You are alive [Amethyst]
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You are alive [Amethyst]

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MessageSujet: You are alive [Amethyst] Mar 29 Sep - 22:51

Gareth & Amethyst ♦ You are alive.


Que pouvaient-elles penser de lui ? Comment le voyait-il ? De nombreuses questions se bousculèrent dans sa tête au fur et à mesure que les jours passent, que les minutes défilent. Petit à petit il avait cette impression de perdre le peu d'humanité encore en lui et non pas seulement parce qu'il s'était autoproclamé tueur de sang-froid lorsqu'il s'agissait de ces cannibales. Jusque là il n'avait pas encore réussi à croiser la route de l'un d'eux, il n'avait encore tué aucun vivant, mais ça ne saurait tarder, il comptait bien remédier à ça une fois qu'il leur fera fasse. Mais quand ? Voilà la grande et unique question qui lui torturait l'esprit, il ne demandait que ça, les retrouver. On dit toujours que le monde est petit, mais bizarre il était loin de cette conclusion, pour son plus grand malheur. Il y a cependant une chose qui est sure dans toute cette histoire, il n'a de cesse d’accroître sa détermination, il n'a jamais eut la moindre pensée tourner vers l'abandon, baisser les bras ne fait pas partie de sa personnalité et pour rien au monde il ne changera ça. Sans but, qu'était-il ? C'est simple pourtant, il serait aussi mort que ces cadavres, ce qu'il ne comptait pas devenir de sitôt. Il se posait néanmoins une question encore plus importante. Que ferait-il une fois qu'il aura accompli sa vengeance ? S'il y arrive. Il n'en savait trop rien. Survivre ? Encore et encore, ça ne s’arrêtera jamais. Tout serait plus simple s'il mettait fin à cette misère pour pouvoir rejoindre sa famille.

" Reste en vie....venge-nous...."

Dans un sursaut assez brusque, Gareth ouvrit les yeux, sortant tout droit d'un cauchemar, encore un. N'ayant aucun remède pour ça, il aurait tendance à opter pour un bon café bien fort pour éviter de dormir ou peu importe ce qu'il avalerait tant que ça le tenait réveiller. Mais ce n'était pas une vie, il n'avait pas demandé toute cette torture psychologique, il n'y était pour rien. Échapper au passé, une chose impossible qui risque fort de changer le cours du présent. Un bruit de pas le fit se relever, le couteau en main. Sauf que son regard se braqua immédiatement sur sa main ensanglantée. Ce sang...ce n'était pas le sien. Il s'en assura en se tapotant sur plusieurs parties du corps. A qui était-ce ? Un grognement lointain se rapprocha dangereusement, pas le temps de réfléchir. Tout en relevant le regard, il vit un zombie, les bras tendus vers lui, titubant comme un ivrogne, la mâchoire lacérée tandis qu'un filet de sang noir coula sur ce qui restait de son menton. Une vision horrible, mais pourtant bien réaliste, le quotidien, voilà ce que c'était devenue, plus rien ne le surprenait. Gareth se releva à l'aide du tronc d'arbre derrière lui et une fois bien face au rôdeur, il vint lui planter son arme blanche en pleine tempe, l'enfonçant le plus profondément possible. Au moins il ne se relèvera pas. L'odeur de putréfaction du zombie agressa les narines de Gareth, obligeant ce dernier a vite extirpé la lame de son couteau pour repousser ensuite le corps sans vie à l'aide de son pied, l'envoyant tomber sur le sol un peu plus loin. Il se faisait à l'idée de devoir vivre comme ça, mais cette odeur, c'était une autre histoire à laquelle il allait également devoir s'habituer.

Prenant le temps de soupirer, il se baissa légèrement pour venir essuyer la lame de son couteau sur la chemise que portait le zombie, une chemise qui était autrefois verte, virant plus sur le rouge désormais. Il se releva à nouveau et laissa cette fois-ci son regard vers le travail, détaillant bien l'endroit et surtout les environs pour tenter d'y apercevoir quoi que ce soit pouvant lui indiquer qu'il était toujours sur la bonne voie. Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'il rodait également dans cette foret, échappant à quelques zombies, éliminant certains le gênant et toujours aucune trace d'un quelconque cannibale. Finalement, il était peut-être sur la mauvaise voie ? Autant rebrousser chemin et attendre une nouvelle opportunité, un nouvel indice. Prenant bien soin d'enjamber le cadavre au sol, il fit marche arrière à contre-cœur, mais c'était toujours mieux que de tourner en rond.

" C'est ce que j'appelle une bonne prise...bouge ton cul princesse."

Instinctivement, Gareth se rua vers le premier gros tronc d'arbre pour s'y coller, essayant également d’être le plus discret possible. Cette voix ? Il avait encore du mal à y croire, pourtant il ne pouvait que la reconnaître. Était-ce encore un tour de son imagination ? Il devait s'en assurer. Il attendit quelques secondes puis décala légèrement sa tête pour apercevoir trois types, armés avec une personne se faisant traîner de force, elle portait un sac sur la tête. A en juger par les paroles de l'un d'eux, c'était une femme. La nervosité et la haine qu'il avait envers ces hommes lui firent serrer les dents, sa main droit se resserra fortement autour du manche de son couteau alors que l'envie de se ruer vers ces derniers pour leur arracher le cœur commençait à prendre le dessus. Non, il ne devait pas, ça serait mettre en danger la captive et lui-même. C'était bien eux, ils étaient trois à la place de cinq, mais ils étaient là, dans le coin, il n'a jamais été aussi proche du but. . Son attention étant toute tournée vers les trois types, il en oublia un zombie qui rampait au sol, il le sentit au moment où les doigts squelettiques de ce dernier lui agrippèrent la botte. Il recula son pied assez rapidement avant de lui écraser la semelle de la botte à deux reprises sur le crane, explosant la cervelle, cet organe visqueux  qui se répandit sur le tas de feuilles. Dégueulasse. Ravalant rapidement sa salive pour ne pas vomir, il se concentra à nouveau sur les trois types qui venaient de prendre de l'avance. Il ne devait pas les perdre de vue. C'est pourquoi il continua de les suivre en filature, se faufilant entre chaque tronc pouvant lui servi de cachette pour finalement apercevoir une cabane de chasseur, bien au fin fond de la foret, il n'y a rien de mieux pour faire fuir tout ceux qui oseraient pénétrer dans le secteur, il n'y avait rien de rassurant là-dedans, mais impossible de faire marche arrière, il ne pouvait pas.

Cacher derrière un des tronc les plus proches de la cabane, il écouta attentivement les paroles des individus.

" Devine ce qu'on a trouvé ? De la bonne viande fraîche et pas n'importe laquelle, c'était l'une des captives, cette petite salope avait réussit à s'enfuir."
" Entre."

Décalant légèrement son visage, il vit un quatrième homme ouvrir la porte de la cabane puis la refermer après le passage des trois autres. La cabane était assez grande malgré tout, avec un petit abri sur la gauche, une voiture sur la droite. Un terrain hostile et une visibilité pas vraiment réduite, ce n'était pas à son avantage, mais il trouvera un moyen, il le fallait.



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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Mer 30 Sep - 12:29

Amethyst ∞ Gareth
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« Amethyst » Echo doux. Les fardeaux sur les épaules s'envolent. Le soleil se lève enfin, l'air est tangible d'une paix douce, d'une allégresse.Amethyst » Au loin, le cœur citadin ronronne, des klaxon ponctue le silence de mort. « Amethyst » Dans le brouillard d'une foule condensée mais silencieuse, deux tâches de couleurs. Des bras qui se tendent. Tant espérés, tant attendus. Affamée de les retrouver enfin, après tant d'années. Amethyst »  La maigre silhouette se lance vers eux, se fend vers elle. Amethyst »  La réunion. Les retrouvailles. Fusion. Amethyst, Troy et Roderick. Le tout du rien. Amethyst »  Le décor urbain se fait avalé par une ombre noir, le sol tremble, les hurlements remplacent le ronronnement de la vie. Tout se crève, tout se meurt. Le sol s'ouvre. Du sang, du sang à perte de vue et une course effrénée « Cours Amethyst » Le souffle se raccourcit, s'affole. Des monstres déguisés en humain sont là, démon de la nuit, démon du jour. Ils courent puis attrapent. Leurs dents s'enfoncent dans la chair de Roderick, leurs couteaux lui fendent la gorge. Sa main se tend, un appel à l'aide, désespoir ancré dans les iris. La vie qui s'en va. La vie qui s'échappe. « Ame... » Et c'est la fin.

Le sommeil se brèche enfin, la réalité refait surface. Douloureuse, tristement réelle. Je me redresse d'un bond, les mains serrées, le corps crispé. J'ai l'envie soudaine d'hurler, crier, me libérer de cette oppression sur la poitrine, vomir l'amertume qui m'empoissone. A croire qu'ici bas, les instants d'allégresse sont éphémère. Un moment de joie et le passé douloureux refait surface. Je me perds face à l'évidence, peu importe ce qui se passe avec William, nos bons moments, la perte de mes frères continuent de me hanter comme un spectre sournois. Je n'oublie pas le visage de ses détracteurs, je n'oublie pas que quelque semaines avant, mon chemin avait encore croisé l'un d'entre eux. Je me redresse silencieusement, à côté de moi, William ne bouge pas d'un pouce. Sûrement endormi. Parfait. Je m'éloigne sans bruit, ressentant le besoin de m'éloigner, de me dégourdir les jambes, de m'aérer l'esprit. Les remords me tordent les entrailles, les visages me hantent. Pourquoi je n'avais rien fait face à cet enfoiré ? Ne serait-ce que lui foutre mon poing dans la gueule ? Pourquoi j'avais été pétrié d'effroi rien qu'à le revoir ? Merde. Arrivée près de la rivière découverte il y a peu, je m'asperge d'eau pour chasser les effluves de mon cauchemar. La nuit est rayonnante, la lune pleine et les étoiles brillantes, sûrement pour cela que je trouve le courage de marcher seule quelque mètres. William m'a toujours dit de ne pas l'éloigner trop loin de lui mais ce soir, j'avais envie de désobéir, j'avais envie de faire ce qui me plaît. Juste une fois. Juste un moment. Ensuite je retournerai sagement auprès de lui, en croisant les doigts pour qu'il ne soit pas réveillé entre temps.

