silent partner (lucy)
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MessageSujet: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 1:33

Lucy Williams
PRÉNOM(S) † Lucy. NOM † Williams. ÂGE † 28 ans. DATE DE NAISSANCE † Trente et un juillet. LIEU DE NAISSANCE † Buenos Aires, Argentine. ANCIEN LIEU D'HABITATION † Los Angeles. ANCIEN MÉTIER † Programmeuse et traductrice. STATUT FAMILIAL † Célibataire et probablement orpheline. ORIENTATION SEXUELLE † Homosexuelle. CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR † Felicia Day. GROUPE QUE TU SOUHAITES REJOINDRE † Là où Noah est : Yosemite. CRÉDIT AVATAR † Swan.



YO.  mouton
J'm'appelle Lou, j'ai 21 ans, je suis de région parisienne et back home après un séjour Irlandais de quatre mois. J'suis arrivée ici par poudre de cheminette, en suivant les soeurs les plus fifolles du monde du RPG  troll  J'suis un escargot du RP, mais je suis toujours là, j'arrive jamais à rester sur la CB sans l'oublier au moins trois fois par connexion, et enfin oubliez pas "code validé par Aileenouttelapin  string  unicorn

Décris ton caractère d'avant l'épidémie puis de maintenant.
Avant l'épidémie, Lucy n'aurait pas été capable de décrire son caractère. En permanence devant son écran, ne sortant qu'au minimum pour les besoins de sa survie physique, son existence entière se résumait à ses différents avatars dans World of Warcraft et Final Fantasy. Au sein de ses Ligues, elle était généralement cataloguée comme la Fille avec un grand F, mais rejetait ce statut à coup de blagues, d'audace et de talent pur, jusqu'à parvenir à se fondre dans la masse des joueurs. Cependant, dès qu'elle sortait de son univers, c'était une autre affaire. Timide, socialement inadaptée, elle avait toujours le sourire de travers, les cheveux emmêlés et les joues rouges. Elle ne se sentait simplement pas bien en présence d'autres humains, leur préférant largement les animaux auxquels elle rendait visite annuellement, faisant du zoo son seul repère outre sa tanière et les diverses comic-con. Malgré tout, elle a toujours refusé de se laisser définir par la société et la vision qu'elle avait de ses difficultés face à l'interaction humaine. Aussi faisait-elle toujours des efforts pour outrepasser son handicap. Elle était donc déjà très indépendante, la langue bien pendue, ne se laissant pas marcher sur les pieds. Cela menait souvent à des maladresses de sa part, qui ne la décourageaient pourtant pas. Elle n'a pas énormément changé avec l'apocalypse, le facteur principal étant qu'elle est désormais condamnée à interagir avec les vivants. Elle a perdu de son optimisme d'antan et de sa naïveté enfantine, mais garde le sourire et cherche toujours à faire rire. Elle n'a certainement pas perdu, en tout cas, la fougue qui l'a toujours motivée et poussée.
Que ressens-tu quand tu vois un zombie ? Est-ce que tu les tues ? Si oui, que ressens-tu ?
Au début, Lucy les trouvait cool. Après tout, elle avait passé des heures à tuer des créatures semblables dans ses jeux, à chercher à trouver la meilleure version du zombie mainstream, et ceux-là dépassaient largement ses attentes. Mais la réalité qui les accompagne a rapidement fait déchanter la rouquine. Elle déteste le monde dans lequel elle évolue désormais, elle a peur des mort-vivants et craint toujours les vivants, et elle n'a plus d'espace pour imaginer une autre vie, un autre monde, un autre elle. Elle se sent coincée quand elle fait face à un zombie, et elle est obligée de visualiser sa manette de jeu, et d'appuyer mentalement sur la combinaison de touches appropriée avant de se décider à lever l'outil qu'elle a sous la main pour écraser le crâne puant de la créature. Oui, elle tue les zombies quand il le faut, mais elle n'est pas très douée et elle ne cherchera pas à le faire si un autre plan est envisageable : en général, c'est Noah, Peter, Clarice ou Fred qui s'en charge et elle fait les blagues en deuxième ligne. Quand elle le fait, cependant, elle ressent essentiellement du soulagement.

As-tu perdu beaucoup de proches et les pleures-tu encore ?
Lucy n'a pas parlé à ses parents ni à sa soeur depuis plus de quinze ans. Ils n'ont jamais compris ses choix de vie : ils ont commencé par rejeter son homosexualité, avant de critiquer son enfermement dans le monde virtuel. Ils l'ont toujours encouragée à être davantage féminine, lui présentaient des garçons de façon de moins en moins subtile, laissaient comme par hasard trainer des tracts à propos de formations qui, selon eux, correspondraient mieux à l'esprit libre de la jeune femme ou lui permettraient davantage de s'épanouir... Aucune de ses décisions, jamais, n'a été épargnée. Ne supportant plus l'hypocrisie familiale et le climat oppressant instauré par ses parents et fortement soutenu par sa soeur qui l'invitait à ses soirées soit pour l'humilier soit pour la présenter à ses amis dans l'espoir de la remettre sur le "droit chemin", Lucy a fini par déménager à Los Angeles. Elle ne leur a plus jamais parlé depuis, ignorant leurs appels et leurs courriers. Elle ignore donc ce qu'ils sont devenu depuis l'épidémie, ne doutant pourtant pas qu'ils soient morts étant donné qu'ils n'étaient ni suffisamment dégourdis pour s'en sortir, ni suffisamment agréables pour que quiconque ne prenne la peine de les protéger. Elle n'a malheureusement pas non plus de moyen de contacter les membres de sa Guilde, mais ne s'attarde pas à les pleurer, préférant pour le coup les croire vivants.
Penses-tu avoir évolué depuis le début de l'invasion ?
Lucy est persuadée d'avoir changé, et à raison. Elle a tout simplement grandi. Même si elle continue à faire la gamine pour tirer un sourire à Noah, elle a gagné en maturité depuis le début de l'apocalypse. Elle prend davantage d'initiatives, n'hésite plus à lui soumettre ses idées, aussi farfelues soient-elles, et se tient plus droite. Cela peut sembler ridicule, mais il est pour elle très significatif qu'elle se tienne désormais droite et non plus courbée sur son bureau : ce n'était pas seulement une mauvaise habitude liée à ses activités quotidiennes, mais une posture d'effacement qui l'empêchait de s'affirmer.



Dernière édition par Lucy Williams le Ven 5 Fév - 17:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 1:34


silent partner

« Hanna, il est où papa ? » Ma grande sœur me sourit, mais ça me rassure pas du tout. Je le connais, son sourire : il est plein de faux. J'aime pas le faux. Elle tend sa main de porcelaine vers moi et remet une mèche de mes cheveux à leur place, derrière mon oreille : comme ça, j'ai l'air d'une fille sage. C'est ce qu'ils disent tous, Maman, Papa et Hanna. Mais je suis pas une petite fille sage, alors je me redresse, je me lève de ma chaise et je mets mes deux poings sur mes hanches, comme Maman fait quand Hanna pique une crise. « Hanna, il est où ? » Le masque tombe aussi sec. Elle aime pas quand je fais pas la poupée pour elle, ma grande sœur, et elle apprécie pas que je pose des questions qui l'embête. Mais je comprends pas pourquoi ça l'embête de me dire où est notre père. D'habitude, il dine avec nous le dimanche, c'est le rituel, et je vois bien que même Maman est touchée par son absence, même si elle continue à vaquer à ses occupations avec son air digne et ses épaules droites. « Je ne sais pas, Lucy, il doit encore être en rendez-vous, » me répond finalement mon aîné en articulant précieusement chaque syllabe. Je secoue la tête et je cours à l'autre bout de la grande pièce. Comme je suis la plus petite, elles croient que je comprends pas ce qu'il se passe, mais j'ai bientôt dix ans, je suis pas idiote. Papa, il travaille tout le temps et il s'en fiche de nous.

