais c'de la merde. Et si j'te dis dix ? Et si j'te dis zéro ? Hein ? Mon cul qu'ça changera rien ! » Sur la défensive, je n'ai aucune raison de prendre un ton énervé, surtout contre lui. Il a rien fait après tout. C'est moi la fautive dans l'histoire mais là, difficile de jouer la carte de l'insensible, de l'insolence m'enfoutiste. Mélange d'émotions : stress, peur, malaise. Cocktail molotov qui implose. Bordel pas possible. « T'veux que j'sois honnête ? Très bien. J'suis pas à l'aise avec tout ça et j'ai pas envie d'en parler. On peut changer d'sujet, maint'nant ? » Non. Vraiment. Je n'avais pas envie de parler de ma virginité, ni des blocages que j'ai pu avoir pour l'être encore à ce jour. Plus que ça, sa réaction me faisait peur. Et s'il prenait ses jambes à son cou à cause de ma virginité ou encore dégoûté par mon passé ? Peut-être qu'il voudra plus me toucher. Oh putain. Soupirant, je passe ma main sur mon visage pour me calmer, sachant pertinamment que c'est injuste de lui parler sur ce ton. « S'il t'plaît ? » Un ton plus radouci, à la limite de la supplication. Puis franchement, moi, dire s'il te plaît  ? C'était bien une preuve que je voulais pas en parler.   
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 25 Oct - 20:19



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    Non en effet, je ne pensais pas du tout qu'elle était une fille facile. Soit, je ne me posais pas vraiment la question. Et sans doute même que je m'en foutais. D'autant plus que je ne l'avais jamais vu se rapprocher d'un type autre que moi depuis le début. Alors non, ce n'était pas important du tout. Je fis donc remarquer qu'on s'en foutait de tout ça. Même si dans le fond, je m'interrogeais un peu sur le nombre de gars qu'elle avait bien pu fréquenter. J'osais espérer, pas tant que ça. Mais dans tous les cas, je n'avais pas mon mot à dire de toute façon ! Et puis ce serait con de faire des histoires là dessus, vu notre contexte de vie actuelle. La fin du monde, blablabla. Bref, il me semblait que nous avions suffisamment parlé de tout ça. Il ne s'agissait pas du sujet de conversation le plus intéressant du monde, il faut bien le dire ! L'essentiel, c'est que nous étions là l'un pour l'autre depuis le début et que c'était encore plus vrai maintenant. Peu de choses avaient changé, si ce n'est que nous étions un peu plus ... Intimes, dirons nous ! Et je prenais bien du plaisir à simplement l'embrasser, comme nous étions encore en train de le faire là. Soit, ça prenait plus d'ampleur que je ne l'avais prévu au départ. L'un comme l'autre, nous n'étions pas prêt à aller plus loin que ça. Et puis ce n'était ni le moment, ni le lieu. Franchement, baiser en pleine nature, à découvert et avec notre groupe à quelques pas de nous ? C'était beaucoup trop risqué, pour bien des raisons. Il ne manquerait plus que des zombaques débarquent justement à cet instant très précis. Avec notre chance, rien n'était impossible ! J'aurais préféré trouver la force de la repousser gentiment pour mettre fin à cet instant de folie. Mais au lieu de ça, je n'avais de cesse d'intensifier notre baiser. Et même de l'aider à me retirer ma veste. Non, ce n'était pas une bonne idée du tout. Mais ça faisait des lustres que je n'avais pas couché avec une femme -cela allait de soit- et je réalisais que ça manquait quand même sérieusement, maintenant que j'étais en train d'en embrasser une. Une, de laquelle j'étais tombé amoureux par dessus le marché. Ca rendait donc la chose ... Plus intense encore. Ouais ,c'était le moins que je pouvais en dire ! Ouais, j'avais sacrément envie d'elle. Soudainement, beaucoup trop. Et ce fut cet instant très précis qu'elle choisit pour me faire tout arrêter, prétextant qu'elle était super fatiguée et tout ça. Mais cette excuse minable ne faisait que me remettre en tête, l'idée qu'elle puisse être vierge. C'était quand même un peu étrange. Mais pas totalement impossible après tout ...