Ma promenade se retrouve rapidement parasitée par des bruits de branches qui craquent. Je m'arrête  automatiquement pour sonder autour de moi. Le regard est sur le qui-vive, prêt à s'accrocher au moindre mouvement. Enfin, la source du bruit saute devant moi. Deux jambes, deux bras, mouvement fluide : être humain. Je tourne les talons pour prendre la fuite en sens inverse mais surprise, deux hommes sont là, m'encerclant. Alors que ma main se pose sur ma machette pour l'extirper de son fourreau, le premier homme m'impose une lame de couteau sous la gorge. « Mauvaise idée, ma jolie » J'abdique. Pas le choix. « Ne pense même pas à hurler » L'un des trois hommes avance et m'enfonce un morceau de chiffon dégueulasse dans la bouche, j'en profite pour lui mordre un doigt. Va te faire foutre, mec. Bien entendu, je me prend une claque dans la gueule pour punition. « Eh mais … c'était pas l'une de nos captives ? » « Mais si, je crois bien » L'un s'avance vers moi, passant ses mains sur moi, s'attardissant sur mes attraits féminins, pendant qu'un autre me ligote, bras en arrière. Je gigote sur moi-même pour tenter d'éviter ses mains dégueulasses sur mon corps, glacée par le rire qui lui échappe des lippes. Je le sais, je le sens, il a une idée derrière la tête et c'est pas de me manger. « Je me la ferai bien » « Tagueule ! Ca sera notre déjeuner de demain. Souille pas la bouffe, connard » La bile me monte à la bouche et si cela ne suffisait pas, ils me foutent un sac sur la gueule et me forcent à avancer vers l'inconnu, m'imposant leur discussion sordide. Le pervers essayant de convaincre ses complices de le laisser s'occuper de mon cas, énumérant ce qu'il me ferait bien. Le débat se finit par l'un des trois qui clame que je ferais office de déjeuner demain, fin de la discussion. Je ne sais pas si je dois me réjouir ou pas. Entre finir violée ou dévorée, franchement … je sais pas lequel est le mieux.

Cette marche me semble interminable mais j'essaie de me focaliser sur les bruits aux alentours, savoir s'ils m'éloignent loin de la rivière. Finalement, ils reprennent parole, on se serait approché apparemment de leur QG dans lequel ils me balancent sans douceur. « Rebienvenue parmi nous, princesse » Ils m'ôtent le sac qui m'aveugle depuis un long moment, tellement de temps, que même la lueur faible de leur bougie merdique arrive à m'aveugler. Le pervers me refait face avec son sourire carnassier, ce sourire à me donner envie de chialer, là, littéralement sur place. Il m'ôte mon baillon improvisé et s'amuse à essayer de m'embrasser, quand, enfin, il y parvient, je ne me prive pas pour mordre ses lèvres. J'y enfonce mes dents comme une sauvage, le laissant hurler de douleur. Je ne vois pas le coup de poing s'abattre sur moi, me faisant lâcher ma prise. « P'tain ! » « Bien fait pour ta gueule, je t'avais dit de ne pas jouer avec la nourriture. Dégage de la cabane, tu pisses le sang partout ! » Le pervers sors sans demander son reste, pressant sa main sur sa bouche pour limiter le saignement. Pas le temps de triompher qu'on me jette sans douceur contre le sol, m'ordonnant de ne plus bouger. Etait-ce la dernière nuit que je vivrais ? Si c'est pour la vivre ainsi, je préférais me trancher la gorge moi-même.
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Mer 30 Sep - 22:29

Gareth & Amethyst ♦ You are alive.


D'un coté il remerciait le ciel de ne pas avoir sombré dans l'innocence que certaines personnes ont gardée, ça lui évitait quelques mauvaises surprises, mais une part de lui était damné à vivre dans un monde apocalyptique où seule la mort est libératrice. C'est malheureux à dire, mais ceux qui n'ont pas survécus, ils ont eut la chance de ne pas connaitre tout ça, toute cette merde qui tombe telle une pluie torrentielle venant s'abattre sur les derniers survivants. Il n'y a que les fous qui survivant comme il le dit si bien. Et par conséquent, ces fous se trouvent dans une cabane de chasseur avec une nouvelle proie qui risque fort de passer un sale quart d'heure, probablement le dernier de sa vie. Ça lui rappelait il y a quelques jours quand il a cru entendre une petite fille pleurer et appeler à l'aide, il n'a pas hésité à s'y rendre pour tenter de la sauver...en vain vu qu'il n'y avait personne, c'était son imagination qui lui jouait des tours. Pourtant il n'était pas fou, il n'avait pas d'antécédents. Tout ça était bien réelle, il y avait bien une otage et les cannibales, ils étaient enfin là.

Tout allait se jouer dans les prochaines minutes, la survie était de mise et la moindre erreur pourrait lui coûter la vie. A couvert derrière le tronc, il ferma les yeux, se remettant à son destin, à son but, s'il était encore en vie c'est parce qu'il avait un but bien précis, pas d'échec, pas maintenant. Il respira et expira à plusieurs reprises avant de se mettre à contourner la cabane par la gauche, évitant soigneusement de trébucher à cause d'une branche ou d'un quelconque corps pouvant se trouvant sur son chemin. On n'est jamais trop prudent dans une foret aussi dense et vaste que celle-ci. De là où il était, il n'arrivait pas encore à bien distinguer les voix dans la cabane, mais plus il s'approchait, plus il arrivait à mettre un visage sur les voix. Oh oui, il n'a jamais pu enlever de sa tête les sourires sadiques et les expressions perverses qu'ils arboraient lorsqu'ils l'on forcés à regarder sa femme et sa fille se faire dévorer. Quand bien même il aurait voulu, il n'aurait pas réussi, il n'y arriverait d'ailleurs pas. Finissant sa course sous le petit abri de la cabane, Gareth se plaqua immédiatement contre la structure en bois massif. De là il arrivait à entendre les conversations. Ils avaient l'air de bien s'amuser là-dedans. C'est ce qu'il pensait jusqu'à ce que l'un d'eux ordonna à son compère de sortir pour ne pas marquer le sol de son sang. Qu'est-ce qui a bien pu se passer à l'intérieur. Pas le temps pour se poser des questions, ils allaient se séparer, c'était le moment où jamais pour agir. La porte se la cabane s'ouvrit comme prévue, puis se referma. C'est l'ombre de l'individu qui se forgea une place dans le champ de vision de Gareth toujours plaqué contre la structure en bois, couteau en main. Le coup de pression qu'il avait, il ne s'est jamais sentit aussi stressée depuis le début de l'apocalypse. Mais il avait pas le choix, il devait le faire. Comptant jusqu'à cinq, l'individu dépassa sa position de quelques mètres, donnant l'opportunité à Gareth de l'attraper par l'arrière tout en lui mettant le couteau sous la gorge.

"Tu as deux choix à partir de maintenant, soit tu me dis combien vous-êtes à l'intérieur, soit je t'égorge."

L'homme avait l'air de légèrement trembler. Avait-il peur ? Peur des représailles ? Il n'a jamais affronté la mort d'aussi près et voilà qu'il était probablement terrifié à l'idée de devoir quitter ce monde comme une pourriture. Il l'a voulu, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même.

" Sérieusement ? Tu crois que tu vas t'en sortir vivant avec ton couteau et tes couilles ? Tu vas mourir comme la petite garce qui se trouve à l'intérieur."

Il ne tirera rien de celui-là, il en était persuadé et ce depuis le moment où il a commencé à parler, rien qu'à sa voix, son intonation, sa gueule. D'un geste vif il lui trancha la gorge, faisant jaillir un jet de sang, éclaboussant au passage sa main, légèrement. En être réduit à tuer des vivants, c'était à devenir fou, mais il n'avait pas le choix, ils n'hésiteraient pas une seconde, la loi du plus fort, tuer ou être tué. Bref, pas le temps de se reposer, il lui fallait trouver un moyen d'entrer en dehors de l'entrée principale qui était une très, très mauvaise idée. En parlant d'idée, lorsqu'il vit la voiture non loin de l'abri, il trouva une nouvelle alternative pour en attirer un autre à l'extérieur, en espérant que ça marche bien entendu. Silencieusement il traîna le  corps du mort jusqu'à la voiture, l'ouvrant pour y déposer le dernier sur le siège conducteur. L'avantage est que la voiture n'était pas tout à fait dans un champ de vision large, ce qui lui donnait l'opportunité de pouvoir prendre l'ennemi au dépourvu. Il referma soigneusement la portière après avoir installé le mort bien au fond du siège, comme s'il était en vie. Non, il n'a jamais fait de mise en scène, mais il connaissait quelques astuces pour pouvoir berner les autres. Il klaxonna un coup, comme pour donner une sorte d'alerte. Qui se douterait qu'un intrus était derrière tout ça ? Il klaxonna une seconde fois avant d'aller se cacher derrière la voiture. Il attendit quelques secondes avant d'entendre de nouveau la porte d'entrée de la cabane se refermer. Bien.

