(TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad)
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(TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad)

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MessageSujet: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 31 Jan - 17:09

 
Conrad & Aileen
 
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Y a pas à dire, on se fait mortellement chier, dans la zone. Le temps s'écoule au ralenti ou, en tout cas, semble s'écouler au ralenti. C'est en partie pour cette raison qu'Aileen préfère être dehors. Pour beaucoup, elle doit paraître suicidaire. Un peu folle, peut-être. Mais pour elle, c'est le seul moyen de se sentir libre. Vive en communauté, elle ne sait plus faire. Vivre en communauté, elle n'en a plus envie. Et pourtant, elle sait que c'est nécessaire. Pour sa survie, autant physique que mentale. Elle ne peut donc pas faire autrement que de rester dans la zone. Y errer telle une âme en peine, en perdition, incapable de s'attacher à une tâche autre que celle de participer aux expéditions en extérieur. C'est ce qu'elle sait faire de mieux. Pour le reste, elle préfère laisser les autres s'en charger. Pas parce que cela ne l'intéresse pas ou qu'elle ne sait pas faire, mais parce qu'elle n'a pas envie de se mêler aux autres. Seule, elle se sent mieux. Seule, elle a moins peur. Il y a bien Ezeckiel, à qui il fait confiance, mais traîner avec lui, c'est l'admettre et essayer de se mélanger aux autres. Elle n'est pas prête à le faire, n'en a pas la moindre envie. Peut-être que cela lui viendra un jour, peut-être pas. En attendant, elle se met à l'écart, elle se préserve comme elle peut. L'autre tâche qu'elle accepte volontiers de faire, c'est de monter la garde. De préférence, en n'ayant pas à rester bloquée à un seul et même endroit tout une journée. Elle n'a pas besoin de bouger, rester en place elle déteste ça. C'est pour cette raison que, cet après-midi, elle se retrouve de garde. Et pas vers l'entrée de la zone, mais autour de celle-ci. Elle est toujours à l'intérieur, mais elle fait le tour de tout le grillage. Elle entame déjà son second tour et elle ne ressent aucune fatigue. Aucune envie de faire demi-tour non plus, d'ailleurs. Elle veut juste s'occuper, voir le temps passer. Et rester seule. Le silence n'est plus quelque chose auquel elle a droit, c'est pourquoi lorsqu'elle peut le savourer un tant soit peu, elle le fait avec plaisir.

Enfin, ça, c'est à condition qu'aucun rôdeur ne vienne empiéter sur leur territoire. Ce qui est franchement mal barré. Ils sont tellement nombreux, dans la zone, qu'il ne peut pas en être autrement. Les rôdeurs doivent les sentir, parce qu'ils s'approchent d'ici. Jamais ne horde, et heureusement pour eux ; rien ne dit que les grillages résisteraient à une telle charge / pression. Et puis, ils sont de plus en plus nombreux aussi. Dans les dortoirs, ils sont maintenant obligés de s'entasser les uns sur les autres. Aileen n'a plus de couchette qui lui appartienne vraiment. Et comme elle n'a ni envie de la partager avec quelqu'un, ni envie de dormir à côté d'un survivant, elle dort à même le sol, là où elle peut avoir un semblant de tranquillité. Et jamais sur ses deux oreilles. Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne ; et elle reste toujours très méfiante en toute sécurité. Alors qu'Aileen scrute les alentours, est un peu perdue dans ses pensées, son regard se pose sur un rôdeur. Il est là, de l'autre côté du grillage. Et lorsqu'il la voit - ou en tout cas la sent - il s'excite un peu plus contre la barrière. Un de ses bras passés à travers est tendu en direction d'Aileen. Laquelle ne fait pas dans la demi-mesure ni dans la lenteur exagérée : elle attrape son bras pour ne pas se faire griffer et, de son autre main, enfonce un couteau à travers le grillage. Il atteint le rôdeur qui s'écroule contre le grillage. Une petite pression contre son torse et il tombe de l'autre côté, sur le sol. La patrouille de l'autre côté le récupérera quand elle passera, et ils s'en débarrasseront. Sans doute en le faisant cramer ou un truc du genre. Alors qu'elle reprend son chemin l'air de rien, comme si elle venait de faire la chose la plus banale qui soit, la jeune femme soupire ; elle vient de se rendre compte que son second tour est pratiquement terminé. Elle en fera un troisième, mais ce sera le dernier. Après cela, elle devra soit passer le flambeau, soit harceler la seconde personne pour la "forcer" à lui laisser sa place. A voir. Elle n'en est pas encore là mais elle se prépare à toutes les éventualités. Tout en continuant de marcher, elle nettoie son couteau sur un bout de tissu qu'elle accrochera ensuite à son pantalon. Il lui permet de garder son couteau en état, au moins le temps que durera son activité du jour. Et, demain, il faudra absolument qu'elle essaye de sortir. Enfin, elle ne va pas faire qu'essayer, elle va le faire. Pour de vrai. Qu'ils soient contents ou pas, qu'ils se méfient ou pas d'elle, elle s'en tape. Elle veut juste qu'on lui foute la paix et qu'on la laisse faire ce qu'elle veut. Pour l'instant, une arrivée inattendue est sur le point de briser la quiétude à laquelle elle aspire tant, mais ses yeux baissés sur son bout de tissu et son couteau ne lui permettent pas de le voir. Pas encore.

 
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Dernière édition par Aileen L. Blackhood le Dim 24 Juil - 14:56, édité 1 fois
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Je me promène sur les routes de la Californie avec Desmond, Rebekah et Anna.

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Sportif professionnel ; quarterback des San Francisco 49ers, équipe de la NFL (national football league).

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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Sam 6 Fév - 8:28


Ailou x Conrad
You could have rescued me from drowning, now it's too late
Just one more time before I go, I'll let you know that all this time I've been afraid wouldn't let it show. Nobody can save me now, no.. Nobody can save me now. Stars are only visible in the darkness, fear is ever-changing and evolving, and I, I can poison the eyes, and I, I feel so alive. Nobody can save you now. The king is crowned. It's do or die! The only sound is the battle cry.

Il n’y avait personne ici. Cette zone n’existait tout simplement pas. C’était des conneries. Elle avait peut-être bougé, ou elle avait tombé, mais dans les deux cas elle n’était pas ici. Je ne sais plus depuis combien de temps je traîne ici, j’ai perdu le compte des nuits, mais je ne suis encore tombé sr personne et encore moins sur un supposé refuge pour survivant. Je n’avais même pas entendu de coups de feu, rien du tout. À croire que c’était totalement mort dans ce coin. Le pire, c’est que j’avais espéré retrouver Aileen ici, au Nevada, déjà je savais que je ne devais pas prendre pour acquis qu’elle y était, mais une part de moi ne pouvait que le souhaiter très fort. Après, elle aurait pu ne pas y être, mais au moins ça aurait été beaucoup moins frustrant que d’avoir l’impression que j'ai fait tout ce chemin pour rien, alors qu’elle était peut-être à l’autre bout des États-Unis en ce moment même et ça c’est seulement si elle est toujours en vie. C’est assis près d’un petit feu dont les minutes était comptés que je ruminais en marmonnant et en enfonçant un petit morceau de bois qui ne traînait pas loin dans la terre humide. J’avais marché toute la journée et je crevais de faim, je n’avais plus rien, même plus d’eau. Je pensais sérieusement qu’il était temps que je cesse les recherches ici et que je me trouve un abri digne de ce nom, somnoler aux pieds des arbres et me réveiller à toute les cinq minutes en sursautant n’avait malheureusement pas eu le mérite de me reposer du tout, et les grosses cernes sous mes yeux le prouvaient d'ailleurs. On ne pouvait pas dire que j’avais bonne mine, on aurait plus dit que je me laissais mourir comme je laissais mourir ce petit feu faiblard. Je n’avais plus envie de marcher, n’y de rien faire d’ailleurs, j’en avais foutrement marre des faux espoirs et des fausses routes. À croire qu’elle ne voulait pas que je la retrouve. Depuis que je la connaissais on n’avait jamais été séparé aussi longtemps. Certes, il y avait presque 5000 kilomètres entre nous concrètement, mais ça ne nous empêchait en aucun cas de se contacter quand même. J’étais peut-être idiot de continuer à chercher, mais qu’est que je pouvais faire d’autre? Je n’avais personne d’autre qu’elle maintenant, tout ceux que je connaissais avant avait disparu, je ne les avais pas revus depuis l’épidémie, impossible de savoir si ils étaient toujours en vie ou non. La seule personne que j'avais croisé c'était Rebekah, mais elle était repartie elle aussi. Si la blonde n'étais plus de ce monde, j'espérais vraiment que je ne la retrouvais jamais, parce que si je le faisais, je ne sais pas pourquoi je continuerais à me battre tous les jours. À quoi ça servirait si je n’ai plus personne et que je reste seul? Tout le monde cherchait leurs siens, ou s’était déjà trouver une nouvelle famille de substitution, il était trop tard pour ça aujourd'hui.

Je me lève finalement et étire mes jambes en grimaçant. Je souffle et éteint les faibles petites flammes en les étouffant à l'aide mon pied. C’était inutile de poursuivre dans cette direction, je ne savais pas si je trouverais quelque chose assez rapidement si je continuais et le manque de nourriture et d’eau m’affaiblissait, c’était plus sûr de faire marche arrière. Avec un peu de chance, personne n’aura pillé la dernière boutique dans laquelle j’étais passé, je n’avais pas pu tout emporter avec moi et du coup je savais -ou j’espérais plutôt- qu’il me reste de quoi manger un peu. Je ramasse donc mon sac et fais quelque pas dans la direction opposé, mais je ne vais pas vraiment plus loin que cela comme c'est à ce moment précis qu'un vrombissement d'un moteur lointain parvient à mes oreilles, il se frayait un chemin dans ma direction. Il brisait un silence qui n’avait que trop duré. Je commence même à distinguer les voix de quelques personnes lorsque le véhicule se rapproche suffisamment. Je le vois passé au loin sur la route que j’avais décidé de suivre mais à distance, c’était plus prudent. Un peu d’espoir renaît dans mon cœur et je serre les poings. Il y avait peut-être un camp, mais qui pouvait me dire qu’il accepterait que je me joigne à eux? Peut-être même qu’ils venaient de la zone, mais encore là rien ne pouvait me dire si la route était longue encore, ou non… J’hésite un long moment et le bruit du moteur à même le temps de presque s’éteindre avant que je me décide à poursuivre mon chemin. De toute façon je n’avais plus grand-chose à perdre. C’est une trentaine de minute plus tard que je débauche finalement à une dizaine de mètre d’un haut grillage, et plus loin, il me semble y déceler des bâtiments. La zone ? Je lâche un soupir de soulagement. Enfin. Dire que j’avais presque fait demi-tour. Ça ne voulait pas dire que la personne que je cherchais s’y trouvait mais ils avaient très certainement un tas de provision, et j’avais entendu dire qu’ils accueillaient tout le monde, espérons que ce soit vraiment le cas. Cette fois encore pourtant, je n’ai pas le temps de faire plus de quelques pas avec une idée en tête. Je m'arrête en apercevant, près du grillage, assez éloignée cela dit, une silhouette féminine aux cheveux blonds. Non, quand même pas. Ça serait beaucoup trop beau pour être vrai.

Je continue donc mon chemin, mais ça ne me prend pas beaucoup de temps avant de me décidé à tourner les talons et faire demi-tour pour contourner le grillage et m’approcher de cette dernière. C’était une illusion ridicule, il devait y avoir plus d’une trentaine de blondes dans ces bâtiments, allais-je frôler la crise cardiaque à chaque fois que j’en croiserais une? Non. J’avais seulement besoin de voir que ce n’était pas elle. Pourtant, plus je m’approchais et plus j’avais l’impression que mon cœur se gonflait d’appréhension et mes yeux d’illusions. Je laissais doucement mes doigts frôler le grillage comme si cela m’aidait à garder les deux pieds sur terre. « Aileen? » Je me fige, mon souffle s’arrête et ma main se crispe contre le grillage. Est-ce que je rêvais? C’était impossible. Impossible. Ça faisait deux putains d’années que je la cherchais partout, qu'à chaque minute j’avais un peu plus l’impression d'être stupide de croire que je pourrais un jour la retrouver, que faire le tour des états était une perte de temps, et voilà qu’elle était devant moi et que je ne savais pas du tout quoi dire, même que je n’arrivais pas à croire que ça pouvait être réel. Ça faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas vu… Je serre un peu plus le grillage, je sentais le métal froid très distinctement, ça ne pouvait pas être un rêve. Je m’approche un peu plus et mon autre main s’accroche à la haute grille qui nous séparait, encadrant mon visage. Je fixe droit dans ses yeux, son regard avait changé, il ne pétillait plus, mais je reconnaissais bien ce bleu doux. « Bordel de merde… » On aurait presque dit que j’avais vu un fantôme, mais c’était un peu le cas en même temps. Après tous ces mois, même si j’avais refusé catégoriquement de le dire à voix haute, j’avais finis par croire qu’il y avait plus de chance qu’elle soit morte qu’en vie. C’est donc tout ce que je trouve à lui souffler, ne pouvant pas détacher mon regard d’elle et l’admirant comme si elle était la septième merveille du monde. Je ne savais même pas ce que je ressentais à ce moment précis. Du soulagement, une intense joie, peut-être qu’un peu de peur s’y mélangeait également, tout se bousculait, de sorte à ce que tout avais finis par explosé dans mon esprit, trop de pensées en même temps ne donnait plus de pensées du tout.

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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 7 Fév - 22:08

 
Conrad & Aileen
 
ONE BY ONE. HOLLOW HEROES SEPARATE. AS THEY RUN. YOU'RE SO COLD. KEEP YOUR HAND IN MINE. WISE MEN WONDER WHILE STRONG MEN DIE.

La routine. C'est le meilleur terme pour définir ce qui, peu à peu, s'est installé pour Aileen, dans la zone. Elle sort aussi souvent que cela lui est permis. Elle participe aux tours de garde, aux veilles nocturnes. Elle s'occupe physiquement et mentalement. Parce que ce n'est pas le sommeil qui l'aide à garder le contrôle sur ses pensées trop souvent débordantes. Le sommeil ne la touche que lorsqu'elle est vraiment au bout du rouleau. Lorsque ses jambes ne parviennent plus à la tenir. Lorsque son cerveau ne fonctionne plus assez rapidement pour lui permettre d'être en sécurité et de se défendre en cas d'attaque. Dans ces moments-là, elle se planque dans un coin et, roulée en boule, s'autorise quelques heures de sommeil dérisoires, mais nécessaires. Elle n'aime pas l'idée de dormir ; cela la fait se sentir vulnérable. C'est assez étrange à dire, et à confesser, mais elle préfère encore dormir dehors, dans sa voiture verrouillée. Même si un rôdeur vient la déranger, il ne lui reste plus qu'à appuyer sur l'accélérateur et à partir suffisamment loin pour être sûre de ne plus être embêtée. Par lui, quoi qu'il en soit. A l'heure actuelle, le sommeil lui semble une idée très lointaine, dont elle n'a guère besoin pour faire le tour de la palissade. Elle ne se sent pas épuisée outre-mesure. Des cernes soulignent ses yeux, mais c'est le cas d'à peu près tout le monde. Dans la zone et dehors. Surtout dehors, il faut le dire. Lorsqu'elle fait un tel tour de garde - et ce n'est pas le premier - Aileen ne peut contrôler ses pensées. Elles virevoltent à droite, à gauche. Sur l'essentiel et le moins important. Sur tout ce qui se passe dans la zone, dehors, ce qu'elle prévoit pour les jours à venir. Mais elle n'en reste pas moins très concentrée. Sur ce qui se passe devant elle. Derrière, elle ne voit bien sûr rien. Ses pas ont ralenti parce qu'elle aperçoit déjà l'entrée de la zone et que cela signifie qu'elle va devoir rapporter ce qu'elle a vu ; c'est-à-dire un seul rôdeur pour le coup. Ses pas ont ralenti mais sa vue est toujours aussi aiguisée, concentrée sur chaque mouvement autour d'elle. Mais elle ne le voit pas, parce qu'il est plutôt derrière elle. Elle l'entend, donc. Son prénom, d'abord. Cette voix qu'elle reconnaîtrait entre milles. Cette voix qu'elle n'avait pas entendu depuis ... une éternité. Elle n'ose pas compter les mois. Mieux vaut éviter d'en arriver là. Elle s'arrête de marcher, ne se retourne pas tout de suite. Elle prend d'abord le temps d'assimiler, de calmer son cœur qui bat maintenant à un rythme démesuré. Elle prend le temps, aussi, de calmer les émotions qui l'assaillent sans qu'elle puisse les comprendre, les assimiler, et même les reconnaître. C'est bien cela, son problème actuel : elle ne sait pas où elle en est. Elle ne sait même pas ce qu'elle ressent, elle ne sait pas ce que cela lui fait, tout à coup, d'entendre la voix de Conrad, une personne qu'elle croyait morte, depuis tout ce temps.

Et c'est pire, encore, lorsqu'elle pivote sur ses pieds et lui fait face. C'est bien lui. Il est là, debout face à elle. Derrière le grillage. Ce qu'elle réussit finalement à comprend, c'est qu'elle est soulagée. Soulagée de le savoir derrière, et pas juste devant elle. Un élan de culpabilité lui tombe dessus mais elle l'ignore ; mieux vaut pour elle qu'elle ne s'accable pas plus. Elle le fait déjà assez comme ça au quotidien, ils le font déjà assez tous. Alors, elle se contente de garder pour elle le soulagement immonde mais passager qu'elle a ressenti et lui sourit. Un sourire qui n'atteint pas ses yeux, mais qui a le mérite d'être là. C'est déjà pas mal. C'est mieux que rien. « Conrad. » Lâche-t-elle dans un souffle discret. Elle n'est même pas sûre qu'il l'ait entendue, de là où il se trouve. Mais est-ce vraiment importante ? Pour l'heure, c'est la surprise qui parle. Le choc de se savoir l'un l'autre envie. Le choc de se revoir après tant de mois à se penser morts. Parce que, Aileen s'en doute, Conrad a dû lui-même croire qu'elle était morte. Qu'elle n'avait pas survécu après que leurs chemins se soient séparés. Elle ne peut pas l'en blâmer ; elle était finalement parvenue à la même conclusion que lui. Qu'il n'était jamais sortie de cette maison. Il lui aura fallu du temps, mais Aileen se décide finalement à avancer de quelques pas en direction de Conrad. Elle se retient à temps de souligner le fait qu'il est bien là, devant elle et ... vivant. Tu parles d'une remarque intelligente et pertinente. Bien sûr qu'il l'est. Et bien sûr qu'elle est heureuse de le savoir en bonne santé - si tant est que l'on puisse dire cela -. Mais elle conserve, au plus profond d'elle-même une certaine ... gêne. Tant de choses se sont passées, depuis la dernière fois qu'ils se sont vus. Du bon, mais surtout du mauvais. Elle sait, elle se doute qu'il en va de même de son côté. Il ne peut pas être là aujourd'hui sans avoir subit des dommages, sans avoir vu la mort de près. Il est impossible, absolument impossible, que ce soit toujours, là en face d'elle, le Conrad qu'elle a connu. Tout cela, c'est derrière eux. Ils ont dû changer, évoluer pour se tirer vivants des griffes des rôdeurs. Pour être là aujourd'hui, l'un en face de l'autre alors que la mort aurait dû les attraper depuis longtemps, selon les statistiques qui pourraient être faites.

