Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce
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MessageSujet: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Jeu 29 Oct - 14:59

Don't hide your eyes beybey

CARVERS, NEVADA Δ 14 NOVEMBRE 2015 Δ T'as besoin de fun sexey
I'AM NOT TRAPPED IN HERE WITH YOU. YOU'RE TRAPPED IN HERE WITH ME. FOREVER AND EVER.


Tout roulait comme sur des roulettes, Desmond avait réussi à se trouver sa propre zone 51 et pourtant... Pourtant ce sentiment de sécurité était bel et bien éphémère. Car une fois de plus, il en était réduit à fuir, fuir pour survivre. Les captifs qu'ils retenaient prisonniers dans la forêt avaient réussi à s'échapper d'une façon qui lui était totalement obscur. Cela lui semblait si... Improbable et fascinant à la fois. La bonne nouvelle pour Desmond, s'était qu'il n'avait pas été désigné ce jour là pour aller les nourrir, il serait probablement déjà mort le crâne défoncé à l'heure qui l'est... La mauvaise nouvelle, c'était qu'à présent des dizaines et des dizaines de survivants connaissaient ses activités et qu'il serait beaucoup plus difficile pour lui d'intégrer des groupes. Les cannibales n'étant généralement pas les mieux vu dans un groupe de survivants. Dès que les premiers coups de feu retentirent de la forêt jusqu'à leur base tous sans exception restèrent stoïques. Pour Desmond, ces coups avaient été un véritable signal de départ, il savait qu'à partir de ce moment, il ne lui restait que très peu de temps pour se sortir de là en un seul morceau. Emportant avec lui le strict minimum, il abandonna le reste de ses compagnons et s'enfuit à toutes jambes à travers la forêt. C'était eux ou lui et le choix avait été très vite fait. Il ne comptait pas risquer sa vie à essayer d'améliorer la situation. C'était beaucoup trop risqué et cela n'en valait réellement pas la peine. Leur petite suprématie avait suffisamment durée et nul doute que les autres survivants voulaient rayer de la surface de la terre leur petit groupe, une bonne fois pour toute.

Il courrait, à toutes jambes, à bout de souffle et sans jamais se retourner. Il ignorait totalement s'il était en train d'emprunter la bonne direction et ne savait même pas s'il y avait une « bonne direction » à suivre. Tant qu'il s'écartait des bruits de fusillades, tout irait bien... C'est du moins ce qu'il croyait avant de tomber sur un petit groupe d'anciens captifs en fuite. Leur rencontre fut des plus pesantes. Ils étaient bien plus nombreux que lui, mais bien moins armé et beaucoup plus épuisé. Desmond ne prit même pas le risque de les tuer ou de les affronter, non. Il changea aussi vite de direction dans le but de les distancer. Le nombre était synonyme de force et dans la position délicate dans laquelle se trouvait Desmond, nul doute que la hargne de ces anciens captifs lui aurait coûté la vie. Désolé pour eux, mais le brun était du genre radin et ne comptait pas leur filer son équipement aussi aisément. Les zombies ne tardèrent pas à se joindre à la fête. Par leurs râlements, ils étaient plutôt simple à repérer et les voir ainsi rôder en toute tranquillité donna une idée au Desmond épuisé qu'il était. Attrapant le premier rôdeur qui arriva à sa hauteur, il venu l’ouvrir d'un mouvement brusque dans toute sa longueur avant de se tartiner des morceaux de zombies sur l'intégralité de ses vêtements. Si l'idée de se camoufler le ragoûtait au début de l'épidémie, aujourd'hui il se faisait une réelle joie de se frotter les aisselles avec un morceau de zombies en décomposition. Surtout si cela pouvait lui permettre de se sortir d'un guêpier comme dans lequel il était actuellement fourré jusqu'au cou. Une fois totalement recouvert de ce sang noirâtre et nauséabond, il se mit à progresser plus doucement à travers les bois, passant alors aux côtés des rôdeurs dans le plus grand anonymat. C'est après une bonne grosse demi-heure de marche qu'il parvint enfin à la lisière de la foret qui débouchait directement sur une petite ville définitivement abandonnée. Ils y étaient allés de nombreuses fois avec ses anciens compagnons pour piller les quelques bâtiments encore intacts, sans jamais rien trouver de très intéressant. Seulement cette fois-ci, Desmond était persuadé de pouvoir mettre la main sur ce qu'il convoitait : des vêtements de rechanges. Il était absolument hors de question pour lui de continuer à se trimballer ainsi, dans cette puanteur.

Sans plus attendre, il s'engouffra dans la première maison dont le verrou était déjà défoncé, de quoi gagner un peu plus de temps ! Deux par deux, il se mit à grimper les escaliers ne se souciant même pas du bruit que cela pouvait produire. Un hippopotame ayant sûrement moins fait grincer les marches que lui. C'est alors qu'il tomba sur le Graal : des vêtements propres qui sentaient bon le renfermé. Mais c'était toujours mieux que ce qu'il était en train de porter. D'une main vive il venu saisir caleçon, jean, t-shirt et chemise pour lancer le tout sur le lit présent derrière lui. Il ne lui restait plus qu'à se trouver un bon pull et il était de nouveau paré pour affronter le monde extérieur. L'ancien mec qui habitait ici avait quand même des goûts vestimentaires assez prononcés. Un peu plus et Desmond se serait cru dans le dressing de Brice de Nice. Quoi qu'il en soit, il n'avait rien contre le jaune, aussi cela ferait-il bien l'affaire ! Toujours dans son élan, il retira ses vêtements se retrouvant alors entièrement nu entre le lit et la commode avant d'entendre un craquement de parquet. Intérieurement il savait que ce n'était pas un zombie, car ce bruit de parquet aurait été accompagné d'un gras râlement. Non là... Tout était calme, silencieux... D'un petit mouvement de tête extrêmement lent, il se retourna, ne cherchant même pas à cacher quoi que ce soit. Cela faisait peut-être un moment que cette personne était sur les lieux et avait eu le loisir de le voir en action. La prochaine fois... Il prendra la peine de vérifier que les lieux étaient bel bien vide avant... Et bien avant de se désaper devant un inconnu qui voulait sans doute sa mort... Cela pouvait vous sembler évident, mais pour Desmond, ça ne l'était pas forcément. Enfin maintenant si ça l'était. « Salut. » Lâcha-t-il le plus naturellement du monde, sans faire apparaître la moindre expression sur son visage toujours aussi fermé. « Desmond. » Était-ce réellement le moment de se présenter ? Il ne savait pas vraiment. Il l'observait, toujours de son air faussement calme, se demandant intérieurement s'il aurait le temps d'atteindre la lampe derrière lui pour lui casser sur le coin de la gueule si cette personne venait à lui sauter dessus. Même si l'idée qu'elle lui saute dessus alors qu'il était totalement dévêtu ne pouvait que lui faire arquer un fin et discret sourire en coin.

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Curieuse pour sûr, mais pas pour autant décidée à se le faire injecter.

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Bodie, Californie, avec Livia en particulier.

× Avant, j'étais : :
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mer 4 Nov - 22:14

 
Desmond & Alliyah
 
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Les mêmes gestes. Inlassablement. Tous les jours. Une routine s'est installée, pas forcément la pire, mais une routine tout de même. Alliyah n'est pas gênée par l'idée d'être seule, au contraire elle s'en contente mieux que personne. Mais elle n'en reste pas moins ... ennuyée. C'est ça, son plus gros problème, en fait : elle s'ennuie. Tout le temps. A chaque putain de seconde qui s'écoule. Alors elle trompe l'ennui comme elle peut. Elle vaque à ses occupations à droite et à gauche. Elle tue des rôdeurs, cherche des vivres. Elle va dans une maison puis en change. Elle pille des magasins, avant de s'en prendre à d'autre. Il n'y a que comme ça qu'elle réussit à rester un tant soit peu connectée avec son horloge interne. Loin d'elle l'envie de rejoindre un groupe mais ... putain, cela aurait au moins le don d'être un peu divertissant. Elle n'a pas croisé âme qui vive depuis des semaines et elle commence sérieusement à se faire chier. Elle n'a pas encore tout à fait tranché sur ce qui était le mieux pour elle mais elle sait au moins une chose : il faut que quelque chose se place sur sa route. Des ennuis, un problème duquel elle aura bien du mal à s'extirper, qu'importe. Qu'importe du moment où elle a quelque chose pour la divertir. Malheureusement, elle a bien peur que cela ne soit pas près d'arriver. Parfois, elle se dit qu'elle est peut-être la seule personne survivant encore dans le coin, mais ce serait égoïste et un peu trop narcissique de le croire réellement. Non, elle ne peut pas être la seule survivante du Nevada. Il y avait la zone 51, avant qu'elle ne brûle à son tour. Certains ont bien dû s'en sortir ... Elle aurait dû rester par là-bas et observer des jours durant les bâtiments. Juste histoire d'être sûre qu'elle n'est pas seule au monde. Mais c'est idiot de le penser. Bien sûr qu'elle ne l'est pas. Bien sûr que d'autres, comme elle, s'en sortent encore. Il faut juste qu'elle les trouve. Et pour ça, il lui faut un peu de chance. Est-il possible de lui en fournir ? Au moins assez pour que sa journée soit un peu plus palpitante que les trente - voire plus - dernières.