Je comprends pas. Je comprends pas du tout ce que ça peut leur foutre, où je vais passer ma soirée. C'est pas comme s'ils s'y intéressaient avant que je leur dise que j'aimais les filles. Je hausse les épaules et je claque la porte derrière moi malgré les cris de ma mère, réajustant mon casque qui a glissé sur mes cheveux. Ils sont trop lisses ; c'est la faute d'Hanna qui a voulu que je me fasse belle à sa dernière soirée et qui m'a lissé la tignasse. C'est trop moche, maintenant, et mon casque arrête pas de se faire la malle. Bon, faut que je me change les idées, parce que la famille a réussi à me mettre de mauvaise humeur alors que j'ai un rendez-vous avec Camile. Camile, c'est la plus belle fille du lycée, tous les mecs bavent sur elle, mais elle me veut moi. Elle dit que quand elle est avec moi, elle peut rire pour de vrai et arrêter de faire semblant, elle dit que c'est agréable de pouvoir manger sans se prendre des remarques sur son bon métabolisme, elle me touche tout le temps et j'en ai des nœuds dans l'estomac. Je sais pas si elle sait l'effet qu'elle me fait, mais je vais m'en assurer ce soir. J'ai le cœur qui bat la chamade et j'envoie un doigt d'honneur aux premiers gros cons qui me balancent leurs soi-disant « compliments » dans la rue. Ils me traitent de salope maintenant, comme c'est bizarre. Je raffermis ma prise sur la bretelle de mon sac à dos et je les ignore. C'est pas vraiment le moment de chercher la bagarre. Ils me font pas peur, je préfère souvent risquer de me prendre un pain que de les laisser me parler comme ça, mais ce soir, tout ce qui compte, c'est Camile. Ses grands yeux marrons, ses lèvres pleines qu'elle met en avant avec du rouge à lèvres, ses seins qui se soulèvent quand elle rit... Faut que j'me calme, quand même, parce qu'il y a autant de chance qu'elle me repousse et que je perde une bonne amie. Je déglutis difficilement.
Faut penser positif, Lulu, c'est pas le moment de se faire des peurs inutiles. Putain, j'ai le cœur qui bat si fort qu'il m'assourdit, j'entends même pas le bruit du choc de mes phalanges sur la porte de son appart. Elle ouvre rapidement, les joues rouges, elle a encore sa brosse à cheveux dans la main. La vision de sa chemise un peu trop ouverte m'arrache un sourire et aussitôt, tout va mieux. Elle est tellement belle.

Un nouveau déménagement. J'en ai marre du boulot de diplomate de papa. Je suis obligée d'abandonner Camile derrière moi – je déteste le sourire satisfait de Hanna à ce propos – et mes potes – je déteste l'air soulagé de Maman à ce propos – et mes habitudes – je déteste les commentaires narquois de Papa à ce propos. J'ai peut-être que dix-sept ans mais je sais ce que je veux, et c'est pas eux qui me feront changer d'avis. Je crois que j'ai trouvé une meilleure recette pour le bonheur qu'eux de toute façon. C'est facile d'essuyer d'un haussement d'épaules dédaigneux leur jugement. Ca l'est moins de quitter tout ce que j'aime et qui me fait sourire. Je les hais davantage encore à chaque larme qui coule sur les joues brunes de Camile. Au moins, je pourrai garder contact avec la plupart de mes potes via LoL, ou Skype pour ceux qui jouent plus (les sérieux, ceux qui ont décidé de grandir, de mettre un pied dans le monde des adultes, qui prennent leurs études au sérieux même s'ils se font chier, ceux qui se destinent à des vies bureaucratiques en ignorant leurs désirs profonds). On part à l'aventure, tente de s'enthousiasmer mon prof d'informatique, il comprend pas que je m'en fiche de découvrir un nouvel État américain, que je préfèrerais avoir connu que Buenos Aires, que Chicago, que New-York plutôt que de bouger tous les cinq ans depuis que j'suis née. Peut-être qu'il comprend, en fait, et c'est pour ça que son regard se voile quand il croit que  j'le regarde plus. Il s'est caché derrière ses écrans pour se protéger de la douleur du monde, il la supporte pas, il aime pas nous voir pleurer quand on arrive et quand on part, nous les enfants de diplomates. Il m'adresse encore un sourire crispé quand je tourne la tête vers lui, et ça me fend le cœur. Ce soir, j'me crée un avatar sur Final Fantasy pour surveiller que son druide est encore dans les parages.

J'suis super concentrée, j'ai les doigts cripsés sur ma souris, j'écoute les conneries de Gatakkak d'une oreille distraite, trop occupée à suivre les directives précises de SpongeDob, mon chef de ligue. Mes yeux se plissent. Mais il est con ou quoi ? En deux clics je suis dans l'espace de communication, j'ai pas la foi d'attirer sur leur attention sur le canal vocal, ils m'écoutent jamais parce que je suis femelle. Ils ont peur, surtout, si vous me demandez mon avis, mais je m'en fous. J'ai d'autres choses en tête pour l'instant, et j'écris à toute vitesse que sa technique offensive a des failles, que si je fais ce qu'il me dit, je risque de perdre des points de magie pour rien et que Natix perdra des points de vie. Il m'envoie balader. C'est pas comme si j'avais pas l'habitude. Mais je m'en fiche, il est temps de passer à l'étape supérieure. Je vais pas affaiblir mon avatar à cause de son égo. Je l'ai prévenu, j'estime avoir fait mon devoir. Et puis, après tout, ça sert à rien de rester dans une ligue qui me sous-estime, alors qu'il me vire après ça, tant mieux.
J'appuie d'un air décidé sur la flèche droite de mon clavier. Je sais, c'est une action anodine, et j'ai vraiment pas besoin de musique épique pour ça. Mais en fait, c'est une rébellion. Un sourire étire mes lèvres tandis que j'entends des protestations s'élever dans mon casques. Je continue pourtant ma route – enfin, mon avatar continue sa route – et je laisse les gnomes que j'étais censée attaquer sur ma gauche. Je récupère rapidement une pierre magique, j'évite encore un orque – celui qui était soi-disant trop dangereux pour moi, selon Dob – et je l'attaque par derrière quelques minutes plus tard, évitant à Natix un duel en sa défaveur. « Yes ! » L'orque m'assène un coup de hache mais la pierre magique protège mes points de vie, et mon attaque surprise a déjà bien entamé sa jauge à lui. L'avatar de Natix surgit au même moment et mon sourire s'élargit. Une véritable insurrection. En même temps, Dob est un très bon joueur, mais c'est une saleté, il pense qu'à lui et utilise les membres de sa Guilde pour son avencement personnel. C'est pas cool.
Trois jours plus tard, je suis à la tête d'une nouvelle Guilde. Natix est le premier à me rejoindre.