Alors que Conrad ne bouge plus, Aileen en fait de même elle aussi. Elle avale difficilement sa salive, essayant en vain de trouver quelque chose à dire. Quelque chose de pertinent et pas la première chose qui lui passera par la tête. Cela a-t-il été facile, un jour, pour elle de communiquer avec Conrad ? A tous les coups, oui. Mais elle ne s'en souvient plus. Elle a tout perdu, elle a mis dans un coin de sa tête qui elle était. Elle a préféré oublié pour survivre. Et si cela a fonctionné, elle ne sait pas ce qu'il reste d'eux, ce qui peut encore subsister de leur amitié dans ces conditions. « Tu n'es pas encore ... entré dans la zone ? » Si la réponse est positive, alors le hasard fait extrêmement bien les choses. Il a fallu qu'il tombe sur elle, que ce soit son tour de garde et que Conrad arrive par ce côté précisément. Elle regarde rapidement autour d'elle, constate qu'il n'y a personne d'autre qu'elle. Au niveau de l'entrée de la zone, aucun regard n'est tourné dans leur direction. Bien, on ne posera pas de questions et ils pourront parler un peu avant que Conrad ne s'aventure à l'intérieur de la zone sécurisée. Son entrée sera inévitablement suivie par tous les contrôles de base, et une douche pour lui aussi. C'est seulement là qu'elle s'autorise, et qu'elle prend le temps de mieux l'observer. Comme elle l'avait déjà constaté, il vient forcément de l'extérieur. S'il était déjà venu dans la zone, elle l'aurait vu. Elle l'aurait déjà croisé. Là, il lui suffit de quelques éléments pour deviner qu'il vient de dehors. Qu'il est crevé. Qu'il doit avoir très faim et grand besoin d'une douche. D'un petit passage dans une salle de bain tout court, en fait. Son menton couvert de poils prouve à quel point il n'est plus aussi simple qu'autrefois de s'entretenir. En réalité, c'est même très compliqué lorsque l'on est pas dans un endroit tel que celui-là. Aileen en sait quelque chose. Elle a beau être là depuis des mois, elle n'a rien oublié des conditions de vie, dehors. Certains semblent vouloir plus que quoi que ce soit d'autre tout oublier, mais ce n'est pas son cas. Aileen, elle, et comme d'autres survivants de la zone bien sûr, veut se souvenir. Pour elle, il est hors de question de se fier à 200% de ce qu'ils ont ici. On ne sait pas, après tout, combien de temps cela durera. Parce que rien n'est éternel et, elle en est persuadée même après tout ce temps, la zone finira par disparaître. Toute trace de civilisation doit être destinée à partir en fumée. Et peu importe à quel point elle est déterminée à rester en vie, elle ne changera pas d'avis sur ce point-là.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Mar 9 Fév - 23:54


Ailou x Conrad
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Just one more time before I go, I'll let you know that all this time I've been afraid wouldn't let it show. Nobody can save me now, no.. Nobody can save me now. Stars are only visible in the darkness, fear is ever-changing and evolving, and I, I can poison the eyes, and I, I feel so alive. Nobody can save you now. The king is crowned. It's do or die! The only sound is the battle cry.

Ça réaction me déçois et je me crispe un peu plus, même si le son de sa voix restait mélodieux. On aurait dit qu’elle se forçait à me sourire, à paraître heureuse de me revoir. Peut-être que c’était une mauvaise journée, que je n’étais pas arrivé au bon moment. Ça ne pouvait pas être autre chose, à mes yeux il était évident qu’elle était contente, qu’elle espérait que je sois toujours en vie et qu’elle était aussi soulagée que moi d’être enfin dans la capacité d’étouffer ces doutes, je ne lui en voudrait pas d’en avoir eu puisque moi-même à quelques moments j’avais presque abandonné, mais elle ne l’avait pas fait apparemment et moi non plus, c’est tout ce qui compte. Bordel il manquait plus que ça hein, que j’arrive au mauvais moment. De toute façon, c’était bien trop beau de la retrouver là par hasard, hors des bâtiments juste au moment où je suis arrivé. Il fallait bien que quelque chose gâche tout. Depuis je n’étais plus aussi optimiste qu’avant, plus que certain que j’avais croisé, mais même. Il était impossible de voir toujours le bon côté des choses quand beaucoup trop de morts nous entourent et veulent nous emporter avec eux à tout prix. J’essaye donc de ne pas le prendre pour moi, mais j’avais cette étrange impression de déjà vu, plutôt désagréable. Elle semblait s’être renfermée sur elle-même, elle semblait perdue, comme la première fois que je l’avais vue. Moi aussi, j’avais été perdu, sans elle, à croire qu’on avait remonté le temps alors qu’il n’avait que trop avancé, et que nous devions tout recommencer, que j’avais besoin de la sauver à nouveau et elle de même pour moi. En tout cas, peu importe ce qui l’avais rendu ainsi j’allais faire de mon mieux pour l’aider. Je n’étais pas stupide et je savais qu’elle ne pourrait jamais redevenir comme avant, moi-même je ne le pourrais pas, mais je pensais possible qu’elle retrouve le sourire, juste quelques minutes parfois, et qu’elle retrouve un semblant de stabilité, une épaule pour pleurer. J’étais loin de me douter qu’elle s’était trouver quelqu’un d’autre à qui parler, sur qui s’accrocher, mais je n’allais pas tarder à le découvrir.

Après quelques minutes, une psychanalyse et une mise au moins, je secoue finalement la tête, même si c’était évident que je ne venais pas de l’intérieur de la zone, je mettais cela sur le compte de la surprise. « Non. C’est bien, là-dedans? » J’avais envie de parler de tout sauf de ces fichus bâtiments, mais peut-être que c’était trop tôt pour lui poser pleins de questions et essayer de comprendre, je pensais qu’on aurait le temps pour ça, pourtant la zone vivait ces dernières semaines et ça non plus je ne m’en doutais pas. J’imaginais que ce l’était, agréable, même si je ne serais pas resté longtemps là-dedans si elle ne s’y était pas trouver, j’aurais repris la route et j’aurais continué de chercher, comme je l’avais toujours fait. Elle semblait plutôt propre, mais elle avait l’air au moins aussi fatiguée que moi, curieux. Ça m’inquiète un peu. « Tu es là depuis longtemps? » Si elle venait tout juste d’arriver, j’imagine que les cernes s’expliqueraient, sinon, était-elle peut-être victime d’insomnie. Ça ne serait pas vraiment surprenant avec tout ce dont elle avait dut être témoins pendant ces deux ans. Une dernière question persistait pourtant, j’essaye de me retenir pour ne pas lui servir un petit interrogatoire mais c’est plus fort que moi. « Qu’est que tu fais ici toute seule? » Ça aussi, ça se posait. J’avais appris à me méfier un peu des autres, et là il était question d’Aileen alors tant qu’elle ne me dirait pas que c’était bien j’en douterais un peu. N’empêche que je pensais qu’il restait toujours des gens bons, puisque si je n’avais pas essayé de faire un peu confiance à quelques personnes j’aurais été seul, et j’aurais perdu la tête, ça c’était une certitude. Coincé avec pour seuls potes mes pensées et mes doutes? C’était la vision que je me faisais de l’Enfer. Pourtant, maintenant que j’étais avec Aileen, je n’avais plus besoin de personne. Je n’avais pas l’intention de la perdre des yeux cette fois, même si j’allais la perdre à nouveau et que cette fois ce ne serait pas l’œuvre du destin mais bien le bon vouloir de la blonde, mais pour le moment j’étais encore innocent et bercé d’illusions rassurantes, c’était peut-être mieux comme ça, d’ailleurs, puisque connaître la vérité me briserais pour toujours. J’acceptais qu’elle change, que je change, que le monde entier change, mais que ce que nous avions avant tout les deux change, ça, je ne pouvais pas. C’était la seule chose qui m’aidait à me raccrocher à la vie et qui me donnait envie de me battre, ça avait toujours été la seule chose dont je n’aurais jamais pu me séparer.

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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 14 Fév - 13:05

 
Conrad & Aileen
 
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Aileen voit bien que Conrad s'est un peu plus crispé encore suite à sa réponse et à sa réaction. Elle ne peut pas lui en vouloir. En réalité, elle le comprend même. Comment aurait-il pu s'attendre à ce qu'elle ait eu une réaction pareille ? Elle ne fait sans doute pas preuve d'autant d'enthousiasme qu'il aurait voulu. Ce n'est pas faute d'être heureuse de le savoir et de le voir bien vivant, en chair et en os, bien au contraire. Elle est ravie, vraiment contente et soulagée qu'il s'en soit sorti, lui aussi. C'est tout autre chose qui la fait réagir de manière aussi détachée. Une chose à propos de laquelle Conrad ne sait rien, et à propos de laquelle il paraît évident qu'il ne saura jamais rien. En deux ans, beaucoup de choses se sont passées. Des bonnes, certes, mais surtout des mauvaises. Aileen a changé. Et elle ne peut pas croire que Conrad est exactement la même personne que celle qu'elle a laissée en périphérie de San Francisco. En deux ans, il doit en avoir vu des choses. Tout comme elle. Elle essaye de sourire, de lui offrir quelque chose d'un peu plus probant, mais c'est peine perdue. Elle a, depuis longtemps, perdu l'habitude de sourire, de paraître heureuse. La seule idée de devoir extérioriser ses sentiments et sa joie bien réelle de le savoir là la terrorise. Elle ne peut pas. Pourtant, c'est visiblement ce qu'attend Conrad d'elle. Il lui en voudra probablement, mais elle ne peut pas faire mieux que ce qu'elle a maintenant. Elle essaiera, mais elle doute d'y parvenir. Il n'y a personne avec qui elle peut être vraiment proche. Pas même Ezeckiel, qu'elle évite depuis des semaines déjà. « C'est ... bien oui. » Quel autre terme utiliser ? Il ne lui semble pas vraiment approprié mais, en même temps, elle s'imagine mal dire l'inverse alors qu'elle est en sécurité ici. Elle ne se sent pas en sécurité - il n'y a plus un seul endroit où cela puisse se faire de toute façon -, mais elle l'est. Du moins essaye-t-elle désespérément de s'en convaincre depuis un sacré bout de temps. « On est en sécurité tout en restant à peu près bien alors ... oui, c'est bien. » Elle hausse les épaules, ajoute très vite à cela un petit sourire. Elle ne veut pas paraître désinvolte ou, déjà, lui donner une mauvaise image de la zone. Bon nombre de personnes ici, se sentent comme chez eux ici. Elle n'a pas à gâcher tout cela. Et surtout pas face à Conrad, qui vient de l'extérieur et qui a tout l'air d'être exténué.

La question suivante fuse, et Aileen comprend qu'elle doit vraiment tout, absolument tout, mettre en oeuvre pour faire réapparaître la joie sur le visage de Conrad. Elle a comme l'impression que, finalement, elle a déjà tout gâché. C'est Conrad. Elle doit lui faire confiance. Faire des efforts. Ne pas se laisser submerger par ses craintes, ses appréhensions et ses peurs les plus profondes. C'est ridicule, Conrad ne lui fera jamais de mal. Jamais. Mais même avec tous les efforts du monde, il lui semble impossible d'afficher un air plus jovial que celui qu'elle a actuellement. Il lui semble impossible de s'approcher de lui plus que ça, pour toucher ses doigts qui serrent toujours aussi fort le grillage histoire de s'assurer qu'il est bel et bien là. Au lui de cela, au lieu de laisser sa tête prendre le contrôle pour une fois, c'est l'aspect le plus sombre de sa personnalité qui prend le dessus. Qui la dirige ou, en tout cas, la maintient sur place. Droite comme un I. Les pieds désespérément ancrés dans le sol. Ses bras le long de son corps. Ses yeux éteints fixés sur Conrad. C'est le mieux qu'elle puisse faire ... Vraiment. Et elle en est la première déçue, croyez-le bien. « Oui, ça fait un moment. Je ne compte pas les jours mais ... quelques mois. Peut-être un an. » Elle ne peut pas lui offrir de date plus précise. Le temps ne semble plus avoir de réel impact sur elle. Ni même d'importance, à vrai dire. Seule compte la survie. Quoi qu'il en coûte. « Un tour de garde. Enfin, plusieurs. Je dois vérifier qu'il n'y a pas de faiblesses dans les défenses. » Ce qui va, sans aucun doute possible, paraître très étrange à Conrad. Elle n'a, en effet, plus rien de la personne qu'il a vu pour la dernière fois. Elle a changé, évolué. Elle est devenue plus forte et plus faible à la fois. Un fantôme de ce qu'elle fût, à une autre époque. Ce n'est que là qu'elle s'autorise à faire un pas en avant, en direction de Conrad. Elle ouvre la bouche une fois, la referme sans rien dire. Avant de se décider à fournir un effort supplémentaire. Pour lui. « Je croyais ... que tu n'étais jamais sorti de cette maison. » Au plus profond d'elle-même, elle a toujours espéré qu'il s'en était sorti ce jour-là. Mais plus le temps passait, et plus elle a refoulé cela dans un recoin sombre de sa tête. Jusqu'à en oublier tout sentiment de culpabilité d'être parti sans lui, jusqu'à éviter d'y penser le plus souvent possible. Même si, bien sûr, il y avait toujours des moments où elle ne pouvait plus s'y soustraire. Evidemment.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 21 Fév - 7:14


Ailou x Conrad
You could have rescued me from drowning, now it's too late
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Pendant ces deux dernières années, j’avais eu le temps de m’imaginer quelques scénarios, mais aucun d’entre eux ne ressemblaient à ce que je vivais en ce moment, c’était de loin la dernière expression que j’aurais pu penser faire apparaitre sur son visage ; elle semblait tout simplement fatiguer, même qu’on aurait dit qu’elle ne ressentait plus rien, qu’elle était vide. Je voyais bien qu’elle essayait de paraitre normale, mais ces gestes me paraissaient faux. Elle les posaient puisqu’elle pensait qu’elle était obligée de le faire, puisque c’était normal, autrement elle ne le ferais surement pas. Je la connaissais depuis assez longtemps pour m’en rendre compte, cela dit, son regard ne me paraissais pas tout à fait mort, presque, mais pas complètement. Je me raccroche à cette idée et essaye de ne pas trop la fixer pour qu’elle ne se sente pas juger, j’essaye aussi de ne pas trop paraitre blesser, ou déçu, pour qu’elle ne se sente pas coupable. Qu’est que je ne ferais pas, en vrai, pour qu’elle se sente bien? Du moins, mieux, ou à l’aise? Pas grand-chose. Sauf que pour l’instant je ne me pensais pas stupide d’agir ainsi, puisque je croyais encore qu’elle ferrait la même chose pour moi. En même temps, ça faisait tellement longtemps, et vivant dans ce tout nouveau monde, on apprend rapidement que les choses changent pour tout le monde. On réagit tous d’une manière différente, Aileen est devenue une coquille et moi, je préfère faire semblant que tout cela n’arrivera pas à me changer, pas complètement. On doit s’adapter, certes, mais j’étais bien décidé à rester le même, à rester bon, jusqu'au bout. Il le fallait. Pour ne pas rendre le tout plus mal à l’aise, je garde pour moi mon enthousiasme et ma joie, inutile de pétiller. Je l’avais retrouvé, mais pas totalement, plus grand-chose de ce qu’Aileen était avant semblait toujours vivre en elle. Je ne la reconnaissais qu’à peine et je savais que ça n’allait qu’empirer au fils des minutes et des heures, des journées et des mois. « C'est ... bien oui. » Je fronce les sourcils et relâche la grille, je n’avais plus besoin de me rappeler que j’étais bien sur Terre. Mon subconscient pouvait être cruel, mais jamais il n’aurait imaginé de telles retrouvailles. J’avais tellement été préoccupé à la rechercher et à me demander si elle était seulement en vie, que je n’avais même pas eu le temps de me demander sérieusement comment elle allait, tout simplement. J’imagine que j’avais pris pour acquis qu’elle continuait de se battre, qu’elle me cherchait, qu’elle gardait espoir –même si au début, lorsqu'on s’était retrouvé à San Francisco, c’était moi l’optimiste. « On est en sécurité tout en restant à peu près  bien alors ... oui, c'est bien. » Je sursaute presque lorsqu'elle enchaîne, surement puisque je ne répondais pas et fixait au loin, pensif. Cette situation me dépassait, je ne savais même pas comment réagir, finalement. « À peu près? » Elle ne semblait pas très convaincue, même qu’encore là j’avais l’impression qu’elle récitait un texte appris par cœur, qu’elle le disait parce qu’il le fallait, parce que c’était normal. Alors tout autant normal que je n’y crois pas vraiment, que je sois septique. « Tu m’as convaincu ! » Je souris un peu en coin pour accompagner cette réplique sarcastique, même si la joie c’était estomper, que je me sentais coupable, triste et vide. Sauf que pour l’instant j’étais devant la blonde et pour la première fois de ma vie je n’ai pas envie d’être honnête. J’avais quelque fois feint que tout allait bien lorsque c’était à son tour de parler, sauf qu'aujourd'hui c’était différent, aujourd'hui j’avais tout simplement peur de sa réaction et ça n’a que pour effet de me faire encore un peu plus mal. C’était une des seules avec qui je me sentais à l’aise de m’ouvrir, je ne le faisais que très peu et devant le moins de gens possible, alors ça me blessait de me rendre compte que ça avait changé.