Le visage fermé, la lassitude présente sur chacun de ses traits, Alliyah sort de la maison où elle avait élue domicile, la veille. Elle y est en sécurité, puisqu'elle l'a vérifiée au moins trois fois. Mais si elle veut une vie plus trépidante, elle ne peut pas se permettre de se reposer sur ses acquis. Elle n'accepte rien comme certitude, elle préfère sans cesser renouveler ses ... stocks. D'ailleurs, elle ne cherche même plus à avoir plus de deux ou trois boîtes de conserve dans son sac à dos. Elle se dit qu'elle en retrouvera de toute façon. Qu'elle tombera sur un arbre fruitier un jour ou, qui sait, un champ de blé peut-être. Elle a un comportement suicidaire sur les bords, assez souvent. Mais ce n'est que parce qu'elle cherche un semblant d'excitation, de risque. Trop faire de réserves, trop prévoir et trop se contenter de ce qu'elle a ici et maintenant, ce serait ... sans saveurs. Sans aucun intérêt. Il n'y a que dans le danger qu'elle trouve tout ce dont elle a besoin, alors elle compte bien continuer comme ça un moment. Jusqu'à ce que le Destin se décide à remettre un peu de piment sur sa route. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle est justement en train de mettre les deux pieds dedans. La maison voisine à celle où elle était il y a encore une vingtaine de minutes n'est pas fermée. Voilà qui facilite considérablement les choses. Encore une fois. Tout est trop facile à son goût. Tout le temps. Ses sens sont, malgré tout, tous en alerte. Et c'est ce qui lui permet, alors qu'elle vient d'arriver au premier étage, d'entendre de légers bruits. Rien de grandiloquent donc cela ne peut pas être un rôdeur. Des ... froissements de vêtements. D'autres sons qu'elle ne peut pas clairement identifiés, mais qui sont bel et bien là. Et bien ... le Destin a visiblement décidé de se montrer, de lui faire signe. Il était temps, enfoiré ! A pas de loups, sa machette en main, Alliyah suit les bruits. Elle arrive rapidement devant une porte entrouverte. Et là, elle se retrouve face à un type aux traits pour le moins particulier. Le mec est totalement nu.

C'est une blague, c'est ça ? Le Destin a décidé de se foutre de sa gueule plutôt que de lui faire un signe positif pour sa santé mentale. Elle n'aurait jamais pu se préparer à un truc pareil. Et le mec n'a pas l'air gêné du tout. Ni même effrayé. OK. On récapitule : y a un type nu dans une chambre, des vêtements jaunes immondes à proximité de lui. Et aucune émotion ne traverse son visage. Sourcils froncés, incrédule, Alliyah lève sa machette dans sa direction. Mais elle a la rebaisse bien vite, sans pour autant déserrer sa prise autour du manche. Autant ne pas faire fuir le premier survivant qu'elle croise depuis une éternité. Le Destin est un plaisantin, mais elle ne lui fera pas le plaisir de buter le premier venu. Sauf s'il se montre menaçant, bien sûr. « Alliyah. » Lâche-t-elle à son tour, prise par surprise. Qu'aurait-elle pu faire d'autre ? S'avancer vers lui pour lui enfoncer sa machette dans le crâne ? Non, quand même pas. Elle n'en est pas encore là. « Depuis quand t'es là ? » Question stupide, mais elle ne trouve rien d'autre à dire. Elle n'est pas douée, pour ce genre de conversation banale et sans intérêt. Et lui qui ne s'offusque pas de sa tenue plus que légère. Au contraire, elle jurerait presque qu'il est sur le point de sourire comme un crétin. Il a une tête à rigoler pour un rien, que voulez-vous ? « C'est ... ridicule. » Une toute autre personne aurait peut-être trouvé quelque chose de drôle à dire, mais pas elle. Elle, elle est loin, très loin, d'avoir un brin d'humour. Allez savoir de quoi elle parle, maintenant.

 
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mer 4 Nov - 22:18

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L'inconnue s'était donc révélée être une survivante du nom d'Alliyah. « Très joli » De quoi voulait-il parler ? En voilà une excellente question. Disons qu'il lui laissait libre de décider ou d'imaginer ce que bon lui ferait plaisir. Il était parfois intéressant de relâcher un peu la bride de la créativité de chacun pour laisser la magie de l’inconscient s’opérer... C'était du moins ce qu'il s'évertuait à croire, ne sachant pas lui-même de quoi il voulait parler. Tant de belles choses s'étaient présentées à lui en si peu de temps... Parlait-il de sa machette tout à fait à son goût ? D'elle même et de sa chevelure brune qui, même graisseuse à souhait, avait quelque chose de bestial et attrayant ? Ou peut-être de son prénom dont l'originalité le laissait sans voix...? C'était sans importance. Sa seconde réplique le fit légèrement pencher la tête, le plongeant alors dans une nouvelle réflexion toute aussi silencieuse que la première. S'accordant tout de fois de cligner des yeux, tant ceux-ci commençaient à être secs. Il venu déposer doucement son regard vert perçant dans celui de la fameuse Alliyah. Il aurait pu lui répondre que cela faisait à peine quelques minutes qu'il occupait les lieux, qu'il essayait de fuir un bordel monstre à quelques lieux d'ici et qu'il s'était tartiné la gueule avec des litres de sang de rôdeurs pour se sortir de là en un seul morceau. Mais au lieu de ça, il garda le silence une fois de plus, préférant prendre son temps pour choisir avec grande précaution ses mots. Il aurait été dommage d'écourter cette merveilleuse rencontre, surtout maintenant que Desmond était seul. Une nouvelle compagne de voyage qui semblait savoir se défendre ne serait pas de trop pour le maintenir en vie. Ouvrant finalement sa bouche pâteuse dans un petit son assez désagréable, il eut un large sourire avant de répondre d'un ton neutre quoi que légèrement enjoué : « Pas longtemps. Je cherche des vêtements. » Vraiment ? Hum... Elle ne l'avait sans doute pas encore compris. Dans le doute, Desmond avait préféré lui faire remarquer, au moins maintenant les choses étaient clairs entre eux. Auant il était pour laisser le fruit de l'imagination créer des choses, autant il ne voulait pas la laisser croire des choses déplacées comme le fait qui pouvait avoir un côté exhibitionniste très prononcé. En la voyant baisser aussi rapidement sa machette, il en conclut qu'un accord pourrait être passé, car en plus d'être charmante à regarder, elle semblait avoir des principes qui, du peu qu'il avait vu, risquait de lui plaire. Finalement les choses n'étaient pas si catastrophique que ça... Hormis le fait que ses parties génitales prenaient actuellement un brin de fraîcheur devant une parfaite inconnue.

A son tour elle fit une remarque que Desmond eu du mal à saisir. Il ne parvenait pas à savoir ce qu'elle visait avec cette légère réflexion qui sonnait tout de fois assez péjoratif à ses oreilles. D'un rapide froncement des sourcils, il venu observer la pièce autour de lui, comme si la réponse pouvait être marquée grossièrement sur l'un des murs de la chambre. Mains sur les hanches, il resta un moment silencieux avant de descendre doucement son regard sur ses parties intimes qui prenaient toujours aussi agréablement l'air devant la jeune fille... Non. Ça ne devait sans doute pas être ça, mais alors quoi ? Tout de fois... Il se devait de remettre les pendules à l'heure. « Il fait un peu froid. » C'était du moins la seule excuse potable qui lui était venu immédiatement à l'esprit. Et pour une fois, ce n'était pas un doux mensonge qui s'était échappé de ses lèvres : Desmond se les pelaient réellement. Mais il n'était pas ce genre d'homme à se mentir à lui-même. Du moins pas sur ce genre de chose. Desmond ne s'était jamais considéré comme très "gâté par la nature". Il aimait juste croire qu'il faisait partie de la "moyenne", sans faire preuve d'aucune modestie. Et même si cela n'était pas évident à voir aux premiers abords, Desmond avait de nombreux atouts qui pouvaient compenser ce... Fameux détail. Oui... Cela pourrait être bien pire, il avait quand même réussi à éviter le micropénis et ça... C'était une victoire en elle-même. « Je préfère les boxers. » Menti-t-il dans un large sourire avec un naturel et une facilité déconcertante. Sur ce coup là, il essayait juste de sauver les apparences, le brun étant un fervent partisan des caleçons. Beaucoup plus agréable à porter selon-lui. Attrapant un boxer aussi jaune que le t-shirt qu'il avait posé sur le lit quelques secondes plus tôt, il marqua un petit temps d'arrêt, réalisant soudainement l'abomination qu'il tenait dans ses mains. Un rire s’échappa alors de ses lèvres toujours aussi étirée par ce sourire inquiétant avant qu'il ne reprenne, fronçant légèrement les sourcils pour accentuer le côté dramatique de la scène : « Tu aimes le jaune ? ». Question pour le moins singulière, Desmond étant pour sa part bien plus branché couleurs discrètes et passes partout comme le noir ou le vert. « J'ai pas mal de blagues sur les jaunes d'ailleurs. »

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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Ven 27 Nov - 20:10

 
Desmond & Alliyah
 
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Cette rencontre est ... singulière. Et c'est le moins que l'on puisse dire. Alliyah, de son côté, est partagé entre la curiosité et l'envie de prendre ses jambes à son cou. Quelque chose l'en empêche, elle ne sait pas trop quoi. Et n'allez pas imaginer le pire la concernant, ce n'est pas du tout le fait de se retrouver face à un mâle totalement dénudé qui "l'empêche" de partir. C'est sans doute plus quelque chose du type : survivre. Ce n'est jamais simple, seule. Alliyah a beau être douée pour se démerder seule, elle n'en reste pas moins consciente que ce n'est pas de cette façon qu'elle ira très loin. Alors, elle reste. Elle baisse même sa machette. Sans doute parce qu'il a l'air inoffensif, et ce sur tous les plans. Ne fait-elle pas une erreur en lui accordant un tel signe de confiance ? Après tout, il pourrait bien cacher une arme ... mais, franchement, où ? Et il a plutôt l'air du genre enfantin. Pas le mec qui va foutre la frousse à une Alliyah toujours bel et bien armée. Bien qu'un peu moins sur la défensive, soudain. Elle ignore sa remarque, ne cherchant même pas à comprendre ce qu'il qualifie de joli. Elle préfère plutôt l'interroger sur sa présence ici ... Il y a de quoi se poser des questions, vraiment. « J'imagine bien, oui. » Qu'il cherche des vêtements. Il paraît évident qu'il n'a aucune envie de rester dans cette ... non-tenue plus longtemps. Et, d'ailleurs, il le souligne très vite. Fait-il vraiment froid ? Alliyah prend quelques secondes pour le vérifier, mais elle n'en est pas tout à fait sûre. Il faut dire qu'elle est bien couverte ... contrairement au jeune homme qui lui fait face.