Les secondes s'écoulèrent jusqu'à finir par devenir interminable, du moins c'est ce qu'il pensait avant d'entendre l'homme s'approcher de plus en plus de sa position au simple son de sa voix.

" Tu veux nous faire repérer ou quoi espèce...."

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Gareth se mit à surgir de derrière la voiture, lui braquant cette le canon de son 9mm sur la tempe.

" Tu vas faire exactement ce que je te dis où alors tu vas finir comme lui, compris ?"
" Et si je refuse ?"
" Alors je t'attacherai à un arbre après avoir alerté les zombies du coin."

L'homme acquiesça finalement d'un léger signe de la tête, sage décision quand on sait que Gareth était capable de faire ça, il n'avait aucune pitié pour eux, c'est pas maintenant que ça allait changer.

" On va aller rejoindre tes petits camarades, une fois qu'on aura franchit le palier, tu leur dis de baisser les armes...sinon tu sais ce qui t'attends et je rigole pas."

Dans tout les cas il ne survivra pas, mais qu'il serve au moins à quelque chose en dehors de faire du mal aux autres, aux innocents. Tout en restant derrière lui, Gareth poussa l'homme de façon à ce qu'il se retrouve devant la porte d'entrée. Là, enfin. L'homme ouvrit la porte et Gareth surgit à cet instant de derrière ce dernier, lui braquant le flingue sur la tempe. C'était quitte ou double, soit ils baissaient leurs armes, soient ils allaient tirer. D'un autre coté il pourrait toujours se servir de son otage comme bouclier.

" Baissez les armes.....baissez-les bordel de merde."

Les nerfs commençaient à lâcher, bien, ils avaient l'esprit d'équipe visiblement. Bon, ils étaient quatre en tout, cinq avec celui qui est déjà mort. Balayant rapidement l'intérieur de la cabane du regard, il pressa bien fermement le canon sur la tempe de son otage.

" A votre place je l'écouterai."

Les retrouvailles, voilà ce que représentait cette situation.

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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Jeu 1 Oct - 21:47

Amethyst ∞ Gareth
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La peur s'immisce en moi, serpent sournois qui me possède lentement. L'angoisse s'installe, intangible mais douloureusement là. Si j'arrive à plus ou moins contrôler mes glandes lacrymales pour ne pas me répandre en larmes, mon corps, lui, se crispe, mes extrémités tremblant douloureusement. Les regrets m'enrôlent ; j'aurais dû rester près de William, j'aurais dû rester. Quelle conne ! Quelle sombre conne ! Maintenant, je n'avais que mes remords en seule consolation. Mes yeux s'humidient mais je refuse de pleurer devant mes ravisseurs, de leur offrir ce plaisir. Ils risqueraient de jouer encore plus avec moi. Encore heureux, le pervers est hors de la cabane, loin de ma dégaine, ses mains hors d'atteinte. Il me refile la gerbe, refait jaillir des souvenirs d'autrefois, ce passé moisi. Je m'évertue à fixer le plancher, refusant d'accorder la moindre attention à mes adversaires, refusant tout contact avec eux. La lueur dans la cabane est faible, éclairant à peine leurs visages et ce n'est pas plus mal. Soudain une main se pose sur ma tête alors qu'une silhouette s'agrouppit devant moi, son visage faiblement éclairé par la flamme vacillante de l'unique bougie de la pièce. « Comme on se retrouve … tu te souviens de moi ? » Mes yeux se lèvent lentement sur lui et je regrette aussitôt mon geste. Mon cœur se glace et s'arrête de battre. C'est lui. L'infâme. L'horreur. Il est le couteau sous la gorge de Roderick. Il est cet enfoiré. Mon œsophage me brûle alors que je refreine une envie d'hurler et de pleurer à la fois. Le désespoir, la haine, la rancoeur, la tristesse, la douleur, ce cocktail qui implose dans ma chair larguant des tesson par où il passe. « Moi, je me souviens de toi … surtout de ton frère » Son sourire est carnassier, mauvais. Il prend un malin plaisir à me narguer. Je refuse de faire comme la dernière fois, lors de mon invasion, je refuse de me laisser perdre face à ma frayeur, je refuse de rester paralysée. Crevant l'abscès d'un cri de rage, je me démène pour me libérer, peut-être dans l'optique de lui asséner un coup ou je ne sais quoi, mon cerveau en mode automatique. La rage me dicte ma conduite, ma rancoeur m'anime d'une fureur que je ne me connaissais pas. Un bruit de klaxon m'arrête dans mon élan alors que tout le monde s'arrête de bouger. « Putain mais quel con celui là ! Vas voir ce qu'il fait » Un autre homme sort de la maison et dans mon cœur, je me mets à espérer l'impossible. Serait-ce William qui m'aurait suivi ? Qui me délivrerait ? Bordel. Faites qu'il lui arrive rien. Si un Dieu existe quelque part, qu'il entende mes supplications.

Au bout d'un moment qui me semble une éternité, la porte s'ouvre en grand. L'homme venant de sortir réapparaît mais cette fois-ci accompagné d'une autre silhouette plongée dans l'ombre. Je devine l'esquisse d'un flingue sur la tempe du connard. L'envie que l'inconnu lui tire une balle en plein crâne me vient, oh oui, l'idée me paraît en être une bonne. Très bonne. Qu'il crève ce fils de chien ! Tout le monde baisse son arme autour de moi, écoutant l'intrus. La voix de ce dernier m'interpelle. Sûr, ce n'est pas William, je reconnaitrais sa voix entre mille mais ce timbre me rappelle quelque chose. Une voix que j'ai déjà entendu : serait-ce un survivant que j'ai déjà croisé ? Si oui, allait-il me sauver ou me réserver le même sort que les autres pouilleux ? Pour sûr, je n'étais pas sorti d'affaire. Le duo preneur d'otage-otage fait un pas en avant, se retrouvant dans un rayon de la lune qui éclaire leurs visages. Mon cœur s'emporte alors que ma machoire m'en tombe. Là. Devant moi. Une personne que je ne pensais pas revoir, pas ce soir. « Ga... Gareth ? » Ma voix perce le silence, incertaine, priant pour que je ne me trompe pas mais non, c'est bien lui. Dans l'élan de ma surprise, je me débrouille pour me relever tant bien que mal, m'aidant du mur. Les autres, trop concentré sur la silhouette de Gareth ne m'empêche même pas de me relever et tant mieux. Mes yeux aussi se posent sur Gareth, incapable de le lâcher du regard. Au fond de moi, le soulagement de le voir en vie, le soulagement de voir un visage famillier. Oui, je suis contente de le voir, de le voir vivant quand tout ceux que j'ai connu de mon passé sont morts ou portés disparus. L'envie me vient de lui poser tout un tas de questions, s'il va bien, si Madison va bien, où elle est mais le moment n'est pas propice aux questions, le moment est à l'action. La peur en étau, je trouve je ne sais comment le courage de l'affronter en profitant de la situation. J'attrape le couteau de chasse dans la ceinture d'un des salopards immobilisé par la peur de perdre l'un des leurs. « Touche pas à ça, salope » « Tagueule ! » Mes gestes sont brouillons, tremblant mais j'arrive tant bien que mal à saisir le couteau et à le faire rouler entre mes doigts pour couper mes liens. Chose pas du tout aisé mais j'ai besoin de mes mains. Je veux pas crever ici, il faut que je sorte d'ici. Enfin sectionnés ci et là, je m'efforce de bouger mes poignets dans tous les sens pour faire tomber mes liens. Une fois à terre, je garde le couteau dans les mains d'une façon défensive sachant pas vraiment quoi faire avec mais je compte bien l'utiliser pour les empêcher de s'approcher de moi, pire, de me prendre à mon tour comme otage pour forcer Gareth à libérer leur gars. Pour sûr, ils avaient compris que je le connaissais. Mes yeux se greffent sur le tueur de Roderick, mes mains tremblantes d'envie de lui planter le couteau dans la nuque. Des rêves de vengeances, assouvir enfin une revenge, ça serait l'instant rêvé puisqu'il me tourne le dos mais je ne bouge pas d'un poil. En serais-je capable ? Je ne sais pas, je ne sais plus mais le mérite-t-il ? Oui assurément. Mon regard se porte ensuite sur Gareth, une lueur de panique dans les yeux. Que fallait-il que je fasse maintenant ? Etait-il dans mon camps ?  Car les gens pouvaient changer d'errance en errance, je le savais bien. Peut-être qu'il avait changé et qu'il s'enfoutait des personnes qu'il avait connu ? Le doute s'installe. Pourtant, pourtant, y'a un an, il m'avait proposé à mes frères et moi de former un groupe avec sa famille pour survivre. J'espérais, je priais pour qu'il soit mon allié et non mon ennemi. Au delà de perdre ceux qu'on aime, il était aussi douloureux qu'un être qu'on connaissait et appréciais devienne un ennemi.  
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Jeu 1 Oct - 22:50

Gareth & Amethyst ♦ You are alive.