En plus de parler de la zone à l'aide d'une joie magistrale, elle affirme y être depuis un bout de temps, même… un sacré bout de temps. Une année entière ? Si elle n’aimait pas cet endroit, pourquoi y restait-elle? J’étais de plus en plus confus et perdu, je ne comprenais plus rien. Je me dis que je connais Aileen mais peut-être que ce n’est plus le cas, peut-être que je ne sais plus qui elle est, que je dois réapprendre à la connaître. Encore là je ne sais pas quoi répondre, un peu surpris, et elle ne m’aide pas en poursuivant sur sa lancé. « Un tour de garde. Enfin, plusieurs. Je dois vérifier qu'il n'y a pas de faiblesses dans les défenses. » Je n’y avait absolument pas penser, pourtant j’aurais dû. C’était logique après tout. Je ne pensais pas qu’elle était faible, incapable de se défendre et de se battre -Aileen avait toujours eu son caractère- elle était tout simplement précieuse à mes yeux, c’est pourquoi j’aurais tendance -que j’avais tendance- à lui demander de me suivre, de resté derrière-moi, d’être prudente et de me laisser me charger des rôdeurs. Elle avait bien entendu montrée qu’elle n’appréciait pas particulièrement, mais j’imagine qu’elle savait que je n’avais aucune mauvaise intention ou arrière pensé, que tout ce que je voulais c’est qu’elle soit en sécurité. Ça n’aurais pas dû me surprendre, peut-être même qu’elle sort comme les survivants que j’avais suivis jusqu'ici, ça ne me surprend pas, dans un sens, j’ai seulement l’impression que j’ai échoué, avec elle, que j’aurais dû être là mais que je ne l’ai pas été. Elle s’était visiblement débrouillée sans moi, mais là n’étais pas la question. Ça n’avait pas été de ma faute si on c’était séparé, ce n’était la faute de personne, elle comme moi n’aurais pas pu deviner que cette baraque était infestée de rôdeurs, on n’a pas été prudent, on en savait pas assez dans le temps. Cela dit, ça ne m’empêchait pas de culpabiliser. Encore une fois, je m’étais perdu dans mes pensées, mais la blonde m’adresse de nouveau la parole et ces mots me font ciller, touche une corde sensible et me fait grimacer de douleur. Ce n’était pas physique, comme mal, c’était mentale et beaucoup plus douloureux que n’importe quel blessure. Voilà que tous les efforts que j’avais déployés jusqu'à présent pour paraître un semblant de bien et de stable deviennent totalement inutiles, que le masque tombe et que je lui permets de voir à quel point je suis brisé, que son manque était horrible et que ces deux dernières années ont été les pires de toute ma vie. Tout le monde dirait cela, mais pas pour les mêmes raisons que moi. « Je suis..tellement désolé. » Ma voix se brise et je fais mon possible pour contenir ma peine, sauf que c’était beaucoup trop dur, beaucoup trop gros, et j’avais besoin que ça sorte, une bonne fois pour toute. Je m’avance à nouveau près du grillage, elle semble à l’aise qu’il nous sépare mais il me dérange plus que tout, pour ma part. « C’est de ma faute. J’aurais jamais du proposer une connerie pareil, je savais que c’était toi la brillante de nous deux, j’aurais dû.. » Je m’arrête, les yeux inondé et brouillant ma vue, mais c’était peut-être mieux comme ça, je n’avais pas particulièrement envie d'entrevoir sa réaction, je ne pouvais plus la prévoir. J’aurais dû faire tant de chose, finalement, et si je continuais comme ça je ne m’arrêterais jamais, de plus que je ne me semblais plus capable de prononcer un seul mot. Je baisse le regard et cligne des yeux, libérant deux larmes du creux de mes paupières. Elles roulent le long de mes joues creuses et meurent où le fait ma mâchoire.

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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Mar 1 Mar - 12:38

 
Conrad & Aileen
 
ONE BY ONE. HOLLOW HEROES SEPARATE. AS THEY RUN. YOU'RE SO COLD. KEEP YOUR HAND IN MINE. WISE MEN WONDER WHILE STRONG MEN DIE.

Elle n'arrive pas à avoir l'air plus enjouée. Elle n'arrive pas à oublier ces derniers mois à errer. A imaginer tous ceux qu'elle a connus, aimés et appréciés morts. Elle n'arrive pas à mettre de côté toutes ses appréhensions et ses peurs. Quoi qu'elle fasse, où qu'elle soit, elles sont toujours là, tapies dans l'ombre. Ce sont elles qui la mettent en mouvement, elles qui lui font parfois dire des absurdités plus grosses qu'elle. Si seulement tout était plus simple ... Si seulement elle pouvait retourner en arrière et entrer elle aussi dans cette maison, à la recherche de Conrad ... Au lieu de cela, elle s'est enfoncée dans une forêt dont elle ne connaissait rien. Avant de quitter la ville pour New-York, qui aura été le témoin d'encore un peu plus de souffrance. Et avec des si, on refait le monde. Mais Aileen ne peut ni retourner en arrière ni changer le cours des choses. Elles sont comme elles sont et il faut juste apprendre à faire avec. Pour le coup, la jeune femme essaye de faire un effort, de paraître plus enjouée, mais c'est peine perdue. Il suffit de regarder le visage de Conrad et ses réactions pour comprendre qu'elle n'a l'air que d'une emmerdeuse de première. Ou, en tout cas, qu'elle n'a plus rien à voir avec celle qu'il a connue. C'est justement là que se trouve tout le nœud du problème : il l'a connu d'une certaine façon et le choc de la retrouver ainsi doit être terrible. Il aurait pourtant dû s'y attendre ... Non ? Ouais, peut-être pas à ce point quand même. Voilà maintenant qu'elle s'embourbe dans ses propres pensées et s'y perd, à l'image de ce qu'elle essaye de lui dire et de lui faire comprendre. Bordel, elle est devenue vraiment nulle pour communiquer avec autrui. Ce n'est pourtant pas juste n'importe qui ... « Ouais enfin, y a quelques règles quoi. Et on est nombreux. » Et c'est censé tout expliquer ? C'est supposé rassurer Conrad ? D'avance, elle sent que c'est raté. Mais elle ne peut pas non plus baisser les bras. Peu importe à quel point elle a l'air amorphe et désintéressée, elle ne l'est pas. Pas complètement. Et pas quand cela le concerne, lui. Ce qu'elle veut, c'est qu'il soit en sécurité. Et ce n'est pas en continuant à tourner autour de la zone qu'il le sera. Il faut qu'il vienne là, qu'il y entre et qu'il lui fait confiance. Mais trouver les arguments pour le convaincre de venir ici n'est pas sa tasse de thé. Depuis qu'elle est là, elle a plutôt tendance à voir les aspects négatifs des lieux. Notamment le fait qu'ils sont, en effet, très nombreux. Et que demander à sortir n'est pas toujours une partie de plaisir.

Le fait qu'il y ait tant de monde dans la zone est le point le plus dérangeant pour Aileen. C'est difficile à croire quand on l'a connue avant mais elle préfère désormais être seule. Sans personne autour d'elle. Rien qu'elle et ses pensées morbides. Elle et sa rage d'avoir survécu quand d'autres ont succombé. Mais c'est Conrad. Qui se tient là, en face d'elle. L'air perdu de la voir si différente et peut-être un peu abattu aussi. Il a pourtant l'air différent, lui aussi. C'est juste moins visible. Moins choquant. « Vraiment, il faut que tu viennes. Tu ne peux pas rester ... Là, dehors. » Cela paraît si évident qu'elle ne ressent pas le besoin de lui expliquer le pourquoi du comment. Nul doute qu'il le devine lui-même, qu'il sait précisément de quoi elle parle. S'il reste dehors, c'est sa vie qu'il met en danger. Et il le sait très bien. Et puis, dans la zone il aura tout ce qu'il faut pour son confort. Il pourra prendre une douche, dormir des heures durant si ça lui chante. Bref, ils ont quand même de la liberté, ici. « Et puis, je crois que tu as grand besoin d'une douche. » Woaw, une taquinerie lancée à la dérobée. Peut-être qu'elle n'est pas complètement foutue, finalement ? Il y a peut-être encore quelque chose à faire d'elle, après tout. Ou pas. Ce n'est pas cela qui va la remettre sur la bonne voie, mais elle a quand même l'impression que la présence de Conrad n'y est pas étranger. C'est un relan de son ancienne vie qui vient de lui tomber dessus et plutôt que de l'assommer de tristesse et de mélancolie, elle se sent presque bien. Presque. Elle sent que la seule présence de Conrad pourrait lui être bénéfique même si, se doutant de ses propres réactions, elle aura probablement tendance à l'éviter pour ne pas se sentir trop bien. Elle sait ce que cela fait, maintenant, de se sentir trop bien. Elle l'a vu autour d'elle. Des gens qui se pensaient tirer d'affaire et qui respiraient le bonheur avant de voir tout s'effondrer autour d'eux. De nouveau. Elle ne veut pas faire partie de cette catégorie de personnes, elle préfère, et de loin, terminer ses jours en restant seule, dans son coin. Enfin, elle changera peut-être d'avis d'ici là mais c'est franchement mal barré. Surtout qu'elle n'a pas une grande confiance en leur avenir, quand bien même la zone semble solide et faite pour durer dans le temps. Qui a dit qu'elle était pessimiste ? Elle est juste réaliste. Et prévoyante. Comme ça, pas de mauvaises surprises. Et ils ont besoin d'éviter cela, pour survivre dans de bonnes conditions.

C'est sans aucun doute pour fuir le regard inquisiteur de Conrad et les questions qui pourraient lui échapper qu'Aileen évoque leur passé commun. Ou plutôt, leur semblant de retrouvailles, qui date de décembre 2012 et qui aura été de très courte durée. Elle se demande comment elle aurait finit, s'ils ne s'étaient pas perdus de vue tous les deux. Si elle n'était pas allée jusqu'à New-York, du coup. C'est tout à fait inutile parce que, après tout, tout est déjà scellé pour eux. Mais tout de même, cela ne peut pas lui faire de mal de se laisser un peu aller à la rêverie ... Quoi que. C'est une faiblesse comme elle les abhorre tant désormais. La réaction que cette simple évocation déclenche chez Conrad met Aileen mal à l'aise. Pas mal à l'aise genre elle veut fuir pour échapper à la discussion qui va fuir. Mais mal à l'aise parce qu'elle regrette, du coup, d'avoir abordé le sujet. Elle aurait peut-être mieux fait d'agir comme elle le fait si souvent : la boucler. Mais c'est trop tard ; le mal est fait. Et elle doit se débrouiller pour rattraper sa bourde comme elle peut. Si seulement c'est possible. « Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute. » Pour le coup, elle le pense vraiment. Et ce n'est pas non plus sur elle qu'elle jette le blâme. Du moins ... ce n'est pas que sur elle qu'elle le jette. C'est la faute à pas de chance. La faute à ce monde pourri. La faute à plein de choses, à un ensemble d'événements qui les ont menés à cet instant précis qui a causé leur perte, leur séparation inévitable. « Peut-être qu'on n'était juste pas supposé affronter tout ça ensemble ... » Ce qui amène à dire qu'elle était censée aller jusqu'à New-York pour subir et voir tout ce qu'elle a vécu. C'est stupide. Oh combien stupide. Mais elle ne voyait pas quoi dire d'autre alors les mots sont sortis d'eux-mêmes. Plus mal à l'aise que jamais, Aileen passe d'un pied à l'autre pour soulager le premier du poids de son corps. « Et puis ... t'es là maintenant. » Tout à fait ce que n'importe quel survivant dirait, bien joué Aileen. Maintenant, il ne lui reste plus qu'à assumer tout cela et se comporter normalement lorsqu'il entrera dans la zone. C'est perdu d'avance, mais elle refuse de voir l'affreuse vérité et de l'accepter. Qui sait ? Peut-être que le contact de Conrad n'agira pas sur elle comme le contact de n'importe quelle autre personne, de n'importe quel homme. Elle doute que cela soit seulement envisageable mais qu'importe. Elle préfère, et de loin, ne pas songer à l'après. Et se contenter de rester concentrée sur le présent, lequel est franchement mal foutu.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Mar 8 Mar - 10:04


Ailou x Conrad
You could have rescued me from drowning, now it's too late
Just one more time before I go, I'll let you know that all this time I've been afraid wouldn't let it show. Nobody can save me now, no.. Nobody can save me now. Stars are only visible in the darkness, fear is ever-changing and evolving, and I, I can poison the eyes, and I, I feel so alive. Nobody can save you now. The king is crowned. It's do or die! The only sound is the battle cry.

J’avais déjà connu des jours meilleurs, bien qu’aujourd’hui on se le dirait quotidiennement, mais peu importe comment je me sens face à cette Aileen en tout point différente, je le garde pour moi, lui servant même une petite blague, me forçant à sourire. Être optimiste, c’est le but que je me suis fixé depuis le tout début. Jour après jour, je tente de ne pas me laisser abattre, puisque sans ça je ne sais pas comment je pourrais placer un pied devant l’autre, comment je pourrais trouver la force de me lever le matin et de continuer à avancer, de continuer à me battre pour survivre tous les jours. Ça n’a même pas son effet sur la blonde, elle ne me permet que très subtilement d’apprécier son sourire, et pourtant ça fait tant de mois que je ne peux que me l’imaginer et espérer qu’elle soit toujours vivante pour qu’un jour je puisse voir à nouveau son visage s’illuminer. Ce n’était pas pour aujourd'hui et très certainement pas pour les jours à venir, même me retrouver ne la faisait pas sourire, alors je ne vois pas ce qui en aurait la force. Peut-être que je ne devais plus espérer. C’est comme si je pensais qu’elle n’avait pas encore réalisé qu’elle m’avait retrouvé, qu’elle était toujours trop sous le choc, c’est comme si j’attendais qu’elle se réveille, mais elle n’allait malheureusement pas le faire, et je n’étais apparemment pas prêt à l’accepter, puisque je continuais d’essayer et que je continuais de me prendre un mur de glace en pleine tronche. Je tente de ne pas perdre complètement mon sourire, il ne manquerait plus que mes ressentis nous éloignent un peu plus -si seulement c’était possible. « Oh, je vois. » Elle avait des murs, un toit, de la nourriture, de l’eau chaude, un lit… mais visiblement elle ne se concentrait que sur les points négatifs, j’ai été absent beaucoup trop longtemps… J’espérais seulement que le temps arrangerait tout entre nous, j’espérais en avoir suffisamment devant moi, également. Après tout, on ne pouvait plus prendre pour acquis le lendemain.

Bien qu’elle ne semble pas grandement apprécier cette zone, elle me propose tout de même d’y entrer. Bien entendu, c’était dans mes plans, mais vu sa réaction à mon arriver, j’avoue que je n’avais pas osé faire un pas de plus vers l’entrée. J’avais presque l’impression que cette clôture entre nous la mettait plus à l’aise, alors que de mon côté elle me dérangeait plus qu’autre chose. Sans ça, je l’aurais très certainement enlacé avant même qu’elle ne puisse dire un seul mot, et bien que ça me brise le cœur de le dire ; j’étais persuadé que ça ne lui aurais pas plu du tout, alors peut-être que c’était pour le mieux, finalement, puisque je préférais ne pas le voir de mes propres yeux, le pensé me blessait déjà assez comme ça. Au moins, il y avait toujours des chances, très mince cela dit, que j’ai tords, et ça, c’est tout ce qui m’empêchait de me briser en milles pièces. « Et puis, je crois que tu as grand besoin d'une douche. » Je souris un peu plus lorsque j’entends ces mots qui gonflent mon cœur d’espoir ; peut-être que tout n’étais pas perdu, après tout. J’étire le bras, passant une main contre ma nuque. « Bien vu. » Mon bras retombe le long de mon corps doucement alors que je poursuis. « Et pour être totalement honnête, je n’ai rien mangé depuis deux jours. » Déjà que je n’avais jamais vraiment été doué pour manger proprement, là j’étais bel et bien persuadé que j’allais m’en foutre partout en essayant de tout engloutir d’un coup. Le pire, c’est qu’il fallait que je sois à mon plus bas ; le plus sale, le plus affamé et le plus fatigué, juste au moment où je retrouve finalement la blonde. Certes, elle devait s’en foutre royalement, mais moi je ne m’en foutais pas, enfin, plus maintenant, du coup.

Finalement, je me laisse allez, sans être capable de m’en empêché. C’était trop d’un coup. Je l'avais retrouvé, puis je m'étais aperçu qu’elle n’étais plus du tout la même, et là elle me rappelle que j’ai foiré, que c’est de ma faute si on a été séparé, si elle vécut tout ce qu’elle à traverser sans moi et qu’elle est comme ça aujourd'hui? C'est à se demander comment je tiens toujours sur mes deux jambes. Elle m’assure que je ne dois pas m’excuser et que j'ai tord de me blâmé, mais très sincèrement ça ne me rassure pas du tout. Au contraire, ça me fait encore un peu plus mal, puisque c’est toujours vers elle que je me tournais lorsque j’avais besoin de parler, je ne le faisais que très peu, mais Aileen avait les mots autrefois.. Sauf qu'elle ne l’est avait plus du tout. Elle avait changée, complètement… S’en était la preuve. Lâché prise ne m’a pas soulagé du tout, ça avait bien fait tout sauf ça. C’est pourquoi j’essuie rapidement mes larmes d’un revers de main, espère que mes yeux ne sont pas devenus rouges et me ressaisie, bien que je me sentais encore plus mal. « Ouais, peu importe. » Je respire doucement, tentant de calmer les sanglots coincé dans ma gorge. Je serre légèrement les dents, évitant le regard de la blonde, un peu honteux, comme si je ne m’étais pas suffisamment ridiculisé aujourd'hui ! J’avais une mine horrible, je m’étais fracassé la gueule sur un mur de pierre et maintenant je me mets à pleurer comme une gamine? Je ne m’aidais pas du tout. Une fois m’être pris de nouveau en main, je lève les yeux vers mon ancienne amie, m’étant fermé comme une coquille ; c’était le seul moyen pour garder le contrôle et ne pas exploser à nouveau. « Et puis ... t'es là maintenant. » J’hoche simplement de la tête, bien que ces mots auraient put me faire plaisir, seulement, son ton gâchait un peu l’impact qu’ils auraient normalement eu sur ma personne. « Juste. » Sur ce, je me mets à marcher le long de la clôture pour rejoindre l’entrée, me demandant si ça changeait vraiment quelque chose que je sois au près d’elle maintenant. Je le souhaitais plus que tout, mais le vouloir et le pouvoir étaient deux choses bien différentes. « Comment ça marche ou juste ? » J’en avais rien à foutre, pour être honnête, mais j’avais besoin de changer de sujet, parler de notre séparation n’étais vraiment pas une bonne idée, c’était un sujet encore trop sensible et je voulais absolument garder mes ressentis pour moi, pour plus part, quand je serais seul et que personne ne sera là pour me juger. Ça serait comme ça, maintenant, j’agirais comme un gamin de quinze ans. Je n'avais pas le choix, puisque je ne m’ouvrais pas du tout avant l’arrivé d’Aileen dans ma vie. Pas celle-là, l’autre, celle pour qui je comptais, celle qui avait les mots, devant qui je ne me sentais pas mal de montrer que l’homme que j’étais pleurait parfois, qu’il pouvait être blessé, lui aussi, et qu’il avait un cœur.