Il n'y a pas la moindre gêne de son côté non plus. Les émotions, elle ne connaît pas trop cela. Et la gêne et la honte en font partie. Très peu pour elle. Elle ne cherche néanmoins pas à regarder la raison pour laquelle il se sent obligé de préciser qu'il a froid. Sans doute s'imagine-t-il qu'elle le juge. Elle n'est même pas sûre d'être capable de cela. Quoi qu'elle pourrait bien ... Desmond - parce qu'il est peut-être temps de l'appeler par son prénom - ne semble pas pressé de se tirer de cette situation. Soit. Il parle. Encore et encore et encore. Inlassable. Agaçant. Pourtant, Alliyah reste plantée exactement où elle est. Encore une question de survie ? Peut-être. Peut-être pas. En tout cas, cette rencontre est ... rafraîchissante. L'expression sied bien à ce qu'il se passe là, tout de suite. Il est toujours à poil et il trouve encore le moyen de réfléchir à ce qu'il va porter. Du jaune, du gris, du rouge, du vert, quelle importance ? « Ce n'est pas ce qui me va le mieux au teint. Mais on fait avec ce qu'on a, j'imagine. » Elle n'est pas très bavarde, de son côté. Si lui sourit plus qu'il ne le faudrait, elle reste complètement neutre. Aucune émotion ne traverse son visage, à quoi bon faire semblant ? Elle n'est même pas certaine de vouloir essayer de le supporter ... En fait, elle n'est pas encore sûre de la personne qu'il est. Bon ? Mauvais ? Incroyablement bon acteur ou juste stupide ? Peut-être un peu tout ça à la fois. Mais qui est-elle pour le juger ? Elle est loin, très loin, d'être une sainte.

Tout ce qu'elle peut faire, c'est rester là. Et subir son flot impressionnant de paroles. Pire, elle doit subir ce qu'il dit. Et il y a de quoi infliger une grande pression sur ses épaules ... « Des ... blagues ? Sérieusement ? » Un de ses sourcils se soulève. Elle est incrédule. Estomaquée, même. Il a un tas de blagues ... sur les jaunes. Vient-elle vraiment d'entendre ce qu'elle croit avoir entendu ? C'est ... pour le moins stupéfiant. Et, une chose est sûre : elle ne veut pas entendre ses blagues. Le mec est une blague à lui tout seul. « Je vois. Aussi intéressant cela semble-t-il être, tu ferais sans doute mieux de t'habiller avant de te choper une crève qui te tuera. » Ce qui pourrait être bénéfique pour l'environnement, et le peu d'humanité qui réside encore sur Terre ... mais ça, elle ne lui dira pas. Pourquoi pas, d'ailleurs ? « Tu parles toujours autant ou tu t'es pris un coup sur la tête ? » Cette fois, Alliyah lève carrément les yeux au ciel. Et elle ne mâche pas ses mots. Elle ne le fait jamais. En même temps, ce Desmond l'a bien cherché. Il veut lui faire péter un câble pour mieux lui voler toutes ses affaires ou quoi ? Quoi qu'il prendra sans doute un coup de machette avant d'avoir pu lui prendre quoi que ce soit. Elle soupire, avant de s'avancer dans la pièce. « N'empêche que ... le jaune, ce n'est pas très discret. T'as bien regardé de partout ? » Et il est important d'être discret si on veut survivre. Pas pour les rôdeurs, eux sont trop cons. Mais pour les survivants. Eux le sont tout de suite moins. Enfin, tous sauf Desmond ...

 
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Dim 10 Jan - 21:24

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Alors comme ça le jaune ne lui allait pas au teint et il fallait toujours se satisfaire de ce que l'on avait ? Tournant la tête avec une vivacité rare, il venu plonger son regard plus exorbité que jamais sur la brune : « Exactement... ! » Dit-il avec un enthousiasme plutôt dérangeant comme s'il voulait lui faire comprendre que lui aussi pensait exactement la même chose qu'elle et que leurs cerveaux s'étaient en quelque sorte connectés le temps d'une fraction de seconde. Il continua de la transpercer du regard quelques secondes avant d'arborer un nouveau petit sourire en coin qui n'avait rien de rassurant. Retournant soudainement la tête, il reporta toute son attention sur les vêtements en face de lui dont la couleur lui brûlait réellement les rétines. L'heure n'était malheureusement pas aux chipotages aussi ne tarda-t-il pas à les enfiler sans se soucier des regards que pourrait lui lancer la brune. « Avec un peu de chance on croisera la route d'un type tout vêtu de noir qui fait à peu près ma taille. Et ma corpulence. Même si les hommes ne dépassant pas les 1m73 se font de plus en plus rares par les temps qui courent... A croire que la question de taille est une obsession même chez les zombies. A la différence que eux préfère les petits ». Par là, il sous entendait très clairement que si un type se pointait devant lui avec des vêtements qui l’intéressaient potentiellement, il comptait bel et bien lui déglinguer la face suffisamment violemment pour pouvoir récupérer ces fameux vêtements sur sa carcasse froide (et accessoirement se faire un repas). Il n'avait juste pas trouvé nécessaire le fait de lui annoncer explicitement. Ils allaient peut-être faire un bout de route ensemble, mieux fallait-il éviter de passer pour un crevard psychopathe dès les cinq premières minutes, qui sait comment elle aurait pu réagir ? Desmond n'avait pas encore récupéré ses armes et ne comptait pas prendre le risque de se la mettre sur le dos, pas encore.

« De nombreuses choses, ou personnes ont tenté de me tuer et veulent aujourd'hui encore ma mort. Ce n'est pas un vulgaire ramassis de mauvaises bactéries qui vont pouvoir me mettre à genoux. » lâcha-t-il dans un semi soupire de lassitude. « Mais merci de t'en inquiéter.» ajouta-t-il rapidement d'un ton neutre et totalement désintéressé, un petit regard en coin et un sourcil suffisamment arqué pour accentuer ce sarcasme dont il était en train de faire preuve. Agacée, elle semblait vraiment l'être, pour une raison qui lui était totalement obscure. Desmond ne pensait pas avoir fait ou dit quelque chose de mal, ou de blessant à son encontre. Ce n'était pas non plus comme si cela l'embêtait, plaire aux gens n'avait jamais été son passe temps favori, pas comme Conrad. Desmond lui, disait ce qu'il avait à dire et de la façon dont il avait envie de le faire. Aux autres de le supporter ou de partir. Non Desmond n'était pas tombé sur la tête, il avait toujours été ainsi. Du moins aussi loin que ça lui revenait. « Tu veux que je me taise ? Très bien. » En plus de ne pas vouloir écouter ses blagues, cette fameuse Alliyah ne semblait pas être ouverte à la discussion... Qu'il en soit ainsi. Dans ses questions, Desmond n'avait montré aucune animosité particulière même s'il ne pouvait s'empêcher d'être déçu. Si elle voulait qu'il parle moins il allait parler moins, pour ne pas dire arrêter totalement. Si Desmond possédait de nombreux défauts, par chance la nature l'avait également doté d'une ribambelle de qualités plus diverses les unes que les autres, comme sa capacité à savoir la fermer quand on le lui demandait.

Seulement, Alliyah ne semblait pas être sûre de ce qu'elle voulait réellement. A peine lui avait-elle fait la remarque qu'il parlait trop qu'elle lui posait une nouvelle question. Que devait-il en conclure ? Agacé et frustré, il tourna la tête vers elle pour l'observer quelques secondes silencieusement, comme s'il espérait ainsi la mettre mal à l'aise de son regard vide et poché par des cernes béantes .« Comment... Veux-tu que je garde le silence, si c'est pour me poser une question deux secondes après ? Ton indécision me sidère. » Oui, Desmond avait regardé partout, du moins partout dans l'étagère. Même enfant il n'avait jamais été très doué pour la chasse au trésor... La place des vêtements était dans les commodes, aussi avait-il cherché uniquement dans les commodes. D'un mouvement de main, il venu balayer le vide très légèrement avant d'ajouter à demi-voix : « le jaune fera l'affaire ». Comprendra qui pourra. Par pur acquit de conscience, il vint à nouveau jeter un coup d’œil dans l’armoire, peut-être dans l'espoir de mettre la main sur un t-shirt noir qu'il aurait tout simplement raté. « Ô, dear, god, regardez moi ça... » Dit-il en détachant chacun de ses mots plus que nécessaire. Engouffrant sa main dans l'étagère, il venu rapidement en sortir un plieur de linges. Cela lui rappelait le bon vieux temps où il vivait encore dans son loft dans le centre de Washington. Voilà bien longtemps qu'il avait perdu tout espoir de retomber sur ce petit bijoux, gadget fort pratique pour les gens qui, comme lui, souffraient de nombreuses manies maladives telles que plier son linge exactement de la même forme et de la même taille. D'un pincement de lèvre, il venu pencher la tête en direction d'Alliyah pour ajouter d'un ton qui trahissait sa déception : « Jaune. Bien évidemment. » Posant le plieur de linge jaune sur le lit, il venu attraper son sac avant de retourner sans ménagement tout son contenu sur le lit. Dans la précipitation, Desmond n'avait pas eu le temps de ranger et d'organiser son sac, ou pire de s'assurer qu'il n'avait rien oublié là-bas. Retourner dans ce foutoir dans le but de récupérer son précieux livre de blagues étant actuellement sa plus grande crainte, mais pour ce fameux livre... Il n'hésiterait pas une seconde à y remettre les pieds...