C'est con, mais plus je grimpe en échelons virtuellement et plus je prends de l'assurance IRL. Ca fait six mois que j'y réfléchis, et je vois vraiment pas pourquoi je le ferai pas. Miami, c'est cool pour les belles gosses, mais c'est horrible pour tout le reste : le soleil me détruit la peau, l'école est dirigée par les jocks et les cheerleaders comme dans un vrai film hollywoodien, j'ai pas de potes, Camile me manque... J'ai dix-huit ans, je déteste ma famille et on ne s'adresse la parole qu'en cas de nécessité ultime – c'est-à-dire les rares fois où on mange ensemble, et c'est soit très limité soit pas très civique. Ils continuent à me faire chier, je continue à passer mes journées enfermée dans ma chambre. A quoi ça rime, ce cirque ?
J'ai regardé : il y a de super bonnes formations en informatique vers Detroit et à Los Angeles. J'ai commencé à monter mon dossier, il n'y a plus qu'à espérer que ça marche. J'ai été obligée de sortir pour faire une photo d'identité, j'espère que ça vaudra au moins cet effort et que je serai prise à l'une des quatre écoles. Je devrais peut-être élargir mais c'est ces quatre-là qui proposent vraiment les cours de programmation qui me plaisent, qui permettent d'évoluer de niveau en niveau à son rythme si on avance plus vite que le reste de la classe, et qui prennent pas cinquante heures par semaine, de sorte que je continue mon étude de l'espagnol et du japonais.

J'allume la télé, à la recherche de mon manga du moment, Fairy Tail. C'est pas sur la chaine habituelle, je fronce les sourcils et je m'installe plus confortablement : les pieds sur un pouf, un bol de céréales sur les genoux, une pile de coussins dans mon dos. Et zappe, zappe, zappe... Bah merde, on est bien mercredi pourtant, ça devrait y être ! Je finis par remarquer qu'aucun des programmes habituels n'est diffusé et je m'arrête sur une chaine au hasard. Au moment où les paroles de la belle gosse me parviennent, ma cuillère s'immobilise à mi-chemin entre mon bol et ma bouche. Je crois que j'ai pas bien compris, là. Est-ce qu'elle a dit zombies ? Apocalypse ? Un rire m'échappe et je secoue les cheveux roux. Je repose mon diner et zappe à nouveau. Le même discours y est délivré par un mec aux cheveux gris et gras. Il rend le tout vachement moins sexy, mais vachement plus sérieux aussi, et je commence à paniquer. Je fais pas confiance à la télé, de toute façon – je crois que cette pensée n'est qu'une tentative vaine de me rassurer. Ca m'empêche pas de sauter sur ma chaise à roulettes pour rejoindre mes écrans habituels à toute vitesse. Mes doigts pianotent sur le clavier et en trois clics, je rejoins le chat de ma Ligue ainsi que 4chan. J'en crois pas mes yeux. Qu'est-ce qu'ils racontent tous là, fin du monde, cadavres mangeurs de chaif, Resident Evil pour de vrai ?
Je clique sur une vidéo, pleine d'appréhension. Si ça se trouve, je me monte la tête, c'est qu'une blague un peu trop bien diffusée... Mais merde, on dirait pas un montage ce truc ! Je dois avoir l'air d'une folle à sourire comme ça. J'écris à toute vitesse aux membres de ma Ligue, je suis trop excitée. Des putains de zombies ! Natix nous envoie des photos de son arsenal. Je savais qu'il était barré, celui-là, mais j'aurais jamais cru qu'il était aussi prêt pour la fin du monde. Nala013 est déconnectée et ça me fout les jetons, mais j'ai pas le temps de m'attarder sur la dernière recrue. On a confirmation que Jean Valjean – son vrai nom c'est Valery, j'ai jamais compris pourquoi il avait choisi un personnage de Hugo comme pseudo, il est même pas français – est face à un zombie. « Je lui ai éclaté la tête, à ce suceur de sang ! » Je lève un sourcil. Il est con ou quoi ? Un zombie et un vampire, c'est pas exactement la même chose. Mais la photo du cadavre, la cervelle répandue sur le sol de mon camarade, me tire de mes réflexions. Putain, j'ai envie de vomir moi. Je réalise toujours pas que c'est vrai.

Ca fait deux semaines et ça a déjà perdu de son attrait, de son côté excitant. Au fur et à mesure que les grandes villes sont envahies, on perd la connexion internet, l'électricité... Je conserve mon téléphone et ma 3G pour communiquer avec Natix et Seb, mais je me fais plus de doute. C'est vraiment l'apocalypse, et c'est pas deux types que j'ai jamais vu qui habitent à l'autre bout du pays qui vont me sortir de la merde. Il y a quelques illuminés qui pensent que l'armée, ou une organisation secrète quelconque, va débarquer et nous sauver la mise, mais j'ai jamais cru à ces trucs-là, c'est pas maintenant que ça va commencer. C'est chacun pour sa gueule, maintenant plus que jamais. C'est pas le genre de scénario qui fait ressortir le meilleur chez les gens, alors je préfère rester toute seule, mais faut que je bouge. Je peux pas rester dans mon appart plus longtemps, Los Angeles est trop peuplée, ça veut dire que les zombies s'amassent de jour en jour autour de moi. Faut que je m'éloigne. Je remplis un sac de rando que ma grande sœur m'a offert il y a plus de dix ans maintenant. A l'époque, j'avais hurlé de rire en me demandant si elle croyait vraiment que ça me serait utile, mais je suis finalement bien contente de l'avoir conservé pour y foutre mes cosplay quand je vais à une Comic Con. Bon, j'ai toujours pas les réflexes sportifs qu'elle espérait faire naitre avec ce cadeau, par contre. Faut pas céder à la panique, faut réfléchir stratégiquement. Les cartes du pays, c'est un must. J'en ai imprimé pleins, je les ai trié, j'espère que le papier va pas trop s'abimer ou que je vais en trouver des vraies sur le chemin. La bouffe aussi, c'est essentiel. J'essaie de faire au plus pratique, trouver des choses qui prennent pas de place mais qui tiennent le ventre, des choses qui se conservent sans réfrigérateur, et en même temps je peux récupérer des trucs dans les supermarchés qui croiseront ma route... Quelques culottes quand même, mais je m'encombre pas trop de fringues. De toute façon, plus je pue plus je me mèle aux zombies, non ? Ha.

En fait, j'ai mis trop de trucs dans ce foutu sac. J'ai mis trois semaines de plus à m'en rendre compte. Plus le temps passe, et plus les zombies sont présents autour de moi, comme s'ils se multipliaient. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai du courir pour leur échapper, courir vraiment, pas furtivement et d'une maison à une autre. J'ai du piquer un putain de sprint, j'ai jamais autant sué de ma vie, et j'ai la gorge en feu. Va falloir que je me mette en forme rapidos si je veux survivre davantage. En attendant, me voilà les mains sur les genoux à essayer de retrouver une respiration qui ne me donne pas l'impression que l'oxygène est en feu, et ce putain de sac me casse le dos en deux. J'ai pas la force de le poser pour l'instant, dès que j'ai atteint une chambre à peu près sécurisée mon corps s'est immobilisé, incapable du moindre effort supplémentaire. Putain, c'est vraiment de la merde l'apocalypse, il y a même pas d'orques ni d'elfes pour nous sauver et j'ai développé aucune capacité surnaturelle pour prendre le dessus sur les mort-vivants. C'est vraiment un monde de merde. Mes ligues me manquent, mon fauteuil à roulettes me manque, mes ordinateurs me manquent – j'en suis réduite à tripoter la manette de Xbox que je me suis pas résolue à abandonner derrière moi pendant des heures –, même le brouhaha qui envahissait mes oreilles dès que je foutais un pied dehors pour faire des courses me manque. Bon, c'est pas le moment de s'apitoyer sur mon sort. Une fois que j'ai à peu près reprit une respiration normale, je regarde autour de moi dans quel merdier je me suis foutue cette fois. La pièce est pas bien grande et elle a pas l'air très fournie non plus. Putain, j'espère que la horde qui zone tout autour va rapidement se lasser d'essayer d'entrer et aller chasser ailleurs, parce que ça vaut vraiment pas le précédent royaume où j'avais élu domicile ces derniers jours.
Je pose mon sac au milieu de la pièce et je me mets à fouiller les meubles à la recherche de trucs utiles. Il faut que je me distraie, parce que j'ai une envie folle de vider ma gourde. C'est pas le moment de faire des paris stupides sur mes ressources en eau, et je retarde l'échéance. Bon, au moins je vais bien dormir, il y a un stock incroyable de coussins là. Qu'est-ce qu'ils foutaient à tous les ranger dans une commode, les précédents proprios ? Un rire nerveux m'échappe. Bon, maintenant faut fortifier les portes. Oui, en théorie ça aurait du être mon premier réflexe, mais j'avais peur que le bruit attire davantage les zombies, ce qui aurait eut un effet plus négatif que l'inverse. Putain, il est où mon optimisme et mon sourire facile ? Putain d'apocalypse de merde.