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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Ven 18 Mar - 20:07

 
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Difficile d'imaginer ce que leurs retrouvailles auraient pu donner si Aileen n'avait pas été si ... distante dès le départ. Peut-être même paraît-elle insensible aux yeux de Conrad. Pas le moins du monde heureuse de le revoir. Ce n'est pas le cas, pourtant. Parce que, heureuse, elle l'est. Il est juste devenu beaucoup plus compliqué pour elle de le montrer. Conrad a l'air toujours aussi déçu, quand bien même il semble tout tenter pour ne pas le montrer et passer à autre chose. Mais elle n'est pas dupe, et elle le connaît. Même si, elle s'en doute, lui aussi changé depuis le temps. Il doit en avoir vu des choses, elle n'est pas encore assez égoïste et centrée sur elle-même pour imaginer qu'elle est la seule à avoir dû traverser des épreuves. Loin de là. Elle sait pertinemment que Conrad ne peut pas être le même comme autrefois. Tout comme elle n'est plus la même. Tout comme leur relation ne l'est plus, avant tout à cause de tous ces changements, justement. Elle essaye de se rattraper, de faire une plaisanterie comme elle n'avait plus l'habitude d'en sortir mais il ne faut pas être devin pour savoir que cela n'a pas eu l'effet escompté ; il a l'air plus mal à l'aise qu'autre chose. « Je t'accompagnerai à la cafétéria après. » Elle a beau appréhender le moment où ils se retrouveront l'un en face de l'autre sans aucune entrave, elle ne va pas le laisser se faire happer par leur surnombre, dans la zone. Puisqu'elle est là et qu'elle aura le temps, elle va rester avec lui. Aussi étrangère puisse-t-elle lui sembler, elle n'a pas changé à ce point. Pas encore. Jamais elle ne pourra oublier tout ce que Conrad a pu représenter dans sa vie, et ce qu'il représente encore même si de trop nombreux chamboulements se sont mis en travers de leur route. La réaction de Conrad, par la suite, n'est pas exactement celle qu'elle aurait imaginé, mais peut-elle seulement l'en blâmer ? Elle-même ne se comporte pas de la meilleure des façons qui soit, depuis le début. Et les efforts qu'elle vient de fournir pour rétablir un semblant de conversation entre eux, est maintenant tombé à l'eau.

Tant pis. Elle aura, au moins, essayé. Maintenant, y a plus qu'à. Ils se remettent tous les deux en marche, et Conrad met visiblement tout ce qui est en son pouvoir pour changer de sujet. Décidant qu'il vaut mieux respecter cela et ne pas s'aventurer plus loin dans cette conversation qui n'aurait de toute façon mené à rien, Aileen lui répond tout de suite, le regard obstinément fixé devant elle. « Tu vas rencontrer un médecin qui va t'examiner et te poser quelques questions. Cela ne devrait pas durer plus de trente minutes. » En théorie. Puisqu'elle n'est pas sortie, Aileen aura la chance d'éviter cela. Mais lorsque quelqu'un passer par dehors, il faut à tout prix qu'ils voient un médecin avant de pouvoir librement vaquer à leurs occupations dans la zone. C'est logique, cela leur permet d'éviter de laisser entrer quelqu'un qui soit infecté et risque de répandre tout cela parmi eux. Pour le coup, Aileen est soulagée de ne pas avoir à passer par cela, même si elle a toujours eu la chance de tomber sur des femmes. Respectueuses et agréables. « Et ensuite tu pourras aller manger un plateau-repas qu'ils te fourniront là-bas à la cafétéria. » Elle l'y emmènera, donc. Même si elle ne sait pas encore bien où cela va les mener et comment ça va se passer. Mais elle est prête à fournir encore un peu d'efforts pour que cela se passe aussi bien que possible ; elle se sent déjà assez coupables comme ça, vis-à-vis de lui et de la conversation qu'ils viennent d'avoir. « Et enfin on ira voir où il y a de place pour que tu puisses dormir. » Aussi triste cela soit-il, c'est un constat fait depuis des semaines : ils manquent de place. Les dortoirs sont remplis et certains doivent dormir à même le sol, sans autre couverture que des vestes pas toujours propres et / ou en bon état. Mais ils s'y habituent. Et, en jetant un regard en coin à Conrad, en plus de tout le reste, Aileen devine qu'il se contentera de ce qu'il y aura. Il n'a jamais été un mec difficile, sur bien des plans, et elle ne voit pas cela aurait pu changer. Au contraire, ses exigences en matière de confort doivent avoir considérablement chuté. Comme tout le monde, à vrai dire.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Jeu 31 Mar - 6:13




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Je l’avais bien compris maintenant ; ça allait être différent, très différent, il ne me restait plus qu’à l’accepter et que cette nouvelle passe. À vrai dire, c’était plutôt logique, on avait jamais été séparé aussi longtemps et encore moins laissé à nous-même dans ces conditions, qui sait ce qu’elle avait dut traverser et ces aventures n’avaient très certainement rien de très sympathique à raconter. Ça n’avait rien de beau, la vie, aujourd’hui. Apparemment, Aileen avait réagi différemment face à tout ça, et qui aurait pu le prédire ? Je connaissais la blonde mais toutes ses horreurs… on ne peut pas savoir à quel point cela nous affectera avant de l’avoir vu et expérimenté, et personne n’aurait pu deviner que tout cela arriverait non plus. Ce n’était la faute de personne, ce résultat était la somme d’une innombrable suite d’événements imprévues, mais il n’en faisait pas moins mal pour autant. Je pensais que la retrouver serait la plus belle chose, qu’avec elle tout irait mieux, finalement je me trompais, beaucoup même. Je me sentais encore plus mal que tout à l’heure, sans compter la fatigue et la faim. Je n’irais jamais jusqu’à dire que j’aurais préféré ne jamais la recroisé, parce que malgré ce froid j’étais plus qu’heureux de la voir devant moi, de savoir avec certitude qu’elle respire encore, mais je ne m’attendais pas du tout à cela et je ne vois pas comment j’aurais pu m’y préparer.

Je lui lance un bref regard lorsqu’elle affirme qu’elle m’accompagnerait à la cafétéria, j’en salivait déjà d’avance, sauf que j’imaginais déjà une situation embarrassante ou un conversation vide d’intérêt. C’est donc ce qui m’amène à me demander si cette situation allait durer, si elle avait simplement besoin de s’habituer à nouveau à la présence de quelqu’un de confiance ; peut-être qu’elle était restée seule. Il y en avait beaucoup, des sales types, et à cette pensée un frisson me parcourt l’échine. Je n’aimais pas du tout l’idée qu’elle ait pu entrer en contact avec des gens mauvais, qui lui aurait voulu du mal -qui lui aurait fait du mal. Même si ce n’était pas de ma faute si nous avions été séparés je me sentirais coupable, et malheureusement si je retournais en arrière je me rendais compte que j’avais rencontré beaucoup plus de personnes malintentionnées, ceux qui avaient encore un minimum d’humanité se faisait de plus en plus rare. Si je voulais être rationnel, il était presque certain qu’elle avait eu de mauvaises expériences, tout le monde en avait eu, mais je n’ai pas envie d’être rationnel, j’ai envie de me dire qu’elle est l’exception à la règle. Peut-être qu’un jour elle se sentirait assez forte pour me raconter ces trois dernières années, mais pour l’instant j’avais le droit de m’épargner un peu pendant un moment, j’étais déjà retombé brusquement sur Terre une fois aujourd’hui, je n’avais pas besoin d’aggraver les choses.

C’est silencieux et marchant doucement le long de la clôture que je l’écoute m’informer des étapes à suivre pour entrer dans la Zone, toute plus logique les unes que les autres, ce qui rendait ma question stupide mais sur le coup je n’avais rien trouver de mieux et j’avais eu besoin de changer de sujet. Je fixe mes pieds passer l’un devant l’autre continuellement la plupart du temps, lançant quelques regards dans la direction de la blonde pour lui montrer que je l’écoute, même si je n’étais pas si attentif que cela, ces mots semblaient venir de loin. « Hé ! Tout vas bien ici? » Je lève seulement la tête à ce moment, froissant les sourcils en voyant un homme s’approcher munie d’une arme plutôt impressionnante et imposante, me fixant d’un air sévère. Peut-être que ça pouvait paraître un peu louche que la suive ainsi le long de la clôture, de plus que ça se voyait -même un peu trop- que je ne venais pas de la Zone, ou encore que j’étais sortie il y a longtemps de cela et m’étais perdu et/ou était resté coincé quelque part à cause des zombies.

Je reste muet, tournant simplement la tête vers Aileen. Qu’allait-elle dire? Qu’on se connaissait? Qu’on était amis? Je ne savais même pas si nous l’étions encore, des amis, je n’en avais pas l’impression et c’était bien triste puisque pour moi elle a été ma première vraie amie, ma meilleure amie, elle a toujours été spéciale, importante. Aujourd’hui j’avais l’impression qu’elle me rappelait simplement quelqu’un que j’avais connu, et que moi j’étais tout bonnement le gars avec qui elle avait fait géométrie en troisième et qui lui demandait toujours un stylo. Quelqu’un avec qui elle aurait échanger quelques mots seulement il y a longtemps de cela, bien avant l’épidémie, et qui n'avais jamais eut vraiment d'importance à ces yeux.


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Lun 4 Avr - 17:27

 
Conrad & Aileen
 
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L'atmosphère est loin d'être détendue. Au contraire, la tension est électrique, palpable. Et il paraît évident de dire qu'elle le sera d'autant plus lorsqu'ils se retrouveront l'un en face de l'autre. Aileen ne sait pas elle-même comment elle réagira. Que fera-t-il s'il essaie de la prendre dans ses bras ? S'il s'approche d'elle avec cette intention claire et évidente ? Elle ne sait pas. Elle ne sait pas si elle serait capable de le supporter, capable de l'accepter. Pourtant, il s'agit toujours du même Conrad, elle le sait. Celui avec qui elle a tant échangé ces dernières années. Celui qui a pris une telle place dans sa vie alors qu'ils n'ont pas si souvent pu être l'un en face de l'autre. Elle lui fait confiance. Une confiance aveugle. Elle mettrait sa vie entre ses mains si c'était nécessaire. Mais il n'empêche que ... Ses réactions, à elle, sont toujours aussi imprévisibles. Ce qui s'est passé à New-York l'a marquée au fer rouge. Lui a laissé une trace indélébile sur le front qui ne la quittera sans doute pas de sitôt. Leur relation, à Conrad et elle, ne peut qu'en être changée. Il doit déjà l'avoir vu, peut-être même se doute-t-il que tout est encore loin d'être simple et résolu ... Elle ne peut empêcher un certain sentiment de culpabilité de grandir en elle tout en essayant de se convaincre que ce n'est pas de sa faute. Comment aurait-elle pu rester la même ? Comment aurait-elle pu lui sauter au cou dès leurs retrouvailles alors que tant de choses se sont produites depuis la dernière fois qu'ils se sont vus ? Elle ne peut pas. Tout ce qu'elle peut faire, c'est essayer - sans pouvoir dire qu'elle réussira - de rendre les choses plus faciles. En parlant avec lui de choses et d'autres, en le préparant à tout ce qui va suivre. Elle ne peut pas faire mieux que ça, quand bien même elle voit que ça ne suffit pas. Il suffit de regarder la dégaine de Conrad, sa manie de regarder ses pieds plutôt que trop dans sa direction ; ça ne lui suffit pas. Mais il s'y fera. Elle veut croire qu'il s'y fera. Pas une seule fois il ne reprend la parole. Il la laisse lui expliquer en long, en large, et en travers - ou presque - ce qui va se passer pour lui quand ils arriveront devant l'entrée de la zone. Aileen s'en serait contentée, vraiment. Mais un occupant de la zone, un garde si elle en croit l'arme qu'il porte, s'approche d'eux.

Elle lève la tête, tâche de rester brave et impassible. « Tout va bien. Il est arrivé de l'autre côté. » Donc pas du côté de l'entrée. « Je ... Le connais, c'est bon, je m'occupe de lui montrer le chemin. » Tu parles qu'elle le connaît. Il y a encore un ou deux ans, elle devait même aller lui rendre visite chez lui, quittant ainsi sa ville natale. Et les voilà maintenant tels deux étrangers. Le type semble vouloir insister, ce qui a le don d'agacer prodigieusement Aileen. Mais elle n'en montre rien ; elle n'est pas réputée, dans la zone, pour prendre les choses à la légère. Bien au contraire, même ... Elle est surtout réputée pour ne l'ouvrir qu'en cas d'extrême nécessité. Et réputée pour se tenir à distance de tout et de tous. Autant que cela lui est possible, quoi. « Je m'en occupe. » Répète-t-elle d'une voix déterminée. Après un dernier hochement de tête dans leur direction, le mec pivote sur ses talons et repart de l'autre côté. Ils sont bientôt arrivés, de toute façon. De là où elle est, Aileen aperçoit les trois gardes en charge de la porte. Le type qui vient de les apostropher les rejoints, et les prévient très certainement de l'arrivée imminente d'un p'tit nouveau avant de partir direction l'infirmerie. A tous les coups, il est allé prévenir les médecins de tout ça. « Ils vont t'ouvrir et t'amener jusqu'à l'infirmerie. Je dois refaire un tour, moi, le dernier. Je te rejoins vite devant l'infirmerie. » Est-elle vraiment obligée de le faire, ce dernier tour ? Pas sûr. Mais Aileen aime faire les choses bien et, surtout, c'est non négligeable, cela lui permettra de réfléchir à tout ça à tête reposée, de se préparer à ce tête à tête inévitable. Ils marchent ensemble quelques mètres de plus, avant que Conrad se retrouve à hauteur de la porte, ouverte par un des trois gardes. Aileen, elle, repart de son côté pour ce dernier tour qui devrait lui prendre assez peu de temps. Elle marchera plus vite, cette fois, puisqu'elle a quelqu'un à rejoindre pour le coup. Et elle ne veut pas donner l'impression à Conrad qu'elle l'évite. Quoi que c'est déjà ce qu'elle fait pour Ezeckiel, en même temps ...

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Jeu 28 Avr - 0:37




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Elle me connaît. Mh. Prévisible, mais même si je m’y attendais les mots ne font pas moins mal pour autant. Je tente de ne laisser rien paraître, marchant toujours aussi doucement et fixant mes pieds. J’aurais voulu que ça se passe autrement, l’épidémie m’a tant enlevé. Le football, ma famille… Aileen était en vie, c’était la seule personne que je savais en vie, mais même si elle respirait j’avais tout de même l’impression de l’avoir perdu elle aussi… Sans parler du fait que de la voir ainsi me blessait également, certes il était tout à fait normal qu’après trois ans en Enfer celle-ci ne soit pas la même qu’avant, qu’elle ait perdue son sourire et son regard pétillant, je le savais mais le savoir et le voir c’était deux choses bien différentes, surtout que ce changement avait creusé un énorme trou entre nous deux alors qu’on était si proche avant, loin physiquement, mais prêt du cœur. J’allais devoir m’y faire, puisqu’il était hors de question de la laisser tomber ou de la brusquer, même si la situation ne s’améliore jamais. J’allais rester à ma place et elle à la sienne si c'était ce qu'elle souhaitait, je ferais tout ce que je peux pour l’aider comme je l’ai toujours fait. Il n’y avait même pas de question à se poser de ce côté-là. Elle passait avant tout, avant moi, comme elle l’avait toujours été.

« Ils vont t'ouvrir et t'amener jusqu'à l'infirmerie. Je dois refaire un tour, moi, le dernier. Je te rejoins vite devant l'infirmerie. » Un petit hochement de tête et un faible sourire conclu la conversation. Posant ma main contre le grillage je la regarde s’éloigner un instant tout en perdant mon sourire. Je tourne ensuite le regard et me dirige vers les portes qui s’ouvrent à mon arrivé. J’entre et elles se referment derrière-moi. Je devrais me sentir mieux, c’était le premier endroit sécurisé que je croisais, et même si j’en aurais croisé un autre je n’y aurais pas mis les pieds, ou alors que pour quelques jours, il était hors de question d’abandonner les recherches et surtout pas rien que pour mon bien être ou ma sécurité. Aileen était à mes côtés, enfin… quelque part prêt du grillage de la zone finalement, et il y avait quatre murs autours de moi, quelque chose qui ne s’était pas produit depuis le début de l’épidémie, cela devrait me suffire, non? Alors pourquoi avais-je toujours ce creux au fond de mon estomac? La faim? Non… C’était beaucoup plus profond que cela et aucun petit plat chaud n’arriverait à le faire disparaître.

Alors que je marchais dans la zone près d’un garde, je regardais autours de moi essayant d’évité les regards curieux des autres personnes à mon égard. Ils étaient tous propre et bien habillé alors que je ne me rappelais même plus la dernière fois où j’avais pris le temps de me changer, c’était devenu complètement secondaire, ce l’était à l’extérieur en tout cas mais plus dans la Zone. L’homme armé pousse contre une porte en métal et nous entrons dans une pièce remplies d’armes. Une dame plutôt âgée est assise à une table et note quelque chose, levant finalement les yeux vers nous. « Tes armes. » Je grimace, n’aimant pas l’idée de me séparer de ma carabine, mais j’obéis, la posant sur la table avec ma hache et sortant les munitions qu’il me restait de mes poches. « C’est tout ce que j’ai. » « Tu peux garder sur toi un couteau de moins de 10 cm. » J’hausse les épaules. « Non merci. » Le garde prend mon sac et vérifie que je n’ai pas d’autres armes, passant ensuite ses mains le long de mon corps pour s’assurer que je n’en dissimulais pas non plus. « Il faut laisser tes effets personnels ici. » Je fronce les sourcils et reprend mon sac. « Quoi? Mais pourquoi? » « Question d’égalité. » « Ce sont des souvenirs, et cette carabine aussi d’ailleurs et je vous la laisse. » Le garde reste impassible, comme si il avait fait cela et entendu cette réplique une centaine de fois et c’était peut-être le cas. « Très bien, tu n’as pas grand-chose de toute façon. » Je me détend et sers le manche de mon sac, un peu rassuré. La femme se remet à noter quelque chose puis attrape ma carabine alors que nous nous dirigeons vers la sortie, semblant chercher où la placer. Un pincement au cœur me fait grimacer à nouveau. Qu’est que je ne ferais pas pour Aileen?

~

L’examen se passe bien et plutôt en silence. Je ne me sentais pas de faire la conversation, alors je me contente de répondre à ses questions simplement et faire tout ce qu’elle me demandait. J’avais hâte de retrouver Aileen, mais d’un autre côté je n’étais pas plus pressé que cela, peut-être même un peu angoissé. J’avais eu, plus tôt, l’impression que le grillage la faisait se sentir plus à l’aise, alors comment allait-elle agir si il n’y en avait plus?

L’infirmière me permet finalement de récupéré mon sac et de sortir, j’hésite un peu et prend mon temps. Bon Dieu j’étais une gonzesse de quinze ans à son premier rencard ou quoi? « Tout vas bien ? » Elle hausse un sourcil et je sors de mes pensées, hochant doucement de la tête et sortant. Je croise rapidement le regard de la blonde et m’avance d’un seul pas, restant au milieu du corridor. « Hey » fut la seule chose qui put sortir de ma bouche en premier lieu. « ..et, alors, cette dernière ronde? » C’était étrange de ne pas savoir quoi dire, comment agir, les choses étaient tellement plus simple avant. J’avais l’impression de ne pas pouvoir être moi-même avec elle. On était à quatre ou cinq pieds l’un de l’autre, beaucoup plus éloigné que lorsque le grillage nous séparait, et je trouvais que c’était loin, qu’elle était loin, et elle l’avait beaucoup trop été à mon goût ces dernières années, mais si je faisais ne serait-ce qu’un pas de trop dans sa direction j’avais bien peur qu’elle me plante son couteau dans l’estomac par simple réflexe.