    Essoufflé et sans dessus dessous, j'enfouis presque mon visage dans son cou, demeurant silencieux pendant quelques minutes. Et quand je pris la parole, ce fut pour l'interroger. C'était plus fort que moi. J'avais envie et besoin de savoir ce qu'il en était vraiment. Je poussai un soupir quand elle se décolla de l'arbre, puis de moi. Elle s'éloigna de quelques pas, attrapant ma veste qui gisait toujours à terre, au passage. Je grinçai des dents à sa répartie. C'était effectivement ce que je venais de dire. Mais ça, c'était avant de vraiment imaginer qu'elle pouvait bien être vierge. Ca me semblait de moins en moins insensé ! Elle s'énerva sur moi, histoire de bien me faire encore plus douter. Parce que ouais, le fait qu'elle s'emporte signifiait bien que j'avais mis le doigt sur quelque chose de sensible, non ? Ou alors c'était justement parce qu'elle avait connu beaucoup trop d'hommes à son goût ? Non, franchement, j'en doutais ! Vu son sale caractère et son jeune âge ... Non, impossible, vraiment ! Je récupérai sèchement ma veste qu'elle me tendait toujours et l'enfilai sans la quitter des yeux. Si j'te dis qu'ça changera rien, putain ... Arrête d'toujours douter de c'que je dis ... Grommelai-je avec agacement. Mais je n'étais pas autant agacé qu'elle même semblait l'être. Elle, elle avait l'air d'être sur le point de m'arracher les deux yeux, sans déconner ! Et je ne comprenais pas trop qu'elle s'emporte à ce point. Ce n'était pas comme si j'avais carrément insister ou je ne sais quoi. Je croisai les bras sur mon torse alors qu'elle m'avouait, toujours sur le même ton, qu'elle n'était pas très à l'aise avec le sujet. Ouais ben ça, je commençais à m'en rendre compte ouais ! Elle tenta de se radoucir en ajoutant un "s'il te plait" presque gentil. Je crispai les mâchoires, le regard fixé sur elle. Je détestais qu'elle me parle sur ce ton. J'avais envie de lui dire d'aller se faire foutre et de la planter là. Et se faire foutre par un autre que moi, cela va s'en dire. Bref, je lui en voulais un peu -beaucoup-. Pour une fois que je me montrais un peu curieux en ce qui la concernait, elle m'envoyait chier comme une merde. J'aurais préféré qu'elle prenne quand même des pincettes pour me dire ça. Je l'aurais nettement moins mal prit ! Ouais ben ç'va. C'était pas obligé d't'emporter comme ça. Tu pouvais juste le dire normalement. J'te poserai plus d'question à l'avenir. Et sans attendre de réponse quelconque de sa part, je la contournai pour prendre la même direction qu'un peu plus tôt. Avant qu'on ne s'embrasse. A savoir, la direction du reste du groupe. Là au moins, j'étais certain qu'on ne se prendrait pas la tête ni rien !

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Ven 13 Nov - 11:32

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Let me fall inside,
Une excuse minable. De la merde en syllables. Ouais. Exactement ce que je venais de sortir. La. Fatigue. Quelle belle idiote je fais de balancer cette excuse en tout bouclier. Sûr, j'avais l'air super hyper crevée avant qu'on commence à se rouler des pelles en mode hot spicy. Ajoutée à cette belle répartie de merde, mes incertitudes me poussent à me conduire comme une sombre conne. Une ado en pleine crise. Punaise. Amethyst, t'es trop conne. Plus fort que moi, acculée dans mes propres retranchements, je monte sur mes grands chevaux et passe sur la défensive. Comme un animal pris au piège, coincé. Sauf que William, même s'il est un très bon chasseur, je ne suis pas sa proie. Une voix au fond de moi le sait et me le dit : je suis complètement injuste. Et pourtant, mon orgueil me pousse à continuer sur ma voie, rester sur le chemin de l'énervement quitte à finir dans un fossé. Car, ouais, je vais forcément me planter à un moment donné ou me faire planter. A parler sur ce ton à William, je vais récolter ce que j'ai semé, il en va sans dire et je le sais. Je le sais très bien. Nous fonctionnons à peu près de la même manière et si j'étais à la place de William, j'aurais vite fait de remettre l'autre à sa place et bien comme il faut. La bombe à retardement que j'ai lancé commence à sonner un compte à rebours : William grince des dents et récupère sa veste d'un geste sec, présageant rien de bon pour ma dégaine … avec raison, je le sais. Ses yeux ne me quittent pas d'une seconde, pas même quand il enfile sa veste, ses gestes trahissant l'agacement de mon comportement. Je venais encore une fois de remettre en doute ce qu'il me disait pour la je-ne-sais-combien-de-fois de la journée. Un mauvais tic, une mauvaise manie, faut croire. Je recule d'un pas, le visage fermé mais le bec cloué. Me serais-je trompée ? Ca ne changerait rien pour lui qu'il le sache ? Le doute s'empare de moi, torturant mon esprit. Son regard me fusille sur place, s'il avait un revolver à la place des yeux, je serais déjà raide morte. Je le vois, dans ses yeux, qu'il n'apprécie pas le ton que j'ai pris, la façon dont je lui ai parlé. Je peux pas le blâmer sur ce coup-là, moi aussi, je n'aurais pas apprécié qu'il me parle ainsi. Il me le fait bien comprendre en me disant que je n'étais pas obligée de m'emporter comme ça, que j'aurais pu juste le dire d'un ton normal. Je lui donne raison sur ce coup là et reste débilement muette.