Ouh, ça fait mal. J'aurais pas du nettoyer ce miroir en fait, j'aurais pas su à quel point j'ai une sale gueule. Je fais limite plus peur qu'un rôdeur quoi : mon visage est recouvert de traces marrons dégueulasses, du à un mélange de terre, de saleté et de sueur ; mes cheveux vont pas tarder à former des dreads si je les laisse continuer ; mes lèvres fendillés par la sècheresse et ma peau abimée font vétéran de guerre. Ca fait genre quatre mois. J'me sens faible. Mon corps s'est durci au fil du temps, mes jambes n'ont plus les rondeurs douces qui accueillaient des nenettes après chaque Comic Con, mes bras peuvent porter des tonnes de trucs que j'aurais jamais pu soulever il y a quelques semaines, mon ventre ne grogne plus au bout d'un jour et demi de jeûn. N'empêche, quand je me vois dans ce fichu miroir, j'ai l'impression que je vais pas tarder à clamser. Je vais tomber malade, ou je vais manquer de protéines, ou je sais pas quoi. Je suis physiquement faible, et pour tout avouer, j'ai de plus en plus de mal à conserver le moral.
Et merde, c'est qui elle ? Je me retourne lentement, une larme s'échappe de mon œil, je la maudis. Putain de faiblesse de merde, j'aurai du m'engager dans l'armée au lieu d'y jouer en virtuel. Je lève mes mains pour lui montrer que je ne pose aucun danger. En même temps, c'est elle qui tient un putain de gun pointé sur ma tête. « J'te veux pas de mal, » je parviens à gémir sans fondre en larmes. En ce moment précis, ça me paraît un putain d'exploit. J'ai envie de m'allonger, de sortir ma couverture en polaire DBZ, de l'étendre sur moi en faisant semblant qu'elle me tient chaud, et de dormir. Dormir, en ce moment, c'est mon grand truc. Ca permet d'oublier dans quel merde je suis. Mais non, je suis obligée de me tenir droite et de faire face à un canon de pistolet pointé dans ma direction, en songeant bien que selon mes calculs, si je sors tout de suite de cette maison, j'ai genre 75 % de chance de tomber sur la horde que j'ai semé ce matin. Et je suis trop proche d'une agglomération pour ne pas prendre en compte le risque qu'il y ait un second groupe de monstres dans le coin. Faut que je négocie bien. « J'suis désolée si j'ai empiété sur ton terrain, j'ai juste besoin de me reposer un peu, je vais pas t'emmerder longtemps, promis ! » Putain, elle arrête de me fixer avec son regard d'acier là ? Elle serait belle si elle me menaçait pas comme ça. Elle a des yeux clairs, intransigeants, et même si ça fait peur, je dois reconnaître que ça fait son charme. Ses cheveux sont aussi emmêlés que les miens, mais leur couleur claire se mélange mieux avec la poussière que le rouge éclatant des miens. Elle est super bien foutue. Elle, elle est pas faible.
Je sais pas trop comment j'ai fait, mais Rebekah et moi, on partage la piaule pour quelques jours. Un sourire éclatant illumine mon visage dès qu'elle a le dos tourné. C'est pas que j'ai l'impression d'avoir gagné une bataille ou un truc comme ça, mais je pense qu'elle l'interpréterait dans ce sens-l si je lui laissais voir ce que j'assimile davantage à du soulagement. Ca fait trop longtemps que j'ai pas cotoyé des vivants. Bon, on va pas se mentir hein, c'est carrément un choix de ma part. Je leur fais pas confiance. D'ailleurs, la dernière fois que j'en ai vu, ils ont plutôt confirmer mes douts que l'inverse. Mais ça romp la routine, ça me sort de mes pensées de plus en plus noires. Puis c'est une nana, alors je lui fais d'office plus confiance qu'aux sales types qui m'ont proposé de les suivre il y a trois semaines environs. Ha, comme si j'étais assez stupide pour me jeter dans les bras de molosses pareils. Bon, maintenant, l'objectif, c'est de pas la souler pour pas qu'elle me foute dehors, parce qu'il est clair qu'elle a le dessus sur moi, là.

Ca y est, je vais mourir. C'est déjà un miracle que j'aie survécu tout ce temps, mais tout de même. La réalisation me frappe de plein fouêt et je ne peux m'empêcher de lacher un gémissement. Je pensais pas que j'aurais aussi peur, étant donné que je m'y prépare quand même depuis plusieurs semaines... Depuis le début de l'apocalypse. Ca fait encore bizarre de prononcer ce mot en dehors de mes jeux, pourtant ça fait six mois. Je vais mourir, bouffée par des zombies, six mois seulement après le début de l'apocalypse. La loose, pour quelqu'un qui a passé douze ans à grimper les échelons pour finir chef de guilde d'un jeu de rôle post-apocalyptique en ligne. Un instant, mes pensées s'envolent vers mes compagnons de jeu. Je me demande ce qu'ils sont devenu après que les connections internet aient totalement disparu et que je n'aie plus eu de leurs nouvelles. La plupart doivent être morts, ils remplissaient pas la règle du cardio, qui a l'air essentielle, si on en croit Bienvenue à Zombieland. J'ai pas passé tant de temps que ça à courir pourtant. Je m'attardais pas entre les maisons que je squattais, mais de là à courir un marathon en permanence, il y a un pas que je ne franchirais pas si je devais écrire mon propre manuel de survie.
Le grognement d'un rôdeur me sort de mes considérations et un couinement m'échappe. J'écarquille les yeux. J'arrive pas à croire que ce son absolument ridicule est sorti de ma bouche. Je suis partagée entre la peur qui me serre le ventre, et l'indignation pure et simple. Mais c'est l'instinct de survie qui domine tout le reste et, mettant de côté mes pensées qui, entrainées par l'adrénaline, s'éparpillent de mille côtés, je regarde autour de moi. J'ai déjà analysé la pièce quand mes capacités logiques de réflexion étaient présentes, mais sait-on jamais : je suis désormais désespérée. Pourtant, le résultat est le même et la panique m'envahit. Je vais mourir.

BOOM.