Depuis le temps qu'il rêvait de ça, de revoir le visages de ces types pour faire payer la mort de sa famille, c'était surement le moment le plus excitant qu'il a connu depuis le début de l'apocalypse. Lui qui savait que les humains n'étaient pas vraiment équilibrés, ça devenait déroutant de voir à quel point ils changeait quand on les mettaient dos au mur, ils sont capables de tout et n'importe quoi, quitte à devenir des bêtes indomptables. Juste de penser à eux, il avait de quoi remercier le ciel de ne pas avoir cédé à une telle folie. Mais en sera t-il de même lorsqu'ils auront baissés les armes ? Son otage ordonna à ses compères de les baisser, ce qu'ils hésitèrent  à faire alors que pourtant ils étaient en supériorité. Peut-être que Gareth n'était pas seul, si c'était le cas alors il valait mieux qu'ils coopèrent, là encore réside un certain avantage pour l'ancien père de famille, il était seul, totalement seul et tout ça grâce à ces enflures. Le regard sombre et dur, il dévisagea les trois autres types en les incitant à écouter son otage avant qu'une voix ne vienne briser le silence, celle de l'otage des cannibales. Son nom, cette personne connaissait son nom, c'est donc sans plus attendre qu'il détourna le regard vers la jeune femme au sol, jeune femme qu'il n'avait pas prit soin de regarder. Impossible....Ses yeux s'écarquillèrent en voyant qui se trouvait sur le sol, attachée.

* Elle est là Papa, c'est Amethyst elle est en vie, aide-là...par pitié, ne la laisse pas comme moi et maman*

La dernière foi qu'il l'a vu, elle était en train de fuir des survivants qui cherchaient à les attraper pour il ne savait quoi, il ne pensait pas un jour la revoir ici et pourtant le monde était finalement bien plus petit qu'il ne l'aurait cru. Madison, sa fille, elle considérait Amethyst comme la grande sœur qu'elle n'a jamais eue, comme un modèle et ça avait touché Gareth, voir sa fille aussi heureuse que ça en compagnie de la jeune femme, c'est un peu comme si elle faisait partie de la famille tellement Madi' parlait d'elle. Il ne pouvait pas la laisser là, avec ces hommes, il a fait une promesse qu'il comptait bien tenir. Restant fermé de visage, il prit la parole, s'adressant aux cannibales.

" Faites glisses vos armes et mettez-vous à genoux, je ne le répéterai pas."

Ce n'était pas le moment pour le contredire tellement il était habité par la haine, par la colère montant en puissance à l'intérieur de lui. Les savoir en vie alors que sa femme et sa fille sont mortes à cause d'eux était tout bonnement répugnant, ils ne méritaient pas de vivre et même s'il n'avait pas le droit de choisir qui doit vivre ou mourir, là il prenait ce droit, il se fichait des représailles que ça pourrait avoir et encore plus depuis qu'il sait qu'Amethyst était ici, prisonnière de ces hommes.

" Touche pas à ça, salope "

Gareth braqua son arme vers l'homme qui s'interposa face à Amethyst et c'est sans une once d'hésitation qu'il tira une balle dans la jambe de l'homme, le faisant chuter directement au sol alors que le sang se mit à couler de sa blessure. Il avait dit de ne pas bouger. D'un geste brusque il donna un coup sur l'arrière du mollet de son otage pour le mettre à genoux, braquant à nouveau l'arme sur sa tempe.

" Attache-les."

Ordonna t'il à Amethyst. En faisant ça il sentait qu'il commençait à perdre un peu de son humanité, mais c'était nécessaire pour pouvoir se protéger et protéger ceux qu'il apprécie, autant dire qu'ils se comptaient sur les doigts d'une main, Amethyst était la seule depuis le début de l'épidémie. Déjà à l'époque il l'appréciait par l'intermédiaire de sa fille qui ne faisait qu'en parler, il a déjà eut l'occasion de parler avec elle, elle n'a pas eut une enfance facile et il était tout à fait concevable qu'elle se mette à l'écart ou qu'elle n'accorde pas sa confiance aux autres, il comprenait la jeune femme. La voir périr serait comme un second échec pour lui, il ne pouvait pas se résoudre à un nouvel échec. Le plus grand échec à ce jour est de ne pas avoir réussi à sauver sa famille, d'avoir baissé les bras, d'avoir abandonné. Il aurait bien voulu mettre entièrement la faute sur ces cannibales, mais il a été tétanisé par la peur, le chagrin, qu'il n'a pas réussi à se dégager, à bouger et le résultat s'est vu au moment où les zombies se sont mit à dévorer sa femme et sa fille devant ses yeux. Désormais, il n'était plus question d'avoir peur, mais bien une question de survie et pour survivre, il ne faut savoir faire certaines choses contre-nature. Laissant donc Amethyst faire ce qu'elle devait faire, il fit quelques pas tout en ramassant au passage les armes de ces derniers pour finir par se placer aux cotés d'Amethyst.

" Tu n'as rien ? Ils ne t'ont pas fait de mal ?"

Enfin si, ils ont surement du lui faire du mal, mais il voulait s'assurer qu'elle n'avait rien de grave, qu'elle était encore capable de continuer. Par contre il était différent, elle pouvait assurément s'en rendre compte et elle était loin de se douter de ce qu'il a vécu pour en arriver là et vice-versa. Ils étaient attachés, ils ne risquaient pas de s'enfuir, Gareth s'éloigna un peu en se dirigeant vers le canapé un peu plus loin après avoir prit soin de fermer la porte de la cabane. Il avait besoin de se mettre à l'écart pour parler avec Amethyst, il en avait besoin.

" Où sont tes frères ?"

De là où ils étaient, les cannibales ne pouvaient pas les entendre, par contre Gareth pouvait entendre ces derniers se plaindre, gémir pour essayer de bouger, mais l'arme dans la main de Gareth était prête à passer à l'action si le premier osait bouger le moindre doigt.

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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Ven 2 Oct - 11:13

Amethyst ∞ Gareth
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Il était là devant moi. Gareth, le père de Madison. Ma petite Madison, air frais et vent d'innocence lorsque j'étais sans la mienne de famille dans ce foyer d'accueil. Le seul où je n'avais pas été la proie de perversité. Mes années en famille d'accueil avait été un calvaire jusqu'à que Madison arrive avec son sourire rempli de tendresse et de promesse d'une vie plus joyeuse. Elle m'avait redonné espoir en des jours meilleurs et aujourd'hui, je voulais la revoir, qu'elle me sourit encore comme elle avait l'habitude de le faire mais pas maintenant, pas dans cette situation angoissante. Le coup de feu soudain me fait sursauter, je ne m'y attendais tout bonnement pas. Mon regard se pose sur l'homme à genou, le sang se déversant de sa jambe. Une scène du quotidien dans ce monde qui tombe en ruine mais toute cette violence arrivait encore à me surprendre, à me laisser bouche bée. A force d'en avoir été témoin, pourquoi j'éprouvais encore de la torpeur face à elle ? Etait-ce parce que j'étais faible ? Je ne veux pas être faible. Je veux être forte. Je veux pouvoir me défendre, je veux pouvoir venger, je veux pouvoir protéger ce qui m'est cher. Mon regard se pose sur Gareth, lui que je ne reconnais pas. C'est lui, cet homme que j'ai connu et croisé jadis mais ce soir, il est différent. Un peu étranger alors que je le connais, alors que j'ai vécu le temps de leur séjour sous le même toit avec lui et sa famille. Il est l'homme que j'ai connu mais son attitude est à des années lumières de ce dont je me souviens de lui. Sûrement la fin du monde qui l'a changé, peut-être bien, comme nous tous. Sa voix résonne et je sursaute encore comme une imbécile. Maintenant libérée de mes liens, je m'exécute sans un mot, usant de mes propres liens pour attacher l'homme blessé. Je trouve d'autres morceaux de cordes pour les autres et tire de toute mes forces pour qu'ils ne puissent pas s'échapper ou défaire leurs liens. Une bile me monte à la gorge lorsque, en dernier, j'attache l'assassin de Roderick, le toucher me révulse, me donne la gerbe. Pourquoi est-il encore vivant cet enculé ? Pourquoi lui plutôt que Roderick ? Injustice.

J'en profite pour marcher sur son genou en prenant appui sur ce dernier pour tirer plus fort ses liens, serrant le nœud jusqu'à lui couper la circulation du sang. Je ne serais pas faible, pas cette fois-ci, pas cette fois-ci, parole de Bartholomew. « Si je me libère, je te... » Je lui laisse pas le temps de finir sa phrase et lui décroche une droite comme mon père m'a appris. A travers moi, c'est comme si mon père le vengeait aussi. Fallait pas toucher à Roderick. « Tagueule ! Ferme ta putain d'gueule ! T'es pas en position d'me menacer, t'me menacerai plus jamais ! J'ai plus peur d'toi, fils d'pute » La colère coule dans mes veines, m'empêchant de regretter mon geste, m'empêchant d'éprouver autre chose que ce sentiment de vengeance qui prend vie en moi. Sentant la présence de Gareth à mes côtés, je m'arrête dans mon élan et fait volte-face. Méfiante jusqu'à qu'il prenne la parole, non, il n'était pas mon ennemi, non, il n'avait pas changé à ce point. Je me détends, soulagée, massant mon poing qui me lance quand même. « Non, ç'va ! J'ai rien d'grave ! » A part la lèvre fendue, je vais bien, mon corps est entier. Je suis sans mots Gareth qui s'éloigne, nous mettant hors écoute du groupe d'hommes maîtrisés pour l'instant. Sa question me glace sur place, me faisant l'effet d'une flèche en plein cœur. C'est pas de sa faute, il peut pas savoir. Je baisse la tête, le regard perdu sur le plancher secouant la tête à la négative, ma réponse à sa question. Je me mords la lèvre, cherchant mes mots puis j'ouvre enfin la bouche « Troy s'est fait mordre, je l'ai enfermé dans la salle d'bain de l'appart où on s'était réfugié, j'ai pas pu le … j'ai pas pu. Roderick … il … il l'a bouffé avec ses potes mais c'pas ceux qui sont ici » Je désigne d'un rictus haineux le fils de pute plus loin. Les autres, je ne les connaissais pas mais lui, ouais lui, je me souviens de son visage, je m'en souviendrais toute ma vie. Fuyant le sujet douloureux de mes frères, je dévie la conversation sur lui « Madison ? Où elle est ? Et Lindsay ? » J'espérais qu'il me répond qu'elles sont pas loin, attendant son retour. J'espèrais que leur sort soit autre que ceux de mes frères. Mon cœur se gorgeait d'espoir, je voulais l'entendre me répondre qu'elles allaient bien, qu'ensuite nous irons les voir. Ouais, c'est ce que je désirais plus que tout entendre. Marre d'entendre des choses tristes, je voulais un happy ending. Rien que ça, merde. Ma main se pose sur son bras, mes iris ancrés d'espoir et d'une lueur jusqu'à là éteinte. « On pourra aller les voir après ? J'ai envie d'voir Madison » Oui, on irait les rejoindre après, je prendrais dans mes bras Madison et elle me fera ce sourire que j'aime tant. Oui, c'est ce qu'on fera car je réfute l'idée qu'il en soit autrement. Je refuse d'imaginer le pire.  
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Sam 3 Oct - 18:55