De toute façon, je n'ai pas le temps de répondre quoique ce soit qu'il prend la tangente pour se diriger vers le cours d'eau et donc le groupe. Sans m'attendre, sans m'accorder le moindre regard. Bien fait pour ma gueule en somme ! J'observe sa silhouette s'éloigner de moi, incertaine si je dois lui foutre la paix ou lui courir après. Dans le deuxième cas, y'a le risque de me faire envoyer chier. Peut-être que je ferais mieux de le laisser tranquille ? Ou d'aller le voir pour ne pas que cette discussion houleuse ne plombe notre relation déjà bien assez mouvementée pour aujourd'hui ? A croire que je suis incapable de tenir une relation de façon normale et adulte. Pfff. Pathétique ! Je ne sais pas combien de temps je reste dans mon coin, à hésiter sur la démarche à suivre, avant de finalement suivre ses pas. L'idée qu'il m'en veuille énormément ne me laisse pas indifférente, non, ça me travaille, j'aime pas, je supporte pas. Et si j'avais dépassé les bornes ? Que c'était la goutte de trop ? Oui, on s'engueulait souvent mais je ne lui parlais pas comme s'il était un moins que rien quotidiennement. J'atteins le bord de la rivière et le cherche du regard, bien-sûr, je le trouve planté dans son coin. Je m'approche lentement de lui et m'assois à ses côtés, ni trop loin, ni trop près histoire de pouvoir me tirer rapidement s'il m'envoie chier. « T'as raison, William » Un façon de dire désolée sans le dire, une façon de lui dire que ouais, j'avais pas à m'emporter comme ça, à lui parler aussi mal. « Sur tout, t'avais raison » Façon de dire, d'avouer sans le dire, que ouais, il avait raison d'avoir eu des doutes sur les potentiels faux mecs que j'ai pu avoir. « J'aurais pas dû te parler comme ça, okay ? C'juste que … pfff … C'la honte quoi pour moi ! Puis j'flippais qu'ca t'fiche la trouille mais bon … si tu dis qu'ça chang'ra rien pour toi, okay, nickel » J'ose un regard vers lui, de côté, prête à repartir d'où je viens à la moindre réaction négative de sa part. « J'aime pas quand t'es méga fâché. C'ma faute, j'l'ai cherché j'sais mais on peut faire la paix ? » Tentative minable de recoller les morceaux mais je ne suis pas la plus douée pour venir me répandre en excuses avec cette foutue fierté dont je n'arrive pas à me défaire mais je suis venue et je me suis excusée à ma façon, ça comptait pas pour du beurre, si ? Puis je venais quand même d'avouer un truc qui me foutait bien mal à l'aise alors niveau venir la queue entre les jambes, je suis bien là, non ? Je croise les doigts, espère que William m'enverra pas paître. C'est ce que je risque mais bon, qui ne tente rien n'a rien. J'attends de voir si la propre bombe que j'ai balancé ne va pas m'exploser en pleine gueule
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Dernière édition par S. Amethyst Bartholomew le Sam 26 Déc - 8:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Dim 22 Nov - 15:07