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 1 Mai - 18:25

 
Conrad & Aileen
 
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Le dernier tour d'Aileen lui paraît incroyablement plus court que les précédents. Habituellement, c'est une tâche à laquelle elle se prête sans trop de difficultés. Elle ne songe généralement à rien d'autre qu'à ses futurs excursions, du moins essaye-t-elle. Là, il est compliqué pour elle de ne pas laisser ses pensées vagabonder en direction de Conrad, qu'elle sait désormais dans la zone. A vrai dire, ce qu'elle appréhende le plus, ce sont ces retrouvailles qui vont se faire pour de bon. Dans l'enceinte des grillages, à présent. Elle ne sait pas comment elle va réagir, elle ne sait pas comment Conrad va réagir. En fait, elle ne sait même pas ce dont ils vont parler. Sans doute la discussion restera-t-elle très ... en surface. Parce qu'elle n'a aucune envie d'aborder ce long laps de temps passé sans lui, tout comme Conrad n'a visiblement pas envie de discuter plus que cela de leur séparation forcée. Autant dire que leurs possibilités restent très limitées ... Même avec lui, elle n'a pas envie de parler de sa famille, de ce qu'elle loupe sans eux. En fait, elle ne veut même pas avoir à parler du passé, parce que c'est trop douloureux. C'est d'ailleurs une chose à propos de laquelle elle évite même de penser. C'est dire à quel point l'idée de devoir en discuter avec quelqu'un la rebute ... De toute façon, il doit en être de même pour Conrad, non ? Parler de personnes qui ne sont plus, c'est loin d'être une partie de plaisir. Qu'importe qu'il les ait vus disparaître ou non, c'est douloureux quoi qu'il arrive. Parce qu'ils ne sont plus. Et qu'ils ne reviendront pas. Sans qu'elle ait eu le temps de voir le temps passer, donc, les pas d'Aileen la guident jusqu'à l'entrée de l'infirmerie. Elle n'avait pas d'armes à re-déposer à l'entrée mais elle a tout de même pris le temps de discuter quelques instants avec ceux qui seront chargés de "passer" le flambeau aux prochains gardes. Aussi, n'a-t-elle à reporter aucun incident. Aucune faille dans les défenses de la zone.

Très vite, Aileen voit Conrad sortir de l'infirmerie et elle lui sourit. Son sourire est un peu tordu peut-être et il est évident qu'il n'atteint pas ses yeux, mais c'est le mieux qu'elle puisse faire. Qui sait, peut-être que les choses évolueront et s'amélioreront à un moment ou un autre ? Elle en doute un peu - voire beaucoup - mais elle veut y croire. Elle n'a plus que ça pour tenir. « Hey. » Lâche-t-elle à son tour, un peu mal à l'aise. Oui, vraiment, ces retrouvailles sont bizarres. Ce qui explique, peut-être, la mine affable de Conrad. Il n'a pas l'air franchement heureux d'être là et elle peut le comprendre ... il ne s'attendait peut-être pas à un tel accueil. Surtout pas venant d'elle. Mais que peut-elle y faire ? Ils ne peuvent qu'essayer de s'y adapter et de rendre la situation aussi agréable qu'elle puisse être. On est très loin de l'excellence de leurs rapports d'autrefois, c'est sûr. « Ça s'est bien passé. Comme les précédentes. » C'est rarement durant ce genre de rondes que des choses se passent. C'est presque même une tâche ingrate, que l'on ne s'arrache pas à effectuer. Faire le tour du grillage, tuer les quelques rôdeurs qui pourraient mettre en danger leur quiétude, il n'y a rien d'excitant là-dedans. Bien au contraire, c'est d'un ennui mortel. Aileen, elle, n'est pas dérangée par cet état de fait. Si c'est, en effet, relativement ennuyant, elle n'est jamais la dernière à se proposer pour les effectuer, ces tours de garde réguliers. Parce qu'ils lui permettent d'être seule, de se maintenir occupée d'une façon ou d'une autre. Et tout cela, ce n'est pas négligeable. Voyant un silence inconfortable s'installer entre eux, Aileen sourit de plus bel à Conrad. Ce dernier tour de garde aura au moins eu un avantage : la préparer à cette situation étrange et gênante. Enfin ... un peu. Ce n'est pas encore tout à fait ça.

Quoi qu'il en soit, il faut qu'elle trouve quelque chose à dire pour combler les silences. La dernière chose qu'elle veut, c'est se mettre Conrad à dos. Tout cela est encore très délicat, mais elle veut faire des efforts. Pour lui. Au nom de leur amitié quasi perdue mais peut-être pas encore complètement morte. « Et toi, ça s'est bien passé ? Ils n'ont pas été trop lourds ? » Elle sait qu'ils ont parfois tendance à poser trop de questions, surtout ces derniers temps alors que les arrivées se font plus rares. C'est au compte-goutte, maintenant, que les survivants arrivent. Et les nouveaux doivent toujours faire bonne impression dès le premier coup d’œil, pour éviter de s'attirer les foudres d'un fondateur de la zone. Ou, pire, pour éviter de paraître suspect au plus grand nombre. C'est souvent annonciateur d'un court séjour au sein de la zone ... Mais elle sait que Conrad est un type bien, et qu'il doit avoir fait forte impression à ceux qui l'ont accueilli. Enfin, elle l'espère. Il n'est pas au top de sa forme, mais elle ne peut s'empêcher de penser que Conrad est toujours le Conrad qu'elle a connu, son Conrad de l'université. Assez ironique quand on songe au fait qu'elle a elle-même beaucoup trop changé ... D'ailleurs, il en est témoin. Il le sait, maintenant. Et il a l'air sur la défensive, beaucoup trop au goût d'Aileen. Qui, tant bien que mal, essaye de détendre l'atmosphère. Mais ce n'est pas chose aisée. « Tu dois avoir faim, viens ... » D'un signe de tête, elle indique la direction qu'ils doivent prendre, avant de s'avancer la première. Conrad la suivra, elle en est sûre. De toute façon, elle compte rester à sa hauteur et pas partir devant comme une furie. Qui sait, peut-être que les choses pourront redevenir comme avant entre eux ? Mais elle ne peut pas s'empêcher d'en douter ... de beaucoup douter.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Ven 6 Mai - 13:41




YOU COULD HAVE RESCUED ME FROM DROWNING

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La blonde me sourit subtilement, mais c’est assez pour que la tension quitte un peu mes épaules. Je me détends légèrement, souriant en retour, lui répondant un peu plus sincèrement. J’avais l’impression qu’elle faisait des efforts pour paraître normale, mais même si c’était franchement un peu raté, je me disais qu’il fallait que j’apprécie ces efforts, voir, que je m’en contente même, puisque ça serait comme ça pour l’instant et que n’y elle, n’y moi pouvait y changer quelque chose. Je savais qu’Aileen ne ferrais jamais rien pour me blesser volontairement, et même si j’essaye de le cacher elle me connaissait trop bien pour ne pas se rendre compte que cette situation, ce froid, cette distance entre nous, me blessait, c’est certain.

Ma question m’avait semblé bien stupide et simple, mais elle y répond tout de même et j’hoche donc de la tête en silence pour lui répondre, glissant les mains dans les poches de mon jeans. Pas que je souhaitais que ce se soit mal passé, j’étais quand même dans la zone maintenant, et encore plus important ; Aileen y était, alors non je ne souhaitais pas qu’il y ait un problème, seulement la sécurité de cet endroit n’était pas ce à quoi je pensais en ce moment même. J’aimerais qu’on puisse discuter normalement, mais peut-être qu’une discussion normale ça ressemblait à ça aujourd’hui. En même temps, à part ce genre de choses futiles, de quoi donc pourrait-on discuter? De ces trois dernières années? Il n’y avait rien d’intéressant à raconter de mon côté, et du sien non plus j’imagine, et puis si on commençait à se dire à quel point c’était dur dehors, séparé, combien de gens ont à vue mourir, combien de fois on a pensé que c’était la fin, et qu’il y a eu la peur, mais étrangement, un peu de soulagement aussi, je sentais que ça ne serait pas très joyeux, et ce ne l’étais déjà pas, mais comment ça pourrait l’être ou juste? Parce qu’on est ensemble. On pourrait simplement rester silencieux, profiter du fait que l’autre est en vie, que c’est un miracle qu’on se soit retrouvé après tout ce temps, qu’on ait survécu, mais les silences entre nous n’étaient pas apaisants, ils étaient oppressants, me rendait mal à l’aise.. Sauf qu’on avait déjà été témoin d’un miracle, au tout début de l’épidémie, mais également d’une tragédie, alors à quand la nouvelle? C’était triste de penser ainsi, mais c’était aussi être réaliste, au début on avait été naïfs et c’est ce qui nous a séparé, alors je ne referais pas la même erreur, pas cette fois. Si on est à nouveau séparé, je ne crois pas que la vie nous réunirait encore une fois. Deux fois c’était déjà beaucoup comme cadeau, et la vie était beaucoup plus reconnu pour tout foutre en l’air, encore plus aujourd’hui d'ailleurs.

« Et toi, ça s'est bien passé ? Ils n'ont pas été trop lourds ? » Je secoue de nouveau de la tête, mais négativement cette fois. « Non, mais j’ai dû donner ma carabine et j’me sens un peu nue maintenant. » Je rigole doucement, caressant ma nuque et évitant de la regarder droit dans les yeux. J’hausse ensuite les épaules. « Mais bon je comprends, pour la sécurité et tout, mais ils voulaient prendre le reste de mes affaires aussi… sauf que j’ai pas grand-chose, c’est juste des souvenirs, j’allais pas donner mon chandail de football j’y tiens plus qu’à ma vie. ‘Fin j’ai pas eu à protester tant que ça de toute façon, le garde était plus froid qu’une statue mais il était… sympa, je crois. » Un nouveau rire, plus sincère que le précédent, mais toujours assez subtile. Mon attention est ensuite dirigée vers une dame qui s'approche avec une toux plutôt sévère, je suis forcé de m’approcher un peu d’Aileen pour lui laisser libre passage vers l’infirmerie, mais je me place plutôt à sa droite, gardant une distance acceptable que je pensais nécessaire pour son bien-être, et ça avait toujours été quelque chose de très important pour moi. « Tu dois avoir faim, viens ... » Si j’avais faim? La question ne se posait même pas, j’avais déjà tout le temps faim avant, alors maintenant… Maintenant il n’y avait plus aucun mot qui pourrait un tant soit peu décrire correctement ce que mon estomac gourmand endurait tous les jours. Les mains toujours dans mes poches, je lui souris un peu. « Je te suis. » Elle me tourne le dos puis se met à marcher, semblant savoir exactement où allez.

Je reste silencieux, la suivant, premièrement regardant curieusement autour de moi et dans les pièces qui défilaient à nos côtés, puis ensuite en la regardant, elle. J’avais attendu longtemps pour la prendre à nouveau dans mes bras, sans même savoir si je le pourrais vraiment un jour, ça me tuait de sentir cette angoisse chez elle lorsqu’elle posait les yeux sur moi, comme si elle avait peur que je fasse un pas de trop dans sa direction. Je pouvais toujours lui demander, dans le pire des cas elle me dirait non… « Aileen. » Son prénom m’échappe presque sans que je puisse m’en empêcher. Je m’arrête, attendant de croiser à nouveau son regard, mais contre tout attente, je reste silencieux durant ce qui me semble être une éternité, je me rends compte que c’était quand même un peu violent cette entrée et j’ai le temps de me dégonfler pitoyablement. « Je suis vraiment content de te voir. » Je souris ensuite un peu. Ce n’était pas ce que je voulais dire au départ, mais ce n’étais pas non plus un mensonge, loin de là… Elle le savait certainement, mais je n’aurais pas pu lui dire de laisser faire, puisque la question reviendrait peut-être plus tard et que je n’avais pas envie d’être forcé de lui dire que ça me faisait mal de ne pas pouvoir la prendre dans mes bras, autrefois je n’aurais pas eu de mal à lui avouer cela, mais aujourd’hui je savais qu’elle me lancerait surement un regard perdu, voir mal à l’aise, et ne pas savoir quoi me répondre puisque ne pouvant rien faire pour arranger les choses. Ça ferait tout sauf m’apaiser, ça me blesserait un peu plus et même si je pensais toujours à la blonde avant moi, cette relation avait été trop importante pour moi pour que je puisse tout simplement ignorer le mal que ça me fait de réaliser qu’elle est peut-être perdue à jamais, et je ne peux donc pas m’empêcher d’essayer de m’épargner un peu, d’être prudent, ayant peur que cette douleur ne grandisse.


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Lun 16 Mai - 0:11

 
Conrad & Aileen
 
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La réponse de Conrad, l'espace de quelques secondes, soulage Aileen. Elle se sent comme ... Débarrassée d'un poids. Finalement, tout n'est pas aussi étrange qu'elle l'avait imaginé, entre eux. Il est tout de même capable de dire pas mal de choses. De se montrer un peu plus bavard que ce à quoi ils ont eu tous les deux droit depuis tout à l'heure. Elle se dit que, finalement, les choses ne sont pas aussi différentes d'autrefois qu'elle le pensait. Peut-être même que, avec un peu d'effort, elle réussira à faire en sorte de conserver leur relation d'antan intacte. Cet espoir est illusoire et elle sait qu'il disparaîtra de son esprit sous peu ou, avec un peu de chance, sitôt qu'ils se seront éloignés l'un de l'autre. Elle n'est plus la même, il n'est plus le même ; forcément, leur relation, elle aussi, est différente. Mais elle n'a pas pour autant envie de baisser les bras, pas aussi facilement, pas alors qu'elle le sait si déçu depuis sa toute première réaction. Elle n'a pas été aussi heureuse qu'il aurait aimé la voir, nul doute là-dessus. Et elle le comprend, en fait. C'est évident, c'est tout ce qu'il y a de plus logique. « C'est vrai qu'ils sont assez ... impitoyables avec ça. » Et c'est logique, ils ne peuvent pas se permettre de laisser des armes à feu en libre circulation dans un endroit comme celui-là, supposément très sécurisé. Aileen l'a mal vécu, les premiers temps. Mais comme on les a autorisés à conserver avec eux un petit couteau, elle se sent un peu plus soulagée, bien que toujours trop vulnérable. Se disant que sa réponse n'a peut-être pas été satisfaisante pour Conrad - et après tout ce qu'il vient de lui dire -, elle se décide à en rajouter un peu. C'est le moins qu'elle puisse faire pour lui. « Pour ce qui est des efforts personnels ... Ouais, ils sont plus cool en général. J'imagine que ça dépend du garde auquel on a affaire. » Une fois de plus, Aileen s'autorise un petit sourire. Ce n'est pas encore miraculeux, mais c'est agréable de sentir un poids en moins sur ses épaules. Comme si, finalement, les retrouvailles avec Conrad avait eu un effet concret sur son moral ; quand bien même elle ne lui a pas assez montré.

Mais bref, ils ne peuvent pas rester plantés là plus longtemps ; Conrad doit crever de faim. Et Aileen a peur que la conversation finisse par tourner en rond, les rendant tous les deux encore plus mal à l'aise qu'ils ne le sont déjà ... Alors, une fois sa remarque lâchée, elle se met en mouvement. Persuadée que, de toute façon, Conrad la suivra. Il doit en effet avoir faim. Et, quoi qu'il en soit, il ne doit même pas savoir où aller ... Les gardes et autres types de l'accueil ont tant à faire que ce n'est pas leur priorité d'indiquer les douches, le dortoir, la cafétéria ... C'est logique, en fait. Et puisque Aileen est là, autant qu'elle se charge de ce petit tour des lieux. Qui se poursuivra peut-être une fois que Conrad se sera rempli l'estomac. Enfin, plus ou moins : ils rationnent, dans la zone. D'un bref coup d’œil sur le côté, la blonde s'assure tout de même que son plus vieil ami encore en vie - cette seule pensée la fait frissonner - est toujours là. C'est le cas, elle surprend d'ailleurs son regard interrogateur posé sur elle. Il a l'air en pleine cogitation ; peut-elle seulement lui en vouloir ? Plus aucun mot n'est échangé mais ils n'en ont pas vraiment besoin. Quoi que, si autrefois ils se comprenaient en un échange de regard, elle n'est plus sûre que ce soit le cas aujourd'hui. En fait, elle est même persuadée que ce n'est plus aussi simple. Tous les deux ont parcouru tant de chemin chacun de leur côté ... Le destin ne leur a laissé aucune chance. N'a, en tout cas, laissé aucune chance à leur amitié, à leur relation. Aileen est interrompue dans ses réflexions par Conrad qui, d'un coup d'un seul, sans prévenir, lâche son prénom dans un souffle qui semble presque désespéré. Par automatisme, elle s'arrête de marcher. Puis se tourne vers lui, les sourcils légèrement haussés. Est-elle en droit d'appréhender ce qui va suivre ? Elle n'en sait rien, mais elle le fait. Parce qu'elle est comme ça, maintenant : pleine de stress en toutes circonstances, et même avec Conrad alors qu'il n'y a jamais eu de place pour ce genre de questionnements entre eux ... Dans le temps.