Plongé dans un silence totalement improbable après tout ce qu'il avait pu déblatérer, Desmond entreprit de trier ses affaires. Jetant sur le sol des vêtements sales qu'il s'empressait de remplacer par ceux de la commode juste derrière lui. Le processus était simple : à mesure où il retirait un vêtement, il en saisissait un nouveau, jaune, pour le déplier et le replier à l'aide du plieur de linges. Une opération longue et fastidieuse mais qui avait le mérite de créer une petite pile de vêtements parfaitement pliés à l'identique, de quoi satisfaire psychologiquement Desmond, du moins pendant un certain temps. Alliyah voulait du silence, elle en avait à présent autant qu'elle le souhaitait. En fait, c'était comme si elle avait totalement disparu des yeux de Desmond qui alignait alors religieusement ses armes sur le lit avec grande précaution pour que celles-ci soient toutes parallèles les unes entre elles. Tournevis, matraque, couteau papillon, grappin, téléphone portable tout y était, même son précieux livre de blagues usé par le temps fini par se retrouver aligner avec les autres. Il ne lui restait plus qu'à faire des provisions alimentaires et il serait à nouveau prêt à... Survivre dans la nature. « Ta destination ? » Lui demanda-t-il simplement en rangeant méthodiquement et précautionneusement ses affaires dans son sac à dos.

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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mer 13 Jan - 22:02

 
Desmond & Alliyah
 
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Ce mec est bizarre. Complètement dingue. Probablement barjo. Peut-être échappé d'un asile, qui sait ? On ne peut plus se méfier à qui que ce soit ; et d'ailleurs, Alliyah pense que l'on n'a jamais pu se fier à qui que ce soit, mais c'est là un tout autre sujet. Il est dingue. C'est aussi simple que ça. Et elle est d'ailleurs persuadée, que derrière ses airs de petit rigolo de service - pas drôle pour un sou d'ailleurs - se cache une toute autre personne. Un mec vicieux ou un gosse apeuré, qu'est-ce qu'elle en sait, elle ? Elle n'est pas psy. Et, à vrai dire, elle n'est pas même empathique pour un sou. Alors, elle s'en tape pas mal de savoir ce qu'il est réellement. Ce qu'elle sait, en revanche, c'est qu'il a l'air bien moins capable qu'elle de s'intégrer à une société. Entre ses blagues pourries, et le fait qu'il se balade nu sans se soucier du reste, il n'a pas été gâté par la nature. Et, attention, il ne s'agit pas, là, de l'attaquer sur son physique. Qu'il soit bien gâté par la nature ou pas à ce niveau-là, ce n'est pas son affaire. S'il croit qu'elle va faire un effort et rire à ses plaisanteries il se met le doigt dans l’œil. Et puis quoi encore ? Ce n'est pas non plus déplaisant au possible de l'entendre déblatérer ses conneries mais ce n'est pas pour autant qu'elle va se forcer à quoi que ce soit. Avec l'apocalypse, elle a justement réussi à se défaire de cela : elle n'a plus à se forcer. Dans quelque domaine que ce soit. Plus besoin de faux-semblants, de sourires de façade et de tentatives d'intégration. Non, rien de tout cela. Il lui arrive encore de jouer de ses talents innés de comédienne pour manipuler les gens à sa guise, mais ça reste très occasionnel. La plupart de son temps, elle le passe seule. Et pas avec des types complètement chelou qui préfèrent s'habiller de jaune ... après avoir bien pris le froid à poil.

Il parle d'un "on" et il ne cherche pas à lui demander son avis. Alors, elle n'a pas le choix ? Elle doit accepter sa décision et le suivre partout comme un toutou ? C'est bien mal la connaître. Mais elle ne refusera pas non plus une collaboration qui pourrait lui être utile, pire nécessaire. « Ouais ouais. Au pire, tu trouveras un magasin pas encore dévalisé, ou pas totalement vidé. Tu trouveras ton bonheur. » Putain mais ... quel emmerdeur ! Elle a envie de le hurler sur tous les toits. Ce n'est pas qu'il est désagréable, c'est qu'il est ... C'est qu'il parle beaucoup bordel. Elle ne sait pas si c'est le fait d'avoir croisé quelqu'un ou s'il est toujours comme ça mais ... c'est un aspect de sa personnalité qu'elle n'est pas encore sûre d'apprécier. Non, elle ne sait pas. Et elle ne sait pas si elle le saura un jour, elle est assez indécise comme personne. Pour un oui ou pour un non, elle peut changer d'avis, de direction. Blablabla. Alors qu'il continue de parler, Alliyah perd le fil. Bordel. Mais il parle toujours autant ou ... ? En fait, plus qu'agacée, elle est intriguée. Au cours de sa vie, elle a eu l'occasion de rencontrer bon nombre de personnes, avec des personnalités très différentes et très opposées. Mais elle n'est jamais, oh grand jamais, tombé sur un mec comme lui. Alors, elle ne sait pas trop si c'est lui qui débloque ou si c'est elle qui n'a jamais eu l'occasion de faire la connaissance d'une personne dans son genre. Toujours est-il qu'elle est intriguée. Et qu'elle se pose beaucoup de questions. C'est sans doute pour cette raison que, incapable de se contrôler plus longtemps, c'est elle qui reprend la parole en un rien de temps. Pour l'interroger. Sur un sujet débile. Merde, il déteint déjà sur elle ou quoi ? Elle a toujours essayé de s'adapter aux gens, de les imiter pour passer inaperçu et se fondre dans la foule. Alors, c'est peut-être pour ça. Peut-être que le fait de rencontrer une personnalité si atypique et si différente la pousse à modifier son propre comportement.

Ouais ... enfin, non peut-être pas non plus. Elle ne pourra jamais être comme lui. Il ne fait que parler, elle préfère généralement rester silencieuse, ne l'ouvrir que quand c'est nécessaire. Sourire, rire, faire des blagues, ce n'est pas vraiment elle. Alors que lui semble ne savoir que cela. Ils sont diamétralement opposés, c'est le moins que l'on puisse dire. « Ouais. Je le suis. Indécise. » Si elle en était capable, et si elle avait la moindre idée de ce que cela peut bien signifier, c'est là qu'elle serait gênée. Elle en perdrait presque son vocabulaire. Elle en arrive même à envisager l'alcoolisme comme explication au comportement pour le moins inhabituel de ce type, face à elle. Est-il ivre ? Enfin bref, il n'a pas tort en disant que le jaune fera l'affaire. Pour lui - parce qu'elle, elle s'en tape un peu beaucoup quand même -, l'essentiel est qu'il ne soit plus à poil par ce froid de canard. Incrédule, et pour la tout première fois de sa vie laissée sans voix par une personne qu'elle vient juste de rencontrer, Alliyah le regarde s'affairer dans le placard. Sans doute à la recherche d'une tenue moins criarde, même s'il semble apprécier tout particulièrement ce jaune dégueulasse. Encore et toujours du jaune. Et ça va jusqu'au plieur à linge. Quelle qu'est été la personne qui vivait ici autrefois ... Elle avait de sérieux problèmes. Le jaune ne va pas à tout le monde. Assez bien à Desmond, Alliyah doit bien l'avouer. Enfin, c'est surtout que ça s'accorde bien à sa personnalité étrange et encore un mystère total pour la jeune femme. « Bien sûr. » Elle n'est pas faite pour parler beaucoup, mais elle fait des efforts là. Un peu. En fait, les mots sortent tous seuls de sa bouche. Elle doit essayer de lui rassembler et d'être un peu plus exubérante. Alors qu'elle doit surtout donner l'impression d'être une coincée de premier ordre. Mais, à vrai dire, elle s'en fout. Oui, de ça aussi.