You'll find me in the shallows.
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Qu'elle n'ait pas envie de me donner une réponse maintenant, c'est une chose. Mais qu'elle m'invente un mensonge gros comme elle pour ensuite m'envoyer littéralement chier ? Ca, je ne pensais pas que c'était vraiment utile. Et sur le coup, ça me fit vraiment quelque chose. Mal ? De la peine ? Aucune idée. Mais ça me dérangeait vraiment en tout cas. Alors qu'en temps normal, je m'en fichais royalement quand elle m'envoyait chier. Ca ne me faisait ni chaud ni froid et je ne manquais pas de lui rendre la pareille encore et encore. Mais là, je ne m'y attendais pas du tout. Et je la sentais vraiment mauvaise dans sa réaction.  D'autant plus qu'elle remettait vraiment en doute mes propos, ma promesse que ça ne changerait rien pour moi, qu'elle ait ou non déjà connu des hommes de façon intime. Et puis merde, ça me coupait totalement l'envie de l'interroger à propos de quoi que ce soit ! C'était déjà pas mon genre de m'intéresser aux autres. Elle était l'exception pour une raison évidente : j'étais tombé amoureux d'elle. Stupidement ! Las de tourner en rond et d'avoir déjà recommencé à me prendre la tête avec elle, je finis par me détourner de sa petite personne. J'aurais préféré rester à ses côtés bien entendu. Mais certainement pas dans une atmosphère pareille. Je préférais encore me mettre dans mon petit coin bien tranquille et tout seul, comme c'était le cas d'habitude. Pourquoi m'emmerder avec une nana aussi chiante ? Parce que ouais, quand elle le voulait, elle savait comment être chiante et comment me taper sur les nerfs ! Au moins, quand j'étais seul, je ne me prenais pas la tête avec moi même. J'étais tranquille dans mon coin, à n'emmerder personne et avec personne pour m'emmerder moi. Pas même Elle. Je fus surpris de la sentir s'asseoir à côté de moi. Pas uniquement parce que je ne m'attendais pas à ce qu'elle vienne me trouver aussi vite. Mais aussi et surtout parce que je ne l'avais pas entendu approcher. Et ce constat était affligeant. Je n'étais plus assez sur mes gardes. Et dans le contexte actuel des choses, c'était terrible. Je ne pouvais pas me permettre de me perdre dans mes pensées à longueur de temps. Ca représentait un bien trop grand danger.  S'il s'était agit d'un rôdeur, est-ce que je l'aurais remarqué avant qu'il ne referme sa mâchoire pourrie autour de moi ? Putain, j'osais l'espérer ...

Je ne répondis rien quand elle prit la parole. En temps normal, j'aurais sans doute répondu un truc stupide comme "ouais ça arrive souvent" ou "comme d'habitude". Mais là, je n'avais vraiment pas la tête à ça. Pas la tête à lui parler davantage non plus à vrai dire. Mais contrairement à elle, je n'allais pas l'envoyer chier. Pas cette fois en tout cas. Et puis elle avait peut-être quelque chose d'intéressant à raconter. Des excuses à me faire. Stupide que j'étais, je ne compris pas de quoi elle parlait quand elle affirma que j'avais "raison sur tout". Mais la suite m'aida à en saisir davantage. Enfin je daignai tourner la tête vers elle pour poser les yeux sur sa petite personne. J'avais les sourcils légèrement froncés, comme si je tentais de comprendre ce qu'elle essayait de me dire. Ce qui était un peu vrai en fait. Je n'étais pas certain de bien saisir. Je ne comprenais pas si on ne me disait pas clairement les choses. Mais là, je n'obtiendrais pas davantage de sa part, je le voyais bien. Alors j'allais devoir me contenter tout simplement de ça. D'accord ! Grommelai-je dans un premier temps. Il fallait juste que je prenne encore un moment pour bien assimiler ses paroles et bien réaliser ce que ça signifiait.  Donc, si je comprenais bien ... Elle était bel et bien vierge. bah merde alors. Même si j'avais imaginé ça, je n'avais pas réalisé tout à fait, tout ce que ça impliquait. Et en fin de compte, ça me faisait quand même un peu flipper. Mais je ne voulais pas le lui montrer. J'avais assuré que ça ne changerait rien. Alors même si ça changeait quand même un peu les choses, je devais éviter de le lui montrer. Sinon, histoire classique, notre relation allait faire trois pas en arrière, elle allait flipper, j'allais flipper et ... Bref, le serpent qui se mord la queue. Si j'ai dis qu'ça changerait rien, c'était pas pour rien ! Que je grommelai encore. Je ne savais m'exprimer que de cette façon fallait croire. Je soupirai quand elle proposa de faire la paix. En fait, j'avais surtout envie de sourire tant la demande était innocente. Elle ressemblait à une gamine qui venait demander pardon à son père après avoir fait une grosse bêtise ... Putain, n'importe quoi. Rien à voir ! Je n'étais pas son père ni rien de ce genre ! C'bon, c'est pas si grave. Et je ne pouvais pas faire mieux que ça en guise de capitulation.