A présent, ce n'est plus du tout pareil. Et c'est en effet pleine d'anxiété qu'elle attend la question, ou la remarque, qui suivra. L'expression affichée par Conrad n'aide en rien, elle ne sait pas à quoi il réfléchit, mais il a l'air très pensif. Peut-être même ... surpris lui-même par ce qu'il vient de faire ? Comme s'il regrettait déjà de les avoir arrêtés dans leur mouvement ? Il n'aurait pas dû ... Il n'aurait pas ... Finalement, ce qu'elle attendait finit par arriver. Et elle retient avec beaucoup de difficultés un soupir de soulagement de lui échapper. Au départ, sa pensée est "ce n'était que ça" et puis, comme elle connaît Conrad et qu'elle semble toujours capable de deviner pas mal de choses à propos de lui malgré tout, elle comprend que ce n'était pas son intention première. Qu'il voulait lui dire, ou lui demander autre chose. Quelque chose de tout à fait différent. Quelque chose qui n'aurait sans doute pas plu à Aileen. Alors, elle en est doublement soulagée, même si elle ressent un pincement de culpabilité à cette idée. Conrad ne lui a rien fait, et elle agit avec lui comme s'il était un parfait étranger ou une menace potentielle ... N'importe quoi. « Je suis contente de te voir, moi aussi. » Et c'est sincère, elle espère qu'il le verra, qu'il le devinera malgré tout. Ce n'est pas parce qu'elle agit aussi bizarrement avec lui qu'elle n'est pas contente de le savoir en vie et, désormais, près d'elle. Tout est encore assez étrange entre eux, et cela risque de durer, mais elle sait qu'ils ont juste besoin d'un temps d'adaptation. Après, les choses iront mieux. Elle veut y croire, de toutes ses forces. « Allez, viens, on discutera de combien tu es content de me voir pendant que tu mangeras. » La présence de Conrad semble lui être bénéfique, elle se sent déjà beaucoup plus à l'aise. Mais pour combien de temps ? Elle sait à quel point ses humeurs peuvent être changeantes, et être altérés par la solitude qu'elle finit toujours par chercher et trouver, coûte que coûte. D'un pas assuré mais mesuré, elle guide finalement Conrad jusqu'à la cafétéria. Là, il va pouvoir manger et, peut-être, retrouver le sourire pour de bon. Il en a besoin. Et Aileen aussi.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Lun 30 Mai - 5:51




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Tout était tellement plus simple avant. C’est ce qu’on dit, c’est ce que tout le monde dit. Des mots, c’est tout ce qu’ils sont, où des vœux, dans certains cas, comme dans le mien. Quand nous étions petits, on croyait, mais depuis quelques années on a tous compris qu’il n’y aurait plus de cadeau pour aucun d’entre nous, que tout ce qui se trouverait sur notre route désormais serait des morts, ou des survivants qui parfois se montrait tout aussi cruels, si ce n'est pas plus. Dans tous les cas ils t’enlèveront tout ce que tu as, tout ceux que tu aimes, et t’enlèveront peut-être même la vie, où alors tu le ferras toi-même, si tu as assez de courage pour appuyer sur la gâchette, parce que le pointer sur ta tempe, ça tout le monde l’a déjà fait au moins une fois, c’est facile, mais avoir le cran d’appuyer? C’était pas donner à tout le monde malheureusement, alors on continuait d’avancer, même si il n’y avait plus rien pour nous ici et qu’on le savait, plus rien excepté un peu plus encore de douleur à éprouver, un peu plus de larmes à pleurer. J’avais eu mes moments sombres moi aussi, qui n’en avaient jamais eu? Ça arrivait aux meilleurs d’entre nous, et tout ce qui me faisait mettre un pied devant l’autre c’était l’idée que la blonde puisse toujours être en vie, l’idée que je puisse la revoir, c’était la seule que j’avais revu après que les morts ne se soient réveillés. Alors depuis le jour où on s’était fait séparés, je la cherchais, peu importe à quel point je pouvais désespérer parfois. Aujourd’hui je l’avais retrouvé et pourtant je ne me sentais pas tellement mieux, parce que je ne l’avais pas retrouvé elle, j’avais seulement retrouver quelqu’un qui portait son visage, mais même ça, ça avait changer. Elle semblait fatiguée, même si elle avait quatre murs et un toit depuis un moment maintenant. Je le savais puisque visiblement elle connaissait bien l’endroit, pas du tout surprise des rapports que je lui sers pour répondre à sa question. D'ailleurs, c’est ce qui me fait penser à regarder si elle avait choisi de garder un couteau, comme on me l’avait proposé. Je l’avais vu plus tôt, mais j’avais cru que c’était pour faire le tour des grillages ; apparemment non, puisqu’elle l’avait toujours, à moins qu’elle n'ait pas pris le temps d’aller le reporter avant de me retrouver ici mais j’en doutais, elle semblait insécure, même armée, alors désarmée ? Tout à l’heure elle ne semblait pas pressé qu’on se retrouve face à face, alors qu'elle me connaissait depuis toujours, sans grillage pour m’empêcher d’être trop proche d’elle, mais mine de rien, même si au début il m’avait plus dérangé qu'autre chose, il m’avait servi une fière chandelle au final. Sans lui je n’aurais jamais compris par moi-même qu’elle ne souhaitait pas qu’on s’enlace, et je lui aurais peut-être fait la peur de sa vie, et alors notre rencontre aurait été des plus désagréable. Je ne pensais pas possible qu’elles aient pu se passé plus mal qu’elles ne l'avaient déjà été, mais maintenant que j’y pensais, je me rendais compte que ce n’était pas impossible. Va savoir si c’est quelque chose qui me soulage ou qui me pèse un peu plus.

J’avais pourtant finis par avoir envie de ne plus respecter cette distance qu’elle imposait, sans même le demander, ça se sentait. C’était un peu réconfortant de se rendre compte que je savais toujours un peu la lire, même après tout ce temps, même après qu’on est tous les deux changé, pour le bien ou pour le pire, peut-être un peu des deux. Elle s’était retournée, et dès que j’avais croisé ces yeux j’avais abandonné comme un lâche, ayant trop peur de sa réponse qui m’aurait peut-être déplu, très certainement déplu, finalement. Elle aussi, semblait toujours être capable de me lire, ça se voit qu’elle comprend que ce n’est pas ce que je voulais dire au départ, même si je pensais les mots que j’avais prononcé. « Je suis contente de te voir, moi aussi. » Les pensaient-elles aussi? Aileen n’était pas une menteuse, mais peut-être qu’aujourd’hui elle l’était? Non. La blonde était restée une bonne personne, je le savais. Elle avait peur, elle était triste, les événements et le temps l’avaient brisé petit à petit, c’est tout. Elle n’allait jamais être mauvaise, elle ne le pouvait pas, c’était impossible.

C’est ensuite la blague d’Aileen qui me fait sortir de mes pensées profondes, réussissant même à me faire sourire, sincèrement cette fois. Un beau sourire, presque rayonnant. Je dis presque, parce qu’ils ne pourront jamais être aussi brillants qu’ils étaient avant, pas après tout ce que j’avais vu, perdu, et fait. La blonde le comprendrait, puisqu’elle était dans la même situation, comme tout le monde d’ailleurs. « Tu veux pas me voir parler en mangeant » plaisante-je à mon tour alors que mon sourire s’élargit. Elle me connaissait bien après tout, on ne s’était pas souvent vu en chair et en os, mais combien de fois m’étais-je rendue compte qu’elle avait de la mayonnaise sur le nez alors qu’elle ne mangeait même pas? Beaucoup trop de fois, et à chaque fois je ne savais pas comment j’arrivais à faire du dégât jusqu’à là, même si je faisais toujours plus attention. Ne pas manger devant elle aurait pu être une solution, mais si je ne dormais pas ou que je n’étais pas sur le terrain de football, je mangeais forcément. Repenser à tout ça n’aide pas mon état, d’ailleurs. Je passe une main sur mon ventre alors que celui-ci se lamente à nouveau. Il ne se taisait jamais et était de plus en plus bruyant depuis quelques jours, alors je suis Aileen à la cafétéria sans broncher, bien au contraire, j’ai même de la difficulté à ne pas lui marcher sur les talons, mais je respectais tout de même une certaine distance, parce que même si ça me déplaisait j’écoutais les besoins d’Aileen et ils passaient avant les miens, comme toujours. Certaines choses n’avaient donc pas changé tant que ça, comme mon appétit par exemple.

On finit, par passer deux portes et entrons dans une grande salle où des longues tables étaient alignés. Les cuisines étant visiblement au fond. Une odeur de bons petits repas chauds envahis mes navires et rend cette histoire de distance de plus en plus difficile, mais j’attends comme un gentil petit garçon, laissant Aileen s’occuper de tout, les mains glisser dans mes poches maintenant que je ne craignais plus que quelqu’un ne m’arrache mon sac. Mais je finis par froncer les sourcils, me rendant compte qu’on nous regardait un peu trop à mon goût. Les regards n’avaient pas l’habitude de me déranger, j’avais seulement perdu l’habitude depuis l’école et surtout depuis l’apocalypse. C’était vraiment étrange de se retrouver de nouveau dans un semblant de communauté, je ne pensais pas que cela serait aussi perturbant mais finalement, je me sentais mal à l’aise comme je ne l’avais jamais été devant un groupe de personne. Je me penche légèrement sur l’épaule d’Aileen, oubliant un peu qu’elle avait besoin de sa bulle maintenant, voulant chuchoter quelque chose à son oreille pour empêcher que tout le monde ne l’entende. « Ils n’ont jamais vu de petit nouveau ou quoi ? » Je n’étais pas aussi sale que ça après tout, et puis ils étaient à l’extérieur avant la zone, on l’avait tous été un jour ou l’autre, ils savaient tous comment c’était, ou avait décidé de l’oublier. Si certaines choses avaient changé, tout n’était pourtant pas complètement différent, s'en était encore une preuve ; même après avoir perdu des proches, avoir confronté la mort, s’être battu pour rester en vie jour et nuit, les gens jugeaient toujours autant. Ce que je ne savais pas, c’est qu’ils ne me jugeaient pas moi, mais bien Aileen, leurs regards pouvaient simplement être confondues, et je ne voyais pas pourquoi ils fixeraient la blonde. Elle leurs ressemblaient, elle, sauf que je ne savais pas qu’elle était solitaire ici, qu’elle évitait de sociabiliser lorsqu'elle le pouvait, et que du coup ça pouvait paraître bizarre qu’elle accueille un petit nouveau comme ça. Ils ne devinaient peut-être pas qu’on se connaissaient déjà, mais qui pouvait les blâmé pour ça? On aurait pu facilement passer pour un couple avant, mais les choses n’étaient plus comme avant, on ne s’était même pas touché depuis qu’on c’était retrouver et j’avais bien peur que cela durerait. C’était pas moi qui voulait ça, mais bien elle, et tant et aussi longtemps qu’elle ne le voudrait pas, je resterais à distance, peu importe à quel point ça peut me tuer. De toute façon, après tout ça, je ne sais même pas s’il était possible de se sentir un peu plus mal à l’intérieur… J’avais gardé les yeux sur une table plus loin et lorsque je tourne à nouveau la tête vers l’avant je me rends compte que j’étais un peu trop proche, plus proche qu’on ne l’avait été depuis très longtemps, alors je recule d’un pas, la tête de nouveau au-dessus de mes épaules. « Désolé. » Nous n’avions pas échangé un seul mot, mais elle, comme moi, savait bien qu’elle n’était plus à l’aise avec le fait d’être proche de quelqu’un physiquement, comme nous l’avions brièvement été ces deux jours il y a de cela presque trois ans, alors je m’excuse, pour qu’elle sache que ce n’était pas mon intention de la mettre mal à l’aise, que ça c’était fait tout seul, que c’était l’habitude. Elle le savait après tout, j’étais quelqu’un d’affectueux, je ne parlais pas beaucoup de mes sentiments, je le montrais à l’aide de gestes, alors malgré le fait que je souhaitais respecter ses demandes silencieuses, je n’avais simplement pas pu combattre qui j’étais sur le coup. Le comprendrait-elle?


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Jeu 2 Juin - 23:52

 
Conrad & Aileen
 
ONE BY ONE. HOLLOW HEROES SEPARATE. AS THEY RUN. YOU'RE SO COLD. KEEP YOUR HAND IN MINE. WISE MEN WONDER WHILE STRONG MEN DIE.

Aileen n'a même pas pris le temps de réfléchir, les mots sont sortis de sa bouche sans qu'elle ait besoin d'y faire quoi que ce soit. C'est comme si de vieilles habitudes, des automatismes censés être oubliés depuis longtemps, refaisaient brusquement surface. Serait-ce possible ? Peut-être bien. Après tout, Conrad a toujours eu un impact concret sur elle. Même à l'époque - c'est-à-dire pratiquement depuis qu'ils se connaissent - où ils ne se voyaient pas en chair et en os, où ils communiquaient uniquement via leurs téléphones et internet. L'idée est envisageable. Et Aileen ne sait pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Pour elle, cela ressemble plutôt à une mauvaise chose. Et, en même temps, elle ne peut pas empêcher un brin de nostalgie de la saisir, maintenant qu'elle est avec lui. A n'en pas douter, cette sensation ne disparaîtra pas dans l'immédiat ... Peut-être même qu'elle sera là tant qu'elle sera en sa présence. Elle ne sait pas, elle ne veut pas y réfléchir. Elle aura tout le temps de regretter son laisser-aller plus tard ... quand elle sera de nouveau seule ... Pour l'heure, elle refuse tout bonnement d'y songer. Et compte bien profiter des minutes à venir, tant pis si cela fera, plus tard, venir des regrets. « Hum ... oui, en effet. » Elle conserve son sourire, qui doit sonner faux aux yeux de Conrad qui la connaît si bien, mais c'est le mieux qu'elle puisse faire. Et elle voit bien, au visage de Conrad, qu'il est plus ou moins dans le même état qu'elle. Comment pourrait-il en être autrement ? Il doit en avoir traversé et vu des choses, lui aussi. Rien ne peut plus être comme avant. Il va juste falloir qu'ils apprennent tous les deux à composer avec. Qui sait, peut-être qu'ils finiront par trouver un nouveau rythme à leur relation, ou une toute nouvelle relation. Aileen ne parvient pas à apaiser ses doutes, mais elle ne peut empêcher un brin d'espoir de s'emparer d'elle. Et si, finalement, c'était ici et maintenant le moment de repartir sur des bases plus saines ? Là aussi, elle préfère éviter de trop y penser. Trop souvent, la désillusion a laissé place à l'espoir. Trop souvent, le pessimisme a été obligé de reprendre toute sa place. Alors elle garde à l'esprit que tout cela est fort possiblement éphémère. Elle préfère envisager le pire pour être prête à profiter pleinement du meilleur. C'est logique, non ? Elle est persuadée que tous, ou presque, envisagent les choses ainsi. Il vaut mieux ; c'est la seule façon de se préserver un tant soit peu.

Plutôt que de rester plantée là, à attendre que la situation redevienne gênante, Aileen décide de prendre les devants. D'un pas décidé, elle reprend leur trajectoire initial, les menant rapidement jusqu'à la cafétéria et le coin de celle-ci où Conrad pourra se servir, enfin ... être servi. Ce n'est tout de même pas en libre service. Une femme, derrière le comptoir "principal" est en train de finir de préparer des plateaux. L'un d'eux étant déjà enroulé dans une sorte de plastique qu'ils utilisent pour éviter les pertes, Aileen s'en saisit. Elle ne veut pas rester là éternellement et, surtout, elle sait que Conrad a faim. Elle doit tout de même attendre que la femme finisse de préparer quelques plateaux puis, à tous les coups, elle viendra lui donner les couverts. Ils sont derrière, et Aileen n'a pas envie de faire le tour pour les récupérer ; elle risquerait d'être regardée de travers pour prendre ainsi les devants. Alors elle patiente, quand bien même elle se doute que Conrad doit être en train de mourir de faim. Visiblement pas assez pour n'être concentrée que sur la nourriture chaude qui se trouve devant eux. Il s'est rapproché, et elle n'a rien vu, rien senti. Ce qui pourrait être un bon signe pour sa santé mentale - d'habitude elle s'en rend compte en un quart de secondes à peine -, se révèle en fait être un simple manque d'inattention. Et dès qu'elle s'en rend compte - parce qu'il vient de parler près de son oreille - elle se tend. Elle ne sait pas si c'est imperceptible ou, à l'inverse, très perceptible. Peut-être que Conrad n'a rien remarqué cette fois, sur un coup de chance ou sur un malentendu. Mais quoi qu'il en soit, Aileen décide de faire comme si de rien était. Tout plutôt que de le blesser une nouvelle fois, quoi qu'il en coûte pour elle. « Laisse tomber, ils doivent s'ennuyer. » Même à ses propres oreilles, sa voix lui paraît incroyablement - et ridiculement - faible. Étranglée, aussi. Qui sait, peut-être que là également il ne se sera rendu compte de rien. Bizarrement, elle ne parvient même pas à y croire une seule seconde ; Conrad la connaît si bien que ce serait plus qu'étonnant, à ce niveau-là. Mais tant pis, elle ne peut vraiment pas faire mieux. Même en faisant tous les efforts du monde. Pour noyer le poisson comme elle peut, Aileen prend le temps de regarder brièvement autour d'eux, et ses yeux se posent en effet sur quelques têtes curieuses.

Très franchement, elle n'y prête plus attention. La preuve : elle ne s'en était pas même rendue compte avant que Conrad ne le fasse remarquer. Comme quoi, elle est vraiment capable de s'adapter à tout. Alors elle ne doit pas perdre espoir vis-à-vis de Conrad ; ils finiront par y arriver, par trouver un terrain d'entente tacite. La femme derrière le comptoir vient de terminer son dernier plat, elle prend donc la peine de s'approcher d'eux et de poser des couverts sur le bois face à Aileen. Celle-ci s'en saisit et se contente d'un petit remerciement faible ; cette femme ne l'apprécie pas vraiment. Peut-être parce qu'elle ne discute jamais avec elle ? Repousse toutes les tentatives de discussion qu'elle a pu lancer ? Elle n'en sait, et elle s'en fiche pas mal. Cela ne le dérange pas. Elle n'est pas venue dans la zone pour se faire des amis, elle ne cherche pas à se faire des amis tout court, en fait. Alors qu'elle se retourne - en reculant discrètement d'un petit pas en arrière -, pour accompagner Conrad jusqu'à une table et lui permettre - enfin - de manger, elle se retrouve quasi nez à nez avec lui, justement. Merde. Il était encore plus proche qu'elle le pensait au départ. Son désarroi doit se lire sur son visage - à moins que ce ne soit un simple réflexe s'étant déjà mis en place chez Conrad face à la nouvelle Aileen - parce qu'il s'excuse d'emblée. Elle lui offre un sourire sans joie. « C'est bon. » Il ne faut vraiment pas qu'ils en fassent toute une histoire ; Aileen risquerait de ne pas en ressortir victorieuse ... Loin de là même. Ce n'est pas Conrad en lui-même qui l'inquiète et la met dans des états pareils, c'est l'ensemble des êtres vivants. Et en particulier ceux qui se trouvent dans cette pièce et la considèrent déjà comme une fille impolie et irrespectueuse. Qu'importe. Conrad sait qu'il est - enfin, qui elle était - et cela lui suffit bien. Tout est différent mais, encore une fois, c'est logique. Et ni l'un ni l'autre n'y peuvent quoi que ce soit dans l'immédiat. Il leur faudra du temps ... beaucoup de temps. A la fois pour s'y habituer, mais aussi pour s'adapter et faire en sorte que tout se passe pour le mieux ; et aussi bien que cela puisse être possible. Rien ne dit que ce sera rapide ou long. Ils feront comme ils pourront et ils verront bien où cela les mène ...

En tout cas, c'est sans surprise que la jeune femme constate que Conrad a d'ores et déjà intégré l'idée qu'ils ne pouvaient plus être aussi proches qu'avant. Il n'ont que trop rarement, dans le passé, été physiquement été en contact. Mais son bref séjour dans la ville de Conrad et leur petite escapade à deux aura été suffisante pour leur faire réaliser ce qui aurait été possible ... Si le monde entier n'avait pas décidé de les séparer. Impossible de dire pourquoi mais, visiblement, le Destin avait une dent contre eux. Ou, en tout cas, contre l'idée de Conrad et Aileen ensemble. Allez comprendre ... « Allons-y. » Vaine tentative de détendre l'atmosphère de nouveau. Rien ne dit qu'à un moment ou un autre, ils parviendront à apaiser leurs esprits très tendus. Elle ne sait pas si c'est l'ambiance qui règne dans la cafétéria qui a un tel effet sur eux mais il semblerait qu'il leur soit brusquement devenu difficile de se comporter presque naturellement. Cela finira peut-être par leur revenir ... peut-être. Aileen s'installe la première sur une table, très à l'écart des autres et de leurs regards - et oreilles - curieux. « Tu devrais manger pendant que c'est encore chaud, ça ne durera pas. » Comme tout, n'est-ce pas ? Rien ne dure. Et tout semble vouloir leur prouver. En permanence. Elle ne sait pas combien de temps durera la zone mais tous les espoirs qu'elle a pu ressentir il y a à peine quelques minutes viennent de s'envoler. En un rien de temps. Juste ... comme ça. Parce qu'elle sait, elle est persuadée de tout son cœur et avec toute son âme, que rien ne peut durer. Pas même la zone, qui semble si sûre et si solide. Tout finira par s'effondrer de nouveau et tous ceux qui avaient cru aveuglement à une nouvelle vie parfaite auront un dur atterrissage. A moins que le monde entier décide de la contredire une nouvelle fois. Après tout, on lui a fait une drôle de farce en (re)plaçant Conrad sur sa route ...