Gareth & Amethyst ♦ You are alive.


Dangereusement, l'index droit de Gareth commençait petit à petit à effleurer la détente alors que son envie de leur envoyer une balle en pleine tête prenait de plus en plus de place dans son esprit. Il avait beau avoir changé, certaines choses arrivent encore à le faire douter. A t'il réellement perdu son humanité pour laisser place à un être sans pitié ? Personne n'a eu de pitié pour lui depuis le début de l'apocalypse ? Ils cherchaient tous à vouloir le piller et ce malgré qu'il avait une famille sous le bras, aucune pitié pour sa femme et sa fille, pourquoi devait-il en avoir ? La logique voudrait que ça soit donnant-donnant, œil pour œil, mais il n'y arrivait pas totalement à se résoudre à ce coté de sa personnalité. Certes il avait tiré dans la jambe de l'un d'eux alors qu'il aurait pu viser le cœur ou la tête, un choix qui aura probablement des conséquences par la suite, comme pour tout ce qu'il a entreprit jusque là. La première a été de s’arrêter à cette fameuse station d'essence, un choix qui a mené à la perte de sa famille, un choix qu'il regrette à ce jour, il aurait du continuer sa route. La second choix est d'avoir voulu secourir une "petite fille" dans un immeuble où les zombies rodaient, une petite fille qui n'était pas réelle, tout était dans sa tête, surement trop déboussolé par la perte récente de sa famille. Et le dernier en date qui n'est autre que d'avoir suivi ces cannibales pour leur faire payer malgré le nombre qu'ils étaient et par la même occasion il a pu venir en aide à Amethyst. S'il aurait fait demi-tour, qui sait ce qui serait arrivé à la jeune femme. Il ne pouvait tout simplement pas se résoudre à cette option, lui qui avait promis à sa fille de retrouver la jeune femme pour s'assurer qu'elle soit en sécurité. Elle est là et il pouvait la voir de ses propres yeux, une victoire en soi, faible, mais victoire quand même.

Une fois qu'Amethyst ait exécutée la demande de Gareth, ce dernier ne se fit pas prier pour s'éloigner un peu afin de pouvoir parler à la jeune femme sans se préoccuper d'avoir une oreille trop indiscrète. Il s'assura dans un premier temps qu'elle n'ait rien de grave avant de remarquer qu'elle était seule, allant ainsi vers sa prochaine question concernant ses frères. Mais ses paroles lui firent comme une boule dans la gorge...celui sur qui il avait tiré, il s'est attaqué à son frère, il a bouffé ce dernier, laissant Amethyst dans une sale situation. Et résultat, elle était seule d'après ce qu'elle lui disait. Décalant légèrement son regard vers le groupe de cannibale, il se mit à fixer avec une extrême froideur le type blessé à la jambe. Cette enflure était également là au moment où sa famille a été tuée, s'il écoutait son cœur, il enverrait une balle directement entre les deux yeux du jeune, sans aucune once de pitié. Le regard fuyant, lorsqu'il entendit le nom de Madison et Lindsay, il ne laissa rien dévoiler sur son expression faciale, tentant de rester neutre, seul son regard pouvait le trahir, reflétant une tristesse certaine à la prononciation de ces noms, le colère montant crescendo intérieurement. Ce qui lui faisait énormément de peine sur le moment est que si elles étaient en vies, elles seraient vraiment heureuse de la voir et visiblement Amethyst était tout aussi joyeuse à l'idée de pouvoir les revoir. Lindsay était la parfaite confidente et Madison la petite sœur adorable.

La mâchoire de Gareth se crispa, ses dents se collèrent les unes sur les autres alors que son poing gauche se refermait sur lui-même au point il pouvait sentir du sang s'extirper de sa peau tellement la pression était intense. Comment se contrôler face à une telle situation  ? Qu'elle serait la réaction d'Amethyst en apprenant la chose ? Gareth était dans l'impossibilité de répondre sur le moment. Il laissa un blanc s'installait et se mit à marcher en direction des quatre individus, les dévisageant un par un. Il se planta devant eux, debout, l'arme bien ancrée dans la paume de sa main.

" Mais je te connais toi ?"
" Oh Oh Oh....mais c'est...."

Gareth n'attendis pas une seconde de plus avant de ranger son arme dans son fourreau à sa hanche et de venir mettre une droite magistrale à l'un des deux, l'envoyant dans le pays des rêves alors que du sang commençait à couler de son nez, il venait de le lui péter avec une force assez impressionnante. La bête était de sortie et il avait du mal à la contrôler.

" Tu sais l'ami, fut un temps j'avais horreur de toucher aux femmes, mais depuis ce fameux jours à la station, comment dire....je vois les choses différemment, elles ont un parfum plus doux, plus...excitant."

L'homme se mit à rire, mais un rire gras et sadique comme il avait déjà eu l'occasion d'entendre à l'époque, ce même rire qui le hantait quand il fermait les yeux. Gareth ferma les yeux un instant pour retenir ses larmes, pour éviter qu'ils ne coulent sur ses joues, il s'est juré de ne plus rien laisser paraître extérieurement. Les yeux fermés, il reprit son arme et le braqua en direction du visage de l'homme, pressant fortement le canon contre le front.

*Finissons-en avec eux...tue-le....TUE-LE*

Gareth était à deux doigts d'appuyer sur la détente, d'envoyer cet homme dans l'au-delà, mais instinctivement, il détourna son regard vers Amethyst, elle était là, non loin de lui en train de regarder. Il se décida finalement à abattre un coup de crosse assez violent sur le visage du type avant de grogner dans sa barbe tout en se dirigeant en furie vers l'extérieur, se figeant assez rapidement sur le devant de la porte, un peu à l'écart de cette dernière alors que son regard lui, se braqua vers l'horizon. Il ne pouvait pas se réduire à ça...pourtant il le voulait, il était déterminé.



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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Dim 4 Oct - 11:00

Amethyst ∞ Gareth
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Être dans la même pièce que celui qui m'avait enlevé mon frère, que celui qui lui avait ôté la vie était plus qu'insupportable. Rien que de respirer le même air que lui était une épreuve douloureuse, me renvoyant dans le passé. Voyage transperçant de souvenirs aussi aiguisés que des lames, lames me fendant l'esprit et le cœur. Je revois la scène, je ré-entends les cris de Roderick, je revois les images à travers la fente de la porte du placard. Les minutes qui s'égrainent trop vite, les plaintes et les supplications de Roderick puis la lame qui tranche, le sang qui gicle et eux, eux qui rigolent, eux qui se pavanent de pouvoir bouffer ce soir-là. Bouffer mon frère. Le profanant. Le salissant. Mon frère réduit à de la chair à bouffer. La présence de Gareth avait un peu l'effet d'un garde fou sur moi. Ouais, sans lui, je serais sûrement dans un coin, roulée en boule comme une loque ou peut-être aurais-je déjà assouvi ma vengeance ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Depuis que l'épidémie a commencé, je ne me reconnais plus et j'arrive encore parfois à me surprendre. Tant dans mes erreurs que dans ce que j'arrive à accomplir. L'humanité est encore là, dans mes entrailles mais parfois, elle s'envole au profit de ma propre vie. Je n'ai jamais tué qui que ce soit mais ce soir, l'envie me prenait de sauter le pas. L'envie de vengeance, l'envie de justice. Il n'y a plus de tribunal, il n'y a plus rien, la justice, on se l'arrache désormais. Tout ce temps perdu dans le code civil ne me sert plus désormais, il n'y a plus de risques d'aller en taule, nous le sommes déjà. Pour l'instant, pour ma propre santé mentale, j'ignore les enculés et reporte mon attention sur Gareth, attendant sa réponse avec un stress palpable. Hélas, mes questions restent sans réponses. Un silence règne alors que son visage reste de marbre, son regard indéchiffrable, trop d'ombre dans la pièce pour parvenir à y lire quoique ce soit, à être sûre que c'est de la tristesse que je crois percevoir. Ce silence, je refuse de l'interpréter comme fatale, je refuse qu'elle soit l'annonce funeste d'une mauvaise nouvelle. Gareth bouge et se plante devant le groupe d'horreur ambulante, la discussion qui en découle me foudroie. Il les connaît ? Il les a déjà croisé ? Je m'approche, récupérant ma machette en cours de route, celle que je leur avait volé lors de mon évasion, celle que je récupère maintenant. Le coup part, pétant le nez de façon violente d'un des quatre qui sombre radicalement. Je cligne des yeux, paralysée sur place, autant par la violence du coup que par les mots que l'autre finit par sortir. Parlait-il de Lindsay et Madison ? Parlait-il d'elles ? La réaction de Gareth est immédiate, il braque son flingue contre la tempe de l'insolent. Allait-il tirer ? Sa réaction confirmait-elle qu'il parlait de Linday et Madion ? Pitié. Non.