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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Sam 26 Déc - 10:36

Amethyst ∞ William
Let the water rise,
Let the ground crack.
Let me fall inside,
Courir après une personne pour m'excuser, même à ma manière, pas mon genre. Surtout avant tout ce bazar. J'ai toujours eu cette insolence horripilante où l'orgueil et ma fierté passe avant tout. Se friter avec une personne et la perdre ? Rien à foutre. Je n'avais pas que ça à faire : me casser le cul pour les relations qui n'ont aucune importance. Non. A l'époque, l'importance, c'était mes études et rien que ça. Sortir de la merde et réussir. Aujourd'hui, la donne est différente. Nous avons besoin des autres et par dessus tout, j'ai besoin de William. Ce n'est pas uniquement pour cela que je cours comme une idiote sur ses pas pour tenter de recoller les morceaux, pour m'excuser platement façon Bartholomew c'est-à-dire maladroitement. Non. C'est parce que je tiens à lui. Beaucoup. Trop. Que je ne veux pas le perdre. Pas à cause d'une dispute idiote. Pas à cause de ma propre connerie. Je m'en voudrais toute ma vie, même dans la mort, c'est pour dire. Il fallait que je le retrouve et qu'on fasse la paix. Il le fallait. Si avant, perdre quelqu'un me faisait ni chaud ni froid, aujourd'hui, ça me tordait les entrailles, surtout après avoir perdu mes deux frangins. Je ne pouvais m'autoriser de perdre une autre personne et surtout pas William. Je me retrouve donc forcément près de William, m'efforçant de paraître le plus normal possible, évitant de dévoiler l'angoisse sous-jacente qui me transperce de part et autre. M'enverra-t-il chier ? Me dira-t-il qu'il ne me supporte plus ? Qu'il en marre ? Que c'est fini. Ciao. Au revoir. Je prie le ciel où aucun Dieu ne vit pour que cela ne se produise pas. Je parle et parle et lui, reste dans un silence qui me laisse de marbre. Il dit rien ? Même pas après que je lui aie dit qu'il avait raison. C'est pas comme si je le disais souvent ! Non, il n'a même pas envie de relever ça. Ca me fait flipper et stresser comme une malade, je dois l'admettre. En temps normal, je suis certaine qu'il aurait relever. Enfin, il cesse de m'ignorer et pose son regard sur moi, toujours sans parler. Je ne sais pas ça doit me rassurer ou présager une réplique cinglante.

Ses sourcils sont froncés, bon à peine, donc ça devrait aller. Il a l'air plutôt de tenter de comprendre ce que je dis plutôt que d'avoir envie de m'envoyer chier royalement. Je me mord la lèvre inférieure, perdue dans un mélange d'appréhension et de honte. Je venais quand même de lui avouer à ma manière que ouais, j'étais une putain de vierge qui n'avait jamais vu un mec à poil de sa vie. C'était quand même clair ce que je venais de dire, non ? Ah la communication entre homme et femme. Finalement, il ouvre enfin la bouche, bon, il grommelle mais c'est déjà quelque chose. C'est une réponse et pas celle que je redoutais. Il se répète et me redit que ça ne changeait rien, pas pour rien qu'il l'a dit tantôt. Je me détends, laisse la tension s'envoler de mes épaules, me laissant même soupirer de soulagement. Je me contente d'hôcher la tête silencieusement, comme une élève qui comprend enfin un raisonnement. Ok, ok, ça ne changera rien, je le crois, je le crois. A son tour, il soupire, mon regard se pose sur lui en biais. Acceptera-t-il de faire la paix ou pas ? Suspense ! Finalement, il me libère de mon angoisse et m'annonce que c'est bon ! William veut bien faire la paix ! Youhou ! Je ne peux empêcher un sourire d'illuminer mon visage ! Plus que moi. J'ose un léger coup de coude dans ses côtes, juste histoire de sceller la paix, à défaut de fumer le calumet de la paix. Puis parce que le naturel revient toujours au galop, je me mets à rire doucement « Façon, j'suis tell'ment adorable ! C'dur d'rester fâcher longtemps contre moi » Ma connerie ne s'en va jamais vraiment très loin ! Pas plus que mon culot ! La preuve en est ! Je le regard en biais, rires aux lèvres. « T'peux l'dire, on est entre nous ! » Il ne le dira jamais, sûrement parce que c'est pas du tout la vérité mais je fais la fière alors que des minutes plus tôt, je ne l'étais pas mais alors pas du tout. Mon regard se pose sur la rivière qui coule, de l'eau à profusion. Aujourd'hui me semble être un bon jour malgré notre dispute. William et moi, ensemble, libres, rapprochés, que demander de plus ? Peut-être de la nourriture car la personne qui dit qu'on peut vivre d'amour et d'eau fraiche peut aller se faire foutre mais ce que j'ai, là, maintenant, me suffit amplement.
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in the middle of the night, when the angels scream, i don't want to live a life that i believe. time to do or die.


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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE) Sam 14 Mai - 17:24

Rp archivé suite à la suppression d'Amethyst. coeurrose

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MessageSujet: Re: You'll find me in the shallows (TERMINE)

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You'll find me in the shallows (TERMINE)

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