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Sam 25 Juin - 20:28




YOU COULD HAVE RESCUED ME FROM DROWNING

AILEEN AND CONRAD | You're as cold as ice, you're willing to sacrifice our love. You're closing the door, you leave the world behind. Cold as ice, you know that you are.. Cold, cold, as, as, ice, as cold as ice to me.




C’était peut-être fou de sourire, même après tout ça, peut-être que j’avais perdu la raison, mais peut-être que c’était mieux comme ça, n’avions pas tous perdu un peu l’esprit? Il y a des horreurs qui ne devraient même pas être permis d’être vu et qui pourtant c’était déroulé devant mes yeux, de vrais scènes digne d’un film de Décadence, et heureusement j’étais celui qui était de l’autre côté de la vitre, j’étais celui qui regardait, alors que j’aurais pu, de nombreuses fois, finir entre les mâchoires d’un rôdeur. Est-ce que je méritais plus qu’un autre de vivre? Non, je n’étais pas quelqu’un de mauvais mais je n’étais pas un saint non plus, et de toute manière le monde ne marchait plus de cette manière, si seulement il a un jour été juste… Des enfants tombaient malade avant, aujourd’hui ils se font dévorer vivants, peut-être que le monde est tout aussi cruel qu’il l’était finalement, mais que les règles du jeu ont tout simplement changé. Je le réalise un peu plus tous les jours et pourtant j’arrive toujours à sourire. J’avais perdu beaucoup, ma mère et mon frère n’étaient certainement plus de ce monde, mon père… lui j’espérais qu’il c’était fait bouffer par sa pouffe. Sauf qu’il y avait une personne que je n’avais pas perdu ; Aileen. Alors il y avait de quoi sourire, même si c’était froid, même si c’était différent. Après tout, tout était différent aujourd’hui, nous avions tous changé avec le monde autour de nous. J’étais un optimiste mais je savais être réaliste lorsqu’il le fallait vraiment. J’avais fait du chemin, j’avais rencontré et perdu des gens sur la route, j’en avais même croisé qui m’aurait bien planté leur couteau dans le dos, mais j’avais continué d’avancer, dans un seul et unique but ; retrouvé Aileen. Ça m’avait souvent paru stupide, illusoire, impossible, mais on ne parlait plus de rêves, ou d’espoir, elle était bien là, devant moi, vivante et plus ou moins en bonne état. Alors oui, je me permettais de sourire, peu importe à quel point c’est difficile de se rendre compte et d’accepter que les choses ne seront plus jamais comme avant, que cette époque était révolue, mais une nouvelle commençait, pouvait enfin commencer maintenant qu’on était ensemble, elle ne serait pas de tout repos, ces choses à l’extérieur n’allaient pas disparaître pour autant, beaucoup de gens et d'événements essayeront de se mettre entre nous deux, toujours, mais j’étais prêt à me battre pour ma place auprès d’elle. La blonde semblait beaucoup moins motivée que je pouvais l’être mais je n’avais aucun problème avec le fait de me battre pour deux.

Alors c’est en ne perdant pas ce petit sourire plus tôt trouvé que je suis Aileen jusqu’à la cafétéria et jusqu’au comptoir où se trouve la nourriture. Ça faisait des mois que je n’avais pas bien mangé, je savais que je n’en aurais jamais assez pour étouffer complètement la faim, mais pour une fois, je l’espère, mon estomac ne se plaindra pas de ce que je peux lui balancer. À ce moment, devant les plateaux de nourriture, j’ai presque une envie de me pincer, juste pour être sûr que tout cela est réel. J’avais eu quelques abris c’est vrai, mais ce n’était pas toute les nuits que j’avais la chance d’être couvrit, de dormir sur un matelas ou quelque chose de plus ou moins confortable, dehors on faisait avec ce qu’on trouvait, alors c’était presque trop beau pour être vrai. J’avais un abri -et ce n’était pas une petite maison qui risquait de me tomber sur la tête, c’était une putain de forteresse-, j’allais bientôt manger un petit plat chaud et il se trouvait juste là dans les mains d’Aileen. L’apocalypse était toujours à jour, certes, mais il faudrait être fou pour ne pas se rendre compte que j’ai de la chance. Après tous ces mois je n’allais certainement pas m’en plaindre. Les gens n’étaient pas très accueillant mais on ne pouvait pas tout avoir, n’est-ce-pas? « J’aurais peut-être dû passer à la douche en premier, mais bon tant pis j’ai trop faim. » Je n’étais plus habituer à ce genre de comportements, ils me paraissaient venir d’une tout autre époque, mais les regards ne m’avaient jamais dérangé, ou les jugements, ce que les autres pensaient m’importaient peu, et ça c’était la seule chose que mon père m’avait apporté. Aileen aussi ne semble pas s’en préoccuper plus qu’on ne le devrait non plus, alors la discussion s’arrête là, et mes pensées se disperses. Une douche. Je ne pensais plus possible de profiter d’une telle chose à nouveau, et ça peu paraître con mais si je devais choisir entre la douche et une femme, je prendrais très certainement la douche. Je souris, me trouvant drôle, mais celui-ci s’efface alors que la blonde se retourne et se retrouve à quelques pouces de mon visage. Je déglutis, reculant d’un pas. Je n’étais pas mal à l’aise proche de la blonde, au contraire même, cette situation le prouvait d’ailleurs. Pendant un instant je m’étais arrêté de penser à la situation, je m’étais perdu dans mes pensées, et sans même m’en rendre compte je m’étais approché d’elle comme si elle était la seule source de chaleur sur cette planète froide. C'est sa réaction près de moi qui me rendait mal à l'aise, il ne fallait pas se méprendre. « C'est bon. » C’est ce qu’elle dit, mais je suis sensé y croire? Même si je le voudrais… Je la connais trop bien, elle est tendue, elle aurait envie de fuir et son regard ressemble à celui d’un petit animal traqué. Je sens que ce n’est pas contre moi, mais c’est tout de même vexant de se rendre compte qu’elle est aussi mal proche de moi, même si c’est proche des gens en général qu’elle n’est pas à l’aise. Je sens également que je ne devrais pas me faire trop d’espoir, croire qu’elle a juste besoin de temps, parce que ça pourrait finir mal pour moi.

Alors j’hoche de la tête même si je ne crois pas un seul de ces mots et qu’elle le sait très certainement, et je la suis jusqu’à une table qu’elle choisit -sans surprise une qui est très à l’écart, mais ça ne me dérange pas plus que ça, après tout je suis là pour être avec elle et personne d’autre. Enfin, pour l’instant j’allais surtout me concentrer sur ma nourriture et je savais qu’elle ne m’en tiendrait pas rigueur, même qu’elle sera peut-être contente de ne plus être le centre de mon attention pour un court instant -je dis court parce que presque aussitôt assis je me suis jeter sur ma nourriture et j’ai tout engloutis dans le temps de le dire. J’aurais bien pris trois autres plateaux comme ça mais je sais que je n’ai certainement pas le droit et même si j’avais le droit je n’oserais pas. Je ne suis pas seul ici et même si les gens, pour l’instant, m’ont surtout lancé des regards louches, je pensais aux autres, comme je l’avais toujours fait. Ça aurait pu disparaître avec le temps et avec tout ce qui c’était passé mais c’était pourtant resté, si c’était une bonne chose? Oui et non. Quand je voyais des humains, rendu presque bestiales, qui volent sans scrupule les plus faibles, je me sens fier de ne pas avoir perdu mon empathie et mon humanité, sauf que de nombreuses fois j’aurais pu perdre la vie pour en sauver une autre qui, si les rôles avaient été inversé, m’aurait laissé mourir sans même s’en vouloir, alors que moi, je n’étais pas capable de tels choses même si c’était pour survivre, je m’en mordrais les doigts jusqu’à la fin des temps.

C’est donc que quelques minutes plus tard que je pousse légèrement mon assiette, essuyant ma bouche d’un revers de manche, passant ensuite une main dans ma barbe qui commençait à être assez longue, ce qui pouvait justifier en partie les regards qu’on me jetais un peu plus tôt. Sauf qu’à l’extérieur il y avait souvent des choses plus importantes à faire comme eh, je sais pas, sauver sa peau? « Je devrais l’enlever, bientôt des petites bêtes pourront faire leurs nids dedans. » Je rigole doucement, exagérant bien entendu, celle-ci était encore loin d’atteindre mon torse, mais j’avais de quoi passer les doigts sous le menton, ce qui n’était pas souvent mon cas avant. J’avais des coéquipiers qui en avait, de la barbe, mais moi je trouvais que c’était désagréable avec le casque, alors j’avais pris l’habitude de la garder toujours très courte, même s’il m’arrivait d’arrêter de m’en occuper lorsque les vacances arrivaient. Je passe ensuite une main sur mon ventre. « C’était pas mauvais. On peut manger combien de fois par jour? » Il devait y avoir des règles, c’est certain, il y avait beaucoup de gens ici et la bouffe ne se trouvait plus aussi facilement qu’avant, j’avais cru voir une petite ferme plus loin par contre, je ne savais pas si ils récupéraient beaucoup de choses mais surement un peu quand même, vu tous les survivants rassemblés ici. Je n’avais jamais été contre être en groupe, mais je n’avais jamais dépassé la vingtaine, je ne voudrais pas être en charge de tous ces gens, m’inquiéter pour tous ces gens… Mais sans ça, il n’y aurait pas de zone, et donc je n’aurais peut-être jamais retrouvé Aileen, ou alors pas maintenant et pas ici…


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Lun 27 Juin - 23:25

 
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Retrouver Conrad lui donne un semblant de bonne humeur. Elle est parvenu à sourire une fois ou deux. Des sourires faiblards à chaque fois, mais des sourires tout de même. Difficile de dire si cela durera. Ce qu'il est plus facile de deviner, en revanche, c'est que la présence de Conrad y est pour quelque chose. En fait, c'est même là que se trouve sa principale cause ; depuis son arrivée dans la zone, elle a bien du mal à s'intégrer. Parce qu'elle n'a jamais cherché à le faire, elle préfère - et de loin - rester dans son coin. Forcément, il es compliqué, dans ces conditions, de trouver quelque chose qui prête à sourire. Cela ne la dérange pas outre-mesure, même si c'est aussi assez libérateur de se l'autoriser. Comme si, d'une certaine mesure, retrouver Conrad, parler avec lui - et même plaisanter avec lui - lui permettait de retrouver un peu d'elle-même. Un peu de celle qu'elle était autrefois. « Tu pourras prendre une douche après, ce n'est pas un problème. » Après tout, pourquoi se presser ? Il a du temps devant, ils ont du temps devant eux. Si Conrad doit en effet se sentir mal à l'aise et sale, ce n'est rien à côté de la faim qui doit le tenailler. C'est là que se trouve la priorité, et ils le savent tous les deux. Alors c'est évidemment ici qu'ils vont s'attarder un peu, le temps que Conrad se sustente et retrouve le plaisir d'avoir un bon plat chaud à se mettre sous la dent. Elle n'a pas à lui poser la question pour savoir, et se douter, qu'il s'agit là d'un miracle auquel il ne croyait peut-être même plus. Ce n'est pas facile de trouver de la nourriture lorsque l'on est dehors, il est donc largement temps pour lui de profiter de ce qu'on lui offre. Bien sûr, il mettra la main à la pâte d'ici quelques jours, pour le "mériter". Mais la question ne se pose pas encore.

Le plateau récupéré, Aileen est prête à rejoindre une table pour permettre à Conrad de manger. Sauf qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il se tienne si proche d'elle, et qu'elle est surprise de se retrouver quasi nez-à-nez avec lui. Elle se braque un peu, réussit plus ou moins à s'en remettre. Et puis elle essaye de rassurer Conrad. Elle voit, à l'expression affichée sur son visage, que c'est un échec. Loin d'être rassuré, il semble ... vexé. Elle ne s'en formalise pas plus que cela ; il vaut mieux, de toute façon, qu'elle s'y fasse dès maintenant. Ils vont, après tout, passer pas mal de temps ensemble. Conrad, lui aussi, finira bien par s'en accommoder ou, à défaut, par s'y habituer. La première, Aileen rejoint une table et s'y installe. Conrad ne tarde pas à faire de même, puis commence à manger. Plutôt que de le fixer - ce serait franchement le summum du gênant -, elle jette quelques regards autour d'elle, autour d'eux. Les regards posés sur eux se sont détournés, mais quelques coups d’œil curieux se font parfois sentir. Ce n'est pas étonnant, quand on y pense. Aileen n'a pas parlé à grand monde depuis son arrivée ici. Alors, forcément, ce doit être surprenant - voire même choquant - de la voir si proche - dans une certaine mesure - d'un parfait étranger, d'un fraîchement arrivé. Le fait que les survivants soient si entassés dans la zone, et s'ennuient aussi à longueur de temps, fait que les commérages ont repris de plus bel. Aileen a parfois la sensation d'être de retour dans son bar. A l'époque où, tous insouciants, ils se racontaient les potins, tant sur leur cercle d'amis que sur le monde dans son intégralité. Les stars et les histoires de drogues. Les couples qui se faisaient et se refaisaient. Ce n'est évidemment pas une bonne chose de retrouver cet aspect-là de son ancienne vie, mais on s'y fait, à cela aussi.

Et puis ... elle vit tellement en reclue qu'elle se tient à distance de ça également. Elle n'y prête guère attention. Ce sera évidemment bien différent, à présent que Conrad est là. Elle s'imagine mal l'ignorer et l'éviter en permanence, quand bien même cela risque de se produire un tant soit peu ... Difficile - voire impossible - de changer ses habitudes du jour au lendemain. Elle est changée, et cela implique un certain nombre de conséquences qui ne plairont probablement pas à Conrad, son vieil ami. Avec tout ça, elle n'a pas vu le temps passer. Déjà, Conrad a terminé son plateau. Elle reprend pieds avec la réalité, et le voit aborder un sujet tout à fait opposé au reste : sa barbe. Il y passe ses doigts, et fait remarquer qu'elle commence à être un peu trop longue. « Sûr qu'il n'est pas trop tard pour éviter ça ? » Bizarre, comme c'est facile, à présent qu'il y a une table entre eux, de rentrer dans son jeu et de plaisanter. Ce n'est bien sûr plus aussi aisé qu'autrefois, mais cette habitude semble essayer de refaire surface. Rien ne dit que cela durera, ou même que cela deviendra plus imposant, mais c'est un bon début. Aileen n'a même pas envie de lutter contre. Tant que cela reste bon enfant et loin, très loin, des sujets qui les préoccupent vraiment tous les deux, ça lui va. Elle peut faire un effort et se montrer complaisante vis-à-vis de cela. Après tout, Conrad n'exige pas d'elle qu'elle rit à gorge déployée. Elle en est de toute façon bien incapable. Tout ce qu'elle est capable de lui offrir, c'est un demi-sourire à peine perceptible. Peut-être qu'il ne s'en rend pas compte - de manière somme toute très logique -, mais c'est un miracle. Un miracle auquel il est le seul - ou presque - à avoir eu droit à l'heure d'aujourd'hui.

« Des repas comme celui-là, deux fois par jour et par personne. Mais c'est sans compter le petit-déjeuner, bien sûr. » Dans le fond, il n'y a rien qui soit très extravagant au niveau de ces repas. Mais il y a de quoi manger. Et, mieux que tout, ils mangent chaud le midi et le soir. De manière régulière. Depuis qu'elle est là, Aileen n'a pas eu à supporter un seul jour de jeûne. Ils se débrouillent toujours pour avoir assez de stock et c'est d'ailleurs ce qui fait qu'elle est toujours là alors qu'elle ne semble pas en avoir la moindre envie. Ça et les murs qui les protègent bien sûr. « Pour les petits-déjeuners, c'est jusqu'à 10 heures. On a le droit à quelques fruits, et même à du pain quand on a de la chance. » Tout dépend des jours, en fait ... des expéditions qui ont été faites dans les jours qui ont précédé. De ce qui a été ramené ou pas. Beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte, comme pour beaucoup de choses. Aileen laisse le temps à Conrad de lui répondre, puis elle décide de passer à autre chose. A ce qui, elle en est sûre, l'intéressant autant que les repas. « Tu veux prendre une douche maintenant ? » Elle est certaine qu'il doit en crever d'envie. Mais elle lui en fait quand même la proposition, attendant d'avoir son avis sur le sujet, pour l'y guider. Elle ne veut pas le presser, ou lui donner l'impression qu'elle cherche la moindre excuse pour lui fausser compagnie. Avec d'autres personnes, cela pourrait tout à fait être le cas. Mais il s'agit quand même de Conrad, et elle s'imagine mal agir ainsi aussi tôt après leurs retrouvailles. Pour ça, ça attendra.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Jeu 21 Juil - 1:47




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Finalement, je commençais à comprendre que je devais m’y habituer tout de suite, qu’elle était aujourd’hui le fantôme d’elle-même, le fantôme de l’amie que je connaissais autrefois. Je devais m’y faire puisque si normalement je prône toujours les pensées positives, je savais que cette fois, dans ce cas précis, si je me trompais je me briserais les os en tombant de beaucoup trop haut. Alors je préférais être prudent, je préférais garder les pieds sur Terre, parce que c’était comme ça que j’allais en souffrir le moins. Si j’en attendais beaucoup trop d’elle et qu’elle m’en donnait, finalement, que très peu, j’en serais cent fois plus peiné et déçu que si je n’en attends rien du tout et qu’elle me prouve ensuite le contraire. La blague qu’elle fait au sujet de ma barbe un peu trop longue en est la preuve et celle-ci fait d’ailleurs naître un sourire sincère à mes lèvres. Elle n’était plus qu’une ombre, mais il lui arriverait de me rappeler, l’espace d’un instant fugace, celle que j’avais rencontré et aidé il y a quinze longues années de cela, comme elle venait tout juste de le faire. J’hausse des épaules, retrouvant un air joueur qui ne se réveillait plus que très rarement aujourd’hui alors qu’il en était autrement autrefois. « J’en sais rien, j’imagine que je ne peux pas en être sûr avant de l’avoir enlever » répondis-je sur le même ton qu’elle, n’en faisant pas non plus tout un plat me disant qu’elle ne se sentirait surement plus très à l’aise par la suite. C’était difficile et peu fréquent que l’ancienne Aileen ne se montre, inutile de la faire fuir plus rapidement qu’il ne le fallait.