Euh, qu'est-ce qu'il se passe là, exactement ? C'est pas un son auquel je suis habituée, ou alors de loin, et j'ai tendance à fuir quand j'entends des explosions. J'ai pas croisé énormément de vivants en six mois de cavale, mais c'est pas l'apocalypse qui a changé mon rapport avec eux. Je suis mieux toute seule. Les explosions, d'ailleurs, ça a plutôt tendance à me convaincre que j'ai raison, sur ce point. Cela dit, j'ai pas vraiment d'autre choix que de faire face à ce qui va arriver, quoi que ce soit, car toutes les issues sont bouchées, soit par un mur, soit par une marre de zombies. Comment j'ai pu être suffisament bête pour me laisser embourber là-dedans ? Où sont passés mon fin esprit stratège et mes précautions sécuritaires imparables ? Une seule nuit d'attention défaillante aura suffi à mener à ma perte. Que les zombies me mangent ou que les gens qui viennent de tout faire péter à l'étage du dessous me récupèrent, je suis dans un beau bordel.
Une porte grince sur ses gonds et je ferme les yeux. Comme si ça allait reculer l'inévitable. Un couinement m'échappe à nouveau, mais cette fois je ne prends pas la peine de m'en étonner. Au seuil de la mort, je peux me permettre d'être ridicule, après tout : seul Dieu me jugera, si tant est qu'il en a quelque chose à faire, au point où on en est. Je tourne lentement la tête vers la source du bruit et je me liquéfie sur place au moment où j'entrouvre un œil. C'est l'un des zombies les plus moches que j'ai vu depuis tout ce temps ; et pourtant, j'en ai vu des pas beaux du tout. Je n'ai rien sous la main pour lui éclater la tête : j'ai laissé le rouleau à patisserie qui m'a sauvé la mise la dernière fois dans la maison où je l'ai trouvé. Je sais, c'est pas très malin de pas avoir d'armes sur soi dans un monde post-apocalyptique, mais j'ai tendance à préférer voyager léger. Mes jambes fonctionnent vachement mieux que mes mains, de toute façon, du coup j'ai adopté la devise et le moto du Docteur : courir. J'aimerais bien avoir un TARDIS sous la main pour m'échapper de ce bourbier. Malheureusement, j'ai juste le cœur qui bat à cent à l'heure et les mains qui tremblent. C'est vraiment désagréable, j'ai pas l'habitude de me laisser surprendre. Les rares fois où mes plans foirent, j'ai un soutien avec des muscles dans les environs – du moins, ça se passait comme ça dans le virtuel.

Je comprends pas trop ce qu'il s'est passé. J'ai l'impression que le virtuel s'est inséré dans le monde réel, que j'ai trouvé la combinaison magique. Un bon gros cheat comme quand j'avais quatorze ans. Sauf que ça existe pas, dans la réalité. Déjà que je suis réticente à utiliser ce genre de méthode sur mes jeux de rôles, je vois pas comment ça pourrait m'arriver maintenant. Je suis sensée être morte. Peut-être que c'est ça, la mort ? Que c'est suffisamment clément pour pas me laisser souffrir le temps que le rôdeur déchire la chair sur mes os ? Comment la mort pourrait-elle être clémente ? Et comment la mort pourrait-elle être aussi dégueulassement moche ? Non parce que, une fois ma surprise passée, la scène qui se déroule sous mes yeux est pas franchement glorieuse. Y a un type longiligne qui tape sur le cadavre ambulant comme si sa vie en dépendait. Bon, c'est le cas, mauvais choix de mot. Mais qu'est-ce qu'il fout là ? D'où il arrive ? Pourquoi il prend la peine de me sauver la vie au lieu de profiter de la distraction que j'offre pour se tirer au plus loin de la horde que j'entends gémir de l'autre côté du mur ? J'ai pas le temps de lui demander ou de comprendre davantage qu'il me tire avec lui. Je crois qu'il m'a dit de le suivre, mais j'ai pas réagi. Mes pieds trébuchent l'un sur l'autre et je me maudis. Putain d'adrénaline, je suis dans un état second. J'ai jamais eu aussi peur de ma vie, j'en pleurerais presque si on avait le temps pour la séquence émotion.
A la place, je me contente d'essayer de suivre son rythme. Il a cru quoi, le géant, qu'on avait tous des pattes de deux mètres comme lui ? Heureusement que j'ai apprit à courir au cours des six derniers mois. Je suis hors d'haleine, mais j'ignore mes poumons en feu et mon palpitant qui résonne dans mes oreilles, je m'accroche à sa main et je le suis. Je devrais pas lui faire confiance, je lui fais pas confiance, mais il défonce les crânes des zombies sur notre chemin, et c'est tout ce dont j'ai besoin pour l'instant. J'ai plus qu'à espérer qu'il ne soit pas l'un des fous dont j'ai entendu parler – entre ceux qui mangent les vivants en se rabaissant au niveau de notre ennemi commun, ceux qui continuent à croire que les femmes sont des trous malgré l'apocalypse et ceux qui sont juste cons, on a le choix. J'ai qu'à espérer qu'il soit l'une des rares personnes décentes sur la planète, ou que j'arrive à lui échapper dès que j'aurais plus besoin de sa protection. Il me jette quasiment dans le coffre d'un pick-up avant de grimper à son tour et de taper deux coups brefs sur le véhicule, qui démarre à toute trombe. C'est des héros, ces gens ? Comment ils ont su que j'étais là, comment ils peuvent être aussi prêts, comment... Je comprends vraiment rien, et ça me plait de moins en moins. Je distingue plusieurs silhouettes dans la bagnole mais mon regard s'accroche surtout au grand type. Blond, yeux bleus, mince, il a surtout un charisme, une aura dingue. Je crois que c'est lui, le chef de la bande.

« Eh le moche ! » Il tourne ses yeux bizarrement clairs vers moi, l'air mécontent. Ben quoi, il a cru que j'allais tomber dans ses filets comme les autres pigeonnes ? Je ricanne intérieurement, mais je m'approche de quelques pas de lui. « On a presque plus de médicaments et la jambe de l'autre risque de s'infecter. » Je montre d'un geste de la tête le dernier survivant qu'on a récupéré sur la route. Je sais pas comment il a fait son affaire, celui-là, mais à mon avis il va pas tenir longtemps avec sa plaie ouverte. En plus, ça attire les monstres. Mais Noah a été clair, et il est pas question qu'on l'abandonne, alors j'ai été voir ce qu'on avait pour aider son cas. Résultat : je sais pas qui s'occupe de gérer nos provisions, mais ça déconne. Ca devient de plus en plus dur de mettre la main sur du matos convenable, mais si en plus personne prévient quand on est à sec, c'est doublement galère. Il m'indique d'un signe de tête qu'il a enregistré l'information que je viens de lui transmettre avant de se détourner pour continuer la conversation qu'il avait avec Peter juste avant. Je secoue la tête et lache un soupir. Putain, ce qu'il est chiant quand il fait son grand chef de tribu. Mais bon, je sais que tout à l'heure il se détendra – enfin, la version Noah Campbell de la détente hein, faut pas trop lui en demander – et j'arriverai à lui décrocher un sourire.