Le regard de Gareth se déporte sur moi, j'avance d'un pas vers lui, incertaine de la situation, incertaine d'avoir compris qu'il parlait bien de sa femme et de sa fille, une partie de moi refusant d'y croire. Je recule lorsque la crosse s'abat sur le visage de l'insolent avant que Gareth sort comme un enragé hors de la bâtisse de bois. Un boule se forme dans ma gorge, mon sang bouillonne, je ne veux pas savoir, je ne veux pas la vérité mais en même temps, j'ai besoin de savoir s'ils parlent d'elles. D'un pas hésitant, j'affronte les quatre hommes et me plante devant eux, feignant une autorité que je n'ai pas, ou presque car je suis armée et pas eux. « Qu'est ce qu't'veux dire par là ? Qu'est ce que tu leur as fait !? » Silence. Aucune d'eux ne veut me répondre, l'insolent se contentant juste de sourire encore étourdis face au coup de crosse. Merde ! « Parle p'tin ! Ou j'te bute » Une menace en l'air mais je n'ai que ça sous la main pour les faire parler « T'auras jamais les couilles » Que le tueur de Roderick me balance, prenant la parole me fixant droit dans les yeux « Tu vois … Les faibles se font manger pour nourrir les plus forts. Ton frère était un faible, les femmes sont des faibles, les petites filles sont des faibles et toi, tu es une faible qui se fera bouffer bientôt ... aussi » Nul doute qu'il me provoque, nul doute qu'il fait référence à Lindsay, à Madison, ma précieux petite Madison. Mes yeux commencent à s'humidifier, les cils électrisés par sa façon de parler de mon frère, par ses allusions vissant les deux personnes que je voulais revoir, serrer dans mes bras. « TU MENS ! » Dans la pulsion du moment, ma voix explose alors que mon bras allongé de la machette se pointe vers lui. Je n'ai aucune idée de ce que je fais, l'impulsivité guide mes gestes. « Demande à ton pote » Je recule comme acculée dans mes retranchements, ma dégaine se cogne contre un mur me sortant de ma léthargie. Je sors en trombe, cherche Gareth du regard, le trouvant quelque mètres plus loin, le regard accroché à l'horizon. Je lui fais face, me plante devant lui, lâchant ma machette sur le sol, mes espoirs en faisant de même. « Où sont Lindsay et Madison ? » Je répète ma question initiale mais cette fois-ci, avec du désespoir dans les notes. « Qu'est ce qu'ils leur ont fait ?! » J'attrape ses épaules lentement, un geste dénué de conviction, un geste qui me fait déjà abandonner. Un brouillard de tristesse me voile les yeux alors que je le fixe, tentant de trouver mes mots. « Pitié Gareth ! M'laisse pas dans l'incertitude ! ... Ils ont ... Je ... Est-ce que … elles ont subi le même … le même sort que … que mon frère ? » Ma voix se brise au fur et à mesure que les sons passent la barrière de mes lèvres. Sa réponse, je l'attend, désespérément, proche de la fissure.  
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Dim 4 Oct - 14:13

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S'il écoutait sa voix intérieur, il en aurait déjà fini avec ces cannibales, une balle entre les deux yeux et ils seraient de l'histoire ancienne, mais cette mort serait bien trop douce en comparaison à ce qu'ils lui ont fait subir en l'obligeant à regarder sa famille se faire dévorer après voir servit à ces derniers. Non, il avait d'autres projets pour eux si sa colère ne prend pas le dessus avant la raison, chose qu'il n'irait pas parier pour le coup, bien trop émotif concernant la mort récente de sa famille Qu'est-ce qu'il ferait pas pour les venger. Oh bien sur il pourrait passer au-dessus pour éviter d'avoir de plus graves problèmes, mais c'était plus fort que lui, il se devait d'agir autrement. Madison et Lindsay étaient les seules personnes à pouvoir le maintenir dans ce coté loin de l'obscurité qui règne désormais en maître. Elles étaient mortes, il était seul, il se devait de faire certains choix difficiles, certaines concessions pour survivre, quitte à tuer ceux qui lui ont fait du mal, ceux qui s'opposeront à lui et à ses objectifs. D'ailleurs, quel sera son prochain objectif après ça ? Ces hommes n'avaient pas peur, ils continuaient de le provoquer par un sourire, un regard, un comportement déplacé, comment réagir autrement que par la violence face à ça ? La solitude a prit le pas depuis de longues journées, le réduisant à l'esclavage de la violence qui désormais habite plus de la moité des survivants. Le monde a changé, il n'avait pas le choix que de se fondre dans la masse pour assurer son espérance de vie bien plus écourtée à cause des derniers événements. C'est Amethyst, sa présence, qui a réussie à faire freiner le geste de Gareth. C'est pour quoi il est sortit sans un mot, avec une détermination et une frustration sans nom.

L'arme toujours en main, il pouvait à tout moment entrer et déclencher une exécution, mais au lieu de ça il s'évada en pensant à sa famille. Lindsay aurait prit la décision de continuer, d'éviter de croiser la route de ces cannibales, elle était un peu la force tranquille de la famille, toujours à éviter les mauvais choix qui pourraient avoir des conséquences. Si seulement elle était là pour le conseiller sur la marche à suivre. Soudainement, Amethyst vint se planter devant lui, lâchant sa machette pour laisser place à une attitude reflétant une tristesse encore contenue. Où est Madison et Lindsay, voilà ce qu'elle voulait savoir et cette fois il n'était pas question de détourner le sujet même s'il l'aurait voulu. Il n'était pas du genre à se confier, ça ne regardait personne, mais elle était en droit de savoir vu le lien qu'elle avait tissé avec elles, c'est un peu comme si elle faisait partie de la famille. Machinalement, il baissa son regard vers la jeune femme face à lui, montrant dans son regard une certaine tristesse qui se vit bien plus que tout à l'heure. Ses yeux devenaient de plus en plus rouge alors qu'il s’apprêtait à lui révéler certaines choses.

" Après t'avoir croisé avec tes frères, nous voulions fuir le plus loin possible, je voulais mettre ma famille en sécurité même si je savais pertinemment qu'il n'y a aucun endroit où nous le serions, mais je devais le faire, tenter, pour Madison."

Petit à petit il baissa son regard tout en fermant les yeux quelques instants pour contenir la moindre larme pouvant faire surface à tout moment.

" On n'avait besoin de nourriture, d'essence, on s'est arrêtés à une station essence au bord d'une route menant eu Nevada. Ils attendaient à l'intérieur. Je me suis réveillé....elles....elles étaient attachées à une chaise...."

La suite était bien plus grave, ça le touchait encore et c'est à contre cœur qu'il laissa voir sa tristesse en relevant cette fois-ci son regard embrumée par les larmes vers celui d'Amethyst.

"....ils ont fait ce qu'ils font à tout ceux qu'ils croisent, mais elles étaient encore en vie....ils m'ont attachés....ils ont rameutés les cadavres et ils m'ont forcés....ils m'ont forcés à regarder Lindsay et Madison se faire dévorer...sous mes yeux."

Et depuis ce jour ça a été le début de la descente en enfer. Autant quand tout a commencé, il pensait pouvoir gérer avec sa femme, il ne doutait pas de sa capacité à pouvoir survivre, à pouvoir faire ce qu'il faut pour maintenir sa famille en sécurité, mais le monde s'est écroulé quand elles sont parties. Seul face au monde entier, face à son destin, face à son acte de lâcheté. Oui, pour lui il était un lâche, il n'a pas pu les sauver.

" J'ai pas réussi, j'ai échoué...et elles sont mortes. J'aurai du continuer sur la route....elles sont mortes par ma faute."

Ressasser le passé n'est jamais une bonne chose, cette vision peut mener à la perte d'humanité qu'un homme peut avoir, pour le peu qu'il peut avoir à cet stade là. Même ceux qui n'ont pas perdus des proches récemment, qui n'ont encore perdus personnes voient leur comportement changer, alors imaginez une personne comme Gareth où la perte de sa famille est récente et qui plus est sous ses yeux.