Sans doute a-t-elle trop mis d'efforts à la tâche - ou pas -, Alliyah se retrouve de nouveau sans voix. Cette fois, pour de bon. Elle est incapable de trouver quelque chose à dire. Tout ce qu'elle peut faire, c'est le regarder vider ce qui doit être son sac. Puis échanger des vêtements plutôt basiques contre ceux, jaunes, du placard. Bordel. Il va vraiment repartir avec ... ça ? Pour la brune, cela relève de l'incompréhension la plus totale. Mais ce est d'autant plus mystérieux pour elle, c'est de le voir si précautionneux. Elle ne l'aurait pas imaginé comme ça, tiens. Presque maniaque dans sa manière de faire et de plier ses vêtements. D'un seul coup d’œil, elle repère une chaise. Elle s'estime en sécurité pour l'instant alors elle s'y assoit, le ventre contre le dossier et le dos dans le vide. Puis elle pose son arme sur ses genoux, tout cela sans lâcher une seule fois du regard les mains de Desmond qui s'affaire. Elle est intriguée, une fois de plus. Parce qu'il a presque l'air d'être le psychopathe de service dans cette histoire. Presque. En laissant son arme derrière elle, sur la chaise, elle s'avance jusqu'au lit et se penche légèrement au-dessus pour regarder ce qu'il a posé là. Ses yeux tombent automatiquement sur un livre étrange, qu'elle désigne très vite comme un recueil ... de blagues. Pourquoi n'est-elle même pas étonnée ? Sans même demander son avis à Desmond, elle le prend pour regarder la couverture de plus près. Malgré elle, ses sourcils se froncent de plus bel ; elle est vraiment tombé sur un psychopathe ou quoi ? C'est ce moment qu'il choisit pour lui poser une question, pour le moins directe. Tout en reposant le livre à sa place initiale - et dans le bon sens, il ne manquerait plus qu'il s'agace de la voir tout désordonner -, elle hausse les épaules. « J'en sais rien. J'avance. C'est tout. » Elle n'a jamais eu de destination claire et cela n'a pas changé depuis. Elle vit au jour le jour, et ça n'a jamais été aussi réel que maintenant. Aucune prévision n'est faite de son côté. C'est elle et le pays entier. Le reste ... lui importe peu. C'est le moins que l'on puisse dire. « Toi ? » C'est ce que ferait une personne normale, n'est-ce pas ? Lui retourner la question ? Comme si ça l'intéressant ? Comme si, hein ...

 
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mar 28 Juin - 7:09


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Même si cela pouvait sembler étrange au vu de son exubérance évidente et de son débit de parole impressionnant, échanger avec les gens n'avait jamais été son fort. Très vite, ses interlocuteurs avaient la mauvaise tendance à le fuir ou a chuchoter dans son dos comme s'il était incapable de voir et d'entendre ces fameuses suppositions sur lui qui fusaient dans toutes les directions comme de l'encre sur du papier. Bizarre, dérangé, psychopathe, simplet, débile, taré... Nombreux avaient toujours été les adjectifs péjoratifs à lui coller à la peau, mais ce que la majorité n'arrivait pas à voir en lui, certains parvenaient toutefois à passer outre ces préjugés. Comme Conrad, qui lui, avait toujours réussit à le percevoir tel qu'il était réellement : un incompris et ne faisons pas preuve de mauvaise foi, un homme légèrement déséquilibré. Alors oui, il n'était pas la personne la plus engageante au monde et cela, il en avait bien conscience, mais depuis maintenant plusieurs années Desmond faisait des efforts surhumain pour converser normalement avec les autres. Et il y parvenait, notamment grâce à ce livre de blagues nulles qu'Alliyah venait toute juste de saisir du bout de ses doigts. Plus qu'un simple livre défraîchi par le temps, il représentait sans doute l'objet le plus important qu'il n'avait jamais possédé sur lui. Un cadeau pour son anniversaire, qui datait de bien avant l'épidémie et qui l'empêchait sans doute aujourd'hui de sombrer totalement dans la folie... Ou peut-être l'était-il déjà, fou ? Non... Il ne l'était pas, il le savait. Le monde ne tournait pas rond mais, l'erreur ne venait pas de lui... Pas cette fois-ci. Pas encore. Pour en revenir à ce livre, personne n'avait le droit de l’abîmer. Conrad le lui avait offert en main propre, espérant peut-être qu'apprendre des blagues l'aiderait à mieux s'intégrer en société. A défaut de ne pas être à l'aise dans un groupe et à ne jamais savoir comment entrer dans la discussion, Desmond pouvait au moins détendre l'atmosphère quand l'occasion se présentait avec une bonne blague vaseuse.

Avec cette fille... C'était différent. Il ne savait pas pourquoi, mais parler en sa présence était chose aisée. Peut-être car elle faisait partie du décor ? A ne répondre que de simples mots sans jamais partir dans des phrases trop longues et barbantes comme lui le faisait ? En fait, être à ses côtés revenait à être seul, pour lui. Il l'appréciait, car elle n'existait pas réellement, qu'elle ne l'écrasait pas d'une présence trop forte. Oui, Desmond l'aimait déjà. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne s'était pas immédiatement braqué quand elle s'était emparée de son précieux livre. Ses mains s'étaient crispées, sa mâchoire s'était resserrée et ses yeux exorbités s'étaient une nouvelle fois arrêtés sur les traits fins de la brune. Mais aucun mot, ou aucun son ne s'était échappé de ses lèvres pincées. Comme en apnée, tout avait cessé de vivre ou de bouger autour de lui. La respiration coupée, il se contentait de l'observer d'un regard perforant. Le sourire qui habillait autrefois son visage avait disparu, pour de bon. Son regard vif tomba alors sur sa machette, laissé en retrait un peu plus loin sur la chaise où elle avait trouvé quelques minutes de repos. Puis tout naturellement, ses yeux se posèrent sur son propre couteau papillon, à quelques centimètres à peine de son poing toujours crispé.

Un réel combat psychologique s'était alors déclenché dans son esprit. L'attaquer, ou la laisser en paix ? Cligner des yeux était devenu chose inconcevable. Desmond ne voulait pas la lâcher des yeux, pourtant la sécheresse des lieux commençait à agresser ses orbites exposées à l'air. Plus les secondes passaient et plus ses yeux prenait une teinte rougeâtre. Il s’apprêtait à agir, il aurait pu la blesser, peut-être pas mortellement, mais suffisamment pour avoir le temps de récupérer ses affaires et prendre ses jambes à son cou, comme il savait si bien le faire. Elle avait baissé sa garde, trop rapidement, trop facilement. Au lieu de ça, elle reposa en douceur l'objet de toute cette folie : son livre. A sa place, dans le bon sens, sans l'avoir trop abîmé. Un tel soulagement s'empara de lui qu'il venu enfin lâcher un long et profond soupire. S'autorisant à fermer les yeux quelques secondes, il laissa alors un petit rire anxieux faire sautiller légèrement ses épaules encore légèrement tendues. Une fois de plus ses réponses étaient simples, efficaces, plaisantes. Aussi, tenta-t-il de répondre de la même façon, lui rendre la pareille après ce qu'elle venait de faire. « Je suis les gens qui avancent. Jusqu'à ce qu'ils tombent. » Répondit-il tout aussi simplement, un nouveau sourire sur les lèvres alors qu'il rangeait avec précaution ses nouvelles affaires dans son sac à dos. Tout retourna à sa place. Même le plus insignifiant des objets avait une place dans ce grand sac à présent bien remplis de cochonneries. Une fois sur ses épaules, Desmond joua une dernière fois avec son couteau papillon avant de le ranger dans la poche avant de son jean. « Il me faut une veste. » avoua-t-il à demi voix comme s'il venait tout juste de prendre conscience de la température des lieux.

C'est d'un pas plus que soutenu qu'il s'approcha avec précipitation de la fenêtre pour jeter un coup d’œil furtif à l'animation de la rue. Tout semblait calme, en apparence. Le regard vif et toujours poché de profondes cernes, Desmond resta ainsi debout près de la fenêtre à observer en silence la rue, comme s'il s'attendait à voir débarquer quelqu'un qu'il connaissait. Quelqu'un qui aurait réussi à le suivre jusque là. Cannibales, comme captifs. Il ne voulait plus rien savoir. Il ne voulait plus y être confronté. Desmond avait fuit tout ce merdier et nul doute que de nombreuses personnes avaient aujourd'hui envie de lui faire regretter son acte de couardise. Il fallait donc partir d'ici, le plus vite possible, le plus loin possible. « Je te suis. » finit-il par dire d'un ton monotone et désintéressé à l'égard d'Alliyah, ne lui laissant même pas le choix ni même l'option de voyager avec lui. Il était fatigué, perdu et cette fille semblait bien connaître les lieux. Elle lui serait utile, il avait besoin d'elle. Même si elle refusait de faire équipe, il la suivrait. Maintenant qu'il était tombé sur une tête inconnue, aucune chance qu'il l'abandonne aussi facilement.
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Lun 4 Juil - 14:21

 
Desmond & Alliyah
 
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Au risque de paraître indécise, Alliyah ne sait toujours pas quoi penser de ce mec. Ce doit être son but, mais il semble ... insaisissable. Plus mystérieux encore qu'elle-même ne le sera jamais. Avec les années, elle a pris pour habitude de cerner les gens en un temps record, de les observer jusqu'à imaginer connaître chacun de leur secret. Avec lui, c'est différent. Parce qu'elle n'a toujours pas réussi à anticiper une seule de ses réactions. Comme si, volontairement ou pas, il échappait à chacune de ses tentatives d'observation. Il sourit, blague, puis semble morose, se ferme. Consciemment ou inconsciemment, elle n'en sait rien. Mais elle lit, dans ses yeux, une nature sauvage et indomptable. Elle ne sait pas si on peut le caser du côté des gentils, ou si c'est plutôt avec les méchants qu'il va. Elle ne sait pas s'il n'est pas plutôt entre les deux, un peu comme elle. C'est-à-dire qu'elle, elle s'adapte à ce qui vient. S'il faut sacrifier quelqu'un pour sa propre survie, elle le fera. S'il lui faut jouer les bonnes petites filles pour continuer sa route, elle y mettra du sien. Dans le fond, tout ce qu'elle sait sur ce Desmond, c'est qu'il lui ressemble beaucoup. Difficile de dire jusqu'à quelle mesure, mais ils ont bon nombre de points en commun, tous les deux. Rien ne dit que, pour autant, ils parviennent à trouver un terrain d'entente sur le long terme.