Ca y est, j'ai compris pourquoi Noah m'aime bien. Ca m'a un peu brisé le cœur sur le moment, j'vais pas mentir. J'ai presque l'impression que c'est pas vraiment pour moi, pas vraiment ma personne qu'il estime, mais juste le joli souvenir que je lui évoque. Mais en même temps, je sais que je dois pas penser comme ça. Le pauvre, il a l'air d'avoir perdu l'amour de sa vie, alors si la vision de mes cheveux peut lui réchauffer le cœur, même un tout petit peu, je suis contente. Et puis, en y réfléchissant bien, s'il n'y avait que ça, il m'aurait pas supporté longtemps. Hehe, j'ai réussi à l'apprivoiser, le grand gaillard. Mais ça me fait encore plus mal au cœur quand je le vois regarder vers l'horizon et que son regard gris se voile de nostalgie. Ca me fait encore plus mal parce que maintenant, je sais exactement à qui il pense, et j'arrive à mieux piger les expressions qui teintent son visage. Ca me donne envie de lui faire un gros calin, de lui dire qu'il peut arrêter d'agir en gourou deux secondes et baisser sa garde. C'est pas moi qui le lui reprocherait. Mais j'le ferais pas. Je suis pas faible, et lui encore moins. Il m'a apprit pleins de trucs, mais avant tout, il m'a apprit ça. Je suis pas faible, peu importe ce que la solitude a pu me faire croire pendant les six mois que j'ai passé à survivre sans lui. Une option qui ne me paraît plus viable désormais : je le suis où qu'il aille. Je lui voue une confiance aveugle. C'est le cas de tout le groupe, je crois, mais moi j'y ajoute une amitié et une loyauté sans faille, et honnêtement, je m'emmerderais si je pouvais pas venir le faire chier de temps en temps. Ce qui est bien, ici, c'est qu'on me laisse gérer la balance entre mes moments de solitude et mes moments de sociabilité. Personne s'offusque de ne pas recevoir les mêmes sourires que Noah. Personne réclame que je sois différente de ce que je suis. C'est un putain de rafraichissement. J'ai enfin rencontré quelqu'un qui est digne de porter le titre de meilleur ami. C'est con qu'il ait fallu l'apocalypse pour en arriver là.

Ca faisait longtemps que j'avais pas ri comme ça. A gorge déployée, les larmes qui montent aux yeux font pas mal comme celles qui brulent de tristesse, et on s'en fout de faire du bruit en hurlant notre joie. De toute façon, si rôdeur il y a dans les parages, l'exclamation de Noah il y a quelques minutes aura suffit à les prévenir de notre présence. Je me tiens les côtes, j'en peux plus, mais il suffit que je relève le museau vers sa tronche épanouie pour me remettre à rire. L'objet de notre hilarité ? J'ai presque honte de le dire, ça paraît franchement con. Une clope. Enfin, un paquet de clopes. Enfin, la tronche de Noah quand j'ai failli marcher dessus, et la tronche de Noah quand il l'a ouvert pour découvrir qu'il n'était pas tout à fait vide. Il a gueulé comme une meuf en chaleur tellement il était content, et depuis je peux plus m'arrêter de rire. Lui, entre deux éclats, il a réussi à extraire une cigarette du paquet et il la tient désormais entre deux de ses longs doigts, tatant de son autre main toutes ses poches à la recherche du sacro-saint briquet qu'il conserve toujours. Il est fébrile ! C'est dingue. Il est dingue. Le mec toujours précautionneux a disparu au profit d'un gamin irresponsable de cinq ans dès que la vision du paquet, enfoui sous un tas de feuilles mortes en décomposition, lui est parvenue.
Je vois Clarice arriver derrière lui ; elle a l'air inquiète et nous fixe sans comprendre. Je lève mon pouce pour lui dire que tout va bien et elle secoue sa crinière d'un air de consternation avant de repartir vers le groupe, là où les pick-ups nous attendent. Je suis sure qu'elle s'est inquiété de nous entendre à plusieurs mètres de là, et puis un rire pareil, c'est plus quelque chose d'habituel. Mais Noah reprendrait immédiatement son sérieux s'il la voyait, alors je préfère pas lui pointer qu'elle était là. Il a besoin de se détendre, de temps en temps, lui aussi. Il est pas aussi infaillible qu'il le montre et personne a l'air de s'en soucier, ils sont trop occupés à lui demander d'assurer leur survie. Je m'approche de lui, je m'assois sur une pierre – c'est humide, mais ce genre de détail ne m'importe plus, depuis le temps. Comme d'hab, il passe son bras sur mes épaules et un sourire satisfait étire mes lèvres. J'sais pas, on dirait une maison, ce grand bras qui me couvre.

C'est l'bordel, ça tire, y'a du bruit, trop de bruit, ça va attirer les rôdeurs putain. J'peux plus respirer mais c'est pas grave, je cours, je crois, de toute façon c'est la survie qui compte. J'cherche Noah du regard, ce con est trop loin, ça va pas, je tourne la tête, merde, un cri. Je saute, mes p'tites pattes me portent plus vite qu'elles n'en sont capables, j'ai des ailes, je trébuche, mais j'm'accroche à lui, j'l'ai attrapé. Ca fait mal. Trou noir.

Tout est orange. Dieu a un putain de sens de l'humour bien pourri, je sens qu'on va bien s'entendre lui et moi. Ah non, le rideau orange s'éparpille, disparaît, il laisse apparaître un visage. Elle est belle. C'est un ange ? Mais je connais ces traits... je crois. Je cligne des yeux, tout redevient noir pendant une seconde et je panique : j'veux pas retourner là où c'est tout petit, enfermée dans les tréfonds d'mon cerveau, incapable de m'réveiller. Mes mains s'agrippent dans l'air jusqu'à ce qu'un bras ne me stabilise. Faut que j'relève les paupières. Ah, voilà ; le visage est toujours là. Je penche un peu la tête pour mieux l'observer, un tic qui rime à rien mais que j'ai pas perdu au fil des ans. Ca peut pas être un ange, un ange ça devrait pas être familier, si ? J'ai pas beaucoup lu la Bible alors je suis pas trop sure, à vrai dire.
PUTAIN. J'sais pas ce qu'il s'est passé, si j'ai fait un faux mouvement, si c'est juste le réveil qui a laissé le temps à tous les mécanismes de s'enclencher, mais d'un coup ça fait mal. Je resserre ma prise sur le bras, j'peux pas m'en empêcher, j'pense pas à la personne à qui il appartient. Je crois qu'un gémissement s'échappe d'entre mes lèvres, en tout cas ma vision est brouillée par les larmes. Il y a une douce mélodie qui me parvient vaguement aux oreilles, c'est sa voix qui me dit que tout va bien, que je suis en sécurité, que c'est normal, que les antidouleurs vont mettre un peu de temps à faire effet. Je serre les dents. Tout me revient. Il faut pas qu'ils me donnent d'antidouleurs, on en a pas assez, j'en suis sure, les ressources médicales sont les plus galères à trouver, on en a jamais assez, faut pas me les donner ! Mais j'arrive pas à articuler, je crois que j'grogne, et la rousse me caresse la joue pour me calmer. « Noah va passer te voir. » Je fais silence à ces mots, probablement les seuls capables de réellement me calmer en cet instant.