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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Lun 5 Oct - 12:37

Amethyst ∞ Gareth
We all fight on two fronts, the one facing the enemy, the one facing what we do to the enemy.
Le temps s'étend, s'étire en longueur. Les secondes me paraissent des heures. Je suis là, plantée dans la nuit d'encre noire à attendre des réponses. A attendre une vérité assourdissante. Une boule se noue dans mes entrailles qui se tordent. Des films plus horribles les un que les autres passent en boucle dans ma tête puis, brusquement, l'espoir fait son chemin, arrive à faire entendre sa faible voix. Elles sont vivantes, tu les verras bientôt, qu'il chuchote mais rien, les doutes, l'angoisse le rendent muet, reprenant le pouvoir. L'espoir, cette chose si intangible mais qui nous maintient en vie. Inlassablement. Encore et encore. En perdrais-je encore ce soir ? Seul Gareth peut le dire, avec lui, la réponse à ma question fatidique. J'ai un mauvais pressentiment qui naît en moi, je le repousse, le rejette du mieux que je peux. Non. Je refuse. Va-t-en ! Le regard que Gareth pose sur moi est embrumé d'une tristesse que je parviens à déchiffrer, ses yeux rougissant plus les secondes défilent. Mes mains s'accrochent à lui, comme pour s'accrocher à un vain espoir, je m'agrippe pour ne pas me laisser choir à terre, pour ne pas abandonner. J'ai envie d'y croire encore, que, oui, je reverrais Madison sourire, que je sentirais encore ses bras autour de mon cou, ses câlins remplis de chaleur. Gareth se met à parler, je bois chaque mot qu'il me sort, m'y noyant, assoiffée de vérité. Mon cœur s'arrête à chaque fois qu'il fait une pause ou que la tristesse gagne son regard, témoignage que la suite ne sera pas des plus joyeuses. En moi, s'envole au fur et à mesure, l'espoir de revoir Madison et Lindsay. En moi, quelque chose se brise à chaque phrase qu'il libère dans l'air, des mots qui se changent en poignard pour se planter dans mon cœur. Finalement, enfin, le verdict tombe, la vérité éclate et avec elle, mes espoirs de revoir Madison et Lindsay. L'espoir qui s'envole a quelque chose de douloureux, c'est comme un coup à l'âme, à l'esprit. Mon corps flanche, mes jambes tremblant sous l'émotion, mes bras ballant chaque côté de mon corps, mes forces s'évaporant de mon enveloppe de chair. Mes genoux rencontrent le contact dur et froid de la terre, ce qui me reste du coeur au bord des lèvres. L'émotion est tel que mon corps en souffre, se crispe, se raidit, se contracte. Les glandes lacrymales s'ouvrent, le barrage est ouvert et le torrent de larmes s'y déferlent. Le choc. Le déni de ce deuil qui s'impose, fatal, à moi « Non. Non. Non. NON » Voix robotisée, je perds pied, mêlant la réalité et mes désirs, perdant la notion de notre monde, de ce qui m'entoure, rien qu'un instant. Sûrement l'esprit qui joue ses petits tours pour encaisser le coup, pour tenir le coup. « Madison ! ... Madison » Une prière en vain, une supplication inutile, un appel qui restera sans réponse. Elle ne reviendra pas, pas plus que Lindsay, pas plus que Roderick.

Il me faut un moment, un long moment pour reprendre le contrôle de moi-même, dompter mes sanglots qui ont pris possession de moi, maîtriser mon corps qui se berce d'avant et en arrière, mes bras plaqués contre moi en croix comme si je la serrais contre mon cœur, une dernière fois. Un aurevoir difficile, des adieux qu'ils m'ont imposé de faire sans que je le veuille. « Ce n'est pas de ta faute, tu m'entends ?! C'pas de ta faute ! C'la faute d'ses enculés de merde ! T'aurais tout fait pour les protéger, j'le sais ! Que pouvais-tu faire, ligoté ? Désarmé ? C'pas d'ta faute, c'de leur faute à eux ! » Ma voix déraille dans les notes mais tient le coup pour porter mon message, ma vision des choses. « T'pouvais pas savoir qu'ils étaient là, t'pouvais pas savoir ! C'pas ta faute ! » Une révolte prend vie en moi. Je les hais de toute mon âme ces enculés. Ils nous avaient pris Madison et Linday, non seulement ça mais leurs actes avaient poussé Gareth à s'en prendre qu'à lui, à porter le poids de leur mort comme s'il en avait été responsable. Non, Gareth n'était pas responsable, pas pour moi, non mais pour lui, le contraire était sa vérité. Ca m'enrageait intérieurement de le voir se culpabiliser de la sorte alors que les seuls responsables étaient ceux qui étaient dans cette foutue cabane. Mon corps se relève, puissant ses forces sûrement dans la colère qui gronde en moi, mes bras encerclant Gareth, un peu gauchement, un peu maladroitement mais le cœur y est. Je sais que rien de ce que je pourrais faire n'allègera sa souffrance, pas après tout ce qu'il a pu voir mais j'avais besoin de ce contact, de faire ce geste. Il avait perdu sa femme et sa fille, quand, moi, j'avais perdu mon petit rayon de soleil et ma confidente. Nous avions en commun cette perte, ce deuil, à des équivalence différentes certes, car si ma peine était grande, la sienne devait être pire encore. « J'suis désolée ! Tellement désolée, Gareth ! Désolée que t'aie dû assister à ça, subir ça ! » Un autre point commun funeste que l'on partageait à présent : des membres de notre famille dévorés par les enfoirés juste là, à quelque mètres de nous. Des enfoirés qui nous avaient dérobés de si précieuses personnes. « Ils le payeront ! Ils payeront ! » Les mots sortent sous l'implosion. Peut-être que je parle du karma, de la roue qui tourne, peut-être que je parle de moi, peut-être que je parle de Gareth. De ce qu'on sera capable de faire pour se rendre justice. Pour Lindsay, pour Madison, pour Roderick.  
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Mar 6 Oct - 22:20

Gareth & Amethyst ♦ You are alive.


La vérité n'est pas toujours bonne à dire, que ce soit pour la personne concernée comme pour la personne en face, tout dépendait du lien qui unissait les deux. C'est pas pour rien que Gareth a toujours fait en sorte de rester vague sur certaines zone de son passé qu'il jugeait pas très bons. La mort de sa famille est l'une des pires zones qu'il a eut dans sa vie, lorsque cette zone est apparue, c'est comme si quelque chose venait d'exploser en lui, expulsant le peu d'humanité qu'il avait encore. Son deuil, il ne le fera pas de sitôt, il n'y arrivera pas et le forcer ne serait pas une bonne chose, il étai convaincu que c'était de sa faute, qu'il aurait pu éviter ça et ce même s'il n'y pouvait rien, que c'était un coup du destin. Un destin qu'il a prit en grippe depuis ce jour, il n'était plus question de ça désormais, ni du hasard et encore moins de la chance, tout dépendait de lui, il s'en remettait à lui. Il aurait très bien pu rester vague sur toute cette histoire, mais il connaissait Amethyst et elle ne le lacherait pas avant d'avoir une réponse, surtout depuis que ce foutu cannibale à parler. Impossible pour l'ancien père de famille de cacher la vérité à la jeune femme qu'il considérait comme un membre de la famille à force d'entendre Madison parler d'elle. Sa fille, sa petite fille, il n'aura plus jamais l'occasion de la prendre dans ses bras, de regarder ses petits yeux innocents, ni même de voir son sourire sur son visage, il ressentit comme un coup de poignard en plein cœur rien que d'y penser. Comment pouvait-il vivre avec cette sensation à chaque fois qu'il pensait à elles ? Il se le demandait encore.

Non sans mal, il finit par cracher le morceau, laissant sa tristesse se mélanger à une certain haine, laissant ainsi les larmes prendre le dessus, sa vue se brouillant à cause de ces dernières alors que la réaction d'Amethyst fut pratiquement similaire à la sienne. Le chagrin dont elle était victime à cet instant le touchait, il était ému de voir à quel point elle tenait à sa femme et encore plus à sa fille, elle était un peu de la famille d'un coté et ce même s'ils n'avaient pas le même sang, loin de là. Elle eut malgré tout la force d'endosser le rôle de l'avocat et du juge à la fois en précisant bien que ce n'était pas de sa faute, qu'il n'était pas en position de faire quoi que ce soit malgré toute la volonté qui l'animait. Malheureusement, il n'en était pas convaincu, il restait campé sur ses positions, se rendant fautif de leur mort. Il se faisait du mal, brisant petit à petit sa confiance en soi. Depuis ce jour, il se méfiait de tout le monde, même de lui et c'est ce qui le rend dangereux parfois. Où se situaient ses limites ? Sans un mot, il fixa l'horizon, bien trop honteux de fixer la jeune femme qui contredisait ses pensées. C'est seulement lorsqu'il sentit des bras entourant sa taille qu'il osa baisser les yeux pour voir Amethyst, contre lui. Ce contact était d'autant plus difficile à supporter en sachant qu'il imaginait Madison faire la même, il imaginait Madi' en train de l'enlacer, le faisant jurer de toujours être là pour elle. Elle lui faisait penser à sa fille, à ce qu'elle aurait pu devenir si elle était encore de ce monde. Malgré toutes les horreurs, malgré le danger récurrent, il aurait tout fait pour la garder en vie, pour la voir grandir malgré tout ça. Son rôle de père a été un échec prématuré lorsqu'elle est morte. Fermant les yeux, il n'eut pas le cœur à apprécier ce contact qui était quand même touchant à cause de sa trop grande tristesse.

" Je suis désolé pour tes frères, ils ne méritaient pas ça.

Un moyen d'éviter un nouveau flot de larmes ? Ou un moyen de faire savoir qu'il avait toujours un cœur ? Les deux...probablement. Plongeant sa main dans sa poche, il s’apprêta à donner quelque chose à Amethyst avant qu'une voix se fit entendre à l'intérieur de la cabane.

" Nom d'un chien, j'en ai presque les larmes aux yeux. Le grand gaillard se blottissant contre la petit pleurnicheuse. J'aurai bien voulu voir la tête de sa femme en voyant ça."
" D'abords on aurait prit un peu notre pied, ensuite....je sais pas trop, il faut dire qu'elle avait ce petit gout, euh...comment dire."