Mon repas finit dans le temps de le dire, je la questionne alors sur le fonctionnement des repas et de leurs contenues dans la zone, ces réponses ne sont d’ailleurs pas déplaisantes à entendre du tout. Je n’aurais jamais cru retrouvé un endroit pareil après tout ce qui c’était passé, après tout ce que j’avais vécu, c’était presque trop beau pour être vrai. J’avais à peine cru à la rumeur de cet endroit, qui n’en était qu’une pour moi puisque j’en avais personnellement entendu parler à grâce à la bonne vieille technique du bouche-à-oreille et rien d’autre, ce bon vieux moyen de communication de nouveau d’actualité, maintenant que nous n’avions plus rien pour communiquer, à part peut-être les radios, mais fallait-il seulement en trouver une qui marchait toujours -ou alors s’y connaître assez pour en faire fonctionner une ce qui n’était définitivement pas mon cas. Sans Aileen je n’y aurais peut-être même pas assez cru pour essayer de m’y rendre, d’y jeter un coup d’œil, sauf que cette piste, dans ma tête, n’avait pas pu être ignoré, rien ne pouvait l’être, et de toute façon je n’en avais jamais eu aucune autre, je me promenais en espérant tombé miraculeusement sur la blonde, et finalement j’avais bien fait d’être venu même si ça m’avait coûté beaucoup, presque la vie. « Ça va me faire étrange d’avoir trois petits repas par jour… » avoue-je alors même si elle s’en doute, réflexion que j’adressais presque entièrement à moi-même. Je lève ensuite les yeux vers mon amie, curieux de savoir depuis combien de temps elle était ici, où elle avait voyagé durant tout ce temps, étais-je passé près d’elle quelques fois sans le savoir ? Avait-on pris des directions différentes ? Mais je me doutais qu’elle ne tenait pas à se remémorer les dernières années qui, même si elle ne me l’avait pas dit, avaient très certainement été très dures. L’ayant connu avant l’épidémie, et l’ayant connu très bien même, je pouvais le déceler tout simplement dans son regard qui avait changé, dans ses gestes, dans sa façon de regarder autour d’elle, comme si même les murs ne la sécurisaient pas totalement, comme s’il n’y avait pas que les rôdeurs desquelles il fallait se méfier et c’était parfois le cas, mais je refusais de croire que tout le monde avait mal tourné, moi qui avait toujours eu besoin d’être entouré, je me le devais. « Tu veux prendre une douche maintenant ? » Je sors de mes pensées et lui souris, pour aucunes raisons particulières, mais la blonde avait toujours été source de bonheur, depuis tellement longtemps que je ne pouvais me séparé de l’habitude de sourire à sa simple vue. J’hoche de la tête, mourant d’envie d’une longue douche, effectivement. Je me lève, plateau en main, allant le porté là où il me semblait qu’on y déposait les plats sales. « Tu es ici depuis combien de temps, du coup? » lui demande-je finalement alors que nous sortons à peine de la cafétéria, en direction de je ne savais trop où, mais je suivais Aileen qui savait bien où elle allait, de toute façon. Je me demandais depuis combien de temps j’aurais pu être avec elle, ici, logé et nourrit sainement, alors que je traînais à l’extérieur, toujours retardé par des survivants que je me sentais forcé d’aidé alors que je ne les connaissait aucunement, même si la plupart d’entre eux ne me remerciait même pas, étant parfois même en colère que je m’en sois mêlé, aimant surement être persuadé qu’ils étaient capables de s’en sortir seuls alors que je savais pertinemment, dans la plupart des cas, que sans mon arrivé il n’en resterait que très peu de leurs carcasses fières. Je ne comprenais pas du tout ce genre de comportements, mais au moins j’arrivais toujours à me regarder en face et à vivre avec moi-même, c’était tout ce qui comptais. Après tout je connaissais l’existence de la zone depuis un moment déjà, ça m’avait pris beaucoup plus de temps qu’il ne m’en aurait normalement fallut sans tous ces arrêts et détours.

La blonde ne tarde pas à s’arrêter et j’en fais de même, me demandant maintenant si elle m’attendrait quelque part, si on allait se donner rendez-vous demain, ou plus tard. Elle devait avoir ces habitudes ici et je ne voulais pas la déranger ou marcher un peu trop sur ces talons, ayant l’impression qu’elle avait ce besoin vital d’avoir un peu d’espace pour respirer, espace qu’elle mettait entre nous et surement entre elle et tous autres survivants qu’elle croisait, mais espace aussi qu’on nommait solitude, quelque chose de nouveau chez elle. Pour l’instant je ne connaissais pas vraiment l’endroit n’y les gens qui y vivaient, je n’avais jamais eu peur d’être seul mais il me sera plutôt dur de la voir et de me sentir obligé de ne pas la rejoindre alors que je n’ai rien d’autre de plus à faire que d’apprécié de l’avoir retrouvé… Me rendre utile dans la zone le plus rapidement possible s’imposait alors. « Je sais pas ce que tu as prévu de faire ce soir, » phrase qui sonne étrange à mon oreille et me paraît être déplacé aujourd’hui, plus du tout de coutume. « mais si ça ne te dérange pas on pourrais se rejoindre dehors dans quelques heures ou peu importe, quand ça t’arrange. Histoire de me montrer où je peux dormir ? J’imagine que je t’embêterais un peu moins demain, je pense me trouver rapidement quelque chose à faire pour me rendre utile, de toute façon j’imagine mal que tout ça soit gratuit » conclus-je en parlant de tout ce qui se trouvait autours de nous, la protection, un certain confort, de la nourriture, une nouvelle maison, en soi, mais même si ce l’était je n’étais pas du tout du genre à m’étendre et a profité du travail des autres, je comptais bien participer à l’approvisionnement de la zone, je voulais mérité, gagner, ce que j’aurais le soir dans mon assiette, la question ne se posait même pas finalement.


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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Dim 24 Juil - 15:12

 
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Elle ne sait pas comment Conrad fait, mais il réussit sans trop de difficultés à la faire sourire. C'est un miracle. Un miracle auquel elle n'est pas sûre de vouloir renoncer. Pourtant, elle sait qu'elle le fera. Elle connaît la personne qu'elle est devenue, cela ne durera pas. Une fois qu'elle se retrouvera seule, elle ressentira de nouveau ce sentiment impérieux qui la poussera à vouloir se retrouver seule. Seule et silencieuse. Pour l'instant, en tout cas, elle estime qu'elle peut en profiter ... Au moins un peu. Alors, même si elle ne rebondit pas sur sa petite plaisanterie, elle n'en reste pas moins souriante et ouverte à la discussion. Il y a aussi cet immense sentiment de soulagement qui la prend aux tripes, alors qu'elle le voit maintenant en bonne santé, et en train de manger. Ce qui doit être à peine croyable pour lui aussi. Depuis combien de temps n'avait-il pas eu de repas digne de ce nom ? Il semblerait que ce soit le moment pour lui d'en profiter et de se ressourcer. Ce ne sera pas la seule source de plaisir du jour pour lui. Il y aura, aussi, la douche, et l'heure du coucher. Elle n'ose même pas imaginer dans quel état d'esprit il se trouvera. Ce sera comme voir disparaître un foyer purulent, quelque part sur sa peau. Elle est déjà passée par là, alors elle en a quand même une sacrée bonne idée. Mais cela remonte à des mois en arrière et bien des choses se sont passées depuis ... Elle n'est pas même capable de dire combien de fois elle est ressortie, avant de revenir dans la zone, en sécurité de nouveau. Tout de même, elle arrive donc à se faire une assez bonne idée de ce qu'il ressent, et pense de tout cela. Il l'aide, d'ailleurs, à peaufiner l'avis qu'elle a sur la question. « Tu m'étonnes. » Trois repas par jour, cela semble désormais relever du miracle. Et pourtant, c'est bel et bien ce qu'ils ont ici, dans la zone. Il ne manque plus que quelques gâteries, qui pourraient venir combler un système déjà bien rôdé. Aileen en avait déjà tout à fait conscience. Mais l'arrivée de Conrad lui renvoie ça à la gueule, et lui renvoie en quelque sorte l'égoïsme dont elle fait preuve ces derniers temps. Tant de personnes ont péri alors qu'ils ne voulaient rien d'autre qu'un abri où se protéger ... et elle, elle sort dès qu'elle en a la possibilité. Et elle, elle passe plus de temps dehors que dedans. Si cela l'éclaire de manière brutale sur ce point, elle n'en changera pas pour autant sa ligne de conduite. Difficile d'en avoir la certitude, pensez-vous sans doute ... Après tout, on ne sait pas de quoi l'avenir est fait. Mais Aileen, elle, le sait. Son comportement ne changera en rien.

Pourtant, il lui semble très facile et naturel de parler avec Conrad. Elle n'a plus rien de la fille sociable, joviale et souriante qu'elle était autrefois, mais elle réussit quand même à communiquer avec lui. Et - presque - à se comporter normalement. Ce n'est pas encore trop ça, mais elle sent qu'il serait très aisé pour elle de se laisser aller dans cette optique, et de retrouver bon nombre des réflexes qu'ils avaient l'un avec l'autre, autrefois. Son cerveau, pourtant, ne lui en laissera probablement pas la possibilité. Il la poussera à partir à reculons, à s'éloigner de lui aussi vite que cela lui sera permis. Conrad ne le sait pas encore ... Mais rien ne sera jamais plus comme avant. Quoi qu'il doit déjà l'avoir sacrément bien deviné. Alors qu'il hoche la tête à la question d'Aileen vis-à-vis de la douche qu'il pourrait prendre, ils se lèvent presque en même temps, Conrad son plateau vide en mains. Il le ramène jusqu'aux "cuisines", Aileen sur ses talons. Une fois qu'il est posé, Conrad se tourne vers elle et lui pose une question. Elle s'y attendait, alors cela n'a rien d'un choc pour elle. Elle se sent même prête à lui répondre. Ce n'est pas trop lui en demander, ça va. « Quelques mois déjà ... Je t'avoue que j'ai perdu la notion du temps. » Elle affiche une moue - pratiquement - désolée, en constatant cela. C'est triste, de ne plus savoir une information si évidente. Et puis, surtout, elle a parfois l'impression d'être là depuis des années. Si bon nombre de survivants qui traînent dans le coin se sentent bien ici, elle a surtout l'impression que le temps passe à une vitesse lente ... c'est affligeant. Et une fois de plus, la blonde se fustige mentalement pour avoir de telles pensées. Elle devrait arrêter de se montrer si stupide et ingrate, alors qu'on leur offre la sécurité et un semblant de confort pour pas grand chose. Mais elle n'y arrive pas, c'est comme ça. Et pour se décharger de ce sentiment de culpabilité qui l'assomme un peu trop souvent à son goût, elle sort deux fois plus en extérieur. Elle prend des risques inconsidérés mais, au moins, elle se sent moins redevable et dépendante de cette zone. Les deux anciens compères, qui semblent presque devenus de parfaits étrangers en quelques mois, reprennent leur route et quittent la cafétéria. Elle ne peut s'empêcher de sentir un poids s'enlever de ses épaules, une fois qu'ils se sont éloignés de cet endroit maudit. Les regards lourds accompagnés de morve - tant toute leur attention était focalisée sur autre chose - ne sont plus, ainsi que cette désagréable impression d'être épiée. Nul doute là-dessus : elle devient folle. Elle ne porte pas de gros sabots de bois, comme des babouches vieilles comme le monde, et qui causent un bruit assourdissant à chaque pas posé sur le sol. Que tous ces gens se bougent un peu le croupion, plutôt que de laisser traîner leurs oreilles là où elles ne devraient pas être.

Mais elle réussit plus ou moins à garder les pieds sur Terre, et elle ne sait pas si elle doit s'en vanter ou pas. Ce qui est sûr, c'est qu'elle a du mal à faire abstraction du reste. Tout lui semble ... trop. Être avec Conrad, pourtant, ne lui paraît pas aussi désagréable que ce qu'elle aurait imaginé. Ils avancent dans le silence, et c'est loin d'être un silence lourd ou même pesant. C'est, au contraire, un silence agréable et respectueux. Bien qu'ils marchent côte à côte, ils sont à une distance raisonnable. Conrad doit avoir compris qu'ils ne peuvent plus être aussi proches qu'autrefois, et elle en est très soulagée. Au moins, elle n'a pas eu à lui dire directement. Et, au moins, elle ne se sent pas sur le point d'exploser. Elle est très calme, garde un rythme cardiaque et une respiration régulière. C'est agréable ... Mais si rare. Par les temps qui courent, en tout cas. « Bien sûr qu'on peut. » Comment pourrait-elle lui dire non ? Elle ne va pas le laisser se débrouiller seul alors qu'il vient juste d'arriver, et qu'il ne connaît pas encore grand chose au fonctionnement de la zone. Elle lui a expliqué l'essentiel, mais ça ne suffit pas. Elle va donc le laisser prendre sa douche, maintenant qu'ils sont arrivés, et puis il fera peut-être un tour du propriétaire en solitaire ? Ça ne peut que lui être bénéfique. Et, égoïstement et injustement, Aileen pense secrètement que cela lui sera bénéfique, à elle aussi. Elle ne s'est pas encore tout à fait remise de ces retrouvailles inattendues, cela semble donc être le moment ou jamais. « Tu trouveras tout ce qu'il te faut dans les douches, juste là. » Elle désigne du menton la porte qui mène au pré-fabriqué où tout le nécessaire est installé.  Cela ne devrait pas être trop compliqué pour lui de s'y retrouver. Aileen enfonce les mains dans ses poches, avant de conclure. « On se retrouve ici dans une heure alors, et je te donnerai quelques informations supplémentaires qui te seront très utiles. » Plus qu'utiles, même, vitales. Sur ce, la jeune femme tourne les talons et s'éloigne de là, à pas mesurés. Elle a tout de même pris le temps de lui lancer un dernier petit sourire avant de le faire, histoire de ne pas enterrer définitivement leur relation devenue déjà très compliquée.

 
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MessageSujet: Re: (TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad) Mar 30 Aoû - 23:16




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Je suis soulagé lorsqu’elle accepte de me guider encore une heure ou deux, après quoi je lui avais promis de la laisser un peu souffler, elle tenait à sa solitude ça se sentait et je l’avais compris rapidement, je n’avais même pas l’impression qu’elle se sentait forcé, en prime, mais peut-être qu’elle savait bien jouer la comédie, aussi. Quoi qu’il en soit, je ne risquais pas de me perdre et c’était déjà une bonne chose, je ne doutais pas de mon intégration rapide puisque je m’étais toujours adapté facilement dans quel que soit l’environnement dans lequel j’étais plongé et malgré les dernières années difficiles je restais relativement amical, un peu plus méfiant qu’avant, c’est vrai, mais je décidais souvent de croire en la bonté de l’autre jusqu’à preuve du contraire, la seule différence c’est que je n’étais plus autant surpris lorsqu’ils me décevaient au bout du compte et tristement c’est ce qui se produisait assez souvent. Ça faisait longtemps que je n’avais pas retrouvé un semblable de communauté, par contre, et je ne me rappelais pas la dernière fois que j’avais été parmi autant de gens, alors ça risquait d’être spécial au début, moi qui il y a quelques heures de cela était presque à l’article de la mort et vivant depuis quelques jours tel un sauvage dans la forêt, mais j’allais surement m’y habituer comme je m’étais déjà habituer à l’état nouveau de ma relation avec Aileen. Ça ne voulait pas dire que je ne regrettais pas l’ancienne, au contraire, mais au final j’avais surement été un peu stupide de croire que tout serait comme avant, sauf que ça m’avait aidé à avancer et j’étais en partie encore là, je l’avais finalement retrouvé, grâce à cette idée, cet idéalisme, qui c’était installé il y a maintenant quelques années et qui m’avait motivé durant les plus sombres journées de mon périple. Je lui rends son sourire, sans rien ajouté puisqu’il n’y avait tout simplement rien à dire de plus. Alors je regarde en silence la blonde me faire dos et s’éloigner, mais je ne peux m’empêcher de la retenir encore quelques secondes.

C’est au dernier moment que je fais un pas en avant et que je l’appelle, bien qu’elle se trouvait maintenant à quelques mètres d’où j’étais, s’apprêtant à disparaître vers la gauche. J’attends que celle-ci se retourne, me sentant tout de suite un peu mal et collant, mais je m’en serais voulu de ne pas lui avoir dit tout de suite, alors que j’en avais encore l’occasion. Malgré les murs qui nous protégeaient aujourd’hui, je n’oubliais pas que la vie ne tenait qu’à un fil, que quelqu’un pouvait disparaître ou être condamné à se faire tirer une balle entre les deux yeux dans le temps de le dire, comme le prouvait si bien la situation inattendue qui nous avait séparé au départ. C’est hésitant au début que je reproduis doucement le signe que nous avions l’habitude de faire plus jeunes pour se dire au revoir juste avant de fermer l’ordinateur, tendant ensuite les doigts devant moi sur un écran imaginaire où aurait normalement reposé ma main si j’avais été en face d’une des machines qui nous avait permis de communiqué et de se voir même si des kilomètres et des kilomètres nous séparaient. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait cela, puisqu’en grandissant on avait fini par ne plus du tout le faire, mais je m’en rappelais, personnellement, comme si c’était hier, et je l’avais exécuté à la perfection, levant ensuite les yeux vers elle.

Je n’avais jamais été très doué avec les mots et les sentiments, j’avais toujours exprimé mon affection à l’aide de gestes et c’est pourquoi celui-ci fut si pratique, encore plus vu l’énorme mur qu’elle avait, dès le départ, bâtit rapidement entre nous pour s’assurer qu’une distance existerait et persisterait obligatoirement. Je ne savais même pas si elle s’en rappelait, mais je l’espérais, puisque ça voudrait dire qu’elle avait compris ce que je voulais lui dire sans pouvoir y mettre nécessairement des mots ; que peu importe ce qu’elle avait fait pour en arriver jusqu’ici, que peu importe à quel point le temps et les événements l’avaient changé, je serais là, qu’au final même si ça me blessait, parce qu’elle l’avait nécessairement compris malgré mon envie de lui cacher, me connaissant trop bien, ça n’avait aucune importance. Tout ce qui comptais c’est que nous étions ensembles maintenant, qu’elle allait bien, ou devrais-je dire qu’elle était en vie, plutôt, parce que bien n’était pas du tout le premier mot qui me venait en tête pour décrire son état actuel. Sans vouloir la forcer à dire ou faire quoi que ce soit en retour, je tourne les talons et entre par la porte qu’elle m’avait indiqué quelques minutes plutôt, mourant d’envie de prendre une bonne douche. Je ne lui demandais rien du tout, tout ce que j’avais voulu c’était lui dire que ça ne changeait rien pour moi, toutes ces années et cette fosse énorme entre nous qu’elle avait soigneusement creusé. Peut-être que ça ne changerait rien pour elle de le savoir, qu’elle ne vivrait pas mieux en le sachant, mais il y avait bien une infime chance que cela l’ai rassuré un peu, qu’elle en avait besoin et ça, pour moi, c’était une marge d’erreur amplement suffisante. C'était, après tout, toujours mieux d'en faire trop que pas assez.


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(TERMINE) [FLASHBACK] you could have rescued me from drowning, now it's too late (ft Conrad)

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