« Eh, poil de carottes, tu nous refais plus une peur pareille hein ! » J'esquisse un sourire à l'attention de Fred. C'est rare qu'il soit aussi expressif dans son affection, alors je suis touchée. Je relève même pas l'expression que je tolère habituellement que venant du moche. J'tourne la tête en direction de ce dernier d'ailleurs. Ca fait plaisir de le voir sourire, il avait tout le temps le visage de l'homme inquiet quand il me visitait à l'infirmerie, c'était chiant. Je lui souris plus largement et j'tends le bras vers lui. Faut qu'il me la fasse visiter, cette Zone qu'on a eut tant de mal à trouver. Il aura quand même fallu que j'me prenne une balle pour qu'on y parvienne, quoi. Il en a tellement parlé. Au fur et à mesure, tandis que je traine la patte, me reposant davantage sur lui que sur la bequille de fortune qu'Auregan a construite, je met des images sur les anecdotes. On va être bien ici, j'le sens. J'avais jamais vu Noah aussi heureux, déjà, que depuis qu'il a retrouvé sa belle. Même la cloppe qu'il avait trouvé après une période de jeûne de deux-trois mois, ça lui avait pas fait la moitié de c't'effet. Tu m'dirais, c'est plutôt normal, on a beau être accro à la nicotine, l'amour c'est quand même autre chose. Et puis, au cours de la balade, on croise des gens, des regards plein d'espérance, des sourires sincères. J'aime pas le peuple, mais j'dois admettre que ça réchauffe le cœur. Il me montre même des débuts de potagers, des tentatives de vie. Un petit paradis au milieu de l'enfer apocalyptique, quoi.

J'dansais avec une grande blonde à la gueule têtue quand tout a pété. Skylar, qu'elle s'appelait, elle a filé à toute vitesse à la recherche d'un certain Isaac, j'ai rien compris. J'ai regardé autour de moi et j'ai essayé de garder mon calme en observant la panique se répandre à toute vitesse. J'ai compris le sens du mot « viral ». Quelqu'un avait l'air stressé ; il touchait le bras de son pote qui lachait un couinement apeuré ; les trois personnes autour entendaient ça et commençaient aussi à angoisser, jusqu'à ce qu'un couinement se transforme en cri et qu'un sursaut devienne une course effrennée pour la survie. Chacun pour sa pomme. Tous les beaux principes qui avaient gouverné le fonctionnent ordonné de la Zone : à la poubelle. Je comprends vraiment pas la race humaine, moi. J'suis restée abasourdie jusqu'à ce qu'un type mat de peau à l'air sympa et au sourire de travers me tire la manche. Fallait qu'on trouve Noah, il a dit, et j'ai hoché la tête avant de me mettre à courir en sens inverse de la foule. Quelle belle bande de cons, j'ai pensé, mais un individu a pas le pouvoir de mettre fin à un mouvement de panique de masse. En tout cas, pas moi ; Noah, peut-être. J'ai tiré la manche de Lenny, il m'a suivi sans broncher. J'l'aime bien, ce type, il a apporté un dose de rire qui manquait cruellement dans cet endroit parfois froid. On a jamais parlé outre mesure mais je sais qu'il apprécie le moche. On a fini par le trouver et il a réussit à réunir quelques survivants. La majorité, par contre, s'est jetée dans la gueule du loup. Ils ont disparu, on sait pas trop s'ils se sont fait bouffer ou pas. Enfin, sauf dans des cas comme celui de la mère de Lenny. C'est horrible de le regarder dépérir, le gamin ; il fait des efforts pour garder le sourire mais couper la tête de sa mère, même zombifiée, ça peut pas être facile à gérer. On se réorganise désormais, on est moins nombreux, on est pas en sécurité, on a plus accès aux ressources qu'on a tant travaillé pour amasser. Ca fout la rage au ventre, mais je sais que ça sert à rien de s'exciter. C'est comme en combat d'arêne : faut penser à l'issue finale, pas au premier round. Grace à la carte de Lenny, les connaissances médicales d'Auregan, la fougue de Noah, Peter et Clarice, et nos intelligences combinées à Fred et moi, on forme déjà une élite pas trop mal pour notre petit groupe de survivants. J'essaie davantage d'aller vers les autres, vu qu'on est plus bien nombreux, mais j'ai encore du mal quand ça fait pas partie du cercle proche. Mais on a toute une jeunesse qui remet de l'optimisme dans le cœur des troupes. C'est cool.

Parait qu'il faudrait quitter la Zone. J'suis d'accord que ça devient claustrophobiant, mais la perspective de me retrouver à nouveau sur la route, avec quatre voitures qu'on fait fonctionner on sait pas trop comment avec du fuel qu'on peut plus vraiment produire, ça m'enchante pas outre mesure. « Allez, l'moche, on s'retrouve aux caisses. T'es sur que t'as pas besoin de moi comme gilet pare-balles c'te fois ? » Je rigole, mais en vrai je flippe. Noah a refusé qu'Aure ou moi l'accompagnions dans le groupe que j'ai nommé Suicide Squad dans l'opération Break Free. J'le recouvre de boyaux comme une gosse avant de le laisser avec sa nana. Ils sont écoeurants tellement ils sont mignons. Putain, j'pourrais pas supporter qu'ils aient à se perdre l'un l'autre à nouveau. J'ai aucun mal à imaginer la grande rousse dans le même état que lui avant qu'on arrive ici, et ça me fait mal au cœur. Ce serait vraiment pas cool de leur ôter ça alors qu'ils viennent à peine de regouter au bonheur d'être ensemble – même dans les conditions pourries qui sont les nôtres.
Bon, Lulu, c'est pas l'moment de se faire des peurs inutiles, faut penser positif. J'attrape le gros sac avec les trucs qu'on a choisi d'emporter, je le hisse sur mon dos avant d'aider une des gamines à accrocher un sac sur son dos à elle. Ils sont courageux, les gosses, quand même. J'ai bientôt trente piges et je crève de trouille. Tu m'diras, si j'arrive à le cacher, pourquoi pas eux hein. J'suis bien placée pour savoir qu'un enfant ou un ado sait très bien masquer ses émotions. Noah donne le signal et on est partis. Tout est minuté super précisément, faut pas qu'on se plante. On avance dans le couloir sombre en faisant le moins de bruit possible malgré nos lourds bagages, et bientôt on entend les combats s'entamer de l'autre côté du mur. Je serre les dents, j'me mord la langue, les poings fermés sur les lanières de mon sac, et je marche la tête baissée pour pas courir vers eux.

Et maintenant, on erre.

You kill or you die or you die and you kill. † the walking dead.



Dernière édition par Lucy Williams le Jeu 4 Fév - 23:49, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 1:35


Salut la compagnie cuty
Ca fait longtemps dis donc, et vous m'avez pas mal manqué. court
Pour faire court, après avoir galéré à RP pendant plusieurs mois, je préfère recommencer l'aventure à neuf. J'aime Lenny de tout mon coeur, et j'ai adoré le faire évoluer parmi vous, mais il n'est plus du tout le personnage que j'ai créé en m'inscrivant, et il ne correspond plus à mes envies rpgiques ici. Je veux à nouveau m'amuser lele  Je m'excuse donc platement auprès de mes partenaires de RP, non seulement pour l'abandon lache de nos sujets en cours mais aussi et surtout pour les avoir fait patienter tout ce temps pour rien cache  
Je pensais garder Posey et refaire un perso avec vous, mais après délibérations et fouilles archéologiques de la catégorie Scénarios, j'ai décidé de me laisser tenter par la petite Lucy. J'espère que Nono voudra bien de moi cuty Hésitez pas à me MPotter pour un lien et j'ai hate d'être à nouveau une part active de la communauté Born string  


J'VOUS AIME.

PS : ah ouais, je pense que pour simplifier tout pour tout le monde, Lenny et Isaac sont mourrus chocked
Adieu les BGs.


Dernière édition par Lucy Williams le Mar 12 Jan - 14:46, édité 1 fois
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KEEP YOUR HEART STRONG

we'll take the world to its feet
& m o v e m o u n t a i n s
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Je suivrais Ophelia, peu importe sa décision.