Le regard de Gareth se mit à s'assombrir, il commençait à voir rouge, comme s'il commençait à changer, à devenir celui qu'il redoutait le plus.

"....de truie ? Oui, une bonne truie."

Se séparant sans retenue d'Amethyst, Gareth se baisse pour prendre la machette au sol pour ensuite entrer à l'intérieur de la cabane tel un enragé. Sans hésitation il se dirigea vers l'un d'eux et lui donna un coup de machette en plein milieu du front, celle-ci se plantant comme une hache dans du bois. Tirant d'un coup sec, il la retira avant de réitérer plusieurs coups d'affilés, faisant gicler le sang dans un petit périmètre, assez pour qu'il en reçoive sur le visage, sur les mains, sur ses fringues. A la fin, c'est une bouillie de cervelles qui se trouvait sur le plancher.

" T'es malade mec...non...non.."

Figé, Gareth continuait de fixer la bouillie qu'il venait de faire, un regard absent et dénué de toutes émotions alors qu'il vint planter d'un coup sec la machette dans le cœur d'un autre des cannibales avec fureur. Il ne répondait plus de ses gestes, ils avaient cherchés. Se rendant compte de ce qu'il venait de faire, il laissa ensuite tomber la machette sur le plancher. Ce n'était pas une question d'impuissance face à la situation, mais bien un acte provenant d'un homme désespéré, un homme frustré et pleinement en colère. Levant ses mains vers son visage, il pu voir le carnage qu'il venait de produire en détaillant la quantité de sang sur ces dernières.

" Non....Non...."

Les deux autres en profitèrent pour se lever, essayant ainsi de prendre la fuite pour éviter de finir comme leurs camarades.

©clever love.
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Mer 7 Oct - 11:22

Amethyst ∞ Gareth
We all fight on two fronts, the one facing the enemy, the one facing what we do to the enemy.
Je passe mes bras autour de la taille de Gareth, un geste empli de compassion. J'essaie de lui en offrir dans ce moment horrible tant bien que mal, peut-être que j'essaie de me réconforter aussi dans la foulée. J'hôche la tête en silence lorsqu'il s'excuse pour mes frères, incapable d'émettre le moindre son. L'annonce du décès dans d'horrible circonstance de Madison et Lindsay était un fardeau à supporter mais rajouter à ça, évoquer mes frères. C'était trop pour ma carcasse déglinguée. Je ne pouvais gérer tout à la fois, pas ce soir. A croire que nos otages l'avaient deviné car ils prennent la parole ouvertement, gueulant quasi pour qu'on les entende. Ils étaient fait de quoi ces types ? Pourquoi nous provoquer sans cesse ? Mon poing se serre lorsque l'un des trois me traite de petite pleurnicheuse. Mon orgueuil en prend un coup mais il se s'arrête pas à là. Ils se mettent à insulter la mémoire de Lindsay délibérement. J'ouvre la bouche pour dire à Gareth de ne pas les écouter, qu'ils le provoque mais pas le temps, il se défait de moi brusquement, me faisant perdre l'équilibre. Me retrouvant sur les fesses, je le vois se saisir de ma machette et foncer tête baissé comme une bête féroce dans la cabane. « Gareth ! » J'essaie de le retenir mais je parle bien évidement à un mur. Me relevant, je fonce à sa poursuite, pénétrant moi aussi la bâtisse de bois devenue la maison des horreurs. J'assiste à un spectacle des plus macabres, Gareth en acteur principale, se déversant en coup de machette rageur contre la boîte crânien de celui qui a trop parlé. Je me plante sur place, incertaine des émotions qui montent en moi. Le dégoût, la peur, la vengeance assouvi. Mon cœur oscille entre la satisfaction et l'effroi passant de l'un à l'autre sans pouvoir le contrôler. Je sors de ma léthargie lorsque les deux silhouettes ligotées se relèvent pour prendre la fuite. « Gareth ! Ils s'échappent ! Ils iront prévenir le reste d'leur groupe ! » Gareth reste immobile, frappé sûrement par son acte. Que fallait-il que je fasse ? Rester avec Gareth pour m'assurer qu'il aille bien, qu'il se brise pas après ce qu'il a fait ou rattraper les deux autres pour éviter qu'ils ne reviennent avec du renfort ? Dans la précipitation, je me rue sur l'arme à feu de Gareth, la prenant en main et la pointant vers les deux silhouettes à quelque mètres de moi. La voix de William me revient alors qu'il m'apprenait à tirer, en cas où j'en aurais besoin. Ferme un œil. Aligne le cran de mire et le guidon. Concentre toi. Focus sur ta cible. Mon doigt appuie sur la gâchette et le coup part, me faisant reculer d'un pas. L'un des deux tombent à terre, touché à jambe tandis que l'autre s'arrête dans sa course pour revenir sur ses pas et vérifier l'état de son pote.

Je retourne vers Gareth, sonnée par ce que je viens de faire : tirer sur une personne, sur un humain. Merde ! Je ne l'avais pas tué, je ne l'avais pas tué. Ouf ! J'attrape le visage de Gareth pour qu'il me fasse face « C'va Gareth ! C'va ! Tout va bien ! C'pas grave, c'bon ! » Je minimisais les choses mais que fallait-il que je fasse ? J'attrape un pan de mon t-shirt pour lui essuyer les mains, lui enlever ce sang de son champs de vision, le nettoyer. « Il le méritait, d'accord ? Gareth, tu m'entends ? Il l'avait cherché ! Tout va bien, j'suis là ! T'as fait c'que tu d'vais faire. Pour Mady. Pour Lindsay » Je me fais avocat du diable, j'essaie de l'apaiser, de lui donner des raisons et une partie de moi croit en tout ce que je viens de dire. « Reviens ! M'laisse pas ! P'tin ! AIDE-MOI ! A l'aide ! Par pitié ! » Les cris d'un des otages troublent le silence, je reporte mon attention sur eux : des rôdeurs, surement attirés par le bruit du coup de feu, se dirigent lentement vers l'otage à terre, abandonné par son acolyte qui court dans les bois. « J'reviens Gareth ! » Je ne sais pas ce qui me prend de m'élancer à son aide, mon geste me foudroie davantage, lorsque proche de lui, je me rends compte qu'il s'agit du tueur de Roderick. « Aide-moi, je t'en supplie ! Me laisse pas là, les laisse pas me dévorer » Le doute s'empare de moi alors que je me retrouve face à ses supplications, mon cœur balançant difficilement entre le bien et le mal, entre l'abandonner et le sortir de ce pétrin. « T'as laissé aucune chance à mon frère » Mes mots trouvent libération entre la barrière de lèvres pincées. « Je regrette, okay ? Je suis désolé ! Me laisse pas là, par pitié ! » La rancoeur implose en moi quand la pitié fait son chemin, ce sentiment qui m'empêche de passer de l'autre côté. J'attrape l'homme par l'épaule et le traine tant bien que mal sur quelque mètre, le laissant tomber contre le mur extérieur de la cabane. Alors que j'allais entrer pour prévenir Gareth des rôdeurs qui allaient arriver dans quelque minutes, le rire de l'otage me surprend, me laissant interloquée. « Qu'est-ce-qui t'fait marrer, sombre con ? » « Parce que tu me fais marrer » « Pourquoi t'fais ça ? J'viens t'sauver la vie, enfoiré ! »  « C'est comme je te l'avais dit … t'es faible ! Ton frère doit se retourner dans sa tombe, tu viens de sauver le mec qui l'a bouffé avec un plaisir sans nom. T'as cru que je regrettais ?! t'es bien naïve ma petite » Mon poing se serre alors que mon cœur se fend. Je pense à Roderick, que pensait-il là d'où il était. Fier ou déçu que je ne l'ai pas laissé se faire bouffer ? J'étais perdue. La compassion me semblait tout à coup être une mauvaise chose, un mauvais choix  « C'est ton pote qui me fait peur, pas toi. Toi, t'es incapable de faire du mal à qui que ce soit. T'es faible ! » Non. Je ne suis pas faible, merde ! Mes pensées fusent de toutes parts, mes émotions partent en vrille. « J'ai survécu jusqu'à ici ! J'ai survécu à votre attaque ! Je m'en suis sortie, vous m'avez pas bouffé, J'SUIS PAS FAIBLE ! » L'arme à feu se pointe vers lui, dans la pulsion de ma colère, de ma révolte. Je sais pas qui j'essaie de convaincre. Moi ou lui. Je décide de passer de l'autre côté, de condamner la compassion, la pitié, les scrupules car lui, n'en a eu aucune pour Roderick.  « Tu ne trompe personne, gam.... » Le coup part dans son abdomen, lui coupant la parole. « T'GUEULE ! » l'adrénaline pulse dans mes veines, la rancoeur m'enivre. « C'toi qui servira d'repas maint'nant ! » Le canon se baisse légèrement, visant son entrejambe « Ca c'pour mon frère, Mady et Lindsay ! » Mon doigt appuie encore une fois sur la gâchette, lui explosant sa virilité. Pétrie d'une froideur qui ne me ressemble pas, je me détourne de lui, le laisse agoniser, hurlant de douleur et rentre dans la cabane. Il attira par ses cris de tapettes les rôdeurs qui arrivent, nous laissant l'occasion de fuir. « Gareth ! Des rôdeurs arrivent ! On doit s'en aller ! L'autre a pu s'enfuir ! Il va sûrement prévenir le reste de sa troupe ! Faut pas qu'on reste ici ! » 
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MessageSujet: Re: You are alive [Amethyst] Jeu 10 Déc - 11:06

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You are alive [Amethyst]

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