Pour le moment, c'est plutôt bien parti. « Je vois. » En fait, non. Pas vraiment. Alliyah sait qu'il est parfois nécessaire de se reposer sur autrui pour s'en tirer. Elle l'a fait un nombre incalculable de fois. Mais ce n'est pas permanent. Après tout, ce n'est pas toujours bénéfique d'avoir quelqu'un à ses côtés. Alors elle n'est pas aussi ... tranchante que Desmond sur le sujet. Elle aime n'avoir qu'à compter sur elle-même. Elle aime ne pas se sentir suivie. Bref, elle chérit sa solitude. Mais elle conçoit plus ou moins bien son point de vue et, à défaut de mieux, le respecte. Chacun fait comme il peut pour survivre. Le seul truc qui la tracasse, c'est qu'il a l'air de vouloir la suivre elle, maintenant. Et ses doutes se confirment en un temps record. Il a rangé ses affaires, a regardé par la fenêtre et s'est de nouveau exprimé. « Super ... » Marmonne-t-elle dans sa barbe - qu'elle n'a pas -, en comprenant ce que cela signifie. Il ne faut pas être bête pour faire le lien entre cela et tout ce qu'il vient de lui dire. Alliyah l'observe quelques secondes, comprend vite q'il n'a pas l'intention de revenir sur la décision qu'il vient de prendre. Là, seulement, elle lève les yeux au ciel et pivote sur elle-même pour aller récupérer sa machette qu'elle avait osé délaisser. Comme elle n'est ni stupide ni suicidaire, elle jette de fréquents coups d’œil en direction de Desmond. Bizarrement, elle n'arrive pas à avoir un semblant de confiance en lui. Est-ce normal ? Sans doute, il n'a pas l'air commode.

Elle se racle la gorge en se tournant de nouveau dans sa direction. « Tu veux une veste jaune pour aller avec le reste, j'imagine ? » Serait-ce là une tentative d'humour ? Peut-être. Peut-être pas. Venant d'Alliyah, il est très difficile de le dire. Toujours est-il que c'est dit sur un ton très sérieux, très monotone. Elle n'a pas l'air de plaisanter, dit comme ça. Elle a juste l'air de poser une question très sérieuse. Et elle ne lâche pas une seule seconde Desmond du regard. Bordel, qu'il a l'air ridicule dans cet accoutrement. Le prendra-t-il mal si elle lui en fait la remarque ? Autant ne pas s'y risquer, elle n'a pas envie de crever aujourd'hui. En fait, elle n'a juste pas envie de s'épuiser. Alors elle la ferme et se contente de cligner régulièrement des yeux pour n'avoir pas l'air de la psychopathe qu'elle est pourtant. « J'ai vu un centre de la Croix-Rouge à quelques pâtés de maison de là, tu trouveras peut-être ton bonheur. » Et elle, de la bouffe. Hors de question qu'elle partage tout ce qu'elle y trouvera, alors il aura plutôt intérêt à se contenter de ce sur quoi il tombera lui, de son côté. Il a peut-être pour habitude de se reposer tout le temps sur les autres, mais qu'il ne s'attende pas à des miracles avec elle. Elle veut survivre elle, elle se fiche pas mal des autres.

Sans véritablement attendre de réponse de la part de Desmond, Alliayh s'éloigne de lui en direction de la porte. Putain, ça sent le boulet à plein nez tout ça ... Pourquoi elle ? Pourquoi ?! « Une dernière chose, si tu attends de me voir tomber pour me piquer toutes mes affaires, tu as choisi la mauvaise personne. » Réemployant volontairement ses mots, la jeune femme le fixe avec insistance. Il ne faut pas qu'il s'imagine pouvoir la dépouiller, ça n'arrivera pas. Elle lui a peut-être fait assez confiance - et encore, tout est relatif - pour poser à terre sa machette, cela ne veut pas pour autant dire qu'elle a l'intention de se fier à lui plus que ça. Hors de question. Elle n'est pas stupide, et son instinct lui souffle que ce mec est dangereux. Plus qu'il n'en a l'air au premier abord. Plus qu'il ne le semblait, lorsqu'il était encore à poil. Plutôt que de rester plantée là à attendre - peut-être bien en vain - une autre de ses blagues dont il a le secret, Alliyah s'éclipse pour de bon. Elle descend les escaliers à toute vitesse, et vérifie que le rez-de-chaussée est toujours vide. C'est le cas, elle va donc pouvoir attendre là en toute tranquillité qu'il descende avant qu'ils ne partent en quête d'une veste pour lui et de bouffe pour elle. Elle ne sait pas pourquoi, mais quelque chose lui dit que cela ne va pas être de tout repos.

 
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Sam 16 Juil - 4:40


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La brunette ne semblait pas très enjouée à l'idée de le voir se joindre à sa marche solitaire. En même temps, qui aimerait compter Desmond parmi les siens... ? Pas grand monde, mais ça elle l'ignorait totalement. Aussi comptait-il exploiter cette ignorance complète à son sujet pour profiter un peu plus des avantages de voyager avec un tel bout de femme. Car derrière son visage fin et ses traits pour le moins agréable à l’œil, il voyait bien qu'elle savait y faire, pour survivre. Sa manière d'agir le prouvait peut-être moins bien que la crasse qui entachait sa peau de porcelaine, mais Desmond ferait bien avec. Après tout, comme il venait de le dire : mieux fallait-il qu'ils soient deux, pour l'instant. S'écartant de la fenêtre pour s'approcher d'elle et par la même occasion de la sortie, il s'arrêta net quand celle-ci tenta un brin... D'humour ? Ça y ressemblait fortement. Si son visage s'était complètement fermé à toutes les émotions depuis maintenant quelques minutes, à la simple audition d'une telle remarque, ses sourcils s'étaient haussés d'un seul coup sec. Ses propos tendaient à quelque chose de l'ordre de la moquerie mais, le ton qu'elle employait pour s'exprimer lui semblait dire le contraire... Sérieuse, avec des propos sarcastiques, la bonne affaire. Toujours silencieux et une fois la surprise passée, Desmond venu froncer rapidement les sourcils, perplexe, se mordant nerveusement l'intérieur de la joue avant de répondre d'un ton tout aussi calme et sérieux qu'elle : « Faut pas que tu fasses ça. Sérieux. C'est bizarre. Et pas drôle en plus. N'essaies plus. Je m'occupe des blagues. Ok ? » Durant sa réponse, l'une de ses mains s'était légèrement levée comme pour appuyer ses propos de pacificateur. Une main tendue vers elle comme pour lui dire de se calmer immédiatement. Sa tenue jaune, il l'aimait et pourquoi ça ? Parce que grâce à elle, il n'avait plus le cul à l'air et mine de rien, c'était un avantage considérable au vu du froid mordant qui les attendait là dehors. Et puis le jaune n'était pas si mal que ça... Finalement. On s'y habituait. Ou peut-être lui y arrivait-il plus facilement qu'elle ? Il faut dire que Desmond n'était pas obligé de s'adresser à un citron jaune humain... Si les rôles avaient été inversés, nul doute qu'il se serait déjà permis plusieurs réflexions désobligeantes à son égard. Finalement, un sourire venu étirer ses lèvres gercées une fraction de seconde, le regard exorbité toujours bien encré dans celui de la brune. C'était peut-être pas si mauvais que ça comme réplique, en fin de compte. Elle avait réussi à lui arracher un sourire certes carnassier, mais sourire quand même.