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 2:00

OH OWWIIII ! Lucyy. bave Super choix de scénario ! Felicia quouer. huhu
J'espère que ça te redonnera l'inspi du coup ! yeux
Courage avec cette nouvelle fichette & rebienvenue chez toi avec ta nouvelle tête très sexey que j'approuve. lele Les rousses en force. superman

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She HATED with every fiber of her being
or she L O V E D  with all her heart
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 6:12

Bienvenue ! J'aime ce choix ! Eclate toi bien avec ce nouveau perso ! Bonne chance pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 8:42

UNE rousse! UNE ROUSSE! Je te aime! Et ben en tout cas, y'aura Livia pour faire des bébés et Aleks pour rigoler avec ce nouveau personnage huhu

Bonne chance pour la suite ma p'tite! gnu
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look at all the hate they keep on showing, look at all the stones they keep on throwing.


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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 11:13

Une Lucy yeux Pis c'est toi derrière l'écran en plus, alors je l'aime encore plus yeux
Pour la peine elle fera des bébés avec Auregan dans le dos de Noah, mais lui dis rien surtout weirdo

Breeef, trêve de conneries, je suis sûre que Noah va être raaaaavi de voir sa Lucy !
Re-bienvenue chez toi alors - parce que c'est quand même ta maison ici coeurrose - et bon courage avec cette nouvelle fiche, j'ai hâte de voir ce que ça va donner marche hug

Love notes happy danse excite

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Maybe it was all too much. Too much for a girl to take.
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Goodbye, goodbye, I hate the word. Solitude has long since turned brown and withered, sitting bitter in my mouth and heavy in my veins.

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Vaccin fait. Effets secondaires pas très agréables... Maux de têtes & quelques crises de tachycardie.

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 13:30

Rebienvenuuuuue avec ce bueno choix de scénario bril bril bril coeur2
J'espere que tu retrouvera ton inspi avec ce nouveau perso canon puppy Et bon courage pour la suite de ta fifiche leche

_________________

I miss the feeling that we had
Waited all night for you to come home I always hated sleeping alone. Watching the roses wither away. Wishing my memories would die out the same? I miss the long nights under street lights when our hearts were made of gold.
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 14:31

MERCI TOUT LE MONDE nao coeurrose

abby, vive les rousses hearteye  j'suis contente que ce choix plaise en tout cas bril
reb, mercii cuty  j'espère bien m'éclater oui, et je pense que ce choix va me le permettre lele
aleks, mehehe diego
leenounette, calin  (lucy/aure ca promet d'envoyer du paté moi j'dis weirdo )
maebh, merciii coeur

PS : j'ai ajouté un PS pour que vous sachiez tous ce qui est arrivé à Lenny unicorn
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Our home, our rules, respect them or
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Should you choose to react like an imbecile
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 15:11

Aileen L. Blackhood a écrit:
Une Lucy yeux Pis c'est toi derrière l'écran en plus, alors je l'aime encore plus yeux
Pour la peine elle fera des bébés avec Auregan dans le dos de Noah, mais lui dis rien surtout  weirdo

Je ...
J'suis d'accord que si j'peux v'nir. /PAN/
.....
*Commence à vibrer comme un chihuahua*
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
MA LULUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU RIEN QU'A MOUEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEH.
AH MOUEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEH

*La fout sous son bras et lui gratte la tête*
T'vois t'es complètement pardonnée parce que ma Lulu c'est sacré et je l’attendais plus, merci trop beaucoup, chuis trop émue pleure puppy

sort

R'bienvenue et si t'as des questions t'hésite pas ! cool

_________________
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#We have a fast car, we want a ticket to anywhere. Maybe we make a deal. Maybe together we can get somewhere.
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 18:46

LENNOUUUUUUUUUUUUUUUUUUU yerk
Rip à lui !!! scream scream scream scream

C'cool que tu restes quand même sur le forum malgré la potite difficulté à rp, puis avec une Lulu quoé !
Je l'avais vu ce scenario et j'avoue qu'il est souag. Y nous faudra un lien bourdela.
(Même si on pourra po faire de beybeys)
yerk
lele lele

Courage pour ta nouvelle fichette mon potit Kinder !
sexbed sxbd sxbd sxbd

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 20:25

Noah G. Campbell a écrit:
Aileen L. Blackhood a écrit:
Une Lucy yeux Pis c'est toi derrière l'écran en plus, alors je l'aime encore plus yeux
Pour la peine elle fera des bébés avec Auregan dans le dos de Noah, mais lui dis rien surtout  weirdo

Je ...
J'suis d'accord que si j'peux v'nir. /PAN/
.....

weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mar 12 Jan - 23:28

Aileen L. Blackhood a écrit:

weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo

05 05 05 diego 05 05 05

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mer 13 Jan - 17:15

Noah G. Campbell a écrit:
Aileen L. Blackhood a écrit:

weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo weirdo

05 05 05 diego  05 05 05



noah, lele on reste en contact par mps de toute façon, ouais, j'ai quelques questions sur ce qui leur est arrivé depuis le départ de la zone cara j'espère me montrer à la hauteur et ne pas décevoir tes attentes yerk
lucky, jo veux pleins d'liens lele merci merci, j'me dépêche d'avancer petit à petit cool
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Jeu 14 Jan - 16:35

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah mon perso' féminin préféré dans SPNNNN !!!

Re-bienvenue parmi nous avec ce personnage ! excellent choix de vava ! ballon fabulous

Bon courage pour la rédaction de ta chefi
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Jeu 14 Jan - 23:46

Tu recommences une page blanche et dans tous les cas le début de ta fiche me fait rêver ! Ce scénar' défonce tout et me tarde de voir tout ça :p
Re-bienvenue et RIP Lenny et Isaac. rip
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Lun 18 Jan - 21:21

Bienvenuuuuuue bril bril bril bril bril
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Mer 20 Jan - 19:00

lori, merciii yeux faut que je binge-watch encore un peu spn avant de la rencontrer, mais de ce que j'ai aperçu parfois, je vais beaaaucoup l'aimer cara

corto, cuty suis contente que le début de fiche plaise ! j'ai hate de rentrer chez moi pour pouvoir avancer et finir et jouer diego (et ouais, rip lenny, ç'aurait été plus simple de trouver un lien avec lui je crois yerk mais comme je suis persistante, on trouvera dans tous les cas lele )

faith, thanks court

j'ai ajouté le début de l'histoire weirdo j'suis pas sure de laisser ça mais bon, c'est c'que j'ai écrit pour l'instant, si quelqu'un s'ennuie et a très envie d'me lire mdl Arrow
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Sam 23 Jan - 12:38

Hey mon chou yeux
Tu penses avoir besoin d'un délai jusqu'à quand ? coeurrose coeurrose

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Dim 24 Jan - 12:18

Je lis tout ça de suite et je te Mp ma belle !

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Lun 25 Jan - 12:32

aileenounette, mmm j'dirais la fin de la semaine, même si j'espère finir d'ici mercredi au plus tard. j'écris un peu à l'aveugle parce que lulu m'inspire bien, donc je sais pas jusqu'à quand je vais réussir à maintenir le flot Arrow

noah, calin
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Lun 25 Jan - 16:39

ça marche, tu nous diras coquin
Courage yeux

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Sam 30 Jan - 19:29

Je finis demain les loulous, je suis désolééée sort pleure
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Sam 30 Jan - 21:47

BON COURAAAGE yeux yeux

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MessageSujet: Re: silent partner (lucy) Dim 31 Jan - 18:09

peut-être demain, en fait Arrow ce soir j'ai des invités surprise rip
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MessageSujet: Re: silent partner (lucy)

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