Leur destination serait donc un centre de la croix-rouge. « Parfait ! » s'était-il contenté de dire, soudainement plus jovial et volontaire. Comme rempli d'une énergie soudaine, Desmond devenait agité, vif et totalement nerveux. Il avait hâte d'y être, hâte d'être dehors, hâte de voir Alliyah tuer des zombies. Seulement, la dernière de ses phrases calma quelques instants ses ardeurs. S'agissait-il d'une menace ? Non, plutôt d'une mise en garde. « Tu es une femme. » Répondit-il tout simplement d'une voix démontrant bien le désintérêt qu'il portait à vouloir la dépouiller de ses affaires. L'observant sortir de la pièce, il resta en retrait quelques instants, silencieux avant de lui emboîter le pas direction ce fameux centre. Passant une main tremblante de nervosité dans ses cheveux pour les remettre en place, Desmond croisa à quelques reprises le regard de la brune et se doutant bien que cette simple réplique ne lui avait pas apporté les réponses qu'elle attendait, il décida de reprendre d'un soupire : « Tes habits ne m’intéresses pas, trop petits, trop féminins et en plus ils ne sont pas jaunes. » Un sourire illumina son visage qui replongea pourtant presque instantanément dans une mine sérieuse et aigrie. « Je n'aime pas les machettes, je trouve ça bien trop lent et lourd. Ça a plus de chance de rester coincé dans un crâne qu'un simple tournevis. Fin, pointu, précis, efficace, sans problème. A moins que tu caches des merveilles autres que ça dans ton sac... Il n'y a pas de raison que je te fasse un croche-pied volontaire. Alors sois-rassurée... Si tu tombes, ça ne serait pas directement de ma faute. Tu me seras bien plus utile vivante que morte. » Conclut-il avec honnêteté et franchise, ne ressentant pas le besoin de lui mentir à ce niveau là. Après tout, c'est ce qu'on appelait aujourd'hui 'survivre': profiter ainsi d'autrui jusqu'au dernier moment. Une fois morte, Desmond se retrouverait à nouveau seul et contrairement à ce que les gens pouvaient penser, il détestait être seul... Les choses avaient bien changé depuis le début de l'apocalypse. « Mais là je te vois venir : ''une machette a bien plus de portée qu'un malheureux tournevis !'' » Dit-il d'une voix un peu plus aigu, se voulant être une médiocre imitation de la voix d'Alliyah. « Et tu as raison ! » Continua-t-il en resserrant soudainement son poing avant de le laisser s'agiter d'un petit tremblement victorieux. « A quoi bon prendre le risque de se faire mordre, alors que tu peux tout simplement sectionner proprement le haut du crâne d'un mouvement ? Faut-il encore avoir la force nécessaire de le faire. Sur les plus anciens je pense que cela ne pose pas trop de soucis. Tout est mou et fragile. Mais les nouveaux, les tout frais... Pas la même histoire si tu veux mon avis. Tu as quoi d'autres pour te défendre ? » Intéressé, il se retourna légèrement vers la brune, gardant un œil sur la route pour éviter de se retrouver dans une situation délicate à cause de lui. Desmond avait comme retrouvé son énergie d'antan, cette envie de faire la discussion même à sens unique. Ce n'était pas bien grave, voilà bien longtemps qu'il avait su trouver une certaine plaisance dans ses monologues. Parler tout seul n'était pas quelque chose qui l'effrayait, bien au contraire. Bientôt ils seraient arrivés à destination et devraient faire preuve de silence. Autant profiter du voyage pour faire plus ample connaissance, même si Desmond ne souhaitait pas spécialement apprendre à la connaître. Pour le temps qu'ils allaient sans doute rester ensemble... Cela n'en valait certainement pas la peine. Pourtant, il continuait de s'exprimer, encore et encore...
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Lun 18 Juil - 17:44

 
Desmond & Alliyah
 
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Si elle, Alliyah Elwenn, vient de faire une tentative de plaisanterie ? Peut-être. Peut-être pas. Toujours est-il que la réaction de Desmond n'a pas de prix. Il donne l'impression d'avoir été foudroyé, ou d'avoir vu un fantôme. Alliyah plisse les lèvres, partagée entre l'envie d'en rajouter une couche et celle, au contraire, de se la ferme. Elle fait mieux la seconde que la première, alors elle opte pour cette option. Pour l'instant, en tout cas. Desmond ayant la très visible habitude de parler encore et encore. Sans jamais s'arrêter. Sans jamais se fatiguer. Alliyah ne sait pas encore si elle va le supporter sur la durée. Pour l'instant, ça passe encore. « Ce n'était pas fait pour être drôle. » En fait, elle ne sait elle-même toujours pas si c'était une tentative de blague ou pas. Peut-être que si, mais elle n'en sait rien. Elle ne connaît pas ... ce genre de fonctionnement. Elle sait à peine sourire, alors rire et faire des blagues ? C'est hors de sa portée. Quoi qu'il en soit, elle décide de passer à autre chose plutôt que de le laisser plus longtemps se moquer sa plaisanterie avortée qui n'en était peut-être pas une. Elle parle d'autre chose, et la réaction de Desmond la laisse sans voix. Quoi que cela ne change pas grand chose à d'habitude, nous sommes bien d'accord. Mais c'est le silence complet qui s'ensuit, et Alliyah hausse un sourcil en l'observant, un air dédaigneux mais magistral collé à son visage. Elle le regarde quelques secondes de plus, toujours avec la même expression et l'air de dire et ? mais n'ajoute rien. Quelque chose lui dit qu'il n'a pas besoin d'elle pour comprendre que sa réponse est insatisfaisante. Son instinct lui souffle donc l'idée qu'il finira par rajouter quelques éléments en un rien de temps, sans qu'elle ait besoin de demander quoi que ce soit. Elle tourne les talons et s'éloigne, ne regardant pas en arrière pour voir s'il la suit. Elle sait qu'il le fera quoi qu'il arrive, il le lui a bien fait comprendre.

Et comme elle s'y attendait x2, il la rattrape bien vite et complète sa réplique précédente. Loin de la rassurer, ses propos la font s'interroger un peu plus encore à son sujet. C'est qui ce mec ? Genre, sérieusement. Il est bizarre, c'est un fait. Mais il est surtout ... imprévisible. S'il a l'air d'un fin plaisantin qui ne jure que par l'humour et la bonne humeur, elle n'arrive pas à y croire. Elle est sûre de déceler quelque chose de plus sombre dans son regard, dans sa façon d'aborder tel ou tel sujet. Elle ne lui fait pas confiance. Elle ne fait pas souvent confiance à autrui, de toute façon. Mais puisqu'il est là, autant aller au fond des choses et essayer de résoudre ce mystère de plus. Parce que, des mystères, elle en a affrontés, Alliyah. Quand il lui fallait essayer de comprendre l'espèce humaine, et certaines personnes - des membres de sa famille, des connaissances - en particulier. « Super, tu me foutras pas à poil quand mon corps traînera à tes pieds. Pas directement de ta faute. Mais tu veux me faire croire que tu dirais non à une machette parce que c'est trop lent et lourd ? » Là, c'est l'incrédulité qui parle. Elle a bien du mal à croire et comprendre son point de vue. Depuis quand on préfère un tournevis à une machette pour tuer des zombies ? Oh, il a déjà essayé de lui expliquer le pourquoi du comment mais même avec ces éléments là, elle ne parvient pas à voir les choses à sa manière. En même temps, elle n'arrivera jamais à se mettre à sa place. « Et tu veux savoir ce que j'ai d'autres pour me défendre ? » Putain, il a cru qu'elle allait lui fournir la liste de son arsenal pour qu'il sache mieux où regarder quand le temps sera venu ? Cela réveille sa méfiance qu'elle avait réussi un temps à mettre un peu entre parenthèses. Elle ne sait pas quoi penser de lui. Vraiment pas.

Un coup il plaisante, et un coup il pose trop de questions. « J'imagine qu'on t'a déjà dit que t'étais carrément bizarre, non ? » Au moins, ils sont deux. « Mais pour te répondre j'ai deux-trois couteaux. Des choses et d'autres. Pas d'armes à feu, ça fait trop de bruit et les munitions ne courent pas les rues. » Sans doute est-ce là l'une de ses plus longues tirades depuis qu'ils se sont rencontrés. Mais elle s'en voudrait presque de le laisser parler dans le vide et d'esquiver chacune de ses questions. Tant qu'il ne lui demande pas où sont cachés ses couteaux précisément ... Elle risquerait de vouloir lui faire une démonstration plus qu'autre chose. En tout cas, une partie d'elle ne peut pas s'empêcher d'essayer concrètement de voir les choses selon son point de vue. Elle l'aime, sa machette. Et elle ne changerait d'armement pour rien au monde. Alors comment peut-il, lui, ne pas en vouloir ? S'il le pouvait, il ne s'en emparerait même pas et cette simple idée la dépasse, Alliyah. « Faut pas tant de forces que ça, faut juste savoir viser. » Bon, il y a bien sûr un facteur de forces. Mais même sans cela, il est possible de parvenir à l'extinction totale de quelques rôdeurs avec une arme comme celle qu'elle a en sa possession. Du coup, elle ne peut plus arrêter de froncer les sourcils, face à cette énigme qui la dépasse totalement. Quand et pourquoi a-t-il eu l'idée de se fourrer une absurdité pareille dans le crâne ? Vite, qu'un rôdeur se poste devant eux qu'elle lui fasse une démonstration et qu'elle lui rabatte le clapet. Avec un peu de chance, cela le fera taire ... Un temps. Parce que quelque chose lui dit qu'il n'a pas l'habitude de ne pas parler. « J'imagine que tu as un tournevis, du coup ? » Si c'est son arme de prédilection, elle ne sait pas ce qu'elle va pouvoir faire de lui ... Sans doute pas grand chose, il est déjà en très mauvaise voie.

 
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mer 31 Aoû - 20:48


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La tension était palpable, Desmond pouvait le voir à sa façon de réagir. Ses paroles étaient courtes, concises, ne laissant pas de place aux suppositions. Le malaise qu'il faisait naître en elle, quant à lui, Desmond l'appréciait, car cela la rendait indécise sur de nombreuses détails. Et les gens indécis mettaient souvent plus de temps à se décider, à réagir. Une seconde de latence, c'était tout ce qu'il lui fallait. Car une seconde suffisait généralement à prendre l'avantage sur son adversaire. Peut-être doutait-elle de lui, de sa façon de fonctionner, mais lui, malgré l'impression qu'il pouvait donner savait pertinemment ce qu'il était en train de faire. Son conseil subliminal d'abandonner sa machette pour quelque chose de plus léger et de plus rapide ne trouva pas l'oreille attentive qu'il espérait. Haussant les sourcils en guise de réponse, il n'insista pas davantage, après tout, ce n'était que son humble avis sur la question. Chaque survivant avait ses petites habitudes pour éradiquer ces créatures puantes et tant que cela était efficace, il n'avait pas son mot à dire. La seconde question, qui concernait directement le reste de ses affaires, ne tarda pas à éveiller un peu plus les soupçons à son égard. Bien sûr qu'il voulait savoir ce qu'elle avait dans son sac, quel survivant ne serait pas intéressé par les vivres de son voisin ? A nouveau, il haussa les sourcils, répétant son précédent mouvement dans les moindres détails. Accentuant par la même occasion un peu plus cette une mine faussement choquée devant les propos rudes de la brune. Malgré tout, elle finit par lui faire la liste de son inventaire, très maigre inventaire... Principalement des armes. Pas grand chose d’intéressant en soit. Car Desmond avait déjà tout ce qu'il lui fallait à ce niveau là. C'était donc définitif, il ne la pousserait pas du haut d'un immeuble afin de récupérer son sac sur sa carcasse, cela n'en valait réellement pas le coup. Félicitation à elle ! « Bizarre. » Reprit-il en changeant complètement de sujet, revenant sur son ancienne phrase qui le caractérisait de 'bizarre'. Sa langue roula contre son palais alors qu'il insistait sur la fin du mot, comme si la simple prononciation d'une telle insulte lui faisait monter le cœur aux lèvres. « Peut-être avant... Mais aujourd'hui, qu'est-ce que c'est : être bizarre. Ou plutôt, à quoi correspondrait une 'personne normale' ? Une personne qui a conservé sa petite routine métro, boulot, dodo et qui surveille son alimentation sans gluten ? Très utile. » Se moqua-t-il éperdument en laissant s'échapper un petit rire cristallin de ses lèvres gercées. « Il n'y a plus personne pour décider des normes de la société. Alors non, je ne me considère pas comme bizarre, ni comme normal. Plus, comme quelque chose... D'unique. » Murmura-t-il les yeux ronds, perdu dans une réflexion sans queue ni tête. « On est tous unique, à notre façon. » précisa-t-il en lassant retomber sa tête sur le côté et ainsi capter le regard de la brune. Ses propos narcissiques allaient sans doute la toucher, négativement ou positivement, aussi s'empressa-t-il de l'englober dans cette entité unique qu'il venait de souligner.

Le sujet de la dite machette arriva de nouveau sur le tapis et quelque chose lui disait qu'il n'avait pas fini d'en entendre parler de ce morceau d'acier. Se grattant doucement le dessous du menton en arborant une mine peu convaincue, il haussa, encore une fois les sourcils : « Mouais... Mais ça peut vite tourner en boucherie cette affaire. Si je peux éviter de me retrouver peint en rouge de la tête au pied... J'suis pas Pocahontas. C'est pas mon délire. Puis de toi à moi... » continua-t-il en se penchant légèrement vers elle, lui faisait comprendre qu'il allait lui révéler un secret : « Je préfère le jaune. » Un petit sourire éclaira son visage fatigué et poisseux de la veille. Haussant pour la millième fois les sourcils, il l'observait stupéfait. « Bien sûr que j'ai un tournevis. Qu'est-ce que tu faisais quand j’alignais mes affaires sur le lit... ? » s'enquit-il devant ce manque cruel d'observation dont elle faisait preuve. Au moins, cela révélait une chose : cette fille avait une mémoire sélective et mieux encore, elle n'était pas plus intéressée que lui à prendre ses affaires. Ainsi, une certaine coopération était envisageable, c'était maintenant une évidence. Au bout de quelques minutes de marche, meublée par toutes ces conversations enrichissantes, ils arrivèrent enfin dans la rue qui menait au centre de la croix rouge. L'endroit encore éloigné était en piteux état et semblait déjà avoir été retourné à maintes reprises mais, cela ne manqua pas d'arracher un sourire satisfait à Desmond. « On procède comment ? » Lui demanda-t-il faiblement, dégainant son couteau papillon qu'il commença à faire tourner machinalement entre ses doigts. Il avait rejoint son groupe et même si elle était toute seule, elle restait à ses yeux le leader. Aussi ne souhaitait-il pas imposer sa manière de faire. L'endroit risquait d'être bondé de zombies aussi fallait-il se la jouer finalement et voir comment cette Alliyah aurait agit était intéressant et révélerait un peu plus de sa personnalité.
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MessageSujet: Re: Don't hide your eyes beybey | Ft. Alliyah la douce Mar 6 Sep - 15:11

 
Desmond & Alliyah
 
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Le mot bizarre flotte entre eux comme un réel sujet de discussion. Un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire. C'est probablement le cas, mais Alliyah n'a pas la tête à y réfléchir. Tout ce qu'elle sait, c'est que, pour elle, cela sonne plus comme un compliment que comme une chose négative. Être bizarre, c'est ne pas entrer dans les normes toutes faites que chacun s'empresse de suivre toute sa vie : à vingt-deux ans, on ressort diplômé d'une grande école, à vingt-cinq ans, on passe par la case mariage et un ou deux ans plus tard, c'est le bébé qui vient prendre toute sa place au sein d'un foyer. Autant dire que, pour Alliyah, il n'en a jamais été question. Si elle changeait sans cesse de boulot, c'était surtout parce qu'elle n'était pas capable d'en garder un, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle voulait en garder un en particulier. La routine, cela n'a jamais été son genre. Et quelque chose lui dit que ce Desmond n'est pas si différent d'elle. Il a ce quelque chose qui lui laisse imaginer qu'il est un peu comme elle, et qu'il l'a peut-être toujours été. Un être un peu perturbé, mais qui ne se laisse pas attaché par quoi - ou qui - que ce soit. « Je parlais plus d'avant ... Je crois que, maintenant, tout le monde est un peu bizarre et unique, comme tu le dis si bien. » Faut dire, aussi, qu'il n'y a plus grand monde pour soutenir la comparaison. Les rares survivants que l'on croise encore sont en effet tous bien particuliers. Aucun ne se ressemble, aucun n'envisage les choses de la même façon. C'est normal, chacun a son vécu et chacun a traversé plus ou moins d'événements pénibles. Alliyah est juste restée fidèle à elle-même. Avec moins d'entraves qu'autrefois. C'est tout. La brune, concentrée sur la discussion en cours, ne perd pourtant pas le Nord. Et elle observe chacune des mimiques de Desmond. Tant parce qu'elle se méfie de lui que parce qu'il l'intrigue. Quoi qu'il en dise, ce type est vraiment étrange. « Je crois que j'aurais pu deviner toute seule pour le jaune, oui. » Il préfère donc en être couvert de la tête aux pieds. Si elle trouve de la peinture, elle la lui donnera. C'est quand même à se demander d'où lui vient cette lubie. A choisir, Alliyah préfère n'être recouvert d'aucun type de substance. Que ce soit une substance jaune, rouge, ou bien verte.

A l'attente de sa question - sarcastique et volontairement moqueuse, elle en est sûre -, elle hausse les épaules. Dans un premier temps. Parce que, assez vite, elle décide de lui répondre. « J'imagine que j'ai été aveuglée par la scène d'horreur qui m'attendait quand j'ai ouvert la porte. » Autrement dit un Desmond - dont elle ne connaissait pas même le prénom à ce moment-là - complètement à poil. Et visiblement pas très décidé à changer la donne. En réalité, elle s'en fiche pas mal, de l'avoir vu nu. Cela ne change rien à la méfiance qu'elle lui porte ; et, d'ailleurs, elle est persuadée que l'image ne flotterait pas derrière ses paupières si elle fermait les yeux. Tout ce qu'elle a retenu, c'est qu'il est accro au jaune. Et qu'elle doit se méfier de lui. Il y a quelque chose, dans son regard ou dans sa façon de se comporter de manière générale, qui la gêne. Enfin, façon de parler ; elle n'est pas mal à l'aise ou quoi que ce soit dans ce genre, elle est juste ... consciente de sa potentielle dangerosité. Mieux vaut l'être plutôt que de fermer les yeux sur un sujet aussi important et mettre en péril sa sécurité. Les deux nouveaux compères se mettent en mouvement et arrivent très vite à hauteur du centre qu'Alliyah avait proposé de visiter. Celui-ci semble toujours aussi inoccupé ... Il n'y a plus qu'à espérer pour qu'il y ait des vivres là-dedans. C'est les sourcils froncés qu'elle se tourne dans sa direction en entendant sa question. Sérieusement ?! Elle n'aurait jamais imaginé devoir mettre sur pieds un plan pour deux. Elle est trop habituée à être seule, ce doit être cela. « J'imagine qu'on va dedans ... et on verra bien. » Elle lui proposerait bien de passer le premier, mais il risquerait d'y voir là un signe de sa dangerosité à elle. Comme ils ont l'air d'avoir plus ou moins trouvé un terrain d'entente, elle ne veut pas le mettre en péril. Pas aussi vite. « En même temps, comme ça, y a pas de problème qui se pose. » Enfin, de son côté en tout cas. Et parce qu'elle gardera toujours un oeil sur lui. Juste au cas où. C'est pourtant la première à s'avancer, et à pousser la porte. En piteux état, celle-ci grince. Parfait, au moins, ils seront vite fixés : rôdeurs ou pas rôdeurs ? Heureusement, aucun bruit ne vient en retour et Alliyah décide d'avancer dans l'enceinte du bâtiment. Il va falloir aller ouvrir les volets qui ont été baissés s'ils veulent avoir un peu de lumière. La dernière lampe torche qu'elle avait en sa possession a rendu l'âme quelques jours plus tôt. Il faudra qu'elle cherche des piles à l'occasion d'ailleurs ... Déterminée à en finir au plus vite et à ne pas se laisser avoir par le temps qui passe, Alliyah entreprend d'ouvrir les volets les plus près de la porte. Ce qui permet à un rayon de soleil assez conséquent de pénétrer dans le bâtiment ... Révélant à leurs yeux le bordel monstre qui règne. Allez, croisons les doigts pour que tout ne soit pas ainsi ..

 
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